La presse, 9 juillet 1990, Cahier A
[" MEXIQVE MONSIEUR Muffler SYNTHONISEZ RADIOMUTUE \u20224 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 4P1Qy-BouL Pay nais, Fabreville 822*3434 Ml\u2014 un \u2014 I > I ¦¦ il.ii.i., .Aujourd'hui: Généralement nuageux, possibilité d'orages Minimum 14° Maximum 26° Demain: Partiellement ensoleillé, details cahier sports MONTRÉAL, LUNDI 9 JUILLET 1990 106e ANNÉE N° 254 46 PAGES, 4 CAHIERS Hors do la zone métropolitaine: 50 cents îles de La Madeleine: 1.00 Aujourd'hui A3 PLACE La plage de Montréal a finalement ouvert au grand plaisir de près de 3000 personnes que n'a pas arrêtées un soleil un peu timide et qui se sont promis de revenir.3 MONDIALE L Allemagne fédérale remporte la Coupe du monde de soccer par un but sur penalty à la 84e minute qui a soulevé contre l'arbitre la colère des Argentins défaits., A3 PETITE BOURGOGNE Vingt-six organisations communautaires de la Petite-Bourgogne se regroupent au sein d'une coalition pour reclamer des autorités un plan d'action contre la drogue.3 ALBANIE L'Albanie accuse, sans les nommer, certaines ambassades occidentales à Tirana de retarder la délivrance de visas à 6000 Albanais réfugiés dans leurs locaux.10 RÉGATES édition des Régates de ValSeyfiefd et remporté 13 des 17 finales, le grand vainqueur étant James King, quia fini en force.Sommaire Annonces classées Immobilier.B4 à B8 marchandises.B8, B9 emplois.B9 automobiles.B9, C7, C8 propositions d'affaires.A7 Arts et spectacles informations.A8 ¦ ciné-horaire.A10, A11 festival de jazz.A8, A9 télévision.A10 Décès.C8 Etes-vous observateur?.B4 Feuilleton.B5 Horoscope.B8 Le bridge.B5 Le monde.B3 Loterie.A4 «Mot mystère».B9 Placents.A6 Cahier sports Rejcan Tremblay.S-8 Philippe Cantin.S-9 Début des négociations sur les pluies acides Mulroney et Bush annoncent pour la semaine prochaine une rencontre au niveau ministériel d'après AFP et UPl HOUSTON, Texas Le Canada et les États-Unis engageront des négociations ce mois-ci en vue d'en arriver à un accord bilatéral sans précédent pour réduire les émissions polluantes, autrement dit les pluies acides, ont annoncé hier à Houston, au Texas, le premier ministre Brian Mulroney et le président américain George Bush.Les pluies acides sont devenues un problème de pollution de plus Gorbatchev fait une demande d'aide formelle aux Sept AFP.CP.UP! et Reuter_ HOUSTON.Texas e président soviétique Mi-tâa khail Gorbatchev a envoyé une lettre à son homologue américain George Bush, hôte du sommet économique de Houston, demandant aux sept puissances industrielles une assistance technique et des crédits pour soutenir ses réformes, a annoncé hier la Maison-Blanche.La veille, le conseiller de Bush pour les affaires de sécurité nationale, Brent Scowcroft, avait indiqué que Gorbatchev avait demandé à d'autres dirigeants occidentaux, et non directement aux États-Unis, une aide alimentaire et sous forme d'autres produits de consommation afin de «donner de l'espoir au citoyen soviétique» pendant la période de deux ans lors de laquelle il mettra en application son programme de réformes économiques.La lettre à Bush sera la «base» des discussions du Groupe des Sept, aujourd'hui, demain et mercredi, sur le sujet controversé de l'aide à l'Union soviétique, a indiqué le porte-parole de la présidence américaine, Marlin Fitzwa-ter.Les États-Unis, le Canada, la France, la Grande-Bretagne, le Japon, l'Italie, la RFA, ainsi que la Communauté européenne, consacreront une bonne partie de leurs travaux à l'aide à l'URSS, l'une des questions qui les divisent.Bonn et Paris prônent une assistance financière directe alors que Washington.Tokyo et Londres n'y sont pas favorables.Dès avant le sommet, Bush a discuté de la question à Houston avec les premiers ministres Toshi-ki Kaifu, du Japon, et Brian Mulroney, du Canada, samedi et hier.voir gorbatchev en a2 en plus grave et le principal sujet de friction entre le Canada et les États-Unis.Les deux pays entendent réduire de 50 p.cent d'ici à Tan 2000 les émissions de dioxide.de soufre des usines du nord des États-Unis qui retombent sous forme de pluies acides des deux côtés de la frontière américano-canadienne détruisant lacs et forêts.M.Mulroney, qui a eu un entretien avec M.Bush, à la veille du sommet des sept pays les plus industrialisés, s'est déclaré «très heureux» de la décision américaine.«Cette journée, je pense, restera pour longtemps une date marquante dans l'histoire des relations entre nos deux pays dans ce domaine important et névralgique de la protection de l'environnement commun», a-t-il dit, soulignant le «changement significatif » de la position américaine.Dans cette perspective, M.William K.Reilly, directeur de l'U.S.Environmental Protection Agency (EPA), l'organisme central américain de protection de l'envi- ronnement, et le ministre de l'Environnement du Canada, M.Robert de Cotret, se rencontreront le 16 juillet à Ottawa pour des discussions préliminaires.Des négociations formelles devraient débuter peu après, ont indiqué MM.Bush et Mulroney.Le Canada faisait pression depuis des années sur les États-Unis pour un traité bilatéral engageant les États-Unis à réduire leurs émissions polluantes.Un accord bilatéral entérinera formellement ce que les deux pays font poui (imiter les émissions polluantes, confirmant les objectifs.Le Canada a son propre programme depuis 1985.Mais l'accord pourrait également déterminer un programme de vérifications, d'échanges d'informations, des méthodes pour résoudre d'éventuels conflits, et établir une commission mixte chargée de superviser sa mise en application.Les dirigeants canadiens s'étaient heurtés à l'hostilité de l'administration du président Ro- voir pluies en a2 UN DIMANCHE PAS COMME LES AUTRES Il n'y avait pas beaucoup d'entrain dans les épiceries RAYMOND GERVAIS -_jgBB elui qui a sorti ça est \"^fci certainement célibataire et n'a aucun respect pour la famille», lance Sylvie Dion, caissière au Supermarché Métro André-Grasset.La remarque est venue, spontanée, du fond du coeur.«Mon mari travaille du lundi au vendredi et on n'avait que le dimanche ensemble.Maintenant, je suis obligée de travailler durant la seule journée de la semaine que nous avions à nous.Je trouve ça très ennuyeux et décevant », d'ajouter la caissière.Cette opinion semble partagée par les employés de supermarchés rencontrés hier, lors du premier dimanche d'ouverture des grandes surfaces d'alimentation au Québec.Qu'on travaille chez Steinberg.Métro.IGA ou Provigo, la réaction est la même parmi les employés.«Ça *écoeure' purement et simplement.», de dire un autre employe.Le gérant du Métro André-Grasset.Denis Hétu.partage la même opinion que ses cm- voir dimanche en a2 On n'a pas pense aux familles, croit la caissière Sylvie Pion qui se retrouvait à son poste sans beaucoup d'enthousiasme.PHOTO ANDREW TAYLOR.La Presoe Wimbledon: les deux Sébastien gagnent le double junior RÉJEAN TREMBLAY envoyé spécial La Presse À WIMBLEDON G l était huit heures moins quart à Wimbledon.Sur le court numéro 3, un des courts de Wimbledon couvert par les caméras de télévision.Huit heures moins quart et le soleil se couchait sur le tournoi de tennis le plus prestigieux au monde.Sébastien Lareau et Sébastien Leblanc, 16 ans tous les deux, posaient pour les photographes et pour la télévision avec la Coupe des champions juniors en double de Wimbledon, arrachée a leurs adversaires sud-africains, ceux-là même qu'ils avaient battus en finale à Roland-Garros.Les deux grands garçons acceptaient les félicitations avec leur habituelle réserve.surprenante.Le court numéro 3 est placé tout près de l'édifice du court central.Tellement près d'ailleurs que l'arrivée de Stefan Edberg qui venait chercher son trophée et présider le banquet d'honneur aux champions, avait dérangé les joueurs pendant leur match.Et avec ses ombres allongées par le soleil couchant, le court central prenait une dimension encore plus impressionnante.«Ça nous fait réaliser qu'il y a encore une longue route à parcourir avant d'arriver au court central», dit Lareau.Les petits gars développent rapidement une mentalité de pro.Un tournoi terminé, il faut penser au prochain.Et ils ne s'en ca- chent pas, le prochain, le vrai prochain, c'est le US Open.Les vlimeux visent un Grand Chelem mais se gardent bien de le dire.Et pourquoi pas?Une mentalité de gagneurs, c'est ça.Si on voulait vraiment comparer, on dirait que les Sébastien sont des choix de première ronde La pBui© n'aura pas eu raSsem du jazz BRUNO DOSTIE euf cent mille personnes ont visité le village du jazz en dépit du mauvais temps, trois spectacles seulement ont été annulés, et même avec 100 000 visiteurs de moins que l'an dernier, les ventes d'aliments, boissons et souvenirs ont été supérieures, avec un total de l'ordre du million et demi de dollars.L'objectif d'aller chercher un autre million et demi avec les ventes de billets, pour les 58 concerts présentés en salle, a lui aussi été atteints.Les organisateurs du Festival international de jazz de Montréal parlaient donc hier, au moment de dresser un premier bilan de sa onzième édition, d'« un succès à l'abri des intempéries».La meilleure preuve en étant selon eux ('affluence à la grande fête salsa au hockey.Saul qu'on ne peut pas comparer, lamais un Canadien, encore moins un Québécois, n'a vraiment fait partie de l'élite mondiale à ce niveau.Or, en simple, Leblanc est septième au monde et à Wimbledon, il a été vaincu par le gagnant éventuel du tournoi, l'Indien Leander Pacs.En double, les Sébastien sont numéro I.Sans discussion.C'est sûr qu'ils n'ont pas gagné leur titre sur le court central.Ni même sur le Un, comme ils s'y attendaient samedi.Mais pour avoir suivi de la première à la dernière seconde, leur difficile match contre Marsh et Ondrus-ka.je sais que la tension était énorme.Palpable.voir wimbledon en a2 suite des informations en s8 suite des informations en a8 et a9 voir jazz en a?Edberg bat Becker Illlli ÊÊÉÊÏÊËÊÈ èlébrez avec CHOIX de FR isponible en rouge et en blanc dans le A2^ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 JUILLET 1990 SUITE DE LA UNE PLUIES Début des négociations sur les pluies acides' nuld Reagan.Mais M.Bush, qui se veut le «président de l'environnement», avait accepté en février 1989 d'engager des négociations une fois que le Congrès aurait adopté une nouvelle loi dite de «Pair pur» prévoyant notamment une réduction de 50 p.cent des émissions de dioxide de soufre d'ici à l'an 2< Les deux chambres du Congrès ont adopté des textes similaires à celui proposé en juillet 1989 par M.Bush.Elles doivent maintenant se mettre d'accord sur un texte commun.«Nous avons fait de grands progrès et nous devons en être tous les deux satisfaits», a déclaré M.Bush, remerciant M.Mulro-ney et le Canada pour leur «patience et leur compréhension.Il a cependant souligné qu'il restait «beaucoup à faire», et à «promis» que les États-Unis coopéreraient.On souligne du côté américain que les deux pays négocieront un «accord» et non un «traité», comme le Canada le voulait.Les responsables américains n'entendent pas recommencer le long processus de décision au Congrès pour un traité, qui devrait être ratifié par le Sénat.Mais on souligne également de source proche de l'administration américaine que M.Mulroney, grâce à cette déclaration sur l'engagement prochain de négociations, peut se targuer d'une importante victoire alors qu'il est en sérieuse difficulté politique.G GORBATCHEV Gorbatchev fait une demande d'aide formelle aux Sept Le premier n'est pas chaud pour aider l'URSS tant que ce pays n'acceptera pas de restituer les îles Kouriles saisies en 1945.Le second a toutefois plaidé hier pour une aide à Gorbatchev.Interrogé par le réseau américain ABC, Mulroney a estimé qu'il doit y avoir, à l'occasion du sommet du G-7, «une réponse» à la demande d'aide de Gorbatchev.«Où en serions-nous si Mikhaïl Gorbtachev était écarté par les conservateurs?Nous serions dans une mauvaise position.Il y a un risque et une réponse doit être donnée», a souligné le chef du gouvernement canadien.L'URSS «a besoin d'assistance technique, de transferts de technologie, de coopération économique et d'échanges commerciaux et chacun d'entre nous peut répondre différemment, mais il doit y avoir au total une action significative», a-t-il poursuivi.«Glasnost et perestroïka sont dans notre intérêt, en tant que Canadiens et Nord-Américains», a insisté Mulroney.«Mikhaïl Gorbatchev est un dirigeant hors pair et un homme d'un courage hors du commun», a-t-il affirmé.«Il y a actuellement un changement fondamental dans l'attitude de l'Union soviétique».Les propos du premier ministre canadien ont été accueillis avec fraîcheur, au cours de la même émission, par les chefs de diplomatie britannique et américain.Douglas Hurd, secrétaire du Foreign Office, a lancé un appel à la prudence au plan militaire et a souhaité que Moscou remette de l'ordre et «reprise les trous au fond de ses poches avant que les pays industrialises lui donnent de l'argent».Tout en réaffirmant le soutien du gouvernement américain au président soviétique, ie secrétaire d'État lames Baker a souhaité quant à lui que Moscou fasse davantage et a souligné que les États-Unis devront changer leur législation pour pouvoir fournir une aide directe à Sébastien Leblanc, à gauche, et Sébastien Lareau au cours du match qui leur a assuré le championnat junior en double à Winbledon, hier.Moscou.Baker avait indiqué la veille que le sommet de Houston «dans son ensemble» ne recommanderait «probablement pas» une assistance économique à l'URSS.Il a toutefois souligné que les Sept étaient plus unis quant à une aide technique, à laquelle les États-Unis sont favorables.Ils ont d'ailleurs proposé une telle assistance à Gorbatchev au sommet de Malte l'an dernier.Le message de Gorbatchev, que Bush a reçu le 4 juillet, ne formule aucune requête spécifique et ne demande pas que l'URSS puisse participer aux discussions économiques des Sept, comme le président soviétique l'avait suggéré dans un message analogue au président François Mitterrand en juillet 1989, lors du précédent sommet des Sept, à Paris.Dans son nouveau message, Gorbatchev explique les réformes qu'il a entreprises et «demande que les pays participant au sommet de Houston envisagent de fournir une assistance économique de nature technique et des crédits qui pourraient être utiles à ses réformes», a précisé Fitzwa-ter.Un autre porte-parole de la Maison-Blanche a indiqué que c'était la première fois que le président soviétique demandait des crédits.11 n'a pu dire quelles formes ceux-ci pourraient prendre.Gorbatchev, qui avait fait part de son désir d'obtenir une aide occidentale dans une lettre au premier ministre britannique Margaret Thatcher avant le sommet de l'OTAN à Londres, aurait également envoyé au chancelier ouest-aïlemand Helmut Kohi et au président François Mitterrand des messages similaires à celui envoyé à Bush, selon des sources américaines.Scowcroft avait réaffirmé samedi qu'il était «très difficile» pour les Etats-Unis de répondre favorablement aux demandes soviétiques tant que des réformes économiques réelles n'auront pas été adoptées en URSS, afin que l'aide occidentale ne soit pas dila- Iridée.Le conseiller de Bush avait aissé entendre que Washington ne fournirait pas d'aide alimentaire, affirmant que celle-ci était «la pire forme d'assistance» car elle ne suscite pas de croissance économique.Il avait souligné que la meilleure aide était les investissements et i! avait ajouté qu'il serait peut-être possible d'aider les Soviétiques à rationaliser leurs systèmes de transports et de mise en marché des récoltes agricoles.Interrogé hier soir depuis Mos- La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres à quatre chiffres 632 6000 i I I I I I ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a I7h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, TelePresse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 I I I I I I I I I la PRESSE est oubliée Dar la PRESSE LIEE.7.rue Samt-jacaues.Montreal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser tes informations de -la PRESSE- et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reoroduction des informations oa't'Cuiieres a la PRESSE sent également reserves 'Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.I I I cou au réseau américain CBS, Guennadi Guerassimov, porte-parole du ministère soviétique des Affaires étrangères, déclarait : «Nous avons demandé une aide et une coopération économiques en fait des crédits.Nous devons naturellement utiliser ces crédits avec sagesse.Mais c'est au sommet de Houston de décider.Ce n'est pas notre problème».Guerassimov a d'autre part déclaré que les États-Unis devraient trouver «une sorte d'accomodément» avec Cuba qui permettrait à ce pays de réduire sa dépendance économique vis-à-vis de l'URSS.«C'est notre obligation» d'aider Cuba, a dit Guerassimov, sur l'aide soviétique à Cuba, perçue comme un obstacle par les Américains à toute une assistance financière à l'URSS.«Pour améliorer la situation, nous suggérons que vous examiniez à nouveau la situation avec Cuba et peut-être vous pourrez trouver une sorte d'accommodement.Cuba n'est plus une menace pour vous», a expliqué le porte-parole, qui a ajouté que l'URSS «est en train de changer ses relations économiques» avec des pays comme le Vietnam et Cuba pour évoluer d'un système de subventions vers «les lois du marché ».?WIMBLEDON Wimbledon: les deux Sébastien gagnent le double junior «Sur le gazon, on ne peut pas se permettre le moindre relâchement.Un faux bond et vous perdez votre service.Et alors, vous êtes dans le trouble», expliquait Lareau après le match.«Et puis, à Paris, on était des inconnus.Ici, on était les favoris, c'est une grosse différence.La satisfaction est encore plus grande».Ils se sont bien battus.Les Sébastien forment une vraie équipe.Dans le premier set, c'est Leblanc qui allait bien.Il sert comme un pro et quand il est en confiance, il est mauvais sur un court.Dans le deuxième set, c'est Lareau qui a pris la relève quand son compagnon a connu un passage à vide.Et quand les deux ont mis de la pression dans le set décisif, les Sud-africains ont croulé.«Us n'ont pas de complexe, c'est certain, ils sont les meilleurs au monde dans leur discipline chez les juniors.Mais ils n'ont pas non plus la grosse tête.Ils ont des objectifs, ils sont disciplinés et ils suivent leur programme à la lettre», soulignait leur coach André Lemaire, plus exténué que ses joueurs.Denis Lareau, le père de Sebastien, a suivi le tournoi de Wimbledon.Lui aussi est conscient Sue pour la première fois,# des luébécois sont dans une position leur permettant de vraiment viser une place dans l'élite mondiale.Même si la route est longue et difficile, même si bien des événements peuvent survenir au cours des trois ou quatre prochaines années.Rien n'est plus fragile qu'un joueur de îri.nis.Si vous voulez avoir une idée du calibre de ces jeunes gaillards, sachez que Marcos Ondruska, le finaliste d'hier, est le même gamin qui a battu Martin Lauren-deau dans les qualifications de Wimbledon il y a deux semaines! «Nous allons continuer selon KR£N^ICNEMENTS^ _285-7272^____________j notre plan, Guy Leblanc (le père I I I I I LUNDI 9 JUILLET 1990 28-1-01 i i i i i de Sébastien) et moi.Mais ça coûte très cher malgré l'aide que fournit Tennis-Canada», a-t-il expliqué.Lui aussi était vidé après cette finale fertile en rebondissements.Les Sébastien rentrent au pays aujourd'hui.En fait, seul Lareau PHOTO AP revient à Montréal pour subir des traitements au dos.Il a été visiblement ennuyé au cours des trois derniers matchs du tournoi.Leblanc, lui, va à Toronto pour y disputer un tournoi canadien.Je ne sais pas ce que l'avenir leur réserve.le ne sais pas s'il faudra les couvrir en Australie, en Italie, au Japon s'ils deviennent des superstars du tennis international.Personne ne le sait.La bagarre est tellement acharnée au sommet de la pyramide qu'une vingtaine des 150 millions de joueurs de tennis du monde réussissent à s'y hisser.Mais pour les avoir suivis à Wimbledon, pour les avoir vus se battre dans des situations difficiles, je peux juste dire une chose.Quoiqu'il arrive, ces deux garçons sont des gagneurs.Le complexe des porteurs d'eau et du petit pain, ils l'ont laissé à d'autres.Roland-Garros et Wimbledon en un mois, qui dit mieux !?JAZZ La pluie n'aura pas eu raison du Jazz du boulevard René-Lévesque, qui malgré la pluie, a attiré entre 50 000 et 75 000 personnes selon les sources.Mais leur « meilleur coup » reste la concentration des activités sur le site unique de la Place des Arts, ont-ils affirmé.Alain Simard et André Ménard convenaient hier d'un certain engorgement des lieux, et disent étudier quelques solutions pour l'an prochain.Mais ils écartent toutefois un retour à la rue Saint-Denis.En attendant la fin des travaux à la Place des Arts, et la prise de possession d'une esplanade au moins deux fois plus vaste en 1992, ils déplaceront vraisemblablement la tente du Théâtre Al-can, qui obstruait partiellement l'accès est du village du jazz, et ils utiliseront davantage la rue Saint-Urbain pour désemeombrer un peu l'axe principal de la rue Sainte-Catherine.Pour lé reste, les organisateurs comptent sur une meilleure information et sur une plus grande familiarité du public avec les lieux, pour qu'il profite comme les initiés l'ont fait cette année, des nunibreux uassages intérieurs du Complexe Desjardins, de la Place des Arts et du métro, pour circule?sans écueil d'une extrémité du rfto à l'autre.À défaut d'incidents, d'accidents, de pépins ou de déficit, la météo constituant la seule ombre au tableau, les critiques quand il y en a, se reportent sur la pro-' grammation.Aux yeux des organisateurs, elles ne tiennent pas davantage.Ils affirment d'abord que leur programmation reste à 80 p.cent jazz, et que même les Keith Jar-rett et les Stanley Jordan que d'aucuns ont l'impression d'avoir assez vus à Montréal, se sont surpassés cette année.La présence de plus de 50 représentants de médias du Canada anglais et de l'étranger démontrent au contraire que son rayonnement international ne fait que croître.Sans parler de l'image positive de tolérance qu'il répand au Canada anglais en ce contexte d'après Meech.Et le succès de public des spectacles gratuits, qui offraient un contenu beaucoup plus audacieux cette année, fait plus que confirmer selon eux, la justesse de leurs choix.Ils voient dans l'achalandage du site en après-midi, et dans le succès décuplé de la Petite Ecole du Jazz avec l'arrivée de Jacques L'Heureux de Fasse-Partout, un indice d'un plus grand intérêt du public familial pour le Festival.Et un premier examen des formulaires de carte de crédit indiquerait selon eux qu'ils n'y avait pas moins de touristes cette année.Le vice-président du Festival André Ménard a d'ailleurs eu des mots très durs, hier, pour les hôteliers du centre-ville qui se plaignaient la semaine dernière, de connaître un creux de vague.«Les grands hôtels, c'est fait pour dormir, mais il serait temps qu'ils se réveillent.Ils ne font aucun effort pour profiter du Festival.Jamais ils ne nous ont contacté, par exemple, pour organiser des forfaits incluant les billets de spectacles.Qu'ils améliorent leur marketing.On n'est pas des agents de voyage.On n'organisera pas les forfaits à leur place.» À d'autres qui ont laissé entendre que le départ de la rue Saint-Denis et l'interdiction des bouteilles et des canettes sur le site, avaient pour but d'assurer au Festival un monopole sur la vente de bière, le président Alaint Simard a répondu que c'est un règlement municipal plus ancien, et des exigences évidentes de sécurité, qui expliquaient l'interdiction.« Et le résultat, c'est qu'il n'y a pas de gens saouls.Us ne peuvent pas apporter leur caisse.Et d'après nos ventes, il se consomme en moyenne un demi verre de bière par visiteur.» Les organisateurs ont annoncé hier que l'an prochain, le Festival de jazz se tiendrait du 28 juin au 7 juillet.En 1992, parce qu'il serait trop près de la Saint-Jean en commençant comme d'habitude le dernier vendredi de juin, il aura lieu du 1er au 11 juillet.En cette année du 350e anniversaire de la fondation de Montréal, Alain Simard a confirmé les contacts avec les responsables des célébrations, et déclaré qu'ils avaient quelques idées sur la façon de s'y associer.Mais rien n'est encore décidé.Le grand événement populaire sera de nouveau présenté sur René-Lévesque l'an prochain.Mais ses vedettes ne sont pas encore choisies.Sauf que les critères d'alternance entre les spectacles d'écoute et de participation, de rencontre entre les communautés culturelles, et de présentation d'artistes qui ne se produiraient jamais à Montréal autrement, continueront à les guider.Pour le reste, on compte améliorer, raffiner, pas grossir.« Le Festival doit rester dans des paramètres vivables », a rappelé André Ménard.D DIMANCHE il n'y avait pas beaucoup d'entrain dans les épiceries ployés.Lui aussi il a trouvé difficile, un dimanche, de quitter son foyer pour venir travailler.«C'est le début d'une nouvelle époque dans l'alimentation et il est bien évident que la décision d'ouvrir les magasins le dimanche ne plaît pas aux employés, et c'est normal.Il va falloir que bien des gens modifient leur façon de vivre et ce ne sera pas facile», dé-clare-t-il.M.Hétu s'interroge aussi sur la rentabilité d'ouvrir le dimanche d'ici l'automne.«Ce matin nous sommes comme un gros dépanneur, la grande majorité des clients ne viennent que pour quelques articles, du lait, du pain, du beurre, des boissons gazeuses.Les véritables commandes sont rares», ajoute-t-il.L'épicier est persuadé que de nombreux petits commerçants ne pourront résister à la concurrence.«Les grandes chaînes d'alimentation vont briser les reins des dépanneurs du coin», conclut le gérant du Métro.Si la décision ministérielle de permettre l'ouverture des grandes surfaces le dimanche déplaît à la grande majorité des employés et même des gérants, les consommateurs réagissent différemment.Pour Pierrette Bouchard, ça fait longtemps que les grandes chaînes d'alimentation auraient dû ouvrir le dimanche.«Mon mari et moi passons six mois par année en Floride.Nous somme habitués à faire notre marché le dimanche.Je trouve cela pratique de faire l'épicerie après la messe.De plus, je suis certaine que cela va créer des emplois éventuellement», ajoute Mme Bouchard.Un autre consommateur, qui sortait de l'épicerie avec quelques articles, a indiqué pour sa part qu'il continuerait à faire son marché durant la semaine, mais qu'au lieu de se rendre chez le dépanneur le dimanche pour une boite de céréales oubliée, il irait désormais au supermarché.«C'est moins cher ici qu'au dépanneur», constate Guy Couture.Pierre Létourneau, un vendeur de croustilles rencontré alors qu'il s'approchait de la caisse avec un panier plein à craquer, a indiqué qu'il faisait exceptionnellement son marché aujourd'hui parce qu'il venait d'emménager dans un nouveau logement.Mais il n'est pas en faveur de NE MANQUEZ PAS LES CAHIERS PUBLIÉS DANS LES MERCREDIS 11,18 ET 25 JUILLET cette nouvelle pratique commerciale.«C'est une décision qui ne fait l'affaire de personne, autant chez les 'gros' que chez les 'petits'», dit-il.«La meilleure solution à mon sens serait d'ouvrir jusqu'à neuf heures tous les jours de la semai\" ne et de fermer le dimanche.Les !;ens auraient ainsi le temps de aire leur épicerie après leur travail», a indiqué M.Létourneau.\u2022 Le propriétaire de plusieurs marchés Métro qui visitait ses différents commerces précise pour sa part qu'il n'avait pas le choix d'ouvrir le dimanche.«Mon principal compétiteur ouvre, si je ne veux pas perdre mes clients il faut que je fasse de même.La compétition est féroce dans le domaine de l'alimentation et il faut embarquer lorsque c'est le temps», dit l'homme d affaires Denis Messier., Face aux objections de plusieurs de ses employés qui manifestaient à l'extérieur avec des pancartes sur lesquels on pouvait lire 'Le dimanche aux familles', M.Messier est persuadé qu'il trouvera certainement du personnel qui acceptera de travailler le dimanche.«Tout changement nécessite une période de rodage et je vais d'abord évaluer si l'ouverture le dimanche est rentable pour tous nos magasins.Je ne forcerai pas mes employés à travailler le dimanche s'ils ne le veulent pas, j'engagerai du personnel spécialement pour cette journée», assure M.Messier.Le gérant du magasin Steinberg situé aux Galeries d'Anjou, Jean-Jacques Poulin, affirme quant à lui que si l'ouverture le dimanche est bonne pour l'entreprise, les employés devront s'en accommoder, cela leur permettant peut-être de sauver leur emploi.Rencontré hier, face au marché Métro situé à l'angle du boulevard Saint-Joseph et de la 16e Avenue à Rosemont, François Lauzon, président du local 500 des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), a révélé que 10 équipes de surveillants du syndicat s'étaient promenées hier dans les différents marchés d'alimentation de la ville afin de vérifier si la loi était respectée.La nouvelle législation permet aux supermarchés d'ouvrir le dimanche à la condition de n'avoir pas plus de cinq employés sur le plancher.Seuls les établissements qui possèdent une boulangerie sur place ont droit à un sixième employé.Or, la patrouille syndicale a noté hier, certaines irrégularités dans plusieurs magasins.Des «agents de sécurité», portant le tablier et le brassard, supposeraient sur place pour s'assurer que les consommateurs ne soient pas tentés par le diable, ne se gênaient pas pour donner un «petit coup de main» à leurs collègues en indiquant, par exemple, où se trouvait tel aliment ou encore en allant chercher à l'entrepôt un article qui ne se trouvait pas sur les tablettes.On pouvait d'ailleurs constater certaines de ces irrégularités lors de sa visite dans des établissements.Un gérant ne s'est d'ailleurs pas caché pour dire qu'il espérait bien que ses «agents de sécurité» répondent aux clients si ces derniers demandaient leur assistance pour trouver un produit.«J'espère bien qu'ils vont répondre, ils ne sont pas muet», a déclaré le gérant.Le représentant syndical Lauzon entend quant à lui dès ce matin faire parvenir une liste des établissements pris en défaut au ministère de l'Industrie et du Commerce.?Ouverture du dimanche: « ça maugrée aussi en Ontario d'après Canadian Press ¦ Les magasins et établissements commerciaux de nombreuses villes ontariennes ont ouvert leurs portes hier dimanche pour la première fois sans craindre d'être passibles d'une amende pour.infraction aux lois régissant les heures d'ouverture des commerces.Mais tout le monde n'était pas satisfait de la nouvelle réglementation, tant s'en faut.«l'y suis complètement opposée,» de dire Diane Coulter dans un petit stationnement de Chatham, «l'ai de la peine pour les gens qui travaillent.C'est la seule journée réelle de congé.» A l'Héritage Mail d'Owen Sound, un groupe de protestataires ont manifesté sous une pluie battante contre l'ouverture des commerces le dimanche.'¦ X;>. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 JUILLET 1990 La A3 obilisation générale contre le crack dans la Petite-Bourgogne MARTIN PELCHAT Q; B(ancs, Noirs, anglophones et francophones de 26 organisations et.groupes communautaires de la Petite-Bourgogne viennent de se regrouper pour la première fois au sçin d'une coalition qui tentera d'obtenir des autorités la mise eii oeuvre d'un plan d'action pour sauver le quartier des ravages du crack et des autres drogues.'C'est un cri d'alarme que lancent, les membres de la Coalition de 1a Petite-Bourgogne; ce quartier du sud-ouest de Montréal où presque chaque nuit est troublée par des coups de feu et par les allées et venues des ven-dçurjs de crack et de leurs clients.Des centres d'hébergement pour ex-psychiatrisés, pour femmes ou pour itinérants (Corporation Lucien-L'Allier, Benedict La-bte .'House, Logifem, Amitié-Soleil ), aux groupes pour l'avancement des Noirs (UNIA), en passant par les maisons de jeunes (Youth in motion, YMCA), l'école élémentaire, et certains leaders religieux (Paroisse St-An-thoriy, Union United Church » , on réclame maintenant que Québec, Montréal et la police de la CUM participent à l'élaboration d'un plan de sauvetage de la Petite- Bourgogne.Le, portrait qu'ils tracent du quartier est cauchemardesque: les enfants trouvent chaque ma-tin'^ans le parc Campbell-Centre des seringues contenant du sang et des sachets qui servaient à em- baller la cocaïne et surtout les roches de crack.Le commerce de la drogue est florissant dans l'îlot Saint-Martin, un complexe de HLM sacré «modèle de rénovation urbaine» au début des années 70, situé dans le quadrilatère formé des rues Des Seigneurs et Richmond, Saint-Jacques et Saint-Antoine.C'est une sorte de labyrinthe où les issues abondent et où les policiers n'interviennent que difficilement.La violence y est omniprésente et le cercle vicieux de la criminalité a fait son oeuvre.«Dans le quartier, on peut acheter un magnétoscope volé pour 50 $ ou un manteau de fourrure pour 50$ à 70$», lance le père Francis Xavier, co-directeur de Tyndale-Saint-Georges, une des plus vieilles institutions sociales du quartier.Le soir, certains livreurs de pizza refusent de se rendre dans l'îlot, attendant dans leur voiture, au coin de la rue, que les clients viennent chercher à pied leur commande.Et rares sont les dépanneurs encore ouverts après 22 h.II y a dans la Petite-Bourgogne 1000 jeunes âgés d'entre 9 et 18 ans, explique le père Francis, qui est un des organisateurs de la nouvelle coalition.On voit des drogués de 13 ans et l'école élémentaire a vu sa clientèle diminuer de façon dramatique.Certains enfants sont recrutés par les vendeurs de drogue comme guetteurs, en prévision des descentes de police.Ils sont parfois payés avec de la drogue.Oka donne un sursis de 24 heures aux Mohawks « m «J'essaie d'éviter l'affrontement mais il y a des limites à tout», dit le maire Ouellette MARTIN PELCHAT B Le maire d'Oka, Jean Ouellette, accorde une journée supplémentaire aux Mohawks qui occupent lé chemin du Mille afin qu'ils se plient à l'injonction les enjoignant de lever leur siège.«Dans mon esprit, le délai inclut la journée de lundi», a indiqué hier à La Presse M.Ouellette, qui tentait en soirée de réunir ses conseillers afin de mettre la dernière main à la stratégie d'Oka.«J'essaie d'éviter l'affrontement, mais il y a des limites à tout », a ajouté le maire Ouellette.* » C'est dire qu'à partir de demain, la Sûreté du Québec pourrait être appelée à escorter les employés municipaux qui auront la tâche de détruire les barricades défendues par les traditionalistes mohawks et par des Warriors, lesquels sont habituellement armés.Après avoir obtenu en fin de semaine l'appui de quelques dizaines de représentants de nations amies du Québec, de l'Ontario et des États-Unis, les membres du Lbnghouse ont réaffirmé hier leur intention de maintenir le blocus du chemin du Mille en dépit !de l'injonction obtenue par Oka il y a 10 jours.«Nous allons continuer à nous opposer à toute tentative par quelque police étrangère ou forces civiles ou paramilitaires d'envahir notre territoire et de menacer nos droits de propriété sur nos terres ancestrales», ont fait savoir par voie de communiqué en fin de soirée des porte-parole de Ja Confédération des six nations iroquoises.Le peuple canadien et son gouvernement devront porter l'odieux du sang qui pourrait être versé, ajoutent-ils.«Votre passé de violence à notre endroit et vos menaces de faire de même dans l'avenir sont les vraies barricades qui séparent nos peuples d'une ère de coexistence pacifique», écrivent-ils encore.Le négociateur du ministère fédéral des Affaires indiennes dans le dossier d'Oka, Yves Désilets, y ira aujourd'hui d'une ultime tentative afin d'éviter l'affrontement.«J'ai le mandat du ministre (Tom Siddon) de trouver une solution pacifique à ce problème et c'est ce que j'essaie de faire», a expliqué M.Désilets, qui attendait en fin d'après-midi des retours d'appels des traditionalistes du Longhouse et du Conseil de bande.Par ailleurs, le maire d'Oka recevra aujourd'hui un appel du ministre québécois responsable des Affaires autochtones, John Ciac-cia.L'attachée de presse du ministre Ciaccia n'a pas voulu préciser si le ministre aura dans sa manche une proposition pour dénouer l'impasse.Mais elle a rappelé que le dossier concernait avant tout Ottawa et Oka.Et le maire Ouellette continue de dire que tant que les barricades seront érigées, il s'opposera à toute négociation avec les Mohawks sur le projet d'expansion du golf.Les Mohawks affirment que ce projet se ferait sur des terres ieur appartenant.« Je ne veux rien négocier avec des gens qui sont illégaux», répète M.Ouellette.L'îlot Saint-Martin, HLM-modèle du début des années 70, est devenu une sorte de labyrinthe où les issues abondent et où les policiers n 'intervienne nt que difficilement.photo luc si mon perrault.u presse 3000 Montréalais envahissent «leur» plage RAYMOND GERVAIS ¦ Enfin, la plage tant promise aux montréalais a ouvert ses «portes» hier, trois semaines après la date prévue.Malgré un soleil parfois timide, près de 3000 personnes ont franchi les tourniquets du Parc-plage de l'île Notre-Dame d'une capacité de 5000 personnes.La plage devait normalement ouvrir le jour de la Fête, de la Saint-Jean-Baptiste, mais la grève des camionneurs artisans a retardé la livraison des chargements de sable et de terre commandés par la Ville.Pour André Chaput et Nathalie Tremblay, deux résidents de Montréal, il était temps que la plage ouvre.«À chaque été nous allions plusieurs fois à Plattsburg sur les bords du lac Champlain.C'était loin et ça coûtait cher en essence.Ici, c'est plus proche et ça ne coûte rien en carburant.On va revenir c'est certain», a déclaré le jeune couple.Micheline Desrosiers, 8 ans, était très heureuse hier, de patauger dans l'eau du lac de l'Ile Notre-Dame tandis que son frère Charles, 9 ans, s'affairait à ériger un château de sable.«L'eau est un peu fraîche, mais c'est bien agréable quand même de pouvoir se baigner à l'ombre des gratte-ciel de Montréal.J'ai 35 ans et je me souviens que ma mère me racontait qu'elle venait se baigner avec son père dans les eaux du fleuve Saint-Laurent au pied du fort de l'île Saint-Hélène.Je ne croyais pas qu'un jour je pourrais me baigner à mon tour dans un lac sur l'Ile Notre-Dame.C'est une très bonne initiative de la part de la Ville de Montréal, qui aurait dû d'ailleurs, créer cette plage il y a longtemps», a indiqué la mère des deux enfants, Mme Claire Desrosiers.Hier midi, le maire Jean Et hop le ballon! dans les eaux du photo andrew taylor.La Presse semblent dire ces jeunes qui s'amusaient hier, Parc-plage de l'île Notre-Dame.Doré, est venu taire son tour, question de saluer les gens et aussi, il faut bien le dire, de savourer cette réussite.Toutes les personnes interrogées hier, sont unanimes, la plage répond à un besoin chez les Montréalais qui vivent dans une île, mais qui n'ont guère la «jouissance de toute cette eau qui les entoure.Finalement, pour les deux chefs de plage, Marc Beaudoin et Pierre Tabah, tout se présentait bien hier, et les deux responsables espéraient une seule chose: que l'été soit beau et chaud ! 664 livres d'herbe à poux cueillie ici et là à LaSalle LILIANNE LACROIX B «Hé, les gars! Vous en avez dans votre rocaille.)» Avec un grand sourire, Michel Sarrazin, contremaître des espa- T \u2022 r 1 - .'.V photo richard codin.LJ Presse Nathalie Cormier a fait plus que sa part hier en apportant 27 livres d'herbe à poux lors de la campagne de ramassage à LaSalle.ces verts à LaSalle, a arraché, entre quelques fleurs, les deux plants d'herbe à poux et est venu agiter son trophée sous le nez des pionniers du téléphone qui avaient offert leur collaboration à la ville et au DSC Verdun pour leur projet d'éradication de cette herbe nuisible.C'est en effet à la Maison des Pionniers, sur Strathyre, que la population de LaSalle était invitée hier à apporter des plants de cette grande responsable du rhume des foins.Deux petites amies, qui en étaient à leur deuxième «voyage» et qui convoitaient particulièrement les bicyclettes et les téléphones offerts en tirage, travaillaient depuis le matin.À elles deux, Melissa Doyon, 9 ans, et Marie-Claude Lachaine, 10 ans, avaient amassé dix livres d'herbe à poux.«On en a arraché devant chez nous mais surtout dans le champ de l'hôtel de ville.» Car de l'herbe à poux, on en trouve partout.Aux abords des rails de chemin de fer, des routes, sur les terrains vacants, dans les pelouses, dans les rocailles.et même sur les terrains appartenant à la ville.M.Sarrazin sourit: «Nous traitons nos terrains à chaque année, mais seulement en juillet.» C'est en effet en août, alors que les plantes fleurissent (des petits cônes verts qui ne s'appellent fleurs qu'aux yeux des botanistes ) et que leur pollen voyage dans l'atmosphère que les victimes commencent è éternuer à répétition, à avoir le nez bouché, les yeux larmoyants et même des étourdissements.Dans les cas extrêmes, cette allergie peut même causer de l'asthme chronique.Selon Robert Rousseau, du DSC, 10 p.cent de la population souffre du rhume des foins, soit environ 500 000 personnes au Québec.«Malgré cela, selon une de nos études, 5 p.cent seulement des gens savent reconnaître la plante et 61 p.cent disent qu'il ne faut surtout pas y toucher.» Car un des problèmes, pour les responsables du DSC, c'est que les gens ont tendance à confondre herbe à poux, responsable du rhume des foins et herbe à la puce qui entraine des démangeaisons cutanées, même si les deux plantes ne se ressemblent pas le moins du monde.Pour les responsables de cette campagne d'arrachage qui constituait une première, l'important, c'était de sensibiliser les gens.Au total, la journée aura d'ailleurs permis d'amasser 664 livres de cette mauvaise herbe grâce à la participation officielle de 64 personnes, souvent aidées par des amis et des membres de la famille.«Mon frère et ma mère souffrent du rhume des foins.le voulais les aider», explique Michèle } Bélair, 10 ans, qui, avec leur contribution, a rapporté 120 livres.Ce faisant, elle remportait la bicyclette offerte au citoyen qui apporterait le plus d'herbe à poux.Martine Desrochers et son mari Mario Jean ont rapporté pour leur part 86 livres d'herbe à poux: «11 est temps qu'on fasse des campagnes comme celles-ci, tellement de gens souffrent à cause de cette plante, dit Mme Desrochers.Même si ça n'est pas notre cas, nous voulions faire notre part.» Récemment, le conseil municipal de LaSalle votait une résolution s'engageant à éradiquer l'herbe à poux de son territoire dans les cinq prochaines années.M.Rousseau est confiant: «La Gaspésie est le seul endroit du Québec qui n'a pas d'herbe à poux.Savez-vous pourquoi?Parce que, dans les années 40, Elzéar Campagna, un agronome du coin, lui a fait une lutte effrénée.Seul, sans argent, il a réussi à convaincre les écoles, les cultivateurs et la population en général de mettre la main à la pâte.En dix ans, l'herbe à poux avait disparue de la péninsule.» «S'il a réussi dans ces conditions, pourquoi pas nous?lance M.Rousseau.Si on a du succès, qui sait, les municipalités environnantes et même la banlieue suivront peut-être notre exemple.» «Nous sommes prisonniers' dans nos maisons, lance une mère de jeunes enfants qui habite l'îlot.Je veux m'en aller.Ce n'est plus, vivable.Mais où vais-je trouver un logement à 200 $ par mois?» Ses enfants reconnaissent les junkies dans la rue.Le soir, elle, leur demande de se tenir*loin des fenêtres.On ne sait jamais, une balle perdue.«Ce coin,s'en va en enfer!» .dit-elle.La problématique du quartier, explique une travailleuse sociale qui par crainte de représailles, demande elle aussi qu'on ne l'identifie pas, passe nécessairement par cette concentration de HLM (1600 unités de logement), la; plus importante à Montréal, qu'on trouve dans la Petite-Bourgogne.«On ne peut pas se permettre de faire un ghetto d'assistés sociaux, de drogués et de pauvres, dit-elle.C'est de la dynamite.» Et puisque le logement social est l'affaire de l'Office municipal d'habitation, cet organisme doit participer à l'élaboration d'un plan d'urgence, explique le père Francis.Comme la Ville et la police doivent en être, ajoute-t-il.13 morts accidentelles Presse Canadienne ¦ Le nom d'au moins 13 personnes apparaît sur la liste des morts survenues accidentellement au Québec durant la fin de semaine, selon les rapports de police disponibles en milieu de soirée, hier.Un tout jeune enfant qui aurait eu 2 ans le mois prochain, Vincent Lemay, a été écrasé mortellement par une camionnette, hier matin, alors qu'il s'amusait dans la cour d'un voisin, à Plessisvitle.dans les Bois-Francs.Vers 10 h 15, hier matin, sur la route 138 à Baie-Trinité, entre Baie-Comeau et Sept-iles, une perte de contrôle dans une courbe a coûté la vie à Ruth Desrosiers, une Drumraondvilloise de 45 ans.Ginette Babin, âgée de 31 ans et demeurant à Rawdon, a connu une fin tragique peu après minuit, hier matin, sur la route 341 à Rawdon même, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Montréal.Le véhicule dans lequel elle prenait place a raté une courbe.Durant la soirée de samedi, vers 20 h 45, sur la route 132 à Sainte-Angèle-de-Laval, en face de Trois-Rivières, Alban Lantei-gne, âgé de 51 ans et demeurant dans le secteur Saint-Laurent à Montréal, a péri lorsque le véhicule dans lequel il prenait place a manqué une courbe et heurté un ponceau.Le pilote et le passager d'un hydravion ont péri samedi matin, vers 11 h 40, lorsque leur appareil de type Piper a décroché peu après l'envol et s'est abîmé dans les eaux du lac Bowker, près de Bonsecours, à une vingtaine de kilomètres au nord de Magog, en Estrie.Les victimes sont le pilote Clermont Beaulieu et Réal Roy ; tous deux étaient âgés de 44 ans et demeuraient à Saint-Basile-le-Grand.Vers 21 h 15, samedi, au moment où il traversait une rue d'Amqui, un piéton a été heurté mortellement par une motocyclette.La victime est Jean-Claude Lepage, 49 ans, d'Amqui.L'explosion violente d'un pneu ¦ \u2022 i \u2022 uc v-uiiiiuii, uaita Uii £aiagC fiivC de5aint-Léon, au Lac-Saint-Jean, a causé la mort de celui qui en faisait l'installation sur une jante, vers midi, samedi.La victime est Réal Tremblay, âgé de 37 ans et domicilié à L'Ascension.Vers 11 h 20, samedi, sur le boulevard Talbot à Stoneham, au nord de la Vieille Capitale, Ginette Paré, âgée de 37 ans et demeurant à L'Ange-Gardien, a trouvé la mort quant la moto qu'elle chevauchait a heurté de plein fouet une automobile circulant en sens inverse.Michel Legaré, un Montréalais qui avait eu 30 ans il y a une semaine, a perdu la vie vers 6 h samedi matin après s'être endormi au volant sur l'autoroute Jean-Le-sage, près de Saint-Hyacinthe.Sur la route 132 à Sainte-Croix, dans la région de Lotbinierc\\ au sud-ouest de Québec, vers 1 h,.samedi, Réjcan Demers, âgé de 38 ans et demeurant à Charlesbourg, s'est tué lorsque son automobile a dérapé dans une courbe, puis heurté un ponceau pour se retrouver dans un profond fossé.La voiture n'a été repérée que sept heures plus tard et la mort avait déjà fait son oeuvre.Une femme de 53 ans demeurant à Joliette, Xïervaise Dal-court, est décédéc des suites des blessures qu'elle s'est infligées vers minuit, durant la nuit de vendredi à samedi, le feu ayant enflammé ses vêtements alaors qu'elle cuisinait dans sa résidence.Un peu avant minuit, vendredi soir, une homme de 53 ans.Claude Saulnier, a été tué lorsque la voiture dans laquelle il prenait place a été emboutie a l'arrière par un autre véhicule circulant sur l'autoroute 40 à la hauteur de La val trie, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Montréal. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 JUILLET 1990 Ovila Lespérance fut indigné lors d'un voyage à Montréal de voir (e géant Beaupré exposé dans sa nudité.¦ Le géant Beaupré a été incinéré et enterré d'épris Canadien Press WILLOW BUNCH, S*skmtchcw*n Il Plus d'une centaine de parents clu géant Beaupré (Edouard) ont enterré les cendres de leur aïeul, qui mesurait 2,32 mètres, au cours d'une cérémonie religieuse en fin de semaine à Willow Bunch, en Saskatchewan, d'où il était originaire.! Ses nièces, neveux et autres parents plus éloignés, ainsi que 200 personnes sont venus rendre un dernier hommage à l'illustre Canadien français dans cette petite ville du sud-ouest de la Saskatchewan.\u2022 Les cendres d'Edouard Beaupré ont été enterrées à côté du musée de Willow Bunch, non loin d'une statue grandeur nature en fibre de verre, qui a été inaugurée à la inêrae occasion.| L'artiste de la Caroline du Nord qui a sculpté la statue de 5000 S Ta transportée à Willow Bunch attachée sur le toit de sa Cadillac.\u2022 Le service religieux de la fin de semaine met fin à une campagne entreprise il y a 15 ans par le neveu du géant, Ovila Lespéran-cc, pour ramener le corps embaumé de son oncle dans son village natal.Né en 1881, Edouard Beaupré se mit à grandir rapidement à cause d'une tumeur à l'hypophyse.À l'âge de neuf ans, il mesurait déjà six pieds et à 17 ans, quand il entra au cirque Barnum, il atteignait sept pieds.Il devait mourir de tuberculose à 23 ans au cours de l'Exposition universelle de St.Louis, en 1904.Enterrement décent Ses parents, qui n'avaient pas les moyens de ramener son corps au Canada, acceptèrent la promesse du directeur du cirque de lui faire un enterrement décent à St.Louis.Mais le corps embaumé du géant fut exposé au public, d'abord à St.Louis, puis dans un musée et un cirque à Montréal.L'université de Montréal acquis finalement le corps et l'exposa à son tour jusqu'en 1975 à l'université.Ovila Lespérance, qui pensait que son oncle était enterré depuis longtemps, fut indigné lors d'un voyage à Montréal cette année-là de le voir exposé dans sa nudité.Il essaya alors de reprendre possession de la dépouille mortelle, mais sans argent il ne put intenter des poursuites en justice.L'université accepta finalement de rendre le corps à la famille Beaupré, à condition qu'il soit incinéré pour réduire la possibilité de le voir de nouveau exposé en public.SEMINAIRES Semaine ou fin de semaine 1,2 ou 4 jours 6 étudiants par classe \u2022 Introduction à l'informatique (DOS) \u2022 Wordperfect \u2022 Lotus 1-2-3 \u2022 DBase * Autnss cours disponibles * Frais déductibles d'impôt gt3 Q7Q.Q1ftft Poste 38 ISI International (Québec) Inc.1055.côte Beaver Mall, Montréal Formation professionnelle depuis 1964 METRO I Meiro Victoria Sortie Belmont m I?E S ULTATS Tirage du 90-07-07 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi 11 14 15 25 58 42 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 > .q u é b e \u2022 GAGNANTS LOTS 0 4 015 092,10$ 1 833614,50$ 239 236450$ 15197 8MK 297716 10,00$ VENTES TOTALES: 18 297147,00! No complémentaire: 45 PROCHAIN GROS LOT 1JW^^^ (APPROXIMATIF) : 10 000 000,00$ Prochain tirage: 90-07-11 Tirage du 90-07-07 EStra Vous pouvez jouer jusqu'à \u2022 20 h les soirs de tirage NUMÉROS 546497 4649?6497 497 97 7 LOTS 100 000$ f OOO $ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 9007-07 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 2 3 2 8 11 19 36 39 2943 45 518 LOTS 714 919.00$ 15 787,50$ 555,10$ 4*20$ 5.00$ No complémentaire: prochain gros lot 10 MISE-TÔT 13 21 28 31 GAGNANTS 177 LOT 282,50$ (approximatif) : *W lAW.W Ventes totales: -| $74 652,00$ e reseau des tirages de Loto-Québe Les modalités d'encaissement des bfflets gagnants paraissent au verso des bWets.En cas de disparité entre cette liste et la liste off Kl die.cette dernière a priorité.f Sus aux gratte-ciel, clame Action-Montréal AlC TROTTIBIt ¦ Le groupe Action-Montréal rejette le plan directeur du centre-ville de Montréal, et ses amendements apportés en Juin, parce que «cela fait de notre ville un nouveau Manhattan, avec des gratte-ciel pour remplacer nos plus beaux monuments d'architecture».«Rien, dans le plan proposé par l'administration Doré, ne prévoit conserver les beautés actuelles de Montréal.Les investisseurs vont vite comprendre que Montréal est la place idéale' pour la spéculation!» L'architecte Michael Fish ne mâche pas ses mots.En offrant un tour de ville particulier, hier, à tous les Montréalais qui passaient près des rues Sainte-Catherine et Guy, il tentait de sensibiliser la population aux problèmes qui risquent d'arriver si le plan est adopté.Les intéressés sont montés dans l'autobus jaune mis à leur disposition et, après quelques vroum vroum, ont regardé avec des yeux ronds les bâtiments, stationnements et édifices de toutes sortes que M.Fish leur a présentés.Sur la rue Crescent, près de la rue De Maisonneuve, 1 architecte a montré de superbes maisons appartenant â l'université McGiil.«Avec le plan directeur, les propriétaires peuvent détruire ces maisons et construire des édifices d'une dizaine d'étages.» Sur la rue Sherbrooke, l'autobus s'est dirigé vers l'est.Cette fois, ce sont les deux ou trois églises qui entourent le Musée des beaux-arts que M.Fish pointait du doigt: «En permettant aux églises de doubler et même tripler leur superficie, le plan laisse toute la place aux spéculateurs qui n'auraient qu'à payer le gros prix pour convaincre les propriétaires de vendre.Et ensuite, ils pourraient faire construire de nouveaux gratte-ciel.» Des exemples comme ça, M.Fish en a dénoté des centaines.Des centaines de petites maisons, de jolies bâtisses et de magnifiques églises qui seraient menacées par le plan directeur du centre-ville.M.Fish fait valoir qu'en bout de lignQ, la ville va s'enlaidir et se déshumaniser.Les résidents, de surcroît, devront payer une partie de la note.En prenant la porte.Marvin Rotrand, conseiller municipal de la Coalition démocratique de Montréal, accompagnait le groupe, hier «Il faut â tout prix revoir le dossier.Le RCM veut faire passer le tout à la hâte.Moi je dis qu'on doit attendre les élections et prendre notre temps avant d'adopter un tel projet.» Les élections municipales ont lieu le quatre novembre prochain.L'administration municipale devrait avoir adopté le plan directeur quelques mois auparavant, c'est-à-dire â la fin du mois d'août.Manie en faveur au curé cfe saint-PËerrc-CBavcr Le curé Robert Lambert, de la paroisse montréalaise de SaintPierre-Claver, a reçu une manifestation d'appui de la part de paroissiens qui se sont regroupés sur le parvis de l'église avec des drapeaux et des pancartes demandante Dieu de bénir */e Québec libre».On se souvient qu'une pancarte similaire, plantée devant l'église par le curé, avait soulevé des réactions fort diverses et lui avait mérité une réprimande de la part des autorités ecclésiastiques.photo pc Louisiane: les pro-vie perdent une manche \u2022 xk *Jm II faut le faire! Le prix de la 240SX est réduit de coupé sport de Tannée 1989».E§gP% 1 000 S, ce qui en fait le prix le plus bas jamais fHÏ v^f.°ffert- Que diriez-vous d'une grande sportive au moteur à injection de 2,4 litres et 12 soupapes, encore plus puissante que l'Acura Integra LS ou la Toyota Celica ST?Munie d une suspension arrière indépendante multi-articulée, la 240SX se porte comme un charme sur la route.Pas étonnant que l'Association canadienne des journalistes de l'automobile l'ait reconnue comme le «meilleur nouveau Faites vite un tour chez votre concessionnaire Nissan avant qu'il ne soit trop tard.Parce que, voyez-vous, à 17 890 S attraper une 240SX, c'est du sport! NISSAN génial.\"Pnx upexiA pouf k msicx 2-&SXCout* : parrs 6e bx* le pux spfcul pour le m»«- de bue FisrtvxV K1 quffiusot es 18 3tt) S U coofr.yowux.T peut %*nàt i un pnx momàt CrnroftrKtrnw* le 31 juillet l$$0 \\byts \\Ocr concevjunru rc paroopint pour tous le dcuik L'Association des concessionnaires Nissan du Québec. LA PRfcSSg, MOIXTKfcHU, LUjjjUj S jUiluc.jggu A5 Larose croit que la poursuite de 1,5 milliard $ «contre MIL vise à faire avorter des pourparlers ¦ Le président de la CSN, Gérald Larose, s'est déclaré surpris tant du contenu que de l'ampleur de (a poursuite (plus de 1,5 milliards) intentée par la Saint-lohn's Shipbuilding Ltd, du Nou-veau-Brunswick, contre le Groupe MIL dans le dossier de la construction des frégates pour la Marine canadienne.La CSN croit également qu'il s'agit d'une manoeuvre délibérée èt planifiée dans le temps en vue de compromettre l'issue des pourparlers actuels entre le gouverne- ment fédéral et le Groupe MIL quant au coût réel des frégates construites par les chantiers québécois.De plus, le président Larose partage l'évaluation du Groupe MIL qui estime qu'une telle poursuite, dans le contexte actuel, équivaut à une tentative ouverte pour vouloir éliminer pour de bon le seul concurrent de l'entreprise du Nouveau-Brunswick dans ce dossier des frégates.Le 1er juin, la St.John Shipbuilding, maître d'oeuvre pour la construction des frégates, avait servi un ultimatum à la compagnie québécoise, l'enjoignant de changer ses méthodes de travail sans quoi le contrat de 389 mil-IionsS pour la construction de trois frégates serait annulé.Du côté MIL, on admet que les travaux accusent un retard de deux ans mais on précise que la St.John n'a toujours pas livré la première frégate, ce qui représente un retard encore plus important, soit de trois ans.Selon le président de la CSN, ce AVISEZ VOTRE PORTEUR OU TÉLÉPHONEZ AU 6911 Le service à domicile de La Presse reprendra dès votre retour de vacances.BONNES VACANCES dernier épisode dans le dossier des chantiers maritimes du Québec souligne également l'importance, pour les 3500 travailleurs dés sites de MIL à Lauzon et à Tracy, d'une prise de position rapide dans ce dossier de la part du gouvernement fédéral et de son ministre responsable, M.Benoit Bouchard.La centrale syndicale estime effectivement que le ministre canadien de l'Industrie, des sciences et de la technologie doit donner une suite favorable aux demandes du Groupe MIL contenues dans le plan d'exploitation qui lui a été remis le 25 mai dernier.Enfin, rappelons que la CSN et ses syndicats affiliés concernés par le dossier ont appuyé le plan d'exploitation du Groupe MIL sous réserve de quelques considérations complémentaires aux analyses et propositions de stratégies comprises dans ce plan.Le Skydome a aussi ses problèmes d'après CP TORONTO ¦ Il n'y a pas qu'au Stade olympique que le toit reste accroché à l'enceinte du stade.C'est également devenu un sujet de plaisanteries à Toronto où le toit du Skydome est resté fermé au cours du week-end, laissant 100000 spectateurs cloisonnés à l'intérieur malgré de chaudes journées estivales.Le match de samedi, avec les Mariners de Seattle comme visiteurs, a été joiié avec un toit fermé à cause d'une zone d'ombre au-dessus du marbre.Puis, hier, ce n'est pas à cause d'une matinée ensoleillée que le toit ne s'est pas ouvert.À l'heure du match, un épais front nuageux s'est présenté dans la région de Toronto, éliminant évidemment toute possibilité d'ombres, et l'équipe de travailleurs pour l'ouverture du toit a été prié de demeurer à la maison.Le toit est donc resté fermé.L'ombrage de samedi était causée par le panneau situé à l'extrémité sud du toit.Lequel ne pouvait s'ouvrir à cause du bris d'un tranformeur électrique, devenu défenctueux à la suite d'un feu vendredi.Puisque le lanceur se retrouvait au soleil et la frappeur dans une zone ombragée, plusieurs frappeurs se sont plaints que les conditions pour frapper devenaient difficiles.comme dans les stades où il n'existe pas de toits rétractables.ft 14999$, la Pi ikar dêolaœ delciir NISSAN Cet été, sautez à bord d'une Pulsar | sport avec toit en T, chaîne stéréo, équipée dune série complète de caractéristiques avantageuses comme vous les aimez, à un prix comme vous le rêviez.Mais dépêchez-vous parce que cette offre se » \u2022 » i V 4 s o 1*10 termine le 31 juillet 1990.Alors, passez chez votre concessionnaire Nissan maintenant et changez d air avec la Pulsar! 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sam ' 19 h.22 h 50.THÉÂTRE LES JUMEAUX (141.Saint-Charles, Sainte-Thérèse) \u2022 «Ciel de lit», de Jean de Har* tog.Ven., sam., 21 h.THÉÂTRE THÉÂTRE DE LA GALERIE (6968.Saint-Denis)-«Chat en poche» avec Nancy Gauthier, Manon Laflamme, Françoise Tardy, Maurii- Fournier, Jean-François Cagnon, Bertin St-Pierre et Bernard Tanguay.Mere au ven: 20 h 30.Sam: 18 h, et 21 h.Jusqu'au 11 août.LA LICORNE (4559, Papineau, 523-2246) -«Penthezilée, reine des Amazones», de Hein-rich Von Kieist.Du mere, au ven., 20 h 30; sam., 16 h.20 h 30.BAR-THEATRE LES LOGES (1237, Sanguinet) -«Meurtre en coulisses», de Normand Vincent et Denis Sénéchal: 20 h.HANGAR NO.9 (Vieux-Port, 847-0042) -«Pourquoi les rues sont-elles si sombres?», de Joe Frank: 21 h.VARIÉTÉS SPECTRUM DE MONTREAL- Noir Désir et Alain Bashung.21 h.FOUFOUNES ÉLECTRIOUES (87 e., Sainte-Catherine) \u2022 DJ Rick Wild.21 h.BAR LE KILOMÈTRE-HEURE- Groupe Northland U.N.I.22 h.LES BEAUX ESPRITS (2073.Saint-Denis) \u2022 Al Ward: 21 h 30.STATION 10 (2071 o., Sainte-Catherine)- Battle of the band.Des 21 h.MONTRÉAL HILTON AÉROPORT (12505, Côte-de-Liesse)- Piereth Vermeil, chanteuse.20 h30.Manon Robert, piano-bar.11 h 30.LES QUATRE PIANOS (150, Principale, Saint-Sauveur)- Crudites avec Jici Lauzon.20 h 30.Musique brésilienne des années 90 à l'ouverture du 24e festival de jazz de Montreux JEAN LASAR de l'Agence France-Presse MONTREUX ¦ Un échantillon représentatif de la musique populaire brésilienne des années 90, des interprètes Marisa Monte et Joyce aux bulldozers de la samba que sont Jorge Ben et Luiz Caldas, a lancé sur les chapeaux de roue, vendredi soir dernier, le 24e festival de jazz de Montreux.La nuit brésilienne de ce festival attire traditionnellement tous les mélomanes brésiliens de Suisse et de Navarre.Le temps d'une soirée, la tranquille station touristique du bout du Léman, dans l'ouest de la Suisse, se trouve plongée dans une ambiance tropicale faite d'iobai, de batucada et de déhanchements.Mince et élégante, longue chevelure noire sur peau blanche, Marisa Monte a présenté un répertoire très éclectique.Le spectacle aussi sophistiqué que rodé, très «produit», de ce jeune prodige ( 21 ans) de la MPB, a sans doute été l'innovation majeure de cette soirée, encore qu'il ne révolutionne pas vraiment les canons du genre.Marisa Monte apparaît entourée d'un groupe de six musiciens et de deux choristes très professionnels.Son batteur, «Gigante Brasil », à l'étonnante voix de basse, termine certaines chansons le poing dressé, tout en continuant de jouer.«Cela veut dire, forte, strong.Eu sou um black (je suis un Noir)», dit-il fièrement lorsqu'on l'interroge sur la signification de ce geste.Joyce, chanteuse-guitariste accompagnée d'un quartette, s'est produite sur la deuxième scène du festival, dans le cadre plus intime du « platinum ».Dans un registre moins commercial, mêlant bossa nova, improvisations, jazz et samba, elle a admirablement rendu hommage à Vinicius de Moraes, Joao Gilberto ou encore Hermeto Pascoal.Luiz Caldas et Jorge Ben, rebaptisé «Benjor» pour son retour sur scène, ont déchaîné les quelque 3 000 spectateurs réunis au Casino de Montreux.Le premier, dont les rythmes précurseurs de la lambada ont sans aucun doute apporté un nouveau souffle à la samba, est originaire de Feira de Santana, dans l'état de Bahia, et a commencé sa carrière dans les «trios elétricos», orchestres mobiles des carnavals du Nordeste.Le second, fidèle à lui-même, raide comme un piquet et exprimant néanmoins l'énergie pure par chaque pore de sa peau, a enfilé sans hésiter ses vieux succès comme « Fio Maravilha» ou «Pais tropical», avec pour seule excuse un «son» qui bénéficie des nouvelles technologies et s'avère, il faut le dire, remarquablement efficace.i B B e B B B B B B b B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B I B B B B B B B B B B B B B B B B B i m ET INVITENT 150 PERSONNES DEHORS ALORS QUE JOSEPH ROULEAU CHANTE FELIX LECLERC (accompagné de l'Orchestre symphonlque de Trols-Rivlères dirigé par Gilles Bellemare) A GAGNER: 75 PAIRES DE BILLETS POUR LE SPECTACLE DU 22 JUILLET, À 14 h 30, À L'AMPHITHÉÂTRE DE LANAUDIÈRE.0 r i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i « POUR PARTICIPER: \u2022remplissez le coupon de participation et retournez-le à l'adresse indiquée.avant midi le 16 juillet 1990; -la valeur des prix offerts est de 3 675 S; -le texte des règlements est disponible à La Prossoei à Ciel MF.pcntooMoa LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE Concours \"Rouleau chante Leclerc\" La Presse liée.C.P.5020 suce.Place d'Armes Montréal H2Y 3M1 Dana quelle ville ao altue l'Amphithéâtre de Lanaudlère?_ Nom Âgo.Adresse App- Ville Code postal.Tél.i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i j Jî2Mr2Mr2Jr2Jr^ 0 "]
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