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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-02-12, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales \u2022> f Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 12 FEVRIER 1992 \t\t \t\t\u2022 Le projet du GATT ne toucherait pas la Caisse de dépôt Le Québec serait loin de perdre tous ses leviers économiques, selon le chef négociateur du Canada PHILIPPE DUBUISSON du hurehu de La Presse OTTA WA i le projet d'accord commercial du GATT est adopté dans sa forme ae-tuclle?certains programmes de subventions du Québec et des autres provinces canadiennes seront passibles de représailles sur les marchés étrangers, a confirmé hier le chef négociateur du Canada.M.Germain Denis.Toutefois, le gouvernement du Québec serait loin de perdre tous ses leviers de développement économique, a précisé le sous-ministre adjoint au Commerce extérieur, en marge d'une rencontre avec un comité de la Chambre des communes.Aussi, les subventions destinées au développement régional ainsi que les mesures fiscales offertes à i'ensemble des entreprises, telles que les crédits d'impôt pour la recherche el le développement, ne pourraient donner matière à repré- sailles par un partenaire commercial.Pas plus d'ailleurs que le régime d'épargne-action (REA).Les activités de la Caisse de dépôt et placement du Québec n'entrent pas non plus dans la catégorie de subventions pouvant être contestées.Celle-ci investit les fonds du régime des rentes et autres régimes de pension sur le marché des valeurs mobilières ainsi que dans les entreprises par le truchement de prises de participation au capital.Selon les accords proposés au GATT, ses activités sont permises.En outre, le concept de subvention proposé par le secrétaire général du GATT, Arthur Dunkel, met à l'abri les programmes sociaux reliés à la santé ou au soutien du revenu, telles que l'assu-rance-chômage et l'assistance sociale.Les programmes publics de formation de la main-d'oeuvre, offerts en institution ou par les entreprises, ne sont également pas menacés.Ce qui inquiète les négociateurs fédé- raux, c'est que le libellé de la réglementation prévoit que «toutes les subventions des provinces et des États impliquant une contribution financière sont jugées spécifiques», c'est-à-dire passibles de sanctions.Jusqu'à présent, seules les subventions provinciales destinées à une industrie ou à un secteur précis étaient passibles de représailles.C'est le cas, par exemple, des tarifs préférentiels d'électricité accordés à la firme ABI, de Bécancour, dont les produits de magnésium exportés aux États-Unis seront vraisemblablement frappés d'un droit compensateur à la douane américaine.Désormais, selon le projet d'accord du GATT, les subventions visant l'ensemble des entreprises pourront aussi être contestées.Ainsi, les États-Unis pourraient entreprendre des procédures contre les pratiques d'Hydro-Québec s'ils estiment que le tarif industriel offert à l'ensemble des entreprises est jugé trop bas par rapport au tarif résidentiel, ce qui pourrait représenter une subvention.De plus, les exemptions prévues pour les subventions versées par les gouvernements nationaux et fédéraux ne s'appliqueraient pas à l'aide accordée par les provinces ou États.«Nous sommes toutefois confiants de clarifier ce point», explique M.Denis.Les subventions versées par la Société de développement industriel du Québec (SDI), qui représentent quelque 300 mil-lionsS annuellement, pourraient aussi être contestées, car il s'agit de contributions financières directes.Les produits exportés par des entreprises ayant bénéficié de tels subventions seraient ainsi passibles d'une taxe spéciale à la douane.Toutefois, souligne le chef négociateur canadien, la subvention doit représenter plus de 5 p.cent du chiffre d'affaires pour être contestée, «ce qui met à l'abri la plupart des programmes destinées à la petite et moyenne entreprise».Une meilleure protection M.Denis ajoute que le projet d'accord du GATT prévoit améliorer sensible- ment les règles pour l'imposition de sanctions, ce qui protégera sensiblement les entreprises contre le recours abusif aux droits compensateurs.Ainsi, les subventions devront représenter au moins un p.cent du prix de vente, contre 0,5 p.cent actuellement, pour qu'une plainte soit étudiée.De plus, il est proposé que le droit compensateur expire après une période de cinq ans, ce qui rend nécessaire un réexamen du préjudice.Enfin, le requérant devra faire la preuve que sa plainte est supportée par l'industrie nationale.«E>e sorte que ce n'est pas tout le monde qui pourra présenter une plainte», explique M.Denis.Les ministres provinciaux responsables du commerce extérieur rencontrent leur homologue fédéral, Michael Wilson, aujourd'hui a Ottawa, pour faire le point sur les négociations du GATT.Selon M.Denis, une entente cadre pourrait être conclue d'ici Pâques.Autres textes en page C-2 Ciaccia juge «inacceptable» le projet d'entente du GATT John Ciaccia MICHEL VAN DE WALLE de lu Presse Canadienne m e ministre québécois des usa Affaires internationales, John Ciaccia, juge «inacceptables» les dispositions actuelles relatives aux subventions industrielles et au commerce agricole contenues dans le projet d'entente globale soumis dans le cadre du GATT.Lors d'une conférence fédérale-provinciale des ministres du Commerce extérieur aujourd'hui à Ottawa, M.Ciaccia demandera que des modifications importantes soient exigées par le Canada au texte ac-tuellement examiné par les 108 pays membres du GATT.Cette position de M.Ciaccia semble mettre un bémol aux déclarations faites en Suisse par le premier ministre Bou-rassa à l'effet que la proposition présentement sur la table serait préférable à la situation actuelle.1n terrogé sur l'hypothèse que le Canada refuse de signer le nouvel accord s'il n'obtient pas satisfaction, M.Ciaccia a contourné les questions en répondant qu'en «pleine négociation, ce n'est pas le moment de dévoiler toutes nos cartes.La position que nous devom prendre actuellement est de maintenir dans les deux secteurs nos positions».Rapport Dunkel Rappelons qu'en décembre dernier, le directeur-général du GATT, Arthur Dunkel, a déposé un projet d'accord destiné à mettre fin à l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations multilatérales du GATT ( Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce).Le rapport Dunkel traite de tous les sujets mais c'est surtout le dossier agricole qui soulevé les passions.Au Québec, l'Union des producteurs agricoles craint de voir disparaître le système actuel des gestion de l'offre et de la demande dans les secteurs du lait, de la volaille et des oeufs.Une libéralisation du commerce dans ce secteur, affirme PUPA, conduirait à la disparition progressive de milliers de fermes.Sur ce sujet, M.Ciaccia a réaffirmé que le gouvernement du Québec fait front commun avec PUPA et qu'il demandera de nouveau à Ottawa de réclamer un renforcement de Particle XI du GATT, qui permet de limiter les importations, alors que le rapport Dunkel le fait tout simplement disparaître.Subventions Si le volet agricole a été sous les feux de la rampe depuis deux ans, celui de la définition des subventions industrielles acceptables et prohibées n'a fait surface qu'en décembre, lors du dépôt du rapport Dunkel.le problème est le suivant: seraient considérées comme susceptibles de mesures de retorsion de la part des autres pays certaines subventions accordées par des gouvernements territoriaux.Autrement dit, le Canada, comme Etat national, pourrait accorder cer- taines subventions que le Québec ne pourrait plus verser, celui-ci étant considéré comme un gouvernement territorial.M.Ciaccia demande que «des modifications importantes ( soient ) apportées au projet d'Acte final (du GATT) en ce qui concerne les dispositions relatives aux subventions et aux droits compensateurs».Le Parti québécois a estimé que le rapport Dunkel aurait pour effet de «stériliser plusieurs outils économiques du Québec».On songe ici à la Caisse de dépôt et placement, à la Société générale de financement ou encore à la Société de développement industriel.Hier, M.Ciaccia affirmait que la Caisse de dépôt et la SGF ne sont pas affectées parce qu'elle prennent des participations dans le capital-actions des entreprises.Par contre, certains programmes de garanties de prêts de la SDI pourraient par exemple être menacés, convenait le ministre.Mais les choses ne sont pas aussi limpides.Le libellé du texte de M.Dunkel définit comme une subvention «une pratique des pouvoirs publics qui comporte un transfert direct de fonds (par exemple, sous forme de dons, prêts et participation au capital social ), des transferts directes potentiels ou des engagements ( par exemple, des garanties de prêts)».Or.une «participation au capital social» est-elle l'équivalent de ce que l'on appelle ici une prise de participation dans le capital-actions d'une société?ce que font la Caisse et la SGF.À la Caisse de dépôt, la porte-parole, Suzanne Brochu, réaffirmait hier que «la Caisse investit dans des entreprises et ne subventionne pas».Cependant, si le texte Dunkel est entériné tel quel, un pays pourrait utiliser les diverses interprétations possibles à donner aux subventions susceptibles de mesures de rétorsion pour exiger des droits compensatoires.Alors s'amorcerait une longue guérilla devant les instances du GATT.Et il importe de rappeler ici que, dans l'accord de libre-échange avec les États-Unis, il avait été convenu de laisser de côté la définition de ce qu'est une «subvention».On s'était entendu pour adopter celle qui émergerait du G AIT.M.Ciaccia a signale que le rapport Dunkel comporte néanmoins plusieurs éléments positifs pour le Québec, tels l'inclusion du commerce des services ou encore les dispositions relatives à la propriété intellectuelle.Dans le domaine du textile et du vêtement, qui sera dorénavant intégré au GATT et dont le commerce sera de plus en plus libéralisé, M.Ciaccia réclame aussi d'Ottawa des mesures d'adaptation pour cette industrie, particulièrement présente à Montreal.Rappelons qu'Ottawa avait promis des programmes d'adaptation industrielle et de la main-d'oeuvre a la suite de l'Accord de libre-échange, ce qui n'a jamais été fait.La chef de l'Assemblée des premières nations, Ovide Mercredi (à gauche), a provoqué lire de nombreux participants à la conférence constitutionnelle de Toronto, ce week-end, en exigeant que les mots * société distincte» soient aussi utilisés pour les autochtones dans la constitution.Hier, M.Mercredi était à Québec.Le Conseil national autochtone se distancie d'Ovide Mercredi « Mercredi ne parle pas au nom de tous les autochtones » MARIE-CLAUDE LORTIE flu bureau de La Presse OTTAWA e président du Conseil nations nal autochtone du Canada, Ron George, a lancé un vigoureux avertissement aux membres du comité Beaudoin-Dobbie, au gouvernement et aux médias hier: Ovide Mercredi, ne parle pas au nom de tous les autochtones du Canada, et s'il provoque une confrontation avec le Québec, c'est son problème.Voilà en effet ce qu'a expliqué aux membres du comité Beaudoin-Dobbie, le président d'un regroupement autochtone qui représente les autochtones vivant à l'extérieur des réserves, de ceux qui n'ont pas le statut officiel d'indien selon la loi et certains métis.M.George considère qu'il parle ainsi au nom d'environ 750 000 autochtones.Ce nombre inclut cependant tous les 250 000 métis canadiens, qui ont une autre organisation nationale parlant en leur nom, le Conseil national des métis.Ovide Mercredi est le chef national de l'Assemblée des premières nations, qui représente les 600 000 indiens inscrits vivant dans les réserves canadiennes.Il est le seul actuellement à réclamer un statut de société distincte pour les autochtones, identique en tout points à celui qu'on propose de reconnaître au Québec.Ron George a lui aussi demandé au comité la reconnaissance d'une société distincte autochtone, mais à rencontre de Mercredi, il estime que la reconnaissance des droits inhérents des au- tochtones a l'autonomie gouvernementale serait une bonne façon de reconnaître ce statut.«On dirait que les autochtones sont maintenant pris entre le Québec et le reste du Canada à cause de la guerre au sujet du mot \"distinct\".|c dis très clairement que nous avons toujours respecté la société distincte.Comme l'APN d'ailleurs.Sauf que nous nous disons que si le Québec veut garder ces mots pour lui, nous, nous écrirons le mot \u2022'inhérent99», a expliqué M.George, hier, à la sortie des audiences du comité.M.Mercredi a provoqué l'ire du député québécois Jean-Pierre Blackburn au comité lundi, ainsi que celle de nombreux participants québécois durant le week-end, à la conférence constitutionnelle de Toronto, en exigeant que les mots «société distincte» soient aussi utilisés pour les autochtones dans la constitution.Ces Québécois estiment que le mot leur est réservé pour des raisons symboliques mais aussi parce qu'il décrit une réalité historique et politique différente.M.George n'a pas voulu condamner la stratégie de M.Mercredi hier, mais il est ressorti clairement de ses propos qu'il ne l'approuve pas.«Ovide Mercredi ne m'a pas consulté avant de décider de sa stratégie, et ce sera à lui de faire face au Québec, et s'assumer les conséquences de ses paroles.(.) Nous n'avons jamais attiré ce genre de critiques après nos participations aux conférences de Halifax, de Calgary et de Montréal.Ceci laisse entendre que notre approche, qui consiste à dialoguer et à raisonner, fonctionne», a-t-il déclaré.«Nous ne voulons pas être entrâmes dans une guerre factice avec le Québec ou le Canada français.Il y en a qui oeuvrent contre l'unité nationale, en tentant de monter les peuples aborigènes et les Québécois les uns contre les autres», a-t-il en outre déclaré au comité.La présidente de Inuit Tapirisat du Canada, Rosemarie Kuptana, est venue elle aussi demander au comité hier une «société distincte», pour les 32 000 Inuit.Mais elle non plus ne s'accroche pas aux mots.Un représentant inuk, Zebedee Nungak, avait même proposé, au cours de la conférence de Toronto, qu'on parle de «immigut iliqqusiqarniq», qui signifie «société distincte» en inuktitut.Est-ce que la reconnaissance des droits inhérents serait pour elle une façon de reconnaître la «société distincte» inuk?a-t-on demandé à Mme Kuptana, à la sortie des audiences.« Nous sommes ouverts aux négociations», a-t-ellc répondu.Tout comme l'APN, les Inuit et le CNAC demandent la reconnaissance du droit inhérent des peuples autochtones à l'autonomie gouvernementale.Un droit qui ne serait pas défini, mais qui servirait aux autochtones à négocier leurs gouvernements plus tard.Un droit qui serait exerce a l'intérieur du Canada et ne permettrait pas aux autochtones de devenir indépendants, mais plutôt de se joindre officiellement, pour la première fois, à la confédération canadienne.Mulroney entreprend une série de tournées Presse Canadienne OTTA WA vec des élections générales SthA en vue pour I an prochain et des sondages d'opinion qui limitent la popularité de son gouvernement à 12 pour cent, le premier ministre Brian Mulroney entreprend aujourd'hui une tournée dans le sud de l'Ontario.En trois jours, il visitera notam- ment Orillia, Midland, Barrie, Peterborough et Newcastle.Ce ne sera d'ailleurs pas la dernière tournée de M.Mulroney.L'un de ses adjoints a fait savoir qu'il en sera probablement ainsi tous les mois, dans des régions qui n'ont pas été visitées depuis les dernières élections.«Nous voulons qu'il soit sur la route, a expliqué ce collaborateur, dans les petites villes, rencontrant les élèves d'écoles secondaires et les gens ordinaires, plu- tôt que les autorités des grandes villes.» M.Mulroney concentrera ses efforts dans les circonscriptions traditionnellement tories, afin de pouvoir les conserver et de se maintenir au pouvoir.Il fera également des incursions Jans les circonscriptions menacées par le Reform Party, qui mène depuis quelque temps une vigoureuse campagne d'organisation.Un pilier de l'agriculture en péril PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTA WA OBI rois des quatres piliers I de la production agricole québécoise, soit l'assu-rance-récolte, l'assurance-stabilisation et le crédit agricole ne sont pas menacés par le projet d'accord au GATT, affirme le principal négociateur canadien.Mais les offices de commercialisation, qui contrôlent l'offre des produits agricoles par le truchement de quotas et de contingents à l'importation, sont en périls, affirme M.Germain Denis.Le Canada a tout simplement trop peu d'appuis à la table de négociation multilatérale pour défendre ses positions.C'est ce qui ressort d'un long témoignage du sous-ministre adjoint au Com* merce extérieur et principal négociateur canadien au GATT devant le comité permanent de la Chambre des communes sur l'agriculture, hier.«Nous estimons que 45 p.cent des programmes provinciaux dans le secteur agricole ne sont pas menacés par le projet d'accord», a déclaré M.Denis.Dans le secteur des oeufs, du lait et de la volaille, le Canada contrôle le niveau de production sur son territoire en ayant recours à l'article XI des accords du GATT qui permet des contingents à l'importation, fermant ainsi la frontière aux produits étrangers.« Mais dans le monde d'Arthur Dunkel (secrétaire générale du GATT), les quotas n'existeront plus», a-joute Michael Gifford.négociateur canadien pour le secteur agricole.Selon le projet d'accord, les quotas à l'importation seront remplacés par des tarifs douaniers, pouvant s'élever jusqu'à 200 p.cent du prix de vente.Ces droits de douanes seraient sensiblement réduits par la suite, diminuant ainsi la protection accordée aux producteurs locaux.Le Canada a cherché à renforcer et clarifier l'article XI du GATT au cours de ces négociations pour protéger ses offices de commercialisation agricoles.Une brèche avait notamment été ouverte dans le système des contingents lorsqu'un panel du GATT avait décrété il y a quelques années qu'il ne pouvait s'appliquer pour contrer les importations de yogourt et de crème glacée.Mais le Canada n'a pas suffisamment d'alliés pour maintenir l'article XI et les quotas d'importation sur les produits de base comme les oeufs, la volaille et le lait.«La CEE et les États-Unis se sont entendus en août dernier pour remplacer tous les quotas par des tarifs douaniers.Nous avons peu d'appuis», dit M.Gifford.Selon M.Denis, les agriculteurs n'ont toutefois pas à craindre pour les programmes d'assurance-récolte et d'iissurance-stabilisa-tion qui permettent d'assurer un revenu minimum aux agriculteurs.«Ces programmes ne sont pas menaces car ils tombent dans la catégorie verte», dit-il, soit les programmes qui ne créent pas de distorsion dans le commerce international.1 LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 12 FEVRIER 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration \t\t\t\t\t\t\t\t 1 ' .\"I\t\ts 1 * * ** é* if a ^ -J** * *'\t\t\t\t\t\t\u2022 *-\u2022, Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adioint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef L'équité sociale n'est plus où elle était t i ¦ Quand le ministre Marc-Yvan Côté a mis sur la table son idee d'impôt-service sur les soins de santé, sa proposition avait tout d'un exercice théorique.La loi fédérale garantissant à tous les Canadiens la gratuité des soins médicaux de base, toute transgression a ce principe aurait eu pour effet d'amputer les contributions d'Ottawa au regime québécois.Autant dire qu'à moins d'une improbable entente avec le gouvernement fédéral, le Québec n'avait rien à gagner à gruger dans le sacro-saint principe de gratuite.En revanche, il y risquait beaucoup, notamment en termes d'image auprès des autres provinces, qui ont toujours tenu mordicus aux modalités du régime canadien, au point d'y voir un symbole d'identité nationale.Am -m ?m - : - : Cette vision en a pris un coup cette semaine, alors que des premiers ministres provinciaux, Frank McKenna en tète, ont profité de la conférence fédérale-provinciale sur l'économie pour remettre en question la gratuité des soins de santé.Surprise: même les trois premiers ministres néo-democrates, Bob Rae, Roy Romanow et Michael Harcourt, ont repris sans trop d'hésitations le theme entonne par leur collègue du Nouveau-Brunswick.Cette brèche dans l'un des credos de la social-démocratie made in Canada montre, a tout le moins, qu'en ces temps de crise économique et d'essoufflement de l'Etat-Providence, lequite sociale n'est peut-être plus là où elle était.Et qu'à un moment où les ressources collectives se font rares, il convient peut-être de reviser l'équilibre entre la part des coûts de santé assumée par l'État et celle défrayée par les particuliers.Après tout, si les plus fortunés contribuent autrement que par l'impôt general aux soins qu'ils reçoivent, le régime d'assurance-maladie pourra mieux desservir tout le monde, y compris ceux qui n'ont pas les moyens de payer leur visite médicale à la pièce.Le moins que Ion puisse dire, c'est que cette surprenante sortie des premiers ministres provinciaux tombe à pic.Et elle ne pourra qu'alimenter les débats sur le financement du système de santé québécois qui se poursuivent cette semaine à Quebec.Fort de ces appuis inattendus, le gouvernement québécois n'en devrait pas moins hésiter avant de sauter à pieds joints sur l'idée d'un impôt-service généralise.Ne serait-ce que parce que le diagnostic qui se dégage, jusqu'à maintenant, de la commission parlementaire sur le financement du régime québécois, c'est que nous ne sommes pas encore au bord de la catastrophe.Dans l'ensemble, les Québécois sont loin de se livrer a une surconsommation effrénée de services médicaux.Et les dépenses que consacre le Québec a ses soins de santé correspondent grosso modo à son niveau de richesse et se situent dans la bonne moyenne des autres pays industrialisés.Le problème vient d'ailleurs: des pressions appréhendées en faveur dune hausse accélérée des coûts, de la baisse des contri- butions fédérales, et du frein que veut imposer l'Etat québécois à l'expansion des dépenses publiques, dans lesquelles la santé se taille la part du lion, pour juguler son déficit.Les projections voulant que le regime de santé québécois risque de souffrir d'un manque à gagner de deux milliards d'ici cinq ans s'alimentent a même ces trois facteurs conjugués, et non a quelque défaut inherent du système actuel.Le débat qui se déroule actuellement sous les auspices du ministre Côté montre, par ailleurs, qu'on peut dégager des sommes importantes en gérant mieux le régime actuel.Plusieurs idées ont été suggérées à cet égard.On pourrait les regrouper en quatre catégories.Réduire le nombre d'actes médicaux inutiles ou redondants, par exemple les radiographies pulmonaires de routine.Mettre la pédale douce sur les interventions lourdes telle l'hospitalisation.Favoriser, encore et toujours, la prévention (fournir des suppléments alimentaires à une femme enceinte coûte bien moins cher que soigner un bébé poids plume).Et enfin, rogner sur le gras administratif: les cartes plastifiées émises par les hôpitaux coûtent, à elles seules, 32 millions par année! De telles mesures ne combleraient sans doute pas le «trou> appréhende, mais au moins, elles permettraient aux citoyens d'en avoir plus pour leur argent.Avant de s'engager dans de nouvelles formules de financement dont la mise en place à elle seule coûterait une fortune, il vaudrait mieux commencer par là.Agnès GRUDA Les cohortes de la haine Bon, c'est entendu! Il y a quelque chose d'horrifiant dans l'embrigadement d'enfants de treize ans au sein de groupes de skinheads.Et de pathétique dans le désarroi des parents devant le comportement agressif et raciste de leur progéniture.D'où un sentiment de satisfaction et de soulagement à l'annonce d'une subvention fédérale visant à contrer la prolifération de ces cohortes de la haine.Mais il est trop facile de se donner bonne conscience en applaudissant à l'émergence d'une réaction face à un phénomène engendré par l'inaction.Car c'est bien de cela qu'il s'agit.Le projet mis de l'avant dans les Basses-Lau-rentides vise en effet à aider les parents à reprendre le contrôle de leurs jeunes adolescents séduits par les fantasmes racistes distillés par les skinheads.Et à lutter des le depart, a la maison, contre les premiers signes de cette séduction.Fort bien! Mais cette operation risque de tourner court si elle se limite a un combat contre l'intolérance.Alors que c'est d'une campagne en faveur de la tolérance dont ces jeunes auraient besoin.\"On peut en effet penser que ce ne sont pas les skinheads qui, les premiers, ont tenu devant eux des discours haineux sur «les immigrants voleurs de jobs».Ou sur ces étranges voisins qui ont le mauvais goût d'afficher leur différence.Et dont l'arrivée risque de faire chuter la valeur des maisons dans le quartier.Faut-il après cela s'étonner que les expéditions punitives de ces escouades racistes apparaissent à plusieurs comme la seule façon de combattre un «mal» que leurs parents n'ont pas su empêcher?Cette idéologie haineuse aurait moins de chance de prendre racine chez les adolescents si elle ne tombait pas dans un terreau fertile déjà labouré par la racisme rampant, et bien souvent inconscient, de nombreux parents.Il ne suffit pas de s'en scandaliser lorsqu'il se manifeste de façon radicale.Certes une réaction ferme s'impose aujourd'hui pour limiter les dégâts.Mais ses effets seront dérisoires si elle ne s'accompagne pas dune action positive pour empêcher leur répétition demain.Pierre gravel Un médecin refuse de soigner un jeune venu à l'urgence sans sa carte-soleil.M .sor F/HfTDh ft MAC 4#?S// C EST J>Po ùë~, tës tfa vues ok / /DEUX MOPBùGS t (MI W5$ m l .Si tas, i 1 y / DROITS RÉSERVES La boîte aux lettres Raymond Lévesque Chanson-thème de Montréal 1992: petitesse d'esprit 0 À propos du conflit au sujet de la chanson-thème des célébrations de Montréal, je ne crois pas, pour ma part, que ce soit la Corporation du 350e anniversaire qui est à mettre en cause mais bien la mesquinerie et la petitesse d'esprit de ceux qui protestent et qui ont organisé une pétition.Si le jury n'est pas satisfait des chansons qu'il a reçues, je ne vois pas le mal de prolonger le concours ni quelle loi peut l'interdire.269 chansons ce n'est pas la fin du monde.À la SACLM.il s'en dépose trois cents par semaine dont on n'entend jamais parler.Si ces messieurs ont écrit des oeuvres si extraordinaires, je ne vois pas pourquoi ils craignent tant la concurrence, le retrouve bien là ce milieu dans lequel j'ai fait toute ma vie, où l'on rencontre plus de jalousie et de méchanceté que de grandeur d'âme.Et c'est pire ici qu'à Paris.Ce qui n'est pas peu dire.Aussi je ne comprends pas toute cette haine envers monsieur Pla-mondon que je connais pour être un homme intègre, courageux, qui a toujours défendu les droits des auteurs-compositeurs d'ici.Apres l'indépendance, il nous restera à acquérir une plus grande largeur d'esprit.Raymond LÉVESQUE Longueuil Quand les gaffes attirent les baffes! m Dans le cadre des fêtes du 350e, nous proposons un nouveau concours: décerner un prix citron à l'organisation qui a fait preuve de la plus haute incompetence.N'ayez crainte, prestigieux mem-, bres de la Corporation, vous avez toutes les chances de remporter ce prix.Le déroulement du concours de la chanson-thème a confirmé votre manque de savoir-faire et soufflé la faible lueur d'espoir qui animait encore les irréductibles.D'abord le grand jury que vous avez choisi (le Roi-Soleil Plamon-don et sa cour) a rejeté les 269 oeuvres présentées en n'ayant pris connaissance que de 11 d'entre elles.Ces 11 chansons avaient été préalablement sélectionnées par un jury de quatre personnes; jury dont on est sans nouvelle depuis.Le Roi-Soleil n'a même pas eu la décence d'écouter les autres oeuvres avant de se lamenter de la faible participation, déclarer que c'était nul, et réouvrir le concours.Pour le second concours, vous annoncez sans sourciller que le grand jury entendra cette fois toutes les oeuvres pré-sentées, soit 200.En tant que participants au premier concours, nous nous estimons lésés.Pour ajouter au manque de transparence de cette farce monumentale, nous apprenons que la Corporation a tenté d'acheter le silence des 11 finalistes en leur jetant un os de 10 000$.Depuis le début, la Corporation fait des pieds et des mains pour se caler.Pas besoin d'en mettre autant pour remporter le prix citron.Même si les conditions et les règles du concours changeaient en cours de route, nos deux votes vous sont définitivement acquis.Christiane DESJARDINS et Jean-Denis BÉLANGER Montreal Autocars et fauteuils roulants Monsieur le ministre Elkns, ¦ En tant que citoyen se déplaçant en fauteuil roulant, je voudrais vous informer de la très piètre qualité du service à la «clientèle» offert dans les services d'autocars interurbains au Québec.En 1992, quand on parle d'améliorations au service à la clientele dans ce secteur, les personnes handicapées y sont complètement exclues.Saviez-vous qu'on peut voir des films sur cassettes dans les nouveaux modèles, qu'on retrouve des tables de travail dans certains autres, et des belles fenêtres panoramiques, et des bancs de plus en plus luxueux, etc.?Pendant ce temps, les personnes handicapées qui se déplacent en fauteuil roulant ont toujours d'énormes difficultés a monter et à descendre ces beaux véhicules, quand elles ne sont pas, pour la majorité, complètement empêchées d'y avoir accès, je pourrais vous décrire des situations que je vis continuellement depuis 2 ans qui sont très humiliantes quand elles ne sont pas en plus très douloureuses.Pourtant il existe à l'heure actuelle deux compagnies canadiennes qui construisent des autocars avec lift hydraulique.Nos transporteurs interurbains québécois pourraient faire l'acquisition d'un ou deux de ces véhicules comme «améliorations» pour leur clientèle.Mais est-ce que les personnes handicapées sont considérées comme «clientèle»?Certains diront que non parce qu'ils n'en voient pas suffisamment dans leurs autocars! Avant les années 70, les personnes handicapées ne sortaient pas d'institutions.Elles n'allaient pas au cinéma ou au restaurant ou aux études.Elles voyageaient très peu! Maintenant, c'est différent.11 existe des transports adaptés dans la moitié des municipalités du Québec.On retrouve de plus en plus de cinémas, restaurants et écoles accessibles.Mais pour se déplacer d'une ville a l'autre, les personnes handicapées ne veulent plus «d'ambulances»! Une plate-forme élévatricc coûte au plus dans les 40000 $ à 50000 $.c'est-à-dire environ de 4000 $ à 5000 $ par année échelonnés sur 10 ans.Or les transporteurs disent ne pas avoir les moyens financiers.Le gouvernement dit ne plus avoir d'argent pour des subventions.Pourtant, les «améliorations» actuelles qu'on apporte pour les clients non handicapés coûtent cher, mais on dit vouloir les faire pour micu.v desservir la «clientèle» et lui offrir plus de qualité et de sécurité! Cilles COUTU Personne se déplaçant en fauteuil roulant CM : le meilleur créateur d'emplois d En période de récession où tout le monde cherche la meilleure façon de revitaliser l'économie canadienne, le journal Lu Presse a publié, le 14 janvier dernier, des statistiques très intéressantes quant à la situation qui prévaut dans le secteur de l'automobile.Un dossier important puisqu'il est reconnu qu'en Amérique du Nord, encore de nos jours, un emploi sur sept dépend directement ou indirectement de cette industrie.En d'autres mots, quand l'automobile attrape la grippe, c'est tout le monde qui tousse.Or, les chiffres nous montrent que, de tous les fabricants qui vendent des véhicules au Canada, General Motors est de loin le meilleur créateur d'emplois avec pas moins de 58 p.cent de la main-d'oeuvre.Chrysler vient au second rang avec 19 p.cent, Ford suit avec 18 p.cent.Quant aux Asiatiques, qu'il s'agisse de Hyundai, Honda ou Toyota, leur contribution à l'économie canadienne est faible: seulement 1 ou 2 p.cent des emplois locaux.De façon objective, on peut même dire que General Motors favorise la balance commerciale du Canada en nous confiant 15 p.cent de sa production nord-américaine alors que nous ne représentons que 9 p.cent des ventes.Et la situation stictement québécoise devrait se maintenir pour plusieurs années avec l'assemblage des modèles Ca-maro et Firebird à Boisbriand, deux voitures populaires qui sont promises à un succès mondial.Quand on sait que le president américain a presque dû s'agenouiller devant le lapon pour obtenir que ce pays accepte seulement 20000 de nos voilures.Les acheteurs canadiens de- vraient peut-être mieux mesurer leurs véritables intérêts avant de choisir.Pierre CHARTRAND notaire Hommage à Lysiane Cagnon ¦ le désire rendre hommage à Madame Lysiane Gagnon pour le courage qu'elle manifeste en prenant position sur des sujets trop souvent contournes ou évités.Ses articles reflètent l'honnêteté alimentée d'une recherche approfondie et minutieuse des sujets traités.Somme toute, du VRAI professionnalisme! Parmi les articles qui ont marqué mon appréciation, je note sa prise de position dans le conflit des infirmières et ses récents articles sur l'enseignement du français.Dans un Québec constitué d'éléments encore juvéniles, les professionnels, les VRAIS \u2014et elle en est\u2014 doivent être soutenus et reconnus.Quand je parle d'éléments juvéniles, je réfère à tous ces pseudo-intellectuels et à certaines féministes extrémistes, qui, protégés par une syndicalisation mur à mur, défoncent les portes ouvertes! (Les Thérèse Casgrain sont rares dans ce domaine.) je pense aussi à ces «artistes» qui ont le bénéfice, eux et elles, d'avoir accès aux ondes de la radio pour émettre des opinions la plupart du temps guidées par l'émotivité ou leurs petits problèmes plutôt que par la réflexion.|e pense également à ces vedettes surfaites du monde des affaires, dont plusieurs des plus connues vivent du BS de la SDI ou de la Caisse de dépôt (deux organismes cependant indispensables au développement des entreprises bien administrées).Peut-être du monde de bonne foi, j'ose m'imaginer, mais des Juvéniles! Les VRAIS sont rares et les copies sont souvent un peu beaucoup ridicules.Je crois me faire le porte-parole d'une certaine majorité en remerciant Madame Gagnon pour les rafraîchissements d'honnêteté, de courage et de professionnalisme qu'elle nous sert.André LAURENT Montréal LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 12 FEVRIER 1992 B3 Opinions L'évolution reconte de l'école québécoise contribue par sa dynamique pro pre à rendre son enseignement plus difficile et plus aléatoire.Le français à la dérive (1) Comment en sommes-nous arrivés jusque là?ANNETTE PAQUOT L'auteure on\\ B6 LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED112 FEVRIER 1992 Informations nationales Le Bloc ne voit pas d'un mauvais oeil la question référendaire de Bourassa MARIO FONTAINE H Bien que tombée à plat au Canada anglais, la question référendaire reprise récemment par le premier ministre Bourassa trouve un écho relativement favorable du côté du Bloc québécois.« M.Bourassa chemine à petits pas, c'est déjà une amélioration.Dans sa question, il parle d'États souverains.Un libéral qui aurait prononcé ces mots il y a dix ans aurait été proche de l'excommunication», a fait observer hier le depute de Shefford aux Communes, lean Lapierre.Gilles Duceppe ( Laurier\u2014 Sainte-Marie) qualifie lui aussi de significative la présence du mot souverain dans la question, tout comme sa collègue de Saint-Hubert, Pierrette Venne, ainsi que le porte-parole de la formation à Montréal, François Houle.Unanimement, toutefois, les membres du Bloc insistent sur deux points: inutile d'échafau-der de grandes théories à partir d'un libellé aussi flou et, surtout, le référendum sur la souveraineté doit se dérouler comme prévu cette année sans qu'on en divertisse le sens.Si le premier ministre du Québec veut peaufiner ses stratégies, qu'il le fasse après le référendum, pas avant ou à la place.Durant sa tournée européenne de la semaine dernière, M.Bourassa avait donné une idée de la question qu'il pourrait poser aux Québécois advenant dés-offres fédérales insatisfaisantes: «Voulez-vous remplacer l'ordre constitutionnel existant par deux États souverains associés dans une union économique, laquelle union sciait responsable devant un Parlement élu au suffrage universel?».Ancien fédéraliste et toujours membre du Parti libéral du Québec, lean Lapierre estime que quel que soit le scénario retenu, la souveraineté demeure un pré-requis.Ce qui se-lon lui n'empêche pas le Québec de tendre la main aux partenaires canadiens pour réaliser, par exemple, une union économique efficace.La mécanique que sous-tend la question Bourassa l'emballe moins, toutefois, craignant qu'Ottawa tente de s'arroger un droit de gérance de l'union économique.Fi des ballons politiques, la première étape à franchir consiste à juger des prochaines offres fédérales de renouvellement de la constitution et «à leur faire la job» si nécessaire, dit M.Lapierre.À l'instar de son collègue.Gilles Duceppe insiste sur le respect de la loi 150, adoptée en juin dernier à l'Assemblée nationale et qui prévoit explicitement la tenue d'un référendum sur la souveraineté et pas sur une autre formule à définir.Curieux tout de même que M.Bourassa dévoile ainsi sa stratégie plusieurs mois à l'avance, s'étonnent M.Duceppe et Mme Venne.Une question habile, convient cette dernière, en ce qu'elle peut aussi bien séduire les souverainistes que les fédéralistes.Mais pas de précipitation, font valoir les députés du Bloc, qui constatent que la stratégie est tombée à plat en dehors du Québec.Seul le Reform Party a réagi, pour exiger de M.Bourassa qu'il fasse preuve de franchise et affiche ses vraies couleurs.Les autres grandes formations ont gardé un mutisme à peu près complet jusqu'à present.Filmon lie à la position du Québec sur le Sénat le succès des négociations constitutionnelles MAURICE GIRARD de la Presse C anadienne Les commissions scolaires veulent être associées de plus près au projet de formation de la main-d'oeuvre DENIS LESSARD du bureau de Lu Kressc OUI HIC ¦ Québec fait fausse route en mettant en place une nouvelle structure de formation de la main-d'oeuvre coupée du monde de l'éducation, estime la Fédération des commissions scolaires du Québec Pour la présidente de la Fédération, Mme Diane Drouin, Québec « rate une belle occasion de se doter d'une vraie politique de main-d'oeuvre en n'associant pas étroitement le réseau scolaire à son projet de sociétés de développement de la main-d'oeuvre».Mme Drouin a livré hier à La Presse les grandes lignes du mémoire de la Fédération, qui témoignera demain devant la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 408, piloté par le ministre André Bourbeau.Selon elle, c'est avant tout la rivalité habituelle des bu-rcaucaties entre le ministère de la Main-d'oeuvrc et celui de l'Éducation qui explique la quasi absence du inpnde de l'éducation du projetTJourbeau.En dépit de l'ampleur du mécanisme mis en place, on prévoit _.que deux sièges Dr°\"'n seront alloués au secteur de l'éducation sur les 19 que comptera la société de développement de la main-d'oeuvrc.Or, ces deux sièges seront comblés par des gens choisis par le ministre, ce qui ne rassure en rien les commissions scolaires.Mme Drouin estime que les commissions scolaires sont les mieux placées pour apporter à la nouvelle société le son de cloche de ceux qui vivent quotidiennement les problèmes de formation.Le ministère de la Main-d'oeuvre aura beau travailler sur des programmes de pointe pour former des informaticiens ou des travailleurs spécialisés, il gaspille son temps si, à la base, les candidat savent a peine lire et écrire.Des etudes privées réalisées auprès de 4000 entreprises canadiennes si-gnalenl que la premiere carence des candidats vient de leurs problèmes à s'exprimer par écrit et verbalement, explique la Fédération.Autre problème avec le projet Bourbeau : Québec veut mettre en place un organisme qui sera tota- 077VUV'/t B Le premier ministre du Manitoba affirme que la négociation constitutionnelle risque de sombrer dans de graves difficultés si le Québec n'accepte pas de modifier sa position sur la réforme du Sénat.À la dernière journée d'audiences publiques de la commission Beaudoin-Dobbie sur le renouvellement du Canada, le premier ministre Gary Filmon a rappelé essentiellement les positions plutôt fermes du comité tripartite de la législature de Winnipeg, mais il a en même temps manifesté une certaine flexibilité sur un fédéralisme asymétrique, où le Québec trouverait son compte.«Je me permets d'avancer que si le Québec n'est pas d'accord avec une réforme du Sénat, nous nous retrouverons dans de beaux draps», a déclare le premier ministre du Manitoba, province qui fait partie, avec Terre-Neuve et l'Alberta, du noyau des gouvernements favorables à une réforme du Sénat égal, c'est-à-dire une représentation numérique uniforme pour toutes les provinces.M.Filmon donne un accord de principe à la reconnaissance du Québec comme société distincte mais il attend, avant de l'entériner, que le gouvernement fédéral produise des études juridiques dé- Cary Filmon crivant l'innuence de la société distincte sur la clause Canada.«Les Manitobains sont disposés à reconnaître le Québec comme société distincte dans la mesure où on ne lui accorde pas de pouvoirs qui ne seraient pas disponibles aux autres provinces et qu'elle ne touche pas la Charte canadienne des droits», a dit M.Filmon.S'il se montre disposé «à une certaine forme d'asymétrie, de flexibilité dans certains secteurs», il dénonce cependant l'exemple le plus éloquent de ce statut particulier obtenu par le Québec dans le secteur de l'immigration.L'entente bilatérale permet d'orienter la sélection des immigrants pour répondre aux objectifs de sa société distincte.«Le Québec a conclu avec le gouvernement fédéral une entente sur l'immigration, qui a été offerte aux autres provinces.Toutefois, le message que nous avons reçu était clair: on ne s'attendait pas à ce qu'aucune province obtienne un accord du même genre.C'est justement le genre d'entente que nous ne voulons pas signer», affirme-t-il.Le premier ministre du Manitoba a déploré le processus constitutionnel actuel, qu'il trouve toutefois supérieur au précédent, parce qu'il laisse une impression de précipitation.11 réclame une rencontre fédérale-provinciale des premiers ministres entre le dépôt du rapport Beaudoin-Dobbie et la présentation officielle des offres fédérales, avant le 10 avril.«Il ne faut pas éliminer la possibilité d'un référendum», dit-il.Il ne veut rien entendre de la navette diplomatique, qui amènerait le ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, d'une capitale à l'autre à la recherche d'un evanescent compromis.«C'est juste une mauvaise blague, une farce, inacceptable.Je ne veux plus revoir ça», a-t-il commenté en parlant du travail du sénateur Lowell Murray à la négociation de l'entente du lac Mcech.Le Manitoba reconnaît aux nations autochtones le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale «dans le cadre de la constitu- lement sous la tutelle du ministre, ce qui va à rencontre de la tendance exprimée partout en faveur d'une décentralisation des décisions en matière de formation.Le ministère de la Main-d'oeuvre obtiendra avec les sociétés régionales un contrôle qu'il n'a même pas sur les Commission de formation professionnelle, qui serviront de base à la future structure.D'autres organismes, comme le Conseil du patronat, la FTQ et la CSN, ont déjà signifié leur opposition à cette quasi tutelle du gouvernement, de rappeler Mme Drouin.Pour la Fédération, la future société de développement de la main-d'oeuvre, qui constitue une structure importante, a un mandat curieusement restreint, compte tenu de l'ampleur des moyens mis en oeuvre.«C'est comme si on construisait un entrepôt en se disant qu'un jour on sera en affaires.« C'est les 180 professionnels de la main-d'oeuvre contre les 120 de l'Éducation», déplore-t-on.Pour les juristes de la Fédération, une part de l'explication réside dans le fait qu'Ottawa ne peut déléguer ses pouvoirs en formation au Québec sans prêter flanc à un débat constitutionnel avec les autres provinces.En revanche, le gouvernement central pourrait très bien mandater un organisme public, une société d'Etat telle que la future société québécoise pour déléguer ses pouvoirs en matière de formation, explique-t-on.D'autre part, dans un mémoire transmis hier à la commission.l'Institut canadien de formation des adultes met en garde Québec contre la formation de deux réseaux, dont un serait accessible à ceux qui disposent d'un emploi et qui cherchent des mesures de recyclage.Tel que proposé le projet de société risque de laisser sur la touche les chômeurs.«On ne peut se permettre de mettre en place une démarche de formation à deux vitesses qui consacrerait l'exclusion d'une partie importante de la population», prévient Mme Madeleine Biais, présidente de l'ICEA.Chômeurs tout autant que travailleurs devront avoir accès aux services de formation.L'ICEA réclame aussi une meilleure représentation du secteur communautaire dans la future société.PHOTO AP Le leader de l'opposition à Ottawa, M.Jean Chrétien, a entrepris lundi une visite de cinq jours à New York et a Washington.Hier, sa rencontre de 30 minutes avec le secrétaire général de l'ONU, M.Boutros-Chali (à droite), a constitué le plat de resistance de la journée.Chrétien croit que le Canada conservera malgré tout son influence à l'ONU MARIE TISON de la Presse Canadienne Ni:\\V YORK ¦ Le chef libéral lean Chrétien croit que le Canada conservera son influence aux Nations unies en dépit des bouleversements que connaît présentement l'organisation.«Le Canada a un rôle bien connu à l'Organisation des Nations unies», a déclaré M.Chrétien hier à New York, à l'issue d'une rencontre avec le nouveau secrétaire général de FONU, M.Bou-tros Boutros-Ghali.Il a rappelé que le Canada avait participé activement à la fondation de l'organisme, qu'il avait contribué à toutes ses initiatives de maintien de la paix et qu'il avait toujours payé ses contributions.«Je pense que le Canada peut jouer le même rôle qu'autrefois, même si le nombre de membres augmente», a-t-il déclaré en conférence de presse.Il a affirmé que si un pays devait perdre de l'influence aux Nations unies, ce serait certainement la Russie, maintenant que l'Union soviétique est dissoute.Le leader de l'opposition a entrepris lundi une visite de cinq jours.à New York et à Washington.À cette occasion, il a délaissé la question de l'unité nationale canadienne pour enfourcher deux autres chevaux de bataille: le renforcement de l'ONU et les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.«C'est certain que les gens me posent des questions sur l'avenir du Canada, mais nous ne sommes pas ici pour cela», a-t-il déclare.Il a rappelé qu'en tant que chef de l'opposition, il avait effectué un premier voyage à l'étranger en septembre dernier.Il avait alors rencontré le président français François Mitterrand et le premier ministre britannique John Major.Lundi, M.Chrétien a rencontré le New York Council on Foreign Relations et le directeur exécutif de l'Unicef, M.James Grant.Hier, il a assisté à un déjeuner privé avec des représentants de .'Americas Society, mais c'est une rencontre de 30 minutes avec M.Boutros-Ghali qui a constitué le plat de résistance de la journée.Restructuration Il a notamment été question de l'importante restructuration qu'entreprend le nouveau secrétaire général.M.Chrétien a profité de l'occasion pour remettre à son interlocuteur un exemplaire des résolutions du caucus libéral national sur ce que devrait être le rôle de l'ONU à l'issue de la guerre froide.Le chef libéral a affirmé que l'organisation avait la possibilité de jouer un rôle plus influent dans le monde.11 s'est attardé sur la question du maintien de la paix et de la prévention des conflits.Il a affirmé que l'organisation avait l'occasion de s'appuyer sur la cohésion manifestée l'an dernier à l'occasion de la guerre du golfe pour se bâtir une système d'intervention plus adéquat.«11 ne faut pas se limiter à des situations ad hoc a déclaré M.Chrétien.Nous devons être prêts, avoir des troupes disponibles, entraînées, prêtes à se déplacer.» Il a suggéré de créer un secrétariat permanent du maintien de la paix, et un centre international d'entraînement qui pourrait opérer au Canada, à la base de Corn-wallis.«C'est le moment de faire des réformes comme celles-là», a-t-il déclaré.M.Chrétien a indique qu'il avait également été question des réfugiés haïtiens, «qui se trouvent un peu coincés», des Kurdes en Irak, et de la question des droits de la personne Il a affirmé que l'ONU avait créé un précédant en intervenant à l'intérieur d'un pays, en Irak, pour protéger les Kurdes.lion canadienne».Mais le premier ministre de la province où se regroupe la plus forte concentration d'amérindiens au Canada refuse de se commettre sur la liste des pouvoirs à accorder aux premières nations.«Ça reste à négocier», dit-il.C'est avec d'autres témoignages d'autochtones que la commission mixte du Parlement sur la constitution a mis un terme officiel à ses audiences publiques dans un climat qui tranchait cependant avec l'optimisme des dernières semaines et la possibilité d'un compromis.La présentation, lundi, du chef de l'Assemblée des premières tuitions, M.Ovide Mercredi, puis du premier ministre du Manitoba M.Gary Filmon, hier ont refroidi les ardeurs de ceux qui pensait m qu'un consensus était en train d'être façonne.On reconnaît certes que les autochtones et le Manitoba adoptent une position de négociations, mais leur apparente intransigeance pourrait faire dérailler le processus, a convenu en interview le coprésident Gérald Beau-doin.Après la présentation des [nuit, le député de lonquiere, M.|can-Pierre Blackburn, a déclaré qu'il verrait difficilement comment la démarche constitutionnelle pourrait s'avérer fructueuse si la position des premières nations n'était pas modifiée.«Il est temps de construire à partir de ce précédent», a-t-il déclaré, admettant que plusieurs membres de l'ONU résisteront a un tel rôle d'intervention.Le chef libéral a affirmé qu'en bon diplomate, M.Boutros-Ghali n'avait dit «ni oui, ni non» à ses suggestions.Commerce Aujourd'hui, M.Chrétien se déplacera à Washington, où il sera davantage question d'économie et de commerce.Il abordera notamment deux dossiers commerciaux oui font l'objet de disputes entre les deux pays, le bois d'oeuvre et le magnésium produit par Norsk Hydro.Il a expliqué que dans les deux cas, on ne s'entendait pas sun ce qu'était une subvention.Il a précisé que l'accord de libre-échange n'avait pas réglé cette question, et qu'il fallait s'y attaquer au plus tôt.«Nous voulons réviser l'entente, a déclaré le chef libéral.|e pense que c'est possible.» Il sera également question des présentes négociations sur un accord de libre-échange nord-américain.M.Chrétien a dit craindre de voir les Etats-Unis prendre beaucoup trop d'influence dans un tel bloc.En comparaison, la communauté européenne est beaucoup plus équilibrée parce qu'elle compte plusieurs pays de taille semblable, a-t-il fait remarquer.Il a déclaré que les libéraux travaillaient à définir ce que serait un bloc commercial qui couvrirait tout l'hémisphère, mais il a rappelé qu'en principe, son parti préférait les relations commerciales multilatérales, et non pas l'émergence de vastes blocs économiques.Aujourd'hui, M.Chrétien s'adressera aux membres du centre d'études canadiennes de l'Université Johns Hopkins, a Washington.Louise Frechette: un goût pour le travail à l'étranger Presse Canadienne SI: XV > OU ¦ Louise Frechette n'avait jamais pensé faire carrière en diplomatie.Si elle s'est engagée dans la voie qui l'a menée, au début de cette année, à la tete de la mission canadienne à l'Organisation des Nations unies, c'est par goût pour le travail à l'étranger.Au cours d'une entrevue avec la Presse Canadienne daiiï» ses bureaux de New York, l'ambassadrice a e\\ plique comment, à la fin de ses études, après trois mois «merveilleux» passés en Europe, elle n'avait plus qu'une idée en tète: y retourner.C'est en passant à l'Université de Montréal, ou ell avait étudié!l'histoire, qu'elle est tombée sur une affiche invitant à une carrière à l'étranger.Déjà intéressée aux questions internationales de par-son champs d'études, elle a décidé de tenter sa chance.«Ce n'était pas l'attrait de la vie diplomatique, je ne connaissais pas vraiment eu.a-l-elle déclaré.Ce qui m'intéressait, c'était l'étrange.» L'examen était le soir même, elle s'est présentée et a été reçue.Ce n'est qu'une fois rendue au ministère fédéral des Affaires extérieures qu'elle a réalisé qu'elle était devenue une «jeune diplomate».«Ça n'avait jamais été dans ces termes là que j'avais vu ma carrière, mais ça ne m'a pas pris de temps à me rendre compte que mon intuition m'avait bien servie», a-t-clle indiqué.Une première expérience de quatre mois aux Nations unies en 1972, à l'occasion d'une assemblée générale, l'a confirmée dans cette impression.Depuis, elle a servi à Athènes, à Genève, en Espagne, de même qu'en Argentine, en tant qu'ambassadrice.Elle a particulièrement aimé cette dernière expérience, la découverte d'un nouveau continent, ainsi que les possibilités diplomatiques que promettait le retour de la démocratie.Maintenant, à 45 ans, c'est un retour aux Nations unies.Si les lieux n'ont pas vraiment changé en 20 ans, l'esprit est totalement différent, a déclaré Mme Frechette.Mme Frechette a remplacé à la tête de la mission canadienne M.Yves Fortier, qui, comme son prédécesseur, M.Stephen Lewis, n'était pas un diplomate de carrière.La nouvelle ambassadrice, la première femme a occuper ce poste très important, a cependant indique qu'elle suivra la même voie que ses prédécesseurs, parce qu'il s'agit avant tout du même mandat, poursuivre les objectifs du Canada en matière d'affaires extérieures LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 12 FEVRIER 1992 B7 t 7ECNO B60 ELAN 535 ELAN NRG 105 KNEISSL PRO SL ROSSIGNOL 505 Hotre prix courant do 129,99 à 199,99 ¦yyyyy^yyy-:, -yy-y:'\\xx y.'.>»y pour homme ou iommo Hotre prix courant 119,99 PRIX NORDICA 427 Hoirs prix courant 129,99 NORDICA 582 Hotn prix courant 229,99 SALOMON 62 DACHSTEIN V6 Hotre prix courant de 249W à 449,99 DE FIXATIONS LOOK L40 SALOMON 547 Hotre prix courant de64,99à79,99 *La sélection de produits peut varier d'un magasin à l'autre.Bouchervllla Promonados Montarville 655-6003 Bros tard Mail Champlain 671-7275 Longuaull Place Longueuil 463-3452 St-Jean-eur-RIchelleu Le Carrefour Richelieu 348-0937 Chataauguay 279, boul.d'Anjou 691-5030 Chambly Valleyfleld 1617, boul.Périgny 277.rue Victoria 658-0561 861-3182 Sorti Promenades de Sorel 746-1213 3te-Julle Contre Commercial Ste-Julie 649-0444 Ro»emôro Galeries des Mille-llos 437-1933 Serts Anjou Los Galeries d'Anjou 354-2995 7201.boul.les Galeries d'An)ou 353-9000 Place Versailles 355-2330 Les pnx sont en vigueur jusqu'à épuisement de la marchandise ou jusqu'à la fermeture le samedi 15 fevner 1992.Ncus nous réservons ifjf cMdejnwtcrjeso^nwsLTousjes artsjes, coujgors et grandeurs ne sont pas nécessairement disponibles dans tous nos magasins.Laurant la Place Vertu 745-3202 Malionnouvft 2951, rue Sherbrooke E.522-5108 5t-Lôonard Centre d'achats Boulevard 727-1344 La Salla Carrefour Angrignon 365-1286 Montréal ccntro-vlllc 930, rue Ste-Cathorino O.866-1914 Vardun 3901.rue Wellington 766-2900 Villa Mont-Royal Centre Rockland 735-4751 5t-Bruno Los Promenades St-Bruno 653-1364 Baloall 185.boul.Sir Wilfrid Laurier 467-7201 Dorval Galeries des Sources (Mail West Island) 683-8400 Jardins Dorval 631-3508 Pointa-Clalra Centre d'achats Fairview 694-8181 Laval Carrefour Laval 682-0032 Centre Laval 688-1021 Jollette 50, rue Gauthier 756-1645 Maacoucho 3320.boul.Ste-Marie 474-6168 Repontigny Les Galeries Rive-Nord 581-3220 Rlgaud 168, rue St-Pierre 451-4771 3t-Jér0me 408, Place du Marche 432-9777 Carrefour du Nord 432-9400 St-Sauveur Les Galeries des Monts 227-4617 Ste-Ad*le Promenades Ste-Adèle 229-2812 St-Euttache Terrebonne 200, boul.Artrvjr-Sauvé Les Galeries Terrebonne 472-548^ 471-3688 NOUS NE POURRIONS PAS NOUS APPELER EXPERTS SI NOUS N'AVIONS PAS LES B8 LA PRESSE, MONTREAL.MERCRED112 FEVRIER 1992 Côté ouvert à un débat public sur la fiscalité PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Y van Côté, s'est engage, hier, à promouvoir l'idée d'un débat public-sur la fiscalité.Cet engagement, M.Côté l'a pris dans le cadre des audiences de la Commission des Affaires sociales sur le financement du système de santé, en réplique à une suggestion du président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Fernand Daoust.«Moi aussi, a-t-il dit après avoir souligné qu'il ne voulait pas lier son gouvernement, je suis favorable à un débat public sur la fiscalité, très clair, public, à livre ouvert, de façon à ce qu'on sache où on en est pour être capable de prendre des décisions.«je vais le supporter ce débat, a-t-il poursuivi, les gens viendront défendre leur cause avec leurs chiffres.Je pense que ça va permettre d'avoir certaines données qui seront validées sur la place publique et qui nous permettront de progresser.» En plus de la FTQ, la CSN, la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) et la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) ont aussi noté que le ministre avait peut-être mis la charrue devant les boeufs en tenant ce débat sur le financement de la santé avant celui sur la fiscalité.«Ca nous réjouit de voir que vous acceptiez de véhiculer une idée comme celle-là, a soutenu M.Daoust, parce que ça nous semble fondamental qu'il y ait un débat très rigoureux et transparent là-dessus afin que soient dissipés tous les malentendus qui peuvent exister de part et d'autre.» Les conditions Pour le président de la CSN, Santé: l'ACQ propose un fonds général GEORGES LAPilON ¦ L'Association des consommateurs du Québec (ACQ) propose la mise en place d'un fonds général des services sociaux et de santé, qui assurerait «une plus grande cohérence et une visibilité accrue dans la gestion des budgets socio-sanitaires».Rappelons que le financement des services socio-sanitaires accapare 38 p.cent du budget total du Québec.Gerald Larose, «il est clair qu'on est dû pour un tel débat».«La fiscalité, a-t-il souligné hier, ce n'est pas une maladie honteuse, c'est l'outil principal de la vie en société, c'est la caisse commune qui nous permet de financer nos choix collectifs.» La présidente de la CEQ, Lorraine Page, est revenue sur la question et sur l'obligation pour le ministre de faire connaître sa politique de santé et de bien-être dans les plus brefs délais.«Avant de trancher définitivement la question du financement, a-t-elle dit, le ministre doit faire connaître son projet de politique.Le gouvernement doit aussi mettre en place les conditions d'un débat démocratique sur toute la question des finances publiques et de leur principale source de financement, la fiscalité.» Les options proposées par le ministre -\u2014remise en question de certains soins assurés, impôt-service, impôt-santé, ou contributions directes des usagers\u2014 n'ont pas été endossées par la vice-présidente de la FIIQ, Sylvie Boulanger qui préfère attendre le débat sur la fiscalité.«C'est à partir d'une étude en profondeur de la fiscalité, a-t-elle déclaré, et dans le cadre de l'élaboration d'un projet de société que nous serons le mieux en mesure d'évaluer les besoins en financement de l'Etat et d'en choisir les modalités de perception.» Mode de rémunération Selon la CSN, la démarche ministérielle est faussée.«Il aurait été beaucoup plus opportun et normal de commencer par définir les objectifs que nous voulons atteindre comme société, a soutenu M.Larose, avant de procéder à une réforme de structures et de discuter du financement du système.» Comme la FIIQ et la FTQ, la CSN a constaté un très grand déséquilibre entre les sommes con- sacrées aux soins curatifs et aux programmes de prévention.M.Larose a qualifié l'idée de l'impôl-santé de «gadget».«On n'est pas du tout d'accord pour une fiscalité éclatée, a-t-il dit, sinon pourquoi on n'aurait pas un impôt-SQ avec une case qui nous indiquerait combien nous coûtent les délateurs.» Les syndicats ont aussi demandé au ministre de se pencher sur le mode de rémunération à l'acte des médecins.Pour la FIIQ, M.Côté ne fait qu'effleurer cette question.REFUGE DES JEUNES DE MONTRÉAL CAMPAGNE DE FINANCEMENT Le Refuge est le centre d accueil de nuit et de reference pour les jeunes hommes sans abri et itinérants de 18-24 ans.Votre générosité fera en sorte que d'ici quelques temps, leur itinerance ne sera qu un mauvais souvenir.VOICI MA CONTRIBUTION DE: \"1 Nom-.Prénom: Rue: Ville: Code postal: Je desire un reçu d'impôt Oui Cj Non LZ1 Poster à: REFUGE DES JEUNES DE MONTREAL 3767, rue Berri.Montréal H2L 4G7 Tel.: 849-4221 ^ N° d enregistrement: 0830-562-01 MOUVEMENT CONTRE LE VIOL ET L'INCESTE SAVIEZ-VOUS QU'À MONTRÉAL: 1 268 agressions sexuelles ont été déclarées à la police en 1990.Puisque seulement une agression sur dix est déclarée, on peut donc évaluer qu'il y a eu plus de 12 600 agressions sexuelles sur ce territoire dans la même année.CETTE SITUATION EST INTOLÉRABLE! Pour continuer d'intervenir auprès des femmes victimes d'agressions sexuelles, le Mouvement contre le viol et l'inceste, organisme à but non lucratif, entreprend sa neuvième campagne annuelle de levée de fonds en s'associant cette année à deux événements bénéfices: \u2022 Le vendredi 21 février 1992 à l'église Erskine & American United, coin Sherbrooke et Crescent à 20 heures avec l'ensemble: LES CHANTEURS D'ORPHÉE/THE ORPHEUS SINGERS qui interprétera son répertoire de chant classique.Prix d'entrée: 25$, au profit du Mouvement contre le viol et l'inceste.© Le samedi 22 février à la galerie Oboro, 3981 boul.Saint-Laurent, # 499 à 20 heures: Exposition des oeuvres de MARY MARTHA GUY: LA SÉRIE DES CORBEAUX.Spectacle du Choeur Maha et danse/théâtre de Louise Dubreuil.Prix d'entrée: 10$ et 5$ pour: étudiant-es, retraité-es et personnes sans emploi, au profit du Centre de Prévention des agressions et du Mouvement contre le viol et l'inceste.0*c1- ¦ mmm \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 wmm \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 ¦ \u2014- \u2014\u2014 \u2014\u2014 VOICI MA CONTRIBUTION POUR L'ANNÉE 1992 _ ?Je désire un reçu pour fins d'impôt Adresse (lettres moulées) Nom:.Rue:.Ville:.Code postal:.« Faites votre chèque à l'ordre du CP.364, Suce.N.D.G.Mouvement contre io viol et l'inceste Montréal (Québec) H4A 3P7 (514) 842-5040 A Sur le prix ordinaire.Hier en conférence de presse, le président de l'organisme, Alain Paquet, a estimé que la plus grande partie possible du financement des services de santé devrait être clairement déterminée par une législation qui serait votée tous les deux ou trois ans.Ce qui obligeraient les gestionnaires du système à ne plus compter automatiquement sur une manne pour combler un manque.Dans un document qu'elle a soumis au ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Coté, l'Association (5000 membres), qui n'a pourtant pas été invitée à la commission parlementaire sur le financement des soins de santé et des services sociaux, déplore que l'urgence d'agir oblige le ministère à «proposer des solutions à la pièce».Pour sa part, elle estime que, pour réduire la facture, il faudrait investir beaucoup plus dans la préventif que dans le curatif.Selon Alain Paquet, qui est également professeur de sciences économiques de l'UQAM, le ministère n'a jamais apporté d'autres solutions que celle axées sur le consommateur-payeur.De sorte que d'ici cinq ans le gouvernement se retrouvera avec un manque à gagner d'un à deux milliards de dollars.M.Paquet estime qu'avant d'imposer des coûts additionnels aux consommateurs-payeurs, il importe d'établir des mesures d'évaluation de l'efficacité des services de santé.Selon lui, le véritable problème, c'est que dans les hôpitaux, par exemple, on crée «beaucoup de postes administratifs mais peu de services aux malades».À son avis, trois questions doivent être posées dans ce débat sur les coûts :en a-t-on pour son argent (il ne le pense pas), le système est-il bien géré et que peut-on et que veut-on se payer?Sur la question des abus de consommation des soins, M.Paquet estime que si abus il y a, il est fait avec la complicité des professionnels de la santé.Quant à l'impôt-service (ticket modérateur), l'Association y est formellement opposée, puisque, à son avis, cette mesure ne jouerait pas son rôle tout en entraînant des coûts administratifs trop élevés.Enfin, M.Paquet a rappelé qu'en mai 1992, l'ACQ avait réclamé la divulgation du véritable coût payé par chaque consommateur pour les \u2022 oins qu'il avait reçus, mais que, même si le ministre Côté avait répondu par l'affirmative, sa demande était restée jusqu'ici lettre morte.Profitez-en maintenant! {' \u2022.j\" ; - D î\u2014 C'EST BEAU, C'EST BON, C'EST CHAUD ! 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