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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations générales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-11-10, Collections de BAnQ.

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[" Informations LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 __.-\u2014.« Le siècle qui va bientôt naître marquera le retour a ce temps de l'homme.Il ne sera plus celui de la politique ou de Vidéolûgie» Lech Walesa (H L//J chemin d'espoir, Fayard.1987 -, * .\u2022 \u2022 .\u2022\u2022 \u2022 i au» PHOTO ROBERT MAILLOUX.La Press* L'Ensemble international de Montréal dirigé par M.Edward Domanski, à gauche, présentera demain soir un concert dans la grande salle du Collège Marguerite-Bourgeoys, à l'occasion de la fête de l'indépendance de la Pologne.Des adresses utiles Caisse d'économie polonaise du Québec, 65, Sherbrooke Est, Bureau 103, Montréal H2X 1C4 Tél.: 845-3534 Fax:845-3021 Président: Dr Andrzej Bajsarowicz Centre de recherches polonaises de l'Institut des civilisations, 6100, chemin Deacon, Appartement 4, Montréal, H3S 2V6 Tél.: 342-7403 Président-directeur général : Théodore Domaradzki Chambre de commerce Canada-Pologne, 1155, René-Lévesque Ouest, Bureau 3301, Montréal H3B 3T1 Tél.: 481-0656 Président: M.John Hallward Chambre de commerce polonaise du Québec, 3478, Saint-Dominique, Montréal H2X2X4 Tél.: 843-3895 Président: M.Bernard Kmita Comité d'aide à la Pologne, 65, Sherbrooke Est, Bureau 103, Montréal H2X 1C4 Tél.: 342-7403 Présidente: Dr Maria Domaradzki Comité de secours aux enfants polonais, 4403, Coolbrook, Montréal H4A 3G1 Tél.: 489-6010 Présidente: Mme Maria Zascinski Congrès canadien polonais, région du Québec, 5175, Côte-Saint-Luc, Bureau 12, Montréal H3W 2H5 Tel : 486-6595 Président: M.Georges Rawicz Consulat général de la République de Pologne, 1500, Des Pins Ouest, Montréal H3G 1B4 Tél.: 937-9481 Consul général : Waclaw Tomkowski Délégué commercial de Pologne, 3501, du Musée, Montréal H3G 2C8 Tél.: 282-1732 Fax:282-1784 Délégué: M.Krzysztof Wegr-zeçki Ensemble international de Montréal, 5580, Saint-Urbain, Montréal H2T 2X3 Tél.: 696-4633 Directeur artistique: M.Edward Domanski Institut polonais des arts et sciences, 3479, rue Pccl, Montréal H3A1W7 Tél.: 398-6978 Président: Prof.Jozef Litynski Armoiries et couleurs de la République post-communiste EB Depuis près de dix siècles, l'aigle héraldique blanche est le symbole de l'État polonais.Elle est dite êployée, les ailes étant ouvertes, et contournée, la tête regardant à senestre, c'est-à-dire à gauche.Elle a récupéré sa couronne qui avait été arrachée par les communistes tandis que la République de 1989 a été soulagée de son épithète de «populaire», la Pologne recouvrant ainsi sa dénomination de République de Pologne, proclamée à l'indépendance, en 1918.Quant aux couleurs nationales, en deux bandes horizontales de surface égale, le blanc rappelle l'amour de la paix, le rouge évoquant le sang versé pour la patrie.K J rm IS5*\" .¦> .w- .- i EES' Tfca #M AJNx \" .1\" La population À Montréal : 28-245 * Au Québec : 33 645 \u2022 Au Canada: 612 105* En Pologne; 38 millions Hors de Pologne: de 18 à 20 millions Chiffres du recensement du Canada de 1986 (comprenant les personnes d'origine polonaise unique et d'origine multiple) Hymne national (première strophe) Jcszczc Polska nie zgincla, Kiedy my zyjcmy.Co nam obea przenwc wzic- la, Szabla odbicrzemy.(Traduction) La Pologne n'est pas encore morte Tant que nous vivons.Ce que la force étrangère a arrache, Nous, à la pointe de l'épée, nous le reprendrons.PHOTO MICHEL GRAVEL, U Presse M.Zbigniew Malecki, secrétaire général du Congrès canadien polonais.LILY § 1 y a seulement deux ans, plus de quatre décennies après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Pologne réenchâssait dans son calendrier la féte de son indépendance du 11 novembre 1918.En lieu et place de celle du 22 juillet 1944, date à laquelle Moscou avait engendré le Comité polonais de libération nationale.11 y a deux ans aussi, et le 11 novembre justement, à Toronto, dans un salon de l'hôtel Sutton Place où une meute de journalistes et de photographes le mitraillaient de questions et de déclics, Lech Walesa, en visite au Canada, avait tenu tout d'abord à souligner ce retournement.Pour le président de Solidarnosc alors, c'était une première célébration officielle de la Pologne ressuscitée de 1918 après son partage de 1795 qui avait duré cette fois 123 ans.Pour les Polonais d'ici, c'était enfin la réalisation d'un.espoir qui se \"renouvelait à chaque anniversaire.Ce matin, à la cérémonie de H fr, ail cénotaphe de la Place du Canada,rcomme à la messe de I2hi£ràbla Mission catholique pdlo*Hâise^5aint-Wojciech à Notre^Dame-de-Grâce, leurs voe^x .redoubleront sûrement pour cctt&Pqlogne post-communiste éhproie à d'énormes difficultés.«La population subit les contrecoups du virage économique.Les prix grimpent et les salaires ne suivent pas», rappelle Zbigniew Malecki, prédisant que la crise politique finira par se résorber après cette phase de l'apprentissage de la démocratie et de la responsabilité.Secrétaire général du Congrès canadien polonais qui regroupe 54 associations culturelles, sociales et professionnelles, il est au courant de l'aide que tente de fournir sa communauté de Montréal.Celles d'ailleurs au Canada aussi dont il rapporte les nouvelles dans son mensuel GIos KPK, La Voix du Congrès canadien polonais.Ce sont toutes des communautés bien solides, PHOTO ROBERT MAILLOUX, U Presse Margarita Domanski, âgée de 11 ans, dans un costume typique dune région montagneuse proche de Cracovie.certaines établies dans l'Ouest depuis la ffin du XVIIIe siècle.Au Manitoba, on trouve même une ville appelée Polonia.Au début du siècle suivant, devant le puissant courant d'émigration qui s'était manifesté en Europe a destination du Nouveau Monde, une multitude de colons polonais avaient afflué dans les régions nouvellement ouvertes à l'exploitation.Plus près de nous, au cours de la dernière décennie, la moyenne annuelle s'établissait autour de 8400 immigrants.Au Québec, jusqu'en 1950, l'immigration se composait en majorité, comme dans le reste du Canada, d'agriculteurs et de journaliers.A partir de 1945, sont arrivés un grand nombre d'anciens combattants, de personnes déplacées et de réfugiés scolarisés.Des vagues de Polonais venus d'autres pays européens se sont ajoutées, amenant bien des professionnels et des techniciens.Transferts de fonds, envois de médicaments et d'équipements \u2022 \u2022\u2022 '\u2022.\u2022\u2022.\u2022^\u2022\u2022>cj»î-:-jv;.u.hospitaliers, de vêtements et de chaussures, caractérisent principalement la contribution des Polonais d'ici au mieux-être de leurs compatriotes d'origine.Une autre forme d'appui tout aussi importante se traduit également par la mise en marche de projets auxquels La Presse faisait écho le 6 mai dernier, dans un reportage sur le bicentenaire de la Constitution polonaise.John Hallward, président de la Chambre de commerce Canada-Pologne, annonce l'inscription de six étudiants polonais en sciences de la gestion à l'UQAM et de six autres en administration des affaires à l'université Carleton, avec l'aide du gouvernement fédéral.Par ailleurs, la Banque de Nouvelle-Ecosse a accueilli quatre stagiaires rémunérés pour une période de six mois.Trois autres banques \u2014 la Banque Royale, la Banque de Montréal et la CIBC\u2014 s'apprêtent à en faire autant.De son côté, l'Union des producteurs agricoles a conclu une entente avec l'Université de Lublin.Hélène Varvaressos.directrice du service main-d'oeuvre et prévention, signale que sept étudiants et étudiantes de deuxième année en agronomie, rémunérés eux aussi, font actuellement des stages de cinq mois afin de se familiariser avec différents types d'agriculture chez nous.Dans le cadre d'un accord Canada-Pologne.Pour ce qui est des échanges commerciaux, les exportations polonaises vers le Canada se sont élevées l'an dernier à 79 millions de dollars, dont 60 p.cent au Québec.Quant aux nôtres, elles n'ont pas dépassé 52 millions, partagées entre le Québec et l'Ontario.Relevons ici que le bureau du Délégué commercial de Pologne dispose d'une série de documents sur les changements économiques, l'agence pour les investissements étrangers, la création de banques étrangères, les investissements dans le secteur des télécommunications ainsi que deux textes de loi, l'un sur les devises, l'autre sur la privatisation des entreprises d'État.Us sont tous réunis sous une rubrique invitante: «La Pologne, le nouvel espace d'affaires».1 L'UNIVERSITE DE MONTREAL L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE TOUT SUR L'UNIVERSITÉ, VENEZ VOIR RENSEIGNEMENTS : 343-6032 ouvrent leurs portes au grand public d Bell AUJOURD'HUI vu LE PROGRAMME ÉTAIT DISTRIBUE DANS LA PRESSE 0[) SAMEDI 9 NOVEMBRE > LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 -\u201e il Editorial oaaBBHnnBo Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardlns éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef * * i i » ulletins: l'utopie au service de la médiocrité I es Dieux du ministère de l'Éducation ont dù tomber sur la I tète le jour où ils ont accouché de la dernière trouvaille de Isa la pédagogie post-moderne: le bulletin descriptif.Apparu dans le monde scolaire québécois il y a une dizaine d'années, celui-ci sévit aujourd'hui dans une majorité d'écoles du secteur primaire.Or, ainsi que l'a montré un reportage publié la semaine dernière dans La Presse, le bulletin descriptif est le plus souvent indéchiffrable pour les parents.Il gruge le temps et l'énergie que les enseignants pourraient consacrer à des tâches bien plus utiles.Et enfin, il est basé sur un inaccessible idéal - celui de la disparition de toute compétition - qui n'a rien à voir avec la réalité à laquelle seront confron-tés les élèves lorsqu'ils sortiront de l'univers douillet de l'école.En principe, un bulletin doit permettre aux parents de suivre les progrès accomplis par leur enfant, et de savoir s'il apprend bien ou pas.La façon la plus simple d'y parvenir en langage clair, c'est encore de comparer l'élève à ses pairs.C'est d'ailleurs ce que font spontanément les enfants, qu'il s'agisse de leur performance en classe, de leurs talents artistiques ou de leurs compétences sportives.Mais les neo-pédagogues, eux, ont décidé que toute comparaison risquait de blesser et de décourager les plus faibles, et qu'il valait mieux comparer l'enfant.à lui même.Résultat: on a résolument choisi de se débarrasser des «moyennes», méthode d'évaluation estimée trop élitiste; l'élève n'est plus jugé que par rapport aux objectifs du programme.Heureux les parents qui s'y retrouvent, car ces objectifs sont souvent formulés en un savant jargon, incompréhensible pour le commun des mortels.Résultat corollaire: l'élaboration des systèmes de notation étant laissée à la discrétion des commissions scolaires, les bulletins varient d'un endroit à l'autre, allant de quatre a trente (!) pages, et alignant tantôt des M et des MR, tantôt des W et des Z, tantôt encore des chiffres de un à cinq.Malheur â l'enfant qui déménage et doit apprendre à se retrouver dans un nouveau système.L'idéologie qui a inspiré les auteurs de ce remarquable magma n'est pas limitée au monde scolaire.Elle sévi*- aussi ailleurs dans notre société et consiste à vouloir nier une réalité lorsque celle-ci ne nous plaît pas.Elle favorise le recours à l'euphémisme, et fait en sorte que l'on n'ose plus appeler les choses par leur nom et d'admettre qu'un handicapé est un handicapé, un vieux un vieux, et un cancre un cancre.Tout ça au nom de nobles objectifs: réserver à tous des chances égales.Mais quand pour y parvenir, on charcute la langue - ou le bulletin - pour les aseptiser et leur enlever tout sens, cela frise les méthodes orwelliennes et la pensée magique.Un peu comme si l'on croyait qu'il suffit de ne pas utiliser le mot «vieillard» pour que nous restions tous éternellement jeunes.Et qu'il suffit de faire abstraction de la concurrence pour la faire disparaître.Fort heureusement, au ministère de l'Education on commence à s'interroger sérieusement sur les bienfaits de la notation descriptive.À la demande même des commissions scolaires, qui s'arrachent les cheveux devant la diversité des bulletins, et souhaitent qu'on y mette un peu d'ordre.On ne peut que s'en rejouir.Encore qu'un seul coup de balai ne suffira pas.C'est le grand ménage qui s'impose.Ce qu'il faut, c'est reconnaître que l'on s'est joyeusement fourvoyé en voulant cacher aux élèves une réalité dont ils ont conscience de toute façon.C'est mettre carrément aux rebuts les «indicateurs» et «descripteurs» du néo-bulletin, pour revenir, â défaut de mieux, aux bonnes vieilles notes d'autrefois.Elles n'étaient peut-être pas idéales, mais au moins elles permettaient à l'élève de se situer par rapport à son groupe, le préparant ainsi à vivre dans un monde hélas imparfait, où la compétition est non seulement omniprésente, mais constitue aussi, qu'on le veuille ou non, un moteur de dépassement.En niant cette réalité, le bulletin descriptif ne fait que mettre l'utopie au service de la médiocrité.Agnès cruda înions m f% m* * Le « français » de nos lois (9): des corporations qui n en sont pas pierre beau dr y n es lois du Québec autori-Bb sent \u2014 et vont même jusqu'à imposer \u2014 l'emploi du mot corporation dans deux sens: celui d'une sorte de société commerciale et celui d'une association professionnelle.Mais assez curieusement, au-.cun dictionnaire français ne cautionne l'un ou l'autre de ces emplois dans les pays francophones, et c'est dans les dictionnaires de langue anglaise qu'on peut en trouver des définitions correspondant aux réalités que notre législateur se complaît à affubler de cet anglicisme chez nous.Pour comprendre, ou du moins essayer de comprendre, les résistances qui s'opposent encore à la correction de ces fautes, commençons par rappeler celles qui nous ont si longtemps valu des « bills » et des « constables », vaillamment défendus par d'aucuns qui les avaient vus dans des dictionnaires français.Ces irréductibles non-Gaulois n'avaient pas compris que pour parler d'une réalité étrangère, il est normal dans n'importe quelle langue de lui donner son nom d'origine.' Si donc les mots bill et constable sont dans les dictionnaires français, ceux-ci les définissent respectivement comme un projet de loi dans les pays de langue anglaise et un officier de police de Londres.Mais pendant de nombreuses années ces mots ont servi de désignation «française» pour les projets de loi et les policiers du Canada, leurs défenseurs se réclamant de l'autorité d'un dictionnaire qu'ils ne comprenaient pas.Et c'est encore le cas du mot corporation.En ce qui concerne les sociétés commerciales, l'évidence de son impropriété est trop flagrante pour qu'il soit nécessaire d'en faire la preuve.Mais la déformation des esprits allant de pair avec celle des mots, force m'est, encore une fois, de rouvrir un débat dont l'issue avait pourtant été décidée il y a presque vingt ans, lorsque le gouvernement fédéral avait finalement compris qu'en français, le mot corporation ne pouvait pas désigner une société commerciale.\u2022 Ceux qui ont suivi les péripé-ttes-de ma campagne contre cet anglicisme dans ma chronique des*années 70 connaissent déjà lès, arguments qui l'ont fait disparaître de toutes \u2014 je dis bien toutes \u2014 les lois d'Ottawa.Dans une loi1 spécialement promulguée en novembre 1977, par le Sénat canadien dans le seul but de corriger la version française de la loi d'alors sur les corporations commerciales canadiennes.En cela, le gouvernement tenait la promesse que le ministre André Oucllette avait faite en 1974 au Commissaire aux langues Keith Spiccr, qui menaçait sur mes instances de s'opposer à l'adoption de cette loi à moins qu'elle ne soit corrigée.Nfles lecteurs savent également à quel point l'incompréhension avait quand même apporté une solution à peine préférable à la faute, et qui consistait à nous donner des sociétés commerciales canadiennes dont le dernier qualifi- catif avait pour objet de distinguer les sociétés constituées à Ottawa de celles constituées dans les autres parties du Canada.2 Premier ministre «canadien» VS premier ministre «fédéral» Quiconque veut apprécier le simplisme des arguments appuyant ce massacre de la langue n'a qu'à m'adresser une enveloppe affranchie aux soins de La Presse pour recevoir une copie d'une lettre, de cinq pages du ministère de la Justice «expliquant» entre autres que l'adjectif canadien était synonyme de « fédéral ».puisque tout le monde reconnaissait que le premier ministre canadien était celui du gouvernement fédéral! Alors que c'était non pas l'adjectif mais l'article défini qui faisait la différence: quand on parle d'un premier ministre canadien, on peut vouloir dire n'importe lequel des onze.De toute façon, la loi d'Ottawa parle maintenant des sociétés par actions, ce qui, sans avoir la spécificité de société ù responsabilité limitée ou de société anonyme, a au moins le mérite de ne pas être contradictoire, et de rejeter l'anglicisme corporation, pour une deuxième fois depuis 1977.On aurait pu espérer que Québec entérine ce rejet, mais au contraire, il a modifié sa loi pour le contrecarrer.Car jusqu'en 1977, la Loi sur les compagnies du Québec était silencieuse sur les dénominations des «corporations», et nos services ministériels s'en remettaient aux règlements du gouvernement fédéral.Et devant les modifications apportées à ces derniers, notre législateur n'a trouvé rien de mieux que d'émettre en décembre 1980 un «Règlement concernant les raisons sociales des compagnies régies par la première partie de la Loi sur les compagnies» pour obliger celles-ci à ajouter à leurs dénominations sociales les «abréviations» anglicisées Ltée ou Inc.pourtant vices de sens en français.Il y a derrière la première de ces deux abréviations des astuces tellement transparentes qu'on pourrait les qualifier d'enfantines.La loi fédérale autorisait le mot limitée en toutes lettres.Mais comme cela avait permis à quelqu'un que je connais de le faire précéder des mots société ù responsabilité dans la dénomination de son entreprise et donner à celle-ci une forme logique, les braves responsables du règlement québécois ont fermé cette porte de sortie en n'autorisant que l'abréviation3.Si par ailleurs le mot «limitée» pouvait s'abréger, ce serait par les lettres Lim.ou Lée.Même alors, son emploi serait d'une parfaite insignifiance: bien que calqué sur l'anglais «Limited» il ne pourrait quand même pas introduire l'équivalence des mots « liability company» qui sont sous-entendus dans cette langue.Si donc on avait voulu avoir à tout prix une énonciation semblable en français, il aurait fallu utiliser le premier mot de l'expression correspondante «société à responsabilité limitée», soit société.Et ce n'est pas l'absurdité de cette hypothèse qui rend plus logique d'ajouter une abréviation tenant lieu de l'adjectif limitée à la fin d'une dénomination, pour lui faire qualifier des personnes ou des choses n'ayant absolument rien de limité.C'est donc uniquement en parlant anglais avec des mots français qu'on arrive à des dénominations aussi loufoques, par exemple, que «Les entrepreneurs dynamiques limitée».Incompétence des rédacteurs La seconde \u2022 abréviation se?rait plus juste en l'oçcùrrençe si elle tenait lieu du \"motincorrect! Et là aussi l'incompétence des rédacteurs saule aux yeux: d'un côté'jls emploient la locution «constituer \u2014 ou constitution \u2014 en corporation» pour éviter les anglicismes incorporation et incorporer et d'un autre côté ils n'hésitent pas à en imposer une abréviation! Assez curieusement, l'article 4 de la section 11 de ces règlements se lit comme suit: Une* dénomination sociale, afin d'indiquer que la compagnie est une entreprise à responsabilité limitée, comprendre ù la fin l'expression «inc.» ou «ltée» sauf si elle comprend déjà l'expression « corpora' tion», reconnaissant ainsi que les mots «à responsabilité limitée» véhiculent un concept facilement compréhensible, et que si on avait compris qu'ils ne peuvent absolument pas aller avec le mot entreprise \u2014 puisque l'entreprise elle-même ne peut jamais échapper à ses responsabilités \u2014 on en serait venu à parler tout simplement de sociétés à responsabilité limitée, expression qui, de par la portée juridique du mot société, équivaut â dire que ce sont les associés qui ont une responsabilité limitée à leur mise de fonds.On m'a toujours opposé qu'en France cette tournure recouvre une réalité différente de celle de nos corporations.Mais on refuse de reconnaître qu'il existe dans le monde anglophone plusieurs pays où la corporation est constituée bien différemment.En fait l'Ontario avait forcé la main à Ottawa en promulgant une loi permettant des corporations à actionnaire unique, ce qui dérogeait à la conception traditionnelle.Voilà donc que d'un pays à l'autre on peut avoir des corporations à portée différente mais pas des sociétés à responsabilité limitée! À la semaine prochaine pour la triste, la pénible, la honteuse histoire de nos corporations professionnelles.(A SUIVRE) 1.IXCuricuscment intitulée Bill S-2.2.Que je refube d'appeler provinces, étant donné qu'en français ec mot a deb connotations de colonialisme.Voilà au moins un cas où le gouvernement du Quebec s'est montre respectueux de la langue en le supprimant de son vocabulaire officiel, le connais quelqu'un qui lui avait souvent signale que la belle province que vantaient les plaques d'immatriculation était loin d'être belle et que cetie expression véhiculait \u2014 c'est bien le cas de le dire \u2014 une pensée anglaise.3.Mais depuis, ce quelqu'un que je connais, désormais obligé d'affubler de cet affreux inc.le nom d'une entreprise fondée après 1980, se venge férocement dans un renvoi qui dit au bas de son papier a en-lete: ANGLICISME IMI'O-SI PAR LE GOUVERNEMENT DU QUEBEC.Si tous les Québécois qui aiment ia langue en faisaient autant, le message finirait peut-être par être entendu.4.Encore cci abus de l'article défini! Guy Cormier &2rrtwi : V '-?V>\" w EÏÏÊk 4 s* ._¦ .- : -\u2022 .- ¦ < .- -, \u2022 91 n'y a pas d'Halloween sans spectre.Dans une allocution prononcée à Ottawa au lendemain de l'Halloween, le ministre Claude Ryan a brandi le spectre de l'absorption du Canada par les États-Unis.A-t-il voulu faire peur ?C'est l'impression laissée par son discours.Si le Canada et le Québec ne retrouvent pas rapidement leur assiette constitutionnelle, prévient Ryan, il y a péril en la demeure et nous risquons tous de tomber dans le giron des États-Unis.On est tenté de répondre : «So what ?» Le tiers au moins de la population canadienne est composée de personnes qui ne sont ni d'origine britannique ni d'origine française.Pour beaucoup d'immigrants arrivés après 1945, le Canada a été une position de repli, les États-Unis leur étant interdits pour une raison ou pour une autre.Ceux-là sont prêts à l'annexion.Transits es immigrants venus d'Angleterre entre les fan deux Guerres ont pris le chemin des États-Unis dans une proportion impressionnante.Les nôtres qui ont émigré aux États-Unis, au rythme de 75000 certaines années, ont obéi à des contraintes économiques.Depuis, on n'a jamais entendu parler d'un vaste mouvement de retour des Franco-Américains au Québec.11 faut supposer que la vie là-bas n'est pas l'enfer sur terre.La ruée des Québécois vers la Floride, plus récemment, témoigne de l'attrait exercé par le Sud.Cela dit, il y a des trous béants dans le tissu social américain.Être pauvre et malade aux États-Unis, c'est être plus pauvre et plus malade qu'ailleurs.Ce n'est pas pour rien que le Parti démocrate s'intéresse depuis longtemps au système canadien d'assurance-maladie.(Qui se souvient que John Kennedy, avant d'accéder à la présidence, visita l'hôpital Sainte-Justine de Montréal ?) Discours socialiste rancophone mais nullement francophile, Claude Ryan tient un discours qui concorde parfaitement avec celui des socialistes français qui voient dans un Canada uni le contrepoids à l'hégémonie des États-Unis en Amérique et ailleurs.Discours qui concorde également avec celui du NPD, de tous les partis politiques canadiens d'emblée le moins favorable à l'Oncle Sain.Les intellectuels canadiens s'expriment volontiers comme si nos voisins tenaient à tout prix à nous annexer.Ils convoitent peut-être l'Ontario.Mais sans Bob Rae ! Pas le reste.Ou peut-être «le reste» tombera-t-il dans leur domaine en vertu des lois de la géographie.«Un Rays fait la politique de sa géographie», disait lapoléon.Le h kit » du suicidé ne femme qui se suicide, c'est un fait divers.Mais quand on trouve auprès du cadavre un ouvrage en vente libre (Final Exit) qui donne le «mode d'emploi» du suicide, le.fait cesse d'être banal.C'est ainsi que par-delà le tombeau, la suicidée de Longueuil interpelle nos consciences.L'homme a toujours eu le moyen de mettre fin à ses jours.Il en use.Mais le petit catéchisme de nos écoles n'a jamais approuvé, encore moins conseillé le suicide.En principe, l'Eglise interdit la sépulture chrétienne au suicidé.Foin du petit catéchisme, disent certains! Personnellement, je reste frappé par un paradoxe: nos contemporains refusent la mort administrée à autrui comme châtiment du crime, mais vont peut-être finir par la trouver normale chez le suicidé.Comme si toutes les vies humaines n'avaient pas le même prix.Quand une technique existe elle finit le plus souvent par servir.Nous avons maintenant des livres qui rendent le suicide facile.Comme il fêté fil*: mm- existe des livres ou des rubriques dans les journaux qui rendent le bridge facile.Un jour, vous entendrez peut-être votre voisin de chambre à l'hôtel vous dire: «J'ai oublié mon kit de suicidé à la maison.Vous ne ma passeriez pas le vôtre?Juste pour une minute.» Si vous êtes en veine d'humour noir, vous répondrez: «Si c'est juste pour une minute, O.K.» Almez-vous les uns les outres epuis le témoignage d'Anita Hill, accusant devant le Congrès américain le juge Thomas de harcèlement sexuel, les plaintes pour harcèlement sexuel sur les lieux de travail ont augmenté de 500 p.cent.Ont également augmenté de 500 p.cent les ventés de gadgets aux femmes qui veulent se défendre contre la malveillance de mâles sournois.(Je ne saurais fournir une description détaillée de cet équipement antiviol, mais l'information est exacte.) « Guoy tés » pékinoises éfftok uand je fis sa connaissance, il commençait sa carrière de journaliste dans la presse étudiante ( le Quartier latin ?).Comme il arrive souvent chez les individus petits de taille, il était d'un naturel énergique et intrépide.La parole était incisive.Ainsi apparaissait Jacques Guay.Par la suite, on l'a vu se muer en une sorte de frère prêcheur, moine sans bure et sans crucifix au poing, tonnant contre l'injustice, redressant les torts, exerçant une sorte de police des moeurs journalistiques.Les patrons de presse, en particulier, qui avaient le malheur de s'éloigner du code de bonne conduite promulgué par M.Jacques Guay, professeur de journalisme à l'université Laval, étaient sévèrement réprimandés.Or, qu'apprend-on ?On apprend que l'homme qui prêchait avec tant de conviction la chasteté aux autres entre lui-même au bordel.Il n'y a pas d'autre façon de décrire l'étonnant stage que fait présentement M.Jacques Guay dans les officines de propagande de la Chine communiste.Guay met à profit son année sabbatique d'universitaire distingué pour collaborer à Ka-dio-Pékin Internationale.L'émission s'intitule «Guaytés pékinoises».Comme si les massacres d'étudiants, place Tiananmen, en juin 1989, n'avaient jamais eu lieu.Comme si la répression ne continuait pas.Comme si, au mépris des conventions internationales, les pensionnaires des prisons chinoises n'étaient pas réquisitionnés pour la fabrication de marchandises vendues à l'étranger.- Assurément, il n'y a rien là pour perturber le «sabbat» de notre mandarin.Mystérieux Maxwell Ludvik Hoch, connu aussi sous le nom de Robert Maxwell, magnat de la presse britannique, propriétaire d'un quotidien de New York, allié de Pierre Péladeau à Montréal, vient de périr en mer.En 1986, il avait confié au Jewish Chronicle: «J'adhère à la morale du judaïsme.le me considère comme un juif.Je suis né juif et je mourrai juif.» Or, au lendemain de la tragédie, un ami de Robert Maxwell soutient avoir entendu souvent le disparu proclamer son adhésion au christianisme.Décidément, une vie pleine de mystères.limelda remet ça Imelda Marcos, veuve inconsolable de Ferdinand, chassé du pouvoir aux Philippines par Madame Aquino, rentre dans son pays, après cinq ans d'exil.Pour l'accueillir, le vice-président, Salvador Laurel, a pris la peine de se déplacer.La campagne électorale commence dans quelques semaines.Imelda Marcos va-t-elle se présenter aux élections présidentielles?Cette perspective abat ceux qui ont pensé qu'une page était définitivement tournée. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 ¦ SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 10 NOVEMBRE 1991 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence PIERRE VENNAT eudi dernier, quand Joseph Bicllo, du comité exécutif de la Ville de Montréal, a présenté Emile Olli-vier, titulaire du Grand Prix littéraire de la Ville de Montréal, il a mentionné que l'auteur de Passages, aux éditions de l'Hexagone, mène de front une triple carrière de professeur et de chercheur en sciences de l'éducation à l'Université de Montréal, de romancier et de militant de la cause haïtienne.Choisi Personnalité de la semaine de La Presse, Emile Ollivier, quant à lui, voit dans les honneurs qui lui sont conférés une reconnaissance officielle bienvenue dans le contexte actuel où l'on déplore, selon lui, la résurgence des forces d'exclusion de tout ce qui est différent.En un mot, pour ce Québécois d'adoption, d'origine haïtienne, Marco Micone avait raison lorsqu'il a profité du colloque des écrivains, le week-end dernier, pour rappeler que Montréal n'appartient pas qu'aux écrivains francophones de souche et que décrire un Montréal anglophone, ou juif, ou italien, ou grec, ou haïtien, est tout autant la réalité.En fait, Emile Ollivier va plus loin: cet apport d'écrivains d'origine différente, constitue un enrichissement pour la littérature québécoise.En fait, ajoute-t-il aussitôt, cela est vrai pas seulement en littérature.C'est pourquoi, il espère que la reconnaissance dont il est l'objet ne sera pas que passagère et ne s'arrêtera pas qu'aux seuls écrivains.Il rêve d'ouverture dans toutes les classes de la société.Ce Québécois d'origine haïtienne a reçu le grand prix littéraire de la Ville de Montréal Un intellectuel Cela dit, Emile Ollivier, dont Passages est le troisième roman (il a également publié un recueil de nouvelles passé à peu près inaperçu) se considère davantage comme «intellectuel» que comme romancier.Il se refuse à faire un choix entre son état de professeur d'université et chercheur, d'une part, d'écrivain, d'autre part.Bien sûr, le fait qu'il soit à peu près impossible pour un écrivain montréalais de vivre uniquement de sa plume l'aide dans sa décision de ne pas faire de choix, mais même s'il vivait à Paris, dit-il, où des écrivains font carrière exclusivement dans la littérature, il ne tient pas à opposer enseignement à écriture.Pour lui, les deux rôles sont aussi importants l'un que l'autre et font partie de sa conception de son rôle d'intellectuel.Par aileurs, Emile Ollivier, qui vit au Québec depuis 25 ans et réside maintenant dans Notre-Dame-de-Grâce, refuse également d'avoir à choisir entre ses origines haïtiennes et sa nouvelle appartenance québécoise.Est-il écrivain haïtien, vivant présentement à Montréal dans l'espoir de retourner chez lui dès que possible?Est-il écrivain québécois, né ailleurs mais enraciné ici pour toujours?Pour le moment, il se contente d'être uniquement «écrivain».Pas nécessairement internationaliste, mais refusant de choisir entre ces deux parties de lui-même.Retournerait-il en Haïti si jamais la démocratie y triomphait de façon satisfaisante et permanente?Ou lui et ses descendants se considèrent-ils assez québécois pour, sans renier leurs antécédents, se considérer citoyens // mène parallèlement un double travail: l'un ancré dans le champ de la pédagogie et de la sociologie et l'autre, de la création ou de la production littéraire, le premier pas plus, ni moins, important que le second.d'ici pour des générations à venir?Tout en considérant la question hypothétique, parce qu'avec les événements récents et le renversement du père Aristide, un retour en Haïti n'est pas pour demain, Emile Ollivier refuse de promettre que lui ou ses enfants ne retourneront pas dans la mère patrie et qu'ils ne sont pas, par conséquent, que des Québécois de passage.Ou cjue l'intermède québécois, qui dans son cas dure depuis 25 ans, ne sera pas, éventuellement, dans l'histoire de sa famille, qu'une étape, peut-être même, éventuellement, qu'un souvenir.Mais Emile Ollivier, par contre, croit tout à fait possible qu'un jour il puisse publier un roman où il n'y aurait, somme toute, pour ainsi dire pas ou peu de personnages haïtiens, bref un roman où les personnages seraient exclusivement ces Blancs, toujours majoritaires, qui l'entourent.Sur TAbitibi, par exemple, où il a résidé à son arrivée au Québec.Ou ailleurs.Un double travail Cela dit, si Emile Ollivier a peu publié, s'il travaille, si l'on peut dire à un rythme de tortue, c'est qu'il essaie de mener parallèlement un double travail: l'un ancré dans le champ de la pédagogie et de la sociologie et l'autre, de la création ou de la production littéraire, l'un pas plus important que l'autre.Sans oublier, comme l'a mentionné Joseph Biello en le présentant, son travail de militant: enseigner, intervenir dans les questions haïtiennes à l'ordre du jour, participer à la production et à la circulation de revues dont l'existence numéro après numéro constitue une victoire sur la précarité.Au sujet de Passages, pour lequel Emile Ollivier a mérité le Grand Prix littéraire de Montréal, Joseph Biello déclarait jeudi, à l'hôtel de ville de Montréal qu'il était très heureux de ce choix pour diverses raisons, dont trois en particulier: «Premièrement, Passages est un récit émouvant et actuel.Il parle dans une langue envoûtante de migration, de déchirement entre les pas d'accueil et d'origine.Moi-même, en tant qu'immigrant et chargé du dossier des commmunautés culturelles au Comité exécutif de la Ville de Montréal, je ne peux qu'être sensible à ces thèmes.«Deuxièmement,c'est un livre de dialogue qui tente de faire le pont entre l'ici et Tailleurs, entre hier et aujourd'hui.«En ces temps où les vieux démons de l'intolérance et de la discorde nous guettent, il est heureux qu'un tel texte existe.11 est heureux qu'il soit d'un Québécois d'adoption et qu'il soit publié par l'une de nos plus vieilles maisons d'édition, l'Hexagone.L'une de celles qui a le plus contribué à l'épanouissement d'une littérature québécoise.Il y a là une ouverture qui me semble prometteuse.» «Troisièmement, M.Ollivier est modèle de courage et de détermination intellectuels.» C'est ce courage et cette détermination intellectuels que La Presse a voulu souligner en le consacrant Personnalité de la semaine.Encore plus que du talent, de Vintelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.«il.< \" \u2022 : \u2022 .j-y.\".des gens de parole % 4 ALCAN ' ¦ H I AVEC LA PERSONNALITE DE LA SEMAINE à rémission EN DIRECT avec Christiane Charette réalisation : Louise Carrière CBF690 r\u2014 B4 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 ' A I Dënis^Lav '¦S-.1rii- - -\u2022'\"laiifa-n 'i'niiifc\"7Lrii*i ente aux enchères d'oeuvres sur cassc-Iclc blanc, réalisées par des personnalités comme : Armand Vailan-court, Marc-André Coah lien Clémence Dcsrochcrs, Cezyl Tes-tau^ Marie Villeneuve, etc, aujourd'hui à 14 h.à la Maison de la culture Frontenac, 2550 est, rue Ontario, au profit de la loujouthèque Hochelaga-Maisonneu-ve.o On parle tant des malheurs de ceux qui se retrouvent en prison qu'il est bon de souligner le beau geste que peuvent faire des prisonniers.Ainsi, grâce «u concours d'un détenu de TEtablissement Lcclerc, André Charron, condamné à une peine de prison à vie, une collecte de dons d'oeuvres d'art a pu être effectuée au profit d'un organisme qui vient en aide aux enfants du tiers-monde, «Les oeuvres d'amour du docteur Marcel Charles Roy».Les détenus Richard BeUcfcuiHc et Éric Oswald se sont joints à André Charron pour soutenir celte oeuvre humanitaire cl inviter d'autres gens à contribuer.Hommes d'affaires, politiciens et amateurs de hockey ont participé à une soirée de repêchage «fictif» de joueurs de la Ligue nationale de hockey, une initiative de George Springate, au profit de la Société pour les enfants handicapés du Québec.On offrait ainsi 25 «franchises» à 1500$.Parmi les participants à celte soirée sous le thème « La Ligue nationale de rêve», ont formé équipe: Daniel Dupont, représentant immobilier de la Capitale et directeur-gérant de l'équipe «La Capitale de Saint-Laurent»; et Tony Carocchia, conseiller en prévention du crime pour le district 14 de Ville Saint-Laurent (SPCUM), et propriétaire de cette équipe.Membre du Club .; ^.r-^^ Lions de Repentigny, où il a mis sur pied quelques activités, dont le transport adapté pour handicapés et la lutte contre la drogue dans le cadre d'un «Programme d'animation de groupe de parents d'adolescents», Paul Lapostolle.à titre de gouverneur du district A-8 des Lions, \u201e , invite les membres de ce club à sensibiliser Lapostolle les jeunes des écoles primaires à une vie sans drogue, à l'occasion de la semaine nationale de la prévention qui aura lieu du 17 au 23 novembre.o Félicilaiions à la division cartonnage uniservice de Saint-Léonard, des Produits forestiers Canadien Pacifique Ltée, qui a reçu de Centraide, pour la troisième année consécutive, un certificat «platine».La campagne Centraide dans cette entreprise connaît d'année en année un succès foudroyant, avec un taux de participation de 97 p.cent et une contribution moyenne par employé de 100$.Aux 54 594$ versés par les employés, s'est ajoutée une contribution de 1,5 fois ce montant, de la pan de l'employeur, ce qui a permis de remettre à Centraide Montréal la somme totale de 136 485 $.o L'entreprise Siemens Drummondville, fournisseur de contacteurs D.C.pour la division locomotive de General Motors, s'est vu décerner un prix «Mark of Excellence» pour la qualité de son produit.Cette entreprise drummondvilloi-se serait la première entreprise canadienne à recevoir pareille mention.Roland Arpin, directeur général du Musée de la civilisation de Québec, et auteur de l'important rapport portant sur une Proposition de politique de hi culture et des iwts prononcera quelques conférences lors d'un séjour à Montréal.Ainsi, le 14 novembre, il participera à une conférence-débat organisée par l'Association de la recherche en communication du Québec, avec Madeleine Dubé, de Radio-Québec; Hervé Foulon, de l'Association des éditeurs du Québec; cl lean-Guy Lacroix, de l'UQAM.C'est pour jeudi le 14 novembre, à compter de 17 h, à l'hôtel du Parc.Coût: 25 S (15$ pour les étudiants).Inscriptions sur place.Renseignements: Association de la recherche en communication du Québec, B-428, Université de Montréal, Département de communication, C.P.6128, succursale A.Montréal (Québec) H3C 3)7.Tél.: 341-6666.Le lendemain, ce sera au tour du Publicité club de Montréal d'accueillir Roland Arpin comme conférencier de son «petit déjeuner» à 7 h 30, à l'hôtel Inter-Conlinenlal.11 «are (une hisioire à suivTc) \\\\\\V Les apparences peuvent être parfois trompeuses puisqu'une source généralement bien informée nous confîmuit hier que les membres de la commission d'cnquclc évaluant le pour et le contre d'une campagne^ de publicité pour la Pizzaiolle cuicnl sur le point de se mettre d'accord.\"Je le croirai ^' quand je le verrai! \" a rétorqué un des \\ propriétaires des cclcbrcs restaurants.1.11'.fife to f» Vf» La campagne Ce n'est pas la publicité qui nous attire, des restaurants La Pizzaiolle, ne manque pas d'attirer l'attention.Cette série de publicités de l'agence Bos, parues dans La Presse, a remporté une série de prix: Prix canadien Extra 1990 du Bureau de commercialisation des Quotidiens Inc., Prix spécial du jury et Coqs d'or, d'argent et de bronze au Publicité club de Montréal 1991, et une nomination au Mondial de la publicité francophone.Le président de la Société allemande de bienfaisance de Montréal, le docteur Charles Calin, a profité d'une réunion marquant le premier anniversaire de réunification des deux Allemagnes, pour remettre une contribution de 5000 $ à l'Organisation Sun Youth.Le concours « Ville industrielle de l'année», instauré par l'Association des manufacturiers du Québec compte celte année plusieurs commanditaires, dont les Pétroles Esso Canada et son directeur générai Richard G.Dupuis, Ce concours vise à signaler le dynamisme des municipalités québécoises dans le domaine économique et industriel.Les coprésidents du comité d'honneur sont: Ralph Mercier, de Charlesbourg, président de l'Union des municipalités du Québec, et Claude Rivard, président-directeur général de WIC inc.L'Association des anciennes étudiantes de l'Université McGill et le Centre McGill de recherche et d'enseignement sur les femmes invite le public à sa conférence annuelle «Muriel V.Roscoe», alors que la juge Bertha Wilson parlera «Des femmes, la famille et la protection constitutionnelle de la vie privée», jeudi, le 14 novembre, à 18 h, à ïa salle 132 du pavillon Leacock de TUniversité McCîill.Entrée libre.Charles Cahn, >{-2t>Kiii^^^^i\\f^^ Novembre est le mois de la campagne de la ^^ï^S^^éÉ®^ Fondation canadienne pour Tiléite et la co-\u20ac^^J^^^^^?m% 'îîe, nous rappelle le président d'honneur : - \"* cc^^^ campagne, Guy Richer, 11 nous si- gnale du même coup que la maladie de Crohn (iléite)et la colite ulcéreuse sont des maladies inflammatoires de l'intestin qui affectent près de 200 (XX) Canadiens.Cette Fondation a versé plus de 10 millions en subventions de recherche.Renseignements: Fondation canadienne poiir l'iléite et la colite, Bureau provincial, Édifice Sun Life.1155, rue Metcalfe, bureau 41, Montréal (Québec) H3B 2V6.Guy Richer Une école qui se dévoue auprès des enfants souffrant de divers handicaps ou de retards de développement fait aujourd'hui appel à la générosité du public pour la soutenir financièrement.L'école Le Sommet, autrefois connue comme l'école Miriam, reçoit des jeunes qui lui sont référés par 25 commissions scolaires, des centres hospitaliers et des agences de services sociaux.On leur offre des programmes bâtis sur mesure.Ren-seigneinenis: École Le Sommet pour l'enfance inadaptée, 1750, rue Deguire, Saint-Laurent (Québec) H4L 1M7.Tél.: 744-2867.o Le directeur du Centre for Mass Communication Research de l'Université de Leicester en Grande-Bretagne, James D.Hal-loran est le récipiendaire du Pri.x McLuhan Téléglobe Canada.Ce prix, placé sous le parrainage de FUNESCO, d'une valeur de 50 000 S, est octroyé tous les deux ans pour rendre hommage à une personne ou une équipe dont l'oeuvre aura permis de mieux faire comprendre l'influence des médias et des techniques de la communication sur la société.Nommé en mémoire du philosophe canadien de la communication Marshall McLuhan, le prix a été octroyé par un jury présidé par Florian S'auvagcau qui était entouré de: Adrienne Clarkson, Paul-André Comeau, Michael Snow et Anna Stahmer, La remise officielle du prix, par le gouverneur général du Canada Ramon John Hnatyshyn aura lieu le 4 décembre 1991, S : ¦^¦ft¦y»: ¦ i ¦'¦¦''i>.' l- - ^:;;Ji:St:.:.«i947t«trï ï.^-.v|.->.g^- .,v:î^v,f:.:>-.-.^¦^>?*-:f^.'ii:^ '.M ^:M0:: ties M^roB&ts Le maire de Saint-Laurent, Bernard Paquet (à droite), vient d'inaugurer */e meilleur projet de l'année» reconnu par l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ), soit 'Les châteaux de Casson», qui compte 700 unités de condominiums, ainsi que le \u20ac Manoir le Corbusier», une résidence de 185 logements pour personnes semi-retraitées et retraitées.Il s'agit d'une première au Québec dans le domaine de l'habitation, soit un projet intégre évalué à 125 $ millions.Les bâtisses sont situées à l'angle de Côte-de-Liesse et de la rue Miur, dans le Vieux Saint-Laurent Prudent Dargis.président du Groupe Dargis.et son fils Joël, directeur du ¦ marketing, ont pris part à l'événement.Cette année, sous la présidence de Dominic D'Alcs-sandro, les Grands ballets canadiens espèrent recueillir 225 000$ à l'occasion de leur campagne de financement qui se poursuit jus- qu'au 18 no- oon^nic vembre.On .vous propose D Alessandro, de payer l'une des 1500 paires de chaussons requises, juste pour la présentation de Casse-NoiseUe, au coût de 25 S.Les Grands ballets achètent annuellement 3000 paires de chaussons à 45 $ l'unité.Renseignements: Les Grands ballets canadiens.Financement secteur privé, 4816, rue Rivard, MoniréaKQuébec) H2I 2N6.Vente d'entrepôt de produits de beauté et de parfums, au profit de l'hôpital de Montréal pour enfants et de Thôpital Sainte-lusiine, une initiative de la compagnie Coiy, une division de Pfizer Canada Inc.Celte vente à rabais aura lieu le samedi 16 novembre, de 9 h à 15 h, au 17500, roule Transcanadienne (à l'ouest du boulevard Saint-Charles), à Kirkland.Le père Marcel de la Sablonière a des milliers de raisons de se réjouir en compagnie du président et chef de la direction de Gaz Métropolitain André Caillé, car la campagne de financement du Centre Immaculée-Conception, présidée par le second, a dépassé son objectif pour atteindre des dons de 358 837 $.L'équipe se promet de battre ce record l'an prochain.L'Université du Québec à Riniouski vient de remettre un quatrième doctorat honorifique.Le récipiendaire en est Charles E.Bcaulieu, président-directeur général de rinsiilut national d'optique, de Sainte-Foy.Originaire de Rimouski, le récipiendaire fut le premier directeur général du Centre d'études universitaires de Rimouski, qui devait devenir l'Université du Québec à Rimouski.Le Groupe Mallette Maheu lance un concours de «bourses performances» à l'intention des étudiants de 2*^ année du B.A.A., concentration comptabilité professionnelle.Chaque bourse comprend 1000$, un ordinateur personnel et un stage d'été rémunéré.Renseignements: Carole Viau, Groupe Malette Maheu.2 Complexe Desjardins, Tour Est.bureau 3100, Montréal (Québec) H5B 1B2.Tél.: (514) 281-1850.o L'Université McGill nous informe de la publication de Aspects of Education, édité par Margaret CîUett, historienne et pédagogue, et Ann Beer, professeure adjointe.On y brosse un tableau de la vie de la Faculté de l'éducation depuis sa création il y a 25 ans.Prix: 12,84$.Renseignements: Faculté des sciences de l'éducation, 3700, rue McTavish, Montréal (Qué-bec)H3A 1Y2.Tél.: (514) 398-4346.Charles Beaulieu Afin de promouvoir, par l'attribution de bourses, Texcellence académique, sociale et humanitaire des étudiantes du Collège Durocher, la Fonda-lion Eulalie-Duro-cher tiendra un premier brunch-bénéfice, le dimanche 24 novembre, de 10 h à 14 h, au Salon vert du Collège Durocher, 857, Riverside Drive, Saint-Lambert.La Fondation a été créée Maurais par l'Amicale des anciennes de l'École Normale Eulalie-Durocher et la direction du Collège Durocher.Cette Fondation est présidée par Guy Maurais.Renseignements: Fisct-Lefcbvre.465-7213, Claudette o Guy L'Association des commissaires industriels du Québec, qui a pour but de favoriser le regroupement des intervenants dans le développement économique, a élu Pierre Dagcnais^ de Drummondville, comme président.Il sera secondé par Serge Côté de Lachu-te, vice-président; et Norbert Major, d'Hydro-Québec, secrétaire-trésorier.Siégeront également à l'exécutif: Claude Garneau, de Sainte-Croix-de-Lotbi-nièrc et Réjean Lalîberté, de Sherbrooke.Renseignements: Association des commissaires industriels du Québec, 1450, rue City Councillors, bureau 890, Montréal (Québec) H3A 2E6.Tél.: 845-8275 ou 1-800-361-8470.Un communiqué nous annonce l'existence d'une fondation qui vient en aide, sans appareil ni médicament, aux enfants atteints de limitations intellec-luelics ou physiques, à la suite d'une lésion cérébrale ou de trisomie (mongolisme).Il s'agit de la Fondation Pinocchios, dont une première activité de financement, la distribution de roses, a permis de recueillir d'intéressants dons.Cet organisme prône un programme qui concentre son traitement sur le cerveau plutôt que de s'en tenir uniquement aux symptômes.Renseignements: l'ondaiion Pinocchios, 1750, rue Des roses.Carignan (Québec) |3L 5C4.Tél.: 442-2421.q «Guignolée» pour recueillir des vêtements cl denrées non périssables à l'in-lenlion de la Saint-Vincent de Paul, or- ganisée par les 65 magasins de \\û chaîne de nettoyeurs Chatel où Ton pourra faire don de vêtements qu'on ne porte plus.Le président de l'entreprise, André Demers, invite la population à penser aux plus démunis.Jean-Guy Lépine^ de la Saint-Vincent de Paul, a remis un certificat d'honneur à Luc Benoît de la succursale de Notre-Dame Est de Chatel, pour les efforts qu'il a apportés à cette oeuvre humanitaire québécoise.o La Place Alexis Nihon est le seul centre commercial au Québec, et l'un des trois au Canada, à avoir reçu un prix d'excellence du Conseil international des cen-tres commerciaux, organisme qui compte 27 000 membres dans 44 pays.La Fondation du Centre hospitalier Côte-des-Neiges, hôpital universitaire qui dispense des soins de santé aux personnes âgées, vient de procéder à la nomination d'une directrice générale, Claudette Richard-Tétreault, alors que Harold M.White, du cabinet d'avocats Mackenzie Gervais de Montréal, a été élu président du conseil d'administration de la Fondation.Pour recueillir des fonds, cette Fondation organise des soirées de bridge tous les jeudis, à l'auditorium du Centre hospitalier, sous la supervision de Kamel Fergani, champion canadien en 1989.Renseignements: F-ondation Centre hospitalier Côte-des-Neiges.4565.chemin Queen Mary, Montréal (Québec) H3W IW5.Tél.: 340-1424, poste 3239.À JEUDI i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 B5 E oaigée lami de la mission de l'OÉA en Haïti Agence France-Presse M!AMI [~] a mission de l'Organisation des h États Américains (OÉA), partie de Washington pour Port-au-Prince hier matin, a décidé de rester à Miami jusqu'à ce matin en attendant que sa sécurité puisse être garantie par les autorités haïtiennes, a déclaré à le président de la délégation, l'ancien ministre des Affaires étrangères colombien Augusto Ramirez Ocampo.Cette décision a été prise deux heures après l'arrivée à Miami de l'appareil militaire argentin qui devait y effectuer une escale technique.La mission avait auparavant été informée que quelque 3000 manifestants opposés à son arrivée s'étaient massés devant l'aéroport haïtien, en signe de protestation contre l'embargo commercial décrété par l'OEA le 8 octobre dernier.La délégation avait dans un premier temps décidé de retarder de quelques heures son arrivée à Port-au-Prince.La mission attendait les résultats d'une réunion entre les ambassadeurs latino-américains à Port-au-Prince et le représentant de l'OÉA en Haïti sur la question des garanties de sécurité dont a besoin la délégation pour remplir sa mission.Le président du Sénat haïtien lean Belizaire avait auparavant officiellement garanti la sécurité totale aux membres de la mission, selon l'OÉA.Dirigée par l'ancien ministre colombien des Affaires étrangères Augusto Ramirez Ocampo, elle doit rencontrer des autorités civiles, militaires et ecclésiastiques haïtiennes.Selon des sources diplomatiques, elle pourrait séjourner sur place de 4 à 7 jours.Plus de 2000 personnes, venues en voitures particulières, se trouvaient hier dans l'après-midi aux abords de l'aéroport international de la capitale pour manifester, dans l'attente d'une délégation de l'OÉA venue de Washington, leur opposition au retour du père Aristide et à l'embargo commercial décrété par l'organisation interaméricaine pour obtenir le principe de son retour au pouvoir.Une manifestation semblable avait réuni 700 à 800 personnes, vendredi, à Port-au-Prince.Une autre manifestation, cette fois en faveur de l'embargo et du retour du père Aristide, a été dispersée par la police hier matin à Port-au-Prince.Selon des témoignages, une personne aurait été tuée par balle et une autre blessée lors de cette dispersion.Par ailleurs, le gouvernement haïtien a annoncé hier qu'il avait demandé au gouvernement français le «rappel immédiat» de l'ambassadeur de France à Port-au-Prince, M.Jean-Raphaël Dufour.Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, le gouvernement a indiqué qu'il condamnait «de la manière la plus formelle, les déclarations intempestives, provocatrices et attentatoires à l'honneur des institutions nationales de M.Dufour».Selon le communiqué, les déclarations du diplomate «sont de nature à perturber l'ordre public et, partant, les négociations qui seront initiées dans les pro- chaînes heures entre l'Organisation des États Américains (OÉA) et Haïti».Il précise que le rappel immédiat de l'ambassadeur a été demandé par lettre adressée au ministre français des Affaires étrangères M.Roland Dumas, «notamment pour la pleine sécurité jde tous».M.Dufour avait qualifié les membres de la junte militaire qui a renversé le pré- ; sident lean Bertrand Aristide de «lâches qui sont prêts à faire leur valise et â s'en- \u2022 fuir».L'armée haïtienne avait condamné ces déclarations comme «attitude in-qualifiable», vendredi soir, dans* un ; communiqué signé du secrétariat de l'État-Major général.Un porte-parole de l'ambassade de France à Port-au-Prince avait indiqué que l'ambassade ne réagi- ! rait pas au communiqué des Forces ar- ; mées haïtiennes.\u2022 ie réclame Rcutcr BELGRADE ¦¦i and is que l'armée fédérale B\" poursuivait ses attaques contre les bastions assiégés de Croatie, la Serbie et ses alliés ont demandé hier l'envoi d'une force de maintien de la paix de l'ONU dans la république sécessionniste.Forces croates et fédérales se battaient au corps à corps dans les rues de Vukovar, qui serait sur le point de tomber aux mains de l'armée yougoslave après trois mois de siège.Vukovar, en Croatie orientale â la frontière avec la Serbie, est devenue un symbole de la résistance croate aux forces fédérales, dominées par les Serbes.Quelque 14 000 Croates y sont encerclés.Selon l'agence yougoslave Tanjug, les fédéraux se sont emparés hier d'un quartier proche du centre-ville.Le port de Dubrovnik a quant à lui subi la plus violente attaque depuis le début du blocus de l'armée fédérale voici six semaines.La «Perle de l'Adriatique» a été bombardée par terre, air et mer.Une personne au moins y a été tuée, a rapporté la radio de la ville.La présidence fédérale yougoslave, désormais composée de la Serbie et de ses alliés de Voïvodine, du Kosovo et du Monténégro, a demandé aux Nations unies d'envoyer une force de maintien de la paix en Croatie, selon Tanjug.Dans une lettre au Conseil de sécurité, elle estime que cette force devrait être déployée «dans des zones frontalières séparant les territoires où la majorité de la population est serbe de ceux où la majorité de la population est croate».Réagissant à cette initiative, le porte-parole de la présidence croate.Mario Nobilo, a déclaré: «Nous n'avons rien contre des troupes de maintien de la paix en Yougoslavie mais des troupes qui garantiraient en pratique des ac- quisitions territoriales aux Serbes sont inacceptables/ Les combats se sont intensifiés en Croatie en dépit de l'adoption, vendredi par la Communauté européenne, de sanctions à rencontre de la Yougoslavie pour tenter d'imposer l'application d'un cessez-le-feu.Le président George Bush a annoncé hier que les Etats-Unis infligeraient aussi des sanctions à la Yougoslavie et soutiendraient aux Nations unies un projet de résolution en faveur d'un embargo pétrolier contre ce pays.La Suisse a elle aussi apporté son soutien à l'initiative européenne.Elle a annoncé, par un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, qu'elle demandait à ses partenaires de l'Association européenne de libre-échange (AELE) la dissolution de son organisme chargé de la coordination des relations économiques avec la Yougoslavie.Les ministres des Affaires étrangères de la CEE, réunis à Rome, ont adopté vendredi des sanctions contre la Yougoslavie pour tenter de favoriser l'application d'un cessez-le-feu.Les Douze ont rompu tout lien économique avec Belgrade et exhorté l'ONU à décréter un embargo sur les livraisons de pétrole â ce pays.Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU -Etats-Unis, Union soviétique, France, Grande-Bretagne et Chine - devraient entamer demain des consultations à ce sujet.Ces mesures ont suscité des critiques tant de la part des dirigeants serbes que des croates.« L'Europe ne semble toujours pas faire la distinction entre l'agresseur et la victime», a commenté vendredi le Premier ministre croate, Franjo Greguric, â la télévision.Pctar Kundric, secrétaire générai du Parti socialiste serbe, au pouvoir à Belgrade, a quant à lui estimé que les sanctions économiques constituaient une «grande injustice» pour les Serbes et leurs alliés.dépêches; CÉE-ÉTATS-UNIS Rencontre utile H La première rencontre en territoire européen entre la CE et les États-Unis, en présence de George Bush, a permis hier â La Haye d'évoquer longuement la situation en Europe de l'Est, en URSS et en Yougoslavie, mais aussi de faire le point sur les négociations de l'Uruguay Round, toujours bloquées malgré quelques progrès par un différend agricole entre Washington et les Douze.Cette réunion dans le cadre de la Charte transatlantique de novembre 1990, a duré plus de trois heures au siège du gouvernement néerlandais.Les Douze et les États-Unis ont par ailleurs longuement abordé la situation en Europe de l'Est, en URSS et en Yougoslavie.Concernant la crise yougoslave, M.Bush a annoncé que les États-Unis se joignaient aux sanctions économiques décidées vendredi à Rome par la CEE laissant nettement à cette dernière la conduite des opérations diplomatiques pour tenter de mettre fin au conflit.VIETNAM Retour forcé ¦ Aux termes de l'accord conclu entre le Vietnam et la Grande-Bretagne sur le rapatriement forcé des immigrants économiques dont le statut de réfugié a été rejeté, 59 Vietnamiens réfugiés à Hong Kong ont été rapatriés de force hier à Hanoi à bord d'un avion charter.Les 20 hommes, 1b femmes et 23 enfants ont débarqué du Hercules C-130 de la compagnie indonésienne Pclita Air sans opposer de résistance \u2014 contrairement à ce qui s'était passé a l'embarquement à Hong Kong\u2014 en présence de responsables vietnamiens et britanniques ainsi .>__i- que de membres du Haut Com-missariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), entourés de policiers et de douaniers vietnamiens.PHILIPPINES Imelda pieds nus ¦ L'ancienne première dame des Philippines Imelda Ma-rocs, ridiculisée pour son invraisemblable collection de chaussures, a réagi avec humour hier en se mettant pieds nus et en offrant ses souliers en premier prix d'un concours public.La veuve du président Ferdinand Marcos a enlevé ses chaussures couleur crème et nacrées, les a dédicacées et remises à une station de radio qui avait organisé le concours sur le thème: à quelle date Mme Marcos rentrera-t-elle d'exil aux États-Unis ?Mme Marcos avait abandonné 1220 paires de chaussures dans sa fuite après la révolution de 1986 qui a renversé le régime Marcos.Ses chaussures et ses plus de 6000 vêtements sont exposés dans le palais présidentiel de Manille.ÉTATS-UNIS-URSS Craintes ¦ Le secrétaire américain â la Défense Dick Cheney s'est déclaré hier «réellement préoccupé» par une éventuelle dispersion des connaissances nucléaires soviétiques vers d'autres pays, dont l'Irak et la Corée du Nord, facilitée selon lui par la situation économique troublée de l'URSS.S'cx-primant au cours de l'émission «Evans and Novak », sur la chaine télévisée CNN, M.Cheney a évoqué la possibilité que des «personnes ayant acquis une connaissance technique aillent travailler pour d'autres pays».Des néo-nazis font le salut fasciste au cours d'un rassemblement à Halle, dans l'ancienne RDA, hier.Ces jeunes d'extrême-droite prônent la «puissance de l'Allemagne» le jour même de l'anniversaire de la chute du Mur de Berlin en 1989.photo ap Manifestation contre cisme en Allemagne _ hors» et «l'Allemagne aux Allemands», avaient défilé sous la surveillance de la police anti-émeute, qui redoutait des affrontements avec les militants de gauche.Rcutcr HALLE, Allemagne lus de 100 000 militants de gauche ont ma-nifesté contre le racisme en Allemagne tandis que les néo-nazis organisaient des défilés nationalistes, à l'occasion du double anniversaire de la chute du Mur de Berlin, en 1989, et de la «Nuit de Cristal», en 1938.Marqué par de rares et modestes cérémonies, l'anniversaire de la chute du Mur de Berlin a été éclipsé cette année par la montée des sentiments xénophobes en Allemagne, qui inquiète et rappelle les sinistres souvenirs de la Nuit de Cristal.Des rassemblements antiracistes ont eu lieu à Berlin, Francfort, Cologne et dans des dizaines d'autres villes alors que des contre-manifestations néo-nazies étaient organisées pour célébrer l'anniversaire de la nuit du 8 au 9 novembre 1938.Les nazis avaient incendié 190 synagogues et arrêté plus de 20 000 juifs.«À Halle, en Allemagne orientale, des incidents ont éclaté â la fin d'un rassemblement antiraciste.Quelque 200 anarchistes ont attaqué les passagers d'un tramway et se sont heurtés aux policiers.Une centaine de personnes ont été arrêtées pour vandalisme, a déclaré la police.Quelques heures plus tot, plusieurs centaines de néonazis scandant «Sicg Heil», «les étrangers de- Les jeunes néo-nazis marchaient derrière une large banderole où l'on pouvait lire en lettres rouges et noires «Rainer Sonntag, Michael Keh-nen, Rudolf Hess -Martyrs du Reich ».Rainer Sonntag, dirigeant néo-nazi, a été abattu à Dresde l'an dernier.Michael Kuehnen est mort du sida l'an dernier et Rudolf Hess, lieutenant d'Hitler, est décédé dans sa prison de Spandau en 1987.Certains manifestants portaient des drapeaux noirs et blancs frappés de la croix de fer, emblème de l'Allemagne impériale, et faisaient le salut nazi.Ils se sont dispersés sans incident.Dans la ville proche de Leipzig, quelque 200 skinheads d'extrème-droite se sont rassemblés autour d'un monument aux morts des guerres du XIXe siècle mais se sont dispersés sous la menace de la police.Ils ont dit se rendre à H?11e pour «une nuit chaude».Un millier de militants antiracistes se sont par ailleurs réunis sur la place où s'élevait la principale synagogue de la ville, détruite au cours de la Nuit de Cristal.Les manifestants brandissaient des pancartes où l'on pouvait lire: «Les bonnes intentions ne suffisent pas.Résistons au racisme et et au fascisme» et «L'indifférence peut aussi tuer».La crise s'aggrave entre Tchétchènes et Russes Rcutcr MOSCOU es troupes russes ont été envoyées hier dans la république rebelle de Tchétchéno-Ingou-chie, mais les forces tchéchènes ont dit les avoir cernées dès leur atterrissage, tandis que des pirates de l'air tchétchènes détournaient un avion soviétique en Turquie.Le général Djokhar Doudaiev, élu le mois dernier président de cette république autonome lors d'élections non reconnues par la Russie, a refusé d'entériner l'état d'urgence proclamé par le président russe Boris Eltsine, il a imposé la loi martiale et appelé à la mobilisation générale.Le vice-président de Russie, Alexandre Routskoï, a annoncé qu'un mandat d'arrêt avait été lancé contre le général Doudaiev mais a reconnu que ce mandat serai! impossible à appliquer.Il a ajouté que les troupes du ministère de l'Intérieur russe envoyées vendredi par Boris Eltsine avaient reçu ordre de ne pas ouvrir le feu car, a-t-il dit, les rebelles tchétchènes se protègent derrière des rangées de femmes et d'enfants.«l'ai personnellement donné ordre, de même que le ministère de l'Intérieur, de ne pas ouvrir le feu dans de telles conditions», a-t-il déclare.«S'ils ouvrent le feu, ce sont les femmes et les enfants qui souffriront, pas les extrémistes.4 Selon Alexandre Routskoï, 532 hommes du ministère russe de l'Intérieur sont encerclés par les forces tchétchènes sur l'aéroport militaire de Grozny, et cent autres sont bloqués dans les locaux du ministère russe dans la capitale tchétchène.Le ministre de l'armée de Tchétchéno-Ingouchie, loussoup Soslambekov, a dit à des journalistes que les soldats russes encerclés sur l'aéroport étaient entre 800 et 1000 et que 800 soldats d'élite étaient bloqués dans leur quartier général de Grozny.D'autre part, un Tupolev-154 de l'aviation soviétique a en outre été détourné sur Ankara par des rebelles de la république caucasienne.Les pirates de l'air, armés, protestent contre l'état d'urgence proclamé par Boris Eltsine.Selon l'agence Tass, ils réclament le droit de tenir une conférence de presse «immédiate» pour informer le monde de «ce qu'ils présentent comme la véritable situation » dans leur république.Avec l'accord des autorités turques, l'avion, â bord duquel se trouvent au moins 164 passagers, a décollé d'Ankara pour gagner Grozny.Djokhar Doudaiev a appelé la population à défendre sa liberté et a demandé que l'administrateur provisoire nommé par Boris Eltsine Démissionne.Selon Tass, des dizaines de milliers de personnes ont répondu à son appel et sont descendues dans les rues de Grozny.Les manifestants ont transformé la ville en «forteresse armée», prêts à défendre l'indépendancede leur territoire.Les principaux axes routiers ont été bloqués et le trafic ferroviaire interrompu, ajoute Tass.L'agence Tass note que Djokhar Doudaiev a prêté serment en tant que président de la république autonome et a attribué la responsabilité de la crise à la Russie.Alexandre Routskoi a quant à lui accusé des agitateurs en Géorgie, en Azerbaïdjan et dans les républiques baltes d'avoir déclenché les troubles.La crise a éclaté en septembre dernier, lorsque qu'un groupe d'insurgés tchétchènes s'est emparé de l'administration régionale et des édifices publics au nom du «Congrès national du peuple tchétchène».Après l'échec de pourparlers, Boris Eltsine avait interdit vendredi toute manifestation, rassemblement ou mouvement de grève dans la région.Située au nord de la Géorgie, la république compte 1,5 million d'habitants.Son territoire a été conquis par l'empire russe en 1859.De nombreux Tchétchènes, musulmans de confession sunnite, ont été déportés sous Staline pendant la Seconde Guerre mondiale.?REPÈRES - ______ Baker en Asie: Rcutcr LA HAYE H Le secrétaire d'État américain ; lames Baker entame \u2022 aujourd'hui une tournée de *.huit jours en Asie, notamment ; en Chine, qui sera un test pour la diplomatie des États-Unis.lames Baker est attendu successivement au lapon, en Corée du Sud et en Chine, trois pays impatients de recevoir sa visite, alors que certains n'hésitent pas à dire que l'administration Bush s'est jusqu'ici désintéressée de cette région du globe, pourtant vitale économiquement.Le président George Bush a effectué une rapide tournée dans les trois capitales au début de 1989.11 avait prévu une visite plus substantielle au lapon, à Singapour, en Corée du Sud et en Australie, ce mois-ci, mais l'a annulée sous la pression de l'opinion américaine, qui l'accuse de négliger les affaires intérieures de son pays.Pour lames Baker, la pièce mai tresse du voyage sera sans conteste la Chine.Du 15 au 17 novembre, il sera le dirigeant américain de plus haut niveau â se rendre à Pékin depuis la répression sanglante, en juin 1989, des manifestations étudiantes en faveur de la démocratie.L'administration Bush a été critiquée pour essayer de maintenir des contacts avec le régime communiste chinois, en dépit de ses violations des droits de l'homme, de ses ventes d'armes au Proche-Orient, de ses transferts de technologie nucléaire à l'Iran.Ses détracteurs estiment que la visite de lames Baker dans «l'empire du milieu» ne peut se justifier que s'il y défend là cause des libertés démocratiques et adopte une position dure face aux dirigeants chinois.Certains signes laissent à penser qu'il 1ê fera.Ainsi, dans un article sur les relations entre les États-Unis et l'Asie publié vendredi dans lè magazine Foreign Affairs, le chef de la diplomatie américaine estime que le gouvernement de Pékin est;ùn «régime anachronique^ « À propos de la répression du «printemps de Pékin'»;, *ij écrit : « Nous devons reconnaître que la Chine est dans un état de transition! Un régime anachronique nous a aliénés cherchant à réprimerlir) esprit irrépressible.» Mats; explique-t-il, les États-Unis.nc peuvent pas tourner le dos à un quart de la population mondiale et une attitude hostile vis-à-vis du gouvernement chinois ne mènerait â rienl «La seule voie sensée estde poursuivre ce que nous voulons faire, oeuvrer à des améliorations là où cela est possible et créer le contexte pour gérer les changements qui viendront un jour où l'autre», ajoute-t-il.La politique américaine à l'égard de Pékin, que l'on dit être avant tout décidée par le président George Bush, est l'une des plus controversées aux États-Unis.Deux missions effectuées par le conseiller à la sécurité nationale, Brent Scowcroft, un mois après l'écrasement du «printemps de Pékin» avaient provoqué de vives critiques.Outre le dossier nucléaire et les droits de l'homme, les divergence entre Washington et Pékin portent sur les relations commerciales.La Chine conserve un large excédent commercial avec les Etats-Unis. r » mmmmam ¦¦¦¦¦ h mi \"*:: i T et techniques BÇ A i- LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 Pendant une heure et demie ou deux heures que dure une course de formule 1, le pilote est soumis à.un stress très dur, comparable à celui qu'éprouve le pilote dé Certains avions militaires.Photothèque La Presse, photo Robert Mailloux.15.06.86 i Pilotes de formule 1 : la torture au volant Lçs conducteurs sont soumis à des contraintes violentes qui provoquent des troubles graves .; m- Or MONIQUE V1GY Le }igara PARIS 4 tfl Les contraintes aussi bien physiques* que psychologiques auxquelles sont soumis les pilotes de formule 1 correspondent à une «situation extrême» qui n'est guère comparable à aucun autre sport, même si, à certains égards, on; retrouve des analogies avec l'aéronautique.Le groupe Rhone-Poulenc a décidé, voilà quatre ans, d'inclure des recherches sur la formule 1 dans sa politique générale de mécénat.Il a créé pour cela une structure spécifique, l'IBSV (Institut biomédical pour les sports de vitesse) et s'est adressé au Cer-ma (Centre d'études et de recherches de médecine aérospatiale) pour établir un programme de coopération.Les recherches ont dès maintenant abouti à de nombreux résultats.Pendant une heure et demie ou deux heures, l'organisme du pilote est soumis à rude épreuve.Les contraintes qui sont les moins surprenantes, pour le profane, tiennent au stress, d'une part, à la chaleur et aux pertes hydriques quelle entraîne, d'autre part.Les unes et les autres existent, et on sait beaucoup mieux, maintenant qu'il y a quatre ans, les diverses interactions qui interviennent entre le système nerveux, les sécrétions hormonales et l'état métabolique du pilote.Pertes d'eau?Elles peuvent atteindre des volumes très respectable»?.Le docteur Issermann, médecin de la Fédération de sports automobiles, se souvient que, lors d'un contrôle antidopage, un pilote a dû ingurgiter sept litres d'eau avant de pouvoir lui fournir l'échantillon d'urine nécessaire.Autre souvenir: il a fallu réhydrater, par perfusion, un pilote qui venait de gagner les 24 Heures du Mans.190 pulsations par minute La formule 1 place les sportifs dans des conditions d'accélérations et de décélérations intenses qui sont contraignantes pour l'organisme en général, et surtout pour le système cardio-vasculaire.Les études faites sur des pilotes de niveau international ont montré que, pendant la compétition, le coeur des pilotes bat, en moyenne, à 140 par minute, avec des pointes qui peuvent atteindre 190 pulsations par minute.«Cette augmentation dépend de plusieurs facteurs», indique le docteur Charles-Yannick Gueze-nec (Cerma).Lors d'un tour de circuit à grande vitesse, le pilote subit une variation quasi permanente des forces liées à la pesanteur: «Dès qu'il attaque un virage à haute vitesse, il «prend des G», et sa fréquence cardiaque s'accélère de façon synchrone», poursuit Charles-Yannick Guezenec.L'accélération du rythme cardiaque est due pour une part à la chaleur et au travail musculaire mis en oeuvre pour résister à l'accélération, mais aussi aux déplacements de la masse sanguine.Sans compter la tension psychologique, majorée dans les virages par anticipation du danger.L'accélération des battements du coeur est particulièrement importante dans les virages «aveugles», sans visibilité.Mais ces phénomènes sont bien tolérés par les coureurs, à la différence de ce qui est observé dans certains sports, où l'accélération cardiaque finit par entraîner une gêne respiratoire.Le problème cardio-vasculaire des pilotes de formule 1 est en réalité dû aux déplacements de la masse sanguine liés aux décélérations: elles soumettent la masse sanguine à des forces qui peuvent atteindre deux à trois fois la valeur de la gravitation (G), dans un axe parallèle à celui du pilote dans son habitacle.De sorte que c'est jusqu'à un litre de sang qui peut quitter le thorax pour aller dans les membres inférieurs.Avec deux conséquences: le travail cardiaque perd de son efficacité, d'une part, et, d'autre part, l'augmentation de la pression dans les veines profondes du mollet risque d'altérer la physiologie veineuse.En revanche, on n'observe pas chez les pilotes de formule 1 les troubles visuels, le «voile noir» des pilotes de chasse, qui sont, eux, soumis à des forces bien supérieures.Pantalons anti-C En pratique, la nouvelle répartition de la masse sanguine entraîne le «syndrome des jambes lourdes», gonflement et douleurs, que ressentent beaucoup de pilotes d'automobiles.Et même si, à la différence de ce qui est observé chez les marathoniens, la distension des veines est passagère et ne semble pas comporter le risque de varices, il est souhaitable d'éviter la «fuite en avant» (en réalité, en bas) du sang en opposant une contre-pression.Les pilotes de l'aéronautique utilisent des pantalons ou des combinaisons anti-G qui sont trop encombrants pour les pilotes d'automobiles.Des pantalons s'inspirant de ces combinaisons ont été testés sur le double plan du confort subjectif et de l'efficacité objective.Avec succès.Des études en laboratoire ont par ailleurs montré que cette contention veineuse réduit un peu la fréquence cardiaque.L'appareil ostéomusculaire du pilote de formule 1 souffre des vibrations (douleurs du sacro-coc-cygiennes) et d'avoir à lutter contre les accélérations latérales et antéropostérieures.Ces dernières contraintes s'exercent particulièrement sur les muscles du cou.Une analyse des contraintes mécaniques mesurées lors d'essais de grand prix ont été effectuées: «Elles confirme que les accélérations sur les circuits de formule 1 entraînent une charge extrêmement importante au niveau des muscles du cou», affirme Pierre Portero (1BSV).De fait, c'est l'équivalent d'avoir à soulever en une heure et demie un poids de 10 tonnes d'un côté, de quatre tonnes de l'autre.Un programme d'entraînement des muscles du cou est maintenant mis au point pour les pilotes de formule 1.Les recherches sur l'impact métabolique et hormonal du stress en formule 1 ont, elles aussi, des retombées pratiques.Le docteur François Duforez (1BSV) indique clairement les liens qui réunissent le stress psychologique et les besoins énergétiques des pilotes.Pendant un circuit, la dépense énergétique est de 769 calories.La fréquence cardiaque, de l'ordre de 150 à 160/minute, «est bien supérieure à la fréquence observée pour un effort physique similaire», note-t-il.Elle est donc en partie liée au retentissement psychologique du stress.Or celui-ci a des effets hormonaux et, par là, métaboliques.C'est principalement le système adrénergique qui est activé.Et alors que, pour un effort correspondant à une dépense de quelque 800 calories fait «au calme», les réserves en glycogène sont suffisantes pour maintenir un taux normal de sucre dans le sang, chez le pilote de formule 1, les réserves sont épuisées en deux heures.Une baisse de la glycémie en fin de course peut entraîner un fléchissement de la vigilance.À 300 km/h, il n'est pas quesiton de prendre ce risque», poursuit François Duforez.Pour que le stock de glycogène soit le plus élevé possible, on recommande maintenant aux pilotes de manger deux heures avant la course un plat de pâtes ou de riz qui leur apporte 400 calories.Pendant la course, ils ont dans une gourde ignifugiée placée à l'intérieur de la combinaison une boisson qui leur apporte glucose et fructose.Et, comme l'indique François Duforez, un «rituel» d'alimentation contribue déjà à contrôler le stress.Le pilote français Alain Prost, au Grand Prix de Montréal en 1984: au terme du circuit, il n'y a pas seulement le champagne.Le pilote britannique Nigel Mansell, évanoui sous l'effet de la chaleur, lors du Grand Prix de Dallas en 1984.La chaleur seulement?Photothèque La Presse, photo UPI Lies humains vivent plus vieux mais pas mieux LAURENT MOSSU Le Fîjgarô_ GENÈVE i ¦ Les hommes vivent plus longtemps* mais pas mieux.L'amélioration.de la qualité de vie ne va pas «de .pair avec le très sensible accroissement de la longévité.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) dresse avec inquiétude ce constat, jugeant préoccupant le déséquilibre actuel, source àses yeux de profondes perturbations.Le rapport publié à Genève; note que la technologie et les soins de sanié semblent avoir trop souvent pour effet, aujourd'hui, de maintenir et de prolonger la vie dans des conditions de grand dénuement.i j Pour Hiroshi Nakajima, directeur: général de l'OMS, cette situation néfaste peut conduire à 1 éclatement «d'une crise sanitaire impossible à gérer».Dans l'étude diffusée par ses services, il alerte les gouvernants affirmant avec force «que la santé ne saurait être sacrifiée aux avantags économiques».Et la mise en garde vaut tout autant pour les pays industrialisés que pour le tiers monde.Il faut se mobiliser contre les nouveaux risques liés à l'industrialisation et aux modes de vie.Il faut sortir l'hémisphère Sud de la malnutrition et des maladies épidémiques.Santé et économie Si l'on a de plus en plus conscience de l'importance de la santé dans Je développement de la société, dit l'OMS, il y a encore trop loin de cette prise de conscience à son expression concrète dan» les stratégies et les politiques des États.La tendance veut encore que l'on compte sur les services de santé pour trouver des remèdes aux conséquences du développement économique.Les besoins sanitaires ne sont pas suffisamment pris en compte, alors que s'élaborent les lignes de conduite.Le résultat est clair, dit l'OMS: il en résulte, d'une part, de nouveaux risques et, de l'autre, une montée en flèche des coûts des soins de santé.Tout le monde n'est certes pas logé à la même enseigne.Des groupes, dans toutes les sociétés, sont plus vulnérables que d'autres.11 nous appartient de les tirer d'affaire et de ne pas en faire des laissés-pour-compte comme c'est trop souvent le cas, estiment les experts de l'OMS.La santé est la base de toute activité économique et en fait du développement, note le rapport diffusé à Genève.Sa protection et son amélioration doivent être considérées comme l'objectif central de toute politique.Une nouvelle conception de la santé comme élément primordial de la vie doit s'imposer.Les changements préconisés exigent une réorientation des choix en faveur de la qualité et au détriment d'un accroissement quantitatif des biens et des services.Agir d'entrée de jeu L'OMS plaide pour un réajustement radical des stratégies économiques et sociales afin «de faire intervenir l'aspect sanitaire à un niveau plus fondamental au moment même des choix à opérer entre les différentes options possibles en matière de croissance et de développement».Force est de constater, dit l'OMS, que les problèmes de santé liés à l'industrialisation, à l'augmentation de l'espérance de vie et aux changements importants des modes d'existence et des systèmes de valeurs, n'ont en aucune façon suscité l'attention voulue «car on croyait que les progrès techniques suffiraient à y faire face».Il en est allé de la santé comme de l'environnement.Les risques et les dégâts ont été évalués après coup, l'ampleur des dommages n'est souvent déecléc qu'à l'examen des graves conséquences.«Cela implique que l'on définisse des objectifs sanitaires essentiels liés à la protection et à l'amélioration de l'état de santé et de la qualité de la vie.» La prise en compte des paramètres sanitaires doit constituer l'une des nouvelles règles de vie.Dès le départ, la prise de décision sera influencée par cette approche appelée à devenir naturelle et courante.Les mesures prises en général pour atténuer les répercussions sociales négatives des politiques d'ajustement ont le plus souvent été correctrices.On donnait dans la compensation.Désormais, on agira d'entrée de jeu.Hiroshi Nakajima prône «un réexamen, un ajustement du tissu même de la vie publique».Un forum international, convoqué en décembre à Accra sur le thème de la santé et des réformes économiques, cherchera à rompre le cercle de la pauvreté et des iniquités.Le modèle des soins fondé sur une technologie sanitaire de plus en plu.s sophistiquée n'est plus viable, affirme l'OMS, qui entend, si faire se peut, contribuer au changement des mentalités.Médecine L Halcîon est-il dangereux ?KENNETH-P.WALKER collaboration spéciale ¦ À la surprise générale, le somnifère le plus populaire au monde vient d'être interdit en Grande-Bretagne.Cette décision a incité de nombreux usagers à se demander s'ils devraient renoncer à l'Halcion.Jusqu'à maintenant, rien ne permet de penser que ce produit doive être banni au Canada, mais il convient malgré tout de se rappeler qu'aucune drogue ne peut être considérée comme inoffensive.L'Halcion (trizolam) appartient à un groupe de drogues apparentées au Valium et appelées benzodiazepines, prescrites pour traiter les problèmes d'insomnie et d'angoisse.Contrairement à beaucoup d'autres somnifères, il ne suscite pas un état d'engourdissement prolongé, étant rapidement excrété de l'organisme.En dépit de cet avantage, l'Halcion est désormais soupçonné, dans certains milieux, de provoquer fréquemment des effets psychiatriques secondaires, notamment la perte de mémoire et la dépression.Tout le monde ne partage toutefois pas cet avis.Eva Kemper, porte-parole de la Régie américaine des aliments et produits pharmaceutiques (FDA), souligne que son organisme a reçu des centaines de rapports de médecins mentionnant que leurs patients avaient éprouvé des réactions inquiétantes.Après enquête, la FDA a conclu qu'en dépit de la décision prise en Grande-Bretagne, l'Halcion n'était pas plus dangereux que le Valium, le Librium ou les autres drogues du genre.Le docteur Stuart Yudofsky, du département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l'Université de Chicago, affirme quant à lui qu'il n'existe aucune preuve scientifique permettant d'avancer que l'Halcion, pourvu qu'il soit prescrit selon la dose appropriée, engendre plus de désordres psychiatriques que les autres drogues de sa classe.11 a-joute toutefois qu'il est possible que ce somnifère affecte plus la mémoire que les autres benzodiazepines.Il cite à ce sujet le cas d'un homme d'affaires qui avait pris un comprimé d'Halcion avant de prendre l'avion pour l'Europe et qui, le lendemain, ne pouvait se rappeler les quatre heures qu'il avait consacrées à la préparation d'un important rendez-vous.Oublier quelques heures de sa vie n'est peut-être pas un drame, mais que dire de cette femme qui, il y a quelques années en Utah, avait tué sa mère puis avait poursuivi la société Upjohn, productrice de l'Halcion, qu'elle avait rendue responsable de son comportement?L'accusation de meurtre portée contre elle fut finalement levée et la plaignante régla à l'amiable avec Upjohn, qui nia malgré tout que l'Halcion ait été responsable de la tragédie.Les experts ne s'expliquent pas pourquoi l'Halcion est associé à tant de réactions néfastes.Beaucoup pensent qu'il s'agit là d'un effet de sa popularité, puisqu'il est indéniable que plus le nombre de personnes qui prennent une drogue est élevé, plus le risque d'effets secondaires croît.D'autres sont d'avis que quelques poursuites éparses ont créé un effet de boule de neige par la faute des journaux à sensation.Quoi qu'il en soit, il demeure inévitable qu'un certain nombre de personnes qui utilisent l'Halcion ou d'autres somnifères subiront des effets secondaires.Le mieux est sans doute d'y penser à deux fois avant de prendre des somnifères.Et de ne jamais, au grand jamais, se prescrire à soi-même des somnifères vendus sans ordonnance.L'insomnie nous affecte tous à un moment ou un autre, mais nous avons généralement tendance à sous-estimer le temps que nous dormons réellement.Si vous n'avez pas sommeil, n'essayez pas de dormir.Levez-vous et lisez un livre jusqu'à ce que vous vous sentiez somnolent.Et prenez soin de régler votre réveil-matin pour vous éveiller à la même heure que d'habitude.Vous vous sentirez peut-être fatigué le lendemain, mais tout indique que vous dormirez- mieux la nuit* suivante. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 D7 L'église Saint-Joachim de Pointe-Claire ( 1 ) 285 GUY PINARD Le Vieux-Pointe-Claire recèle des richesses patrimoniales remarquables.Nous avons déjà «visité» le moulin de Pointe-Claire et le couvent Notre-Dame-du-Vieux-Moulin qui occupent la pointe du Moulin, deux édifices fort intéressants au plan patrimonial (n° 95 de cette série).l'avais à l'époque livré quelques bribes d'information au sujet de l'église et du presbytère puisque les deux bâtiments religieux sont en fait indissociables des autres immeubles.Je pensais en rester là, mais j'avais compté sans les efforts déployés par les paroissiens de Saint-Joachim pour restaurer leur église, et sans la qualité remarquable de la restauration.En effet, il est impossible de pénétrer dans cette église sans ressentir un certain ébahissement pour la qualité du travail effectué sous la responsabilité de l'architecte Michel Beaudry, de Beau-dry associés, architectes, de Pointe-Claire, dont ce fut le principal projet de restauration.D'autres artisans ont collaboré à la restauration dirigée par Jean-Pierre Murray, et on peut mentionner plus particulièrement le peintre Claude Dionne, le menuisier Hormidas Vincent et le facteur d'orgues Karl J.Raudsepp.Ce dossier est facile à présenter à cause de l'abondance et de la qualité de la documentation, y compris l'imposante «brique» intitulée Les églises paroissiales de St'Joachitu de Pointe-Claire et malheureusement anonyme, ainsi que le programme-souvenir du 250e anniversaire, rédigé par Mariette Marier en 1963.II en va autrement des plans, qui ont péri lors de l'incendie catastrophique d'avril 1881, dont nous parlerons plus loin.Histoire de la paroisse Disons d'abord quelques mots de la paroisse.La paroisse Saint-Joachim date de 1713.À l'époque, les premiers colons qui avaient été chassés par les at- PHOTO MICHEL GRAVEL La Presse Cette photo permet d'apprécier d'un seul coup d'oeil la richesse architecturale de l'église et du presbytère.Croquis de la deuxième église préparé par J.S.Brodeur, tiré de Saint-Joa-chlm de la Pointe-Claire, 1713-1963.taques sanglantes des Amérindiens vers le fort de la Présentation ou celui de Senneville entre I687 et 1698, venaient à peine de récupérer leurs concessions.Et depuis 1698, ils étaient desservis au plan religieux soit par la paroisse des Saints-Anges-Gardiens de Lachine fondée en 1678, soit par la paroisse Sainte-Anne-de-Bellevue fondée en 1703.Transposé sur une grille de rues actuelle, le territoire initial de la paroisse serait compris entre la montée de Liesse et le boulevard Saint-Charles d'est en ouest, ainsi qu'entre le lac Saint-Louis et le territoire de la paroisse Sainte-Geneviève du sud au nord.On y rattacha même la partie inférieure de l'île Perrot ainsi que la mission de Châteauguay, du moins jusqu'à ce qu'elle passe sous le contrôle de la mission de Kahnawake en 17I6.Ce territoire fut amputé en 1953, résultat de la fondation de la paroisse de Sainte-Jeanne-de-Chantal.Si l'érection civile de la paroisse date de l'automne de 1713, le décret érigeant la paroisse canonique ne fut signé que le 7 avril 1834 par Mgr Joseph Signay, évéque de Québec.Quant à l'érection civile de la municipalité de la paroisse, elle date du 18 juillet 1845.La municipalité du village fut créée le 2 septembre 1854 et son territoire était restreint même après son agrandissement en 1889.L'incorporation de la Ville de Pointe-Claire eut lieu en 1911 et son territoire comprenait le village plus une bonne partie de la paroisse, le reste faisant partie des actuelles villes de Bea-consfield et Kirkland.La Ville fut finalement érigée en Cité le 6 février 1958.La première église La première église fut construite en pierre en 1713, et mesurait 30 pieds de largeur sur 60 de profondeur.Lors de son inauguration le 17 octobre 1713, elle portait le nom de Saint-François-de-Sales, mais dès le 1er mai suivant, elle prit le nom de Saint-Joachim qu'elle a conservé jusqu'à ce jour.L'aveu et dénombrement de 1731 nous éclaire sur l'emplacement de l'église, grâce à la description qu'on y donne du fort de Pointe-Claire: Une concession de deux arpens de front par trente cinq de profondeur, appartenant aux dits Seigneurs, sur la devanture de laquelle est le fort, entoure de pieux, d'à peu près deux arpens de superficie, dans lequel ont été construits de pierre, l'église et le presbytère, et sur une pointe qui avance dans le fleuve ont été érigés un moulin de pierre ainsi qu'une maison de bois pour le meunier.Comme l'église et le presbytère actuels occupent le même emplacement que l'église et le presbytère d'origine, ils occupent donc le site de l'ancien fort de Pointe-Claire.La donation du terrain par les sulpi-ciens n'avait été accompagnée d'aucun titre légal, si bien que le séminaire décida d'officialiser la donation le 3 février 1751, peu avant qu'on ne décide de construire une deuxième église.Le premier presbytère précéda l'église de huit ans puisqu'il fut construit en 1705, à proximité d'une chapelle de bois qui aurait été édifiée cinq ans plus tôt, mais dont on n'a retrouvé aucune trace documentée.Agrandi en 1786, ce presbytère fut démoli en 1848 après la construction du deuxième.La deuxième église Située en bonne partie dans l'axe de l'actuelle rue Sainte-Anne, cette deuxième église fut érigée en pierre en 1757, et mesurait 40,5 pieds de largeur sur 105 de profondeur.Un dessin de J.S.Brodeur nous la montre sous la forme d'une église coiffée d'un toit à pignon avec transept surmonté d'un toit en croupe, et couronné par un clocher de forme hexagonale.Dans le clocher se trouvait la cloche Marie-Joachim, baptisée le 17 août 1771.Encadrée par deux niches, la porte principale s'inscrivait dans une croisée encadrée par deux pilastres doriques surmontés d'un entablement sur lequel reposaient deux pinacles.Le fenètrage était généralement cintré.À l'intérieur, la voûte culminait à 30 pieds du plancher.Après l'inauguration de la deuxième église, la première servit d'abord de salle paroissiale, puis de hangar pour le curé avant d'être démolie à l'été de 1822.Le deuxième presbytère fut construit en 1848 par l'entrepreneur général Narcisse Prévost, avec l'étroite collaboration du menuisier Basile Daoust, selon un devis datant du 14 septembre 1847.Ce devis incidemment n'indique pas les dimensions du presbytère, mais on sait que l'épaisseur des murs variait de trois pieds en sous-sol à deux pieds au sommet (mesures françaises).Le même document précise que le même entrepreneur devait construire une écurie de 20 pieds de largeur sur 24 de longueur, ainsi qu'une remise de 40 pieds de largeur sur 18 de profondeur, puis ériger une clôture sur le périmètre de la propriété.À l'origine, le presbytère était coiffé d'un toit à pignon percé de lucarnes (quatre à l'avant, trois à l'arrière) et doté d'une façade en pierre de taille bouchardée fin.Le 5 mai 1912, l'architecte Théo Daoust obtenait le contrat pour redessiner complètement son apparence architecturale en le dotant d'un étage et en le coiffant d'un toit mansardé.En 1954, le presbytère fit l'objet d'importants travaux de rénovation sous la direction de l'architecte Marc Angers.La troisième église Au milieu du XIXe siècle, l'église déjà vieille de 100 ans commençait à mon- tée Photo du deuxième presbytère avant les transformations de 1912, tirée de Saint-Joachim de la Pointe-Claire, 1713-1963.trer des signes de fatigue.Dès 1856, le curé avait dû se résoudre à faire démolir le clocher par Gabriel Mitchell puisqu'il représentait une menace pour les paroissiens.Ce même Mitchell eut la tâche de construire une chèvre pour y placer la cloche, tel que le stipule le marché du 7 mai 1856.En 1857, année du centenaire de l'église vétusté, les «francs tenanciers» de la paroisse demandèrent à Mgr Ignace Boiirget, évéque de Montréal, la permission de construire une nouvelle église.Après les vérifications d'usage, l'évê-ché acquiesça à la demande des paroissiens, et le 27 janvier 1858, les syndics élus l'année précédente pouvaient retenir les services d'un architecte, en l'occurrence Victor Bourgeau, et confier à Pierre-Charles Valois la tâche de préparer l'acte de répartition.Jamais les syndics auraient-ils pu penser qu'on mettrait plus de 20 ans avant de mettre 1 église en chantier.Il faut dire que l'appel d'offres publié le 12 mai 1860 suscita des soumissions plus élevées que prévu, que les fonds étaient insuffisants, et que le terrain ne répondait plus aux besoins.Le terrain d'origine de la fabrique était petit, mais il a été agrandi dans des circonstances qu'il vaut la peine de rappeler brièvement.Comme on l'a dit précédemment, l'église voisine une pointe d'où l'on avait une vue magnifique sur le lac.Les sulpiciens furent les premiers' à l'occuper et ils la conservèrent jusqu'en 1837, alors qu'ils la vendirent à Amable Saint-Julien, qui la céda à Benjamin Dubois en 1854.Depuis 1864, la Fabrique de Pointe-Claire contemplait le désir d'agrandir sa propriété afin de construire la sacristie derrière l'église plutôt que sur le côté.Or, le terrain situé au nord du sien appartenait à la Congrégation de Notre-Dame, qui y avait construit un couvent derrière le cimetière de l'église.À la suggestion de Mgr Ignace Bourget, la Fabrique décida d'acheter la pointe pour ensuite la céder à la Congrégation en échange de son terrain au nord de l'église.Sitôt pensé, sitôt fait, et la transaction fut complétée le 5 juin 1866.Le 29 juillet 1867, le contrat de construction fut accordé à Herménégilde Viau dit Jeanveau au prix de 4725 £.Les travaux débutèrent le 2 juillet 1868.Comble de malheur, à l'été de 1869, Viau quitta le pays pour la Californie en laissant derrière lui un ouvrage incomplet.Et comme les personnes qui avaient cautionné Viau étaient sans fortune, il fallut se résoudre à interrompre les travaux du moins momentanément.Le 11 novembre 1870, les Syndics signaient avec François Archambault (ou Archambeault, on retrouve les deux graphies) un contrat pour le parachèvement du gros-oeuvre.À la fin de 1876, Archambault avait VOUS 92 1992.350 ANNIVERSAIRE ÔE LA ivw\\no\\ m: moxtrû,u rempli son mandat, et la Fabrique décida le 16 décembre 1877 d'assumer, à la place des syndics, la responsabilité de la réalisation de la décoration intérieure.Après avoir essuyé un refus de l'entrepreneur Etienne Hébert, les marquil-liers se tournèrent vers Archambault, qui accepta le 10 mars 1879 de relever le défi et de terminer les travaux pour le 1er octobre 1881.L'incendie des deux églises Le Samedi saint 17 avril 18819 on poursuivait les travaux à l'intérieur de l'église quand, vers 15 h, le feu se déclara dans le grenier de la deuxième église, sur le terrain adjacent.Poussées par le vent, les flammes se propagèrent à l'église en construction, si bien que quelques heures plus tard, les deux bâtiments n'étaient plus que cendres.Pendant les semaines qui suivirent, les paroissiens assistèrent aux exercices religieux dans la chapelle du couvent qui côtoyait le moulin de Pointe-Claire sur la pointe du Moulin puis, l'hiver venu, dans la sacristie nouvellement construite.Si on mit 23 ans à construire la troisième église, on n'en mit que deux à éti- { ger l'église actuelle.Dès le 6 décembre 1881 on confia à Archambault la tâche de construire la «quatrième» église selon les plans dessinés par les architectes Victor Bourgeau et Alcibiade Leprohon pour la troisième église dont elle était une copie conforme.Malgré la malchance qui les avait frappés, les paroissiens pouvaient enfin assister aux services religieux dans leur nouvelle église dès mai 1883.La consécration de l'église et du maître-autel eurent lieu deux ans plus tard, le 15 septembre 1885.L'église dessinée par Bourgeau est un bel exemple de l'utilisation du style néo-gothique.L'architecte Germain Ca-savant, du Service de la planification du territoire de la Communauté urbaine de Montréal, va même jusqu'à dire qu'il s'agit là d'un des sommets de la carrière de Bourgeau.«11 aura, avec Leprohon, peut-être réussi à rassembler ici (à Pointe-Claire) toute l'expérience acquise, tant à Notre-Dame qu'à Saint-Pierre-Apôtre.On le voit à l'intérieur, où l'unité entre la chaire, les retables et le reste de la décoration est partout respectée», a-t-il écrit.C'est ce que nous verrons dimanche prochain.SOURCES: Paroisse Saint-Joachim : Les églises paroissiales de St-Joachim de Pointe-Claire, ébauche d'un document historique non signé; Saint-Joachim de ta Pointe-Claire.1713-1963, par Mariette Marier; Devis pour la bâtisse d'un presbytère à la Pointe-Clairs \u2014 et documents divers \u2014 Girouard.Oésiré: Lake St.Louis\u2014 Matthews.Brian R.: A History of Pointe Claire \u2014 Éditions Fides : L'Église de Montréal, aperçus d'hier et d'aujourd'hui\u2014 Archtdiocèse de Montréal: Le diocèse de Montréal à ta fin du XlXe siècle \u2014 Communauté urbaine de Montréal, Service de la planification du territoire: Répertoire d'architecture traditionnelle: Les églises-, et documents divers.La Presse ( 22 et 23 mai 1900 ) : Conflagration a la Pointe Ctatre; Oeuvre abominable.REPÈRES Nom : église Saint-Joachim.Adresse: 1, rue Saint-Joachim, à Pointe-Claire.Métro: station Pointe-Claire du train de banlieue, puis autobus 211 vers l'ouest.Le texte original de ces articles est offert sous forme , de livres (4 tomes) par les Éditions La Presse et par les Editions du Méridien, sous le titre Montréal, son his- \u2022 cotre, son architecture.Renseignements : Guy Pinard, 1 au 285-7070.Architecture r.7â Le Complexe Desjardins, inégalé après 15 ans JOCELYN DUFF collaboration spéciale Al'heure où le Complexe Desjardins fête ses 15 ans d'existence, on peut se demander comment les lieux publics intérieurs du centre-ville fonctionnent.Ont-ils obtenu tout le succès qu'on leur destinait?On est forcé de constater la variation énorme de fréquentation d'un lieu à un autre.En plein dimanche après-midi, les gens se promènent sur la grande place intérieure du Complexe Desjardins.Pas seulement pour passer mais aussi pour s'asseoir près d'une fontaine, entendre des musiciens en répétition, regarder les vitrines des magasins ou simplement flâner.De l'autre côté du boulevard René-Léves-que, le Complexe Guy-Fnvreau est vide.11 se situe pourtant sur le chemin du Palais dès Congrès où se tient une importante exposition.Pourquoi l'ambiance est-elle si différente entre ces deux édifices qui ne sont ni l'un ni l'autre des merveilles sur le plan de leur architecture?La construction du Complexe Guy-Favreau est postérieure à celle du complexe Desjardins.D'innombrables modifications sont venues altérer le concept original du projet de manière à éviter le brutalisme un peu trop évident des développements immobiliers des années 60 et 70 au centre-ville (La Place Bonaven-turc en est un exemple).À bien y regarder, le Complexe Guy-Favreau déploie des efforts d'intégration visuelle: revêtement de brique à l'extérieur, tours basses du côté du boulevard René-Lé-vesque, toit qui s'incline en mansarde du côté de la rue de Laguuchetière.Mais malgré une esthétique plus soignée, la place intérieure du complexe Guy-Favreau, comme bien d'autres espaces du genre à Montréal, n'incite pas les gens à s'y arrêter.La stimulation des sens La place du complexe Guy-Favreau est représentative d'un modèle d'espace public en formation à Montréal depuis le développement du réseau souterrain et l'avènement des centres commerciaux de banlieue.La comparaison avec la place du complexe Desjardins à proximité est tentante et presque inévitable.Le Complexe Desjardins, de l'extérieur, offre la grisaille de ses tours en béton reliées par un basilaire fermé sur lui-même.La place intérieure revêt cependant un aspect tout à fait différent.Vaste, haute et claire, la place centrale est probablement l'es- La place intérieure du Complexe Desjardins pace public intérieur de Montréal qui se rapproche le plus du concept de «place», nom donné à tort au Québec à des édifices à bureaux ou des galeries marchandes.La transparence de l'axe nord-sud facilite l'orientation des visiteurs.Mais plus encore, la perception globale de l'espace central et les angles de vue multiples plaisent à l'oeil.D'autres éléments concourent également à recréer l'ambiance d'un espace extérieur comme le bruit de l'eau des fontaines et l'aménagement paysager exceptionnel.On est loin du bruit d'enfer des fontaines de Place Montréal Trust ou de Place Du-puis.Des espaces qui font aussi fuir les gens Rares sont les espaces publics intérieurs du centre-ville qui sont assez attirants pour que les gens s'y arrêtent, ils ont souvent l'effet contraire de ce qu'on est PHOTO JEAN GOUPIL.U PrtSS* censé attendre d'une place, c'est-à-dire un lieu où se rassemblent les personnes.Pour reprendre l'exemple de la place intérieure du complexe Guy-Favreau, ses proportions écrasent le visiteur par un dégagement en hauteur insuffisant ou créent une impression de tunnel à la verticale.La transition de Tun à l'autre se fait abruptement.Il ne faut pa^ s'étonner qu'aux heures de pointe, la foule qui traverse le complexe Guy-Favreau préfère emprunter la sombre voie latéra- le (bordée de magasins) plutôt que de traverser le vide angols-.' sant du puits de lumière centra!.* En d'autres temps, la place du Complexe Guy-Favreau est inoccupée, si ce n'est que par des gardiens de sécurité qui font leur' ronde.Si les efforts pour rendre les places publiques intérieures plus sécuritaires étaient faits pour les* rendre aussi intéressantes, on n'aboutirait pas à des gestes aussi insensés que de placer un entrepôt de fournitures de bureau du gouvernement fédéral dans l'une des parties de la place.Pourquoi ne pas avoir installé une boutique ou une terrasse dans cet endroit aussi stratégique plutôt qu'un local aux murs aveugles et inaccessible au public?Les places publiques intérieures n'égaleront certes jamais les places extérieures.En exerçant un contrôle des heures d'ouverture et de fermeture, en excluant les clochards et les indésirables, elles forment un petit univers sécuritaire coupé de la réalité du monde environnant.La place Desjardins ne fait pas exception à cette règle.Ces places appelées à modifier la forme urbaine au centre-ville auraient donc avantage à établir de véritables contacts avec l'extérieur, notamment par des commerces accessibles de la rue.? B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 NOVEMBRE 1991 L En bref RECUL À LA LAURENTIENNE Au cours du troisième trimestre, la Corporation du Groupe La Laurentienne rapporte un bénéfice net consolidé de 8,4 millions, ou 14 cents par action, au lieu de 14,7 millions, ou 30 cents par action un an plus tôt.Pour les neuf mois, le bénéfice net consolidé atteint 26,1 millions, contre 33,4 millions, ou 45 cents par action au lieu de 66 cents par action.L'actif total de La Corporation s'élevait à 12,6 milliard au 30 septembre, une augmentation de 1,3 milliard depuis le début de l'exercice.La progression de l'actif est due notamment à l'acquisition du portefeuille hypothécaire de Standard Trust par la Banque Laurentienne et de l'acquisition par la Laurentienne Vie de certains blocs d'affaires.RAPPEL CHEZ GOODYEAR H L'usine de pneus Goodyear, de Valleyfield, annonce le rappel de 27 employés à la fin du mois, en vue d'une augmentation de production en décembre 1991.Un nouveau contrat de fabrication de pneus destinés à l'exportation permet d'augmenter le volume de production de l'usine d'environ 10 p.cent.Avec ce dernier rappel, l'usine aura rappelé près de 100 employés depuis la mi-septembre.RADIOMUTUEL VEUT ACHETER AU SACUENAY B Radiomutuel a déposé auprès des actionnaires des stations de radio CKRS jonquière et CJAB-FM Chicoutimi une lettre d'intention conditionnelle à déposer une offre d'achat.En ce qui regarde CKRS, Radiomutuel envisage de s'associer à des intérêts minorities locaux.Radiomutuel exploite douze stations de radio au Québec en plus d'être associée à l'exploitation de MusiquePlus et d'être l'actionnaire majoritaire de Omni, une société d'affichage extérieur à la verticale.PROGRAMME POPULAIRE À LÏNCO E Un programme de retraite anticipée volontaire offert aux employés par Inco de Sudbury, en Ontario, a obtenu un franc succès.Sur 1670 personnes admissibles une seule a refusé, a dit la compagnie vendredi.Le programme est destiné à réduire de 600 les effectifs de la grande compagnie de nickel ontarienne, afin de réduire les frais.La plupart des ayants droit devront prendre leur retraite d'ici au 1er décembre.Toutefois, afin de répondre aux exigences de l'exploita- tion, 150 ouvriers spécialisés ou occupant des postes-clé ont offert de reporter leur date de mise à la retraite de un à cinq mois.EN PANNE Q Ford of Canada mettra en panne l'usine de St.Thomas, dans le sud-ouest de l'Ontario, la semaine prochaine par suite de la mévente des voitures aux États-Unis, a fait savoir la compagnie.L'installation, où se fait le montage des modèles Crown Victoria et Mercury Grand Marquis, avait également suspendu la production durant une semaine en octobre.Environ 2800 ouvriers chômeront la semaine prochaine.GM EN BAISSE a Standard and Poor's (S and P), l'une des principales firmes new-yorkaises de notation financière, a annoncé qu'elle révisait en baisse la qualité du crédit de certaines obligations de General Motors et plaçait sous surveillance les dettes à long terme du constructeur automobile américain.S and P a également indiqué qu'elle avait placé dans cette même catégorie des obligations de Ford, le deuxième constructeur aux États-Unis.La décision de S and P concernant GM et Ford tend à indiquer que l'on ne table pas dans les milieux spécialisés sur une reprise prochaine du secteur automobile, en plein marasme depuis un an.Un abaissement de la notation financière se traduit pour la société concernée par une augmentation de ses coûts d'emprunt sur les marchés des capitaux.EMPLOIS ÉLIMINÉS À LA VOIE MARITIME B L'Administration de la Voie maritime a l'intention d'éliminer environ 150 emplois au cours des trois prochaines années, a fait savoir la société d'État.Une baisse des revenus et une hausse des coûts sont à l'origine de cette décision, a expliqué M.Glen Stewart, PDG de l'administration.La Voie a subi un dur coup avec la perte de l'expédition traditionnelle des céréales de l'Ouest par Thunder Bay, a indiqué M.Stewart dans un communiqué.Le blé est maintenant expédié par les ports de la côte ouest.La Voie maritime a perdu 16,9 millions au cours des trois dernières années \u2014 9,9 raillions cette année seulement.Le tonnage total des navires franchissant le système n'est plus que de 12,5 millions de tonnes, soit 21 p.cent de moins qu'en 1984.L'agence espère éliminer des emplois au moyen de retraites anticipées ou de départs par attrition.yguaf les nis et la CEE s'engagent à être flexibles Agence France-Presse LA HAYE ?Les Etats-Unis et la CEE se sont déclarés samedi à La Haye «plus que jamais déterminés à obtenir un résultat ambitieux, global et équilibré de l'Uruguay Round» avant la fin de l'année, mais ils n'ont pas annoncé de percée spectaculaire devant la persistance du profond différend agricole.Dans une déclaration conjointe exclusivement consacrée au thème de cette négociation sur la libéralisation du commerce mondial, Américains et Européens se sont engagés à faire preuve de «flexibilité», sans plus de détail, pour aboutir à un succès.Les négociations achoppent toujours depuis un an sur l'opposition entre les États-Unis et l'Europe sur le dossier agricole.Washington insiste sur une baisse de 75 p.cent des aides communautaires à l'agriculture et un démantèlement de 95 p.cent des subventions aux exportations.La CEE s'en tient quant à elle aux 30 p.cent qu'elle a offert sur 10 ans à partir de 1986.Selon une source proche de la rencontre, Américains et Européens se seraient accordés sur le fait qu'il faudrait laisser un peu plus de temps aux négociateurs à Genève et qu'il n'était pas à exclure que le « paquet global » de la négociation soit sur la table à la fin décembre.«Fin novembre n'était pas une date tenable », a ajouté cette source.Des progrès Sur le dossier agricole, le plus difficile, la déclaration commune fait état sans plus de précisions de «quelques progrès sur un paquet de mesures qui ont été discutées».«Le fossé qui existe toujours ne sera pas facile à combler, mais nous sommes engagés dans cette tâche», ajoute cependant le document.11 semble, selon les observa^ teurs, que ni les Américains, ni les Européens n'avaient l'ambition de régler en quelques heures à La Haye leur différend et d'enterrer la hache de guerre agricole.George Bush semble pour sa part avoir obtenu ce qu'il espérait: une réaffirmation solennelle par la CEE de sa volonté de conclure le Round avant la fin 91.Sur l'ensemble du Round, indique le texte commun, les deux camps ont «progressé dans l'apla-nissenient de leurs différends et ont donné des instructions à leurs négociateurs à Genève».OCDE: prévisions à la baisse d'après AFP PARIS B La reprise de l'activité économique dans les pays industrialisés pourrait être moins vigoureuse que prévu au cours des prochains mois en raison de la faiblesse de la conjoncture aux États-Unis, a-t-on appris de sources diplomatiques européennes.Selon ces sources, les économistes de l'OCDE s'attendent à présent à un taux de croissance de quelque 2,6 p.cent en 1992 pour l'ensemble des 24 pays membres, contre un p.cent environ cette année, en attendant une remontée à trois p.cent en 1993.Ce qui représente une légère révision en baisse de la croissance au cours des 12 prochains mois par rapport aux prévisions publiées par l'OCDE en juin dernier.Les prévisionnistes de l'organisation avaient alors tablé sur des taux de 1,1 p.cent et 2,9 p.cent respectivement pour 1991 et 1992.Le «profil» de la reprise reste le même « mais le cycle ( économique) sera un peu décalé pour les principaux pays», ex-plique-t-on dans les milieux des délégations auprès de l'OCDE.D'une part, la croissance aux États-Unis sera plus faible qu'initialement prévu au cours des troisième et quatrième trimestres, et cette faiblesse imprévue pourrait bien se poursuivre au début de 1992.L'OCDE, qui avait prévu en juin une baisse de 0,2 p.cent du PNB américain cette année, suivi d'une reprise à 3,1 p.cent l'an prochain, table à présent sur une contraction légèrement plus importante en 1991, et une croissance plus modeste de 2,8 p.cent en 1992, suivi cependant par un taux dépassant trois p.cent en 1993.Les économistes de l'OCDE constatent aussi que la croissance aura été plus vigoureuse que prévu cette année au Japon et en Allemagne, qui connaîtront cependant l'an prochain un ralentissement marqué.Sur les autres dossiers importants en discussion dans l'Uruguay Round, Américains et Européens ont notamment recommandé un «renforcement des règles existantes du GATT (Accord général sur les tarifs et les droits de douane).Sur les subventions, ils s'engagent à «chercher une solution qui améliore la discipline concernant les subventions qui perturbent le commerce».Les deux partenaires estiment par ailleurs «vital» de mettre en place un système «plus contraignant et plus efficace» pour résoudre les différends commerciaux, et ce «afin de réduire les dangers de mesures de représailles».La CEE et les USA insistent encore sur le fait que la libéralisation des barrières tarifaires et non tarifaires permettrait de «restaurer la confiance» des agents économiques et «stimulerait la croissance économique globale».À cet égard.Européens et Américains indiquent avoir fait des progrès dans leurs négociations bilatérales sur les accès aux marchés.Les négociateurs américains et européens ont reçu pour instruction de discuter d'un accord réduisant «substantiellement» les «tarifs douaniers élevés» (peak tariffs), de les éliminer dans des «secteurs clé» (non précisés) et enfin des les harmoniser «à de très bas niveaux» dans d'autres.Concernant la propriété intellectuelle, la déclaration conjointe fait état d'un «accord virtuel sur un accord substantiel» qui donnerait un «haut degré de protection» pour le copyright, les brevets, les circuits intégrés et les marques déposées.Sur les services, les Douze et les Etats-Unis ont fixé un «objectif commun: un cadre fort de règles pour notamment le traitement national et celui de la nation la plus favorisée (MFN), en combinaison avec un paquet substantiel d'engagement pour l'accès au marché de la part de tous les participants.«Nous sommes d'accord en principe pour rechercher la plus grande libéralisation et pour minimiser les dérogations», indique encore le texte.Libre-échange avec le Mexique: pas avant les présidentielles de 92 il'après Canadian Press WASHINGTON B Le Washington Post, citant un porte-parole gouvernemental américain, affirme que les négociations sur le libre-échange avec le Canada et le Mexique ne seront pas terminées avant les élections présidentielles de novembre 1992.Le haut fonctionnaire non identifié a déclaré que ce retard n'était aucunement politique et qu'il élaii préférable de prendre le temps qu'il fallait pour en arriver à un bon accord.Les responsables canadiens et américains avaient exprimé l'espoir que les négociations ne s'éternisent pas au point de devenir un des thèmes des élections.Mais les autorités américaines en sont arrivées à la conclusion dans une «analyse interne» la semaine dernière que les pourparlers ne seraient pas terminés avant novembre prochain, rapporte le Washington Post.À Ottawa, le cabinet du premier ministre s'est refusé à tout commentaire.Le gouvernement du président Bush a jusqu'au printemps de 1993 pour négocier un pacte selon une procédure accélérée.Cela donne toute la-titude au gouvernement américain en lui permettant de présenter un pacte au Congrès qui ne peut être qu'accepté ou rejeté en bloc, sans aucune modification.Le Canada et le Mexique veulent tous deux conclure rapidement avec les États-Unis, mais Washington est invité de plus en plus par les politiciens et les milieux d'affaires américains à se montrer prudent dans la libéralisation du commerce par crainte de nouvelles pertes d'emplois dans une économie encore faible.REVUE DE LA SEMAINE voi** Kwt 6m Col V*.Mal ta Vokm HM ta Oct ttov.scn.v«.Htm ta ACSI-fiiO iAME Ud iAur Res Abti Prce Aciidev Agnico.wt Agnico E Agro.prB fiAgromx Air Canda Aita.energ Alt.E.7.75 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Camoeau fCanWest Canwest.w Can Malt Cdn Oxy CP Ltd Cdn Tire fC Tire A Cdn.Turbo fC Uîi.'it.A C Utilit B ICmnacA Canamax Cangene Canstar Cara Oper fCaraOp^ Carena.wl Cascades Cascad.wt Celanese C.Capital K.Cap A C.GTrstco Cnaran Cneni Chrysler fCimStLa Cinram Clrco Crft fCo-Steel CocaCBeY fCogeco Cogec s/1 ConoRs iColortech Cominco Comi.srB Comi.Sr.H Comptirne fCPCLA CPCI.B CFQ pr A Corby A fCorbv B iCoscient Cott ICrownx Crwn.Pr.l tCrowox.A Crwn.wt.b fCurragh IDMR.grA Datamark Denison.A fDenrsn.B Denis 9.50 tOevtek Dofasco Dc»asc2.60 Dofasco.w Domco.tte Domtex Domtar Oomt.2.25 Domtr.sB Dononue.b Donoh.p> Dor eU fDorel.B fDramx.a DuPont A IBancrp.A Bancorp.w BancorpB IDvlex.Ltd 68000 80 64 69 + 4Ô00 $11* 11* 11* 2250 175 175 175 550C $72 : 20 -, 22* +2* $22 54777 $24* 23* 24 + * 971507 $19* 18* 19\\j+ * 900 $24* 24^4 243J + 158228 $23* 22* 23* + ISttO 200 180 200 + 8050 $21 20* 203-2436 $21* 20* 21'/4 34250 275 250 275 + 25-0 35 35 35 15140 $9 7* 8* + 29580 460 430 455 1122000 $6*- 5* 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