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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Le monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-10-18, Collections de BAnQ.

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[" CELTEX inc.- SPÉCIAL PORTATIF PT500 ACTIVATION AVEC BATTERIE.CHARGEUR ET ÉTUI v/>.984-5292 \" * bureau: 957-9770 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD118 OCTOBRE 1990 .i -Wmë r i.Eclatement de l'enclave GÉRALD LEBLANC [essie Lee avait quatre ans.quand elle est arrivée à Montréal, avec sa mère, en 1915.Elle a donc vu grandir la grande famille cantonaise de Lagauchetière, dont elle connaissait chaucun des enfants.Or voici que, depuis quelques années, elle fait de curieuses rencontres dans le Quartier chinois, où elle vit avec sa mère, qui aura 100 ans, dimanche.D'autres Chinois demandent maintenant à- Jessie de quel pays elle vient et quand elle est arrivée à Montréal.Ces autres Chinois, ce sont les immigrants, comme les appelle Raymond Wong, le président du Centre uni de la communauté chinoise.( Le nom de cet orga-nisme parapluie évoque un projet à réaliser plutôt qu'une réalité à gérer, comme ce fut le cas pendant 75 ans à Montréal.) Ce fut toute une révolution quand, en 1985, les Chinois décidèrent de fêter la Saint-Jean-Baptiste, au coeur de l'enclave cantonaise.Il y avait du sino-vietnamien derrière ce rapprochement de la majorité francophone, car les Chinois de Saigon sont de plus en plus présents, particulièrement dans les épiceries du quartier.Et voilà que les nouveaux riches, venus de la diaspora chinoise, ouvrent des restaurants; comme le Zen de l'hôtel Qua-tre-Saisons, des hôtels comme le Shangrila de la rue Sherbrooke et le Pavillon de la Côte-de-Liesse, le Holiday Inn et le Tridôme qu'on construit rue Viger et boulevard René-Lévesque.Tchang Kal-Chêk et ceux de Mao Tsé-Toung.Devant la société étrangère et hostile, on se serrait les coudes et on s'en-traidait.Un chasseur d'investisseurs de Hong-Kong et de Taiwan me disait, ce printemps, qu'un des atouts de Montréal était maintenant le monde interlope chinois, moins présent à Montréal qu'à Toronto et, surtout, Vancouver.À New York, où tout' se vit au superlatif, c'est une guerre sanglante que se livrent les divers clans chinois pour le contrôle du territoire.On se demandé comment la paisible petite communauté cantonaise de Montréal sortira de ce brassage de population qui est en train de secouer ses assises séculaires.* ?* Pendant trois-quarts de siècle, les anciens ouvriers du rail ont vécu aux abords du Quartier chinois, dont se détachaient les grandes familles marchandes, qui allaient s'établir à Westmount ou Outremont.On trouvé encore quelques survivants de cette époque, campés dans des chambres minables au-dessus ou à l'arriére des restaurants et magasins chinois.Les nouveaux arrivants, eux, s'établissent directement en banlieue, particulièrement à Brossard et Saint-Laurent, où l'on retrouve d'importantes communautés chinoises.Paradoxalement, le Quartier chinois, où réside un pourcentage sans cesse décroissant de la communauté chinoise, es: plus actif qu'il ne l'a jamais été.S'ils habitent en banlieue, les nouveaux Chinois n'en viennent pas moins au village, pour l'épicerie et la promenade du dimanche.À mon retour à Montréal en 1984, le grand stationnement municipal de la rue Sainte-Antoine était toujours désert le Population recensée au Québec d'origine ethnique (origines uniques ou multiples) selon le lieu de naissance, 1986., Lieu de naissance Québec République pop.de Chine Viet Nam Hong Kong Autres V Total Crig.unique Nombre 5 535 7 780 3 045 2 535 4 310 23 205 % 33.5 13,1 10.9 18.6 100,0 Orlg.muKîp&s Nombre 1285 175 815 135 1145 3555 % 36,1 4P 22,9 32.2 100,0 Total Nombre 6820 7 955 3660 2 670 5455 26760 % 25.5 29.7 14.4 10.0 20,4 100,0 \u2022Source: Recensement du Canada 1Ô86, compilation spéciale du M.CCI.L'ancienne oligarchie cantonaise, qui contrôlait le Quartier chinois et la communauté sino-montréalaise, est dépassée par ces nouveaux arrivants, qui viennent investir plutôt que s'établir à Montréal.Les statistiques, fondées sur le pays d'origine ou la langue maternelle, sous-estiment les effectifs des groupes ethniques, souvent tiraillés entre plusieurs appartenances.Il faut, en outre, ajouter les milliers d'immigrants chinois arrivés au Québec, depuis 1986, en provenance particulièremet dé Hong Kong.Malgré ces réserves, notre tableau démontre clairement la minorisation de la vieille commauté cantonaise au sein de la nouvelle mosaïque chinoise de Montréal.* * * dimanche.Il y est maintenant impossible d'y trouver une seule place, entre 11 h et 15 h le dimanche.On peut aussi observer, en fin de semaine, un nouvel achalandage à la station de métro Plaèe-d'Armes, aux portes du Quartier chi- nois.On peut s'attendre à un éclatement des limites physiques de l'enclave, que des règlements municipaux avaient maintenues dans un espace fort limité.Ça bouge dans le quartier, où rôdent les nouveaux investisseurs.Les anciens ont peur de cette activité qui leur échappe et .qui entraine des problèmes qu'on avait Thabitude de régler en famille.Les Cantonais de Montréal avaient toujours su maintenir un front commun aevant la société ambiante, malgré les énormes différences séparant les partisans de On vient aussi au village pour visiter les vieux, nombreux dans les centres d'accueil des paroisses catholiques, et protestantes, et conduire les enfants, qui suivent des cours de chinois dans les classes du père Tou.* * * « Une petite nouvelle pour terminer ce voyage généalogique chez les Sino-Montréalais.Arthur Lee et sa femme, Maureen, sont présentement à Hong Kong» pour ramener le petit Chinois que vient d'adopter leur fils de Toronto.Us reviendront à temps pour permettre à ce nouveau membre du clan de fêter, dimanche, le centenaire de son arrière grand-mère, Fong Shee, qui vit toujours dans le Quartier chinois, où elle est arrivée en 1915.j)t i|t îji le vous quitte encore pour un certain temps, afin de terminer mon incursion dans une autre facette du tissu humain de Montréal.C'est vers les Por-tugo-Montréalais que se porte cette fois ma quête de racines.Commission Bélanger-Campeau: les autochtones gagnent des appuis Québec reste peu enclin à leur céder un siège CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Les Premières nations gagnent de plus en plus d'appuis pour l'obtention du droit de siéger au sein de la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec.En effet, en annonçant son intention d'amender la loi instituant la Commission Bélanger-Campeau, le gouvernement a ouvert une porte qu'il croyait bien fermée, les partis d'opposition et des représentants des milieux syndicaux, notamment, se disant prêts à réclamer que la population autochtone y soit représentée.Le député du Parti égalité dans Westmount, Richard Holden, a pour sa part indiqué que tant que les autochtones ne seraient pas représentés à la commission, son groupe refuserait au gouvernement Bourassa l'appui unanime dont il a besoin pour que son projet soit adopté sans susciter de débat.Mardi, ie Parti québécois soulevait la possibilité d'engager un débat pour proposer d'ouvrir d'autres sièges aux autochtones, aux allophones, aux femmes, et notamment à Jean Lambert, président de la Chambre de commerce du Québec.\u2022 S'il dépose son projet de loi aujourd'hui, ce qu'on attendait hier, le gouvernement s'expose donc à un débat qui risque de s'éterniser, Christos Slrros \u2022 tout en accaparant la couverture médiatique tout autant que les séances même de ta commission, dont les 34 membres nommés se rencontrent à huis-clos cet après-midi, à Québec, pour convenir d'un langage constitutionnel.Le projet d'amendement veut d'abord porter de 35 à 36 le nombre de commissaires, et établir le quorum requis à 19 membres au heu de 18.C'est un secret de Polichinelle que le premier ministre Bourassa souhaite ainsi nommer le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Guy D'Anjou, comme représentant du milieu enseignant, vraisemblablement pour faire contrepoids à la ferveur nationaliste du comédien Serge Turgeon, dont les milieux culturels atten- dent désespérément la nomination.Dans l'entourage du premier ministre, on promettait une décision très prochaine, hier, et on ne cachait pas que de fortes pressions provenant de divers milieux tendaient depuis peu à reconsidérer le cas des autochtones.Mais rien n'indiquait toutefois qu'on était disposé pour autant à ouvrir un 37e poste de commissaire.Le nouveau ministre délégué aux Affaires autochtones, Christos Sirros, ne laissait pas entrevoir beaucoup d'ouverture de ce côté, disant qu'il n'était pas convaincu que la nomination d'uii commissaire pour représenter les Premières nations constituait la meilleure solution.Comme l'a déjà annoncé le ministre Gil Ré-millard, à la fin de septembre, M.Sirros a rappelé que la Commission Bélanger-Campeau consacrerait un forum aux autochtones.Selon le ministre, les autochtones n'ont adressé aucune demande pour faire partie de la commission et une telle éventualité poserait des problèmes d'ordre technique, par exemple celui d'établir qui représenterait les groupes autochtones puisqu'ils forment 11 nations.«Certains leaders ont déjà déclaré, en interview, que ça ne les intéressait pas», a-t-il ajouté.Le député Holden, lui, soutient avoir communiqué avec le chef autochtone Konrad H.Sioui, qui l'a assuré de son intérêt et qui accepterait d'être membre de la commission.Déplorant pour sa part que les milieux culturels soient en quelque sorte «pris en otage», du fait qu'il ne soit toujours pas nommé à la commission, le président de l'Union des artistes, Serge Turgeon, souhaitait, hier, qu'on profite du projet de loi du gouvernement pour réclamer d'autres postes de commissaire pour représenter «les autochtones, les femmes et tout autre groupe qui s'estime lésé».Concernant les tribulations dont fait l'objet son cas, le comédien a déclaré: «Si j'étais un autre membre de cette commission, je me demande comment je réagirais à la prochaine réunion des commissaires, en constatant que les milieux culturels ne sont toujours pas représentés.» M.Turgeon a dit souhaiter que d'autres commissaires, sinon tous, protestent énergiquement contre cette situation, et boycottent même les travaux tant que le poste ne serait pas comblé.\u2022 \u2022 Gérald Larose, Louis Laberge et Lorraine Page, respectivement de la CSN, de la FTQ et de la CEQ, ont tout trois déclaré qu'ils avaient protesté, lors de la première réunion des commissaires, contre l'absence d'un représentant à la culture, et qu'ils feraient de même aujourd'hui si le poste n'était toujours pas comblé.Ils verront sur place s'il y a lieu d'adopter une attitude particulière destinée à faire pression sur Robert Bourassa.Ryan untie s ans pour treorgat -, :w du bureau de La Presse QUÉBEC n pleine crise autochtone, en août dernier, le ministère de la Sécurité publique et la direction de la Sûreté du Québec ont conclu une entente avec le Village Huron-Wenda-ke, en banlieue de Québec, pour offrir une protection policière à cette communauté autochtone.Des pourparlers semblables se poursuivent même avec les dirigeants des Mohawks, à Ka-nawake, au sud de Montréal, théâtre d'une partie de la crise de l'été dernier.Ces informations, ont été confirmées hier à La Presse par le ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan.Ce dernier se donne trois ans pour procéder à l'unification des forces et pour assurer une formation adéquate de tous les agents qui oeuvrent en milieu autochtone.Le ministre croit possible la mission de rétablir les ponts avec les communautés.«Nous 2-Ions regarder l'ensemble dès problèmes et, d'ici trois ans, les problèmes devraient être réglés».Le responsable du dossier autochtone à la SQ, le lieutenant Jacques Letendre, précise de son côté que la mise en place d'un corps policier autochtone, dans un village comme celui des Hurons, nécessite au moins cinq années d'un suivi rigoureux.«Nous procédons en trois étapes distinctes, qui visent la formation, l'administration des activités et finalement l'autonomie complète», dit-il.Il faut préciser que les communautés méthodes de travail, tout en laissant l'autonomie aux réserves.Actuellement, par exemple, la SQ éprouve beaucoup de difficultés à faire exécuter des mandats par la police amérindienne, en raison de la rivalité qui existe entre les deux corps: de police.Des dossiers urgents M.Ryan admet par ailleurs que plusieurs dossiers policiers exigent son attention immédiate, notamment celui du financement de la SQ et l'administration des corps policiers munici-paux.** » \" Claude Ryan, nouveau ministre prédécesseur, Sam Elkas, parrainées par la SQ ont le plein privilège de fixer les exigences.Elles peuvent également suggérer les noms des agents qui auront pour tâche d'assurer l'ordre public à l'intérieur de la réserve.Jusqu'à maintenant, la SQ est responsable- de l'ordre public dans la moitié des villages autochtones du Québec, c'est-à-dire 25 communautés distinctes, réparties dans l'ensemble du territoire.L'autre moitié du territoire est protégée par la police autochtone, une faction distincte, dont les agents sont Il existe une confusion dans le rôle de chacun des responsables de l'ordre public.: - : - Les municipalités grognent de plus en plus concernant! lés coûts engendrés par la sécurité publique.Plusieurs d'entre elles reprochent au gouvernement de ne pas respecter la loi dé «police en tolérant que plus d'une .\u201eu .\u201e .trentaine de municipalités de de la Sécurité publique, et son pta8 de 5000 habitants ne soïtot lASERPHOTotpc pas dotées d'une force polîfciè- res.Ces municipalités profitent _ de l'intervention de ia SQ sans formés à Pointe-Bleue, au Lac avoir à débourser localement, Saint-Iean.Vécole de Pointe- ce qui constitute selon elles uhe Bleue, subventionnée par le flagrante injustice, v gouvernement fédéral, éprouve ; ;; -.actuellement de sérieuses diffi- Le fait est admis par le minis- cultés financières.Les agents de tre Ryan.Ce dernier, également ministre des Affaires municipales, abordera cette question de- 1 » \u201e j.*.&ift.^^lirt* main, à Montréal, avec les diri-L action du souvernement £ municipaux du Québec, québécois, vise, de toute évi- 0 w n jlTll/J M.Ryan admet que 1 unification des forces policières et leur financement constituent un sérieux problème politique.II affirme au'il est urgent d'analyser toutes les implications financières de la réforme amorcée.\u2022 Kanawake, les Peacekeepers, ont été formés à cet endroit.de toute évidence, a intégrer ses agents à la formation de la SQ.En aucun temps, soutiennent le ministre et les dirigeants de la SQ, ils ne seront susceptibles d'être intégrés au personnel de la SQ.Le but visé est d'uniformiser les Le président associé du CEE invite Ottawa à re noncer ir: L mm « ¦ ' ¦ à créer sa propre commission sur I avenir d u PHILIPPE DUBUISSCN du bureau de La Presse OTTAWA arce qu'il ne peut assumer le leadership nécessaire pour relancer le débat constitutionnel, le gouvernement fédéral doit renoncer à lancer sa propre commission sur l'avenir du Canada, affirme le président associé et directeur du Conseil économique cera aussi \u2014 «bientôt, avant du Canada.Noôl» \u2014 de nouvelles initiatives Dans un texte inédit intitulé Ppùr relancer le débat constitu-« La vie après Meech », M.Harvey «onnel.Toutefois, pour que cette réflexion soit menée à bien, elle doit être amorcée par des Commissions régionales et non pas par une Commission fédérale, dit M.Lazar.L'Alberta, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba, un peu à la manière du Québec, ont amorcé un exercice de réflexion.Le premier ministre Mulroney, avare de commentaires, répète que son gouvernement annnon- Lazar n'en soutient pas moins que le Canada-anglais doit rapidement, à l'instar du Québec, entreprendre une profonde réflexion sur son avenir.«S'abstenir de la faire, écrit-il, réduira les l>ossibilités de préserver l'unité canadienne et ajoutera aux coûts économiques et sociaux d'un nouveau processus de révision constitutionnelle, peu importe l'issue.» Mais selon M.Lazar, toute initiative fédérale aurait peu de crédibilité et de chance de succès compte tenu de l'échec du processus qui a mené à la mort des accords du lac Meech.En outre, les provinces de l'Ouest et les peuples autochtones \u2014 qui nourrissent un sentiment d'aliénation \u2014 craignent qu'une nouvelle initiative fédérale ne soit une fois de \u2022 plus noyautée par les intérêts de l'Ontario, seule région canadienne qui peut se satisfaire du statu-quo.Aussi, le président associé du Conseil économique propose la création de Commissions régionales non-partisanes qui auraient pour mandat de produire un rapport au cours des prochains mois sur un ensemble de questions dont le partage des pouvoirs entre les paliers de gouvernement, les revendications autochtones et la réforme des institutions fédérales, notamment le Sénat.C'est seulement dans une deuxième ronde de consultation que le gouvernement fédéral entrerait en scène en lançant, vers la fin (le 1991, une Commission nationale qui aurait pour tâche de dégager des options constitutionnelles à partir des rapports régionaux.En fait, écrit M.Lazar, le nationalisme québécois n'est pas la t seule menace pour /unité canadienne.L'aliénation de l'Ouest canadien et des peuples autochto- ; nés, la situation fiscale d'Ottawa, le continentalisme qui réduit les liens commerciaux entre les provinces et la transformation rapide de la mosaïque culturelle sont au- : tant de réalités qui remettent en cause les structures du fédéralisme canadien.Le texte de M.Lazar, bien qu'il \u2022 soit disponible au Conseil écoho- ; mique du Canada ne sera pas publié par l'organisme fédéral parce : qu'il est le reflet des vues de l'auteur.Le Conseil économique doit ! cependant contribuer sensible-; ment à la relance du débat constitutionnel puisqu'un groupe de travail, auquel participe M.Lazar, analyse les liens économiques qui unissent les régions canadiennes.Les résultats/feront l'objet du prestigieux exposé annuel du Conseil économique en septembre 1991.1 .J. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD118 OCTOBRE 1990 La Presse Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint r Alain Ou bue directeur de l'information éditorialiste en chef « 4 t Élections scolaires : péril en la demeure I i i G I r I y aura des élections scolaires le 10 novembre prochain.Le saviez-vous?Probablement pas.C'est un signe que la démocratie scolaire est en crise.s Depuis dix ans, l'invraisemblable taux d'abstention aux élections scolaires en est la preuve.Un chiffre: sur le demi-million d'électeurs recensés sur le territoire de la CECM, à peine dix p.cent se sont prévalus en moyenne de leur droit de vote.Pourtant, les citoyens qui ne votent pas paient des taxes scolaires, envoient leurs enfants à l'école et voudraient parfois avoir leur mot à dire sur les politiques scolaires.Première interrogation: est-ce bien un manque de sens des responsabilités ou plutôt une pénurie d'information qui motive ces abstentions?Seconde interrogation, plus lourde de conséquences: est-ce un signe que la démocratie scolaire, telle qu'elle est conçue, est dénuée de sens?Les citoyens veulent-ils vraiment des élections scolaires, surtout dans une grande ville comme Montréal?L'explication vient probablement du fait que les rapports entre les parents et le réseau scolaire se font par le biais de l'école.Eh reconduisant leurs enfants à l'école, ils délèguent leur autorisé à des personnes averties et compétentes, en qui ils ont confiance.Et si cette confiance s'ébranle, si l'enfant a de mauvaises notes, si un problème survient, c'est à l'école qu'ils s'adresseront, dans leurs contacts avec les professeurs ou par le biais des comités de parents.Quant aux commissaires qui, en principe, représentent les parents, ils restent de parfaits inconnus, et l'organisme qu'ils dirigent reste une abstraction.Pourtant, à l'heure où l'on s'inquiète de la recrudescence de l'abandon scolaire, de l'attention à apporter à l'enfant issu de milieu défavorisé ou vivant dans un foyer monoparental, du vieillissement des enseignants, au moment où l'on s'Interroge sur l'intégration des enfants d'autres ethnies (à la CECM, on en dénombre plus de 40 p.cent), sur l'enseignement de la langue, il y a péril en la demeure.Sans oublier la restructuration des commissions scolaires: la loi 107, qui transformera les commissions confessionnelles en commissions linguistiques affectera lourdement la CECM et son pendant protestant, le PSBGM.Déjà, cela a déclenché un vif débat qui oppose la direction actuelle de la CECM, celle du Mouvement scolaire confessionnel dirigé par M.Michel Pallascio et celle du Mouvement scolaire pour une école moderne et ouverte, dont le président est M.Kenneth George.Tous ces enjeux majeurs, pour les parents et l'ensemble des citoyens, dépassent largement le cadre de l'école et des relations parents-professeurs./* * .\u2022 \u2022 » Et pourtant, les observateurs craignent une autre diminution du taux de participation aux élections scolaires en novembre prochain.Ce plus faible taux de participation s'expliquera en partie par la décision de Québec d'imposer un scrutin deux semaines après les élections municipales qui retiendront toute l'attention.Mais aussi par le double recensement: après avoir été recensés pour les élections municipales, lés citoyens ont été soumis à une seconde enumeration, correspondant à des divisions territoriales différentes, è des critères d'admissibilité différents, en outre basés sur la religion des parents.C'est ainsi qu'un recensement qui aura coûté cher aux contribuables, 500 000 $ pour la CECM seulement, sans compter les sept autres commissions scolaires de l'île, risque d'être incomplet.Cet absentéisme peut provoquer de profondes distorsions au processus démocratique.Lors de la dernière élection, le faible taux de participation a largement favorisé le MSC de M.Pallascio.Mais l'importance des enjeux est teiie qu'en négligeant les élections, on néglige l'avenir de nos enfants.L'avenir de ceux et celles qui seront les citoyens adultes de demain.Pour beaucoup de Montréalais, il est hélas trop tard, parce qu'ils ne sont pas inscrits sur les listes électorales.Mais pour les autres, il est de notre devoir de nous informer sur les programmes proposés et d'aller voter le 18 novembre prochain.Claudette TOUGAS i m g au » i ?: i i i i \u2022 « \u2022 » i i i fl .' ; > » ».i « > f .« f » î ¦ > ¦ » t t e » f r t -i [TA vec ses propositions pour les négociations agricoles du GATT, /pk Ottawa a réussi un tour de force: il ménage à la fois le protec-Ê.mtionnisme du Québec et l'attachement au libre-échange qu'ont les agriculteurs de l'Ouest.Même l'Union des producteurs agricoles, bien connue pour sa vigilance à l'égard d'Ottawa, estime que la démarche est positive.Bien entendu, la proposition que le Canada fera à Genève ne ressemblera pas à l'accord qui en sortira.pour autant qu'il y en ait un.Le Canada n'est qu'une moyenne puissance et devra accepter un accord fait par d'autres.La diplomatie canadienne à Genève devra se montrer sous son meilleur jour si on veut que l'accord final ait un contenu canadien élevé.0 La position canadienne peut se résumer ainsi: Ottawa est prêt à éliminer presque toute protection et subvention pour les agriculteurs de l'Ouest mais il veut sauvegarder l'essentiel des programmes de gestion de l'offre des produits laitiers, de la volaille et des oeufs dans l'Est.C'est, en gros, ce que réclament les agriculteurs canadiens.Traduit en langage du GATT, cela veut dire l'élimination des subventions à l'exportation, la diminution de 50 pour cent des subventions internes qui faussent le jeu des échanges et un accès un peu moins pingre à notre marché laitier.; Au premier abord, ces concessions peuvent sembler importantes.Mais dans les faits, leur impact sera moins grand sur l'agriculture des provinces de l'Est que celui des règles du GATT qui existent déjà: Cette hiérarchie dans les formes de protectionnisme et dans les moyens de les combattre n'est pas arbitraire.Elle correspond à un principe qui sert de ligne directrice aux négociations: il ne faut pas éliminer toutes les mesures gouvernementales qui aident l'agriculture, seulement celles qui modifient le commerce international.Il est donc normal de mettre l'accent sur les subventions à l'exportation dont le but avoué est de modifier le marché international.Selon les cas, l'effet sur le commerce des subventions internes peut être très fort ou négligeable.Dans ce dernier cas, il n'y a rien dans lès principes du GATT qui condamnerait ces pratiques.Il ne serait pas trop difficile de concilier la position du Canada avec celles des États-Unis et d'autres grands exportateurs agricoles comme l'Australie et le Brésil.S'ils ne vont pas aussi loin dans l'élimination des subventions à l'exportation, c'est pour laisser la porte ouverte à de sérieuses négociations avec la Communauté européenne.Ils sont, en revanche, plus larges quand il s'agit de subventions inter- nés.\u2022 ' Les Douze n'ont pas encore déposé leur position car ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, mais il semble qu'ils n'envisagent que des diminutions modestes de leurs subventions.L'Europe est seule à .avoir créé un système organique de subventions et d'autres mesures de protection.Il existe depuis longtemps et il est maintenant détraqué au point où il est difficile de savoir quel est le potentiel agricole nature! de l'Europe.La seule chose qu'on peut mesurer avec certitude, c'est le coût politique d'un retour à une économie de marché.\u2022 L'impasse à Bruxelles est de très mauvaise augure pour les négociations du GATT car le temps passe sans qu'on puisse même songer à un compromis.Par ailleurs, les États-Unis menacent de bloquer les accords dans les autres domaines des négociations si celles sur l'agriculture échouent.L'atmosphère de crise qui régnera pendant les quelques semaines \u2022 où les géants européen et américain s'affronteront directement ne permettra pas au Canada d'obtenir exactement le régime qu'il veut.\u2022Nos négociateurs devront surtout s'efforcer à faciliter la conclusion ' -d'un accord et ainsi sauver l'Uruguay Round.Il ne faut pas oublier \u2022 que, contrairement aux apparences politiques, l'agriculture ne repré- sente que 3 pour cent du produit intérieur du Canada \u2014 la même proportion qu'en Europe et aux États-Unis.Pour l'économie canadienne, un accord agricole très imparfait est mieux qu'aucun accord du tout.Et cela est également vrai pour les \u2022 consommateurs et contribuables québécois.- ¦ I \u2022\u2022 » v \\ i i » « < « > « « t \u2022 i i i « » Le ; Frédéric WA6NIÈRE de la SQ L a Sûreté du Québec a enfin trouvé son maître.Le tout nouveau ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, n'a, en effet, pas mis longtemps à affirmer son autorité sur ce corps policier qui en semblait dramatiquement dépourvu cet été.J< 'Du même coup, il a entrepris de replacer dans une juste perspecti-' - ' -\u2014tea ve démocratique les relations entre l'État et les mmk forces de l'ordre.Car pour être respectée, l'autorité doit être respectable.Et en bonne démocratie, c'est le pouvoir politique qui doit incarner cette respectabilité basée sur l'Intégrité, le sens des responsabilités, la compétence et l'efficacité.f**.-.-j.-«¦\u2022\u2022«lu.**.\u2014.: ***** \u201e \\A3 9viii picuooiiidii.WD3 Muaiiioj Qui Omv, Juj- qu'à maintenant, amené Claude Ryan à jouer un rôle de premier plan au sein du gouvernement.Très discutable chef de parti, il s'est révélé, une fois devenu ministre, beaucoup plus qu'un pom-; '- : pier de service habile à circonscrire les conflagrations les plus graves.¦4 ;§a prodigieuse capacité de travail, sa rigueur intellectuelle et son \u2022 sens aigu du rôle de l'État lui ont justement permis de donner ce caractère de respectabilité à l'autorité qu'il Incame aujourd'hui sur la SQ.C'est là où il pouvait, pour l'instant, être le plus utile.Et II faut se réjouir qu'il s'y impose d'aussi vigoureuse façon.pisme-RAVEL \u2022 1 iv \u2022 4 * * *' en quelque sorte péché contre ¦ es actes terroristes commis ˧b par le FLQ en octobre 70 ont eu un effet corrupteur sur Tâme québécoise du tait qu'ils ont accrédité jusqu'à un certain point, dans la conscience collective, des actes répugnants jusque-là inconcevables, écri-vais-je mardi dernier.Cet argument à première vue surprenant appelle un développement supplémentaire.Il n'était pas fatal que ces crimes exercent une influence nocive iWO FVllllMUWO MW f r._ r____ dans la psychée populaire.que devant un effondrement moral qui leur fit appréhender primée avec tous les moyens dont dispose l'État pour se défendre, contre les ennemis de l'intérieur.Mais ce n'est pas ce qui s'est produit.Dés le début les ravisseurs ont joui de la sympathie ouverte d'une forte proportion de l'intelligentsia (certains, il est vrai, croyant devoir excuser ce parti pris en justifiant la générosité des objectifs sociaux mais non les moyens des terroristes).C'est ainsi qu'il ne s'est trouvé qu'une poignée d'éditorialistes pour dénoncer sans distinctions spécieuses ces crimes barbares.Et que l'opinion publique s'est laissée émouvoir pars une entreprise terroriste jouissant d'une telle caution.Au grand désarroi des autorités politiques qui ont pris pani- Les conséquences n'auraient pas été graves si, par exemple, ils avaient été l'objet d'une réprobation spontanée et sans appel de la part de l'intelligentsia (ce terme étant employé librement, par commodité, pour englober tous ceux qui, par leur occupation professionnelle, leur prestige social et l'audience publique qui vient généralement avec, exercent un magistère moral par le truchement d'une chaire académique ou des tribunes médiatiques: universitaires, artistes, leaders syndicaux et des groupes voués au progrès social, de même que tous les autres façonneurs de l'opinion publique).Si ces élites avaient rappelé à la population que dans une société démocratique fonctionnant sous l'empire des lois, la .violence est intolérable et doit être ré- le pire.On sait que les lois ont une valeur pédagogique.Si elles ont pour objet premier de réprimer les actes déviants, elles visent en même temps à édu-quer le sens civique des citoyens.Particulièrement en leur rappelant les limites à la liberté qu'une société démocratique doit s'imposer pour ne nnÇ se détruire elle-même en laissant miner les valeurs sur lesquelles elle est fondée.Mais la loi ne suffit pas par elle-même à assurer cette fonction éducative si tous ceux qui exercent un magistère moral n'épousent pas ou n'endossent pas ouvertement ces valeurs, le système légal qui les incarne, fût-ce imparfaitement, et la légitimité des autorités chargées de les protéger.Parce qu'en octobre 70 l'intelligentsia a largement penché du côté des terroristes plutôt que de soutenir sans réserve les pouvoirs légitimes, et qu'elle continue en bonne partie à manifester la même attitude après vingt ans, elle est responsable de l'influence néfaste que ces actes \u2014 au premier chef le meurtre de Pierre Laporte \u2014 ont eu et continuent d'avoir sur la fibre morale du peuple québécois.En donnant valeur pédagogique à ce type de dissidence politique, plutôt qu'à la responsabilité de l'Etat démo-cratiaue de contrer cette violence exercée contre des innocents pour des fins politiques.; Aussi les commémorations de ces événements ont trop souvent pour effet réel, au mieux, de banaliser ces crimes, au pire de les légitimiser en faisant comprendre que.dans le contexte social de l'époque ce radicalisme pouvait se justifier.Ceux qui ont regardé par exemple les commémorations télévisées (qui sont les pires à cet égard) auront constaté qu'il s'agissait d'une sorte de célébration de ces actes terroristes et de leurs auteurs.Les pouvoirs publics étant présentés comme les seuls vrais vilains, et les terroristes comme des jeunes gens d'un naturel altruiste et généreux, victimes de leur naïveté et d'une conscience trop exaltée, mais par-dessus tout des sombres machinations des représentants de Tordre capitaliste établi.Comment expliquer cette attitude de l'intelligentsia québécoise?)e ne m'étendrai pas aujourd'hui sur l'analyse des causes de ces comportements.Sauf pour dire qu'il y a un rapport de cause à effet entre eux et les idéologies révolutionnaires de type marxiste-léniniste et de ses diverses variantes soviéto-stalinienne, chinoise, sud-américaine ou autres.Idéologies qui ont depuis plusieurs lustres marqué cette catégorie sociale \u2014 et dont il n'est pas sûr qu'on y ait encore renoncé malgré ce qui se passe dans les pays de l'Est, si j'en crois les analyses de la Crise d'octobre entendues depuis deux semaines.Profondément marquée par ces influences totalitaires, 1 intelligentsia québécoise ne s'est jamais montrée particulièrement entichée par les règles du jeu démocratique tel qu'il se pratique dans les sociétés libérales comme la nôtre.le ne suis pas prêt à passer l'éponge sur tous ce qu'ont fait ' les pouvoirs publics pour réprimer les actes terroristes d'octobre 70.Mais pour moi les abus commis par eux ont fait moins de mal à la société québécoise que le fait que les terroristes ont trouvé un allié objectif dans notre intelligentsia.S'il est pardonnable pour un État démocratique de commettre des excès dans la défense du droit et des institutions démocratiques contre ceux qui les menacent par des moyens violents, il est plus difficile d'excuser les élites qui apportent leur caution morale aux ennemis intérieurs de l'ordrp démocratique et légal.Et qui de la sorte portent gravement scandale \u2014 le terme étant employé ici dans son acception religieuse: inciter au mal.Dans l'ordre politique, commettre un tel scandale équivaut à pécher contre l'esprit. - ¦ .- », LA PRESSE, MONTREAL, JEUD118 OCTOBRE 1990 'M >\u2022 « ».Opinions «A/ous reconstruire.pour l'an 2000» \\ .Nous reproduisons de larges extraits d'une conférence que donnait, ces jours-ci, le président et éditeur de La Presse, M.Roger D.Landry, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.V \u2022 KOCEI s I est temps de remettre de Tordre dans notre maison.Remettre de l'ordre dans notre maison: c'est toute une commande.Car elle indique dès le départ quatre défis de taille à relever: un défi constitutionnel; un défi politique; un défi économique; un défi social.Du défi constitutionnel, je ne parlerai pas pour l'instant (pour ma part, on en a déjà trop parlé).Une Commission parlementaire est à la veille de s'attaquer à ce dossier.Trop élargie, cette Commission parlementaire, ou pas assez, nous le verrons aux résultats qu'elle donnera.Tout ce que nous devons en demander pour l'instant, c'est qu'elle nettoie le dossier vite, et bien.Et que les valeurs par lesquelles Montréal et le Québec doivent se représenter soient bien définies et puissent être entendues, et si possible comprises, à la dimension du pays.Au défi politique correspond le droit des citoyens d'être gouvernés.Et bien gouvernés.Pas par des ' entêtements partisans comme celui dont le Sénat canadien, qui n'est pourtan.pas'élu, nous a donné à deux reprises le triste exemple.Quelle déchéance de voir le Salon de la sagesse devenir celui de la honte! Pas davantage gouvernés par des sondages qui ne représentent souvent qu'une parcelle de la réalité.Mais gouvernés par une sagesse politique réfléchie et orientée sur le mieux-être des citoyens au sein d'une société démocratique.Et aussi par une présence active et efficace dans les moments difficiles.En pareilles circonstances, les citoyens ont besoin, plus que jamais, de savoir que quelqu'un est là en qui ils peuvent avoir confiance et sur lequel ils peuvent compter pour les aider, les secourir.Ces récents événements auxquels je fais allusion ont d'ailleurs fait ressortir une question de taille pour ceux qui nous gouvernent.C'est la question des ethnies dans notre société.Les ethnies ont des droits, assurément, et ces droits doivent être respectés et protégés.Mais elles n'ont pas TOUS les droits.La société démocratique a aussi le droit de leur imposer ses valeurs qui sont celles de la majorité.Et les ethnies doivent s'attendre à devoir respecter ces valeurs.Ceci s'applique non seulement aux ethnies qui font déjà partie de notre société, mais aussi aux représentants d'ethnies étrangères qui voudront choisir de venir se joindre à notre société par le canal de l'immigration.Nous devons les accueillir avec enthousiasme, fort bien.Mais nous devons aussi leur faire savoir à quoi ils doivent s'attendre en choisissant de venir faire leur vie parmi nous.Et ça, c'est une responsabilité politique.Nous vivons au Québec dans l'une des sociétés les plus larges, les plus libres, les plus généreuses aussi.Ce n'est pas une raison pour tomber dans l'anarchie sociale et culturelle.La diversité n'est pas un mal.Mais c'est un mal très grave, dans une société démocratique, que de laisser la diversité ci ous approchons de l'an 2000 de notre ère.Dans neuf ans, nous franchirons ce cap.Mais dans quel état?Et comment y conduirons-nous ces enfants d'aujourd'hui qui coifferont alors l'âge adulte ?» ¦ et ses multiples facettes prendre le pas sur la majorité.Ce n'est plus alors du multiculturalisme: c'est le gouvernement de tout le monde par tout le monde, donc par personne.S'ouvrir aux autres cultures est un grand enrichissement; ce n'en est plus un si notre propre culture se fait absorber.l'ai dit plus haut que le gouvernement doit s'exercer par la sagesse politique réfléchie.Il doit aussi s'exercer par le courage, même au risque que le courage soit impopulaire.La taxe sur les produits et services sera difficile pour tous, y compris les journaux, mais c'est le seul moyen d'arrêter l'hémorragie.Et l'une des marques du courage, c'est de dire les choses clairement, telles qu'elles sont.Le défi économique: autre problème de tailje; D'immenses progrès ont été réalisés dans le domaine économique au Québec depuis la fameuse Révolution tranquille.Ce n'est pas là non plus une raison pour tomber dans la suffisance.Nous sommes, dans le domaine économique, à une période tournante.Celle de la mondialisation des affaires, de la redéfinition des règles de la concurrence avec les pays voisins, et de l'implantation en plusieurs pays concurrents, du concept de la qualité totale.Ce se- rait de notre part une grave erreur que de nous laisser vivre sur les acquis de la Révolution tranquille.Il nous* faut passer à l'ère de la «Consolidation tranquille», et rapidement.Redonner un second souffle-à l'entrepreneurship, selon le standard mondial.Et, tout particulièrement, redonner line impulsion dynamique à l'enseignement en économie.Enfin, quatrième élément dans notre processus de reconstruction, ûnïieii de véritable culture pïûrôt qui finit presque toujours \u2014 j'aurais aimé dire toujours \u2014 par être connu, comme nous espérons voir la chose se produire à l'enquête promise sur les événénements de notre «été indien».Mais il y aura là toujours place à amélioration.Et veuillez croire que par le journal que |'ai l'honneur de diriger, toute la vigilance possible sera exercée pour que vous soyez informés correctement, fidèlement, honnêtement et de façon aussi complète que possible.En deuxième lieu, nous avons le droit d'être protégés.Protégés dans notre intégrité physique, cela va de soi; protégés aussi à l'égard des biens que nous avons acquis par notre travail, et contre le vandalisme qui nous coûte des fortunes.Et contre les dangers de la route.Les forces policières, me direz-vous, sont là pour réprimer ces actes.Mais la répression est une réaction d'après-coup.Ce n'est pas suffisant.Il faut y ajouter la prévention, par l'éducation surtout, et dans le cas de la violence, du vol et du vandalisme, rechercher les motifs qui ont inspiré ces actes.Et en commençant par le milieu scolaire, Montréal a entrepris de faire quelque chose dans ce sens.Il y a un an, elle a constitué une «Table de concertation sur la violence reliée aux jeunes».On concerte beaucoup à Montréal.À cette table, on s'est concerté pendant un an, pour en arriver à produire un rapport d'étape qui doit être déposé sous peu.La première constatation de cette longue concertation s'exprime comme suit: «la violence est la résultante d'une interrelation de causes psychosociales et environnementales présentes dans la société montréalaise: pauvreté, discrimination raciale, exclusion des jeunes de tout lieu de pouvoir, violence dans la famille, à l'école, dans la rue, influence négative des médias et incohérence des messages reçus des adultes.» (.) Nous avons le droit d'être protégés contre ces,stupidités improductives, de même que contre l'emprise insensée des technocrates qui n'en arrivent pas à avoir une pensée claire, et contre le terrible pouvoir des fonctionnaires à qui l'on confie le soin d'interpréter ce que personne ne comprend.Enfin nous avons le droit d'être entendus.Entendus par ceux à qui nous confions un mandat précis en les élisant.Entendus lorsque nous demandons que la démagogie cède la place au bon sens.Entendus lorsque nous demandons que l'école redevienne un lieu de formation humanisé, un lieu privilégié de bonnes relations entre les ethnies, le défi social.C'est un élément à plusieurs volets, car il touche à ces droits du citoyen qui nous concernent tous, individuel ornent comme collectivement, et qui doivent, être respectés, tout comme nous devons respecter les obligations inhérentes à notre statut de citoyen, le vous soulignerai ici trois volets qui me paraissent fondamentaux.Le premier, c'est que nous avons le droit d'être informés.Informés honnêtement, correctement et tout de suite, des situations et des décisions qui nous concernent comme citoyens du Canada, du Québec, de Montréal, de Rosemère ou de Chi-bougamau.Les médias déjà y contribuent dans la mesure où ils font professionnellement leur travail et qu'un bassin d'insémination au charabia des technocrates qui invitent les enfants à se mettre «en situation d'écriture» lorsqu'ils leur proposent une composition.Est-il donc devenu trop simple, ou idiot, que de dire que nos enfants doivent apprendre à lire, à écrire, et à compter?.L'Histoire nous apprend qu'à la veille de l'arrivée de l'an mille, l'humanité fut prise d'une véritable panique.Ce devait être, a-t-on cru à ce moment, la fin du monde.L'an mille est arrivé; la fin du monde, pas encore, et nous approchons de l'an 2000 de notre ère.Dans neuf ans d'ici, nous franchi*, rons ce cap.Mais dans quel état?Et aussi dans la mesure où on ne leur comment y conduirons-no us ces ment pas, où on ne leur cache pas enfants d'aujourd'hui qui coiffe-la vérité ou les faits essentiels.Ce ront alors l'âge adulte?\\n boîte aux lettres 1 T *.t» I ¦ » Faut-il abolir le Sénat?Ces derniers jours, le Sénat canadien a fait beaucoup jaser.Et il a sans doute un peu flétri son image, démontrant, selon certains, qu'il est temps qu'il prenne sa retraite faute de pouvoir démontrer sa légitimité, celle de son action ré- , cente, celle du mode de nomination de ses membres, voire, celle de sa propre existence.S'ensuit-il nécessairement qu'on doive le supprimer ou le remplacer par un SénatN élu?La réponse n'apparaît pas évidente, v Rappelons qu'en théorie, le Sénat a un rôle important à jouer dans un système parlementaire, soit celui de modérer les élans d'une chambre populaire plus énergique» qu'on appelle Assemblée nationale en France et au Québec.Devant passer dans une deuxième chambre, un projet de loi reçoit une attention supplémentaire et subit un délai de réflexion additionnel susceptible d'empêcher de mauvaises décisions prises à la hâte.Cela apparaît d'autant plus justifié dans le contexte d'un système électoral qui donne un contrôle quasi parfait de la première chambre à un seul parti.Le Sénat se voit en outre fondé sur une deuxième «raison d'être».En France, il représente la «nation » en ce qu'elle a d'extra-territorial (même les Français devenus Canadiens y sont représentés), de quasi transcendant par rapport à l'immédiateté politique, qu exprime plus spontanément l'Assemblée nationale, et d'intemporel: le mode d'élection de ses membres, obligatoirement plus âgés (35 ans minimum contre 23 à l'A.N.), est indirect, c'est-à-dire remis à une multitude de personnages élus, 'eux, au suffrage direct.Aux États-Unis, il représente les États de la-Fédération : élus sur une base territoriale égalitaire, ses 2 sénateurs par État partagent certains pouvoirs avec le Président, à propos des traités notamment.Un peu comme ce voisin, le Canada a voulu donner un toi rôle à son Sénat, sur une base plus régionale: ce ne sont pas les provinces, mais leurs 3, puis 4 regroupements (Ontario, Québec et Maritimes auxquels s'est joint l'Ouest), que représente à peu près également le Sénat.Mais ce rôle a vitement été confisqué par les partis politiques qui, au pouvoir, nomment les sénateurs et s'en sont souvent \"servi, une fois revenus dans l'Opposition, pour bloquer les projets de lois qu'ils désap-, prouvent.Les agissements du Sénat de 1990 n'ont donc rien de nouveau.Certes, certaines provinces veulent un Sénat élu, égalitaire et efficace.Grand mal nous en prendrait! Totalement élu.au suffrage direct et,.partant, aussi légitime et efficace que la première chambre, un tel sénat troublerait grandement le fonctionnement du gou- vernernent: ou bien sa majorité diffère en couleur de celle de la première chambre et il devient un instrument de paralysie (car «efficace» veut dire «capable de bloquer la Chambre des Communes», ne l'oublions pas).Autrement, de même couleur, il agit comme un doublon.inutile! Égalitaire, c'est-à-dire représentant chacune des provinces par un même nombre de sénateurs, il ne ferait qu'accentuer l'inégalité de proportion aux populations, les petites provinces, comme l'lle-du-Prince-Edouard, y étant déjà fortement sur-représentées et les grosses, comme l'Ontario, sous-repré-sentées.À n'en pas douter, aucun homme politique fédéral sensé n'acceptera la création d'un tel sénat* ce serait totalement irresponsable.Alors quoi?Tout d'abord, les provinces qui cherchent plus de pouvoir devraient regarder ailleurs.Pourquoi une partie du rôle du Cabinet federal ne s'exercerait-elle pas au sein d'une «Conférence des premiers ministres», un peu à l'image du Conseil des communautés européennes?Cette approche très efficace gênerait certainement moins le fonctionnement des institutions gouvernementales canadiennes! Ensuite, pour respecter le principe du gouvernement clairement responsable, une seconde chambre devra être inégalitaire: en cas de conflit irréductible, c'est la première qui l'emporte, comme en Angle- terre et en France.Et inférieure, elle peut ne pas être élue par le peuple et quand même bien jouer ses rôles.Finalement, il n'y a aucune raison de cantonner -cette seconde chambre dans un rôle de représentation des États membres.On peut lui en conférer une plus moderne, comme celle des minorités et des groupes ethniques, des valeurs culturelles, des forces économiques, des catégories socio-professionnelles, bref, des multiples composantes actuelles de nos sociétés.Plusieurs constitutions ont reconnu ces composantes en instituant un «Conseil économique et social», comme celui de la France ou de la CEE.Actuellement limitée à un rôle de conseil, cette institution ne pourrait-elle se voir investie d'un peu de «pouvoir» et confier les responsabilités de la seconde chambre?Et alors apporter des éclairages plus vrais sur certains projets de lois, au besoin les blo-\" 3uei ou en proposer d'autres dans es conditions précises (majorité renforcée des % par exemple ).Bref, l'existence d'une seconde chambre est tout à fait justifiée.Pour le Canada, c'est entendu.Pour le Québec, il n'y a pas urgence, vu les équilibres propres au fédéralisme canadien.Mais un \u2022 Québec souverain?Il gagnera certainement à se doter dune telle chambre «ethnico-sociale».Jean RÉMILLAgD Montréal :-:::B3 Lysiane Gagnon_ Une démarche équivoque Il 1 y a quelque chose d'incongru dans rinsi6tancc ¦ avec laquelle le Parti Québécois réclame du gouvernement Bourassa un référendum sur la souveraineté: en somme, le PQ réclame des Libéraux le réfé: rendum qu'il refuse de s'engager à faire ! Cette incongruité est bien déguisée, car' le PQ joue habilement sur les mots, et la confusion verbale s'épaissit encore davantage depuis que les péquistes, fidèles à leur tradition la plus enracinée, ont récommencé à se quereller autour des concepts de referendum, d'élection référendaire, d'étapisme, etc;-Mais ce sont là autant de faux débats qui obscurcissent la réalité.Or, la réalité, c'est que le PQ n'a pas l'intention de tenir un référendum sur la souveraineté, et que s'il n'amende pas son programme d'ici là, les pro chaînes élections seront, dans les faits sinon dans le vocabulaire officiel du parti, des élections référendaires.Voici ce que dit à ce sujet le programme du PQ.Dè* son élection, le gouvernement péquiste «enclenchera immédiatement le processus {l'accession à la souveraineté», et entamera des négociations avec le fédéral, en vue de «rapatrier la plénitude dés pouvoirs» d'un État souverain.Au terme de ces négociations (qu'elles réussissent ou non, auquel cas le PQ devrait alors proclamer unilatéralement la souveraineté du Québec), le PQ soumettra au peuple la constitution du nouvel État souverain, et cela ne se fera pas nécessairement par référendum.Théoriquement, cette constitution pourrait constituer le principal enjeu d'une campagne électorale.C'est en effet ce que laisse entendre lé programme du PQ: «Au terme (des négociations avec le fédéral), la constitution qui inclura une déclaration de souveraineté et constituera l'acte de naissance d'un Québec souverain devra être adoptée par la majorité de la population.» * * * Autrement dit, la seule et .unique consultation spécifique portera non pas sur le principe de là souveraineté, mais sur la constitution du nouvel État souverain.C'est une différence majeure.Par ailleurs, comment les dirigeants du parti peuvent-ils juger «trop radicale» cette résolution votée récemment par leur aile jeunesse, résolution qui ne fait que préciser en toutes lettres ce qui est déjà implicite dans le programme, soit que les prochaines élections seront des élections référendaires?\u2022 Dans le jargon politique québécois, une\" élection référendaire, c'est une élection dont l'enjeu serait la sécession du Québec.C'est certainement ce que prévoit le programme du PQ, puisque aussitôt le PQ élu, serait-ce avec moins de 51 p.cent des voix, le nouveau gouvernement s'estimerait mandaté par l'électorat pour enclencher le processus menant à la souveraineté.La consultation sur la constitution \u2014 disposition exhumée du programme initial du parti, lequel fut changé en 1974 à l'instigation de René Lévesque et de Claude Morin \u2014, n'est qu'un écran de fumée visant à donner aux électeurs l'impression qu'ils seront à un moment donné consultés sur la question de la souveraineté.Mais en réalité, cette consultation surviendra après coup, trop tard en quelque sorte, alors que tout le processus aura déjà été mis en branle.Et il ne s'agira que d'un *£férendum de ratification, portant non pas sur le principe de la sécession et de la souveraineté, mais sur le cadre politique du nouvel État souverain.Il va de soi que jamais le gouvernement fédéral n'acceptera de négocier la souveraineté avec un gouvernement sans mandat explicite.Dans cette .éventualité plus que probable, le gouvernement du PQ proclamerait la souveraineté unilatéralement.Autre hypothèse souvent évoquée par le PQ: des référendums sectoriels, visant à récupérer, par exemple, les pouvoirs sur la famille, la culture, la main d'oeuvre, etc \u2014 bref, des domaines où il serait plus facile d'obtenir une majorité de «oui».Mais encore là/il ne s'agirait que de mandats partiels, sans rapport avec le principe même de la sécession.- i * * * .'\u2022\u2022.Y' \u2022 '.\u2022 Aujourd'hui, M.Parizeau laisse tomber Vidée des référendums sectoriels, et veut raccourcir la durée des (improbables) négociations avec le fédéral.Mais si M.Parizeau refuse de donner aux prochaines élections une valeur référendaire, auquel cas toute la campagne péquiste devrait être axée sur l'enjeu fondamental de la souveraineté, d'où tiendra-t-il son mandat pour entamer des discussions avec le.fédéral?.Ce grave manquement aux principes élémentaires de la démocratie se double d'une erreur politique caractérisée, car sans mandat clair et explicite, un gouvernement souverainiste ne s'en irait nulle part et sa légitimité serait contestée à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur.Or, s'il est vrai que la souveraineté est une idée qui a le vent dans les voiles et rallierait peut-être même, à l'heure actuelle, une majorité d'électeurs, pourquoi donc avoir si peur, de la soumettre aux voix?4 \u2022 * * * * Même les plus ardents souverainistes peuvent se faire à l'occasion les apôtres les plus fervents du référendum.Pierre Bourgault par exemple: «Si la question est claire et précise, écrit-il en substance, le référendum réduit les confusions au minimum et permet au peuple de se prononcer sur une seule option, indépendamment des aléas des campagnes électorales.On peut toujours dire que des électeurs pcquistes n'ont pas vraiment voulu la souveraineté mais qu'ils voulaient plutôt voter contre M.BDuras-sa.Il est très rare qu'un parti obtienne plus de 50 p.cent des voix.Les adversaires ont alors beau jeu d'affirmer que seule une minorité a choisi le gouvernement.Ce n'est jamais le cas dans un référendum.Une majorité, *' réduite soit-elle, se dégage toujours d'un pareil exercice.Le référendum permet aussi de poser une question claire, ce qui est loin d'être Je cas dans une élection (où) toutes sortes d'autres éléments sont rattachés.» Belle argumentation.Le seul problème! c'est qu'elle est dirigée vers le Parti libéral, duquel ^Bourgault exige ce référendum auquel le PQ se dérobe ! * Mais citons-le encore: «Pourquoi perdre son temps à rédiger la constitution d'un Québec souverain , si le peuple décide qu'il veut rester dans la fédération canadienne?Commençons d'abord par savoir ce que nous voulons, il sera toujours temps ensuite de mettre un contenant autour du contenu.» \u2022 Bourgault s'est-il rendu compte, en écrivant ces lignes \u2014 ûu demeurant fort justes \u2014 qu'il contestait l'axe central du programme de son parti ?*wt It .~ t \u2022 \u2022 \" 4* .\u2022 '1 ' jt- »\" l .\u2022 , .1 ».«».^t*J \\ *.\" 'i « i* ' T* ' .^ 1 11* ¦ t \u2022 .\u2022*» / \u2022 .4*1 »\u2022 .'i'Af VvOi I 'i't ¦\u2022¦ \u2022>;' .,.ilï.oiJ»fa'«i'' T i »^ \u2022J/.\\ù'' '.'Vil*.' i \u2022 -v' ** fl^il Ul_-\"âltW T ¦ V B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD118 OCTOBRE 1990 \u2022 s t t c * » ; ; < > ¦ f I t t « i l » < 5 « i X I » f I ï I I t f « I I t I I « ?; ; ! 1 »-w-t Les Canadiens favorisent le maintien du volume d'immigration, selon Gallup ¦ Quelque 170 000 immigrants ont été admis au Canada' Ï!an dernier et près de la moitié (46 p.cent) des Canadiens adultes préconisent le maintien de ce volume d'immigration dans les années à ve-nitvL'opinion publique est virtuellement la même que lors chi sondage de l'institut Gallup air même sujet l'an dernier, alots que 47 p.cent des gens approuvaient le niveau de 1 immigration.Gallup observe l'humeur populaire à ce chapitre depuis 1975, époque à laquelle 43 p.cent des gens se disaient en faveur du taux d'immigration en vigueur.Environ 187 000 immigrants s'étaient installés au Canada cçtte année-là.Aujourd'hui, dix-sept p.cent des* Canadiens accepteraient que-le pays ouvre ses frontières à'un contigent plus grand d'immigrants, la plus grande proportion à exprimer pareil avis depuis les quinze ans que Gallup pose la question.L'an passé, 14 p.cent des Canadiens préconisaient un plus grand afflux d'immigrants.Réciproquement, ceux qui prônent une diminution de l'immigration représentent 32 p.cent du public, la plus faible proportion depuis quinze ans.En 1980, 34 p.cent des Canadiens souhaitaient voir réduire le taux d'immigration.On note avec intérêt que les opposants à l'immigration sont relativement moins nombreux au Québec que dans d'autres régions du Canada.Tandis que 22 p.cent des Québécois voudraient moins d'immigrants, la proportion est de 34 p.cent en Ontario, 35 p.cent dans les Maritimes ainsi que les Prairies, et 41 p.cent en Colombie-Britannique.Le ministre fédéral de la Main-d'Oeuvre et de l'Immigration, Barbara McDougalI, annoncera bientôt le quota canadien d'immigration pour 1991 et plusieurs groupes de citoyens consultés prônent un accroissement de l'immigration.Les statistiques indiquent Îue la baisse de la natalité au ànada menace la stabilité de programmes gouvernementaux dont le financement par les taxes exige l'accroissement de la population.Gallup a aussi demandé aux Canadiens quel gouvernement ils souhaitent voir administrer l'immigration.La moitié des répondants (51 p.cent) ont désigné le gouvernement d'Ottawa tandis que 23 p.cent mentionnaient leurs autorités provinciales, un citoyen ksur cinq (21 p.cent) préconisant un partage des responsabilités entre les deux types de gouvernement et six p.cent n'exprimant pas d'opinion à ce sujet.Le sondage reflète les opinions de 1051 citoyens de plus de dix-huit ans et consultés à travers le pays du 12 au 15 du mois dernier.Les données d'un échantillonnage de cette ampleur sont exactes à quatre p.cent près 19 fois sur 20.En 70, Bertrand n'avait Informé Bourassa d'aucune crise appréhendée du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Si l'ex-premier ministre unioniste Jean Jacques Bertrand avait prévu un an à l'avance la Crise d'octobre, il s'est bien gardé d'en informer le nouveau premier ministre Robert Bourassa.«Je n'ai absoluement aucun souvenir à ce sujet.S'il nous avait alertés je m'en souviendrais», a soutenu hier M.Guy Langlois du groupe Noverco.M.Langlois était le chef de cabinet du nouveau premier ministre Bourassa porté au pouvoir aux élections du 29 avril 1970.Le 12 mai 1970, lors de la réunion destinée à permettre la transition entre les deux régimes, jamais M.Bertrand n'a fait part de ses craintes au nouvel arrivant, a soutenu M.Langlois.Dans un texte publié hier, un professeur de l'Université Laval, M.François Baby \u2014 ancien journaliste \u2014, rapportait que l'ex-premier ministre Bertrand lui avait demandé conseil sur le moment de déclencher des élections en 1970.Même si l'automne semblait le moment idéal, M.Bertrand avait repoussé cette avenue parce qu'il apréhendait «une crise terrible, une reprise du terrorisme» pour l'automne 1970.«Il se prépare des choses très graves au Québec pour l'automne prochain.On va assister à une reprise du terrorisme.Il y aura des enlèvements de diplomates et \u2022 d'hommes politiques», aurait dit alors M.Bertrand, selon les notes précieusement conservées par M.Baby.M.Bertrand avait alors opté, contre toute logique, pour des élections précipitées, fin avril, qu'il perdit.En revanche, M.Langlois prête peu de foi à l'interprétation de l'universitaire.D'abord, les élections de 1970 furent déclenchées au début mars et non à la fin du mois comme l'affirme M.Baby.Mais surtout, il était alors de commune renommée que M.Bertrand avait tenté de prendre de court le PLQ.Non seulement le Parti libéral venait-il de consacrer beaucoup d'énergie à la course au leadship remportée par Robert Bourassa, mais en outre l'aspirant déçu, Claude' Wagner, venait de claquer la porte, geste qui risquait d avoir des répercussions sur l'organisation des libéraux,.rappelle M.Langlois.Le nouveau premier ministre vivait d'aiiieurs à l'époque dans un petit hôtel du Vieux Québec qui posait déjà des problèmes de sécurité.Il ne fait aucun doute que des mesures auraient dès lors été prises si M.Bertrand avait alerté ses successeurs.Au cabinet du premier ministre on indiquait hier que M.Bourassa n'avait aucun souvenir à l'effet que M.Bertrand aurait fait parts d'inquiétudes relativement à la possibilité d'une flambée terroriste à l'automne suivant.En revanche, M.liourassa se souvient très bien avoir discuté d'une grève de la construction, alors en cours, avec son prédécesseur.«Si on se souvient des événements de l'époque, il n'y avait pas besoin d'être devin pour penser que des problèmes pourraient survenir.Il y avait six ou sept explosions de bombe par mois», rappelle la porte-parole de M.Bourassa, Mme Sylvie Godin.On avait aussi arrêté, à l'époque, un groupe de felquistes qui cachaient un panier assez vaste pour tranporter un homme, soulignait Louis Fournier dans son livre sur le FLQ.On se préparait, au début de l'année 1970, à enlever un attaché commercial israé- lien.La veuve de l'ex-premier ministre, Mme Gabrielle Bertrand, de- venue député fédérale, ne se souvient pas que son mari l'ait prévenue de quoi que ce soit.«11 ne m'avait pas mis au courant de ça», résume-t-elle.Toutefois elle ne l'aurais pas été nécessairement: «Il n'y a pas d'homme plus seul qu'un premier ministre.Si on l'avait informé de quelque chose, il devait s'assurer qu'il n'y ait aucune fuite», a-t-elle expliqué.Le fils de Jean-Jacques Bertrand, l'ex-ministre Jean François, était alors dans la vingtaine.11 a soutenu qu'à aucun moment son père n'avait parlé à sa famille des craintes qu'il aurait pu avoir.Max Gros-Louis au groupe du PQ sur la question autochtone W/ va falloir se mettre dans la tête que les Indiens ont des droits » PAU S.ESQ Y ¦ Max Gros-Louis, grand chef de la nation huronne, ne vote ni aux élections fédérales, ni aux élections provinciales.«Je ne me considère ni canadien, ni québécois» , explique-t-il.«le n'ai qu'un parti, le parti indien.» Pourtant, depuis la semaine dernière, le grand chef de 59 ans participe à un groupe de travail du Parti québécois sur la question autochtone.Présidé par David Cliche, ex-candidat péquiste et expert de la mise en place de la Convention de la Baie lames, ce groupe soumettra une «proposition globale» sur la question autochtone au Congrès national du PQ, en janvier prochain.«le ne veux pas lire que je fais partie du PQ ou que je suis séparatiste», nous a prévenu hier M.Gros-Louis en entrevue téléphonique depuis la réserve huronne de Loretteville, près de Québec.« Mais si on parle de souveraineté, il va falloir se mettre dans la tète que les Indiens ont des droits ici.Alors, je pense qu'il faut travailler ensemble.» I PQUfi y m Toute la marchandise d'échange sera donnée aux oeuvres de charité.Ï9x'< I C'est le temps de se débarrasser ! Apportez-nous vos vieux stores, draps, oreillers, etc.Nous vous paierons LE MONTANT QUE VOUS DESIREZ en dollars de «AU BON MARCHE ».^^^^^^^^^^^^ » 16x64 & mm ««s 27x45 30x45 36x45 40x45 6 9* \\ 38%Îï8l28 « 0 99 \\ 40*5* fi'S I 48x76 îïX l 48x6414.W \\ 54x78 60x78 **»VC\" irisais?.Bell» 1348' 60x45 13.^ \\ 79.64 27.99 \\ .60x45 72x45 h.l'achat < 0 20X45 »'SS\\ 24x64 9.99 U7x782A.99l 24x45 S'lo\\?7x64 13.99 \\S 28.991 30x45c «aS \\ 36x64 23.f» 44.99 36x*tîo 99 \\3»*64 26.99 W ^99 *2x4Alo99 \\ 72x64 56.99 \\\" 72x45 49.9?\\ ftft 99 «£¦ A \"IK fe^2Uui9i\\2£S5ei, 24x48 1^.99 \\ 24* 8 24.99\\ 48x4» * mVS#>\\ 6^8 25.99\\ 60*46 1 99\\ 60*6° 75x84 29.99 60x40 l8-^\\ 75X84 27-991 'JTM 59.99 75x84 19.991 Tgg 49.99\\ «79.99 64*8A 3lH\\ 96x84 69.99lgS 89.99 56*64 S*S\\ 120x95 79-WS5 99^1 1120*95 59.J9 \\V4AX95J999J144W-.- UN SiroP»6 ^7 29St **** oq m** 0oub'.e ^W*-.4«99 ._a -59^9.,x58 4£ 28V-37V«iw 37VW»'4£ 43V4K70 1£ 43V«x82 48V4X70 48V*x82 55V4X70 55V4X82 6MH0O» 54V.x58 54V*x70 73V4X58 73V.x70 78V«x70 851/»70 97V2X70 109^x70 12VAX70 1 ¦ t ».AimttSCSafSPfHMdUffTLTEL 335 rue St Viler Granby, Québec ^[514)37^2212 AOTOMOMIS WON D4JOUAY 560 Boul.fiset \\ Soret Québec (314)742-0441^ ftJlAJBJ PJUMMQNPVMJI 1530 Boul.SL Chartes DrummonoVifle, Québec (819)477-4694 SWARU ST.HYACINTHE 650a Boul.laurier SL Thomas, D'Aquin, Québec (S$ 733-5262 _ LAOR/rE SU3ARU EKJL RR«2 Brownsburg, Québec (514)562-3121 j| SUBARU VKYORMMUf MG.2110 Notre Dame Ouest Vfctoriaville, Québec (819)752-9224 BOUIVARD AUTOS CS.ENRC 10023 Eoticvafd Des Hêtres ShawWgan, Québec (819)539-6906 STE.ROSC SUBARU 171 BouLUbeUe S te.Rose, Laval Québec (514) 628-3555 SUBARU M USAIU 17710o«ard, VaieLaSatte, Québec (514)36^6363 t : 5 \u2014 - » il 3 .'\\% \\ ¦» i B6 Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUD118 OCTOBRE 1990 'A N 5Sbb espion renseignait Saddam Hussein sur les plans '4 ?«ONN .#ft>ur la premier fois, un cas d'espionnage au profit de Bagdad a été découvert en AUema- ^.^îfî^™^}au dossier déjà «pais des ventes il- .l^ales d'armes à l'Irak par des jentreprises allemandes; ¦te ***** Tespîon Fucrgen Gietler, 55 ans, archiviste au ministère des AffaireStrang?r^ et arrêté peu après i'inva-sion du Koweït, a été nualifié de « très grave » par des souttfcs des services secrets à Bonn.Le fonctionnaire a permis à Vtàék ;dç connaître «tous les élè-.ments de l'analyse américaine sur le Golfe» avant d'envahir le Koweït, précisent-elles.' Sçton le quotidien allemand Bild, dans son édition d'au-jôurd hui, le président irakien Saddam Hussein a été égale* ment informé tout au long du mois d'août par l'espion présumé des jplans militaires des Américains et de leurs alliés dans le Golfe.Le Parquet fédéral a confirmé que Juergem Gietler, arrêté le 28 août dernier» était en contact chaque semaine avec des agents de l'Irak qui lui ont versé un total de 20 000 DM J12 500 S).' Selon Bild, quotidien populaire généralement bien informé sur les questions d'espionnage.M Gietler s'était converti à l'Islam et se faisait appeler Mohamed.11 avait accès aux documents les plus confidentiels du ministère, qu'il transmettait à Bagdad: notes du quartier-général de l'OTAN à Bruxelles, analyses des services d'espionnage ouest-allemands (BND), télégrammes des ambassades ouest-allemandes à Bagdad, Amman et Tel Aviv, ajoute le journal à sensation.M, Gietler avait été enrôlé par Bagdad pair l'intermédiaire d'un ancien agent de la Stasi ( sécurité d'Etat du régime communiste est-allemand) basé en Egypte et il remettait ses renseignements à l'ambassade irakienne à Bonn, selon Bild.Les enquêteurs ont retrouvé 'au domicile de M; Gietler i Bruehl (près de Cologne>«des quantités» de documents secrets, selon Bild.Pas moins de 200 télégrammes diplomatiques ont notamment été découverts dans un sac en plastique» selon des sources Informées.i 'L'Irak entretenait depuis longtemps des liens privilégiés avec l'ancienne RDA, aux dires de responsables politiques occidentaux.L'ambassade d'Irak à Berlin-Est, qui a fermé ses portes au moment de la réunification allemande, était fortement soupçonnée de stocker des armes et des munitions en vue d'éventuelles actions terroristes.Selon la presse est-allemande en septembre dernier, l'ambassade abritait également 34 techniciens, un nombre anormalement élevé pour une telle représentation diplomatique.L'ambassade de Bagdad à Bonn est également soupçonnée d'être la plaque tournante européenne du marché noir d'armes vers l'Irak.Depuis le début de la crise du Golfe, il ne s'est pas passé une semaine sans la révélation de nouvelles ventes illégales d'armes allemandes à l'Irak: armes biologiques, gaz de combat, pièces et plans pour le fameux super-canon capable d'atteindre Israel, hélicoptères de combat fournis par la firme MBB ainsi que des missiles et systèmes de défense aériens en tous genres.De nombreuses firmes allemandes sont actuellement l'objet de poursuites judiciaires pour ces faits.L'OLP pourrait autoriser le recours aux armes à feu dans les territoires occupés Des Palestiniens refusent de rencontrer le secrétaire au Foreign Office d'après AFP et Rcuter JÉRUSALEM ¦ L'OLP pourrait autoriser les Palestiniens des territoires occupés à utiliser des armes à feu contre l'armée israélienne si l'ONU ne fait rien pour assurer la protection des populations arabes, a déclaré hier Bassam Abou Charif, conseiller de Yasser Arafat.Depuis le début de l'intifada, la centrale palestinienne a donné pour consigne à ses partisans de ne pas utiliser d'armes à feu contre les forces d'occupation israéliennes.«Si la communauté internationale ne nous aide pas, si les États-Unis bloquent les décisions du Conseil de sécurité sur la défense des Palestiniens, le comité exécutif de l'OLP devra discuter des meilleurs moyens pour défendre (son peuple)», a indiqué Abou Charif.«La patience a des limites et je crois que ces limites sont atteintes», a-t-il dit.L'OLP souhaite que le Conseil de sécurité se réunisse d'urgence pour discuter du refus israélien de coopérer avec une commission d'enquête de l'ONU sur la fusillade du 8 octobre à Jérusalem-Est, qui a fait 21 morts dans les rangs palestiniens.D'autre part, des personnalités palestiniennes des territoires occupés ont refusé hier de rencontrer le secrétaire au Foreign Office, Douglas Hurd, qu'elles ont accusé d'avoir des penchants pro-israéliens.- La colère des dirigeants arabes a été à l'origine provoquée par des propos attribués par les médias israéliens au chef de la diplomatie britannique.Ce dernier a pourtant catégoriquement démenti s'être prononcé contre la création d'un État palestinien, comme l'a affirmé la presse israélienne, citant des confidences d'Eliahou Ben Elissar, président de la commission des Affaires étrangères de la Knesset.Visitant hier un centre de ré- ¦ .Mm* Abou Charif, conseiller d'Arafat.PHOTO AP éducation à Beit Djala, en Cisjor-danie, où sont soignées les victimes de l'intifada, Douglas Hurd a déclaré: «Nous croyons que les Palestiniens doivent avoir le droit de choisir leur propre avenir.Nous ne disons pas qu'il ne peut pas y avoir d'État (palestinien).Nous ne disons pas qu'il doit y en avoir un.C'est aux Palestiniens de décider eux- mêmes.l La visite de M.Hurd a d'ailleurs été émaillée d'incidents.Dimanche en Egypte, il avait ouvertement critiqué la politique israélienne, déclarant devant la presse diplomatique: «Quiconque a de l'humanité doit sympathiser avec les Palestiniens».Il avait ert outre qualifié Jérusalem-est de «territoire occupé» et affirmé que la ré- ti .\u2022 L E N/O U V B A U - D E / T OR ON TO.:¦¦.\u2022\u2022\u2022\u2022 .*- \u2022 \u2022 \u2022 \\ t GRANDES IDÉES, GRANDE VIE ! Le nouveau Chelsea plaît énormément aux familles.Et pour, cause: nous avons un centre créatif supervisé pour les enfants et une super piscine familiale.Les grands, eux, peuvent relaxer tranquillement au bar ou à la piscine de «Deck 27», notre nouveau spa pour adultes seulement Les jeunes de 18 ans et moins dorment GRATUITEMENT dans - i C'EST LA EILLEURE ! TARIF «RENOUVEAU», la chambre de leurs parents tandis que les enfants de 6 ans et moins profitent de repas GRATUITS dans tous nos restaurants.Le nouveau Chelsea Inn de Toronto est comme une magnifique villégiature.en plein coeur du centre-ville de Toronto! 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solution du Conseil de sécurité condamnant la fusillade de Jérusalem était «excellente».Les Palestiniens des territoires occupés nourrissent de fortes suspicions à rencontre de la Grande-Bretagne, dont ils perçoivent le rôle diplomatique comme celui d'un.relais des Etats-Unis au sein de la Communauté européenne.La danse dans le sang.Par ailleurs, Yossi Sarid, député de gauche, a provoqué une très violente polémique, hier à la Knesset, en dénonçant «les Juifs qui ont dansé dans le sang» à propos de la fusillade de l'esplanade des Mosquées.«Des Juifs, des rabbins ont marché dans du sang et, plus grave encore, ils ont dansé dans le sang, ils ont dansé dans le sang.», a déclaré M.Sarid, député du Mouvement des droits civiques.Le député d'opposition faisait allusion à la présence de plusieurs dizaines de milliers de fidèles juifs, le 11 octobre, au Mur des Lamentations situé en contrebas de l'esplanade des Mosquées pour la fête traditionnelle de Simha Thora ( la joie de la Thora ).Cette fête a eu lieu trois jours après la fusillade des Mosquées dans la vieille ville de Jérusalem, qui a fait 21 morts palestiniens et 150 blessés.Les fidèles présents ont, comme le prévoit la tradition juive, dansé et chanté à cette occasion.M.Avner Shaki, ministre des Cultes, avait profité de ces célébrations pour prononcer un discours au Mur des Lamentations, dans lequel il félicitait la police pour son «action courageuse», qui avait permis «de sauver des centaines de Juifs pieux venus prier au Mur des Lamentations», attaqués à coups de pierres lancées de l'esplanade des Mosquées.M.Binyamin Nétanyahou, vice-ministre des Affaires étrangères (Likoud-droite) a violemment pris à partie M.Sarid en affirmant que les déclarations du député d'opposition constituaient des «appels au meurtre».«Même la Libye, l'OLP ou les représentants de Saddam Hussein ne disent pas des choses aussi honteuses», a-t- il ajouté.Enfin, le comité exécutif de l'UNESCO a demandé hier à Israël la réouverture immédiate de toutes les écoles des territoires occupés.James Baker minimise différend qui oppose hinàton à Isn Agence Frênce-Presse WASHINGTON ¦ Le secrétaire d'État James Baker a minimisé hier la portée du différend américano-israélien résultant du refus de Jérusalem d'accepter la mission de l'ONU chargée par le Conseil de sécurité d'enquêter sur la fusillade des Mosquées qui a fait 21 morts palestiniens le 8 octobre.Déposant devant la Commission des affaires étrangères du Sénat, M.Baker a déclaré en substance que moins l'on parlerait de ce différend, mieux cela vaudrait.U a souligné que ce n'était pas la première fois que Washington et Jérusalem avaient des divergences et affirmé avec force le ferme engagement des États-Unis envers la sécurité de l'État israélien.Le chef de la diplomatie américaine n'en a pas moins rappelé clairement la position américaine sur le statut de Jérusalem, mis en cause par l'affirmation par le gouvernement israélien de sa souveraineté sur Jérusalem et sa décision d'entreprendre un vaste programme de construction de logements pour emigrants à Jérusalem-Est.Jérusalem doit rester une ville unifiée mais son statut définitif doit être déterminé par négociation, a-t-il dit.M.Baker a notamment souligné qu'il est de tradition dans les rapports entre les deux pays que l'aide économique américaine à Israël ne soit utilisée que dans les territoires sous contrôle israélien avant la guerre de 1967.Manière claire de dire que les 400 millions $ de crédits que doivent garantir les États-Unis pour aider à l'implantation des nouveaux immigrants ne peuvent pas servir au programme annoncé pour Jérusalem-Est.La tension enregistrée entre les deux capitales depuis le vote de la résolution du Conseil de sécurité demandant l'envoi d'une mission d'enquête fait suite à un net réchauffement de relations plutôt froides depuis la formation du nouveau gouvernement israélien au printemps dernier.Washington s'était à plusieurs reprises félicité de la retenue manifestée par le gouvernement israélien depuis le début de la crise du Golfe.La fusillade de l'esplanade des Mosquées a profondément changé les choses.L'irritation du gouvernement américain a été due largement au fait qu'il s'est trouvé piégé du fait de la violence de la répression, a indiqué une source de l'administration.Face aux 21 morts palestiniens et à la nécessité de ménager l'opinion publique des pays arabes modérés, alliés de Washington face à l'Irak, il lui était impossible de ne pas accepter une résolution de l'ONU condamnant cette violence.Les divergences demeurent entre les deux \"pays mais Washington ne souhaite clairement pas les aggraver.«11 vaut parfois mieux ne pas trop débattre de ces problèmes très complexes et sensibles, a dit M.Baker.Nous essayons de ne pas soulever ce problème parti-culier (les implantations), mais nous avons une position qui n'est franchement pas la même que celle du gouvernement d'Israël».Un chapitre pour rien, ou presque, dans la saga budgétaire américaine d'après AFP WASHINGTON M La Chambre des Représentants a ajouté lundi soir un nouveau chapitre, probablement inutile car il ne résout rien, à la saga budgétaire que vivent depuis quinze jours les États-Unis.Dès son retour à la Maison Blanche dans la soirée de mardi après deux jours de campagne électorale, le président George Bush a menacé d'opposer son veto à ce texte oui présente aux yeux des républicains le défaut fondamental de relever de 28 à 33 p.cent le taux d'imposition des plus riches.Mais il n'aura sans doute pas à le faire car le Sénat se préparait hier à débattre d'un projet différent et il faudra de toute manière un compromis entre les deux assemblées.La Maison Blanche a indiqué qu'elle pourrait accepter ce projet MAYA l'entrepôt de cuir à montréal POUR HOMMES ET FEMMES i Va PRIX FAIT SUR MESURE \u2022 Jup«« o Pantalons courts («hort») \u2022 Robes \u2022 Manteaux \u2022 Vestona tous genres 7256, HUTCHISON (En face du métro Av.du Parc) 277-9269 élaboré sous la houlette du sénateur Lloyd Bentsen, qui fut adversaire de M.Bush «lors des élections de 1988 puisqu'il était le candidat démocrate à la vice-présidence mais qui est comme lui Texan, riche et plutôt conservateur.Les mesures qu'il prévoit sont en effet assez similaires à celles qui étaient inscrites dans le compromis péniblement élaboré au début du mois entre l'administration et les chefs de file parlementaires.En matière fiscale notamment, les augmentations porteraient essentiellement sur les impôts indirects frappant l'essence, le tabac et l'alcool.L'adoption de ce projet par le Sénat n'était cependant nullement certain hier.Le débat risquait en outre d'être long, plu-sleuto sénateurs ayant l'intention de présenter des amendements.Si le texte passe, il faudra qu'une commission conjointe des deux assemblées tente de parvenir à un compromis entre les deux versions, ce qui ne sera pas facile étant donné leurs différences.Les deux chambres devront ensuite se prononcer et envoyer le projet à la Maison Blanche pour signature, celle-ci dépendant bien sûr de l'acceptation par le président des mesures proposées.Le temps presse: il reste trois jours au Congrès pour se mettre d'accord sur un texte permettant en théorie de réduire l'énorme déficit budgétaire américain de 40 milliards S cette année et de 500 milliards S sur cinq ans. LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD118 OCTOBRE 1990 B7 Le Monde Kohi propose de retarder d'un an l'Union économique et monétaire d'après AFP et Heu ter BONN ¦ Le chancelier allemand Heimut Kohi, cherchant une solution de compromis, a proposé hier que la seconde phase décisive de l'Union économique et monétaire (UEM) de la CEE débute au 1er janvier 1994.Dans une interview à la chaîne de télévision française FR3, le chancelier a ainsi tranché entre son ministre des affaires étrange- URSS : un des auteurs des 5 d'après Reuter et AFP MOSCOU ¦ Grigori Iavlinski, Tun des deux auteurs du plan de réforme économique dit des «500 jours», a présenté hier sa démission de son poste de vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, rapporte l'agence Tass.Mais les députés du parlement russe ont reporté à plus tard la discussion sur cette question.Le Parlement de la Fédération russe a déjà adopté l'audacieux plan des «500.jours» pour le passage à l'économie de marché et entend commencer à l'appliquer à partir du 1er novembre.Mais il est probable que le parlement soviétique, lui, adoptera un programme plus modéré présenté mardi par le président Mikhaïl Gorbatchev.Co-auteur du programme Cha-taline dit des «500 jours», M.Yavlinski avait demandé à quitter son poste, estimant qu'il est désormais impossible de mettre en oeuvre son programme., Le premier ministre de Russie, Ivan Silaev, est intervenu pour annoncer que d'ici sept à dix jours des mesures pratiques de correction du programme russe allaient être présentées aux députés.11 a demandé à M.Yavlinski de rester à son poste, l'assurant qu'il'serait très utile dans cette période difficile.Ce dernier avait expliqué que «l'évolution politique et économique de ces cinquante derniers jours fait que les conditions pour réaliser le programme de 500 jours ne sont plus réunies».«Tout ce qui avait été promis pour garantir le niveau de vie est irréalisable maintenant», a enco- * affirmé ce jeune économiste de !>7 ans.Par ailleurs, Alexandre Sou-kharev a été libéré de ses fonctions de procureur général de l'URSS, en liaison avec son départ à la retraite, aux termes d'un arrêté du Soviet Suprême (parlement) soviétique.Alexandre Soukharev, procureur général de l'URSS depuis juin 1989, est une personnalité très controversée en Union Soviétique.Il avait été publiquement mis en cause, l'hiver dernier, par les juges d'instruction Telman Gdlian et Nikolai Ivanov qui l'accusaient d'avoir entravé leur enquête sur le «scandale du coton», une vaste affaire de corruption en Asie centrale sous Léonid Brejnev.Les pays de l'Est devront trouver 7 miliards $ en 1991 daprès AFP et Reuter_ BRUXELLES \u2022 ¦ Les pays de l'Est auront besoin de trouver près de sept milliards $ en 1991 pour faire face aux conséquences de la crise du Golfe et au paiement en monnaie convertible de leurs échanges, selon une étude de la Commission européenne.Les six pays de l'Est considérés ( Bulgarie, Tchécoslovaquie, Pologne, Roumanie, Yougoslavie et Hongrie) perdront quelque 6,8 milliards S en raison du renchérissement du prix du pétrole estimé par la Commission à 29 $ le baril en 1991.La réforme du système des prix dans les échanges entre les pays du Comecon qui seront libellés en monnaie convertible à partir du 1er janvier 1991 leur coûtera dans le même temps quelque six milliards $.Toutefois, les pays de l'Est peuvent espérer trouver quelque nuit milliards $ grâce à des contributions publiques ou privées, dont des financements du Fonds monétaire international (FMI).Leurs besoins nets seront donc de 6,85 milliards S.La Bulgarie et la Tchécoslovaquie supporteront les chocs les plus importants en raison de leur forte dépendance à l'égard de l'Union soviétique, avec respectivement 1,8 milliard $ et 1,75 milliard $ de pertes.res Hans-Dietrich Gensher, partisan du 1er janvier 1993, et de la Bundesbank, soutenue par son ministre des finances Théo Wai-gel, qui refusaient la fixation d'un calendrier dès maintenant.« C'est un compromis raisonnable », a affirmé le chancelier, en rappelant que la date du 1er janvier 1994 avait été proposée en premier par le gouvernement çspagnol.Le président de la Commission européenne, Jacques Delors, soutenu par la France, la Belgique, l'Italie et le Danemark, souhaitaient, comme M.Genscher, que la phase 2 de l'Union monétaire et économique débute le 1er janvier 1993, date d'entrée en vigueur du marché unique européen.Mais, lors d'une réunion des ministres des Finances des Douze à Rome, le 8 septembre, tous les autres pays s'étaient opposés à cette date.La seconde phase de l'UEM, qui doit marquer le véritable début de la marche vers une monnaie europénne unique, prévoit la mise en place d'un système de banque centrale européenne (SEBC), des convergences accrues des politiques économiques et budgétaires, ainsi que des marges de fluctuation réduite pour les monnaies à l'intérieur du mécanisme de change du Système monétaire européen (SME).La première phase a débuté le 1er ., , -¦ Le chancelier allemand Helmut Kohi.juillet 1990 mais, pour continuer le processus, un traité modifiant le traité de Rome, fondateur de la CEE, est nécessaire.Le chancelier a cependant souligné, durant l'interview, qu'il n'accepterait une banque centrale européenne qu'à condition qu'elle « ne dépende d'aucune instruction d'un quelconque gouvernement » et qu'elle se consacre exclusivement à la stabilité monétaire.«Nous avons besoin1 d'une banque centrale qui soit totalement indépendante », a répété M.Kohi.PHOTO REUTER L'UEM doit être discutée par les Douze dans une conférence intergouvernementale à la mi-décembre, qui sera précédée par un sommet des chefs d'État et de gouvernement de la CEE, le 27 octobre, à Rome.Par ailleurs, le gouvernement allemand a de quoi se réjouir : les prix grimpent moins vite que prévu malgré l'unification.Principale explication : la hausse du mark contre le dollar, qui contribue à protéger le pays du nouveau choc pétrolier.Ukraine : le premier ministre, contesté par les étudiants, : accepte de démissionner ::; d'après Reuter et AFP KIEV ¦ Le premier ministre ukrainien Vitali Massol a accepté de démissionner après plusieurs jours de manifestations de rue contre la politique économique de son gouvernement, a annoncé hier le président de la république soviétique.«Nous avons eu hier une conversation (.) et sommes parvenus à la conclusion que vitali Andreievitch Massol démissionnerait», a dit le président Léonide Kravtchouk devant le parlement de la deuxième république d'URSS.II n'a pas précisé quand il serait mis fin aux fonctions de Massol.Cette décision ne semble pas avoir apaisé les étudiants, qui exigeaient non seulement la démission de Massol mais aussi celle de Kravtchouk.Pour la troisième journée consécutive, plusieurs milliers de contestataires ont sillonné les rues de Kiev, capitale de la république, perturbant la circulation dans toute la ville.Si Massol démissionne, ce sera le premier responsable soviétique de son rang à le faire sous la pression publique.Massol a été premier ministre alors que le PC ukrainien était dirigé par le «faucon» Vladimir Chtcherbitski.mis â l'écart l'an dernier après avoir passé 17 ans au pouvoir.Étudiants et députés réfqrî mistes dénoncent les projet^ économiques de Massol qui; selon eux, prévoient le trans: fert à Moscou de 39 p.cènf dès réserves ukrainiennes en-dévf* ses fortes et ne réunissent* pas les conditions d'un passage à l'économie de marché.Plusieurs dizaines (Télu?diants sont en grève de la* fain) depuis deux semaines à- Kiev pour obtenir la démission de Massol, la dissolution du parlement et des élections multrpar-tites.; ' Les dirigeants étudiants avaient appelé à une grèvç générale pour hier, mais il' était difficile de savoir dans quelle mesure il étaient suivis.Près de 100 000 personnes ont participé aux manifestations de la semaine.Les élèves de.trois collèges se sont barricadés dans leur établissement et refusent d'assister aux cour§.En soirée, les étudiants»ont* décidé d'arrêter leur mouvement après le vote par le parlement républicain de plusieurs résolutions répondant à leurs revendications.Une résolution stipule que les jeunes Ukrainiens n'effectueront leur service militaire en dehors des frontières de la république que sur une base volontaire.IL EXISTE une seule autre voiture qui puisse se comparer à l'Integra 4 portes 1991.Mais elle coûte beaucoup plus et elle ne pos-sède pas quatre portes (en fait, elle n'en a aucune)- La voiture dont il s'agit est la voiture de Formule 1 Honda McLaren.Et la com- paraison nest pas exagérée, au contraire.Le moteur de haute technologie de l'Integra est le fruit de la même équipe qui a mené Honda McLaren à la victoire lors du Championnat des constructeurs de Formule 1 au cours des quatre der-nières années.N En effet, toutes les grandes caractéristiques La berline Integra GS1991 est représentée avec un déflecteur offert en option.\u2022 I\".{'.,« : .' rV\" %* ' \u2022\u2022 de la berline Integra sont issues de la Formule 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le problème d'Ayodhya.Les émeutes entre hindous et musulmans provoquées par cette querelle ont fait plus d'un millier de morts au cours de l'année écoulée.Le Parti du congrès de l'ancien premier ministre Rajiv Gandhi a également boycotté la réunion sur Ayodhya.«Cette fois-ci, nous ne prenons pas de risques.Rajiv Gandhi a reçu un bon accueil de l'opinion publique lors de sa tournée dans le nord.Pourquoi gâcher tout ça», explique-t-on au Parti du congrès.Par ailleurs, au moins 22 personnes ont été tuées hier au Cachemire alors que les Cachemiris protestaient contre la décision du dirigeant noir sud-africain Nelson Mandela de ne pas visiter leur État, ont annoncé des sources officielles.Des batailles ont opposé les forces de sécurité indiennes et les militants séparatistes musulmans l'issue d'une réunion extraordi- et au moins sept personnes ont NEW DELHI ¦ Uo grand parti hindou a menacé hier de faire chuter le gouvernement minoritaire du premier mintsire indien Vishwanath Pra-tap Stngh s'il n'obtenait pas gain de cause dans une querelle religieuse avec les musulmans.Le ^>arti hindou du Bharatiya Janata (BJP), dont le soutien est essentiel au maintien de la coalition Singh, a menacé de lui retirer son appui s'il n'est pas autorisé à construire un temple hindou à la place d'une mosquée à Ayodhya,\" une ville de l'Uttar Pradesh dans le nord de l'Inde.Là ;mosquée a été édifiée au XVIe siècle par l'empereur mo-ghol Babur sur un site vénéré par les Hindous comme le lieu de ; naissance de Rama.; .«Le BJP sera contraint de retirer sOn soutien à ce gouvernement» s'il n'autorise pas la construction du temple, a-t- il prévenu dans une résolution adoptée à KffiF&.¦¦:-\\\u2022\u2022\u2022\u2022 »>\u2022:-; Vf\\*; naire de ses instances dirigeantes à New Delhi.Le BJP a l'intention d'entamer la construction du temple hindou dès le 30 octobre.Il a boycotté hier une réunion cruciale convoquée par Vishwanath Pratap été tuées à Shanbug dans les incendies qui ont suivi.j\" V Une dizaine de personnes ont été tuées et 10 autres blessées à Sopre.À Anantnag, trois civils non-identifiés ont été tués par des séparatistes.Un jeune chrétien et sa mère, au balcon de leur maison criblée de balles, à Beyrouth.! photo reuter 320 ans à vous offrir qualité, service et satisfaction, ^ avec en plus notre garantie de remboursement.I * ¦ n ÎE* - .\u2022 ¦\u202271 '» \u2022 f ' m : 10- Irertormance caiper Revitaliseur La solution Shiseido au problème du vieillissement de la peau.* \u2022 Afin de minimiser les signes visibles du Vieillissement de la peau, Bio-Performance .propose une triple performance et une -.; triple protection.\u2022 Performance 1: Protection équilibrée.Bio-Performance aide à renforcer la .\\ \u2022 ; i résistance naturelle de la peau contre les \u2022 v agressions extérieures.Ce qui aide la .peau à paraître plus jeune et en santé.; Performance 2: Pouvoir hydratant ; ! \u2022.incomparable.Le mélange synercjisant de ' 8I0-EP0 et d'acide bio-hyaluronique, super agent 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(Ibmpaqnic l)c Ial3atc tifyrtson I,', v \u2022 i * 1 » ai La France attend un « geste d'apaisement » du président Hraoui d'après AFP, AP, UPI et Reuter BEYROUTH ¦ La France a déclaré hier attendre du gouvernement libanais un «geste d'apaisement» en faveur du général chrétien libanais Michel Aoun, réfugié depuis le week-end dernier à son ambassade à Beyrouth.«La situation aujourd'hui doit permettre aux autorités libanaises d'assumer pleinement leurs responsabilités», a déclaré Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères, au sujet de la prise de contrôle du réduit chrétien par les troupes libano- syriennes.«Leur premier geste doit être un geste d'apaisement.La France l'attend.Elle l'attend notamment à propos du sort du général Aoun», a ajouté Roland Dumas, qui répondait à des questions sur le Liban à l'Assemblée nationale.«La France n'acceptera jamais de livrer le général Aoun», a-t- il martelé en réaffirmant la position sans équivoque prise à ce sujet lundi par le président François Mitterrand lors d'une conférence de presse.L'obstacle du général Aoun étant levé, Dumas a estimé qu'il convenait que le gouvernement du président Elias Hraoui organise des élections et que l'armée régulière libanaise se substitue aux milices et forces étrangères.Le gouvernement français «aidera à la réalisation de ces objectifs, y compris le départ des troupes étrangères qui se trouvent sur le sol libanais et, ceci en vue de rétablir un Liban souverain, indépendant et uni», a souligné Dumas.D'autre part, au Liban même, on apprenait hier que le collège jésuite Notre-Dame de Jamhour, perché sur une colline surplombant la route Beyrouth-Damas, a été violemment bombardé au cours de l'opération-éclair syro-li- banaise menée samedi contre le fief du général Aoun Des obus d'artillerie de campagne ont creusé des trous béants dans la façade de cet établissement de plusieurs hectares, fleuron depuis des années de la présence culturelle française au Liban.Des salles de classe entières ont été soufflées et il n'en reste que des gravats où s'entremêlent des livres scolaires abimés et des bancs d'écoliers brisés.À Beyrouth, l'armée syrienne et les forces gouvernementales libanaises ont commencé hier à détruire les fortifications de la ville pour souligner leur volonté de réunir les communautés chrétienne et musulmane.«Le 'mur de Berlin4 de Beyrouth est en train de tomber et le pays sera bientôt réunifié», a déclaré Ali Mokdad, un responsable de la milice musulmane affecté à la «ligne verte», qui séparait depuis quinze ans le secteur chrétien de Beyrouth-Est du secteur musulman.«L'armée libanaise a pris position (dans le secteur).Notre rôle de milice est terminé (.) Je vais m'occuper de mes affaires et prendre soin de ma femme et de mes enfants», a-t-il ajouté.Les troupes syriennes et libanaises qui ont contraint samedi le général chrétien Michel Aoun à capituler ont rouvert les points de passages entre Beyrouth-Est et Beyrouth-Ouest.A l'exception d'un ou deux, ils étaient tous fermés depuis sept ans.«Nous avons l'ordre de rouvrir chaque route fermée à Beyrou-thet dans le reste du Liban», a déclaré, un officier de haut rang de l'armée syrienne.Les bulldozers ont rasé les barrages de terre et de sable pendant que l'armée et les hommes de la milice faisaient sauter des mines dissimulées sous des amas de décombres.ternît Imâk d'après .AFP et Reuter CRACOVIE B Lech Walesa a lancé hier un appel aux intellectuels polonais pour qu'ils le soutiennent dans sa campagne pour la présidence de la république.Son principal rival, le premier ministre Tadeusz Mazowiecki, est le favori d'un grand nombre d'intellectuels et de responsables de Solidarité, qui se sont éloignés du président du syndicat.Quatre jours après Tadeusz Mazowiecki, qui avait lancé sa campagne électorale dimanche à Cra-covie, Lech Walesa est venu à son tour dans cette ville, l'un des principaux centres culturels du pays, pour s'adresser à un public choisi d'intellectuels, réunis dans la Halle aux draps.«Ne tournez pas le dos aux nouveaux venus comme nous.Nous avons besoin de vous.Nous avons besoin de votre aide», a-t-il dit.«Je suis ici pour faire appel à votre responsabilité bien ompri-se.Ne nous laissons pas diviser».Il a demandé aux intellectuels pourquoi il faisait aujourd'hui l'objet de tant de méfiance.«Que \"s'est-il passé pour que moi, qui étais si respecté jusqu'à récemment, qui bénéficiais de tant de confiance, qui ai été proposé l'année dernière par les députés de Solidarité pour devenir' président, puis premier ministre, que s'est-il passé pour que je sois devenu en quelques mois l'homme à abattre?Qu'ai-je fait?j>, a-t-il dit.II a expliqué qu'il était devenu l'objet d'attaques de la part des responsables de Solidarité parce qu'il avait empêché le mouve- ment de monopoliser le pouvoir politique et qu'il avait critiqué son incapacité à démanteler le système communiste.Lech Walesa a rappelé qu'il lui avait suffi de réclamer une accélération des réformes pour se faire traiter de «démagogue, populiste et autocrate».Avant de lancer son appel aux intellectuels, le président de Solidarité avait rencontré des ouvriers sidérurgistes de Cràcovie à qui il a promis de liquider tout ce qui s'oppose à l'accession rapide de la Pologne à un système démocratique complet et à l'économie de marché.«|e veux devenir président parce que je suis insatisfait, que tout va trop lentement et qu'il y a trop d'obstacles», a-t-il dit dans le grand complexe sidérurgique de Novva Huta, près de Cracovie, où Solidarité déclencha en 1988 une grève qui devait contribuer à écarter du pouvoir les communistes.«Je compte sur votre participation à tous pour balayer tout ce qui nous empêche d'avancer», a dit le chef de Solidarité.Tadeusz Mazowiecki s'est fait l'avocat d'un passage graduel à la démocratie et au capitalisme.Il estime les méthodes de Walesa préjudiciables au pays dans son état actuel.«Bien évidemment, nous devons nous y prendre soigneusement, afin que personne ne nous dise que c'est dangereux», a poursuivi Lech Walesa.«Mais je veux être aux commandes pour accélérer les choses, de façon à éviter une nouvelle vague de mécontentement et à ne pas perdre de temps ni d'énergie comme aujourd'hui.DEPECHES CAMBODGE Ouiàl'ONU M Les trois factions de la résistance cambodgienne ont accepté la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies sur l'application du plan, de paix élaboré par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, a rapporté hier la radio des Khmers rouges.«L'ensemble du peuple cambodgien et les forces de la résistance cambodgienne tripartite saluent la résolution de la 45e Assemblée générale de l'ONU», a déclaré la radio clandestine.GORBATCHEV Polémique ¦ Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev fournira la preuve qu'il «méritait» le prix Nobel de la paix 1990 en soutenant les «aspirations à la liberté» de la Lituanie, a estimé hier le premier ministre de cet état balte d'URSS, Mme Kazi-raiera Prunskiene.«La norai- nation de M.Gorbatchev au prix Nobel de la paix 1990 devrait obliger ce dernier à être logique dans son travail pour la - paix en nous soutenant dans nos aspirations de liberté», a déclaré M.Prunskiene, en visite officielle à Stockholm.1 -\\- 'C K\" LIBÉRIA Autres combats ¦ Les maquisards du Front national patriotique indépendant (INPFL) oht pris le campus de Fendell, à une vingtaine de kilomètres au nord de Monrovia, a affirmé leur dirigeant, Prince Johnsonn, au secrétaire d'État français à l'Action humanitaire, M.Bernard Kouchner, en visite dans la capitale libérienne.Les forces de ce dissident du Front national patriotique ( NPFL) de Charles Taylor progressent à partir de Monrovia vers le nord-est, au détriment de ses anciens amis du NFFL et au profit de la force ouest- africaine d'interposition, l'ECO-MOG, qui occupe le terrain derrière lui."]
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