La presse, 1 juin 1992, Cahier A
[" SOLUTION PNEUS ^Yokohama NSI EUR puffier LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS 0 AMÉRIQUE ONTRÉAl 350' Aujourd'hui: pluie en matinee, puis eclaircies Minimum 7U Maximum 18* Demain: généralement ensoleille, details cahier sports MONTREAL, LUNDI 1er JUIN 1992 108e ANNÉE N°218 60 PAGES, 4 CAHIERS Iles de La Madeleine : 1.00 50* Taxes en tua Aujourd'hui 11 YOUGOSLAVIE Les Belgradois sont sortis de leur léthargie pour protester pacifiquement contre la guerre et le president Slobodan Milosevic de Serbie.A 3 COMMISSIONS SCOLAIRES Les commissions scolaires du Quebec acceptent de relever le défi de la decentralisation à condition qu'il y ait une reforme de la fiscalité.Les > MAGICIENS >¦ de la nuit ' v S w A9 ICUAL PIROTÉCNIA Les Igual, qui jouent avec la poudre depuis au moins six générations, présenteront le feu d'artifice de l'Espagne le 13 juin a Montreal.Cl STEINBERG Apres des hesitations, Michel Gaucher a decide de placer Steinberg sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers.S5 BOB GAINEY Ronald Corey et Serge Savard doivent convaincre Bob Gainey d'assumer la succession de Pat Burns, écrit Philippe Cantin.Sommaire Parizeau: « Convainquons les fédéralistes chancelants» DENIS LESSARD HULL Les péquistesdevraient mettre leur arrogance de côte et tâcher de convaincre les Québécois fédéralistes qui sont amèrement déçus par la suga des négociations constitutionnelles, a soutenu hier le chef péquistc (acques Parizeau.Devant les 300 délégués du Conseil national de son parti, M.Parizeau a invité ses troupes à cesser de prêcher à des convertis et de plutôt tenter de rallier à l'option souverainiste des miliers de Québécois fédéralistes «qui sont en train de virer», tant ils sont déçus par ce qui se dessine à Ottawa.«Beaucoup de fédéralistes déçus voient se rapprocher l'échec de leur rêve», a-t-il lancé.Aussi, pour contrebalancer les nombreuses campagnes fédérales en faveur de l'unité canadienne, M.Parizeau a tenu à fouetter ses troupes: «On n'a jamais été aussi proche du but», a-t-il lancé.«Les sociétés ne se trouvent pas souvent en situation de créer un pays, cela arrive une fois dans l'histoire d'un peuple et cette fois, c'est maintenant», a-t-il lancé.Bien que durant toute la fin de semaine son entourage ait nié l'existence de mécontentement chez les militants, le discours de M.Parizeau semblait avoir été taillé sur mesure pour satisfaire les doléances de nombreux militants, en particulier du jeune député de Gouin André Boisclair.La veille, ce dernier, se faisant l'écho de plusieurs élus, avait réclamé que chaque péquistc se fasse un devoir de propager la souveraineté.Il avait aussi critiqué l'attitude du PQ qui se contente d'attaquer les propositions fédérales.Sur chacun des points, M.Parizeau a senti le besoin d'apporter des réponses, hier.«Il ne faut pas se parler seulement entre nous, chercher à convaincre des convaincus, mais sortir des cadres et des groupes que l'on connaît», a-t-il proposé.VOIR PARIZEAU EN A 2 ¦ Autres informations sur le Conseil national du PO en page B 1 Intoxication au gaz propane: deux morts au Témiscamingue MARTIN PELCHAT \t Annonces classées\t \tB4 à B8 marchand «ces.\t.B9 \t.B9 \tB9-B10.C9 \t - Arts et spectacles\t \tA13âA15 \t.A15 \t.A14 \t.A13 Bandes dessinées.\t.B5 \t.C9 \t.C10 * Économie.CI à c 3\t Etes-vous observateur?.B4\t \t.B7 \t.A5 \t.B6 L'auto.\tC4 a C7 Le monde.B11-B12\t \t Montréal en fête.\t.A7 \t.B9 \t.B8 \t.A16, C8 eux touristes américains de la Pennsylvanie sont morts et quatre de leurs compagnons de pêche ont été gravement intoxiques, au cours de la nuit de samedi a hier, dans un chalet (Tune pourvoîric du Témiscamingue, par ce que la police croit être une fuite de gaz propane.Les deux victimes, MM.Gordon King et |ohn Katis, âgés tous deux de 53 ans et qui résidaient respectivement à Distant et Traf-ford, accompagnaient un groupe d'une vingtaine de pécheurs au lac Winawiash, à la pourvoirie du Lac-à-la-Truite.Cette pourvoirie fréquentée par de nombreux Américains se trouve à environ 40 kilomètres de Belletcrre, à l'ouest du parc de la Vérendrye.MM.King et Katis dormaient sur une ile, dans un des quatre chalets de la pourvoirie, en compagnie de quatre autres voyageurs.Selon la Sûreté du Québec, les six occupants du chalet ont été découverts inconscients vers 8h, hier, par un autre pécheur qui voulait leur emprunter un poêlon.Les policiers de la SQ n'ont cependant été prévenus que vers lOh puisque les communications avec la pourvoirie ne sont possibles que par radio.Pendant que ses compagnons tentaient de ré- animer les six pécheurs inconscients, un membre du groupe d'Américains a donc rejoint, en bateau, le propriétaire de la pourvoirie qui a lui-même contacté par radio une compagnie aérienne.Les gens de cette compagnie ont ensuite alerté les policiers de la SQ à Témiscaming.Ces derniers ont dépéché au lac Winawiash un policier, un médecin et une infirmière à bord d'un hélicoptère qui se trouvait dans la région pour la lutte aux incendies de forêt.Selon l'agent Luc Ga-doury, porte-ps^role de la SQ, le médecin n'a pu que constater sur place le décès de MM.King et Katis.Les quatre autres occupants du chalet, dont l'état était jugé critique, ont par la suite été évacués à bord d'un hydravion.L'appareil s'est posé à Ville-Marie devant le Centre de santé Sainte-Famille, où ont été transportés les pêcheurs intoxiqués, dont les âges varieraient entre 20 et 00 ans.Ils devaient plus tard être admis à l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal.Le docteur Claude Laberge, directrice des services professionnels du Centre de santé Ville-Marie, a indiqué qu'au cours de leur passage dans son établissement, l'état de santé des quatre patients s'était amélioré.Deux VOIR GAZ EN A 2 _ Pour Yvon Deschamps, le salut réside dans une vie personnelle et familiale équilibrée, mais aussi dans le partage et l'entraide.PHOTO ROBERT NAPON ftj PrtSie «L'important, c'est qu'on ait besoin de moi» on monologue est un discours où il ne peut s'empêcher de mordre.À belles dents aussi éclatantes que son rire.«Un trou dans la couche d'ozone?Voyons, c'est pas de la guenille!» On voudrait bien avoir un Yvon Deschamps dans son salon quand on a des invités! Animé, gigantesque, on ne voit pas le temps passer.Tout ce qu'il dit sérieusement tourne en rires, tout ce qu'il rit est sérieux.«Pour être en forme il faut faire de l'exercice, pour faire de l'exercice il faut être en forme.Pour reprendre les propos de Red Skelton: je suis porteur à l'enterrement de mes amis joggers, c'est ça qui me tient en forme».A 57 ans, les cheveux ont blanchi mais la silhouette est juvénile.La sensibilité tenue en laisse.Yvon Deschamps vit sur une corde raide.un inconfort constant, passe à côté de l'indifférence: entre la dérision, le drame, la misère, la caricature.Même si elle est en forme de rire, cette façon de vivre est souffrante.«Le ridicule, tu finis par le trouver.À la limite tout est ridicule et n'a pas de sens.Venir au monde, mourir.Entre les deux, tu fais quoi?» Le salut est alors dans une vie personnelle et familiale équilibrée.Mais aussi dans le partage, l'entraide.Pour apprivoiser la vie ordinaire: «Le monde est pas beau, mais il y a du monde qui agit et ne désespère pas.Dans mon cas, c'est du sauvetage que les organismes font en m'appelant».Il n'aime pas la charité.«Jeter des miettes, je suis pas d'accord.Au Chaînon, j'ai découvert non pas la charité mais la solidarité.Une madame a des problèmes, une autre l'aide» Il est le porte-parole du Chaînon (60° anniversaire cette année) depuis 20 ans.Étonné d'avoir été choisi malgré qu'il soit un homme: «C'est peut-être pour qu'on se sente coupable!» Grand rire Deschamps.On lui a demandé sa participation au gala du 40e anniversaire du Centre Immaculée-Conception.Rien ne résiste au Père de la Saisonnière?«C'est le meilleur.Il fallait ça pour durer 40 ans».Pour aller plus loin dans cet état d'esprit, il a mis sur pied la Fondation Yvon Deschamps.«Et qu'on vienne pas me dire que c'est pour sauver de l'impôt! l'ai pas encore découvert où ni comment».Et puis, il y a l'Association sportive communautaire du Centre-Sud.Et puis, les handicapés physiques et mentaux.Et puis, tout le reste.Dans une grande vague d'affection, de compassion pour tout ce qui souffre, il dit que toutes les causes sont bonnes.En même temps, il sensibilise, entraîne et dénonce.«Un gars qui joue au hockey, assez bum pour en frapper un autre et le neutraliser, on lui donne 600000$, par année.Mais si tu gagnes une médaille olympique, voilà pourtant un bon exemple pour les jeunes, on te donne 600$ par mois.La championne doit quêter pour continuer à s'entraîner.C'est normal, ça?» VOIR L IMPORTANT EN A 2 Grande-Baleine absent du Sommet de la Terre ANDRÉ NOËL envoyv special La lVisse A RIO DE IANEIRO Tsamoa Pedroza est un oiseau rare du Brésil.Son père est un Indien Xavantes du Matto Grosso et sa mère une.Cri du Québec.Tsamoa.17 ans, a fait plus de 1000 kilomètres pour venir assister la Conférence mondiale des peuples indigènes, qui a pris fin ce week-end, à l'orée d'une forêt, près de Rio.On voyait de tout a cette conférence dont le gouvernement du Canada a été le principal commanditaire, avec une subvention de 87000$.Konrad Sioui, délégué québécois de l'Assemblée des Premières Nations du Canada, jdéambulait en chemise parmi des aborigènes australiens à la peau noire comme du charbon, des Lapons norvégiens aux cheveux blonds et vêtus d'une tunique rouge, et des représentants des tribus amazoniennes portant dans leur dos des cerceaux de plumes multicolores.La conférence s'est terminée officiellement par l'adoption d'une Charte des peuples indigènes, qui rappelle avant tout leur revendication commune: le droit à la terre.La Charte sera présentée cette semaine a la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement (mieux connue sous le nom de Sommet de la Terre), qui commence mercredi.Assise sur le coffre d'une vieille Chevrolet, Tsamoa massait sa joue enflée.Elle a été blessée il y a deux semaines dans un accident d'auto.Un accident un peu spé- cial.Elle roulait avec son père et d'autres Xavantes dans une réserve indienne du Matto Grosso, un État qui jouxte l'Amazonie.Soudain, une camionnette a bloqué la voie.Des paysans blancs ont baissé leurs vitres et pointé des fusils dans leur direction.Ils ont visé les roues.Les pneus ont éclaté.L'auto dans laquelle se trouvait Tsamoa a fait une embardée.«le ne sais pas ce qui est arrivé ensuite, j'ai perdu connaissance, raconte la jeune fille.Quand j'ai ouvert les yeux, des policiers m'entouraient.Le corps de mon perc était sur moi.Il était mort.» Tsamoa caresse un morceau de quartz, l'air absent, et donne sa cigarette à un fou qui tourne autour d'elle.La Conference indigene se tient dans un village spécia- lement construit pour l'occasion, le Kari-Oca, à côté du plus gros asile du Brésil, la Colonia (uliano Morcira.Les fous se mêlent aux Indiens.Ils demandent un peu d'argent, une pouffée de cigarette, une gorgée de bière.Il est cinq heures de l'après-midi, mais la nuit tombe déjà.Le chant des grenouilles monte de la forêt.Les moustiques virevoltent dans Pair lourd.Il fait 35 degrés.L'obscurité apportera peut-tre un peu de fraîcheur.Les soldats, qui patrouillent à cheval autour du village, s'épongent le front.Tsamoa sort de sa torpeur et parle de son père.«C'était un cacique connu et respecté, dit-elle.Il guérissait les gens avec les plantes.U était pacifique.Pourtant, il a été tue.Des Indiens continuent d'être tues au Brésil.Le gouvernement dit que c'est de l'histoire passée, mais c'est faux.«Les fermiers continuent de nous tirer dessus pour nous chasser de la forêt.Ils veulent nos terres.Si on riposte, les policiers ou les soldats viennent nous attaquer à leur tour.» La mère de Tsamoa est née au Québec, dans une communauté cri.Il y a 18 ans, clic a fait un voyage au Brésil.Elle a trouvé un emploi à la FUNA1, l'organisme gouvernemental qui s'occuppe VOIR SOMMET EN A 2 ¦ L'armée du Brésil a des sueurs froides.Page A 4 ¦ Les Japonais veulent voler la vedette aux Américains.Page A 5 LA PRESSE.MONTREAL.LUNDI 1er JUIN 1992 4,2 millions amassés au Téléthon Opération Enfant Soleil RAYMOND CERVAIS ¦ Le cinquième téléthon de l'Opération Enfant Soleil, qui se déroulait au cours du week-end, a battu son propre record: pas moins de 4241053$ ont en effet été amassés aucours des 24 heures ci demie qu'a duré l'événement.L'an dernier, 4,1 millions avaient été recueillis.Diffusé sur les ondes du réseau TVA et animé par le duo Marie-Soleil Tougas et Francis Reddy depuis les Galeries de la Capitale, à Québec, le téléthon aura permis au téléspectateurs d'assister à un spectacle de qualité auquel ont participé quelque 300 vedettes de In chanson, dont Nana Mouskou-ri.Le directeur général de l'organisme, M.Pierre Touzain, a tenu hier soir à remercier au nom de tous les enfants malades les Québécois pour leur grande générosité, particulièrement en ces temps difficiles.Cette année, les dons ont été moins nombreux, mais les personnes qui ont donné ont été plus généreuses que par le passé.L'argent recueilli sera versé aux trois hôpitaux pédiatriques du Québec, soit Sainte-Justine.l'Hôpital de Montréal pour enfants et le Centre Hospitalier de l'Université Laval.De plus, Opération Enfant Soleil consacre 10 p.cent de ses profits nets aux hôpitaux régionaux.Ainsi, l'an dernier, 25000$ ont été donnés à l'hôpital de Joliette pour l'achat d'un incubateur pour l'unité de pédiatrie.Au cours des quatre dernières années, les téléthons Opération Enfant Soleil ont permis de donner plus de 8 millions aux hôpitaux pédiatriques québécois pour améliorer le sort des enfants malades.Le téléthon Organisation Enfant Soleil est le seul des six téléthons annuels québécois qui se déroule à l'extérieur de Montréal.C'est en 1988 que le Centre Hospitalier de l'Université Laval de Québec a eu l'idée de lancer cette levée de fonds afin d'amasser de l'argent pour aider à construire une urgence pédiatrique dotée de tout l'équipement nécessaire.Devant le succès remporté, les hôpitaux Sainte-Justine et Montréal pour enfants se sont joints l'année suivante à l'organisation, faisant de ce téléthon un événement provincial.En permettant d'améliorer les soins hospitaliers et l'environnement des enfants, en facilitant l'achat d'équipements spécialisés et en consolidant un réseau de soins pédiatriques dans toute la province.Opération Enfant Soleil est devenue une source d'espoir pour les enfants malades.Selon M.Robert Lapierrc, coordonnâtes du téléthon pour la région de Montréal, les frais d'administration de l'organisation de l'événement ont été réduits cette année à 300000$, comparativement à 500000$ Tan passé.SUITE DE LA UNE fi PARIZEAU Parizeau: \"Convainquons les fédéralistes chancelants* Il a exhorté les péquistes à aller convaincre «dans les salons, les cuisines, à l'heure du lunch et même sur les terrains de baseball» les milliers de Québécois qui, «attachés au Québec, veulent attendre de voir les offres finales d'Ottawa ».« Pensez à ces fédéralistes chambranlants qui avaient gardé espoir que cela s'arrange et qui regardent, découragés, ces cmmcnchurcs qui tombent, rapport après rapport», a-t-il dit.C'est d'ailleurs par le déplacement de ces fédéralistes chancelants que les péquistes expliquent le recul de la souveraineté dans les sondages.Après avoir basculé avec les souverainistes au lendemain de la mort de l'entente du lac Mecch.ils ont grossi les rangs des indécis depuis qu'il ont compris qu'il y aurait des offres fédérales.L'insignifiance des propositions fédérales en faveur du Québec les convaincra de rallier les rangs en faveur de l'indépendance, parient les stratèges péquistes.«Cela nous demandera des choses comme un peu de chaleur humaine, de compréhension, un peu moins de l'arrogance qu'il faut bien reconnaître chez certains d'entre nous sur le plan intellectuel», a-t-il ironisé.En conférence de presse, il s'expliquait un peu: les souverainistes ont tant préparé la mise en place de l'option qu'ils ont un peu l'impression d'avoir réponse à tout, a.lance M.Parizeau.Il répondait ainsi indirectement à ceux qui, comme l'ex-ministre Claude Charron, jugent que l'attitude hautaine du chef péquiste nuit à l'option souverainiste.Opération délicate Le conseil national du week-* end fut toutefois une opération passablement délicate pour M.Parizeau et son entourage, conscients d'une inquiétude généralisée des souverainistes devant la perte de vitesse de leur option dans les sondages.D'entrée de jeu, samedi, les militants furent accueillis par une bonne nouvelle: la campagne de financement lancée en février avait largement atteint son objectif, 3,2 millions au lieu de 2,7, une annonce qui a allégé l'atmosphère.Une motion de trois comtés destinée à réassurer au chef l'appui des troupes aurait pu mettre en place l'arène où ces inquiétudes se seraient exprimées.Or, il n'en fut rien.Lors de la lecture de cette résolution, les militants ont salué Jacques Parizeau d'une salve d'applaudissements.La résolution fut adoptée sans même être mise aux voix.Après le vote, M.Parizeau a tenu à exprimer ses remerciements et son «émotion » aux militants.La proposition d'appui des trois comtés avait mené à une foule d'interprétations «et vous avez réglé la question», a-t-il dit.Lorsqu'un journaliste lui demanda par la suite s'il estimait avoir les qualités nécessaires pour être chef, M.Parizeau.visiblement piqué à vif, s'est contenté le répliquer: «Comment dans le monde peut-on poser une telle question?» Aux militants qui.nombreux en coulisses, l'accusaient de se contenter d'une attitude défensi- Tirés à part du cahier spécial sur l'eau ¦ Les personnes ou organismes intéressés à obtenir des exemplaires supplémentaires du cahier spécial intitulé « L'EAU : l'obsession du XXIe siècle, que La Presse a publié samedi, à l'occasion de la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement, doivent s'adresser au Service à la clientèle au numéro 285-6911.Les commandes doivent compter un minimum de dix (10) exemplaires.Chacun d'eux coûte 2,50$, taxes comprises.La Quotidienne tirage de samedi à trois chiffres à quatre chiffres 735 7952 vc centrée sur la critique des offres fédérales.M.Parizeau a répliqué que cette entreprise restait nécessaire et qu'il il fallait réduire «en charpie» ces propositions.Pour lui, la morosité actuelle face au dossier constitutionnel vient de la totale confusion entourant la préparation des offres.Il ne s'explique pas comment les ténors fédéraux peuvent prétendre que plusieurs questions sont réglées, notamment en ce qui touche la société distincte du Québec.«M.Bourassa a dit que telle que formulée, la clause de la société distincte est inacceptable.Qu'est-ce qu'il faut de plus?Qu'il grimpe sur une chaise et crie?» a laisse tomber le chef péquiste.?SOMMET Grande-Baleine absent du Sommet de la Terre des autochtones.Et c'est ainsi qu'elle a rencontré son père.Marcos Tercna, coordonnatcur général du Comité intertribal, a expliqué que la terre était au centre des problèmes des peuples indigènes.«En Amazonie, les tribus se font expulser de leurs terres anccstralcs.Au Québec, les rs ABONNEMENT Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 17hSO RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tek* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations \u2014i 285-7111 | 285-7202 I 285-7306 | 285-7265 I 285-7320 Indiens ne réussissent pas à faire comprendre aux autorités que le territoire de la Baie famés leur appartient.» On aurait pu croire, justement, que les Cris allaient profiter du Sommet de \\t* Terre pour poursuivre leur campagne internationale contre le projet de barrage sur la Grande rivière de la Baleine.Mais non.Les deux seuls Cris qui se trouvent au village de Kari-Oca sont lames Shecapio et Sam Gui], du Conseil de la jeunesse cri.Et ils refusent même de parler de la bataille des Cris contre Hydro-Québec.«Notre but est de partager nos connaissances avec tous les peuples indigènes de la terre, explique lames Shecapio.Nous voulons nous unir pour protéger notre mère la Terre.Nous combattons ensemble la destruction de la planète.» Et Grande-Baleine?demande un reporter.«Nous ne voulons pas faire de politique», répond-il.* Rien d'étonnant, dans ce contexte, de voir un sourire paisible sur le visage de Christos Sirros, ministre aux Affaires autochtones et premier délégué du gouvernement du Québec à Rio.M.Sirros a passé quelques heures au vil- lage de Kari-Oca.Lui qui avait, entre autres mandats, celui de défendre l'image internationale du Québec n'aura pas grand-chose à défendre, faute d'attaquants.Le premier ministre Mulroney aurait indiqué qu'il irait aussi visiter Kari-Ôca, a confié Manor Tercna, le coordonnatcur de la Conférence internationale des peuples indigènes.Si c'est le cas, il pourra voir que l'écart entre le Nord et le Sud est aussi éclatant chez les autochtones que chez les Blancs.Konrad Sioui a reconnu lui-même que les problèmes des Amérindiens du Canada se comparent difficilement à la tragédie des tribus d'Amérique latine.Beaucoup d'eau va couler dans la Grande rivière de la Baleine avant que les employés d'Hydro-Québec se mettent à tirer des balles, à l'instar des fermiers qui ont tué le père de Tsamoa Pedroza.?GAZ Intoxication au gaz propane: deux morts au Temiscamlngue d'entre eux avaient même repris conscience.«C'est très encourageant, a-t- el le dit.Ils sont stables et en amélioration.» Les médecins croient que l'intoxication s'est produite pendant la nuit alors que dormaient déjà les campeurs.Les vapeurs de propane, inhalées par des personnes éveillées, provoquent des maux de téte et étourdissent jusqu'à l'inconscience, explique le docteur Labcrge.Les quatre survivants ont été envoyés par avion à Sacré-Coeur parce qu'on y trouve une chambre h y perbare, a-t-el le ajouté.Cet équipement permet de créer des conditions qui favorisent l'élimination du gaz accumulé dans le sang.Selon l'agent Gadoury, les chalets de la pourvoirie du Lac-a-la-Truite sont équipés de poêles et de réfrigérateurs fonctionnant au propane.L'origine de la probable fuite n'a pu être établie, hier, puisque les réservoirs étaient vides, dit-il.Par ailleurs, le chalet était équipé de lits superposés.Comme le propane est un gaz lourd, il semble que les occupants des lits du bas étaient en plus mauvaise position, explique le policier Gadoury.De fait, les deux victimes dormaient dans ces couchettes.?LA PRESSE est publiée Dar LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la S Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des I services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ¦ particulières à LA PRESSE sont également reserves.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 «Port de retour garanti., (USPSO05692) Champlatn N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 J r-1 !_1 LUNDI 1er JUIN 1992 23-1-01 I L'IMPORTANT «L'important, c'est qu'on ait besoin de moi- Un peu d'argent ne fait pas de mal, mais: «Un gars qui, pour lancer une balle, fait 5 millions par année.Un autre qui reçoit un million comme réserviste.Quossé ça?Pis on paye pas des professeurs, on paye pas des chercheurs».Un vrai Lion «Devenir un adulte, oui.Vieux, seul et malade, non.Le seul avantage de vieillir, c'est de pouvoir faire des bêtises sans se faire chicaner par sa mère».Il est Lion-Cochon, dit-il sans rire.Ne le 31 juillet 1935, en plein coeur de Saint-Henri, comme son père et les autres avant lui.«On est Montréalais depuis 1653.on n'est jamais sorti de l'Ile.La campagne c'est bien beau, mais j'aime mieux les ruelles et les rues.» Les voyages?« |c n'aime pas beaucoup ça.Mes parents, eux, voulaient même pas découcher!» L'enfant Deschamps, le deuxième de trois garçons, est sensible à la qualité de la présence de ce pere dessinateur industriel qui a l'esprit et le coeur tournés vers l'avenir, conçoit un ordinateur, raconte la télévision avant l'heure, construit un hi-fi, un téléphone.On est en 1945.De plus, c'est un raconteur.L'imaginaire des enfants est gonflé à bloc.Mais surtout, surtout, pour se détendre il prend ses trois garçons sur ses genoux et les berce! La mère, une Leduc, est industrieuse et inquiète, comme toutes les mères.Elle s'assure que ses gars ne font pas trop de bêtises, car ils en font mais elle ne le sait pas, et bénit le ciel les jours où le vent et les nuages ne transportent pas trop de gouttes de suie sur son linge frais lavé.Mi-ange, mi-délinquant, le jeune Yvon aurait pu mal tourner.Vols d'autos, par effraction, etc.«On était excité, on avait peur et on voulait s'affirmer».Rêvait-il d'être acteur, enfant?«lamais.Je pensais devenir boulanger ou laitier, à cause des chevaux».À 12 ans, il voudrait être premier ministre, rien de moins.Et puis médecin.Ses rêves varient mais une seule passion demeure, celle de la musique.11 apprend le piano à six ans.Mais quel aurait été son destin si, à 17 ans.il ne s'était retrouvé messager à la discothèque de Radio-Canada?Le point tournant de sii vie professionnelle.«Les gens se vouvoyaient.La plupart d'entre eux sortaient du cours classique et parlaient de choses que je ne connaissais pas.Alors pour pas avoir l'air épais, j'écoutais, j'allais à la bibliothèque chercher des livres d'auteurs dont je captais les noms au vol.C'est ainsi que j'ai eu le coup de foudre pour Zola, entre autres.mais j'ai lu tout le théâtre, les classiques et les modernes.J'ai lu en maudit les cinq ans que j'ai passés là!» Judi comme une ancre «Llle avait 17 ans, la téte dure.Elle dansait.Elle lâche tout.Ma belle-mère à Toronto a dû paniquer!» C'est surtout le commencement d'une belle histoire d'amour.«Mon doux, ma Judi, ça fait 25 ans! » Elle avait dit: «Je veux trois enfants, à un certain âge, avec des délais entre chacun».1967, Tannée de leur rencontre.«Ça allait mal ! |c venais de faire une faillite personnelle.On a dormi sur un grabat, chez des amis aussi pauvres quasiment.La misère! Mais c'était l'amour!» Trois filles, aujourd'hui de 14, 12 et 5 ans.Judi a bien fait les choses.«La paternité est venue tard dans ma vie.C'est bien.À 40 ans, on contrôle mieux son environnement, l'en profite aujourd'hui, je prends mon temps.Et puis, on va leur traîner dans la face moins longtemps, on va débarrasser la place plus vite».Boutade.«Les filles sont sûres que je vais vivre jusqu'à 100 ans».Judi encore.Point d'ancrage.«Elle croit en la force des petits gestes, pour l'environnement par exemple.C'est vrai que pour changer le monde, il faut se changer soi-même».S'il ne bricole pas, «Judi est Carnet de route Yvon Deschamps \u2022 Né à Montréal le 31 juillet 1935 \u2022 École Supérieure de Saint-Henri \u2022 1953, Radio-Canada, courrier à la discothèque \u2022 1958, Andromaquc au Théâtre universitaire canadien \u2022 1959, Paul Duissonneau et la Roulotte \u2022 i960, encore du théâtre \u2022 1961, batteur de Claude Léveillée \u2022 1967, la Boite à Clémence, etc.\u2022 1968, premier o ne-m an show \u2022 Des monologues déjà classiques \u2022 Du cinéma, des disques, des spectacles.Le succès.\u2022 1992, 35 ans de vie artistique et une tournée avec son nouveau spectacle: «U.S.Ou'on s'en va?» « On peut me mettre un bébé dans les bras n'importe quand, je sais quoi faire avec », lance Yvon Deschamps.photo robert naoon.u Presse bonne là-dedans», s'il ne cuisine que l'ordinaire, Deschamps lave et repasse mais surtout: «Tu peux me dropper un bébé dans les bras, je sais quoi faire avec».Entre deux changements de couches, il lui fera entendre des chansons québécoises ou américaines, ou un petit Mozart selon l'humeur du moment.11 va peut-être lui parler d'Albert Schweit-zer, du cardinal Léger ou de l'abbé Pierre.«Des gens gui se donnent, qui vivent en conformité avec ce qu'ils prêchent».Et lui tiendra un monologue éloquent sur l'amour: «Être en amour, c'est être malade.Tu passes tes grandes journées couché.C'est merveilleux.Mais l'autre n'a pas d'importance.Tandis que l'amour, c'est autre chose.C'est se donner, c'est accepter l'autre.Dans ces conditions, il n'y a jamais de raison de partir».Alors Deschamps, modeste, relativise son travail («qui n'en est pas un quand on a la passion»), relativise les biens matériels («Donne ça, on n'a pas besoin d'autant, me dit Judi »)\u2022 et dirait à l'enfant: «L'important, c'est qu'on ait besoin de moi.Ma famille, le Chainon.Faire comme nos parents: servir, aider».«S'il n'y en a pas pour tout le monde, je ne veux pas être celui qui en a.Je ne veux pas être celui qui va vivre un mois de plus dans son abri, après une attaque nucléaire.|e fais partie de fa gang.Je \u2022 ne veux pas m'en éloigner».?Grande Finale de Il il H '>\u2022 V I \u2014 w Un rendez-vous à ne pas manquer à Radio-Québec le mercredi 3 iuin 1992 c ' 0.¦¦¦ ni à 19 heures LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er JUIN 1992 A3 Près de 20 OOO personnes inaugurent le « Big Mac » Le Musée d'art contemporain du centre-ville étonne, choque et séduit BRUNO DISSON ¦ «Ça s'peut-tu?» Dans la salle à peine éclairée par la lueur émergeant des sept barils qui encombrent la salle, une vieille dame se penche sur un des gros contenants remplis d'eau au fond desquels un moniteur de télévision noir et blanc montre un gros plun d'un homme endormi.Après avoir fait le tour des sept barils ou reposent autant de dormeurs télévises, elle ressort de la petite salle, haussant les épaules en un signe d'incompréhension adressé à n'importe qui.En faisant son entrée dans le centre-ville de Montréal, à côté de la Place des Arts, l'art contemporain a provoqué, ce week-end, plus d'un choc.Samedi, raconte M.Marc Loriault, un organisateur du nouveau Musée d'art contemporain (MAC) de Montréal, un visiteur frustré a hurlé son mécontentement et crié à la fraude, au vol et au gaspillage, bref, toute la lyre.Et il est parti en disant que ça ne valait pas 33 millions S.Un point de vue que, visiblement, ne partage pas la majorité des quelque I8000 visiteurs venus faire trempette dans la provocation, le délire sculptural, la recherche chromatique ou la conceptualisation, qui valent à cette forme d'art méconnu autant de quolibets que d'émerveillement béat.«On reproche souvent à l'art contemporain d'être hermétique», dit Bernard Tremblay, lui-même créateur qui, au MAC, travaille à rendre plus accessibles ou plus faciles d'interprétation, les installations, sculptures ou toiles non-figuratives du musée.«Pourtant, ajoute-t-il.on a un cerveau qui doit bien servir a nuire chose qu'à regarder la télévision.A la rigueur, ce n'est pas plus difficile ou exigeant de Minci \" snin I» met mm SIHfCf life Mm ' V il ; .: ¦\u2022¦ I .'.fltUi \u2022 / 9 sftro liti siiftt IfW.il \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 ¦ » \u2022 PHOTO LUC SIMON PERREAULT Lê Presse Parmi les oeuvres qui ont déconcerté plusieurs visiteurs du nouveau Musée d'art contemporain, il faut noter celle de Barbara Steinman, qui expose sur un grand mur 60 panneaux lumineux reproduisant le même message: «Silence».venir au MAC que d'écouter du jazz, au festival.Le jazz est une forme de musique qui n'est pas facile à décoder.Mais si les gens aiment le jazz, au festival.c'est qu'ils se laissent emporter par l'ambiance, la féte.L'art contemporain, ça devrait être la même chose.» Il est vrai qu'il n'est pas évident d'interpréter l'expression d'une artiste comme Barbara Steinman, par exemple, qui expose sur un grand mur 60 panneaux lumineux reproduisant le même message: «Silence».Pas facile' non plus de comprendre pourquoi Bill Viola, dans son installation de sept barils remplis d'eau, a plongé sept moniteurs de télévision montrant des gens endormis; ou de tenter de déchiffrer ce que peut bien cacher la «Bataille moyenâgeuse», une gouache de lean-Paul Mousseau sur laquelle n'apparaissent pas de véritables formes définies mais qui, a l'image de la plupart des oeuvres exposées, possède la propriété de plonger le visiteur dans l'équivoque.¦ N'est-ce pas précisément le but visé?Assis à une table du café de la rotonde du musée, un couple se disant «dans la soixantaine U.S.», Gilles et Irene Messier, était fort content de la visite.M.et Mme Messier sont des «initiés», en ce sens qu'ils sont familiers de formes moins conventionnelles que les sculptures ou tableaux reproduisant paysages ou portraits de gens célèbres.Mme Messier estime que le démena-, gement du MAC au centre-ville «est une belle trouvaille» parce qu'il rendra plus accessible et moins rébarbatif une.forme d'art à laquelle une majorité de-gens n'ont pas été habitués.« l'ai eu presque autant de plaisir a regarder les gens que les oeuvres, dit.Mme Messier.C'est évident que ça ne peut pas plaire à tout le monde mais l'art abstrait n'est pas gratuit.Il faut un.effort de notre part.» .« |c suis convaincu, croit pour sa part M.Messier, que parmi ceux qui sont venus ce week-end, beaucoup auront en-, vie de faire une démarche, un efforj.d ouverture.J'ai entendu un homme dire à son enfant : « Est-ce que ça te don1' ne des idées de dessins?» L'art contemporain, conclut Mme Messier, donne l'impression qu'on peut tous être artiste.Deux hymnes nationaux pour le Québec d'après-Meech BRUNO BISSON ¦ Lorsque le «Ô Canada» fut pathétiquement hué au Stade olympique par un bel après-midi d'après-Meech, juste avant un-match des Expos, un des amateurs de baseball presents s'est demandé si les Québécois étaient mûrs pour chanter leur patriotisme srns que le dernier verset de la toune ait besoin de changer de langue.Deux ans plus tard, hier après-midi, accompagnées par un grand orgue et chantées par un choeur d'une vingtaine de voix, se sont élevées dans la nef de l'église Notre-Dame-du-Rosaire.dans le quartier Villeray.les paroles de «Chante le pays».Un hymne dont l'auteur, M.Marcel-René Provost, n'est pas peu fier.Au point de le proposer aux Québécois comme nouvel hymne national.L'ambition n'a jamais tué personne.Mais M.Provost aura de la concurrence.Ce soir même, dans une autre église de la Petite Patrie, au 425, rue Beaubien Est, le Mouvement souverainiste du Québec proposera aussi son hymne au Québec, une chanson intitulée «Demain», que l'auteur-composi-teur Marc Gélinas avait l'habitude de chanter tous les soirs, il y a déjà 25 ans, à l'époque de sa boite à chansons Le cochon borgne, qui s'affichait ouvertement indépendantiste.Pure coïncidence, ont affirmé hier les promoteurs de l'un et de l'autre de ces deux pendants québécois de La Marseillaise et du God save the Queen, qui s'entendent pour dire que le Québec, officiellement indépendant ou pas, a besoin d'un hymne national.Reste à savoir de quel genre.Et sur ce point, le genre, de l'un à l'autre, varie considérablement.Pour composer son hymne, M.Provost en a étudié des dizaines.Depuis l'enfance, a-t-il affirmé hier a La Presse.M.Provost collectionne les drapeaux et les enregistrements des hymnes les glorifiant, s'appliquant a trouver une correspondance entre les couleurs et symboles du drapeau, et les musiques et paroles des poèmes lyriques et musicaux.La passion personnelle de M.Provost s'est ainsi traduite par une représentation aussi dépouillée, sur le plan du texte, que solennel sur le plan musical, rappelant vaguement un chant fort connu du répertoire traditionnel des Fêtes.Peuple debout!VChimie le pays Vive le drapeau Vive le pays Le Québec c'est nos champs C'est notre terre pour nous nourrir Le Québec c'est nos villages C'est nos villes pour nous bâtir Si les mots simples de l'hymne de M.Provost sont chantées sur un ton et une musique emphatiques, les paroles de la chanson de M.Gelinas (La Presse n'a pu prendre connaissance de la musique, secret bien gardé pour ce soir) sont d'un ordre fort différent.D'abord parce qu'elles ne font pas appel à des images, mais à un sentiment, balançant entre l'appel a la liberté du refrain et l'évocation claire, en couplet, du «|e me souviens».Depuis notre plus tendre enfance On nous apprend à vénérer Les héros de la Nouvelle Prance Les Papineau, Delorimier, Ché-nier Même si cette histoire est belle PHOTO LUC SIMON PERREAULT.LA Presse Marcel-René Provost a fait chanter hier par un choeur, accompagné d'un grand orgue, son hymne national, «Chante le pays», à l'église Notre-Dame-du-Rosaire, dans le quartier Villeray.Nous ne devons pas oublier Que l'histoire du Québec est celle Que nous allons nous fabriquer Des deux hymnes, bien sûr, aucun n'est encore officiellement le chant du Québec.Et ainsi que te precise un porte-parole du Mouvement souverainiste du Québec, M.François Saint-Louis: «nous ne voulons absolument pas l'imposer.Un hymne ne s'impose pas.» Mais comme on en propose déjà deux, pour un pays qui n'en est toujours pas un, force est de se poser une question : que serait, le cas échéant, un hymne national québécois, et comment pourrait-il, en moins de deux minutes, évoquer quelque chose qui ressemble à une identité collective?Serait-il plus prudent de savoir quel pays on chantera demain, si jamais pays il y a, un jour, à chanter?Belle question.Rhéa Landry Caruf el succombe à ses blessures ¦ Une mère de deux enfants qui reposait depuis lundi entre la vie et la mort, à l'hôpital Maisonncuvc-Rosemont de Montréal, a été débranchée des appareils qui la maintenaient artificiellement en vie, hier matin.Mme Rhéa Landry Carufel, 33 ans, grièvement blessée par l'ex-ami de coeur de sa soeur, Pierre Lepage, 31 ans, a succombé sans avoir repris conscience devenant ainsi la victime du 22e meurtre commis, cette année, sur le territoire de la CUM.Innocente victime d'un drame dans lequel elle n'avait rien a voir, Mme Landry Carufel a été abattue, lundi, alors qu'elle se trouvait au volant de sa voiture dans laquelle prenait place sa soeur.Marjolaine Landry, et une amie de Travail.Son agresseur ne supportait pas la rupture de sa liaison avec Marjolaine Landry.Peu de temps avant de tirer cinq coups de feu en direction des trois femmes, Lepage avait comparu en Cour pour répondre d'aeccusations de menaces de mort contre son ex-amie de coeur mais avait été libéré en attente de son procès, le 19 mai.Moins d'une semaine plus tard, Lepage surgissait près de la voiture de ses victimes et tirait à bout portant sur la soeur de son ex-amie, la blessant grièvement à la nuque et à la gorge.Quelques minutes plus tard, il mettait fin à ses jours.La famille de la victime et de Marjolaine Landry, blessée à une jambe lors de l'attentat, a observé le plus strict silence autour de ce drame absurde.Un membre de la famille, joint à son domicile hier, a poliment mais fermement, repoussé la demande d'entrevue faite par La Presse.Cap sur Montréal pour 42 pilotes de petits avions Agence France-Presse M USA II.LIS ¦ Ils sont industriels, réalisateurs de télévision ou journalistes: ce matin, 42 pilotes privés de petits monomoteurs ou bimoteurs ont décollé de Toussus-le-Noble, dans la banlieue parisienne, et mis le cap sur Montréal pour participer aux cérémonies du 350e anniversaire de la ville.Devant eux, 3800 milles nautiques (7000 kilomètres), et 25 à 30 heures de vol à effectuer en cinq jours au-dessus des eaux glacées du Grand Nord.Un tel vol exige une minutieuse préparation avec des étapes aussi exotiques que glacées: Toussus-le-Noblc.Aberdeen (Ecosse), Reykjavik (Islande), Sondestrom (base militaire américaine du Groenland), Iqaluit (Nord-Canada), Québec et Montréal.«En 1973, se souvient lacques Callies, l'un des organisateurs du rallye avec sa revue Aviation et pilote, notre avion avait dérivé d'une centaine de milles nauti- ques (180 kilomètres) et nous avions raté les côtes irlandaises.Sans un radar qui nous avait repéré au nord alors que nous nous croyions à l'ouest, nous aurions fini à l'eau.» À l'époque, la navigation se faisait à l'estime.Les meilleurs amis du pilote étaient le cap, la montre et un surpuissant émetteur de la BBC, providentiel radio-phare planté en Grande-Bretagne.Depuis 1989, tout a changé.Un petit appareil, gros comme un baladeur, le GPS (Global Positioning System) relié à une antenne circulaire fixée sur le fuselage indique la position de l'avion à quelques dizaines de mètres près et en tout point du globe grâce à une myriade de satellites déployés par le Pentagone.Ils emportent aussi une volumineuse documentation aéronautique et les équipements de survie réglementaires (canots de sauvetage, combinaisons, manuels de survie et de pèche).L'arrivée des concurrents est prévue samedi à l'aéroport de Saint-Hubert.Les commissions scolaires acceptent de relever le défi de la décentralisation Sous réserve toutefois d'une réforme équitable de la fiscalité PIERRE APRIL de lu Presse Canadienne ou une ¦ Les commissions scolaires du Québec ont majoritairement accepté, hier, de relever le défi de la décentralisation en éducation à condition que le gouvernement s'engage dans une réforme de la fiscalité et qu'il n'en profite pas pour procéder «à un pelletage de factures» comme ce fut la cas pour les municipalités l'année dernière.À l'issue de la plénière de la 45e assemblée générale annuelle, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) a sou-tenu que toute décentralisation en éducation doit tenir compte de certains principes indissociables «qui devront être respectés de façon intégrale».Ces prérequis sont : une assurance quant au maintien de la qualité des services éducatifs sur l'ensemble du territoire et une formule de péréquation adéquate pour assurer l'équité entre les régions.«De plus, a expliqué Mme Drouin, tout transfert de pouvoirs décisionnels vers les commissions scolaires devra s'opérer de façon graduelle et passer par une participation significative du gouvernement local au financement des décisions qu'il prend et rend compte à ses commettants.«Toute participation significative au financement des décisions, a poursuivi la présidente de la FCSQ, devra aussi prendre appui sur une réforme de la fiscalité qui aura pour effet d'éviter une augmentation du fardeau fiscal du citoyen.» D'ailleurs, la résolution demandant que les commissions scolaires puissent établir elles-mêmes leur taux de taxe a fait l'objet de sérieuses discussions en ateliers et suscité de nombreux amendements avant d'obtenir l'aval de l'assemblée générale qui a insisté pour qu'elle tienne compte des pré-requis exprimés dans les principes à respecter avant de se lancer dans un projet de de-centralisation.Les commissions scolaires ont réclamé un nouveau modèle de négociation des conditions de travail au niveau local même si bon nombre de membres de la FCSQ continuent d'exprimer de sérieuses reticences sur cette question.L'Etal, en consultation avec la FCSQ, devrait continuer d'assumer les négociations de> salaires, des regimes d'assurance et de retraite et les droits parentaux alors que les administrations locales se verraient confier la responsabilité de déterminer l'ensemble des conditions de travail, «leur permettant ainsi de prendre des décisions localement sur la façon d'organiser les services dans chaque école >».Dans cette optique, les membres de la FCSQ ont toutefois rejeté les droits de grève et de lock-out au niveau local.Les promesses Dans un discours devant 500 congressistes de la FCSQ, vendredi soir, le ministre de l'Education,Michel Page, s'est d'ailleurs engage à tenir compte des revendications du milieu scolaire sur la decentralisation.«On s'est convaincu, a précisé le ministre, que plus le niveau de décision sera près du vécu, plus il sera pertinent.» Sans entrer dans les détails des projets du ministère dans le dossier de la decentralisation.M.Page a quand même mis en garde les élus locaux «qui devront s'impliquer directement».«|e suis d'accord avec la de-centralisation, a-t-il dit.mais cela doit être accompagne dune responsabilisation du milieu.Vous êtes élus pour cela.» Le ministre a par ailleurs promis de s'engager cet autom-\" ne dans un projet de revalorisation des élus scolaires «afin de leur donner les mêmes prerogatives que celles du monde municipal ».La présidente de la FCSQ a réagi favorablement aux engagements du ministre qui a promis, entre autres, de rendre public, au cours des prochains jours, son plan d'action attendu depuis un an déjà sur le décrochage scolaire et de s'attaquer au fléau de la bureaucratisation au ministère de.\" l'Éducation en préconisant plus de souplesse dans les conC trôles et plus de latitude à l'endroit des administrations scolaires locales.Au chapitre de la formation de la main-d'oeuvre, Mme Drouin a répondu aux intentions du ministre de donner plus moyens aux commissions scolaires par un engagement de la FCSQ de s'intégrer adéquatement aux mécanismes de développement de la main-d'oeuvre en région.4382 Boul.St-Laurcnt 1310 de Maisonneuvc Est 1430 rue Stanlcv.metro Pccl 160 Notre-Dame Est 5400 Cotc-dcs-Ncigcs 61 de la Gare.St-Sauvcur 6150 Boul.Taschcrcau, Brossard 081 St-Jcan, Pointe-Claire 2133 Boul.Le Carrefour, Laval Saucisses Knackwurst & Debreziner V.- frites et choucroute au vin 6 95$ Chez Better saucisses européennes & bières importées \\ A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er JUIN 1992 Faire l'amour à 15 ans 0 Iptoqu&xx R E S U LTAT5 lolo-qu^Hri Tirage du 92-05-30 2 12 19 21 35 49 GAGNANTS 6/6 2 5/6* 6 5/6 375 4/6 19 608 3/6 355 364 Numéro complémentaire: 44 LOTS 1 331 451,00$ 133145.10$ 1 704,20$ 62.40$ 10.00$ Ventes totales: 19 732 098,00$ Prochain gros lot japprox.): 2 300 OC Prochain tirage.92-06-03 I.00S Itra Tirage du 92-05-30 NUMÉROS 837177 37177 7177 177 77 7 LOTS I00 000$ f 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 92-05-30 8 9 10 17 18\t19\t32\t42\t43 44\t47\t48\t53\t56 57\t59\t60\t68\t69 Prochain tirage: 92-06-01 SCIE Cî^Tâ Tirage du 92-05*30 2 7 10 11 22 25 t % Numéro complement***:\t34 MISE-TÔT 17 18\t24 41 GAGNANTS\tLOTS 82\t609.70$ GAGNANTS 6/6 1 5/6* 1 5/6 65 4/6 2 848 3/6 36 767 LOTS 1 000 000.00$ 28 805.20$ 295.40$ 31.40$ 5.00$ Ventes totales: 1153 945,00$ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00$ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités «rencaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Le drame de l'adolescente qui a un bébé LOUISE CHARBONNEAU collaboration spéciale ntre 7 500 et 8 000 adolescentes de 12 à 19 ans deviennent enceintes chaque année au Québec.Ces chiffres sont demeurés relativement stables depuis 1985.On calcule que quatorze adolescentes sur cent deviennent enceintes au moins une fois avant 'âge de 18 ans.On note qu'il y a autant d'adolescentes qui choisissent d'interrompre cette grossesse que de la poursuivre.Près de 75 p.cent des pères qui sont identifiés sur les avis de naissance ont plus de 20 ans.La grossesse à l'adolescence est donc un problème largement féminin; les garçons de moins de 20 ans y sont à peu prés exclus, soit parce que leur petite amie, de deux à trois ans plus jeune qu'eux, a davantage recours à l'avortement, soit qu'on ne l'informe même pas de la grossesse ou encore qu'il disparaisse de la vie de la jeune fille parce qu'il n'est pas en mesure d'assumer cette responsabilité.La plupart des études qui ont porté sur les aspects économiques des grossesses adolescentes sont unanimes pour les associer au problème de la pauvreté.Ce sont en grande majorité des adolescentes de milieu socio-économique défavorisé qui choisissent de poursuivre leur grossesse.Peu scolarisées, leurs chances de trouver des emplois rémunérateurs sont minces d'autant plus que jusqu'à 80 p.cent d'entre elles se retrouvent en situation de monoparentalité.Lorsque le père est présent, il présente un profil analogue à celui de sa conjointe et donc peu susceptible de l'aider.Judith, Danielle et Nicole La naissance du petit garçon de ludith a été un événement heureux et attendu dans la famille.Mais très vite, sa mère prend charge de l'enfant, ce qui provoquera des conflits entre les deux, les rôles de mère et de grand-mère étant mal délimités, ludith aura aussi escamoté certaines tâches nécessaires à son cheminement d'adolescente.Elle n'aura tout de même pas été abandonnée ni par sa famille ni par Stéphane, avec qui elle ira vivre pendant quelques années.Aujourd'hui, elle ne le regrette pas même si elle ne recommanderait pas à d'autres de suivre le même chemin.Danielle a voulu combler un vide avec cette grossesse; elle a pensé échapper a l'isolement, au désespoir, elle a cru devenir quelqu'un d'important, assez en tout cas pour être aimée de Sylvain.Mais au fur et à mesure que son corps change, elle retrouve sa tristesse parce qu'elle ne se trouve pas belle et Sylvain se désintéresse d'elle.L'accouchement lui redonne un moment de fierté; sa famille s'intéresse à elle pour un certain temps.À la longue, elle redevient seule et n'arrive pas à s'occuper adéquatement de son bébé.Elle en ressent de la honte et de la frustration.Elle n'arrive pas à trouver les moyens de se faire aider; pourtant, elle aime son enfant, mais elle est incapable de lui donner ce qu'elle n'a jamais reçu.Nicole fait partie d'un groupe de plus en plus nombreux de délinquantes qui choisissent de se faire un bébé pour « tripper », pour se sortir de la toxicomanie et de la prostitution.La plupart n'ont aucun support de la part de leur famille et passent une partie de leur grossesse dans des centres d'accueil pour mères célibataires.Très vite, Nicole ne «trippe» plus sur son gros ventre et, heureusement pour elle, son accouchement est prématuré.Elle n'aime pas son enfant qui bien vite la dérange, mais elle y est attachée et réagit fortement le jour où il faudra le lui enlever parce qu'il est manifestement négligé.La semaine prochaine: l'adoption.Vous serez vendu son prix location La Saturn SC La performance réinventée de toutes pièces par mois VOTRE CONCESSIONNAIRE moteur 4 cyl.16 soupapes de 1,9 L à deux arbres à cames en tête (124 HP) boîte manuelle 5 vitesses direction assistée à rapport variable panneaux latéraux en polymère résistant aux coups et à la corrosion glaces teintées jantes en alliage de 15 po.volant gainé de cuir radio AM/FM stéréo 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congres où aura lieu la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement, a une heure du centre-ville de Rio.Les soldats marchent sur les terre-pleins, la mitraillette au poing.Ce week-end, ils arrêtaient les taxis qui amenaient leurs passagers à Kari-Oca, où avaient lieu la Conférence mondiale des peuples indigènes.Équipés de jumelles, ils scrutent les routes, la nier, le ciel et les montagnes, surtout les montagnes que des centaines de milliers de pauvres habitent.Ils n'osent pas se rendre dans les favelas, où règne le Comando Vcrmelho (le Commando rouge), un gang de trafiquants de drogues.Le commando a des armes plus puissantes, plus nombreuses et plus sophistiquées que l'armée.Les habitants des favelas endurent sa présence, car il assure un minimum d'ordre et de loi, en l'absence de tout corps policier régulier.Le commando punit sévèrement les vols dans les quartiers qu'il contrôle.U a même mis sur pied des tribunaux.Généralement, l'État et le commando s'ignorent.Ils ont chacun leur zone d'influence, si on peut dire.Mais la venue du Sommet de la Terre a envenimé les choses.L'État de Rio a fait construire une autoroute surélevée depuis l'aéroport international jusque dans les quartiers aisés de la ville, près du jardin botanique.L'État veut aussi continuer l'autoroute vers le nord.Le Commando rouge ne veut pas: l'autoroute donnerait un accès trop facile à ses quartiers généraux de Japeri.Par ailleurs, la construction de la voie surélevée n'est pas sans rappeller les efforts de l'ancien maire de Montréal, lean Drapeau, qui avait installé des panneaux pour cacher la pauvreté aux visiteurs étrangers.Les milliers de délégués et les chefs d'État n'auront pas à subir la vue éprouvante de la misère des Ca-riocas (surnom donné aux habitants de Rio).Si 15000 soldats patrouillent en périphérie, c'est encore la police qui assure la sécurité des quartiers centraux, comme Bota- ! fogo, Copacabana, Ipanema et Lc-blon.Son effectif a été renforcé à 35000 hommes.Les autorités ont pris soin de nettoyer la ville.Un reporter de La Presse, qui était venu ici il y a cinq ans, a eu la surprise de voir des parcs plus propres qu'à Montréal (ce qui n'est peut-tre pas très difficile).Les enfants n'errent plus dans les rues.Des organisations charitables ont subitement reçu des fonds pour leur procurer des abris temporaires.Le gouvernement de Rio a aussi donné des petites sommes d'argent, des vêtements et des billets de car à des milliers de travailleurs du Nord-Est qui avaient migré dans la grande ville.La Fondation de la Banque du Brésil a annoncé qu'elle allait verser une subvention de 750000$ pour fournir des lits et des repas aux personnes sans domicile fixe, pendant le Sommet* de la Terre, qui dure du 3 juin au 14 juin.Résultat: il y a moins de mendiants sur les grandes avenues de Rio que dans la rue Sainte-Catherine, à Montréal.Le sens de l'hospitalité a même touché les prostituées, qui se tiennent surtout près des hôtels luxueux de Copacabana.Euridice Coelho Reis, directrice de l'Association des prostituées de Rio, a dit qu'elle allait faire tout en son possible pour que ses «filles profitent le plus du Sommet de la Terre».Les organisateurs de la Délégation canadienne ont été prévenants.Ils ont écrit des conseils d'hygiène et de sécurité à l'intention des délégués, des journalistes et des écologistes canadiens en mission à Rio.r ¦ ft £1 OTHECAIRE $ de remise en argent! ET BIEN D'AUTRES ÉCONOMIES » Il n'en tient qu'à vous d'en profiter.Passez voir votre conseiller pour connaître tous les détails de l'offre.Des prêts pour rester au-dessus de vos affaires.BANQUE LAU PRET Jusqu LA PRESSE, MONTREAL.LUNDI 1er JUIN 1992 I £es cycCistes saluent tri ïllO QUEBEC TRJCYClEi fP/u5
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