La presse, 11 novembre 1991, Cahier A
[" SOLUTION PNEUS I - .Aujourd'hui: nuageux avec neige se changeant en verglas et en pluie.Minimum -3° Maximum 2° Demain: généralement nuageux et assez frais, details cahier sports MONTRÉAL, LUND111 NOVEMBRE 1991 108e ANNÉE N° 23 62 PAGES, a CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50* ¦j'y Q MONTAND Des centaines d'admirateurs se sont rassemblés devant le domicile parisien d'Yves Montand pour rendre un dernier hommage au chanteur français mort samedi.fi DOBBIE Dorothy Dobbie, coprésidente contestée du comité parlementaire sur la constitution, n'a pas l'intention de démissionner comme le veulent libéraux et néo-démocrates.n ULTRAMAR ^__1 Ultramar a envoyé une circulaire à ses actionnaires pour dénoncer le «mythe Lasmo», pétrolière britannique qui tente une mainmise hostile sur ses actions.4 L'AUTOMOBILE La Dodge Spirit est un choix intéressant compte tenu de son prix et de son comportement routier; quant à l'Elantra de Hyundai, elle offre un bon rapport qualité-prix.7 CARTES Véritable folie furieuse, au moins 6000 personnes ont envahi le Forum pour échanger, acheter ou vendre des cartes sportives, dont certaines valent plus de 1000$.Sommair 8 Annonces classées immobilier.B8 à B11 marchandises.B11 emplois.B11 et B12 automobiles.512 et B13, Cl4 propositions d'affaires.C3 Arts et spectacles informations.B4 a B7 cine-horaire______.B5 et B6 télé-horaire.B5 télévision.\u2014 B4 Bandes dessinées.B11 Bridge.C14 Décès.C15 Economie.ci à C3 Êtes-vous observateur?.B8 Feuilleton.B9 Foglia.A5 .Horoscope.B10 L'auto.C4 à C9 l.\u2022 Le monde.A8 Loteries.A5 Mot mystère.B12 Mots croisés.B13 Quoi faire.B14 H' i.-.Le jury le trouve coupable du meurtre au premier degré de France Alain YVES BOISVERT QUEBEC G* est le juré numéro 12 qui a parlé.L'homme d'affaires d'une quarantaine d'années s'est levé et, sans hésiter, a lâché le terrible mot de huit lettres: «Coupable»! Le verdict est tombé dans la salle comme une tonne de briques, hier vers 11 h 45, au procès de Benoît Proulx.Les sept femmes et cinq hommes, qui ne laissaient paraître aucune émotion, ont conclu à l'unanimité que c'est Benoît Proulx qui a assassiné France Alain, cette brillante étudiante de 21 ans abattue en pleine rue d'une décharge de fusil de chasse, le 25 octobre 1982, vers 19 h 45.La salie 4.01 du Palais de justice de Québec, pleine aux deux tiers, a d'abord retenu son souffle.Puis, la mère de la victime, Mme Claire Alain, a éclaté en sanglots en même temps qu'une amie de l'accusé.Le juge François Tremblay a demandé au président du jury de préciser: «Coupable de quoi?» Le juré numéro 12 s'est relevé et a dit: « Meurtre au premier degré».«M.Proulx, je vous demanderais de prendre place dans la boite des accusés», a ordonné le juge Tremblay.Face-à-face fortuit Vallerand- ERIC TROTTIER Le président de la Régie des installations olympiques, Pierre Bibeau, et le ministre du Tourisme, André Vallerand, ont eu une discussion «serrée» à la sortie d'une vente aux enchères qui se déroulait dans un hôtel du centre-ville de Montréal, hier après-midi.«Je vous demande de baser vos décisions sur les rapports d'ingénieurs», a lancé le ministre à M.Bibeau, sur un ton tout à fait clair.Les deux hommes s'opposent depuis des semaines à propos des derniers déboires du stade Olympique.M.Bibeau soutient, rapports à l'appui, que le stade pourra recommencer ses activités sous peu, tandis que le ministre refuse d'ouvrir le stade au public tant que la toile n'aura pas été renforcée, c'est-à-dire pas avant quatre à six semaines.C'est tout à fait par hasard que les deux hommes se sont rencontrés à la sortie d'un encan de grands vins organisé par la Société des alcools du Québec, qui réunissait 300 personnes à l'hôtel Sheraton du boulevard Rcné-Lé-vesque, au centre-ville.Le président de la RIO s'y trouvait en tant que représentant d'un organisme de charité tandis que le ministre responsable du stade Olympique avait été invité par le président de la SAQ, Joce-lyn Tremblay.Assis sans le savoir derrière André Vallerand pendant plus d'une heure, Pierre Bibeau s'apprêtait à quitter les lieux lorsque La Presse l'a informé de la présence du ministre responsable des installations olympiques.Le président de la RIO s'est immédiatement dirigé vers son «patron» pour lui faire un signe discret de la tête.Après quelques instants, André Vallerand l'a remarqué, s'est levé, est sorti de la salle et a rejoint M.Bibeau dans le corridor de l'hôtel.La discussion qui a suivi a tourné autour de la décision du ministre de ne pas rouvrir immediatc- \\ - \u2022\u2022\u2022 V.' m m.1?«m Mm benoît prouix PHOTO CP Le journaliste de 44 ans n'a pas pleuré, n'a pas crié.II s'est levé et a marché péniblement jusqu'au box.II était blafard.11 est resté debout, tout raide.«Après avoir pris connaissance de la conversation que l'accusé a eue avec M.Alain, je crois que toute parole est inutile», a aiors dit le juge Tremblay.Il voulait parler de cette fameuse discussion de trois heures que l'accusé a eue avec le père de la victime, sept mois après le meurtre, et qui était enregistrée à son insu.Benoît Proulx y émet une série d'hypothèses au sujet du meur- trier de son ex-compagne, hypothèses qui sont, pour le ministère public, des aveux déguisés.Comme la loi l'y oblige, le juge Tremblay a aussitôt condamné Benoît Proulx à l'emprisonnement à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.Plusieurs amis et parents du condamné se sont mis à pleurer.L'avocat Lawrence Corriveau a demandé au juge Tremblay la permission de demander aux jurés, un par un, de se lever et de confirmer l'unanimité.La chose est permise occasionnellement, mais le juge a estimé que Me Corriveau n'avait pas invoqué de motif suffisant.C'était fini.Le juge a clos l'audience.Les policiers ont emmené Benoît Proulx.11 a regardé une dernière fois dans la salle, vers ses proches, avant de disparaître, pâle et silencieux.Lawrence Corriveau, sa fille Susan, son fils Richard, sont restés pétrifiés.La salle s'est vidée tranquillement, sans bruit.«On va être beaucoup plus se- V0IR PROULX EN A 2 ¦ Une victoire pour John Tardif et André Arthur.Page A 3 ¦ Triste sortie pour Me Lawrence Corriveau, consécration pour Robert Parrot.Page A 3 PHOTO LUC SIMON PERRAULT.La Presse L'échange «musclé» entre MM.André Vallerand et Pierre Bibeau a duré dix minutes.¦MB Taxe?en sus lr- ¦>^::i:i.}.t/-J.ANNE RICHER rencontre., GILLES LATULIPPE mss& PHOTO ROBERT MAILL0UX.La Presse Cilles Latulippe, dans sa loge du Théâtre des Variétés «Je n'entre jamais en scène sans par/e à Olivier Cuimond » II fait le strip-tease le plus comique en ville et se retrouve, au plus fort de sa nudité, en «ti-corps» et «culotte à grands-manches».Il est le danseur le plus étonnant aussi, cherchant de longues minutes, en se contorsion-nant, de quel côté «attraper» Suzanne Lapointe, sa partenaire dans cette scène du «Grand swing»! Gilles Latulippe épuise toutes les ressources de son expérience dans le seul but de faire rire.Une vocation.Un dévouement total.Mais ce n'est jamais gagné d'avance: «Jusqu'au premier rire, le trac est là», dit-il.Après plus de 30 ans dans ce métier, le rire des autres s'est imprimé en mille éclats sur son visage: au coin des yeux, de la bouche, sur son front.Le regard est fatigué, le fond de teint a légèrement fondu sous la lumière et l'effort, la mince silhouette retrouve peu à peu son espace, son souffle après le spectacle.C'est dans une modeste loge située au sous-sol du Théâtre des Variétés, où certainement quelques rats et autres cancrelats ont élu domicile, que l'un des derniers survivants du burlesque se démaquille.Dans les coulisses archaïques, encombrées de tuyaux, de meubles sans âge du vieux théâtre, les fantômes sont bien vivants.Des photos aux murs, des miroirs qui ont réfléchi d'autres comiques.Sur son bureau de travail, sur des étagères bancales, des bibelots mais aussi des papiers, témoins du travail de l'administrateur, du producteur, de l'ac- teur.«Tout ce qui traîne là, ce sont des souvenirs», dit Gilles Latulippe.Lieu de désordre profond mais rassurant.Entre Les démons du midi à Radio-Canada et le théâtre, il y a un immense travail de recherche, de préparation, d'écriture.Il doit lire des centaines d'histoires chaque jour pour n'enre-tenir que deux ou trois qui feront l'affaire; il observe la vie quotidienne de ses contemporains pour trouver de quoi faire rire.Tout est vu sous l'angle comique.Au moment de la mort de son père, au salon mortuaire, un visiteur lui demande à quel moment auront lieu les funérailles.\u2014 Mardi, répond Gilles.\u2014 Ah bon ! Je viendrai peut-être mardi ou mercredi.\u2014 C'est ça, viens mercredi, lui rétorque Gilles, y aura moins de monde.11 y a en contrepartie le travail sérieux de l'homme d'affaires.«Un théâtre est un commerce comme un autre.» La vie secrète Gilles Latulippe est un être VOIR CUIMOND EN A 2 Vassiliou: La résolution du problème chypriote signifie la paix et la stabilité internationales CILLES TOUPIN envoyé pccial VOIR BIBEAU EN A 2 La Presse A NICOSIE, Chypre 3M Pour le président de la ¦ République de Chypre, M.George Vassiliou, la cause est entendue: «La solution du problème chypriote a une importance qui est beaucoup plus grande que le problème lui-même».Assis à l'extrémité d'une longue table, dans la vaste salle vaguement gothique qui lui sert de bureau, George Vassiliou épluche la pile de dossiers déposés devant lui.Débarrassé de son veston et de sa cravate, une simple chemise bleue à manches courtes L'ILE DECHIREE trahit les quelques minutes de répit relatif quTi s'accorde en cette fin d'après-midi d'octobre.Le président chypriote rentrait, au moment de l'entrevue, d'une harassante tournée qui l'a mené en Grèce, en Hongrie et aux Nations unies où il s'est adressé, le 27 septembre, à l'Assemblée générale.Au travers les grandes fenêtres en ogives de ce qui fut l'ancienne résidence du patriarche et prési- dent Makarios, ie soleil darde ses derniers rayons.Dehors, sur la façade de ce palais presque entièrement détruit lors du coup d'État de 1974, les marques des balles ont été religieusement conservées lors de la reconstruction.Ces murs vibrent d'une histoire tumultueuse.Dans un français remarquable (sa langue est le grec mois il maîtrise aussi le hongrois, le russe et l'anglais), l'ex-homme d'affaires Vassiliou parle avec ferveur de ce regain d'intérêt que la communauté internationale, en particulier le président américain George Bush qui tente d'organiser prochainement une conférence de paix, manifeste pour la question chypriote.«11 y a bien des facteurs qui sont la cause de cela, dit-il.D'abord, il y a des facteurs internationaux.La fin de la Guerre froide et le grand rapprochement entre l'Est et l'Ouest viennent en tête de liste.Vous me demanderez sans doute ce que la Guerre froide a à voir avec Chypre?Eh bien ! Elle a beaucoup à voir avec Chypre parce que c'est elle qui donnait les perspectives.La Turquie, dans la rivalité entre Moscou et Washington, était un allié des plus importants pour les États-Unis.Cette conception n'a plus cours maintenant et les choses commencent donc à bouger.«De plus», poursuit-il en fai- SUITE A LA PACE A 7 2 7 « t ¦ I A 2 o LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 11 NOVEMBRE 1991 itkdk; Benoit Proulx: prison à vie rems, on sait maintenant, la vérité est là», a dit Mme Claire Alain, sur les ondes de CHRC, dans l'après-midi.«France nous accompagne tout le temps.» «On peut avoir confiance en la justice», a dit quant à lui M.Fer-nand Alain, qui a trouve les six semaines de procès «émotive-ment très difficiles».Appel L'avocat de la défense s'est dit «triste et choqué» du déroulement du procès, en sortant de ia salle.H a promis d'interjeter appel dès aujourd'hui, et de demander à la Cour d'appel de remettre son client en liberté.«Mon client n'a pas eu un procès juste et équitable!» a lancé Me Corriveau, promettant que le juge Tremblay serait «jugé en Cour d'appel».Le plaideur de 70 ans a dénoncé ce qu'il considère être des erreurs graves du juge Tremblay, il lui a reproché de n'avoir pas mis en garde le jury contre la façon dont Paul-Henri Paquet a identifié Benoît Proulx, huit ans et demi après le meurtre, en reconnaissant ses yeux sur une photo de journal.L'avocat du ministère public.Me Robert Parrot, a rendu hommage à l'institution du jury, et s'est dit heureux de voir que les jurés ont adopté la thèse de la Couronne.«La justice, même humaine, on peut lui faire confiance», a-t-il ajouté.Me Parrot a à nouveau pris la défense des témoins de la Couronne qui ont été durement attaqués par la défense, en particulier les témoins Paquet et Christian Thibault.Il a souligné à quel point il est important pour la jus- tice que les gens n'aient pas peur de venir témoigner, et a confié que certains témoins éprouvent maintenant des ennuis de santé à cause du stress qu'ils ont subi.L'avocat de la Couronne a estime que c'est «l'ensemble» de sa preuve qui avait convaincu le jury au-delà de tout doute raisonnable.Mais il a souligné que les premiers témoignages que les 12 ont demandé à réentendre étaient ceux de Paquet.Thibault et Bertrand Alain (le frère de la victime).Paul-Henri Paquet, qui s'est manifesté le 9 février 1991, est celui qui a vu «un barbu» avec un havresac, duquel dépassait un «tuyau», le soir du meurtre.Ce barbu lui a dit de ne pas aller voir plus loin (sur le licu*du crime) parce ce n'était «pas beau à voir».Le jury a donc cru le fonctionnaire semi-retraité, qui a dû s'expliquer très longuement sur le retard qu'il a mis à se faire connaître de la police.11 estimait ce qu'il avait vu de faible importance, a-t-il dit, et c'est pourquoi il gardait le silence.Me Corriveau a longuement ridiculisé son identification des «yeux» de son client, mais les jurés ont jugé qu'elle était convaincante.Le journaliste de la station de radio CHRC Christian Thibault, qui s'est manifesté une semaine avant le procès, lui, a également fait mal à l'accusé.Il a dit avoir vu Benoît Proulx, le soir du meurtre, à la station de radio, où Proulx préparait et lisait les bulletins de nouvelles.Il était 20h 15 et Proulx, paniqué, était déjà au courant du meurtre, selon lui.Bizarre, puisque Proulx a toujours dit avoir appris l'existence de ce meurtre vers 21 h 30.En plus du témoignage de l'accusé lui-même, les jurés ont aussi demandé à réentendre celui de Suzanne Montminy, qui voyageait occasionnellement avec l'accusé, entre Québec et Mont-magny.Proulx lui avait'dit un jour, entre 1983 et 1985, que les policiers étaient à la recherche H'»?\" sexagénaire censé l'avoir vu le so:r du meurtre.Pourtant, Paquet ne s'est manifesté qu'en 1991: la police ne pouvait donc pas émettre cette hypothèse, et Proulx s'était alors trahi, selon la Couronne.Le témoin Paquet qui voit l'accusé près du lieu du crime, le témoin Thibault qui voit l'accusé nerveux et informé du crime trop tot, le témoin Montminy qui renforce le témoin Paquet, plus les nombreuses modifications de détail dans la version de l'accusé, et son souci de savoir si France Alain avait parlé avant de mourir: c'était là le noeud de la preuve de la Couronne.Encore un mystère Si l'affaire qui a remué toute la ville de Québec depuis neuf ans est terminée, si un coupable a enfin été épingle, il reste un mystère, un gros mystère, auquel personne n'a répondu de façon satisfaisante: quel était le mobile (le Benoit Proulx?Pourquoi, entre deux bulletins de nouvelles, est-il sorti dehors pour aller tuer avec un .12 cette jeune fille aimable et brillante, de 14 ans sa cadette, qui était follement amoureuse de lui, mais qu'il avait lui-même laissée?Pourquoi, par une froide nuit d'automne, France Alain est-elle morte ainsi, en revenant du dépanneur?«Ce sera le secret éternel de France Alain et Benoit Proulx», avait dit Robert Parrot, lors de son réquisitoire.Hier, il ne savait toujours pas.?: y~ \u2022 ;> -; ' .\u2022\\ \u2022 : .y** .-y.>jx .¦f '.v r*i frrmir ¦ ¦ ' Paul-Henri Paquet France Alain Lawrence Corriveau Robert Parrot Triste sortie pour le défenseur Lawrence Corriveau et consécration d'une étoile montante, Robert Parrot YVES âOISVERT QUEBEC IS Robert Parrot, qui vise un poste dans la magistrature, est en bonne position.Sa remarquable prestation dans son réquisitoire, sa performance dans un procès difficile et plein de pièges, lui vaudront les éloges de ses pairs.Lawrence Corriveau, lui qui fut d'une confiance inébranlable depuis le début de cette affaire, ne sortira pas indemne de cet échec, sans aucun doute un des pires de sa longue et brillante carrière.Et au palais de justice de Québec, où il est respecté, on chuchote qu'il serait peut-être temps pour le plaideur de 70 ans de songer à accrocher sa toge en soie.Robert Parrot a 42 ans et travaille au bureau des substituts du Procureur général depuis 17 ans, c'est-à-dire depuis qu'il est avocat.De ces années de pratique et de la quinzaine de procès qu'il a fait aux assises (devant jury), les avocats de Québec ont gardé le souvenir d'un avocat fonceur, acharné, convaincu et.convaincant.Mais personne, parmi les journalistes et avocats qui suivent les affaires judiciaires de la Vieille Capitale, ne s'attendait à un réquisitoire aussi percutant que celui qu'il a livré les 31 octobre et 1er novembre.Car c'est une preuve circonstancielle pleine de trous que ce grand bonhomme de 6 pieds 4 pouces avait entre les mains.«C'était un challenge important, c'est bien sûr.C'est une cause qui présentait d'énormes difficultés», a-t-il reconnu hier.Il a également admis que cela avait été^très difficile» professionnellement, mais aussi pour sa famille.«Je ne vous cacherai pas que j'ai souvent plaidé la nuit.» «La plus grande cause de ma carrière?Ma carrière n'est pas finie!» a-t-il lancé.Celle de Lawrence Corriveau, cependant, achève.Même s'il la dissimulait derrière sa colère, la tristesse du gros homme était évidente, hier après-midi, quand il est sorti de la salle d'audience.Cet éternel optimiste, qui affiche toujours beaucoup» d'assurance, avait l'air complètement démuni pour la première fois depuis le début de cette affaire.«Nous allons aller en Cour d'appel! Et je ne demanderai pas de casser la condamnation : je vais demander l'acquittement pour manque de preuve! Ça vient de commencer.Je m'en vais rédiger mon appel», a-t-il dit hier avant de partir avec sa fille, Susan, qui l'a épaulé pendant tout le procès.En attendant le verdict, la semaine dernière, Me Corriveau rappelait aux journalistes le triste sort des deux jeunes avocats qui avaient défendu Wilbert Coffin, dans les années 1950; leur carrière a été brisée et les deux sont morts assez jeunes.Cruel métier que celui de criminaliste.Aux yeux du «milieu», il y a des procès qu'on ne se fait pas pardonner d'avoir perdu.C'était le cas pour celui de Benoît Proulx.Il se peut bien qu'aucun criminaliste au Québec n'eût réussi à faire acquitter Be- noît Proulx.Mais cela importe peu: le procès de la défense présentée par Me Corriveau a été instruit bien avant le verdict.Certains avocats se demandent pourquoi le vieux plaideur, qui a plus d'expérience devant jury que quiconque au Canada, est allé présenter la lourde «théorie du complot» aux 12 jurés.Pourquoi prétendre, sans preuve sérieuse, que Paul-Henri Paquet, un fonctionnaire semi-retraité, et Christian Thibault, animateur à CHRC, ont trempé dans un complot avec l'enquêteur John Tardif et André Arthur?N'était-ce pas charger inutilement?Un témoin peut ne pas dire la vérité en se trompant de bonne foi, en croyant véritablement avoir vu ce qu'il dit avoir vu.Tout le monde, au moins une fois, a vu sa mémoire lui jouer des tours, confondre des dates et des lieux, «comprimer» le temps, lier des choses qui étaient séparées dans la réalité.Si l'on prétend que Benoît Proulx dit la vérité, doit-on à tout prix laisser entendre que M.Paquet ment délibérément, quand il vient dire avoir vu un homme aux yeux de Benoît Proulx, le soir du crime?Plusieurs avocats se demandent aussi comment Me Corriveau a pu faire témoigner en défense un homme comme André Bélisle, pour présenter sa défense d'alibi.Me Corriveau devait pourtant savoir qu'en 1986, à l'enquête du coroner, Bélisle avait fort peu de souvenir du soir du meurtre, où il a travaillé comme rédacteur sportif à CHRC.Comment, cinq ans plus tard, ce type pouvait venir prétendre avec aplomb que «Benoît Proulx n'a pas quitté CHRC le soir du meurtre »?Me Corriveau savait que Bélisle n'avait pas dit cela, à l'enquête du coroner.Il savait aussi que Bélisle n'avait jamais parlé d'une supposée conversation entre lui et l'accusé, le soir du meurtre.Me Parrot n'a eu aucune difficulté à réduire à néant la crédibilité de Bélisle.À néant?Pire: un témoin qui vient présenter un alibi pour la défense, et qui se fait ridiculiser, devient un boulet pour l'accusé; il peut avoir l'air d'avoir «inventé» une nouvelle version favorable à l'accusé.Si ce dernier est innocent, il n'a pas besoin de ça.\\ «Bélisle, c'est un ballon gonflé à l'hélium et Benoît Proulx va s'envoler avec lui!» avait d'ailleurs lancé Me Parrot aux jurés, dans sa foudroyante plaidoirie.Les criminalistes d'expérience comme Me Corriveau savent que «la défense la* -plus simple est toujours la meilleure».;' Dans les circonstances, en connaissant le caractère et les déclarations précédentes de Bélisle, Me Corriveau a fait trop compliqué, selon certains.L'accusé, s'il est innocent, et s'il témoigne aussi bien que Benoît Proulx, est capable de venir donner son alibi.Persorr-ne ne l'a vu sortir; mais personne ne l'a surveillé toute la soirée, surtout pas André Bélisle qui, au mieux, aurait pu prétendre que «s'il était sorti, je l'aurais vu ».Au lieu de cela, il s'est coulé dans les fausses certitudes.On n'a pas fini de refaire le procès de Benoit Proulx.TUDOR FABRIQUÉES POUR ÊTRE SOLIDES.CONÇUES POUR ÊTRE MAGNIFIQUES.Les montres élégantes Tudor Monarch allient la force au style pour créer un modèle sport parfait pour la vie active d'aujourd'hui.Au magasin du Squure Phillips seulement.Club Prestige exclusif de Birks 20% D'ACOMPTE, AUCUN INTÉRÊT PENDANT 6 MOIS sur un achat unique de 1000$ ou plus Dans chaque boîte bleue se cache un rêve.BIRKS ? A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND111 NOVEMBRE 1991 re;i-âmpurXil[ Johnson: l'abandon du héros LOUISE CHARBONNEAU ioi/ahoration ypcciatv W importance de l'annonce est proportionnelle à la grandeur du héros, fe ressens une grande tristesse que j'essaie de m*cxpliquer puisque je ne connaissais ni rhomme ni ses prouesses.11 y a la tristesse d'apprendre qiï'un homme jeune entre dans le monde déses-pcraiu de la mahidie, peu importe son occupation, sa renommée ou son rôle social.Il y a chez moi.cette hantise de la manipulation par les médias d'un événement au détriment de la personne qui Ta provoqué.11 y a aussi l'évidence d un autre cas de séroposilivité, une autre preuve que ce virus est bien vivant et que nous n'avons pas seulement raconté des histoires pour faire peur au monde.Quand on est jeune, on a besoin de modèles * qui sont investis de toutes les qualités, de tous les pouvoirs.Ils alimentent nos fantasmes et ils nous prcmciient d'ajouter une touche de rose à nos quotidiens plutôt gris.Nous entretenons avec eux des conversations c^u'ils n'interrompent jamais et ils nous offrent amsi un refuge face à Tin-conipréhension et au manque d'intérêt des adultes, le me rappelle mon idole, ce pauvre Jean Bé-iivcau qui ne se doute pas de toutes les nianiîîances que j*ai pu tramer pour c^u'il comprenne enfin que la grassouillette gamine de 15 ans qui le harcelait était véritablement la femme de sa vie.Plus rien de sacré Cependant, les héros de mon enfance conservaient une bonne part de leur mystère, ce (^ui nous permettait de leur préserver ce statut enviable et combien rassurant pour nous de l'être supérieur qui comblait nos aspirations.Aujourd'hui, nous nageons constamment en plein paradoxe.Les vedettes sportives sont de véritables dieux et leurs exploits sont dignes des .grandes aventures de la mythologie grecque ou romaine.Magic Johnson était l'un de ceux-là.Plus grand que nature, autant par sa taille que par les vertus de générosité et d'altruisme qu'on !u! prêtait, i! dépassait l'humain.Lz nouvelle de sa chute est annoncée avec les mômes superlatifs que ses exploits et chaque mot, chaque geste est scruté comme s'il s'agissait de détailler un jeu sensationnel.Nous avons donc de nouveaux dieux, mais il n'y a plus rien de sacré.Il y a quelques années, le respect de la vie privée de nos idoles était absolu, ce qui nous préservait de la désillusion.On a le sentiment que les enfants d'aujourd'hui n'ont plus le droit de rêver ou de conserver des illusions.Démystification Mais puisque c'est dit, comment peut-on se servir de celte situation pour qu'elle puisse générer de l'espoir?Déjà, les premières déclarations de Magic lohnson ont contribué à démystifier un certain nombre de choses.D'abord, il n'est pas atteint du sida.11 est séropositif, c'est-à-dire qu'il est porteur du virus mais qu'il a la possibilité de rester iv s :;v:-:-r Les premières déclarations de Magic Johnson ont contribué à démystifier le sida.photoap en bonne santé pendant plusieurs années encore.Ce virus est transmissible comme on îe sait par le sang, les sécrétions vaginales et le sperme.Heureusement, il n'est pas obligatoirement transmis lors de chaque contact sexuel, ce qui expliquerait que sa femme soit séronégative.Cependant, des personnes se sont infectées après un seul contact; tenter de prédire qu'une personne sera ou non infectée après un seul ou plusieurs contacts équivaut donc à jouer à la roulette russe.Lorsque la personne est séropositive, elle peut transmettre le virus et c'est là que réside le danger.La personne n'est pas malade et rien ne laisse soupçonner qu'elle soit porteuse du virus.Chez certaines personnes, comme il semble avoir été le cas pour Magic Johnson, un état grippal avec de la fièvre, des ganglions très enflés, une grande fatigue pourront siRnaler que le viruss'est introduit dans l'organisme, mais la plupart du temps, aucun signe ne révélera la présence du virus.Attention de ne pas penser que tout votre entourage est séropositif en ce moment.Le mois de novembre est celui des rhumes, de la grippe et de la fatigue! Magic Johnson a 32 ans.Le virus ne s'attaque donc pas seulement aux adolescents! Son orientation sexuelle importe peu au virus en autant qu'il puisse trouver à se loger.11 est trop facile de jeter îe blâme sur des «groupes» à risques et d'oublier qu'il faut plutôt s'inquiéter de «coraporte-ments>»à risques.le souhaite que cet étalage public ne soit pas inutile.l'espère que tout le soutien et les marques d'affection que Magic lohnson recevra dans cette grande épreuve déteindront sur les jeunes hommes et les jeunes femmes séropositifs ou malades du sida que nous rencontrons et qui sont encore trop souvent condamnés à vivre dans la solitude leur peine et leur désespoir.Le monde syndlcai se mobilise contre le gel des salaires des employés municipaux MARTIN PELCHAT ¦ Le monde syndical se mobilise contre le gel des salaires des employés municipaux que l'Union des municipalités du Québec a réclamé vendredi au ministre Claude Ryan.Après le président de la Fédération des policiers, Jean-Guy Roch, samedi, c'était au tour hier de celui du Regroupement des associations de pompiers du Québec, Gaston Fauvel, et de la présidente de la Fédération des employés des services publics (CSN), Ginette Guérin, de s'élever contre la démarche de rUMQ.\u2022 4endant cinq ans et hausses de tarifs ne dépassant pas le taux d'inflation \u2014 prévoit que la réalisation du plan de relance apportera des gains ff-nanciers de Î9 millions par année d'ici cinq ans.Yvon Pcdneciult Yves Hamel .11 Denis Niquette Pierre kW'-V'.' .\u2022 -t'i ¦A ¦.' \u2022 ¦¦¦¦ -A pi: ¦.-.1 ¦ \u2022¦iv.11 : A Isabelle Vachoif ¦m.'\"' .H'V.'i''.'-' ¦'¦0,., ¦ ¦ i ¦ I :t 4 L J CaSQl^Mtefim^ANS' PME Un voyage à gagner tous les matins à Y^E TROP P'BONNE HEURE! SPÊOIAI- DU mfOUR - RÉSERVEZ /VQJ«fOURD'HIUI * DÉPART EN JANVIER - ACAPULCO - Hôtel Acapulco Plaza - 1 semaine: 909$ \u2022 Oc.1095 aéroport: 55$) __-_¦_ '__ DIRECTOURi T&i::731-1TQO 9fer9fili LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND111 NOVEMBRE 1991 \u2022 A 5 V* ' >' *vi+**~*w***r.\u2014~MS>*Mwr .-rr Vlln_,JJL-Lt Jf jj-.nmn.nji- jn, ., ,,, .WWW l/ ^ ^ '^S.-\u2014\u2022 «w-.'wrm^-'-^mp\u2014¦g ' '%&t''$&^'* WW^^^ssa^m L'agent Pierre Dépatie devant les élèves des classes d'accueil de l'école secondaire Jeanne-Mance.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.12 Presse i RICHARD HÉTU H II y a quatre ans, jour pour jour, Anthony Griffin, un jeune Noir qui avait été arrêté pour avoir refusé de payer le prix d'une course en taxi, était abattu d'une balle à la tête en tentant d'échapper à la surveillance de l'agent Alan Gosset.Cette bavure policière, survenue sur le terrain de stationnement d'un poste de police de Notre-Dame-de-Grâce, ne devait pas seulement soulever l'indignation de la population.Un an plus tard, elle devait aussi mener un comité d'enquête \u2014formé par la Commission des droits de la personne du Québec et présidé par l'avocat Jacques Bellemare\u2014 à formuler 71 recommandations pour améliorer les relations entre les corps policiers et les minorités visibles et ethniques.Sur l'île de Montréal, que sont ces recommandations devenues?Ceux qui suivent l'enquête du coroner Harvey Yarosky sur la mort de Marcellus François, qui, par pure coïncidence, reprend son cours ce matin après une pause de deux semaines, pourraient être tentés de conclure qu'elles sont restées lettres mortes.Une impression que tend à ,* renforcer l'histoire de cet adolescent de race noire qui a senti l'arme d'un .* policier contre sa gorge, il y a un peu plus d'une semaine, après avoir été \u2022 intimidé et insulté par trois hommes %de race blanche à la sortie du métro Snowdon.Quand l'adolescent a vou-\"lu expliquer à l'agent André Sévigny .qu'il faisait erreur, celui-ci lui aurait -répondu: «Shut up, nigger!» L'agent Sévigny, du poste 15, le même où l'agent Gosset travaillait avant d'être muté à des tâches administratives, devait par la suite réaliser sa méprise.«Une espèce de ressentiment» De tels événements signifient-ils que le Service de police de la Com-munauté urbaine de Montréal (SPCUM) n'a rien fait au cours des trois dernières années pour répondre aux recommandations du comité Bellemare?Pour le nouveau président de la Commission des droits de la personne du Québec, Yves Lafontaine, la situation n'est pas aussi négative que le laissent entendre certains leaders de la communauté noire, dont il critique l'approche.«H faut faire attention de ne pas dramatiser tous les événements», déclare Me Lafontaine, qui a succédé à Jacques Lachapelle à la fin de juin, «le sens depuis quelques mois, dans les milieux où je me tiens, une espèce de ressentiment vis-à-vis les efforts qui sont développés à travers les médias pour attirer l'attention de façon insistante sur les bévues.Plutôt que de servir les intérêts légitimes (de la communauté noire), ça peut lui nuire.» Et d'ajouter : « Je me demande si ça ne légitime pas certains gestes excessifs des jeunes de cette communauté.» Me Lafontaine, un avocat originaire de Sherbrooke qui a été pendant 15 ans le président de l'Aide juridique, s'interroge même sur la façon dont les médias anglophones rapportent les accrochages entre les policiers et les membres des communautés ethniques.«Il y a plus d'insistance dans les journaux anglophones quand il s'agit de minorités visibles, particulièrement celles qui parlent anglais.« Je ne suis pas sûr, dans une période pré-référendaire, que ça ne fait pas l'affaire des médias anglophones de dire que les Québécois ne sont pas tous des anges.» Ceci dit, Me Lafontaine admet qu'il y a des «goujats et des malappris» au sein du SPCUM.Et il se réjouit de la volonté du chef Alain St-Germain de «reconnaître que le problème de la discrimination raciale peut être source de violence».«Aussitôt que l'affaire Marcellus François est arrivée, i! a admis que ses hommes avaient commis une erreur.C'est assez rare qu'un chef de police agit ainsi.» Me Lafontaine souligne aussi avec satisfaction que la direction du SPCUM, de son propre chef, a envoyé à la Commission des droits de ia personne en janvier dernier un rapport détaillé sur sa performance par rapport aux 71 recommandations du comité Bellemare.Dans ce rapport, le SPCUM aborde notamment la question de l'embauche de policiers issus des minorités ethniques et visibles, une des plus importantes recommandations du comité Bellemare.Présenté au public en avril dernier, le programme d'accès à l'égalité du SPCUM vise à augmenter au cours des dix prochaines années le nombre de ses policiers issus des minorités visibles de 18 à 189, ceux des communautés eth-no-culturelles de 185 à 287 et ceux d'origine amérindienne de deux à 30.Au cours d'une rencontre avec M.St-Germain en septembre dernier, Me Lafontaine a cependant appris que le SPCUM ne parviendrait pas à atteindre ses objectifs numériques pour l'année 1991.Les raisons invoquées par M.St-Germain étaient le gel du nombre de policiers au sein du SPCUM, la décision de plusieurs policiers d'attendre la signature d'une nouvelle convention collective avant de prendre leur retraite et la méfiance des membres des minorités ethniques et visibles à l'égard de la police.Le comité Bellemare recommandait également aux corps policiers de créer des mécanismes de concertation structurés et formels entre la police et la population et de former leurs membres à la réalité multicul-turellc, ce que le SPCUM accomplit de «façon méthodique», selon Me Lafontaine.Mais le président de !a Commission des droits de la personne estime que la recommandation du comité Bellemare de sanctionner «particulièrement» les fautes discriminatoires a été suivie avec beaucoup moins de succès au sein du SPCUM.Il cite en exemple une décision de l'arbitre André Sylvestre, rendue !e 1er février dernier, concernant une réprimande écrite à l'endroit d'un policier à qui le chef du SPCUM, M.St-Germain, reprochait un comportement à «caractère raciste».Ce policier, après avoir fait des photocopies de la photo d'un enfant de race noire, avait mentionné à des collègues, au moment où ils s'apprêtaient à tenir un exercice de tir, que ces photocopies seraient leurs nouvelles cibles.Dans sa décision, Me Sylvestre a rejeté la réprimande écrite du SPCUM, la peine la plus clémente dans l'arsenal des mesures disciplinaires, estimant que «s'ils témoignaient d'un sens de l'humour d'une qualité douteuse, (les propos et les gestes du policier) n'indiquaient pas qu'il avait l'intention d'humilier ou d'atteindre à la dignité de quiconque».La «blague» du policier est survenue quatre jours après la mort d'Anthony Griffin.Pour un débat sur l'usage des armes oliciers 8 II y a quelques années, Jean-Claude Bernheim avait indisposé quelques policiers en suggérant devant une commission parlementaire que le meilleur moyen d'éviter les bavures funestes était de désarmer les agents de la paix.«Le policier qui témoignait après moi avait déclaré à la commission que si on enlevait leur arme aux policiers, on leur enlèverait aussi leur moral.Il n'a jamais parlé de sécurité», rigole encore M.Bernheim, porte-parole de l'Office pour les droits des détenus et auteur d'un livre intitulé Police et pouvoir d'homicide, publié en 1990.Quatre ans après la mort d'Am-thony Griffin et au moment où le coroner Harvey Yarosky enquête sur la mort de Marcellus François, M.Bernheim est toujours convaincu i?E S ULTAT S I t o uebec Tirage du 91-11-09 7 13 17 19 23 39 GAGNANTS 6/6 3 5/6+ 8 5/6 680 4/6 28 776 3/6 460 631 \u2022 q u é b LOTS 763 877,00$ 85 936,10$ 808,80$ 36,60$ 10,00$ Numéro complémentaire: 18 Ventes totales: 20421272,00$ Prochain gros lot (approx.): 2300 Prochain tirage: 91-11-13 \\ ),00$ Tirage du 91-11-09 NUMÉROS 006671 06671 6671 671 71 1 LOTS loo 060 $ 1 000$ 250 $ 50$ 10$ 2$ Tirage du 91-11-09 8 10 12 16 19 25 30 31 33 34 40 42 54 58 67 70 Prochain tirage: 91-11-11 SELECT Tirage du 91-11-09 8 10 23 26 29 36 20 Numéro complémentaire: GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 3 5/6 49 4/6 2 294 3/6 35 653 LOTS 1000000,00$ 11421,90$ 466,20$ 46,40$ 5,00$ MISE-TÔT 10 24 25 40 GAGNANTS 82 LOTS 609,70$ Ventes totales: 1268 745,00$ Gros let à chaque tirage: 1 000 000,00$ T-V~A7 le\" resëau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.que les règles qui régissent l'usage des armes des policiers au Canada et non pas seulement le racisme des corps policiers devrait être au centre d'un débat de société.\u2022 «Le Canada est une société beaucoup moins violente que les États-Unis, dit-il.Et pourtant, entre 1965 et 1986, le pourcentage d'homicides commis par les policiers canadiens (1,7 p.cent ou 203 homicides sur 12 141 ) est supérieur à celui de leurs collègues américains ( 1,6 p.cent ou 6873 homicides sur 418 816).» Selon M.Bernheim, la mort d'Armand Fernandez, qui a été abattu par la police la semaine dernière alors qu'il brandissait un couteau, est un exemple de la nécessité de changer les règles de l'usage des armes des policiers.«Au nombre de policiers qui étaient sur les lieux, je ne parviens pas à croire qu'il était impossible de maîtriser Fernandez sans le tuer», dit-il.Selon M.Bernheim, «il faudrait au moins que, dans nos lois, il soit clairement établi que l'arme ne peut être utilisée que dans un cas de légitime défense ou quand la vie d'un tiers est en danger.«Les policiers continueraient peut-être à dire qu'ils ont tiré parce qu'ils croyaient leur vie en danger, mais il reste que la notion de légitime défense implique une réaction proportionnée à l'attaque.«Ça pourrait éviter qu'un gars comme Anthony Griffin, dont .l'agent Gosset savait qu'il n'était pas armé, se fasse tirer dans le dos.» Portrait du policier de demain ¦ Pierre Dépatie a tout du policier: le képi, l'écusson, l'arme et la moustache.Mais il ne parle pas la langue de bois à laquelle les policiers nous ont habitués.11 tient le langage du policier de demain, dont le mandat, pour reprendre ses mots, «est d'activer cette question d'une police davantage en relation avec la communauté, une communauté qui englobe évidemment toutes les communautés culturelles et les minorités visibles».L'ugent Dépatie, 42 ans, travaille au sein du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) depuis 18 ans.Depuis cinq ans, il fait partie de la section des relations avec la communauté.Faisant écho à une des plus importantes recommandations du comité Bellemare, les membres de cette section ont pour tâche d'expliquer le travail de la police aux membres des minorités ethniques et visibles et de sensibiliser leurs collègues à la réalité multiculturelle de Montréal.«Si on se connaît mieux, on a moins peur, on est moins distant.C'est l'inconnu qui fait peur», dit Fagent Dépatie, qui se rend régulièrement dans les Centres d'orientation et de formation des immigrants (COF1) pour permettre à ceux-ci d'acquérir «une conscience individuelle» du travail des policiers.«Mais nous ne sommes pas les seuls à nous'préoccuper des questions inter-ethniques », précise l'agent Dépatie.* Mais comment concilier le discours de l'agent Dépatie avec les comportements ou les propos les plus méprisables de certains de ses collègues?Le principal intéressé se fait prudent.«Pour moi, dit-il, ça devient facile.Je vais rencontrer des gens.U n'y a pas de conflits.Les gens m'attendent.Je suis en visite.Dans l'intervention, le policier çst aux prises avec des conflits.U n'a pas le temps de tout expliquer et de faire les choses comme je le fais.C'est l'intervenant de première ligne.» Pierre ¦ - .£ .'il La vérité sur Cerry i# il y a un livre que je n'avais pas du tout envie de lire, c'est bien celui sur Gerry Boulet écrit par mon confrère Mario Roy, le responsable du cahier des Arts à La Presse.Je l'aimais bien Gerry, mais bon, y'est mort, y'est mort.Et j'ai pas vraiment envie de savoir ce qu'il mettait sur ses toasts quand il était petit, ni s'il travaillait bien à l'école, ni rien.On fait tellement d'entrevues sur les artistes de leur vivant que j'ai parfois l'impression que c'est de cela qu'ils meurent: de s i ph on nage aigu.De n'avoir plus de vie à eux.Pour revenir à Gerry, il me suffit d'écouter Travers/on.Encore aujourd'hui.Souvent.Comme un coyote.J'ai le rock'n'roll pis toé.Ayoye.Pas pour le souvenir.Parce que j'aime ça.Parce que ça vit.Au contraire des biographies.C'est plein de fantômes les biographies d'habitude.Bref, je l'ai prise du bout des doigts la brique sur Gerry.Je me suis même arrangé pour me la faire voler.Mais bon, vous me voyez venir.Si j'en parle c'est que j'ai fini par la lire et que j'ai aimé.Sûr, je me serais fermé la gueule plutôt que de faire de la peine à Mario.Mais ce que vous ne savez pas, c'est que je me serais fermé la gueule aussi, si j'avais aimé juste un peu, juste comme ça, parce que c'est un confrère.Par solidarité, {c ne suis pas du genre solidaire.On me l'a déjà reproché.Anyway.Ça m'a sauté dans la face en ouvrant le livre par hasard.Ce n'était pas un mort qui racontait sa vie.C'était un journaliste qui prenait un plaisir fou à raconter une histoire.Ce n'est pas Gerry Boulet que j'ai aimé dans ce livre-là.C'est Mario Roy.C'est le reportage devenu roman.Le glissement de la réalité dans.le réel.J'ai aimé ce livre-là plus comme un film que comme un livre.C'est plein d'images, de petits bouts de scène, de petits bouts de vie et de numéros d'acteurs.J'ai embarqué comme j'avais embarqué dans The Rose, ce fiîm avec Bette Midler qui devait être, au départ, un film sur la vie de Janis Joplin.Sauf que Bette Midler a refusé d'en faire une histoire de fantôme.Elle en a fait une histoire.Point.N'importe quelle histoire.C'est comme ça que c'est devenu un film vrai.C'est cette même vérité qui m'a accroché tout au long du livre de Mario.Pas la vérité sur Gerry Boulet dont je n'ai rien à foutre.La vérité, point.Le réel.C'est un livre sur ie bonheur d'écrire.Sur le plaisir que prend un journaliste à sortir de la réalité (les faits) pour déraper dans le réel (le fond des choses).Non, pas le fond des choses.Vous allez croire que c'est un livre de philo.Le coeur des choses et surtout des gens.Des mots à Is pelle J'en ai marre des chanteurs.Qu'est-ce que vous avez tous à chanter?Pourquoi ne faites-vous pas de la peinture, qui fait tellement moins de bruit.C'est beau comme du Desproges.C'en est d'ailleurs, tiré de Vivons heureux en attendant la mort (Seuil).Moi aussi je suis tanné des chanteurs.chanteuses donc! 11 me semble qu'il ne s'est jamais chante autant de mièvres nounouneries.11 me semble que les paroliers n'ont jamais été aussi plats, aussi chi-ches.Ce n'est certainement pas Céline Dion qui me contredira, elle qui chantait l'autre soir à la télévision, une chanson qui n'était même pas finie: «Donne-moi des mots, donne-moi des mots », implorait-elle dans le micro.Plamondon était là qui l'écoutait.Céline le suppliait: «Donne-moi des mots, des mots, des mots».Dans mon salon je criais: «Envoyé Luc, donne-lui en quelques-uns!» Mais non, rien.Pas un.Moi je lui en aurais donné une couple.N'importe lesquels, c'est pas important, comme disait quelqu'un dans la même émission: Céline, quel bel instrument ! Fait que tu lui donnes des mots à vocalise.Comme valise par exemple.C'est un mot pratique pour quelqu'un qui a tellement hâte de conquérir le monde, c'est un mot qui voyage bien.Tu peux mettre beaucoup d'émotion dedans.Je l'entends d'ici.Valiiiiiiiiii-hihihi-hiseu.Reste que dans l'industrie du trémolo, il y a infiniment plus pathétique que Céline Dion.Vous connaissez les frères Groulx?Une toune qui s'appelle Elle disait oui, il disait non.Écoutez ça: Quand le duo devient duel, je me rebelle, je ferme les ailes.Hey, Chose, au lieu des ailes, as-tu essayé en fermant la bouche?Et Laurence Jalbert vous connaissez?Une chanson qui a pour titre Au nom de la raison.Ta chambre est comme ta vie, sans queue ni tête, sur ton lit il y a ta valise ouverte.Voyez la valise qui revient?On part beaucoup dans nos chansons.Hélas on revient aussi.Tu me ten* ; dras les bras quand je reviendrai, tagadam.C'est ce qu'on appelle des chansons aller-retour.Ça prend du bagage, mon ami.Mais la vraie nouveauté, c'est la chanson que j'appelle middle of the quotidien, ou la complainte du mardi matin.T'sais la chanson qui raconte une histoire de la vie de tous les jours.Y'arrive rien, mais le peu qui arrive, attention, faut que ça rime.Mettons que c'est mardi matin, la fille vient de se laver la tête et s'aperçoit qu'elle n'a plus de beurre, dans son réfrigérateur.Alors elle va au dépanneur.Voyez: beurre, dépanneur, réfrigérateur, c'est ça du midle of the quotidien, c'est très domestique et ça rime.Donc ejle va au dépanneur, mais comme elle a les cheveux mouillés, elle attrape la varicelle.Alors pour que ça rime, au lieu du beurre, elle achète du sel.Voyez, sel-varicelle?Le problème c'est que quand elle revient à la maison, elle n'a toujours pas de beurre.Fait que dans le deuxième couplet, elle va frapper chez le voisin.Y sjappel-lecomment le voisin, vous pensez?Ben oui, y s'appelle Martin.Ou Justin.Ou Firmin.Ou Machin.Vous avez tout compris.Vous pourriez vous aussi écrire des chansons.Mais laissez donc faire.Comme disait Desproges, faites donc de la peinture, ça fait moins de bruit.^ Soyons sérieux il y a un \\iiort dans la salon.Je ne l'ai pas fait exprès, lui non plus d'ailleurs, il se trouve que Yves Montand est mort avant-hier.Je ne peux pas dire que j'étais un de ses fans, mais comme tout le monde le « performer » m'impressionnait et le bon-liomme plus encore.1 J'aime bien qu'un artiste soit présent dans son milieu autrement qu'en faisant le caniche pour avoir du susucre dans les émissions de variétés à la télé.Avec Montand, on avait l'impression qu'il y avait quelqu'un derrière la chanson.Il ramassait les feuilles mortes à la pelle.Aujourd'hui c'est les mots morts qu'on ramasse à la pelle pour en faire des chansons.se.1 y' L'ESSENTIEL A UNE VOIX.LA SUITE EN PAGE B-5 A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND111 NOVEMBRE 1991 Les f:mûmm^ w@ui©nt ieu au centre-ville RAYMOND CERVAIS B Les quelque 1300 employés syndiqués de l'Hôtel-Dieu de Montréal, affiliés à la CSN, refusent de voir l'hôpital quitter la rue Saint-Urbain pour le quartier Rivière-des-Prairies.Le syndicat a dénoncé hier, en conférence de presse, les «entour-loupettes» visant à promouvoir le déménagement de l'Hôtel-Dieu ainsi qu'à changer sa vocation d'hôpital universitaire.Selon le président du syndicat, M.Pierre Demers, ce sont les bénéficiaires aui seraient les grands perdants.«Avec 2 millions d'examens en laboratoire, 1 million en radiologie et 700000 en médecine nucléaire, il n'y a pas un hôpi- On passe l'éponge.Système Nautilus gratuit.Si vos godasses ont déjà traîné dans un club quelconque, placez-vous les pieds dans un Centre Nautilus Plus* version 91.Vous ne porterez plus à terre.Pour vous en convaincre, on vous donne, à l'abonnement d'un an, le système Nautilus en plus d'une réduction avantageuse sur les frais initiaux.Mais seulement jusqu'au 30 novembre.Y'a pas de mal à se faire du bien.l-8œ-EN-F0RME(^ Si vous êtes un de nos ex-membres: on oublie les frais initiaux et on vous offre le même tarif mensuel que vous aviez lors de votre départ.Nautilus ¦ ¦» f*K.¦\u2022\u2022\u2022.¦f.-.ii ~ m m Anjou, Brossard, Côte-St-Luc (Cavendish Club).LaSalle, taval (u Carrefour), Uval (Val des Arbres).Longueuil.Montréal (Cour du Roi), Montréal (Place Victoria), Pointe-ciaire (Mirabel Club), Repentigny, St-Laurent (Côte-de-Liesse), St-Laurent (Jules-Poitras), llé-des-Soeurs, Ville Mont-Royal (Centre Rockland) \u2022Nautûus nus inc.est une marque de commerce exclusive.Seul le Qtif associé au terme Nautilus en garantit l'authenticité.tal environnant qui pourrait prendre la relève», estime-t-il.Selon des recherches effectuées par la CSN et des informations obtenues du Conseil régional de la santé et des services sociaux, il faudrait investir 88 millions pour moderniser l'Hôtel-Dieu alors que la construction d'un nouvel hôpital coûterait 350 millions.Une étude effectuée sur le rôle de l'Hôtel-Dieu par le Groupe de recherche interdisciplinaire en santé de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, à l'automme 1990, montre que la population du centre-ville fait face à un déficit de 739 lits; déficit qui grimperait à 883 en 2001.Le 21 octobre dernier, le ministre Marc-Yvan Côté a présenté trois scénarios: injecter 88 millions pour rénover l'hôpital; déménager l'institution à Rivière-des-Prairies ou fusionner Sacré-Coeur à l'Hôtel-Dieu.Le ministre doit annoncer sa décision à la fin décembre.D'ici là, les syndiqués entendent tout mettre en oeuvre pour conserver l'Hôtel-Dieu dans le centre-ville et pour en préserver le caractère universitaire.ACHAT\" B rïoRTATffOO MOBttE F'** motorola # B/VTTERtE 1 \u201e chargeur OU 3 Ar»= (MOBILE) I J FBMSOEUGN6 - ^-«-»at 150$ 9 Utrw RCC INC.3350,1re Rue Bureau 204 Saint-Hubert, J3Y 9Z7 Bur.: (514) 676-9919 Ligne Montréal: (514) 592-5535 Fax: (514) 676-4323 g & Bell Cellulaire Ccnhv CeihdazK Pfus 999999944 999998 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 11 NOVEMBRE 1991 A7 Le in ODI6 cl SUITE DE LA PAGE A 1 sant allusion à l'invasion turque de 1974, «la fin de la Guerre froide démontre très bien que des problèmes comme le problème de Chypre sont des problèmes de première importance dans le monde.Prenez l'exemple de la crise du Golfe.Un pays, un pou voir régional, essaie d'établir sa volonté par la force des armes sur un autre petit pays.Cela crée l'obligation pour les Nations unies et les États-Unis en particulier de prendre des initiatives pour contrer ce coup de force.«Ensuite, l'émergence actuelle des crises nationalistes démontre enfin qu'il ne faut pas permettre que des pays extérieurs exploitent à leur avantage ces divergences communautaires ou de groupes nationaux sous des prétextes politiques ou stratégiques.Car si l'on permettait cela, il n'y aurait pas une troisième guerre mondiale mais bien 34 guerres mondiales.» Toutes ces prises de conscience internationales, aux dires du président Vassiliou, ont considérablement facilité sa tâche ces derniers temps.«Depuis mon élection en 1988, dit-il, je tentais de faire ressortir ces arguments.Mais en 1988, les gens ne semblaient pas savoir de quoi je parlais alors qu'en 1991 mon discours leur est parfaitement clair.La résolution du problème chypriote ne veut pas seulement dire la paix et la stabilité régionales mais la paix et la stabilité internationales.» Un État fédéral La solution que propose M.Vassiliou pour régler la crise chypriote est celle d'un État fédéral où les deux parties jouiraient de pouvoirs d'autonomie extrêmement larges.«Avec cette proposition, explique-t-il, tous les leaders du monde que j'ai rencontrés sont convaincus que notre solution est la bonne et qu'il y a désormais une issue possible, iis voient qu'il n'y a aucune raison pour laquelle les communautés grecque et turque de Chypre ne pourraient vivre dans le cadre d'une solution fédérale.» Sauf que pour George Vassiliou, l'obstacle majeur à un règlement du problème, c'est Raouf Denktash, président de la République turque du nord (RCTN), autoproclamée en 1983 et reconnue uniquement par la Turquie.Calmement mais fermement, le président chypriote l'accuse de ne pas livrer la marchandise et de saboter tout processus de rapprochement en defendant ucb positions «intenables».Pour donner une nouvelle impulsion au dossier, le président Vassiiiou a encore une fois proposé, il y a quelques jours, aux Chypriotes turques de la zone occu-j pée une démilitarisation complète de l'île.«Ce n'est pas une nouvelle proposition, dira-t-il.le I l'ai déjà faite dans le passé, no-jtamment devant les Nations | unies.Malheureusement, il n'y a i jamais eu de réaction du côté de \"la Turquie.Pourtant, dans le cadre de la situation mondiale d'aujourd'hui, c'est une proposition qui a beaucoup d'avantages.Car c'est un peu triste de voir les superpuissances procéder à une réduction dramatique des armements alors qu'une petite île comme Chypre, face à un ennemi comme la Turquie, n'a pas d'autre choix que de continuer à s'armer.» M.Raouf Denktash a de son côté réagi à la proposition de dé-militarisation en demandant aussitôt la reconnaissance de la souveraineté de la RCTN et en demandant l'égalité des troupes chypriotes de part et d'autre de l'île.* «C'est triste, de dire M.Vassiliou, de voir une telle insistance sur une position qui est intenable et qui rend beaucoup plus difficile la recherche d'une solution.Vous voyez, pour comprendre la situation, il faut retourner un peu en arrière.M.Denktash avait signé en 1977 et 1979 les fameux accords qui ont fourni les bases d'une négociation entre les deux communautés.Il était très clair qu'il s'agissait là de négociations entre deux communautés sans qu'il n'y ait même aucun soupçon de notions d'État séparé, de souveraineté.Après, en 1983, malgré sa signature, M.Denktash a déclaré ce qu'il appelle son indépendance.Cette déclaration n'a encore aujourd'hui aucune légitimité et ne s'appuie sur une aucune notion de justice.«Elle n'est pas légitime parce qu'il s'agissait d'une partie de Chypre sous occupation de l'armée turque, occupation qui était le résultat d'une invasion.Et d'ailleurs même la Turquie, lors du coup de force de 1974, clamait qu'elle était intervenue pour restaurer le droit constitutionnel.Comment peut-on dire que l'on vient pour restaurer le droit constitutionnel tout en continuant d'occuper une partie de Chypre et en déclarant par la suite indépendante la partie que l'on occupe?Donc, aucune légitimité.«Aucun fondement non plus qui s'appuierait sur la justice.Imaginons, par exemple, que Chypre soit un pays comme le Canada où des francophones vivent depuis toujours dans le Québec.Imaginons qu'un jour la France vienne occuper le Québec et que les francophones du Québec décident de déclarer leur indépendance.Vous pourriez dire qu'il n'y a pas de légitimité dans ce processus mais qu'il y a, en raison de la présence majoritaire et historique des francophones au Québec, une certaine justice.Ur, ce n'est pas le cas à Chypre.Le jour où l'armée a occupé la partie nord de l'île, la population indigène de cette zone était à 85 p.cent d'ascendance grecque et les Chypriotes turcs ne représentaient pas tout à fait 15 p.cent.Les Turcs ont chassé de leurs maisons toute la population grecque et après ils ont fait venir des Turcs d'Anatolie qui aujourd'hui vivent et travaillent dans des maisons qui appartiennent à des Chypriotes grecs, sur des terrains qui appartiennent à des Chypriotes grecs, dans des hôtels qui appartiennent à des Chypriotes grecs, etc.Ces gens-là n'ont absolument aucun droit sur les propriétés, sur les terrains, sur les usines, sur les entreprises qui sont là.S'ils sont là, c'est seulement parce qu'il y a une armée turque.Et si M.Denktash insiste pour que l'on reconnaisse son indépendance, c'est qu'il se sent fort à cause des armes turques.» En revanche, M.Denktash insiste sur les dangers qu'une réunification de l'île ferait courir aux Chypriotes turcs.La question de 0 Plomberie Chauffage Gaz naturel AVIS Changement de de rassemblée ordinaire publique Veuillez prendre note que l'assemblée ordinaire publique du Conseil d'administration de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal qui devait avoir lieu le 13 novembre 1991, est reportée au : Jeudi, 14 novembre 1991, à 19H30 au même endroit que prévu, c'est-à-dire : Ville de Lachine Maison du Brasseur, 2901, boulevard Saint-Joseph Lachine (Québec) (près de la 29e avenue, métro Lionel-Groulx, autobus ligne 191) N.B.En plus des sujets inscrits à l'ordre du jour, une période de temps est spécifiquement réservée aux questions du public.L'assistant-secrétaire Gérald Biais r LSJEU NOUS AVEZ-VOUS OUBLIÉS?Veuille: renouveler votre carte de membre aujourd'hui.SPCA, 5215 Jean-Talon ouest, Montreal (Québec) H4P 1X4 .¦ ¦ - Le président Vassiliou a rencontré le premier ministre Mulroney lors dune visite au Canada en avril 1990.Le fédéralisme de Ceor D «Ce que nous proposons -\u2014et c'est très facile à comprendre pour vous qui êtes Québécois \u2014 c'est une fédération mais une fédération dans laquelle des Chypriotes turcs et grecs auraient la garantie d'être les administrateurs de leur région pour toujours.Il y aurait deux gouvernements locaux qui auraient.beaucoup plus de pouvoirs que, par exemple, un État américain.Le gouvernement fédéral serait seulement responsable de la politique étrangère, des douanes, de l'union monétaire, de la défense, de l'immigration et de ia coordination générale.La politique économique, les taxes, les impôts seraient sous la responsabilité du gouvernement local.Nous avons de plus accepté le principe de la fédération spéciale, bicommunautaire, où l'autre communauté aura plus de sièges au Parlement que le pourcentage qu'elle représente au sein de la population.Il y aura un sénat où la représentation sera de cinquante-cinquante.Les Chypriotes turcs auront ainsi la possibilité de bloquer pratiquement toutes les résolutions.Ils auront aussi au conseil exécutif une représentation garantie que vous ne trouverez pas dans une autre fédération ainsi qu'un droit de veto sur les questions de politique étrangère, de budget et de défense.Demander plus que ça, c'est absurde! N'oubliez pas que la police et la justice seront de juridiction locale.Il y aura certes une police fédérale mais plus petite et qui s'occupera uniquement des crimes fédéraux.Chaque communauté aura ainsi la responsabilité de son éducation, de ses politiques religieuses, de sa justice, etc.Dites-moi où se trouve le danger pour les Chypriotes turcs à l'intérieur d'une telle formule?» ];, çprnritf» r£»yiçnt cone qoccp cmt- n\\ Hôîà r»]nc Ho n le tapis pour légitimiser le statu quo.Les Chypriotes turcs, au dire de M.Denktash, ont peur d'être engloutis par la réunification.«C'est pas vrai cela, répond avec empressement le président Vassiliou.C'est justement le contraire.C'est la continuation de l'occupation et de la division qui met en danger leur survie culturelle.Encore hier, les leaders de l'opposition \u2014 ceux qui représentent les Chypriotes turcs \u2014 dans la zone occupée l'ont répété.La continuation de cette situation et la continuation des vagues d'immigrés en provenance de la Turquie mettent les Chypriotes turcs en danger.Pour travailler, ces derniers sont obligés de s'exiler en Angleterre.Dans la solution fédérale que nous proposons, la communauté chypriote turque aura pour la première fois la possibilité de développer sa culture.» Reste que la question des colons turcs d'Anatolie, qui sont maintenant près de 60000 sur une population de 160000, est un obstacle majeur à la paix.Beaucoup de ces colons sont venus voi- r*ï rî ôîô r» 1 i i c rlo r»ï n n one f o Dnnu.blique de Chypre a demandé plusieurs fois qu'ils repartent.«Ce n'est pas une précondition à une conférence de paix, explique M.Vassiliou.Mais pour arriver à une solution, il faut que les colons partent parce que ces colons ne sont pas des colons normaux.Ce sont des gens utilisés par la Turquie pour changer le caractère démographique de l'île.Ils sont en quelque sorte une autre facette de l'agression militaire.» Des avantages incalculables Il n'en demeure pas moins que la réunification de l'ile demeure pour le président chypriote une priorité dont les avantages, dit-il, sont incalculables.«Pour la communauté grecque, la réunification permettra à un très grand nombre de réfugiés de rentrer chez eux.Il y aura évidemment un aménagement du territoire.Cela veut dire qu'une section du pays sera la section turque et l'autre la partie grecque.Les réfugiés qui veulent re- partie turque pourront le faire et ceux qui préfèrent ne pas vivre avec les Turcs resteront de ce côté-ci mais ils ne seront plus des réfugiés.«De plus, la réunification fera cesser cette menace permanente d'une attaque de la Turquie qui n'est qu'à quelques kilomètres.On laissera le passé derrière et on construira l'avenir.On créera pour les deux côtés un sentiment de sécurité.Du point de vue économique d'ailleurs, les Chypriotes grecs sentiront qu'ils peuvent créer sans avoir peur et les Chypriotes turcs \u2014 dans une année, dans deux ans au maximum \u2014 verront leur niveau de vie doubler, quadrupler.Aujourd'hui, leur niveau de vie est à peine au tiers du nôtre.Ainsi, les avantages pour les Chypriotes turcs seront beaucoup plus grands que pour les Chypriotes grecs.Mais au moins, les deux communautés pourront aller de l'avant ensemble et travailler à cet avenir qui, naturellement, se situe pour nous à l'intérieur de la Communauté européenne.»?- FIN - PUBLÎ-REPORTAGE Les Canadiens en faveur des revendications autochtones Presse Canadienne OTTAWA Q Un sondage fédéral réalisé en juin dernier démontre que les Canadiens appuient, plus que leursgouvernements, les revendications autochtones.Huit Canadiens sur 10 considèrent que les Amérindiens doivent être reconnus comme peuple fondateur au sein de la constitution, pendant que six personnes sur 10 appuient ces derniers dans leur quête d'une société distincte, deux aspects constitutionnels que le gouvernement d'Ottawa a rejeté.De plus, 75 p.cent des répondants acceptent l'idée que les Amérindiens aient un certain nombre de sièges permanents à la Chambre des communes afin de bien refléter leur apport au pays.Quant à la souveraineté, les deux tiers des personnes interrogées pensent que des gouvernements autochtones devraient avoir des pouvoirs qui relèvent du provincial.Presque la moitié des répondants pensent qu'Ottawa devrait poursuivre son aide financière aux Amérindiens après que des gouvernements autochtones auront vu le jour.Ce sondage de la firme Angus Reid, effectué pour le compte du ministère des Affaires; indiennes et obtenu grâce & ja lgj d'accès à l'information, a été réalisé auprès de 1500 Canadiens et est juste à 2,2 p.cent, 19 fois sur 20.De plus, le sondage souligne que: \u2014 les Canadiens blâment plus le gouvernement que les autochtones pour les problèmes que vivent les Amérindiens; \u2014 seulement deux répondants sur 10 estiment qu'il y a eu progrès sur les questions autochtones depuis la crise d'Oka en 1990; \u2014 huit personnes sur 10 croient que les leaders amérindien*; font des efforts peur résoudre les problèmes autochtones alors que près de six personnes sur 10 pensent que les gouvernements fédéral et provinciaux ne font rien, ou presque, pour régler ces mêmes problèmes; \u2014 seulement un Canadien sur 10 pense que les demandes des autochtones sont non fondées, environ deux sur trois estiment que les demandes légitimes méritent compensation et un répondant sur quatre croit que les demandes sont totale ment justifiées et méritent des compensations pécuniaires, territoriales, ou les deux; \u2014 quatre personnes sur 10 croient que les moyens de pression employés par les Amérindiens pour retarder le projet hydro-électrique de Grande-Baleine sont acceptables.Il y a un appui très répandu pour les autochtones, leur culture, et leur droits ancestraux de chasse et de pèche.Une seule exception qui provoque le mécontentement: l'exemption aux taxes de ventes.clans le bbs L'industrie du voyage, un monde fermé et difficilement accessible?Depuis 12 ans, une institution privée a prouvé qu'après une formation de 4 mois les portes vous sont grandes ouvertes.Vous avez fair, des études collégiales ou universitaires mais les emplois sont raros dans votre secteur de spécialisation.Vous avez quitté le marché du travail depuis quelques années et vous recherchez un travail intéressant.Vous travaillez actuellement, mais vous songez à réorienter votre carrière.Le domaine du voyage vous intéresse, mais l'accès semble limité et vous vous demandez s'il y a des emplois intéressants pour vous.Formation technique Sachez d'abord que pour y accéder il faudra acquérir une solide formation technique; il faut connaître la terminologie technique du voyage, ln tarification, le système de réservation informatisé, etc.En plus d'une bonne formation en géographie, vous devez connaître les produits offerts aux touristes et les caractéristiques des principales destinations.L'industrie du voyage ne se limite nas aux 6eules agences de voyages.Il y a une foule d'entreprises qui offrent leurs services par l'entremise du réseau des agences de voyages et toutes ces entreprises aussi recherchent du personnel techniquement qualifié.Avant de choisir une ccuïe, assurez-vous qu'elle est reconnue par les employeurs.Découvrez par vous-mêmes qu'elle est la meilleure écolo.Faites votre propre sondage en demandant aux agences de voyages: Qu'elle est lu meilleure école ?Vous allez alors découvrir que le collège April-Fortier offre la formation professionnelle la plus reconnue.Collège April-Fortiér En quelques mois, le Collège April-Fortier vous permet d'acquérir cette formation technique.Ce collège n'est pas un Cégep, et par conséquent n'offre pas un enseignement général; le collège offre une formation professionnelle qui s'adresse d'abord et avant tout à une clientèle adulte qui recherche les outils nécessaires pour fonctionner dans le domaine du svoyage.Il s'agit d'une institution qui a été fondée par des professionnels du voyage pour répondre aux besoins de cette industrie.Le collège a d'ailleurs la réputation d'être très branché sur les besoins de l'industrie.Le collège vous permet donc de faire la transition entre votre situation actuelle et l'industrie du voyage; une.fois dans l'industrie, vous allez découvrir qu'il y existe une quantité incroyable de postes diversifiés.Ce sera alors a vous d'orienter votre carrière selon vos goûts, vos forces et vos objectifs.Programme Le programme de formation d'une durée de 332 heures est suivi d'un stage d'au moins 30 heures en agence de voyages.Le programme est divisé en sept cours de telle sorte que vous pouvez le suivre à temps plein ou à temps partiel; le collège offre des cours de jour, de soir et du samedi.Réputation internationale L'institution emploie une vingtaine de professeurs qui sont tous actifs dans le domaine.Depuis 1979, le collège forme du personnel pour \u2022 les agences de voyages, les voyagistes (grossistes) et les compagnies aériennes.Sa réputation dépasse de loin les frontières du Québec puisqu'on y accueille continuellement des étudiants venus de l'étranger.Service de placement Les entreprises oeuvrant dans le domaine du voyage font continuellement appel au service de placement du collège de telle sorte que les étudiants se trouvent rapidement de l'emploi.Il faudrait peut-être préciser que l'industrie manque chroniquement de personnel techniquement qualifié; d ne 6u(Tit pas d'avoir beaucoup voyagé et de savoir lire des brochures pour se prétendre agent de voyages.Prochains cours Les prochains cours de jour débutent le 13 janvier et ceux du soir le 5 février.Les cours du samedi débutent le 8 février.Vous avez la possibilité de suivre des cours le jour, le soir et le samedi, à temps plein ou à temps partiel.En combinant des cours du soir et du samedi, vous pourriez travailler dans le domaine dès juillet prochain tout en terminant vos cours le soir à l'automne.On peut aussi combiner des cours du soir et de l'après-midi.Les cours dejour en anglais débuteront le 27 janvier et ceux du soir le 10 février.gisèle april-fortier Ceux qui suivent les cours en anglais ont la possibilité de rédiger leurs examens en français s'ils le désirent.11 s'agit là d'une excellente occasion de se perfectionner en anglais tout en suivant une formation spécifique.Renseignements Si vous désirez en savoir davantage, contactez le Collège April-Fortier au 878-1414 ou au 5z 1-1600.On vous fera parvenir une brochure explicative et, si vous le désirez, prenez rendez-vous avec un conseiller.Vous pourriez aussi assister à une séance d'information que le coLlège offre grntuitehicnt jeudi le 14 novembre à 14h00 et mercredi le J3 novembre à 19h00.En téléphonant maintenant, on se fera un plaisir de mieux vous informer.Le collège est 6itué au 801 rue Sherbrooke^ Est, (1er étage) au coin de St-Ku'uci l, A deux minutes de la station de métro Sherbrooke, (sortie Berri Est).Ptmrùt du Mritthtm 6n l'Education f 749720 ram ¦¦¦¦ .\u2022-arara A8 t LA PRESSE, MONTRÉAL.LUND111 NOVEMBRE 1991 Les s casques bleus débarquent à Phnom P Agence France-Presse PHNOM PENH M a plus grande opération de paix ja-HD mais organisée par les Nations unies a véritablement débuté hier au Cambodge avec l'arrivée à Phnom Penh d'un premier contingent de casques bleus australiens.Ce premier élément militaire fait partie de la mission préparatoire des Nations unies au Cambodge (MIPRENUC) qui est le prélude à l'opération que l'ONU a prévu d'organiser pour mettre fin au conflit qui a ravagé le Cambodge pendant près de 13 ans.Trente-huit militaires australiens et deux néo-zélandais, spécialistes des transmissions, sont arrivés à l'aéroport Pochentong à bord de deux avions gros porteurs C-130 qui avaient décollé de la base australienne de Darwin et fait escale à Singapour.Ces militaires doivent être rejoints par un contingent français pour former l'ossature militaire de la MIPRENUC qui doit comprendre, avec les fonctionnaires civils, 270 personnes environ.La tâche principale de cette opération préparatoire est d'établir le contact avec le Conseil national suprême (CNS) et de surveiller le cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et celles de l'opposition établi en mai dernier.Le CNS est un organisme qui regroupe des représentants de Phnom Penh et des trois mouvements de l'opposition, les Khmers rouges, les partisans de l'ancien premier ministre Son Sann et ceux du prince Norodom Sihanouk.Ce dernier, qui était le chef de l'opposition tripartite avant d'assurer la présidence du CNS, doit rentrer à Phnom Penh jeudi prochain à l'issue d'un exil de 15 ans entamé après le renversement du régime des Khmers rouges consécutif à l'invasion vietnamienne de décembre 1978.« Nous sommes conscients des iangers ici avec l'environnement tropica, les mines et les maladies», a précisé l'officier de presse australien le commandant Robert Burns, 28 ans, à l'arrivée des troupes à Pochentong.«Les soldats sont bien entraînés, bien préparés, ce sont des professionnels», a- t-il précisé aux journalistes alors que les militaires australiens, certains déjà coiffés du célèbre béret bleu des Nations unies, débarquaient le matériel des avions.«Nous sommes ici pour que la paix marche», a-t-il ajouté au début de la plus importante opération de ce type jamais entreprise par les Nations unies.Bien que les effectifs de l'Autorité provisoire des Nations unies pour le Cambodge ( APRONUC ) ne soient pas encore connus, certaines sources parlent d'un total de 20 000 personnes, également divisé entre militaires et civils.Selon l'accord de paix signé a Paris en octobre dernier, l'ONU en effet aura une double tâche, civile et militaire au Cambodge.Elle devra d'une part superviser le cessez-le-feu et démobiliser et désarmer 70 p.cent des forces des trois factions de l'opposition et du gouvernement de Phnom Penh.L'ONU doit également prendre en charge pendant cette période transitoire une grande partie de l'administration du pays pour en assurer la neutralité avant, les élections générales qu'elle devra organiser et superviser.Ce rôle de l'ONU, proposé par les membres permanents du Conseil de sécurité (USA, URSS, Chine, GB et France ) a été accepté par les factions cambodgiennes après plusieurs années de de longues et difficiles tractations entre le régime de Phnom Penh et l'opposition.L CSiT ro' WiilliC Agence France-Presse BELGRADE WÊÊT armée yougoslave a menais cé hier d'entrer dans Du-brovnik (côte adriatique) soumise pendant plusieurs heures à un bombardement de la marine de guerre et de l'artillerie lourde.«Les combats les plus violents depuis le début des opérations sont actuellement en cours à Du-brovnik», a estimé l'agence Tan-jug.L'un des plus luxueux hôtels de la ville, le Belvédère, a été incendié après avoir été touché par le tir d'un canon d'un navire de guerre et une dizaine de yachts ancrés dans le port de Gruz ont brûlé, selon un journaliste de l'AFP à Dubrovnik.Les autorités municipales ont décrété la mobilisation générale dans la ville où la population est réfugiée dans les abris depuis plus de 48 heures.L'agence Tan jug a indiqué que d'épais nuages de fumée s'élevaient au dessus de la vieille ville, laissant entendre que la cité historique avait été touchée par les bombardements.L'armée «sera probablement obligée» d'entrer «dans certaines parties de Dubrovnik» si les Ciuaiea «continuent de tirer sur l'armée, refusent de déposer les armes et de quitter la ville», a déclaré le vice-amiral Miodrag Jo-kie.Dubrovnik est assiégée depuis quarante et un jours, privée d'eau et d'électricité, et soumise à un nouveau blocus maritime depuis vendredi.Toutes les communications téléphoniques et télex sont coupées avec la ville.Les combats se sont poursuivis sur la plupart des autres fronts de Croatie, notamment à Vukovar (est de la Croatie - 150 km à l'ouest de Belgrade), selon l'agence croate Hina qui a fait état de l'arrivée de nouveaux renforts de l'armée yougoslave sur ce front.Selon la télévision de Belgrade, les forces croates ne tiennent plus que quelques rues et une partie du centre de Vukovar, assiégée depuis 81 jours par l'armée yougoslave.Au lendemain de l'appel lancé par la présidence yougoslave \u2014 où ne siègent plus que la Serbie et ses alliés \u2014 pour l'envoi de Casques bleus de l'ONU en Croatie, la Croatie s'est déclarée elle aussi pour l'envoi d'une force internationale, mais dans des conditions tout à fait différentes de celles réclamées par la présidence.Le ministre croate de l'information Branko Salaj a demandé hier dans une conférence de presse à Zagreb que les troupes de l'ONU prennent position à !a frontière entre la Serbie et la Croatie.La Serbie et ses alliés avaient demandé que les Casques bleus créent une zone-tampon en Croatie entre les territoires majoritairement peuplés de Serbes et ceux où les Croates sont en majorité.Une proposition qui, si elle était acceptée, reviendrait à reconnaître de facto la prise de contrôle par l'armée d'une partie de la Croatie.Un haut responsable de l'armée fédérale, le général Andrija Rase-ta.a aoDuvé hier la demande faite par le\" bloc serbe à l'ONU, estimant personnellement entre 3000 à 5000 hommes le nombre de casques bleus nécessaire à un déploiement dans les zones de crise de Croatie.oscou rappelle les 650 soldats envoyés en Tchétchéno-lngouchie d'après AFP et AP MOSCOU es actions de Eai résistance contre la proclamation de l'état d'urgence dans la République autonome de Tchétchéno-lngouchie (Caucase) par le président de la Fédération de Russie, Boris Eltsine, se poursuivaient, hier, pour la seconde journée consécutive dans la capitale Grozny.Cependant, quelque 650 soldats soviétiques, dépêchés pour appliquer l'état d'urgence et bloqués dans cette république autonome du Caucase ont été évacués hier à bord d'autobus.Les voies de chemin de fer qui avaient été cou- - afp intogrnphio - frnnor.Nallior en Tchétchéno-lngouchie faite vendredi par Boris Eltsine.Lors d'une conférence de presse, le général Doudaicv a dé-pécs par les nationalistes tchêt-, ciarê que !« république de Tchétchènes ont été rouvertes au trafic, chéno-lngouchic souhaitait éta- selon des informations reçues à Moscou.Une organisation représentant 14 nationalités du nord du Caucase a appelé à la mobilisation des volontaires dans l'ensemble de la region pour défendre la Tchétchéno-lngouchie, a annoncé l'agence TASS.Réunis lors d'une session conjointe à Grozny, la Confédération des Peuples du Caucase (CPC) et le parlement tchétchéno-ingouche ont mis en place un conseil de défense et nommé le général Djohar Doudaicv, président de cette république, commandant-cn-chcf des forces armées dans la région.Djohar Doudaicv avait lancé samedi matin un appel à «tous les peuples musulmans et tous les peuples du Caucase» leur demandant leur aide pour s'opposer à la proclamation de l'état d'urgence blir avec la Russie «des relations de parité, mais de nature exclusivement économique».Concernant le peuple lngou-chc, le général Doudaicv a affirmé «qu'il y a toujours eu et qu'il y aura toujours des liens fraternels» entre cette minorité ethnique et les Tchétchènes «dans le cadre d'une seule république».«Mais c'est le peuple ingouchc qui doit déterminer lui-même» son avenir, a assuré le général Doudaiev.La Tchétchéno-lngouchie compte environ 1 million de Tchétchènes et environ 150 000 Ingouches.Les Ingouchcs avaient décide de ne pas participer à l'élection le 27 octobre du général Doudaicv à la présidence de la république, un scrutin qui avait été qualifié d'illégal par les autorités russes.WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊBl Une automobile amenant des membres de la délégation de l'OÉA arrivée à Haïti pour négocier le retour du président en exil Jean Bertrand Aristide se fraie un chemin au milieu d'une foule hostile de partisans du gouvernement putschiste.photo reuter accu d'après AFP et UPI e favorable au mission de E7-\" sa Haïti PORT-AU-PRINCE ga «mission civile de paix» de l'Organisation des États américains (OÉA) est finalement arrivée hier à Port-au-Prince dans une ambiance tendue.La délégation a dû traverser, pour sortir de l'aéroport, une manifestation d'environ 1500 personnes hostiles à l'embargo décrété contre le pays par l'OEA et au père Jean Bertrand Aristide, président renversé par l'armée le 30 septembre dernier.Les manifestants, parmi lesquels on notait la présence de partisans notoires du duvaliéris-me, ont frappé sur la carrosserie des voitures de la délégation, scandant des slogans contre l'OÉA, le père Aristide, la France et son ambassadeur en Haïti, accusés de soutenir politiquement le prêtre président.Le même scénario s'est répété devant le Parlement où les délégués ont dû se frayer un chemin parmi les manifestants avec l'aide de la police haïtienne et de leur propre service de sécurité.Par contre, les partisans du père Aristide n'ont pu se montrer comme ils l'avaient souhaité: un début de manifestation, rassemblant des jeunes, ayant été brutalement dispersé par la police samedi et hier matin au centre de la capitale.La mission de l'OÉA a été aussitôt reçue par le parlement haïtien.«Nous représentons la volonté continentale et celle de toute la communauté internationale pour tenter de trouver avec vous une solution à la crise haïtienne», a déclaré devant le Parlement le président de la mission, Augusto Ramirez Ocampo.«Nous sommes ici (.) en vue de trouver le terrain favorable au dialogue, pour assurer la manière de rendre possible le retour à ses fonctions du président Jean Bertrand Aristide», a déclaré M.Ocampo, ancien minis- tre colombien des Affaires étrangères.11 a également indiqué que la mission se trouvait à Port-au-Prince «pour appuyer et renforcer la démocratie constitutionnelle, pour faciliter le rétablissement et le renforcement des institutions démocratiques et le plein respect de la constitution et des droits de l'homme pour tous les Haïtiens».Il a prôné une «concertation nationale où les vengeances, les représailles n'ont pas de place», se déclarant «convaincu que le peuple haïtien surmontera cette crise».«Plus tôt une entente sera conclue, plus solide sera la concertation, meilleures seront les possibilités de renforcement de la démocratie et plus rapidement pourront être mis sur pied des efforts de collaboration et de soutien économique de la part de la communauté internationale», a-t-il souligné.Auparavant, le président de l'Assemblée nationale et du Sé- nat, Déjean Bélizaire, s'était élevé contre l'embargo décrété par l'OÉA contre Haïti, estimant qu'il consistait à û faire jouer contre ce peuple pauvre et démuni la loi du plus fort» et à le condamner «à mourir dans les hôpitaux et les campagnes».' Les discussions entre la mission de l'OÉA et les parlementaires désignés cet effet ont commencé peu après à huis clos.Un photographe de l'Agence France-Presse, Thony Bélizaire, a été agressé verbalement et physiquement à l'aéroport de Port-au-Prince, par Valcius Es-tinval, un ancien proche de l'ex-chef des tontons macoutes Roger Lafontant, qui protestait contre l'attitude de la France dans la crise haïtienne.Le vice-président de la chambre des députés, Frantz Mondé, est intervenu pour mettre un terme à l'agression et protéger personnellement le photographe.Durant le week-end, trois autres journalistes haïtiens ont subi des agressions semblables dans la capitale.M 1 i Les délégués de Madrid sont reçus en héros Agence France-Presse JÉRICHO grippé à la fenêtre de l'autobus cjui roule au pas dans l'artère principale de Jéricho, en Cisjordanie occupée, un homme tente d'embrasser les délégués palestiniens de retour de Madrid.La ville est en liesse.Dans une atmosphère bon enfant, un millier d'habitants ont envahi la chaussée pour accueillir, avec des rameaux d'oliviers et des branches de bougainvilliers, leurs représentants à la conférence de paix.Un délégué palestinien est stupéfait.«Il y a deux semaines, nous étions partis au peiii matin, comme des voleurs, nous sommes accueillis aujourd'hui comme des héros», dit-il.À Jérusalem-est, la principale personnalité des territoires occupés, Fayçal Husseini, est porté de l'autobus à bout de bras jusqu'au théâtre el-Hakawati.Chacun se jette sur les membres de la délégation pour les embrasser.À la tribune, M.Husseini affirme: «Nous avons représenté à Madrid les Palestiniens de l'intérieur et de l'extérieur.Notre combat, nos souffrances, le sang de nos martyrs nous ont permis d'arriver à Madrid».«Nous entrons dans une nouvelle ère, où nous devons travailler pour la paix.Mais cette paix sera irréalisable sans égalité.J'espère que les Israéliens, qui, j'en suis sûr, veulent la paix, ferons tout pour y parvenir.11 faut que chacun jouisse de ses droits et que ic peuple palestinien ait son État aux côtés de l'État d'Israël et qu'ensemble nous construisions un avenir nouveau au Moyen-Orient», a-t;il ajouté.i Haider Abdel-SMaf i, chef de îa delegation palestinienne aux pourparlers de paix israélo-arabes et Hanan Ashroui, porte-parole de la délégation.photo reuter Mitterrand veut réduire le mandat présidentiel Agence France-Presse i________ PARIS rançois Mitterrand a laissé entendre hier qu'il pourrait faire procéder à une réduction du mandat présidentiel en France, qui est actuellement de sept ans, par voie de référendum ou par un vote du Parlement en Dans une interview télévisée a ia ciiainc privée La Cinq, le président Mitterrand a déclaré: «La durée du mandat (qui est de sept ans) peut être modifiée.En droit, cela ne me vise pas», en rappelant qu'il avait été réélu en mai 1988 pour un second mandat de sept ans.Mais politiquement et moralement, je suis seul juge de ce qu'il conviendrait de faire».«Moi aussi, il m'arrive de trouver que 14 ans c'est long», a-t-il dit.Le président français a ajouté que les réformes qu'il envisage concerneraient les domaines de l'exécutif, du législatif et du judiciaire, présisant qu'il n'était «plutôt pas favorable à un régime présidentiel de type américain», qui ne serait pas conforme aux traditions françaises.En ce qui concerne une éventuelle modifi- * \u2022 cation de la loi électorale en vue des élections législatives prévues pour 1993, M.Mitterrand s'est déclaré favorable à l'introduction d'une dose de proportionnelle dans le scrutin majoritaire actuellement en vigueur, mais contre la proportionnelle intégrale.À ce propos, le président socialiste a déclaré qu'il inviterait les Français à éviter l'élection «en trop grand nombre» de représentant du Front national (extrême droite nationaliste de lean-Maric Le Pen).Le scrutin proportionnel serait de nature à favoriser le FN, qui.h'ést aujourd'hui représenté au parlement que par un seul député.^\u2014¦ * \u2022 - » - . A 10 LA PRESSE, MONTREAL, LUND111 NOVEMBRE 1991 ES MID., CONTACT .,'ft.* >.i .: - \u2022 :\u2022 « CHANTAI JOUS ET JEAN COURNOYER Gallup: les Canadiens estiment qu'il y a trop de fonctionnaires fédéraux ¦ Près de deux Canadiens sur trois (64 p.cent) estiment que l'État fédéral emploie trop de monde pour exécuter le travail qui est à faire.Un Canadien sur dix ( 10 p.cent) seulement considère qu'il n'y a pas assez de fonctionnaires pour s'acquitter du travail à faire.Quatorze p.cent des Canadiens pensent que le nombre des fonctionnaires fédéraux est à peu près suffisant, tandis que 11 p.cent n'ont pas d'opinion sur la question.\u2022L'Institut Gallup a posé la même question aux Canadiens en 1977 et à l'époque 55 p.cent des répondants avaient déclaré qu'il y avait trop de fonctionnaires fédéraux pour le travail à faire.Une analyse des résultats du dernier sondage en fonction de la région d'origine des répondants révèle qu'une majorité des gens dans chacune des cinq principales régions géographiques du pays trouvent qu'il y a trop de fonctionnaires fédéraux.Les Canadiens âgés de 65 ans ou plus sont plus portés que les jeunes entre l'âge de 18 ans et 29 ans à croire qu'il y a trop de fonctionnaires fédéraux (70 p.cent contre 56 p.cent).Comme on le sait, l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) a déclenché une grève en septembre, et une des principales pierres d'achoppement dans.les négociations entre elle et l'État fédéral était le gel des salaires imposé aux employés de l'État.Les enquêteurs de Gallup ont demandé également aux Canadiens si les fonctionnaires fédéraux travaillaient plus fort ou moins fort que les employés du secteur privé.Seulement 3 p.cent des personnes interrogées croien1 que les fonctionnaires travaillent effectivement plus fort que les employés du secteur privé.Un peu plus d'un Canadien sur quatre (27 p.cent) trouvent que les habitudes de travail des employés des deux secteurs sont à peu près comparables, tandis que 6 p.cent n'ont pas d'opinion sur la question.Les résultats de ce sondage sont fondés sur des interviews faites auprès de 1 022 personnes.LfffilDE ® EN FAMILLE e EN GROUPE © AVEC DES AMIS 9 QUELQUES GOLFEURS ^^^^ ' I.Florida First \\ .SîBSS» Douglas 1 -UN SUPER TAPIS 1re QUALITÉ 10 ANS 2-S0US-TAPIS 1re QUALITÉ 3-INSTALLATI0N ' GARANTIE 4-NÛUS PAYONS LA T.P.S.5-N0US PAYONS LA T.V.Q.vous pa yez 'seulement la verge TOUT COMPRIS SI VOUS LE DÉSIREZ DOUGLAS & DESJARDINS ENTREPOSERA JUSQU'À 3 MOIS VOTRE ACHAT SANS AUCUNS FRAIS SUPPLÉMENTAIRES.INSTALLA TIQN GARANTIE DANS LES 48 HEURES.LIQUID D'INVElMTi NORD SUD EST OUEST 668-4206 923-1234 251-7444 336-1234 420, boui.DÉS LAURENTIDES PONT-VIAU LAVAL 1875, PANAMA (coin Tascherçau) BROSSARD JEAN-TALON E.(Centre Carnaval) ST-LÉONARD 11 "]
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