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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-06-06, Collections de BAnQ.

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[" f.VOIR MAISONS D'ENSEIGNEMENT PAGE A 22 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 6 JUIN 1992 Les commerces de l'Outaouais ouvriront le dimanche Le ministre Céraid Tremblay a donné le feu vert à quatre municipalités afin de répondre à la concurrence ontarienne CILLES PAQUIN du bureau tie I ,i Presse OTTAWA jgjfc our éviter de voir les consomma-leurs québécois dériver vers I Ontario, le ministre de l'Industrie, du commerce et de la Technologie Gerald Tremblay a donne le feu vert à l'ouverture des commerces le dimanche dans l'Outaouais.Il repond ainsi aux requêtes formulées hier par quatre villes de la Communauté urbaine de l'Outaouais l'invitant a réagir rapidement à la libéralisation des heures d'affaires annoncée cette semaine en Ontario.Pans une declaration surprise jeudi, le premier ministre de l'Ontario Bob Rae a Libre-échange à trois: les négociateurs tout près d'une entente indique que son gouvernement avait decide de permettre l'ouverture des magasins le dimanche afin de; contrer l'exode de la clientele vers les États-Unis.L'Assemblée legislative doit se prononcer sur le sujet mercredi prochain, mais les commerces ouvriront des demain.En réaction à cette décision les maires des villes de Gatineau, Aylmcr, Masson et Buckingham ont écrit au ministre vendredi matin et la réponse favorable de M.Tremblay leur a été transmise le jour même, a déclaré le directeur du bureau régional de ce ministère à Hul,l M.Richard Picard.Dans sa lettre aux maires, M.Tremblay écrit qu'il leur permet de se prévaloir des dispositions de la loi prévoyant la création de zones spéciales dans les ré- gions frontalières.Il souligne que le conseil de chacune de ces villes doit ratifier cette décision avant le 19 juin 1992.La ville de Hull pourrait s'ajouter au groupe mardi prochain lorsque la question sera soumise au conseil, a par ailleurs déclaré (acques Roy le chef de cabinet du maire Marcel Beaudry.«Plusieurs grands magasins de Hull veulent suivre le mouvement», a- t-il dit.«Nous allons ouvrir nos portes le dimanche à partir du 14 juin et je crois que l'immense majorité des 250 magasins de notre centre commercial sera dans le coup», a déclaré hier le directeur du marketing des promenades de l'Outaouais, M.Mario Dupuy.La plupart des grands centres commerciaux des autres villes de la région feront de même.Scion lui.ce n'est pas par plaisir, mais simplement pour repondre a la concurrence ontarienne de l'autre coté de la riviere que les marchands de l'Outaouais agissent ainsi.Il s'agit de conserver la clientele et d'empêcher les fuites commerciales.D'après M.Dupuy, il est peu probable que l'initiative de l'Ontario endigue le magasinage outre frontière des citoyens de cette province qui se rendent aux États-Unis.«Les consommateurs y vont parce qu'ils pensent faire de bonnes affaires, il faut leur offrir la même chose ici ».Le Board of trade d'Ottawa est pour sa part profondément déchiré par la décision du gouvernement de l'Ontario.La moitié de ses membres sont des petits commerçants qui ne veulent pas travailler le dimanche, alors que l'autre moitié est composée de grands détaillants qui sont ravis de la chose.L'association des commerçants du centre ville d'Ottawa s'attend néanmoins à ce que 75 p.cent des magasins ouvrent leur porte dès demain à Ottawa et qu'un autre 20 p.cent viennent s'ajouter à eux la semaine suivante.Il reste à voir si d'autres régions frontalières du Québec demanderont a leur tour la permission d'ouvrir le dimanche comme le permet l'article 12 de la loi 75.La question risque de relancer le débat soulevé en 1990 par la libéralisation des heures d'ouverture des pharmacies et marchés d'alimentation.MARIE TISON Presse Canadienne ARLINGTON, Virginie Les négociateurs en chef du Canada, des États-Unis et du Mexique ont déclaré hier qu'ils étaient près d'une entente sur le libre-échange nord-américain.« )e crois que nous sommes dans la phase finale», a affirmé le négociateur en chef du Canada lohn Weekes aux journalistes hier, à l'issue d'une session de négociations de cinq jours à Arlington, en banlieue de Washington.«Npus sommes près de la conclusion», a-t-il declare.Le négociateur canadien a soutenu que les trois parties avaient fait du progrès au cours de cette session, mais que les négociations n'étaient pas terminées.Il a expliqué que des groupes de travail allaient continuer les discussions au cours de la semaine prochaine.Les négociateurs en chef surveilleront de près leurs progrès et reste roui en contact entre eux par telephone.Pour l'instant, il n'ont pas fixé de date pour une nouvelle rencontre.Une rencontre au niveau ministériel n'a pas non plus été convoquée.Les négociateurs se sont montres extrêmement peu loquaces lorsqu'est venu le temps de répondre à des questions sur le sujet même des négociations.Ils ont catégoriquement refusé de donner quelques details que ce soit sur les questions encore en suspens.M.Weekes s'est contenté de dire que quelques questions difficiles demeuraient.Il a ajouté qu'il n'y avilit rien de surprenant à cela, cl qu'il était normal d'avoir des questions difficiles a la lin d'une négociation.Les négociateurs n'ont pas voulu enumerer ces dossiers difficiles, mais il est généralement admis que l'industrie automobile en fait partie, surtout en ce qui concerne la règle d'origine.L'Accord de libre-échange ca-nado-américain spécifie que les automobiles doivent avoir au moins 50 pour cent de contenu nord-americain pour pouvoir bénéficier de ses avantages tarifaires.Toutefois, les Etats-Unis ont demandé à ce que ce pourcentage passe a 60 pour cent dans l'accord de libre-échange nord-américain, ce qui risquerait d'exclure les voitures Monde et Toyota fabriquées au Canada.Déjà, le Canada a eu des difficultés avec les 50 p.cent stipulés dans l'entente bilatérale: les douanes américaines ont récemment déterminé que des Hond Civic fabriquées en Ontario en 1989 et au début de 1990 n'avaient pas un contenu nord-américain suffisant pour bénéficier des avantages de l'accord.Une différence d'interprétation entre Canadiens et Américains au sujet de la règle d'origine était au coeur de cette dispute.Hier, M.Weekes a admis que cette expérience avait influencé la position canadienne dans la négociation d'un accord nord-américain.Le négociateur en chef américain lulius Katz a déclaré qu'il ne fallait pas faire porter toute l'attention sur un simple pourcentage.Il a affirmé qu'il était nécessaire de considérer la question dans son ensemble.«Tout nombre doit être considéré dans le contexte de la règle elle-même» , a-t-il déclaré.La question du textile est également délicate.Les États-Unis ont demandé à ce que seuls les vêtements ayant un fort pourcentage de contenu nord-américain soient exemptés de tarifs entre les trois pays.L'industrie canadienne du vêtement et le Québec s'y sont opposés, et ont demandé à ce que ce secteur sit exclu de l'accord si les Américains persistaient dans cette attitude.I lier.M.Weekes a simplement déclare que le Canada continue-rail à iravailler de près avec les gouvernements provinciaux et les industries.«Les négociations ne sont pas terminées tant qu'elles ne sont pas terminées» .a-t-il déclare laconiquement.Rémiilard ne participera pas à une réunion sur la réforme du Sénat MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OTTAWA Il n'est pas du tout question que le ministre québécois des Affaires intergouvemementales, Gil Rémiilard.participe à une rencontre constitutionnelle multilatérale.C'est ce qu'a fait savoir son bureau, hier, en fin d'après-midi.Plus tôt en journée, le ministre fédéral des Affaires constitutionnelles, |oe Clark, avait indiqué qu'il tentait de réunir M.Rémiilard et quelques-uns de ses homologues provinciaux pour discuter de la réforme du Sénat.Si pareille réunion pouvait avoir lieu, M.Clark souhaitait qu'elle ait lieu avant mardi, c'est-à-dire avant le début de la rencontre de négociations multilatérales sur la Constitution qui doit avoir lieu à Ottawa, mardi et mercredi.Comme c'est le cas depuis le 12 mars, le gouvernement fédéral, neuf provinces, les territoires et les leaders des quatres organisations nationales autochtones se reuniront en l'absence du Québec qui refuse de se joindre à eux.Le processus touche à sa fin mais on fait toujours face à l'impasse dans le dossier de la réforme du Sénat.C'est pour tenter de la dénouer que plusieurs provinces avaient suggéré, la semaine dernière à Toronto, que M.Clark tente de convaincre le Québec de revenir à la table ou.au moins, à assistera une rencontre informelle.M.Clark a accepté d'essayer mais le ministre fédéral semblait lui-même ne pas y croire, hier.Cette rencontre a peu de chances d'avoir lieu, a-t-il dit.«Le fait de s'impliquer dans quelque chose qui va au-delà de rencontres bilatérales pose un problème pour le Québec», a souligné M.Clark à sa sortie de la Chambre des communes.Selon Mme Nicole Beaulieu, du bureau de M.Rémiilard, «il n'est aucunement question que M.Rémiilard participe à une rencontre multilatérale, c'est-à-dire toute rencontre qui n'est pas strictement bilatérale».Lncore hier, l'emploi du temps de M.Rémiilard ne prévoyait aucune rencontre bilatérale entre ses homologues provinciaux et lui, lundi.D'ailleurs, il n'a jamais prévu se rendre à Ottawa à la veille de la reprise des négociations constitutionnelles.f - .\"Xkv £L > Le ministre Benoît Bouchard a affirmé hier que le Canada avait encore une dernière chance de solutionner ses problèmes constitutionnels.PHOTO CP Benoît Bouchard lance un appel pathétique au Canada anglais NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne QUEBEC e ministre fédéral Benoit Bouchard lance un appel à la «générosité et à l'ouverture d'esprit» du Canada anglais pour consentir un droit de veto au Québec sans l'échanger pour une réforme du Sénat.«Le recours à l'ultimatum risque de tout gâcher: troquer le Sénat en retour de la formule d'amendement ne peut que conduire à l'impasse», a déclaré M.Bouchard alors qu'il prenait la parole vendredi devant une centaine de militants conservateurs réunis à l'Hippodrome de Québec.Plus tôt dans la journée, M.Bouchard avait annoncé l'octroi d'une subvention de 4 millions pour l'Institut des biomatériaux de l'Hôpital Saint-François-D'Assise de Québec.«Il faut savoir dire oui, même si on n'est pas sûr d'avoir quelque chose en retour», a dit M.Bouchard.Pour être bien certain que son message se rende au destinataire.M.Bouchard a répété en anglais son appel à la générosité devant les caméras des réseaux télévisés anglophones, suppliant le Canada anglais «d'appliquer au Québec le même esprit de générosité qui a été consenti aux autochtones».Plus encore, l'acceptation du droit de veto pour le Québec pourrait ramener le premier ministre Robert Bourassa a la table constitutionnelle, a fait valoir M.Bouchard.«Le Québec accepterait alors de reprendre la discussion et il y aurait entente fort probablement.» Le ministre fédéral de la Santé et du Bien-être social a dressé un bilan des négociations constitutionnelles qui aborderont leur phrase cruciale à Ottawa mardi prochain.Il a insisté longuement sur l'urgence de la situation.«Presque tous les éléments contenus dans l'accord du lac Meech sont là», a-t-il dit.M.Bouchard a affirmé également que le dossier du partage des pouvoirs devrait satisfaire le Québec.«Par son pouvoir de dépenser, le gouvernement fédéral a jadis piétiné des pouvoirs provinciaux.Mais cela ne pourra plus se faire car tous les secteurs de competence partagée ou de competence provinciale exclusive seront contrôlés par les prov inces».a-t-il dit.Quant a la reforme du Sénat, soit un des dossiers qui bloque encore le déroulement des pourparlers constitutionnels, M.Bouchard a tenté de réduire la portée du différend.Il y a déjà entente sur le fait que le Sénat doit être élu et qu'il doit être efficace, a-t-il fait valoir.«Mais si le Sénat est pour mettre en péril l'avenir du pays, on pourrait regarder d'autres options», a-t-il dit.Comme bien d'autres Québécois, M.Bouchard n'est pas un partisan inconditionnel du Sénat: « Si j'avais le choix, il n'y aurait plus de Sénat », a-t-il même avoué.«S'il est réformé, le Sénat doit être efficace, mais sans paralyser l'administration du pays.Si le Sénat est capable de bloquer des lois votées par des gens élus par la population sur une base représentative à la Chambre des communes, cela pourrait rendre impossible l'administration publique», a-t-il poursuivi.\u2022 C'est aux partisans d'un Sénat avec un nombre égal de sénateurs par province d'en démontrer la nécessité, a-t-il dit.La grève des 20000 fonctionnaires du N.-B.prend de l'ampleur Presse Canadienne FREDERICTON a grève des fonctionnaires du Nouveau-Brunswick commence à faire sentir ses effets sur les services à la population.D'autres écoles ont fermé leurs portes vendredi, et le gouvernement du Nouveau-Brunswick a demandé aux grévistes de renoncer aux piquets de grève devant les hôpitaux.Au troisième jour du débrayage de 20000 membres du Syndicat canadien de la Fonction publique, le ministre de la Santé Russ King a admis qu'en l'absence du personnel de soutien, les services n'étaient pas à leur niveau habi- tuel dans les hôpitaux et foyers d'accueil.Le ministre King a dit qu'en certains endroits, des syndiqués ont tenté de bloquer la livraison de fournitures, y compris du sang, et empêché des parents de rendre visite à des patients.Les grévistes incluent les employés de soutien des hôpitaux, les assistantes-infirmières, ainsi que les chauffeurs d'autobus d'écoliers, concierges, ouvriers des autoroutes et des traversiers et commis des régies d'alcool.Examens retardes Une patiente, à qui on a appris il y a deux semaines qu'elle était probablement atteinte de cancer du poumon et qui devait passer des tests de toute urgence, a vu ses examens reportés à cause de la grève.Mme Anne Stewart, de Ga-getown, a appelé le premier ministre Frank McKenna à s'asseoir à la table de négociations et à discuter avec ses employés.Mais en dépit de ce plaidoyer et d'autres semblables, le gouvernement et le syndicat restaient hier sur leurs positions, chacun espérant apparemment que l'autre ferait le premier pas.Invoquant ses problèmes financiers, le gouvernement refuse d'appliquer les augmentations salariales prévues par les conventions collectives.Les syndiques ne veulent pas entendre parler de gel des salaires et exigent le respect de ces conventions.95 millions de plus pour la formation professionnelle PHILIPPE DUBUISSON du bureau fie La Presse OTTAWA Le gouvernement fédéral injectera 95 millions de dollars supplémentaires dans la formation professionnelle pour renflouer un fonds épuisé par la forte demande provenant des prestataires d'assurance-chômage, a annoncé hier le ministre Bernard Valcourt.Plus tôt cette semaine, le ministre de l'Emploi et de l'Immigration avait dû admettre que des prestataires d'assurance-chômage désireux de suivre des cours de formation se voyaient refuser l'accès aux programmes fédéraux en raison de l'épuisement des fonds.La situation était devenue fort embarrassante pour le gouvernement Mulroney dont «l'agenda de la prospérité» ( un programme de consultations publiques et de publicité lance au coût de 18 mil lions à l'automne dernier), mise principalement sur la formation de la main-d'oeuvre pour rendre l'économie canadienne plus compétitive et pour atténuer le problème du chômage.Le gouvernement fédéral a déjà affirmé que plus de 300 000 emplois disponibles au Canada n'étaient pas combles en raison du manque de qualification de la main-d'œuvre canadienne.Hier, Statistique Canada a indiqué que le taux de chômage a grimpé de deux dixièmes de points en mai pour s'établir à 11,2 p.cent.Le Canada compte 1 536 000 chômeurs.Le fonds du programme de formation destine aux prestataires de l'assurance-chômage.une enveloppe d'un milliard, était tombe à 200 millions à la fin mai.cinq mois seulement après le de-but de l'année civile, explique Yves Poisson du ministère Emploi et Immigration.Les centres d'emplois du gouvernement fédéral se voyaient obliges depuis quelques semaines de refuser des inscriptions aux programmes de formation par des chômeurs.M.Poissant estime que les nouvelles sommes injectées devraient permettre aux centres d'emplois de répondre à la demande, particulièrement forte au moment de la rentrée scolaire, en septembre.En fait, de 30 à 40 p.cent de la demande pour des cours de formation survient au cours de l'été en vue de la rentrée scolaire.Ottawa injectera aussi 55 millions supplémentaires au programme de travail partage.Ce programme permet de réduire les licenciements en ecourtant la semaine de travail en période de ralentissement.Les employes reçoivent alors des prestations d'assu-rance-chotnage pour les jours durant lesquels ils ne travaillent pas.Ces sommes supplémentaires de 150 millions portent à 1,95 milliard les fonds du compte de l'assurance-chômage destinés aux divers programmes de formation et au travail partage.La facture sera ultimement refilée aux entreprises et aux salaries puisque le gouvernement fédéral s'est désengagé l'an dernier du financement du fonds de l'assurance-chômage.Aussi, ces 150 millions ne seront pas finances à même les revenus consolides du gouvernement federal, mais seront ajoutes au deficit du compte de l'assuran ce chômage, qui est estime à 1,45 milliards pour 1992.Le fonds de l'assurance-chômage est entièrement financé par les cotisations versées par les employes et les employeurs, qui ont ete majorées de 24 p.cent en juillet 1991 et de 7,1 p.cent en janvier dernier. C2 LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 6 JUIN 1992 lEN JUIN «7 Vj- Le Club Wlumyoints fête en grand avec ¦ ses 205 000 membres * \u2022 c TOUJOURS 15 000 MULTUPOINTS GRATUITEMENT CHAQUE SEMAINE OU?Y Vidéotron Itée CFTIT1 CKAC73AM SIS ^JâP BANQUE NATIONALE Notre banque nationale Si ET STEINBERG?À compter du 8 juin et jusqu'à avis contraire, les 2500 Multi»points que vous aviez l'habitude d'accumuler chez Steinberg vous seront offerts de la façon suivante: \u2022 500 MultitpolritS additionnels chez Vidéotron \u2022 500 Multi«points additionnels chez Télémédia .u \u2022 500 MultUpoints additionnels chez TVA \u2022 500 Multi-points additionnels affichés à la.Banque Nationale \u2022 500 Multi-points additionnels publiés dans votre quotidien chaque vendredi ?I FETONS f rem h n°us Voit .w /O en Cata'ogue u« n\\us de 150 PproduUs^ £0 servies \u2022 » .»\u2022 .\u2022 \u2022.»\u2022\u2022 .; > .\u2022 .;.-, , * » \u2022 \u2022 .\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022 .>- \u2022 \u2022 - \u2022 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blasés d'entendre parler de constitution.«Attention! |e crois que vous avez le nez collé à la vitre.Le référendum, si tant est qu'il porte sur la souveraineté, n'est pas gagné d'avance, mais il n'est pas nécessairement perdu non plus.Il y a des aspects nouveaux», intervient un universitaire de la Sor-bonne.Alain Combres, 23 ans, qui travaille à une thèse de doctorat en sciences politiques et qui s'intéresse à la politique québécoise depuis deux ans et demi.U a lu des tonnes d'articles de journaux et de documents, parmi lesquels les programmes des différentes périodes des deux grands partis politiques du Québec et tout le contenu de la Commission Bélanger-Campeau.11 a fait de multiples entrevues, a fréquenté la Bibliothèque nationale de longues semaines, après avoir passé onze mois dans celle de la Délégation du Québec à Paris.«l'avais des yeux neufs, quand j'ai abordé mes recherches, je ne connaissais qu'un homme politique québécois, René Lévesque, pour en avoir entendu parler dans la presse européenne, et un autre peut-être, Daniel (ohnson, en raison de la percutante visite du général de Gaulle au Québec, en 1967.«En regardant le film 'Le comfort et l'indifférence', c'était la première fois que j'entendais la voix de René Levesque», souligne ce jeune Français.«Ça m'a fait quelque chose, un peu d'émotion.Derrière les écrits, pouvoir mettre une voix, un visage, on sent mieux les choses», dit-il avant d'ajouter que Jacques Parizeau et Lucien Bouchard notamment auraient intérêt à revoir eux-aussi ce film de Denys Arcand.Voici pourquoi.«Ce qui m'a marqué, c'est l'évidence de deux types d'opposition lors du référendum de 1980.«Une première opposition qui ressort de façon très flagrante à travers le film en est une de classe sociale.On y voit des gens dire: «Oui.mais on ne peut pas voter du même bord que notre patron.À certains moments, cela ressort.Ca m'a sauté aux yeux.» Deuxième opposition, flagrante aussi pour ce jeune étranger, c'est celle que se livrent les 'Québécois pure laine* et les autres.« Donc, derrière une opposition entre fédéralistes et souverainistes \u2014 ce n'est pas ce que j'ai vu \u2014, moi, j'ai vu deux oppositions de nature existentielle.Une fois cette déduction faite, on peut envisager l'avenir», cxpliquc-t-il insistant sur le fait qu'il est un universitaire qui observe et qui n'a pas à s'intégrer 'dans votre débat partisan*.Alain Combrcs, qui rentre en France pour son service militaire obligatoire mais qui espère pouvoir l'accomplir comme enseignant à l'École de guerre de Paris, plutôt que comme combattant, a aussi côtoyé durant un séjour de six semaines au Québec des étudiants souverainistes et des fédéralistes.11 établit une nuance entre indépendance et souveraineté, 'tout comme il y en a une entre un Pierre Bourgault et un René Lévesquc, entre un Pierre Marc lohnson et un Parizeau*.Selon son évaluation, le mouvement souverainiste a une réelle chance de progresser et d'arriver à ses fins s'il arrive à minimiser les deux oppositions qui se dégagent du film de Denys Arcand.Une fois ces oppositions minimisées, les trois-quarts du chemin seront parcourus, estime-t-il.Le dernier quart devra à son avis venir du Parti libéral du Québec qui y sera conduit par une impopularité attribuablc à l'usure du pouvoir.«Mais attention! 11 serait souhaitable que le Parti québécois arrive au pouvoir davantage pour son option souverainiste qu'en raison de l'usure ou du rejet du PLQ».dit-il en guise de mise en garde.Des séances de la Commission Bélangcr-Campeau, en 1990 et en 1991, Alain Combres retient moins ce qui a été dit qu'une attitude.Par exemple celle de M.lean Campeau.«|e l'ai, depuis, entendu faire une diatribe pour la souveraineté.Cette attitude de M.Campeau et d'autres représentants du monde des affaires permettra de réduire l'opposition dont j'ai parlé plus tôt entre salariés et patrons.» Cette attitude de certains ténors du monde des affaires pourrait aider à développper un consensus social en faveur de la souveraineté, croit-il, ajoutant que 'ce consensus social, c'est ce qui manquait en 1980*.Autre aspect qui, en 1992, tranche par rapport à ce que montre le film sur le référendum de 1980, c'est la position des jeunes libéraux cl le rapport Allaire, exercice plutôt souverainiste qui réclame 22 pouvoirs exclusifs.«|e me pourra gérer cela», laisse-t-il tomber, songeur.Le point qui cloche, selon l'universitaire de la Sorbonnc, c'est qu'il y a encore 'un clivage très fort entre les Québécois pure-laine et les autres*.'Le problème autochtone en fait partie*, soulignc-t-il.Et il raconte l'anecdote suivante: «Je rentre d'une tournée de la Gaspésie.l'ai traversé la réserve de la Restigouche, où il y a des Indiens Mic-Mac.« l'ai été surpris d'une chose : ils ne parlent qu'anglais, l'ai pris de l'essence et personne n'a pu me parler français, l'ai voulu visiter un musée qui était malheureusement fermé et je n'ai pu obtenir des renseignements qu'en anglais.«Voilà ! me suis-je dit.Ils ne sont pas intégrés au Québec francophone.Et à ce que je sache, ils ne sont pas les seuls.Il n'est pas certain qu'il ne se formerait pas une coalition anglophone-autochtone lors d'un prochain référendum sur la souveraineté.» Et il lance le message suivant à ceux que ça intéresse: «Si vous ne voulez pas répéter les mêmes erreurs qu'en 1980, il vous faut réaliser que les Québécois, ce ne sont pas que les pure-laine.U faut convaincre aussi les autres.» La campagne référendaire Quant à la campagne référendaire, elle sera l'occasion, croit-il de voir les forces fédéralistes utiliser les mêmes arguments qu'en 1980.«Ils n'auront peut-être pas la même efficacité, mais sans nul doute je crois qu'on reverra les arguments sur les pensions des retraités, le 'pétrole de l'Alberta, ça nous appartient*, dixit Trudeau; le discours de peur et de glorification du Canada commence déjà à être tenu», fait-il remarquer.Si les arguments des fédéralistes semblent vouloir être les mêmes qu'en 1980, selon la perception d'Alain Combres, il lui semble au contraire que ceux des souverainistes auront changé.11 considère que la situation est plus complexe qu'en 1980 et n'est pas convaincu que l'initiative viendra du Québec.II invite enfin les leaders souverainistes à revoir le film « Le com-fort et l'indifférence» et à tirer les conclusions qui s'imposent.Il invite à revoir l'attitude de Pierre Trudeau et de |ean Chrétien à l'époque.«Si M.Mulroney n'est pas libéral, il présentera probablement les mêmes arguments que ses prédécesseurs.Que les souverainistes tirent leurs conclu- L'éditeur de The Gazette plaide en faveur de nouveaux moyens de dialoguer Presse Canadienne TORONTO ¦ En ce moment-ci où les Canadiens perdent confiance en leurs représentants politiques, citoyens de culture française et citoyens de culture anglaise doivent trouver de nouveaux moyens de dialoguer, affirme l'éditeur de The Gazette, de Montréal.% 9 I « U faut que ça se fasse à un niveau individuel et de groupe», a déclaré hier M.David Perks, i après une causerie devant les 4 membres de l'Empire Club of Ca- » nada.«Nous ne pouvons pas compter sur les gouvernements pour nous maintenir ensemble.Nous devons donc compter sur la population du Canada, y compris sur celle du Québec».Les associations d'hommes d'affaires et les échanges d'étudiants peuvent maintenir les lignes de communication ouvertes, a déclaré M.Perks, éditeur de The Gazette depuis 1989.Il a averti que jamais le dialogue n'avait été plus essentiel, parce qu'il est bien possible que les deux solitudes du Canada se dirigent vers une divission à laquelle elles ne survivront pas.« )e crois que le reste du Canada ne survivra pas une décennie sans le Québec et je crois que le Québec ne durera pas très longtemps en tant que pays francophone indépendant».Ces commentaires de M.Perks ont particulièrement frappé dans un discours annoncé initialement comme devant mettre en valeur le 350e anniversaire de Montréal.Torontois d'origine, M.Perks fait partie des directeurs du comité à but non lucratif qui organise les diverses célébrations, dont les coûts devraient atteindre 45 millions.Au cours de son allocution devant un auditoire silencieux, M.Perks a cité les résultats de sondages laissant entendre qu'un bon nombre de Canadiens n'étaient pas satisfaits de leur gouvernement.Amendes plus élevées pour les avions bruyants Presse Canadienne OTTAWA »?¦ Le ministère des Transports a annoncé, vendredi, une augmentation des amendes pour les avions qui font trop de bruit au décollage ou â l'atterrissage.Pour les sociétés aériennes, l'amende maximale est portée de 1000$ à 25000$.Pour les particuliers, elle passe de 1000$ à 5000$.Malgré la solution qu'il a proposée pour résoudre la crise de l'unité canadienne.M.Perks a présenté une vue sombre de l'avenir.«S'il y a un référendum, soit au Canada soit au Québec, le non ou un vote anti-Canada sera très significatif à cause du manque de confiance dans les gouvernements».Vu les jours sombres à l'horizon, M.Perks a déclaré qu'il accueillait avec satisfaction l'anniversaire de Montréal pour les bon moments que cette fête provoquera dans les rues de la deuxième en importance des villes du Canada.CE En mars dernier, le gouvernement fédéral avait fait savoir aux compagnies, d'un autre côté, qu'elles devaient remplacer graduellement, â compter du 31 décembre 1995, tous leurs appareils trop bruyants, comme les DC-9, les 727 et les premiers 737.Ces avions devront être disparus en Pan 2002.C 5 Le différend juridique entre MIL Davie et la St.John Shipbuilding va se régler PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTA WA ¦ Le différend qui oppose les chantiers maritimes St.John Shipbuilding et MIL Davie dans le dossier des frégates de la Défense nationale, qui fait l'objet d'un imbroglio juridique depuis deux ans, pourrait bien se régler hors cour.Les relations fort tendues entre les deux chantiers se sont en effet grandement améliorées depuis un an.Et ce, au grand plaisir de la Défense nationale qui constate un rendement accru dans la construction de ses frégates, un contrat de 6,2 milliards lancé en 1983 qui avait accumulé â un point trois ans de retard sur son échéancier.« Les relations entre St.John et MIL étaient tout simplement misérables il y a un an, déclare en entrevue le commo-dore Dennis Reilley, directeur du projet des frégates à la Défense nationale.Depuis cinq â six mois, les relations se sont améliorées de 100 p.cent».Le prototype HMSC Halifax, la première des douze frégates commandées, a toujours 18 mois de retard sur son échéancier.Mais le cominodore Reilley prévoit que le retard sera comblé lorsque les dernières frégates seront livrées à la Défense nationale, d'ici quelques années.Il prévoit aussi respecter son budget.Se refusant de prendre partie dans le litige qui oppose le maître d'oeuvre du Nouveau-Brunswick à son sous-traitant du Québec, M.Reilley ne peut toutefois s'empêcher d'attribuer l'assainissement du climat au départ de l'ex-président du St.lohn, M.Nightingale.«Une bonne partie du problème provenait de la personnalité de ce dernier», affirme-t-il.leudi, la Cour suprême du Canada a refusé d'entendre la demande d'appel de St.lohn qui contestait la juridiction de la Cour supérieure du Québec dans ce dossier.Cette dernière avait accordé une injonction à MIL en juillet dernier lui permettant de poursuivre son contrat de sous-traitance.En juillet 1990.St.John avait intenté une poursuite de 1,7 milliard contre MIL et deman- dé a la Cour de l'Ontario de déclarer le chantier québécois insolvable.St.John voulait rien de moins, un an plus tard, que l'autorisation de mettre fin au contrat de sous-traitance pour l'assemblage de trois frégates au Québec, une condition imposée par le gouvernement fédéral, soucieux des retombées régionales de ce méga-projet.La décision rendue cette semaine par la Cour suprême signifie que la cause pourra être entendue par la Cour supérieure du Québec.Mais le porte-parole de St.lohn.Donald Kerr, explique qu'il n'est pas certain que le litige sera tranché devant les tribunaux.«Nous recherchons en fait un règlement hors cour.La haute direction des deux entreprises est en négociation depuis quelques mois.Mais je ne peux présumer des résultats de ces pourparlers», dit-il.Au Groupe MIL, propriétaire des chantiers MIL Davie â Lauzon, près de Québec, on confirme la tenue de négociations entre les deux parties, mais on demeure fort discret sur la teneur des pourparlers.Le vice-président Terry Liston souligne toutefois que «les relations contractuelles entre les deux parties sont maintenant bonnes».Le Groupe MIL, en raison de dépassements de coûts dont il affirmait ne pas être responsable, a évité la faillite l'an dernier lorsque les gouvernements fédéral et du Québec ont injecté 363 millions dans l'entreprise.La part fédérale, 263 millions, a été justifiée par les dépassements de coûts en raison des nombreuses modifications techniques apportées aux plans par St.lohn.Le contrat accordé à MIL pour l'assemblage de trois frégate était de 389 millions.Sans l'injection supplémentaire des gouvernements, MIL aurait fait faillite, sonnant le glas des chantiers navals québécois.St.lohn veut toutefois revoir l'entente financière avec son sous-traitant, les retards dans la production ayant grugé sa marge bênéficaire.Aucune des deux parties ne veut toutefois dévoiler les montants qui font l'objet des pourparlers qui s'acheminent vers un règlement hors cour.LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 6 JUIN 1992 Une première : un congrès à la direction où Ion vote par téléphone Canadian Press HALIFAX ¦ Les libéraux de Nouvelle-Ecosse se choisiront aujourd'hui un nouveau chef, en ayant recours à un système de vote par téléphone encore au stade expérimental mais qui n'en semble pas moins promis â un énorme succès.Le vote par téléphone faisait l'objet de toutes les conversations hier, tandis que 2400 libéraux se réunissaient en congrès dans un hôtel de Halifax et que 4600 autres s'apprêtaient à voter depuis leur demeure, leur chalet ou tout autre endroit où ils pourraient faire usage d'un téléphone à boutons poussoirs.Le système est très simple: tout électeur dûment enregistré vote en entrant en contact, à l'aide d'un numéro 1-900 indiquant le candidat de son choix, avec un ordinateur téléphonique.Il compose ensuite un code secret à huit chiffres, analogue à ceux qu'on utilise dans les guichets bancaires automatisés, pour compléter le processus.Ce procédé n'est toutefois pas sans présenter certains inconvénients.Supposons en effet qu'un agriculteur bénéficie d'uq appui sensible dans les régions rurales.Si le temps est beau et propice à la pèche, beaucoup des partisans de l'agriculteur préféreront sans doute aller taquiner le poisson plutôt que de partir à la recherche d'un téléphone.Si.par contre, il pleut, les candidats auront à effectuer un nombre incalculable d'appels interurbains pour tenter de convaincre les électeurs de se prononcer en leur faveur entre les différents tours de scrutin.Les principaux candidats sont le maire de Danmouth.lohn Savage, les avocats Ken Maclnnis et George Hawkins.de Halifax, ainsi que lohn Drish, un électricien peu connu de Digby.Hawkins et Drish semblent devoir être élimines de la course au premier tour, et l'on ne pense pas que Maclnnis survive longtemps lui non plus.Le résultat du vote est particulièrement important pour les libéraux, puisque la rumeur veut que le gouvernement conservateur projette de décréter des élections à l'automne.« i C6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 JUIN 1992 AVIS LEGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS Appel d'offres DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: LES PRODUITS MKS INC.Dos soumissions sont demandées pour l'achat des biens ci-aprôs décrits lesquels peuvont être vendus en bloc ou par lot.La compagnie oeuvrait dans la fabrication d'armoires de cuisine.DESCRIPTION DES BIENS Lot 1 Lot 2 Lot 3 Lot 4 Lot 5 Immeuble commercial situé au 1755, rue Cunard à Laval ayant une superficie d'environ 105 705 pi2-le tout sur un terrain d'environ 299 005 pi2 Évaluation municipale : Stocks (matières premières, produits en cours, composantes, produits finis) Au coût: Machinerie, telle que: convoyeurs, emballeuse, machine à assembler, cadreuses électroniques, encolleuse, perceuse, etc.Évalué à: Machinerie, telle que: bancs de scie, fraiseuses, scies, perceuses, convoyeurs Evalué à: Machinerie, telle que: bancs de scie, fraiseuses, scies, perceuses, convoyeurs Evalué à: Outillage, tel que: Agrafeuses, toupies, sableuses, etc Évalué à: Équipement, tel que: chariots, étagères, diables, escabeaux, extincteurs, etc.Evalué à: Pièces de rechange, telles que: cylindre, relais de contrôle, transmissions, etc.Évalué à: Lot 9 Matériel roulant: six remorques fermées de 48', marque Manac, une pépine, pelle à neige Évalué à: Lot 10 Maison mobile: marque Atco, balcon métallique et trépieds Évalué à: Lot 11 Mobilier de bureau Évalué à: Lot 12 Système informatique Évalué à: Lot 13 Condominium sis au 1845, rue Jean-Picard, app.2 à Laval Évalué à: Lot 14 Condominium sis au 1845, rue Jean-Picard, app.6 à Laval Évalué à: 2 852 000 $ 796583$ 740500$ 109500$ Lot 6 Lot 7 Lot 8 69 800$ 11 920$ 76 795 $ 5 000$ 63 000$ 10 000$ 70 208$ 30 000$ 75 000$ 79 000$ INSPECTION Les lots 13 et 14 pourront être visités sur rendez-vous seulement.Tous les autres lots pourront être examinés les 10e et 11e jour de juin 1992 de 9h00 à 17h00 à la place d'affaires de la débitrice située au 1755, rue Cunard à Laval.Des copies de l'inventaire pourront être obtenues du syndic sur demande au préalable ou sur les lieux, aux frais de la personne intéressée.Pour de plus amples informations, veuillez communiquer avec Mme Fabienne Rémillardau bureau du syndic au numéro (514) 848-1657.INSTRUCTIONS Les soumissions doivent être envoyées au syndic, ARTHUR ANDERSEN INC.à ses bureaux, lequel les recevra jusqu'à 15h00.le 25e jour de juin 1992.Les soumissions ne seront pas acceptées à moins d'être scellées et portées au recto de l'enveloppe et lisiblement inscrit : «SOUMISSION LES PRODUITS MKS INC.*».CHAQUE SOUMISSION DOIT DÉMONTRER CLAIREMENT LA VALEUR ATTRIBUÉE À CHAQUE LOT.LES SOUMISSIONS POUR LES LOTS 1.13 ET 14 DOIVENT ÊTRE ACCOMPAGNÉES D'UN CHÈQUE VISÉ FAIT À L'ORDRE DU SYNDIC ET DONT LE MONTANT REPRÉSENTE AU MOINS 5% DE LA SOUMISSION.POUR LES AUTRES LOTS.LE MONTANT DU CHÈQUE VISÉ DOIT REPRÉSENTER AU MOINS 15% DE LA SOUMISSION.Les soumissionnaires sont invités à assister à une assemblée qui sera tenue au bureau du syndic soussigné, le 25e jour de juin 1992 à 15h00.Cette assemblée aura pour objet d'ouvrir et annoncer les soumissions reçues.CONDITIONS ET RÉSERVES Avis est par les présentes donné que les conditions énoncées au paragraphe (8) de l'article 114 des Règles régissant la faillite s'appliquent à la présente vente.Ces conditions, ainsi que toute modification ajoutée par le syndic, font partie intégrante de la demande de soumission.On peut en obtenir copie au bureau du soussigné ou sur les lieux lors de l'examen des biens.Il est de la responsabilité du soumissionnaire d'obtenir le détail de ces conditions et réserves.Jean-Guy Daoust, C.A.Responsable de l'actif Arthur Andersen inc.600, boul.de Maisonncuvc ouest, 27c étage Montréal, Que.H3A3J2 Tél.: (514) 848-1641 Collège Êdouard-Monipetit APPEL D'OFFRES PROJET: Modifications de l'entrée principale du Centre sportif du College I douard-Montpetit l.ongueuil (Quebec) Numéro :CA-92-02-13 PROPRIÉTAIRE: College Édouard-Montpetit 945.chemin de Chamblv l.ongueuil (Quebec) J4H 3M6 ARCIIIIKCI ES: I es architectes Reeves et Associes 460.rue Saint-Paul Est bureau 320 Montreal (Quebec) H2Y 3V| Td.:(5l4)X42-380X Le college l.douard-Montpetit.propriétaire, demande des soumissions pour les modifi-cations de l'entrée principale de son Centre sportif situe au 260.rue de Oentilly Est à l.ongueuil.Seuls sont autorisés a soumissionner pour l'exécution des travaux, les entrepreneurs de construction au sens de la Loi sur la qualification des entrepreneurs de construction (L.R.Q.chap.Q-l) qui ont leur principale place d'aiTaires dans la province de Quebec.I es plans, devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus, sur rende/-vous, au bureau des architectes Reeves et Associes, à partir du 8 juin 1992 moyennant un dépôt non remboursable de vingt-cinq dollars (25S) la copie, sous forme de cheque vise fail a l'ordre du college I douard-Montpetit.I es soumissions devront être accompagnées d'un cheque vise égal a 10% du montant de la soumission a l'ordre du college î douard-Montpetit ou d'un cautionnement de soumission, établi au même montant, valide pour une période de trente (30) jours à compter de la date d'ouverture des soumissions.( eue garantie de soumission devra être échangée a la signature du contrat pour un cautionnement d'exécution et un cautionnement des obligations pour gages, matériaux m et services, chacun égal a cinquante pour cent (50 %)du prix du contrat.Les soumissions, un original et deux copies, dans des enveloppes cachetées et adressées .iu soussigné, seront reçues au college Edouard-Montpetit.au 945.chemin de Chambly, Bureau des achats (A-133).l.ongueuil jusqu'à 15 h.heure en vigueur localement, le trentième jour du mois de juin l4>92.pour être ouvertes publiquement au même cn-droit.le même jour et a la même heure.I es entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission.I outes les soumissions devront être faites conformément aux dispositions du règlement sur les subventions a des fins de construction (R.R.Q.1981, C.A.6, r.29) du 21 septembre 1982.et aux conditions essentielles prescrites.I e Propriétaire ne s'engage a accepter aucune des soumissions reçues.Inajues I i IiI.hu .nu; Dim war du Servie*
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