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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-06-03, Collections de BAnQ.

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[" Sciences e cliniques LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 3 JUIN 1990 Les maringoulns «à pneus» peuvent être porteurs d'encéphalite Cette encéphalite se révèle déjà mortelle aux États-Unis, mais elle reste peu dangereuse pour l'instant au Québec CAROLE THIBAUDEAU n dépotoir de pneus sur quatre au Québec abrite des virus responsables d'un type d'encéphalite ( inflammation des cellules du cerveau), selon des tests effectués à l'Institut Armand-Frappier, en collaboration avec le Groupe de recherche sur les insectes pi-queurs de l'Université du Québec à T rois-Rivières.«En 1989, sur 40 pools de moustiques prélevés par les biologistes, nous avons trouvé 11 tests positifs, c'est-à-dire 11 groupes porteurs du virus de la souche virale Snow Shoe Hare, rapporte Serge Belloncik, virologue et professeur à l'Institut Armand-Frappier.Sur les échantillons de 1989, on a compté 10 tests positifs sur 54.» Ces échantillons provenaient de dépôts de pneus situés un peu partout dans la province.Le célèbre dépotoir de Saint-Amable figure au nombre des porteurs du virus, peu dangereux pour l'être humain, compare à son cousin américain, de souche La Crosse.Depuis dix ans, on a recensé plusieurs cas au Québec, notamment chez des enfants d'Entrelac; près de Sainte-Marguerite, enfants qui ont tous guéri.«Actuellement, on ne cherche pas vraiment à recenser ces encéphalites, explique le docteur Belloncik.Les médecins soignent chaque année des encéphalites de cause indéterminée, et ne poursuivent pas l'investigation lorsque le patient récupère et n'est pas gravement atteint.Probablement qu'un certain nombre de ces cas sajit dus au virus de souche Snow Shoe Hare Par ailleurs, le cousin américain de ce virus, la souche La Crosse, elle aussi responsable d'une encéphalite du groupe Californie, est beaucoup plus maligne.Le virus La Crosse est disséminé par l'entremise du moustique Aedes trieériatus, celui-là même qui prolifère dans les pneus abandonnés.Aux États-Unis, on relève plusieurs centaines d'encéphalites La Crosse par année, dont plusieurs à l'issue fa- \u2022 taie.Comme l'explique le docteur |ean-Pierre Bourassa, biologiste et entomologiste du Groupe de recherche sur les insectes pi-queurs à l'UQTR, le virus Snow .Le biologiste-entomologiste Jean-Pierre Bourassa, devant une photographie d'un oeuf de marin-gouin prise au microscope.Les «garnitures»» sur l'oeuf sont différentes pour chaque espèce de moustique.rfngouins au Québec, y compris ceux qui vivent en forêt.L'intérêt d'étudier les moustiques des vieux pneus, c'est d'être à l'affût de la souche La Crosse, encore inexistante au Québec, et aussi d'un deuxième moustique.Des pièges -pour les mouches noires Shoe Hure, moins dangereux, se .©docteur Alain Maire, retrouve chez louies sortes de ma- ¦¦\u2022du Groupe de recher- On dénombre 55 espèces de moustiques au Québec g I y a au Québec 55 espèces de moustiques ou marin-gouins, selon le recensement effectué par le Groupe de recherche sur les insectes pi-queurs, de l'UQTR.Le moustique Aedes trieériatus, celui des vieux pneus, a une niche bien particulière dans la nature.Il ne se développe que dans les flaques d'eau reposant sur le bois d'un arbre, soit à l'aisselle des branches, soit dans un trou causé par un petit animal ou par la pourriture.« Les pneus représentent une véritable aubaine pour ce moustique, affirme Jean-Pierre Bourassa.C'est un milieu dans lequel les conditions physico-chimiques sont favorables à son développement, et au sein duquel il ne ren- -, contre pas la compétition d'une communauté bien été- .blie.Dans un trou d'arbre, on compte des milliers d'individus.Il y en a 200 à 300 fois plus dans un pneu pour \"> le même volume d'eau.» 9 Cinq autres espèces de?moustiques cohabitent avec f rAedes trieériatus dans ces.** eondos de caoutchouc, mais t ce dernier est vraiment l'es-, pêce la plus importante de ce territoire bien particulier.En quelques semaines, un'nouvel équilibre écologique se crée dans cet habitat artificiel.\u2022 che sur les insectes pi-queurs de l'UQTR, a mis au point un piège.à phéro-mones ( substance émise par un insecte pour attirer son partenaire sexuel ) pour attirer les mouches noires, ces insectes qui vivent près de l'eau courante, alors que le marin-gouin, lui, vit en eau stagnante.Des mouches noires de la même espèce se trouvent, dans certains pays d'Afrique, porteuses d'un parasite qui donne la «cécité des rivières», encore nommée oncocercose.L'équipe de M.Maire a, fabriqué des pièges à phé-' romoncs qui fonctionnent au Québec et qui se sont avérés tout aussi efficaces en pays chaud.On espère ainsi parvenir à contrôler suffisamment la mouche noire pour que les gens reviennent vivre près de la rivière.4L.! _ \u2014 asiatique celui-là.et porteur d'une maladie mortelle, la dingue.La dingue asiatique Il y a une dizaine d'année, un nouveau maringouin fait so:i apparition, dans les états du Sud (Californie, Virginie), au moment où on a rapatrié de l'Asie du sud-est du matériel militaire.Des oeufs présents dans de vieux pneus auraient permis à cette nouvelle espèce d'arriver en fynérique du Nord, alors qu'elle était auparavant confinée à l'Asie et à l'Amérique du Sud.Ce moustique asiatique, en latin baptisé Aedes Albopictus, est porteur du virus de la dingue, une maladie grave, souvent fatale, qui PHOTO PIERRE COTE l.i pnssc s'attaque au système nerveux en entier.Les oeufs de cette indésirable petite bête supportent des hivers assez rigoureux, et, de plus en plus, on retrouve des marin-gouins dans les états du nord, notamment le Michigan, l'IIlinois, et même l'état de New-York, qui a une frontière limitrophe à celle du Québec.«Il est assez exceptionnel que les humains soient affectes par le virus québécois, affirme M.Bourassa.Ce qu'il faut surveiller toutefois, c'est la présence de l'Aedes albopictus.lusqu'à maintenant, on n'a pas décelé sa présence au Québec.» «Le but primordial, c'est de se débarrasser au plus vite de ces pneus, avant qu'ils ne deviennent 350 000 spécimens au Jardin botanique | I y a plus d'un million d'es- pèces d'insectes connues dans le monde.«Et il y a peut-être un million d'espèces encore a découvrir», affirme Jean-Pierre Bourassa, biologiste-entomologiste qui a laissé temporairement l'UQTR pour diriger le nouvel Insectarîiim de Montréal.À l'Inscctarium, ouvert depuis a peine trois mois, on peut admirer une prestigieuse collection de 350 000 insectes.Ce musée a été rendu possible principalement grâce aux legs de deux entomologistes: celui du notaire-collectionneur Georges Bros-$ sard, qui a légué entièrement sa collection de 250 000 spé- cimens, et celui du frère Fir-min Laliberté, qui a confié au Jardin Botanique sa collection de 100 000 spécimens, en août 88, soit deux mois avant sa mort, h l'âge de 83 ans.La présentation de l'Inscctarium est admirablement bien vulgarisée.Elle comprend des jeux interactifs, une vitrine sur la salle d'élevage où blattes et tarentules coulent des jours paresseux, et où des papillons sortent de leur cocon parfois sous nos yeux, où oh fait se reproduire les spécimens vivants, et plusieurs exibits à hauteur des yeux de très jeunes enfants.\u2022 \u2022 ' \u2022 \u2022 « \u2022 ' f i 2 ?' une menace pour la santé publique, alors qu'ils sont déjà une menace sur le plan environnemental.» «En tant que biologiste, je suis opposé à l'eradiealion des moustiques, et je suis pour la protection de toutes les espèces animales, affirme Jean-Pierre Bourrassa.Le maringouin est parmi les plus importants 'pollennisateurs' de plantes.A l'état larvaire comme à l'état adulte, il constitue un aliment important pour plusieurs prédateurs, autres insectes, poissons ou oiseaux.Les hirondelles et les engoulevents, par exemple, ne se nourrissent pratiquement que de maringouins.À surveiller dans Oxygène ( pages sportives de La Presse, le mercredi et le dimanche): bientôt une série «thriller» sur les insectes et sur les aventures d'un Québécois qui a la piqûre.Le groupe de recherche sur les insectes piqueurs à l'UQTR Le Groupe de recherche sur les insectes piqueurs de l'UQTR a été formé il y 17 ans.Ce groupe a dans ses débuts procédé a un recensement aussi complet que possible des moustiques au Québec et d'une détermination de leur habitât.Au moyen d'une lecture des espèces végétales effectuée par satellite, ou à l'aide de photos aériennes, on peut connaître précisément le degré d'humidité du sol et Tes espèces de moustiques qu'on va y retrouver.«Simplement avec les images satellites, on peut dire quels moustiques on va trouver sur tel ou tel territoire», explique M.Jean-Pierre Bourassa, un des premiers biologistes du groupe.\u2022 \u2022 .»', .-.*« »r my.Le pluvier kildir, le plus connu de nos «oiseaux de rivage » PIERRE CINGRAS \\ee un cri strident V^M^^H Qul Percc aussi par- Bh.' Juà.l'ois la nuit, le pluvier kildir est l'un des oiseaux dont la réapparition annuelle chez nous est la plus remarquée au printemps.Ses feintes spectaculaires pour détourner les intrus au cours de la période de nidification retiennent aussi immanquablement l'attention.Il s'accommode bien d'un habitat urbain dans la mesure où l'on y trouve des terrains vagues et graveleux.Comme ce pluvier vit souvent à proximité de l'homme, parfois même à quelques pas de lui.les photographes amateurs le choisissent fréquemment comme premier modèle.Les auteurs scientifiques le considèrent comme le plus répandu et le plus connu de tous nos «oiseaux de rivage».Cette expression étonne toujours puisque le pluvier kildir niche souvent à des kilomètres de l'eau! Il est vrai, par contre, que de tous les oiseaux limicoles (c'est-à-dire qui vivent sur la vase des rives), il est le plus en voix et connu de la plupart des ornithologues amateurs partout sur le continent.Beaucoup plus gros que le pjuvier semi-palme dont il se distingue également par deux bandes noires sur le haut de la poitrine, le kildir tire son nAn de l'onomatopée correspondant théoriquement à son cri.Mâle et femelle ont le même plumage.Si cette espèce nous semble si familière, elle l'est également pour plusieurs autres amateurs puisqu'on la retrouve un peu partout au Canada et aux États-Unis.Le kildir est aussi un résident permanent du Mexique, notamment dans l'État de Baja California, et il est present daris certaines îles des Antilles, notamment aux Bahamas.Sur les côtes du Pacifique, il est répandu du nord du Chili jusqu'en Alaska.Au Québec, ont peut/observer le pluvier kildir jusqu'au suc! de la baie lames, au lac Saint-Jean et sur une partie de la Côte-Nord.Migrateur dans le nord de son aire de nidification, le kildir peut passer l'hiver en Amérique du Sud (Colombie, Venezuela, Pérou et Chili ).Certains individus moins voyageurs hivernent dans les regions aussi septentrionales que le centre de l'État de New York, non loin d'ici.Sur les toits Composée à 98 p.cent d'insectes, l'alimentation du kildir comprend des sauterelles, des chenilles, des fourmis, des araignées et des libellules.A l'occasion, il ne dédaigne pas les vers de terre.de petits escargots et même des écrevis-ses qu'il ira cueillir sur les berges découvertes.La nidification de ce pluvier surprend toujours, son nid étant une simple dépression dans le sol ou entre des cailloux.Les oeufs, au nombre de quatre, sont recouverts de picots noirs ou bruns foncés.L'ensemble est une merveille de mimétisme.Qui n'a pas vainement tenté de localiser un nid de kildir par le repérage des parents en train de couver?C'est d'ailleurs à cette période de l'année que l'oiseau tentera d'éloigner de son nid prédateurs ou observateurs encombrants en feignant une fracture d'aile.Il laisse alors voir la partie supérieure brun clair de sa queue, émettant au même moment une sorte de trille très caractéristique.L'observateur expérimente sait alors que le nid, ou les petits déjà éclos, ne sont pas loin.Mais la stratégie du kildir fonctionne à merveille dans la plupart des cas.Les deux parents couvent tour à tour durant 24 jours.On croit en outre que le mâle retrouve la même femelle à chaque printemps et que le couple niche au même endroit.Le record de longévité est d'un peu plus de six ans.Les oisillons sont nidifuges et aptes à voler 25 jours après la naissance.Certains connaissent des débuts d'existence particul ièrepient périlleux.Des kildirs font en effet leur nid sur PHOTOS ARMAND TROTTlER l,1 pmsc En haut, le pluvier kildir en vol.En bas, un nid contenant quatre oeufs.les toits recouverts de pierraille de certains edifices.Non seulement arrive-t-il parfois que des oeufs cuisent très littéralement à la chaleur ambiante, mais les oisillons survivants sont promis a des sauts de plusieurs metres, sinon de plusieurs dizaines de mètres, avant de fouler la terre ferme pour la première fois.Selon certains chercheurs, le moelleux duvet qui recouvre l'oiseau, dont le poids ne fait que quelques grammes, lui permet de subir le choc sans dommage.Les canards branchus et certains oiseaux nichant sur les falaises commencent toujours leur existence de cette façon.Pour sa part, dans l'ouvrage The Audubon Society Encyclopedia of North American Birds, John K.Terres ajoute que des bébés kildirs meurent parfois de faim parce qu'ils ne trouvent pas suffisamment d'insectes sur un toit natal transforme en cour de prison par un rebord impossible a franchir.Rappelons que les oiseaux nidifuges.comme leur nom l'indique, quittent leur nid immédiatement après l'eclo-sion.Ils doivent alors trouver eux-mêmes leur nourriture, contrairement a leurs congénères nidicoles qui sont nourris au nid par leurs parents pendant un long moment, parfois même après qu'ils aient pris leur envol.Le carnet d'observation, page 114 POUR DEVENIR MEMBRE DE L'ÉQUIPE DES URS APPELEZ AU 285-6911 B2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 3 JUIN 1990 \t\t\t\t\t\t Éditorial ~~\tPaul Desmarais\tRoger D.Landry\tVit***'\tClaude Masson\tMarcel Desjardins\tAlain Dubuc \tpresident du conseil d administration\tpresident et éditeur\t\téditeur adjoint\tdirecteur de I information\téditorialiste en chef \t\t\t\t\t\t De la Déesse de la Démocratie à Pan-Pan le panda ! ¦ a grande erreur de Deng Xiaoping, quand il a lancé l'armée I populaire à l'assaut du mouvement démocratique sur la L» place Tiananmen il y a un an, était de croire que la répression peut résoudre quoi que ce soit.Elle est efficace pour protéger les privilèges de la classe dirigeante mais elle est incapable des solutions aux problèmes politiques et économiques.Pourtant, la répression était une pratique courante dans les pays communistes et les dirigeants ne lavaient pas regretté.Aucun gouvernement n'avait eu à céder le pouvoir et la classe privilégiée avait toujours été bien défendue.Un an plus tard, une douzaine de gouvernements communistes ont été renversés soit par des elections libres soit par suite de l'efficacité de manifestations populaires.À l'exception de ses victimes, plus personne ne prend au sérieux les regimes staliniens comme ils existent encore en Chine, en Corée du Nord, au Vietnam, en Albanie et à Cuba.La force excessive utilisée pour évacuer la place Tiananmen montre à quel point le régime de Beijing est vulnérable à l'opposition de minorités même quand elles sont peu organisées.Le mouvement était composé en grande partie d'étu- diants qui n'avaient pas l'intention de prendre le pouvoir.Ils voulaient simplement vivre, étudier et travailler dans une société plus libre et respectueuse de leurs droits.Leur occupation de la place Tiananmen n'était pas une révolution ou une émeute mais une manifestation \u2014 une espèce de Woodstock de la démocratie.Cette opposition n'a sûrement pas disparu.Elle a simplement perdu son caractère ouvert et spontané pour devenir organisée et clandestine.À cela s'ajoute les mouvements nationalistes au Tibet et au Xinjiang.Les Tibétains n'ont jamais admis l'occupation chinoise des années 50 et la décision de Beijing d'introduire le contrôle des naissances obligatoire au Tibet va sans doute raviver la résistance armée.Au Xinjiang, ce sont les minorités musulmanes qui s'inspirent des revendications de leurs frères de l'autre côté de la frontière en Union soviétique.Une autre menace vient de Mongolie.Après presque 70 ans d'un régime communiste, il y aura des élections libres dans cette vaste république qui ne compte que deux millions d'habitants.Or trois millions de Mongols habitent en Chine et ils seront sans doute influencés par les idées démocratiques d'Ulan-Bator.Enfin, la rencontre à San Francisco entre M.Gorbatchev et le président sud-coréen, M.Roh Tae-woo, est un signe qu'en Asie aussi l'avenir n'appartient pas aux régimes communistes.Le gouvernement chinois était extrêmement nerveux a l'approche du premier anniversaire de l'écrasement de la démocra- tie sur la place Tiananmen.Il a mis a l'écart les rares dissidents affichant encore leurs convictions en public.a aussi occupé la place Tiananmen pour y interdire toute manifestation, tout signe de deuil et, surtout, une apparition de la Déesse de la Démocratie.Aujourd'hui, il y a des activités pour commémorer le 150e anniversaire de la guerre de l'opium.Demain il y aura une séance de sécurité routière pour 2000 chauffeurs avec leur véhicule.Vendredi et samedi, on y célébrait la journée internationale des enfants sous le signe du Parti communiste et de Pan-Pan, le panda mascotte des Jeux asiatiques.Les dirigeants communistes ont toujours aime ce genre de niaiseries pour faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.Mais il n'y a qu'eux qui tombent dans le panneau; personne d'autre ne s'y trompe.C'est à cause de ce manque de réalisme et de l'incapacité de saisir l'évolution du monde communiste que Deng Xiaoping s'est fourré dans une situation inextricable.Il ne peut pas se lancer dans une libéralisation à la Gorbatchev sans perdre la face et, avec la politique actuelle, il est incapable d'attirer les cadres doués dont ses réformes économiques ont besoin.Quant aux dissidents, leur heure viendra quand les vieillards s'en iront.Frédéric wagnière Guy Cormier La boîte aux lettres Dyslexie et lecture rapide Wë 'analphabète ne sait ni lire ni mêê écrire suffisamment pour faire face aux exigences de la vie adulte.Le dyslexique a de la difficulté à lire et à comprendre sans de fréquents arrêts.Ce serait un erreur grave que de chercher dans le manque d'intelligence ou de scolarité l'explication de l'analphabétisme, de la dyslexie et de nombreux autres états neurologiques aussi gênants que mystérieux.Avec quelques mois d'école par année pendant quelques années, certaines de nos grands-mères en ont beaucoup à nous apprendre dans le débat actuel ! Leur dynamisme intérieur leur a fait chercher et trouver dans la lecture ce dont elles avaient besoin pour la poursuite de leur formation.Très souvent, elles y ont réussi aussi bien que l'universitaire, y acquérant équilibre, tolérance, ouverture d'esprit, sagesse, et.esprit d'entreprise.Pourtant, écoles, collèges et universités donnent leur diplôme à des dyslexiques.Des enseignants ont de la difficulté à lire! C'est en éducation un malaise tabou aussi pénible à vivre que le SIDA en médecine, même si les recherches se poursuivent depuis de nombreuses années.Or, ce trouble neurologique affecte surtout les garçons gauchers (80%) dont l'intelligence est par ailleurs normale ou même supérieure.Dans la grande majorité des cas, l'enfant apprend à lire avec l'aide d'une autre personne.Habitué au début a lire à haute voix, d'abord en épelant pour constituer des syllabes, relève s'imagine alors qu'il ne peut lire plus vite qu'il ne parle.Parce que le lecteur continue de prononcer chaque mot dans sa gorge et dans sa téte, sa lecture silencieuse devient laborieuse.Si l'enfant ne saisit pas immédiatement le sens d'un mot, plutôt que de laisser son inconscient chercher un sens d'après le contexte, il est porté à retourner en arrière, embrouillant son esprit.Le rythme de sa lecture devient irrégulier et le texte devient inintelligible.Puis, perdant confiance en lui, n'y trouvant aucun plaisir, il décroche, se réfugie devant la télé ou le jeu vidéo, sans plus d'effort.et sans plus de progrès.Or, avec la bénédiction de ses parents, l'élève québécois passe plus d'heures devant la télé qu'il n'en passe en classe; rien de surprenant qu'il n'ait plus le goût de chercher dans la lecture les informations nécessaires à ses études ou à la solution de problèmes personnels.Perdant tout intérêt dans la lecture et par là même à la poursuite de ses études, face à ses problèmes d'apprentissage et de formation, il devient mauvais élève.S'il est abandonné à lui-même, il quittera l'école ou même le collège, choisissant ainsi une voie où il ne trouvera plus d'aide au moment critique de sa vie.«Peut-on perdre le pouvoir de la lecture?» demanderez-vous.Mais oui! De la même façon qu'on perd une langue qu'on ne pratique plus.La lecture est une activité complexe qui doit être pratiquée avec coeur et d'une façon constante.Lorsque des parents acceptent que leur enfant dise: «Je n'aime pas lire», sans en chercher les causes et sans chercher à les corriger, les conséquences pèseront lourdement sur son avenir.Une formation peu sérieuse, où l'on ne cherche pas constamment à résoudre les problèmes rencontrés, conduit invariablement à une incapacité vis-à-vis la lecture.Des enfants apprennent pourtant à lire par eux-mêmes et deviennent vite des lecteurs rapides et efficaces.Ils ne constituent qu'une minorité d'environ 5%, mais leur dynamisme intérieur en a fait des gagneurs qui ne se laissent abattre par aucune difficulté.La lutte contre l'analphabétisme sera plus efficace si on minimise les sources de passivité pour favoriser les sources de motiva- Les prêtres de l'an 2000 ¦ Dans son analyse sur les propos des cardinaux (lettre du 6 mai, La Presse), M.|ean-Paul Le-febvre semble espérer que le nouvel archevêque de Montréal, portant l'oeillet à la boutonnière, fera lever la semence de son prédécesseur avec plus de rapidité et d'éclat.Cet espoir empreint de naïveté cache une grande ignorance sur l'opération du Saint Esprit dans l'Église : Dieu seul fait pousser la graine et non pas celui qui arrose.Deuxièmement, lorsque le cardinal Grégoire a parlé «d'incarnation, d'insertion des prêtres dans la culture de l'an 2000», là aussi, M.Lefebvrc espère quelques changements?Mais lesquels?Dans la doctrine?la morale?les dogmes?À son époque troublée par le protestantisme, même le grand Bossuet n'avait mi que répliquer avec toute la persuasion de son langage que « l'Eglise n'aurait ni un autre ciel, ni un autre enfer à nous prêcher».Tout a été dit.Mais chaque fois qu'il y a changement de personne dans la hiérarchie, on espère (désespérément) une nouvelle doctrine pour sauver le monde! Mais c'est en vain.Les prêtres de l'an 2000 devront, en tout premier lieu, s'occuper des âmes à sauver et quitter la bureaucratie.Ils seront en grande majorité charismatiques, imposeront les mains, chasseront les démons et guériront les malades comme au premier temps de l'Église.De plus, ces prêtres, suivant les désirs de Marie, auront dans leur bouche le glaive à deux tranchants de la Parole de Dieu, enseignant la voie étroite dans la pure vérité, selon l'Évangile et non selon les maximes du monde.Ce seront des apôtres véritables, bien collés à Dieu, pauvres, modestes mais riches en grâces et en sainteté pour faire triompher [é-sus-Christ cl écraser la tête du diable.Troisièmement.M.Lefebvre décrit le cardinal Léger.avec un peu trop d'imagination! Et je ne crois pas que sa soutane écarlatc ait pu surprendre quelques jeunes.Personnellement, il m'a toujours donné l'impression de se tion et de dynamisme intérieur.Mais en modifiant et en diversifiant les méthodes d'apprentissage de la lecture, en étudiant comment un enfant peut apprendre à lire seul, on découvrira ce qui manque à l'apprentissage conventionnel et sa prolongation dans la lecture rapide.l'en suis convaincu.Au niveau neurologique, le phénomène de la compensation semble rendre tout le monde capable de se débrouiller.La rééducation et l'effort soutenu font tellement de miracles! En attendant que la recherche nous donne des solutions, on ne saurait trop insister sur un suivi consciencieux de chaque enfant d'école par ses parents, surtout lorsque son monde intérieur de l'enfance semble s'effondrer.C'est alors plus aue jamais que l'amour parental prendra son sens.Les parents ne sont-ils pas ceux qui devraient avoir acquis sa confiance depuis longtemps, ceux auprès de qui il cherche naturellement compréhension et assistance?La lecture lente est trop critique.Elle durcit les filtres des préjugés personnels, pédagogiques, religieux, sociaux et politiques, et biaise les proposée l'auteur.Mais la lecture rapide permet d'atteindre le taux de concentration nécessaire à la compréhension en profondeur parce qu'elle discipline l'imagination, mobilise l'inconscient créateur et favorise l'objectivité.L'autonomie développée par la pratique de la lecture rapide incite à la prise en charge de sa formation et mène à une vie plus gratifiante parce qu'on choisit de ne plus se laisser couler avec le courant de la médiocrité égalisatrice érigée en système.Beaucoup de gens apprennent la lecture rapide pour résoudre une crise qui les avait réduits à choisir la lutte à finir pour la lecture rapide et la satisfaction d'autres conquêtes plutôt que le repli sur une petite vie «quétai-ne» toute de grisaille.Dès qu'une personne obligée de lire beaucoup prend des mesures pour augmenter l'allure de sa lecture, elle abandonne l'un après l'autre les préjugés de la supposée meilleure compréhension d'une lecture lente et fait confiance à son inconscient.Raymond MORISSETTE Saint-Hubert sentir parfaitement à l'aise dedans, et même de la porter avec aisance et (parfois) avec ostentation.Quant aux espoirs (secrets) d'offices présidés par des femmes en robes roses.c'est une pure illusion d'optique qu'il vaut mieux ne pas entretenir, surtout à l'approche de l'an 2000.Bien que le NON du Pape soit catégorique à l'adresse des «prétresses», quelques essais surgiront ici et là, mais pour s'écrouler d'eux-mêmes, la volonté de Dieu y étant tout à fait contraire.Qui peut prétendre lutter contre Dieu?.En terminant, pour ce qui est de la préférence de M.Lefebvrc pour le «clergyman » au lieu de la soutane rouge, il est vrai que l'habit noir a ses avantages, mais aussi ses dangers.Tout le monde le sait.Si le velours princier en rebute quelques-uns (ou quelques-unes), n'oublions pas que les évé-ques «rougeoyants» doivent être des «martyrs» à leur façon.Claire BROSSEAU Saint-|ean-sur-Richelieu LA SEMAINE Le siècle du Canada Tout le monde demande: «Allons-nous réussir à traverser le lac Meech?» La réponse viendra en son temps.Les interminables débats constitutionnels nous auront instruits de la complexité de la constitution.John Diefenbaker La cacophonie des dernières semaines a révèle une réalité restée cachée jusqu'ici.Diefenbaker parlait de la «balkanisation» du Canada.Ce qu'il voulait dire, mais qu'il n'a pas dit clairement, c'est que le «virus» québécois (pour employer un terme péjoratif) allait se répandre dans tout le Canada, dans toutes les provinces.Or, que voyons-nous aujourd'hui ?Nous voyons le Québec s'affirmer.Mais nous voyons aussi le Nouvcau-Brunswick, le Manitoba et cette minuscule province de Terre-Neuve poser des conditions à l'accord, discuter àprement, égrener des prétentions et se comporter comme des républiques indépendantes.N'aurait-il pas mieux valu, quand il en était encore temps, concéder au Québec ce qu'il réclamait (et ce qui lui revenait); ne valait-il pas mieux circonscrire le «mal», plutôt que de lui laisser la chance de se répandre; ne valait-il pas mieux «distinguer», comme société distincte, la seule province qui était différente des autres, plutôt que de laisser s'installer le bordel a mari usque ad mare?«Le 20° siècle sera le siècle du Canada», avait prédit Sir Wilfrid Laurier.Qu'en pensent les premiers ministres, réunis ce soir à Ottawa pour un repas qui a les allures de la dernière Cène?Tiananmen un an après Les derniers jours de mai et les premiers jours de juin ramènent un souvenir sinistre: celui de la place Tiananmen à Pékin, où a été immolée la liberté d'un peuple et étouffée l'espérance d'une jeunesse Si le mouvement en faveur de la libéralisation du régime n'avait trouvé des adeptes que chez les étudiants et les marginaux (chez les «bandits», pour parler comme les autorités chinoises) on ne s'expliquerait pas la rigueur de la répression.Le mouvement allait gagner les classes laborieuses des grandes cités (à Shanghai notamment).D'où l'âpre résolution du pouvoir politique de se défendre par tous les moyens.Après une période d'apparente intolérance et de flottement (entre le milieu d'avril et le 4 juin) il s'est montré sans pitié.Malgré quelques adoucissements destinés à apaiser l'indignation à l'étranger, les opposants sont toujours traqués et les mal-pensants emprisonnés.On les relâche quelques mois, pour les enfermer de nouveau.Le refus de tant de puissances d'accueillir le navire «Déesse de la Liberté», tout prêt à diffuser des émissions de radio vers la Chine, a montré de quel pouvoir d'intimidation dispose Pékin.Même aux yeux des laponais, qui ont refusé leur aide au navire porteur d'une parole libre.Contrastes avec l'URSS Le jeu des coïncidences a voulu que l'anniversaire des événements de Chine survienne, à quelques jours près, pendant que le president Gorbatchev visite le continent américain.Rappelons-nous qu'au printemps dernier il était reçu en EN DIAGONALE Chine et qu'il eut connaissance de l'agitation dans le milieu étudiant.S'en trouve-t-il dans son entourage pour lui souffler que les événements de la Place Tiananmen ont démontré que la méthode de gouvernement des Chinois reste insurpassable et que le Kremlin ferait bien de s'en inspirer?Ce n'est pas le Parti communiste chinois qui laisserait le désordre s'installer dans les républiques rebelles (Lituanie, Arménie, Lettonie) et qui abandonnerait les rues de la capitale aux assauts de la populace.Le refus de M.Gorbatchev d'user (jusqu'ici) de la manière forte marque la différence entre le style des successeurs de Mao et celui du leader soviétique.C'est un premier contraste entre Pékin et Moscou.L'autre contraste réside dans la double altitude du président Bush face à Moscou et à Pékin.Vis-à-vis de Pékin, M.Bush est plein d'indulgence.U refuse les sanctions, sous prétexte qu'il ne faut pas isoler la Chine.Il lui accorde des privilèges qu'il refuse aux Russes.La Chine, par exemple, bénéficie de la clause de la nation la plus favorisée (tarifs commerciaux préférentiels).Il est possible que M.Gorbatchev rentre satisfait de ses rencontres avec le président américain et qu'il obtienne même tout ce qu'il souhaite au point de vue commercial.On sait que la Russie est en état de manque.Cette situation explique bien des soucis du visiteur soviétique.Mikhaïl Gorbatchev Pour le reste, la Russie de Gorbatchev est certainement moins tyrannique, donc plus démocratique, que la Chine de Deng Xiaoping.Dialogue Imaginaire g e Soleil de Québec raconte que M.Trudeau a ÊÊêêrencontré secrètement le president Gorbatchev à Ottawa.Voici un court extrait de leur dialogue (imaginaire).C'est l'ancien Premier ministre du Canada qui parle: «J'entends dire, camarade, que vous avez des soucis domestiques.Vos peuples se soulèvent.J'ai un remède pour ça.L'essayer, c'est l'adopter.C'est ma loi des mesures de guerre».Des idées pour Montréal tzzp ont vn très bien.Madame la marquise, au I sein de la Corporation des fêtes du 350e anniversaire de Montréal (I992).Sauf qu'on ne sait pas très bien pourquoi le principal animateur, M.Pierre Parent, a été remplacé, ni pourquoi, d'ailleurs, il avait été nommé.Mais on sait qu'il a un remplaçant, en la personne de M.Michel Petit.M.Petit fera peut-être merveille, jusqu'ici, ce qu'on a entendu au sujet de ces fêtes de 1992 ressemble plutôt au bégaiement.1992 est évidemment une date.Mais une fête pour quoi faire?Qu'est-ce qu'on veut fêter?L'Église catholique a certainement des idées sur la manière dont il convient de célébrer l'anniversaire de la «ville aux cent clochers».Apres tout, la Nouvelle-Trancc et Ville-Marie sont le fruit d'un grand clan mystique.Ce fut incontestablement une épopée religieuse.Aujourd'hui, toutefois, nos relations extérieures ne se nouent pas exclusivement avec Rome.Entre un peuple moins assidu que naguère à la messe et le monde extérieur, les ponts se sont multipliés.Il n'y a qu'à voir le nombre des délégations du Québec à l'étranger.1 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 3 JUIN 1990 B3 \tai Presse\t1\tT \u2022 .oftfiSV .'\u2022 \u2022 * \u2022 \u2022 \u2022 «.80 BROTSARO V, hung.3 \u2022 1 chànT bres, s sol fini, fover, près de tout, 132 500$, pus d'agents, 659-4243.BROSSÂRD7 maison do rangée, secteur \"P\", près centre commoi \u2022 ciai et transports Hyp.11,75-9 sur 43 mois.88 000 S, 677.1760.BROSSARD, \"P\", maison de ville 3 chambies, 1 sbairi.cuisine meiamine équipée, aaioge s sot fini, patio 13x13, oavsoger, 3v 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Robe*i Lobelle 922-1523 Local ctr I Le Mon LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 3 JUIN 1990 \u2022 B7 Bush-Gorbatchev : une meilleure compréhension mais aucune solution aux conflits régionaux il'après AFP et Renier CAMP DA VU) ¦ es présidents Bush et Gorbat-¦a chev se sont entretenus hier à Camp David (Maryland) des questions régionales, tombant d'ac- L OLP rejette les demandes de Washington d'après Renter et AFP WNIS LW OLP rejette les demandes de Washington relatives au raid d'un commando palestinien sur les côtes israéliennes, a déclaré hier à Tunis un haut dirigeant palestinien.Abou Iyad, N° 2 du mouvement el Fatah, principale composante de l'OLP, a déclaré que les États-Unis avaient demandé â l'organisation palestinienne de condamner le raid effectue mercredi par un commando naval du Front de Libération de la Palestine (Pif).Washington souhaitait également que Mohamed Abbas (Abou Abbas), leader de ce petit groupe, soit exclu ou suspendu du comité exécutif de l'OLP.« Nous rejetons la note (américaine) parce qu'elle considère tout acte militaire comme un acte de terrorisme, et ceci n'est point une approbation ou une condamnation d'Abou Abbas.mais une position de principe» a déclaré Abou Iyad.«C'est le conseil national (CNP-parlement en exil) qui a élu Abou Abbas au conseil executif de l'OLP, et ni Yasser Arafat ni la direction palestinienne ne peuvent se substituer au CNP, c'est ça notre démocratie», a-l-il ajouté.L'ambassadeur des États-Unis Robert Pelletreau a remis la note américaine jeudi soir à l'ambassadeur de l'OLP à Tunis.Selon des sources diplomatiques arabes.Pelletrcau a revu un conseiller d'Arafat â deux reprises vendredi et samedi.A la suite du raid du FLP mercredi dernier, Israel avait exhorte l'administration américaine à rompre le dialogue engagé avec l'OLP depuis 1988, se fondant sur le fait que le mouvement d'Abou Abbas faisait partie de l'organisation palestinienne.«L'OLP n'est responsable que de ses propres forces militaires, qui ont gelé l'action armée pour laisser le premier role à l'Intifada dans les territoires occupés.Elle n'a rien à voir avec les opérations menées par les forces autonomes des factions telles que le FLP» a explique Abou Iyad.L'OLP, a-t-il ajouté, veut maintenir le dialogue avec les Etats-Unis, mais ne se pose pas en «mendiant».Compte tenu du désespoir des Palestiniens, elle ne peut plus demander aux autres groupes d'etre modérés.L'intransigeance israélienne, le veto opposé par Washington la semaine dernière à l'envoi d'une mission des Nations unies dans les territoires occupés et la perméabilité des Etats-Unis aux pressions israéliennes rendent de plus en plus difficile la justification des concessions faites par l'OLP pour faciliter le processus de paix, a dit Abou Iyad.«Si l'OLP ne prend pas une position claire face â l'impasse (dans le processus de paix), nous allons nous retrouver comme des généraux sans troupes, et les États-Unis auront alors à dialoguer avec Abou Nidal.Abou Abbas et cheikh Vas-sinc», a-t-il affirmé.Abou Nidal, un extrémiste palestinien qui a rompu avec Arafat en 1973, est responsable d'une longue liste d'actions violentes dans le inonde.Cheikh Ahmed Yassine est le leader du mouvement intégriste Hamas dans la bande de Ga/.a.Abou Iyad a cependant indique que l'OLP ne renoncerait pas à sa stratégie de paix, mais qu'elle devrait « reviser ses méthodes de façon a cire forte et a s'appuyer il a vaut age sur les pays arabes».La direction de la resistance palestinienne, qui comprend les dirigeants des raclions qui composent l'OLP, doit se reunir sous 48 heures à Bagdad pour faire le point de la situation.cord pour coopérer pour réduire les tensions partout où cela est possible mais sans aboutir â des decisions, a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Mari in Fitzwatcr.Les deux hommes ont désormais une meilleure compréhension de leurs positions, a dit le porte-parole.Mais, a-t-il ajouté, «il n'y a pas d'action, de changements de politiques à rapporter».La Lituanie et la question allemande, principales pommes de discorde entre les deux pays, n'ont pas été abordées, a précisé M.Fit/water.H a cependant laissé entendre qu'il était peu probable que les deux présidents reviennent sur ces questions sur lesquelles aucun progrès notable n'a été réalisé lors des discussions de jeudi et vendredi.Par ailleurs, interrogé sur la possibilité d'un déplacement de M.Bush à Moscou avant la fin de l'année pour y signer un traité sur le desarmement stratégique (START), le porte-parole a indiqué que les deux présidents auraient peut-être quelque chose â annoncer lors de la conférence de presse qui doit conclure le sommet ce matin.Il n'a donné aucune précision.MM.Bush et Gorbatchev, qui avaient quitté Washington pour une journée de discussions informelles dans le calme de la résidence de week-end des présidents américains, se sont entretenus de l'Afghanistan, du Cambodge, de Cuba, du Nicaragua, du Salvador, du Cachemire et du Proche-Orient.Le président américain a également abordé la question des droits de l'Homme, félicitant M.Gorbatchev pour les progrès effectués en URSS mais soulevant le cas de certains refuzniks.M.Gorbatchev a indiqué qu'il continuerait à étudier ces cas.Les deux hommes sont également convenus de s'élever contre l'antisémitisme.Les organisations juives américaines affirment que l'antisémitisme s'étend en URSS et avaient appelé M.Bush à faire part de leurs préoccupations à M.Gorbatchev.M.Bush a fait part des préoccupations américaines a propos de Cuba qui va contre le courant de la démocratie, a déclaré le porte-parole.M.Gorbatchev a expliqué la position soviétique «de son point de vue», a-t-il ajouté.M.Fitzwatcr a d'autre part fait état de «grandes similitudes de vues» sur le Cambodge et l'Afghanistan, notamment sur la nécessité d'élections* Il a précisé qu'il y avait eu un échange «d'idées éclairantes» sur l'Afghanistan qui pourraient être «de valeur» pour l'avenir.Il n'a pas précisé lesquelles.Sur ces questions, a déclaré M.Fitzwatcr, «je pense qu'il y a une sorte de nouvelle compréhension mais aucune action ou changements de politiques à rapporter».v v Mac V photolaser ap Un an après le massacre, seul un jeune enfant courait, hier, place Tien Anmen, les autorités ayant interdit tout meeting.Une atmosphère de fin de règne souffle sur Pékin, un an après le massacre d'après Al /' et Renter PL kin es forces de l'ordre ont été ma placées en état d'alerte dans la plupart des grandes agglomérations chinoises à l'approche du premier anniversaire de l'écrasement du «Printemps de Pékin», attestant de l'extrême précarité de l'ordre rétabli par le PCC.Un an après le bain de sang, la Chine demeure une poudrière.Les dirigeants ont beau afficher une confiance à toute épreuve quant à la supériorité du «socialisme a la chinoise», ils peuvent bien se prévaloir d'un contrôle absolu sur l'armée, les universités et la masse des l,l milliard de Chinois, ils apparaissent chaque jour un peu plus «aux abois», selon le verdict d'un diplomate.À preuve la décision, prise vendredi par le régime, de fermer pour quatre jours la place Tiananmen, sous prétexte de cérémonies officielles diverses.Dans les faits, le pouvoir redoute l'étincelle.«Sans Parti communiste, pas de Chine nouvelle», proclame l'hymne le plus répandu lors des cérémonies officielles, mais l'at- mosphère aujourd'hui évoque davantage «la fin de règne».La repression, le retour en force d'une propagande au fort parfum maotste, la rééducation marxiste-léniniste â outrance et les autocritiques obligées, rien ne semble devoir y faire: les habitants de la capitale courbent l'échiné, les dazibaos sont rarissimes sur les campus, mais les Chinois qui osent aborder les étrangers jurent la chute inexorable du regime.«Demain, dans un an.peut-être trois».Et pourtant, les affirmations de normalisation ressassées par le gouvernement ne sont pas totalement dénuées de fondement.Les prix sont stables sur les marches bien achalandés, et Pékin offre à bien des égards toutes les apparences de la normalité.Les habitants ont repris possession des parcs et le flot des cyclistes s'écoule imperturbable le long de l'avenue de la Paix céleste où les chars et autres stigmates du Printemps ont depuis longtemps disparu.Les autorites ont atténue leur prétention â un retour sans concession à la stricte othodoxie planificatrice des années 50, infléchi leur politique d'austérité et réhabilite les entreprises rurales, fermées par centaines de milliers sous prétexte de concurrence déloyale à un secteur étatisé et lourdement subventionne.La croissance et la productivité auront cependant du mal à remonter la pente après une chute libre.Le chômage affecte plus de 200 millions de Chinois dans les campagnes, et une population flottante de quelque 50 millions d'individus est ballottée entre trains et espoirs d'Eldorado déçus.Conscients de la démobilisation des jeunes et des effets désastreux des sanctions maintenues par un Occident plus tatillon qu'escompte en matière de respect des droits de l'Homme, certains dirigeants ont tempéré leur discours, pour apparaître potentiellement libéraux.Tout changement radical, pour le meilleur ou pour le pire, reste lié au sort de Deng Xiaoping.A 85 ans, le N° I officiellement à la retraite demeure l'arbitre suprême et le meilleur garant de la fragile unité du parti de 48 millions d'individus, de l'armée et du gouvernement.Les Marines américains approchent du Libéria dont la capitale est menacée d'après AFP et Renter WASHINGTON ne escadre de la US Navy, avec plus de 2000 Marines, approchait hier des côtes du Libéria pour protéger les installations et les ressortissants américains menacés par la guerre civile.Quelque 1100 ressortissants américains résident encore au Liberia, selon le département d'État.Beaucoup sont d'origine libérienne, y compris de nombreux missionnaires, les autres travaillent dans les plantations de caoutchouc, une usine de mise en bouteille et une société de développement agricole.De plus, 102 fonctionnaires et membres de leurs familles y sont en poste, 27 d'entre eux devant quitter le pays dans les prochains jours.La préoccupation immediate est la protection des vies américaines, dit-on au département d'État.Mais les États-unis possèdent également des installations coûteuses à proximité de Monrovia, un relais de radio de la Voix d'Amérique, une station de communications diplomatiques, et une station de guidage de la navigation dans l'océan Atlantique.Sous la protection de simples gardes locaux, elles couleraient des centaines de millions de dollars â remplacer.La mission du groupe naval, qui devrait arriver aujourd'hui près des côtes libériennes selon un porte-parole du Pentagone, est officiellement d'organiser une évacuation des Américains en cas de nécessité.Un autre objectif pourrait être de dissuader les rebelles, menés par Charles Taylor, d'attaquer la capitale.Toutefois, les rebelles se sont rapproches hier de Monrovia, laissant prévoir un affrontement imminent.Mais l'idée d'une intervention militaire pour soutenir ou renverser le régime du président Samuel K.Doe est écartée dans les milieux diplomatiques.Les États-Unis ont peu de raison de se fier à M.Taylor, un ancien haut fonctionnaire poursuivi pour corruption.Ses hommes ont été armés et équipés par la Libye au début de l'insurrection lancée le 24 décembre dernier, a indique un re-ponsable du département d'Etat.Washington a également perdu patience devant les violations des droits de l'Homme sous le general Doe, qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat sanglant en I980.En 1980.les Etats-Unis fournissaient 53,5 millions $ d'aide économique et militaire au Liberia.Celte année, ils ne donnent plus que 10 millions $ en aide alimentaire et humanitaire.Washington a très sévèrement dénoncé les atrocités dont se sont rendus coupables les forces gouvernementales.Elles augmentent le soutien à la rébellion, a souligné un responsable du département d'État.Les cadavres mutilés découverts dans la capitale, une attaque sanglante mercredi des bâtiments de l'ONU où plusieurs milliers de personnes s'étaient réfugiées, ont accru l'inquiétude des responsables américains.Ils redoutent de voir leurs ressortissants pris dans le feu de combats désordonnés aggravés par des rivalités ethniques.Les États-Unis continuent à pousser rebelles et gouvernement à entamer des négociations, sans résultat jusqu'à présent.Le Front National Patriotique du Libéria, de M.Taylor, a refusé de négocier avec les représentants de Monrovia lors d'une brève rencontre organisée à Washington avec une délégation gouvernementale.Il continue a exiger le depart du president Doe.Washington est d'autant plus inquiet de l'anarchie qui règne au Liberia que ce pays a ete fonde par d'anciens esclaves américains en 1822.Une femme se porte au secours d'un des blesses lors de l'explosion dune bombe sur la place de la Vieille-Ville, a Prague.photo rcute* Explosion d'une bombe à Prague: 20 blessés d'après Al I* et Reuter PR AC Ut ne bombe artisanale qui a explose hier, à une semaine des premières élections libres, place de la Vieille-Ville, en plein coeur de Prague, a fait une vingtaine de blessés, dont une touriste allemande, grièvement blessée, atteinte à l'oeil et au cerveau.Quatre enfants ont ete légèrement blesses dans l'explosion qui s'est produite au pied de la statue du réformateur protestant |an Hus, lieu de rendez-vous populaire des Praguois et des touristes dans le centre de la capitale tchécoslovaque, selon les enquêteurs L'engin explosif, un tube en acier de 40 centimètres de long et dix centimètres de diamètre, était caché dans un sac, selon les policiers.Il aurait été déposé près de la statue qui domine la place par un groupe de jeunes gens qui ont pris la fuite, selon de premiers témoignages recueillis sur place.Le tube était bourre d'une matière explosive et de morceaux d'acier.reliée a un système de déclenchement électrique, selon les pre miers résultats de l'enquête.Le vice-ministre de l'Intérieur, M.Andrei Samel, a declare que la police «ferait tout pour eclaircir le plus rapidement possible l'affaire et informer le public.H y a probablement un lien entre cet incident et les élections à venir».L'explosion dont les motifs demeurent mystérieux et les auteurs inconnus a aussitôt suscite des rumeurs a Prague dont l'une, démentie de source officielle, affirmant que le president Vaclav Havel devait participer a un concert donné sur la place de la Vieille-Ville.Un concert organisé par l'Église protestante advenliste se déroulait au moment de l'explosion a une cinquantaine de mètres de la statue sur la vaste place, un des hauts lieux du tourisme, très fréquenté par les jeunes et les touristes nombreux a Prague en ce week-end de la Pentecôte.Il s'agit du premier attentat a Prague depuis la «révolution de velours» de novembre dernier.Un officier britannique abattu par balles en RFA d'après Renter et AFP bONN n officier de l'armée britannique a été abattu de plusieurs balles en pleine tête hier matin â Dortmund en RFA, a annoncé le ministère britannique de la Défense.L'attentat a été annoncé à Londres quelques heures après l'agression de trois soldats britanniques dans la gare de Lichfield, dans les Midlands en Angleterre.L'un des soldats est décédé de ses blessures par balles.Les deux autres ont ete blessés et hospitalises.L'Armée républicaine irlandaise ( IRA) a revendiqué hier à Dublin les attentats de Dortmund (RFA) et Lichfield (Angleterre).Le major M.J.Dillon-Lee a été tué sur le coup peu après minuit par un inconnu qui lui a tiré plusieurs balles dans la tête, alors qu'il rentrait chez lui en voilure avec sa femme, a précisé un porte-parole du ministère.Un porte-parole de l'armée britannique du Rhin en RFA a precise que l'épouse du major était saine et sauve.En revanche, un policier a été blessé au pied avant que les agresseurs du général ne prennent la fuite.L'officier se rendait en voiture de sa base à son domicile dans le quartier de Gartens-tadt a Dortmund lorsqu'il a ete abattu.Les coups de feu sont partis d'une voiture Mazda métallisée avec deux hommes blonds a bord, selon des témoins.La police a pris la voiture en chasse.Celle-ci a par la suite été retrouvée abandonnée à une quarantaine de km au nord-est de Dortmund, selon un porte-parole de la police ouest-allemande.Le meurtre de Dortmund et l'agression de trois soldats en Angleterre vendredi font suite a une série d'opérations de l'Armée républicaine irlandaise, qui a récemment commis une série d'attentats a la bombe en Grande-Bretagne et a tue par erreur deux Australiens aux Pays-Bas.En tuant deux soldats britanniques en l'espace de six heures, en Angleterre, l'IRA multiplie ses offensives, comme ses lactiques, sur tous les fronts.L'attaque contre les trois jeunes permissionnaires marque un changement de strategic des terroristes républicains irlandais, passant «de la bombe au fusil ».Pour la premiere fois, relèvent les experts, un commando de l'IRA a ouvert le feu en plein jour sur des soldats britanniques sur le territoire anglais, prenant des risques considérables.Un porte-parole de l'Armée a reconnu qu'il s'agissait d'une «nouvelle forme d'action », particulièrement préoccupante.Les «provos» ont eu régulièrement recours aux embuscades de ce genre en Irlande du Nord et sur le Continent, en RFA, en Belgique et aux Pays-Bas, au mépris de la vie des civils, rappelle-t-on.Elles risquent de poser d'énormes problèmes de sécurité en Grande-Bretagne, ou le ministère de la Defense a dépense plusieurs millions de livres ces derniers mois pour protéger les installations militaires.Selon les forces de sécurité britanniques, au moins deux unites de l'IRA opèrent séparément sur le territoire anglais depuis août 1988, debut de sa campagne en Angleterre.Le 16 mai dernier, un sergent britannique avait été tue et un autre grièvement blesse dans l'explosion d'une bombe dissimulée sous leur véhicule a Wembley (nord de Londres).Deux jours auparavant, une autre bombe, cachée dans un parterre de fleurs, avait fail sept blesses devant un centre administratif de l'armée à El-tham (sud-est de la capitale).Sur le sol ouest-allemand, l'IRA a assassine sept personnes et blesse une soixantaine d'au 1res depuis mars 1987 qui marque son retour en RFA, après une pause de près de huit ans.Les attentats se sont intensifies depuis que la justice ouest-allemande a inculpe en juin 1989 deux militants de l'IRA, tous deux accuses d'avoir participe à des attentats en RFA.A ce propos, le Parquet general et la police fédérale ont ete saisis dans l'affaire de l'attentat contre l'officier britannique.La recrudescence de la campagne de l'IRA, notent les observateurs, coïncide avec la perspective de négociations élargies entre catholiques et prolestants et un timide espoir de déblocage politique en Irlande du Nord. B8 \"1 r' LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 3 JUIN 1990 Le moulin de Senneville 210 GUY PINARD L c moulin de Senne-ville est peut-être un des trésors historiques et architecturaux les plus méconnus du Québec.Conservées grâce aux interventions de bonne aloi de ses différents propriétaires depuis trois siècles, ses vieilles pierres ont résisté à l'usure du temps et au vandalisme jusqu'à ce jour.Ce moulin est passionnant à deux égards.En premier lieu, il fut construit en 1086, ce qui le place au deuxième rang en âge parmi la vingtaine de moulins à vent encore debout au Québec, après celui de Grondines, construit 12 ans plus tôt.En deuxième lieu, le moulin de Senneville fut la première place fortifiée érigée en pierres dans la région de Montréal, avec le fort de la Montagne, mais avant le fort de Longueuil (1690), le fort de Chambly (1711) et les fortifications de Montréal (1721).Les moulins à vent Mais avant de parler du moulin de Senneville, il importe de rappeler l'importance qu'ont eue les moulins à vent dans le développement de ce pays.À l'arrivée des premiers colons en Nouvelle-France, au début du XVIIe siècle, le choix des formes d'énergie était plutôt limité puisqu'on ne connaissait que l'énergie hydraulique et l'énergie éo-licnne, la machine à vapeur ne faisant son apparition qu'un siècle plus tard.Les deux formes d'énergie connues avaient leur handicap.Les moulins à eau devenaient inutilisables pendant de longs mois dès que le gel faisait son apparition, ou encore lors des grandes périodes de sécheresse qui asséchaient les rivières.De leur côté, les moulins à vent étaient nécessairement à la merci du vent, mais au moins ils pouvaient fonctionner douze mois par année.Ceci explique la décision de jumeler un moulin à vent a un moulin à eau, si on pouvait se le permettre au plan financier car le moulin à eau nécessitait une importante mise de fond.Tout comme en Europe où les moulins à vent brisent la ligne de l'horizon depuis le XIIe siècle, il existe trois types de moulin: le «moulin-tour», un moulin dont seul le toit pivote; le «moulin-pivot», un moulin dont le corps tout entier pivote sur une base en croix ou en pierre; et le «moulin-cavier», un type de moulin intermédiaire, car seule la partie supérieure pivote.Tous les moulins du Québec sont du premier type.Ils comportaient donc une tour cylindrique, rarement conique, de type lixe, généralement construite en maçonnerie de pierre, incorporant parfois des lambris de bois.Construits en bordure de l'eau afin de faciliter le transport des céréales par lés Cette photo montrant le moulin sans son couronnement conique est sûrement antérieur à 1920, même si on en ignore la date précise.photo cum La porte du côté nord.Écrasé par les mâchicoulis, le linteau en bois penche dangereusement.photo paul-henri talbot.la presse La face sud du moulin.L'angle est le même que celui de la photo d'antan.photo paul-henri talbot.la presse censitaires, les moulins servaient essentiellement à la mouture des céréales (blé, orge, seigle ou sarrazin), mais à l'occasion, on utilisait leur énergie pour scier le bois ou tanner le cuir.Le système seigneurial Le moulin se trouvait au coeur du système seigneurial qui prévalait en Nouvelle-France et qui s'inspirait de la Coutume de Paris.En effet, autour du moulin banal \u2014c'est-à-dire un moulin dont les censitaires étaient tenus de se servir tout en payant un redevance au seigneur, par opposition au moulin communal \u2014 s'installaient les censitaires choisis par le seigneur pour peuple»- sa seigneurie, conformément à la loi.Tel que stipulé par le Conseil souverain dans son edit du Ier juillet 1675, seul le seigneur avait le droit de construire un moulin.C'était ce qu'on appelait le «droit de banalité».Et comme le seigneur était en droit d'obliger ses censitaires à faire moudre leur blé à son moulin, il lui fallait le construire le plus tôt possible, et s'assurer de la suffisance de sa capacité.Mais étant donné le retard de certains seigneurs à faire construire leur moulin, vu le peu de possibilités d'assurer leur rentabilité, le Conseil d'État du roi de France dut intervenir et, le 4 juin 1686, il fixa à un an le délai-limite pour la construction du moulin, au risque de perdre l'exclusivité que lui attribuait le «droit de banalité».Les revenus du seigneur provenaient du «droit de mouture» qui se traduisait par la quatorzième partie du blé moulu, conformément au jugement du 20 juin 1667 du Conseil souverain.H est bien évident que les seigneurs ne moulaient pas les céréales eux-mêmes, ils louaient plutôt leur moulin à des meuniers, soit par bail régulier d'une durée d'un an à neuf ans, soit par bail emphytéotique de 99 ans ( ou encore valable pour la vie du meunier et de ses descendants immédiats), soit par bail à métayage, par lequel on jumelait l'élevage de bétail à la mouture de céréales.Quant aux frais des réparations, ils étaient généralement assumés en grande partie par le seigneur, mais il arrivait à l'occasion que le meunier en fut La face nord du moulin.A larrière-plan, on aperçoit le toit du caveau à légu- rr\\e$ photo paulhenri talbot.la presse l'unique responsable, à son grand désespoir.Bien avant que n'existe le magasin général, c'est au moulin qu'on se réunissait pour discuter de tout et de rien, en toute liberté dans la majeure partie des cas.La construction Des quelque 250 moulins construits au Québec, il n'en reste qu'une vingtaine ( contre plus de 50 moulins à eau ), et seulement cinq d'entre eux sont dotés d'un mécanisme en bon état de marche, mais le moulin de Senneville n'est pas du groupe.En revanche, le moulin de Senneville est le seul à être doté de mâchicoulis au-dessus des deux portes qui se font face au rez-de-chaussée, témoignant ainsi du fait que le moulin de Senneville servit à l'origine de tour fortifiée, entourée d'une palissade de pieux.Une fois devenu le 20 juin 1685 Tunique propriétaire de l'arrière-ficf de Boisbriand qu'il partageait avec son beau-frère Charles Le Moyne, Jacques Le Ber s'adressa aux sulpiciens, seigneurs de l'île de Montréal, afin de leur demander, conformément à la Coutume de Paris, la permission de construire un moulin dans sa propriété.Signée par François Dollier de Casson, datée du 18 août 1686 et consignée au greffe de Bénigne Basset, la permission stipule que .selon led ( ledit ) Sr LeBcr bourgeois marchand de cette ville, il est Nécessaire dans l'intérêt public et l'avancement et la sécurité de la Colonie française d'ériger un moulin a vent sur son fief en haut de lisle, permettant ainsi a plusieurs personnes de prendre terre sur le lac St-Louis ou ailleurs.Il semble que sitôt la permission obtenue.Le Ber ait fait commencer les travaux de maçonnerie puisque le 9 décembre 1686, il signa, toujours devant le notaire Basset, un marché de charpente avec Léonard Paillé dit Paillard, pour faire tous et chacuns Les ouvrages de Charpente nécessaires a Certain Moulin que led Sieur LeBer fait construire au bout d'en haut de cette Isle.Louis lets aurait été le premier meunier engagé par Le Ber, soit le 30 septembre 1687, mais il serait mort sous les flèches des Mohawks avant la fin de l'année.Selon François Vachon de Bel-mont, dans son Histoire du Canada, le moulin fut incendié par les Mohawks le 7 mai 1691.Il ne fait aucun doute que Le Ber fit reconstruire son moulin puisque le 17 janvier 1700, dans l'étude d'Antoine Adhémar, il signa avec Paillé dit Paillard un nouveau marché pour la charpente qui sera nécessaire au moulin que led Leber fait reconstruire en Haut de cette Isle.Ce moulin se trouvait vraisemblablement au bord de l'eau, et serait celui dont fait état le sulpicien Louis Normant du Faradon dans son Aveu et dénombrement de 1731.Ce deuxième moulin fonctionnait toujours en 1814, puisque le propriétaire de l'époque, )ean-Baptiste-Pierre Testard de Louvigny de Montigny, le loua à Joseph Lavoye le 7 juin 1814.En 1822, Joseph St-Michel louait à son tour le moulin.Par la suite, on verse dans l'inconnu car aucun document ne précise à quelle date le deuxième moulin cessa de fonctionner.La dernière mention des moulins dans cette région apparaît dans le recensement de Jacques Viger et Louis Guy, en 1825.Ces derniers font notamment état des ruines du Fort Senneville, d'un ancien Moulin fortifié.Or, il est impensable que le moulin, loué en 1822, soit en ruines trois ans plus tard.11 est clair qu'il s'agit bien de deux moulins différents, et que l'ancien moulin fortifié mentionné par Vigcr et Guy est celui de 1686, donc celui qui se trouve sur un promontoire, au fond de l'immense propriété du 170, chemin Senneville, un lot irrégulier de 231 197 pieds carrés.Connu sous le numéro 14-43, ce lot est la propriété de Bridget et Jcrzy VOUS 92 1992.350 ANNIVERSAIRE DE LA io\\i)\\iioM)i; \\io\\mfi\\i Fialkowski, qui habitent l'ancienne résidence de John Joseph Caldwell Abbott, comme nous l'avons vu la semaine dernière.Le moulin Le moulin de 1686 n'avait évidemment l'apparence du moulin actuel, restauré et recyclé en tour d'observation (désormais inutilisée, à cause de l'escalier devenu trop dangereux) par le docteur John L.Todd, entre 1920 et 1925, avec l'intention d'y aménager un musée.Mais ce projet fut vite abandonné à cause du taux d'humidité qu'on trouvait à l'intérieur du moulin.L'unanimité n'existe cependant pas au sujet de la restauration, car selon la Collection d'architecture canadienne de l'Université McGill, Edward Maxwell aurait effectué une première restauration en 1898, dans le cadre des travaux d'envergure effectués dans la propriété de Sir Edward Seaborn Clouston, nouveau propriétaire du domaine d'Ab-bott.Ces travaux impliquèrent des agrandissements à la résidence principale et la construction de plusieurs bâtiments secondaires.Le cylindre en pierres du moulin d'apparence médiévale mesure 18 pieds de diamètre sur 25 de hauteur.Le toit de forme conique recouvert de bardeaux de cèdre repose sur une galerie vitrée, elle-même érigée sur la sablière, portant la hauteur du moulin à 43 pieds (46 si on ajoute le pinacle au sommet ).La maçonnerie de pierre des champs est similaire à celle des tours du fort de la Montagne, du moulin de l'hôpital Général de Québec et du moulin de Pointe-aux-Trcmbles, qui datent sensiblement de la même époque ; les pierres utilisées dans la maçonnerie des autres moulins sont plus grosses et disposées selon un appareil mieux ordonné.Le moulin ne comporte que trois croisées, sans compter les meurtrières et l'orifice de fa cheminée reliée au foyer construit à l'intérieur du moulin.Du côté nord, on trouve une seule porte, tandis que du côté sud, deux fenêtres à battant séparées par un large meneau en bois surmontent la deuxième porte, dont le linteau penche dangereusement.Les chambranles des portes sont en bois, et les portes sont situées au fond d'une embrasure profonde.Chaque porte est surmonté de mâchicoulis d'inspiration médiévale, qui confirme le caractère militaire de cet intéressant bâtiment.SOURCES Ministère des Affaires culturelles: Onze moulins a vent, par Ronald Maisonneuve; Nos moulins a vent, par Gerald et Cilles Miville-Deschenes; Les moulins a vent du Québec ( texte non signe ); et documents divers -\u2014 Parcs Canada.Inventaire des bâtiments historiques: Fort Senneville, Windmill and Sir John Abbott Summer Residence l document non signe ) \u2014 Communauté urbaine de Montreal, Service de la planification du territoire: Repertoire d'architecture traditionelle \u2022 les residences, Répertoire d'architecture traditionelle \u2022 Architecture rurale-, et docu, ments divers \u2014 Angus.Alexander D.: Old Quebec in the Days before our Day \u2014 Cirouard.Desire : Lake St.Louis Then and Now \u2014 Service de documentation de La Presse.Les moulins a vent du Quebec, par Gerald et Gilles Miville-Deschenes.REPÈRES Nom: moulin de Senneville.Adresse: 170, chemin Senneville, à Senneville.Attention: le moulin est dans une propriété privée.Ces articles sont offerts sous forme de livres par les Editions La Presse, sous le titre Montreal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Architecture Rue McGill: un urbanisme qui gagne par défaut JEAN-PIERRE BONHOMME Lit! a rue McGill College est un cas particulier en matière d'architecture et d'urbanisme a Montréal.C'est en effet la seule rue.à notre connaissance, qui ait fuit l'objet d'un examen d'impact sur l'environnement.Un examen que le monde des affaires, par le truchement des chambres de commerce française et anglaise, a réalisé lui-même et de sa propre initiative.Le secteur prive, on s'en souviendra, s'était élevé voici cinq ans contre le laisser-faire des pouvoirs publics.Il avait pris les choses en mains pour empêcher la Ville d'autoriser des promoteurs à boucher les vues sur la montagne par d'abominables passerelles aériennes.L'intérêt du monde des affaires pour cette rue tient au prestige même du lieu.Il n'est pas un membre des conseils d'administration qui n'aimerait avoir une vue sur le «commom» de l'université McGill, ce parc devenu symbole de la puissance économi- que réelle.Vraiment, on ne pouvait tolérer d'anarchie dans le développement de ce quartier: le prestige même de la ville était en jeu.Sans parler de la valeur des immeubles.L'épisode est donc particulier.Il induit à se demander si la planification privée, lorsqu'elle s'exerce librement, est à la mesure des attentes du public.Ce planning, à n'en pas douter, c'est celui des grands promoteurs immobiliers.Ce sont eux qui ont eu la plus grande influence dans la démarche.La construction toute récente de la Maison Ultramar, à l'intersection de la rue Sherbrooke, devant l'université, constitue la dernière pièce de ce puzzle.On peut maintenant juger du résultat.La première chose â dire est que la réflexion des hommes d'affaires a apporte un peu d'ordre et que cela ne fait pas de tort.Un peu de planification privée est en effet préférable à pas de planification du tout.On se surprend a penser, dans cet ordre d'idées, que si les intervenants de la rue Saint-Denis se concertaient un peu, on n'assisterait pas, comme c'est actuellement le cas.à la scandaleuse dé- vastation qui continue de ravager les maisons de pierre grise aux environs de la bibliothèque nationale et ailleurs, au nord.Et puis on peut s'émerveiller, comme certains le font, de la beauté relative, de la texture intéressante de tel ou tel immeuble, de l'allure de tel ou tel gratte-ciel.La falaise de verre de la Banque nationale de Paris, par exemple.émerveille plus d'un passant.Mais dans l'ensemble, l'observateur peut rester sur sa faim.L'avenue, puisque c'en est bien une maintenant, est en définitive une petite exposition de performances architecturales.Les concepteurs avaient là une belle occasion de faire briller cette avenue en dotant ses éléments d'une unité de style.Cet effort collectif ne s'est manifestement pas réalisé.Les immeubles post-modernes du côté ouest ne sont, en réalité, que des imitations passées du style américain correspondant.11 y a gros à parier que les constructions du Montréal Trust et de l'Industrielle, des réalisations de grands promoteurs notoires, vieilliront rapidement.Elles ne brillent en tout cas pas par leur classicisme.Par ailleurs, malgré ce qu'on peut en dire, le verre réfléchissant de la tour de la Banque nationale de Paris est troublant.Il coupe la relation qui existe entre le piéton et les occupants.Le piéton déambulant sur ces trottoirs a davantage l'impression d'être espionné qu'invité.Ce type de verre, qui n'a rien de convivial, devrait certes être interdit dans la ville.Au total, le planning privé de l'avenue McGill a produit une rue assez sévère, assez insensible au piéton, et dont les fonctions sont trop homogènes.Un planning municipal efficace, s'il pouvait naître un jour, prescrirait probablement que les passants profitent de la présence de boutiques ou de terrasses au rez-de-chaussée.Même le centre commercial Montréal Trust est un peu retourné sur lui-même avec sa rue intérieure parallèle.Le dernier-né de ces immeubles, celui d'Ultramar, des architectes Tolchinsky et Good/., au coin de Sherbrooke, a le mérite de ramener une certaine horizontalité dans cet environnement vertical et distant.Mais il tourne un peu le dos, lui aussi, à l'avenue elle-même.On ne sait pas pourquoi les architectes n'ont pas composé l'immeuble avec plus d'unité, en l'ouvrant sur l'avenue principale, plutôt qu'en l'ouvrant en coin."]
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