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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-06-02, Collections de BAnQ.

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[" Littérature \u2014 Restaurants Arts plastiques \u2022== Vins LA PRE5SE, MONTREAL, SAMEDI 2 JUIN 1990 Le film de Lynch, le polar de Gîfford GILBERT GRAND ien de tel qu'un grand prix \u2014de surcroît controversé \u2014 au festival de Cannes pour lancer un film et, indirectement aussi, le roman dont il est l'adaptation.Avec Sailor et Lula ( Wild at Heart), un polar placé sous le signe du sexe et de la mort, David Lynch et Barry Gifford semblent donc avoir touché le jackpot: dans ce récit de la cavale de deux jeunes paumés à travers le sud des États-Unis, le monde a vraiment «le coeur sauvage».Si le metteur en scène de Blue Velvet et The Elephant Man n'a plus besoin de présentation, il n'en est pas de même pour l'écrivain, sans doute un des espoirs de la nouvelle littérature américaine, avec les Jim Harrison, Thomas McGuane, Richard Ford et autre Paul Auster.Âgé de 44 ans, Gifford a pourtant derrière lui une oeuvre déjà fort diversifiée, reflet d'une vie plutôt bien remplie.Fils d'un petit racketteur de Chicago, il passe sa jeunesse en Floride avec sa mère avant de prendre la route, emporté jusqu'en Californie par le tourbillon de la Beat Generation.Guitariste de rock, auteur de chansons, il publie en 1966 un recueil de poèmes à l'ombre de Ginsberg et de Kerouac, auquel il consacrera d'ailleurs plus tard un essai (traduit aux Éditions Veyrier).Après un recueil de nouvelles en 1973, sa carrière démarre vraiment en 1980 avec deux romans: Landscape with Traveler (traduit aux Presses de la Renaissance sous le titre Les carnets intimes de Francis Reeves) et surtout Port Tropique (paru chez Rivages/Noir).Touche-à-tout aussi doué que curieux, Gifford a également écrit une biographie de William Saroyan, des essais sur le baseball, les courses de chevaux, ou le cinéma de série B qu'il adore.On le retrouve sans surprise à la tête de Black Lizard, une collection de quality paperbacks qui fait redécouvrir aux Américains les grands classiques du roman noir (Thompson, Goodis, Irish, Paul Cain et Willeford) qu'ils avaient oubliés, une Série Noire à l'envers, quoi! Avec une telle connaissance du sujet, pas étonnant que les polars de Gifford ne ressemblent à nul autre.Il y a incontestablement un «ton Gifford», nourri de références littéraires et cinématographiques et qu'illustre parfaitement Port Tropique, » Acteur involontaire Dans ce bref roman, un aventurier gringo, hante par un échec sentimental, se trouve pris dans les remous d'une révolution en Amérique latine.À la fois acteur involontaire et spectateur attentif, cet anti-héros marche bien sur les traces du Lord |im de Conrad, ou du Meursault de Camus.À noter que l'action progresse par courts chapitres écrits dans une prose limpide, à la limite de la poésie.Sailor et Lula, le dernier-paru pour lequel Gifford a déjà rédigé une suite en trois volets, s'inscrit, lui, dans la tradition du roman de l'errance.Malgré l'ukase lancé par sa sorcière de mère, Lula rejoint Sailor à sa sortie de prison.Ces deux jeunes paumés qui n'ont rien au monde, si ce n'est leur amour menacé, fuient à travers le Sud profond, direction San Francisco, poursuivis par un étrange détective, lohnnie Faragut, payé en nature par la mère.Rien d'épique ici, pas même le paysage: des motels et des bars anonymes plutôt, et la ligne blanche de la route disparaissant à l'infini.Pas de happy end mais des rêves brisés sur la désespérante banalité de la vie quotidienne.Gifford définit ses personnages comme «des gens naïfs, prisonniers d'une langue, d'un passé* et qui ne savent comment sortir du «monde complètement pourri » dans lequel ils vivent, si ce n'est par la fuite.Si le très explicite film de Lynch a fait frémir les coeurs sensibles à Cannes, Gifford ne décrit, en fait, qu'une seule attaque à main armée tout au long des 45 chapitres de son roman.Néanmoins, la violence \u2014 mais en style indirect \u2014 sous-tend souvent les dialogues, dont il faut vanter l'économie et la justesse de ton.Avec quelques diamants comme lorsque Sailor écrit à Lula de sa prison : «C'est dur de finir cette lettre.Quand j'arrête d'écrire tu disparais».De quoi faire regretter que Gifford se soit comme enfermé dans le corset d'une prose minimalisa', qui n'autorise malheureusement guère les descriptions.Ainsi, dans le cours de son enquête, Faragut traverse en quelques phrases une région étrange entre Bâton Rouge et La Nouvelle-Orléans, surnommée le «Couloir du Cancer» à cause des eaux polluées du Mississippi.Un décor de réve pourtant pour un roman noir, comme le démontre avec une luxuriance baroque Daniel Woodrcll avec Sous la lumière cruelle.Meurtres et corruption y fleurissent à Taise dans la ville de Saint-Bruno, de Frogtown, le quartier cajun, au ghetto noir, dit la «poêle à frire», en passant par ies marais et les bayous.SAILOR ET LULA, de Barry Gifford.280 pages.Rivages'Thriller.P0RTTROPI0UE.de Barry Gifford.181 pages, Rivages/Noir no 68.SOUS LA LUMIERE CRUELLE, de Daniel Woodrell.230 pages.Rivages/Thriller.t\u2014« ii Albert Jacquard explique la génétique aux enfants SONIA SARFATI collaboration spéciale CW est quoi l'intelligence?Une question a laquelle il n'est pas facile de répondre.En tout cas, de façon.intelligente.Albert facquart s'y risque tout de même, à sa manière.Qui n'est pas celle de tout le monde.Parce qu'entre autres, pour Albert Jacquart le polytechnicien, l'ingénieur, le généticien et le biologiste, l'intelligence ne se mesure pas.Surtout, mais alors là surtout pas, par des tests de Q.I.«Pourquoi pas aussi un test de Q.B.qui mesurerait le quotient de beauté!» se moquait, lors d'un récent passage à Montréal, celui qui est aujourd'hui directeur du département de génétique à l'Institut national d'études démographiques à Paris et à Genève.«On pourrait donner des points pour l'allure du nez, la couleur des cheveux, le tour de taille et le poids.Le tout serait inséré dans un ordinateur qui vous apprendrait en quelques minutes à quel point vous êtes beau».Ou laid.«Ridicule!», s'exclame le petit homme de 64 ans dont le visage porte encore les traces du terrible accident d'automobile qui a failli lui coûter la vie lorsqu'il avait neuf ans.SUITE A LA PACE K2 mmm IP| PHOTO LA PRESSE.JEAN GOUPIL Pierre Billon explore toutes les facettes de l'intelligence LUCIE CÔTÉ Collaboration spéciale ublié la cinquantaine venue, L'Ultime Alliance de Pierre Billon marque une étape dans la vie de l'auteur.«J'aurais été incapable d'écrire un livre comme ça avant, assure M.Billon.À 25 ans on croit posséder la vérité, mais à mon âge, on a acquis un sentiment de relativité.Quand on commence à écrire, on a quelque chose à prouver aux autres, puis on écrit pour se prouver quelque chose à soi-même et plus tard encore, parce qu'il FAUT écrire, tout simplement.J'écris parce que je ne peux faire autrement», ajoute encore l'écrivain.Et il y a comme des images dans ses yeux noirs et brillants.D'abord, la réserve, la solide stature, la mallette de cuir, le complet sombre d'une stricte élégance, la poignée de main énergique, le regard décidé, font penser à un homme d'affaires très sérieux, presque sévère.Pierre Billon, d'ailleurs, est directeur de la technologie, des arts et de la culture au Centre canadien de recherche sur l'informatisation du travail.«Mais l'écriture occupe la place la plus importante.Le travail est alimentaire», spécifie-t-il, un bol de chocolat mousseux fumant devant lui.SUITE A LA PAGE K 2 PHOTO JEAN GOUPIL, U Presse L art contemporain en concentré à l'UQAM PHOTO « PRESSE REMI LEMEE Elle était assise sur rien, acrylique et fusain sur toile et bois, de Jacques Payette (1987).Cette oeuvre est exposée par la galerie Michel Tétreault-Art Contemporain.Si vous n'avez jamais mis les pieds clans une galerie d'an contemporain, voici l'occasion rêvée d'en voir quelques-unes sans user vos souliers.La galerie de l'UQAM accueille en effet, du 25 mai au 22 juillet, quatorze galeries d'art contemporain qui montrent ce que leurs-artistes font de mieux.À vous de choisir ce qui vous plaît le plus.Comme l'a l'ait Raymond Bernât chez.À lire en page K5 I K2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2 JUIN 1990 SUITE DE LA PACE K1_ .Cette vision des choses n'est pas nouvelle.Albert Jacquard en discute depuis plusieurs années avec le public à travers des conférences, des entrevues et des livres.Ce qui est nouveau, c'est qu'il a accepté de la partager avec des jeunes.Tout d'abord, la peur Après Éloge de la difference et sa récente biographie Idées vécues (publiée chez Flammarion) qui visaient le public des adultes, après Cinq milliards d'hommes dans un vaisseau et Moi et les autres qui s'adressaient aux adolescents, Albert Jacquard décide de parler en toute.intelligence avec les enfants.Résultat: deux petites merveilles de vulgarisation publiées dans la collection «Petit point» des éditions du Seuil.C'est quoi l'intelligence?et Moi.je viens d'où?«Quand mon éditeur m'a demandé d'écrire pour les enfants, j'ai eu.peur, avoue Albert Jacquard.À force de jongler avec des équations et des concepts, on finit par se perdre.Et on se prend à apprécier y perdre les autres.alors qu'on devrait tout pouvoir expliquer à tout le monde.L'écriture de ces livres m'a beaucoup aidé dans le sens qu'elle m'a obligé à formuler et à reformuler beaucoup de choses.» Pour ce travail de vulgarisation, Albert Jacquard le scientifique a demandé laide de Marie-José Aûdcrsct la journaliste.C'est un peu elle, la petite Maude qui, dans les deux livres, multiplie les questions et les réflexions auxquelles répond le généticien.Ainsi, dans Moi, je viens d'où ?, la génétique prend des allures de repas où des gènes «yeux bleus» et «yeux bruns» tiennent les rôles de plats principaux.Un livre de recettes.ou presque, qui Albert Jacquard C est quoi IHntelligenœ?SUITE DE LA PACE K1 Dès qu'il est question de littérature, dès qu'il est question de L'Ultime Alliance, «livre de fin de siècle et de début de millénaire», indique l'auteur, il y a de la joie et de la passion dans sa voix, et comme des éclats de rire dans son regard vivant, animé, réjoui.Après son grand best-seller L'Enfant du cinquième Nord, «thriller scientifique» paru en 1982, où il est beaucoup question du cancer, l'écrivain se penche cette fois sur toutes les facettes de l'intelligence humaine: «Le jugement, la mémoire, la logique, même la transmission de pensées», énumère-t-il.Huit ans de travail Pierre Billon a mis huit ans à compléter ce gros livre de presque 600 pages, recherche et temps perdu à travailler ailleurs compris.Les véritables renseignements scientifiques y côtoient adroitement ses inventions.«Je ne tiens pas à ce qu'on fasse la part de la réalité et de la fiction dans mes histoires, souligne l'auteur malicieusement, mais la part de réalité est beaucoup plus grande qu'on le pense».Ce qui ne nous empêche pas de nous émouvoir, en lisant dans L'Ultime Alliance que les données de l'activité cérébrale d'un être humain, captées sur ordinateur et rendues sous forme sonore, composent la même musique que «le chant des étoiles, la respiration du cosmos».«Ah, ce doit être vrai, ça, s'exclame Pierre Billon, avec une ferveur amusée.Je me fais plaisir en imaginant ces clins d'oeil.Mais on n'écrit pas un livre avec des idées de ce genre.II faut, pour que ça marche, ¦ que l'idée s'insère complètement dans le texte».Comme une éponge.Dans son roman, Pierre Billon mélange délibérément les genres avec beaucoup de plaisir.La structure du roman évoque le suspense, les histoires d'amour sont nombreuses, le propos se teinte fréquemment d'humour, ou donne dans la philosophie et incite à la réflexion sur la condition humaine et la survie de la planète.«Je suis comme une éponge, très perméable aux gens et à l'environnement.Mon livre s'inscrit dans l'esprit de l'époque, précise M.Billon.Ce qui compte c'est l'oeuvre, mais on écrit aussi pour changer les choses.Chacun essaie de faire quelque chose avec les moyens qu'il a et moi c'est l'écriture.» L'action du roman est située à Davos, au Bcrghof, le sanatorium de La Montagne magique de Thomas Mann.«Mann est un très grand romancier allemand.Il a décrit dans son livre une société sur son déclin, juste avant la Première Guerre mondiale, quand l'Europe bascule complètement.Ça m'a amusé de faire l'analogie avec la situation de cette fin de siècle.» Le centre de recherche sur l'intelligence humaine de L'Ultime Alliance se trouve donc en Suisse, d'où Pierre Billon est originaire et où il retourne souvent voir sa mère.«Mais j'ai maintenant passé plus d'années au Canada qu'en Suisse.Je suis venu ici au début des années soixante, à cause de l'espace, de l'atmosphère, de l'ouverture d'esprit des gens.» Dans son roman précédent.Le Livre de Seul, au ton très personnel, M.Billon faisait une reflexion sur la Bible.«J'ai une vision laïque de la Bible, qui n'est pas pour moi une oeuvre religieuse, mais littéraire, écrite par des écrivains»,explique-t-il.L'Ultime Alliance évoque une nouvelle alliance et le retour à l'Eden.La Tour de Babel, représentée par le Berghof et ses personnages cofc mopolites, y joue un rôle important.Le narrateur, Jacques Carpeu-tier, est, comme Saint Jean .et* comme l'auteur, le messager dès-événements.«Il a le rôle de témoin, fait observer M.Billon, manifestement amoureux de ses personnages, tous très presents, clans des descriptions achevées.Il doit avoir beaucoup d'humilité pour regarder et relater ce qui se paSse sans juger ».L'ULTIME ALLIANCE, de Pierre Billon, Editions du Seuil.Paris.1990.572 pages.! ,.Sc^TmTTiTi (fi m Dans le troisième tome de ses Mémoires, le père Georges-Henri Lévesque retrace ses itinéraires dans les deux Amériques, en Europe et en Afrique.Aucune escale enchanteresse, aucun défi denvergure ne sont èvo- 427 pages ques sans la présence d*amis, de collaborateurs et de regroupements laïcs ou religieux, qui participent tous à léclosion des Souvenances.24,95$ éditions la presse Fiction et biographies 1 Guy Lafleun L'Ombre et la lumière Libre Expression Georges-Hébert Germain et Art global (3) 2 À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie Hervé Guibert Gallimard 3 FanFan Alexandre Jardin Flammarion (9) 4 La Petite marchande de prose Daniel Pennac Gallimard (13) 5 Anne dans sa maison de rêve Lucy Maud Montgomery Québec-Amérique (1) 6 Le Tueur et son ombre H.Lienerman Seuil (3) 7 Tremblement de coeur Denise Bombardier Seuil (9) 8 Le Général dans con labyrinthe G.G.Marquez Grasset (1) 9 Plus grands que l'amour Dominique Lapierre Laffont (4) 10 Les Peregrines Jeanne Bourin Lacombe (2) Ouvrages généraux 1 Dans l'Oeil de l'aigle Jean-François Usée Boréal _(6) 2 La Contrainte ou la mort R.Dumont Méridien (3) 3 Menus et recettes du défi alimentaire de la femme Louise Lambert-Lagacé L'Homme (4) 4 L'Accord Georges Mathews Le Jour (4) 5 Le Voyage intérieur Shirley MacLaine Michel Lafon (2) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Bertrand, Les Bouquinistes (Chicoutimi).Chompigny, Demarc, Ducharme, Flammarion, Le Fureteur (Saint-Lambert).Gallimard, Quérln, Hermès, Lettro-Son (Outremont).Martin (Juliette).Lo Parchemin, Ratfin, Ronaud-Bray et Sons et Lettres.-k-.-.- ' Au plaisir de lire F; m Albert Jacquard explique la génétique aux enfants aborde aussi, d'une manière très «jacquardienne», la théorie de révolution et le problème \u2014si problème il y a ou il y aura \u2014 de la surpopulation.Et qui, bien sûr, repond à la question «Moi, je viens d'où?».Là encore, Albert Jacquard se distingue.«Il ne faut pas être deux pour faire un enfant, mais quatre \u2014 sans qu'il soit pour autant question de «partouze»: un homme et une femme, qui ont des rôles plutôt accessoires; et les deux vrais acteurs, l'ovule et le spermatozoïde», dit-il en riant, pendant l'entrevue.Cette petite guerre des chiffres, le généticien la poursuit dans C'est quoi l'intelligence?, dans un chapitre où il fait le procès des additions.Rien de moins.Reste que le gros de ce livre est vraiment dédié à l'intelligence, qui est comparée à une peinture; au cerveau, dont les neurones deviennent des lutins; et à la personnalité, ce «tronc d'arbre flottant sur une rivière.» Confus?Pas du tout.À la portée d'un enfant de dix ans.Lentement, mais sûrement Dans C'est quoi l'intelligence?, Albert jacquard parle aussi de la compétition et de la rapidité.Deux terribles ennemis des êtres humains, croit-il: «Ce sont des moteurs qui nous poussent à aller très vite.Mais sans que nous sachions où nous allons.Or, l'important, c'est la direction que nous prenons.» D'ailleurs, le discours qu'il livre dans Idées vécues cloue au pilori ces deux «valeurs» mises de l'avant dans le système scolaire actuel, par le biais des examens et des réponses apprises par coeur.Moins incisif dans ses ouvrages pour enfants, Albert jacquard fait tout de même passer son message dans les deux «Petit point».Or, paradoxalement, les deux livres, dit-il, sont admirablement bien reçus par les professeurs.Et par les jeunes.Alors, succombant pour une fois à une tentation très.mathématique, le généticien y va pour un «jamais deux sans trois».Il travaille actuellement sur un livre pour enfants qu'il écrit en collaboration avec des prisonniers.«Un prisonnier est un homme qui a fait quelque chose qu'il n'aurait pas dû faire.11 faut le punir pour cela.Mais une fois cela fait, Khomme en question doit pouvoir rester un membre de notre collectivité à part entière», explique celui qui, )ors d'un de ses derniers séjours à Montréal, est allé passer quelques heures à Bordeaux, avec des prisonniers.Là, apparaît le visage «défenseur des laissés-pour-compte» d'Albert jacquard, «je suis persuadé que nous n'existons que grâce aux autres, que nous sommes nourris des rencontres que nous faisons.Donc, chaque fois qu'un homme est méprisé, je suis un peu détruit.» C'est le prochain message qu'il veut livrer aux enfants.«Bien sûr, conclut-t-il, je sais que des jeunes, seuls, se mettent rarement à lire ce type'd'ouvragc.Par contre, beaucoup s'y penchent avec leurs parents.C'est une excellente façon d'engager le dialogue.» Et de s'interroger.Important, ça.Surtout lorsqu'on sait que pour Albert jacquard, la vraie richesse intellectuelle, c'est d'abord de poser des questions.C'EST 0U0I L'INTELLIGENCE?.Albert Jacquard.Petit point.Seuil.1989.88 p.MOI.JE VIENS D'OÙ?, Albert Jacquard; Petit point.Seuil.1989.82 p.IDEES VECUES.Albert Jacquard.Flammarion.1989.194 p.Un document richesse exceptionnelle ! emi Lévesque \u2022 Après moi le déluge.de mystères JACOUES FOLCN-RIBAS collaboration spéciale f est une histoire «c extraordinaire» au sens où l'entendait Edgar Poe.Racontée par un mort, à la première personne du singulier, elle plonge le lecteur dès le début dans une atmosphère d'absur-de.'d'incroyable, de mystère, qui l'obligent à lire vite, dans l'anxiété, pour connaître le fin mot.À la limite, c'est un polar, ce qu'on appelait aussi un roman-mystère, et puis un thriller, et puis un suspense.Un livre pour un soir, à lire d'un trait.le ne vous garantis pas le sommeil ensuite.Le premier jour après moi, voilà le titre.C'est-à-dire le récit de julien qui vient de mourir dans son lit, à New York, chez son amie Sarah.¦ le dis bien: le récit de Julien.Car voici ce qui lui arrive: il se réveille, julien, un peu patraque à cause des pilules de sommifè-re qu'il a prises la veille.Il cherche Sarah à côté de lui, elle est déjà levée, il décide d'en faire autant, il s'en va prendre une douche dans la salle de bain, il se retourne, et là, soudain, il se voit couché dans le lit: il est mort.Serait-ce son âme qui raconte?Son âme qui refuse de s'en aller vivre avec les esprits, qui traîne dans la chambre, qui s'at- tarde encore un peu dans la contemplation du corps qui fut le sien?En tout cas, ce pur esprit narrateur assiste sans être vu \u2014 forcément, un esprit! à la première journée après sa mort, et il s'empresse de nous présenter les principaux personnages de sa vie passée.D'abord, qui était Julien, ce qu'il faisait dans les hautes sphères de la politique mondiale, comment il a rencontré Sarah, comment il l'a aimée follement, puis voulu l'abandonner.Ensuite qui est Sarah, portrait ¦ de femme libre et souveraine, belle, indépendante, lumineu-se.Il faut dire que le pur esprit de Juliefi raconte bien, il va droit au fait et ne perd pas de temps en digressions \u2014 sauf celles qui sont justement prévues pour mystifier le lecteur.JACQUES AT TALI Le premier jour après mot Oi\t\t \t.£Ï1 .;¦\tG .ROMAN\tFAYARD\t Car il nous laisse croire certaines choses et ne nous détrompe pas, créant ainsi trois ou quatre mystères à l'intérieur du premier \u2014 celui de sa mort contemplée par lui-même.Voilà Sarah qui appelle le coroner, et le médecin.Diagnostic de mort naturelle, arrêt cardiaque que nous apprenons en même temps qu'il l'apprend lui-même.Julien.Mais certains gestes, certaines attitudes, certains petits détails ne collent pas, il nous entraînent vers le polar dont je parlais tout à l'heure: crime?Suicide?Comme on dit devant les bonnes fèves au lard, le mystère s'épaissit.Il y a même une personne que Julien appelle Elle, avec une majuscule, qui tout à coup n'est pas celle que nous avions cru.Surprise.Il y a même un monsieur, le père de Julien, dont nous apprenons la mort, fort différente de celle que Julien avait racontée.Surprise.Bref, le lecteur découvre toute une série de mensonges et de pots aux roses qui l'ancrcnt encore davantage dans sa conviction que tout, cela ne se peut pas et que jamais l'auteur ne se sortira d'une situation romanesque aussi invraisemblable.Le meilleur, c'est qu'il s'en sort, et bien.Tout s'explique à la fin, et ce n'est pas bête du tout, les aperçus sur la mort, l'amour et ce genre de choses étant fort bien venus, fort intéressants et aussi intrigants que le reste.Oui, c'est une belle his-t o î r c « e x t ra o rd i n a i rc ».LE PREMIER JOUR APRES MOI.par Jacques Attaii.roman.189 pages, editions Fayard.Paris.1990.Pierre Billon explore toutes les facettes de l'intelligence t Pierre Billon photo jean goupil.La Presse EN VENTE PARTOUT LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2 JUIN 1990 K3 ¦B ma JeanONeil \\ GABZOU - L'art d'être beau-père GABZOU, Jean O'Neil.Editions Libre Expression._ Hj I fallait s'y attendre.Apres I la publication l'automne dernier de Promenades et Tombeaux, qui est certainement un des deux ou trois grands livres de la saison littéraire, M.Jean O'Neil risquait de décevoir qui attendrait la même chose, c'est-à-dire un regard absolument original sur le pays et ses gens, comparable à plusieurs égards à celui d'un Jacques Ferron.L'écrivain a ciblé autrement son propos.Le héros de Gab-zou c'est Gabzou en personne, un petit bonhomme de huit ans qui traverse un temps l'existence d'un certain (can, écrivain de son état et père de remplacement absolument admirable, si on en juge par le nombre et la qualité des activités que le brave homme consent à partager avec l'enfant.C'est la tendresse, forcément, et le sentiment très aigu du temps qui passe, qui alimentent les plus de cinquante petits textes, dont certains sont de purs joyaux, qui composent cet ouvrage singulier.Les petites et grandes choses qui occupent ou préoccupent les enfants sont racontées ici sous forme d'anecdotes, de bons mots ou de portraits de moeurs.On sourit, on s'émeut ; ce n'est pas rien.Reginald Martel Quand l'amour ne va plus CONFIDENTIELLES.Jean Charlebois.Le Noroît.Mlean Charlebois \u2022 écrit depuis bientôt vingt ans une oeuvre presque tout entière consacrée aux amours qu'on peut habiter, comme on habite une maison aimée.Sa poésie, indifférente aux modes qui ont failli tuer la poésie, est une arme contre l'usure du quotidien.D'un recueil à l'autre, et malgré leurs différences, on aime retrouver cette fidélité thématique.C'est l'amour encore, et la célébration du corps de la femme en tant que reflet de sa réalité totale, toujours insaisissable, qui inspire Confidentie/-les, curieux recueil qui marie assez heureusement, mais pas toujours, la poésie et la prose.L'amour, oui, mais vu après, quand il s'effiloche, quand il n'est presque plus là, ou difficilement verifiable, l'amante étant ailleurs tandis que l'amant, lui, est au coeur d'un drame absolu, homme déserté et humilié, qui cherche en vain à comprendre l'inexplicable.Un livre grave, touchant.Reginald Martel Un Maigret suisse L'INSPECTEUR STUDER et LES PREMIERES AFFAIRES DE L'INSPECTEUR STUDER, Friedrich Clauser, Le Promeneur.Avec son feutre noir, son pardessus gris fatigué, sa moustache et ses affreux cigares Brissago, l'inspecteur Stu-der traîne sa lourde silhouette dans la campagne helvétique, l'espace de cinq romans et une douzaine de nouvelles.Mais cela est suffisant pour marcher sur les traces des grands du genre, Maigret inclus.En digne élève de Simenon qu'il admirait, Friedrich Glau-ser laisse «les solutions fleurir d'après l'atmosphère, la psychologie des acteurs».Le coupable n'est qu'un homme parmi d'autres; on ne se sent pas vraiment soulagé quand il est démasqué car « la vie continue, illogique, passionnante, triste et grotesque à la fois.» Clauser sait de quoi il parle: de fugues répétées en séjours dans des hôpitaux psychiatriques, du dadaïsme à la Légion étrangère, il a fini par devenir l'un des grands écrivains allemands des années trente, dont la redécouverte s'imposait.Gilbert Grand Des blagues de vieux mononcles YEN AURA POUR TOUT LE MONDE, Rei-ser/Coluche.Albin Michel es histoires de cul plutôt éculées, des farces vaguement racistes, des gros mots, de la vulgarité: l'album réunissant Reiser et Coluche, deux comiques aussi célèbres que défunts, ressemble à une collection de blagues que racontent les vieux «mononcles» dans les soirées de famille.Mais quelle efficacité dans le dessin rapide et .horrible de Reiser! Dans la présentation de l'album, Wolinski raconte l'amitié qui unissait Reiser et Coluche, deux anciens pauvres qui aimaient jouer avec le pouvoir de l'argent.Voici donc une série de farces signées Coluche, mises en images et en couleurs sur 63 pages par Reiser, et dont les profits de la vente iront aux Restaurants du Coeur, l'oeuvre philanthropique de Coluche.Rire gras quand ça profite à ceux qui mangent maigre, pourquoi pas?Jocclyne Lepage La vie des livres >.vv» -¦% i .H DîS BONJOUR  LA DAME I Bébé Spirou, content content LE PETIT SPIROU \u2014 DIS BONJOUR A LA DAME.Tome et Janry.Editions Dupuis.j I y a des B.D.qui sont de vé-¦ ritables P.M.E.C'est le cas de Spirou dont on publie régulièrement de nouvelles aventures comme une usine fabrique le même produit en différentes couleurs.Tome et lanry, de vrais professionnels du scénario et du dessin faut-il préciser, ont, cette fois, rajeuni Spirou jusqu'à l'âge de la maternelle pour lui faire vivre des aventures d'enfant à la Boule et Bill, mais sans le chien.C'est sympa, même si les gags font un peu vieux jeu.Dans Dis bonjour à la dame, qui s'annonce comme le Tome 1 d'une longue série, on découvre un petit Spirou plus porté que le grand sur les filles, et intéressé par les mystères de la vie.Une série faite beaucoup plus pour les grands bébés que pour les vrais petits enfants.Jocclyne Lepage Un guide tous azimuts CUIDE DEBEUR DES RESTAURANTS DU OUEBEC.Editions Thierry Debeur.our seulement 14,95$, le Guide Debeur des restaurants du Québec offre dans son édition 1990 une étonnante variété d'informations.Tellement qu'il faudrait presque un guide pour s'y retrouver.11 y a de tout.Depuis les loueurs de ballons et de flamands rose jusqu'à un reportage de cinq pages sur la Bourgogne et ses grands vins.Tout de suite après cette incursion en terre étrangère, huit pages de restaurants en Gaspésie et des recettes de homard viennent justifier le «Spécial Gaspésie» annoncé en page couverture.Le Dr J.P.Ostiguy donne des conseils de santé par la table, le voyageur bénéficie d'une liste de neuf pages de fournisseurs de la table, ainsi que d'un nombre appréciable de recettes de cuisine.Des portraits de grands chefs, commandités par une maison d'uniformes, des «livres à dévorer», et une foule d'autres renseignements complètent ce guide tous-azi-muth, qui contient également un nombre appréciable de publicités de fournisseurs de la table, d'uniformes, de restaurants.ect.Le guide distribue quand même des étoiles \u2014de zéro à quatre\u2014 et des notes, sur 20, et trace quelques caricatures très \u2014 et même trop \u2014 personnalisées de maîtres d'hôtel, de serveurs et de cuisiniers qui n'ont pas plu à l'au- tcur- Jean-Pau! Soulié La littérature, art synthétique REGINALD MARTEL EL a revue littéraire La Bo-nante, du module des lettres de l'Université du Québec à Chi-coutimi, reproduit dans son dernier numéro les meilleurs oeuvres reçues dans le cadre de son concours de textes de quatre lignes.Quatre.drôle de défi! Un autre défi serait de résumer les textes des trois gagnants.M.Jacques Ouellet, de Saint-Raymond, a remporté le premier prix pour Chacun voudrait dire son histoire: «Le petit viendra boire à la lueur comme s'il savait qu'une source la nuit je lui dis un minuscule cheval enjambe le rebord de l'étiquette se cache derrière les clémentines il me regarde satisfait la joie lui froisse les joues la noirceur emporte notre secret» Deuxième prix à M.Jean-Pierre Boisvert, de Québec, pour Humph: «Il marchait enfin vers un premier rendez-vous, se sentait un peu Gable, un peu Bogart.Mais quand il se retourna il vit qu'aujourd'hui encore, il lais- sait sur la neige des traces fourchues, une coulée de bave.» Et troisième prix, pour Filature, à Mme Anne-Marie Clément, de Mont-Joli: «Mes cheveux coupés, abandonnés sur le plancher, comme un voile qu'on aurait distraitement laissé glisser.Les ai jetés par la fenêtre.Sont partis à la file, petits bâtons dressés, rideau tiré sur mes pensées.Ai suivi la trame offerte de ma toison déliée.» Un couple fertile Après le livre de Mme Chantai Daigle, une jeune femme qui connut une certaine notoriété l'été dernier, voici celui de M.Jean-Guy Tremblay.Publié par les éditfons Mauguin, il s'intitule Qui a tué mon enfant.11 sera lancé le 4 juin dans un cégep de Montréal.Leméac a des dollars Leméac éditeur cherche à joindre les auteurs suivants, ou leur succession s'il y a lieu, poiir leur remettre des sommes liées au règlement politique de la faillite de l'ancienne maison Leméac: Léon-Gontran Damas, Lucie Devienne, Antonio Louis-Jean, Damase Potvin et Alexandre-Roland Plante.Le pouvoir de la plume La Société des écrivains tiendra son congrès biennal à Ottawa, hôte de sa section outaouai- se, les 8, 9 et 10 juin.Le thème de cette rencontre sera le pouvoir de l'écrivain.Au dîner de clôture, M.Marcel Masse, ministre des Communications, parlera plutôt de l'écrivain et l'identité canadienne.John Saul et l'Italie Le romancier canadien John Saul a été mis en nomination pour le prix de la ville de Mode-na en Italie.Son dernier roman, Paradis Blues (éd.Payot et collection Points), lui vaut cet honneur.M.Saul se retrouve en finale, seul étranger du groupe, contre, entre autres, un certain Giulio Andreotti, premier ministre italien.* Les livres pour enfants Quand on demande aux bibliothèques du Québec de faire plus pour la diffusion de la littérature québécoise, on ne parle évidemment pas de la Bibliothèque de la ville de Montréal, qui fait tout; qui, par exemple, recevra le 8 juin, à Notre-Dame-de-Grâce, toute personne intéressée à connaître la production de la courte échelle.Une date importante Le Bulletin du Conseil des arts du Canada nous apprend qu'«en vertu des dispositions transitoires du projet de loi C62 (relatif à la TPS \u2014 taxe sur les produits et services), les abonnements aux périodiques et journaux qui auront été payés avant le 1er janvier 1991 ne seront pas soumis à la TPS même si une partie de ces paiements vise des périodiques ou journaux diffusés en 1991 ».Mais le Sénat pourrait décider qu'il n'y aura pas de TPS.Nouveau c.a.à l'Adé \u2022 M.Hervé Foulon, des éditions Hurtubise-HMH, succède à Mme Carole Levert à la présidence de l'Association des éditeurs.Il sera entouré de* l'ex-présidente, devenue secrétaire de l'organisme; de Mmes Micheline Tremblay (Fides) et Barbara Crcary ( la courte échelle); et de MM.Denis Vau-geois (Septentrion), Richard Vézina (Saint-Martin), lames de Gaspé Bonar ( Homme/Sogi-des) et |acki Dallaire (Presses de l'Université du Québec ).Écrire sur le théâtre Mme Chantai Hébert, de l'université Laval, a remporté le prix Ann Saddlemyerde l'Association d'histoire du théâtre au Canada pour «le meilleur livre savant de l'année», le Burlesque québécois et américain.Textes inédits ( Presses de l'université Laval ).Dominique La-fon, de l'Université d'Ottawa, remporte le prix Iean-Cléo-Go-din pour le meilleur article savant en français, intitulé «Les Muses étrangères du théâtre québécois: mémoire ou exutoi-re?», paru dans l'Annuaire théâtral.L'histoire n'est pas neuve, mais elle demeure dramatique REGINALD MARTEL ¦ Telle mère, telle fille.Vous aimez la première, comment ne pas aimer aussi la seconde?Si une commune passion, même non avouée, vous mène au lit, la fille et vous, et même s'il ne se passe rien que de très chaste, quelqu'un a tenté le diable.Préparez-vous à de gros embêtements.Avec la multiplication des familles monoparentales, des hommes passent dans la vie des mamans, des femmes dans la vie des papas; parfois il arrive que se noue entre l'enfant qui n'en est plus un, garçon ou fille, et l'amant ou l'amante du moment, des relations au mieux ambiguës, au pire, quasi incestueuses.Cette histoire n'est pas neuve, mais elle demeure assez dramatique pour faire un sujet de roman ; Mme Claudie Stanké et M.Marc K.Parson viennent de la reprendre.Il y aurait sans doute bien des choses à dire, sur l'écriture à deux, si l'unité de ton de Plus jamais l'hiver n'était pas ce qu'elle est, constante.Tout le livre est fait de scènes racontées successivement par les protagonistes, Jacques, la cinquantaine, qui fut l'amant de la mère d'Evelyne, et cette dernière, vingt-six ans.M.Parson a peut-être signé les relations d'Evelyne, Mme Stanké celles de Jacques, ou le contraire, peu importe.Le style n'est jamais assez personnel pour qu'on s'interroge longuement sur ces questions de cuisine littéraire.Liquider le passé Un jour, Jacques quitte la maison.Triple drame, mais drame surtout pour la petite Evelyne, qui ne comprend rien à ce départ inattendu et précipité.C'est qu'à quinze ans elle était bien innocente.On a beau avoir besoin de chaleur humaine, aller se coucher dans le lit du beau-père, sans même que celui-ci s'en aperçoive \u2014- on peut être fatigué à ce point?\u2014, et se faire surprendre par maman, c'est le comble de la maladresse.La maman, c'est Anne, qui le prend plutôt mal ; elle chasse Jacques, qui ne prend pas le peine de se défendre.On devine la raison ( trop vite ), elle sera confirmée : il craint que ce que craint la mère ne se produise réellement.La petite est amoureuse de lui et il est amoureux d'elle, sans aller jusqu'à le lui avouer et se l'avouer.Dix années passent, Anne meurt.Evelyne et Jacques se revoient enfin.Chacun doit s'expliquer, doit expliquer ce qui s'est passé.Pour Evelyne, c'est plus facile.Elle n'a commis, consciemment en tout cas, aucun acte reprehensible.Jacques, qui vit à la WW&té Stanké p m Le dimanche 3 juin 1990 à 13 h p.m.l'exposition se poursuivra jusqu'au Pjmn inclusivement, \u2022Certaines oeuvres seront disponibles a partir du 23 mai 1990.Du lundi 4 juin au vendredi 22 juin, tous les jours, de II heures h 19 heures (7 heures p.m.) samedi ci dimanche: de 1.1 heures a 19 heures Vous des invites h rencontrer personnellement >luricl Millard dans le Hall d'entrée principal de la «PI \\( K VILLE M IR1E» (Gracieuseté: IRIZEC) I fall «le la Itanquc Royale du ( unada I.Place Ville-Marie,(rue l niversité-anglc boul.René-Létesqueo.) \\ucs métro: Ronaventurecl MeGill Stationnement souterrain: entrée par MeGill Colleoeel Catheart Kelationniste: .lean Simon.Montréal, telephone:(514)526-2821 BIENVKSl'F.A TOI S! RIOPELLE HUILES \u2014 MÉDIUM MIXTE ET LITHO (50 oeuvres) Du 2 au 16 juin Dimanche 3 juin do 13 h n 17 h Du mardi ou samedi de 11 h n 18 h GALERIE 1108 ouest, rue Laurier.Outremont, Montréal (514) 270-2962 Claire Meunier Peintures récentes du 8 au 21 juin 1990 GALERIE DOMINION 845-7833/845-7471 : K6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 JUIN 1990 « « ft * S < * i \u2022 4 r n r c * P ?£ a * ¦ P £ ALEXANDRE Les essais F: Gérard de Nerval - Nouveaux Mémoires - Mer «ci Mj^.m.JS.'*'.' Existe-t-il un autre saint Thomas d Aquin ?Souvenirs romantiques sur Nerval par Dumas JEAN BASILE RUDY COURS eux inédits en moins de six mois d'Alexandre Dumas, l'homme aux 300 titres et aux l 200 volumes.Mais que se passe-t-il donc?! Claude Schopp, qui signe la pjréface de Sur Gerard de Nerval- r- Nouveaux Mémoires et qui avail aussi signé de celle de Rebé uesson, un témoin de la révolution \u2014 l'autre inédit, fournit peut-être la clé d'un phénomène d'édition qui ne paraît pas prêt de s!arréter.i On savait que peu d'oeuvres posthumes du créateur des Trois Mousquetaires avaient paru jusqu'ici.À sa mort survenue en 1870, ses tiroirs ont été confiés à sa fille Marie qui elle-même les a légués à Richard de Metternich, admirateur de l'écrivain et qui en apporte le contenu à son château de Kuhzvarl en Bohème.Au hasard d'une recherche menée en 1949, Mme Maria Ullrichova débusque la centaine de manuscrits au ministère tchèque de l'Agriculture ! Eileen fail une présentation en .376 et, grâce au dégel, ils deviennent accessibles aux analystes de l'oeuvre dumassienne.La présente édition établie par Schopp contient en fait le fragment central d'un projet littéraire interrompu et qui devait embrasser la seconde moitié de la vie de l'écrivain.Dumas y raconte ses souvenirs sur Nerval qu'il nomme simplement Gérard pour souligner les liens familiers qui les avaient unis jusqu'au suicide dans un accès de folie de l'auteur des Filles du feu, son chef-d'oeuvre d'ailleurs dédié à Dumas.Aux premières années du romantisme dans les années trente, Nerval et Dumas écrivent des pièces ou des livrets d'opéra-comi-qùe ensemble, oeuvrettes maintenant surannées.Peu importe, les péripéties qui entourent cet exercice de création donnent de belles pages qu'on savourera avec délice si moindrement on apprécie la verve de Dumas.Les nervaliens n'apprendront peut-être pas grand-chose sur l'auteur tourmente car à travers le récit, c'est surtout Dumas qu'on découvre.Dumas qui vit au galop.Dumas dont les souvenirs s'entrechoquent et virevoltent à mesure qu'il replonge dans sa jeunesse écheveléc, non sans une certaine nostalgie.Quelle drôlerie que cet épisode où il demande à un Nerval confondu de convaincre un militaire de le jeter en prison.Ainsi, seul Nerval pourra le visiter et ils termineront en paix leur pièce! «Pour un auteur dramatique ou pour un romancier, c'est le paradis sur la terre, écrit Dumas.Là, plus d'auteurs qui viennent vous proposer des drames, plus d'amateurs d'autographes qui viennent vous apporter des albums, mais six portes, mais douze verrous qui ne s'ouvrent que pour ceux à qui vous avez donné une permission écrite d'entrer.» Les dialogues sont nombreux et brillent souvent de l'éclat qui fait toujours le succès de Dumas.Toutefois, force est de reconnaître que ces Nouveaux Mémoires ne sont pas sa meilleure oeuvre bien qu'ils ont de quoi contenter l'amateur boulimique.Les plus difficiles préféreront sans doute s'attaquer à Mes Mémoires, une brique de près de 3000 pages qui vient de faire l'objet d'une remarquable réédition annotée et commentée chez Robert Laffont dans la collection Bouquins.Car on ne se contente pas de publier des textes inédits de Dumas.On réimprime plusieurs de ses ouvrages, les plus connus autant que d'autres qu'on arrache par bonheur aux limbes de l'oubli.Il y a maintenant sur le marché, outre des souvenirs, des romans (Ange Pitou.La Comtesse de Charny chez Complexe), des impressions de Voyage ( Le Caucase chez François Bourin ), des ouvrages historiques (Napoléon chez Lattes).La liste n'est pas exhaustive et ne porte que sur les nouveautés des six derniers mois.SUR GERARD DE NERVAL \u2014 NOUVEAUX MEMOIRES.Alexandre DUMAS: Editions Complexe.1990; 295 pages; 16.95 S collaboration spéciale La littérature est une chose merveilleuse parce que, tandis que le monde s'énerve et que des cataclysmes frappent, il y a toujours un littérateur qui pense à des choses insensées qui n'intéressent plus personne.Martin Biais est de ceux-là.C'est un universitaire, pire encore un spécialiste de la philosophie médiévale.Il est même à la retraite.En bref, il n'y a pas plus dinosaure que ça, en principe.Dans son cas, la chose qui n'intéresse personne est saint Thomas d'Aquin : une oeuvre de 20000 pages, le XIIIe siècle, les dominicains.Tout un défi! Pour Martin Biais, saint Thomas d'Aquin est encore «le divin doc-leur».Voilà pourquoi il vient de publier un livre, L'Autre Thomas d'Aquin.Mais pourquoi «l'autre» saint Thomas d'Aquin?C'est que saint Thomas d'Aquin a été trahi de nombreuses fois, et par les catholiques eux-mêmes qui l'ont pourtant canonisé.Martin Biais croit que la pensée du «vrai» saint Thomas d'Aquin est valable aujourd'hui, comme elle l'était bien hier, à condition, bien sûr, de ne la connaître et de dire ce qu'il en est.Le Québec thomiste Aimer sain: Thomas d'Aquin aujourd'hui n'est pas une chose facile en soi.L'aimer au Québec l'est encore moins.Pour comprendre ça, il faut revenir un peu en arrière.Alors, tout le Quebec, le Québec de «la grande noirceur», était «thomiste», comme on disait/ Entendons-nous.Les princes qui nous gouvernent s'appuyaient sur l'oeuvre de saint Thomas d'Aquin pour définir ce que le bon peuple devait faire ou ne pas faire, en particulier en ce qui concerne la vie sexuelle et l'obéissance au pouvoir établi, ce dont saint Thomas d'Aquin a parlé abondamment en effet.C'est donc bien le thomisme, ou ce qu'il représentait officiellement, que la Révolution tranquille ei laïque s'est empressée de jeter par la fenêtre.Martin Biais, qui a vécu cette époque, à la faculté de philosophie de l'université Laval, en témoigne d'ailleurs dans son livre: «Bientôt, les laïcs moins dociles et moins respectueux des directives de Rome, réduisirent l'espace occupé par saint Thomas dans le programme, à tel point que certains finirent par s'étonner de cette faculté, férocement thomiste de réputation, mais qui ne faisait pas de En traduction fi f.Les pêcheurs de coquillages: récit d'une belle complexité FRANCINE OSBORNE osamunde Pilcher a percé sur la scène internationale avec son roman The Shell kSeekers, publié en 1987.11 est dommage d'avoir dû attendre trois ans avant de pouvoir lire cet excellent livre en français.Les pécheurs de coquillages vient en effet de faire son entrée dans les librairies québécoises.C'est l'histoire d'une vieille dame de 64 ans, Penelope, qui vient d'avoir un infarctus.Elle rentre chez elle dans sa maison à la campagne, bien décidée à profiter au maximum des quelques années qui lui restent.Là-bas, elle subit les pressions de ses irois enfants, qui veulent tout organiser pour elle et surtout voudraient bien qu'elle dispose de ses biens à leur avantage.Les pécheurs de coquillages, c'est une peinture de Lawrence Stem, un peintre victorien redevenu à la mode.Or, Stem était le pere de Penelope, qui n'a que quelques oeuvres de lui.C'est un roman sur la cupidité.Nancy, la fille aînée, accuse sa mere de tous les défauts quand elle refuse de vendre tes pécheurs de coquillages et de donner l'argent à ses enfants.Le fils Noel est un pique-assiette crâneur et sans coeur.Il donnerait tout pour mettre la main sur des esquisses peintes par Lawrence Stern à la fin de sa vie.S'il les avait trouvées dans le grenier de sa mère, il n'aurait eu aucun scrupule à s'en emparer pour les vendre.La seule qui a du mérite, c'est la deuxième fille, Olivia, qui se fait vraiment du souci pour sa mère.Le grand mérite de Mme Pilcher, c'est d'avoir si bien campé ses personnages.Le souci du détail est présent même dans les personnages secondaires, comme l'ennuyeux George, le mari de Nancy.Le récit esl également d'une belle complexité.À travers les réflexions de Penelope, on revoit toute sa vie, son enfance heureuse, son mariage désastreux en temps de guerre, et surtout le grand amour qu'elle a connu dans les années 1940.Et en prime, l'auteur nous fait participer à la vie des trois enfants de Penelope.Tout cela écrit avec nuance, sans la moindre mièvrerie ou sentimentalité facile.Le livre a eu un tel succès que trois ans plus tard, lors de la publication toute récente de September, le nouveau roman de Mme Pilcher, le livre était à la tète des best-sellers du New York Times deux semaines avant de sortir en librairie, sur la foi des commandes des libraires.La preuve que la qualité se vend bien.Rosamunde Pilcher est née en Cornouailles en 1924.À 16 ans, elle s'est engagée dans le corps des volontaires féminines pendant la Deuxième Guerre mondiale.Elle a publié ses premières nouvelles à 18 ans.Depuis, elle a écrit romans et pièces de théâtre.Une histoire compliquée D Le suspense international est un genre très couru chez les auteurs américains, à la suite d'écrivains comme Robert Ludlum.Toutefois, ce n'est pas tout le monde qui a le même talent, comme le démontre Eric Van Lustbader, dans son dernier roman, intitulé Zéro.Le héros américain, Michael Doss, part à la recherche des assassins de son père.Son périple le transportera d'abord à Hawai, mais surtout à Tokyo.Entre-temps, sa soeur Audrey est enlevée par de mystérieux ravisseurs et Michael Doss les recherche également.À Tokyo, il rencontre la femme qui fut la maîtresse et le seul grand amour de son père, Michiko.Il met aussi au jour un complot d'une société secrète, le jiban, visant à déstabiliser le japon et tout l'Occident.C'est là une histoire vraiment compliquée, au point qu'elle en devient peu crédible a la fin.Pourtant, il y a de bons moments, surtout au début du livre.On dirait qu'à la fin, l'auteur est pressé de finir et bouscule son dénouement.Quoi qu'il en soit, il est évident que Lustbader connaît bien le lapon et est particulièrement friand de la culture japonaise.Le livre plaira sûrement aux personnes qui ont déjà visité le pays du Soleil levant ou qui s'intéressent au lapon.Lustbader a fait des études de sociologie à l'université Columbia, à New York.Passionné de musique rock, il écrit dans des journaux rock et a même monté une société de production i n d e pe n dan te.Avant Zéro, il a publié Le Nin-ja.Coeur Noir, La Mi ko, jian et Shan.LES PECHEURS DE COQUILLAGES.Rosa-munde Pilcher.Editions Belfond.Pans 1990.368 pages.22.95 S.ZERO, Eric Van Lustbader.Editions Acro pole.Pans.1990.384 pages.24.95 S ï Le grand propos de Martin Biais n'est pas la sexualité mais la justice.Qu'est ce que la justice, selon saint Thomas d'Aquin?C'est «une vertu qui a pour objet le droit, au sens de chose due à autrui en raison de sa convenance ou de son égalité».Bien entendu le discours est un peu plus difficile, un peu plus abstrait, et on ne peut cacher que Martin Biais ne réussit pas totalement à préciser son sujet dans le cadre de vulgari-sation qu'il s'est donné.Du moins, nous fait-il comprendre ce qu'csi une «conscience personnelle»./ Il y a cependant un terrain intermédiaire entre la justice et la sexualité que Martin Biais aborde avec courage car c'est une question difficile et controversée* Il s'agit de l'avortement.Bien entendu il est contre mais il.réagit avec prudence en distinguant, justement, le domaine du moral et celui du légal.Le « légal » précise-t-il, n'a pas à légiférer sûr la «fornication» par exemple bien que la «fornication» puisse être une faute «morale», c'est-à-dire «soumise au jugement de Dieu».Il en va de même pour l'avortement.t .-» ¦» Un bon avocat Martin Biais plaide une cause qui n'est pas gagnée à l'avance.Il le fait souvent avec beaucoup d'éloquence et un engagement personnel à remarquer.Il arrive pourtant qu'on soit gêné par des facilités qu'on aurait qualifiées de «jésuites» il n'y a pas longtemps.Ainsi, il aime à citer des auteurs notoirement athées, comme Paul Valéry ou Jean Rostand, avec l'air de nous dire: «Hé hé, vous voyez bien que saint Thomas d'Aquin a des soutiens même chez-les athées».place à Thomas d'Aquin dans son horaire», écrit-il non sans ironie.La sexualité Il y a naturellement beaucoup à dire sur un homme qui a écrit 20000 pages, sans compter les commentaires innombrables qu'on leur a consacrés depuis six siècles.On comprend que Martin Biais s'en tienne à ce qu'il juge essentiel.«Au Québec, précise-t-il, les moralistes donnaient facilement l'impression que la morale se limitait à la sexualité.» C'est donc sur ce terrain que Martin Biais attaque.Il montre, citations à l'appui, que saint Thomas d'Aquin n'a jamais condamne les plaisirs.Oui.il fait un choix «moral» entre les différents types de «fornications», la simple et la pas simple, la «contre nature» ou non, etc.Mais ce n'est pas une condamnation.Oui, il a parlé des femmes dans des termes qu'on peut juger injurieux aujourd'hui.Mais il faut replacer les mots dans leur contexte et tenir compte de l'époque.Pour Martin Biais, saint Thomas d'Aquin était un homme réaliste.Il savait que «personne ne peut vivre sans plaisir corporel et sensibles».Ceux qui prétendent le contraire sont des hypocrites et l'auteur n'épargne personne.«La morale, telle que la conçoit et l'enseigne Thomas d'Aquin, ne s'est malheureusement pas généralisée dans l'Église», écrit-il.Il est vrai également que ce livre s'adresse essentiellement aux catholiques.Mais à quels catholiques car, sauf le lien que représente la papauté, il en existe clc nombreuses familles, des progressistes et des conservateurs, d.es tièdesel des chauds.Martin Biais, même s'il se prononce contre l'avortement, n'est certainement pas un chrétien conservateur, encore moins un «intégriste».Bien entendu, semble-t-il dire, saint Thomas d'Aquin a répondu à beaucoup de questions.Mais il ne faut pas oublier, semble-t-il préciser, que les questions sonl aussi importantes que les réponses.L'essentiel, pour Martin Biais, est que saint Thomas d'Aquin ne soit pas l'homme des certitudes.H doutait.C'est ce par quoi il est moderne et c'est pourquoi Martin Biais voulait le réhabiliter.L AUTRE THOMAS DA0UIN par Martin Biais, essai.300 pages, editions du Boreal, Montreal 1990.RESTAURANTS \"7 V// récemment découvert 9 caisses d'un Chardonnay exceptionnel.Quelques jours plus tard, la dernière bouteille était servie à un heureux gourmet.M NORMAND BÉLANGER Maître Sommelier ¦V- 1 < » « i \u2022 r r i .e 1t i \u2022 , t \u2022 t t.i i .* I i W.I 4fW I ' V« \u2022 f I I Le somptueux Chardonnay Beringer 1988 de Californie.La dernière bouteille.Le Castillon '\u2022y Mi.Une table légendaire.Décor 17ièmc siècle Montréal Bonavcnlure Hilton.878-2332 i LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 2 JUIN 1990 ?K7 Du vin Le retour du Tio Pepe, De Mille 88, Cabreo 86, etc.JACQUES BENOIT Après avoir été absent des tablettes plusieurs mois, le fino Tio Pepe, considéré depuis toujours comme l'un des deux ou >trois meilleurs xérès de ce type, vient de réapparaître (13,60$), au grand soulagement des amateurs! :Jc l'ai regoûté.Quel merveilleux apéritif! Et puis, quelle complexité! Le odeurs sont intenses, très \u2022typées (cela sent les noix, les levures, mais aussi, dirait-on, le » pain un peu rassis, sans parler de notes florales, minérales et salines!), alors qu'il s'agit en bouche d'un vin aux saveurs pénétrantes de noix.et de craie, est-bn porté à dire, comme si l'on goûtait le sol crayeux, appelé al- \"barizas en espagnol, brûlé par le soleil d'Andalousie dans lequel ;est planté le cépage Palomino.y'Archi-sec, comme d'ailleurs tous les véritables xérès, c'est un jafi à boire bien frais, à l'apéritif.Soit pour lui-même, ou alors avec des hors-d'oeuvre, tels des olives, des amandes salées, des crevettes ou des langoustines froides, etc., comme on le fait en Andalousie.On peut aussi le servir avec le -premier plat \u2014 par exemple du î saumon fumé, une soupe, etc.\u2014 ou encore pour accompagner le poisson.Il y a enfin deux précautions à prendre pour qui veut s'initier aux plaisirs du fino.D'abord, comme on sait, c'est un vin viné, et donc additionné d'alcool ( le Tio Pepe titre 16,5 p.cent d'alcool), ce qui veut dire qu'il faut veiller à ne pas en abuser; puis \u2014 pour des raisons que des chercheurs espagnols tentent de découvrir \u2014, le fino est un vin qui s'oxyde très facilement.La bouteille ouverte, il faut la conserver au réfrigérateur, ou, mieux encore, en réembouteiller la moitié dans une demi-bouteille dès qu'on ouvre la bouteille.Car s'il est gardé à la température de la pièce, le fino perd rapidement ses arômes les plus subtils, et devient lourd en bouche, tout en prenant une couleur d'un jaune prononcé.Seul problème, comme toujours: le vin est disparu des entrepôts dès son arrivée, à cause de la forte demande, si bien qu'il faut sans doute courir pour en avoir.De beaux vins rouges Il faut goûter sans faute, à prix bien raisonnable (12,35$ dans le réseau Maison des vins-succursales régionales \u2014MV), le Côtes du Luberon Château de Mille 88, d'une qualité fort supérieure à ce qu'on s'attend des vins de cette appellation de la Vallée du Rhône: une belle robe brillante et d'un rouge passablement foncé, un joli bouquet, délicatement épicé, de petits fruits gâteau tettlUle 1 tI™*8 M tî.3\"V.I,\\«i ****** v .v\u2014« RESERVE CT SÙ.lCnON rouges, et puis, en bouche, de bonnes saveurs fruitées, et une texture veloutée de vin de qualité.Peu tannique, et pas tellement corsé, il ne manque toutefois pas de chair.Pour la puissance, il faut se tourner, par exemple, vers le dernier millésime (1986) à nous parvenir du Cabreo II Borgo Ruffino (26,60$, MV), élaboré avec grosso modo deux tiers de Sangiovese et un tiers de Cabernet Sauvignon.Pourpre-grenat, très foncé, c'est un de ces nouveaux vins toscans au bouquet impressionnant de Sangiovese, profond, complexe \u2014 bien que ses odeurs soient d'intensité réduite au stade actuel \u2014, avec une bouche tout à fait à la hauteur du bouquet: puissance, matière, de solides tannins, mais sans astringen-ce désagréable, etc.tout est au rendez-vous, bien qu'il soit un peu moins riche que ne l'était le 85, m'a-t-il semblé.Ce n'est pas le plus fin des nouveaux vins toscans ( le Tigna- nello, par exemple, me semble faire montre de plus de raffinement), ce qui ne l'empêche pas d'être excellent et même de figurer, à mon avis, parmi les grands vins.Deux vins blancs À l'heure actuelle, même de modestes vins de pays \u2014 la plus récente catégorie, créée en 1973, de vins français, à laquelle appartiennent théoriquement les meilleurs des vins de table \u2014 sont parfois élaborés avec des cépages réputés.Exemple, le Chardon nay Vin de Pays d'Oc For-tant 88,9,40 $, qui vient d'apparaître dans toutes les succursales.Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas le Pérou! Peu coloré, avec un bouquet vaguement Chardonnay mais manquant de typicité et d'arômes, c'est un vin plutôt léger, aux saveurs peu marquées, assez diluées.Pour le même prix, ou à peine plus ( 10,25 $, MV), il vaut beaucoup mieux acheter une demi-bouteille de fohannisberg Riesling Russian River Valley Rodney Strong 85, quoiqu'il s'agisse, bien sûr, d'un type de vin très différent, à boire à l'apéritif, au dessert, ou en digestif, comme un Sauternes.Couleur vieil or, doté d'un bouquet botrytisé intense (des odeurs attribuables à la pourriture noble, comme pour les Sauternes), aux notes de miel et â% cire, c'est un vin riche, sucré, aux saveurs insistantes, un peu moins puissant et liquoreux que le Riesling Mirassou, aussi de Ca- lifornie, dont j'ai fait état précédemment.Bref, un vin très bien fait et d'un excellent rapport qualité-prix.Les deux vins de Palmer Vineyards La SAQ offre déjà, de Long Island, non loin de New York, le Chardonnay 88 Palmer Vineyards ( 17,90 $, MV), qui est, l'un des producteurs les plus réputés de l'île.De couleur or pâle, c'est un vin qui possède un bouquet de bonne ampleur, boisé sans exagération et avec une note odorante évoquant le citron (comme c'est fréquent chez les Chardonnay boisés), un peu plus que moyennement corsé, et aux saveurs de bois bien dosées.Seul trait qui pourra faire tiquer: le niveau d'acidité est élevé, mais on est agréablement étonné que Long Island puisse produire un blanc de cette qualité.Le Cabernet Sauvignon Pal-mer 87 ( 16,85 $, MV)est mieux encore, selon moi : beaucoup de couleur, un riche bouquet de Ca-bernet-Sauvignon rappelant les Cabernet-Sauvignon de Californie, avec toutefois une note végétale, et, en bouche, des saveurs généreuses, ce qui en fait un vin corsé, tannique.Comme dans le cas du Chardonnay, le niveau d'acidité est plus élevé que chez les bordeaux, par exemple (cela rend le vin assez astringent), mais cela ne dépasse pas du tout les bornes.Bref, un fort bon vin et une agréable surprise pour Long Island.La SAQ vient d'enrichir sa gamme d'un nouveau Chftteau-ncuf-du-Pape rouge, le Domaine des Cigalons 06(22,10$, MV).Correctement coloré comme Chàteauneuf-du-Pape sans l'être énormément, il a un agréable bouquet de petits fruits rouges, passablement boisé quoique sans rien d'exceptionnel.Idem en bouche: bien fait, corsé mais pas tellement, tannique mais pas beaucoup, c'est un bon vin, dans la bonne moyenne, mats cher, car on trouve mieux pour le même prix.Évitez l'aggloméré! «Il y a une erreur i éviter, dont vous n'avez pes parlé dans votre article sur la construction d'une cave à vin il y a quelques semaines», me disait en fin de semaine dernière un restaurateur montréalais qui s'y est lui* même fait prendre.En bref, il faut absolument proscrire l'emploi de bois aggloméré pour la construction des casiers à bouteilles (ou des tablettes), comme c'est tentant de le faire vu le bas prix de ce type de bois.La raison : l'aggloméré renfermant une quantité phénoménale de colle, celle-ci risque de se mettre à suinter et de dégager une forte odeur chimique avec l'accumulation d'humidité que peut provoquer le système de réfrigération.La solution est d'employer du contreplaqué, ou mieux encore, selon moi, des planches de pin ou d'épinette.$jU (jiric Salle à manger ÏÏc 'CorwtirJ SOUPER DANSANT SAMEDI, SPÉCIAL POUR COUPLE d.f-Z$ \u2022Scampiou \u2022 Steak aux poivres pour 2 personne» nvec bouteille de vin Aussi festival de homard LES MARDIS, SOIREE LAMBADA (special: tondues chinoises a volonté) Accès: sortie 10 de l'autoroute des Laureniides 2515, boni.Le Corbisitr, Ckeinedeyf Laval Réservations: 687-1104 FONDUE CHINOISE À VOLONTÉ EN TABLE D'HOTE SUR RÉSERVATION US SAMEDIS O OIMANCHCS CHOIX OC 3 TABLES D'HÔTE 3 FONDUES Petits i«Um Coeoclte de 6 è 10 personne» 6218, rue St-Denis Sur réservation 276-9971 SPECIALITES MAROCAINES AUTHENTIQUES 13 ANS DL'JA e ¦¦TTWITHri \"1 t f .ni.-iir pour toutes occasions ¦Meilleur restaurant» Gault stationnement Cuisine française (6 apprêtée au goût sMnalodM r Pour les critiques de restos : \\4 »\u2022! ni ai: ¦ \u2022 4 \u2022il Alex, le branche des branches.Et pour vous abonner : 350-ALEX.Bell < Ct/lMI-arrstfiL'' ^f»rt Rut, Richvliu Tel,: (514) NMitt RAM AD A |f NAISSANCE HOTEL s^df _ DU PARC 9 ENFANTS DE 6 À 12 ANS.TAXE ET SERVICE EN SUS COIN SPÉCIAL ET CLOWN POUR ENFANTS Pour Informations: (514) 288-6666 3625, Avenue Du Parc, Mtt Qc H2X 3P8 BUFFET VENDREDI, SAMEDI et DIMANCHE dès 17 h RÔTI DE BOEUF AU JUS Potage, 10 variétés de salades, hors-d'oeuvres, crudités, poissons et viandes froides.2 plats chauds du jour, choix de desserts, thé ou café.MUSICIEN lllllll LA DIFFERENCE POUR 1650$ c'est le TABLE D'HÔTE Beteil.sorfc 112.route20 midi et soir Réjervîtion: 467-4477 SA! I Kb Dt.BANQUET Fermé soir 1.Samefl de r&ftabj* peat tact blatte* 2.f tmGrte ti pttaxfcs m pvrrt rtst 3.Crevette 4» farta» pÉé I Ta! 4.Homard jnflé 09 aat* 5.CWÉW tt crnttto, pttmcfcs it stMpi S.Contint tt scanai et cjisses fe fruocàn 7.Combiné Wet mipiwi poivre vert et crevette 8.Tournedos 20 poivre vert 9.Ff+et Gifptn xi kerfees de Prcitxt 10.Rôti de boetrfatijw Inclus: Soupe ou salade, pain rruison chaud et légumes frais du marche Essayez notre SANGRIA cet été.SALLE DE RÉCEPTION FINE CUISINE Table d'hôte tous les jours LE SPÉCIAL DU MO» DE JOIN «LA COQUILLE ST-JACQUES PARISIENNE» (Serve dans une sauce au vin blanc avec champignons et gratinée au four.) pour seulement * 12W incluant rentrée, le dessert tné ou cafe.De tout pour votre goût.et pour votre budget.BRUNCH DIMANCHE de10h30à15h Oeufs et crêpes préparés à votre goût Frais du jour Croissants.viar>des froides, salade de thon ou saumon rose, salades assorties, boeuf bourguignon, saucisses, jambon a l'érable et ananas, bacon, fève au lard, oeufs brouillés, pâtisseries maison, salade de fruits frais, jus d'orange, thé ou café.$-|2\" AVEC MAGICIEN enfants moins de 10 ans: 50% 677-6378 295 ouest, rue Saint-Charles, Longueuil 3 minutes à l'est du pont Jacques-Csrtier Stationnement gratuit.Prmcrpales certes de crédit acceptées.33» jba Goélefcfc 8551, B0UL SAINT-LAURENT 388-8393 (près crcmazie) -festin 10e anniversaire pour 2 personnes ASSISTE DU PÉCHEUR 4 homjnt irou« Uepcstm.crrrtt-tes f «si?s.cursus de ptiotnlJe) os FILET MIC HO M lOUQUETlÉUE ums me u*t tu uUfc wm rt uft FESTIVAL DU HOMARD 2 JEUNES 1195$ HOMARDS I ™# 1 HOMARD (qsati liio) 11b HOMARDS GÉANTS MOUS UmtSMS SEUlf.Mf.HT U HOMARD VrvAXT M NORf, VIVItR 995$ 095$ 9 la || VASTE STATIONNEMENT GRATUIT SAMEDI 2 JUIN SOUPER DANSANT ANIMÉ PAR SHELDON KAGAN /5 JUSQU'AU 10 JUIN «L'ATMOSPHÈRE DU GRAND PRIX MOLSON EN FORMULE 1» 801, bout, de Moisonrtevve Stcrriormement ou lOUVtol 849-6331 V f Le Reine vous invite en Europe.Tous les dimanches.Au Beaver Club la France est à l'honneur.Spécialités régionales, tine cuisine.Un délice.Au Montréalais, tout le soleil d'Italie.Les petits caprices et les grandes fantaisies d'une table colorée, accueillante.Delizioso! Réservations : 861-3511 1 BEAVER ch h MOKREUMS 18,75$ 22,75$ Moitié prix pour les enfants de 10 ans et moins.^ L'Europe à l'heure du brunch Hôtels et Villégiatures El Canadien Fbcifique LeReineElizabetfi Tant qu'il y en aura Nos homards font le poids ! 1595$ Souper au homard Un magnifique homard des Maritimes,de lUà lVilb! Nos homards sont servis avec du bon pain chaud, les soixante régals de notre table de crudités, un légume, du riz et une tarte aux pommes.Tous les soirs, pendant une période limitée.Chez la Mère TUCKER Rosbif \u2022 Fruits de Mer \u2022 Grillades CENTRE-VILLE: 1175, place du Frère André 866-5525 ST-LAURENT: 6971, chemin Côte-de-Uesse 737-0092 (à 5 min.de Décerio, sortie Hkkmore) LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2 JUIN 1990 Restaurant à la mode FRANÇOISE KAYLER AWfk u coin du boulevard cl de JML lu pet île rue, le restaurant ;rfait peau neuve, un peu comme les lézards.les serpents ou les homards qui se dépouillent pour devenir plus grands, plus gros, plus beaux.Il est plus grand, plus gros, plus beau, le Latini dans sa nouvelle peau.Il est même très grand, très beau.Très à la mode aussi.Il a tout ce qu'il faut pour plaire en ce moment, un décor, des prix élevés, un bouche à oreille qui semble très efficace.Mais ceux qui aiment les restaurants italiens bien enveloppés, accueillants, chaleureux, s'ennuieront de la mamma s'ils vont la.Dans le nouveau Latini, il ne reste rien de l'ancien.Un decor et pas de service.L'ancienne maison de briques a disparu sous le marbre noir et le verre.L'architecte et le décorateur ont réussi un bel ensemble où le restaurant se loge sur deux étages, sans opposer de cloison entre le plancher du premier et le plafond du second.Cela ressemble a un bateau, à un theatre, a un hall de gare, selon que l'on regarde ou que l'on écoule.Les bruits se répercutent avec une facilité déconcertante, enveloppant chaque table et la séparant de sa voisine immédiate de façon efficace, et pas forcément reposante.Un énorme bar de service, où sont préparés les entrées et les desserts, arrête le client à l'entrée; quelques fauteuils lui permette d'attendre s'il n'a pas fait de réservation; en passant il peut jeter un coup d'oeil sur la confection des pâtes avant d'être dirige vers le fond de la première salle ou vers la deuxième, au pre- mier étage qui semble moins agi- te.Tortellim Escargots et polenta Rognons Osso bucco Gateaux Menu pour deux, avant vin taxe et service 50.50 $ Les Italiens ont une façon unique de faire le service de table, ils le font avec autant de charme que de professionalisme.Pas au Latini.Dans-un-va-et-vient incessant, le service est assuré par des porteurs d'assiettes, des ouvreurs de bouteilles et des preneurs de commandes.On a même, parfois, un certain mépris pour le client qui pose une question «idiote».De toute façon, le garçon ne connait pas le menu.Personne ne semble, non plus, connaître les vins.Pourtant, la 5IMJRANT J carte des vins est impressionnante, autant par le choix que par les prix.L'entrée de tortellini était robuste, de grosses pâtes faites d'une grosse pâte, présente sous la dent mais de bon goût.La farce était fine et la sauce grasse, un abondant beurre aux herbes.L'entrée d'escargots à la polenta aurait été intéressante si les petites bêtes avaient été moins coriaces, moins fortes au goût.La polenta était légère, enroulant les escargots d'un cordon blond, beaucoup trop différente du sujet principal pour faire un tout.L'osso bucco est habituellement un excellent plat, généreux et savoureux.La viande de celui-là était sèche, alors qu'elle aurait dû être moelleuse, réchauffée sans doute plusieurs fois, ratatinée autour de son os.La sauce avait une acidité suspecte.Le ri/ était bon.Les rognons étaient accompagnés de petites pommes de terre bien faites.Coupés fins, sautés avec quelques champignons, ils n'auraient même pas eu d'une pointe d'ail pour être relevés.Ces rognons sont réservés aux inconditionnels du rognon, à ceux qui peuvent le supporter quand il a l'odeur et le goût forts.Au dessert, un gâteau à la ri-cotta et un gâteau aux amandes, mettaient le point final attendu à ces tables d'hôte.Sucrés, gros et légers à la fois, ils n'avaient pas de charme particulier.LE LATINI 1130 Jeanne Mance 861-3166 RESTAURANT =MARIZA= ( iastronomic Malienne \u2022 l'àlcs \u2022 \\ eau \u2022 I i mis de mei I able d'hote Diner d'affaires Réservation* : 327- I46H f>7IMK boni.(îouin est, Mtl-Nord u.\u2022 ir» houl I .ifi>'elie( i CUISINETRANÇAISE ET SPÉCIALITÉ: CREVETTES JB'cftmdfifana Cuisine typiquement italienne 1381, boul.René-Lévesque est Rés.: 523-2483 Fcmp le rtmaneh* Table d'hôte le soir 1095$ 5 choix 10 Fermé le lundi 4466, rue Marquette angle Mont-Royal Réservation: (514)524-7989 Réservations: 982-6711 Restaurant Le Shanghaï Cuisine shanghriienne et szechuannaise La direction du Shanghai (Chez Luba) est très heureuse d'annoncer la reouverture de son restaurant jeudi 31 mai.Fermé le lundi k 2028, RUE ST-O0K» \u2022 Dans une atmosphère mystique et romantique.VENEZ PARTAGER AVEC NOUS UNE SOIRÉE EN DOUCEUR TOUT EN DÉGUSTANT NOTRE FINE CUISIN VAGAB0N \u2022 \u2014iJHH^^La ' ssez \u2022 \u2022 \\ vous envoûter par nos t ['¦: ._ clairvoyantes.\\ V' Bonne soirée £ '¦ Reservation: 849-6038 352 est.rue Sherbrooke ï BRUNCH \u2022 BUFFET DE MIDI À 16H00 POUR ENFANTS \u2022 PARENTS 8.00$ \u2022 13.75$ LEÇONS DE LAMBADA POUR TOUS i\\ f ' rUEXANDRE 1454 PEEL _ 288-5105 _I D'OUTREMONT o Menu bouts d'ehou g50$ \u2022 La petite table verte à partir de Q^*** # Un air marin 2450$ Homard grillé ou bouilli (1 lb3A) Beurre à la ciboulette (servi avec potage, salade Cesar el dessert) 070 70CC 1030, at.Uuriti' Z/y-/0£)0 0., Outremont LE VIEUX Restaurant SUPER ^- AUBAINE * * LES PLAISIRS D'AUJOURD'HUI AUX PRIX D'HIER LUNDI: JOURNEE DU HOMARD 1 HOMARD bouilli ou grillé: OU 2 HOMARDS 1195* p«-porton-e BIFTECK DE CÔTE S, MARDI \u2014 A VOLONTE PATTES DE CRABE « QUEEN » 795$ 1 Q95$ 149É PERSONNE SAMEDI h .PETONCLES GRILLÉS AU SHERRY DIMANCHE .BROCHETTE DE POULET ET 3 CREVETTES GÉANTES LUNDI.PRE ET MARÉE (Filet mignon 6 02 et 3 langoustines d Islande) MARDI .LANGOUSTINES D ISLANDE MERCREDI.BROCHETTE DE PÉTONCLES ET CREVETTES GÉANTES JEUDI.CREVETTES ET LANGOUSTINES D'ISLANDE m m ^mm A* VENDREDI .ASSIETTE DU PÉCHEUR ÉB ffl flCff Comprend petit pain et beurre, salade verte fraîche ou salade de I Jw> Ip chou crémeuse, pomme de terre au four ou frites ou riz debdeux et legumes frais du jardin.L3 MBHD TABLE D'HÔTE POUR DÎNE-.TÔT !¦ LUNDI AU VENDREDI, 17 H À 18H 30 .POITRINE DE POULET MARINÉE 8^5Î FILET DE SAUMON GRILLÉ OU POCHÉ ^WSjOSS LANGOUSTINES D'ISLANDE 10,95$ FILET MIGNON 6 bz ET 3 QUEUES DE HOMARD 11.95$ Comprend salade verte traiche ou salade oe chou crémeuse, riz, pomme de ' terre au four ou Irites, légumes frais, dessert du Jour, café ou thé.nu EMMENEZ LA FAMILLE, LES AMIS.TOUT LE MONDE A NOTRE SUPER-TABLE D'HOTE DE 16 h 30 à 22 h.1300.Transcanadienne, juste à l'est du boul.des Sources RÉSERVATIONS: COMPOSER 633-1320 ULTIME- 7K / ne découverte çastronomiqiu Kcstuurani de fine cuisine 53*13, boul.Gouin ouest 332-1706 Stationnement Salon pour wis réceptions de group* jrorchetta < 7-.r.\u2022 Cuisine typiquement italienne ' 7855.rue Saint-Denis Res.: 278-1742 (entre Jarry et Vilteray) omana Cuisine typique espagnole et française SPECTACLE DH FLAMENCO LES VENDREDIS ET SAMEDIS 20 h 30 Ouvert tous les jours Menu spécial pour groupe SPECIALITE PAELLA 3458, avenue du Parc pres de la rue Sherbrooke Réservations: 844-0558 Cuisine française - Bar MAINTENANT OUVERT fXSAMEDI f.OUVERT LÉ SpIR ET P POUR EÏÉJEUNERS D'AFFAIRES .- «HAPPY,HO0R*l6h30à.18»i30.TeÛf8»rt555t' ' 5, PLACE VILLE-MARIE .NIVEAU BOUTIQUES ' Stationnement 2,755 \\\\ ^/fL%J le samedi et âpres '17 h Redécouvrez la paella à la (iïasa (êaltcta 2087, rue Saint-Denis, Montréal Réservation: 843-6698 J^:w dispusition pour mis réception» 5860, boul.Léger, Montréal-Nord (Québec) (514)328-4211 t£#z ¦ CHEZ MutcJi â3oacAa/u£ \\ «?mu52 «Jmmhw «i I Mslrs Birri-UQAM, urin cowloir Dspsu Métra I ¦rn- UQ A M, t \u2022 rti¦ eoBloir Dspsu FESTIVAL DU HOMARD Inclus : salade, potage et dessert du jour.Le samedi, souper musical avec Denis Lavergne et ses invités.À PARTIR DE REYNALDO, pianiste-chanteur les jeudis et vendredis £95$ SALLES DE RÉCEPTION DISPONIBLES.Menus à prix spéciaux pouiy groupes.» » ¦ ¦3 RESTAURANT 0/1/ 1 r-\u2022 u 1 able d'hôte et poisson du jour ,SV SAMEDI SOIR SOUPER DANSANT MENU DU JOUR à compter de ^95$ Les meilleurs fruits de mer savouréusemenl prépares BRUNCH DIMANCHE 1495$ ; ¦¦¦I 5, TUB Papineau (angle René-Lévesqué) Stationnement gratuit RÉSERVATIONS: 522-2889 0* ft* 90Ê O 39 ou SPECIAL FONDUE pour 2 2 apéritis salads vçrto ou Côsar \u2022FONDUE au FROMAGE \u2022 FONDUE CHINOISE (bor.'uf ou pouloi) \u2022 FONDUE AU CHOCOLAT 1 liti» de vin ronge ou blanc 'I cafes espagnols de» $5995 (pour 2) tcos le icurs ?apernrrs 2siladavertrscu Cnar 2 escargots à TaH BROCHETTE OE FUIT MIGNON ojPOUIET 11me vin rouge ou blanc 2 desserts maçon S39a5(p0u,2)' FESTIVAL DU HOMARD Cri jeudi soir HOMARD
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