La presse, 26 août 1990, C. Détente
[" Détente LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1990 IB : \u2022 wl>«n!wJt i .B^^.MARTINE TURENNE collaboration spéciale ne foule colorée pastel, agglutinée pêle-mêle sur un bout de rue, déambulant sagement à la recherche du bonheur par le nombre.Prince-Arthur, la rue la plus détestée et la plus adulée en ville.Le tronçon de rue le plus couru des touristes assoiffés de «french ambiance» à la sauce grecque et de banlieusards descendus en virée à Montréal.Une artère piétonnière conçue et réalisée par des urbanistes montréalais au début des années 80, transformée depuis en une suite de restaurants, de parasols se côtoient démocratiquement.La promiscuité terrassienne est d'ailleurs telle que la réception du menu est parfois une surprise.Tiens,je suis chez le vietnamien Dông mais il me semble que c'est chez l'Indien Darbar que je me suis assise.Qu'importe.La bouffe, sur Prince-Arthur, pourrait s'appeler: menu continental.Pas de grosses surprises.Les Grecs servent des lasagnes, comme les Vietnamiens des Shish Taouk.La Prince-Arthur est-elle un microcosme de solidarité universelle ou un dangereux laminage gastronomique?Les Grecs y sont rois et maîtres.Op raconte qu'il y a ici plus de restaurants grecs au mètre carré que dans le tout Athènes.Cette exagération dénote tout de même une évidente omniprésence.Côte à côte, les grands noms de la mythologie hellénique, Minerva et Alexandre, côtoient, à quelques mètres de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.Nous sommes mercredi soir.«Une autre clientèle que le samedi», remarque François-le-serveur.Moins Brossard, plus touristes.Nos voisins de table ne se sont pas vus depuis dix ans.La discussion s'enflamme sur la nouvelle voiture de 200000$ de Mike Tyson et sur une histoire abracadabrante de belle-mère assoiffée, « Y'é là, le lait!» hurle le voisin, chemise pastel et bronzage adéquat, en grimpant presque sur la table.Personne ne se retourne.Prince-Arthur accueille ainsi tous les soirs une foule exubérante qui ne cache pas ses manières, fussent-elles apprises un peu à la sauvette.Autres spécialités locales: l'incontournable «Apportez votre vin», lly en a ici pour tous les goûts.«Mais les gens adorent les vins fruités», grimace François qui tente désespérément d'envoyer sa clientèle quérir le boire à la x t terrasses, de dépanneurs, de bars.Summum du kitsh simili-urbain pour le uns, panacée pour les autres, la Prince-Arthur ne laisse personne indifférent.On la fuie de peur d'y rencontrer tante Gertrude engouffrant ses nouilles chez Vivaldi et son Tsatsiki grec, ou bien on y accourt dans la joi e, s'en tasser sur ses terrasses toujours bondées.Brunch du dimanche, sous un soleil de plomb, ou soirée d'été, dans la foule.«Il y a ici une ambiance extraordinaire», dira un habitué.«C'est l'enfer, le ramassis de tous les téteux», répliquera un ancien voisin de la rue, déménagé depuis vers des cieux plus sereins.Un cocon qui déchaîne haines et passions.Prince-Arthur n'a pas d'arbres, il y fait chaud Tété, froid l'hiver.Quelques bosquets d'arbustes esseulés servent d'ornement et son pavé est boursouflé de vagues de pierres voulue esthétiques, qui font damner les talons.Mais cette rue en est d'abord une des restaurants.Il y en a dix-sept, au menu originaire, du moins en apparence, de sept pays différents.Des restaurants à l'architecture uniforme, si ce n'est quelques brologues exotico-rococos, qui présentent tous la même terrasse où tables blanches et distance, la Casa grecque, la Cabane grecque, la Caverne .grecque et enfin le Gourmet grec.Y-a-t-il une grécomanie sur Prince-Arthur ou est-ce un comploet des Dieux pour obliger les gens à s'empiffrer de salade César, de souvlakis ou de shish kébab?«Le monde, il aime ça le Grec», analyse rationnellement Théodore, serveur à la Casa grecque.Et la clientèle, qui n'est pas très difficile, ajoute-t-il, en a pour son argent.Effectivement, si on regarde la quantité de victuailles, le consommateur en a beaucoup.Rarement a-ton vu assiettes plus fournies que sur la Prince-Arthur.Et c'est ici que le cuisiniers ont concocté lai fameuse combinaison riz-grosse patate dans un même plat.Une horreur, disent les puristes.« L'écrasante majorité de ma clientèle trouve notre nourriture délicieuse», remarque François, serveur « dans un des restaurants grecs.Il flotte sur la terrasse une poignante odeur d'égoût.De l'autre côté de la rue, le maître d'hôtel du restaurant « Fiesta m ex i can a », débarqué d'Acapulco depuis peu, sans doute, harrasse la foule qui passe.«Tacos! Ta cos! », répète-t-il avec le sourire, désignant sa terrasse.Les gens y dégustent d'exotiques jus de fruits alcoolisés, servis dans * Automobile SAQ, située non loin de là, et où le choix est splendide.«Mais ils préfèrent le dépanneur».Incidemment, le dépanneur de la rue a un large étalage de vins, dont le fameux «P'tit Paul» et le non moins remarquable « Oiseau Bleu».Les affaires vont bien?Moins que les autres années, répondent la majorité des tenanciers de magasins, de terrasses et de boutiques.Moins de touristes et une température chancelante une partie de l'été.Dépense-t-on beaucoup?Assez en tout cas pour faire vivre, et très bien, bon nombre de restaurateurs qui y trouvent profit par la force du nombre.Les hivers sont plus durs.«Les coups volent bas entre les restaurateurs durant l'hiver, raconte François.Alors que l'été, ils maintiennent tous les mêmes prix pour faire le maximum de profits».Les gens viennent se sustenter sur Prince-Arthur, mais pas juste pour ça.« Us peuvent s'amuser, regarder».voir, acheter, explique Clara Jacobs, vendeuse de bracelets.Ils n'ont pas l'impression de sortir que pour manger».Une foule d'amuseurs publics, de caricaturistes, de vendeurs, de musiciens et de robineux font l'animation publique.D'autres viennent Ici pour y travailler, comme Mode m \\ ; en témoigne quelques bureaux sur la rue, certains y vivent en permanence.Des associations y ont pignon sur rue, comme ces malheureux vétérans de guerre polonais qui ont choisi la Prince-Arthur pour rendre hommage, comme il est écrit sur la porte, au maréchal Pilsudski, dictateur polonais de 1926 à 1935.Indifférent à cette menace militaire qui pèse sur la rue, un groupe de cinq Sud-Américains jouent des mélodies devant une foule admiratrice.La musique des Andes a ici un succès fou.Et ce samedi, H y a tellement de monde qui se trémoussent devant la flûte de Pedro que la foule empiète sur le restaurant « Vespucci ».Des clientes révoltées de voir le derrière de Madame Tremblay dans leurs assiettes se lèvent et partent.«Trop, c'est trop», dit l'une d'elles, qui n'était pas venu sur Prince-Arthur depuis un an.La convivialité de l'endroit la répugne.Cette promiscuité enchante pourtant bien des gens.Ainsi, Joseph et Rohit, deux étudiants dans la vingtaine, y contemplent la vie et les belles filles, les soirs d'été.«Il y a de l'ambiance, plein de monde, les gens sont bien habillés».Us y mangent rarement mais profitent bien du « night life».Tout comme les innombrables ados qui fréquentent l'intarissable «Chez Swann» et les réguliers du «Vol de Nuit».Tout comme aussi les nombreux policiers qui veillent à ce que toute cette foule déambule sagement, sans folie.Occupée, la police': « Pas vraiment, répond un anti-émeute.Mais on est ici pour prévenir».D'autres adorent l'absence totale d'automobiles sur l'artère.«On peut marcher sans se préoccuper des voitures», se réjouit-on.Dévoiturée, la Prince-Arthur est néanmoins une artère bruyante.Assez, en tout cas, pour avoir fait fuir une partie du voisinage.La Ville de Montréal a reçu une avalanche de plaintes, depuis huit ans, mais ça s'est tassé un peu depuis.«Par la force des choses, parce que les gens ont déménagé», admet Liliane Demers, de la Ville de Montréal.Problèmes de stationnement (résolu en partie par les vignettes collées sur les voitures du quartier), de bruit, de saleté, d odeurs.Si c'était à refaire?«le ne sais pas, répond Mme Demers.Disons qu'on ne veut plus aménager de rues qui font fuir les gens du quartier».Une rue ne s'aménage-t-elle pas de toute façon naturellement?Condamnée dès ses premiers balbutiements architecturaux à devenir moche comme le boulevard Saint-Martin ou preppy comme la Bernard, par la force des choses, du quartier?«Le concept de la Prince-Arthur est aberrant.La rue ressemble plus a une foire de village qu'à une artère de centre-ville, se languit Jérôme D.C'est une rue artificielle, créée pour les sorties de banlieusards».Une artère tétanisée, qui vit ses derniers bons moments, croient certains.En tout cas, une rue assez rassurante pour les promenades en famille, et assez délurée pour y croiser quelques hybrides qui font illusion d'urbanité.Consommation Design et Art de vivre LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VOUS OFFRE\t\t(des mini-fourgonnettes\t\t«Le confort parisien»\t«Faire du neuf\t«Une maison-concept» CETTE\t\tChrysler»\t\t\tavec du vieux»\t SEMAINE\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t \t\tUn texte de Denis Duquet\t\tUn texte d'Anne Richer\tUn texte de Danielle Bonneau\tUn texte de Lucie Côté \tïh\t\u2022\t\u2022\t\t\t LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1990 Quand on regarde Montréal avec des lunettes roses L'hôtel de ville d'Outremont PHOTO PIERRE McCANN, Lê Prose La travée centrale de la façade guy PINARD 9 ville uand on examine de près l'hôtel de d'Outremont, il est difficile d'en deviner l'âge à moins de connaître son histoire.En effet, voilà un bâtiment qui u littéralement grandi avec cette ville de banlieue cossue de Montréal, depuis sa construction en I8I7 comme résidence pour deux riches marchands, Stanley et Abner Bagg.Du bâtiment d'origine, il ne reste que trois murs, et encore faut-il préciser que la pierre est recouverte d'un crépi dévalorisant.Mais ces vieux murs nous offrent l'occasion de résumer l'histoire de la ville, et de rappeler que, si elle représente aujourd'hui l'équivalent francophone de ce qu'est Westmount pour la communauté anglophone, la ville d'Ou-tremont fut fondée par un groupe d'hommes presque exclusivement anglophones.Histoire d'Outremont Les premières définitions du territoire qui correspond aux limites actuelles de la ville d'Outremont, remontent à la proclamation de l'Acte d'Union entre le Haut-Canada et le Bas-Canada en 1840.En 1845, le législateur divisa le territoire de la Paroisse de Montréal en deux corporations municipales, soit les municipalités de Montréal et d'Hochelaga, cette dernière héritant de tout le territoire de la paroisse situé hors des limites de la municipalité de Montréal.Dès l'année suivante, le territoire de la municipalité d'Hochelaga fut divise en cjnq, soit d'est en ouest les municipalités d'Hochelaga, de La Visitation, de Côte-des-Neiges, de Saint-Henri et de Saint-Pierre (près de Lachine).Les quelques maisons des maraichers et des fermiers \u2014 majoritairement anglophones \u2014 cjui soignaient leurs vergers à la côte Sainte-Catherine se trouvaient dans la municipalité de Côte-des-Neiges.La division en cinq municipalités ne dura que neuf ans; en 1855, on revint au territoire unique, désormais connu sous le nom de Municipalité de la Paroisse de Montréal.La ferme des Beau bien fut développée par Louis, fils de Pierre né en 1837, qui développa la ferme familiale â partir de 1866, avec Suzanne-Lauretta Sluart et leurs enfants.Lors des premières élections tenues sous le nouveau régime administratif engendré par le pacte confédératif de 1867, il fut élu député à l'Assemblée législative pour la circonscription d'Hochelaga.RENDEZ\\ VOIS 92 1992.350\" ANNIVERSAIRE DE LA I FOM)\\TIOM)i; UOWRtiU I L'hôtel de ville et son annexe, à l'arrière PHOTO PIERRE McCANN, iè ProSff L'hôtel de ville en 1934 A partir de 1867, de nombreuses agglomérations demandèrent et obtinrent le statut de municipalité, d'autant plus que les exigences étaient minimales, ce statut étant accessible à tout village d'au moins 40 feux ( ou foyers ) et d'une superficie d'au moins 30 arpents.Le 23 février 1875, la Municipalité du village d'Outre-Mont succédait au Village de Côte-Sainte-Catherine au plan juridique, avec les limites suivantes: la Paroisse de Saint-Laurent au nord, et les villes de Saint-Louis à l'est, Montréal au sud, et Côte-des-Neiges â l'ouest.Une compagnie du nom de Montreal Turnpike Trust Co.entreprit alors de transformer l'ancien sentier en piste carrossable, ce qui l'autorisa à prélever un péage.À cette fin, elle installa deux «barrières», l'une à l'entrée d'Outremont, à proximité du boulevard du Mont-Royal, et l'autre à un endroit qui correspond au centre de la ville, à l'intersection du chemin de la Côte-Sainte-Catherine et de l'avenue Davaar.À la première réunion du Conseil municipal, le 15 mars 1875, chez le «ba-digeonneur» Jules Leverrier, on procéda à l'élection des premiers conseillers: George Ed.Cooke, David Edward, George Gorman, George Home.Dennis Horrigan, François Imbeault et Gustave d'Odet d'Orsonnens, premier élu, mais dernier dans l'ordre alphabétique.La semaine suivante, Edward était élu premier maire d'Outremont.avec Alexander Bremner comme secrétaire-trésorier.La municipalité obtint le statut de ville le 4 février 1895, sous le règne de William Dunlop.La chaîne de titres Le premier propriétaire du terrain où se trouve l'hôtel de ville actuel fut |ean-Baptiste Tessier qui, en 1694, reçut en censive un terrain de trois arpents de largeur sur 33 arpents de profondeur.Transposé sur la grille de rues actuelle, cette propriété serait sommairement bornée par l'avenue Rockland à l'ouest, les voies ferrées de CP Rail au nord, un axe situé à mi-chemin entre les avenues Dollard et McEachran â l'est, et la limite nord du cimetière du Mont-Royal.Les propriétaires subséquents furent Pierre Bardet (par achat en 1707), Charles Lcbeuf dit Latulippe, maître cordonnier du faubourg Saint-Laurent ( par achat de la succession Bardet le 27 mars 1782), |ohn Clarke, maitre boucher du faubourg Saint-Laurent (par achat le 28 mars 1804), Thomas Noxon PHOTOTHEQUE U Prose (par achat le 13 mars 1810), Stanley Bagg (par achat le 15 septembre 1814), Peter Warren Dease ( par achat le 8 juin 1829).Amelia et Matilda Dease (par donation de leurs parents Elisabeth Chouinard et Peter Warren Dease le 21 mai 1851 ).|ohn Brooke (par achat des soeurs Dease de la partie au nord du chemin de la Côte-Sainte-Catherine, le 6 mai 1868).la Commission scolaire d'Outremont (par achat de la succession Brooke le 7 novembre 1882), enfin la Corporation du Village d'Outremont, qui acheta le 14 avril 1893 le lot 38-3 sur lequel se trouvait l'école.Ce lot de 60 pieds de front sur 200 de profondeur était borné par le chemin de la Côte-Sainte-Catherine au sud, l'avenue Davaar â l'est, une ruelle à l'arrière et le lot 38-125 du côté ouest.La Ville a depuis acquis les lots 38-125 et 38-126 afin d'améliorer l'environnement immédiat de l'hôtel de ville, fermé un tronçon de la ruelle entre les avenues Rockland et Davaar, et acheté en 1963 la propriété de l'Église presbytérienne, formée des lots 38-128 â 38-132 inclusivement, et mesurant 166 pieds en bordure de l'avenue Davaar (contre 134 â l'arrière du terrain ), sur 102 de profondeur.Evolution du bâtiment Comme on l'a dit en préambule, la plus vieille partie de l'hôtel de ville fut construite en 1817, mais il existait déjà sur le terrain une maison en bois, certainement antérieure à 1782 puisqu'elle est mentionnée sur l'acte de vente des héritiers de feu François Bardet dit La-pierre à Charles Lebeuf dit Latulippe.Cetfe maison est aussi mentionnée lors des transactions de 1804, 1810 et 1814.En 1817, Stanley Bagg, un riche marchand qui tenait taverne au Mile End, décida de se faire construire une résidence qu'il partagerait avec son frère Abner.Conformément au marché de construction signé devant le notaire Thomas Barron le 21 avril 1817 par Abner Bagg et Joseph Lepage, maître maçon demeurant au Sault-au-Récollet, ce dernier s'engageait à faire 1° toute la maçonne d'une allonge à la maison actuellement construite, laquelle aura trente pieds de front sur 36 pieds de profondeur, mesure'française et prise en dehors et environ vingt-quatre pieds de hauteur d'une pierre ù l'autre; 2° exhausser les murs de la vieille maison à la même hauteur de ceux de l'allonge en démolissant cette partie du vieux mur qui ne serait pas suffisante pour supporter tel exhaussement.La maison Les murs est et nord, avec une partie du corridor qui réunit l'hôtel de ville à son annexe photos pierre mccann.u ptw# L'église recyclée avec, i gauche, la salle communautaire qui abrite la bibliothèque municipale en bois dont il est question serait située entre l'hôtel de ville actuel et l'avenue Davaar si elle n'avait pas été.démolie.Si on transforme les dimensions actuelles de la partie d'origine de l'hôtel de ville, on obtient, en pieds français, comme dimensions 36,7 pieds de largeur sur 32,9 de profondeur et 22,5 de hauteur, soit sensiblement les dimensions exigées par le marché de construction.Une seule chose embête le rédacteur: la vieille partie est plus large que profonde, cè qui vient en contradiction avec le marché de construction.Soulignons aussi que Lepage s'engageait à terminer les travaux pour le Ier août suivant.Les Bagg occupèrent la maison jusqu'en 1829, année où Dease.en fit l'acquisition.Dease, qui était agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson, n'habita la maison qu'à partir de 1840, année de sa retraite, ce qui amène certains historiens à affirmer que la compagnie y tenait un entrepôt.Achetée par la Commission scolaire en 1882, la maison fut transformée en école, et le Conseil municipal commença à siéger au rez-de-chaussée dans les semaines suivantes.L'édifice fut agrandi deux fois.Une première rallonge en bois recouvert de crépi gris fut construite à l'arrière en 1919, sous la direction de l'architecte |.R.Gadbois.Cette rallonge de 37 pieds sur 34 était de deux pieds moins large que le bâtiment d'origine, comme on peut le constater sur le mur long de l'avenue Davaar.Neuf ans plus lard, l'architecte Aristide Beaugrand-Cham-pagne surveilla les travaux d'une nouvelle rallonge de 37 pieds sur 21, dans le prolongement des deux premières.Encore là, il s'agit d'une rallonge en bois recouvert de crépi, qu'on peut retracer grâce au large trumeau entre les fenêtres du rez-de-chaussée, du côté est.L'achat de l'église presbytérienne désaffectée, en 1963, permit d'agrandir l'hôtel de ville.L'église de style Tudor érigée en 1910 selon des plans de I.E.Adamson fut réaménagée en salle du conseil, et elle fut reliée à l'hôtel de ville par un passage couvert de quelque 90 pieds de longueur.Les architectes Crevier, Lemieux, Mercier et Caron en profitèrent pour faire peindre en blanc la brique rouge du bâtiment, avec plus ou moins de succès.L'année suivante, l'hôtel ouvrit sa première bibliothèque dans la salle communautaire de 66 pieds sur 51 qui jouxtait l'église, et qui fut édifiée en 1923 selon des plans de l'architecte K.G.Rea.Analyse architecturale L'édifice en-pierre ou en bois recouvert d'un crépi blanc comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée et un étage, le sous-sol étant complètement dégagé à l'arrière à cause de la dénivellation de terrain.Le bâtiment mesure 39 pieds de largeur en façade sur 120 de profondeur.Ces dimensions ne comprennent pas le porche de 14 pieds de largeur sur 7 de profondeur, en façade, ni l'ajout de 11 pieds et demi de largeur érigé du côté ouest.Les dimensions hors tout atteignent donc 50 pieds sur 134.L'aréte faîtière du toit en croupe à revêtement de bardeaux d'asphalte culmine à 29 pieds à l'avant, et à 37 pieds à l'arrière.La lanterne à abat-sons de plan carré surmonte le faite de 8 pieds.Une cheminée en brique de 10 pieds de hauteur perce le versant ouest, à l'avant.Les murs de la partie la plus ancienne mesurent 36 pouces d'épaisseur contre 18 pour les deux rallonges.Sauf pour la façade qui propose une ordonnance symétrique digne des bâtiments classiques du début du XIXe siè- cle, l'édifice trahit un certain manque d'homogénéité dans les rallonges de 1919 et 1928, notamment au niveau du fenétrage, complètement anarchique tant par ses trumeaux que par ses styles variés.La façade est intéressante.Elle propose trois travées délimitées par quatre pilastres de 30 pouces de largeur.Au rez-de-chaussée, la travée du centre comprend le porche en bois, avec porte à deux vantaux encadrée par des pilastres doriques, que surmontent une corniche unie et un fronton triangulaire.Chaque mur latéral du porche comprend une fenêtre encadrée par deux pilastres dq-riques.Ce porche est sans doute d'intervention récente même s'il est impossible de connaître la date de sa construction.À l'étage, on retrouve deux fenêtres géminées avec entablement et clé de voûte non structurelle en bois.La corniche largement débordante et dotée de grosses denticules forme un triangle à base interrompue dans cette travée.Un parapet en bois encadré de volutes couronne cette travée.Dans les deux autres, on retrouve une fenêtre à chaque étage.Le linteau ornemental de la fenêtre du rez-de-chaussée est particulièrement intéressant.Le portique de la rallonge de 1919, avenue Davaar, est le seul point d'intérêt des trois autres faces.II est formé1 de deux colonnes galbées à chapiteau dorique devant deux pilastres du même style, qui supportent un entablement de style dorique et un fronton à denticules.Quant à l'intérieur, il a subi tellement de modifications qu'on n / trouvé plus rien digne d'intérêt, sauf peut-être la salle du conseil, où on peut apercevoir la remarquable charpente de la toiture de l'église recyclée.SOURCES: Ville d Outremont: plans et elevations de I hotel de ville \u2014 Entretien téléphonique avec le conseiller Ludger Beauregard, auteur d'une recherche importante sur le bâtiment-Communauté urbaine de Montreal.Service de la planification du territoire : Repertoire à architecture traditionnelle \u2022 Les residences, chaîne de titres; marche de construction entre Abner Bagg et Joseph Lepage; et documents divers \u2014 Editions Lemeac: Histoire d Outremont, par Robert Rumilly.«.« »~ REPÈRES mm Ou i 1 : ¦j S Nom: hôtel de ville d'Outremont.Adresse: 543, chemin de la Côte-Sainte-Catherine.Métro: station Édouard-Mont-petit, autobus 119.Ces articles sont offerts sous forme de livres par les Editions La Presse, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Architecture JEAN-PIERRE BONHOMME A l'occasion du centième anniversaire de sa fondation, l'Ordre des architectes'du Québec a publié, à la fin du printemps, chez Libre Expression, un album de photos sur cet énorme sujet que constitue l'architecture de Montréal.Le volume L'architecture de Mont' réal% justement, regarde les bâtiments de la métropole à travers les lunettes roses des photographes Mia et Klaus et Ste-phan Poulin et du préfacier Jacques Folch-Ribas.Il était normal cjue l'Ordre des architectes ait voulu, à I occasion de son anniversaire, (qui coïncidait avec le congrès mondial de l'Association internationale des architectes), projeter une image merveilleuse du bâti montréalais.Et ce fut, on l'accepte, le légitime coup de chapeau donné aux collègues d'hier et d'aujourd'hui.Aux fêtes des noces d'or, on ne regarde pas les défauts des jubilaires.C'est ainsi, par exemple, que les rédacteurs Pierre- Richard Bisson et Raymon-de Gauthier ont présenté toutes les constructions décrites dans l'ouvrage, et qui résument selon eux la ville, sous le jour le pitfSrfavorable.L«*$tylttfrat:l£s;caractères des immeubles les plus controversés de la ville n'y sont naïuHclluinciU'pas'contestês, ni éva- lués par rapport à leur contexte.Le brutal parking de l'Université de Montréal, la tour des étudiantes de la même université, l'immeuble \u2014 rose \u2014 des Coopérants, la Place du Canada, le complexe du Palais des congrès et l'éclectique panorama du downtown écrasé par les blocs brutaux, particulièrement celui du Palais de justice nouveau, sont présentés comme des sommets de la civilisation occidentale.C'est un peu ce qui nous faisait hésiter à parcourir les pages de L'architecture de Montréal.Les volumes de circonstance et de complaisance ne manquent pas dans l'environnement des bibliothèques.Malgré tout cela, il nous parait aujourd'hui que l'ouvrage a ses mérites.On y verra, en lisant entre les photos, que s'il manque quelque chose à l'architecture de Montréal, c'est de l'unité.Rien n'est plus varié, morcelé, clôturé que les différentes parts de l'urbain montréalais.Les circonstances historiques et sociales l'ont voulu., Ce n'est pas par hasard qu'on ouvre la description de la «seconde ville française du monde» par une photo de la colonne Nelson.Cette colonne, dont on se plait â dire qu'elle a été construite ici avant même que Buckinham ne songe â en élever une â Trafalgar Square! Montréal, partant, il ne faut pas avoir peur de le dire et de le reconnaître, est plus anglo-américaine qu'autre chose.Et cela se traduit par l'insertion institutionnelle d'une multitude d'immeubles an- glo-américains, y compris les enveloppes extérieures de l'église Notre-Dame et du Grand Séminaire.Même la maison-mère de la congrégation Notre-Dame \u2014 devenu cégep anglais \u2014 avait partiellement été dessiné par un certain Haskell.Les deux tiers des immeubles institutionnels présentés, ont été dessinés par des architectes américains ou anglais.Cela n'enlève rien à la qualité des ouvrages, mais le livre fait bien voir, comme dans le cas de l'hôpital Victoria et du campus Loyola de l'université Concordia, la sévérité de certaines des conceptions.L'architecture de Montréal nous donne ainsi un bon coup de réalisme.Mais l'ouvrage nous fait aussi reprendre contact avec certaines de nos fantaisies les plus agréables et bien mises en valeur Ear les photographes: l'église Notre->ame-du-Bel-Amour, le jardin art-déco du Jardin botanique, la Chapelle du Grand Séminaire, la salle de lecture de la bibliothèque Saint-Sulpice, la façade de la maison Ernest Cormier, les murs latéraux de l'église Saint-Pierre-Apôtre, par exemple, sont de petits délices de l'architecture conçus par des architectes d'ici et qu'il est bon de revoir sous leurs meilleurs jours.Comme le dit Folch-Ribas, Montréal est donc une ville «nord-américaine»; parce qu'elle est «mouvante, passée, actuelle et â venir» et que «la mode y change selon les saisons».La ville de Montréal, dans l'album Mia et Klaus, parait être une communauté Les immeubles et les jardins du Jardin botanique sont de Lucien Kéroack et d'Henry Teuscher.On oublie souvent d'en admirer l'originalité.Ils sont vus, ici, par les photographes Mia et.Klaus.m If.L'ancienne gare Viger a été conçue par un architecte de New York dans le style renaissance a la fin du siècle dernier.Les photographes Mia et Klaus nous en montre le tours et les murs faits en brique rose d'Ecosse et en pierre grise de Montréal parfaitement «vivable»; mais c'est une ville faite de fragments, qui aurait avantage â se trouver un style unifiant.Paris ne s'est pas faite en un jour, il est vrai, mais l'intention urbaine y a toujours éîc évidente. Montréal en ville > LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 AOUT 1990 voyage au « Far-Ouest » JOHANNE MERCIER collaboration spéciale ue Crescent.J'y suis revenue cette semaine après quelques années de joyeuse indifférence, toutes occupées à découvrir le «face-lift» du boulevard Saint-Laurent.On a beau dire mais l'ouest de la ville, pour qui ,a de solides habitudes dans Test, c'est un autre univers.Deux .points communs, cependant: les problèmes de stationnement et iu popularité du yogourt glacé.La s'arrête toute ressemblance.-1 \u2022 \u2022 i Différences linguistiques, culturelles et même vestimentaires .m'ont frappée de plein fouet.Par exemple, les hommes portent encore des complets gris et les femmes sont blondes, alors tque sur Saint-Laurent, les lignasses rousses font loi.\u2022¦Mil Le Thursday's et le Winston Churchill me semblent encore être les piliers de l'empire Crescent.En face, à La Pizzaiole où j'ai croisé Ed Broadbent, la nouvelle décoration fait fureur, autant que la pizza sur feu de bois.À la porte d'à côté, on poursuit l'aménagement du Hard Rock Café.Ouverture bientôt.Un peu plus à l'est sur le boulevard de Maisonneuve, ça danse la lambada chez Louise Bardier.,,,Mais le clou de cette promena-dç, est sans contredit le vélo de Pierre (eanotte.croisé sur Crescent, un tandem très spécial qui pçrmet aux deux pédaleursde ne pas être l'un derrière l'autre mais plutôt côte à côte.Cette bicyclette produite en quantité très limitée a survécu à quelques défauts de fabrication grâce à des modifications apportées par son propriétaire, qui l'a achetée if y a cinq ans au Club Price pour 800$ et qui vient de refuser l 000 S à un acheteur fort intéressé.Paraît-il qu'il n'y a guère plus de spécimen du genre à Montréal.PLACE A L'HIPPOPOTAMUS \u2022inïï ¦ Mais je m'éloigne de la principale destination de mon «passage à l'ouest» : découvrir Hippopotamus, ce restaurant spécialisé en grillades inauguré il y a quelques semaines au 2020 rue Crescent.Avouer ne jamais avoir entendu parler de l'Hippopotamus, c'est avouer ne pas avoir mis les pieds en France depuis quelques années.Car il y en a 17, là-bas, tous stratégiquement situés: Les Halles, Place de l'Opéra, Champs Elysées, Nice.Celui de la rue Crescent est le premier à s'installer outre-Atlantique.D'autres suivront.tous les nouveaux restaurants s'inscrivaient dans la tendance des Québécois à manger sainement, je tombe de haut.Au bar, déjà, les plateaux débordent de croustilles.Non salées, heureusement! Puis dès qu'on s'attable arrive la terrine au cognac, avant même qu'on ait le temps d'annoncer qu'on surveille notre taux de cholestérol comme la prunelle de nos yeux! Le menu ne nous donne guère la chance d'éliminer les matières grasses déjà consommées.Du boeuf, rien que du boeuf.(Cà, je suis tiraillée entre les mise en garde des gourous actuels qui mettent autant d'emphase sur les effets nocifs de la viande rouge que ma mère en mettait à m'obliger à en manger régulièrement.Je ne sais plus qui croire, encore moins depuis que j'ai appris qu'il y a du «bon» et du «mauvais» cholestérol.Pourquoi la «Vérité» change-t-clle tous les cinq ans.?) Mais bref, le repas était aussi délicieux que culpabilisant.J'ai opté pour le carpaccio, fines tranches de boeuf cru mariné dans l'huile d'olive et rehaussé de basilic et de câpres.En pigeant dans l'assiette de mon chum, j'ai pu constater que l'entrecôte était aussi réussie.Côté décor, il y a des hippopotames partout.En statue, en caricature, en dessins, sur les napperons et les serviettes de table.Quant au menu, il s'apparente à celui de la France, nous apprend la serveuse, «sauf qu'à Paris, il n'y a pas de crevettes de Matane en entrée», spécifie-t-elle dans un grand rire.Et ajoute que le boeuf est meilleur au Québec.Mais comment savoir si on ne flatte pas les Français dans le même sens.?À LA DÉCOUVERTE DU SUMI-E D Gratuite, accessible en métro, à pied ou en voiture, originale, inusitée.Bref, voici l'activité idéale pour qui a le goût de changer de décor sans aller trop loin et sans ouvrir trop grand son portefeuille! Découvrez le sumi-é, et par la grande porte.Au Pavillon japonais du Jardin botanique, cet après-midi à 14 heures, dans une démonstration faite par l'artiste réputée Mika Oiwa.Le sumi-é est une technique de peinture à l'encre chinoise ou indienne, appliquée à l'aide d'un pinceau sur du papier de riz.Cet art s'apparente au zen ; patience, contrôle de soi et concentration sont indispensables pour manipuler le pinceau car l'oeuvre s'élabore dans un seul trait.Il arrive que l'artiste recommence 50 fois le même mouvement pour atteindre le trait recherché.CAVE À FROMAGE PORTATIVE Il y a 17 Hippopotamus en France, tous stratégiquement situés: Les Halles, Place de l'Opéra, Champs Elysées, Nice.Ci-contre, un des nombreux hippopotames que l'on retrouve dans le décor du restaurant de grillades de la rue Crescent.PHOTOS ROBERT NAD0N.La Presse Encore là, autre quartier, au- ¦ À première vue, rien ne distin-tres moeurs.Moi qui croyais que gue le Fromaflor d'un pot à fleurs traditionnel.Mais surprise! Sa partie supérieure cache une cave à fromages miniature et portative.Brie, camembert, cambozola: combien de fois se résoud-t-on à les manger trop froids, immatures ou trop coulants?Révolue cette époque.Inventé par un Français, bien entendu, ce gadget aussi raffiné qu'astucieux est importé au Québec depuis quelques semaines.Sa principale qualité est qu'il permet aux fromages de s'affiner.Comment?Grâce à la voûte poreuse du pot à fleurs, jumelée à l'arrosage régulier des plantes, le micro-climat parfait se recrée sous le pot et procure aux fromages un lieu privilégié pour terminer leur maturation.La ventilation indispensable est assurée par une petite cheminée centrale munie d'un fin grillage de protection.Fromaflor peut contenir quatre à six fromages, pour deux à cinq personnes.Cadeau original pour le comblé, celui dont l'anniversaire donne des maux de tête tant il est ardu de le satisfaire, voire de l'étonner.Fromaflor (105$) n'est pas vendu en magasin mais se commande chez la plupart des fromagers, entre autres à la Pâtisserie Belge (3485, avenue du Parc ).la Fromagerie du deuxième au marché Atwater et La réserve du gastronome, au Sanctuaire du Mont-Royal.11 vous sera livré cinq jours plus tard.Comme pour Hippopotamus, Montréal est la porte d'entrée de Fromaflor en Amérique du Nord.Le Québec serait-il devenu un marché-témoin intéressant?TOP SECRET ¦ Quand elles n'assistent pas à un cocktail ou à une projection, voulez-vous savoir où sont les vedettes du Festival des films du monde?Elles se reposent dans leur chambre ou elles flânent au bar du Méridien, situé au foyer de l'hôtel du même nom.C'est paraît-il leur refuge.On risque aussi de les voir au Latini, rue Jeanne-Mance au sud de René-Lévesque, le meilleur restaurant des alentours.Ce soir dimanche, les festivaliers sont invités chez Gypsy (3614 boulevard Saint-Laurent) et durant toute la durée du Festival, Biddle Jazz and Rib (2060, rue Aylmer) leur fait un traitement de faveur.DiSalvio (3519, boulevard Saint-Laurent) les reçoit mercredi prochain.CONNAISSEZ-VOUS CRANFOULARD?¦ Granfoulard n'est pas un nouveau héros de la bande dessinée ni une nouvelle bière importée.C'est plutôt une pièce de tissu tout-usage, qui peut aussi bien servir de nappe que de tenture, de vêtements que de couvre-lit.On peut même les interchanger; un jour nappe, l'autre jour drapé.Ce principe est emprunté à une ancienne tradition orientale, importé en Italie au XIIIe siècle sous forme de châles et dont la popularité se répandit en Europe surtout au XVIIe et XVIIIe siècle.Granfoulard est fort populaire en Italie.Ces tissus 100 p.cent coton, dont les imprimés s'inspirent d'anciens motifs indiens, sont encadrés d'une bordure bien travaillée.Les panneaux de tissus mesurent 180 cm X 270 cm ( $120) ou 270 cm X 270 cm ( $175).La boutique Arthur-Quentin (3960.rue Saint-Denis) les importe en exclusivité à Montréal.Avouez qu'il est plus intéressant de pédaler côte-a-côte que l'un derrière l'autre.Possible L .grâce au tandem de Pierre Jeanotte.C'est malheureusement le seul spécimen du genre.Vous ne pensiez jamais avoir l'espace ni les moyens de vous offrir une cave à fromage.Fromaflor vous le permet grâce à cette astucieuse coupole fleurie.photo robert nadou.i ¦ .rio'j !Uiq \u2022 ^ \u2022 1 .'lUIH'JfUHJj,,,. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1990 m PETITS DEBROUIU4KBS CAROLINE et MATHIEU aw.s coins! çre& riœ - tu fimmm .S a*&u* AmcA\\*z »«»».&zes ^frr-rrttf twites >uAte nç «Mrr^ Les At&ues AFïtcAinez &>pco*tw uœorè&mr- &r vAteîue.apt*-u*v> a*&ue> vociie.tx $ofw AfftCAM&& *tècMA?&i*&*sr TU \u2022 c IE CARNET Do PROF En sous-marin comme en ascenseur ¦ As^tu déjà essayé de faire couler une bouteille remplie d'air?Pas facile! La bouteille veut remonter à la surface.Remplie d'eau, elle est plus lourde et coule au fond.On utilise le même principe pour faire monter et descendre les sous-marins.Dans le sous-marin, des réservoirs spéciaux (les ballasts) peuvent être remplis et vidés d'eau à volonté.Lorsqu'ils sont pleins d'eau, le sous-marin est lourd et il descend.Pour le faire remonter, on vide les ballasts et ils se remplissent d'air.Comme des ballons gonflés, ils font flotter le sous-marin.En ajustant le niveau d'eau dans les ballasts, on fait varier la vitesse de descente ou de remontée du sous-marin.À des milliers de kilomètres de profondeur, il fait complètement noir.Ce n'est pas facile de savoir où on s'en va.Pour s'orienter, on utilise un sonar, un genre de radar.C'est un appareil qui émet des ultra-sons (des sons très aigus).Lorsque les ultra-sons frappent le fond de l'océan, ils rebondissent.Plus l'obstacle est éloigné, plus les ultra-sons prennent du temps pour revenir.En mesurant le temps qu'il leur faut pour revenir à leur point de départ, on peut savoir à quelle distance se trouvent les obstacles.Parfois, le sonar croit détecter le fond alors qu'en fait, il s'est heurté à un banc de poissons! Concours «Trouve le mot juste!» Trouve le mot juste! Chaque semaine, tu peux gagner un dictionnaire des synonymes Robert en répondant à la Question suivante.Écris ta réponse sur ce coupon ou sur une feuille, avec ton nom, ton adresse et ton numéro de téléphone.Q.Quel mot forment les lettres: LRTOEPIER?C'est un gros bateau qui transporte du pétrole.Réponse: _- Adresse retour: Concours Trouve le mot juste/Le Club \u2014 a/s Club des petits débrouillards 3995, rue Sainte-Catherine est _____Montréal (Québec) H1W 2G7 Par un trou d'aiguille ¦ Crac! \u2014 Oups.le m'excuse Van, mais je crois que tes lunettes sont un peu abîmées! \u2014 Pas de problème, Robert.Ce sera une autre occasion d'utiliser un diaphragme.\u2014 Un quoi! Van, photographe à ses heures, connaît le rôle d'un diaphragme.Il explique à Robert comment il s'en servira pour y voir plus clair! Tu as sûrement remarqué qu'une personne myope a tendance à plisser les yeux pour voir des objets éloignés.Ses paupières jouent alors le même rôle qu'un diaphragme.Elles ne laissent passer qu'un mince faisceau de rayons qui forme une image claire sur la rétime de l'oeil.Plus le trou est petit, plus l'image est nette.Si tu es myope, essaie cette petite expérience (ou propose-la à une personne myope, elle l'appréciera sûrement).Replie ton index (le gauche ou le droit) de façon à obtenir un petit trou dont tu peux varier le diamètre (voir l'illustration).Enlève tes lunettes puis observe un objet éloigné.En faisant varier le diamètre du trou, tu pourras voir très clairement l'objet.«Malheureusement» tu n'es pas myope! Voici une expérience juste pour toi.Ce n'est pas facile de voir le filament à l'intérieur d'une ampoule électrique.En te servant du truc suivant, tu y parviendras.À l'aide d'une aiguille, perce un trou dans un morceau de carton.Place ce petit trou juste devant un oeil et regarde à la base de l'ampoule, près de la douille métallique (à l'endroit où le verre n'est pas dépoli).Si le morceau de carton est à la bonne distance, tu pourras voir très clairement le filament de l'ampoule.L'effet d'un diaphragme sur les rayons lumineux est connu depuis très longtemps.Il est à la base d'une expérience classique nommée camera obscu-ra (voir l'expérience: La «caméra obscura», dans le livre «Encore des expériences» de la Collection des petits débrouillards).Les aventures des petits débrouillai PAR JACQUES COLDSTYN JlSff PS Pl^tr.5& Vl'^'^^^é^ SUR LA PISTE DE L'IVOIRE, 20e épisode RÈSAUMÊ: Kim et Mathieu expliquent par quel stratagème ils cnt amené les éléphants à piéger les bandits.4W rwe lA&uàr.Airttitunv.u> t$r mxcô** *u stags, w rKmrr/re, m Ct&TMA*i\\A&&, 9A1X7*- \u20acT VPAiMBW PA***~ VAWour.ou r&rrm&mb au&z ran* pb5 ëtip&ns \\tiA£xe$$\\+tMs \"A &W\\ue&.OUt casava&ahù'vaub vooveue* M&ws$ foot, vous, 6è*t*AL.ûffiôieueMBtfr fîm au commç&& ?& wo**.mâ&ÇAiW vfeMT/ ftouô FAPr&i$rco6 root LA M>0$ AW* V» cc*rve*A?èGie&er ~A r(El J3IÎ Cow ttXô* te» iUnoN or ho**akoh&- rAAUtûht._ lansmBKAiM^ lis *o#r MAI* HOOÏAtOM fl&e&é ) s~pC J'Ai UAlZP&VCi*.AWC U* COU* Û.0& NÔU5 ?JA\\f&, tiôOS PôOf*-fZôh& M&rte> $ov- pi'bp une 700p.ÊtéFHAtfTS.LAT&T&V*, (.SOC r ¦ \\ I I I LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1900 CS CARFIILD GAVELIER DE LA SALLE par toufik & zoran tt GUIFPOW EST IrANCÉ IE ?ACftf I679 SURIESEAUX PU (ACERIE.s/ \u2022 v AVEC UN'TEL NAVlRE POURRONS COMMERCER AVEO TOUS IE* IN0IEM6 DES &RANP&MSC£.I.AC 114 A« raison, RÔ&1LRT, es TORT lACrA*A 'FORT CONTl E 6RIFF0M1RAVERSE IE LAC ÉRIÊ.P/i/SSE P/RfGE VERS M UAIE V't'RfE PANS tE t-AC MlCH1&au.ll>CHA%GEUHZ CARGAISON DE PEUEfERlES AMASSÉE BUfcCEVMS CE ^ CAPITAINE, VOUS REfZWRNK AvEGMCARGAlSoN AUPtfcT FRûWÉNAC.MO/EftE SICttRI OEfOMf/ POURSUIVONS NOfttE ROUTE.V/ERS i-E _SUP.MAIS ie navire n'arrive jamais a% destination.|u se perd corps er wens toes D'UNE -RMP&ËSURIE Mt sV MICHIGAN.à CAVE MER NE S'EN DOUTE PAS.Il'JA AIA DÉCOUVERTE DEIA GSANPE RlV/ERE.PROMET DE\" , f'EN FAIRE V0/A?PUPAVS/MMA/L Il IAC MICHIGAN 1RAVER6E, CAVEM ER ARRIVE WE^ES INOlENS (UINOlâ.&tEN ACeueiW PAREWV.^ÔAfif J.E TORT CAÈVE-COEUK(*).if QUOlffr GrRIfFON PEROU ! fj COMMENf 1 mUS N'EN SAVONS RIEN, SIRE/ ETP^IS CRÉANCIERS A* 0ZJÈSEC S'AWtHfft It-S demandent Ai MfiffRE MAIKJ SUR VO* PROPRIÉTÉS/ \u2022 - - \u2014 ' nu f ¦¦ jj Ai 5« P/ABtE fl^S NE SAVEWTPAS QEÇPHà FORCES BôUGtis! 4L 001$ èlKBAQUË&EC MUS LES PlUs WFlPÈLAtS i &ic^ACSWEKrrACTJlkt P£iAV/UE DE PECR/A EN ItHNO/S.À SUIVRE.o o LA R O B O T I Q U E o O o «ROBOCOP».«COURT-CIRCUIT».«LES HOMMES DE TÔLE».DE NOS JOURS, TOUS LES FILMS SE RESSEMBLENT!.TU ME LE DISI QU'EST-IL ARRIVE A \\ 7» LA FEMME BIONIQUE? OÙ EST PASSEE LA ROMANCE ,TT' nn\\ AU CINEMA?JE M'ENNUIE DU BON VIEUX OU\" D^ÏÏ^?LUN TEMPS QUAND UNE JSSSSSSSLê CATHODE ÉTAIT a N'IMPORTE QUANDI UNE CATHODE ET QUE LES DIODES ÉTAIENT CONTENTES DE L'ÊTRE LE GARS RENCONTRE UNE FILLE.LE GARS PERD LA FILLE.LE GARS REBÂTIT UNE AUTRE FILLEI fi Ittfl^ \"r>, Y H X\\ V r ?CÇA SUFFIT.J'ESSAIE _DE DORMIRI \"Sw/-OW.« C6 N'ÉTAIT QJÉ HAGAR DUNOR LE VIKING Ot LA PIZZA.DE IA BIÈRE.VOUS AUTRES.ItSVKINGS PEN-SEZ-Vû'Ji DES FOIS  MANGER DE IA N0WR!TU« DE SANTÉ?POUR HAGAR, C'EST ÇA.DE LA NOURRITURE DE SANTÉ.FRED BASSET LE PENSE-BÊTE C'EST DOMMAGE! U A IA TAILLE.MAIS II LUI MANQUE IA COORDINATION! PHILOMÈNE DIRAtS-TUOUE MADONNA £T MOI.ON A ^SÛREMENT OUEIQUE CHOSE.ENCOMMUN' T'EN ES SUR'QUOI?IES CHEVEUX MES WAS?IES UV8ES?/IEGENR MARQU / JE SAVAIS QUE JE , FAISAIS UNE GAfFE DES V.QUE JE l'Ai DIT.- PIT IT PAT PEANUTS JE SUIS CONTENT DE T'AVOIR AMENÉ CHEZ IE VÉTÉRINAIRE.SNOOPY.JE PARIE QUE TONOREIUEVA BEAUCOUP MIEUX MAINTENANT, N'EST-CE PAS?/QUI DONC A INVENTÉ IES | V QUEUES DE RENARD?>/ FRANK et ERNEST J'AIME MIEUX CELUI QUI A DES ÉTOILES ET DES RAYURES, BETSY CHÉRIE.LA DEVEINE FERDINAND CE CHER GUY! «catou a été élue le joueur le plus utile à mon club.c'est toujours elle qui apporte la limonade».¦ u CANDIDE i 'Dictionnairevisuel 7: ï * Le dictionnaire thématique visuel dè Jean-Claude Corbeil est publié aux Editions Quebec/Amérique Inc.1988 '\u2022\"« 1c.LES APPAREILS DE VISION les jumelles 8 6 le microscope binoculaire 23 Bague de correction ( ) \u2014 Chariot ( ) \u2014-Charnière ( ) \u2014 Commande du chariot ( ) \u2014 Condenseur ( ) \u2014 Lame porte-objet ( ) \u2014 Lampe ( ) \u2014 Mécanisme de mise au point ( ) \u2014 Objectif ( ) \u2014 Objectif ( ) \u2014 Oculaire ( ) \u2014 Oculaire ( ) \u2014 Platine ( ) \u2014 Pont ( ) \u2014 Réglage du diaphragme ( ) \u2014 Réglage du zoom ( ) \u2014 Réglage en hauteur du condenseur ( ) \u2014 Tourelle porte-objectif ( ) \u2014 Tube ( ) \u2014 Valet ( )' \u2014 Vis de centrage du condenseur ( ) \u2014 Vis macrométrique ( ) \u2014 Vis micrométrique ( ) SOLUTION DE LA SEMAINE DERNIÈRE 1 Aérateur latéral 2 Aérateur de toit 3 Glissière d'auvent 4 Coffre à bagages 5 Prise électrique 6 Poignée 7 Marchepied escamotable 8 Porte 9 Timon 10 Chaîne de sûreté 11 Béquille d'appui 12 Tète d'attelage 13 Raccord de signalisation 14 Vérin hydraulique 15 Réservoir propane 16 Pare-soleil 17 Coque 18 Moulure de protection 19 Porte-bagages 20 Échelle 21 Climatiseur A gagner: un \u2014£aguci.un Dictionnaire JUNIOR par semaine POUR PARTICIPER \u2022 identifiez correctement les objets numérotés en y jumelant un des noms suggérés dans la liste \u2022 Complétez le coupon et retournez le tout à l'adresse indiquée avant 16 h le vendredi suivant la parution \u2022 Un tirage aura lieu tous les vendredis à 16 h parmi les coupons reçus dans la semaine \u2022 Lo texte des règlements relatifs à ce concours est disponible à La Presse.11 Concours «Dictionnaire visuel» La Presse Ltée CP.5015 Suce.Place d'Armes Montréal, Que.H2Y3M1 Nom Adresse App.Ville Code postal Tél.: Age La gagnante du 19 août 1990: Sonya Morin, de Montréal Cradgrammes II m Nicole Hcinnequart explication du jeu fout d abord, vous devez trouver les mots pour chaque definition, en commençant par le mot codé (dont, en plus, les lettres vous sont donnez* pelemele entre parentheses).Ce mot code vous est dune grande aide puisque, une fois trouve, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille (Par ex 12 signifie la case d intersection des mots 1 et 2.2 5.celle des mots 2 et 3.etc.).Enfin il s agit de completer la grille (Quelques lettres vous sont déjà fourmes) en formant une anagramme pour chacun des mots trouves L anagramme peut être totale (ex.: CARE \u2014 RACE) ou partielle (ex.: CARE \u2014 ARE).Vous déterminez le nombre de lettres de chaque anagramme a trouvet en comptant le nombre de cases a sa place correspondante dans la grille.MOT CODÉ ' 2-3 8-9 7-8 1-2 3-4 4-5 6-7 5-6 DÉFINITION Passent souvent sous les mêmes ponts.(DECLNOOS) MOTS DÉFINITIONS 1.D- Rendent moins soucieux, égaient.(8 lettres) 2.D- Camées.(8 lettres) 3.1- Inconnues.(8 lettres) 4.E- (M') engageai dans l'armée.(7 lettres) 5.E______ Tables de travail des menui- siers.(7 lettres) 6.L\u2014_____ Sucre contenu dans le lait.(7 lettres) 7.C______ (Se) heurtera contre quel- que chose.(7 lettres) 8.A_______ Faisait par écrit des com- mentaires sur un texte.MOTS (8 lettres) 9.S__ DÉFINITIONS À qui on est venu en aide.(7 lettres) 5 B 8 SOLUTION DU NO 126:\t\t 1.\tDECENTRA\t\u2014 DECANTER 2.\tMARCHERA\t\u2014 CHAMARRE 3.\tCOMPARES\t\u2014 COMPARSE 4.\tNECTAR\t\u2014 CARNET 5.\tTINTERA\t\u2014 NATTIER 6.\tNOLISAI\t\u2014 LIAISON 7.\tCORSELET\t\u2014 SCLEROTE 8.\tPOUSSEE\t\u2014 POSEUSE 9.\tSERPENTE\t\u2014 PRESENTE 9 R T G 4 A 1 R T U ill Anacroisés Philippe Guérin l'Utilisation du terme \u2022 anacroisés.est possible grâce a l'amabilité de Michel Charlemagne.Les Anacroisés sont des mots croises dont les definitions sont remplacées par les lettres des mots a trouver.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots a trouver figurent dans la premiere partie du Petit Larousse illustre, ed.1981 et ultérieures.Il n'est donne que les tirages des mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 1: AECLMR 5: E I MNSUI2) 8: A A S T T U (2) 11: A BEI LMOS(2) 12: ACIKNST 13: AEGLNU
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