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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1991-02-20, Collections de BAnQ.

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[" 7050 JEAN-TALON.EST PRÈS OES GALERIES D'ANJOU 352-1010 VU LA HAUTE TECHNOLOGIE Nikon POUR VOS LUNETTES LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE Aujourd'hui: Périodes de nuages et de soleil Minimum \u20147° Maximum 4° Demain: Généralement nuageux details cahier sports MONTRÉAL, MERCREDI 20 FÉVRIER 1991 107e ANNÉE N° 120 74 PAGES, 6 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en tus Un référendum sur la souveraineté dès 0 m 1991, proposent Bélanger et Campeau Québec doit avoir un «mandat de grève» avant de négocier DENIS LESSARD du bureau de La Presse MM.Jean Campeau et Michel Bélanger Bush juge le plan de paix soviétique insuffisant QUÉBEC » Le Québec devrait des I99l tenir un référendum sur la souveraineté et n'entreprendre que par la suite la négociation de l'association avec le Canada anglais, ont proposç hier les dirigeants de la Commission Bélanger-Campeau.Selon les renseignements obtenus hier par La Presse, les co-présidents Michel Bélanger et lean Campeau ont.à huis clos hier, émis une «proposition claire» sur le cheminement que devrait emprunter le Ouébec pour régler l'imbroglio constitutionnel.Selon eux, la population devrait avoir à se prononcer rapidement, dés cette année si possible, sur le principe de la souveraineté du Québec.Par la suite, le Canada anglais aurait environ deux ans pour faire des propositions en vue de bâtir une association avec le Quebec Au terme de ce délai, à la fin de (993, les Québécois devront se prononcer à nouveau, soit pour sanction- ner le résultat des discussions avec le reste du Canada, soit pour constater son mutisme, ce qui débouchera sur la souveraineté pure et simple du Québec Après quatre mois d'audiences publiques et de discussions, les deux coprésidents ont \u2014 toujours à huis clos \u2014 levé le voile sur l'orientation qu'ils voulaient donner au rapport final, des propositions rassemblant toutes les o-piriiôns entendues, espèrent-ils.Les co-présidents ont retenu l'argument que rien ne poussera le Canada anglais à négocier avec le Québec tant qu'il ne sentira pas de réelle pression, un mandat clair de la population du Québec Aussi, croient-ils, le Québec devrait, dès 1991, proposer à la population un' référendum sur son statut constitutionnel, pour aller négocier par la suite avec le Canada anglais.Selon les informations obtenues par Lu Presse, le scénario proposé aux commissaires, pour fins de discussion, ressemble étrangement aux propositions faites devant la commission par Me Louis Bernard, un constitutionna- VOIR 1991 EN A 2 d'après AtP.Rcuterct UPI ¦mile aussitôt par Londres et Ottawa, le president George Bush a rejeté hier comme «insuffisant» le plan de paix soviétique avant même que l'Irak ne fasse connaître sa réponse, qui sera sans doute transmise des aujourd'hui à Moscou.Sur le terrain cependant, les forces al lices sont?selon le Pentagone, désormais prèles à passer à l'offensive terrestre, dès qu'elles en recevront l'ordre, pour déloger l'armée irakienne du Koweït.Le plan soviétique, présenté lundi par le président Mikhaïl Gorbatchev au ministre irakien des affaires étrangères Tarek Aziz, est « très insuffisant par rapport à ce qui serait nécessaire», a déclaré M.Bush, en soulignant qu'il avail fait part «très franchement» de son opinion a Mikhaïl Gorbatchev.«Il n'y aura pas de négocia-lions.Les objectifs ont été fixés.H n'y aura pas de concessions», a répété M.Bush au début d'une rencontre avec les chefs de file du Congrès à la Maison Blanche.De son côté, le secrétaire américain à la Défense Dick Cheney a souligné qu'un cessez-le-feu «serait très dangereux» pour les alliés.vmtfitkfie! f&s, to feêfis Avec \u201e , I 1 L'ambassadeur d'URSS à l'QNU.Vouri Vôrontscv, a indiqué cependant qu'il espérait qu'une réponse «positive» serait apporiée aujourd'hui à Moscou par le chef de la diplomatie irakienne.Les hautes instances irakiennes se sont en effet réunies à Bagdad durant la nuit pour prendre une décision.Pour le secrétaire général des Nations unies, Perez de Cuellar, l'initiative soviétique est «une opportunité\" historique pour éviter une bataille terrestre».Dans une intervention devant le Conseil de sécurité, M.Voront-sov a notamment souligné que «l'actuelle spirale de la situation de crise dans le golfe Persique appelait des mesures immédiates et résolues afin d'éviter une escalade du conflit, sauver des milliers de vies et prévenir la menace d'une rupture de la balance écologique dans l'ensemble de la région ».Le «plan d'action» proposé par le président Gorbatchev, a précisé M.Vorontsov, s'appuie sur la nécessité de se conformer strictement aux résolutions du Conseil de sécurité concernant la crise du Golfe.«L'élément-clé de ce plan, a-t-il dit, consiste à assurer un commencement rapide du retrait des forces irakiennes du Koweït qui devrait permettre immédiatement d'éviter un bain de sang».Le ministre iranien des Affaires étrangères, M.Ali Akbar Velaya-li.a déclaré à Bonn qu'il était convaincu que Bagdad était maintenant prêt à accepter de se retirer du Koweït selon la résolution 660 du Conseil de sécurité.Pour sa part, ie gouvernement britannique a.rejeté le plan sovié- _ VOIR BUSH EN A 2 \u2022 A 4: Le pari de Bush DEUX HELL'S ANGELS ASSASSINES photo richard croteau collaboration spéciale la Presse Des ambulanciers transportent Darquis Leblanc, qui est mort comme plusieurs l'avaient prédit: criblé de balles.Darquis Leblanc avait trahi les Outlaws MARCEL LAROCHE arquis Leblanc, cet ex-président des Outlaws de Danville, en Estrie, qui s'était rallié au cours des dernières années à ses ennemis jurés, les redoutables Hell's An-gels, est mort hier comme plusieurs l'avaient prédit depuis des mois, criblé de balles sans avoir pu opposer de résistance à ses assassins.Leblanc, l'un des rares motards à avoir cleja porte les couleurs d'une organisation opposée au clan des Hell's Angels, était accompagne de son bras droit, Yvan Martel, lorsque les deux hommes ont été froidement abattus de plusieurs coups de feu, vers 13h25, à proximité d'une automobile stationnée dans une ruelle reliant la rue Ver-chères et le boulevard Tachereau, à Lon-gueuil.sur la Rive-Sud.Moins d'une demi-heure après ce double règlement de comptes, perpétré en plein jour et, par surcroît, dans ce secteur plutôt fréquenté de Longueuil, les policiers de cette municipalité procédaient à l'arrestation de trois personnes, deux hommes et une femme qui pourraient avoir certaines affinités avec les Outlaws.~~ VOIR HELLS EN A 2 La Ville achète les 146 acres de l'hippodrome Blue Bonnets Sommaire WW PHILIPPE CANTIN La Ville de Montréal, par le biais de sa Société d'habitation et de développement, annoncera cette semaine qu'elle acquiert la plus grande partie des terrains de l'hippodrome.Blue Bonnets, a appris La Presse.D'autre part, un groupe de gens d'affaires québécois dirigé par André Marier, président de l'hippodrome, prendra en charge la présentation des courses et l'exploitation des installations liées au trot et amble.L'hippodrome du boulevard Décarie est la propriété de la Corporation Campeau depuis 1970.Aux prises avec d'importantes difficultés financières, Campeau tente de se départir de Blue Bonnets depuis plusieurs mois.En octobre dernier, elle croyait s'être entendue avec la société onta-rienne Cambridge Leaseholds, mais celle-ci a retiré son offre d'achat un mois plus tard.Selon nos informations, la Société d'habitation et de développement de Montréal communiquera au cours des prochaines heures ses intentions quant au développement de l'emplacement.Avec leurs 146 acres, les terrains de l'hippodrome représentent le plus grand territoire disponible pour la construction immobilière à l'ouest du boulevard Saint-Laurent.«La Ville annoncera dans les prochains jours l'acquisition de terrains à des fins foncières», a déclaré hier )ocelyn-Ann Campbell, porte-parole de l'administration municipale, avant de confirmer qu'il s'agissait bien de ceux de l'hippodrome.M.Marier et Patrick Howe, de la Corporation Campeau, ont refusé de commenter ces informations.La Corporation Campeau a longtemps rêvé de bâtir un vaste complexe immobilier, doté d'un centre commercial, sur les terrains de l'hippodrome.L'administration du maire lean Doré s'est opposée au projet, alléguant que ce secteur de la ville était bien nanti en installations semblables.Le zonage des terrains de l'hippodrome est industriel.En octo- VOIR BLUE BONNETS EN A 2 Annonces classées immobilier.011 a D14.El.E2 marchandises.E2, ES emplois.ES a ES - automobiles.ES à E7 le monde de l'ordinateur___.06 propositions d'affaires.09 Alim./ Consomm.C1 à C3 Arts et spectacles.C4 à C8 horaires.\u2022\u2022\u2022»\u2022¦\u2022\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022.Bandes dessinées.014 Bridge.a ES Carrières et prof.04 Décès.E7 Économie./.D1 a 010 Étes-vous observateur?.011 Feuilleton:.013 Horoscope.012 Le monde.Aa, sa Mots croisés.E3.S14 «Mot mystère» .E2 Télévision.C5.C7 ».i « i I c f; it if** nationair Ni frc PFRMiS 0UQUÉBIC /Vous/elles frontieres DESTINATIONS1 0(10 ESI.DE MAISON NEUVE MÉTRO BERRI-UQA'M TO A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 20 FÉVRIER 1991 moins 20 concessionnaires automobiles ont été fraudés PATRICK GRAND JE AN ¦ La fraude de plus de 15 millions portant sur l'achat et la location d'automobiles neuves qui se sont «volatilisées» dans la repion montréalaise s'est avérée, hier, plus importante encore.Au moins 20 concessionnaires ont ele fraudes.Elle fait également ressortir les trous du système québécois d'enregistrement des véhicules à moteurs, décrié par les policiers, qui doit être modifié celte année.La compagnie montréalaise Masterlease.qui utilisait les services d'une des agences de courtiers en location de voitures incriminée, a perdu entre trois et quatre millions.Son vice-président, M.Dominic DiLullo était sombre hier soir et ignorait encore si sa société, très ébranlée, pourra survivre à ce choc.Canaplan leasing, une division montréalaise de la Société de cre- dit de Xerox Canada, aurait été fraude île sept millions de dollars.Le directeur régional, M.Michel Fabien n'a toutefois pas voulu le confit mer.Les pertes de Location lot lier Automobiles atteignent pies d'un million.Plusieurs institutions prêteuses, notamment la Banque de Montreal, seraient indirectement victimes de cette fraude De huit lundi, le nombre de concession liai res se disant victimes de ce reseau tic crime organise ii atteint la vingtaine hier.«Il s'en ajoute d'heure en heure», a indique Mme Roxanne Longpré, vice-presidente de la Corporation des concession liai res de Montreal, parlant d'une «véritable bombe».Les commerçants, donc les vendeurs de voitures, ne sont généralement pas couverts pour le risque de fraude, a précisé le Bureau d'assurance du Canada.Les concessionnaires qui n'ont pas été payés doivent rencontrer aujourd'hui l'avocat de la corporation, afin de faire l'analyse de la situation.La plupart d'entre eux sont établis à Montréal et sur la Rive-Sud ; d'autres, à Laval.Peu avant de partir ni vu ni connu, les «courtiers» en location de voitures incriminés ont écume les concessionnaires a qui ils achetaient régulièrement des voilures, depuis parfois huit ans.Ils auraient commandé et pris possesssion de près de 135 voitures neuves (entre le 4 et le 9 février), en laissant en paiement des chèques post-dates, mais sans provisions.Au total, les enquêteurs parlent de plusieurs centaine de voitures neuves disparues.Au moins dix automobiles de différents concessionnaires ont été retrouvées, lors d'une perquisition effectuée par les enquêteurs la semaine dernière dans un entrepôt de Saint-Michel, sur la Rive-Sud; d'autres saisies seraient planifiées, a-t-on appris.Le réseau d'escrocs agissait aus- si à titre d'intermédiaires pour la division location de longue durée de certains concessionnaires.Ils fournissaient une liste de noms, bien réels, de clients solvables, et prenaient livraison de la voiture neuve qu'ils leur «louaient».Ils ont rembourse pour ces clients fictifs pendant plusieurs mois.Mais il y a quelques jours, plus de mensualités; les fraudeurs avaient mis les voiles.Le même scénario a été utilisé pour obtenir le financement de la part d'organismes de crédit qui ont prête des sommes importantes, pour cent ou deux cents voitures destinées, soi-disant, à être louées.Mais les voitures neuves réellement achetées par les fraudeurs ont été revendues au Québec et à l'extérieur de la province, a indiqué le lieutenant Emile Bi-saillon.responsable de la section fraude de la police de la CUM.En règle générale, les courtiers fournissaient une liste de clients fictifs aux institutions de crédit.ainsi que le numéro de série des véhicules «achetés» pour être loués.Mais dans de nombreux cas, ces véhicules n'existaient souvent pas, n'étaient pas achetés, tout en étant dûment enregistrés à la Société de l'assurance-au-tomobilc du Québec ( SAAQ ).Ces véhicules sont nommés des «médailles», des épaves qui n'ont jamais été remises en état ou en circulation, mais qui peuvent encore être enregistrées au Québec.Trafic dépaves Selon le lieutenant Bisaillon, les fraudeurs ont même réussi à se faire rembourser certaines «médailles» qu'ils déclaraient volées ou accidentées.Et l'enquête sur cette fraude, menée par le ser-gent-détective Lucien Doucet, s'oriente aussi vers l'industrie de l'assurance automobile qui pourrait avoir été la cible des fraudeurs.Le directeur général adjoint du Bureau d'assurance du Canada à Montréal, M.Marcel Tassé, a tou- tefois indiqué que le BAC n'a été cou lacté par aucun assureur victime de la fraude.Il a ajoute que les assureurs ne disposent que des seuls numéros de série et d'immatriculation du véhicule comme preuve de l'existence de véhicules et qu'il arrive que, «de bonne foi», certains assureurs remboursent des dommages sur ces voitures fictives.\u2022 Le BAC, qui n'a pas de statistiques a ce chapitre, a collaboré avec la SAAQ pour établir un système plus strict de contrôle de l'enregistrement des véhicules à moteurs.Ce contrôle doit être revu, estiment le lieutenant Bisaillon, de la section fraude du SPCUM et ses collègues de la section des véhicules à moteurs, car, à l'heure actuelle, il laisse les coudées franches aux réseaux de voleurs d'automobiles.SUITE DE LA UNE 1991 Un referendum sur la souveraineté dès 1991, proposent Bélanger et Campeau liste qui fut chef de cabinet de René Lévesque.Le 18 décembre, devant la commission.Me Bernard avait proposé la tenue d'un référendum sur la question suivante: «Acceptez-vous que le Quebec declare son indépendance si, après une période de négociation d'au plus deux ans, une entente de souveraineté-association ne peut être conclue avec le Canada?» Toutefois, la proposition Bé-fanger-Campeau ne constituerait pas une menace ni un ultimatum dans la perspective des co-présidents.Les Québécois se prononceraient d'abord sur le principe de la souveraineté.La balle serait envoyée immédiatement après dans le camp du Canada anglais, qui, en négociant ou non, aurait à dire s'il tient à conserver une association avec le Québec.posée hier pour un referendum rapide.Les souverainistes tentent par tous les moyens de preserver l'unanimité entre les deux co-pré-sidents, puisqu'un désaccord entre les deux hommes détruirait immédiatement la crédibilité de la commission.M.Bélanger n'est pas le tenant du fédéralisme que certains se sont plu à décrire, expliquent certains, tandis que d'autres se demandent ouxertement ce que l'ex-president de la Banque Nationale fait dans la galère souverainiste.La commission Bélanger-Cam-peau se trouve en outre dans la chev ni leur désir d'être utiles, M.Mulroney conclut cependant qu'après analyse, le plan d'action soviétique «ne repond aucunement aux exigences des résolutions des Nations unies», qui insistent sur le retrait complet et inconditionnel de l'armée irakienne du Koweït.La France a averti également Bagdad qu'elle attend une réponse «immédiate», «sans équivoque» ei «strictement conforme» aux résolutions de l'ONU, au plan soviétique.Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères Roland Dumas avait relevé qu'il manque à ce plan «des considéra- position délicate de se démarquer tions de date, de délais, de bu-du rapport Allaire, du comité toirs».Un «mandat de grève» ; Uri référendum.préalable aux négociations constituerait le pou-voirlxle négociation nécessaire pour éviter que le Canada anglais né tergiverse, un « bargaining rk>->ver» qui a historiquement tou-.jours ;fait défaut aux gouvernements québécois.I C'est ce.à quoi faisait allusion Louis Labergé, le président de la ÏTQv lorsqu'il avait dit, devant la commission, que le Québec devrait avoir «un mandat de grève crans sa poche» avant de reprendre .les pourparlers avec le Cana-/ dp anglais.Soumis au huis clos le plus Strict, certaines personnes informées des progrès des travaux n'ont commenté qu'avec beaucoup de réticence les informations glanées, de plusieurs sources, par La Presse.Contrairement a ce qui avait ete prévu, la commission n'a pas prolongé ses travaux tard hier soir.Les commissaires ont été libérés peu après 18 h, pour leur permettre de «digérer» les orientations lancées sur la table par MM.Bélanger et Campeau.Pour certains commissaires, plus favorables à un simple renouvellement du fédéralisme, l'orientation proposée par les coprésident a constitué une véritable bombe, explique-t-on par ailleurs.Mais, décontenancés, chez ces commissaires - « fédéralistes», personne n'a sur le champ indiqué qu'il n'était pas prêt à suivre les co-présidents.* Pour plusieurs, la principale surprise hier fut que le co-président Michel Bélanger paraisse accepter l'orientation générale pro- constitutionnel du Parti libéral du Québec, qui propose un référendum pour l'automne 1992.Aussi, la proposition de Bélan-ger-Campeau se veut «à rebours» de celle du PLQ; le référendum est un préalable à d'éventuelles négociations et non une menace dans 18 mois, si l'impasse persiste.Avec un référendum en 1991, certains prévoient déjà que la Commission ne pourra s'entendre sur une seule proposition.Une quinzaine de commissaires se rallieraient probablement à cette option \u2014 dont ceux du Parti québécois et des centrales syndicales.Les libéraux se contenteront plus volontiers de la proposition du rapport Allaire sur un référendum dans 18 mois, tenu seulement après qu'on ait tenté une dernière ronde de négociations avec le Canada anglais.On peut prévoir que les tenants du «fédéralisme renouvelé»,.les députés fédéraux siégeant à la commission, de même que le représentant du Parti Égalité, feront des propositions distinctes.Finalement, en l'absence d'une forte majorité pour l'une ou l'autre des thèses, certains libéraux se préparent à rappeler que le co-président lean Campeau avait lui-même, en entrevue au Point, indiqué qu'un consensus clair nécessitait environ 75 p.cent d'appui chez les commissaires.?Bush juge le plan de paix soviétique insuffisant tique «car il ne repond pas aux exigences contenues dans les résolutions du Conseil de sécurité».Des propos repris de façon quasi identique a Ottawa par le premier ministre Brian Mulroney, aussitôt condamné par l'opposition.Soulignant qu'il ne mettait pas en doute la bonne foi de l'URSS et du président Mikhaïl Gorbat- La Quotidienne\tà trois chiffres\t165 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t5941 I ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements I est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.I I RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections Ktndl au vendredi de 8h.à 17h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé-Presse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 I I I I I I I LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LJÉE 7.rue Saint-Jaccjues.Montréal H2Y1K9 Seule la I Presse Canadienne est autonsee à diffuser les informations de «LA PRESSE- et celles des ' services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reDroouction des informations ] particulières à LA PRESSE sont également réservés -Courrier de la deuxième classe \u2014 .Enregistrement: numéro 1400- Port de retour garanti.(USP5003692) Champlain H.Y.12919-1518.| RENSEIGNEMENTS I\"- I I i i | MERCREDI 20 FEVRIER 1991 285-7272 08-3-01 Mais Gianni de Michelis, ministre italien des Affaires étrangères, a estimé que «la position soviétique coïncide avec la position européenne» et Hans-Die-trich Genscher, son homologue allemand, a jugé que lé plan de Moscou était compatible avec les .résolutions des Nations unies.Pour le chancelier Helmut Kohi, le plan soviétique constitue «en-core-ûne chance pour mettre fin à la guerre et mener à des négociations politiques».Moins conciliant, le roi Fahd d'Arabie Saoudite a affirmé que l'Irak devait se retirer sans conditions du Koweït, et qu'il serait tenu pour responsable des dégâts subis par l'émirat pendant son occupation.Washington, également, entend toujours réclamer des réparations de guerre à l'Irak, a rappelé le Département d'État.Le plan soviétique prévoirait notamment, selon le quotidien allemand Bild, que l'Irak ne subisse aucune mesure punitive à l'issue du conflit.Dans sa résolution 671 volée le 29 octobre dernier, le Conseil de sécurité avait rendu Bagdad responsable de tous les dommages infligés à l'émirat pendant son occupation.Selon Bild, Moscou s'engagerait en outre, après un retrait sans conditions préalables du Koweït, à préserver la structure étatique et lés frontières de l'Irak, et à promouvoir des pourparlers sur tous les problèmes du.Moyen-Orient, dont la question palestinienne.Le gouvernement américain a affirmé à maintes reprises que les promesses ne suffiraient pas et que l'opération Tempête du Désert ne s'arrêterait pas tant que l'Irak ne donnerait pas de preuves sur le terrain en commençant un retrait massif et convaincant.Mais le président américain, qui s'est entretenu avec les présidents François Mitterrand (France) et Turgut Ozal (Turquie) ainsi qu'avec M.Mulroney, n'a pas complètement fermé la porte à de plus amples discussions des propositions soviétiques.Il a en effet déclaré qu'il respectait le secret demandé par M.Gorbatchev sur la teneur de son plan «dans l'intérêt d'une exploration complète de l'initiative».Cette phrase semble laisser entendre que l'offensive terrestre, considérée comme de plus en plus proche si Bagdad ne se retire pas du Koweït, pourrait attendre encore quelques jours.Attendre tout au moins la réponse de Bagdad a un plan qui reste secret et dont on sait seulement que.le gouvernement américain estime qu'il ne va pas assez loin.Mais tes forces de la coalition sont désormais prêtes à passer à l'attaque dès que le président Bush leur en donnera l'ordre.«Si le président veut que nous y allions ce soir, nous irons ce soir», disait-on au Pentagone.Et le général Kelly a affirmé avec confiance que si l'offensive était lancée, la victoire viendrait «à bref délai».Les militaires ont en effet continué de faire «comme si les discussions n'existaient pas», selon les termes d'un responsable du Pentagone.Les mouvements des unités terrestres se sont poursuivis et les forces américaines ont pris de nouvelles positions dans le nord de l'Arabie Saoudite.Sur le terrain, la coalition antiirakienne a mis hier la dernière Darquis Leblanc main à la préparation de l'offensive terrestre.La première division d'artillerie des Marines américains a pilonné pour la deuxième journée consécutive des positions irakiennes près de champs péprolifères dans le sud du Koweït, ont indiqué des officiers de l'armée américaine.Au sol, les forces de la coalition «continuent d'engager les forces irakiennes avec de l'artillerie, des hélicoptères d'assaut et l'aviation tactique sur l'ensemble de la zone frontière», a encore déclaré le général américain Richard Neal.Un avion américain antichar A-10 Thunderbolt a été perdu au combat, a indiqué un porte-parole militaire américain, ajoutant que cinq avions irakiens avaient été détruits au sol.Trois missiles irakiens Scud ont également été détruits par l'aviation américaine.Bagdad a de plus tiré un Scud sur Israel qui n'a causé que peu de dégâts.Hier, les aviations alliées ont effectué 2800 sorties, ce qui porte à environ 83000 le nombre total de sorties depuis le début de l'opération Tempête du désert, le 17 janvier.Bagdad a subi dans la nuit de lundi à mardi les bombardements les plus intenses des derniers jours.On commence à faire état de pertes considérables du côté irakien.Un journal iranien a cité hier le vice-premier ministre irakien Saadoun Hamadi qui parlait de 20000 tués et 60000 blessés depuis le début de la guerre.?HELL'S Deux Hells Angels assassinés Tard hier soir, les trois jeunes gens dans la vingtaine étaient toujours détenus pour fins d'interrogatoire à la centrale de police de Longueuil en rapport avec cette double exécution, qui pourrait être directement reliée au monde des motards.Bien que personne ne semble avoir été témoin de cette fusillade, des bruits sourds pouvant s'apparenter à des coups de feu ont été entendus par des employés d'un commerce de vente de motos Harley-Davidson, au 924 rue Verchères, et par ceux d'un établissement commercial adjacent, Polissage-plaquage GG, établi au 907 du boulevard Ta-chereau, qui ont immédiatement alerté les policiers longueuillois.À l'arrivée des premiers agents, les deux homoies gisaient inconscients l'un près de l'autre, après s'être vraisemblablement traînés dans une neige souillée de sang.Maigre le transport rapide des deux blessés vers la salle d'urgence de l'hôpital Charles-Lemoyne de Greenfield Park, à peu de distance des lieux de l'attentat, les médecins n'ont rien pu faire pour leur sauver la vie.Les premières constatations policières n'ont pas tardé à démontrer que les deux victimes, Darquis Leblanc, 33 ans et Yvan Martel, 35 ans, habitant respectivement 916, rue Louis-Cyr et 26, rue Gouin, à joiiette, étaient étroitement reliés aux Hell's Angels.Les enquêteurs longueuillois ont alors décidé de faire appel à leurs collègues de l'Unité des cri- Yvan Martel mes contre la personne de la SQ de Montréal pour poursuivre leurs recherches.Les policiers de la SQ dépêchés en force sur les lieux de ce règlement de comptes se soht butés à une certaine réticence de la part de plusieurs employés des deux commerces, situes tout près de la scène de crime.Devant le peu de collaboration de ces individus, les policiers ont dù avoir recours aux membres de l'escouade tactique de la SQ pour forcer l'accès aux deux établissements commerciaux.A l'issue de cette intervention policière, qui s'est déroulée sous la pluie, le relationniste Pierre Lemarbre, des affaires publiques de la SQ de Montréal, a indiqué que pas moins d'une quinzaine de personnes avaient été mises en état d'arrestation et conduites au quartier général de la SQ, à Parvenais, pour interrogatoire.Le porte-parole de la SQ a aussi confirmé à La Presse que les trois per-sonnes appréhendées quelques minutes après le double assassinat, à bord d'une camionnette stationnée près du motel La Parisienne, boulevard Tachereau, à peu de distance des lieux du crime, ne seraient pas libérées avant d'avoir été interrogées par les enquêteurs de l'Unité des crimes contre la personne de la SQ de Montréal.Bien que le nom de Martel soit également bien connu des policiers, c'est surtout celui de Darquis Leblanc qui a retenu la manchette judiciaire au cours de la dernière décennie.Après avoir abandonné la présidence des Outlaws de Danville, au début des années 80, Leblanc avait trahi les siens en se joignant aux Hell's Angels.À plusieurs reprises au cours des dernières années, son nom a été mêlé à des incidents violents.Les policiers l'avaient d'ailleurs appréhendé il y a quelques mois alors que lui et d'autres sympathisants des Hell's Angels épiaient les funérailles de Claude Meunier, dans un cimetière de Juliette.Meunier, l'un des seuls survivants des Outlaws du chapitre de Joiiette, avait été assassiné quelques jours plus tôt à Montréal.D'autre part, les policiers du Bureau des enquêtes criminelles de la SQ de Sherbrooke tentent aussi de faire la lumière sur un autre assassinat mis au jour hier matin, dans le canton de Barns-ton, près de Coaticook, en Estrie.lacques Ouimet, 50 ans, de Coaticook, a été atteint d'au moins deux balles à la tête; son cadavre a été retrouvé vers 7h 30 hier matin, derrière le volant de son véhicule Blazer noir à quatre roues motrices.La camionnette de la victime avait été aperçue par un automobiliste, vers 22h lundi soir, stationnée sur le chemin Roy, près du rang Cory, le moteur en marche et les lumières allumées.Ouimet venait à peine d'être libéré d'une peine de 40 mois de prison pour possession de quatre kilogrammes de cocaïne et possession d'une arme à autorisation restreinte.Le relationniste René Côté, de la SQ de Sherbrooke, a' indiqué que les circonstances de la mort d'Ouimet ressemblaient étrange- Jacques Ouimet ment à celles d'un autre règlement de comptes qui avait coûté la vie à Yves «bcloutc» Savoie, abattu d'une balle clans la tête le 15 octobre 1989 à Saint-Denis-de- Brompton.?BLUE BONNETS La Ville acheté les 146 acres de l'hippodrome Blue Bonnets bre dernier, le maire lean Doré déclarait à La Presse être disposé à modifier ce zonage, si le projet d'ériger un centre commercial était abandonne.«Nous sommes ouverts a des discussions sur d'autres projets», avait-il dit.Peu importent les plans de la Société d'habitation et de développement, il est assuré que l'hippodrome demeurera au même endroit.Le gouvernement du Québec a déjà annoncé qu'une somme supérieure à 13 millions était disponible pour procéder au réaménagement des installations.L'actuel «clubhouse» devrait être démoli et reconstruit au-dessus de l'estrade populaire, qui sera rafraîchie.Les noms ties gens d'affaires qui s'associent a M.Marier dans ce projet ne sont pas connus.Des discussions en vue de sceller leur entente avaient encore lieu hier.Selon le scenario envisagé, le groupe achètera le permis gouvernemental donnant le droit de présenter des courses, et louera la piste et les installations afférentes à la Société d'habitation et de développement.En vendant Blue Bonnets, la Corporation Campeau obtiendra des liquidités qui lui font cruellement défaut.À titre indicatif, précisons que Cambridge Leaseholds était disposé à verser plus de 70 millions, en octobre dernier, pour mettre la main sur l'ensemble des terrains et installations.La vente de Blue Bonnets à des intérêts québécois devrait rassurer le monde des courses, qui vit dans une certaine incertitude depuis décembre 1987, quand Campeau avait menacé de fermer l'hippodrome.Elle devrait aussi mener à un développement immobilier attendu à cet endroit depuis plusieurs années.?Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 9 h a 18 h; \u2022 a Cranby : organisée par les Filles d'Isabelle (cercle 720), en collaboration avec les Chevaliers de Colomb de Granby et Sainte-Trinité, salle du Club de l'âge d'or Princesse, 405, rue York, de 10 h à 20 h 30; \u2022 à Contrecoeur : organisée par le comité féminin du Club Optimiste, salle Dau-nais, 600, rue Lajeunesse, de 14 h 30 à 20 h 30.PUBLIREPOR TA GE UN CAHIER SPÉCIAL A NE PAS MANQUER AUJOURD'HUI DANS LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 FÉVRIER 1991 A3 Doré pt apose une surtaxe de l'essence pour financer le transport en commun M ARIANE FAVREAU ¦ Montréal propose d'ajouter 0,04 $ ou 0,05 $ de taxe au litre d'essence pour financer le transport en commun plutôt que de mettre en danger la santé financière des commerces et entreprises de Montréal par une hausse des taxes foncières.Le maire Jean Doré joint donc sa voix à celles des maires de la CUM, de Transport 2 000 et d'autres qui voient dans une taxe supplémentaire sur l'essence la seule façon raisonnable de suppléer au retrait de Québec du financement du transport public.Pour pallier son retrait, Québec propose plutôt aux villes d'imposer une surtaxe foncière aux immeubles non-résidentiels.Ce à quoi Montréal oppose un non catégorique, ses industries et commerces étant déjà les plus taxés au Québec.Hier, le bureau de M.Claude Ryan, ministre des Affaires municipales, a indiqué qu'il n'y avait rien de change aux propositions du 14 décembre «qui sont là pour discussion».Le gouvernement envisage toujours de légiférer à ce propos ce printemps.Le ministre fera éventuellement ses commentaires sur la proposition du maire lean Doré et de l'Union des municipalités du Québec de taxer l'essence pour financer le transport en commun.Quant à la proposition de Québec d'imposer une surtaxe aux immeubles non-résidentiels, «c'est à proprement parler inapplicable, rétorque le maire Doré.Le fardeau fiscal foncier est déjà saturé dans les villes centrales.Cette nouvelle taxe foncière accélérerait la désindustrialisation de Montréal.» La vraie facture que refile Québec à la CUM pour le transport en commun n'est pas 185 millions mais bien 229 millions, assure le maire.Et la part de Montréal serait de 126,8 millions.«On ne peut faire cela sur le dos de Montréal dans le contexte actuel très difficile.Nous avons le deuxième plus haut taux de chômage au pays», rappelle-t-il.Tableaux à l'appui, lean Doré et Léa Cousineau, présidente du comité exécutif, démontraient hier en conférence de presse que la taxe foncière suggérée par Québec se traduirait par un fardeau total de 5,67 $ du 100 $ d'évaluation pour les entreprises de Montréal (dont 0,79$ pour le transport).Les écoles pauvres de Montréal crient au secours ! MARIE-FRANCE LEGER ¦ À l'école primaire Barthélémy-Vimont, il arrive que des enfants se présentent le matin avec une boite à lunch vide.Souvent, ils n'ont ni gants, ni bonnet, ni écharpe en plein hiver.Un jour de grand froid, une élève est arrivée complètement gelée avec un petit manteau de printemps.«On ne touche plus le fond du baril.On est déjà dedans», a expliqué hier le directeur de l'école, Pierre Hébert.Située dans le quartier Parc Extension, l'école Barthélémy-Vimont est une des écoles les plus pauvres de l'île de Montréal.Sur la centaine d'écoles défavorisées, elle est classée au neuvième rang sur la «liste rouge» de la pauvreté dans la région montréalaise.Pour ajouter au problème, sa clientèle est composée à 93 p.cent d'allophones qui éprouvent des difficultés d'apprentissage du français: 20 p.cent des élèves de première année redoublent.Depuis deux ans, les 635 enfants de l'école profitent d'un programme alimentaire spécial le matin.En plus du lait.on distribue du yogourt, des biscuits à l'avoine et des fruits.Le bureau de la petite enfance a jugé la situation trop critique pour se contenter de donner un berlingot de lait.Le midi, Mme Lise Baumier est là pour veiller à ce que tout le monde mange à sa faim.Elle a même constitué une réserve de nourriture pour ceux qui n'ont rien ou dont le repas n'est pas équilibré.«Deux tranches de pain avec du beurre à Tinté-rieur, c'est pas suffisant.On vérifie tous les jours les boites à lunch et on donne aux enfants ce qui leur manque», dit Mme Baumier.Mais son rôle ne s'arrête pas là.Le soir, elle travaille encore.Elle appelle les parents pour savoir pourquoi leur enfant n'a rien apporté à manger.«Vous savez, des fois on me répond que c'est l'enfant qui a oublié.Mais quand arrive la fin du mois, ce n'est pas ça.C'est parce qu'on attend les chèques de bien-être social.», a-t-elle expliqué.Les enfants, eux, sont d'apparence joyeuse et malicieuse.Peut-être un peu plus excités que les autres.Curieux, ils regardent les «intrus» à la cafétéria.Ils répondent «ça va!» en rigolant mais n'ai- ment pas parler de la maison.Marina, en troisième .» Dec, discute avec son ami haïtien et son amie salvadorienne.Le midi, en tous cas, tout le monde ici mange à sa faim.À la cafétéria, des caisses de vêtements trainent dans un coin.C'est le résultat d'une collecte auprès des enseignants et de tous ceux qui peuvent se passer d'un petit bout de tissu.On ramasse des gants, des bonnets, des écharpes, des manteaux et même des sous-vêtements pour changer les plus petits.Certains professeurs payent de leur poche des paires de chaussettes pour ceux qui arrivent pieds nus dans leurs bottes.La psychologue de l'école, Mme Nadia Debbané, indique que l'environnement difficile des enfants leur cause des problèmes de comportement.«Les enfants ont des problèmes de sous-stimulation parce qu'ils sont mal encadrés chez eux.La faim provoque de la fatigue et un manque d'attention.Ils ne peuvent pas exprimer leurs émotions et ont tendance à le faire par gestes en se poussant et en se bousculant», a-t-elle expliqué.Par contre, ajoute-t-elle, ces enfants sont souvent plus évolués que les autres car ils ont plus de responsabilités.A dix ans, ils peuvent garder tout seuls les petits frères et soeurs.Même l'hygiène physique des enfants laissent à désirer.Certains sont sales des pieds à la tète.«Dans ces cas-là l'infirmière est là pour intervenir», a précisé M.Hébert.Quand l'école leur fournit une paire de chaussettes, ils les remettent plusieurs jours de suite sans les laver.« |e suis ici depuis six ans et la situation ne cesse de se dégrader.Il nous faut absolument des classes de maternelle à temps plein pour les élèves de cinq ans», a soutenu M.Hébert.L'école p mis sur pied un projet-pilote de maternelle de francisation à temps plein au lieu du demi-temps.Sur les 18 élèves, 17 ont réussi à passer.«Ils ont même mieux performé que les élèves de la maternelle régulière», a-t-il indiqué.Même si l'école bénéficie de l'Opéra-tion-Renouveau, le programme d'aide alimentaire et de renforcement de personnel spécialisé, ce n'est plus suffisant: Barthélémy-Vimont a un besoin urgent d'enseignants pour aider les enfants en difficulté de comportement et des orthophonistes.> Deux minuscules bébés sauvés miraculeusement Ainsi, pour une même valeur marchande de 500000$, une entreprise-type de Montréal paierait 23066 $de taxes (en hausse de 18 p.cent) par an contre 8367$ pour sa voisine, Repentigny, qui n'a pas de transport en commun.A Laval, celte entreprise paierait 19927 $ ( 19 p.cent de plus) contre 7278$ pour Terrebonne, sa voisine sans transport public.A Longueuil, l'entreprise paierait 16998 $ (plus 24 p.cent) contre 11 708 $ si elle était installée à Saint-Bruno.L'effet concret, selon Jean Doré et Léa Cousineau, c'est un pourcentage substantiel d'augmentation pour les villes qui ont du transport en commun.«Le coût de cette nouvelle facture aura pour effet de repousser la banlieue un peu plus loin et de favoriser l'étalement urbain.» «On est prêt à travailler avec le gouvernement sur cette proposition ou sur d'autres, indique M.Doré.Mais il faut cesser de se refiler des factures.C'est irresponsable.» Il estime qu'un cent de taxe sur l'essence rapporterait 70 millions.Il se dit conscient qu'une telle taxe ne peut être populaire.Mais il estime que le ministre Ryan démontre une «attitude d'ouverture et ne la rejette du revers de la main».Par ailleurs, le désengagement de Québec et le réaménagement fiscal qu'il propose a d'autres effets pervers.Ainsi, le maire Doré trouve «assez cavalier» qu'on retire à Montréal la taxe sur les divertissements ( 17 millions) dont la moitié est payée par des non-résidants.«C'est la seule taxe qui corrige un peu les dépenses plus élevées de la ville centrale.» Au total, le réaménagement proposé par Québec fera perdre 173,9 millions à Montréal pour lui en rapporter 35 millions.Une perte nette de 138,9 millions que les Montréalais devront payer.MARTHA GAGNON ¦ Le chef du département de néo-natologie de l'Hôpital général |uif de Montréal tenait fièrement dans ses bras hier deux bébés minuscules qu'il promenait comme des trophées de la science médicale devant les parents et les journalistes.Il s'agit des plus jeunes et des plus petits prématurés à sortir bien vivants de cet hôpital où l'unité de néonmologie existe depuis 1974.Un événement que l'on tenait à souligner publiquement.Sergeline, dont les parents sont Haïtiens, pesait.460 grammes ( 1 lb 1 o/) à sa naissance qui est survenue brusquement à 24 semaines et demi.Quant à Nava, dont les parents sont Sri Lankais, il est né encore plus tôt â 22 semaines, mais son poids était légèrement plus élevé, un gros 640 grammes.Ces bébés reviennent d'un long voyage en montagnes russes.C'est ainsi que le docteur Apostolus Papageorgiou, responsable de l'unité, qualifie la période d'incertitude qui suit, I'ac.coiiche-: ment.La survie tient parfois du miracle! L'enfant est placé dans un incubateur, son petit corps branché à plusieurs appareils, dont un réanimateur et un moniteur cardiaque.Ses poumons trop peu développés ont besoin d'aide.Le bébé est maintenu dans un état de vie artificielle de 50 à 60 jours.«On a fait l'impossible, pour sauver ces bébés parce que les parents nous l'on demandé, affirme le médecin.Une telle décision comporte des risques.On ne peut jamais assurer que l'enfant sera parfaitement normal.» Le docteur Papageorgiou ajoute qu'il ne faut jamais se laisser emporter par un trop grand enthousiasme.«On a un succès aujourd'hui; demain, ça pourrait être l'échec», prévient-il.Le cas de Sergeline et de Nava est bien particulier.«On est allé à la limite extrême du seuil de viabilité.Nous ne sommes pas prêts à traiter tous les bébés de 22 semaines ni tous les bébés de moins de 500 grammes.Il ne faudrait surtout pas croire qu'on peut réussir à chaque coup.On doit abandonner l'idée de sauver un bébé lorsqu'on sait qu'il peut y avoir un dommage irréversible ou des séquelles importantes.» Sergeline et Nava vont bien actuellement, mais nul ne peut prédire l'avenir.Une équipe de spécialistes, médecins, psychologue et travailleur social, les suivront de près.S'il est vrai que la vie n'a pas de prix, il n'en demeure pas moins que le coût des unites de néonato-logie est très élevé.«On ne peut négliger ce facteur», précise le directeur qui évalue chaque cas au mérite.«On essaie de s'assurer que le milieu familial est adéquat pour reprendre l'enfant après l'hospitalisation.Par exemple, plusieurs prématurés sont nés de mères cocaïnomanes, ce qui pose des problèmes.» En 1985-86, on estimait que les dépenses de ces unités au Québec ( salaires et matériel ) s'élevaient à plus de 14 millions de dollars, soit environ 3000$ par enfant.Des coûts qu'on peut imaginer encore plus élevés aujourd'hui.Le long séjour à l'hôpital occasionne aussi des dépenses importantes: Le pourcentage de bébés nécessitant des soins ultra- spécialisés se situe autour de 6 p.cent des naissances vivantes dans la province où il y a environ 95000 accouchements par année.Si la médecine réussit à maintenir en vie des bébés de poids très faible, elle ne parvient malheureusement ¦ Le docteur Apostolus Papageorgiou, de l'hôpital Juif, avec les mères des deux prématurés sauvés miraculeusement, Mmes Adeline Noël (à gauche) et Bavani Thamotharampeblai.PHOTO MICHEL CRAVEL Li Presse pas a en réduire le nombre.Dans ce domaine, le Québec est relégué au 15 ième rang parmi les pays industrialisés.Les conditions socio-économiques des parents sont une des causes importantes de ces naissances difficiles.Adeline Noel, 28 ans et son mari Serge Estimé, 31 ans, les parents de Sergeline, avaient demandé aux médecins d'utiliser tous les moyens mis à leur disposition pour que la fillette survive.Pour eux, ce n'était pas de l'ar-charnement thérapeutique, mais un combat de la médecine.Parce qu'elle souffrait dangereusement d'hypertension, la mère avait été contrainte de subir une césarienne à six mois et demi de grossesse.C'est son premier enfant, tandis que son mari en a déjà un d'une autre union.La petite sera à la maison d'ici quinze jours.Pour le couple Sri Lankais, Bavani et Viswamthan, c'est le deuxième enfant et il sera avec eux dans quelques jours.L'hôpital |uif est considéré comme un centre important de référence où de 100 à 150 femmes, provenant de différents établissements de la province, dont Frobisher Bay, viennent se faire suivre parce que leur grossesse présente des risques.Le rapport de 1989-90 indique que des soins ont été dispensés à 315 bébés de moins de 2 500 grammes à la naissance.On a aussi procédé à 3860 accouchements, le taux le plus élevé de l'histoire de l'hôpital, parmi lesquels fugurent 55 couples de jumeaux et un triplet.L'unité de néonatologie qu'a visitée La Presse est cependant à l'étroit.On espère l'agrandir bientôt pour que le personnel puisse travailler dans de meilleures conditions.On estime que le taux de mortalité est demeuré faible ( 0,24 par 1000 accouchements).Un seul décès est survenu chez les bébés de plus de 1 000 grammes en raison d'une infection streptococci-que, tandis que les autres décès néonatals sont attribuables à des troubles congénitaux.Le taux de survie est de 85 p.cent.Une première au Québec: naissance d'un bébé issu d'un embryon congelé depuis un an et demi MARTHA GAGNON ¦ La plus importante clinique dans le domaine de la fécondation in vitro au Québec, le Centre hospitalier de l'Université Laval, a annoncé hier la naissance du premier bébé provenant d'un embryon congelé depuis octobre 1989.« A venir jusqu'ici, les tentatives de ce genre avaient échoué.C'est une première au Québec», expliquait hier Mme Michèle Boulanger, biologiste et directrice du laboratoire du centre de fécondation in vitro.La mère, qui préfère garder l'anonymat, a accouché d'une fille bien portante, pesant plus de six livres, au début du mois de février.On a attendu quelques semaines avant de divulguer la nouvelle.La clinique d'infertilité du CHUL est aussi la première au Québec à avoir obtenu des grossesses par la méthode in vitro.La congélation d'embryons est une réalité depuis quelques années.Au CHUL, on utilise cette méthode activement depuis 1987-88.Une réalité qui soulève cependant des questions éthiques importantes dans la population.C'est l'un des points sur lequel devra se pencher la Commission royale d'enquête sur les nouvelles techniques de reproduction qui a fait le tour du Canada et doit soumettre un rapport visant à guider les autorités dans ce domaine.La question du statut de l'embryon humain est fort délicate.Pour l'instant, il n'existe aucune loi ou ligne de conduite au Canada et au Québec.Une centaine d'embryons ont été congelés au CHUL depuis le début du programme, en moyenne deux par couple.On a obtenu deux grossesses qui ne se sont pas rendues à terme.Voyons ce qui s'est passé dans le cas de cette femme de 56 ans qui a été plus chanceuse que les autres.Grâce à la stimulation hormonale, neuf embryons ont été conçus, dont trois ont été transférés immédiatement dans l'utérus de la mère, sans succès, et six ont été congelés dans l'azote liquide pour être maintenus dans un état de dormance.«En théorie, dit Mme Boulanger, on pourrait garder ces embryons congelés durant 100 ans, mais la limite imposée au CHUL est de deux ans.» Après un premier échec, la dame est revenue à la clinique au mois de février.Là, on a procédé à l'implantation de trois de ses embryons décongelés.Mais elle n'est pas tombée enceinte.Trois mois plus tard, en mai, on a utilisé les derniers embryons congelés qu'il restait en banque; un seul s'est implanté pour provoquer une grossesse.Dans la fécondation in vitro, il faut savoir que la stimulation hormonale produit plusieurs ovules qui, à leur tour, produisent plusieurs embryons.Les uns prennent immédiatement le chemin de l'utérus et les autres sont congelés.Une technique qui soulève des inquiétudes et des interrogations.Que fait-on avec les embryons qui ne sont pas réimplantés?Que fait-on si les «parents» décèdent?Faut-il les détruire et peut-on le faire?Faut-il les congeler pour les implanter plus tard à la même femme ou même à une autre?Peyt-on utiliser ces embryons à des fins d'expérimentation?Et finalement, ces questions conduisent toujours à la grande question : Quand débute la vie humaine?Au Centre hospitalier de l'université Laval, on donne deux ans au couple pour décider de ce qu'il veut faire des embryons congelés.«C'est une sorte de contrat moral, explique Mme Boulanger.Il appartient au couple et à lui seul de décider du sort des embryons.Ce n'est pas à l'institution de prendre cette décision.» Le CHUL suggère deux possibilités: la des-truction de l'embryon ou le don de celui-ci à une autre femme infertile.On s'objecte catégoriquement à ce que les embryons soient utilisés pour des expériences scientifiques.A venir jusqu'à ce jour, les couples cjui sont passes par la clinique du centre hospitalier ont tbui jours choisi de détruire eux-mêmes les embryons.Aucun n'a voulu faire un don.Selon la responsable de la clinique, on espère avoir de moins en moins recours à la stimulation hormonale.On croit possible de mieux utiliser le cycle naturel et d'attendre que l'ovulation se produise naturellement.Ainsi, une femme à l'approche de ses menstruations se présente à la clinique.Le médecin, grâce à une légère intervention sous anesthésie locale, recueille l'ovule en se guidant par l'écho-, graphie.«C'est une nouvelle approche, une nouvelle vision.On commence à le faire», dit Mme Boulanger.Dans ce cas, il n'y a plus d'embryons surnuméraires ou congelés.Et d'après des études effectuées dans d'autres pays, les résultats sont encourageants.I \t\tesse \tGouvernement du Québec Ministère de rÊducation Direction de la f ormeuon\t T\t\t et vous proposent les dimanches, lundis et mercredis jusqu'au 24 février 1991 un minitiuiik' tic ' tVJ!< ' aujourd'hui en page C 5 Vivre avec la publicité LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 FÉVRIER 1991 LA GUERRE DU GOLFE PERSIQUE Repères fi Le pari de Bush n rejetant hier, pour « insuffisance », le plan de paix de l'URSS, George Bush a renforcé les soupçons voulant que sa guerre contre l'Irak dépasse de loin le sort du Koweït ou même celui du régime baasiste de Bagdad: le refus de sa médiation de la part d'un Empire américain en pleine relance mondiale ne peut qu'affaiblir un Mikhaïl Gorbatchev en butte à la grogne de son Establishment mili-faro-industriel, au réveil .de ses républiques musulmanes, et au revanchisme £*des conservateurs soviéti-h qoës.Ce n'était pas pure coïncidence si la remise du \"plan Gorbatchev à l'Irakien Tariq Aziz, la veille, s'accompagnait de la sortie ^du^général Vladimir Lo-; hawk, rendant ainsi impossible la conclusion d'une entente», a-t-il dit au cours d'un discours de presque une heure et demi devant le comité.Il a indiqué qu'il avait dù parfois faire face à sept factions différentes l'été dernier.Les propos du ministre ont fait bondir la députée libérale d'origine autochtone Ethel Blondin.Elle lui a carrément demandé s'il était bien placé pour parler d'instabilité politique chez les Mo- hawks alors que le ministre des Affaires indiennes avait changé à trois reprises en moins de trois ans.M.Siddon a été obligé de re-connaitre que la comparaison était valable.Mme Bourgault a défendu.son ministre.«Si le leadership avait été fort et clair cet été à Kanesatake, il n'y aurait pas eu de crise», a-t-elle déclaré avec fermeté.¦ ?9 ¦j ARGENT DISPONIBLE Problèmes de liquidités, i J d'expansion?Compagnies établies seulement.Finance Rapide Cie Ltée 342-4488 OFFRE SPÉCIALE POUR LES PERSONNES ATTEINTES DE DIABÈTE Economisez 35 $ ou 60 $ à l'achat d'un Glucometer GX * \u2022 3 Prix de détail suggéré : 129 S Economisez 35 $ à l'achat d'un Glucometer GX (remboursement du fabricant) °x Se glisse dans la poche *9TUn seul bouton de commande °X Dopage en 50 secondes 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TOYOTA La promesse du mieux-feire. a8 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 20 FÉVRIER 1991 Jeu de lames & tourne-écrous ^ PRIX! 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