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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1991-10-21, Collections de BAnQ.

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[" SOLUTION PNEUS ^YOKOHAMA Monsieur puffier i.Aujourd'hui: généralement nuageux et assez frais.Minimum -1° Maximum 6° Demain: yér léraierneni nuageux.Dt i AiLS CAHiER 5PORTS h '\"; LE p LE PLUS GRAUlD QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMÉRIQUE MONTRÉAL, LUNDI 21 OCTOBRE 1991 108e ANNÉE N° 2 60 PAGES, CAHIERS Ijs: Ha l_a Madoloino : 1.00 50* Taxes en sus Aujourd'hui region du SÉISME 250 milles chine 250 *™ bhutan New Delhi INDE BANGLADESH^ m GOLFE DU BENGALE fV\u2014 SRI LANKA AP A10 SÉISME Un violent tremblement de terre, qui a été ressenti jusqu'à New Delhi, a frappé l'Uttar Pradesh, dans le nord de l'Inde, faisant plus de 500 morts, ainsi que des dizaines de milliers de blessés et de sans-abri.A3 STADE OLYMPIQUE Le ministre du Tourisme, André Vallerand, responsable de la RIO, demande des avis additionnels confirmant l'aspect sécuritaire de la toile du stade Olympique.ci ÉCONOMIE La vente à la Corée du Sud d'un deuxième réacteur nucléaire CAN-DU permettra de créer ou de sauvegarder 500 emplois directs en haute technologie à Montréal.^ AUTOMOBILE General Motors frappe dans le mille avec sa nouvelle Cadillac Seville, qui est équilibrée à tous les points de vue et dont les prestations routières sont intéressantes.S3 TWINS 3 BRAVES 2 La recrue Scott Leius frappe un circuit en huitième manche et les Twins défont les Braves d'Atlanta, 3-2.Les Twins prennent ainsi une avance de 2-0 en Série mondiale.Sommaire Annonces classées Immobilier.B6 à B9 marchandises.B9 et B10 emplois.B10 automobiles.B10 à B12 propositions d'affaires.C3 Arts et spectacles informations.A12 à A15 ciné-horalre.A14 télé-horaire.A13 radio-télé.A13 Bandes dessinées.B7 Bridge.B12 Décès.CI 2 Économie.c 1 à C3 Êtes-vous observateur?.B6 Feuilleton.B9 Horoscope.B8 L'auto.C4 à C9 Le monde.~.B4 et B5 Loteries.A4 Mot my stère.B11 Mots croisés.B10 Ouoi faire.C11 SPORTS Michel Marols.S2 François BelIveau.S5 Le transport en commun risque d'être perturbé raymond gervais Le transport en commun risque à nouveau d'être perturbé dès cette semaine à Montréal.Réunis en assemblée générale hier matin, les employés d'entretien de la STCUM ont décidé de faire bande à part en refusant la proposition en quatre points soumise par la Société pour empêcher la disparition de 120 postes.Les syndiqués ont aussi adopté un plan d'action dans lequel ils ont décidé d'appliquer la convention collective à la lettre et de refuser de faire des heures supplémentaires.Le président du syndicat, M.Normand Lamoureux, s'est bien défendu, hier, de vouloir prendre en otage les usagers du transport en commun.«Notre but consiste à mettre de la pression sur la STCUM et non sur le public voya- geur, s'est-il défendu.Mais si la Société nous place dans une situation qui affecte les usagers, c'est qu'elle l'aura décidé.La STCUM ne peut pas procéder à des mises à pied chez nos membres et nous demander de faire du temps supplémentaire en même temps.» M.Lamoureux a de plus précisé que ses membres feraient leur «possible» pour sortir du garage tous les autobus, et cela, avec le souci de la sécurité des usagers du transport en commun.Le président syndical n'a toutefois pas pu affirmer que tous les véhicules normalement en service pourraient quitter le garage.Oh se rappellera que les moyens de pression des syndiqués de l'entretien, en novembre 1989, avaient affecté le tiers du matériel roulant, privant les usagers de 60 circuits d'autobus en plein hiver._ VOIR TRANSPORT EN A 2 LA PRESSE HONORE JEAN VANIER Jean Béliveau, le père Marcel Lalonde, Janine Sutto, Hubert Reeves et Laurent Beaudojn ont été particulièrement honorés.Oh les voit ici avec le president et éditeur de La Presse, M.Roger-D.Landry, qui porte la page en bronze qui sera remise à Jean Vanier.PHOTO PIERRE McCANN.U Presse Le prophète et fondateur de l'Arche est choisi Personnalité de l'année jules béliveau e Gala Excellence 1991 de La Presse, qui a eu lieu hier soir, était effectivement un gala de l'excellence et de la diversité.Qu'on en juge: les personnalités honorées de façon toute particulière à cette occasion sont un sportif, un prêtre, une comédienne, un industriel et un.prophète.C'est d'ailleurs le prophète qui a reçu lé plus grand hon- neur en étant désigné Personnalité de l'année 1991 de La Presse: Jean Vanier.Comme tous les précédents, ce huitième Gala Excellence de La Presse était télédiffusé sur les ondes de Radio-Canada.D'innombrables téléspectateurs ont ainsi pu voir défiler au petit écran, depuis le studio 42 de la Maison de Radio-Canada, une quantité impressionnante de personnalités québécoises bien connues, notamment dans les domaines des arts de la scène (théâtre, chanson, opéra, etc.), mais également dans ceux du sport et des loisirs, des sciences et de la technologie, des affaires et de l'action humanitaire.Ici aussi, le Gala Excellence 1991 de La Presse était marqué au coin de la diversité.Ce n'est qu'à la toute fin de la VOIR VANIER EN A 2 ¦ Trois pages sur le Gala Excellence 1991 de La Presse en pages A 7 a A 9.Le prophète Jean Vanier Un jeune gardien de but meurt, atteint au cou martin pelchat n gardien de but de 16 ans d'une équipe de hockey midget de Saint-Hubert a perdu la vie hier après-midi après avoir été atteint au cou par la rondelle, au cours d'un match disputé à l'aréna Jean Béliveau, de Longueuil.Stéphane Harvey gardait les buts des Jets de Saint-Hubert, de la Ligue élite régionale Richelieu, quand il s'est effondré, vers 16 h, sous les yeux de ses parents et de quelque 400 spectateurs.Il venait de repousser un lancer frappé d'une dizaine de mètres d'un opposant des Sieurs de Longueuil, ainsi que deux retours de lancer.À son premier arrêt, la rondelle a frappé son casque, raconte l'entraîneur des lets, Serge Lapointe.Le jeune gardien était encore debout quand le second lancer l'a atteint au cou.«Il est tombé à genoux et il a reçu un troisième tir sur le thorax, ajoute M.Lapointe.Là, il a glissé et gelé la rondelle.» Une mêlée a éclaté devant le but de Stéphane Harvey.« |'ai vu Stéphane essayer de se relever.Il s'est relevé puis il est retombé.» L'entraîneur ne croit pas que son protégé a reçu des coups pendant la mêlée.«Il n'y a pas eu de gestes vicieux, dit-il.Des choses comme ça, tu vois ça cent fois par partie de hockey.» Voyant que le gardien était en difficulté, le soigneur du camp longueuil-lois s'est approché.On a sorti Stéphane de la patinoire pour le conduire à l'infirmerie.«Je le voyais bouger des bras et il a même tenté de se relever», raconte M.Lapointe, qui croit que l'adolescent s'est étouffé dans ses vomissures.Les secouristes ont mis du temps à trouver la clé de l'infirmerie.«Les infirmeries dans les arenas, c'est le bien-être social», lance M.Lapointe.Pendant qu'on cherchait la clé, une infirmière qui se trouvait à l'aréna pour assister au match est venue prêter main forte au soigneur.Elle a tenté de faire au malheureux la respiration artificielle, et ce dernier a vomi.M.Lapointe se souvient que quelqu'un a alors crié VOIR GARDIEN EN A 2 «La gloire, c'est d'atteindre son but» eethoven remplit l'air.Comme une danseuse aux pieds nus, ses jambes pointent hors de l'onde et font des entrechats au rythme de la musique.Et disparaissent.Le corps tout entier fend l'eau, s'allonge jusqu'au bout de lui-même, des pieds, des doigts en gestes saccadés, la main éclabousse et une pluie d'étoiles jaillit.Les épaules et le visage émergent, on dirait qu'ils flottent en état d'apesanteur.Le jeune dauphin reprend son souffle.«Pense à tes épaules, la grande.» «Dis donc, tu es restée 41 secondes sous l'eau ! » «|e comprends pourquoi je trouve ça long!» Pourquoi tout à coup le noir?Car les muscles tendus, les mouvements rythmés accaparent tout l'oxygène.Dans cet état de conscience altérée, les gestes sont exécutés automatiquement, la technique vole au secours du corps.Sylvie Frechette va recommen- ANNE RICHER rencontre.SYLVIE cer quatre, cinq fois, un exercice difficile, douloureux, où elle-même connaît la peur.Mais elle la dompte cette peur, l'apprivoise.Et quand elle revient au bord de la piscine, c'est pour quêter de son regard bleu, docile et modeste, toutes les remarques positives ou négatives que son entraîneur va lui taire.La parfaite maîtrise, voilà l'objectif.«Tout se passe entre les deux oreilles, la concentration est primordiale», explique-t-elle.La championne du monde en nage synchronisée s'entraîne six heures par jour: musculation, piscine.«Les (eux olympiques sont dans 291 jours!» L'espoir de gagner est au bout de l'immense détermination qui anime cette jeune femme de 24 ans.Elle sait qu'elle doit aller très loin.Un caractère de «diabolo».Elle sacrifie tout, cette année: travail, études, au profit de l'entraînement.«C'est mon année la plus dangereuse», confie Sylvie.Barcelone n'est plus si loin, et une médaille d'or viendrait couronner 17 années d'efforts.La vie ordinaire pourrait peut-être reprendre son cours.Elle rangerait la médaille au fond d'un tiroir, sans doute, comme tous les trophées qu'elle donne à sa mère, car elle ne nage pas par esprit de compétition mais pour aller au bout d'elle-même.Si elle gagnait, elle pourrait enfin mettre son énergie à découvrir les autres aspects de la vie.Elle pourrait peut-être penser au bonheur.Née à Montréal, dans le quartier Rosemont, le 27 juin VOIR GLOIRE EN A 2 Sylvie Frechette, championne mondiale de nage synchronisée, à l'entraînement à la piscine Georges Vernot.photo «an goupil, u presse m VIN ROUGE IMPORTÉ D'ESPAGNE Collectionnez vos ir 7 4 litres j/IN 1ER.tftlhût à rinUhiciinlcilnujuc \\ imi k A 2 - \u2022» LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 21 OCTOBRE 1991 SUITE DE LÀ UNE VANIER La Presse honore Jean Vanter soirée qu'a été révélé le nom de la Personnalité de l'année de Lu Presse.Jean Vanter avait été proclamé Personnalité de la semaine de La Presse le 30 juin dernier.Ce n'est pas d'hier que le fondateur des communautés de l'Arche, qui a aussi fondé les mouvements Foi et Lumière et Toi et Partage, est placé au rang ties «grands prophètes de 1ère contemporaine» avec les dom rider Camara, les mere Teresa et quelques autres.Par sa foi profonde et agissante aussi bien en Dieu et en l'humanité, il est de plus en plus perçu comme une source d'inspiration chez îles gens de tout âge.lean Vanier, fils de l'ancien gouverneur général dû Canada Georges-P.Vanier, a fondé sa première communauté de l'Arche en recevant en 1964 dans une humble maison de Trosly-Breuil, en France, deux hommes handicapés intellectuellement; il avait décidé de vivre avec eux comme avec des frères.Depuis, 94 autres communautés de l'Arche sont nées de par le monde, dont huit au Québec.Aujourd'hui âge de 63 ans, lean Vanier est libéré de la plupart de ses tâches administratives au sein de la grande famille des communautés de l'Arche.11 n'en est pas moins très actif: il parcourt presque constamment le monde entier, répondant à une quantité inouïe d'invitations à prononcer ici et là des conférences ou à animer des retraites spirituelles.C'est ainsi qu'hier, il n'était pas présent au Gala Excellence de La Presse: il était à l'autre bout de la terre, plus précisément aux Philippines.Grâce a la technologie moderne, on a pu néanmoins voir le prophète Jean Vanier au petit écran et entendre sa réaction après avoir été désigné Per-sonnalité de l'année de Lu Presse.«Ce que je sens et ce que je pressens a travers cet honneur, a-t-il dit en substance, c'est que beaucoup de gens sont en train de reconnaître le message fondamental de l'Arche.» Le transport en commun risque d'être perturbe C'est à l'unanimité et par un vote à main levée que les quelque 1 200 travailleurs qui assistaient à l'assemblée (sur 2000 membres du syndicat de l'entretien) ont rejeté la proposition patronale.Le syndical a toutefois présente sa propre proposition de congé de contribution à la caisse de retraite, une proposition différente, bien sûr, de celle consentie par les chauffeurs.Le syndicat entend maintenant tout mettre en oeuvre pour éviter les 120 mises à pied prévues dans le plan de redressement budgétaire de la STCUM pour le syndicat de l'entretien.La guerre est donc déclarée depuis hier matin entre ce groupe d'employés et leur employeur.Le syndicat prévoit aussi mener des campagnes publicitaires afin de redorer son blason aux yeux du public, affirmant que le message de la STCUM passe beaucoup mieux que le leur dans les mcJ dias, où le syndicat passe toujours pour le gros méchant qui refuse de négocier.Du côté de la STCUM, on se dit déçu de la décision des employés d'entretien de rejeter la proposition patronale, qui a pourtant été acceptée par les autres syndicats, notamment par celui des chauffeurs.Rappelons que la proposition de la Société comprenait un congé de contribution de l'employeur à la caisse de retraite durant les huit premiers mois de l'année 1992; le prolongement de la convention collective actuelle jusqu'au 11 janvier 1994 au lieu de 1993; un gel de salaire pour 1993 et, finalement, l'augmentation de la prime de départ pour les employés admissibles à la pleine retraite.Cette proposition patronale visait à permettre à la Société de régler ses problèmes budgétaires tout en évitant la mise a pied de 500 employés syndiqués.Un porte-parole de la STCUM, M.Yves Duthel, a indiqué que la proposition mise de l'avant par le syndicat de procéder à des mises à la retraite plutôt qu'à des licenciements était irréalisable, notamment par équité pour les syndicats qui ont accepté la proposition de la Société.II a ajouté qu'il était impossible de prévoir le nombre d'employés gui seraient disposés à se prévaloir d'une retraite prématurée et précisé que la STCUM n'avait pas les fonds nécessaires pour payer les primes de séparation qu'un tel processus engendrerait.Enfin, M.Duthel a soutenu que l'élimination de 120 postes n'affecterait pas la sécurité des usagers.Ce qui n'empêche pas le président de Transport 2000 Québec, M.Guy Chart rand, de craindre le pire.Il est d'avis que les autobus disparaîtront graduellement de la circulation, au fur et à mesure que les semaines s'écouleront, si les deux parties restent sur leur position respective.«|e crois bien que les usagers vont se retrouver dans la même situation qu'en 1989.Les deux parties tenteront de rejeter le blâme sur l'autre, mais le résultat sera le même», a conclu M.Char-trand.?GARDIEN Un jeune gardten de but meurt, atteint au cou que Stéphane faisait un arrêt cardiaque.Une ambulance l'a transporté à l'hôpital Pierre-Boucher où son décès, causé par une hémorragie interne, a été annoncé vers 20 h.Un peu plus tard, à l'are-na Gaétan-Boucher de Saint-Hubert, les spectateurs d'un autre match de hockey mineur observaient une minute de silence.Marcel Daigle, président de i\"Association de hockey mineur de Saint-Hubert, s'explique d'autant moins bien ce drame que selon lui, Stéphane Harvey était équipé de deux protecteurs de cou, soit celui qui prolonge la visière du masque et une autre pièce d'équipement.« Mais j'ouvre une parenthèse, note M.Daigle.Le ministère des Loisirs, de la Chasse et de la Pêche n'a pas encore statué sur les protège-cou qui devraient être adoptés.On se protège avec ce qui se vend dans les boutiques de sport.On va chercher les meilleurs équipements possibles.Mais le ministère n'a pas statué à savoir lequel est le meilleur.» Autre question soulevée par ce drame, note M.Daigle: les équipements de soins disponibles dans les arenas.Pour prodiguer à Stéphane les premiers soins, on ne disposait pas de masque à oxygène, remarque-t-il.«On peut se poser la question à savoir s'il y avait les équipements nécessaires, mais c'est la même chose dans tous les arenas, obser-ve-t-il.Si le ministère veut un règlement, il faudrait que tous les services de loisirs des villes s'assurent qu'ils ont les équipements nécessaires.Les entraîneurs déplorent !e manque de réglementation à ce niveau.11 faut repenser tout ça et voir ce qu'on peut faire.» «On se pose de sérieuses questions pour nos enfants», conclut M.Daigle.?Israël accepte de se rendre à Madrid d'après AFP et Reuter JÉRUSALEM ¦ Le gouvernement israélien a accepté hier, par 16 voix contre 3 et une abstention, de participer à la conférence sur la paix au Proche-Orient, tout en soulignant que le processus serait très long.Peu après, le parti ultra-nationaliste Tehiya (trois sièges) a annoncé qu'il quittera la coalition gouvernementale conduite par le premier ministre Yitzhak Shamir le jour de l'ouverture de la conférence de paix, le 30 octobre à Madrid.Certes, la coalition gouvernementale reste majoritaire au Parlement avec 65 sièges (au lieu de 66) sur 120.Mais les dirigeants de trois partis ultra-conservateurs qui détiennent la clé de l'équilibre de la coalition au pouvoir ont déjà affirmé qu'ils quitteraient le gouvernement si les négociations de paix touchaient à des compromis territoriaux ou à l'autonomie des Palestiniens des territoires occupés.L'opposition a la conférence pourrait s'accroître dans la semaine quivient lorsque les noms des délègues palestiniens seront rendus public, au cas où la liste comprendrait des partisans déclarés de l'OLP.Selon des sources palestiniennes, les membres palestiniens de la délégation jordano-palestinien-ne à la conférence seront conduits par Haider Abdel Chafi, 72 ans, directeur du Croissant-Rouge (pendant musulman de la Croix-Rouge) dans la bande de Gaza.«Ce ne sera pas facile (.) mais nous prenons une route censée conduire à la paix», a déclaré le ministre de la Justice Dan Meri-dor, proche du premier ministre Yitzhak Shamir, à la sortie de la réunion du cabinet qui a duré plus de sept heures.«C'est un tournant dans la politique d'Israël.Mais c'est un processus long et difficile, en raison de l'énorme fossé entre nos positions et celles des Arabes»./ «Contrairement à toute attente, aucun membre du gouvernement n'a menacé de démissionner de ses fonctions», a déclaré le ministre de l'Éducation Zévulun Hammer.Trois ministres, connus pour leur intransigeance et leurs positions ultra-nationalistes, se sont prononcés contre la participation d'Israël à la conférence de paix: Ariel Sharon (Habitat \u2014 Likoud), Youval Neeman (Recherche scientifique \u2014 Tehya, trois députés) et Rehavam Zeevi (sans portefeuille \u2014 Moledet, deux députés).Tous trois ont expliqué que selon eux, la conférence est «un piège pour Israel », mais qu'ils préféraient «provisoirement lutter contre les défaitistes à l'intérieur même du gouvernement».L'un des dirigeants du parti Tehiya, l'actuel ministre des Sciences Yuval Neeman, a déclaré à l'issue de la décision de son parti qu'il allait «quitter le gouvernement et le Tehiya».11 avait souhaité que le vote au sein de son parti soit différé d'au moins deux semaines «afin d'entraîner dans son sillage les autres formations de l'extrême droite».Les instances du Tehiya se sont néanmoins réunies à la demande de deux de ses députés, Gueoula Cohen èt Elyakim Haetzni, pour décider de la poursuite de sa participation à la coalition gouvernementale.M.Sharon, la mine sombre, a refusé de parler aux journalistes.La veille, ce rival déclaré d'Yit-zhak Shamir pour la direction du bloc de droite du Likoud (au pouvoir), avait demandé la démission du premier ministre et annoncé qu'il s'opposerait à la tenue de la conférence.Selon un de ses proches, il a affirmé pendant la séance du gouvernement: «Le plus grand danger pour l'État serait que nous perdions notre indépendance.Or, c'est exactement ce qui est en train de se produire.Le premier ministre devrait se rendre aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne où se trouvent les communautés juives les plus importantes pour leur demander de nous aider à résister aux pressions américaines».M.Sharon a comparé la situation actuelle d'Israël à celle qui prévalait, à la veille de la seconde Guerre mondiale, en Tchécoslovaquie «pays sacrifié par les démocraties occidentales (.) Le Likoud ne devrait pas avoir à craindre des élections anticipées», a-t-il poursuivi.Il a reproché en outre au gouvernement «d'avoir accepté des négociations indirectes avec l'OLP».Répondant à ces critiques, le premier ministre et le chef de la diplomatie, David Lévy, ont au contraire estime qu'« Israël a obtenu les conditions qu'il exigeait pour des négociations bilatérales avec ses voisins arabes et avec les Palestiniens».«II n'y a aucune raison d'etre pessimiste.Nous pouvons défendre nos intérêts et réaliser une percée vers la paix», a renchéri le ministre de la Police, Ronnie Milo.Une grenade dégoupillée trouvée près d'un piano-bar La Quotidienne tirage de samedi à trois chiffres à quatre chiffres 662 0577 i ABONNEMENT 285*6911 »*hy*c« do» abonnements I «Bt ouvert du lundi au ¦ vendredi d©7h à I7h30 ; RÉDACTION 285-7070 I PROMOTION 285-7100 | COMPTABILITÉ .Grandet annonces 285-6852 ! Annonces etasées 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou correction* lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 j GRANDES ANNONCES Détaillant* National, Tété-Prem Vacances, Voyages carrières ex provenions, nominexions I I 285-7202 J 285-7506 ' 285-7265 | 285-7320 1 ¦ Un badaud a découvert une grenade dégoupillée, tôt hier matin, dans le stationnement du piano-bar Daniel Hétu, situé au coin des rues Jarry et Viau, à Saint-Léonard.Un appel anonyme avait d'abord indiqué aux policiers du poste 54 que l'engin se trouvait dans un véhicule de marque Pontine.Après vérification, les agents n'ont rien décelé, a expliqué le sergent Michel Tétreault.Une heure plus tard, un deuxième appel anonyme a livré une nouvelle information aux policiers: la grenade était dans le stationnement du club de nuit.Cette fois, les agents ont retracé l'arme dangereuse.L'escouade technique s'est rendue sur les lieux pour s'en emparer et la détruire.Cette grenade aurait été fabriquée durant la Deuxième Guerre mondiale.Le sergent Tétreault a précisé qu'elle avait été dégoupillée une fois, mais qu'elle contenait deux goupilles, ce que ses propriétaires devaient ignorer.L'« attentat » n'a pas été revendiqué.I la PRESSE est Duchée car la PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Seule la | Pressa Canadienne est autorisée a diffuser les informations ae -la PRESSE- et celles des l i | RENSEIGNEMENTS 285-7272 services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations oa'ticu'iere'i a la presse sont également réservés «Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400» Port de retour garanti.IUSPS003692I Champleln N.Y.12919-1518.I I I i -i i i I LUNDI 21J)CTOBRE 1991 43-1-01 i i l i Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 Montréal: au Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131, rue Sherbrooke Est, de 9h a 18h; \u2022 Sainte-Anne-de-Bellcvue: à l'édifice Casgrain du cégep lohn-Abbott, 21272, route Lakeshore, de 9 h 30 à 16 h 30; \u2022 Saint-Eustache: au Centre sportif, 330, boul.Terry-Fox, de 10 h a 20 h 30.Un moment de plaisir dans une vie de travail: Sylvie Frechette se choisit une tenue pour le gala de l'excellence de La Presse.Ci-contre, la petite Sylvie à 3 ans.PHOTO ROBERT MAILLOUX.U Presse - GLOIRE \u2022 La gloire, c'est d'atteindre son but» t 1967, elle a trois ans lorsque son père meurt dans un accident d'auto; son frère a trois mois à peine.«J'ai eu une enfance heureuse.Ma mère a été très courageuse.On allait souvent dans les Lauren tides, au bord d'un lac où mes grands-parents avaient une maison.On était dans l'eau tout le temps.C'est là que j'ai commencé à barbotter.Mais pour notre sécurité, ma mère voulait qu'on sache nager et nous a inscrits à des cours, au Bain Rose-mont.» Sylvie a sept ans lorsque la Ville de Montreal recrute des jeunes nageuses pour un spectacle de nage synchronisée, «l'étais fascinée par le fait qu'on puisse avoir les deux bras et le torse hors de l'eau sans caler».Sa première figure: un bout d'étoile et une culbute par en arrière.C'est le début de l'aventure avec son entraineure Julie Sauvé, qui va l'accompagner jusqu'à ce jour et lui permettre de révéler un talent naturel, certes, mais développé par beaucoup de travail.«Je n'avais aucune grâce», avoue Sylvie.Pour réussir dans un sport qui en réclame beaucoup, il a fallu «casser» ce corps fort et dur, permettre à l'adolescente de sortir de son cocon et déployer ses ailes en douceur.Exprimer ses émotions.À force de travail dans le sport comme à l'école, elle a toujours très bien réussi, mais une partie de son enfance lui a échappé.Cette grande fille d'aujourd'hui, saine, équilibrée, qui a rêvé d'être médecin, conserve une impressionnante collection de toutous en peluche: koala, ourson, lion, Garfield, Panthère Rose qui jonchent le plancher de sa chambre.Mais au-delà de ce fétichisme, elle garde dans le regard et dans le rire une pureté et une tendresse qui n'appartiennent qu'aux enfants.Et qui font son charme.Elle saute de joie, elle exprime spontanément son plateir et reste toujours attentive, étonnamment présente aux autres en dépit de ses préoccupations.A la côtoyer, on découvre sa force qui vient de plus loin qu'un corps musclé.La vie aquatique la passionne, les dauphins, la faune, la flore.Et rêve au bord de la rivière, de la mer.Curieusement, elle a peur de plonger du haut d'un tremplin, cette espèce de vertige des moments d'éternité entre ciel et eau la remplit d'angoisse.Sur terre, Sylvie Frechette, timide, réservée, est une liane, ou une longue plante aquatique déracinée, dépaysée.À l'attention ou à la marche, elle semble cher- *7.cher constamment un point d'appui, les longs pieds fins font vaciller légèrement la silhouette; il y a comme une certaine maladresse, déconcertante, attendrissante pour une athlete, le corps est contracté, il tangue.«C'est dur la terre».La sirène n'est bien que dans l'eau.Pour chasser les mauvais es-' prits, le mauvais oeil (en période de stress, elle rêve qu'elle sel noie), elle se chante intérieurement des musiques.«Rester la' meilleure, aller au bout de soi, c'est une chose, mais le plaisir de créer, de trouver de nouvelles figures, d'inventer, c'est autre chose et c'est ce qui m'attire dans cet-.te discipline sportive.» Les victoires ne la changent pas.«La gloire pour moi, ce n'est pas la médaille d'or, c'est d'avoir atteint mon but.Je ne suis pas fiè-re des victoires faciles.Si je nage bien, tant mieux, je peux garder la tête droite.Être la première ou la vingtième, si on a donné tout ce qu'on a à donner, c'est ça qui, est important.»?de rouée Sylvie Frechette Études: baccalauréat en éducation physique à l'Université de Montréal Les grandes lignes en résumé de sa jeune carrière: 1985: Coupe du monde Fina, première en équipe 1986: Rencontre en URSS, première en solo 1987: Coupe du monde Fina, Caire, deuxième 1988: Synchro Roma, Rome, première en tout 1989: Championnat canadien, première en tout 1990: Jeux du Commonwealth, première solo, première en figures 1991: A Perth en Australie» championne mondiale en préolympique de Barcelone, première solo Bien des trophées, bien des honneurs. LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 21 OCTOBRE 1991 A3 CECM: Ouimet soutient que Page a réagi avec démesuré Le MEMO brillera par son absence à la séance extraordinaire de ce midi MARTIN PE1CHAT mm V.\u2022 ¦ \u2022 \u2022 « mm ¦ iirr^irii'iii «\u2022»\u2022 \u2022 vj « urninivvimi »un.\u2014 -\u2014 f-~\u2014 ~ .- .- - \u2014 - - - W Wà*l*4AftU%>«VA« \u2014 w v - écoles catholiques de Montréal, François Ouimet, qualifie de «démesurée» la réaction du ministre de l'Éducation, Michel Page, au jeu de cache-cache auquel les membres de son parti s'étaient livrés mercredi dernier pour éviter d'être placés en minorité au conseil des commissaires.«Ça m'a pris par surprise, je pense qu'il est allé trop fort dans ses déclarations», a indiqué hier M.Ouimet, en faisant allusion à la menace évoquée vendredi par le ministre de recourir à la tutelle si la situation à la CECM n'était pas redressée bientôt.Le comité aviseur mis sur pied par la CECM conformément aux recommandations du rapport du vérificateur externe Tousignant devrait présenter d'ici trois semaines ses propositions afin de favoriser le processus démocratique au conseil des commissaires, note M.Ouimet.»»-» v.» * w \u2022 r»sl«*a 1o mtnîctr** Hp- puis six semaines à ce sujet et à propos d'autres dossiers, explique-t-H.Je lui ai fait parvenir cinq lettres et une quinzaine d'appels téléphoniques n'ont pas été retournés.Samedi, le ministre était à un congrès de l'Association des parents catholiques et je lui ai demandé d'échanger avec moi une quinzaine de minutes.Il m'a dit qu'il n'avait pas le temps.» Selon Me Ouimet, il serait «ridicule» d'imposer une tutelle à la CECM pour une réunion cancellée alors que la CECM tient, bon an mal an, une trentaine d'assemblées.La loi ne lui en impose que quatre.« Je peux assurer à toute la population que le comité aviseur a été mis sur pied pour donner suite au rapport Tousignant», poursuit François Ouimet.Réagissant à l'épisode de mercredi der- nier, le ministre Page avait déclaré qu'il réclamerait du président de la CECM une accélération du processus de redressement.Le ministre exige l'adoption de régies de procédure favorisant ia démocratie.L'assemblée de mercredi dernier n'a pas eu lieu parce que neuf commissaires du Regroupement scolaire confessionnel, le parti de M.Ouimet, s'étaient cachés pour évjter d'être placés en minorité face aux dix commissaires de l'opposition.Les membres du RSC attendaient un de leurs collègues, en retard de plus d'une heure.Un mea culpa M.Ouimet a fait son mea culpa dans cette affaire et a promis que cela ne se reproduirait pas.Le président a toutefois reporté l'assemblée à ce midi.et voilà que les commissaires du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) annoncent qu'ils n'y participe- ront pas.«La quasi-totalité des commissaires du MEMO sont au travail le lundi après-midi et leur absence représenterait pour eux une perte de salaire; de surcroit, un des commissaires responsables de la question de l'entrepôt Deslauriers (à l'ordre du jour de cette séance) avait déjà un engagement à l'extérieur de la ville ce lundi», écrit Kenneth George pour le MEMO dans une lettre expédiée vendredi au secrétariat-général de la CECM.Hier, la présidente du MEMO, Diane de Courcy, maintenait cette position et espérait toujours que M.Ouimet revienne sur sa décision et remette la séance à mercredi soir.«Il serait bien malvenu de traiter la démocratie de cette façon, a lancé Mme de Courcy à l'occasion du lancement de la campagne de financement de son parti.Attendre à mercredi ferait preuve de ce que le ministre Page lui demande, c'est-à-dire d'avoir de l'écoute et de tenir compte de la nouvelle situation au conseil.» Mme de Courcy se défend bien dé boycotter 1» séance extraordinaire d'aujourd'hui.«Nous demandons seuiement.un arrangement à l'amiable avec M.Ouimet», dit-elle.Mais ce dernier répète que les ayi$ publics ont déjà été envoyés et qu'il ;ne peut plus reculer.«Mais si les gens du MEMO ne sont pas là, je vais proposer une'solution de rechange», dit-il, sans en révéler la teneur.Quoiqu'il en soit, note M.Ouimet, Je MEMO a réclamé une autre séance extraordinaire pour mercredi.Quatre ou cinq des commissaires du RSC risquent de ne pas pouvoir y être, dit-il, ce qui à nouveau pourrait placer le parti en sjtip-tion minoritaire.Le MEMO à Oéôp* moins insisté et cette séance aura lieu.' «Nous allons quand même nous.présenter mercredi, assure M.Ouimfet.4Nous ferons face à la musique».x- \u2022.\u2022 \u2022> Les travaux sur la toile du Stade reprennent Le public ne serait pas en danger photo Richard amnotte.collaboration spéciale, La Presse Le feu ravage an immeubie en rénovation Un incendie a causé pour45 000 $ de dommages à un immeuble de trois étages en rénovation, hier après-midi, au 3200 rue Dandurand, dans le quartier Rosemont Selon le chef intérimaire Michel Martin, le brasier a pris naissance à la suite d'un court- circuit dans une rallonge électrique, au troisième étage.Trois pompiers ont subi des brûlures légères.Un autre incendie avait ravagé cet immeuble, l'année dernière, et on était à compléter les rénovations.Les parents de Marie-Claude Côté gardent toujours espoir de la retrouver vivante ÉRIC TROTTIER ¦ Plus d'une semaine après sa mystérieuse disparition, les parents de Marie-Claude Côté croient toujours aux chances de la jeune fille de 17 ans de revenir vivante au domicile familial d'Outremont.«Tous les espoirs sont encore permis», a confié le père de l'adolescente, Claude Côté, joint par La Presse, hier.Marie-Claude Côté, une élève du collège Jean-de-Brébeuf, habituée des bars du centre-ville, est allée prendre un verre au bar La Barina, dans le quartier Côte- Saint-Paul, avec sa meilleure amie, durant la nuit de samedi à.dimanche, il y a exactement huit jours.Après que sa copine l'eut quittée pour aller discuter quelques minutes avec un ami, on a perdu la trace de Marie-Claude.Les policiers sont persuadés qu'elle a été enlevée parce qu'elle a laissé son manteau à l'intérieur du club de nuit et qu'on a découvert, le lendemain de sa disparition, un de ses souliers et des gouttes de sang dans le stationnement de l'établissement.Depuis, des dizaines de personnes ont été interrogées par la police, mais jusqu'à présent, l'en- quête piétine.«Nous obtenons régulièrement des informations à son sujet, mais rien pour nous permettre de flairer une piste», a expliqué en substance un policier.Prudents, les parents de Marie-Claude se conforment aux directives de la police et refusent de prendre la parole pour implorer le ou les présumés agresseurs.« Nous préférons garder le silence pour ne pas nuire à l'enquête», a poursuivi Claude Côté.Pour sa part, le propriétaire de La Barina, Normand Robitaille, a expliqué que l'ambiance a changé dans son bar depuis l'enlèvement Cols bleus: six points encore en litige MARTIN PELCHAT ¦ La Ville de Montréal a soumis hier matin à ses cols bleus un projet global de règlement, qui a fait l'objet d'intenses discussions entre les parties pendant toute la journée.En dépit de ce sprint de négociations, toujours en cours au moment de mettre sous presse, le nouvel arrêt de travail décrété par le syndicat des cols bleus doit débuter à 10h35 ce matin et ne prendre fin que mercredi avant-midi.Les négociations ont repris à lOh hier matin, avec le dépôt de la nouvelle proposition patronale, dont rien n'a filtré.Six points d'une liste de huit élaborée par le syndicat sont encore en litige, y compris la procédure de règlement de plus de 600 griefs en suspens.C'est au moment d'aborder cette question que le dernier sprint de négociations avait achoppé, il y a deux semaines.Le chef de la division des Relations professionnelles de la Ville de Montréal, Michel Gohier, a indiqué hier soir que rien ne permettait encore de conclure à un déblocage ou à un durcissement de la négociation.Les représentants des parties ne se sont par ailleurs donné aucune limite de temps.«Nous ne voulons pas nous fixer d'échéancier, a-t-il dit.Tant qu'il y a des discussions, c'est bon signe.» de l'adolescente.«Plusieurs essayent de nous encourager, même si on sent que les gens ont peur, qu'ils viennent moins.Mais pour 1 instant, c'est le moindre de mes soucis; ce qui compte, c'est de retrouver Marie-Claude», a-t-il relaté.Les dirigeants de La Barina mettent d'ailleurs toutes leurs énergies à aider la police dans son travail.Ainsi, durant les nuits de vendredi et samedi derniers, Normand Robitaille a arrêté la musique pendant plusieurs minutes pour «discuter» de l'affaire avec la clientèle de ce bar de quartier.«Peut-être quelqu'un aurait-il pu se rappeler d'un détail quelconque, espérait-il, mais ça n'a rien donné.On nous a appris des choses que nous savions déjà.» M.Robitaille entend persévérer jusqu'à ce qu'un déclic se produise dans la mémoire d'un de ses clients.Enfin, il souhaite affronter celui ou ceux qui ont enlevé la jeune fille.«Qu'ils m'appellent, qu'ils viennent me rencontrer ici ; j aimerais bien leur parler», lan-ce-t-il, sur le ton du défi.Les sergents-détectives Paul Therrien, Pierre Grignon et Jacques Gamache poursuivent leur enquête et attendent tout renseignement utile au 280-2052 ou au 280-2777.MARTIN PELCHAT ¦ Un compromis est intervenu hier entre le ministre responsable de la Régie des installations olympiques, André Vallerand, et le président de cet organisme, Pierre Bibeau, de sorte que les travaux de réfection de la toile du Stade olympique, interrompus dans la controverse, vendredi soir, pourront reprendre dès ce matin.À la faveur d'une réunion de deux heures à laquelle assistaient notamment, outre MM.Vallerand et Bibeau, le président de Socodec 91, Pierre Dufour et celui du comité d'experts internationaux, Robert Boyd, le ministre a donné son accord à la reprise immédiate des travaux, à condition que la RIO lui fournisse «dans les plus brefs délais» des avis additionnels d'une firme indépendante qui «confirmeront l'avis de Socodec 91 assurant l'aspect sécuritaire de la toile et la pertinence de la remonter».Dans un commmuniqué émis tard hier soir, l'attaché de presse du ministre Vallerand précise que les travaux de réfection, qui coûtent 10 000 $ par jour, seront interrompus à nouveau si ces avis additionnels devaient plutôt confirmer l'évaluation pessimiste du comité présidé par M.Boyd que celle, optimiste, de Socodec 91, la firme qui détient également le contrat de 1,5 million de réparation de la toile.De plus, le ministre devrait bientôt disposer, pour étayer sa décision finale, de l'évaluation de l'état des consoles \u2014 la «cage thoracique» \u2014 du Stade olympique réalisée par le Comité d'évaluation du comportement structural de l'ouvrage, présidé par M.Vladimir Gorcevski.«Si ces avis additionnels et le rapport du comité sont concluants, alors la toile pourra être remontée et le stade rouvert au public, et ce de façon sécuritaire», indique le communiqué éma- nant du bureau du ministre Vallerand.Jeudi dernier, le ministre avait ordonné la suspension des.travaux de réfection de la toile après avoir étudié le rapport du comité Boyd, qui concluait à la possibilité d'une nouvelle déchirure de la toile si elle était réinstallée.Le comité d'expert internationaux jugeait que la toile se détériorait plus vite que prévu et que la réfection ne lui rendrait que 50 à70 p.cent de sa résistance originale.Mais, coup de théâtre, le président de la RIO, Pierre Bibeau, défiait l'ordre du ministre et poursuivait les travaux vendredi.Puis, tard ce soir-là, la RIO faisais volte-face et suspendait 4es.travaux.\\ Z L'avis «Le conseil d'administration de la RIO avait pris avis dé r«invitation» émise jeudi par le ministre et avait de bonne foi décidé de ne pas arrêter les travaux à la lumière notamment de l'avis de la firme Socodec 91 portant sur la sécurité de la toile», faisait savoir la RIO dans un communiqué tardif dans lequel elle confirmait se soumettre à la décision du ministre du Tourisme.Le communiqué qualifiait toutefois cette suspension de «temporaire».Au cours de la réunion d'hier, la RIO n'a certainement pas-rtian* que de faire valoir que plusieurs salons devaient se tenir à partir de novembre au Stade, et qu'elle pourrait faire face à des poursuites de 50 millions si l'ouvrage tie M.Taillibert n'était pas bientôt recouvert.Le compromis se sera donc fait autour de cette épée de Dameelès.Le communiqué émis hier par M.Vallerand fait d'ailleurs état de ces risques de poursuites, «t re^ prend en substance un argument invoqué vendredi dernier par la RIO pour expliquer son «insoumission » d'un jour et la poursuite de la réfection: «Ces travaux ne mettent pas en danger la sécurité du public».Vol de fourrures évaluées à 400000$ I t ¦ « « I .ÉRIC TROTTIER B Deux voleurs ont réussi à s'emparer de 400 000 $ de fourrures, hier soir, dans un entrepôt de la compagnie Nicholas Nikides, située boulevard de Maisonneuve, au centre-ville de Montréal.Les deux brigands avaient préparé leur coup de façon magistrale.«Ces gens-là s'y connaissaient très bien, ils savaient sûrement où ils s'en allaient», a expliqué le sergent-détective Claude Marchand, du poste 25.À 20 h 30, un individu vêtu d'un complet à la mode se présente devant les portes de l'immeuble, au 400 ouest, de Maison-neuve.Comme il prétend qu'il a rendez-vous avec une employée de la compagnie Nicholas Nikides, le garde de sécurité accepte de lui ouvrir le passage.Toutefois, un cagoulard armé sorti de nulle part suit son complice, désarme le gardien et l'oblige à monter avec eux jusqu'au cinqième étage.À cet endroit, deux employés de la compagnie\",\u2022 un couple âgé d'une cinquantaine*' d'années, terminent leur soirée de travail.\u2022 Menaçant alors leurs trotevtcti-mes avec une arme à feu, l'un des \u2022 ravisseurs lance, en français: «Si vous faites le moindre geste, on vous tue!».Les bandits, âgés d'une vingtaine d'années, rfleflpt* * tent ensuite le gardien aux bar- \u2022 reaux de la porte d'entrée et attar .chent les deux employés avec du ruban gommé et du fil électrique.; En tout, ils ont dérobé quel- .ques 5000 fourrures évaluées parle propriétaire à 400 000 $.> Ils ont même laissé de côté les pièces \\ sans valeur», a noté le sergenWè-^ tective Marchand.*t-t*v*C Enfin, les deux voleurs**q$î< connaissaient le code d'accès au ; garage intérieur, se sont enfuis en toute tranquilite, sans être aper- ' çus par quiconque, avec une ca- * mionnette.Le seul indice dont dispose la police est une trace laissée par les pneus du véhiculé/ Pour deux semaines seulement! Réparation des griffes de vos bagues ( Au fil des années, les griffes qui retiennent vos pierres précieuses s'usent et peuvent se briser, ce qui peut entraîner la perte de vos pierres.Ne courez pas ce risque.Notre personnel qualifié fera la vérification gratuite de vos bagues et vous conseillera sur les réparations à faire, si cela s'avère nécessaire.Faites vite car pour un temps limité, nous vous offrons 25% de rabais sur la réparation de vos griffes.25% de rabais du 21 octobre au 2 novembre Dans chaque boîte bleue se cache un rêve.BIRKS* A4* LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 OCTOBRE 1991 i lain; l'iimmir à lf> ans curieux chemin « m g f y* i \u2022 LOUISE CHARBONNEAU collaboration spéciale La curiosité mène loin.Quand j'étais petite fille, à l'époque de la grande noirceur, j'avais des préoccupations très certainement universelles mais que les 5**< autres petites filles expri- * Tuaient rarement.J étais une bonne Xélève et les gentilles mais redoutables ^religieuses qui avaient charge de mon C $3tpcation avaient jeté leur dévolu sur ?4tJo|; elles allaient faire de moi une des >*^J^jes méritais.Que de messes enten-'âji^les bras en croix, que d'indulgen->$*5 plénières accumulées avec des suc-\"eêsdons de premiers vendredis du mois, ^qubiie fermes volontés de ne jamais * commettre un seul péché mortel ! - '\"oïl péché mortel s Qu'était-ce donc qu'un péché mor-tel ?Je me rendais compte qu'ils se re- trouvait inévitablement accolé à ces commandements qui parlaient d'oeu* vre de chair et d'impudicité et personne ne voulait m'expliquer la signification de tels dictats./ \\ vi iiiiiiv.i v*«- VVO ClIVIlVyVOi interdits, de ces discours obsédants, elle n'avait pas de nom la sexualité, mais elle était bien vivante et bien présente aux yeux des enfants que nous étions, grâce à tous les bébés que faisaient encore nos mères.Nous nous doutions bien que nos pères y étaient pour quelque chose, d'autant plus que nous avions toutes des frères pour nous démontrer la preuve de la différence.)'ai vécu mon adolescence à l'époque où les menstruations et les serviettes hygiéniques n'existaient toujours pas.Nous avions «notre visite» pour laquelle il fallait aller à la pharmacie acheter des «bananes» ou tout autre terme le plus éloigné possible du sujet dont il était véritablement quesiton.Le ciméma dont j'étais passionnée, n'arrivait pas non plus à étancher ma soif de savoir.La porte se refermait pudiquement sur la jeune infirmière qui avait soigné son beau blessé de guerre et qui ressortait de la chambre, vibran- te, mais ayant résisté à la tentation.et quelques images plus loin, elle courbait la tête de honie en avouant une grossesse.Ce qui me troublait davantage était la FCâCliGiï uC CCS ïIîG7«S, pCTCS CI SiiïaiïtS qui accueillaient la nouvelle de la grossesse avec l'air totalement ahuri de celui qui n'y a été pour rien et qui n'a aucune idée comment la chose a bien pu survenir.l'ai eu l'occasion de commencer mes études en médecine à un âge assez .tendre pour n'avoir pas encore tenté de solutionner ces dilemmes par l'expérimentation personnelle.L anatomie et la physiologie sont certes venues à bout d'un certian nombre de questions, les confrères ont aidé à en résoudre d'autres, mais aucun cours n'était dispensé sur la sexualité humaine.À la fin de mes études médicales, la pilule contraceptive faisait son apparition au Canada.Elle rencontra une résistance féroce de la part des autorités religieuses et bien que je souhaitais m'intéresser à cette shpère toute nouvelle que l'on nommait timidement la planification des naissances, je n'avais ni l'âge ni l'expérience de vie pour m'y engager.J'ai choisi la microbiologie peut-être parce que j'étais fascinée par la multiplication des bactéries et des virus! A cette époque, le travail du raicrobsoio-giste se passait au laboratoire et nous recevions très peu de patients.Quand d'aventure se présentait un malade en chair et en os pour y subir un prélèvement au niveau des organes génitaux, masculins évidemment, l'entrée de la pièce m'était interdite.Révolution sexuelle Il faut peut-être qu'un parcours soit semé d'embûches pour qu il réussisse à conserver son attrait.La révolution sexuelle est venue, j'en ai subi les assauts et les contrecoups et j'ai résolu certains de ses mystères, l'ai choisi de travailler auprès des adolescents à qui l'on se mettait à accorder des permis* sions incroyables d'une main mais que l'autre retirait aussitôt tellement cela effrayait.l'ai appris aussi qu'elle ne se laisse pas apprivoiser facilement la sexualité.On a tenté de la décortiquer, d'en com- prendre tous les rouages pour l'offrir complètement vidée de sa magie.On a cru la contrôler par la contraception, la nettoyer en parlant de santé vénérienne plutôt que de maladie transmissible sexuellemnnf On a imnin f»*-*» ::n - \u2014 \u2014 w.a iuiiw un instrument du plaisir individuel, une panacée, un droit et même un devoir.On a oublié parfois l'impondérable, ce qui échappe au contrôle, ce qui constitue les rapports humains.L'objet de cette chronique sera de réfléchir avec vous sur ce curieux chemin que la sexualité a parcouru depuis qu'elle est sortie des enfers et qu'elle a pris un envol euphorisant avant de pi- 3lier du nez assez brutalement avec l'ar-vée du sida.Je vous propose de l'aborder par le biais de l'adolescence, cette première étape de la vie où la sexualité s'inscrit dans le développement de l'autonomie.Nous envisagerons un certain héritage que la révolution sexuelle a laissée aux adolescents, celui des MTS, de la difficulté de la prévention, mais nous n'oublierons pas non plus combien l'adolescence peut se prolonger au-delà de 20 ans.r » \u2022 26 morts, dont quatre à la Baie-James, sur les chantiers du Québec depuis un an Le coût dun «tour de calèche» dune heure coûte environ 40 $ Montréal entend améliorer le «service» des calèches CLAUDI-LYSE GAGNON collaboration spéciale i ¦ «Il n'est absolument pas question d'interdire les calèches dans le Vieux-Montréal», affirme M.André David, directeur du module des permis à la Ville de Montréal: «Au contraire, nous étudions avec les propriétaires de calèches les meilleures solutions pour améliorer les services s'y rattachant.Le dossier est bien engagé.Tout le monde désire de bonnes-solutions pour la grande saison du 350e anniversaire de la Ville «fin que cet aspect touristique soit en valeur et, comme lore de l'Expo 67, les cochers puissent dire que ce fut une grande année!» ' , Il y a longtemps qu'il existe un malaise à propos des calèches.Épisodiquement, surtout lors des vàgiiesJ de canicule, des citoyens et citoyennes déposent des plain- tes a.la ViS!£, envoient des lettres ouvertes aux journaux, s'accrochent aux lignes radiophoniques accusant les «calée hi ers» de mal-î rairer les chevaux, de les épuiser, etc.Si bien que la Ville de Mont-réaia cru bon de suggérer à ces derniers de se grouper pour, à la fois, étudier avec les autorités comment mettre fin à ces rumeurs et surtout résoudre les pro-blèrnes existants, car il y en a.Furent'donc fondées l'Association des propriétaires de véhicules hippomobiles et la Coopérative des Ecuries du Vieux-Montréal.H( c'est avec les porte-parole de ces deux groupes que la Ville négocié présentement.Sons de cloche 6 rosso modo, d'une part, lea 'câlèchiers' (soit dit en passant, or) né .trouve pas le mot dans les dictionnaires français, Larousse et Petit Robert) veulent plus d'abreuvoirs pour les chevaux, des abris de soleil et surtout une ecurje.La Ville, elle, partant du principe qu'il s'agit d'une entreprise privée qui occupe un domaine public pour faire un commerce, se dit prête à les aider, certes, mais en exigeant beaucoup plus do rlgucur dans la tenue des co-erie'rs et aussi dans la sobriété des calèches (moins de fanfreluches et de pompons).- « Il y aurait moins de postes de relais, par exemple, énonce comme hypothèse M.David ; par con-i re, nous installerions des répartiteurs de manière à ce Qu'il n'y ait pas d'encombrement dans les relais* et aussi des querelles inutiles entre les cochers, s Pour la saison 1991, la Ville a accordé 65 permis aux proriétai- ¦ Au cours des 12 derniers mois seulement, 26 travailleurs de la construction sont morts sur les chantiers du Québec, dont quatre à la Baie-lames.Le directeur général de la FTQ-Construction, M.Yves Paré, s'en est pris hier à la Société d'énergie de la Baie-famés qui, affirme-t-il, «tolère un climat de terreur» en se servant de la récession économique et du chômage élevé pour amoindrir les conditions de vie, de santé et de sécurité sur les chantiers nordiques.« Nous avons devant nous une Baie-lames à civiliser», a-t-il notamment déclaré.Le directeur général de la FTQ-Construction a fait ces déclarations-chocs hier, à l'occasion de la Semaine de la santé et de la sécurité au travail, qui se déroule du 21 au 27 octobre.Depuis 1987, 96 travailleurs sont morts sur les chantiers et 68 826 accidents de travail y ont été enregistrés.Si les travailleurs de la construction ne comptent que 4,5 p.cent de la main-d'oeuvre québécoise, ils n'en sont pas moins impliqués dans 14,2 p.cent des accidents mortels.M.Paré tient les employeurs responsables de cette situation.Il estime que c'est la notion de production qui prévaut sur la santé et la sécurité.p A la CSN, même son de cloche «Nous voulons faire prendre conscience aux gens de l'existence de conditions de travail dangereuses pour la santé des travailleurs.Il serait possible d'améliorer la situation si tous les employeurs et la Commission de la santé et de la sécurité au travail ( CSST ) avaient en tête la prévention », a déclaré, la vice-prési- dente de la CSN, Mme Céline La-montagne, qui est également responsable du dossier de la construction.Selon Mme Lamontagne, les maladies du travail n'ont représenté que 2,3 p.cent de toutes les réclamations acceptées et indemnisées par la CSST en 1990.«Mais ces chiffres sont trompeurs.La réalité est tout autre puisque les tactiques patronales sont nombreuses et souvent efficaces pour décourager un travailleur qui désire faire une réclama- tion à la CSST pour faire reconnaître une maladie Erofessionnelle», a soutenu Mme amontagne.La CSN reproche aux employeurs et à la CSST d'exiger fréquemment des études scientifiques complexes pour démontrer que certaines maladies sont causées par des conditions de travail.«Mais, précise-t-il, certaines conditions de travail peuvent provoquer des maladies qui prendront plusieurs années à se développer.» Un Noir de is ans est recherché pour meurtre sfRIC TftOTTIBR ¦ La police recherche un Noir âgé de 35 ans qui a fait irruption dans un appartement de la rue Sherbrooke, tard samedi soir, avant d'ouvrir le feu sur les deux, occupants de l'endroit.Un assisté social de 46 ans, Sam Doyon, est mort après avoir reçu plusieurs balles de gros calibre en plein coeur.Un ami qui se trouvait avec lui a été atteint à l'abdomen.Âgé de 35 ans, il repose actuellement à l'hôpital Maison neuve-Rose-mont, dans un état satisfaisant.Doyon habitait dans un appartement situé au 7045 Est, rue Sherbrooke, depuis 14 ans.Ses voisins et le concierge de l'immeuble ne lui connaissaient pas d'ennemis.«C'était un homme tranquille qui ai- mait jouer à la loto», a confié Femand Champagne.L'agresseur s'est présenté Sam Doyon vers 23h 15.Aussitôt que ce dernier a ouvert la porte, l'autre a déchargé son arme.Les sergents-détectives Robert Fuller et Jacques Gama-che, de la section des homicides de la police de la CUM, dirigent cette enquête.Ils n'avaient pas eu le temps de rencontrer la victime sur son lit d'hôpital, hier, puisque celle-ci venait d'être opérée.Le seul indice qu'ils possédaient est que l'agresseur est un Noir âgé d'environ 35 ans.Us ne savaient pas non plus quel peut être le mobile de ce 63e meurtre à être perpétré cette année sur le territoire de la CUM.L'an dernier, à pareille date, 54 meurtres avaient été commis.Les délits passibles de moins de deux ans de prison en cour municipale?Frétée Canadienne PHOTO L» Presse Le président de l'Association des propriétaires de calèches, Jacques Prud'homme, fait visiter le Vieux-Montréal à une touriste qui prend place dans sa belle «Victoria» que tire la jument -Rebecca-.res de calèches, au coût de 105 $ chacun.Tous cependant n'ont pas utilisé leur permis.Et les cochers conduisant les chevaux sont loin d'être toujours les propriétaires.Peut devenir cocher de calèche» toute personne connaissant les chevaux qui a suivi avec succès un cours d'histoire du Vieux-Montréal à l'institut du Tourisme êt d'Hôtellerie du Québec, d'une durée d'environ 36 heures, fait un stage auprès des chevaux et acheté son permis (35$).Il lui suffira alors de trouver le propriétaire qui l'emploiera à raison de 40 p.cent du revenu horaire.Le coût d'un «tour de calèche» d'une heure coûtant 40 $, le magot amassé à la fin d'une journée pourra valoir la peine si les virées à travers les rues du vieux quartier se multiplient.Quant au propriétaire qui ne peut être toujours là, il a toujours eu recours à l'embauche de gens qui, il faut le reconnaître, ont les chevaux dans le sang.«La plupart des gens qui disent que nous maltraitons les animaux, explique Jacques Prud'homme, président de l'Associa-ton des propriétaires de véhicules hippomobiles, ne connaissent rien aux chevaux.Regardez ma belle « Rebecca » de 17 mains bien comptées, du garrot au sol, est- elle maigre et sale?Jamais de la vie.l'en prends soin comme de mes yeux.Je l'ai achetée a Blue Bonnets où elle travaillait bien plus fort qu'ici.Elle était un peu trainante pour la course mais pour la calèche, elle est parfaite, je la lave, la bouchonne et elle passe l'hiver dans mon écurie de Saint-Liguori, à se faire gâter.C'est sûr, il y en a qui ne sont pas aussi doux, mais n'oubliez pas que pour nous, il s'agit de nos gagne-pain.».M.Prud'homme qui possède deux calèches et trois chevaux n'est pas peu fier de sa Victoria toute noire, capitonnée en velours, «la plus ancienne en ville».«L'urgence pour nous tous, précise M.lucques Bcaumicr, porte-parole de la Coopérative des écuries du Vieux-Montréal, c'est de trouver un terrain pour construire une écurie convenable pour nos chevaux.Nous n'en avons plus, il y a la question du financement.Cela nous coûtera cher.Alors faudra que chaque calèche rapporte davantage.L'idéal serait que circulent entre 30 et 35 calèches seulement dans le Vieux-Montréal.Tout se discute et nous saurons bientôt ce que sera notre été du 350e anniversaire de Montréal 1» l SHAWINiCAN ¦ Les juges municipaux entendent recommander au gouvernement du Québec que toutes les causes ayant trait à des infractions punissables pour moins de deux ans de prison soient désormais entendues dans les cours municipales plutôt que dans les palais de justice, déjà engorgés.Les juges municipaux, qui se réunissaient ce week-end à Sha-winigan, ont l'intention de faire cette proposition dans le cadre du Sommet de la justice, qui doit se tenir du 17 au 20 février 1992.Cette préoccupation fut la principale à être débattue lors de la conférence des juges, en fin de semaine.Le président de la rencontre, Me lean-Dcnis Gagnon, a estimé que cette solution aux problèmes d'engorgement, de délais, de finances, d'administration et d'encombrement des rôles que vivent actuellement les cours de justice est la plus plausible.«Il a été question, à un certain moment donné, de nommer plus de juges pour remédier à l'encombrement.Le problème qui se pose, c'est que les infrastructures des palais de justice ne pourront pas accueillir plus de juges», a-t-il expliqué.«D'un autre côté, les cours municipales fonctionnent actuellement à temps partiel et pourraient facilement entendre une foule de causes», a-t-il poursuivi.Autre suggestion Me Gagnon suggère même que les causes ayant trait au code de la route soient entendues dans les municipalités d'où elles émanent.Une arrestation pour facultés affaiblies effectuée par la Sûreté du Québec (SQ) de Shawinigan, par exemple, serait entendue au palais de justice de Shawinigan et non à celui de Trois-Rivières comme c'est actuellement le cas.«Et les revenus iraient alors aux municipalités, a indiqué Me Gagnon.Avec la réforme Ryan, ces revenus seraient les bienvenus.En ce sens, nous partageons l'idée de l'Union des municipalités.» À la suite d'un récent jugement de la cour Suprême, les juges municipaux ont désormais le droit d'occuper la double fonction de juge à temps partiel et d'avocat.En cas de conflit d'intérêt, toutefois, ils doivent s'abstenir de siéger.Cette question étant réglée, Me Gagnon estime que l'utilisation des cours municipales est une solution idéale pour désengorger les palais de justice.\u2022 \u2022 : \u2022 ^uôbec Tirage du 91*10*19 Vous pouvez RÉSULTATS loto-québec miser Jusqu'à 20 h fe mercredi et le samedi 12 25 36 37 40 42 6/6 5/6+ S/6 4/6 3/6 GAGNANTS 2 14 473 27655 520455 No compte fnen taire: 19 LOTS 5 000 000.00$ 99944,60$ 2 366.50$ 77,60$ 10,00$ ventes totalis: 92294915,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 12 000 000,00$ PROCHAIN TIRAGE: 91-10-25 Tirage du 91-10-19 EQtra vous pouvez jouer jusque 20 h les sotrs de tirage NUMÉROS 602415 02413 2413 413 13 3 LOTS too 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 91-10-19 jjtew Vous pouvez WHnnbàËy nrtser jusqu'à ¦lila-Mr 20 h le samedi 2 16 17 19 23 26 6/6 S/6+ 9/6 4/6 3/6 GAGNANTS 0 2 58 2685 38 069 LOTS 1000000.00$ 17 242.20$ 396,30$ 39.90$ 5.00$ gros lot: 1000000.00$ 29 MISE m 26 27 33 38 GAGNANTS 73 LOT 684.90$ A CHAQUE TIRAGE VENTES TOTALES: 1 298 971,00$ 1 V A; le réseau dés tirààçs do Loto-Qucbcc LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 21 OCTOBRE 1991 La guérilla Clark-Mulroney Moins d'un an après avoir accédé au pouvoir en mai 1979, les Conservateurs perdi- i 0 rent un vote crucial aux Communes en décembre, puis les élections en février 1980.Dès lors, le mécontentement à l'égard du chef Joe Clark alla grandissant.Défait par Clark lors du congrès au leadership de 1976, Brian Mulroney n'avait pas abandonné l'idée d'accéder un jour à la direction du Parti conservateur.Loin de là.[W| n public Mulroney se montra loyal BE au chef du parti.Or, vers la fin de 1981, il inaugura une série de dîners secrets avec ses amis les plus intimes dans une salle particulière au chic Club Mont-Royal.Ordinairement, il y avait de huit à dix confidents de Mulroney autour de la grande table ronde.11 s'agissait, entre autres, de Peter White, Michel Cogger, lean Bazin, le sénateur Guy Charbonneau, et l'ancien premier ministre de Terre-Neuve, Frank Moores, qui avait déjà été député à Ottawa et président du Parti conservateur.Au cours de la première réunion, Mulroney agit comme président tout en expliquant son but: au prochain congrès du parti à Winnipeg, on serait appelé à voter de nouveau sur le leadership de Clark, dit-il, et il voulait savoir comment se comporter dans cette circonstance.Comme c'était son habitude, Mulroney fit un tour de table en demandant à chacun de donner son opinion.Il fut évident qu'il se préparait à l'éventualité d'un congrès pour le leadership, si par hasard quelque chose arrivait à Clark.Les réactions confirmèrent immédiatement l'intuition qu'il avait de la vulnérabilité de Clark et de ses propres chances de l'emporter.À ce moment, personne ne songeait à provoquer activement la chute de Clark.Les réunions tournèrent vite en session de cueillette d'informations.Mulroney voulait savoir ce qui se passait dans chaque province, qui s'opposait à Clark et de quelle façon, et quelles étalent les chances de Clark à Winnipeg.Une fois que chacun eut transmis son rapport, on se demandait interminablement si un vote de 70 p.cent suffirait à sauver Clark, ou ce que Mulroney devrait répondre si on lui posait des questions sur le congrès de Winnipeg.Au début de chaque réunion au Club Mont-Royal, on prenait quelque chose à boire \u2014 Mulroney ne prenait qu'un soda\u2014 et ensuite les serveurs apportaient le dîner.Une fois les serveurs partis et les portes fermées, Mulroney lançait la discussion.Si quelqu'un se présentait pour verser le café, la conversation s'arrêtait immédiatement.Mulroney avait insisté dès le départ pour que ces réunions aient lieu dans le plus grand secret.Tout soupçon convaincrait les partisans de Clark de l'existence d'un complot, et cela nuirait à leur cause à tous.Après que les serveurs avaient débarrassé la table, la conversation reprenait.La composition des participants aux réunions du Club Mont-Royal s'élargit au cours des mois.Ken Waschuk de la Saskatchewan, jusqu'à tout récemment un adjoint de Clark et maintenant un employé du parti, se joignit au groupe.Fred Doucet, oui appartenait au réseau de St.Francis-Aavier de Mulroney, assistait aux réunions de temps à autre.Cependant, la recrue la plus importante fut Elmer MacKay.député de la Nouvelle-Ecosse.Il n'y vint qu'une seule fois mais son confident politique Fred von Veh y assista régulièrement.MacKay avait été membre du cabinet de joe Clark, et fut jusqu'à tout récemment président du caucus conservateur, mais le fiasco de 1980 l'avait convaincu que le parti avait besoin d'un nouveau chef.Bob Coates, un vieil ami de Mulroney, ne fit pas partie du groupe du Club Mont-Royal, mais l'ancien président du parti fut vexé de ne pas être invité à siéger au cabinet de Clark et il travailla activement à le discréditer et à saper son autorité à chaque occasion qui se présentait.Les membres du groupe continuèrent de se réunir une fois par mois tout au long de Tannée 1982.À mesure que les mois passaient, le groupe eut beaucoup de difficulté à s'en tenir uniquement à la collecte des informations.On discutait continuellement de la possibilité de participer activement au mouvement pour démettre Clark.Les participants furent tous d'accord pour que Mulroney ne soit pas celui qui plante le poignard dans le dos de Clark.Mis à part cette question, le groupe se divisait entre les éperviers comme Frank Moores et les colombes, les éperviers pressant Mulroney de se montrer plus agressif.Michael Meighen, une colombe, déclara qu'il était venu discuter de stratégie dans le cas d'un congrès pour le leadership et qu'il ne voulait rien savoir d'un complot dirigé contre Clark.On ne le réinvita jamais.Parfois l'ancien agent double Rodrigue Pagcau, le principal organisateur de Mulroney sur le terrain, pénétrait dans la pièce pour chuchoter quelque chose à l'oreille de Mulroney ou à celle de quelqu'un d'autre, et se retirait if \\ MULRONEY La Presse publie aujourd'hui, en exclusivité en langue française, une troisième et dernière tranche d'extraits de la biographie la plus complète jamais écrite sur le premier ministre du Canada Brian Mulroney.Mulroney: le pouvoir de l'ambition, de John Sawatsky, est publié par Libre Expression.Mulroney avait insisté dès le départ pour que ces réunions aient lieu dans le plus grand secret.Tout soupçon convaincrait les partisans de Clark de l'existence d'un complot, et cela nuirait à leur cause à tous.C'est au chic Club Mont-Royal que dès la fin de 1981, Brian Mulroney et ses plus proches conseillers commencèrent à préparer la campagne qui devait mener au remplacement de Joe Clark à la tête du Parti conservateur en 1983.Phototeque La Presse immédiatement.Pagcau ne faisait pas partie du groupe du Club Mont-Royal, mais siégeait sur un autre comité qui tenait des réunions parallèles avec Mulroney.C'était une équipe purement québécoise qui travaillait en français et fonctionnait elle aussi dans le plus grand secret.Contrairement au groupe du Club Mont-Royal, le comité québécois fut plus agressif et se plongea directement dans Taction, car son but était de ravir des mains de Clark le contrôle de la direction québécoise du Parti conservateur.Le fait de n'avoir pu s'imposer à l'aile québécoise du parti explique l'échec lamentable de Mulroney en I976.Claude Wagner accapara les délégués des comtés québécois les uns après les autres, alors que Mulroney impuissant ne fut pas dans la course.Il jura que cela ne se reproduirait pas, et le premier but du comité québécois était justement d'écarter cette possibilité.Le comité se réunissait à divers endroits, y compris chez Mulroney à plusieurs reprises.À part Mulroney et l'ignoble |ean-Yves Lortie, ses membres comprenaient Pierre-Claude Nolin, Claude Dumont, lean Dugré, les frères Brunet, Robert et Luc, ainsi que Rodrigue Pageau qui était l'homme le plus influent après Mulroney.Le comité se réunissait une fois par semaine pour discuter de logistique.Pageau conçut la structure du comité de façon qu'elle calque celle du comité de direction du Parti conservateur au Québec.Le comité parallèle se mit à fonctionner comme s'il était effectivement le comité officiel du parti, sauf qu'il combattait activement le chef élu.À l'automne de 1982, à quelques mois du congrès conservateur lors duquel les délégués auraient à se prononcer sur le leadership de Joe Clark, les rumeurs devenaient de plus en plus insistantes sur une campagne anti-Clark orchestrée par Brian Mulroney.Le 6 décembre, Brian Mulroney, au cours d'une conférence de presse conjointe avec M.Clark à Montréal, annonça solennellement son appui à la confirmation du leaderhip de son adversaire de 1976.Le dimanche s décembre, le jour précédant l'événement, Mulroney fit part des intentions au groupe du Club Mont-Royal qu'il convoqua à un brunch qui aurait lieu à l'appartement du sénateur Guy Carbonneau.H leur récita la même déclaration que celle qu'il avait lue neuf jours plus tôt devant Finlay MacDonald.Certains savaient à quoi s'attendre, mais d'autres furent surpris et passèrent immédiatement à l'attaque.Peter White déclara que ce n'était pas la même chose de suspendre les hostilités que de se ranger publiquement derrière Clark.Il s'y opposa pour la simple raison que cela aurait l'air hypocrite et aurait un effet défavorable sur sa réputation.D'autres soulevèrent de nouvelles objections, mais Mulroney tint ferme.Il avait pris sa décision, dit-il.La réaction fut beaucoup plus dure Phototûquc La Presse Malgré le serment de loyauté prononcé à l'égard de Joe Clark par Brian Mulroney, ses organisateurs québécois, dont Jean-Yves Lortie (à gauche) et Rodrigue Pageau, continuèrent de travailler activement \u201e.contre Clark Le 6 décembre 1982, au cours d'une conférence de presse à Montréal, Brian Mulroney déclare qu'il souhaite L confirmation du leadership de Joe Clark lors du prochain congrès du Parti conservateur.Cela n'empêchera pas ses organisateurs de travailler contre Clark.Phototêqwt U Prisse Avec ses bagues dorées qui bnliaient a la lumière, Lortie se leva au milieu du salon de Mulroney pour dire d'un ton enflammé que la campagne pour ia révision du leadership était avancée au point où personne ne pourrait l'arrêter.Personne, dit-il, ne lui dirait quoi faire.«Moi, je continue à travailler», annon-ça-t-il.Les paroles de Lortie donnèrent le signal d'une mini-révolte.Roger Nantel, qui avait été relationniste de Mulroney au congrès de 1976, fit un discours passionné, suivi en cela de Rodrigue Pageau.La seule chose qui les empêcha d'aller plus loin, fut leur situation d'invités dans la maison de Mulroney.Lorsque Pageau invita les personnes présentes à poursuivre la discussion chez lui, la majorité des activistes \u2014Lortie, Nantel, Marc Dorion, Pierre-Claude Nolfn, Jacques Blanchard, Jean Dugré\u2014 se levèrent pour partir.Rendus chez Pageau, ils se dirent que Mulroney avait toujours l'intention de se présenter à la direction du parti.«Si Brian n'y va pas, proclama Lortie d'un ton de défi, nous trouverons quelqu'un d'autre.» Après l'annonce tragique du retrait de Mulroney de la bataille de Winnipeg, Francis Hooper, l'organisateur de la section jeunesse pro-Mulroney, âgé de 22 ans, ressentit une forte déception et un sentiment d'abandon.Il ne savait pas non plus comment agir en vue de la réunion des jeunes qui devait avoir lieu ce soir-là dans la ville de Québec et qu'il était censé aider à organiser.«Continue comme d'habitude», lui conseilla Rodrigue Pageau lorsqu'il lui demanda des directives au téléphone.«On en saura davantage plus tard.» Hooper suivit à la lettre les conseils de Pageau.Nôn'séïile-ment il assista comme prévu à la réunion de Québec, mais il persista à mener sa campagne d'opposition contre Clark et se chargea de toute l'organisation* jusqu'à Winnipeg.«Personne ne nous a jamais dit d'arrêter», expliqua-t-il plus tard.«le pensais que les déclarations de Brian avaient légèrement outrepassé ses pensées.le ne suis pas certain qu'il voulait dire cela.» Il en fut de même pour Elmer MacKay et pour l'organisateur de l'Ontario; John Balkwill, qui, après s'être remis de.leur premier choc, persistèrent à jeter des bombes en direction de Clark comme si rien ne s'était passé \u2014 ce qui en fait fut le cas de tous les conspirateurs du clan Mulroney.Mulroney avait demandé à ses personnes clés de se retirer de la circulation, mais aucun ne jugea bon de transmettre le message aux troupes \u2014 que ce soit Rodrigue Pageau, Jean-Yves Lortie, Frank Moores, Peter White, Michel Cogger, Guy Carbonneau, Ken Waschuk ou tout autre membre du groupe central.Tout au contraire, ils n'ont pas lâché le téléphone pour avertir les délègues d'un bout à l'autre du pays que rien n'avait changé.«Inutile de vous inquiéter », conseillèrent-ils, tout en expliquant que Mulroney ne faisait qu'utiliser une nouvelle stratégie.Même ses hommes les plus haut placés avertirent les autres de ne pas trop croire au sommet du Rîtz et émirent l'opinion qu'il faisait'encore partie du jeu.Étant donné que la plupart des partisans de Mulroney cherchaient de toute façon une excuse pour ne pas en tenir compte, il en a fallu peu pour les convaincre.En entendant certaines allégations voulant que son appui officiel à Clark n'ait rien changé dans les tranchées, Mulroney nia catégoriquement toute tentative opportuniste et affirma que les tirs anti-Clark ne provenaient nullement de ses troupes.Lorsqu'on lui apporta des preuves du contraire, il se contenta simplement de hausser les épaules en disant qu'il ne pouvait pas empêcher les .gens d'exercer librement leurs prérogatives politiques.La preuve flagrante que Mulroney s'était contenté en quelque sorte de prêter sa loyauté à Clark au lieu de la lui accorder pleinement se manifesta la veille de la rencontre de Winnipeg alors que les partisans de Mulroney s'étaient arrangés pour payer les frais de déplacement des délégués anti-Clark au Québec venus assister au congrès.Tous leurs frais furent payés, y compris le transport par avion, l'hébergement à l'hôtel et les droits d'inscription (les délégués de Clark bénéficièrent des mêmes faveurs pour la campagne de leur candidat).Si l'on additionne le total des frais, on obtient 1000 $ par personne \u2014 un montant considérable pour un groupe qui était censé se retirer de la course.Les camps pro-Clark et pro-Mulroney avaient chacun nolisé un DC-9 en provenance de Montréal.Quant aux délègues de la ville de Québec, ni l'organisateur de Clark, Marcel Danis, ni celui de Mulroney, Rodrigue Pageau, ne réussirent a remplir chacun un avion.Résultat: les deux rivaux en firent noliser un ensemble et partagèrent les frais.-FIN*- lorsque Mulroney communiqua la nouvelle à un groupe de trente à quarante partisans rassemblés chez lui.Le groupe comprenait le comité du Québec avec un nombre d'amis et d'organisateurs anti-Clark.11 y eut Rodrigue Pageau, Jean-Yves Lortie, David Angus, Brian Gallery, Pierre-Claude Nolin, Roger Nantel, lean Bazin, Fernand Roberge, Pat Mac Adam, San Wakim, et presque une trentaine d'autres.Après la détonation de sa bombe, Mulroney laissa clairement entendre qu'il ne voulait plus que l'on travaille en son nom contre Clark.L'auditoire resta silencieux quelques secondes.La nouvelle frappa durement, mais personne ne fut touché aussi durement que Jean-Yves Lortie qui se préparait au prochain assaut contre Clark depuis la rencontre de l'aile québécoise un an plus tôt.D'un seul coup, Lortie perdait son candidat.i » ?Avant l hiver! *¦ asm m sur toute réparation d'amortisseurs, de freins ou de jambes de force.C'est vrai ! 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LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 OCTOBRE 1991 o A 7 N.D.L.R.La Presse reproduit ci-dessous la page souvenir préparée à l'intention de la Personnalité de Tannée de La Presse, dévoilée hier soir lors du Gala Excellence 1991, à Radio-Canada.MONTRÉAL, DIMANCHE 20 OCTOBRE 1991 108e ANNÉE N°1 48 PAGES La Personnalité de l'année 1991 JEAN VANIER \u2014 1 : » Un prophète des temps modernes JULES BÉLIVEAU ©n le dit de plus en plus souvent: lean Vanier est un prophète des temps modernes.Comme mère Teresa, comme dom Helder Camara, comme Martin Luther King, lean Vanier a délaissé le confort des idées reçues, de la sécurité, des richesses matérielles et de l'approbation des nantis de ce monde pour s'attacher à l'essentiel: l'amour des plus petits et, à travers eux, l'amour de Dieu.Longtemps après les prophètes de la Bible, on a cru que les prophètes étaient des personnes qui prédisaient l'avenir.Mais on a fini par comprendre que ce mot n'a rien à voir avec les devins et les astrologues: il désigne plutôt, comme l'a déjà précisé le bibliste québécois |ean Martucci, une personne qui est appelée par Dieu pour parler à son peuple dans la langue de ce peuple et une personne qui, au nom de Dieu, s'engage socialement et même politiquement pour réveiller les consciences et dénoncer les injustices et les préjugés.Le journaliste Conrad Bernier l'a déjà noté: il n'y a strictement rien à dire de lean Vanier et rien à comprendre de son oeuvre si, au départ, on minimise le fait que cet homme est un croyant.Or, si Jean Vanier est un prophète des temps modernes \u2014 et s'il est aussi un prophète «des choses inutiles»\u2014 c'est d'abord et avant tout en raison de sa foi en Dieu.Au fil des ans, La Presse a décerné çon titre de Personnalité de l'année à des gens du monde des arts, du cinéma, du théâtre et des lettres, à des champions de l'aide humanitaire, à des athlèles et des sportifs.Mais jamais encore elle n'avait honoré de la sorte un prophète.Bien que cela puisse paraître à certains un peu mystérieux, c'est aujourd'hui chose faite! Il était promis à un brillant avenir.Jean Vanier, qui est aujourd'hui âgé de 63 ans, était promis à un brillant avenir lorsqu il a fondé, voici 27 ans, le premier foyer des communautés de l'Arche.Ce fils de l'ancien gouverneur général du Canada Georges-P.Vanier avait auparavant navigué pendant huit ans avec la marine canadienne, dans laquelle il avait d'abord rêvé de faire carrière.Il avait ensuite étudié à l'Institut catholique de Paris, où il a obtenu un doctorat en philosophie.Puis il avait été professeur à l'Université de Toronto.C'est la mère de lean Vanier qui, sans s'en douter, a été à l'origine de la vocation du fondateur des communautés de l'Arche.En 1948, Mme Pauline Vanier avait mis son fils en rapport avec le père Thomas Philippe, un dominicain qu'elle avait connu l'année précédente, à Paris.Une amitié s'étant liée entre le prêtre français et le marin canadien, celui-ci finit par quitter la marine pour aller vivre dans une communauté chrétienne animée par le dominicain, près de Paris, où Ton vivait proche des pauvres.Plusieurs années plus tard, alors qu'il était devenu docteur en philosophie, lean Vanier découvrit le monde des déficients mentaux.Il fut frappé tout à la fois par la richesse de leur sensibilité et le mépris de la société à leur égard.Après avoir visité des hôpitaux psychiatriques et des établissements abritant des déficients mentaux, Jean Vanier acheta, en 1964, une petite maison délabrée à Trosly-Breuil, à 70 kilomètres au nord-est de Paris, et y emménagea avec Raphaël et Philippe, deux déficients mentaux qui avaient vécu jusque-là, après la mort de leurs parents, dans des conditions inhumaines entre les quatre murs d'un asile.L'Arche était née! Au contact de Raphaël et de Philippe, le docteur en philosophie eut l'impression d apprendre.la sagesse.Lui qui, encore peu de temps auparavant, visait selon son propre aveu «une carrière d'efficacité et de promotions», ne trouvait maintenant rien de plus important que d'échanger avec ses nouveaux compagnons, que de rire et de pleurer avec eux et de les aimer.Peu à peu, Jean Vanier devenait un prophète «des choses inutiles».C'est lui qui, dans plusieurs des innombrables conférences qu'il devait prononcer plus tard, demandait à ses auditoires pourquoi on devrait s'attendre à ce que les personnes étiquetées d'«inefficaces» en raison de leur handicap intellectuel devraient être précisément efficaces.L'Arche fait boule de neige Peu à peu, la petite maison de Trosly-Breuil, dirigée par Jean Vanier, commence à «faire des petits»: d'autres personnes, atteintes ou non d'un handicap intellectuel, viennent grossir la famille.On doit bientôt songer à ouvrir un autre foyer.Puis quelques autres.La formule se propage ensuite ailleurs en France, et à l'extérieur du pays.Aujourd'hui, on compte dans le monde tout près d'une centaine de communautés de l'Arche établies dans 22 pays.Plusieurs de ces communautés sont formées de deux, trois ou quatre foyers, comme c'est le cas pour celles de Québec et de Montréal.Au Québec, on trouve également des communautés de l'Arche de lean Vanier à Amos, à Cap-de-la-Madeleine, à Hull, à Saint-Malachie de Bellechasse, à Saint-Prosper de Dorchester et à Beloeil.Mais que fait-on dans une communauté ou un foyer de l'Arche?Voici une réponse qui, sans doute, en vaut bien d'autres: «On y vit.Et on s'y aime.» Jean Vanier a déjà décrit ainsi ce qu'il voulait que soient ses communautés: «L Arche ne sera pas une institution pour des individus souffrant d'un handicap mental, mais une grande famille à laquelle ils sont intégrés, avec qui on travaille et non pour qui on travaille.» Et il a lui-même écrit dans la Charte des communautés de l'Arche, qui sur ce point n'a rien à envier à la Déclaration des droits de l'homme de l'ONU: «Nous croyons que chaque personne humaine, ayant un handicap ou non, a une valeur unique èt mystérieuse.Parce qu'elle est une personne humaine à part entière, elle possède les droits de tout homme.» C'est une telle vision de la Jean Vanier, le prophète «des choses inutiles» grandeur de tous les êtres humains sans exception qui, sans contredit, a attiré dans les communautés de l'Arche, pour y servir comme «assistants», un nombre considérable de personnes, aussi bien des hommes que des femmes, mais pour la plupart des jeunes, désirant y consacrer quelques semaines, quelques mois ou même plusieurs années de leur vie \u2014et, dans certains cas, toute leur vie.Dans tous les foyers de l'Arche, la dimension chrétienne \u2014 et catholique\u2014 tient une place importante puisqu'elle est à la base même de l'attitude d'accueil qui a toujours caractérisé l'oeuvre de Jean Vanier.On y trouve toutefois un très large esprit oecuménique grâce auquel les incroyants aussi bien que les croyants de diverses dénominations chrétiennes et de diverses religions peuvent s'y sentir tout à fait à leur aise.Un jeune se déclarant agnostique a d'ailleurs déjà confié à Mme Vanier lorsqu'elle vivait dans une maison de l'Arche, à Trosly-Breuil: «Moi, je ne crois à rien, mais il y a quand même ici des valeurs qui m'attirent.» Ces valeurs, ce sont aussi celles que l'on retrouve dans le mouvement Foi et Lumière, lancé en 1971 également par lean Vanier: l'accueil de tous les êtres humains quels qu'ils soient, une attention particulière portée aux plus démunis et aux personnes les plus rejetées par la société, l'amour, la tendresse, la joie, la simplicité, etc.Lorsqu'il a annoncé, en 1971, qu'il organisait un premier pèlerinage gigantesque à Lourdes où il souhaitait réunir pour la fête de Pâques le pïuà grand nombre possible de personnes «blessées dans leur intelligence» accompagnées de membres de leur famille ou d'amis, Jean Vanier a laissé bien des bien-portants complètement bouche bée.Le maire de Lourdes craignait le pire.Les institutions officielles, jugeant le projet trop téméraire, hésitaient à l'encourager.Les compagnies aériennes ont décidé de doubler leur personnel de bord.Mais l'exploit, auquel ont participé près de 5000 personnes handicapées mentalement venues de 18 pays \u2014dont plusieurs n'avaient pas mis les pieds à l'extérieur de leur hôpital psychiatrique depuis dix ou 20 ans et même davantage \u2014 et quelque 7000 accompagnateurs, a bel et bien eu lieu.Les témoins de cette « fiesta internationale» n'en revenaient pas de voir ces milliers de personnes handicapées mentalement et leurs accompagnateurs chanter, danser et rire ensemble sur la place de la basilique de Lourdes, à minuit, et crier ainsi leur espérance dans la vie.lean Vanier, lui, a eu cette explication : «Il faut comprendre leur souffrance pour comprendre leur joie.» Foi et Lumière, depuis lors, a grandi tout autant que l'ont fait les communautés de l'Arche: le mouvement compte aujourd'hui 800 communautés «non résidentielles» qui ne manquent pas une occasion de réunir des personnes souffrant d'une déficience intellectuelle, leurs parents et frères et soeurs, leurs amis, et de vivre ensemble un temps fort de prière et de joie.Il a également organisé quelques autres « fiestas internationales», mais en variant légèrement la formule: c'est ainsi que l'on s'est rendu à Rome en 1975 pour y célébrer l'Année sainte.Au fond, les communautés de l'Arche et le mouvement Foi et Lumière poursuivent les mêmes objectifs: descendre les barrières de la ségrégation entre ces gens blessés dans leur intelligence et le reste du monde; montrer à tous que les personnes handicapées mentalement, qui sont souvent «surdouées du coeur», ont autant de valeur que quiconque; réintégrer (es déficients mentaux dans la société.Fallait-il un prophète des choses inutiles pour nous apprendre l'importance de ces choses?Un père spirituel itinérant Aujourd'hui détaché de» * l'administration de l'Arche et du mouvement Foi et Lumière, lean Vanier est devenu en quelque sorte le père spirituel itinérant des communautés qui, depuis 1964, ont vu lé jour sous son inspiration dans de nombreux pays.Il est presque toujours sur la route, rendant visite aux groupes, prononçant des conférences, animant des rencontres religieuses \u2014 ce qui a donné naissance à un autre organisme, Foi et Partage, un mouvement qui organise des retraites spirituelles ouvertes à tout le monde.Le message de Jean Vanier, partout où il est invité à prendre la parole, se résume en fait à peu de choses : l'amour des autres personnes, plus particulièrement les plus démunies et les plus fragiles; et l'amour de Dieu.lean Vanier n'impose rien aux personnes qui l'écoutent.Mais comme son éloquence est originale! Et comme il est convaincant! Lorsqu'il parle de pauvreté et de détachement des choses de la terre, ce laïc engagé n'a pas vraiment besoin de s'étendre longtemps sur son sujet: tout le monde voit qu'il vit lui-même pauvrement, ne semblant avoir pour tout «habit du dimanche» que son éternel coupe-vent Et cet homme libre n'a pour ainsi dire, comme bagages, que quelques paires de bas dans ses poches.Mais il proclame à tout vent qu'il a reçu beaucoup plus qu'il ne s'y attendait et qu'il continue de recevoir énormément au contact des personnes blessées dans-leur \" intelligence.Et il répète que ce sont ces personnes théoriquement malheureuses qui sont les plus riches et les plus heureuses.Il dit que ce * ne sont pas les gens «normaux» qui donnent le plus d'amour et de tendresse._ .lean Vanier sait bien que les personnes handicapées intellectuellement sont parfois agressives.Mais il comprend ce phénomène: elles ont souvent été abandonnées par leur famille; elles en sont venues quelquefois à se sentir coupables d'exister, ayant perçu la souffrance de leur présence dans les yeux de leurs parents.«Les pauvres dérangent », a dit un jour lean Vanier.Et il a ajouté, à l'intention des personnes se souvenant encore du mendiant de 1 'Évangile: «Lazare dérange!» Jean Vanier, pourtant, n'a rien du prédicateur sévère cherchant par tousÇ^h*$> moyens à faire trembler les \u2022 foules.Ses discours et ses conférences, comme d'ailleurs tous les livres qu'il a écrits, célèbrent la beauté du bonheur de vivre et la grandeur de la fraternité et de la solidarité.Jean Vanier, en fait, est aussi un prophète de la joie.«Les gens normaux sont toujours tristes» JULBS DÉLIVEAU mmM_ es gens normaux souf-**fcfrent d'un handicap.Ils sont aveugles.Ils sont tellement pris par leurs désirs qu'ils ne peuvent voir les autres.» lean Vanier, la Personnalité Jean Vanter examine le réseau des maisons de l'Arche en compagnie de la présidente de la Fédération Internationale des communautés de l'Arche, Mme Claire de Mirabel C'était en 1989.de l'année de La Presse pour 1991 et celui-là même à qui la Banque Royale s'apprête à remettre son 25e prix de 100 000$ récompensant l'importance de sa contribution au bien-être de l'humanité, a une bien curieuse façon de voir les gens normaux.Il les juge « étranges».«Avez-vous déjà eu l'occasion d'en rencontrer?» a-t-il déjà demandé.Et sans attendre la réponse de son interlocuteur, il a lancé comme ça, tout bonnement: «On ne peut définir leurs caractéristiques parce qu'il est impossible de faire des tests sur eux.» Avec son grand sourire un peu désarmant, Jean Vanier a poursuivi en racontant cette histoire: un jour, un homme «supposé-ment normal» a visité une maison de l'Arche, en France.Il y a rencontré un résidant, qui n'a pas cessé de rire pendant que le visiteur lui serrait la main.«C'est triste, n'est-ce pas?» a dit le visiteur après le départ de son nouvel ami rieur.Mais Jean Vanier a avoue qu'il n'a pu s'empêcher de songer intérieurement: «L'homme que l'on dit déficient mental ne savait que rire et être heureux et l'homme soi-disant normal trouvait ça triste.» Et le fondateur des communautés de l'Arche a conclu : « Les gens normaux sont toujours tristes; c'est ainsi qu'on les reconnaît.t» A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 OCTOBRE 1991 i * ! » t .\\;, ¦ Un violent séisme secoue le nord de l'Inde Des centaines de morts, des milliers de blessés et de sans-abri Us étaient plus d'une centaine à manifester hier sur la colline parlementaire à Ottawa contre la violence masculine, photo cp Nouveau groupe contre la violence masculine Presse Canadienne OTTAWA ¦ C'est par une chanson parlant de l'importance de briser le silence au sujet de la violence masculine, de ne pas fermer les yeux sur les femmes et lès enfants qui ont subi de mauvais traitements et de s'engager à construire un monde plus sûr pour ces victimes, que s'est terminé hier le premier colloque sur les hommes et la violence.Les 200 délégués réunis pendant tout le week-end se sont toutefois entendus, à la fin du colloque, sur le fait qu'il sera difficile d'amener tous les hommes à prendre leurs responsabilités devant ce que quelques-uns ont appelé «une épidémie de violence masculine dans la société».Au cours du colloque, les délégués ont discuté des moyens qui permettraient d'éduquer les enfants de manière non sexiste, non raciste et non discriminatoire envers les homosexuels.Ils se sont également interrogés sur les programmes qui devraient être mis en place pour les hommes ayant commis des actes de violence.Au cours de la session finale de dimanche, les personnes présentes ont appuyé plusieurs recommandations: soutenir davantage les refuges pour femmes et enfants maltraités, combattre le harcèlement sexuel, forger des liens avec les différents regroupements de femmes et donner une connotation plus politique au mou- ¦4 I vement des hommes contre la violence.Une semaine «du ruban blanc» a également été planifiée.Durant cette semaine, qui se terminera le 6 décembre \u2014 date à laquelle Marc Lépine a tué 14 femmes à Polytechnique, tous les hommes seront invités à porter un ruban blanc.Mais les délégués se sont dits conscients du fait qu'ils ne représentaient qu'une fraction minime des hommes et que le plus grand défi de leur association était de faire entrer davantage d'hommes dans ses rangs.«Il n'y a pas encore assez d'hommes impliqués», a indiqué un membre du Men's Network for Change \u2014 qui ne compte actuellement que 143 membres.«Les hommes ont peur de parler de violence, ou de se lever devant un de leurs collègues qui fait des remarques sexistes.» Lors de la séance de clôture du colloque, les délégués ont baissé la tête et observé une minute de silence en mémoire des victimes de mauvais traitements.Ils ont ensuite entonné une chanson écrite dans le sillage du massacre de Polytechnique.La chanson appelle les hommes à mettre un terme à la violence masculine qui a conduit à cette tuerie.Les délégués, plus tard, ont marché jusqu'à la colline parlementaire.d'après AFP et AP NEW DELHI ¦ Trois cent quarante et une personnes, et peut-être plus de 5Ô0, ont été tuées, des milliers blessées et des milliers d'autres laissées 3âns â\\j?i par un Sclsnic qui a frap* Rhier, en pleine nuit, au pied de Himalaya, dans le nord de l'Inde.Le séisme a surtout été ressenti dans l'Uttar Pradesh, l'État le plus peuplé de l'Inde, situé à la frontière avec le Tibet.La secousse, qui a duré 55 secondes, a fait s'écrouler des dizaines de milliers d'habitations et provoqué d'énormes glissements de terrain, selon les responsables des secours.Le séisme, d'une magnitude de 6,1 degrés, sur l'échelle de Rich-ter, a eu lieu au milieu de la nuit.Il a été ressenti jusqu'à New Delhi, à plus de 400 km de distance.La plupart des victimes habitaient le district d'Uttar Kashi, un lieu de pèlerinage hindou, ou ceux de Chamoli et Tehri, à environ 300 kilomètres au nord-est de New Delhi.274 morts on! déjà été dénombrés par le gouvernement de l'Uttar Pradesh, mais selon les témoignages diffusés par les médias il y aurait plus de 500 morts, un grand nombre de personnes étant prises sous les décombres de bâtiments qui se sont effondrés après I * \u2014 \u2014- »- I ~ \u2014.-» \u2014.* -4.» I\\~ IIVMIUH.IIIVIU VIW ICIIV.La catastrophe a aussi fait plus de trois mille blessés, et le bilan risque de s'alourdir, au fur et à mesure que des corps sont retirés des décombres de leurs habitations.Le ministre des Finances de l'État, Brahmdutt Dwivedi, contacté par téléphone à Lucknow, la capitale de l'Uttar Pradesh, a estimé que 400 villages avaient été touchés.«Si l'on considère qu'il y a au moins un millier de gens dans chaque village, on peut imaginer le chaos que doit avoir provoqué le séisme.La situation dans les zones atteintes est très, très mauvaise».De New Delhi, où le premier ministre P.V.Narasimha Rao a qualifie le séisme de «désastre national», l'armée de terre et l'aviation ont commencé à envoyer des troupes et des hélicoptères dans les trois districts sinistrés.Décrivant l'isolement des victimes, M.Dwivedi a par exemple raconté que 200 personnes sont bloquées à Gangotri, une colline près d'Uttar Kashi, capitale du district du même nom, à 6614 IllCilVd Vi OllIlUUCi *Cl SU dCUlC lit\" çon de les secourir est l'hélicoptère».Le gouvernement de l'État va parachuter un millier de tonnes de riz, farine et sucre, alcool à brûler et médicaments dans les trois districts.«Tous les barrages dans l'Uttar Kashi ont été endommagés et il y a une grave pénurie d'eau», a poursuivi le ministre.«Des glissements de terrain ont creusé dans les routes des cratères assez grands pour engloutir un camion.» \"V M.Dwivedi a précisé que d'énormes éboulements avaient affecté le cours du Gange, faisant courir le risque d'inondations.Les télécommunications avec l'Uttar Kashi étaient coupées hier soir.À cause du séisme, l'État voisin d'Himachal Pradesh a été privé d'électricité pendant trois heures, et des immeubles ont été légèrement endommagés dans trois autres États du nord, Pendjab, Ha-ryana et Cachemire, ainsi qu'à New Delhi.Au Cachemire, une dizaine de personnes ont été bles- La secousse a jeté dans les rues des milliers de personnes dans la capitale et les principales villes des États du nord, en pleine panique alors que portes et fenêtres vibraient dans leurs appartements.L'envoi de secours sur place a été rendu difficile par des éboulements qui ont barré plusieurs routes conduisant à cette région montagneuse dans les contreforts de l'Himalaya.Les responsables locaux ont mis en garde -contre les risques d'inondations dues aux glissements de terrain qui ont barré la rivière Bhagirathi.Cette rivière se jette dans le Gange à la hauteur de la ville sainte de Hardwar.Le 21 août 1988r un violent séisme avait secoué le nord de l'Inde à la frontière avec le Népal faisant plus d'un millier.Me Corriveau promet une bombe au procès de Proulx WES BOISVERT QUÉBEC ¦ L'affaire Benoit Proulx, qui passionne la ville de Québec depuis neuf ans, entre cette semaine dans son dernier droit.La défense, qui promet «une bombe», a commencé à faire entendre ses témoins vendredi, et on s'attend à ce que ce journaliste de la station de radio CHRC que la Couronne accuse du meurtre prémédité de France Alain, témoigne cette semaine.«C'est clair qu'il va témoigner! Il n'est pas coupable, il l'a toujours maintenu, et il va le dire au jury», a déclaré son avocat, Me Lawrence Corriveau, joint à son bureau hier.Me Corriveau a annoncé qu'un témoin «très important» risque d'être entendu aujourd'hui, mais il refuse d'en dire plus long.«Je n'ai jamais dévoilé l'identité de mes témoins à qui que ce soit, et je ne commencerai pas aujourd'hui ! » a lancé le vieux routier de 72 ans, véritable légende du milieu judiciaire de la vieille capitale.Benoît Proulx, 44 ans, est accusé d'avoir assassiné France Alain, une étudiante en génie de 21 ans avec laquelle il avait rompu peu de temps avant le meurtre.Elle a été tuée à l'aide d'un fusil de chasse de calibre 12, vers 19 h 45, le 25 octobre 1982.L'affaire captive l'attention à cause du «suspense» qui dure depuis 1982, mais également parce qu'elle met en scène quelques-unes des vedettes de la faune médiatique de Québec.Dans la salle d'audience \u2014-comble depuis trois semaines \u2014 du palais de justice, on a pu re- connaître le célèbre animateur André Arthur, venu assisté à quelques témoignages la semaine dernière.M.Arthur est non seulement le copropriétaire de CHRC \u2014 et donc grand patron de Proulx à l'époque \u2014 mais aussi un de ceux qui se sont questionnés publiquement sur la culpabilité de Benoît Proulx, pendant une émission de radio qui relançait cette affaire, en février dernier.II fait d'ailleurs face à une poursuite d'un million de dollars de la part de Proulx, tout comme le policier retraité John Tardif, qui était en charge du dossier en 1982, et qui a déclaré à la télévision, cet hiver, qu'il soupçonnait toujours Benoît Proulx.Si la police de Sainte-Foy a toujours soupçonné Proulx, il a quand même fallu neuf ans avant que la Couronne ne l'accuse.Une enquête du coroner, en 1986, n'avait permis d'accuser personne.Car personne n'a assisté au meurtre.On n'a jamais retrouvé l'arme du crime.Et Proulx était de service ce soir-là, à CHRC, où il lisait le bulletin de nouvelles cinq minutes avant l'heure.C'est la découverte d'un «témoin surprise», qui s'est manifesté en février dernier, après avoir «reconnu» Proulx dans le journal, qui a permis à la Couronne de conclure qu'elle avait assez d'éléments pour boucler sa preuve circonstancielle.Cet homme, Paul-Henri Paquet, 65 ans, est un fonctionnaire de la CSST en préretraite.Le soir du meurtre, il faisait sa marche de santé sur le chemin Sainte-Foy.Non loin de la rue Belmont, il entend un coup de fusil.- Le journaliste Benoît Proulx, que Ton voit ici en compagnie d'une de ses avocates, Me Suzanne Corriveau, sera entendu cette semaine.photo cp II se dirige vers la source du coup de feu, quand, à une trentaine de mètres de la rue Chapdelai-ne, il croise un homme.Il lui demande ce qui vient de se passer.L'autre lui répond: «Vas pas voir ça, c'est pas beau à voir.Le mystérieux barbu continue sa route, et M.Paquet revient sur ses pas.Aujourd'hui, M.Paquet jure qu'il s'agissait de Benoît Proulx, même s'il n'a «quasiment vu rien que ses yeux», des yeux «qui en disaient long».Il portait un sac à dos duquel dépassait ce qu'il croit aujourd'hui être «un tuyau noir», comme le canon d'un fusil de chasse.Le barbu en question était «très poilu» et avait les cheveux bouclés.Benoît Proulx a la barbe bien taillée et les cheveux on ne peut plus plats.Mais à l'époque, Proulx portait une permanente et avait la barbe plus plus fournie.M.Paquet ne contacte pas la police, et au moment de l'enquête du coroner, en 1986, il ne reconnaît pas «son barbu», car Proulx a changé.Ce n'est que l'hiverder-nier, quand Le Journal de Québec publie une vieille photo de Proulx, qu'il est certain de reçpn-., naître son barbu.il* I La Couronne prétend que.le.journaliste avait amplement le temps, entre deux bulletins, de se.rendre à l'angle des rues Chapde^ laine et Belmont, où la jeune femme a été abattue, et retourner lire* le bulletin de nouvelles suivant (un trajet aller-retour qui prend , entre 12 et 15 minutes).Le procès reprend ce mating avec la fin du contre-interrogàtôi-re d'André Bélisle.DEMAIN DÈS 9h \u2022m' v\\ m > RADIO AM STÉRÉO Le nouveau leader de l'information i il LE MAGAZINE QUESTION DE VIE , AVEC ANDREE BOUCHER MA tes pharmaciens s'unissent contre le gouvernement Les assistés devront payer Presse Canadienne QUEBEC ¦ Les quelque 225 pharmaciens qui uni participé u Fubbciïïbîéc; générale du congrès de leur association, au cours du week-end à Québec, ont décidé de prendre les grands moyens pour que les négociations avec le gouvernement débloquent.Réunis hier au centre municipal des congrès de Québec, les pharmaciens propriétaires ont longuement discuté de la situation qui dure depuis qu'ils ont déposé leurs demandes, soit depuis maintenant plus de deux ans.127900$ aux parents d'un élève handicapé Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Quatre ans après avoir refusé à Danny Rouette l'accès à la polyvalente de l'Ancienne-Lorette, en banlieue de Québec, la Commission scolaire régionale Chauveau devra l'intégrer aux autres étudiants de cette école et payer un montant de 127 900$ à titre de dédommagements.Telle est la décision que vient de rendre la Commission des droits de la personne, à la suite de la plainte qu'avaient logée Loui-sette et Marc Rouette, parents de Danny, maintenant âgé de 17 ans.Il s'agit d'une première au Québec pour l'intégration d'un déficient léger dans une école secondaire 'normale4.«Ca prouve qu'on avait raison de se battre pour l'intégration de notre fils.Ca fait quatre ans qu'il attend.11 a hâte au 1er novembre pqu^aller à la même école que ses amis, prendre l'autobus avec eux, les côtoyer», a lancé Mme Rouette apprenant la nouvelle.JiQn a défendu les droits de notre fils et de combien d'autres enfants.On a gagné et nous sommes' bien contents pour lui, a-t-elle poursuivi.La commission scolaire s'est acharnée contre Dariny.Il est une victime et non pas un criminel.» En 1987, Danny Rouette en avait soupe des classes dites spéciales, des «gâteaux aux bananes* et de la recette des «bou-chée^ de Rice Krispies».U voulait plutôt rejoindre ses amis dans l'école de son quartier, c'est-à-(Jire la polyvalente de l'Ancienne-Lorette.».£ Mme Rouette a dû quitter son emploi et s'occuper de son enfant à la maison.Elle a dû en outre payer les honoraires d'une orthopédagogue à la maison, acheter des livres spéciaux, etc.La Commission des droits de la personne demande donc à la commission scolaire de payer 127 900$, dont 80 000$ pour la perte de revenus de Mme Rouette, à raison de 20 000$ par année.t% \\ La commission scolaire a jusqu'au 1er novembre pour se soumettre à la décision.Si elle ne le fait pas, la cause sera inscrite au tribunal de la Commission des droits de la personne.' De son côté, l'Association pour l'intégration sociale de la région lie Québec (AISQ) s'est réjouie de cette décision qu'elle a qualifié d'historique puisqu'il s'agit d'une première pour le niveau secondaire.1Centre d'écoute Complexe Desjardins Accueil: lundi au vendredi Midi \u2014 17 h LE HRJRE 982-0333\u2014 i C'EST VOLER f CE CONSEIL QUÉBÉCOIS DU COMMERCE DE DÉTAIL 550, ruo Sherbrooke ouest, Bureau 1000 Montréal (Québec) H3A 1B9 \u2022 842-6681 &-\u2014f- « Et nous n'avons jamais eu d'offres du gouvernement.Il y a des négociations mais rien de sérieux», a regretté le président de l'Association des pharmaciens du Pour forcer le gouvernement à déposer des offres, les pharmaciens ont l'intention de demander aux personnes bénéficiaires de l'aide sociale de payer eux-mêmes leurs médicaments et de se faire rembourser ensuite par la Régie de l'assurance-maladie.«C'est un moyen de pression qui peut faire mal à certains bénéficiaires, mais les pharmaciens sauront se montrer humains avec les gens oui seront mal pris», a indiqué M Prud'homme.Aussi, les pharmaciens des différentes bannières ont décidé de s'unir.Hier, ils ont formé un comité d'action où siègent différents représentants de ces bannières: «Nous avons tous un ennemi commun: le gouvernement.Et nous nous battons ensemble, peu importe les bannières que nous représentons.» Les pharmaciens exigent que le gouvernement les reconnaisse comme de vrais professionnels de la santé.Les pharmaciens ont également des demandes financières.Leurs honoraires moyens sont présentement de 4,58$ par ordonnance pour les personnes âgées et les bénéficiaires de l'aide sociale.Us estiment juste que ces honoraires soient haussés à 7$, comme c'est le cas aiiieurs au Canada.LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 21 OCTOBRE 1991 ACHETONS BIJOUX AUSSI PLATINE \u2022 MONTRES ROLEX PERLES \u2022 OBJETS EN ARGENT CAMÉES \u2022 LALIQUE \u2022 MONNAIES DE COLLECTION I HO M.PS ON & WH E T S TO NEinc ; 1117, STH-CATHIiRINH OUI-ST,.bureau 900 289-9761 LUNDI AU VENDREDftl'c .9 h à 16 h 30 A 11 l\"\",IB\"\"\"1 ^BmaBmmmmm HPtfRÊAL' LA.SESSION DE 7 Matin, après-midi, soir et samedi VEMBRE Débat organisé par la Ligue des droits et libertés AUTOCHTONES ET QUÉBÉCOIS QUELLE AUTONOMIE?Invité : Monsieur Ovide Mercredi, Chef de l'assemblée des Premières Nations du Canada débattra avec : Monsieur Christos Sirros, Ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec, et Monsieur Gérald Larose, President de îa Confédération des syndicats nationaux Le mardi 22 octobre 1991 à 19 h 30 au Studio-théâtre Alfred-Laliberté Université du Québec à Montréal 405, rue Ste-Catherine Est Métro Berri-UQAM INFORMATIQUE \u2022 Dactylo sur ordinateur Introduction à IBM-DOS * Connaître le IBM-PC WordPerfect Lotus 1-2-3 \u2022 Lotus 1-2-3 avancé * WordPerfect avancé \u2022 Comptabilité informatisée * DBase LANGUES Anglais Français Espagnol Italien \u2022 Grec \u2022 Chinois Japonais \u2022 Portugais \u2022 Français écrit LES 22,23,24,29?3 lomt-JUI JH iiZd Centre-vMe 1450, me Stanley I (métro Peel) 849-8393 postes 712 et 732 ':£k ! ?Ces cours ne sont pas offerts a la succursale Hocheia rue Hochelaga -W {métro Viau) 25*4851 uve ENTREPOSAGE BATEAUX \u2022 AUTOS INTERIEUR OU EXTERIEUR MEILLEURS PRIX MEILLEUR SERVICE PROFITEZ DES TARIFS HORS SAISON SERVICES DE TRANSPORT, REPARATION, MODIFICATION ET PEINTURE DISPONIBLES I 6767, BOUL HENRI-B0URASSA EST MONTRÉAL-NORD £igeofj ]» TERCEL 92 $ ' * * \".» .%f5 de comptant, à partir de 179 $ / mois* COROLLA 92 ¦ m de comptant, à partir de 259 $ / mois* CAMRY 92 $ * Utilisation 60 mois, sujet aux critères d'admissibilité, transp.et prép.en sus.Les modèles peuvent différer de ceux illustrés.\\|\\vt\\ WÉÈÈÈ 66® de comptant, à partir de 329 $ / mois* stag \u2014 \u2022 ¦ » -.Arts et spectacles LA PRESSE, MONTREAL.LUNDI 21 OCTOBRE 1991 AUJOURD'HUI 15hOO PARALLELE 71 PIEDS HUMIDES.IES Christine Camure.France.1990 12.h C'EST VRAI Robert Frank.Fronde 19?0.55.Ir 15H15 GOETHE 72 RECOVERING SILVER Karen Kennedy.È.-U.1991.7; s.d MONDO MOSCOW Peter Vronsky.Canada 1991 90.ang 17h00 PARALLELE 73 SEPT TABLES 9SETTIE TAVOIE) K.ko Stella.Italie 1991.7.s.d.JERRY III LEWIS - THE STORY OF ROCK'N'ROLL DA.Pennebaker C.Hegedus.E.-U.1991.52; mus.17M5 GOETHE 74 TWIN PEAKS Dov.d Lynch.E.-U 1990.104.ong 17h30 RIALTO 75 AMELIA LOPES O NEIL Valeria Sarmienfo.Ch.l.Sui/Fr.1990.93.Fr.18h00 CINEMATHEQUE 76 UNDERSTANDING BLISS William D MacGillivray.Canada 1990.SO' ang.!9h00 ELYSEE-FETIVAL 77 J ENTENDS PLUS LA GUITARE Philippe Carrô Fronce 1991.98.fr 19h00 PARALLÈLE 78 BISORRO Roberto Androde.Brésil 1990.10.s.t.o.EXIT.THE (HE NO JICUCHI) Takanon Yoshio.Japon 1990.91.s t.a.19H15 GOETHE 79 WANTED Barbara Pornonski.Pologne 1990.20; s.fa.TOMBE DU CIEL (SPRUNG AUS DEN WOLKEN) Stefan Schwietert, Allemagne 1991.75.s.t.f 19h30 RIALTO 00 JOHNNY SUEDE Ton.Di CiHo E.-U.Sui.1991.93.ang.s.t.f.20H00 CINÉMATHÈQUE 81 ENFANTS VOLANTS.LES Guillaume Nicloux.France 1990.82; fr.20H00 PARALLELE 82 ZOMBIE AND THE GHOST TRAIN Nika Kaunsmoki, Finlande 1991.88.ang.21 hIS GOETHE 83 LAND BEHING THE RAINBOW.THE (LAND HINTER DEM REGENBC GEN) Herwig Kipping, Allemagne 1991.97.sta.21h30 ELYSÉE-FESTIVAL 84 ENGRAZIA Stefan Dahnent.Allemagne 1990.78; s.t.o.21h45 RIALTO 85 GOOD WOMAN OF BANGKOK.THE Dennis O'Rourke.Australie 1991.82.s.t.o.22h00 CINÉMATHÈQUE 86 OU LE CIEL RENCONTRE LA TERRE Boris Airoperyan.URSS 1990 s.t.f.Co Away, du cinéaste Dmitry Astrakhan: dans un village, juifs et Russes de très vieille souche vivent en harmonie.jusqu'à ce que le nationalisme et la xénophobie des Russes tournent à l'antisémitisme.Crooner américain et pogrom russe SERGE DUSSAULT n peu de tout dans ce Festival du nouveau cinéma.Et le plus nouveau, le plus audacieux, vient souvent de cinéastes qui n'ont plus vingt ans.Godard par exemple.Ou Peter Greenaway.Parmi les jeunes, un cinéaste américain qui pique la curiosité parce qu'il a été caméraman de |im larmush sur Permanent Vacation et Stranger than Paradise: Tom DeCillo, dont le Festival présente Johnny Suede qui a remporté il y a quelques semaines le Léopard d'argent du Festival de Locarno en Suisse.Une fraîcheur dans le film de DeCillo.De jeunes acteurs bien dirigés.Un regard ironique sur une Amérique qui pourrait être celle de (armush.lohnny Suéde est un jeune crooner qui rêve de se faire un nom.Lui tombe du ciel, presque littéralement, une paire de souliers de.suède qui lui serviront en quelque sorte de talisman.En attendant la gloire, lohnny peinture des appartements avec son copain Deke, rencontre des filles, gratte la guitare et se fait des illusions.Un anti-héros, lohnny Suéde.C'est ce qui le rend sympathique.11 végète.Sans argent pour payer le loyer de sa piaule.Roulé par un aventurier qui lui donne de faux espoirs.Quand on lui demande comment il compose, comment il écrit ses chansons, il répond naïvement: «le ne sais pas.ça me vient comme ça.» il croit en son talent.Il est le seul à y croire.Le sujet n'est pas nouveau.Scorsese l'avait traité, mais avec une ironie beaucoup plus féroce, dans King of Comedy.Ce qui est intéressant dans le film de DiCillo, c'est la peinture d'un milieu, d'une faune pour laquelle le jeune cinéaste a une évidente sympathie.Terrains vagues, maisons qui s'écroulent, garçons un peu Tous, filles toujours un peu plus lucides, un peu plus généreuses.Dans le rôle de lohnny Suéde, un jeune comédien qu'on a vu dans Thelma & Louise, Brad Pitt.Peigné comme un crooner des années cinquante, on le dirait sorti du film Leningrad Cowboys d'Aki Kaurismaki.lohnny Suéde repasse aujourd'hui au Rialto (à I9h30) et mercredi à VElysée-Festival (à 19h00).« Co Away » Du cinéaste (russe, je crois, puisqu'il ne faut plus dire soviétique.) Dmitry Astrakhan, un film qui nous ramène au début du siècle.Go Away commence comme une comédie de moeurs et vire au drame historique.Dans un village vivent en harmonie juifs et Russes de très vieille souche.Jusqu'à ce que le nationalisme et la xénophobie des Russes tournent à l'antisémitisme et au pogrom.Quelques scènes semblent avoir été prises dans l'Allemagne d'Hitler.Le héros du film, Motl, est un brave homme qui brasse quelques bonnes affaires, se paie en ville des filles aux seins généreux avant de re- gagner son village.Au demeurant, l'image de la respectabilité.Le pater familiasqu'on écoute et qu'on respecte.Mais il est juif.C'est-à-dire Russe juif comme d'autres sont Russes orthodoxes.Les fanatiques ne voient pas ça du même oeil.Pour une raison mal expliquée dans le film, ils commencent à tabasser les juifs.D'abord sporadiquement, puis méthodiquement.Dans les villages d'abord, dans la campagne ensuite-Go Away \u2014 qu'on pourrait traduire par Fichez le camp!\u2014 est le premier long métrage de Dmitry Astrakhan qui, parait-il, vient du théâtre.Il a beaucoup travaillé sur la lumière et utilisé parfois le noir et blanc pour laisser croire que certaines scènes sont tirées de documentaires d'époque.Le procédé n'est pas original, mais est efficace.Si le film est souvent bavard, particulièrement quand le fou du village fait ses numéros, il a aussi des moments de grande intensité.Grâce à l'acteur qui incarne Motl.Une présence, une tète! Parmi les meilleurs moments du film: la nuit de noces d'un jeune couple marié sans le consentement des parents.Go Away est présenté mardi à la Cinémathèque québécoise (à 20h00) et samedi prochain au Rialto (à 19h30).Petit rappel, si vous n'avez pas vu l'entends plus la guitare, de Philippe Garret: aujourd'hui au cinéma Festival (à 19h).Un film à ne pas manquer.Parce qu'il est d'une belle écriture.Et qu'il pose des questions sur l'amour, le temps, le mensonge et la vie.Aucun danger DANIEL LEIY1AY e serait-ce que parce que ça nous change de Samedi PM, les spéciaux juste pour rire sont les bienvenus.Mais on a joué de prudence avec le premier, samedi soir à Radio-Canada : faible teneur en humour.Aucun danger de s'étouffer.Seules les fortes prestations de Pierre Palmade et de Daniel Le-mire ont sauvé cette première de la platitude totale, rajoute Patrick Huard, mais seulement dans son personnage de régisseur de plateau qui a peine à affirmer son leadership devant Dominique Michel, beaucoup plus «expérimentée».Très à point.Ça passe comme une balle, surtout quand il «s'emporte».Les «guidi-guidi-ha-ha» de Daniel Leblanc \u2014ceux de Dodo en fait, qu'on attendait pour commencer le spectacle\u2014 m'ont rappelé qu'on pourrait très bien commencer sans elle sans rien y perdre.Michel Barrette à l'urgence m'a laissé tiède et je n'arrive pas à embarquer dans l'humour ironique de Jean-Marc Parent.Quant à Suzanne Tremblay et Lise Dion, il me semble qu'elles gaspillent les richesses d'un sujet comme le guichet automatique.L'idée est là; il manque le travail.V'Ià mon NIP, Oscar.Crache et fais-moi rire! Quant à l'Italien Ennio Mar-chetto, tantôt en Pavarotti tantôt en Piaf de carton, il présente un numéro d'aspect original, mais il manque le principal: la drôlerie.Pierre Palmade, lui, a monté quelque chose de fort avec son match de scrabble qu'il joue, en père détestable et orgueilleux, avec sa femme, pas trop forte dans les mots, et ses deux enfants.Il est seul, mais on «voit» tes trois autres aussi bien que s'ils étaient là.L'épouse qui veut écrire «KA-WACS» parce que c'est payant; le fils obsédé par le sexe \u2014«T'as oublié le R à sucre.»\u2014 et la fille qui aurait autre chose à faire que de jouer au scrabble avec son con de père.Top niveau! Daniel Lemire fermait l'émission, comme il se doit.Leïïïïfre semble avoir abandonné son merveilleux Oncle Georges, mais les «tinamis» retrouvent vite le leader des stand-up comics quebé-cois.De la toile du Stade, «une courtepointe.», aux urgences genre «Apportez votre sérum»», Lemire a le don d'extraire ce qu'il y a de plus risible dans nos problèmes.et dans nous-mêmes.Et il ne se mêle pas dans les «degrés», celui «qui fait l'humour».Théâtre f: De I excellent théâtre à découvrir.au cinéma JEAN BEAUNOYER L e Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo, qui fête son 20e anniversaire, cette année, a eu la merveilleuse idée * 8e consacrer un volet de sa programmation au théâtre.L'an dernier, on avait invité Al Paci-no qui était venu présenter la version cinématographique d'une pièce qu'il avait montée ( The Local Stigmatic).Cette année, le festival nous propose des documentaires et des grands classiques du théâtre.C'est ainsi qu'on pourra voir En attendant Godot de Beckett, réalisé par Walter D.Asmus; Portrait de Peter Brook de David Thomas; Prospero's Book, une adaptation très libre de La tempête de Shakespeare; jean Genet, le vagabond, de Jean Dumoulin, qui reconstitue la genèse de l'oeuvre de Genet; La classe morte de Nat Lilcstein, une adaptation de la fameuse pièce de Tadeusz Kantor; et Sphinxes without Secrets, qui nous présente les meil-leu res «performances» américaines.Une occasion tout à fait excep- ; tionnellc de découvrir Peter Brook et de voir du théâtre étranger pour tous ceux qui ; o'ont pas l'occasion ou les moyens de voyager.Soulignons que le festival se termine le 27 octobre et qu'on peut se procurer des billets au Cinéma Parallèle, au Cinéma Festival (l'an- ' çien Elysée) et à la Cinémathè» ! que, entre autres.UN CARREFOUR INTERNATIONAL DE THÉÂTRE À QUÉBEC SÀ Québec, on ne perd pas de mps.Avant même d'enterrer la Quinzaine, on annonce avec assurance et suffisance la créa- -!- tion d'un nouvel événement majeur en théâtre: le Carrefour international de théâtre de Québec.Et pourtant, la Quinzaine de Québec n'a pas encore cessé d'exister.Personne n'a lancé la serviette et bien au contraire, on prépare dans le milieu du théâtre un mouvement de contestation auprès du ministère des Affaires culturelles, qui a décidé de sabrer la subvention accordée habituellement à la Quinzaine.On demande au ministère de reconsidérer sa décision.On pourra toujours discuter du style de gestion de la Quinzaine, de la personnalité de sa fondatrice, Rachel Lortie, mais personne ne pourra contester sérieusement la qualité artistique de l'événement.Personne ne peut nier l'impact de la venue des troupes de théâtre des pays de l'Est.Personne ne peut ignorer la richesse des contacts établis.Les organisateurs de la Quinzaine ont été traités de façon cavalière par le ministère et je ne pense pas seulement à madame Lortie, qui a cédé une bonne partie de ses pouvoirs récemment, mais à tous les bénévoles et collaborateurs qui ont installé une tradition théâtrale à Québec depuis le début de la décennie.Et ce n'est sûrement pas, en reprenant tout à zéro avec une nouvelle équipe qu'on fera des miracles d'ici l'été prochain.Un dossier à suivre mais très péniblement parce que la bonne foi et un minimum de reconnaissance ne semblent pas faire partie du jeu.JEAN LECLERC VOULAIT PLUS DE PRÉCISIONS.¦ Le comédien Jean Lectcrc ne fait pas que jouer aux États-Unis, il fonctionne comme les Américains.Il a étonné tout le monde lors de son passage ici par son efficacité, sa rigueur, pour ne pas dire sa discipline, et son sens des relations publiques.Il m'a même téléphoné de New York pour commenter ma critique sur la pièce Lettres d'amour.11 voulait plus de précisions.À Robert Lepage, à l'extrême droite de la photo, s'est embarqué pour le Mexique hier, de Montréal, avec une vingtaine de finissants de l'École nationale de théâtre, dans le but d'y travailler Los Clncos Soles, un projet collectif inspiré de la mythologie mexicaine.Le metteur en scène parait fort stimulé par cette future production, dont il dit quelle l'emballe encore plus que sa renommée Trilogie des dragons.Lepage et ses compagnons s'imprégneront du Mexique pendant une dizaine de jours.photo tue simon wrkault.u ¦ C'est le DNA Theater qui avait créé cette pièce tout à fait particulière qui se déroule dans un centre psychiatrique, je me souviens d'un spectacle insoutenable et d'une rare audace.La première aura lieu le 24 octobre et nous présenterons également une entrevue avec Liitoja, qui a déjà monté un Hamlet de sept heures si je ne ' m'abuse.Un spectacle plus intimiste, celui de Marie-Hélène Letendre, qui a imaginé et qui interprète Marguerite à l'Espace La Veillée jusqu'au 3 novembre.juste titre, il faut bien le dire, parce que j'avais été complètement neutralisé par une pièce qui me semblait une froide lecture.Avec le recul, je dirais que le texte reste dans ma mémoire et que la traduction que Leclerc en a fait est remarquable, le sais qu'on avait choisi de ne pas jouer, de laisser beaucoup de place au texte.Marie Tifo et René Gagnon ont choisi pour leur part de s'engager davantage et je crois que cette approche élargit le texte.Leclerc reviendra du reste le 2 novembre sur la scène du Rideau Vert, en compagnie de Louise Deschatclcts.À VOIR CETTE SEMAINE ¦ Du théâtre à haute tension, cette semaine à la salle Fred-Bar-ry.Il s'agit de Voilà ce qui se passe à Or ange ville de Hillar Liitoja, traduit par Paul Lcfeb-vre et produit par le groupe Mul-tidisciplinaire de Montréal.On a déjà présenté la version originale de cette pièce à Montréal en 1987 dans le cadre du Festival de théâtre des Amériques.7 \u2022if La Fête du livre, en France: d'une ampleur inégalée Agence France-Presse PARIS La troisième édition de la Fête du livre, organisée par le ministère de la Culture, en fin de semaine, en France, a témoigné, au travers d'un millier de manifestations, d'une ampleur inégalée et d'une ferveur paisible.Trocs, lectures, ateliers d'écriture, signatures d'écrivains, spectacles, prix et rallyes: du nord au sud de la France, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées pour cette fête de l'écrit.A la Bibliothèque nationale, à Paris, 60000 personnes ont participé à une grande «Fête du livre, de la presse et des métiers de l'écrit».Des débats, du «Cercle des éditeurs disparus» à «la faiblesse de la presse écrite?», ont fait salle comble.Même affluence pour les signatures de nombreux auteurs.Autre temple de l'écrit difficilement accessible en temps normal, l'Imprimerie nationale a été visitée par près de 2000 personnes.Autre succès: le «plus grand kiosque de France», aménagé au Palais-Royal, dans je centre de la capitale, où 7000 visiteurs se sont pressés autour de quelque 2000 titres et de très nombreux éditeurs, français et étrangers, québécois notamment.Bibliothèques et librairies, restées souvent ouvertes le dimanche, ont attiré un vaste public pour des animations, lectures et débats.En province En province, parmi les fêtes du livre, celle de Saint-Etienne, dans le centre du pays, a rassemblé en trois jours environ 100000 personnes et 300 auteurs.A été fêté dans cette ville le jumelage avec le salon du Lac St-Jean au Québec.Rimbaud, centenaire de la mort oblige, a été lu à la Comédie-Française, le grand théâtre national, a été célébré au marché de la Poésie à Nantes, dans l'Ouest, et a inspiré un mur de poésie à Cçjlmar, dans l'Est. Le huitième gala: plus chaleureux mais encore trop achalandé 4% daniel le may raillai.Lkf affaire a déjà été pas mal plus guindée.Guindée et un peu loin du monde, du moins du monde qui lit La Presse, un journal dit fa- Hier soir, il m'a semblé que Gilles Latulipc avait rendu la chose plus chaleureuse.Par son humour bon enfant et sa capacité de mettre les gens à Taise.Le tan* dèm d'animation qu'il forme, avec Suzanne Lapointc, aux Démons du midi m'inspirait les pires craintes.confirmées quand Mme lapointc c'est sa marque de commerce, a été prise d'un fou rire et a raté la présentation de Laurent Beaudoin.Le huitième gala Excellence de La Presse, à l'occasion du 350e anniversaire de fondation de Montréal, voulait rendre hommage à cinq Montréalais qui se sont particulièrement distingués depuis 25 ans.Tout a bien commencé avec Mme (anine Sutto dont les mille rôles de téléthéàtre et téléroman constitueront toujours une banque inégalable d'archives.Mais on pourrait en dire autant de |ean Béliveau avec ses 507 buts et ses dix coupes Stanley dans l'uniforme du Canadien.Pourquoi nous avoir montré, et deux fois, que le 500e?Quant à Boum-Boum Geoffrion, un ancien grand certes, il devient une caricature de lui-même aussitôt arrivé dans le champ de la caméra.Une conversation entre l'astro-physicien Hubert Reeves et Gilles UN AUTOMNE QUI SUSCITE LES PASSIONS ,/ «\u2022 \\ N I) U I U I I O \\ »l) \\\\ I II II I M ,,, l \\ r n % \u2022 « ii «\u2022 /» ii i II \\ K O I I» .P K I N C I SitiiMiM Ikois Mois /Cl A\\ 7q0.?Di 12\\\\iMmu 1991 \\OL**J/yVJ é^^^é^ Al 2Q lÏAKII.U 1992 Itilkts en vente cgalciiiciil ait TT™ I ~~~ ^liitlict de la Plaie tics \\rt% cl aux JL Théâtre Maisonneuve ^.ui.ns i i< ut m.imci situcv dans _ sJXJ Place des Arts,Montréal tcn.ihis magasins de la (sale) A\\ AN I -PHI Mil Kl s.drtuipes (20 personnes minimum) 12 et.13 novembre 1991 iclcpliomv : (S II) H71 9153 au Oiiilui d \\l \\ l>'oi \\ l H I l'Kl :r {Alh) 7Ai}(} 111 l,lJ|orN 1,11 (Juéhet jeudi 14 novembre 1,901'; Késerxe/ une plate île choix grâce i;iu profit de hi londation à \\\\aiil première de Vnierican dii Diabète |uvénile.» xprew.compose/ le (514) 7900.100 l.n anglais avec SI RI II IIS en français SI RI II I I V ' i'nI line m.inpii' cli|io\\tc lié la C nmp.ii'iiu- «I nprr.i i.im.hIhimu- Latulipe n'apparait pas comme un «naturel» mais elle a constitué le meilleur moment de la soirée du côté des entrevues.«Est-ce qu'on a des voisins?», a demandé Latulipe, cosmique, au «savant sérieux».Sérieux mais capable de rire.Pour M.Laurent Beaudoin, on a dérapé un peu.Le pdg de Bombardier est aussi le gendre de feu I.Armand Bombardier et c'est autour de ce dernier que la conversation a tourné.Surtout qu'on avait invité Gilbert Sicotte, qui tient le rôle de Bombardier dans une mini-série qu'on verra cet hiver mais sur qui, curieusement, il avait peu à dire Le père Marcel Lalonde, recteur de l'Oratoire Saint Joseph depuis 30 ans, aurait pu être amené dans le vif du sujet, à peine effleuré.Quant à monseigneur Turcotte, n'eut-été de l'intervention tardive de Cilles Latulipe, il serait venu parler huit secondes.Là la cohésion entre les animateurs a fait défaut plus que Jamais.Trop de cartes, pas assez de curiosité.Et pas de curiosité du tout pour les personnalités de l'année dans les différentes catégories.À l'exception de Jean Vanier, absent mais qu'on a vu sur ruban, on ne les a pas entendues.John P.Hum* phrey a participé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme.J'aurais aimé entendre le monsieur dire quelques mots.On n'a pas vu Jacques de Champlain.Pierre Gauvreau et Sylvie Fréchette étaient loin, loin.Ces gens-là ne sont-ils pas la raison d'être du gala?Côté variétés, on a fait un effort de démocratisation et de modernisation (souvenons-nous de Philippe Clay et de Pétula Clark.) Robert Charlebois a chanté Je reviendrai à Montréal avec un micro déficient mais le reste de la soirée s'est bien passé du côté sonore.Ouf! Lindbergh a marqué un virage dan.!
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