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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1991-07-21, Collections de BAnQ.

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[" \t \t101122 28 30 33 30 \\i7 EN VACANCES AVEC FOLCH-RIBAS Page Cl Et si on légalisait la DROGUE ?Page C3 2 91430 3740 34 SELECT La météo Aujourd'hui: généralement nuageux, quelques averses.Minimum 17' Maximum 28e Demain: généralement ensoleillé.DÉTAILS CAHIER SPORTS ¦ 3 \u2022MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUILLET 1991 107\" ANNÉE N° 266 52 PAGES, 4 CAHIERS Abitibi-Témiscamingue : 55 cents îles de La Madeleine : 1.00 Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents 50* Taxes en tus Bonjour! Rita Johnston est élue chef des La personnalité de la semaine créditistes de Colombie-Britannique JILL ST.LOUIS Presse Canadienne .JT* '- \u2022 Sri* ' M VANCOUVER ita Johnston, première ministre par intérim de la Colombie-Britannique, a été élue, hier soir, chef du Crédit social provincial au deuxième tour de scrutin.Mme Johnston a été la première femme à devenir premier ministre au Canada lorsque le cau- cus créditiste de Colombie-Britannique l'a choisie, début avril, pour remplacer Bill Vander Zalm, forcé de démissionner à la suite d'allégations de conflit d'intérêts.Elle a obtenu, hier soir, le soutien de 941 délégués qui participaient au congrès à la direction du parti, soit une avance de 60 voix sur sa plus proche rivale, Grace McCarthy.Cette dernière était considérée comme favorite pour l'emporter jusqu'à ce que Mme Johnston obtienne, après le premier tour de scrutin, un appui inattendu: Mel Couvelier, qui venait de se classer en troisième position, a décidé en effet de soutenir la candidature de Mme Johnston.Cette décision a provoqué une vive surprise, Mme Johnston ayant forcé M.Couvelier à démissionner de son poste de ministre des Finances à la suite d'allégations de non respect de la confidentialité dans l'affaire du parc d'amusement Fantasy Gardens, scandale qui avait coûté son poste à M.Vander Zalm.Mme McCarthy avait obtenu 659 voix au premier tour.Mme Johnston était deuxième avec 652 votes; M.Couvelier, troisième, avec 331.Norm jacobsen a reçu l'appui de 169 délégués et le député d'arrière-banc Duane Cran-dall, celui de seulement 35.Conformément aux règlements VOIR JOHNSTON EN A2 B3 CRETTA CHAMBERS Les services de I quelle chaleur?santé US pour la f luoration de l'eau d'après UP! Sports GOLF AMATEUR Steve Davies, du Royal Montréal, a remporté à Summerlea son deuxième championnat amateur de golf du Québec en trois ans, en jouant sept sous la normale.ôQc eut Soweiue vu- mue 0 .La Quotidienne\tà trois chiffres\t275 tirage d'hier\tà quatre chiffres\t6225 I I I I I I ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7hè17h30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi ds 8h.à 17h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tété-Presse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 J Rita Johnston, premier ministre de la Colombie-Britannique, a été élue hier à la tête du parti créditiste devant Grace McCarthy (à g.).Mme Johnston avait succédé à M.Bill Vander Zalm, après la démission de celui-ci.photo reuter \u2022\u2022 * .¦ * ¦ prochaines élections», a-t-elle promis.Née le 22 avril 1935 à Melville, en Saskatchewan, Mme Johnston est arrivée à Vancouver à l'âge de 5 ans.Elle a abandonné l'école à 16 ans pour se marier.Femme d'affaires, elle est devenue directrice de succursale d'une société financière et propriétaire d'une compagnie de caravanes, installée à Surrey, en banlieue de Vancouver.Sa carrière politique a débuté en 1970 lorsqu elle a été élue conseillère municipale de Surrey, fonction qu'elle a occupée jusqu'en 1975, puis en 1978-1979 et 1982-1983.Elle a été élue au parlement provincial en 1983.Nommée ministre des Affaires municipales et du Transport en commun en 1986, puis ministre des Transports et des Autoroutes en 1989, elle est devenue vice-première ministre en 1990.?285-7265 \\ 285-7520 I LA PRESSE est publiée car LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de «LA PRESSE* et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations I particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enrtghtremtnt: numéro 1400* Port de retour garanti.(USPS003692) Chimplaln N.Y.12919-1518.| RENSEIGNEMENTS I- I I I I | DIMANCHE 21 JUILLET 1991 285-7272 29-7-01 i i i i i i i i i J JOHNSTON Rita Johnston est élue chef des créditâtes de Colombie-Britannique du parti, MM.Couvelier, Jacob-sen et Crandall ont été éliminés après le premier tour de scrutin parce que le total des suffrages qu'ils avaient obtenu était inférieur à celui du candidat qui s'était classé deuxième.M.Couvelier a été hué par certains partisans mécontents de Grace McCarthy lorsqu'il est monté sur scène après le deuxième tour de scrutin.La candidate défaite au deuxième tour a signifié toutefois clairement qu'elle se ralliait au nouveau chef dans un appel à l'unité de tous les délégués.Mme McCarthy avait indiqué qu'elle ne se représenterait pas aux prochaines élections à moins d'avoir été élue chef.Dans son discours d'acceptation, Rita Johnston a laissé entendre que des élections générales pourraient être déclenchées bientôt.Le chef du Nouveau parti démocratique, qui devance actuellement le Crédit social dans les sondages, a de son côté exigé des élections le plus vite possible.« (e ne crois pas que l'élection de Rita Johnson soit plus importante pour le Crédit social que l'aurait été celle de Grace McCarthy », a poursuivi Mike Harcourt.Mme Johnston a dit croire que «l'enthousiamc que je sens dans cette salle m'indique que le moment est bien choisi et le Crédit social est en lice».«Je m'engage, devant vous, à refaire l'unité du parti et à mener le Crédit social à la victoire aux CHALEUR \u2022C'est l'hiver qui me dérange» avec le patron et propriétaire lr-win Shlafman, pour préparer les quelque 7000 bagels oui sortent quotidiennement du «La Maison de l'Original \u2014 Fairmount Bagels ».Près des fours, il faisait au moins dix degrés (Fahrenheit, précise le patron) de plus qu'à l'extérieur: «La plupart de mes employés sont des immigrants, souvent des gens qui ont une éducation supérieure mais qui ne peuvent trouver d'emploi ici, explique M.Shlafman.Peu de Québécois sont intéressés à faire cuire des bagels de façon traditionnelle, dans des fours à bois.Surtout pas par une telle chaleur».M.Shlafman, lui, ne songerait pas à faire autre chose: «Mon grand-père faisait des bagels en Russie d'où il a émigré ici.Mon père en a faits après lui et je poursuis la tradition».Quant à la chaleur, elle fait tout simplement partie du métier: «Nous sommes tous jeunes, en santé.Quand il fait aussi chaud, on réduit un peu les quarts de travail, on boit beaucoup et on mange peu, c'est tout», dit-il.Au comptoir, la préposée n'avait guère de répit.« Une douzaine de bagels.CHAUDS», lance une cliente.M.Shlafman jette en souriant un coup d'oeil vers ses fours à bois et ses employés dont la peau reluit de sueur avant de répondre dans un sourire: «Chauds! Ne vous en faites pas.Ils sont bien chauds.» Si la chaleur ne semblait pas couper l'inspiration des amateurs de bagels, c'était tout autre chose du côté des hot-dogs-frites et autres délices nord-américains.Ainsi, la journée était plutôt tranquille «Chez Philippe», rue Amherst, où «l'ont sert les meilleures frites et hot dogs en ville», assure le propriétaire Roger Tan-guay.Et si c'est un peu tranquille, ça n'est pas à cause rie la chaleur, c'est à cause des vacances de la construction.Les &ens sont sur la plage, c'est tout, nous dit M.Tan-guay.«Il y en a tout de même quel; ques-uns qui sont restés et qui passent devant chez nous le cornet à la main», réplique son fils Richard, 16 ans.En plus de l'air climatisé qui fonctionnait depuis le début de la journée, M.Tanguay avait ouvert les portes: «Pour avoir de l'air», dit-Il.Malgré cela, le coin cuisine était suffocant.Mais face à l'appareil à vapeur, M.Tanguay se faisait philosophe: «Mes hot dogs sont chauds, mais ils sont bons!» Au comptoir, un client intervient: «Venez donc voir mon aquarium.Y fait chaud là-dedans!» Venu acheter une boisson gazeuse pour se rafraîchir un peu, Denis Lajoie tient à faire visiter l'autobus de la STCUM qu'il pilote, rue Ontario, de Viau à Université.«Quand on ferme les portes et que l'autobus est en marche, on étouffe, même s'il y a parfois des petits courants d'air qui viennent nous soulager.Le problème, c'est que le vent aussi est.» Au beau milieu de l'après-midi, l'autobus était vide: «J'ai été pas mal occupé pendant une heure ou deux ce matin.Surtout des personnes âgées qui me piquaient une jasette et qui allaient faire un tour.Je vais d ailleurs les reprendre vers 17h.» «Quand il fait chaud de même, elles vont dans les magasins, ajou te-t-il avec un petit clin d'oëij.Vous comprenez, il y a l'air climatisé!» La journée d'hier aura permis de battre deux records datant de 1977.Ainsi le maximum de 33,3* enregistré dépassait largement le «petit» 32,0* inscrit il y a 14 ans.Le coucher du soleil n'a guère donné de répit non plus puisqu'on a connu avant-hier la nuit la plus chaude de l'histoire de la météo à Dorval avec un 24,3° comparativement à l'ancien record de 21,9° en 1977.La canicule tire toutefois à sa fin puisqu'on s'attend à une journée nuageuse et à quelques orages aujourd'hui avec un maximum de 28°.Demain, le mercure devrait remonter à 30° degrés mais le facteur humidité sensiblement réduit, la journée devrait être beaucoup moins «collante» que celles qu'on vient de connaître.À compter de mardi, on peut compter sur un refroidissement et des températures plus fraîches de 24 ou 25° le jour et de 13 à 15° degrés la nuit.?I Israël «forcé* de négocier avec ses voisins arabes des changements également chez nous.» Mais M.Arens a aussi rejeté les \u2022 «appels dans le monde» à la ces- V sation de la politique israélienne de colonisation dans les territoires occupés.« Un État ne peut renoncer, ne serait-ce que temporairement, à ses droits fondamen-taux.Le droit des Juifs à s'installer en Eretz Israël (le Grand Israël, qui s'étend jusqu'au Jourdain) est un fondement même de la création de l'État d'Israël et du mouvement sioniste», a-t-ildit.James Baker avait proposé pour la première fois au mois de mars d'échanger la fin du boycottage contre le gel des implantations de colonies dans les territoires occupés, mais les deux camps avaient alors rejeté la proposition.Le groupe des Sept nations les plus industrialisées (G7), réuni cette semaine à Londres, a quant à lui appuyé le plan américain.Pendant longtemps, Israel a pu justifier son maintien dans les territoires occupés par le refus des pays arabes d'entamer des né-, gociations de paix.Mais après dés mois d'efforts, James Baker est sur le point de réaliser ce que le gouvernement israélien a toujours affirmé rechercher \u2014 des pourparlers de paix avec ses voisins arabes.\u2022 \u2022 '.«Je crois que c'est quelque chose que les gens veulent depuis très longtemps, et j'espère que je pourrai assurer Israeli que c'est la position de certains gouvernements arabes», a déclaré James Baker.De son côté, le président américain George Bush a déclarer hier à Ankara qu'il espérait qu'Israël se montrerait favorable à la proposition américaine.«Je pense au plus profond de moi-même qu'une fois que cela aura été expliqué (.) en Israël, toutes les parties verront qu'il est.dans leur intérêt d'aller de l'avanf et de parler paix», a-t-il dit.« Nous pensons que nous avons présenté certaines bonnes idées.: Je suis très heureux que certains: pays voient désormais le mérite' de ces idées et j'espère que c'est ce.que tous feront», a ajouté le président américain.Le président syrien Hafez el As-T sad et le président égyptien Hoshi Moubarak ont levé leurs conditions préalables à la tenue de pourparlers directs entre Israël elles États arabes.De son côté, le ministre libanais des Affaires étrangères, Faris Bouez, a donné son soutien à l'initiative américaine, mais a estimé que ies négociations de paix devraient aborder la question de la présence dé' l'armée israélienne au sud-Liban.- I I I 1 1 I y] LES GRANDES RETROUVAILLES QUÉBÉCOISES-, ça s arrose AUJOURD'HUI, LES GRANDES RETROUVAILLES QUÉBÉCOISES rassemblent les membres des familles Lévesque et Morin, au parc aquatique Bromcnt.Faites-vous connaître; présentez une carte d'identité et obtenez un SUPER RABAIS.Pour information: (514) 534-2200, de Mtl : §66-4270.Une collaboration de: 0 ^Parc aquatique Bromsnt CKAC73AM FMM*tt»M \u2022 P V ortie 78 de Tautoroute 10 I i LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 21 JUILLET 1891 \u2022A3 Aucun guide francophone à l'expo sur l'Arabie Saoudite DOMINIC MAURAIS ¦ Les Québécois unilingues francophones qui se rendent au Palais des Congrès de Montréal visiter l'exposition sur l'Arabie Saoudite ne peuvent poser leurs questions en français aux guides saoudiens puisque aucun d'entre eux ne parle cette langue.Cette information a été confirmée par M.Mahomed Tayeb, adjoint du Dr.Jamil goom, l'un des organisateurs de l'exposi-; tion, «Les guides saoudiens qui parlent ;; français étudient, pour la plupart, à Paris et il leur coûterait cher de venir à Mont-.; réal seulement pour cet événement.Les ; guides à notre emploi actuellement ne parlent que l'anglais et l'arabe.Trois ou ;; quatre autres employés, dont un Liba-\u2022'\u2022 nais, parlent français.Les francophones !! qui désirent avoir accès au service de gui- des dans leur langue doivent en faire la demande à l'entrée» a expliqué M.Tayeb.À l'entrée pourtant, aucun affichage ou insigne n'indique la présence de guides francophones ou n'élabore sur la possibilité de profiter de leurs services.Cette clientèle unilingue francophone doit donc se contenter de lire les affiches placées en bas des photos et les cartes explicatives apposées près des maquettes.D'après Marc Boutet, attaché à la salle de presse de l'exposition, «deux commentaires négatifs, venant de francophones, au sujet des guides» lui ont déjà été acheminés.Aucune plainte formelle n'a toutefois été déposée à cet effet.Selon le Dr.Ibrahim Al-Hammad, l'un des rares guides à avoir étudié au Canada, il y aurait une quarantaine de guides travaillant dans les différents kiosques de l'exposition.La Presse a abordé environ une dizaine d'entre eux et à un «Bonjour», tous ont répondu un «How are you today ?».Quelle langue les touristes doivent-ils parler afin de discuter avec les guides et d'en apprendre ainsi un peu plus sur l'Arabie Saoudite?«Tu dois parler anglais ou arabe», de répondre le guide Zo-nair Radwan.Les visiteurs originaires de Chicoutimi ou de Trois-Rivières, profanes de l'Arabie Saoudite, qui ne maîtrisent pas l'anglais ou l'arabe et qui désireraient \u2014 tout naturellement \u2014 discuter avec les guides afin d'en savoir un peu plus sur la perception que les Saoudiens ont de Saddam Hussein et des Américains, sur la situation des femmes ou sur l'état de la démocratie en Arabie Saoudite n'ont ainsi presque pas d'autres options que de se procurer un livre qui saura répondre à leurs questions.La direction de l'exposition explique cet inconvénient par la difficulté de dénicher des étudiants saoudiens qui par- lent français.On nous répète partout sur le site de l'exposition que la langue seconde des saoudiens est l'anglais et que «de toute manière, la majorité des visiteurs sont bilingues».La très grande majorité de ces guides sont étudiants en maîtrise et en doctorat dans des villes américaines comme Washington D.C, Boston, New-York, Atlanta et Los Angeles.Le visiteur francophone peut toutefois compter sur les activités audio-visuelles telles le spectacle-laser et les films et diaporamas sont présentés en français et aussi sur les publications de l'exposition \u2014 sur, entre autres, les compagnies pétrolières et La Mecque et l'Islam \u2014, qui sont tous disponibles dans les deux langues.Exception faite de la série de photos officielles montrant, entre autres, le président américain George Bush et le maire de Paris, Jacques Chirac, inaugurant l'exposition dans les villes de Washington et de Paris, qui ne sont décrites qu'en anglais, la grande majorité des textes imprimés sur affiches sont bilingues.Plus de 3000 Saoudiens étudient aux États-Unis, environ 130 au Canada.L'organisation de l'exposition «L'Arabie Saoudite d'hier à aujourd'hui» a eu cinq mois pour trouver des guides.Selon Marc Boutet de la salle de presse de l'exposition, sur les 135 employés saoudiens qui travaillent au bon fonctionnement de l'exposition, seulement cinq d'entre eux peuvent s'exprimer én français.» Le personnel de l'exposition, après avoir effectué une tournée de six villes américaines, n'a aucunement été modifié en vue de sa venue en milieu majoritairement francophone.La plupart de ces guides suivront l'exposition lors de son prochain arrêt, à Toronto, du 14 août au 2 septembre.Depuis l'ouverture, le 12 juillet, l'exposition a attiré plus de 200 000 visiteurs.; > L'humoriste écossais battu quitte Montréal LILIANNE LACROIX ¦ Alors que son agresseur, un Montréalais de 47 ans, était libéré sous promesse de comparaître pour répondre à des voies de fait simples, l'humoriste écossais Gerry Sadowitz, encore un peu ébranlé, quittait Montréal hier pour s'envoler vers New York.Un départ précipité?Non, puisque M.Sadowitz avait tout simplement des engagements à remplir chez nos voisins américains.On se souvient que la veille, dans le cadre du Gala du Festival Juste pour rire présenté au Théâtre Saint-Denis, M.Sadowitz avait été agressé par un spectateur qui n'appréciait guère son humour grossier et surtout pas ses attaques contre les francophones montréalais.Après lui avoir asséné quelques coups de poing, le spectateur irrité l'a carrément balancé dans le décor.Vivement secoué par l'incident, M.Sadowitz n'a toutefois subi aucune blessure.«Le spectacle de M.Sadowitz, qui fait partie de la série des « Nasty Shows» ou des spectacles vulgaires si vous préférez, est habituellement présenté au Club Soda, à des gens qui savent à quel genre d'humour ils ont affaire et qui l'apprécient, explique Andy Nulman, vice-président du Festival Juste pour Rire et responsable de la section anglaise.Mais lors du gala, on veut montrer un échantillon de tout ce qu'on offre au Festival.» M.Sadowitz représentait donc un avant-goût de ce que recèlent les « Nasty Shows».«En scène, M.Sadowitz est complètement fou, déclare M.Nulman.Il cherche à provoquer des réactions.» Celle d'hier était toutefois inattendue, les réactions habituelles se limitant à des attaques verbales auxquelles Sadowitz se fait évidemment un plaisir de répliquer.Malgré l'incident, les responsables ne songent nullement à remettre en question la présentation des « Nasty Shows»: «On les présente toujours à guichets fermés.Pourquoi arrêterait-on?D'ailleurs, ce type de spectacle est très populaire et très apprécié car les gens qui y viennent savent de quel genre d'humour il s'agit».Pour les non-initiés, l'humour des « Nasty Shows» peut toutefois sembler un peu agressif: «11 faut se donner le temps de s'habituer, explique M.Nulman.Nous recevons des humoristes de tous les coins du monde.Leur humour ne ressemble pas toujours au nôtre.» Les cinq voleurs ont terminé leur course folle à 2h37 au coin de la rue de la Montagne et du boulevard René-Lévesque, percutant Une TOYOta et blessant Ses OCCUpanteS.P*™» FERNAND MERCIER, collaboration spéciale, I*Presse ÊKJÊ mme en plein cœur de Une Montréal aurait pu finir tragiquement MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Une chasse à l'homme digne des feuilletons américains, à 2h hier matin, a mobilisé une dizaine de véhicules de police, dont un de la Sûreté du Québec, et s'est soldée par l'arrestation d'un seul des cinq occupants d'une voiture volée, un mineur de loans.La poursuite a duré une trentaine de minutes et a failli se terminer tragiquement lorsque la Mazda 626 volée a percuté une voiture stationnée au coin de la rue de la Montagne et du boulevard René-Lévesque, blessant les deux femmes qui se trouvaient à bord.Les cinq occupants de la Mazda ont pris la fuite à pied avant que la voiture ne prenne en feu.Un seul suspect a été retrouvé, caché dans un conteneur, près du lieu de l'accident.Quelques minutes avant, une voiture de la SQ appelée en renfort et une autre du Service de police de la CUM sont entrées en collision, causant des blessures légères au dos à un policier.À 2 h 08, précisément, l'auto-patrouille 52-1 a remarqué la voiture volée au coin des rues Parthenais et Sainte-Catherine.La Mazda 626 avait été volée quelques heures plus tôt à l'île des Soeurs, sur le territoire du poste 22.Les policiers ont essayé de l'intercepter mais les suspects ont aussitôt pris la fuite.La dangereuse chasse à l'homme a alors commencé, rappelant le scénario tragique du 10 juillet lorsque des jeunes en fuite, dans une Mazda volée, sont entrés en collision avec la Mercedes de Philippe Laheurte, tuant le jeune coureur sur le coup.Sens unique Roulant à tombeau ouvert, les cinq suspects ont emprunté la rue Delorimier, dans le mauvais sens, vers le pont Jacques-Cartier.L'auto-patrouille a alors prévenu les policiers du poste 34, situé sur Rachel.Comme les «dangers publics» tentaient toujours de s'échapper, on a alors fait appel au poste 24, situé sur la rue Saint-Paul.La Sûreté du Québec, responsable de la sécurité sur les ponts, est ensuite entrée dans la «danse».Avec une dizaine de voitures à ses trousses, le bolide a continué sa course sur l'auroute 10, vers Greenfield Park.C'est alors que, sur le boulevard Tas-chereau, la voiture de la SQ et une voiture de la CUM sont entrées en collision, blessant un policier.L'accident a permis à la Mazda de prendre une grande longueur d'avance.N'ayant décidément rien à leur épreuve, les fuyards ont décidé de retourner vers le centre- ville, par.le pont Champlain.Us ont terminé leur course folle à 2h37 au coin de la rue de la Montagne et du boulevard René-Lévesque, percutant une Toyota et blessant ses deux occupantes.Les deux femmes ont été soignées à l'Hôpital Général pour des blessures mineures.Les cinq suspects, tous de race blanche, ont pris leurs jambes à leur cou avant que la Mazda ne prenne en feu.Un seul d'entre eux a été retrouvé tout près des lieux de l'accident, .aché dans un container sur ur terrain vague.Le jeune de 16 ans a passé la nuit au poste 22, avant d être conduit ce matin à l'Escale, un centre de détention du Tribunal de la Jeunesse.On ne connaît pas encore la nature exacte des accusations.Il semblerait que le jeune homme arrêté n'avait consommé ni alcool, ni drogue.La police n'a retrouvé aucune arme.Les enquêteurs du poste 52 sont chargés du dossier.Par ailleurs, peu avant d'être pris en chasse par la police, les suspects auraient abandonné au coin des rues Notre-Dame et Frontenac une Mazda 323 volée dans la nuit de jeudi à vendredi sur le territoire du poste 53.En écoutant la description de la poursuite, le sergent de service au poste 53 s'est exclamé: «Mais vous êtes en train de me parler de l'affaire Laheurte!».I Un suspect a été retrouvé tout près des lieux de l'accident, caché dans un container sur un terrain vague.«Agression simulée» est pris d'assaut par les femmes CILLES MARCOTTE collaboration spéciale ¦ Cris, hurlements, applaudissments, coups de coude, coups de pied, beaucoup de coups de pieds, des coups poings à l'occasion, des grimaces, sueurs en masse, des larmes.Elles étaient seize femmes à faire un vacarme du diable, dimanche midi, au cinquième étage d'un entrepôt du quartier Rosemont, angle De Lorimier et Masson.Seize femmes rendues au bout de vingt-cinq heures à apprendre comment se défendre, et pas à peu près.Trois bons gars aussi, blindés de la tête aux pieds, qu'on appelle des agresseurs-simulateurs, sur qui elles frappent à leur pleine puissance, des fois jusqu à l'épuisement.Ces femmes avaient entre 17 et 53 ans.Leurs proches avaient été invités à assister aux dernières heures de cette ultime session.C'est le seul moment où des intrus sont acceptés dans la salle.Ils étaient une bonne quarantaine, venus leur porter ap- pui.Ce cours appelé «Agession simulée», donné nulle part ailleurs au Canada, a été importé de Californie par l'anthropologue spécialiste des arts martiaux Donna Wins-low, il y a un an et demie.Il faisait son chemin tranquillement pas vite, 96 femmes s'y étant inscrites jusqu'en mai dernier.Soudain un boum.Un catalyseur L'histoire et le témoignage d'une femme victime de viol, publié dans La Presse du samedi 4 mai dernier devait servir de catalyseur.Dans la semaine en effet, suivant ce reportage, la comédienne Louise Latraver-se se manifestait pour faire savoir qu'elle avait suivi le cours en question, pour dire aussi ce qu'elle en avait retiré.Un texte exposant la technique «Agression simulée», sous le titre « Comment terrasser un agresseur en cinq secondes», assorti du témoignage de Mme Latraverse, était publié à la une de La Pressé du cinq juin.«Agression simulée» s'en est trouvé pris d'assaut pendant 48 heures.Le 528-1396 n'a pas dérougi.Plus de 200 appels en deux jours.«De tous les appels que nous avons eus, dit Donna Winslow, il y a au moins 50 p.cent des femmes se sont inscrites ou qui ont manifesté le désir de le faire.Nos ses* sions sont maintenant complètes jusqu'en novembre et des femmes sont en attente pour janvier 92».D'ici la fin de l'année, on s'attendait à donner deux sessions, en juillet et septembre.On a ajouté août, octobre et novembre.Chaque session dure vingt-cinq heures, répartie par tranches de cinq, sur deux week-ends.Pour faire face à la demande, on a fait de son mieux pour recruter et former des agresseurs-simulateurs.On en compte trois présentement.On aurait besoin du double.« En attendant, explique Mme Winslow, nous en faisons venir au besoin de Boston, de Washington et de Californie.Nous avons besoin de trois autres agresseurs-simulateurs et ils ne sont pas faciles à trouver» Ces personnages-clés sont des oiseaux rares.Les critères sont sévères: dix ans d'arts martiaux ou de sports de contacts, genre hockey, football, excelente condition physique, enclin au bénévolat, non-fumeurs autant que possible, comprenant bien aussi qu*«Agression simulée» n'est pas un club de rencontre.«C'est difficile à trouver.Les agresseurs ont pratiquement une relation thérapeutique avec les femmes et c'est presque du bé-névolat.Nous cherchons des hommes qui sont prêts à faire leur contribution pour enrayer le cycle de violence contre les femmes.», explique Donna Winslow, qui observe d'autre part que le recrutement des candidates-instructeures est moins ardu.Six assistantes, dont trois seront prêtes à agir comme instructeurs d'ici un an, sont déjà à l'oeuvre.Parmi les appels reçus, plusieurs provenaient de parents d'adolescentes, fera enfin remarquer Donna Winslow.La demande s'est révélée suffisamment forte pour que l'équipe «d'Agression simulée» se mette à imaginer une formule abrégée, adaptée aux adolescentes.Le cours, offert vraisemblablement en deux sessions de six heures dans un seul week-end, sera disponible en janvier prochain.Funérailles de Marcelus François retardées ¦ L'exposition du corps de Marcelus François et ses funérailles ont été retardées car sa mère, Bertha, est hospitalisée depuis vendredi matin au Reddy Memorial.Mme François est entrée à l'hôpital le lendemain du décès de son fils, ce jeune Noir de 24 ans abattu par erreur le 3 juillet par un sergent de l'escouade technique de la CUM.«Ôuand je l'ai vue jeudi soir, elle était déjà dans son lit.le crois qu'elle était déjà malade.Elle a souffert d'épuisement et de grandes peines», a indiqué hier Dan Philip, porte-parole de la Ligue des Noirs du Québec.; Pour le moment, le salon funéraire Feron, situé au 2252 rue Saint-Antoine Ouest, n'a encore reçu aucune instruction de la part de la famille.Le corps du jeune homme se trouve toujours au bureau du coroner.Les résultats de l'autopsie devraient être connus demain.Fusillade: le suspect reste en prison ¦ Un jeune homme de 22 ans; d'origine jamaïcaine a comparu, ce matin au Palais de justice de Montréal relativement à la fusillade survenue hier après-midi rue* Mountain Sights, dans le quartier; Côte-des-Neiges.L'homme a dû» répondre hier à des accusations! de possession d'armes à utilisa-; tion restreinte, d'avoir déchargé! son arme à feu dans l'intention; de blesser, d'avoir déchargé son \u2022 arme à feu dans un dessein dan- '.gereux et de trois comptes de mé- ; faits.L'homme demeurera incar-! céré jusqu'à son enquête en eau-; tionnemênt demain.// succombe à ses blessures \\ ¦ Un homme de 46 ans est décédé \u2022 vers 14h 15 hier, à l'Hôtel-Dieu de \\ Montréal, des suites d'une blessu- ; re à l'abdomen infligée par un.projectile d'arme à feu.L'indiyi-; du, propriétaire d'un club social \u2022 situé au 7016 boulevard Saint-! Laurent, dans le Nord de Mont-; réal, a été victime d'un vol à main ! armée perpétré par quatre sus-; pects vers 7h, hier matin.Les* meurtriers ont récolté un maigre! butin de 25$ avant de s'enfuir.; C'est le 35e homicide à survenir! cette année sur le territoire de Ja.Communauté urbaine.La section* des homicides de la CUM mène! l'enquête.V 1 t \u2022 ¦ PHOTO BERNARD BRAULT, U Prron Donna Winslow « an vacances, Usez La Partout au Quéto^t^^^deteÇJI^gijne Burlington.^Stowe, i Wnterbury.Colchester, Milton.Morrisville, Sherburne, Winooski, Richmond, Swanton, Ile La Motte, Rouses Pt, Old Orchard.Williston.St.Albans, Hero.Plattsburg, Champlain, tssex Jet.Wells, Ocean Park.Pine Point Kennebunkport.Ogunquit ¦ # A.4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUILLET 1991 En bref BUSHMEN TRAQUÉS ET-TUÊS COMME DU GIBIER M Des militaires sud-africains en maî de gibier se sont livrés en 1979 à la chasse aux Bushmen pour tuer leur ennui, et en ont abattus douze lors d'une incur-siQn dans le sud-angolais, rappor-te^le Sunday Times.Les soldats, frustrés de ne pas trouver de gibier, avaient pénétré dans le sud-angolais pour leur «chasse à l'Homme» à partir de la Namibie, à lïpoque où ce territoire était administré et occupé militairement par l'Afrique du Sud.L'af-faw$: a été confirmée au journal doJ«inical par l'officier en charge dc-l'enquête interne et confiden-tidje menée en 1980, le colonel Hotnot van der Wall, qui avait alofs recommandé un classement satis suites.LANCEMENT DATLANTIS RETARDÉ D'UN JOUR ?Pes problèmes électriques dans le circuit de séparation de la na-veite Atlantis vont retarder d'au moins 24 heures son lancement, prévu à l'origine mardi 23 juillet entre 14 h 52 et 19 h 12, a annoncé la NASA samedi.Les techniciens ont découvert une section de cables défectueuse dans le circuit de la navette spatiale américaine, et vont devoir la remplacer, a précisé Tvlme Lisa Maione, porte-parole de la NASA à Cap Canaveral.«Si tout va bien nous pourrons effectuer le lancement mercredi», a-t-elle indiqué.11 s'agit de la troisième défaillance rencontrée au cours de la semaine écoulée.NOUVEAU TYPE DE CAPTEUR SOLAIRE ¦ Un chercheur suisse a inventé un nouveau type de capteur solaire, sur le principe de la photosynthèse végétale, dont le coût de production devrait être environ dix fois inférieur à celui des capteurs traditionnels au silicium, révèle le magazine l'Hebdo paru ce week-end.L'inventeur, Michael Graetzel, chercheur à l'Institut de chimie physique de l'École Polytechnique de Lausanne, a mis au point une membrane qui, lorsqu'elle recouvre une surface plane, permet de transformer immédiatement la lumière en énergie électrique.Le groupe pharma-co-chimique Sandoz et le spécialiste des turbines électriques ABB ont signé en juin un accord de collaboration avec le laboratoire de M.Graetzel pour développer industriellement ce nouveau type de panneaux solaires.PHOTO LUC SIMON PERRAULT, La Pressa Louis Bazinet, président de la coop, dans l'ancienne chapelle du collège de Saint-Césaire transformée en bibliothèque.«L'aventure Tricofila marqué l'Inconscient québécois.» Une coopérative dirige à présent le collège de Saint-Césaire PATRICK GONZALEZ CANICULE MEURTRIÈRE À MADRID ¦ Là vague de chaleur qui sévit à Madrid depuis le 13 juillet est responsable du décès de nombreuses personnes âgées, ont annoncé les responsables municipaux des pompes funèbres.Entre le 17 et 18 juillet plus de 121 personnes sont mortes dans la capitale espagnole à la suite de problèmes respiratoires et cardio-vasculaires, alors que seulement 63 personnes avaient péri pour les mêmes raisons pendant la même période de Tani dernier.Cette augmentation du nombre de décès a provoqué un engorgement des 26 salles des services funèbres de Madrid.\u2014 pour l'amour de nous faites un don à la SPCA SPCA, 5215 ouest Jean-Talon.Montreal (Quebec) H4P 1X4 ¦ Depuis le 1er juillet, les employés du collège de Saint-Césaire sont leurs propres patrons.Les religieux de la Congrégation des frères de Sainte-Croix ont en effet passé le flambeau de l'enseignement privé à une coopérative autogérée, maternée par la CSN et la CEQ.Le geste est connu.Confrontées au déclin du nombre de leurs membres, les communautés religieuses cherchent à se départir de leurs établissements d'enseignement.Plusieurs solutions s'offrent à elles.«Les communautés ne savent pas comment procéder.Elles sont à l'affût de la meilleure des solutions», explique François Bélanger, administrateur de la congrégation.Les frères de Sainte-Croix cherchaient depuis quinze ans à trouver une «relève institutionnelle» pour se départir du collège de Saint-Césaire, un pensionnat de niveau secondaire mixte qu'ils géraient depuis sa fondation, en 1869.Après avoir essayé sans succès de vendre l'établissement, les frères ont décidé d'en remettre les clés à leurs employés.Ceux-ci s'étaient regroupés en coopérative de travailleurs, une première dans le secteur de l'enseignement au Québec.«Une coop, selon Louis Bazinet, président du conseil d'administration de la coopérative, c'est toujours inquiétant.L'aventure Tricofil a marqué l'inconscient québécois mais il existe de nombreuses coops qui fonctionnent très bien.» Le collège de Saint-Césaire est depuis un véritable laboratoire social.La coopérative regroupe la quarantaine d'employés, représentés par deux syndicats distincts.Les employés de soutien sont regroupés depuis plusieurs années dans un syndicat affilié à la CSN.Les enseignants sont nouvellement syndiqués depuis mai 1990 et sont affiliés à la CEQ.Pour François Juneau, secrétaire de la Fédération des employé-es des services publics (CSN), le défi demeure d'«uniformiser les mentalités» entre les deux groupes.Les deux conventions collectives sont échues alors que le collège connaît une chute dramatique de sa clientèle.Celle-ci est passée de 348 élè- ves en 1990-1991 à 230 pour la prochaine année scolaire, alors que la capacité d'accueil de l'établissement est de 450 places.Cette désaffection réclame des coupures de postes chez les enseignants et chez les employés de soutien.Gérer cette rationalisation constitue un véritable test pour la jeune coopérative.«Avec la collaboration que nous avons reçue de la part des syndicats depuis le début de ce dossier, ça m'étonnerait que l'on ne parvienne pas à une entente», a estimé M.Bazinet.La coopérative loue le collège aux frères Sainte-Croix en attendant de pouvoir l'acheter.Afin de se constituer un capital, les employés versent 5 p.cent de leur salaire dans ce qui doit un jour constituer la mise de fonds initiale pour l'achat de l'établissement.L'esprit corporatif e projet bénéficie d'une chimie particulière entre les parties.La CSN, par exemple, est très active dans le dossier.Si l'esprit coopératif a pu assurer l'avenir du collège de Saint-Césaire, c'est l'esprit corporatif qui a réchappé le collège Rachel pour filles, l'ancienne école Marie-Rose.Au terme d'une bataille juridique avec les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, un noyau de neuf enseignants acquérait le collège, l'an dernier, pour deux millions.Le projet n'aurait pu voir le jour sans l'association avec un promoteur privé, Les immeubles NCB /ne, qui devenait copropriétaire du collège.En fait, le promoteur loue l'édifice à la corporation du collège qui en assure le fonctionnement.Les enseignants y ont également accepté de verser 5 p.cent de leur salaire, mais cette fois à titre de prêt sans intérêt au collège.Selon Patrice Labrie, directeur délégué du Crédit industriel Desjardins qui finance le projet, il s'agit bien ici d'une manière de réduire la masse salariale et de satisfaire les exigences du promoteur qui assume autrement la plupart des risques.Le phénomène du retrait des communautés religieuses devrait se poursuivre dans les prochaines années.Une cinquantaine d'institutions sont susceptibles d'être affectées.iO bto-quêbec R ÉSULTAT S I o t q u é b Info # Crime 393-1133 \\ i » « NUMÉROS 120709 20709 0709 709 09 Tirage du 91-07-19 LOTS 100 000 $* 1 000 $* 100 $\u2022 25$* 5$* mm *LM valeur du lot est doublé* lorsqu'un billot gagnant contient la symbole «2X».NUMÉROS 760017 60017 0017 017 17 760O1H 7 7 Tirage du 91-07-19 LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25$ 5$ 1 000 $ 100 $ 10$ Tirages du 91-07-15 au 91-07-20 Un mari «éconduit» de LaSalle s'en prend à son ex-femme '4 MARIE-FRANCS LÉGER ¦ Un autre mari «éconduit» s'en est pris brutalement à son ex-femme dans la nuit de vendredi à samedi, nécessitant l'intervention de l'escouade technique de la CUM.C'est à LaSalle, cette fois-ci, qu'un homme de 26 ans a battu et menacé de mort sa femme, de qui il était séparé depuis environ six mois.Les membres de l'escouade technique (SWAT) l'ont finalement cueilli chez lui à 6 h 40 hier matin, au 57 de la 2è avenue, alors qu'il s'apprêtait à retourner chez sa femme mettre ses menaces à exécution, armé d'un fusil de calibre .12.L'individu s'est d'abord présenté vers 3 h au domicile de son excompagne sur la rue Broadway, à LaSalle.Il l'a forcée à ouvrir la porte et s'est rué sur elle en la LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 054 667 518 745 340 275 7652 0300 7168 0554 7460 6225 prenant à la gorge.Il l'a ensuite battue violemment.La jeune femme de 26 ans s'est réfugiée dans le salon et a réussi à composer le 9-1-1.Son mari lui a arraché le téléphone des mains mais la police avait déjà localisé l'appel.Le jeune homme a alors pris la fuite et regagné son propre appartement.A 4h 10, il a téléphoné à sa femme mais les policiers étaient encore sur les lieux.Pendant un bon moment, ils ont tenté de calmer l'individu qui hurlait au bout du fil.Peu après, l'escouade technique a défoncé la porte de son logement et a réussi à le maîtriser.La jeune femme s'en est tirée avec quelques contusions.Sa famille et ses amis se sont rendu chez elle pour la réconforter.Le jeune homme fait face à des.accusations de voies de fait et de menace de mort.U doit compa-, raître demain au Palais de justice de Montréal.?ri Un 4e membre des Christian Brothers est reconnu coupable Presse Canadienne SAINT-JEAN, Terre-Neuve ¦ Edward George French, un membre des Christian Brothers de l'orphelinat Mount Cashel, a été reconnu coupable hier, en Cour suprême de Terre-Neuve, sous trois chefs d'accusation d'agression sexuelle.Le jury n'a pu rendre un verdict unanime sur un quatrième chef d'accusation de grossière indécence, ce qui obligera la tenue d'un nouveau procès pour cette seule accusation.French, âgé de 59 ans et natif de Saint-Jean, devra demeurer en prison jusqu'à l'audition des rapports pré-sentenciels, le 30 juillet.U s'agit du quatrième membre des Christian Brothers à être trouvé coupable d'agression physique ou sexuelle sur des garçons du pensionnat Mount Cashel, pendant les années 1970.Dans un autre procès, le jury délibère toujours pour décider de la culpabilité du frère Edward l English.L'ex-frère Stephen Rooney, âgé de 40 ans, et le frère Harold > Thorne, 52 ans, ont été condamnés à six ans de prison.L'ex-frère Joseph Burke, 42 ans, a été con- .damné à un total de 25 mois de .: prison; il a été libéré jusqu'à ce ; qu'un juge étudie la requête pour en appeler de la décision.Les procès de l'ex-frère Douglas Kenny et des frères Alan Ralph et Kevin Scott devraient avoir lieu ; en automne.Le corps d'un jeune homme est repêché du Richelieu > ¦ Les plongeurs de la Sûreté du Québec ont repêché, à l'aide de câbles, le corps d'un jeune homme de 18 ans qui s'est noyé vendredi dans la Rivière Richelieu à la hauteur de la municipalité du même nom.La victime est Luc Giguère, 18 ans, de Brossard.Avec un ami de son âge, la victime avait enjambé une clôture pouf aiier se promener sur un barrage.Perdant pied sur la surface glissante, les deux jeunes gens se sont retrouvés à l'eau.Prise dans un remous, la victime n'est jamais remontée à la surface.Quant à son compagnon, il a été.secouru de justesse par des gens qui assistaient à la scène.Les pèlerins commencent à affluer à Ste-Anne-de-Beaupré Presse Canadienne SA INTE-ANNE-DE-BEA UPRÉ ¦ Ce n'est pas la canicule qui aurait empêché Edward G.Courtney, 64 ans, de Springfield, au Massachussets, de venir effectuer son pèlerinage annuel à Sainte-An ne-dc-Beaupré.Depuis 51 ans, bon an mal an, en dépit de son handicap physique qui le tient cloué à un fauteuil roulant, ce sexagénaire tient à venir se recueillir dans le sanctuaire chrétien le plus célèbre en Amérique du Nord.«|e vais continuer à venir ici tant que j'en serai capable car ce pèlerinage me permet de me ressourcer et de raviver ma foi.Car, vous savez, la vie n'est pas toujours facile pour une personne handicapée», a confié M.Courtney, oui a contracté la poliomyélite à l'âge de 3 ans.Le sexagénaire fait partie d'un groupe de 145 personnes, originaires de tous les Etats de la côte est américaine, qui participent annuellement à fa neuvaine de Sainte-Anne afin de commémorer la prommesse faite, en 1923, par un résident de Springfield d'amener avec lui un groupe de personnes handicapées si lui-même était guéri de sa maladie.Ce qui devait se réaliser six ans plus tard! L'oeuvre de ce fervent catholique, Andrew ).Ahearn, a survécu à sa mort, survenue en 1966, et c'est avec enthousiasme que ses ouailles continuent à affluer à Sainte-Anne-de-Beaupré.Lennie Di Vittorio, 33 ans, du quartier Queen's, à New York, accompagne ce groupe de personnes dévotes depuis qu'il a 14 ans.«Ça m'apporte beaucoup d'aider ces gens et de rendre leur séjour ici aussi agréable que possible.Ils me donnent un bel exemple de courage», souligne-t-il, à l'ombre d'un arbre, face à une basilique au coup d'oeil terni par des écha-fauds (les travaux de consolidation de la basilique doivent se terminer l'an prochain).e » Tirage du 91-07-19 31 14 19 30 34 36 37 40 41 42 50 INTERS RLUS; Tirage du 91-07-19 NUMÉROS 866848 66848 6848 848 48 LOTS 250 000 $ 2 500 $ 250 $ 25 $ 10$ NUMÉROS MOBILES 29512 i ooo $ 0451 ioo$ 447 25$ 54 55 58 59 63 65 67 69 I Prochain tirage: 91-07-22 T V A, le reseau des tirages de Lôto-Quétjec Les modalités d'encaissement des bHJets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste offkJctte, cette dernière a priorité.PROMTïNCI-Al.Tirage du 91-07-19 NUMÉROS DÉ COM POSAB LE S NUMÉROS 2805144 805144 05144 5144 144 44 1387940 387940 87940 7940 940 40 LOTS 500 000 $ 5 000$ 500 $ 100 $ 25$ 5 $ 250 000 $ 5 000 $ 500 $ 100 $ 25$ 5$ NUMÉROS NGN-DÉCOMPO SABLES LOTS NUMÉROS 100 000 $ 3744577 50 000 $ 2096660 3708192 5 000 $ 1378318 1939436 2147502 2171754 2383602 2462349 2820010 2944193 3198599 3306643 3470080 3526773 3566820 3945580 4209485 4317565 4608726 Le billet donne droit à 4 tirages consécutifs ¦ Dans l'avant-midi du jeudi, 27 juin, vers U h 20, deux individus se rendent à la Caisse populaire Lajeunesse, au 9390 Lajeunesse, près de la rue de Louvain à Montréal, dans le quartier Ahuntsic.Armé d'un fusil au canon tronqué, qu'il avait transporté dans un fourreau en nylon de couleur bleue, l'un des malfaiteurs immobilise les occupants et fait le guet à l'entrée.Son complice franchit le comptoir et rafle le contenu des tiroirs-caisses, non sans avoir malmené l'un des caissiers.Tous deux courent alors vers leur auto, garée en face du 9421 Basile-Rou-thier et prennent aussitôt la fuite vers le sud.Les deux agresseurs arboraient une moustache et s'exprimaient en français.Le premier est âgé d'euviron 30 ans.U mesure environ lm83 (6') et pèse quelque 72 kg ( 160 livres).A demi-chauve, il avait de courts cheveux bruns s'éclaircissant au sommet du crâne.U portait un T-shirt blanc, des jeans et le fusil de marque Stevens de calibre .12.Le second, âgé d'environ 25 ans, mesure approximativement lm73 (5'8) et ne pèse que quelque 63 kg ( 140 livres).11 avait le teint foncé et des cheveux brun foncé, bouclés qui lui tombaient sur les épaules.Il était vêtu en foncé, soit d'un T-shirt, de jeans et d'une casquette bleue et portait des verrcf?fumés.L'auto utilisée pourrait être une Renault 5 ou une Lynx grise, à quatre portières.lotoquebec Tirage du 91-07-20 M9 Vous pouvez mtecf jusqu'à 20 h fe mercredi >e et fe samedi RÉSULTATS loto-québec GAGNANTS LOTS 5/6+ b1 r atS Cjjr 3/6 10 11 22 28 30 33 vwmTDrm 41 No complémentaire: PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : PROCHAIN TIRAGE: 91-07-24 Tirage du 91-07*20 Vous pouvez Jouer jusqu'à 20 h les soirs de tirage NUMÉROS 440322 40322 0322 322 22 LOTS 100 000$ f 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 91 -07-20 jjfew Vous pouvez GAGNANTS 4/6 5/4+ LOTS 4/6 3/6 2 9 14 30 37 40 No complémentaire:_ GROS LOT: 1000000,00$ A CHAQUE TIRAGE 34 M**** 8 17 32 33 GAGNANTS LOT VINTES TOTALES: - \u2022 ri ?4* '9 T V A.le rcMMu di/; trnigçs^dc 1 pjtp-Qurh/'c T LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUILLET 1991 A5 ce n de plus un jeu mais un « business » JEi \u2022 r lie semble bien loin, l'époque glorieuse où, dans un coin de la cour d'école, on échangeait un Jean Béliveau ou un Bobby Hull contre quatre inconnus des Red Wings ou des Maple Leafs.D'un côté, on acquérait le prestige d'une idole; de l'autre, c'était l'occasion de se départir d'un «double» et de faire un nouveau pas vers la collection complète.Au cours des quatre ou cinq dernières années, en effet, les cartes de sport en sont venues à constituer une véritable industrie, en proie à ce que d'aucuns qualifient d'«hystérie», d'autres de «spéculation», quand ce n'est pas carrément de «situation ridicule».Elles font l'objet d'une inflation sans précédent, qui ferait frémir n'importe quel consommateur si elle s'appliquait à des biens plus essentiels.Én somme, les rêveries des gamins ont fait place au développement du capitalisme dans sa forme la plus pure.La firme Smokey's, de Las Vegas, qui offre des franchises de détaillants de cartes, estime à 1 milliard la valeur du seul marché des cartes de baseball aux États-Unis.Les chiffres qu'elle fournit font état, pour les cartes1 mettant en vedette des joueurs recrues, d'une augmentation de rendement trois fois et demie supérieure à celle des actions ordinaires d'entreprises, et 14 fois mieux que les timbres.Les présentoirs des kiosques à journaux témoignent de la nouvelle vogue: on y retrouve une foule de titres spécialisés tels Beckett, Trading Cards, Baseball Cards, Canadian Sportscard Collector.Même le prestigieux The Hockey News a cru bon de joindre régulièrement à la publication un supplément, Collectors World.f * .< s t * - Ces magazines traitent des tendances du marché et dressent des listes de prix de cartes comme autant de titres boursiers.Elles font 'état des valeurs sûres, des cartes dont les prix sont appelés à monter ou à descendre, des longs-hots.en année.Les fabricants rivalisent d'ingéniosité pour émettre les cartes les plus belles et les plus originales.Certaines compagnies mettent en marché jusqu'à 800 cartes pour un sport donné.Tout y passe: non seulement les joueurs réguliers, mais aussi les meilleurs prospects, les joueurs qui promettent; par exemple, plusieurs jeux de la Ligue nationale de hockey comprennent déjà des cartes d'Eric Lindros.Il y a les cartes régulières et les cartes «en action».Les sigles d'équipes.Les propriétaires d'équipe, le commissaire.Des dessins d'athlètes.Golf et Golfe Et ce n'est pas tout.On remarque aussi les «pubs»: une carte du golfeur Payne Stewart glissée dans la série Pro Set de la Ligue nationale de football pour faire la Eromotion de la série de golf, ine carte d'un héros de bandes dessinées pour annoncer la série des comics.Une carte du Père Noël (!) s'y retrouve aussi, on ne sait trop pourquoi.Toujours est-il que ces cartes «spéciales» ont une valeur d'échange supérieure à bien des «régulières».On a aussi eu la lucrative idée de mettre en marché des «sous-séries».Lancées en milieu ou en fin de saison, elles permettent de mettre à jour la série initiale: recrues qui se sont imposées de manière imprévue, joueurs échangés, gagnants de trophées.Mais elles permettent surtout de vendre davantage.Et de faire voguer .la galère.\u2022 La fièvre a d'ailleurs débordé les limites du sport.Une série de la guerre du Golfe a été lancée au printemps.Une autre sur les vedettes du rock est actuellement sur les étalages des dépanneurs et kiosques à journaux.On note aussi des cartes des personnages du jeu Donjons & Dragons.Des cartes de monstres.Le Québec n'est pas demeuré en reste.À Montréal, les boutiques de cartes au détail éclosent comme fleurs au printemps.Il n'y a plus guère de week-end où ne se tienne une exposition de cartes de sport.En fin de semaine dernière, c'était Sportfest VIII.Lancée il y a quelques années par El win Shapiro après qu'on lui ait formulé de nombreuses requêtes en ce sens, l'exposition comptait 85 tables de vendeurs de cartes, indivi-dus ou concessionnaires, de Montréal en majorité mais aussi de Québec, Ottawa et Toronto.À 14 h 30, quatre heures après l'ouverture, on avait dépassé le millier de visiteurs.Un dimanche après-midi ensoleillé de mi-juillet.i .?' i ¦ \\ ¦ Dans ce genre d'événement, où tout le monde paraît savoir de quoi il cause, où les chiffres voient de part et d'autre des tables, on parle peu de joueurs, si ce n'est pour en indiquer la valeur en termes de cartes.Mais on discute beaucoup de prix.Car en définitive, la valeur d'une carte n'est plus du tout sentimentale.Elle est un peu historique et très monétaire.Et les montants évoqués sont ronflants.Le commun des joueurs mortels* voit sa carte évaluée à moins d'un dollar, parfois à deux ou trois.Mais en remontant dans le temps, les zéros s'ajoutent.F Le trésor des 25 dernières années, la carte de Bobby Orr de l'édition 1966-67, son année recrue, vaut 1500 $ sûr le marché.Des dizaines d'autres sont cotées à 2i, 50 ou 75 $.Les Phil Esposi-to, pobby Hull et Gordie Howe, les tTom Seaver et Nolan Ryan peuvent pour leur part grimper dans les quelques centaines de dollars.Une floraison de compagnies Dernièrement, l'augmentation galopante des prix s'est accompagnée de celle de la quantité de marchandises disponibles.Depuis les années 60, au Canada, Il n'y avait de fabricant qu'O-Pee-Chee, point.Pour le hockey, on trouvait 200 ou 300 cartes disponibles,, un peu plus pour lè baseball: «Au Québec en suit» Jusqu'où cela ira-t-il?«Jusqu'à ce que les gens considèrent qu'assez, c'est assez», s'entend-on répondre un peu partout.Les intéressés s'accordent cependant sur un point: ce n'est pas pour demain et une baisse éventuelle des cotes sera nécessairement suivie d'une remontée.Mais comment, s'interrogera-ton, en est-on arrivé à pareille inflation?La plupart des experts s'entendent: «c'est la loi de l'offre et de la demande qui dicte la marche à suivre», dit René Lanthier, de Lactone.Celui-ci travaille actuellement à monter une collection imposante dans le but d'ouvrir son propre commerce de cartes de sport.«Ce sont les Américains qui élaborent les prix, selon les tendances de leur propre marché», soutient quant à lui Daniel Cha-rest, qui a déjà possédé sa propre boutique.Il l'a délaissée pour concentrer ses activités sur la par-ticipation aux expositions.«Nous, au Québec on suit» \u2022 - «11 y a quelques années, ajoute )oe Jacob, copropriétaire d'un magasin à Lachine, certaines revues ont commencé à publier des listes faisant état de la valeur approximative des cartes.Un effet d'entraînement en a résulté.» .Les amateurs ont effectivement suivi.Les anciens collectionneurs 1 \u2014 ceux qui n'avaient pas encore eu la malencontreuse idée de jeter leurs cartes à la poubelle \u2014 ont ressorti leurs boites poussiéreuses.Le reste relève des lois du marché pures et simples: quand on apprend que quelque chose vaut cher, on est prêt à payer le prix pour l'acquérir en espérant pouvoir le revendre pour un montant plus élevé.Conséquence: les cartes anciennes valent très cher aujourd'hui.Quant aux cartes plus récentes, oh les emmagasine dans, l'attente du jour où, la rareté pro-' gressive aidant, elles vaudront leur pesant d'or à leur tour.«La plupart des gens qui s'intéressent aux cartes les considèrent maintenant comme un investissement'non plus comme un jeu, dit un exposant.Tous espèrent que les prix continueront de monter.» i >*?.''.*\u2022.NV* .£ A;- ' u Lit - \"> Aujourd'hui?Faites votre choix.O-Pee-Chee toujours, mais aussi Topps, Bowman, Pro Set, Score, Leaf, DonRuss, Upper Deck.La liste s'allonge d'anode U faut cependant se garder d'être trop gourmand.Si les prix venaient à être trop élevés, les acheteurs potentiels pourraient se désintéresser dé la question.Mais ce scénario hypothétique reste à démontrer.Pour le moment, les choses n'ont jamais été aussi rondement.Et ils sont nombreux à profiter de la manne.Devant l'enthousiasme que suscitent les cartes de sport, Denise et André Ledoux ont modifié la vocation de leur boutique.Le* timbres et monnaies passent désormais au deuxième rang.PHOTO ROBERT NADON.Là Anstt* // n'y a Le marché lucratif des cartes de sport a bousculé les nostalgiques d'un passe-temps révolu au profit de gens d'affaires humant l'aubaine.Une dynamique folle a suivi, ayant l'argent pour maître mot.Plus question, aujourd'hui, du paquet grossièrement enserré par un élastique.L'ère est plutôt aux cartables, aux feuillets de plastique dans lesquels on insère les cartes pour les protéger, quand ce n'est pas aux plaques de plastique vissées.Finis les concours de lancement de cartes sur les murs, où le gagnant empoche le paquet.On parle maintenant de choses sérieu- ses.Plus question non plus de convoiter une carte de Wayne Gretzky ou de Jose Canseco parce qu'on joue à se prendre pour lui avant de se coucher.Dans les expositions, les discussions né portent pas sur les mérites de Sergei Fedorov, recrue étoile des Red Wings de Detroit, ou de Mike Schmidt, ex-vedette des Phillies de Philadelphie, en tant qu'athlètes.On parle de tel «qui vaut 50 S» ou-de tel autre «dont la carte est «brûlée» parce qu'il a connu une mauvaise saison».On ne joue plus aux cartes de sport, sinon dans le même sens que jouer à la bourse.Un visiteur de shows de cartes indique qu'il est même fréquent de voir le prix d'une boîte de cartes monter pendant le déroulement même d'une exposition.L'innocence disparue, au grand dam des nostalgiques, restent des échanges vigoureux.Bien des commerçants de cartes concèdent d'ailleurs que fes clients avec lesquels ils transigent ne sont à peu près plus des collectionneurs au sens propre du terme, mais des experts marchandeurs qui n'ont d'intérêt dans les cartes que celui de les revendre à fort prix.Tous ces gens ne craignent-ils pas un éventuel krach de la carte de sport?Quand tout le monde aura fait le plein d'investissements à long terme, n'observera-t-on pas un désintéressement généralisé?Puisque les cartes auront dans certains cas été surévaluées; n'assisterons-nous pas à une chute des prix?Possible, mais certainement pas avant quel* ques années, dit Joe Jacob, copropriétaire d'une boutique de cartes.Et, ainsi que la bourse fluctue, un regain de vie s'ensuivrait au bout d'un certain temps, ajoute René Lanthier, collectionneur sur le point d'inaugurer son propre commerce.Mais pour le moment, le marché est tellement attirant que certains commerçants convertissent leurs activités pour y participer.André et Denise Ledoux exploitent une boutique à Terrebonne où, jusqu'à tout récemment, ils vendaient timbres et monnaie.Tout ça a été mis de côté pour faire place aux cartes de sport.Ils sont venus à l'exposition Sportfest pour en acheter, les expositions proposant quelquefois de meilleurs prix que les grossistes Autre tir « La demande était tellement forte que nous avons modifié notre tir, dit André Ledoux.Après six mois, nous avons déjà dépassé notre chiffre d'affaires de toute l'année dernière.La vente de cartes nous a carrément sauvés de la récession.» Dans son sac, plusieurs boites, dont une de la série O-Pee-Chee Premier, fort convoitée en raison de la grande qualité des cartes.La boîte contient 56 paquets de 7 cartes.Il l'a payée 250 $ et n'aura aucun problème, dit-il, à revendre les paquets à 10 $ l'unité, le tout en moins d'une semaine.Dix dollars pour sept cartes?«C'est incroyable, mais c'est vrai.On se les arrache lit-.téralement.Les mécanismes de cette surenchère nous échappent souvent, mais nous, en tant que commerçants, on n'y échappe pas.» Folie furieuse?Secteur miracle de l'économie?Boom commercial éphémère?L'avenir seul permettra d'en juger.D'ici là, de petites fortunes dorment probablement encore au fond des greniers et des.sous-sols.De quoi en réjouir plusieurs, prêts à se départir de collections ayant souvent une grande valeur sentimentale.Mais aussi de quoi faire verser quelques larmes de dépit à ceux qui ont fait le ménage un peu trop tôt.Les régies du marché sont très contraignantes MB industrie des dartes de sport connaît un essor sans précédent.On se les arrache au point où les prix exigés pour certaines d'entre elles sont faramineux, et fixés par des critères précis.On se croirait presque à la bourse.Mais, comme tout bon boursicoteur, le collectionneur doit respecter des règles fort contraignantes s'il veut tirer le maximum de profit de sa passion.I ) La qualité.Oubliez les cartes écornées, plissées ou marquées de crayon ou de stylo.Pour avoir pleine valeur, la carte doit être, dans le jargon du domaine, dans un état mint ou near mint (à l'état neuf ou comme neuf).Elle doit aussi se conformer à des exigences qui n'ont rien à voir avec le traitement dont elle a été l'objet après son achat: photo bien centrée, couleurs justes et portrait sdu joueur précis et net.2) La rareté.Comme pour toute collection, les articles plus âgés sont généralement des valeurs sûres.En ce qui concerne les cartes, l'escalade des prix débute véritablement quand elles datent de plus d'une dizaine d'années.Celles-ci ont en effet été fabriquées en moins grand nombre, et ce nombre est encore diminué du fait que bien des propriétaires ont jadis, sans en supputer les conséquences, indiqué à leurs vieilles cartes le chemin de la filière 13.3 ) Le statut de recrue.La carte d'un joueur alors qu'il en était à sa première saison dans les grandes ligues vaut énormément plus que les autres parues ultérieurement.Il en va de même, quoique * dans une moindre mesure, pour les membres d'équipes d'étoiles, les gagnants de trophées, les parutions spéciales (comme celle de certains hockeyeurs de l'Union soviétique, l'an dernier).Les fabricants n'ont d'ailleurs pas mis de temps à tirer profit de l'intérêt des collectionneurs pour cette catégorie.4) La performance du joueur.Pour un athlète dont la carrière est avancée ou déjà terminée, l'évaluation est facile.Mais il en va autrement pour un jeune qui n'a pas encore fait ses preuves.II faut donc lire les pages sportives de la même manière que celles de la Bourse, les heurs et malheurs des entreprises devenant ceux des athlètes.Celui qui aura su lire dans l'avenir et prévoir l'éclosion d'un inconnu aura acquis un blue chip et obtiendra un à QUELQUES COTES A LA BOURSE DU HOCKEY Prix établis par Collectors World gj» \u2014\u2014> \u2022 « Bobby Orr (recrue).1966-67 _ JEAN BEUVEMI CANADIENS '< i .¦ ¦ \u2022 \u2014 ,\\ «et 19*1-32 NHL ttrôttur marqueur dftbttadmtaLNH on 1901-02 WAYNE GRETZKY Gorcfie Howe, 1968-69 Wayne Gretzky, champion marqueur» 1962-83 Quelques cotes à la bourse du hockey 'bon rendement sur son investissement.D'éloquents exemples de fluctuations du marché conditionnées par les performances sportives appuient cette thèse.Selon un marchand, la carte recrue de Brett Hull, dont la valeur était à peu près nulle il y a deux ans, a vu sa valeur décuplée à la suite des récentes performances de l'ailier des Blues.Inversement, les cartes de Mario Lemieux ont beaucoup diminué lorsqu'il n'a pu entreprendre la saison 1990-1991 en raison d'une grave blessure.Aujourd'hui, elles reprennent du poil de la.bête à la lumière de la conquête de la Coupe Stanley par les Penguins de Pittsburgh.Des événements\" étrangers au sport peuvent aussi affecter les cotes.Par exemple, à la suite ses v.; -» démêlés avec la justice américaine, Pete Rose a vu ses cartes enregistrer une baisse notable.3 ) les erreurs.Ce critère entre, cependant dans une catégorie isolée des précédentes.La qualité du joueur perd de l'importance au profit de la nature de l'erreur et du nombre d'exemplaires incorrects en circulation.Chaque année amène en effet son lot d'erreurs dans la production des cartes.Si les fabricants s'aperçoivent rapidement de l'erreur et retirent aussitôt la carte du marché, sa valeur augmente d'autant.U importe cependant de déterminer si Terreur est répandue, donc moins profitable, ou isolée et corrigée.Certains sont tentés de prétendre que des fabricants commettraient sciemment quelques er- i reurs pour hausser le prix de leurs produits, mais la chose demeure pratiquement impossible à prouver.Par ailleurs, le prix d'une carte semble déterminé strictement par l'offre et la demande.La référence par excellence est la revue Beckett, qui publie mensuellement, pour tous les sports, un compte-rendu de l'état du marché.Les données qu'elle émet sont tirées de sondages épisodi-ques auprès des vendeurs.L'évaluation est faite en fonction des écarts de prix et de* la moyenne des sommes demandées pour chaque carte.On note toutefois quelques variations régionales.Les cartes de hockey, par exemple, onUunç valeur àu marché plus élevée au Canada qu'aux Etats-Unis, où ce sport est moins populaire- IA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUILLET 1991 Montréal en ville Les terrasses cachées de » \u2022 i ¦ ¦ y.jonanne mercier collaboration spéciale Les terrasses des grandes villes ont une vocation commune: convaincre les humbles «citadins qu'ils sont en pique-nique quelque part dans la nature, même à Pheure de pointe rue Saint- Denis.Si les terrasses «côté rue» réussissent plus ou moins bien à jnous vendre cette salade, les autres, «côté cour», nous donnent l'ilu rêve en pâture.Le midi, elles I tious font presque oublier de retourner au bureau et le soir, on ;est bien content d'être à quelques minutes \u2014 et non à quelques heures \u2014 de chez soi.h Les terrasses «coté rue» nourrissent le jeu voyeur- exhibitionniste et elles sont à éviter absolument si vous rêvez d'un tête-à-téte.Car je défie quiconque de ne pas détourner son regard au moins dix fois au cours de la soi- rée, soit pour une beauté fatale, une voiture rutilante ou pour un cri primai.poussé par un humain en mal d'amour, de crack ou d'attention.Les terrasses «coté cour» sont comme les perles cUune huître, à découvrir.Si bien qu'on a parfois le goût de ne pas trop ébruiter leur existence, oasis de paix et de verdure dissimulé à 1 oeil rapace du passant.Chronique oblige, j'en ai cependant le devoir.Voici donc cinq beaux trésors cachés de Montréal, et autant de bonnes raisons d'aller s'y prélasser.JUSTE POUR LE PLAISIR.¦ Si vous allez vous promener du côté du Festival Juste pour rire, faites une halte-repas à la toute nouvelle terrasse du café Pèlerin, nichée dans une petite cour arrière, avec arbre et verdure.Au menu, midi et soir» un beau choix de salades, pâtés, quiches et croques.Tous santé.On peut aussi y petit déjeûner, toutes tendances alimentaires confondues, avec des fèves au lard ou des céréales granola, un croissant au chocolat ou (in muffin au son! Le dimanche, brunch de 9 heures à 15 heures.Petit menu intéressant pour 5,95$ seulement.(Café Pèlerin: 330, Ontario est) APRÈS LES ANNEES 20.¦ Avant ou après la visite au musée des Beaux-Arts de Montréal, pour anticiper ou prolonger le Î>laisir de votre rencontre avec es années 20, manger italien dans un décor charmant, ça vous dirait?Alors choisissez 11 Cortile une magnifique cour intérieure qui s'ouvre sur le passage du musée.Parmi les spécialités de l'endroit: salade de pâtes aux épi-nards, tortellini sauce gorgonzola (délicieux), pâtes nappées de .sauce au saumon ou au mascar-pone.Au dessert, un gâteau au fromage et abricots ou un tira-misu?11 y a peu de choix plus déchirants dans la vie! À noter: on peut aussi acheter et emporter une quinzaine de plats cuisinés par le chef pour 1,75$ le kilogramme.(Il Cortile: 1442, Sherbrooke ouest ).POUR LA SANTÉ.¦ Des sandwichs-santé baptisés de noms poétiques et une terras* vas 2 v r BP AS»: Wfm id Mi \"Sa* M 8?8 \u2022 m y.La terrasse du café Santropol défie quiconque de flairer l'ombre d'une rue, d'une voiture ou du ; bitume.La maison est spécialisée dans les sandwiches extravagants.photo*ancoup*, upt»» se aussi petite que charmante, avec étang et poisson rouge.Où?Là où on s'y attend le moins, dans un quartier gris de Montréal, à deux pas de l'hôpital Hôtel-Dieu: au Santropol.Si sympathique soit-il si on en juge par sa nombreuse clientèle, ce restaurant ne gagnerait pas de concours d'élégance.Mais tout s'arrange sur la terrasse, un coin de verdure où je défie quiconque de fljirer l'ombre d une rue, d'une voiture ou du bitume.Joli aussi le menu, dont je vous litre quelques extravagances grammaticales.Dans la colonne «Sandwich» (6,50$), des appellations aussi originales que Racines suaves (coriandre, noix, mayonnaise, raisins, pommes et carottes râpées), Beurre de rai-nuit (miel, beurre d'arachides, fromage à la crème et cottage, noix, raisins), Aurore boréale (pacanes, olives, épices, fromage à la crème et cottage), Soeurs de Jeanne-Mance (ciboulette, ananas, fromage à la crème et cottage).Je vous laisse découvrir le reste.Mention spéciale au sandwich trois étages nommé Numéro 13: banane, miel, confitures de cassis, fromage à la crème et cottage Avouez: le comte de Sandwich serait fier! (Santropol: 3990,St-UrJ)ain).APRES LES SOLDES ¦ Si vous avez pris la bonne habitude d'éviter la rue Laurier pour limiter tout risque de faillite personnelle, osez y flâner ces jours-ci car tout y est réduit, souvent de 50 p.cent et plus.Repu de magasinage, attardez-vous par la suite (s'il vous reste quelques sous) au jardin-terrasse La Petite Ardoise pour manger un hot dog au merguez ou une salade verte.C'est joli, intime, la brique bleue ne choque pas l'oeil (des puristes peut-être, pas le mien .) et l'on peut y faire d'intéressantes rencontres.( La Petite Ardoise: 222, Laurier ouest) PRÈS DU VIEUX-PORT ¦ Quand les seules terrasses de la ville ployaient jusque sur les trottoirs avec leurs grappes humaines juchées dessus, quand le phénomène de la cour intérieure était à peu près inexistant, il y a de cela une dizaine d'années, j'aimais déjà me réfugier aux jardins Nelson pour manger à l'abri des passants-voyeurs et du monoxyde de carbone.Alors si votre été vous emmène du côté du Vieux-Port, allez y relaxer sous les arbres et manger une 2* > ¦ ¦ 1 25* 1* 7/1 m f s* mm photo rob0tt naoon, L§ Press* Le Jardin du Ritz, la doyenne des terrasses à Montréal, et la plus luxueuse, vaut au moins le déplacement une fols l'été car la seule vue des plats savamment garnis excite les papilles gustatives.bonne crêpe au sarrasin.(Les Jardins Nelson: 407 place Jacques-Cartier) POUR LE BRUNCH ¦ La doyenne des terrasses de Montréal est aussi l'une des plus belles, le Jardin du Ritz (1228v rue Sherbrooke ouest).Vous me connaissez: pas snob pour deux sous.Mais je crois que le Jardin du Ritz, il faut se l'offrir au moins une fois dans l'été.Un truc: si la dépense Vous semble folle et excessive (comptez au FLASH EN VILLE I ¦ C'est encore mieux que les «mardis à moitié prix» et le ciné-parc: le «vrai» cinéma en plein air du Théâtre de la Verdure du parc Lqfontaine.À l'affiche le 26 juillet à 20 heures 30: Maman j'ai raté l'avion.Entrée gratuite.moins 150$ pour un souper pour deux), allez plutôt brancher le dimanche.Voilà une excellente occasion de goûter à plusieurs plats du chef et pour moine rhpr (mais cher quand même!).J'ai utilisé ce subterfuge à Quelques reprises pour m'ofirir le luxe des plus grandes tables du Québec.Jamais les brunchs ne sont à dédaigner.Entre vous et moi, je préfère goûter à plusieurs plats le midi (chauds et froids) que devoir me limiter à une entrée et un plat principal le soir.On me contestera j'en suis sûre.Qu'importe.Au Ritz, la seule vue des plats savamment garnis excite les papilles gustatives.Du saumon fumé à volonté, des bouchées exquises, des salades raffinées, cinq plats chauds dont des pâtes, de la volaille et du lapin, de délicieux oeufs Bénédictine et les desserts.Ah les desserts Une quinzaine en tout, un vrai péché.(90$ pour deux, toutes taxes comprises).% : ¦ % ?i » » V ?\u2022 \u2022 » i Informations nationales Toronto réclame 100 millions pour l'incendie d'un dépotoir à pneus Presse Canadienne HAMILTON ¦ Le gouvernement ontarien réclame des dommages de 100 millions à la suite de l'incendie du dépotoir {le pneus de Ha-gersville et du nettoyage du site.Quatorze millions de pneus ont brûlé lors de l'incendie qui a fait la manchette des journaux il y a environ 17 mois.Quelques 200 pompiers ont mis 17 jours à maîtriser le sinistre.Les autorités ont par ailleurs dû évacuer plus de 1500 personnes de cette petite municipalité rurale située à environ 35 kilomètres au sud d'Hamilton.Les noms de Ed Straza, le propriétaire du dépotoir de pneus Tyre King, des cinq adolescents qui avaient allumé l'incendie, de la compagnie Cayuga Materials and Construction, de oui Straza a acheté le terrain, et de Sun Life Trust \u2014 ces deux dernières sociétés détenant des hypothèques sur la propriété \u2014 sont cités par la requête déposée par la province auprès de la division générale'de la cour de l'Ontario.La province réclame 50 mil- lions en dommages généraux et 50 millions en dommages spéciaux.Selon Linda McCaffrey, avocate d'expérience au sein du ministère du Procureur général, il s'agirait de la plus importante poursuite logée contre un individu ou une compagnie.1 Rejoint vendredi à son domicile situé à proximité de Sim-coe, M.Straza a tourné l'affaire en ridicule.«Que voulez-vous que ça change, qu'ils veuillent obtenir une telle somme?», a-t-il lancé.La demande lui a été signifiée plus tôt cette semaine.Il a toutefois refusé de la lire.M.Straza déclare être au bord de la faillite depuis l'incendie de son dépotoir de pneus.«On ne peut rien m'en vêler pour la bonne raison que je n'ai plus rien.Tout ce que je possédais est parti en fumée avec l'incendie d'Hagersville.Tout ça représentait 25 ans de ma vie.» Le feu a été allumé tôt le ma* tin du 12 février 1990 par cinq jeunes de la région de Brantford qui s'amusaient dans le coin et qui voulaient simplement blaguer.La province affirme que le nettoyage du site lui a coûté jusqu'ici 15 millions.Quatre de ces adolescents, dont l'identité est protégée en vertu de la Loi sur les jeunes contrevenants, ont récemment été condamnés à des peines d'une durée variable dans les centres de détention juvéniles et des foyers de groupes pour leur participation à cette triste histoire.Me McCaffrey a expliqué que les poursuites n'avaient pas pu être intentées avant cette date en partie parce que la cause des jeunes était devant le tribunal.De plus, puisqu'il s'agit en quelque sorte d'un précédent, le personnel du ministère a mis un certain temps avant de pouvoir compléter les recherches à caractère juridique.«Personne n'a jamais été poursuivi pour des motifs semblables», a-t-elle fait valoir.«Nous devions examiner les lois un peu partout au Canada et nous sommes même allés aux États-Unis.» L'avocate estime que si la poursuite est entendue, elle mettra trois années avant d'être examinée par les tribunaux.Des arguments économiques à la pelle pour contrer la séparation du Québec d'après Canadian Press ¦ Le moment est peut-être venu pour le gouvernement fédéral d'augmenter les enjeux à la grande partie de poker qui se joue dans la Confédération.Argumenter au sujet de ce que signifie le statut de société distincte pour le Québec est une partie importante du débat constitutionnel au sujet de l'avenir du Canada.Mais ce qui est encore plus important, c'est de savoir ce qu'il arrivera des emplois, des usines, de l'investissement, des taux d'intérêt et du dollar canadien si le Québec décide de se séparer du Canada.Jusqu'à maintenant, le gouvernement fédéral a évité de se lancer sur ce terrain glissant.«Personne n'a abordé franchement la question des répercussions sur le Québec,» a déclaré Patrick Grady, partenaire de Global Economies Ltd., une société de recherche qui compte parmi leurs clients lé gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux.«Il y a un risque de désastre économique.» Avant longtemps, Ottawa devra énoncer clairement ses arguments économiques pour sauvegarder l'unité du pays.i i VENTE DE SIEGES D'E LOS ANGELES VOL ALLER $ RETOUR Nombre de sièges La vente \u2022 Taxes canqdiennes et américaines et TPS pour Los Angeles, limité Certains vols at ton» partfitpniblts à m tarif m le 24 iuillet Vancouver départs VANCOUVER |UI Taxes canadiennes et TPS pour Vancouver, les lundis, mardis, jeudis et vendredis 61* I los angeles départs les mercredis uest_ Permit du Québec Consultez votre agent de voyages «Certaines choses dérangeantes doivent être dites, et elles ne doivent pas être interprétées comme une attaque contre le Québec,» de dire Patrick Grady.11 prédit que les travailleurs qwuébécois seraient les plus grands perdants si la province décide de faire sécession.M.Grady pense qu'un Québec souverain signifierait: une augmentation des impôts, la mise en péril des épargnes et des retraites, des taux d'intérêt plus élevés et une dure lutte au sujet de l'unité monétaire qu'utilisera le nouveau pays, la fuite des investissements et de certains résidents, la désorganisation du commerce.II y aurait également un débat virulent au sujet de la partie du déficit fédéral de 400 milliards que le Québec serait tenu de rembourser.Patrick Grady prévoit que devant la tournure des événements le Québec décidera rapidement de demeurer au sein du Canada une fois que les enjeux économiques seront connus clairement.«Je pense que la plupart des Québécois diront alors de ne pas aller plus avant.» Le débat au sujet de la constitution est mis en veilleuse pour te reste de l'été, mais il reste de moins en moins de temps au gou-verndment fédéral pour abattre: ses cartes une fois pour toutes et le débat pourrait exploser peu après la Fête du travail.Le ministre des Affaires constitutionnelles, M.loe Clark, et son cabinet sur l'unité doivent présenter la position fédérale sur l'avenir du Canada en septembre.Plusieurs études sur l'avenir du Canada sans le Québec peignent des tableaux plutôt sombres de la situation.M.Patrick Grady a précisé que sa propre étude sur ce qu'il adviendrait à l'économie si le Québec se séparait sera publiée bientôt par l'Institut Fraser.9,7 milliards pour la R & D Presse Canadienne OTTAWA M En 1991, les fonds alloués à la recherche et au développement progresseront de 5,5 pour cent au Canada et atteindront ainsi 9,7 milliards, fait savoir Statistique Canada.Cette augmentation, établie selon les intentions de recherche, est égale à celle des dernières années.L'agence fédérale a estimé qu'en 1990, le Canada avait consacré 1,36 pour cent de son produit intérieur brut à la recherche et au développement.C'est tout comme en 1989, mais radins qu'en 1985 alors qu'on avait consacré 1,42 pour cent du PIB à ceU te fin.rt .»wv Le Castel St-Lambert >4-» MM* autonomes et semi-autonomes Logements neufs de 21/2 et 31/2 pièces \u20222 repas par Jour lUsaSoA manger (optionnel) Entretien hebdomadaire du logement (optionnel) Accès contrôla Service de sécurité 24 heures \u2022SurveWance médicale \u2022Piscine \u2022Nombreuses activités et services divers \u2022Dimensions minimum 625 pi ce.\u2022Grand balcon.5 \u2022 ÉcWnoet#t*ri Porte-f enôtres 'Uvcustf et sécheuse saris frais (TutiUsation \u2022 Emplacement exceptionnel À proximité des commodités / \u2022 \u2022 ' Pour visite:671 -8241 ' Angle rue Horsetail et av.Victoria 4.\u2022\u2022 \u2022fi A .LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUILLET 1991 A7 I Denis La voie PU y l'alto Élise Boucher et du bary- bétiques procédait récemment ton Gregory Charles.Rensei- au tirage d'une voiture, dont bétiques à mieux vivre de leur maladie incurable.Renseigne- ne ment s 514 ) 759-7636.Theureux^agnant, par tirage au ments: La Fondation jiour cn- L'amphithéâtre est situé au 1» r r a t u m .Dans une photo publiée dans cette chronique dimanche Basc-'dc-roc, à Joliette.dernier, nous q L'affichiste Viitorlo, qui a créé quelques pochettes de disque pour le défunt groupe Offenbach, et est l'illustrateur du Fes- poi sort, est Roger Dumouchel de fants diabétiques, 785 avenue Saint-Constant, alors que Gé- Plymouth, bureau 210, Montrait* Fournier de Montréal a Royal (Québec), H4P 1B3.Tel: remporté pour sa part un voyage ( 514) 731-9683.à Cancun au Mexique.La générosité peut donc être payante, du moins pour quelques favorisés Si la générosité rapporte, c'est du sort.On peut aussi contri- souvent sous forme de mentions, buer, sans rien attendre en re- que désirent les «commanditai-tour que d'aider des enfants dia- res» d'activités bénéfices.Ainsi .avons par erreur attribué un don de 200 000$ de John Labbatt Ltée à l'Institut neurologique de Montréal, alors que c'est plutôt à l'hôpital de Montréal pour en- fants que la somme était desti- tival juste pour rire, vient de renée.C'est donc de la campagne fÇvoir le prix d excellence de de 40 milliorts, pour l'agrandis- 1 Instltut dcs services de 1 infor-sèment de l'Hôpital de Montréal la Fondation du YMCA de Montréal veut-elle remercier les patrons d'honneur et commanditaires de son récent tournoi de olf qui a permis d'amasser 2 000 $ pour financer des programmes de développement communautaire.Citons donc Merck Froast, SunLife du Canada, Télé-Direct, Ultramar, Affiliated agents en t douanes ltée.Asea Brown Bovcri inc., la Brasserie Molson O'Keefe, General Motors du Canada, Imperial Tobacco, Propriétés Trizec, Neville Salmon Entreprises ltd., les Ser- les: Bell Canada, Ciment Saint- vices informatiques Info-meg^t Laurent, Fédération des caisses The Gazette.populaires Desjardins dé Montréal et de l'Ouest du Québec, la Banque Royale du Canada, pour enfants, dont il aurait dû être fait mention.\u2014 O Un autre don mat ion, dans la catégorie «affiches, trousse et expositions», concours s'adressant aux différents ministères fédéraux.L'affi- ¦4' che gagnante, produite pour le compte de Statistique Canada, Vient de parve- bureau régional du.Québec, 4 ~ I tal de Montréal pour enfants, soit un chèque de 4000 S de Gaz Métropolitain, remis officiellement par son directeur des ventes grandes entre-Mm prises, Jean Portelance Portelance, au directeur des communications de la Fondation, Christopher Donald.Présentés comme «deux grands prophètes du XXe siècle», hommes de paix, l'abbé Pierre (fon- nir à la Fonda- dans le cadre de Recensement tion de l'Hôpî- Canada 1991, a fait se partager ce prix avec la firme Desjardins Hubert Design Marketing.¦ Frédéric Brunberg O Responsable de 1 enseignement à l'hôpital Louis-H.Lafontaine où il oeuvre au département académique depuis une quinzaine d'années, le docteur Frédéric Grun-berg, est le lauréat du prix d'excellence académique ^^u^^£S?JSS^i décerné par le département de ^^^d^9f^^Y^ psychiatrie de l'Université de de Recife au Brésil ) seront les invités d'honneur du Festival international de Lanaudière aujourd'hui.Auteurs de textes sur des musiques du compositeur suisse Pierre Kaëlin, les deux hommes à l'engagement social et pacifique participeront au concert Paix et Partage, présenté en soirée, avec la participation Montréal.Par ailleurs, cette institution hospitalière accueille huit médecins-résident en psychiatrie, à savoir: Wanda Biard, Benoit Dassylva, André Delor* me, Serge Gagné, Pierre Landry, France Proulx, Pierre Pochette et Lucie Viau.O d'une chorale de cent enfants, de La Fondation pour enfants dia- \u2022 :t-.î AGORAPHOBIE S'en libérer.sans effort .\u2022 \u2022 A, * Pierre Dubuc, T.S., M.S.S.Techniques de visualisation Tél.: (514) 622-3603 m MAIGRIR SANS OBSESSION Kimunuc runoii, o.ac.U.1.CONSULTATION PRIVÉE, M0Î1VAT10N-REPROGRAMMAT1ON (514) 273-0767 a, coopération intornationais: un timer couru Inaugurant une nouvelle formule pour ses dîners-rencontres, qui ne sont plus liés à ses activités de financement, la Fondation Paul Cérin-Lajoie pour la coopération internationale a attiré plus de 200personnes pour entendre le président de la Banque interaméricaine de développement (BID), Enrique Iglesias.Ce dernier a rencontré en privé quelques représentants d'entreprises québécoises.Dans l'ordre habituel, assis: Guy Rivard, ministre délégué à la Francophonie; Yves Cuérard, président du Croupe Sobeco et du Corim; Enrique Iglesias; Paul Cérin-lajoie, président de la Fondation; Bill Me Whltnney, directeur de la BID.Debout: Pierre Marc Johnson, conseiller en environnement; J.G.Bériault, directeur général du Corim; \\ Cuy Fouquet, vice-président du Croupe SM; Denis Ricard, sous-ministre adjoint, Affaires françaises et multilatérales, gouvernement du Québec; Yves PétUlon, directeur général du Centre d'études et de coopération internationale; Michel Doray, vice-président, Confédération des Caisses populaires et d'économie Desjardins; André Poirier, directeur du Centre d'études en administration internationale des HÊC; Paul-André Tétreault, président de l'Ordre des architectes du Québec; Alain Codeau, directeur associé, services internat « * .\u2022 \u2022\u2022 ».i.A< x MODÈLES £\\ ¦ ÂNOS PRENEZ CACOOL.p(jRT|S *0 : S FeM4N5% Économisez * MAZDA GAGNANT 1991 DE rÊHSOTE US 24 HEUKES DU - u «.\u2022 BLAZERS Ord.250* SUR LES NOUVEAUX STYLES D'AUTOMNE 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POINTÉ-CLAIRE \u2022 LE CARREFOUR LAVAL LES GALERIES D'ANJOU PROMENADES ST-BRUNO MAIL CHAMPLAIN BROSSARD American ExpressTVisa, MasterCard, Diners, Carte Blanche, A.Cold & Sons \u2022 \u2022 \u2022« » \u2022 A8 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 21 JUILLET 1991 Sauves in extremis I j X\\.-v \u2022 L'histoire de Luigi Stabile et celle d'Olivier Tarte sortent pour le moins de l'ordinaire de nos cours de justice.Dans notre système judiciaire, tout accusé reconnu coupable de meurtre peut porter sa cause devant la Cour d'appel, qui, dans la grande majorité des cas, confirme la décision du tribunal de première instance.Mais il arrive aussi qu'elle ordonne la tenue d'un nouveau procès ou qu'elle modifie une sentence.Dans la première moitié duXXe siècle, alors que la peine de mort avait encore cours au Canada; deux fois seulement a-t-elle cassé le verdict d'un jury et a-t-elle libéré les malheureux qui devaient être incessamment pendus.' Coupable de meurtre, 27 ans après.puis acquitté 9 \\ m DANfcéL PROULX collaboration spéciale l'ouverture du procès de Luigi Stabile, le 20 octobre 1943, La Presse écrit: «C'est une des affaires les plus sensationnelles et les plus étranges des annales judiciaires du Canada.».Tout avait commencé exactement trois mois plus tôt, le 20 juillet, quand Roméo Jacques creuse un puits artésien près de la maison d'Eugène Abondanoto, un maraîcher du village agricole de.Saint-Hubert, qui n'a pas encore accédé à l'insigne statut de banlieue-dortoir montréalaise.Ses travaux l'obligent à enlever de la terre dans la cave.Il s'y affaire quand sa pelle heurte un objet qu'il déterre aussitôt.C'est une botte de cuir jaune qui arrive à mi-cuisse.Un ou deux autres coups de pelle plus tard, voilà l'autre.Il la secoue, il en tombe des os de pied humain.Son étonnante découverte ne coupe pas l'appétit de notre homme.C'est après son déjeuner qu'il déterre les os des jambes, des cuisses, du bassin, des bras et finalement, le crâne.Il court chercher son patron, ils mettent le tout dans une boite qu'ils portent au poste de police.Le médecin-légiste est en mesure d'établir que le squelette est celui d'un homme qui mesurait environ cinq pieds et sept pouces, qui avait ie front traversé d'une large balafre et deux incisives plus longues que les autres au maxillaire supérieur.Combien de temps a-t-iî séjourné en terre?Difficile à préciser: de huit à quarante ans, estime le docteur Rosario Fontaine! Les enquêteurs de la Police provinciale disposent de bien peu d'indices et ceux-ci n'évoquent aucun souvenir chez le propriétaire de la maison, pas plus âue chez le voisinage ou dans tout aînt-Hubert.Autre déception qui les attend, personne n'a jamais été porté disparu dans la région au cours des quarante dernières années.Il faut remonter dans le temps.La maison a été construite en 1910.Son propriétaire l'a vendu en 1915 à Pelle-grino Del Sole qui la rasa pour en construire une de trois étages et à deux logements.Il la vendit ensuite en 1939 au propriétaire actuel, la famille Abonda-nato.La police se met donc en quète de Pellegrino Del Sole dont elle retrouve finalement le fils, Paris, qui est jardinier dons le quartier montréalais de Ro-semont.Il se rappelle très peu de son enfance, mais il se souvient d'un locataire de son père, un certain Stabile, qui avait un balafré à son emploi.Sa mémoire peut le tromper, mais il lui semble bien qu'il s'appelait Festa.Les limieçs sentent qu'ils touchent au but.En consultant leurs dossiers, ils découvrent qu'un dénommé Carmino Festa avait blessé de deux balles de revolver un certain Matteo Candela, à Saint-Hubert, en octobre 1915.Ce dernier, remis de ses blessures, avait refusé de porter plainte et n'avait plus jamais remis les pieds dans la paroisse.L'officier chargé de l'enquête avait cependant consigné au dossier le motif de la querelle: les deux hommes se disputaient les faveurs d'une certaine dame Stabile, pourtant mariée à un monsieur du même nom.Un bon paroissien se rappelle alors que Festa avait disparu près d'un an après cet incident, probablement en octobre 1916, quelque 27 ans avant la découverte du squelette.Les enquêteurs font alors le tour de la colonie italienne de Montréal et parviennent à retrouver les deux filles de Carmino Festa.L'aînée, Carmella, leur confirme que son père avait une cicatrice sur ie front et deux incisives plus longues que les autres.Elle leur raconte aussi qu'elle avait émigré au Canada en mars 1916, avec sa mère, sa soeur et ses trois frères.Elle a alors quinze ans.Son père vivait chez son beau-frère, Luigi Stabile, à Saint-Hubert.Toute la famille s'y établit aussi avant que le père ne loue un logement à un jet de pierre de là, six mois plus tard.Elle se rappelle aussi avoir un jour surpris son père dans la chambre de madame Stabile alors que le mari était au marché, à Montréal.La dernière fois qu'elle a vu son père, c'était un soir d'octobre 1916.Il vint lui dire bonsoir puis elle l'aperçut par la fenêtre qui entrait dans la cuisine des \"H I Luigi Stabile : reconnu coupable 27 ans après la commission d'un meurtre.\u2022 Stabile, juste au-dessus de la cave où on allait retrouver son squelette.Elle ne le revit plus jamais.Deux jours plus tard, sa mère demande à Stabile où était passé son mari.Celui-ci répond n'en rien savoir et conduit la famille Festa quelques jours plus tard dans une maison qu'il avait louée rue Saint-Jacques, à Montréal.Elle entend Stabile dire à sa mère: «Ne pense plus à ton mari.Si tu trouves à te remarier, remarie-toi!» Enfin, elle se rappelle qu'avant de les quitter, il avait demandé à sa mère de lui remettre la seule photo qu'elle avait de son mari afin qu'il puisse s'en servir dans ses recherches pour le retrouver.Les policiers tiennent leur témoin providentiel.Trop providentiel, peut-être?Les présomptions les plus graves commencent à peser sur Stabile.Les policiers croient même avoir trouvé le mobile du meurtre qu'ils attribuent tout simplement au mari jaloux de madame Stabile.Car, selon toutes les apparences, Carmino Festa était l'amant de la femme Stabile.N'a-t-il pas tiré sur Matteo Candela pour les beaux yeux de celle-ci?N'a-t-il pas été surpris par sa fille dans sa chambre?Qui plus est, le .mais le juge Bernard Bissonnette devait renverser cette décision en Cour d'appel.au grand soulagement de l'avocat de* \"accusé, Me Lucien Gendron.comportement de l'époux après la disparition de l'amant n'a-t-il pas été pour ie moins étrange?N'a-t-il pas omis de rapporter la disparition de son beau-frère à la police?N'a-t-il pas aussitôt éloigné la famille du disparu, comme pour faire oublier toute l'affaire?On ne mettra pas beaucoup de temps à retrouver le couple Stabile qui exploite une terre à LaSalle.Luigi Stabile, 60 ans, est cité à procès le 20 septembre 1943.Deux jours plus tard, le jury le reconnaît coupable du_ meurtre de son beau-frère Carmine resta, commis 27 ans plus tôt.L'accusé entend le verdict sans sourciller.La Cour ajourne la séance une quinzaine de minutes avant que le magistrat ne prononce la\" sentence.Madame Stabile sort de la salle, elle n'assistera pas à la condamnation à mort de son mari.La date de la pendaison est fixée au 14 janvier 1944.Moins de quinze jours avant ce jour fatidique, le détenu Luigi Stabile est amené de sa cellule de condamné à mort au bureau du directeur de la prison commune de Montréal.«Vous allez avoir dans quelques instants maître Lucien Gendron, votre avocat, au bout du fil.11 va vous annoncer que la Cour d'appel, à l'unanimité, et fait sans pré- cèdent, a annulé le verdict de culpabilité rendu contre vous en septembre dernier.Vous êtes un homme libre.» C'est le juge Bernard Bissonnette qui a rendu jugement au nom de ses collègues dans des notes que le reporter de La Presse juge «très élaborées»: «Il n'yJlv a, dans la preuve circonstancielle, même si on donne à la Couronne le bénéfice de toutes les présomptions qu'elle a mises au dossier, aucune preuve de mort violente ou ettribuable à un crime.Sans preuve, cette mort res te dans le domaine hypothétique ou du suicide ou d'une mort naturelle.Une personne peut être enterrée sans que cet acte implique nécessairement la présomption d'un homicide.» Plus loin, le magistrat ajoute: «S'il y 1 a eu meurtre, est-ce Stabile qui l'a commis?Est-ce sa femme?La Couronne ne pourra jamais écarter l'hypothèse que le meurtre aurait pu être commis par cette dernière.Un nouveau procès ne \u2022 serait pas une solution.L'accusé doit être libéré».On obtempéra le lende-^ main à l'ordre du plus haut tribunal de^ la province.Les circonstances de la mort de Carmine Festa allaient demeurer inconnues à jamais.Un homme et son juge 8 \u2022'.\u2022 \u2022 \u2022 ¦ \u2022 \u2022 \u2022 ijl /ier Tarte devait être pendu.La Cow d'appel le libère.Il retrouve aussi son épouse Thérèse et, au centre, son avocat Me Alexandre Chevalier.PHOTO La PmSô 25.0655 LW honorable juge Bernard Bissonnette n'a pas signé que l'arrêt qui allait sauver la vie de Luigi Stabile.Quelque douze ans plus tard, cet eminent juriste, qui fut aussi doyen de la faculté de droit de l'Université de Montreal, rendait une fois de plus un jugement au nom de ses collègues qui lui assurerait à jamais la reconnaissance d'un justiciable québécois.Olivier Tarte a 23 ans quand lès policiers le cueillent chez lui, à Lachine, en novembre 1952.Quelques jours plus tôt, le matin, un voisin de sa vieille .tante de 90 ans, qui se rendait chez elle pour la conduire à la messe, la trouve battue è mort dans sa maison de Lano-raie.Le fils de celle-ci, blessé, gît inconscient dans la cuisine.La maison a été fouillée de fond en comble, le mobile du meurtre est évident.On a tué pour voler.Rétabli, Etienne Tarte, le fils de la défunte, a confirmé qu'il manque les 125 dollars d'économies de la vieille.Il est âgé d'une cinquantaine d'années, il vivait seul avec sa mère et il a raconté aux enquêteurs qu'il rentrait des champs, vers 17 h 30 ce jour-là, quand, aussitôt passé le pas de la porte de la cuisine, il a été frappé par derrière à la tête.Il n'a pu voir son agresseur et il n'a repris conscience, secouru par son voisin, que le lendemain matin.Il se souvient cependant fort bien d'avoir aperçu son cousin Olivier à quelques pas de la maison, juste avant d'y entrer.Trois semaines après le dra- me, celui-ci, qu'on a questionné, voire cuisiné, signe une confession par laquelle il admet avoir tué sa tante après qu'elle eut refusé de lui prêter cent dollars.Elle l'aurait poussé, admet-il, et c'est à ce moment que, dans un mouvement de colère, il l'aurait frappée à la tête.Sur ces entrefaites, son cousin Etienne est entré et l'apercevant, lui aurait demandé ce qu'il faisait là.Pour toute réponse, Olivier lui a sauté dessus et l'a assommé.Etienne se serait effondré dans l'embrasure de la porte de la chambre à coucher.d'avis que le verdict de culpabilité doit être renversé et le prévenu acquitté! t.À son procès, Olivier Tarte affirme que dès le lendemain de cet aveu, il a informé le détective qui l'a reçu qu'il était faux et monté de toute pièce.Il explique au jury qu'on le lui a arraché, qu'il espérait ainsi mettre fin à un interrogatoire plutôt serré et qu'on lui avait promis qu'il pourrait enfin voir sa femme, enceinte de six mois, qu'il savait très inquiète de son sort.De plus, il pensait que les faits paraîtraient aux policiers si extraordinaires qu'ils ne manqueraient pas de faire enquête, de les vérifier, et partant, de finir par en découvrir la fausseté.Le juge Bissonnette démontre que la confession de l'accusé n'était pas vala-ble.La Couronne elle-même a établi que certains faits étaient faux.Ainsi, au moment où il déclarait avoir commis son crime, un témoin de la poursuite a prétendu qu'il se trouvait avec son beau-frère dans une auberge de Ber-.thier.De plus, la preuve d'alibi de la de-fense est pour le moins troublante.Elle * a fait entendre une quinzaine de témoins qui affirment que l'accusé était à Lachine le jour du meurtre.t.Quant au témoignage d'Etienne Tarte, dont le juge ne manque pas de souligner l'évidente faiblesse d'esprit, il en retient qu'il contredit carrément là -1 confession de l'accusé et d'autres arçu-^, ments de la Couronne.Olivier Tarte ne pouvait pas être dans les environs de la maison et attendre son cousin à l'intérieur de cette même maison pour l'assommer.Selon le magistrat, le témoignage du cousin Etienne compte de nombreuses autres incohérences.i En plus de cette confession, la Couronne compte aussi beaucoup sur la déposition d Étieniie Tartp qui affirme toujours avoir aperçu son cousin, près de la maison, qui tentait de se dissimuler le visage.Il était 17 h 30, début novembre, il faisait donc sombre, mais il Comment un savant homme de loi arrive-t-il à exprimer sa pensée?La prose du juge Bissonnette vaut le détour: «Aussi me paraît-il juste de dire que l'hésitation de l'esprit à adhérer à un fait qu'on veut lui faire accepter comme vrai sera d'autant plus justifiée que les éléments de preuve qui tendent à l'éta- jure l'avoir reconnu.Tout ça impres- eiemenis ae preuve qui icnacnia i uiu-sionne sans doute vivement le jury.Ses.blir se repoussent, se combattent les uns sionne.délibérations s'éternisent mais il finit Ear rendre un verdict de culpabilité, 'accusé est condamné à être pendu haut et court.Olivier Tarte aura passé 32 mois en prison quand, en juin 1955.la Cour d'appel rend jugement.Des cinq juges qui composent Te tribunal, quatre sont les autres, en un mot sont inconciliables, par conséquent ne forment pas un ensemble de circonstances, voire de présomptions, ne conduisant qu'à une seule conclusion.Quand il en est ainsi, la preuve tentée de la vérité de ce fait est insuffisante et l'accepter sans for- -muler plus d'exigence, c est élever de simples hypothèses au degré de pré- , somptions probantes.le suis donc d'avis qu'il y a absence de preuve, que le verdict est déraisonnable et que, tout au moins, la preuve ne le justifiait pas.» * \u2022 \u2022 //v > *, .* ,' ' V'\".'\"'6 * * Quand Olivier Tarte passe les portes de la prison commune de Montréal, le ' 22 juin 1955, libre comme l'air, sa femme l'attend.Pendant les trois années qu'a duré èon cauchemar, elle s'est tenu à ses côtés, elle l'a vu toutes les semaines.Elle tient dans ses bras un enfant de deux ans que son père voit pour la première fois.Quand il le prend et le presse dans ses bras, le père et le fils éclatent en sanglots.L'un pleure d'effroi, l'autre de joie. LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 21 JUILLET 1991 A.9 Les moulins de Repentigny 269 GUY PINARD n parle souvent des effets néfastes qui résultent du manque d'entretien d'un bâtiment.On s'est servi de cet argument pour condamner l'inaction des propriétaires et l'insensibilité de l'administration Doré dans la |démolition du regretté hôtel Queen's.\u2022 Mais jamais avait-on pu, dans le cadre de cette série, illustrer à l'aide de deux bâtiments de la môme époque, la différence qui existe entre un édifice bien entretenu et un autre laissé à l'abandon dans l'indifférence la plus totale.Cette occasion nous est offerte par les \u2022deux moulins de Repentigny, construits en 1820 et 1823 sur la rive nord du ;Suint-Laurcnt, et classés monuments historiques depuis le 14 avril 1975 et le 17 mars 1976 respectivement.! D'un côté, le moulin Grenier, laissé à l'abandon en bordure de la rue Notre-Dame, où il est à la merci des vandales 'et des vibrations causées par les poids 'lourds.De l'autre, le moulin Jette, admirablement bien conservé par les soeurs Séguin, sans aucun secours financier de l'État.Mais au moins, dans le cas du moulin
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