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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-01-12, Collections de BAnQ.

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[" D D Le Monde LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 12 JANVIER 1992 L'Ukraine lâche du lest sur la flotte de la mer Noire Agence France-Presse MOSCOU LW Ukraine a lâché du lest hier lors des négociations entre experts rrii-litiares russes et ukrainiens à Kiev, en renonçant à une partie de la flotte de la mer Noire qu'elle prétendait s'approprier en totalité.Selon le compromis signé entre les experts de l'Ukraine et de la Russie à l'issue d'une réunion marathon de plus de dix heures dans la capitale ukrainienne, l'essentiel des navires de la flotte de la mer Noire fait partie des forces stratégiques de la Communauté des États Indépendants, comme les militaires, soutenus par la Russie, n'ont cessé de le prétendre depuis le début du litige.Le communiqué commun distribué à Réunion décevante au Cambodge Rcutcr PHNOM PENH n l'absence de trois de ses 12 membres, le Conseil national suprême (CNS) du Cambodge 3 tenu hier à Phnom Penh une deuxième réunion qui a déçu les Dbservatcurs internationaux dans la capitale cambodgienne.Le CNS, qui regroupe des représentants des quatre factions cambodgiennes sous la présidence du prince Norodom Sihanouk, est censé incarner la souveraineté nationale pendant la période de transition prévue aux termes des accords de paix de Paris, signés le 23 octobre sous l'égide des Nations unies.Depuis lors, le CNS a eu le plus grand mal à se mettre en place et a dù attendre le 30 décembre pour se réunir une première fois à Phnom Penh.Selon un observateur international, la réunion d'hier n'a débouché que sur des déclarations vagues.Le CNS s'est félicité de la nomination d'un Japonais à la tète de l'Autorité provisoire de l'ONU au Cambogde (AP.RO-NUC), attendue a la mi-mars pour assurer Ja transition, a réaffirme son attachement aux accords de Paris et a salué l'envoi d'une force de déminage des Nations unies dans le pays.«C'était affreux, ardu.Ils ont tourné en rond.11 n'y avait pas d'accord sur l'ordre du jour», a l'issue de la rencontre affirme en effet que seulement «une partie des forces de la mer Noire entre dans la composition des forces armées» de l'Ukraine.«Les parties constatent que les forces armées déployées sur le territoire de l'Ukraine sont constituées des formations des forces stratégiques de la CEI, à l'exclusion d'une partie des forces de la mer Noire qui entrent dans la composition des forces armées de l'Ukraine», affirme la déclaration commune.L'Ukraine, qui entendait bâtir rapidement sa «puissance maritime» à partir des bâtiments de guerre de l'ancienne flotte soviétique, se voit ainsi obligée de modérer ses aspirations.Le compromis obtenu par les délégations russe et ukrainienne de haut niveau conduite par le vice-premier ministre russe Serguei Chakhraï et le ministre ukrainien de l'Industrie de Défense M.Viktor Antonov, laisse toutefois ouvert le problème du nombre de navires qui iront effectivement à l'Ukraine.11 sera en effet intéressant de constater si les autorités ukrainiennes se contentent de la flotte de «cabotage» que compte leur laisser l'ancienne marine soviétique.Les représentants des deux républiques ont ainsi décidé de «poursuivre le travail au niveau des experts d'ici une semaine pour la discussion et la préparation de propositions sur les questions politico-militaires», ajoute le communiqué.Le communiqué montre néanmoins que la Russie et l'Ukraine ont été sensibles aux inquiétudes sucitées dans le monde et parmi les membres de la Communauté des États Indépendants par leur rivalité sur cette question brûlante.Les deux parties se sont ainsi engagées a «renoncer à toute action unilatérale lors de l'étude des questions» et à résoudre tous les problèmes par la «voie des négociations», selon le texte conjoint.Les questions du statut, de la protection sociale, et de la citoyeneté qui inquiètent vivement des militaires de l'ancienne armée soviétique complètement déroutés par la désorganisation des forces armées, doivent en tout cas faire l'objet d'une attention particulière des deux parties, selon le communiqué.Entre temps, la Belarus s'est dotée hier des structures légales pour la création de son armée nationale et a appelé la Russie et l'Ukraine au dialogue pour régler leur dispute sur l'avenir de la flotte de la Mer Noire.Après deux jours de discussions, le parlement bélarusse a adopté une ré- solution nationalisant les troupes stationnées sur son territoire, en prenant soin de laisser de côté les «forces stratégiques» de la CEI, selon l'agence Interfax.Le parlement de la Belarus a ainsi décidé de créer un ministère de la Défense et adopté un serment que les militaires servant sur le territoire de la république devront prêter.Les députés ont de plus étudié un projet de résolution appelant l'Ukraine et la Russie à ne pas prendre des «intiatives unilatérales qui risqueraient de déstabiliser la situation» durant les négociations sur l'avenir des forces armées de la CEI.Le projet de résolution du parlement bélarus souligne le «caractère dangereux» des initiatives de certains Etats membres de la CEI sur le partage des anciennes forces armées soviétiques.Le chef des Khmers rouges, Khieu Samphan, à son arrivée à Phnom Penh.PHOTO REUTEP.déclaré l'observateur sous le couvert de l'anonymat.«Il n'y avait pas d'acrimonie mais ils n'ont franchement pas beaucoup avancé.» Le prince Norodom Ranariddh, chef de la faction royaliste, a refusé de participer à la réunion en raison d'un différend avec son pere \u2014 le prince Sihanouk\u2014 sur le nom de son parti.Son Sen, un des deux représentants des Khmers rouges, était également absent.Il n'est pas revenu à Phnom Penh depuis que le chef dé sa faction, Khîcu Samphan, et lui-même ont dû regagner précipitamment la Thaïlande après avoir été menacés de lynchage par des habitants de la capitale cambodgienne, le 27 no-\\ ombre.Khieu Samphan a participé à la réunion.Un représentant du gouvernement de Phnom Penh n'a pas non plus participé à la réunion.Première élection présidentielle La Bulgarie \u2014où doit se dérouler aujourd'hui la première élection présidentielle au suffrage universel\u2014 a jugé que la non-reconnaissance de la république séparatiste yougoslave de Macédoine par la Grèce risquait de déstabiliser les Balkans.La Grèce juge que la république limitrophe de Macédoine a usurpé son nom et refuse de reconnaître son indépendance tant qu'elle n'aura pas changé d'appellation.Athènes y voit une revendication territoriale implicite sur la région grecque de Macédoine.Avocate de longue date de la cause macédonienne, la Bulgarie, a-t-il ajouté, ne veut pas être le seul ni le premier pays à reconnaitre la Macédoine, mais elle le fera après le 15 janvier, échéance fixée par la CEE pour se prononcer sur la reconnaissance des républiques yougoslaves qui l'ont demandée.En attendant la fin de cette querelle avec les Grecs, la Bulgarie doit vivre aujourd'hui sa première élection présidentielle.22 candidats sont en lice.100 200Rm .m MOLDAVIE fUKBkW ROUMANIE TURQUIE Superficie : 110 911 km2 Population : 9 millions tf habitants Langue officielle : bulgare Religion : orthodoxes en majorité, 9% environ de musulmans, Historique : république populaire socialiste proclamée en 1948 \u2014AFP infoQraphe - Laurence Saubadu- Adoption en juillet 1991 d'une constitution instaurant une république parlementaire Ressources : charbon, fer, gaz naturel, mécanique et chimie PNB : 2 320 dollars/habitant (1989) Dette extérieure : plus de 10 milliards de dollars.Référendum «illégal» en Macédoine ¦Xsstniutcd Press Nouvel élan à l'action de l'ONU Agence FranccrPrcssc PARIS Le sommet des pays membres du Conseil de Sécurité de l'ONU prévu le 31 janvier à New York devrait donner «un nouvel élan » à Taction des Nations unies pour résoudre les conflits et faire progresser les droits de l'homme dans le monde, a estimé hier le Secrétaire général de l'ONU Bou-tros Boutros-Ghali.À l'issue d'un entretien de 90 minutes avec le chef de la diplomatie française Roland Dumas, au cours duquel la préparation du sommet a été évoquée, M.Boutros-Ghali a déclaré que cette rencontre «devrait certainement donner un nouvel élan aux Nations unies dans l'action nouvelle qu'elles doivent mener pour trouver une solution pacifique aux conflits internationaux, renforcer la coopération internationale et.en dernière analyse, défendre les droits de l'homme et les libertés fondamentales».Lors de leurs entretiens, MM.Boutros-Ghali et Dumas ont également évoqué le dossier yougoslave, soulignant particulièrement la nécessité d'assurer une «bonne articulation » de l'action de l'ONU avec celle déjà entreprise par la CEE, a-t-on indiqué dans l'entourage du ministre français.Les efforts de paix au Moyen-Orient, avec notamment la préparation de la prochaine réunion de Moscou, et la situation au Salvador où les négociations entre la guérilla et le gouvernement sont sur le point d'aboutir, ont également été abordés par les deux responsables.Ils ont aussi évoqué le Cambodge pour souligner la nécessité d'accélérer la mise en place du dipositif de l'ONU dans ce pays, a-t-on ajouté de même source.UElCKADI L-es Albanais de Macédoine, l'une des républiques les plus pauvres de Yougoslavie, ont organisé hier un référendum sur leur indépendance malgré l'interdiction des autorités locales.Cette consultation illégale, dont les résultats ne seront pas connus avant plusieurs jours, a encore fait monter d'un cran la tension dans un pays divisé par les querelles ethniques et la guerre civile depuis plus de six mois.Les quelque 400 000 personnes d'origine albanaise qui habitent en Macédoine (sur deux millions d'habitants) veulent former leur propre État et s'unir avec la province voisine du Kosovo, rattachée à la Serbie, où résident principalement des Albanais.Les autorités macédoniennes et serbes ne l'entendent pas de cette oreille, craignant à terme un rapprochement de cet éventuel novel État et du Kosovo avec l'Albanie elle-même.Aucun incident grave à propos de ce référendum, qui doit durer deux jours, n'avait été signalé.Dans le nord du pays, la tension restait vive entre Croates et Serbes mais le cessez-le-feu, à son neuvième jour, tenait bon.Pourtant, un dirigeant serbe de Croatie, Milan Bebic, qui contrôle la Krajina, a ouvertement défié le président serbe Slobodan Milosevic en annonçant qu'il refuserait d'accepter les forces de maintien de la paix de l'ONU sur son territoire ou de désarmer ses combattants.M.Bebic s'est récemment autoproclamé premier ministre de la «République serbe de Krajina» (enclaves serbes en Croatie).Dans une lettre envoyée à son ancien chef Milosevic, M.Bebic declare notamment: «Nous ne sommes pas dis- posés à désarmer nos unités et à mettre notre destin entre les mains» des troupes de l'ONU.Bebic refuse donc l'accord, conclu sous l'égide de l'ONU entre M.Milosevic et le président croate Franjo Tudjman, qui prévoit d'envoyer 10 000 casques bleus dans les zones de combat en Croatie, y compris en Krajina.Selon M.Bebic, M.Milosevic «ne représente pas» les Serbes de Krajina et les troupes de l'ONU pourront se déployer en Croatie mais pas en Krajina.Le plan de l'ONU prévoit également le retrait de Croatie de l'armée serbe et le désarmement de toutes les unités combattantes irrégulières, des deux côtés.Cette rivalité croissante entre MM.Bebic et Milosevic \u2014qui a conduit à des changements, cette semaine, à la tête de l'armée fédérale à majorité serbe\u2014 n'empêche cependant pas le cessez-le-feu de tenir.Des responsables croates et de l'armée fédérale se sont rencontrés hier dans la ville de Pecs, à la frontière hongroise, pour discuter «du renforcement du cessez-le-feu et de l'établissement de meilleures communications entre les parties en conflit».Autre signe de détente, selon l'agence Tanjug: les dirigeants serbes ont demandé aux irréguliers serbes qui occupent le centre de la Croatie de rentrer chez eux.Par ailleurs, on attendait les conclusions de la commission d'arbitrage de la CEE, présidée par Robert Badintcr, qui doit déterminer si quatre républiques \u2014Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et Macédoine\u2014 répondent aux critères fixés par les Douze pour leur reconnaissance le 15 janvier.Selon un diplomate, seule la Slovénie répondrait aux critères, les trois autres ne remplissant pas les conditions, notamment en matière de respect du droit des minorités.Le vice-président de la chambre des députés haïtienne démissionne Agence France-Presse PORT-AU-PRINCE rantz Mondé, le vice-président de la chambre des députés haïtiens, a annoncé hier, à Port-au-Prince, sa démission de ses fonctions, au lendemain de la condamnation, par le gouvernement «provisoire» haïtien, des dernières déclarations du médiateur de l'Organisation des États Américains (OÉA) dans la crise haïtienne, l'ancien ministre des Affaires étrangères colombien, Augusto Ramirez Ocampo.M.Mondé a fait part de sa décision dans une lettre adressée au président de la chambre, Pierre Duly Brutus, dont il a vanté, à cette occasion, « le tact et la modération, à un moment où notre parlement est pris en sandwich entre les extrémistes de tout bord».Il stigmatise également, dans cette lettre, « les consciences vendues, les assoiffés de pouvoir, les envieux et les jaloux qui, au mépris des intérêts supérieurs de la nation, se lancent sans foi ni loi dans une lutte sans merci pour déstabiliser et discréditer notre parlement, mettant même sa survie en danger».M.Mondé faisait partie de la délégation parlementaire qui s'était rendue à Caracas en début de semaine pour rencontrer le président renversé Jean Bertrand Aristide dans le cadre de la désignation d'un nouveau premier ministre de consensus, en l'occurence, M.René Théodore, un communiste modéré opposant du prêtre-président.Quant à M.Ramirez Ocampo, il avait déclaré jeudi à Caracas, lors d'une rencontre avec la presse, que le premier ministre haïtien pressenti, René Théodore, «pourrait être officiellement nommé dans deux semaines» et que le «retour du président lean-Bcrtrand Aristide en Haïti pourrait avoir lieu dans les jours qui suivront l'investiture de M.Théodore».Ces déclarations \u2014qualifiées d'inopportunes\u2014 «sont de nature à jeter la confusion dans les esprits et ne favorisent en rien un règlement pacifique d'un conflit au demeurant interne», indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères.M.René Théodore avait pour sa part souligné récemment que le problème du retour physique du père Aristide était inscrit dans un processus «dont on ne peut prédire le calendrier».Des sources diplomatiques proches de TOÉA avaient pour leur part estimé «impossible» un retour à court terme du père Aristide en raison de la profondeur des haines et des antagonismes politiques dans le pays autour de la personnalité du prêtre-président.Le ministère réitère également «la volonté du gouvernement provisoire d'entamer des négociations sérieuses avec tous les interlocuteurs intéressés en vue de trouver une solution à une crise qui n'a que trop duré».Le communiqué note encore «avec amertume que malgré les efforts méritoires des parlementaires, malgré les morts, les exodes et la désolation provoqués par cet embargo excessif et anticonventionnel, le secrétaire général de l'OÊA n'envisage aucun geste, fut-ce humanitaire, à l'égard du peuple haïtien».«Par conséquent, le gouvernement ne pourra soutenir aucun processus qui ne tienne compte de manière expresse des conditions de vie du peuple haïtien », indique encore le coomuniqué du ministère des Affaires étrangères.Le secrétaire général de l'OÉA, le Brésilien Joao Baena Soares, avait déclaré mercredi à Washington, que l'embargo contre Haiti «continuait de fonctionner» et constituait «le seul moyen de pression» contre les putschistes et « n'était pas la cause de la pauvreté en Haïti».Certains organismes ont dénoncé ses effets catastrophiques et des sources religieuses ont avancé le chiffre de plusieurs milliers de morts dans les secteurs les plus pauvres de la population.Le ministère en appelle enfin «au devoir de réserve des diplomates accrédités à Port-au-Prince et au respect de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques» et « invite ces derniers à cesser toute forme de pressions sur les instances haïtiennes».DÉPÊCHES F: CUBA Sentence ¦ Les trois Cubains émigrés rentrés clandestinement dans leur pays avec des armes et des explosifs ont été condamnés à mort hier à La Havane, conformément aux réquisitions du procureur général, a annoncé l'agence cubaine Prensa Latina.Eduardo Diaz Be-tancourt, 38 ans, Daniel Candela-rio Santovenia, 36 ans, et Pedro de la Caridad Alvares Pedroso, 26 ans, tous trois exilés aux Etats-Unis, avaient été capturés le 29 décembre à Cardenas, à 120 km environ de La Havane, en possession d'armes automatiques et de 40 engins explosifs.Durant leur procès, ils ont reconnu s'être infiltrés à Cuba pour y perpétrer des attentats, a encore rapporté Prensa Latina.Les trois condamnés ont présenté un appel qui sera examiné la semaine prochaine par le Tribunal Suprême, toujours selon l'agence.À Cuba, les condamnés à mort sont fusillés.GRANDE-BRETAGNE Écart ¦ Le parti travailliste devance de cinq points le parti conservateur dans les intentions de vote des Britanniques, réalisant un score de 45 p.cent, contre 40 p.cent pour le parti au pouvoir, dans un sondage NOP pour la télévision privée 1TN et l'hebdomadaire The Independent on Sunday (centre).Le mois dernier, la même enquête de l'institut NOP donnait une avance d'un point au parti conservateur (41 contre 40 p.cent).Selon ce nouveau sondage, si des élections générales avaient lieu maintenant, le parti travailliste obtiendrait une majorité absolue de 23 sièges à la Chambre des communes.Le parti des Démocrates libéraux obtiendrait 12 p.cent des voix (14 p.cent le mois dernier) et les autres petits partis 4 p.cent (5 p.cent).PÉROU Violences ¦ Une vague d'attentats a fait 28 morts et de nombreux blessés au Pérou au cours des trois derniers jours, selon un bilan établi hier de sources officielles.Coïncidant avec la visite officielle en Equateur du président péruvien Alberto Fujimori, Tun de ces attentats a visé l'ambassade d'Equateur à Lima dans la nuit de vendredi à samedi, faisant cinq blessés.Jeudi, une soixantaine de kg d'explosifs avait fait sauter deux camions de l'armée, tuant 14 militaires sur la route Sayan-Churin, dans la province de Huacho (160 km au nord-est de Lima).Cet attentat est attribué aux guérilleros maoïstes du Sentier lumineux, qui semblent aussi responsables de la mort de six autres militaires tués dans un guet-apens à 700 km au nord-est de Lima, dans la province de Tocache, selon l'armée.LIBÉRIA Satisfaction ¦ Le président libérien par intérim Amos Sawyer a exprimé sa satisfaction, hier, à la suite de la réouverture, la veille, des deux principales routes qui conduisent vers l'intérieur du Libéria, maïs a affirmé que cette mesure «devrait être suivie du désarmement» des combattants.M.Sawyer, dont les propos ont été rapportés par l'agence libérienne de presse (LINA), a estimé que la réouverture des routes constitue un «pas important» dans le processus de paix au Liberia, mais ne saurait représenter la solution finale à «notre crise nationale».Le président par interim s'est plaint que les milices du Front national patriotique du Libéria (NPFL, de Charles Taylor) portent toujours des armes».\t¦ Livres\t¦ Automobile\tH Mode\t¦ Alimentation\tWÊ Design et art de vivre W la Prosso J\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN\tMARDI\tMERCREDI\tJEUDI VOUS OFFRE\t«Stanké, l'éditeur pas\t«Car Checkers International:\t«Le maillot\ttAtwater et Jean-Talon:\ttLe virage CETTE\tcomme les autres.»\tune inspection à domicile»\thabillé»\tles marches en hiver»\td'Artopex» SEMAINE\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t \tUn texte de Pierre Vennat\tUn texte de Denis Duquet\tUn texte de Viviane Roy\tUn texte de Françoise Kayler\tUn texte de Raymond Bernatchez B2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 12 JANVIER 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil cl administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adioint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Vrais et faux réfugiés en Europe Plus dun quart de million de personnes se sont réfugiées en Allemagne l'année dernière.À peine quelques dizaines de milliers auront droit à l'asile politique et une faible proportion seront expulsés vers leur pays d'origine.Les autres, en réalité la grande majorité, vivront dans un no man's land juridique ou tenteront leur chance ailleurs.Une situation semblable existe à des degrés plus ou moins prononcés dans tous les pays d'Europe occidentale.Le cas de l'Allemagne est particulièrement troublant à cause du nombre particulièrement élevé de demandeurs d'asile et de la situation centrale de ce pays en Europe.Car l'élimination des contrôles aux frontières facilite la mobilité des faux réfugiés et des immigrants clandestins à travers tout le continent, certains parvenant même jusqu'en Amérique du Nord.La grande crainte est que des troubles politiques en Russie ou ailleurs dans les pays anciennement communistes déclenchent un raz-de-marée de réfugiés comme l'Europe n'en a pas connu depuis 1945.Les gouvernements cherchent par conséquent a se donner les moyens d'endiguer ce flot avant qu'il ne soit trop tard.À Bonn, les trois partis de la coalition gouvernementale et l'opposition socialiste ont convenu d'adopter des mesures en vue d'accélérer l'examen des demandes d'asile.Mais les uns doutent de son efficacité alors que les autres y voient un danger pour la sécurité des véritables réfugiés politiques.La proposition de créer des camps pour loger les demandeurs d'asile fait trop penser à d'autres camps pour ne pas soulever un tollé.En fait, le problème en Allemagne vient en grande partie du fait que les auteurs de la constitution y ont inscrit le droit des étrangers à y demander l'asile politique.Ils ont ainsi voulu enraciner la République fédérale dans un terrain démocratique et humanitaire.Tant que ce droit existe dans la constitution, le problème des faux réfugiés restera intraitable du point de vue pratique.Le problème est également grossi, comme dans les autres pays d'Europe, par le fait qu'il n'y a pas de véritable politique d'immigration.Les nations qui ont en grande partie peuplé les Amériques ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Zélande n'ont jusqu'à récemment pas eu à se soucier d'une immigration en masse.Les princes russes qui conduisaient des taxis à Paris ne sont qu'une anecdote amusante à côté des millions de maghrébins qui veulent participer pleinement à l'économie française, sinon à sa culture.Le problème est, en effet, culturel.L'Allemagne a plus de difficulté à accueillir quelques centaines de Tziganes macédo- niens que des centaines de milliers d'Allemands de l'Europe de l'Est.L'adoption dune politique d'immigration réaliste par les pays européens aiderait à résoudre le problème des faux réfugiés en donnant à ceux-ci la possibilité de s'établir en Europe en toute légalité.La loi doit reconnaître les faux réfugiés pour ce qu'ils sont - non des criminels mais des gens qui ne veulent qu'améliorer leur sort et celui du pays qui les accueille.La garantie constitutionnelle allemande resterait, en dépit d'une politique d'immigration plus ouverte, un moyen facile de poser le pied en Europe en attendant de se débrouiller de façon plus ou moins légale.Elle est un obstacle au fonctionnement dune politique d'immigration cohérente.Un des moyens d'obtenir l'appui des socialistes à un amendement constitutionnel serait de soumettre la politique allemande sur les réfugiés à une politique européenne.La Communauté n'est pas encore allée assez loin dans ce sens mais elle devra le faire quand il n'y aura plus qu'un seul marché du travail en Europe.Le Canada et les États-Unis doivent encourager l'Europe - à commencer par l'Allemagne - à trouver rapidement des solutions à ses problèmes avec les réfugiés et les immigrants.Des politiques mal conçues qui, à la longue, se révèlent iniques ont tendance à entretenir l'incertitude et à encourager l'immigration clandestine à travers le monde.L'Amérique du Nord a ses propres problèmes sans qu'on gonfle encore le nombre des faux réfugiés sans asile ni patrie.Frédéric wagnière Guy Cormier Hi Le fondateur de La Presse, William-Edmond Blumhart (1804-1907), à gauche, et le «père» de La Presse, Trefflé Berthiaume (1848-1915).L'histoire de La Presse «massacrée» CYRILLE FELTEAU L'auteur du texte qui suit est un journaliste à la retraite de La Presse.LW auteure d'un ouvrage sur les quatre-vingts ans de la firme d'ingénieurs-conseils SNC, Mme Suzanne Lalande, aurait été bien avisée de s'informer auprès de sources fiables avant de se lancer dans une interprétation à Temporte-pièce de l'histoire de La Presse et de la famille Berthiaume (Voir La Presse du dimanche, 5 janvier dernier, page C-4).En quelque 25 lignes, sous le titre «SNC et l'agrandissement de La Presse»,, Mme Lalande multiplie les inexactitudes, les erreurs flagrantes, voire les bourdes pseudo-historiques les plus cocasses.On n'a que l'embarras du choix pour rectifier les faits.Qu'on en juge plutôt.Le 3e paragraphe s'amorce ainsi: «Mme Angelina Dutrem-blay, née Berthiaume, est en effet la fille du fondateur de La Presse, maintenant décédé, Arthur Berthiaume».En une seule phrase, deux erreurs de poids.Fait à noter, Angelina Berthiaume DuTremblay n'était pas la fille d'Arthur Berthiaume, mais sa soeur.Ça change bien des choses.De plus, Arthur Berthiaume, fils aîné de Trefflé, n'est pas le fondateur de La Presse: comment aurait-il pu réaliser un tel exploit à l'âge de dix ans?(Il était né en 1874 et La Presse a paru pour la première fois en.octobre 1884!) Contrairement à une opinion fort répandue et surtout tenace, son père, Trefflé, n'a eu rien à voir avec la création de La Presse.Le seul véritable fondateur du quotidien de la rue Saint-lacques fut un certain William-Edmond Blumhart, journaliste et administrateur, descendant d'un mercenaire allemand envoyé ici \u2014 avec des milliers d'autres \u2014 par le roi George 111 d'Angleterre pour contrer la Révolution américaine montante (l77b).Poursuivons notre édifiante lecture.Nous ne sommes pas au bout de nos peines.«À la mort de son père, écrit Mme Lalande, elle (Mme DuTremblay) a hérité de l'usufruit de La Presse, c'est-à-dire qu'elle peut l'exploiter de son vivant, mais à sa mort, comme elle n'a pas d'enfant, c'est à son neveu Gilles que reviendra l'héritage.» Les choses ne sont pas si simples.Il faut préciser ici que Angelina DuTremblay ne fut pas la seule à profiter de l'usufruit de La Presse.Conformément au testament de Trefflé Berthiaume, datant de 1913 \u2014 soit deux ans avant sa mort \u2014 tous les membres du clan Berthiaume, fils, filles, neveux, nièces, petits-fils et petites-filles, devaient se partager le gâteau.Cependant, la propriété de La Presse devait revenir aux arrière-petits-enfants, mais seulement après la mort des petits-enfants.D'ailleurs, quelques jours avant sa mort (janvier 1915) Trefflé Berthiaume rédigea au profit de son fils ainé, Arthur, une «donation fiduciaire» qui fut, au sein de la famille Berthiaume, à l'origine de procès acrimonieux et coûteux qui se prolongèrent pendant plus d'un demi-siècle.Encore un peu de patience.Continuons notre lecture ou, si l'on veut, notre chasse aux perles.Voici le 4e et dernier paragraphe: «Dans les faits, c'est le mari d'Angélina Rhêaumc (sic) DuTremblay qui voit à la bonne marche des affaires (reste).Mais, la !oi étant la loi, et Gilles estimant que sa tante négligeait le patrimoine familial et l'héritage de ses propres en- fants, c'est elle qu'il a sommée de faire des travaux, sous peine de poursuites.Désemparée, elle (Angelina) s'est confiée à sa grande amie Blanche qui lui a promis que son Arthur (Sur-veyer, grand patron de SNC) pourrait lui arranger ça».Remettre un peu d'ordre dans un tel gâchis pourrait nous mener loin.Coupons au plus court et tenons-nous-en à l'essentiel.Pour Pamphilc DuTremblay, la «bonne marche des affaires» consistait à réaliser le plus de profits possible (dans les années 50, de 2 à 3 millions par année) et à les distribuer intégralement, au fur et à mesure, à tous les membres de la famille.C'est ainsi que La Presse en vint à apparaître, aux yeux du public, comme «la vache à lait de la famille Berthiaume», avec la conséquence qu'en 1958-59, lorsque le conseil d'administration dut assumer le coût de construction du nouvel édifice de la rue Saint-Laurent (13.5 millions) il dut faire appel à une sorte de cartel financier anglo-canadien pour financer cet énorme emprunt.La Presse n'avait pas un traître sou de réserve.Le fondé de pouvoirs de la famille, Pam-phile-Réal DuTremblay avait veillé - à sa façon - à la «bonne marche des affaires» (sic).Enfin, dernière contradiction et non la moindre, Gilles Berthiaume ne pouvait décemment reprocher à sa tante d'avoir négligé l'héritage de ses propres enfants, pour la bonne raison.qu'il était célibataire] Mais finissons-en.En tant qu'auteur d'une Histoire de La Presse de près de 800 pages (parue en 1983 et 1984 aux Editions Lu Presse) et à laquelle j'ai consacré sept années de recherches, je me devais de faire cette mise au point afin de rétablir les faits dans une plus juste perspective, celle de la VÉRITÉ.Le souvenir du docteur Frappier oel ne sied pas au deuil.Et le deuil ne sied pas aux fêtes de fin d'année.Pourtant, la disparition du docteur Armand Frappier, dans la deuxième moitié de décembre, m'apparait encore comme une sorte de mystère joyeux.Je dirai d'abord que je ne peux pas ajouter beaucoup à la somme des hommages déjà rendus au fondateur de l'Institut de microbiologie, à celui qui, grand savant et grand patriote, a été l'un des bienfaiteurs insignes de notre population, au cours du siècle qui s'achève.C'est à l'action énergique, éclairée et même courageuse d'Armand Frappier que nous devons le recul de la tuberculose, dont les ravages ont été naguère si importants.N'étant ni médecin ni savant, je ne puis m'exprimer en spécialiste.Néanmoins, sachant ce que je sais, le nom du docteur Frappier évoque pour moi une figure extraordinai-rement lumineuse.C'est en ce sens que je parle de « mystère joyeux ».Une Invitation ous sommes en été (1968).Le docteur Armand Frappier téléphone.11 m'annonce qu'il vient me chercher à La Presse et que nous allons dîner du côté de Ste-Rose.le n'étais pas un familier du personnage.Ce qui m'estomaquait encore plus que l'invitation, c'est la manière dont elle se présentait.C'est le savant qui allait au-devant du journaliste.Qu'est-ce que j'avais bien pu faire?La rencontre eut lieu, l'en ai retenu deux réflexions et une révélation, dont je vais faire état plus loin.En cet été lointain, la polémique faisait rage à Montréal à propos de la fluoration de l'eau, présentée par les uns comme une panacée, dénoncée par les autres comme le péril suprême.Je voudrais bien connaître l'avis du docteur.Il répond: «le n'ai pas d'avis.C'est un dossier que je ne connais pas.» Réponse diplomatique du citoyen qui ne veut pas participer à un débat public?Ou réponse caractéristique du savant qui refuse de se prononcer sur ce qu'il ne connaît pas?l'incline à penser que la seconde explication est la bonne.Où va le Québec 7 En 1968, la situation politique était ce qu'elle est aujourd'hui: préoccupante.À table, je demande à mon hôte ce qu'il pense de l'évolution des choses.11 n'est pas particulièrement optimiste.11 dit: «Il y a une partie de notre peuple qui n'a jamais évolué.Qui n'a jamais évolué sous aucun régime.Cela se voyait très bien autrefois dans les campagnes.Les fermes des paresseux et des ineptes étaient à l'abandon, les bâtiments délabrés.» Pourquoi cette Invitation ?ais, enfin, pourquoi cette invitation, pourquoi cette démarche du savant auprès du journaliste?Il est vrai qu'à la suite de jl'une des nombreuses distinctions honorifiques décernées à Armand Frappier, j'avais écrit un billet dans La Presse.Il est vrai aussi que, reporter au Front Ouvrier (qui n'avait pas de front et qui n'était pas ouvrier selon l'aveu de son directeur, Joseph Pelchat), j'avais rédigé en 1948 un article sur la première clinique BCG de Montréal, située à l'époque avenue Létour-neux.Le BCG, vaccin préventif de la tuberculose, est inséparable du nom d'Armand Frappier.A-t-il lui-même été personnellement associé aux travaux de Camille Guérin et d'Albert Calmet-tc, ces deux médecins français qui ont mis au point le BCG?je n'ai pas pu le vérifier.Chose certaine, des son retour de Paris, Frappier, qui avait saisi tout l'intérêt des découvertes de Guérin et Calmette.se fit l'apôtre du BCG chez nous.Comme c'était un esprit éminemment pratique, il ouvrit cette clinique de la \t\t¦ \u2022\t\t \t\t\u2022 rue Létourneux.qui pouvait recevoir une soixantaine de poupons.Hostilité est contre vents et marées et face à l'hostilité des médecins américains et canadiens (anglophones) que Frappier se fit le propagandiste du BCG dans notre milieu.La suite des événements devait lui donner raison.Mais, il y a une quarantaine d'années, beaucoup de médecins condamnaient le BCG, comme on ferait d'une médecine de charlatan.J'avais raconté cette étape héroïque dans un hebdomadaire depuis longtemps disparu.Ce n'était pas un motif suffisant pour donner un diner.La démarche du savant avait peut-être une autre explication.Duplessis mécène \u201e Il ous étiez hostile a Duplessis clans vo-« W tre jeunesse, me dit le docteur.Vous avez été associé à Cité libre à ses débuts.Vous ignorez peut-être que, sans Duplessis, il n'y aurait pas eu d'Institut de Microbiologie et peut-être même pas de vaccin BCG au Québec.C'est Duplessis qui nous a soutenus financièrement; il ne s'en est jamais vanté; il avait compris l'intérêt de nos travaux.De la sorte venait de m'être révélée une facette aussi inattendue que réjouissante d'un premier ministre le plus souvent perçu comme obscurantiste.le me suis souvent demandé par la suite si cette rencontre n'avait pas été surtout, dans la pensée du docteur, l'occasion d'une mise au point aussi ferme que diplomatique dans la forme.Et Oleu dons cela 7 Tout le monde l'a déjà dit, mais on peut le répéter: le drame de Nancy B., cette personne qui semble préférer la mort à une vie irrévocablement diminuée sur un lit d'hôpital, pose un problème trop délicat pour que soient permis les jugements sommaires.Les péripéties de cette vie brisée sont devenues du domaine public.Mais on a peu parlé de la dimension spirituelle et religieuse du drame.Quelles sont les croyances de Nancy B.elle-même?Croit-elle dans une vie dans l'Au-delà?Il est vrai qu'un théologien de Québec s'est exprimé sur le jugement du tribunal autorisant l'hôpital à prendre les dispositions pour que soit accomplie la volonté de la jeune femme.Mais dans le résumé des propos du savant théologien n'apparaît pas le nom de Dieu.L'enseignement traditionnel de l'Eglise catholique est que la souffrance du malade prend une valeur rédemptrice.La doctrine a-t-ellc changé?À croire que Dieu est absent de ce drame.Jeudi matin, on devait apprendre que la malade demande aux gens de prier pour elle.L'au-mômier de l'hôpital s'est dit «étonné» de cette requête, probablement parce qu'elle indique que la résolution de Nancy B.d'en finir est moins ferme.Pour le sso* lus qu'un article, c'est tout un dossier sur les îles de Montréal que public la grande revue à diffusion internationale ILES, à l'occasion du 350e anniversaire de la ville.Beaucoup de très belles photos.Le tout restitue succinte-ment l'histoire de la géographie de notre milieu.Entre Montréal et le lac Saint-Pierre (seulement) on dénombre 110 îles.Nous devenons si habitués à ces merveilles de la nature que nous ne les voyons plus.Montréal, c'est tellement plus que le béton. LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 12 JANVIER 1992 La Près B 3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 12 JANVIER 1992 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence La carrière «monumentale» de cette comédienne qui vient d'avoir 80 ans s'étale sur plus de six décennies LUCIE COTE Elle a commencé à jouer à 20 ans, elle joue toujours et 60 ans ont passé.Juliette Huot a féte ses 80 ans jeudi et sa maison, extrêmement lumineuse, est égayée depuis par les fleurs reçues.En la nommant Personnalité de la semaine, La Presse veut aussi souligner l'anniversaire de cette comédienne vive, attachante et sans prétention, et célébrer par la même occasion une carrière plutôt discrète, mais exceptionnellement longue et riche.À 80 ans \u2014 «quatre fois 20 ans» \u2014 dit-elle en riant, Juliette Huot est toujours sollicitée, mais elle se ménage désormais un peu plus de temps pour elle-même.Elle attribue en partie sa vitalité, remarquable, aux jeûnes prolongés qu'elle pratique, en se rendant dans une clinique spécialisée en Espagne.«Ça me fait beaucoup de bien, c'est une désintoxication », explique-t-elle.Cette année, elle est de la distribution du téléroman jamais deux sans toi.que signe Guy Fournier, et commencera en avril à tourner ses scènes pour Montréal.P.O.le téléroman écrit par Victor-Lévy Beaulieu, qui sera présenté en septembre prochain, «l'y fais la ménagère du curé, on m'appelle Madame Curé», spécifie-t-elle.Que ce soit pour le théâtre, la radio, la télévision ou le cinéma, Juliette Huot conserve toujours le même critère, lorsque vient le moment d'accepter un rôle.«Il faut que j'y croie, affirme-l-elle, il faut que ce soit vrai.Olivier Guimond (dont elle a joué la belle-mère pendant six ans, dans l'émission de Marcel Ga-mache, Cré Basile) était comique', mais on y croyait.» Iuliette Huot a commence à jouer à 15 ans dans une troupe d'amateurs, puis avec les Compagnons du Masque, avant de suivre les cours de Jeanne Mau-bourg et de Jean Desprez (qui s'appelait encore Laurettc Auger).Mais c'est une revue de Gra-tien Gélinas, rencontré dans les cours ( qui la fera aussi jouer plus lard dans Ti-Coq ), qui l'a lancée.«Il y avait 1400 personnes tous les soirs, c'était plein tout le temps, c'était l'événement de la saison.Après le spectacle, des auteurs venaient me faire des offres.» Elle a tellement travaillé, joué dans tellement de productions théâtrales, radiophoniques ou télévisuelles, que certaines lui échappent.Mais il y a eu les téléromans archiconnus \u2014 La Pension Velder.Un Homme et son péché, Symphorien \u2014 qui ont fait d'elle une vedette très aimée du public, de celles qu'on aborde dans la rue, en l'appelant du nom de son personnage.Les 12 ans passés à faire la publicité du supermarché Dominion (avec le slogan Dominion vous fait bien manger, qu'on lui permettra peut-être d'oublier un jour) ont aussi aider.Juliette Huot a d'ailleurs été associée aux plaisirs de la table d'autres façons.Elle qui a toujours été reconnue pour ses talents de cuisinière a présenté à la télévision des émissions culinaires comme \u2022 m JULIETTE HUOT «Au début, je ne pensais pas pouvoir gagner ma vie avec ça, je ne pensais pas avoir assez de talent, même si, jeune, j'étais plus sûre de moi, sur scène.J'ai travaillé très longtemps avec inquiétude.» 5 a 6 et publié des livres de recettes qui ont connu un succès fou, avec par exemple des ventes de 100 000 exemplaires en trois mois.La comédienne, qui jouera la Maman Plouffe du film de Gilles Carie, a aussi été jadis de la distribution d'un film de Otto Pre-minger.The Thirteenth Letter.avec Charles Boyer et Linda Darnell.«À l'époque, le théâtre n'était pas tellement fort, c'était le creux de la vague, le cinéma parlant a tué le théâtre en 1933», explique Juliette Huot qui est apparue dans de nombreux films français tournés ici.On la connait surtout comme comédienne, elle a même formé un duo comique très apprécie avec Juliette Béliveau.Mais Juliette Huot a aussi fait de nombreux radioromans, notamment les feuilletons qu'écrivait Jean Desprez; elle a joué dans les pièces sur scène et dans plusieurs téléthéâtres de Marcel Dubé; elle a été la Germaine Lauzon des Belles-soeurs de Michel Tremblay, qui avait remporté beaucoup de succès pendant trois semaines à Paris.Et au debut des années quatre-vingts, elle se lance dans un spectacle solo écrit par lanette Bertrand et mis en scène par Janine Sutto, Dis-moi le si j'déran-ge.où elle joue Simone, une femme de 58 ans.écrasée de solitude, tout juste abandonnée par son mari et qui se suicide.«C'était différent pour moi et c'a été dur à jouer, se souvient luliette Huot qui, elle, a toujours vécu seule par choix, l'étais seule en scène pendant deux heures.j'avais le trac presque tout le temps.» Maigre sa popularité, maigre les prix remportés, en 1938.au Festjval dramatique national, en 1945, au Gala des artistes, ou elle a été nommée meilleure comédienne.Juliette Huot.la « Miss Radio-1 élévison » de 1969, a déjà craint de ne pas trouver de travail.«le ne pensais pas.au debut, pouvoir gagner ma vie avec ça.je ne pensais pas avoir assez de talent, même si.jeune, j'étais plus sûre de moi, sur scène, l'ai travaillé très longtemps avec inquiétude.La sécurité m'a toujours inquiétée, avoue celle qui faisait une heure de tramway chaque matin, pour aller gagner sa vie a 14 ans.en agrafant des boites de carton, dans une imprimerie.Mais je touche du bois, j'ai été chanceuse, je n'ai jamais fait d'efforts pour trouver des rôles, je n'ai jamais chômé (sauf quand une grève des réalisateurs a privé les comédiens de travail pendant trois mois).» Cette crainte du manque est peut-être ce qui la porte vers les plus démunis.luliette Huot ne s'habitue pas à la misère des autres et, depuis près de 30 ans.participe aux oeuvres des Petits frères des pauvres, un dévouement qui a lui a valu d'être décorée de l'Ordre de Malte.« La pre-miere fois que j'y suis allée, c'était pour le réveillon de Noel.Les organisateurs ne savaient pas qui j'étais, mais tout le monde dans la salle m'a reconnue», raconte, amusée, avec cette simplicité qui la caractérise, celle dont la maison des Petits frères des pauvres, à Oka.porte désormais le nom.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.des gens de parole ALCAN AVEC LA PERSONNALITÉ \"«SA V 2V EN DIRECT DE LA SEMAINE, avec Christiane Charerte realisation : Louise Carrière CBF 690 B 4 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 12 JANVIER 1992 ' A I Denis Lavoie rentière enfant au Canada à recevoir un implant co-chleaire à multié-l cet rodes, Marie-\\ndree Boivin, témoignera de son experience et de sa réintégration dans le monde des entendants, demain, à Québec, à l'occasion du lancement de la campagne annuelle de financement de la Fondation du Québec pour la recherche sur l'implant cochleaire.Cette campagne de financement sera sous la présidence d'honneur du ministre des Communications Laurence Cannon.Pour l'occasion, le docteur Pierre Ferron, chef du département d'oto-rhino-laryngo-logie à l'Hôtel-Dieu de Québec, et president de la Fondation, fera part des succès obtenus auprès des enfants sourds congénitaux et des adultes atteints de surdité totale.Les fidèles auditeurs des émissions Europe-Asie et Destination monde, sont invités à rencontrer les deux jeunes globe-trotters Denis Villeneuve et Karina Goma% aujourd'hui, à l'occasion d'une séance de dédicace de leur livre La course Europe-Asie et Destination monde.Ils présenteront également chacun deux de leurs films.C'est ce dimanche, de 11 h à 16 h, à la Librairie Ulysse, 4176, rue Saint-Denis.Série de rencontres de parents d'adolescents, tous les premiers lundis du mois, organisée par la Maison de Jonathan de Lon-gueuil.C'est ainsi que le lundi 3 février, à 19 h 30, au Centre leanne Dufresnoy, 1 est, boulevard Curé-Poirier, à Longueuil, on pourra entendre Monique Cournoyer, intervenante professionnelle auprès des jeunes en difficulté.Coûts: 3 $.Renseignements: 670-4099.C'est en présence de loan Stein, épouse de feu Mickey Stein, que le directeur des ventes de Swissair, Gilbert Ber-thoud, a remis deux billets d'avion pour des vacances de rêve à Michael Mikcl-bert, qui a ré- M|Chael colté la plus Mikelbert importante somme d'argent lors du Skiathon Mickey Stein.Cette activité a permis d'amasser des dons de 80 000$.Cette somme sera utilisée au Québec pour financer un nouveau programme de recherche et d'information sur le cancer de la peau.O 11 sera question de secret professionnel, de la communication privilégiée et de conflit d'intérêts, lors d'un déjeuner-causerie tenue conjointement par l'Association des femmes d'assurance de Montréal et l'Association des experts en sinistres indépendants du Québec.L'avocat Ré-jean Lizotte, de l'étude Desjardins Ducharme, y abordera l'affaire « Wolofsky » dont la décision fut réformée dans la cause de la Ville de Saint-Constant contre Scottish & York.La rencontre aura lieu le mercredi 15 janvier, à midi, au Club Mount Stephen, 1440, rue Drummond, Montréal.Coût: 28 $.Renseignements: 735-3561.Thien Hung Mac Le collège do Rosemont est fier que l'un de ses finissants, l'hic n Il uni: Mac, consacré le meilleur fini-sant de son collège, se soit vu attribuer une bourse d'excellence de I 500 $ de l'Université de Montréal, où il s'est engagé a poursuivre des études en médecine.L'Association des diplômés de l'Université Laval, région de l'Outaouais, désirant ardemment encourager les étudiants originaires de la région de l'Outaouais à poursuivre leurs études et les aider dans leur recherche de l'excellence, octroie des bourses d'études dont les récipiendaires pour 1991 sont: Hugues Pelletier, de Luskville, étudiant en théologie; Nicole Girard, originaire de Hull, étudiant en droit; Pierre Olivier Tremblay, de Hull, étudiant en théologie.Le Conseil national de recherches du Canada a désigné, comme gagnant de son concours 75e anniversaire: William Frcind, président d'ATS Aérospatiale inc., et Gèrald Rat/.er, professeur à l'université McGill, en reconnaissance de l'excellence de leurs travaux, dans le cadre d'un programme d'aide à la recherche industrielle.Les deux chercheurs ont développé un logiciel informatique de simulation de systèmes radars et de circulation aérienne pour l'entraînement des contrôleurs.I La campagne corporative de souscription de l'Association du diabète du Québec inc.qui doit débuter le 2b février, sera cette année sous la présidence de Gérard Le-beau, qui succède ainsi à Lise Perron.Fondateur de l'entreprise G.Lebeau Itée, Gérard Lebeau est impliqué dans plusieurs organismes rprarfj communautaires.uerara Renseignements: As- Lebeau sociation du diabète du Québec inc., 1160, rue Panet, Montréal (Québec) H2L 2Y7.Tél.: 597-0555 ou 1-800-361-3504.Us sont des centaines à se dévouer inlassablement à la cause des personnes démunies, seules, âgées ou malades, nous rappelle un communiqué soulignant qu'on a rendu hommage à l'une de ces âmes généreuses, Noëlle Martineau, lors du dîner annuel des responsables et bénévoles de l'Association des popotes roulantes du Montréal métropolitain.Présidente de cette association depuis quatre ans, elle cède sa place à Claudette Petit.On a profité de l'occasion pour remercier François Aubin, représentant des Caisses populaires Desjardins, cette institution financière ayant permis l'achat de matériel pour les popotes roulantes.Finalement, on a rappelé que les popotes roulantes offrent maintenant un service de repas surgelés pour lès bénéficiaires qui ont la possibilité de faire des provisions.Lors de la présentation de ses «mérites d'excellence» aux organisations qui reçoivent l'appui du programme de comman-' dite de la société, Loto-Québec a rendu un hommage spécial à la Fondation québécoise en environnement et plus particulièrement à son prési-dent, Louis-Paul Allard, ainsi qu'à Marcel Comirc, le- Louis-Paul quel a coordonné la Allard distribution de 150 000 pousses bres ù travers le Québec.d'ar- Parmi les personnalités et sujets d'intérêt qui figurent à l'horaire des «Belles soirées» de l'Université de Montréal, signalons: la présentation d'une conférence sur le fonctionnement du cerveau, avec le docteur André Roch ter-cours (exceptionnellement au Centre hospitalier Côte-des-Neiges les 5, 12 et 19 février; le 3 mars, la professeure de philosophie Louise Marcil Lacoste va démystifier notre idée du principe d'égalité; le 17 mars le sociologue et philosophe Edgar Morin traitera de la vie des idées; les 30 mars, 6 et 13 avril, la chercheure Hélène David abordera les préjugés anti-vieillards; et le 6 mai, on ouvrira un débat sur la légalisation de la drogue, débat entre experts qui sera modéré par le journaliste et animateur Yanick Villcdicu.Lieu: Pavillon principal, 2900, boulevard Édouard-Montpetit.Frais, variables, normalement 15 $ par soirée.Renseignements: 343-6090.O Lors de la remise du Prix littéraire international de la Paix au poèete et animateur culturel québécois lean-Guy Pilon, ont notamment pris la parole: le président du Centre québécois du PEN international, l'écrivain lean-Ethicr Biais ; le professeur lean-Pierre Duquette, secrétaire général de l'Académie canadienne-française ; et le juge Iules Deschênes, président de la Société royale du Canada.Rectificatif ¦ Nous fiant à un informateur bien intentionné, nous avons annonce le 9 janvier la présence du ministre Gérald Tremblay à un déjeuner-causerie de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Il n'a jamais été question que le ministre Gérald Tremblay participe au déjeuner-causerie du 14 janvier.L'orateur invité est le président et chef de la direction de Rolland inc, Roger A.Ashby, qui abordera une question on ne peut plus d'actualité: «L'industrie des pâtes et papiers en période d'ajustement».Ce déjeuner-causerie vise à souligner la semaine internationale de l'imprimerie, dont le president d'honneur est Roger A.Ashby.Renseignements: Chambre de commerce du Montreal métropolitain, 288-9090.\u2022 ¦.s- \u2022\u2022>.¦\u2022¦> : %'ulp f; f f .> V m ¦ de MoëË Les employes et retraites de Steinberg et de Revenu Canada, pour la huitième année consecutive, ont pu constituer 250 paniers de Noël qui ont ete distribues à des familles défavorisées de la region de Montréal.Steinberg a fourni les denrées alimentaires.ICI CiBC La banque CIBC et ses employes ont contribue pour 280 000 S \u2014 dont 100 000$ des employes \u2014 a Cent rai de.Le cheque a ete présente a la présidente de Centraide, Michèle Thibodeau De Cuire, par C.André Petit (à gauche), en presence de Reda Tadros et d'André Dupras, de la CIBC.Don de Sffeff L'Institut de cardiologie de Montreal acceptait récemment un don de 50 000 $ de Shell Canada.Dans l'ordre habituel, le D C.de l'Insitut, André Ducharme et le Dr Marcel Boulanger, ont accepte le cheque présente par Andre Duma is et Sonia Larin, de Shell Canada.*4§ Ofeu Le président de la campagne de souscription de la Fondation Hôtel-Dieu de Montreal, Pierre Peladeau, reçoit d'André et de Claude Chagnon un premier cheque d'un engagement de 105 000$ du Croupe Videotron Itee.Profitant de la tenue d'un banquet du 48c bataillon du Royal 22e, le major Gilbert Forest a présenté au président de l'Association du 22e inc., lean Bélanger, au major-général Rolland Reid et au lieutenant-colonel Gilles lirais, un exemplaire du livre North Bay's Fort Chippewa, 1939-1945, dont il est le coauteur.Le major Forest fut commandant de compagnie (régiment Algonquin) au Fort Chippewa, de décembre 1941 à août 1942.Gilbert Forest V » Le magazine Avenir aborde l'année 1992 en présentant un dossier important sur un thème qui peut bien paraître utopique en ces temps difficiles, car il porte sur le « plein emploi ».Le magazine nous apprend que certains pays savent s'approcher de cet objectif et arrivent à maintenir un très faible taux de chômage.11 est beaucoup question de chômage et de formation de la main-d'oeuvre pour traiter de ce sujet, confié à une économiste et professeure au département des sciences administrates de l'UQAM, Diane bellcmare, auteure de ce dossier.O Loto-Québec remet une partie de ses profits en commandites d'activités et événements socio-sportifs, en se faisant le commanditaire d'environ 70 événements, dont une douzaine de randonnées à vélo.Parmi les bénévoles et permanents des organismes commandités par Loto-Québec, dont on a voulu re-Joe,,e connaître les «méri- Sevigny tes d'excellence», fi- guraient la directrice des opérations du Tour de l'île de Montréal, Iodic Sévi-gny, et la coordonnatrice de la logistique de cette activité, Véronique Allard, O Dimanche 19 janvier, à compter de 13 h, le centre hospitalier Mont-Sinai donnera le coup d'envoi de la semaine des non-fumeurs par une journée plein-air au lac des Castors, sur la montagne.Diverses activités sont au programme (glissade, patinage, sculpture de glace et fabrication de bonhommes de neige).11 y aura également une clinique de dépistage des maladies respiratoires à la Place Montréal Trust, du mercredi 22 janvier au vendredi 24 janvier.« La cigarette est l'une des principales causes des maladies pulmonaires telles l'emphysème, la bronchite chronique et le cancer du poumon», rappelle le chef du service de pneumologie du Mont-Sinai, le docteur Carol Cohen.La semaine des non-fumeurs se déroulera du 20 au 24 janvier.Au nombre des compétitions du savoir-faire du génie humain, une compétition nord-américaine mettant aux prises plus d'une centaine des «champions» opérateurs de machinerie lourde du type «pépine».Un Québécois, Michael Mayer, de Gatineau, participait à ce « rodéo » dont le grand gagnant fut un Alber-tain, Harvey Nci- m Michael Mayer gum.La foujouthèque Hochelaga-Maison-neuve, organisme qui a pris la relève des pompiers-bricoleurs de Montréal, dans le cadre de sa campagne de financement, met en vente le Livre d'or qui contient un millier de coupons-rabais pour différents services offerts dans la région métropolitaine.Coût: 42 $.Renseignements: (oujouthèque Hochelaga-Maisonneuve, 3946, rue Adam, Montréal (Québec) HIW IZ9.Tél.: 523-6501.Photographe au Regroupement Loisir Québec, Daniel Marchand, s'est vu décerner le prix mensuel de Fuji Photo, pour une photographie publiée en novembre dans la revue de course automobile Formula.La photo qui lui a valu ce prix, qu'il obtient pour la deuxième fois, a été prise au Grand Prix de Trois-Rivieres.A JEUDI LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 12 JANVIER 1992 B5 L'École technique de Montréal 294 GUY PINARD Q uand, en 1976, l'Université du Quebec à Montréal installa son Département de design dans l'ancien édifice de l'École techni-que de Montréal, clic n'aurait pas pu choisir un bâtiment mieux approprié.Cet immeuble impressionne à plusieurs égards.L'immeuble fut un des premiers édifices de style Beaux-Arts érigés au Québec, et sa façade rehaussait la rue Sherbrooke et s'intégrait parfaitement à la trame urbaine existante.Au plan de la construction, il se distingua par la présence de puits de lumière pour éclairer les grands ateliers et par son parement en brique chamois.Au plan de l'organisation, il se singularisa par l'aménagement de cours intérieures (une première au Québec dans ce type de bâtiments) et par la séparation fort efficace des fonctions administratives et éducatives.De plus, force est de souligner que cette école fut la première institution bilingue du Québec.Le contexte social L'histoire de l'École technique de Montréal est facile à relater, grâce au document préparé par le «Groupe de recherche pour l'architecture et les sites historiques» et daté de décembre 1977.Au moment de l'inauguration de l'École technique de Montréal en septembre 1911, le contexte social justifiait amplement une telle école à Montréal.Avant la construction de l'École, renseignement technique était assuré chez les anglophones par le «Commercial and Technical High School » instauré en 1906 pour remplacer le « Mechanic Institute of Montréal» fondé vers 1830, et par l'École polytechnique chez les francophones depuis 1877.La fondation officielle de l'Ecole technique de Montréal date du 14 mars 1907, alors que fut sanctionnée la Loi constituant la Corporation de l'École Technique de Montréal, concrétisant ainsi le projet annoncé par le premier ministre Lomer Gouin dans le discours du trône du 15 janvier 1907.Un voyage effectué en Europe à l'été de 1907 convainquit Gouin qu'il fallait choisir le modèle européen.Parmi la douzaine de candidats retenus, on choisit le Français Alexandre Mâcheras, qui était alors directeur de l'École nationale pratique de Firminy.La première collation des grades eut lieu au printemps de 1913, et 15 techniciens obtinrent leur diplôme.En 1962, l'Institut de technologie de Montréal succéda à l'École technique de Montréal et fut lui-même remplacé en 1967 par le cégep du Vieux-Montréal.Le terrain Une fois la structure réglée, on s'attaqua au choix de l'emplacement et à la construction de l'édifice.Au moment de sa construction, l'édifice occupait la majeure partie du lot 169 d'avant la subdivision, sauf pour une partie triangulaire située en bordure de la rue Ontario (depuis 1964, le tronçon de cette rue situé à l'ouest de la rue Saint-Urbain a été redressé et porte le nom d'avenue du Président-Kennedy), ainsi que les lots situés en bordure de la rue Jeanne-Mancc, où s'élevaient des édifices résidentiels.Ce terrain fit à l'origine partie de la terre de deux arpents de front sur 15 de profondeur cédée à Bénigne Basset en 1662 par les sulpiciens, seigneurs de l'île depuis 1657.Sur la grille de rues actuelle, cette terre occuperait le quadrilatère délimité par l'avenue du Président-Kennedy, la rue Icanne-Mance, l'avenue des Pins et la rue Kimberley.Parmi les principaux successeurs de Basset, on relève les noms de J.E.Guil-bault, propriétaire du jardin zoologiquc aménagé sur les lieux (voir n° 275 de cette série), et de John Platt, qui tenait une ferme sur la terre située entre la rue Sherbrooke et l'avenue des Pins à la fin du siècle dernier.Sous Guilbault, la La façade de la rue Sherbrooke partie du lot située au sud de la rue Sherbrooke fut lotissée en 44 parties de lot.L'École acheta une première partie du terrain le 4 juillet 1908 de la succession de |ohn Platt, représentée par son gendre Adam Skaife, exécuteur testamentaire de la succession.Ce terrain regroupait les lots 169-4 à 169-12 inclusivement, 169-17, et 169-19 à 169-26 inclusivement.Ce terrain en forme de «L» inversé mesurait 361 pieds le long de la rue Sherbrooke, 595,4 pieds en bordure de la rue Kimberley ouverte à même le lot 169, 240,9 pieds le long de la ruelle parallèle à la rue Ontario, 424,25 pieds en bordure de la ruelle parallèle à la rue Icanne-Mance.121 pieds le long de la ruelle parallèle à la rue Sherbrooke, et 160,42 pieds en bordure de la rue Jeanne-Mance, pour une superficie d'environ 160100 pieds carrés.Le terrain accuse une importante dénivellation de 38 pieds de la rue Sherbrooke à l'avenue du Président-Kennedy.Le quadrilatère délimité par l'avenue du Président-Kennedy et les rues Jean-nc-Mance.Sherbrooke et Saint-Urbain a subi d'importantes mutations au cours des récentes décennies, ce qui explique l'environnement fort désolant de l'École, sauf pour l'église St.John the Evangelist.Le réaménagement de la rue Ontario et la construction du boulevard de Maisonneuve, en 1964, entraînèrent la démolition du pâté de maisons qui longeaient le côté nord de la rue Ontario, entre les rues Jeanne-Mance et Kimberley.En 1965, le ministre de l'Éducation Paul Gérin-Lajoie procéda à une expropriation massive afin d'agrandir l'École.Plus de 300 logements furent démolis (décision stupi-de s'il en fut) entre les rues Kimberley et Saint-Urbain, ainsi que du côté est de la rue Jeanne-Mance.L'École est ainsi devenue propriétaire de la totalité des lots 169 (sauf pour la partie triangulaire), 158 à 167 inclusivement, et 168-9 à 168-30 inclusivement.Enfin, le 6 janvier 1976, un incendie détruisit les deux ailes les plus au sud de l'École.Ces ailes ne furent jamais reconstruites.La construction La préparation des plans fut confiée à John Archibald et Maurice Perrault, fils de Henri-Maurice.Décédé en janvier 1909, Perrault fut remplacé par Alphonse Venne, un de ses employés.Une fois les plans acceptés, au printemps de 1909, les travaux purent débu- ter sous la responsabilité de l'entreprise générale Peter Lyall & Sons.La pose de la pierre angulaire se déroula le 4 octobre 1909.Le gros-oeuvre fut complété en décembre 1910, et on décida de reporter le début des cours à septembre 1911.La construction coûta 775000$ à la province de Québec, incluant l'achat du terrain, la construction des bâtiments, et l'acquisition du mobilier et de l'outillage didactique.Sauf pour des modifications, des agrandissements et des rénovations ponctuelles qui n'ont rien changé à l'apparence de l'édifice, l'architecture est demeurée intacte depuis 1911.Analyse architecturale L'École technique de Montréal est doté d'un parement de granit et de brique chamois.Le toit est plat partout, sauf pour deux bâtiments qui sont coiffés d'un toit à pignon.Le bâtiment mesure 233,5 pieds le long de la rue Sher- Le hall d'entrée brooke, 410 pieds le long de la rue Kimberley (en partant de l'angle que forme le mur principal de la façade avec la parallèle à la rue Kimberley), 185 pieds dans sa partie la plus large à l'arrière, et 380 pieds le long de la rue Jeanne-Mance.Avant l'incendie de 1976, l'édifice \u2022 - i La face ouest, vue du sud-ouest.Les ateliers se trouvaient jadis dans les bâtiments coiffés d'un toit à pignon.PHOTOS PAUL-HENRI T Al BOT.La Prnie mesurait 169 pieds de plus le long de la rue Jeanne-Mance.Lors de sa construction, les architectes lui ont donné un gabarit en harmonie avec l'environnement, d'où la hauteur relativement modeste de la façade, soit 43 pieds au-dessus du niveau de la rue.Et à cause de la dénivellation du terrain, l'entrée principale de l'édifice se trouve au troisième plancher (ou deuxième étage) d'un edifice qui comporte cinq niveaux au total.L'édifice de l'École comprend deux parties fort distinctes, la partie antérieure, où logeait l'administration, et la partie arrière où se trouvaient les ateliers techniques.Ces deux parties sont indissociables au plan stylistique et sont reliées par un corps de bâtiment de liaison où se trouve l'entrée secondaire construite en 1926, même si l'ornementation est moins importante dans le cas du bâtiment arrière.L'École fut construite en respectant parfaitement la trame de rues de l'époque, ce qui explique que la façade forme une diagonale avec les deux faces latérales.La partie antérieure est symétri-que par rapport à deux axes perpendiculaires aux deux rues principales et formant un angle de 18 degrés entre eux.Mais dans le cas de l'axe perpendiculaire â l'avenue du Président-Kennedy, il s'agit d'une pure coïncidence.En effet, au moment de sa construction, la rue Ontario était parallèle à la rue Sherbrooke et aboutissait à l'angle actuel de la rue de Bleury et du boulevard de Maisonneuve, qui portait d'ailleurs le nom de rue Ontario entre les rues de Bleury et Bishop.D'ailleurs, le mur arrière de l'édifice originel était parallèle â l'ancien tracé de la rue Ontario.L'implantation au sol est fort complexe.La partie antérieure épouse la forme d'un rectangle trapèze, dans lequel s'inscrivent deux cours intérieures également de la forme d'un rectangle trapèze, et se trouvant aux extrémités du corps de bâtiment central de forme ovale où on retrouve un gymnase parfois aménagé en discothèque, un auditorium de deux étages et une bibliothèque.La partie arrière de l'immeuble épouse la forme générale d'un rectangle, avec une excroissance pour accueillir une entrée secondaire, à l'angle nord-est.Le style Beaux-Arts est évident tant dans l'ordonnance que dans les éléments architectoniques retenus par les architectes.La façade de la rue Sherbrooke est particulièrement intéressante, tant pour sa symétrie que pour sa hauteur relativement modeste qui contribue â accentuer sa linéarité horizontale.Elle se décompose en trois parties: un avant-corps de 73,5 pieds de largeur et 15,5 de profondeur, qui forme un imposant portique dorique, et deux sections latérales de cinq travées de fenêtres.L'avant-corps comprend trois ouvertures à arc surbaissé avec clé de voûte en façade et est encadré de quatre colonnes doriques cannelées et galbées qui sont saillantes par rapport à sa surface.Ces colonnes â base sans plinthe sont dotées d'un chapiteau â rosaces.Quatre colonnes engagées de même type encadrent à leur tour ces ouvertures, au fond desquelles on remarque les trois portes d'entrée en bronze.Chaque RENDEZ VOUS 92 1992.350\" ANNIVERSAIRE DE LA row\\rio\\ ni: \\io\\TRti\\i.porte à deux battants est surmontée d'une imposte de verre, d'un fronton triangulaire interrompu par un cartouche, puis d'un mur-rideau orné de fer forgé recouvert de bronze.De chaque côté de l'imposte, on peut apercevoir des haut-reliefs représentant des têtes de lion.L'entablement comprend une frise à métopes et à triglyphes en forme de bc-sants et une corniche à caissons richement ornementés, au-dessus de mutu-les.L'attique est sans fenêtres dans cette partie de la façade et est interrompu par les pilastres de pierre situés dans l'axe des colonnes engagées et couronnés par une palmette.Deux vasques surmontent les deux colonnes qui encadrent cet avant-corps de chaque côté.Une acrotère couronne l'attique en son centre et propose deux rondes-bosses représentant deux travailleurs à torse nu qui encadrent un cartouche surmonté d'une volute.Les deux sections latérales proposent le même genre de travées, séparées par des pilastres doriques, qui sont géminés et jumelés aux extrémités.Toutes les fenêtres sont rectangulaires et s'inscrivent dans un ressaut.Chaque travée comprend au rez-de-chaussée une fenêtre surmontée d'une moulure formant fronton dans laquelle s'encastre une clé de voûte ornementale qui s'Insère dans l'allège de l'étage, une fenêtre rectangulaire à l'étage et une fenêtre plus petite au niveau de l'attique.Le cadre mouluré de cette fenêtre se prolonge dans les trumeaux pour former un bandeau.L'entablement se prolonge aussi dans ses sections, mais son ornementation se limite à des besants insérés dans l'axe des pilastres.Les faces est et ouest reprennent sensiblement le même vocabulaire\" architectural que la façade, mais avec certaines additions intéressantes.Du côté de la rue Saint-Urbain, on remarquera plus particulièrement les guirlandes ornementales qui surmontent les pilastres jumelés, la tourelle à fenêtres étroites qui loge la cage d'escalier et l'unique fenêtre à embrasure cintrée de l'ensemble qui la flanque, et le fenêtrage de type industriel de la partie la plus au sud, jadis réservée aux ateliers.Du côté de la rue Jeanne-Mance, on remarquera plus particulièrement la face symétrique de la partie antérieure avec son avant-corps curviligne (le même avant-corps se retrouve dans le mur sud de cette même partie), les toits à pignon percés de puits de lumière et reposant sur des consoles bien dégagées des murs longs, l'oeil-de-boeuf du mur-pignon le plus au sud, et la cheminée en brique qui s'élève bien haut dans le ciel.SOURCES.Ministère des Affaires culturelles: L'êoofê technique de Montreal, par le Croupe de recherche pour ! architecture et les sites historiques de l'Université de Montreal; et documents divers \u2014 Université du Quebec a Montreal : plans et coupes de l'édifice, et implantation au sol \u2014 Communauté urbaine de Mont* real.Service de la planification du territoire: Reper-toire d'architecture traditionnelle - Les edifices scolaires: et documents divers \u2014 Bulletin de la Chambre de commerce du district de Montreal y vol.12.no 8, août 1911 ) : école technique de Montreal.REPÈRES Nom: École technique de Montréal.Adresse: 200, rue Sherbrooke Ouest.Métro: station Place-des-Arts, rue Jeanne-Mance vers le nord, et rue Sherbrooke vers l'est.Le texte original de ces articles est offert sous forme de livres (4 tomes) par les Editions La Presse et par les Editions du Méridien, sous le titre Montreal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Architecture L exposition Maxwell sied bien au Musée des Beaux-Arts JEAN-PIERRE BONHOMME di e nouveau Ha Musée des Beaux-Arts de Montréal est en quelque sorte devenu bicéphale, bipolaire.Oeuvre de l'architecte Moshc Safdic, la nouvelle aile à grande arche, qui vient d'ouvrir, paraît devoir devenir un nouveau musée d'art contemporain.La grande exposition des tableaux de Kiopelle et celle de plusieurs autres oeuvres, dans cette partie nouvelle, au sud, semblent le montrer.Quand le musée d'art contemporain de la Place des Arts ouvrira ses portes, dans quelques mois, le Québec sera on ne peut plus gâté en fait de modernisme.La grande exposition de Rio-pelle, toutefois, fait passer sous silence une autre exposition, beaucoup moins contemporaine celle-là, mais pas très ancienne non plus: celle qui rappelle les grandes oeuvres des deux frères Edward et William Maxwell et qui se tient dans le vieil immeuble du côté nord de la rue Sherbrooke.II faut dire que cette exposition sied parfaitement à la vocation naturelle du Musée des Beaux-Arts: celle de la tradition classique comme on la percevait chez les vieux collectionneurs du Square Mile.Le pavillon dans lequel les travaux des frères Maxwell sont exposés existe effectivement depuis 80 ans \u2014 ce qui est «vieux» en termes montréalais, mais pas très ancien en termes historiques \u2014 a justement été dessiné par ces fameux frères Maxwell.Edward et William étaient devenus les favoris de la très puissante élite marchande du Square Mile, notamment celle du groupe financier de la Banque de Montréal et des Chemins de fer Canadian Pacific.L'alliance des frères Maxwell avec les puissances commerçantes était si solide qu'on leur a confié la construction des trois plus grands « private clubs» de la ville: le Mount Royal, le Saint lames et le Forest and Stream.Signalons que l'actuel Musée des Beaux-Arts était lui aussi un « private club»: le musée d'aujourd'hui était alors destiné à abriter les collections de Y Art Association of Montreal.Il n'a véritablement été ouvert au public que du vivant de l'auteur de ces lignes.Les entreprises de ces architec- - ~ - - ^ I5T» r r\t\tS ¦\t; t\tr\tm\ti : r r\t\t*\tHLL \\\t»\tc\t \tr\ti\tl :tV * 5\t1\t.f\tf g\t\t\tt S ; -\t\t;f\t *\tfi\t*\u2022\t\t-\t\ti.* \" r\t\tS\t1 s P f\t\t\t \t\t\t\t\t\t \t\t\tr i\t>\tl\t Le Château Frontenac tes ont été considérables.La formation qu'ils avaient reçue à Boston, chez des architectes dont certains avaient été formés aux solides traditions de l'École des Beaux-Arts de Paris, leur a permis de donner la monumen-talite qu'il fallait aux immeubles des puissants.Plusieurs grands manoirs du Square Mile sont dus aux Maxwell.Mais ce sont eux, aussi, qui ont dessiné l'immeuble du Board of Trade, d'une partie de la gare Windsor, du Parlement de la Saskatchewan, et.de la tour et de l'aile Saint-Louis du Château Frontenac: le Château de la capitale n'était rien d'autre qu'un hôtel du Canadian Pacific.L'exposition sur l'architecture des Maxwell ne peut donc mieux célébrer le 80e anniversaire de cette institution maintenant devenue publique.Cette architecture brille par sa richesse \u2014 celle des matériaux et des volumes \u2014 et sa volonté d'exprimer la puissance.Tout Montréalais soucieux de connaître la récente histoire de sa ville doit voir cette exposition de l'aile néo-classique du musée.Il y découvrira une architecture désireuse d'exprimer la nostalgie des richards pour la vie de château et pour la force unificatrice des chemins de fer.Cette oeuvre, bien que réalisée en notre siècle, n'est pourtant pas vraiment contemporaine: son esprit est ancien.Les commerçants écossais voulaient reproduire ici l'image qu'ils se faisaient des réussites européennes.Les frères Maxwell ont merveilleusement bien répondu à cet objectif; leur goût pour la décoration classique à l'anglo-saxonne, récupérée pour célébrer l'argent, est remarquable.Il a marqué cette époque faste, représentative d'une elite fabuleusement riche qui est maintenant désintégrée.Signalons enfin que les visiteurs ont avantage à déambuler dans les salles du vieil immeuble Maxwell.Leurs formes et leurs volumes sont plus adaptés à la fonction musée; le visiteur s> retrouve mieux.La nouvelle aile, par contre, décontenance, déroute le visiteur.Elle semble avoir été composée pour montrer.Montreal plutôt que les oeuvres des artistes. B6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 12 JANVIER 1992 Economie Comment une PME devient fournisseur de Sony au Japon Ml VILLE TREMBLAY 1 t 2m Val Ra-¦ nctkins adore la photographie fHà v cl ,a pl°n8ée sous-marine.En 1966, alors qu'il coordonne la construction d'un pipeline au Venezuela, il se bricole un boi-tier de plexiglas pour combiner -os deux passions et s'échapper dans les eaux chaudes des Caraïbes.Il y a huit ans, lorsqu'il est licencie par sa firme d'ingénierie, Ranetkins se résoud.pour gagner sa croûte, à fabriquer des boitiers en epoxy dans son sous-sol.Coup de chance, le prestigieux magazine américain National Geographic remarque sa publicité et lui commande des exemplaires.De l'aluminium «Ils m'ont demande des boîtiers en aluminium, un matériau plus résistant aux chocs.Je pensait que je n'y arriverais pas, car je n'avais pas assez d'argent.Mais National Geographic a pris le risque de m'avancer 12 000$ pour payer l'outillage spécialisé.Trois mois plus tard, je leur livrais 35 boitiers.qu'ils continuent d'utiliser.» Ranetkins s'associe avec un petit atelier d'usinage pour lancer la compagnie Aquavision System.Mais il est malheureux de sa situation minoritaire, et fonde Am-phibico quatre ans plus tard.Pour ce deuxième essai, Ranetkins améliore la technologie qu'il a développée, et fabrique des boîtiers destinés à protéger la caméra vidéo 8 mm que vient de lancer Sony.La petite entreprise de Dor-val devient rapidement le leader mondial dans son étroit créneau, et profite du succès de Sony.Sur la liste des clients, on retrouve la National Geographic, à laquelle se joignent l'Office National du Film et les grands réseaux de télévision des Etats-Unis et du Canada.Tous des acheteurs sophistiqués et exigeants.Mais Ranetkins rêve de décrocher le client le plus difficile à satisfaire, nul autre que Sony Corporation, le géant japonais des produits de consommation électroniques.Sony essayait depuis un bon moment de fabriquer un boîtier permettant d'utiliser sa caméra vidéo en plongée et dans les autres sports nautiques, mais le résultat en fibre de verre était nettement inférieur au mien, dit Ranetkins, en montrant le très gros prototype de Sony, juché sur une étagère de son bureau.Après plusieurs voyages à Tokyo.Ranetkins parvient à intéresser Sony, qui lui demande de concevoir et de lui vendre un design exclusif.«|9ai refusé, raconte l'ingénieur, parce que je voulais faire le design et la fabrication.|c pensais l'affaire morte, lorsque, quatre mois plus tard, ils acceptaient mes conditions.» En octobre dernier, la petite Amphibico est devenue la seule compagnie canadienne, et l'une des rares à l'extérieur du lapon, à fournir un produit fini qui porte les couleurs et la marque Sony.A COMPÉTITIVITÉ Devenir riche, c'est devenir concurrentiel dans une économie globale.Autrement, c'est mourir.À petit feu pour la société, foudroyées pour les entreprises.Au Québec, des firmes empruntent des stratégies variées pour gagner.La Presse vous présente un cas typique parmi plusieurs.Montréal, on le vend à 269 $.Mais de cette impressionnante victoire, Ranetkins n'est pas assuré de récolter les fruits.Victoire incertaine Stimulée par des acheteurs très exigeants, Amphibico est devenue une entreprise très innovatrice, experte dans un secteur de pointe.Par exemple, elle est la première à utiliser dans ses boitiers des commandes à infrarouge et un microphone qui fonctionne tant à la surface que sous l'eau.L'innovation est une condition essentielle pour réussir dans un marché mondial ultracompétitif comme celui des produits de consommation électroniques, que dominent les (aponais.Mais ce n'est pas suffisant.Maintenant que Ranentkins a accroché son petit wagon au Bullet Train de Sony, pour ne pas dérailler dans la courbe, il doit pouvoir produire de grandes quantités à faible prix, et avec une qualité toujours irréprochable.Ce sont des défis qu'il peine à relever.« Les gens de Sony sont extraor-dinairement difficiles.Ils ne veulent pas voir une seule empreinte digitale sur le ruban adhésif jaune qui scelle le sac de plastique qui emballe nos produits», déclare Ranetkins.Cela ne surpend pas Joseph Ke-lada, professeur aux HEC: «Sony est le leader mondial en matière de qualité totale.Ils sont extrêmement rigoureux.» La transformation Kelada, lui même un expert reconnu de ces questions, affirme que plus de 60 p.cent des entreprises ne réussissent pas la transformation que vit Amphibico, soit le passage d'une production artisanale à une production industrielle.Présentement, Amphibico ne fabrique pour Sony que 44 boîtiers par jour, mais pour desservir un marché mondial en croissance, il lui faudra réaliser de gros investissements.L'autofinancement et le support de la Banque Nationale ne suffiront pas, dit Kelada.Il faudra des capitaux externes.Produire en série est une chose, le faire dans un contexte de qualité totale en est une autre.En plus d'acheter un équipement dernier cri.Amphibico devra développer une culture d'entreprise spéciale, qui devra imprégner l'ensemble de sa gestion, ajoute Kelada.Amphibico a la chance d'avoir en Sony un excellent professeur, et l'élève est appliqué.«Nous sommes très fiers d'eux.Leur produit est très bien accueilli dans le marché», affirme M.Arthur Mason, président de Sony Canada.«|e rêve en grand, dit Ranetkins.Mais si nous échouons, ils vont nous manger rapidement.Us ont enregistré sur vidéo toutes nos opérations.Le plus dur, c'est de garder notre client heureux.» DEMAIN: CAE Électronique a gagné la moitié du marché mondial des simulateurs de vol en misant sur ses cerveaux et la soumission aux clients.¦ Kg Val Ranetkins avec son boîtier étanche pour la caméra video 8 mm de Sony.photo Michel gravel u Presse PROPOSITIONS DAFFAIRES 705 HYPOTHEQUES A Al 1ERE et 2e.boionce ôe vente, notoire loôerge 729-4334 a IRE, 2E, occeptetion directe, ropide.M.Boolos 628-44S9 710 OCCASIONS D AFFAIRES INVITATION Concept exclusif de franchises en pleine expansion.\u2022 Déjà 22 franchises vendues au Quebec (ion- 3ueuil.Repentigny oiiette.Westmount.Laval, etc i RECHERCHONS \u2022 Gens sérieux désireux de se lancer en affaires.\u2022Qualités requises: dynamique, entrepreneur, ambitieux NOUS OFFRONS \u2022 Garantie écrite de 25000$ de revenus bruts après seulement 3 mois.\u2022 Aide au financement.\u2022 Territoires proteges \u2022 Concept < Clé en main ».\u2022 Assistance permanente.PASSEZ A L'ACTION I (514)844-7239 1-800-561-1410 _1?wq.h fin SUPER MARCHÉ AUX PUCES 5 tto黫i1* £
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