La presse, 22 mai 1990, Cahier A
[" WËÊÊÊÊÊÊÊËÊÊKÊÊÊL UN MANDAT C'EST AUSSI IMPORTANT QU'UN TESTAMENT INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DE VOTRE NOTAIRE LA 1 ¦ m ÉRIOÙE r l ¦ j Z3 1 1510, bout.CHoffl#d#y - \u2014 CW«d«y, Lovtd 688-4787 Aujourd'hui: Nuageux, une ou deux averses Minimum 6\" Maximum 13° Demain: Nuageux, une ou deux averses details cahier sports MONTREAL, MARDI 22 MA11990 106e ANNEE N° 208 78 PAGES, 6 CAHIERS Hors de la zono.métropolitaine 45 cents iiesde La Madeleine i 00 Ailleurs au Quebec 50 cents Aujourd'hui 7 CANNES Si ce n'est de la remise de fa Palme d Or a Wild at Heart, de lAmeri-cain Davis Lynch, le palmarès n'a donne lieu a aucune protestation au 43e Festival du Film de Cannes.3 SAINT-AMABLË A quelque chose, malheur est bon: le maire de Saint-Amable envisage de récupérer le sable qui a servi a étouffer l'incendie du dépotoir de pneus pour aménager un pnre.; V ROUMANIE 3 Elu p.«r itne majorité écrasante a la let': du p.iys.le president fan Uies-eu - prononce en faveur d'un gouvernement de coalition et d'un système pluraliste en Roumanie.10 ESCRIME Sa victoire de dimanche a Legnano, en Italie, assure a I epeiste montréalais Jean-Marc Chouinard sa participation au prestigieux Masters et aux championnats du monde.Cl LA MODE Pour cet ete, après bien des saisons d extravagance, le maillot assagi sied mieux a la sportive, les coupes reprennent les vieux succès classiques, et la nageuse y gagne.Sommaire Annonces classées immobilier.07 a D12 marchandises.012, 013 emplois.013.D14 automobiles.014, 015, EG propositions d affaires.02 Arts et spectacles informations.C7 a C10 horaires.C8, CO Bandes dessinées.D8 0 r i d y e.01 Deces.E7 Ètes-vous observateur?.D7 Feuilleton.D9 Horoscope.D12 La mode.C1 à C6 Le monde.B4, B5, D16 l.oteries.Mots croisés.D15, S14 -Mot mystère».D13 Placements.D1 à 06 Ouol faire.C5 Télévision.C7, C8 Têtes d'affiche.A7 MAURICE JANNARD du bu raw de t.«mum ) un.Depart tous los mercredis .plus du 4 |jfllet au wLjy TOlJH vff 5 v.ptemme 199Q \u201e j| ^j» Vol direct Hou- accoptont of .lenual lev reser* jlijns d'oriftiiin dr loi An^elM LES AIL ES DF.L'OUEST taxes Vol atlei roiour 2 somoint-s Incluant avion Vol tous les lundis hôtel et par ijfûs-portfiur transtert! HAWAII TOURS n partir de plus taxes pan t'j*.1 # CilfltdilCfM): \u2022 ittjitii \u2022 HAITI TOURS mite iuuiici 1^'.bre hez votre agent de voyacjes. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 22 MAI .990 fi bouchard Lucien Bouchard démissionne rc du référendum.«Il n'y a absolument rien de mal à défendre le droit deîvQuébécois à l'autodétermination, a dit M.Gérin à La Presse en apprenant la démission deisbn collègue.Cela montre la division entre le Québec et le reste du Canada.On n'accepte pas nu Canada anglais qu'un ministre delà Couronne dise que le Québec a droit à son autodétermination.)» L'opposition officielle se préparait des aujourd'hui à exiger le depart du responsable de l'Environnement, puisqu'elle considère son télégramme comme un appui aux theses souverainistes du Parti québécois.te chef parlementaire du Parti libéral.Herb Gray, avait réagi triés* négativement, «le me demande comment M.Bouchard peut rester dans le cabinet quand il appuie la politique d'un parti qui a un but contraire à celui que défend le Parti conservateur, m\\nit-il déclaré à La Presse.C'est un manque de jugement de sa part.Un ministre fédéral doit travailler pour toutes les régions du pays, pour un Canada uni.» î^pur sa part, le député neo-dé-mocrate Lorne Nystrom ne demandait pas nécessairement la tète du ministre, mais il estimait que M.Mulroney devait prendre des sanctions à son endroit, «le crois qu'il a exagéré en envoyant un telex au moment où les négociations autour du Lac Meech sont clans une phase si delicate, avait-il souligne.M.Mulroney n'a pas le choix, il doit réprimander M.Bouchard et desavouer ses propos.» Dimanche soir, en arrivant à Mirabel en provenance de Paris.Lucien Bouchard avait affirmé que son télégramme parlait de lui-même cl qu'il n'avait nullement l'intention de reculer.«II est' toujours temps d'etre fier de ce qu'on a fait dans le passé», nvait-il dit aux journalistes.Voici le passage du télégramme expédie de Paris samedi à Jacques Parizeau, lors de l'anniversaire du référendum, et qui a déclenché cette dernière tempête politique: «Sa commemoration est une occasion de rappeler bien haut la franchise, la fierté et la générosité du OUI que nous avons alors défendu, autour de René Lévesquc et de son équipe.La mémoire de Rene Lcvesquc nous unira tous en fin de semaine, car il a fait découvrir aux Québécois le droit inalienable de décider eux-mêmes de leur destin.» Ce texte de M.Bouchard rapel-lc les propos qu'il avait tenus à la Chambre des communes le 25 avril, en repondant au libéral lohn Nunziata, qui venait d'affirmer que les séparistes québécois étaient des traîtres envers le Canada.Le ministre fédéral avait alors salue avec beaucoup d'éloquence la mémoire du fondateur du Parti québécois.«M.Lévesque était un grand démocrate, un homme dont tout le Canada devrait apprécier le caractère démocratique et pacifique, qui a conduit un débat très difficile dans une situation politique extrêmement mouvementée et qui l'a amené à un aboutissement démocratique avec la conclusion que nous connaissons.» Quelques jours auparavant, le premier ministre Mulroney avait défendu ceux qui ont appuyé la souveraineté le 20 mai 198Ô.M.Mulroney affirmait même: «Il est vrai que certains de ceux qui occupent les banquettes ministérielles ont voté OUI lors du référendum, et je suis fier de les compter parmi les membres du gouvernement du Canada».Cette dernière frasque du ministre nationaliste mettait Brian Mulroney dans le pire des embar- ras.Son départ complique aussi les négociations autour de l'entente du lac Meech alors que le sénateur Lowell Murray, qui est en tournée dans les provinces, ne semble pas très optimiste quant au déblocage de l'impasse.La démission de M.Bouchard survient aussi au moment où des rumeurs font état d'autres départs immi-* nents, comme ceux de Gilbert Chartrand et de Michel Champagne.?Dion exhorte Bourassa a refuser d'assister ?une rencontre au sommet tout ce beau monde à «la table de travail.» «Au plan politique, M.Bouras-sa est obligé ce soir de dire au sénateur Murray: 'Je suis bien désole, mais je ne peux pas participer à aucune autre conférence des premiers ministres sur la base des 23 propositions qui sont là, parce que je me suis engagé envers l'Assemblée nationale, et que les propositions qui ont été faites sont de nature à modifier considérablement l'accord, ce dont nous vous avions prévenus cjuc nous ne pouvions pas être partie'.» «11 en va de de sa crédibilité personnelle et de 'sa crédibilité politique», ajoute M.Dion.C'est le rapport du comité spécial formé de représentants des trois partis fédéraux et présidé par le député Jean Charest qui doit servir de base aux discussions au sommet ardemment souhaitées par le premier ministre Mulroney.Aux cinq conditions minimales posées par le Québec pour réintégrer la constitution canadienne, le rapport Charest associe 23 conditions, ajouts, précisions qui, assurait la semaine dernière son président, ne modifient pas fondamentalement les demandes québécoises.Or, il n'en est rien, affirme M.Dion, puisque selon lui, au moins cinq des 23 résolutions du rapport Charest comportent des changements «substantiels» par rapport au Lac Meech.D'abord, le rapport Charest affirme que l'efficacité de la charte canadienne des droits n'est en rien affectée par la reconnaissance de la société distincte.«|e pense que c'est très grave, parce que M.Bourassa nous a toujours dit que la société distincte pouvait avoir priorité sur la charte», déclare M.Dion, même si lui n'a jamais cru, dit-il, à cette interprétation du premier ministre.« Le problème que ça pose, poursuit M.Dion, c'est la question de la diminution du statut de la notion de société distincte.La charte a priorité, et les tribunaux devraient donc tenir compte d'abord » et en particulier des exigences d'une «société libre et démocratique.» Mais il y a pire, ajoute le professeur Dion.Le gouvernement fédéral a déjà le devoir, par la loi sur les langues officielles, de protéger la dualité linguistique du Canada.Or, voilà que le rapport Charest propose maintenant d'y ajouter la «promotion» de cette dualité linguistique.Le premier ministre Bourassa et son ministre responsable des questions constitutionnelles, Gil Rcmillard, ont déjà signalé à plusieurs reprises que cette question était «très importante», rappelle M.Dion.Ottawa utilise déjà les pouvoirs que lui donne la loi pour intervenir dans le champ de juridiction des provinces, sans consultation et sans autorisation, sous le prétexte d'aider les minorités.Ce qu'ajouterait l'élargissement de ce droit et son inclusion dans la constitution, c'est la quasi-impossibilité a l'avenir de restreindre les interventions fédérales.« Une loi peut être facilement mo- Lo Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres a quatre chiffres 360 5765 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.REDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITE Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a I7h.285-7111 | GRANDES ANNONCES | Détaillants 285-7202 National.Tele-Presse 285-7306 ¦ Vacances.Voyages Carrières et professions, nominations 285-7265 285-7320 I Presse Canadienne est autorisée a d'ffuser les informât ons de «LA ppesse-* et celles Jes .'.:ei a- a Pre1 \u2022\u2022 >:c 7:^ z'y.; z- 'oc:3u:vcn ces informations | : articul e^es a la ~* ESSE son; également réserves 'Courrier cJe »a deuxième dasic \u2014 Enregistrement: numéro 1400- Port de retour garanti.IUSPS005692) Champlain N.Y 12919-1518.I RENSEIGNEMENTS 285-7272 !- I | MARDI ^ 22 MA11990 21-2-01 J Le peintre Arthur Villeneuve et son épouse.difiée, mais un article de la constitution est beaucoup plus difficilement modifiable, étant donné qu'il faut l'unanimité ou une autre formule sur laquelle on est d'accord et qui est extrêmement compliquée», dit M.Dion.Au plan juridique encore, l'idée de «promotion» pourrait «ajouter» à la légitimité du gouvernement fédéral quand il intervient dans le champ de juridiction des provinces, et même lui permettre de le faire de façon encore plus draconienne, croit l'universitaire.Cette capacité d'intervention pourrait encore être accrue si est retenue la recommandation du rapport Charest de ne pas entraver le pouvoir de dépenser du fédéral, lorsqu'il s'agit de l'article 3b de la loi constitutionnelle de 1982.Le professeur Dion craint qu'Ottawa puisse éventuellement utiliser en conjonction son droit de promotion des langues officielles et son droit d'intervenir au nom de la péréquation et des inégalités régionales.Toujours sur cette question du pouvoir de dépenser, la proposition du comité Charest vient restreindre, dit-il, la portée de l'accord de 1987 qui permettait à toutes les provinces et au Québec de se retirer de programmes fédéraux dans leur champ de juridiction ou de se soustraire d'amendements constitutionnels touchant leur juridiction.La réforme du Sénat pose également problème, selon M.Dion.Le comité Charest suggère que les discussions commencent avec la règle de l'unanimité des provinces, mais que celle-ci soit modifiée, s'il n'y a pas entente après trois ans, pour une «forme d'approbation régionale».Or, on ne dit pas ce que seraient ces régions, constate M.Dion.« Les spécialistes du gouvernement du Québec pensent que le Québec serait défini comme une région» et conserverait ainsi un droit de veto.«le n'en suis pas sûr du tout et personne ne peut jurer ça», laisse tomber l'universitaire.C'est une proposition qui «vient de l'Ouest, ça, et ceux qui l'ont faite ne voudraient pas reconnaître au Québec un statut de région parce qu'à ce moment-là, ce serait lui donner un droit de veto sur le Sénat et sur toutes les institutions fédérales», ajoute-t-il, méfiant.Enfin, la possibilité que l'entente Cullen-Couture sur l'immigration, reprise dans l'accord du lac Meech, soit soumise à une révision à tous les cinq ans ou à un quelconque mécanisme administratif, n'enchante pas le professeur Dion.«le pense que ça doit rester tel quel», dit-il.À tout prendre donc, le professeur Dion préfère un échec complet du Lac Meech à une entente où le premier ministre Bourassa accepterait de faire de nouveaux compromis.«Si on allait plus bas que Meech, ce serait épouvantable, dit-il.Le Québec n'aura jamais été aussi bas depuis la Confédération.L'entente constitutionnelle de 1982 nous rabaissait déjà, mais là ce serait encore pire.Ça deviendrait définitif, ce serait bien difficile» d'en sortir.Écartant aussi la suggestion du comité Charest de reporter l'échéance du 23 juin \u2014 «on ne peut plus jouer avec les nerfs de tout le monde, il y a un climat d'incertitude» aui pourrait amener un « déchaînement des passions inutile» \u2014 M.Dion ne croit pas par ailleurs, comme il le dit souvent, que «les haricots sont cuits.» La fin de Meech ne veut pas nécessairement dire l'independan-cc, croit-il, même si elle ouvrirait une période de questionnement politique.«Il faudrait redonner la parole à la population», dit-il, prévoyant un processus de deux ou trois ans qui passerait sans doute par des États généraux, comme d'autres l'ont déjà suggère.?RÉFUGIÉ Commissaire au statut de réfugie suspendu illégalement?versite de Montreal interroge par La Presse.« Je ne vois pas comment le président peut congédier ou suspendre un commissaire, la loi ne lui donne pas ce pouvoir», a dit M.Pépin.«Il est, de plus, évident que le président ne peut s'immiscer dans les décisions des commissaires sans porter atteinte à leur indépendance», de souligner le professeur.Le président de la Commission, M.Fairweather, a refusé de rencontrer La Presse pour s'expliquer et le porte-parole de l'organisme, George Brimmel, a dit qu'il n'avait rien à ajouter à la note de service.A son avis, il serait inopportun de commenter cette affaire puisqu'elle est maintenant entre les mains des avocats du Conseil privé et ceux de M.Hendricks.La Commission compte 217 commissaires, dont une cinquantaine à Montréal; tous nommés pour des périodes de deux ou cinq ans.Ils sont, de plus, susceptibles d'obtenir un renouvellement de mandat si le gouvernement le juge opportun.Leur traitement annuel s'échelonne entre 65000$ et 83000$.L'ancien président de la Commission des droits de la personne et ex-député conservateur Gordon Fairweather dirige l'organisme depuis sa formation.Dans sa note interne à ses collègues, M.Fairweather précise qu'il juge la conduite de M.Hendricks «inacceptable et contraire aux meilleurs intérêts de la Commission».Il estime en outre qu'elle vient amoindrir le travail et le de-vouement de plusieurs autres commissaires.Lettre collective Réagissant à ces propos, un groupe de commissaires soutient que c'est plutôt l'intervention de M.Fairweather qui compromet la qualité de leur travail, en minant leur indépendance.Dans une lettre collective au président, dont La Presse a obtenu une copie, les commissaires déplorent le ton malicieux employé pour réprimander M.Hendricks.«La note transmise à travers le pays pour annoncer la suspension nuit à la réputation de M.Hendricks et elle nous amène à nous interroger sur les critères utilisés par le président pour évaluer le travail des commissaires», écrivent les signataires.Ceux-ci lui demandent également comment il recueille les éléments lui permettant d'évaluer un commissaire, et à quel moment l'intéressé peut se défendre contre certaines accusations ou en appeler d'une décision prise à son endroit.Enfin, les commissaires se disent préoccupés de voir le président s'en prendre à M.Hendricks alors que la Cour fédérale vient de lui donner raison à la suite d'une contestation logée par le procureur d'un requérant au statut de réfugie.Martin Hendricks avait la réputation d'être un commissaire exigeant lors des comparutions, donc impopulaire auprès des avocats.Alors que de 70 à 90 p.cent des requérants (selon leur pays d'origine) obtenaient le statut de réfugie en s'adressant aux autres commissaires, M.Hendricks en refusait beaucoup plus, ont indique certains fonctionnaires de la Commission.Cette méfiance des avocats à l'endroit de M.Hendricks était connue de la direction de la Commission puisque plus d'un procureur en avait appelé de ses décisions, et qu'au moins deux procureurs avaient porté leurs causes devant la Cour fédérale, seule instance détenant le pouvoir de les modifier.Dans sa réponse aux commissaires quelques jours après avoir reçu leur lettre collective.M.Fairweather réplique qu'il n'entend «nullement débattre les valeurs de cette décision, quant à l'adhésion de M.Hendricks à la Commission», laissant ainsi entendre que celui-ci n'en fait déjà plus partie.Il ajoute que les critères qu'il utilise pour juger du rendement d'un commissaire «sont semblables a ceux utilisés pour évaluer toute personne jouissant d'un mandat désigne par le gouverneur en conseil et comprennent les qualités les plus fondamentales de politesse et de courtoisie.» Pour le professeur Pépin, la décision du président est très contestable même si celui-ci prétend qu'il n'a pas renvoyé M.Hendricks.«Il lui a accordé un congé avec solde pour échapper à la loi, mais tabletter un commissaire de cette manière revient au même», dit M.Pépin.Si le président de la Commission refuse d'expliquer son geste pour rassurer les collègues de M.Hendricks, ceux-ci devront sans doute s'adresser à la ministre de l'Emploi et de l'Immigration, Barbara McDougall, pour que cessent les pressions des avocats et de l'administration.?peintre Oeces, a 80 ans, du peintre naïf Arthur Villeneuve dormi rue Nicolet, à Montréal, et il s'est éveillé vers 6h hier matin.Il éternuait régulièrement.Vers 9h, son épouse s'est rendue à son chevet et a constaté qu'il était mort.Prolifique Villeneuve était très prolifique.Il peignait sans cesse des scènes de la vie quotidienne, des visions cauchemardesques, des oeuvres anecdotiques, tout cela d'une manière intuitive.Ce grand coloriste observait le monde qui l'entourait et le reproduisait sur la toile en faisant fi de toutes les règles de perspectives.Parmi les thèmes traités, nous retrouvons notamment L'ivrogne (1969), Le cultivateur (1966), Le dernier discours de Paul Sauvé à l'école industrielle de Chicoutimi (1959), Les trois bêtes de la préhistoire (1965), L'oe/7 de Dieu regardant la création (1965), La visite du général de Gaulle à Montréal (1969), Assemblée d'élection de la Malbaie (1961), La course de chiens (1989), La cabane à sucre (1989), et L'avion de brousse (1989).Profondément religieux, il a 47 ans lorsqu'il troque ses ciseaux de barbier pour des pinceaux après avoir entendu à l'église le sermon d'un curé sur « les talents».Sa deuxième épouse, Hélène (sa première épouse Simone Bouchard était décédée depuis deux ans lorsqu'il s'est remarié avec Hélène Morin en 1945), était au désespoir lorsque son mari a systématiquement recouvert tous les murs de la résidence familiale, rue Taché à Chicoutimi, de fresques représentant des scènes historiques québécoises.Villeneuve a peint toutes les surfaces disponibles, de la cuisine au salon, une oeuvre de 5500 pieds carrés.Cette maison lui a d'ailleurs causé des soucis récemment.Il y a deux ans, il avait accepté de la céder à l'Université du Québec à Chicoutimi qui voulait la transporter dans le port de la municipalité pour la transformer en musée.En principe, Arthur Villeneuve aurait dû quitter sa demeure en mars dernier mais, comme il avait entre-temps décidé de mourir chez lui, l'Université avait accepté de retarder le projet.Ces informations nous ont été communiquées hier par le conseiller juridique du peintre, Me |ean-Pierre Pilon.C'est en 1972 que Villeneuve est propulsé à l'avant-scène de l'actualité artistique, lors d'une exposition organisée par le Musée des Beaux-Arts de Montréal.C'est en 1972 également que sa réputation franchit notre frontière avec la publication d'un article important dans le magazine 77me.La Galerie Nationale du Canada à Ottawa, le Musée des Beaux-Arts de Montréal, le Musée d'Arts Contemporains de Montréal, le Vancouver Art Galeries, le Musée du Québec possèdent de ses oeuvres.Arthur Villeneuve est également Chevalier, membre de l'Ordre du Canada.La dépouille mortelle d'Arthur Villeneuve a été transportée hier après-midi à Chicoutimi a bord d'un avion.Ses funérailles auront lieu cette semaine dans cette ville et son corps sera exposé au salon Robert Gravel.?PMÛTOTHF/JUli LJPrvSie TERRITOIRES La situation se détériore dans les territoires occupes bées négatives sur les otages occidentaux et les soldats israéliens toujours détenus au Liban.Devant la flambée de violence et la pluie de condamnations, le ministre israélien des Affaire^ étrangères Moshe Arens a demandé aux dirigeants arabes et palestiniens de faire preuve de retenue afin de ne pas provoquer davantage d'affrontements.Les émeutes en Israël, d'une rare violence, ont oppose la police à des milliers d'Arabes israé-liens.Les affrontements les plus graves se sont déroulés a Nazareth, la plus grande ville arabe située dans le nord du pays, et à Taibeh, à l'est de Tel-Aviv.Dans ces deux localités, des groupes de jeunes gcn:> masqués ont jeté des pierres cl parfois des cocktails Molotov en direction des forces de police.Celles-ci ont riposté par des tirs de billes en acier enveloppées de caoutchouc et des tirs de grenades lacrymogènes, mais n'ont pas ouvert le feu à balles réelles comme elles le font dans les territoires occupes.À Nazareth, une quinzaine de personnes ont ete interpellées, dont Mme Nayla Zyad.épouse du maire de la ville Tawfik Zyad.Dans des dizaines de villages arabes israéliens, les habitants ont hissé des drapeaux noirs, incendié des pneus et participé à des funérailles symboliques.L'assassinat à coups de couteau d'un Israélien à Ein Kcrem (Jérusalem-Ouest), dans la nuit de dimanche à lundi, a encore accru la tension à Jérusalem.Un interlocuteur anonyme, se réclamant du Jihad Islamique dans les territoires occupés, a revendique ce meurtre.Les forces de sécurité israéliennes ont été placées en état d'alerte maximum, compte tenu de la possibilité d'attaques anti-israéliennes, en réponse à la tuerie de Rishon le Zion.L'auteur du massacre, âgé de 21 ans, aurait agi sans réaliser la portée de son geste, selon David Ofek, avocat commis d'office pour la défense d'Ami Propper, qui devra subir un examen psychiatrique sur ordre du juge.La police avait annonce dimanche que Propper était un déséquilibré refusé par l'armée et qui avait déjà purgé une peine de prison.Selon l'avocat, il cherchait apparemment à se venger d'un Arabe qui l'aurait violé il y a huit ans.La petite amie de Propper a par ailleurs déclaré à la police qu'il était dans un état dépressif depuis leur rupture, il y a trois semaines.Selon la presse israélienne, qui cite des amis de cette jeune femme, elle avait décidé de mettre lin à leur liaison parce que Propper avait courtisé une serveuse.Après la rupture, Propper lui avait dit qu'il ne pouvait vivre sans elle et qu'il se suiciderait ou s'attaquerait à quelqu'un pour retourner en prison.«D'après ce que j'ai retiré de mes entretiens avec le suspect, il n'y a pas de mobile politique dans cette affaire et il n'y a pas de mobile justifiant l'explosion de violence dans les territoires», a ajouté l'avocat.«À la vérité, cette personne est très perturbée», a-t-il dit à la télévision israélienne.Selon des témoins, Propper, vétu de l'uniforme et armé du fusil d'assaut Galil de son frère, a aligné des journaliers nrabcs venus chercher du travail dans un endroit surnommé le «marche aux esclaves».«Savez-vous pourquoi je suis là?», leur a-î-il demande après avoir prétexte un contrôle d'identité.«Non», ont-ils répondu.«Cela vaut mieux pour vous», a-t-il dit.en liranl sur eux à bout portant.Il a pris la fuite dans une voiture arabe jusqu'à la maison de SOU ex-amie, il est ensuite reste de vaut sa fenêtre ei a chante des chansons d'amour, selon l.i presse israélienne. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 22 MAI 1990 \u2022 A3 Le problème des écoles de Brassard est enfin réglé ANDRE PRATTE B Le problème de localisation des élèves de la commission scolaire de Brossard, qui au cours des sept dernières années a provoqué de vives tensions entre les communautés francophone et anglophone de cette municipalité, est enfin réglé.L'agrandissement de l'école Saint-Michel annoncé hier soir par le ministre de l'Education Claude Ryan met le point final à cette saga qui avait vu toutes les solutions mises de l'avant jusqu'ici par la commission scolaire rejetées par une communauté ou par l'autre.L'agrandissement de l'école Saint-Michel permettra la realisation de la solution votée par les commissaires en mars dernier, i.e.le regroupement de tous les élèves anglophones dans une seule école (Saint-Michel) et la fin de la cohabitation anglophones-francophones à l'école Bon-Pasteur/Good-Shepherd.A Saint-Michel, on ajoutera un local de maternelle et trois classes, et on réaménagera ou agrandira plusieurs salles, notamment la cafétéria.Le tout coûtera 1,2 mil-lions$, payés à bO p.cent par le gouvernement.L'échéancier prévoit la fin des travaux à la fin du mois de septembre, mais tout le monde hier soir semblait douter qu'il soit possible d'aller si vite.Quoiqu'il en soit, l'importance des aménagements prévus a convaincu les parents anglophones d'accepter la décision de la commission scolaire, qu'ils n'ont plus l'intention de contester en cour.«C'est avec regret qu'on accepte, parce qu'on n'a pas d'autres moyens de dire non.Si on allait en cour pour demander une injonction, ça paraîtrait mal, compte tenu de l'annonce faite aujourd'hui», a expliqué le représentant des parents de l'école Good-Shepherd Michael Colasurdo.M.Colasurdo a rappelé que les parents anglophones auraient préféré que leurs enfants soient regroupés à Good-Shepherd construite en 1978 pour la communauté anglophone de Brossard, et que celle-ci a longtemps utilisé comme centre communautaire.Les anglophones de Brossard se demandent pour combien de temps ils auront l'école bien à eux qu'on vient de leur accorder.«Les anglophones sont-ils assures qu'ils garderont leur école plus de deux ou trois ans?», a demandé une commissaire anglophone à M.Ryan.«Aussi longtemps que je serai ministre de l'Education, et il semble que ça va durer un certain temps, il n'y aura pas de changement.Et compte tenu de ce qui s'est passé, je ne crois pas que la commission scolaire soit intéressée à toucher à ces ques-tions dans deux ou trois ans», a répondu le ministre.Une réponse qui n'a pas rassuré M.Colasurdo.«On ne peut malheureusement pas avoir de garantie sur papier.M.Ryan peut quitter n'importe quand, en politique, on ne sait jamais.» Du côté francophone, les parents des élevés de l'école Saint- Michel sont déçus.La présidente du comité d'école Ginette Beauchamp a souligné que quelque 70 enfants devront marcher 25 minutes pour se rendre à leur nouvelle école, l'école Sainte- Claire.« Les gens avaient une école à côte de chez eux.Maintenant, ils devront les envoyer à 25 minutes de la maison.Les enfants devront passer sur des rues étroites où il y a des fosses.Les parents devront payer une surveillance pour le diner à l'école.Des' enfants devront passer à travers un grand champ où il n'y a pas de surveillance.» Mais contrairement à ce qu'on a vu dans le passé, les parents francophones ne combattront pas la décision de la commission scolaire.«Les parents, ça fait six ans qu'ils se battent.Les gens sont fatigués», a expliqué Mme Beauchamp.Les parents de Saint-Michel souhaitent que la commission scolaire prenne des mesures pour atténuer leurs craintes, notamment, qu'elle réduise \u2022 le 1.0 km a 1,2 km la distance donnant droit au transport par autobus.Le président de la commission Real Hébert n'a pas clé plus loin que de dire que les demandes des parents seront étudiées.PHOTO BERNARD ORAULT.U Preste Aucun gaz ne se dégage des tuyaux d'échappement des mastodontes massés près de la frontière Québec-Ontario et pour cause: les camions bloquent la route.Les camionneurs en colère bloquent les routes Le ministre des Transports Sam Elkas recevra les représentants des voituriers demain JEAN-PAUL SOULIE ¦ Le ministre des Transports, Sam Elkas, recevra les représentants des voituriers du Québec demain à 11 h, mais tard hier soir, plusieurs membres de l'Association des propriétaires de camions remorques indépendants du Québec (APCR1Q) hésitaient encore à abandonner les barrages routiers mis en place dans l'après-midi.La Sûreté du Québec et son escouade tactique s'apprêtait à intervenir avec des remorques si les camionneurs indépendants ne libéraient pas les routes.Les voituriers du Quebec \u2014 ils sont environ 1500\u2014 avaient décidé de bloquer les routes du Québec à partir d'hier après-midi pour protester contre la concurrence déloyale que.leur font les camionneurs des États-Unis et des autres provinces du Canada.Leurs barrages ont bloqué la route à tous les transporteurs qui se présentaient.Des barrages sélectifs \u2014 les voituriers laissaient passer les automobiles et tous les véhicules autres que les transporteurs professionnels\u2014 ont été dressés aux points stratégiques du transport routier de la province.C'est ainsi que le trafic a été perturbé a Drummondville.en Abitibi.à Louiscville, dans la Bcauce, et aux divers points d'entrée aux frontières du Québec: Laeolle, Saintc-Rose-du-Dégelis, Les Cèdres.etc.Les camionneurs indépendants reclament uti engagement écrit du ministre des transports Sam Elkas, qui est aussi responsable de la Sécurité publique.Ils veulent que la loi soit enfin appliquée, aux camionneurs des États-Unis et du reste du Canada comme à eux-mêmes.Ils demandent un type de contrat uniforme, un code de déontologie, et une diminution du coût des permis.Les barrages ont parfaitement fonctionné et la Sûreté du Québec comme les agents du ministè- re des Transports, en hélicoptères, ont veillé surtout à assurer un minimum de fluidité à la circulation des automobiles.En cette journée de retour d'un long congé, des bouchons n'ont pas tardé à se former, particulièrement autour de Drummondville et à La-colle.La Sûreté du Québec a parfois dû faire respecter l'ordre, sans toujours parvenir à sauver le materiel.C'est ainsi qu'un chauffeur de camion de la compagnie Weston, Richard Taylor, qui tenait absolument à traverser le barrage de ses collègues du Québec, a été pris à partie.La cargaison de pain et de gâteaux qu'il acheminait vers Kingston où il était attendu à 6 heures hier soir allait être retardée.Les manifestants ont dégonflé un de ses pneus avant, et ont percé son radiateur.Il a effectivement dépassé le barrage routier, mais n'a pas été plus loin.Au relais de routier «Chez Réal», à Les Cèdres, les téléphones publics étaient fort occupés.Les camionneurs ontariens et américains bloques sur la route communiquaient avec leurs familles dans l'Ouest, ou leurs employeurs.«|e me demande bien ce qui arrive avec mon maudit pays (my Goddam country) s'écriait un chauffeur de l'Ouest canadien, bloqué aux portes du Québec».«C'est pas possible de comprendre ça, s'étonnait Gérard Vallée, un voiturier qui roule pour la compagnie Servait, une filiale de Kjngsway Transport, ça fait un mois qu'on a prévenu tout le monde que nous allions passer à l'action pour obliger le ministre Elkas a faire enfin quelque chose! Ils n'auraient pas dû prendre la route».Pour Gérard Vallée, il n'est pas normal que les voyages qu'il fait entre Montréal et Toronto lui rapportent aujourd'hui 200$ de moins que l'an dernier.« Deux voyages par semaine, c'est 400 S de moins, dit-il.Les tarifs actuels nous obligent à rouler de 70 heures à 100 heures par semai- ne, mais nous risquons de perdre notre permis si nous dépassons 50 heures par sept jours ou 70 heures par tranche de huit jours».Hier en fin d'après midi, les attaches politiques du ministre Sam Elkas avaient fait des propositions aux représentants des voituriers.dont Pierre Miller est le president.Les représentant du ministre des Transports demandaient aux voituriers de se tasser sur la voie d evitement pour laisser passer le flot de la circulation automobile.La SQ demandaient aux voituriers leur collaboration mais la SQ ne les obligeait pas à dégager les routes.Les reprséentants du ministre Sam Elkas ont aussi proposé une date de rencontre, mercredi prochain, mais les voituriers voulaient précipiter les choses et une « consultation démocratique » était mise en branle dans chacun des postes de barrage pour déterminer si les voituriers acceptaient les offres.St-Amable: le sable «coupe-feu» recyclé dans un parc?Selon le maire Doyon, le sable répandu sur la montagne de pneus pourrait être récupéré, s'il n'est pas contaminé AGNES GRUDA ¦ Le maire de Saint-Amable, M.Jacques Doyon, souhaite récupérer le sable qui a servi à étouffer l'incendie du dépotoir de pneus pour aménager.un parc.L'incendie qui a éclate mercredi dernier dans cette petite localité de la rive sud de Montréal a été déclaré officiellement éteint samedi, à 23 h 07.Toutes les familles évacuées avaient réintégré leur domicile dimanche.Hier, la montagne de pneus laissait échapper par endroits de la fumée blanche, dernier vestige d'un feu qui couvait encore sous le sable.Un bélier mécanique était dépêché sur la terre fumante, pour tasser le sable et empêcher la combustion.Pendant ce temps, le maire de Saint-Amable et les fonctionnaires du ministère québécois de l'Environnement tentaient d'estimer les dégâts et cherchaient les moyens de tirer le meilleur parti de l'infortune.Le maire Doyon s'attendait à ce que la facture de l'incendie, qui doit être assumée par Québec, atteigne entre 400 000$ et 500000$.Selon lui, le sable qui a été répandu sur le brasier pourra être tamisé et récupéré.S'il n'est pas contaminé, la municipalité envisage de s'en servir pour remplir un terrain où l'on avait puisé de la terre pendant la construction des autoroutes 30 et 20.«Ça fait des années que nous essayons d'y aménager un parc.» De son côté, le ministère de l'Environnement étudie la possibilité de vendre à une raffinerie l'huile qui continue à suinter du tas de caoutchouc brûlé.Les tiges d'acier qui formaient la carcasse des pneus pourraient elles aussi être vendues, ainsi que les pneus qui seraient demeures intacts.Mais pour le moment, il ne s'agit encore que d'hypothèses, a indiqué un porte-parole du ministère, M.Mario Fontaine.De toute façon, l'éventuelle «commercialisation » des produits de l'incendie de Saint-Amable restera une opération déficitaire: «Nous pourrons tout au plus éviter de payer pour disposer des hydrocarbures récupérés.» lusqu'à maintenant, les camions de la compagnie Sanivan, qui aspirent l'huile coulant vers un bassin de récupération, ont pompé 500000 litres d'eau contaminée.Tant que la montagne de sable se dressera au milieu de l'ancien dépotoir, l'huile continuera à couler, a dit M.lontainc.S'il pleut, les dangers de contamination des terres environnantes iront en augmentant.Le ministère envisage donc d'imperméabiliser les canaux qui ont été creusés autour du site afin de capter les PHOTO LUC SIMON PERRAULT.LJ Presse Le sable était encore chaud, hier, au dépotoir de pneus de Saint-Amable.Visiblement soulagé, le maire Jacques Doyon cherchait à tirer le meilleur parti de la catastrophe.vraient être connus demain.Mais le ministère doit encore procéder à une etude hydro-géologique du site, et â une étude de «caractéri-sation» du tas de pneus, pour connaître avec précision toutes les substances qu'il renferme.hydrocarbures et empêcher qu'ils ne se dispersent dans la nature.Les premiers résultats des analyses effectuées sur des échantillons de terre, de suie et d'eau prélevés autour du dépotoir de- Optimiste, le maire Doyon espérait hier que le déchiquetage des pneus ayant échappé aux flammes reprendra dans les jours qui viennent.Mais au ministère de l'Environnement, on précisait qu'il faudra d'abord revoir le contrat avec la compagnie Animât, chargée de l'opération.D'autre part, alors que les pompiers de Saint-Amable demeu-.raient sceptiques quant â la stratégie déployée pour combattre les flammes, M.Doyon estimait qu'il n'y avait pas d'autre solution que de laisser brûler les pneus en attendant de pouvoir les recouvrir de sable.A Hagersville, où un dépotoir de pneus a flambé pendant 17 jours en février dernier, «ils sont encore pris avec un problème d'infiltration d'huile dans le sol.parce qu'on a tenté d'éteindre l'incendie avec de l'eau», a dit le maire.«Les gens de Hagersville sont venus ici et nous ont trouves bien chanceux.» S'il se félicite de la façon dont Québec a réagi en situation d'urgence, le maire Doyon ne comprend toujours pas pourquoi les demandes qu'il a formulées â la suite de l'incendie de Hagersville.dont celle d'aménager une route carrossable autour du dépotoir, n'ont jamais été satisfaites.Mais il préfère garder ses critiques pour plus tard: «Attende/, que j'aie encaissé mon chèque», dit-il avec philosophie.Le -ou les - pyromanes de la SSJB ont fait long feu L incendie criminel au siège de la SSJB parait s'être résorbé de lui-même faute d'oxygène JEAN-PAUL SOULIE ¦ La Société Saint-Iean-Baptistc a été en fin de semaine la cible d'un ou de plusieurs pyromanes.Il ne fait aucun doute que l'incendie est d'origine criminelle mais, par miracle les dommages sont mineurs.Le directeur général de la SS|B, Raynald Bernier, a émis l'hypothèse que, privé d'oxygène dans une pièce totalement close, le feu se serait éteint de lui-même, sans que le système d'extincteur automatique du plafond se déclenche.Le ou les malfaiteurs ont brise la vitre inférieure d'une porte ouvrant sur le terrain de stationnement du splendide édifice que la SS|B occupe rue Sherbrooke ouest.Un bidon qui aurait contenu de l'essence, enveloppé dans un sac de plastique, a été trouve sur les lieux.Le feu a pris dans le lapis et le long des murs entourant la porte au panneau défonce.PHOTO LUC SIMON PERRAULT.U Presse Le president de la SSJB Jean Dorion, considère les degats causes au siège de l'organisme.L'intense chaleur a fait fondre le plastique du panneau d'écairage, au dessus du bureau, mais le feu ne s'est pas propagé au mobilier.Les journaux et les papiers de la compagnie d'assurance-vie de la SS|B \u201417 000 membres\u2014 qui occupe ce local n'ont pas été brûlés.Si les flammes n'ont pas réussi à se développer, l'incendie aura produit beaucoup de fumée.A côté de la porte brisée, sur une table basse, un buste de René Leves-que était recouvert de suie, tout comme, au dessus de lui, la très ancienne photo sous verre d'un petit saint lean-Baptiste en costume de défile du 24 juin et une huile boursoufflée par la chaleur représentant Germaine Guevre-mont dans la cinquantaine, oeuvre signée A.Lesperance et datée de 1948.«Depuis un an, tout était calme, a souligne le president de la Société Saint-|ean-Baptiste.lean Dorion.II y a trois semaines, nous avons eu un telephone de menaces, un appel a la bombe qui nous a obligés à évacuer l'édifice, mais les actes de vandalisme étaient rares depuis un an.» L'édifice de SS|B était gardé le jour mais pas la nuit.Depuis hier, un garde de sécurité a ete embauche 24 heures par jour.«Nous n'avons relevé aucun graffiti, aucune signature», a dit lean Dorion.L'acte de vandalisme n'a d'autre part été revendique par personne.C'est grâce a l'épaisse fumée qui s'échappait par la porte défoncée et à la sirène d'alarme du dispositif anti-cambriolage qu'un voisin à téléphone au 91 I à 9h 27.dimanche soir.La police et les pompiers ont immédiatement réagi, cl le directeur general de la SSJB, Raynald Bernier, arrivait sur les lieux à 9h45 pour constater que le feu s'était enteint de lui-même.Contrairement a ce qui s'était produit en décembre 1988 lors de l'incendie criminel d'Alliance-Quebec, dont on n'a jamais pu dé- couvrir le ou les responsables, aucun papier important n'a été détruit dimanche soir.« Nous n'avons perdu aucun dossier, et l'organisation de la fête de la Saint-|can-Baptistc, qui va revêtir une importance sans précèdent cette année, n'a pas été affectée.» |can Dorion n'a pas voulu émettre d'hypothèse sur les motivations du ou des pyromanes, qu'il soit question des traditionnels feux allumés pour la Fête delà Reine par les Irlandais de Pointe-Saint-Charles, du climat crée par le Lac Meech, ou de l'approche de la grandiose fête nationale du Quebec de cette année.A ce sujet, le president de la SS|B a declare que les préparatifs vont bon train.Aujourd'hui, la SS|B a convoque une conference de presse a l'Hôtel de Ville de Montreal, en presence du maire lean Dore et de représentants du gouvernement de Québec.Le programme des fêtes de la Saint-lcan y sera dévoile. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 MA11990 De plus en plus d'étudiants québécois dans la course aux emplois d'été MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Les étudiants québécois sont toujours plus nombreux, chaque année, à dénicher un emploi d'été par l'entremise du service de Placement Étudiant du Québec (PEQ).Par ailleurs, ils semblent faire preuve de plus en plus d'ini* tiative personnelle et de débrouil- lardise puisqu'ils ont raflé prés de 20 000 des 70 000 emplois créés ar le gouvernement fédéral dans e cadre du programme Défi 89, très loin devant l'Ontario et la Colombie Britannique.r, Mais le taux de chômage étudiant n'en diminue pas pour autant au Québec.Au mois de mai 1989, 17,2 p.cent d'entre eux ne travaillaient pas.Pendant l'été suivant, ce taux a tout de même chuté à 11 p.cent.Et le Québec, sur ce plan-là, a de quoi envier l'Ontario.En mai 1989, seulement 8,7 p.cent des jeunes onta-riens étaient sans travail.Et les emplois d'été ont fait baisser le taux de chômage à 7 p.cent.Chez nous, le PEQ s'attend à fournir du travail à 20 000 étudiants cet l'été.Une hausse de près de 15 p.cent par rapport à 1989.Pourtant, le budget du gouvernement du Québec n'a pas augmenté cette année (6,1 millions $) et les programmes spéciaux mis de l'avant par le ministère de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie (M1CT), sont exactement les mêmes que ceux de l'an dernier.Alors, les employeurs ont-ils tout bonnement décidé d'ouvrir Des apprentis entrepreneurs se lancent en affaires MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Les étudiants québécois s'y prennent décidément de mieux en mieux pour faire «fructifier» leur été.La période d'inscription au programme fédéral Défi90 ne se termine pas avant un mois que, déjà, le montant total des prêts déjà accordés pour une même année pour le volet jeunes-entrepreneurs est presque dépassé.Cari Lessard et Claude Auchu, deux étudiants en graphisme à IUQAM, âgés de 22 et 21 ans, font partie de cette garde montante qui n'hésite pas à se lancer en affaires à l'approche des beaux jours.Ils ont obtenu un prêt de 2200 $ de la Banque Fédérale de Développement ( BFD ) après avoir soumis un budget qui leur permettait de régler leur dette auprès du gouvernement à la fin de Pété.Et voilà.« Reflex Design Graphique» est née il y a à peine quelques jours et quelques contrats sont en préparation.Les deux apprentis businessmen sont en pourparlers avec les jeux du Québec d'hiver 91.« Une seule semaine de travail avec eux et on pourrait peut-être déjà rembourser notre prêt», se prend à espérer Cari Lessard.Pendant tout l'été, les deux jeunes travailleront activement à la promotion de leur entreprise.Ils iront même cogner aux portes des grosses boites de graphistes pour tenter de devenir sous-contractants.«Notre participation à Défi RÉ S ULTAT S loto-québec Tirage du 9005-21 11 13.14 16 18 28 29 30 Vous pouvez miter jusqu'à 21 h les soirs de tirage.Prochain tirage: 90-05-23 34 38 40 42 46 53 59 67 44 68 leurs portes plus grandes aux étudiants en 1990?En tout cas la campagne de publicité du PEQ, lancée en mars dernier au coût de 400 000$, y est peut-être pour quelque chose.«Les employeurs nous appellent et nous disent qu'ils veulent gâcher des vacances», commente Louise Gignac, des communications du ministère, en faisant référence au slogan de la campagne.Mme Gignac explique que le M1CT a fait parve-lir des dépliants à 55 000 employeurs et que les jeunes, char-;és de la promotion du placement étudiant dans tout le Québec, reçoivent des commentaires très positifs.Le programme fédéral Défi 90 est également de plus en plus populaire au Québec.Les chiffres sont convaincants pour le volet jeunes entrepreneurs: ils ont reçu 539 000 $ en prêts Pan dernier de la Banque Fédérale de Développement et recevront probablement 600000$ cette année.La BFD a aidé l'an dernier 533 étudiants du Québec en accordant 219 prêts.Depuis cinq ans, la participation des étudiants québécois est en nette progression puis-qu'en 1985, seulement 35 Québécois avaient obtenu des prêts.«Nous avons une très bonne moyenne par rapport au reste du Canada», constate Luc Villeneuve, porte-parole de la BFD à Montréal.Du côté du PEQ, c'est encore plus significatif.Depuis sa création en 1970, ce service a permis à 245 000 étudiants de se trouver du travail pendant l'été.Cette année, le service de placement étu- diant s'attend à en recevoir 100 000.«Nous plaçons maintenant les étudiants universitaires.Dans un mois ce sera au tour des cégeps et des étudiants du secondaire», a indiqué la porte-parole du PEQ, Claire Massé.Les étudiants qui se trouvent un emploi par l'intermédiaire de ce service reçoivent entre 5 $ (le salaire minimum ) et 6.50 $ de l'heure.Mais les emplois plus spécialisés, comme le génie civil par exemple, sont deux fois plus rémunérés.La restauration et le tourisme plaisent toujours autant aux étudiants.Mais ils délaissent encore cette année l'aménagement paysager, l'horticulture, le génie civil et rural et la technique de bureau.Le gouvernement présente encore quatre programmes spéciaux cette année: le programme d'échanges inter-provinciaux, le programme en entreprise privée, le programme de stage en sciences et technologies et le programme de placement dans des ministères et organismes gouvernementaux.Seulement le tiers des étudiants qui se sont adressés au PEQ l'an dernier ont trouvé un emploi qui se rapportait à leur domaine d'étude.Et le Conseil Permanent de la Jeunesse estime que c'est insuffisant.«Le Conseil considère que c'est le rôle de l'État que d'établir une relation entre l'école et le marché du travail», fait remarquer Richard Foy, du CPJ.11 croit, par ailleurs, que le taux de chômage étudiant risque d'être encore plus élevé cette année «à cause de la tendance générale de l'économie».Les deux jeunes graphistes, Claude Auchu (à droite) et Cari Lessard.TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.90, c'est d'abord pour l'expérience de travail.C'est aussi pour avoir une expérience sur la façon d'obtenir un crédit.Et tant mieux si on se garde des clients pour plus tard.», explique Claude Auchu.Les deux graphistes se défendent bien de jouer aux artistes, ils estiment que ce n'est pas leur rôle: «On ne sent pas artistes nous-mêmes.C'est le client qui a Camry PHOTO LUC SIMON P£RREAUU.u PrtiSê un message à transmettre», précise Claude Auchu.Par contre Joseph Soussan, lui, est plutôt fier d'avoir dégoté un prêt de 1000$ en ayant proposé de devenir promoteur de concert.11 a étudié à la faculté de musique de McGill et suit des cours de trombone au conservatoire.Il a décidé qu'il préférait aider les autres musiciens à s'en sortir plutôt que de continuer à vivoter en se produisant dans des petits concerts du dimanche.«Il m'est arrivé de ne plus avoir d'argent même pour manger.C'est pour çà que j'ai décidé d'aller vers la promotion.Vous savez, c'est très dur d'être musicien ici», déplore-t-il.Sa toute nouvelle compagnie, Prophonic Artists Bureau, est enregistrée auprès de la Guilde des Musiciens du Québec.Joseph Soussan s'occupe du groupe Ensemble de cuivres Philarmonia, dirigé par le joueur de trombone Alain Trudel.Ce groupe interprêle du classique mais joue aussi de la musique plus «légère».Le jeune musicien de 22 ans constate qu'il aurait pu difficilement lancer son entreprise sans le prêt du gouvernement fédéral.Il est d'ailleurs agréablement étonné qu'une banque s'intéresse aussi a la musique.Joseph Soussan garde pourtant les pieds sur terre «Je commence surtout avec la musique classique mais si jamais je réussis à percer, je vais me diriger aussi vers le rock», espère-t-il.i?E S U LTATS I o t Tirage du 90-05-19 Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi 5/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 > - q u GAGNANTS 1 7 291 17642 354876 5 7 20 26 31 36 é b e LOTS 1 956 633,20$ 105 596,00$ 1942,40$ 61,60$ 10,00$ No complémentaire: 14 Ventes totales: 17104 075,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 1 700000,00$ Prochain tirage: 9005-25 Tirage du 90-05-19 Egtra Vous pouvez jouer jusqu'à 20 h les soirs de tirage NUMÉROS 474296 74296 4296 296 96 6 LOTS 100 000 $ 1 000 $ 250 $ 50 $ 10$ 2 $ Tirage du 9005-19 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 6/6 S/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 0 s 44 2026 36136 LOTS 1 350 649,00$ 15 105,00$ 686,60$ 67,10$ 5,00$ 8 9 33 36 39 40 No complémentaire: PROCHAIN GROS LOT 38 MISE a, 4 7 27 42 .TÔT GAGNANTS 289 LOT 173.00$ (APPROXIMATIF) : 1 600 000,00$ VENTES TOTALES: 1 529 535,00$ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.sii^^'\" TERCEL «SÊBSw» ^ S $ KBESSSS^ stéréo COROLLA y Radiocassette AMff M stéréo Y Groupe commodité y Porte-bagages de corne y et beaucoup plus.CA^AK)NNEnEfe^S!^ ^Radiocassette A M/F M stéréo ry Tapis 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#?5;vi '\u2022 V Caroline Bélanger et Steve Côté-De Visch s'amusent avec Melanie Wattier et Lisa-Marie Massie, deux fillettes handicapées, qui partiront au camp Papillon cet été.photo andrew taylor.upt*m Le travail auprès des enfants enrichit davantage que le salaire MARIE-FRANCE LÉGER m Pour travailler dans un camp d'été, il faut avoir la flamme.Surtout quand on s'occupe d'enfants handicapés.Caroline Bélanger, étudiante en psychologie, et Steve Côté-De Visch, étudiant en education spécialisée, en ont déjà fait l'expérience au camp Papillon, près de loliette, et ils en redemandent.«C'est vrai que les enfants handicapés ont besoin de beaucoup d'attention et de soins mais quand on a plus de responsabilités c'est plus gratifiant », explique Caroline en serrant à coté d'elle la petite Méianie Wattier, 7 ans, qui l'accompagnera au camp cet été.Steve, lui, s'occupe de Lisa-Marie Massic, 10 ans.qui est encore plus atteinte que Melanie.Elle ne peut communiquer que par petits cris et en faisant des signes.«Les journées sont très intenses au camp, tu ne peux pas tricher», commente Steve en surveillant Lisa-Marie du coin de l'oeil.Les deux étudiants de 21 et 20 ans ont tellement apprécie le camp d'été qu'ils travaillent maintenant toute l'année «en ville» à la Société pour enfants handicapés du Québec.Mais que ce soit auprès d'enfants handicapés ou non, les étudiants sortent toujours enrichis de leur expérience dans les camps.Claude Prégent a 22 ans et en est à son cinquième été au camp Mariste, à Rawdon.11 monte en grade cette année, il sera chef de camp.11 gagnera 200$ par semaine, le double de ce qu'il recevait les dernières années.Mais pour lui, le salaire est bien secondaire.«Une des valeurs du camp justement c'est que tu sais que tu donnes quelque chose, quelque part», explique-t-il.Il apprécie la vie d'équipe, les responsabilités.Il pense aussi à la mission du camp: ere a l'écoute des enfants.Pour permettre aux étudiants de s'occuper du plus grand nombre possible d'enfants, le gouvernement du Quebec verse des subventions de fonctionnement et d'immobilisation aux camps sans but lucratif, même a ceux qui ne font pas partie de l'Association des camps du Quebec (ACQ).L'an dernier le gouvernement a versé 3 millions $ aux camps d'été.Les parents, les clubs sociaux, sont mis à contribution.Les camps sans but lucratif veulent garantir la plus grande accessibilité possible.Ainsi, dans certains cas, les frais d'inscriptions sont calcules eu proportion du revenu des parents.Chaque camp a sa propre politique salariale.L'employé est paye en fonction de ses responsabilités.Selon un sondage mené récemment par l'ACQ, le salaire moyen oscille entre 150 $ et 220 S par semaine.Il y a plusieurs spécialités: moniteur, animateur, sauveteur, guide, chef de cam-p.etc.Les jeunes de plus de 18 ans suivent tous un cours gratuit de formation pédagogique avant l'arrivée des enfants.Ceux qui ont moins de 18 ans et qui n'ont pas d'expérience, doivent débourser 500 $ pour un stage de formation : le PAM ( programme pour aide-moniteur).Après le cours, ils reçoivent une attestation officielle de l'ACQ.À titre de comparaison, la Ville de Montréal engage des animateurs et des moniteurs dans ses .«clubs vacances» qui sont ouverts généralement de 9 h 30 à 15 h 30.Les salaires s'échelonnent de 7.30 $ à 11.75 $ de l'heure.Il y a aussi des organismes de loisirs qui gèrent eux-mêmes les activités des clubs.Le salaire varie alors en fonction de chaque organisme.FLORIDE NEW YORK ^UQUE AU CÀNaSJ «CONCEPT A VOLONTÉ» Restaurant 911, rue Jean-Talon Est, Montréal \u2022 271-6103 KAUFMANN M A f r R t S lOAItlllKS DEPUIS 1954 21
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