La presse, 26 mai 1991, Cahier A
[" ft -\u2014¦\u2014MM^^M- I __.1 t.Eft* oète tactique Page ci M Pour em com ¦ » C4 i.649 17 \"'I ¦ t % » \u2022v- La meteo Aujourd'hui: Nébulosité croissante Minimum 15* Maximum 22* Demain: Nuageux avec averses DÉTAILS CAHIER SPORTS .-, ¦ _ ¦ .f , .« .; ^ '¦ ?! : 5T?SU?-.\u2022 ?* \u2022»' * .*.' ?l-v;.,.:\u2022'\u2022\u2022.'\u2022«/ '\u2022 '''^Î^-W PHOTO BERNARD SRAULT.U Presse Pfoee crarjr « poëcês iouras » .Les conducteurs de * poids lourds» s'en sont donné à coeur joie hier à Saint-Laurent lors du tournoi des routiers professionnels organisé par l'Association canadienne du camionna-ge de l'Entreprise.Les pièges étaient toutefois nombreux: passages étroits, virages à angles droits, etc.on à mené la vie dure aux camionneurs.C'est André Lessard, gagnant dans - la catégorie deux essieux, qui a finalement remporté le titre ; de grand champion.Robert Varin, Dominique Ferrari et Jean-Claude Brodeur l'emportaient respectivement dans les catégories trois, quatre et cinq essieux.Le premier feu d'artifice: «une vraie danse de lucioles» MARIE-FRANCE m pif *\" LES FEUX DE MONTRÉAL ! ¦ «C'est comme des lucioles ou des mouches à feu.C'est superbe» une vraie danse d'insectes, l'en avais jamais vu encore de comme ça ! », s'eclamait hier Louise Tremblay en admirant les boules de feu au-dessus du pont Jacques-Cartier.Comme elle, plus de 200 000 personnes ont été éblouies hier soir par les déluges de tumières et de couleurs lancés dans le ciel de Montréal par la firme de pyrotechnie française Rug-giéri.Les premiers concurrents de.la septième édition de l'International Benson & Hedges ont donné pendant une demi-heure un spectacle sophistiqué sur le thème du Fantôme de l'opéra.À la fin, une immense gerbe dorée a explosé avec les dernières notes du Carmina Burana de Cari Orff.«Ça va tellement bien avec la musique, on dirait des chandelles et des lumières comme dans un vieux théâtre» a lancé Claude Mârtineau avec un «Oh» admira-tif% Par un heureux hasard, le vent s'est levé à la finale et un léger frisson a parcouru l'assistance au moment où les crépitements des feux faisaient «trembler» le ciel de Montréal.Même la pluie a préféré attendre pour ne pas ruiner la représentation.Dans le port, une foule importante se pressait sous la tour de l'Horloge.Les vedettes de la police et les hélicoptères passaient dans ce tableau de cou- Les Hurons mécontents r \u2022 Meurtre d'un rentier MARTIN PELCHAT Marchand était relié homosexuel.au ; milieu .i i / ¦ Le cadavre d'un célibataire de 55 ans oui aurait.été abattu de deux balles dans la tête a été trou* vé tard vendredi soir dans une résidence incendiée du quartier Sainte-Rose, à Laval.Les pompiers ont trouvé le corps de Pierre Marchand, un rentier de 55 ans, au sous-sol de sa résidence du 38 boulevard Sainte-Rose, vers 23h, soit environ une heure après leur arrivée sur les lieux.C'est l'employé d'un garage voisin qui avait sonné l'alarme en voyant la fumée.¦ Le cadavre n'avait pas été touché par les flammes et deux traces de projectiles étaient visibles dans la tête.Une autopsie a été pratiquée hier matin et les policiers de Laval ont confirmé qu'ils traitaient désormais cette affaire comme un meurtre.Le sergent Denis Quintal* porte-parole de la police de Laval, a expliqué que les premières constatations des chimistes confirmaient l'hypothèse d'un incendie d'origine criminelle.Il aurait été allumé au second étage.M.Marchand, un ex-exployé des marchés d'alimentation Steinberg, avait hérité de ses grands-parents et de ses parents et vivait depuis une dizaine d'années des rentes que ces héritages lui procuraient.Il semblait sans soucis financiers.Il n'avait pas de famille et recevait souvent la visite d'hommes, mais le porte-parole de la police de Laval n'était pas en mesure de confirmer hier si comme trois victimes récentes de meurtre dans la région métropolitaine, M.Émoi chez les gais Les meurtres de trois Montréalais, Normand Gareau, 44 ans.Gaétan Ethier, 45 ans et Robert Assaly, 59 ans, ont semé l'émoi dans les milieux gais.Un groupe a même convoqué jeudi prochain une assemblée afin d'obtenir de la police de la CUM plus de détails sur ces affaires, dont on veut savoir si elles pourraient impliquer un seul et même meurtrier.Quelques-uns des voisins du Lavallois Pierre Marchand interrogés par La Presse ont expliqué n'avoir remarqué aucun départ suspect de la résidence de ce dernier vendredi soir, avant l'arrivée des pompiers.«Sa haie de chèvrefeuille, qui est très haute, sépare nos terrains et si ça n'avait pas été de ça, j'aurais pu voir s'il y avait quelqu'un chez lui car j'étais dehors pendant la soirée», racontait M.Alfred Major, voisin immédiat de la victime.Les deux hommes se connaissaient depuis des décennies et entretenaient de bonnes relations.M.Major décrit son voisin comme un homme bien portant qui fréquentait régulièrement les centres de conditionnement physique.Il adorait l'opéra et se rendait chaque année à New York y entendre des concerts.Il apportait également un soin méticuleux à ses arbres et à ses fleurs.«l'ai trouvé curieux que la lumière soit allumée à l'arrière de sa maison vendredi soir car habituellement, elle ne l'était que quand il était absent ou quand il recevait de la visite», d'expliquer M.Major.leurs, rappelant aux spectateurs les consignes très sévères de sécurité déployées sous la supervision de la police de la Communauté urbaine de Montréal.Des familles entières, des grands-parents, des personnes en chaise roulante, des chiens, des bicyclettes, des planches à roulettes et des poussettes formaient un amas compact de cris, de rires, par un de ces très beaux samedi soir de la fin du printemps.Plusieurs jeunes portaient des colliers phosphorescents bleus, verts ou roses, dans le cou, sur les jeans ou sur le front, «à l'indienne».Les petits malins avaient apporté leur radio pour bien entendre toute la sonorisation accompagnant le feu d'artifice.Entre deux éclats de voix d'opéra, on entendait un téléphone cellulaire qui carillonnait une «autre» musique, faisant bien rigoler tout le monde.Malgré la foule imposante, la police n'avait effectué aucune arrestation un peu avant minuit.«Je dirai que c'est une des soirées où ça s'est le mieux passé depuis que le concours existe.Il faut dire qu'on commence à prévoir pas mal tout ce qui peut arriver.Maintenant, nous sommes aussi beaucoup plus stricts avec l'alcool.Disons que ça refroidit les esprits», a indiqué l'officier Serge Saint-Laurent de la C.U.M.Aucun incident majeur n'a été signalé.Espérons, a repris l'officier Saint-Laurent, que ça se passera aussi bien jusqu'au 19 juin.Le concours d'art pyrotechnique se poursuit pendant trois semaines tous les mercredi et samedi soirs à 22 h.Mercredi prochain, place à la Hollande.Un spectacle qui, dit-on, promet d'être grandiose puisqu'il présente une combinaison unique de feu, de musique et de film.L'épaule à la roue pour «ramasser la - - ¦» .\u2022 j »! LILIANNE LACROIX ¦ Le conseil de bande du village des Hurons, en banlieue de Québec, ne s'est fait aucun ami chez les Sioui en octroyant, la semaine dernière, un contrat de 1,5 million à l'entrepreneur P.-E.Beau-lieu pour la réalisation d'un projet résidentiel sur le territoire de la réserve amérindienne.Louis-Philippe Sioui, qui opère les entreprises Louis-Philippe Sioui et Fils et Transport amérin- dien en compagnie de ses dix enfants, se plaint d'avoir été complètement ignoré par le conseil de bande lors de l'ouverture des soumissions pour ce projet.Selon M.Sioui et ses enfants, lors de la signature du contrat, les membres du conseil de bande auraient interdit à l'entrepreneur de demander les services de Louis-Philippe Sioui.¦ «Ce qu'on a trouvé?De tout! Des papiers, de vieilles carcasses de bicyclettes, des oiseaux et des poissons morts.Même un écureuil.Et aussi des condoms, plein de condoms.Usagés à part ça.» Avec ses amies de la 247e compagnie de guides Louve Impeesa (la louve qui ne dort jamais) de la paroisse Sainte-Germaine, Mélanie Préville, 12 ans, nettoyait hier les berges de Lachine.Us étaient 164 enfants de 12 à 15 ans à se promener ainsi sur les berges pour ramasser les détritus de toutes sortes en réponse à l'invitation de la Commission de l'environnement de Lachine formée il y a un an.C'est Nancy Parisé, 14 ans, qui a eu la tâche difficile de s'occuper du cadavre de l'écureuil.En y songeant, elle fai-sa.it encore la grimace.«Ouach! Mais il fallait bien que quelqu'un le fasse», dit la jeune fille, venue de Saint-Henri pour aider ses compagnes de la 247e compagnie.Au total, sous la pluie qui tombait hier matin et qui s'est arrêtée vers midi en même temps que cette corvée envi-ronmentale, les jeunes ont ramassé de quoi remplir 150 gros sacs de vidanges.Faire sa part «On voulait faire notre part pour lutter contre la pollution», explique Annie Beau-champ et Martine Fraser, deux amies de 13 ans.Avec leurs compagnons Vincent Aubé et Cari Benoit, ils ont fait une récolte plutôt bizarre: «Un bout de clôture, lancent-ils en riant.Une chaise pliante super-rouil-lée.Un tapis.Des mégots de cigarettes à la tonne.Et même un journal La Presse de 1962.n était encore en bon état, mais plutôt jauni.» Président de la Commission, le conseiller Raymond Golden jubilait: «Si le temps avait été plus beau, ils auraient été encore plus nombreux.Pour une première, c'est magnifique».\u2022 Il rêve maintenant d'organiser, en collaboration avec toutes les municipalités de l'île de Montréal, un colloque de trois jours sur des thèmes environ-mentaux.Chaque ville y enverrait des jeunes de niveau fin primaire ou secondaire.La journée de nettoyage de berges, il compte aussi la reprendre en élargissant même le territoire pour inclure aussi les parcs.«Vous savez, on n'a pas touché à l'argent public pour mener ce projet à bien, tient-il à préciser.Tout s'est réalisé grâce à une subvention de 5000$ de Shell Canada qui a accepté notre projet dans le cadre de son programme environmental.» Et il a aussi un autre projet.Celui d'inviter une autre ville riveraine à se jumeler à Lachine.«On pourrait aller nettoyer leurs berges et ils viendraient nettoyer les nôtres», dit-il.Soudain, en voyant passer un petite fille, il l'arrête.«C'est elle qui m'a appelé il y a un an en me disant qu'elle voulait faire quelque chose contre la pollution».«l'étais tannée de voir de la pollution, explique Geneviève jeanson, 9 ans, en rougissant à travers ses petites taches de rousseur.C'est dégueulasse.Des fois, avec mon amie, j'allais autour chez nous «ramasser de la pollution ».Selon elle, la cause environ-mentale est loin d'être déses-l pérée.«Mais il faut travailler en équipe, dit-elle avec fermeté.Si chacun fait attention et si on travaille ensemble, on va réussir, c'est sûr».PHOTO BERNARD B8AULT, Ul C'est pour aider d'autres jeunes que Benoit Gagné a accepté de servir d'ambassadeur pour l'organisme Tel-Jeunes.Parce qu'ils ont accompli certains actes méritoires, certains Jeunes comme Benoît, recevaient hier des bicyclettes toutes neuves ainsi que le casque de sécurité des mains de l'agent Robert Despins, conseiller en prévention du crime au poste 32.: - Héros méconnus révélés à tous ¦ - ««* \u2022 LBLIANNE LACROIX I * BP ¦ Depuis deux ans et demi, au sortir de l'école, Carlos Da Sil-va, 17 ans, fait des livraisons pour la pharmacie du quartier.Son argent, il le remet à sa mère, qui a dû accepter l'assistance sociale puisque des problèmes cardiaques l'empêchent maintenant de travailler.Mais il tient à préciser: Le ministre du Tourisme du Québec, M.André Vallerand a d'ailleurs déclaré hier que, lorsque le Québec se vante d\\voir un des meilleurs instituts de formation dans le domaine de l'hôtellerie, on le devait à Gérard Delage.« Lorsqu'on parle de l'Association des hôteliers de la province de Québec, c'est Gérard Delage qui en est le créateur.Quant on parle des premiers grands rassemblements des opérateurs d'entreprises touristiques, on retrouve toujours à la base Gérard Delage.« M.Delage est aussi celui qui a travaillé avec le plus d'acharnement pour promouvoir le tourisme en tant qu'activité économique au Québec.C'est lui qui a vanté le premier les mérites de la table québécoise.On l'appelait le Prince de la gastronomie, je l'appellerais plutôt le Prince du tourisme.On doit rendre hommage au personnage lui-même.S'il n'existait pas il faudrait l'inventer.Il aimait non seulement le bon vin et la bonne chère, c'était aussi un être profondément humain, respectueux des autres et désireux de se mettre à contribution gratuitement», a ajouté M.Vallerand.Le ministre a de plus tenu à souligner la contribution de M.Delage à la récente sixième édition du Grand prix du tourisme du Québec.M.Delage avait à la suite de cet événement fait parvenir une lettre au ministre soulignant ses efforts pour réaliser le projet des casinos.Finalement, le ministre s'est dit profondément affligé par la mort de M.Delage.Cloutons et gourmets Dans un volume intitulé «Gloutons et gourmets», publié en 1985, Gérard Delage raconte comment il est passé de gourmand à gourmet et trouve que nous aurions bien tort de ne pas profiter de ces occasions prochai- Gérard Delage dans une pose familière nés de boire et de manger pour nous assurer au moins mille joies par année.«Mais attention, si le gourmet suit ses principes, le gourmand suit ses caprices.Ces deux disciples de la bonne chère doivent s'en tenir au mot d'ordre des grands philosophes: «Usons: n'abusons point!».Le glouton, lui, descend d'une espèce bien différente.Il vient au monde avec un appétit vorace.Il a faim le matin.Il a faim toute la soirée.Et il se lève même la nuit pour casser la croûte», écrivait 1e Prince des gastronomes.2* .¦\u2022'.».¦ \u2022\u2022 Selon lui, la gastronomie ou l'art de faire bonne chère (de bien boire et de bien manger) est accessible à tous.Avant sa conversion, comme saint Augustin junior, Gérard Delage menait une vie alimentaire orageuse.Il ne comprenait vraiment pas comment le simple fait de boire et de manger pouvait devenir un art.C'est à l'écrivain Raymond Olivier qu'il doit d'avoir compris ce qu'est la gastronomie.«Le terme de gastronomie prend de jour en jour un sens plus vaste et plus riche.Il éveille des échos de finesse et de goût, l'art de composition et, surtout, de tendresse pour soi-même, que l'on exerce au discernement de plaisirs très fins; et tendresse pour autrui, parce que le gastronome devient très vite un hôte affable et un initiateur indulgent».C'est à cette définition que M.Delage s'est reconnu en tant que gastronome.Mais il n'est pas le seul à avoir réaliser qu'il était un gourmet.En 1973, à l'occasion d'un grand chapitre de la Chaine des Rôtisseurs à Montréal, Gérard Delage a reçu des ses pairs le titre de Prince des gastronomes.À cette époque, il était déjà membre de 13 sociétés vinicoles et de 22 confréries bachiques.C'est lui qui en 1954 a institué à Montréal, le premier club gastronomique.Toujours en rapport avec son titre, la petite route qui longe la rivière Richelieu entre Beloeil et Saint-Antoine porte le nom de «Chemin du Prince».Depuis sept ans maintenant, cette voie est reconnue comme celle de la gastronomie avec les auberges Handfield et des Trois Tilleuls dont la réputation de la table n'est plus à faire.Mais Gérard Delage a aussi fait autre chose dans sa vie que bien boire et bien manger.Fils d'avo- cat, il est devenu lui-même juriste et a travaillé en tant que conseiller juridique durant de nombreuses années auprès de l'Association des hôteliers et du Conseil de l'hôtellerie et de la restauration.Il a de plus été tour à tour conseiller juridique de l'Union des Artistes et de la Société des auteurs en plus d'être président de l'Union des Artistes.Il a aussi été animateur à la radio puis à la télévision.C'est d'ailleurs en animant successivement deux émissions de télévision «Qui suis-je» et «La Clé des; Champs» sur les ondes de Radio-Canada que le grand public a appris à connaître Gérard Delage.Chose certaine, Me Delage a donné le bon exemple.Sa carriè-£e gastronomique est en effet fort ; impressionnante.C'est en 1952 qu il a emprunté définitivement' cette voie en devenant membre de la Société des Amis d'Escof- ' * fier, de New York, composé?en majeure partie des grands chefs européens établis dans la métropole américaine.Grâce à l'étroite collaboration de nos grands maîtres queux du ' * temps, Gérard Delage est à l'ori- ' gine de la renaissance gastronomique de l'époque, ,en 1954, en devenant le maître d'oeuvre.de; deux confréries, soit le Club Gas- ; tronomique Prosper Montagne,1 de Paris, et les Amis d'Escoffier, de New York.Il a de plus collaboré à la nais-'.-sance de nombreuses confréries de gastronomes au Québec.Ses multiples causeries tentent toutes à faire la preuve que la bonne table est te principal at- \" trait touristique du Québec.En 1972, il devient président et.organisateur du Congrès interna- * tional de la gastronomie à Mont- ' réal, événement qui fut* l'un des.-plus marquants et les mieux réussis de toutes nos annales.louant 1 sur plusieurs tableaux, il fut d'ail-* leurs président du Conseil du Tourisme pendant set ans et un de ses membres les plus actifs durant vingt ans.Selon sa fille focelyne, malgré son âgé avancé, Gérard Delage était toujours aussi actif et donnait encore avec plaisir des confé-, rences sur l'art de bien vivre et de bien manger.C'est mercredi à 14 heures que les funérailles de Me Delage seront célébrées en l'église Saint-Léon à Westmount.Montréal en ville fi Où manger avant les feux?JOHANNE MERCIER collaboration spéciale i 1 y a plusieurs façons d'aller voir les.feux d'artifice.À pied.À bicyclette.En métro.En voiture.Seul.Avec les enfants.Avec des amis, votre chum, votre blonde.En fait, le détail de la chose ne me regarde pas.Là où je me mêle de votre soirée, c'est du côté bouffe.Voici donc une suggestion assez spéciale, je parle du seul restaurant à Montréal (à part peut-être le restaurant tournant) d'où on peut voir exploser les gros pétards.Et j'ai nommé L'Entre-Miche (2275 est, Sainte-Catherine).L'Entre-Miche, le midi, est le repaire des artisans de Radio-Québec, lànette y va, Claire y al- lait.Réalisateurs et concepteurs s'y donnent rendez-vous, si bien que l'on y mange en famille presque tous les jours.Je fréquente l'endroit depuis plusieurs années, j'ai donc vu et apprécié les différents courants culinaires qu'on y a empruntés.L'Entre-Miche donne présentement dans la cuisine française, aux parfums orientaux.Cuisine eurasienne, pour employer l'expression consacrée.Angle Sainte-Catherine et Ful-lum, L'Entre-Miche est plutôt en retrait du centre-ville, du coeur de l'action.Ce qui n'empêche pas qu'on le fréquente le soir, du jeudi au samedi.Mais durant le festival de feux d'artifice, alors là, il devrait être l'endroit le plus couru car non seulement permet-il de bien manger avant les feux puisqu'il est situé à proximité du pont (acques-Cartier, mais aussi de regarder les feux de sa vitrine.Qui dit mieux?Pour cette raison, l'Entre-Miche est exceptionnelement ouvert le mercredi.FLASH EN VILLE! ¦ Pour vous désaltérer cet été lors de vos escapades au parc Lafontaine : Croque-Santé (928 est, rue Duluth).Au menu: jus frais, crème glacée maison, sorbets, tofu et yogourt glacés et bouffe à emporter, pour aller manger dans l'herbe._ PHOTO ROBERT NADOf J.Li Presse Pour les amateurs des feux d artifice qui veulent voir le spectacle tout en mangeant, rien de mieux que le repaire des artisans de Radio-Québec, L'Entre-Miche, situé au 2275 est, Sainte-Catherine spécialisé dans la cuisine eurasienne.r:-¦- Au menu: table d'hôte de six ou sept choix selon les soirs, (9,50$ à 14$).Des pâtes, une bavette réputée, toujours un poisson et une volaille.Cuisine genre bistrot.Passez le mot et faites partie des privilégiés.CAMÉLÉON VERT ¦ Il y a des restaurants, des.bars ou des boutiques oui se laissent décrire avec facilité.Les mots s'imposent d'eux-mêmes.Déjà, quand je les visite, les phrases se forment dans ma tête.Et ne font par la suite qu'un bond de ma tète au clavier.Le Caméléon vert ne fait pas partie de ceux-là.le cherche mes mots.Car cerner l'endroit est difficile.C'est hétéroclite, dense, touffu.Pour me soustraire à la page blanche, donc, m'imposer une discipline.Et procéder par ordre.Tout d'abord décrire ce que j'y ai vu.Des plantes, surtout tropicales.Entre autres, un spécimen énorme appelé «pied d'éléphant» ( 4 000$ : oui vous avez bien lu, il n'y a pas un zéro de trop!) Malgré son prix exorbitant, rien à mes yeux de néophyte ne le distingue des autres.Sinon sa rareté.Ce qu'il y a en quantité presque industriellle, au Caméléon vert, ce sont des pots à fleurs et des urnes, de toutes les formes et de toutes les dimensions.Et pour tous les goûts.Elles viennent principalement du Mexique, rapportées par les propriétaires % qui s'y relaient aux six semaines.Ces poteries sont bien entendu exclusives et faites, photos à l'appui, par des artistes, des purs, qui travaillent dans leur petite maison modeste, loin des grands centres et où il faut des heures pour se rendre, si jamais on s'y rend.Caméléon vert a aussi des fontaines en pierre, des meubles de teck anglais, de la pierre volcanique sculptée, des colonnes de pierre et des figurines mayas.Mes préférées.Des fleurs coupées voisinent la flore mexicaine: une belle variété d'orchidée*, des frésias, des dracos (venus du Costa Rica).__4- Et chez Caméléon, on est non seulement passionné de plantes tropicales et d'art mexicain mais on se fait aussi conseiller-paysagiste.Pour fleurir votre «terrasse en ville» de façon bien originale, l'endroit est tout désigné.(Caméléon vert: 1300 ouest, rue Saint-Antoine).LE RETOUR DU COUSSIN ¦ Il y a coussins et.coussins! Ceux de nos «ma tante» tricotés en Phentex, les coussins psychédéliques de notre adolescence sur lesquels on s'étendait (les âmes bien-pensantes, nos parents en tête, disaient plutôt «s'évacher).Du temps où le suprême du conformisme était de s'asseoir sur un fauteuil et d'aimer Fernand Gignac! Enfin, bref, une boutique de coussins vient d'ouvrir sur la rue Mont-Royal (au numéro 1227), Imagine.Il y en a de toutes sortes.Des coussins et des.coussins! Pour les enfants, l'un prend la forme d'une voiture, l'autre est musical, l'autre est à l'effigie de Snoopy, Bugs Bunny, Mickey, Garfield.La mode leur donne aussi la forme de boucle ou de bonbon; d'autres sont joliment imprimés de fruits et de fleurs, dans le style champêtre.D'autres sont marqués d'un idéogramme chinois.Certains sont tout simplement géants, jusqu'à 150 centimètres sur 150 centimètres.À quelques exceptions près, les coussins de chez Imagine se vendent moins de 20$.FLEURS COMESTIBLES ¦ C'est le temps des fleurs, soit, mais je n'ai pas envie de m'im-proviser horticultrice.Les marchands de fleurs et les employés des pépinières ne demandent que ça: vous donner un coup de pouce pour qu'il devienne vert (le pouce).Ah! Ah! le vous parlerai d'autres fleurs, comestibles celles-là.Des fleurs avec lesquelles on peut décorer les assiettes et même pous-v ser l'audace jusqu'à les manger.Vous ne les offenserez pas, pas plus que vous ne vous empoisonnerez.Elles ont été cultivées pour arriver à cette triste fin.Des capucines, des oeillets de Chine, des soucis, des pensées grosses et petites et des fleurs de .bleuets.Et pourquoi peut-on les manger?Entre autres parce qu'elles sont cultivées en serres, sans pesticides ni autres produits chimiques.Pour garnir une assiette de saumon fumé, ça fait chic.Évidemment, je les ai goûtées pour vous.Goût fins, exquis, fleuri.Vendu en paquet (4,99$) de huit fleurs ou à peu près, chez Anjou Québec, 1025 ouest, Laurier.4 PHOTO ROBERT NAOQM UFrcx* Au Caméléon vert, on trouve toutes sortes de plantes tropicales, orchidées, dracos, etc.Un conseiller-paysagiste vous conseillera sur la meilleure façon d'embellir votre terrasse\\ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 MA11931 ¦ > A7 Les recherches sur la m y .\u2022 \\ « Guerre des étoiles » progressent ra Agence France-Presse Washington Le Dr Charles Primmerman, chercheur à l'Institut de techno* logic du Massachusetts (MIT).- îugic uu mabsacnuseus *mii ;9 qui participait à ia conférence de ¦ Des pas de géant, intéressant presse, a expliqué que le système aussi bien les militaires que les as- consistait en un premier faisceau tronomes, ont été accomplis ces 'aser propagé du sol et frappant dix dernières années par les cher- un miroir installé sur un satellite f heurs travaillant aux program- orbitant à quelque 600 km d'elti-mes de l'Initiative de défense tude- Le miroir renvoie le fais-ëtratégique(lDS).ceau vers dés capteurs au sol, qui Des responsables de l'IDS ont mesurent la distorsion subie lors ainsi annoncé jeudi avoir réussi à «passage da«s l atmosphère, corriger les effets de la réfraction M» données obtenues sont en-atmosphérique sur les faisceaux su>te utilisées pour contrôler un laser, et découvert que la détec- système de miroirs qui corrige ces tion des missiles balistiques grâce distorsions en temps réel à raison à leur «signature» ultraviolette se révélerait plus facile, et moins coûteuse, que prévu, La réfraction atmosphérique est une distorsion subie par la lumière lorsqu'elle traverse l'atmosphère terrestre.C'est ce phénomène qui explique le clignotement des étoiles vues de notre planète, et qui a justifié la mise en orbite du télescope spatial Hubble, capable d'observer l'espace sans cette réfraction.Victimes du même phénomène, les faisceaux laser braqués de la Terre vers un objet situé au delà de l'atmosphère se distor- Les recherches sur la détection de 3000 fois par seconde, et qui commande un second laser, renvoyant ainsi dans l'espace un faisceau corrigé.Cette expérience, ont indiqué les responsables de l'IDS, a été conduite le 14 janvier 1990 et était jusqu'à, présent classée top-secret.Appliqué à un télescope au sol, ce système de correction dé la réfraction pourrait permettre aux astronomes d'élargir considérablement leur champ de vision» sans avoir à recourir à un télescope en orbite.Lien entre l'hépatite et le cancer du foie PC.AP À* - {¦ ¦ ¦ - 1 : new york m \u2022 dent et perdent leurs caractéristiques, ce qui constitue le principal obstacle au développement d'armes laser anti-satellites basées au sol.Dans une conférence de presse au Pentagone, le colonel Thomas Meyer, l'un des responsables de l'IDS, a indiqué que les Àméri-.cains étaient désormais capables «de propager un faisceau laser du sol vers une cible située dans l'espace et de corriger les effets dé la turbulence atmosphérique tendant à distordre le faisceau».AGORAPHOBIE S'en libérer.sans effort Pierre Dubuc, T.S., M.S.S.Techniques de visualisation tél.: (514)622-3603 des missiles balistique ont de leur coté permis de constater le caractère prometteur du repérage par ultraviolets,' par opposition aux infrarouges utilisés actuellement.Le colonel Meyer a révélé que la « signature » ultraviolette des missiles et de leurs gaz d'échappement était bien plus importante qu'on ne le pensait.Cette signature provient non seulement des gaz d'échappement, mais également de l'onde de choc produite par l'engin se déplaçant à environ dix fois la vitesse du son.PHOTO AP Slg nowou&o xennetiy obtient mon dBpSomo William Kennedy Smith, à droite, reçoit son doctorat en médecine des mains du président de l'université Georgetown, h père Leo J.OVonovan, lors d'urw cérémonie qui se tenait au * Kennedy Center-à Washington.William Smith, neveu du sénateur Edward Kennedy, est inculpé de voies de fait à caractère sexuel à la suite d'un incident survenu dans la propriété des Kennedy à Palm Beaçh, en Floride, le week-end de Pâques.¦ Les données épidémiologiques : montrent depuis longtemps que certaines hépatites, et notam* ment les hépatites B, peuvent conduire au cancer du foie.Une étude américaine fait avancer aujourd'hui la compréhension de ce phénomène.\u2022 Un seul gène du virus de l'hépatite B a en effet suffi à provoquer un cancer du foie chez la souris, ce qui pourrait permettre .de mettre au point un traitement pour prévenir ce type de cancer chez l'homme, montre l'étude pu-bliéc cette semaine dans le journal britannique Nature.Le virus serait capable de^ déclencher directement un cancer chez l'homme et non pas indirectement en ' provoquant d'abord , une hépatite, à estimé le cher-cheur Gilbert Jay.Un autre gène du virus de l'hépatite B a également provoqué un cancer du foie dans le cadre d'autres expériences chez la souris, selon John Taylor de Fox Chase Cancer Center, à Philadelphie.L'hépatite B est à l'origine de la -plupart des cas de cancer du foie dans le monde, en particulier dans les pays d'Afrique et-d'Asie^ où le taux est 35 fois supérieur à celui des États-Unis par exemple. vous de jouer.¦H ¦ \u2022 - pamcipacnnn 1 .r.MAIGRIR .a OBSESSION RAYMONDS FORGET, B.Sc.O.T.CONSULTATION PRIVÉE.I MOTIVATI0N-REPR0SRAMMATION I (514)273-0767 SUZANNE BOYER CORPPAGC ANTI-GYMNASTIQUE Rencontre individuelle en imagerie mentale PNL 1er COURS GRATUIT 488-4245 CENTRE DE CROISSANCE pour FEMMES SEDLEMENT Si ta vis dts dépendance*.- ALCOOL DROGUES MÉDICAMENTS AFFECTIVES Tu veux t'en sortir.Donne-toi une chance.C'est ta vte.Viens nous votr.MAISON LATRAVERSE Guy Boudmaut Directeur.10 ens {tie* 1 impotit tout j/tMlmt, tetfmt me $aiHte~Cûtkemel Ouverture: le 1er juin 1991.Accordez-vous d'autres tours au monde, chez Pier 1.¦ Au 1321, rue Sainte-Catherine ouest (à côté d'Ogilvy) Tél.: 985-2401 - \u2022M Un monde à découvrir.On R8 paya pts cher aves ia Groupe Gabriel 9% 36 MOIS b: o wfpp a.7000, Honri-Bourasea MtlNord.GABRIEL \u20227777 .\u2022 ;' .: OnntpippmheriYKli D Groupe Gabriel ACURA 0r% 4648.Boul.St-Jean D.D.O., 696-2991 36 f.'.OIS OoMpiyipaebtrmcli Groupe Gabriel Q ma^Da GABRIEL 5333, St-Jacques, MU 484-7777 H 9°/o' I MOIS * véhicules en stock sur approbation du crédit renseignements sur plaça 48 MOIS * véi Houles en stock sur approbation du crédit renseignements sur plaça 48 MOIS 4 véhicules an stock sur approbation du crédit renseigna rnants sur plaça \u2022¦V.k I » \u20223 f ê \\ i f I r FONCTION .QUEBECOISE EN ' ENVIRONNEMENT a a a \u2022 33^3 i .y \u2022t CP 1055 Sucxxneko OestErxïm I .tVTTL C3uè MSB ~ T A8 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 MA11991 m \u2022 r Em La gZoire choisit ses élus au hasard, amoureux pour qu'elle vous comble.M ne faut pas obligatoirement en être De même boude-t-elle ses plus vrais croyais.Cette règle vaut pour tous les milieux, y compris celui du crime où, généralement, on s'en passerait volontiers.D'une certaine manière, les jeunes û\u2014j_\u201ex i>i.-x\u2014\u2022-.m.\u2014* *±2menés à leur perte par l'éclat dont ils ont elle est n - El B _ _ ^ DANIEL PROULX collaboration spéciale n 1946, Montréal est encore la plus grande ville du Canada, la plus dure aussi.Abandonnés à eux-mêmes, les fils de la nation sont rentrés (l'une Europe prise d'une folie meurtrière sans précédent, la récession économique d'après-guerre sévit, les temps sont difficiles.Le beurre manque encore, la viande de boeuf aussi.C'est la belle époque des tavernes, du «Red light » et des tripots clandestins.Pour tout le reste, la vie est aussi lente que les tramways bringuebalants de la métropole.Louis-Arthur Lévesque, 23 ans, dît «Ti-Louis», et lean-Marcel Brunet, 27 ans, dit «Ti-Mine», qui doivent leur sobriquet à leur petite taille, ont choisi leur destin sans trop y faire attention.Ils font ensemble les quatre cents coups depuis quelques mois.Des petites rapines, des hold-up de misère.Ils n'en sont pas à leurs premières armes: Ti-Louis a déjà fait trois ans de taule pour vol à main armée; Ti-Mine a passé sept des dix dernières années derrière les barreaux.En ce dimanche d'avril, ils rentrent d'une noce, à ïoliette, quand leur voiture tombe en panne sur la petite route qui mène à Montréal.Le fermier venu à leur secours aperçoit un revolver à la ceinture de l'un d'eux.On n'est pas au far-west, la chose a de quoi faire peur.L'homme réprime sa frayeur mais se hâte de prévenir la police dès que les deux amis ont repris leur route.Ti-Mine et Ti-Louis sont alors pris dans un absurde engrenage de violence.Des agents de la police provinciale partis à leurs trousses retrouvent la voiture dont on leur a donné la description dans un champ, près du boulevard Gouin, entre Saraguay et Roxboro, en banlieue de Montréal.Ils s'en approchent et interrogent quelques curieux pour apprendre que ses occupants viennent de quitter les lieux en autobus.Les policiers le rattrapent puis l'interceptent près de Sainte-Geneviève.L'agent Grillon monte à bord pendant que son confrère Corbo l'attend.Le premier en ressort bientôt les bras en l'air avec deux hommes armés à sa suite.Ti-Louis ordonne à Corbo de s'éloigner de la voiture et de laisser son arme sur le siège avant.Les deux lascars y montent et démarrent à toute allure.Rendus à Sainte-Geneviève, ils abandonnent la voiture de police près de l'église.Les fidèles sortent de la grand-messe, Roland Pilon est dans son taxi avec quatre passagers.Ti-Louis s'approche, l'arme au poing: «Descendez et prenez notre char!» leur ordonne-t-il.Ti-Mine prend ensuite le volant et voilà nos deux compères aussitôt repartis vers leur destinée.Vol à main armée d'une automobile de la police provinciale et du revolver d'un agent : c'est du jamais vu ! L'alarme est aussitôt donnée, toutes les polices de Montréal et des villes avoisinantes sont sur un pied de guerre, une chasse à l'homme d'une envergure jamais vue est lancée.Les résultats tardent à venir, on s'impatiente en haut lieu, puis à la radio et r- \u2022 \u2022' f a .'.v.\" \\ : .- \u2022: \u2022 .:¦ 1 y.-.\"-\".- \u2022 : troue son veston, son paletot et lui éra- .t«p Blessé et encore sous le choc, Louis-Arthur Lévesque n'a pu être anesthésié par les médecins du dispensaire de l'Hôpital Saint-Luc.C'est donc à froid que les sutures à la tête ont été faites.Plus tard, on devait l'amputer de la jambe droite.PHOTO Lj Presse PHOTO Ut Presse Le policier Jerry Layton.Son gilet pare-balles lui a sauvé la vie.Jean-Marcel Brunet a été capturé 24 heures après son complice.Condamné à perpétuité, il fut emporté par une thrombose en 1961.PHOTO Ut Presse PHOTO Ut Presse Ti-Louis Lévesque, en 1987.dans les journaux.Quelques jours plus tard, nos bons hommes refont surface à Montréal, rue Saint-Hubert, où ils échangent des coups de feu avec un détective de l'escouade de la moralité qui les a reconnus à leur signalement.Le surlendemain, à Roxboro encore, ils sont poursuivis par deux agents de 1a police provinciale.Nouveaux échanges de coups de feu, les deux fugitifs s'en sortent encore une fois.L'affaire prend des proportions gigantesques, la radio et les quotidiens montréalais en ont que pour Ti-Mine et Ti-Louis qu'on a finalement identifiés.Le 30 avril, autre escarmouche avec les forces de l'ordre, à coups de revolver, rue Saint-Hubert encore.On s'en tire indemne de part et d'autre.La population du nord de la ville est terrorisée, les mères se terrent dans les maisons avec les enfants, les hommes évitent de sortir la nuit tombée.On patrouille les rues jour et nuit, le signalement des fuyards a été diffusé aux quatre coins du pays.Ti-Mine et Ti-Louis savent que leurs carottes sont cuites, mais il n'est pas question de se rendre.Tant qu'à faire, tranche Ti-Louis, le plus coriace des deux, autant vendre chèrement notre peau.Ils dorment la nuit dans des automobiles dont ils ont forcé les portières, ils repartent avec elles au petit matin.Le jour, ils se réfugient sous les ponts ou dans les bois en périphérie de la ville.Leur course folle va se terminer dix jours plus tard, par une belle et chaude journée de mai.Tous les policiers montréalais sont en service depuis dix jours déjà, on croit nos risque-tout au volant d'une voiture de police banalisée, celle du sergent-détective Gérard Constant, de la sûreté municipale, qui a constaté la veille en fin de soirée qu'on la lui avait volée.Vers 15 h, le sergent-détective Eugène Bolduc patrouille le secteur.Il aperçoit soudain l'auto en question et se lance à sa poursuite.Ti-Louis se cramponne, Ti-Mine déclenche la sirène dont est munie l'auto et fonce à toute allure dans les rues de sa petite patrie où on les voit passer en trombe avec un mélange de stupéfaction, d'effroi et, pourquoi pas, d'apitoiement.Le policier est finalement semé, on retrouve la voiture abandonnée rue Jean-Talon.Le sergent Bolduc prend le volant et part en direction du garage municipal.En cours de route, il entend sur la radio de bord un appel général : les gunmen sont cernés dans une ruelle sans issue de la rue Saint-Zotique.Ti-Mine et Ti-Louis sont effectivement faits comme des rats.Ti-Louis dégaine son .32 et le pointe vers le capitaine Allain et le sergent Lawton, les premiers arrivés sur les lieux.Ce dernier tire d'abord, Ti-Louis s'écroule, atteint à la poitrine.Lawton s'approche, croyant l'autre inconscient.U est arrivé à sa hauteur quand Ti-Louis braque son arme et presse la détente.La balle ricoche sur le gilet pare-balles du policier.Le jour où tout Québec trembla ix ans plus tôt, la ville de Québec avait été le théâtre d'événements similaires, où une jeune paire de truands à la petite semaine avait fini par y semer un émoi sans précédent.L'affaire est passée à l'histoire sous le nom de, tenez-vous bien, «La grande terreur de Québec»! La capitale provinciale est déjà en 1937 une des plus belles villes du continent et aussi l'une des plus bourgeoises et des plus paisibles.Cet état de choses remplit sans doute d'ennui Honorât Bernard et Arthur Fontaine, tous deux issus d'honorables familles de la haute ville.À 19 ans, ce dernier avait été compromis dans une affaire louche, rien de moins qu'à Paris.Comme tout jeune bourgeois pris en faute qui se respecte, il s'était engagé dans la fameuse Légion étrangère française.On l'expédie au Maroc où sévit une guerre coloniale.Il s'y fait remarquer et par son indiscipline et par son courage au combat.Au bout de quatre ans de service, en 1928, il rentre à Québec.Le voilà bientôt dans les rangs de la police de la Commission des liqueurs du temps.Il en est finalement chassé pour insubordination.Bien qu'il soit le plus âgé et le plus expérimenté des deux, c'est Fontaine, à 32 ans, qui sera mis sur la voie du crime par Honorât Bernard, 27 ans.Ils se lient d'amitié et s'essaient à un vol par effraction, puis à un autre.À l'automne 1936, un de leurs comparses est pris, qui se fait fort de les donner à la police.En octobre, ils sont mis sous arrêts et enfermés à la prison des Plaines d'Abraham.Leur procès est prévu pour les assises de février.Le dimanche 26 janvier 1937, vers 18h 30, les deux prisonniers sont appelés au parloir pour y rencontrer un avo- cat qu'ils ont mandé.À peine y sont-ils que l'un d'eux exhibe un revolver et désarme le gardien qui accompagne l'homme de loi.Ils amènent les deux hommes dans la salle de garde et maîtrisent les cinq agents qui s'y trouvent.Ils s'emparent ensuite des clefs, passent la porte principale de la prison et disparaissent dans la nuit.La police est prévenue dans les minutes qui suivent, toutes les issues de la ville sont aussitôt gardées.Une évasion de la prison de Québec, à la pointe du revolver! Les radios s'emparent de l'affaire, toutes choses cessantes.On passe des bulletins spéciaux aux trois minutes! Des citoyens ne fermeront pas l'oeil de la nuit, l'oreille suspendue à la radio.Le lendemain matin, l'affaire fait, en gros titres, presque toute la première page des quotidiens.Où sont passés Fontaine et Bernard?Us n'ont pu aller loin, ils peuvent être ici, ou là, tout près! Qui sait?Us sont armés jusqu'aux dents, ils sont repartis avec les cinq revolvers des gardiens de la prison.L'assistant-gouverneur et le sergent Vézina ont d'ailleurs été suspendus sur-le-champ.Les rues grouillent de policiers municipaux et provinciaux, on fouille systématiquement certains pâtés du centre de la ville.L'affrontement a lieu en fin d'après-midi.Les fugitifs et quelques amis se sont réfugiés dans le sous-sol d'une pension de la rue Saint-Jean.Un premier groupe d'une dizaine de policiers est sur les lieux, cinq braves font irruption dans la maison et descendent au sous-sol où on refuse de leur ouvrir.Le détective Lambrèche enfonce la porte d'un solide coup d'épaule, son confrère Châteauneuf fait immédiatement feu.Il touche Fontaine, d'autres coups de feu mm t-1 4* v **** fie le cou.Lawton ne fait ni une ni .deux: il se rue sur le blessé, lui arrache : son revolver des mains et lui assène une vingtaine de coups de crosse de son revolver sur la tête.U revient ensuite à sa voiture pour se lancer à la poursuite de Ti-Mine qui a profité de la confusion pour s'échapper.\u2022 Lawton allait monter dans son auto quand il entend un cri : il se retourne et aperçoit Ti-Louis qui a trouvé la force de se relever à demi, de sortir un second revolver, un .38 spécial, et de le mettre en joue.C'est à ce moment que le sergent Bolduc arrive au volant dë l'auto volée la veille.Il la lance sur Ti-Louis et lui passe sur la jambe.Deux prêtres qui passaient par là sont aussitôt amenés auprès du blessé et lui administrent les derniers sacrements.;.Mais Ti-Louis a la couenne dure.11 est plus tard amené à l'hôpital Saint-Luc : les médecins ne peuvent l'anesthésier à cause du violent choc nerveux dont il est victime, il supporte sans le moindre gémissement les sutures qu'on lui fait à la tête.Quelques heures plus tard, les médecins lui amputent la jambe droite.Un peu plus de vingt-quatre heures après, Ti-Mine est arrêté rue Mont-Royal, sans offrir de résistance.Le lendemain après-midi, les policiers consentent à ce que Ti-Mine se rende au chevet de son ami.Il est fort ému quand il entre dans la chambre de Ti-Louis qui semble inconscient.Un policier, s'approche et demande: «Est-ce que tu nous reconnais?Reconnais-tu Ti-Mine?» L'autre ouvre les yeu* un instant, fixe ses visiteurs puis répond par la négative.Puis il rouvre les yeux et s'adresse à son compagnon d'infortune: «Ils t'ont eu?As-tu tiré?» Et l'autre de lui répondre: «Je ne pouvais pas, ils m'auraient tiré avant.» La tête dé Ti-Louis retombe lourdement sur l'oreiller, l'entrevue est terminée.Ti-Mine et Ti-Louis ne se reverront plus jamais.Ti-Mine sera plus tard le premier à être condamné à la réclusion à perpétuité.Ti-Louis, rétabli, est défendu à son procès par un jeune criminaliste en vue de l'époque, Jean Drapeau, oui lui recommande de plaider coupable aux six accusations de tentatives de meurtre sur la personne de policiers, plutôt que d'encourir les foudres de la justice à la suite d'un long procès.Peut-être s'en ti-rera-t-il avec une sentence d'une dizaine d'années?Une mauvaise surprise les attend: la prison à vie.3ien des années plus tard, en 1953, Ti-Mine est pris dans une tentative d'évasion du pénitencier Saint-Vincènt-de-PauL II meurt d'une thrombose, derrière les barreaux, en juillet 1961.; Quant à Ti-Louis, il devra attendre 38 ans avant que la Commission des libérations conditionnelles ne le juge eligible à une remise de peine! 38 ans: un des plus longs internements de l'histoire des prisons Canadiennes.Mars 1985: une limousine noire se gare devant une maison de transition, pour prisonniers récemment libérés, de l'est de Montréal.Le chauffeur en descend pour ouvrir la portière arrière à Ti-Louis, qui préfère prendre place sur le siège avant.Le trajet ne sera pas long, l'hôtel de ville de Montréal est tout près.Le maire lean Drapeau y attend son éhauffeur et Ti-Louis qu'il n'a pas vu depuis 1946.À Québec, un soir de janvier 1937, la foule se rassemble .devant le Château St-Jean, où les deux bandits Bernard et Fontaine se sont réfugiés.En médaillon, en haut à gauche, te policier Châteauneuf, victime du devoir, et, à droite, le détective Aubin, gravement blessé.se font entendre, c'est la confusion totale.Châteauneuf est abattu, le détective Aubin se jette sur Fontaine, l'achève d'une couple de balles puis s'écroule à son tour, touché au visage.Les autres policiers entrent à leur tour mais ne rencontrent aucune autre résistance.Honorât Bernard a cependant profité de la mêlée pour fuir par la porte arrière.r U ne manquait plus que cela: le sang a coulé rue Saint-|ean! Un policier est mort au champ d'honneur! Et le Hono- rât Bernard, sans doute plus que jamais assoiffé de sang, qui s'est échappé! En ce lundi soir de janvier 1937, il n'y a pas âme qui vive dans les rues de la capita-le.t Le lendemain midi, une centaine de policiers cernent une maison de ferme, entre Saint-Augustin et Neuville, à quelques milles de Québec.Honorât Bernard s'y est terré.Le sous-chef Tremblay a choisi de parlementer avec le fugitif.Comme il le déclarera plus tard, «il était important de le ramener vivant, pour connaître tous les dessous de cette effroyable conspiration ».; L'assiégé refuse de se rendre, on, l'a vu à une fenêtre brandir un revofver d'une main et un crucifix de l'autre.' Ce geste donne une idée à Tremblay : il fait venir le curé de la paroisse qui se rend auprès de Bernard et le supplie d'obtempérer.Le chef Tremblay le suivra vingt minutes plus tard.Tout finit dans une échauffouréé où le curé vole au secours du policier.On ne laissera pas traîner les affaires.Honorât Bernard jure avec force qu'il n'a pas tiré une seule balle sur les poli* ciers et soutient à sa défense que le poli-' cier a été tué d'une balle dans le dos, sans doute tirée par un confrère maladroit.Rien n'y fera, il montera sur l'échafaud la même année.Le détective Châteauneuf est accompagné à son dernier repos par tout ce que la capitale compte de notables et d'élus d'importance lors de funérailles nationales.Maurice Duplessis, le tout nouveau premier ministre, mène le cortège.Quant à la dépouille de Fontaine, elle a été ensevelie en terre non bénite.C'est le seul châtiment que l'on puisse faire subir à un mort.Dieu, estime-t-on, ne voudra pas de son âme.» ¦A.t .< LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 MAI 1991 \u2022* a\" maison fv- \u2022 \u2022.* ,-\"U.'.261 Canadien ) Croquis de la maison Arthur-Dubuc publié dans (édition de novembre 1894 de Canadian Architect and Builder.ARCHIVÉS 06 UVIUtDf WÔffTRÉAl GUY PINARD .; : \u2022 .:v .- .jn une certaine épo-LAû que, le Club Canadien occupait une place de choix dans le coeur des Montréalais les plus actifs.Grâce à son édifice de style château, à sa table réputée et à ses > nombreux salons feutrés qui garantis-, saient la quiétude, le Club Canadien fai-s sait partie de ces clubs sociaux dont il \u2022 fallait absolument être membre.Le Club Canadien a fermé ses portes en 1979.Il a momentanément repris ses activités en 1984, alors que la société immeubles Bocartier inc., présidée par :« Michel Méthot, était propriétaire de «îl'édifice, mais.ee fut un échec.Par la _^ suite, le bâtiment.servit à diverses fins, \"^\u2022maïs il est inoccupé depuis que Edwin \"T-litti en a fait l'acquisition le 3 novembre 1989.- \u2022 xw» Club Canadien a été fondé de manière informelle en décembre 1874 par '\"d'anciens clubistes du Cercle Sâint-De-nis (à ne pas confondre avec le club du '-.même nom, qui existe toujours d'ailleurs).Le Cercle Saint-Denis avait été fondé en 1865 par des jeunes gens de la \u2022 paroisse Saint-Jacques.Le Club Canadien a cessé ses activités > en 1979, dans le courant de sa 105ë an-née d'existence.> Le Club Canadien a occupé quatre é-: difices au cours de son histoire.Lors de -sa fondation officielle, le 14 juillet |- 4875, H louait un édifice de la Saint-Denis, près du square Viser, En mars 1877, le Club déménageait dans la rési-.dencé de feu le juge |oseph-Ubald Beau-dry, située riie Berri, près de la rue Dor-, Chester (actuel boulevard René-Léves-,que), et louée au prix de 500$ par année.Le 15 mars 1880, je Conseil d'administration autorisait l'acquisition de \\la somptueuse résidence de feu A m able Jodoin, au 530, rue de La Gauchetière Est.Le Club vendit cette résidence au gouvernement du Québec le 20 octobre .1926.t Mais c'est dans la maison Àrthur-Du- bue que le Club Canadien a connu les Stylus belles années de son histoire.Com-, me,on le verra plus loin, cette remarquable résidence a été agrandie en trois ' occasions, mais sans qu'on altère de fa-r çon significative les deux faces principales de l'édifice.Le chapiteau en plâtre des pilastres de l'ancienne salle de quilles est orné d'un moine qui joue aux quilles.Architecture La maison Afthuj-Dubuc occupe un parallélogramme de 11433,4 pieds carrés mesurant 71 pieds de largeur sur 161 dê profondeur.11 est constitué des lots 1, 2 et P.3 de la subdivision du lot originaire 1199, ainsi que du lot 13 de la subdivision du lot originaire 1197 (ce dernier lot mesure 6,2 pieds de largeur» et forme la bande nord-est du terrain).Le terrain est borné au nord-ouest par la rue Sherbrooke, au nord-est par lç lot 1197-16, au sud-est par une ruelle ppr* tant les nuiuéros de cadastre 1199-12 et 1197-9, et au sud-ouest par le résidu du lot 1199-3.Au moment de l'établissement du cadastre, en 1870, le lot 1199 était la propriété «en franc aleu roturier» de Côme Séraphin Cherrien avocat et conseiller de la reine.Ce lot de 145550 pieds carrés mesurait 253 pieds le long de la rue Sherbrooke, 596,5 pieds en bordure de la rue Saint-Denis, 262,5 le long de la rue Ontario, et 578,5 pieds à la limite nord-est, contigué à une largeur de ruelle et aux propriétés de Marie Emma Corrine Marcoux (épouse d'Alphonse Keroack) et The Provincial Loàn Company.À la mort de Cherrier survenue le 10 avril 1885, tous ses biens passèrent aux deux survivantes des quatre enfants qu'il eut avec Méïanie Quesnel, soit Philomène Charlotte et Marie Josephte Louise, veuve de feu Denis-Henri Séné-cal, avocat, le tout conformément au testament de Cherrier, daté du 7 octo- ' bre 1873.\u2022 \u2014 \u2022 \u2022 4 -\u2022 Les soeurs Cherrier Sidèrent leur propriété au séminaire de Québec le 5 novembre 1885 dans l'étude du notaire LéandreBélanger, au prix de 50000$.La maison fut construite par Dubuc peu après qu'il eut acquis du séminaire de Québec trois lots adjacents ( 1199-2, 1199-1 et 1197-15) mesurant chacun 25 pieds de largeur sur 160 de profondeur.Cette transaction datée du 14 avril 1894 ne comprenait pas le lot 1199-3.Les Dubuc conservèrent leur opulente demeure pendant sept ans.Le'20 mars 1901, Angelina Racicot, épouse de feu Arthur Dubuc, vendit la résidence et tes dépendances érigées le long de la ruelle à Trefflé Bastien.Le 26 août .1912, Bastien la céda à son tour à Ucal Henri Dandurand, un riche promoteur immobilier.Quand le médecin Joseph-Eugène Panneton acheta la propriété le 2 février 1920, cette dernière avait été agrandie par Dandurand, oui avait ajouté une partie de 19 pieds de largeur du lot 1199-3.Le 18 octobre 1926, Panneton vendit sa maison au Club Canadien.Le Club Canadien.fut, et de loin, le propriétaire le plus tenace puisqu'il conserva l'édifice, agrandi trois fois, jusqu'au 3 avril 1984 (le club avait entre-temps vendu la partie nord-est du lot 1197-15).Ce jour-là, la propriété fut cédée à Immeuble De Plour inc.contre 'une'somme de 425000$.Le 20 novembre 1984, Immeuble De Plour vendit la propriété à Immeubles Bocartier inc.au prix de 650000$, soit 225000$ de plus que sept mois plus tôt.La propriété changea de mains pour la dernière fois le 9 novembre 1989, quand Edwin Hitti versa 2,1 millions de dollars pour acquérir ce prestigieux édifice.La construction La maison Arthur-Dubuc doit son nom à Arthur Dubuc évidemment, un entrepreneur en construction qui forma une société avec Éli Plante.L'architecte de la maison d'origine fut Alphonse Raza, qui a signé d'importantes oeuvres à Montréal.Les documents ne précisent pas le nom du constructeur, mais on peut présumer que Dubuc a construit sa propre maison.L'édifice qui a abrité le Club Canadien pendant 58 ans fut construit en trois étapes.Érigée en 1894, la maison d'origine comprenait un corps principal et une aile qui prolongeait vers l'arrière le côté ouest du corps principal.Ce corps principal comprenait un sous-sol situé au niveau du sol, un rez-de-chaussée complètement exhaussé et deux étages.Il mesurait 41 pieds de lar- La maison d'origine avec, vers la droite, l'élévation du mur de l'agrandissement de 1947.L'aberrante tour carrée en blocs de béton abrite la cage d'ascenseur et fut construite en 196a.PHOTOS ROBERT NA0ON.U Presse tut.geur sur 46 de profondeur et 48,5 de hauteur.L'aile mesurait 22 pieds de largeur sur 22,5 de profondeur.Un premier agrandissement de 24 pieds de largeur sur 78 de profondeur fut ajouté du côté est en 1927 par l'entrepreneur Alphonse Gendrpn, selon des plans de l'architecte Lucien Parent, avant le déménagement du Club.Cet agrandissement permit.notamment d aménager une salle de quilles au sous-sol et une salle de réception avec foyer en pierre au rez-de-chaussée.Le deuxième agrandissement fut construit en 1947 par l'entrepreneur G.Daneau, selon des plans de l'architecte Charles Grenier.Ce corps de bâtiment de 44 pieds de largeur sur 64 de profondeur commençait à la hauteur du mur arrière du corps de bâtiment principal, ce qui permit d'aménager une petite cour ouverte sur la rue.L'édifice mesure donc 67,3 pieds dans sa partie la plus large sur 144,2 dans sa partie la plus profonde, avancée comprise.On remarquera que le deuxième étage se limite à la superficie du corps de bâtiment principal d'origine.La maison Arthur-Dubuc est un bâtiment de style «château», fort populaire à l'époque et vraisemblablement intro* L'élévation ouest est moins importante au plan architectonique.duit en Amérique du Nord par l'architecte américain Richard Morris Hunt, un disciple d'Eugène Emmanuel Viol-let-le-Duc à l'Ecole des beaux-arts de Paris.L'exemple le plus ancien de ce style est probablement la maison W.K.Vanderbilt, dans la 5e Avenue, à New York.- La maison comporte trois registres.Le premier se limite au sous-sol et se singularise par ses gros blocs (certains font 50 pouces de longueur) de pierre de taille rustiquée à jointoiement chanfrein é.Le deuxième comprend le rez-de-chaussée et le premier étage et profite d'un revêtement de calcaire gris bou-chardé fin et à jointoiement arasé.Le troisième registre comprend la mansarde où le cuivre vermoulu des toits se marie au calcaire gris.Un bandeau de pierre démarque le rez-de-chaUssée du premier étage.Une corniche peu proéminente surmontant un bandeau de denticules sépare le premier étage de la mansarde.La façade est riche en ornementation.La première travée, à gauche, se singularise par son oriel montant de fond, qui se termine par tm balcon curviligne au deuxième étage, sous un imposant pignon à redents, orné de guirlandes et de volutes.L'oriel est séparé en trois pans par des pilastres au sous-sol, des colonnes en granite moucheté de couleur saumon, avec chapiteau à feuilles d'acanthe taillé dans la pierre, et par un pilastre à caissons au premier étage.Une fenêtre flanquée de deux niches a été percée dans le pignon en pierre et est surmontée d'un arc en plein cintre à rayons.Un pinacle couronne chaque pilastre qui encadre ces ouvertures.La travée du centre est surtout remarquable pour son imposant porche à balustrade curviligne reposant sur un cul-de-lampe, avec des arcs en plein cintre reposant sur des piliers fascicules formés de colonnes en granite.Le porche est accessible par une porte à encadrement richement ornementé et sa balustrade comprend une arcature aveugle.Une lucarne à redents ornée de pinacles, de crosses et de guirlandes surmonte un cul-de-lampe, tout juste au-dessus de cette porte.La troisième travée propose une tourelle cornière haute de deux étages, dotée d'un toit conique ornementé de volutes, d'accolades et de guirlandes en cuivre, avec couronnement bulbeux surmonté d'un fleuron.Une colonne en granite se dégage de l'angle et elle est A3 RENDEZ VOUS 9 1992.350* ANNIVERSAIRE DE l^A surmontée d'une palmètte qui s'insère dans le cul-de-lampe géminé de la tourelle cornière.On remarquera aussi le bas-relief circulaire, entre la tourelje cornière et le balcon du premier étage.L'arête faîtière du toit en cuivre po$é comme de la tôle à baguettes est orn$e de fléchettes de même métal.< Le mur ouest comporte moins d'éléments ornementaux (la construction de l'agrandissement de 1947 a entraîné la disparition de deux loggias à l'arrière), mais on peut tout au moins souligner l'oeil-de-boeuf avec deux clés de voûte, les fenêtres cintrées traversées par le bandeau en pierre, et l'ensemble de couronnement, avec fenêtre à arc en plein cintre dans un enfoncement de même style, avec couronnement en cuivre ri-chement ornementé.Accolée à l'encoignure formée par cette élévation et l'agrandissement de 1947, la cage d'ascenseur s'avéra une intervention regrettable, qu'on pourrait cependant corriger en déplaçant vers la rue ta .façade de l'agrandissement de 1947 afin de cacher la cage d'ascenseur, comme l'a d'ailleurs suggéré l'architecte Wolfgang Triebsch dans un projet de restauration proposé le 22 février 1991.L'arrière de l'édifice est en brique rouge, sauf pour le garage en bloc de béton construit à une date indéterminée, tout comme la chambre froide ajoutée au premier étage.Du côté'çst, te mur jouxte celui d'une tour à bureaux de 13 étages.Lors de la construction de la maison Arthur-Dubuc, ce mur n'était sûrement pas mitoyen, puisque Dubuc était* propriétaire d'une bande de terrain de 19 pieds à l'est de sa résidence, comme on l'a constaté grâce à la chaîne de titres.Livré au vandalisme avant qtfil ne soit barricadé, l'édifice devra subir~une importante cure de rajeunissement avant d'être utilisé de nouveau.De toute manière, sauf pour les trois foyers (dont deux sont d'époque), des portes en chêne et les chapiteaux épousant la forme d'un moine jouant aux quilles dans l'ancienne salle de quilles, tout a été modernisé en 1964.La maison Arthur-Dubuc a été .citée monument historique par le Conseil municipal de Montréal le 11 avril 1989.SOURCES: Communauté urbaine de Montreal.-Service de la planification du territoire: Repertoire d'architecture tradittortndfe, \u2022 Les résidences-, et documents divers \u2014 Archives de la Ville de Montréal: dation comme monument historique de b maison Arthur DubucK Cfuù Canadien); le Oub Canadien\u2022\u2022 Son origine et ses développements, par* Charles Robittard; et documents divers \u2014 Hitti, Edwin: proposition o> Wolfgang Triebsch & Associates; certificat de localisation de Rabin & Rabin, arpenteurs-geométres; Bradley.Garrison & Co.: The Canadian Albumi Men of Canada, par Ron William Cochrane \u2014 Les Presses de l'Université Laval : Dictionnaire biographique du Canada \u2014 Bureau d'enregistrement du Québec: .documents relatifs â.la chaîne de titres.\u2014, Canadian Architect and Builder ( novembre 1894 ).Nom : maison Arthur-Dûbùc.-Adresse: 438, rue Sherbrooke Métro : station Sherbrooke, rpe Berri vefs le.sud.¦ A $ i I ¦ ¦ » Le texte original de ces articles est offert sousforme de livres (4 tomes) par les Éditions La Presse et par les Editions du Méridien, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard* au 285-7070.< il 0 « êêêêê \u2022 Quand l'Europe impose une qui s ouvre JB AN-PIERRE BONHOMME \u2022M - 11 ni » es voyages sont révélateurs.Ils En nous dépoussièrent, nous dé-prôvincialisent, et nous remettent en question.La direction de l'Université du Québec à Montréal, qui, par les temps qui courent, construit pour ses étudiants des boites hermétiquement fermées, de grossières usines ù diplômes, £ filous avait déclaré, il y a deux mois, qu'elle était impuissante.Elle ne pouvait concevoir ses édifices plus humainement, avec des fenêtres oui s'ouvrent, parce I que les ingénieurs ne le veulent pas; les ingénieurs, nous avait-on fait valoir, affirment que la !'technique n'est pas au point! Et comme Ie8 infcô-l^flleurs sont au pouvoir, n'est-ce pas, les étudiants et leurs professeurs vont déprimer dans leurs tristes cages.La technique et la bureaucratie avant les personnes, quoi.Or, la prémisse est fausse.Il n'est pas vrai que la ' climatisation des immeubles nouveaux empêche .les architectes et les ingénieurs de concevoir leurs ' immeubles avec des fenêtres qui s'ouvrent, com-; me cela se doit pour notre santé psychique.Des expériences ont été faites en ce sens sur notre propre rue Sherbrooke; il suffit de regarder un peu.Et l'Europe, la Grande Europe des institutions européennes de Bruxelles \u2014 un organisme qui ne ; peut être accusé d'obscurantisme \u2014 le démontre clairement.¦ Le symposium sur l'architecture publique dans les centres-villes dés 12 pays de ia Communauté | économique, l^-Maitrise d'ouvrage public^en Eu- rope, qui s'est déroulé à La Haye il y a deux mois, a montré ce qu'on peut faire avec de l'imagination et de l'humanisme.La révélation, à cet égard, n'est pas venue de la Grande-Bretagne.La flore Albion ne réfléchit pas trop à cette question d'ordre public: Ce sont les institutions de la Communauté économique elles-mêmes qui innovent.L'un dés responsables de la construction des immeubles nouveaux de la CEE, M.P.Bayet, a été formel.Lés architectes et lés ingénieurs qui veulent obtenir des mandats de construction pour tous les immeubles de bureaux nouveaux de l'importante institution, dans la capitale européenne, doivent prévoir que toutes les fenêtres puissent s'ouvrir.La Communauté l'exige au départ.A Bruxelles ce sont les promoteurs qui décident, qui exigent et qui obtiennent; les ingénieurs se conforment, s'adaptent, se rangent.et innovent.Il peut arriver que plusieurs de ces nouveaux immeubles soient déjà construits.Les appareils de chauffage et de réfrigération de l'air peuvent dans ce cas, être installés dans les immeubles ou pas.Mais des dispositifs prévoient que les systèmes mécaniques ou autres se ferment automatiquement lorsqu'une fenêtre est ouverte.Cette exigence n'est pas que pure fantaisie de riche.Elle donne aux occupants, d'abord, le nécessaire confort psychologique.Mais elle remet surtout en question la conception même des immeubles de bureaux et, ultimement, rien de moins que toute la verticalité des villes.Avec cette toute petite réglementation concernant les fenêtres qui s'ouvrent, New York serait devenue horizontale, viva-blc par conséquent.Les responsables européens ont donc fait un choix, la Communauté économique européenne sera urbainement horizorimle.Car il n'est pas pra- tique, pour toutes sortes de raisons, de construire plus haut qu'une douzaine d'étages, si les fenêtres s'ouvrent.Le vent et le rapport de l'occupant avec le sol rendent alors l'aménagement difficile.Il est utile de signaler ici que les étudiants .de la faculté de droit de l'Université McGill ont combattu l'administration de leur institution, ii y a quelques mois, justement pour bénéficier de fenêtres ouvrantes.Ce combat e été mené avec succès dans certaines facultés de l'institution.La gent étudiante, éveillée en ce cas, a refusé d'être enca-banée irrémédiablement.L'université est un Heu qu'on habite au même titre qu'une maison ordi* paire.La photo que nous voyons ici représente un immeuble du gouvernement de la Hollande.C'est le nouveau ministère du Logement, de l'Aménagement et de l'Environnement, une grande entreprise ( 30 000 mètres carrés de bureaux ) dont la construction achève dans la capitale des Pays-Bas.Nous avons posé la question.Les fenêtres s'ouvrent-elles, malgré que tous les mécanismes de climatisation aient été prévus?Oui, ont répondu les responsables de la construction.Il nous faudra voir, dans six mois, ce qu'il en est précisément.Cet immeuble très impressionnant de simplicité, de mesure et de modernisme, de l'architecte ).Hoogstad, se trouve, en ce cas, à la limite de hauteur acceptable.Il faudra aussi aller voir comment se vit l'expérience bruxelloise, à cet égard.La photo que nous voyons ici représente un immeuble du gouvernement de la Hollande : Il s'agit du nouveau ministère du Logement, de l'Aménagement et de l'Environnement.-.-c * '\u2022* ItUÊf ttttf \"m: ' i > M » i* il ; *********** N»W* \u2022\u2022 - .J ^ H m I r t £19.LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 26 MA11991 r* ÛÉGEL \u2022 t Il *\u2022 i II [\u2022 \u2022 f 1 \u2022 I i PHOTO OENtS COURV1LLE.La Presse Alain Goulet ( debout ) et Yves-François Blanchet.Paradigme ou faire i i \u2022 t t t t 4 t i i « t plus que penser relève LOUISE-HÉLÈNE CUIMOND Collège de Maisonncuvc F est bien connu, les cé-gepiens ont des\" âmes de musiciens, chanteurs, danseurs et artistes de toute sorte.Les plus «vieux» nomment ce phénomène: la relève.«Oui, maïs qui s'en soucie», pensent d'autres, moins optimistes.Quelques-uns y croient et y travaillent fort, très fort: Alain Goulet et Yves-François Blanchet en font partie.C'est sous l'étiquette Paradigme qu'ils s'y emploient depuis peu.Incorporée depuis avril 1990, cette petite entreprise superdynamique lutte, à ses risques et périls, afin de se tailler une place dans l'industrie québécoise.Et pour ce, il leur faut beaucoup plus que «penser relève», il leur faut y croire désespérément.Aucun problème pour ceux-ci, croyez-moi.lis en sont passionnés: la motivation et la détermination grouillent rue Beaubien.Bien que Paradigme ne per-.mette guère à ces deux maîtres \"gourous de profiter du «festival de homard», celle-ci a produit, à l'aide du célèbre Dégel Rock, une série de représentations consacrées aux talents d'ici, et sans aucune subvention.C'était son premier vrai cri hors couveuse qui fut entendu par plusieurs, sans pour autant rapporter de dividendes extravagants.Plus d'une vingtaine de groupes ont défilé sous cette bannière.Soulignons ici la parution de leur plus jeune groupe : Osmose, dont le leader jean-François Rondeau n'a que 18 ans.Retour au matin calme La «fonte» du Dégel arrivée, pour cette année, n'ayez crainte, Alain et Yves-François ont déjà trouvé de quoi s'occuper.C'est pour eux la fin de 12 lourdes semaines de représentations, répétition^, promotion.Lorsqu'on leur demande: «Étes-vous content?», tous deux répondent: «Très.» Ce sera pour cette compagnie «made in Québec», malgré la métaphore asiatique, le retour du matin calme.Mais pas de long répit pour Paradigme, il leur reste six groupes à épauler: Farniente Salon, Éric La-.pointe, Yvan Pion, Possession Simple, Marie et ses quatre maris et, finalement, les French B.Le principal hic à leur enthousiasme est celui de bien d'autres: la récession.Difficile de faire bouger les gens et de les amener à sortir de chez eux pour venir entendre la relève.Les shows ont beau être excellents, rien à faire, le public «est mort».Et malheureusement pour les artisans de cette audacieuse compagnie, c'est également la récession des subventions.Autre obstacle à leur ascension : les préjugés concernant L'industrie du spectacle.Yves-François la décrit comme pas aussi croche que ce que les po-tineurs en disent.Il faut s'entendre, établir de bons contrats équitables, bref l'honnêteté a également sa place dans ce métier.et Paradigme le fait bien.Alain Goulet le résume différemment: aux artistes de créer, à Paradigme de frayer avec l'industrie.Mais quelle est donc leur source de motivation.Pourquoi bûcher autant pour promouvoir les talents des autres?Qu'est-ce que tout .cela peut bien leur apporter?À ces questions, Yves-François répond: «C'est un travail d'une très grande intensité.Ça nous rend vivant ! » Pour être vivant, ils le sont sûrement, du moins.Para-digme l'exige: il faut que ça bouge! «On ne naît pas Paradigme.On le devient.Et la confiance accordée par les artistes, seuls reflets d'une culture québécoise à libérer enfin, n'autorise pas l'échec», explique Alain.Si vous désirez voir ce que cette équipe a dans le ventre: M French B, ce soir 26 mai, au Café Campus (6$).Excellent! ¦ Éric Lapointe et Farniente Salon, le dimanche 5 juin, même endroit.À découvrir! Et pour tous ceux qui ont les.notes dans l'âme, de l'originalité et de la volonté à revendre, un bon contenu dynamique, francophone et audacieux : un seul numéro: 495-4146.Paradigme, employez-le tout simplement.V:' mm m sans famille PATRICK DELISLE-CREVIE* Collège de Bois de-Boulogne mm oilà bientôt la fin des clas-*8BF ses et par le fait même les vacances.Si tu n'as rien prévu et que tu n'a pas trouvé d'emploi pouvant meubler ton été et qu'un été monotone semble vouloir faire partie de ton destin» eh bien tu t>eux peut-être le contourner en lisant l'article qui suit.Vers la fin de juillet 1987, je postulais pour un poste de commis dans les jeux d'adresses de La Ronde.Et à ma grande surprise, le lendemain j'ai reçu un appel me demandant si j'étais disponible pour travailler.Je répondis sans hésiter «Euh oui, quand ?» La demoiselle à l'autre bout de la ligne me répondit «Tu peux-tu arriver pour 5 heures ce soir ?* J'ai dit oui, malgré le fait que je ne me sentais pas du tout prêt pour affronter une.première fois le monde du travail.J'ai tout de même pris mon courage à deux mains et un trajet de bus, une photo et quelques paperasses plus tard j'avais les pieds dans ce qu'on appelle le marché du travail.Je me retrouve donc dans un des kiosques parmi les balles, les bouteilles, et les toutous.Vêty d'un bel uniforme jaune moutarde et d'une belle casquette blanche avec un petit CQ bourgogne question bien sûr de m'identîfier à la compagnie.C'est à partir de cet instant que je suis devenu une véritable machine à parole: «Allez, allez on vient jouer ici c'est facile à jouer facile à gagner.» Travailler à La Ronde c'est en voir de toutes les couleurs., Un périple l'étais loin de me douter que ce soir-là je venais d'entamer un périple de quatre ans (quatre saisons) parmi les balles perdues et les toutous sans famille.Et que cette machine que j'étais devenu répéterais les même paroles pendant presque deux étés.Mais finalement vers la fin de la deuxième saison j'ai eu la chance ( ! ) d'avoir une promotion.Je me suis alors retrouvé assistant gérant, l'avais bien sûr plus de responsabilités, mais c'est à peu près la seule différence.Mon nouveau boulot consistait à surveiller les jeux d'adresses et à veiller à ce que tout soit en ordre et qu'il n'y ait pas de vols.La première année j'aimais bien ma nouvelle tâche, mais il y avait un inconvénient: les heures de travail sont plus nombreuses et beaucoup moins flexibles.Commencer à 10 heures le matin pour finir à une heure le lendemain, c'est pratique pour ceux qui veulent des gros chèques de paye, mais ce l'est beaucoup moins pour ceux qui veulent tra- vailler en profitant tout de même un peu de l'été.Travailler à La Ronde c'est en voir de toutes les couleurs.On rencontre toute sorte de gens, surtout dans les jeux d'adresse.Quand j'y pense, travailler avec le public a .été pour moi un expérience très enrichissante, on apprend beaucoup sur les gens et sur leur mentalité.Les plus drôles, ce sont ceux qui sont convaincus que les jeux sont truqués et qui dépensent tout de même des montants impressionnants pour un petit toutou qui sera vite oublié et qui se retrouvera jauni dans le fond d'un placard.Je dois tout de même vous dire qu'après avoir travaillé quatre ans dans le domaine des jeux d'adresse, je n'ai jamais trouvé la moindre petite trace de trucage, pas de colle, de ressorts, ni d'aimants.Il est bien évident que certains jeux sont plus difficiles que d'autres, mais il y a tout de même des gagnants dans chacun d'eux.Avantages et désavantages Travailler à La Ronde comporte tout de même des désavantages.On s'écoeure de voir les manèges, les gérants deviennent de plus en plus stressants, leurs assistants de plus en plus frustrés et les employés deviennent de plus en plus silencieux et par le fait même écœurés.C'est ce qu'on appelle la déprime de fin de saison.Mais ce n'est pas si pire que cela puisque tout le monde revient l'année suivante.Car quand on y pense travailler à La Ronde comporte des avantages comme celui d'avoir accès gratuitement au site de La Ronde, ce qui nous permet d'assister et d'avoir une place de choix pour les feux d'artifice de l'International Benson and Hedges, d'assister de loin aux spectacles Laurentide Rock de la scène flottante ou encore de participer à des événe- ments moins courus mais tout de même biens présents à chaque année comme le Festival de la manne.Alors si tu veux te faire des amis et vivre un expérience enrichissante eh bien postule un emploi à La Ronde; tu ne le regretteras pas, à condition bien sûr d'aimer le public.Et un petit conseil en passant: tente de te faire apprécier de ton gérant et de ses assistants dès le début.Ton travail n'en sera que plus plaisant et ton été aussi.Les critères d'emploi sont très simples: tu dois avoir entre 14 et 25 ans, mais si tu est âgé entre 26 et 65 ans tente quand même ta chance, car j'en ai vu qui avait l'air beaucoup plus vieux que 25 ans.Et si tu es un garçon et que tu comptes un jour devenir assistant gérant pour cette compagnie eh bien un petit conseil : évite d'avoir les cheveux longs.Cela va t'éviter quelques petites frustrations.(Concessions Québec 876-1376).Un emploi d'été, ce n'est pas si difficile à trouver pourvu qu'on s'en donne la peine MARYSE TREMBLAY-LA VOIE HÉLÈNE THIBAULT-FORTIN École secondaire loscph-François-Perreault QUÉBEC lusieurs étudiants aiment bien s'occuper durant l'été tout en économisant un peu d'argent.Le service de Placement étudiant du Québec est là pour ça.Cette année, quelque 4600 emplois sont offerts à travers le Québec.Un étudiant âgé de 14 ans et plus peut se procurer un formulaire de demande d'emploi d'été auprès du responsable du Placement étudiant de son école ou de sa ville.Sur celui-ci, on trouve une longue liste de catégories d'emplois où l'étudiant en choisit cinq, puis envoie son formulaire au gouvernement du Québec.Étant donné le grand nombre de demandes, un tirage au.sort est effectué pour déterml?;' ner ceux qui seront embauchés.Il existe plusieurs genres de travaux répartis en deux grandes catégories: les travaux généraux et les travaux spécialisés.Tout d'abord, les travaux généraux qui ne nécessitent aucun cours spécial: employé d'hôtel, cueilleur de fruits, aide domestique.Ensuite, viennent les travaux spécialisés.Généralement, l'employeur demande un étudiant qualifié dans un certain domaine, sauveteur, par exemple.Habituellement, un étudiant est payé au salaire minimum, soit 5,40 $ l'heure.Les deux bureaux fédéraux de Placement étudiant de la région de Québec ont reçu plus de 4400 étudiants à la recherche d'un emploi depuis leur ouverture le 15 avril dernier.Jusqu'à maintenant, 258 d'entre eux ont été sélectionnés sur une possibilité de 506 emplois.L'inscription d'environ 8000 étudiants de la région est prévue pour cet été.Orientation La conseillère en orientation de l'école foseph-François-Per- rault précise que Emploi et Immigration Canada a mis sur pied un programme pour les étudiants de 16, 17 et 18 ans.Il s'agit d'un atelier qui dure sept semaines: 13 jours de stage, deux jours de planification personnelle et cinq semaines de travail.* Le but visé par le gouvernement est de redonner le goût des études aux futurs décrocheurs.Un autre programme appelé Défi 91 s'adresse aux étudiants du cégep et de l'université.11 leur permet de profiter d'une bonne occasion d'acquérir une expérience de travail, qu'ils pourront ensuite inscrire dans leur curriculum vitae.Mais il faut savoir qu'un étudiant ne peut participer plus d'une fois à ce programme durant ses études.i Pour terminer, si vous avez besoin d'un peu d'argent de poche, un emploi d'été ce n'est pas si difficile à trouver si vous prenez un peu de temps pour vous informer au bon endroit.Pourquoi pas un travail comme sauveteur?La vie de camp n'est pas toujours rose, pas en tant que cadet VALÉRIE NOVflÉ École secondaire Royal George, preen field Park_ : < egarde-moi pas quand je ^%Ktc parle! Cette botte (l'est oas assez brillante, ce pli rie monte pas assez haut, et ton béret est mal placé! Arrange-moi ça (out de suite, ou t'es C.B.(consigné baraque) ce soir!» \u2022 La vie de camp n'est pas toujours rose.Surtout pas en tant que cadet! Levé à 6h, trois minutes pour s'habiller, fit vite dehors pour les exercices de réchauffement.Quelle vie de chien.Le mouvement des cadets a vu te jour il y a plus décent ans, en t 1879, dans le but de promouvoir les activités physiques et amener les jeunes à devenir de bons citoyens.Les cadets offrent aux jeunes de 12 à 19 ans la chance de prendre part à des cours de premiers soins, d'armes portatives, d'utilisation de la carte et de la boussole, d'exercices en campagne, de méthodes d'instruction, et d'art du commandement.En plus, au cours de l'été, ils ont la possibilité de se faire de l'argent tout en approfondissant leurs connaissances.En effet, de multiples camps offrent des cours de deux, trois et six semaines qui rapportent respectivement 120$, 160 $ et 240 $.Tout ça logé, vêtu et nourri.( Par ailleurs, des positions de cadets cadres sont offertes aux cadets les plus qualifiés.Leur rôle est simple: enseigner la matière aux cadets sous la supervision des officiers.Le salaire peut varier entre 1000$ et 2250$, Cependant de la position occupée et du danger qu'elle entraîne.D'un autre côté, pour ceux qui veulent vivre des expériences inoubliables et qui ont un sens de l'aventure développé, la milice ouvre ses portes.La réserve donne la chance aux jeunes de 17 ans et plus de «travailler» tout en apprenant.Il y a beaucoup d'avenir dans l'armée.L'été, lesjeunes qui désirent suivre des cours de con- i duitc, de tir, de parachutisme, etc.peuvent se faire de 40$ à 70 $ par jour, dépendant de leur grade.De plus, le salaire peut presque doublet* l'été.De surcroît, pour être admissible à la milice, il faut être citoyen canadien, être âgé d'au moins 17 ans, avoir complété sa troisième année du secondaire et, bien sûr, être en bonne forme physique.Dans le grand Montréal, plusieurs régiments peuvent vous accueillir.On retrouve entre autres «The Black Watch (RHR) of Canada», «The Canadian Grenadier Guards», «The 3rd Field En- M 'JEUNE» Presse est une initiative du service de l'information de la Presse.Cette page parait chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescents a récriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent, le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction >ad hoc «encadré par Daniel Marsciais, adjoint au directeur de l'information.Les pédagogues et les élèves du secondaire et du collégial qui veulent collaborer a la confection de cette page peuvent nous le faire Montréal H2Y1K9.savoir on écrivant à ta - JEUNE » Presse, 7, rue Saint-Jacques, A- gineers» et «the RMR».Tous ces régiments ont une chose en commun: ils possèdent tous un corps de cadets.Enfin, que ce soit l'armée régulière, la milice ou les cadets, vous avez là possibilité d'évoluer dans un monde différent et de vivre des expériences uniques.Par ailleurs, si l'adhésion à un de ces régiments vous intéresse, il suffit de vous présenter au bureau d'admission du corps militaire choisi et d'exprimer votre désir de yous enrôler.En passant, les soldats sont avant tout des êtres humains prêts à risquer leur vie pour nous protéger.Us méritent donc notre respect.< f LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 MA11991 A 11 1 v.v.*i Ctenies en herbe r Crucigrammes » * En collaboration avec Génies en herbe/Pantologie inc., 3535.boul.Rosemont.Montreal H1X1K7 \u2022a A IDENTIFICATION DE PERSONNAGE .ir.,'.*> « Premier indice: Aucune pierre tombale ne porte son j*iom dans ie cimetière de sa \u2014ville natale de Providence où il fut pourtant enterré en Deuxième indice: Il lit à l'âge de 5 ans les Contes des mille »et une nuits.Plein d'enthousiasme, il installe dans sa chambre un «coin arabe» et s'affuble de la personnalité fictive d'Abdul Alhazred.- Troisième indice: Son pce-, mier conte, écrit à 13 ans, \u2022s'intitulait La Bète dès Ca* tyçrnes.Son premier texte professionnel, Dagon, parut> 20 ans plus tard dans la revue Weird fates.Quatrième indice: Spécial te du fantastique, on lui doit plusieurs chefs-d'oeuvre du genre comme Je suis d'ailleurs ou La Couleur tombée du ciel, il créa une étraige mythologie occulté fondée sur le Necronomicon et sur des jjieux monstrueux tels : Cthulhu, Shub-Niggurath et ; Yog-Sothoth.-\u2022\u2014.»-.».5.titîon de saut en hau- 6.Comment s'appelle teur des Jeux Olympi- l'équipe de Barcelone ques de Montréal en dans la World League of American Football?7.Qui réalisa Raging Bull, un film inspiré de la vie du boxeur Jake La Mot-ta?; 8.Quelle équipe profita des services de Roger Mila lors de la dernière Coupe du Monde de soccer?__ 1976?4.Au baseball, quel amphithéâtre sert de domicile aux Mariners de Seattle?Quel numéro Paul-Émile Bibeault fut-il le seul à porter dans l'histoire des Canadiens de Montréal?\u2022 ¦ri- \u2022 i .tu ALIMENTATION AFRIQUE 1.Quel pays est le plus peuplé, du continent africain?2.Que signifie le sigle CFA dans l'expression «franc CFA»?3.Comment les historiens ont-ils baptisé la contrée que les anciens Égyptiens appelaient «paysdeKoush»?4.À quel artiste sud-africain associe-t-on Je groupe Savuka?5.Comment se nomme la capitale du Maroc?CINÉMA 6.Quel membre africajn de l'Académie Française a écrit les Êthioplquès et les Nocturnes ?E 7.Parmi les pays suivants, lequel n'emploie pas l'anglais à titre de langue officielle : le Nigeria, la Gambie, le Liberia ou _ la Côte d'Ivoire?8.Comment s'appelle le plus grand lac d'Afrique, baigné par la Tanzanie, l'Ouganda et le Kenya?t » 1.Qui a écrit le roman intitulé Les Raisins de la Colère?/ 2.Complétez cet extrait de la chanoun Agadou: «Pousse l'ananas et mouds r.?3.Quel adjectif qualifie un aliment conforme aux prescriptions rituelles de la loi juive?' * 4.Qui réalisa en 1971 le film Orange Mécanique?5.Comment s'appelle la spécialité culinaire du fameux chef Croleau de Rock et Belles Oreilles?6.Quel personnage de bandes dessinées se sert des épinards pour acquérir une force surhumaine?7.Comment s'appelle le mets d'Afrique du Nord préparé avec de la se-' moule de blé dur que Ion sert avec de la viande, des légumes et des sauces très relevées?8.Qui créa le personnage du Concombre Masqué dans les pages du défunt journal de bandes dessinées Pilote ?G SPORTS 1.En l'honneur de quel joueur le numéro 7 est-il retiré chez les Canadiens de Montréal?2.Dans quel pays situez-vous la piste de Zolder où mourut Gilles Villeneuve en 1982?3.Qui remporta une médaille d'argent pour le Canada lors de la compé- _£_ Premier rôle masculin du film Ghost.1.Qui tenait le premier rôle masculin du film Chost aux côtés de l'actrice Demi Moore?2.Dans quel film célèbre de 1943 peut-on se détendre en écoutant le pianiste du Rick's American Café ?3.Quelle chanteuse a inspiré le scénario du film The Rose mettant en ve-dtne Bette Midler?4.Complétez le titre du film de Jacques Tati : Les Vacances de Monsieur.5.Parmi les films de la liste suivante, déterminez lequel ne fut pas réalisé par George Lucas: La Guerre de^ Étoiles, THX 1138 ou La Nuit Américaine ?6.Quel était le prénom de la fille du dramaturge Eugene O'Neill qui fut la dernière épouse de Charlie Chaplin?7.Frédéric Bach â remporté un oscar pour son film d'animation L'Homme qui plantait des arbres.Quel autre film lui avait valu le même honneur précédemment?8.Qui composa la musique des films Blade Runner et Les Chariots de Feu?SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Nicole Hannequart Tout d'abord, vous devez trouver les mots pour chaque définition, en commençant par le mot codé (dont, en plus, les lettres vous sont données pèleméle entre parenthèses).Ce moi codé vous est dune grande aide puisque, une fois trouvé, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettre* dent b grille.(Par ex.1:2 signifie la case d'intersection des mots 1 et 2,23, celle des mots 2 et 3, etc)./ '/m Enfin, il s'agit de compléter la grille (quelques lettres vous sont déjà fournies) en formant une anagramme pour chacun des mVti£ trouvés.L'anagramme peut être totale (ex.: GARB \u2014 RACE) ou partielle (ex.: CARE \u2014 ARE).Vous déterminez le nombre de lettres de chaque anagramme a trouver en comptant le nombre de cases à sa place correspondante dans la grille.i * » \u2022».\u2022-«\u2022\u2022\u2022»'.\u2022.,\u2014 \u2022.\u2022 t.\u2014v.- -»«v.- .¦ .n, v/q^^BE^^^bS **¦ \u2022 .* ¦\u2022 «-a».\u2022\u2022>-.-\u2022 ¦ ij ,.v.» \u2022-»(.' *tM dm!tP& 5^6 W M' « 7l £5 8^9 DEFINITION Grand cercle.(AEEORTUU) MOTS DEFINITIONS MOTS DÉFINITIONS Hp: 1.0- 2.F__.____ 3j T_______ 4.R_______ tv;'- : > foi -A .?Ce qui fait le mérite de 5.R_______ Prennent un v»f plaisir ô quelqu'un.(7 lettres) manger quelque chose (v.Petites mares d'eau.pr.).(8 lettres) (7 lettres) 6.P:- Du Pérou.CSIettm) Vacillera sur ses jambes.7.E_______?Causera du souci.(8 (8 lettres) 8.P- Rendre excitant.(8 Assemblés bout à bout.9.R_______ Replacèrent.(8 Itttmî (8 lettres) SOLUTION DU NO 166: -\t\t 1.\tECROULE\t\u2014 ECOULER 2.\tCENTIEME\t\u2014 CIMENTEE 3.\tDISCUTE\t\u2014 CrSTUDE 4.\tERUCTERA\t\u2014 CREATURE 5.\tENRAGERA\t\u2014 ARRANGEE 6.\tREGNAIT\t\u2014 GANTIER 7.\tFROTTAI\t\u2014 ROTATIF 8.\tDOSERONT\t\u2014 ROTONDE 9.\tCHEMINOT\t\u2014 MICHETON A 3 4 l r- r^i \u2022 \"s r Vf.rk; » t 1 B ¦i i 1 N - i.\u2022\u2022 r 1 n \u2022 ¦ n là Ana croisés Philippe Guérin \u2022 f: M.Q tu L'utilisation du terme «anacroises» est possible grace a l'amabilité de Michel Charlemagne.J / r 1 unîtes anacroises sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots à découvrir.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots à trouver figurent dans l'Officiel du Scrabble (Bd.Larousse).Il n'est donné que les tirages de mots de six lettres et plus.\u2022 - HORIZONTALEMENT 1.EHMNP Y 5: E G I LNOI2) 7: AEEGIM 12: A A B C I L M (2) 15: A ADELLMN 15: A C DE I P R 16: EEllSUU 17: AHHRRU 18.CDELOOU 19: AEEGLLU 21: 24: 27: 28: 31: 32: 35: 38: 40: 41: 44: A A AILTV EEIMMNSS A 0 E G I N U (3) EEELRSU D E E I N R S V (5) ACEERRU CIINOPT A C E E H P R (4) E E H N R S T (2) AAENIST A G S L N O (2) 45 : -A E E F L U R (3) 46:EERRST(4) 47 : A A E E L N R T (2) 48: A E E N S S T (2) 49:EILRTU(5) 50:AACEHSSS 51 : A B E L R 2 (2) VERTICALEMENT 1:CHIINOR 2: AACEMMR 3: El L LPR U (3) r .4: A 5:C 6:0 8: A 9: A 10:A 11: D 14: A 20: E 22: A 23: A 25: A .tut KM E E H M P S ILLOS EINOU E E G L M U AD EG LU V DE IILNS E E E N S T (3) CELNU(5) E L N ST (2) IRSW CELNRSU(2) DEEILMV 26:EEINTU 29:'f FIRTU 30; A A E E G R S C2) 31 : A C E I N N R T (3) 33:AEEÊLLPR 34:AEINORSU(4) 35: AAHNOPR 36 : A CI N R S T (4) J7:IEQ.SST 39:AORSTU 42: A AEINT 43: A CEE RR (4) SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSEES Mots croisés i LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEQUART * (L'ARGENT) 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 VERTICALEMENT 1.Déploiement de luxe \u2014 Dépenser.2.Paiement partiel â valoir sur le montant dune somme à payer \u2014 Imbibe.3.Dans la gamme \u2014 Fut changée en génisse \u2014 Ancienne capitale \u2014 Indique que quelque chose est alléchant.4.Chiffres romains \u2014 Qui a peu d'argent \u2014 Liquide.5.Ensemble des richesses que possède quelqu'un \u2014 Ile de France \u2014 Partie interne.6.Radon \u2014 Terme bancaire \u2014 Sélénium -\u2014 Négation.7.Est prêt à tuer pour-de l'argent \u2014 Durillon.8.Quand elle est très bonne, elle peut valoir de l'argent \u2014 Patron des orfèvres \u2014 Flétri.9.Un peu fou \u2014 Article arabe \u2014 Il est riche.10.Personne excessivement^ avare;\u2014 Se procure en payant.11.Qui manifestent de l'orgueil \u2014; Passe la saison froide à l'abri; .12.Fonctionne Elles sont près r .de leurs sous Pronom in-.défini.13.n est difficile d'arriver à en vivre \u2014 Avides d'argent.367 ™- Tlre son origirte de \u2014 inter-' Jectlon - Umberto.;.HORIZONTALEMENT 1.Ce sont pourtant de véritables dépensesl \u2014 Il ne gaspille pas.2.Titre représentant une part d'associé \u2014 Monnaie.3.Un des points collatéraux \u2014 Assemblée politique \u2014 Prénom anglais.4.Symbole chimique \u2014 Qui est payé pour accomplir une action \u2014 Pronqm personnel.5.eatcn garni de fer \u2014 Epoque \u2014 N'aime pas la dépense.6.Coup de vent très violent \u2014 Se disait d'un chevalier.7.Pour jouer \u2014 Offre a boire et à manger \u2014 Habjllée.0.Dans la gamme \u2014 Protégea des influences thermiques \u2014 Particule ._y_ 9.Peut se dire d'un cheval - 15- M^S^&JSSB^ Mon\" niie ayant cours légal.Cinéaste italien, auteur de \u2022l'Affaire Mattel» \u2014 Qui répugne a dépenser.¦ SOWnON DIMANCHE PROCHAIN 10.Petite offrande\u2014 De plu- \u2022 V» » « i ., .f It 11 11 M u 1» sieurs couleurs mélangées.1 11.Cité antique \u2014 Étain \u2014 Sou- R haits.12.Rabais \u2014 Portent souvent d dépenser.13.Succession \u2014 Procurer (un emploi) a quelqu'un \u2014 Sans ardent (A.).14.Prénom \u2014 Général turc \u2014 Drame nippon \u2014 Démonstratif.15.Payés \u2014 Se fait par une signature au verso d'un che- ?« > n 11 u 14 is ll ?nan uaaaaaaaBPjoa ?acjaau aaaaa g ?Q0oo ?anaan a ?¦ ?OQ 1î ?n ?an ?n ?[]?que.SOLUTIOàlDE DIMANCHE DERNIER Scrabble Philippe Guérin rançois Bédard n'a gagne aucune des cinq parties du championnat, mais il a triomphé grâce à sa régularité, même si la troisième partie aurait pu lui être fatale face à des adversaires plus aguerris.Pierre Nguyen vainqueur de la première et de la troisième a sombré lors de la deuxième.Levasseur gagnant de la deuxième et de la troisième a faibli dans la cinquième.Et enfin Mario Euteau triomphant dans les -quatrième et cinquième parties avait connu des moments difficiles dans la troisième.Nous ne parlerons pas de la première partie, je la propose ci-dessous.La deuxième partie commençait par ZONAL qu'il fallait penser ;î rallonger en AZONAL (qui concerne n'importe quel coin du globe).Le coup! sélectif dé fa partie est certainement ÇERIFERE (qui produit, de la cire).Si Levasseur gagne.Bédard prend la têie du general.La troisième partie fut certaine-v menMa plus difficile.Au septième coup Survint tm difficile UREM1-QUE, avec joker Q, que seule une poignée de joueurs a trouvé dans la salle.Un peu plus loin, voilà que sor\\ DELINEA1 (délinèer, dessiner les contours), puis MORIGENE (MORIGENER, réprimander).Il fallait ensuite oser tenter FENDOIR qui donnait quelques points de plus que le facile FONDERAI.Enfin l'URETERE (conduit urinairc) en a fatt chuter plus d'un, dont François Bédard.Pour finir un difficile EMBLAVAS (emblaver, ensemencer tine terre) en double appui a fait encore perdre quelques points supplémentaires.L.evassçur gagne et se rapproche i> 5 points d'un Bédard chancelant Derrière l'écart est creusé.Manelle Gingras est déjà à 60 points.La quatrième partie a débuté par un bizarre EMBATU qui peut s'écrire aussi EMBATTU, participe passé du verbe EMBATRE ou EMBAT-TRE, cercler une roue à chaud.Le tirage AEIpURS.pourtant promet- leur, ne permettait qu'un scrabble.BOUSERAI (BOUSER, préparer Taire d'une grange avec de la terre et de la bouse).Puis un ENCA-QUEZ qu'il ne fallait pas rater car il rapportait 154 points (quadruple).C'était le plus gros coup du tournoi.La partie se poursuivait par un SEMINAIRE en double appui et PAR-F1LEE (PARF1LER, entremêler des fils de couleurs différentes).Puis MELLAH.(ghetto juif au Maroc) mettait fin aux souffrances des joueurs.Nguyen et Buteau terminent au top ex aequo.Bédard se retrouve seul en tète avec- une cinquantaine de points d'avance sur LevasscUr qui a manqué BOUSERAI.Nguyen et Buteau reviennent dans la course.Beaucoup de mots de vocabulaire pour la cinquième partie: PAIRIE, titre de pair.PETARDER.faire sauter avec des pétards, HETMAN.chef des armées dePolOgne, ANTE-FIXE, pièce ornementale d'un toit, 1DEEL, relatif à l'idée, BURGAU, grosse cutjuille fournissant le nacre.Kctullit»(mixjmum 4 530 points).'1er François Bédard (Montréal) 4427 points.2c Mario ButeaX* (Charny) 4 358 points.3c Simon Lcvasacur (Charny) 4299 points.Voici, pour finir, quelques conseils qui s adressent môme aux meilleurs.ENRUBANNE prend deux N.mais RUBANER, un seul.Retenez la règle «Jamaisdeux N» (enruban-< ner en a 3, rubanef I seul).MOUVEZ existe, c'est le présent du verbe mouvoir.Par contre, le verbe sequencer n'existe pas.A oublier! Et SOUDANT est bien le participe passé'du verbe SOUDER! Enfin, même si les parties ne commencent qu'à 10 heures, emmenez quand même un réveil-matin! Certains se sont faits surprendre! Un mot sur le Club Azur de Magog qui hébergeait l'ensemble du tournoi.S'il n'y a rien à redire sur les chambres, on peut s'étonner que la direction n'ait fait aucun effort pour que le restaurant ouvre ses portes aux heures correspondant aux moments de liberté des scrab- y___ bleurs, au lieu de les ouvrir pendant les parties! Il n'y avait sur place aucun autre moyen d'avoir un sandwich ou un en-cas rapide.La fédération a d'ailleurs eu quelques problèmes à imposer auprès des hôteliers quelques uns de ses desiderata (qui n'avaient pourtant rien d'extraordinaires) propres à la tenue du tournoi.Heureusement le soleil brillait et le site près du lac Memphréma-gog est superbe! Comment Jouer la partie de duplicate cl-dessous La formule duplicate vous permet de rejouer chez vous une partie disputée dans un club.Pour obtenir les règles détaillées, écrivez à : Philippe Guérin, Rubrique du scrabble, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Premiere partie du Championnat du Oue-bec disputée a Magoy le 18 mai 1991.YlRAGE MOT RETENU REF.PTS 1 .A'ICJLS 2 \u2022Cl»«fOU 3 VtAEr^'.' 4 £MM»UH1û 5 UHC.EEDA 6, A.AIPOTU 7 O.OWARV a D.EETiO' 9.RUUNIE 10.AEGOBLD 11 G.PARSZE 12 GFTEEUU 13 TE.EEWRA 14 EEEWiXOT 15 TOEEE.NE 16 0NE*NNST 17.MNNEAS7 18 UCVSIRR 19 SC.BFLEO 20 S3E JAIS CLIQUAI YAKS MYTHE OOUChEE PIAULAT (1) VOMIRA STE(RK)ID\u20ac LlNIER (2) ALBEDO (3) ASPERGEZ FUGUEZ KART WAX ETHERE TENONNES BMNtOJIIS RIVEUR FLOC ES Hi ec J3 31 C3 E5 B9 8H ISA A4 05 12J SJ 10O Lî 1F 13M HtO D1 27 ' 32 43 -40 36 i 32 3S \u2022M 3» » 41 20 74 » 37 _23 844 Commentaires: 1\u2014 PIAULER, pousser des cris aigus comme tes otseaux 2\u2014 LlNIER.E.relatif au lin.3\u2014 ALBEDO, lumière diffusée par un corps non lumineux.Résultats: Pts 1er: Pierre Nguyen .833 2o: François Bédard.\u201e.824 10e : Monique Laperle.785 30e :.749 pts 60e: .695 pts \u2022Pts, i \u2014J , \u2022 \u2022 .\u2022 \u2022 .-.m \u2022 A.- vl™ A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 MA11991 À tire-tl'ciiiéi :.i CINCRAS ¦ Voilà déjà un bon moment que Ton entend parler des travaux de rénovation au Palais de la civilisation, dans l'île Notre-Dame.Mais jusqu'ici, on n'a guère discuté de l'avenir de la colonie d'hirondelles à front blanc qui s'est installée à cet endroit depuis quelques années déjà.La ville de Montréal compte refaire toutes les fenêtres de l'édifice afin d'en améliorer l'isolation et la facture s'élèvera à neuf millions$.Mais en procédant à ces modifications, on délogera du même coup la colonie qui a déjà compté jusqu'à 3000 nids.Heureusement, après avoir été alertée par certains amateurs d'oiseaux, la ville a décidé de suspendre les travaux durant la période de nidification des oiseaux et de les reprendre une fois que les petits auront quitté le nid, en août.Voilà donc une attention particulière qui mérite d'être signalée.Pourtant, une fois que le Palais de la civilisation aura terminé sa cure de jeunesse, il ne sera plus question d'y tolérer les oiseaux.Daniel Gou-loxnbe, le propriétaire du Centre de conservation ailée, un des premiers à avoir sensibilisé la ville à la présence des hirondelles, suggéra aux.autorités municipales de mettre en place une autre structure artificielle non loin de l'édifice, afin de permettre aux oiseaux d'y construire à nouveau Tan prochain leurs nids de boue.La réponse fut positive.;-Montréal à déjà débloqué une somme de 40 000$ pour le projet et c'est l'architecte de Jaj ville, Suzie de l'Atlantique au Pacifique, On doivent compter sur une grande ignore encore pourquoi,, mais dans l'est, elle niche surtout à même les structurés artificielles alors que dans î'oucsî, on retrouve souvent les colonies accrochées aux falaises des canyons d'où son nom de « cliff swallow*, en anglais, raconte Henri Ouellet, le responsable du département d'ornithologie au Musée canadien des sciences naturelles, à Ottawa.Si l'espèce a connu un déclin il y a une quinzaine d'année, elle serait actuellement en expansion , du moins dans 1er sud-ouest du Québec, notamment dans la grande région métropolitaine.Mais un peu à l'exemple dé l'hi- Ouellet, qui doit je réaliser.On .rondelle noire, elle est; parfois ignore pour l'instant -quelle ' aboridanjtë dans une partie de structure pourrait être mise en son aire de nidifcation alors place mais, selon Mm* Ouellet, la qu'ailleurs, elle y est absente.Le, construction sera, aménagée sur guide d'identification des oi- un des îlots du laç des Dauphins, seaux de l'est de l'Amérique du en face de l'ancien pavillon de la Nord, mentionne qu'il existe de France.Reste à savoir si les ni- nombreuses colonies abandon- rondelles délaisseront le Palais nées dans l'est du continents - des civilisations pour l&xt pro- - pre sculpture.?autr^fï ceue espèce .insect, .______ ^ .________ décimée peribdiqyeirientlors.de «lent que iTOifcêtrç Elle niche dans les falaises aecimee perioaiquemept lors.de uie mené aans les raiarses printemps trop tardifs ou encore L'hirondelle à^ front blanc est lorsqu'une pluie fraîche se pro- un oiseau méconnu chez nous.Jbnge durant plusieurs jours.On Originaire de l'Ouest, elle est ré- sait que' les hirondetles, surtout pandue presque partout iau pays, lors dé là période d'éclosion.L'hirondelle à front blanc est méconnue chez nous.Originaire de l'Ouest, elle est répandue presque partout au pays.3\", abondance d'insectes pour nourrir leur petite famille.Si la nourriture est insuffisante durant quelques jours, les petits sont voués aune mort certaine.Biologiste à l'Université de Sherbrooke et auteur d'une thèse de doctorat sur l'hirondelle à front blanc, Marc Gauthier estime pour sa part que le déclin constaté il y une ou deux décennies correspond probablement à la disparition progressive du nombre de bâtiments agricoles au Québec et-dans l'est du pays.Si l'oiseau niche aussi sur les falaises qui bordent l'Atlantique, au centre des terres, elle agrippe son nid aux murs des granges.Mais depuis; la population serait en progression, notamment parce qu'elle a trouvé des sites de nidification propices sur les structures de béton des ponts et des édifices.Pour M.Gauthier, il ne fait pas dé doute que d'ici quelques années, une colonie viendra s'installer au stade olympique.¦ : \u2022 ;y: fi L'hirondelle à front blanc est un oiseau colonial et on peut parfois retrouver des milliers de couples sur certains sites d& nidification, les grandes falaise ou les parois d'un barrage, par-exemple.Une caractéristique dé ; l'espèce est de construire son nid avec de la boue, en forme de gourde.Mâle et femelle prennent part à la construction qui peut durer de cinq à quatorze jours.Les diseaux transportent la boue dans leur bec et collent la structure du nid à même les paroies de béton ou de bois.En Californie, on trouve même de petites colonies accrochées à certaines variétés de grands pins.L'entrée est parfois dotée d'un petit tunnel d'une quinzaine de centimètres de longueur.Les nids sont habituellement collés les uns aux autres ce qui ne va pas sans nuire parfois aux petits.T Le biologiste Gauthier mentionne à ce-sujet que les hirondelles à front blanc sont sujettes au parasitisme.À tel point, que parfois, lorsque'elles sont trop infestées, la colonie sera abandonnée durant quelques années.Lors d'étude qu'il a menées au pont (acques-Cartier, celui de Sherbrooke, les hirondelles occupaient un côté différent du pont à chaque année.Les populations de parasites, surtout des puces et des tiques, prennent de l'ampleur au cours de l'été et peuvent résistera l'hiver.Dans l'0ue$tf on retreuvo souvent des colonies d'hirondelles à front blanc accrochées aux falaises des canyons, d'où son nom de «Clîff SWéllOW», en SrôgîatS.PhotothèqueUPresx fi RENDEZ-VOUS AU ' Le carnet d'observation Vf-T.- DE TRACY ¦ Lé dynamique club d'ornithologie Sorel-Tracy organise en fin de semaine prochaine, les 7, $ et 9 juin, son deuxième jamboree annuel.Ceux, qui ont déjà réservé léùr^place pourront camper dans au terrain MarquîsTdérTràcy^iitiais les amateurs pourront aussi participer aux excursions du samedi et du dimanche.Plusieurs coins d'exploration sont au programme comme l'île du Moine, le bois de Verçhères, la baie Lavallière, le sentier merle-bleù du club, l'île Bouchard, Baie-du-Febvre, les îles de Berthier et d'autres encore.11 n'y a pas de frais d'inscription sauf s'il faut utiliser les services d'un passeur ( 5$ ) pour accéder à une île.Samedi, à 21 h, il y aura un feu de camp au terrain de camping.On se renseigne davantage auprès de Jean Crépeau, à Montréal (387-3308) ou de r* Roger Lord, à Tracy ( 1-746-1881 ).Les petits compagnons u \u2022TA \u2022 \u2022 \" ¦* .- \u2022 ¦ Et dans la gent canine au ¦» ¦.' ¥i\" TsA- .\u2014 _ _ .M - mm^Êmtm ^m^.~ A r ^ ça» i ¦ I \u2022 DR FRANÇOBS LU BRIN A collaboration spéciale ¦ Avec les distributrices de condoms dans les polyvalentes et les cours intensifs d ' éd u c a t i o n sexuelle à l'école, nos chères petites et grandes têtes blondes n'ignorent plus rien des dessus et dessous de la sexualité.Quant aux adultes en retard d'une révolution sexuelle pour cause de grande noirceur ils ont eu l'occasion de rattraper le temps perdu depuis grâce à madame Bertrand.Mais qui peut (à part quelques spécialistes) dire exactement comment les chiens «font ça»?Discrimination raciale Les chaleurs de la chienne débutent vers l'âge de huit mois (chez les minuscules races style chihuahua ou yorkshire) et peuvent tarder à venir chez leS géantes (danoises et grandes Saintes-Bernardes) jusqu'à un an et plus.La chienne bien en règle aura deux périodes annuelles.Un des symptômes les plus manifestes demeurant l'apparition de pertes sanguines le premier jour.C'est une période bien embarrassante tant pour elle que pour ses maîtres: elle souillera à son corps défendant fauteuils et tapis.Différentes parades peuvent éviter ce désastre sanguin : petite^ culottes, couches, serviettes ajustées avec des épingles à nourrice.Pendant toute cette période sanguinolante, la chienne, telle une agaçante coquette, attire et rend fous les mâles valides du voisinage.Mais elle ne voudra rien savoir d'eux! Passés ces huit ou neuf jours très «saignants» elle sera féconde et ouverte à toutes les propositions honnêtes ou,malhonnêtes.Et ce, sans aucune discrimination raciale.Horaires propices aux rendez-vous galants et féconds: du 9e au 12e jour après les premières pertes de sang ( petites races) et entre le 1 Ie et le 14?jour (grandes races).A Pour une fécondation plus sûre, il est préférable d'accoupler deux fois les partenaires à 48 heures d'intervalle.Encore faut-il respecter quelques règles de bon sens.Inutile d'accoupler une bète trop jeune: elle manquerait de maturité sexuelle.Ses organes ne sont pas suffisam- ment développés etlû miseras sera difficile.Après le rodage des deuxièmes chaleurs il devrait y avoir moins de problèmes.Mais ne tardez pas trop: passé l'âge de neuf ou 10 ans, la chienne risque d'avoir un accouchement beaucoup plus besogneux.Évitez aussi de marier les extrêmes : une immense chienne avec un petit pitou ri-quiqui.L'espèce canine présente une énorme variété de tailles et de poids: du petit chihuahua de quatre livres au bull mastiff de 125 livres.Et quand il s'agit de s'aimer pour s'aimer, les chiens ne sont vraiment pas sectaires! Ce n'est donc pas ce minuscule détail là qui empêchera un grand Danois de 115 livres de s'essayer avec une coquine et aguichantCNyorkshire de cinq livres.* \u2022 » * * Droit canon , Accoupler sa chienne à cha-,que chaleur peut l'épuiser, l'exposer aux dangers de la fièvre du lait et à une décalcification précoce.Éviter bien'sûr d'accoupler des animaux avec des tares héré- ditaires connues.Un exemple entre autres: cette maladie articulaire fréquente chez les grosses races: la dysplasie de la hanche.Le berger allemand en est un adepte notoire.Dans cette pathologie canine, la téte du fémur a tendance à débarquer de l'articulation de la hanche et à causer une douloureuse arthrite.Enfin, même si le droit canon ne condamne pas explicitement l'inceste chez les animaux, éviter d'accoupler aveuglément père-fille, mère-fils, frère-soeur et tutti quanti.comme les Borgia! Si 4 «Respectez la maternité, le père n'est jamais qu'un hasard» (Friedrich Nietzsche) i- -*u_ un minimum de consanguinité est nécessaire pour maintenir les caractéristiques, raciales, une concentration génétique trop forte et mal orientée peut accentuer les tares héréditaires.Os pénien L'accouplement, lorsqu'il est voulu par les propriétaires, devrait se faire dans un endroit calme pour ne pas troubler les partenaires.Le temps du coit non interrompu vous paraîtra long parfois: un quart d'heure voir vingt minutes.Le pénis du mâle possède, en effet un bulbe du gland volumineux.U restera donc longtemps coincé dans le vagin par les muscles vestibulai-res de la femelle.Au parc La fontaine, ou au coin de, la rue, certains pères-la-pudeur scandalisés par ce curieux spectacle (qui n'a rien de pire que ceux de Madonna) considèrent de leur devoir impératif de trancher d'un violent coup de pied dans le vif de ces sujets de honte.Autre fâcheuse méthode pour rompre cette union-libre canine: le jet ou le seau d'eau.Avec le pied on risque de briser l'os qui se trouve dans le pénis (et appelé os pénien).Mieux vaut sans doute mettre pudique-, ment un voile devant les yeux de ce qu'il reste de dames patronesses effarouchées, en attendant que la volonté de dame nature soit faite.j L'insémination artfficielle canine est une manoeuvre quelquefois nécessaire: par exemple lorsqu'un des futurs mariés est trop timide, désespérément maladroit ou foncièrement agressif.Mais le plus souvent il s'agit d'utiliser les bons et loyaux services d'un étalon champion qui pourra, sans quitter sa niche, féconder une chienne de Chlbou-gamau ou de Saint-Pierre et Mi-quelon.Mais avec le plaisir (et lès scènes de lnénage ) en moins.Lorsque les jeux (d'amour ou du hasard) sont faits et que rien ne va plus, la gestation débutera et durera 63 jours.il il "]
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