La presse, 12 juin 1992, C. Week-end
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED112 JUIN 1992 musique ?Piano: suite et fin Le quatrième Festival international de Piano de Montréal se termine en fin de semaine.Ce soir, à 20 h, salle Maisonneuve, la pianiste turque Idil Biret joue, en première montréalaise, la transcription de Liszt de la célèbre Symphonie fantastique de Berlioz.Demain, même salle, à 12 h, le jeune Trio Lyrika joue des trios de Robert Schumann et de sa femme Clara.La journée de demain fera aussi une place importante au «Nouvel Âge», ce genre difficile à définir Sui rassemble des influences très diverses.In en parlera à la table-ronde de 16 h 30, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, et on en entendra le soir, à 20 h, à Maisonneuve, avec le pianiste Michael (ones et son trio.Le Festival prend fin dimanche, à 16 h, de nouveau à Maisonneuve, par un récital du pianiste Yevgueny Moguilcvsky (remplaçant Alexis Weissenbcrg).Son programme: 24 Préludes de Chopin et Tableaux d'une exposition de Moussorgsky.CLAUDE CINCRAS Idil Biret ******* La Belle et la Bête Les plus jeunes connaissent la série américaine tirée du vieux conte de fées La Belle et la bête.Mais avant la télé, Jean Cocteau en avait fait un film qui est devenu un classique du cinéma français.La belle (osette Day, pour sauver sa famille de la ruine (comme les femmes sont bonnes!) accepte de partager la vie d'une bétc fort riche et repoussante.En fait, pas si repoussante que ça, puisqu'elle est incarnée par Jean Marais, que le pire maquillage réussit mal à vraiment enlaidir.Même si vous connaissez l'histoire, ce film, qui est Un chef-d'oeuvre, mérite un détour attentif.À Radio-Canada dimanche à 22 h 40, heure approximative au moment d'aller sous presse.LOUISE COUSINE AU X Jean Marais ci-', I FAMOUS PLAYERS VERSION FRANÇAISE DE SISTER ACT : 866-0111 LIUR ******* Place au 350e! f est ce soir et demain à 21 h qu'est présenté le grand spectacle \u2014 absolument gratuit \u2014 d'ouverture des Fêtes du 350e sur la Place Bcrri.Au programme, Nanette et Dan Bigras bien sûr, les interprètes de la chanson officielle, mais aussi johanne Blouin, Joe Bocan, Richard Groulx, Hart Rouge, Alain Lamontagne, Daniel Lavoie, Marie-Lisc Pilote, deux des membres du groupe Rude Luck, et vraisemblablement quelques surprises.On nous promet aussi un événement unique, dans lequel le visuel jouera un grand rôle.Bâti autour du thème Ainsi va la ville, les divers tableaux sont censés illustrer chacun un des aspect de la vie en ville, du lever au coucher, du travail à la fête.La Place Berri elle-même peut contenir de cinq à six mille personnes.Mais avec la fermeture des rues du quadrilatère (Berri, Sainte-Catherine, Saint-Hubert et Maisonneuve), on croit pouvoir en loger de quinze à vingt mille.Située à la bordure sud, la scène fait dos à la rue Sainte-Catherine.Il est interdit d'apporter des bouteilles, mais on peut se procurer des boissons sur place.Et pendant ce temps-là au Parc des rapides de LaSalle, pour dix dollars plus taxes, l'événement Fleuve et musique se poursuit.On y présente Michel Barrette ce soir à 20 h 30, Jean Leloup, Rude Luck et Swinging Relatives demain à 20 h 30 également.Et dimanche à 15 h, l'Orchestre Métropolitain.BRUNO DOSTIE ¦ .t .******* Michel-Ange Une confrontation unique avec le génie Bien sûr le David, le Moïse, la Pietà ne sont pas là.Et l'on déplace encore moins les fresques de la Sixtine sans déplacer la chapelle avec, la coupole de Saint-Pierre, sans le coeur du Vatican.Mais avec ses 161 pièces originales puisées à 51 collections européennes et américaines, dont 44 sont de la main même du maître, l'exposition Le Génie du sculpteur dans l'oeuvre de Michel-Ange qui ouvre ses portes aujourd'hui est unique.Et pour être de plus petites dimensions que ses oeuvres les plus célèbres, celles qu'elle rassemble n'en constituent pas moins quelques-unes des reliques les plus précieuses de l'histoire de l'humanité, qu'on n'approche pas sans une immense émotion.Les Montréalais peuvent d'ailleurs se compter d'autant plus privilégiés de les accueillir, que cette exposition qui a été montée expressément pour le Musée des beaux-arts, ne voyagera pas.Et qu'elle constitue l'une des rares expositions relativement complète sur l'oeuvre de Michel-Ange à s'être jamais tenue où que ce soit dans le monde.Et en mettant constamment son oeuvre en relation avec celles de ses maîtres, de ses contemporains et de ses disciples et imitateurs, c'est au survol d'un siècle charnière pour l'art comme pour la société, que cette ambitieuse exposition convie le visiteur.Et en réexaminant l'ensemble de l'oeuvre de Michel-Ange sous l'angle du sculpteur, dont l'approche se retrouve dans ses dessins, ses fresques et ses travaux d'architecte, c'est à une relecture aussi originale qu'éclairante qu'elle invite le profane comme le spécialiste.Tandis qu'un autre volet de l'exposition, avec des hologrammes des oeuvres plus célèbres, et une étude photographique très détaillée des fresques de la Sixtine et de leur rénovation, fournit quand même l'élément spectaculaire qui pourrait manquer dans les autres salles.Une confrontation unique avec le génie.Au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu'au 13 septembre.Fermé le lundi.De 1 lh à 18 h du mardi au dimanche, (usqu'a 21 h le mercredi et le samedi.BRUNO DOSTIi ROCK'N NONNE WHOOPI GOLDBERG Pas de sexe.Pas d'alcool.Pas d'hommes Il n'en est pas question.Catherine Dencuve \u2022 Vincent Ferez q INDOCHINE ******* Le bonheur! n peut difficilement demander _, mieux que tout le bonheur de lire incarné dans un seul roman.Un bouleversant petit livre des 162! pages, fait de courtes séquences, de tableaux puisants.Une histoire marquee par la mort pleine de folie, de passion, de Potence de fureur, L'Enfant charge de £nges de Anne Hébert, qui prend tout de 3 place parmi les très rares lectures qu'on n'oublie jamais.Ce roman à l'écriture a à la fois poétique èt économe fait pénétrer le lecteur dans une campagne un peu sauvage, magnifiquement décrite, ou s agitent oarfois des fantômes couverts d écume.11 faU aussi renaître un Paris déjà ancien, charged symboles, mythique, ardemment souhaité, comme une trame musicale.L'écrivain donne vie à des personnages d'une sublime démesure.Julien^en quête de ce qui lui échappera toujours, qui rêve davantage qu'il ne vit, l'immense Pauline, ta Sèretrop pleine d'amour et la jeune Me marquée par le malheur, séduisante comme™ danger pour Julien et ssa.soeur Hélène celle qui fait basculer 1 histoire, par qui'la mon arrive en même temps que la fin de l'innocence.LUCIE COTE collaboration spéciale ******* Luna-Park: un brillant collage our un théâtre de couleurs, de délires où l'imaginaire s'exprime avec une totale liberté, il faut voir Luna-Park, à la salle Multimédias du Musée d'art contemporain.Inspiré par le spectacle Victoire sur le soleil qui avait fait scandale au début du siècle en Russie, ce brillant collage de Denis Marleau rend hommage aux plus belles forces créatrices du siècle.Le Théâtre Ubu se démarque une fois de plus avec un spectacle digne de son dixième anniversaire.Une installation scénique de Pierre Granche tout à fait remarquable, une belle performance des comédiens et des textes qui n'ont pas d'âge.Du théâtre étonnant, pas particulièrement facile d'accès parce que non linéaire mais une merveilleuse aventure théâtrale, jusqu'au 28 juin.Germain Houde fait une entrée fort remarquée dans l'équipe d'Ubu qui nous présente peut-être son spectacle le plus achevé, le plus.total.JEAN BEAUNOYER C2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED112 JUIN 1992 w > -» 112 \u2022 « f \u2022 II.\u2022 I I \u2022t \u2022 \" Vr *'» ¦ ft ' * \u2022«.\u2022If t Du haut du mont Acropole, un panorama saisissant.En bas, la rivière Malbaie n'est plus qu'un mince filet d'eau.Le parc des Hautes-Cor Charlevoix JEAN DION collaboration spéciale ï HH ¦est de ces endroits dont on ne voudrait pas trop ébruiter l'existence de crainte que les gens ne s'y précipitent et que le charme, ainsi, ne s'envole.Le parc des Hautes-Gorges, dissimulé à l'intérieur des terres dans Charlevoix, est à mettre au rang de ces lieux bénis, où la beauté à vous couper le souffle du panorama tient autant aux gigantesques falaises escarpées au bas desquelles murmurent les rapides de la rivière Malbaîe qu'à la douce sensation d'isolement, conjuguée à la conscience aiguë de la petitesse humaine, que l'on y éprouve.On est dès lors en proie à des sentiments ambivalents.Le désir de faire partager la majesté du site et celui de le conserver pour soi.La joie qu'il soit aménagé de manière à ce que l'on puisse en profiter pleinement et la peur qu'il ne le devienne trop et perde sa sauvage saveur.Mon bon copain Jacques, qui connaît bien le parc pour y avoir travaillé il y a quelques années et qui en a fait, comme il le dit lui-même, son spot de prédilection, m'avait prévenu: «Le parc est de plus en plus connu.S'il faut, en plus, que tu en parles dans La Presse.» Désolé, vieux.Mais tôt ou tard, ça se saura.Aussi bien que ce soit moi le porteur de la bonne nouvelle.La civilisation loin derrière.Nous avons donc décidé d'y aller à quatre, en mai, avant même que le parc ne soit officiellement ouvert, pour des raisons stratégiques de solitude et de moustiques.Nous sommes plutôt bien tombés: la première était d'autant plus suave que les seconds n'étaient pas encore tout à fait sortis de leur hibernation.Avant même d'arriver à destination et de déployer tentes et barda, nous avons été à même de constater que la civilisation restait loin derrière.À partir de l'entrée du parc, déjà relativement recu-leppar rapport au dernier village, il nous a fallu boucler 20 bons kilomètres d'une route sinueuse et non asphaltée pour parvenir au petit croupe d'emplacements de camping situés en bordure de la.rivière Malbaie qui serpente au fond de la vallée.\u2022Tous les emplacements étaient déserts.Dans un pareil endroit, l'oeil est trop rapide pour apprécier les millions d'années qu*;i durées le travail d'érosion de la nature: il doit se contenter de demeurer beat devant son résultat.Quant à l'oreille, elle croit n'entendre que le vide, car pour le citadin habitué aux sons trop humains de la ville, la nature livrée à elle-même parait silencieuse même lorsqu'elle tonitrue.Comme il se fait tard en cette première journée, nous nous contenterons d'une courte première étape.Un peu en amont se trouve un petit barrage érigé par la pa-peiière Donohue, qui utilise, la rivière pour acheminer sa pitoune.À partir de la,-la rivière est canotable sur plusieurs dizaines de kilomètres.La présence intermittente de rapides lui confère un certain degré de difficulté de sorte, m'expli-que Jacques, qu'on lui a attribué la Cote «R-2».Ce qui signifie, continue-t-il, que le parcours est considère « le fun».7Du barrage, une vague impression de vertige à l'envers se dégage de la contem- .\" \u2022'4L*'*- ¦::'/f .'.-\u2022 \u2022 > ¦ ¦ à ¦ fm ¦ ¦ \\ ï \u2022 ter-.$ M' ', j 4 _._! i t Là où la Malbaie bifurque à 90 degrés, une cassure géologique extrêmement rare.Au sommet de l'Acropole, un décor lunaire plation des sommets qui nous entourent.L'un de ceux-ci fera l'objet de notre deuxième étape: demain, nous irons au septième ciel.Au sommet de l'Acropole Ceux qui veulent s'offrir le fin du fin en matière de panorama doivent en effet occuper leurs journées à grimper.Les parois formant la vallée des Hautes-Gorges comptent parmi les plus prisées des amateurs d'ascension.Et si le fait de gravir certains g-pic tient davantage de l'alpinisme casse-cou que de l'escalade de plaisance, de nombreux sentiers ont en re- vanche été aménagés sur le flanc de sommets plus accessibles au montagnard inexpérimenté.Parmi ceux-ci, le mont Acropole vaut assurément le détour.Il a de plus l'avantage d'être situé à proximité de notre campement.Le sentier qui conduit a son sommet s'amorce le long d'un sympathique ruisseau offrant plusieurs occasions de haltc-rafraichissemcnt ; en certains endroits, on découvre même des plaques de neige.À un peu plus d'un demi-kilomètre du pied de la montagne, un belvédère annonce déjà la vue proprement imprenable que l'on pourra s'offrir du faite.Les moins en forme pourront y choisir de mettre un terme à leur ascension: le terrain qui reste à parcourir est escarpé et la montée, continue, permet peu de répit.Mais les plus hardis se remettront en marche et n'auront de cesse avant d'avoir vaincu l'Acropole.La route y accédant fait 2.1 km et les dernières centaines de metres, la fatigue aidant, s'avèrent particulièrement éprouvantes ne sont pas du gâteau.Toutefois, la seule ^perspective de se trouver sur l'un des toits du parc fournit l'énergie ultiiifc.Tout en haut, où la végétation est en butte aux vents violents et permanents, le décor est, de loin en loin, lunaire.Un coup d'oeil à la ronde ramené cependant l'observateur à la Terre, dans toute la majesté de sa structure morcelée, où tout est dénivellations et anfractuosités.Au fond, la rivière n'est plus que mince filet d'eau et le barrage, brindille dérisoire.Pour cette première journée complète, la victoire sur l'Acropole suffit.On ne tarde d'ailleurs pas à constater que la redescente n'est pas nécessairement une sinécure.Elle demande une force différente de celle qu'exige la montée, mais n'en est pas pour autant moins pénible.Les jambes tremblent, et il faut procéder avec précautions de manière à éviter les torsions de chevilles.Demain, troisième étape, on marchera autant, mais la progression sera cette fois horizontale.Vers la chute En amont du barrage, la route continue.On peut l'emprunter en voiture mais, au printemps, les profondes rigoles creusées par la fonte des eaux et les pierres entraînées par elle ne tardent pas à stopper les automobilistes.Ceux qui voudront pousser jusqu'au chalet (propriété de.Donohue) ou, plus loin, à la magnifique chute du Ruisseau, devront le faire à pied, à vélo ou en moto.Le chemin longe la rivière, qui à cet endroit se fait beaucoup plus calme.Un bateau-mouche a d'ailleurs été mis en service l'an dernier, qui sillonne le secteur.À environ une heure de marche, le décor immédiat a beaucoup changé.Les flancs de montagne environnants sont toujours les mêmes, tantôt pierreux tantôt boisés, mais le fond de la vallée prend des allures préhistoriques: eaux pratiquement stagnantes, arbres déparés, végétation un peu désolée.Un décor qui n'est pas sans rappeler certaines scènes de La Guerre du feu.11 vaut cependant la peine de continuer, car le clou du spectacle n'est plus très loin.Cet endroit, c'est celui où la Malbaie fait un coude.Virage à angle droit.Une cassure à 90 degrés qui constitue un phénomène géologique extrêmement rare.et saisissant.À cet endroit, privilégié, de la rive, on aperçoit le « V » de la vallée à perte de vue, droit devant et sur la droite.Le spectacle est carrément indescriptible.Ce n'est certes pas par hasard que la Donohue a fait construire un chalet ici.Pas facile de s'extirper de cet enchantement.Mais nous poursuivons notre route.Un peu plus loin, à quelques minutes de marche, nous réintégrons les boisés pour longer un ruisseau.Graduellement, le bruit de l'onde devient plus intense.À quelques centaines de mètres, nous arrivons à proximité d'une chute majestueuse, comme il s'en trouve plusieurs à l'intérieur du parc.Excellent endroit pour casser la croûte et.nous rafraîchir: avec l'eau en suspension, la température a baissé de plusieurs degrés.Le chemin du retour se fait plus rapidement, un violent orage se profilant à l'horizon.À peine revenus au campement, nous subissons le coup de tabac.En moins d'une heure, la température a chuté d'au moins 15 degrés.L'assaut des éléments diminue les regrets que nous éprouvons, le lendemain, a quitter.Ncmpèche.Nous rapportons dans nos bagages un peu de l'cnsorcclje-^ ment qui nous aura habités le temps d'un week-end hors du monde. LA PRESSE, MONTREAL, VENDRED112 JUIN 1992 c3 Spectaxes oui, mais cinétaxes et expotaxes ?Presse Canadienne ¦ Aux yeux de l'Association du disque et industrie du spectacle du Québec (Adisq), les salles de cinéma, du côté privé, les musées, du côté public, sont bien contents d'en profiter mais ne veulent pas relayer l'aubaine au client.Il s'agit de la réduction du total des taxes, qui débute le Ier juillet avec la fin du pouvoir municipal d'imposer la taxe d'amusement de 10 pour cent.Le taux sera en effet ramené de 17 à 11,3 pour cent ( la TVQ de quatre pour cent est composée d'après la TPS fédérale de sept ).La plupart des producteurs membres de l'Adisq ont déjà décidé de réduire le prix des places, après le 30 juin.«Mais d'autres comme les cinémas et, côté para-gouvernemental, de grands musées, ont choisi de garder la différence pour eux.Et pourtant, ils ont bénéficié de notre lutte contre les taxes», a signalé hier Alain Simard, en conférence de presse.Producteur du festival de jazz, qui ouvre justement le 1er juillet, M.Simard indique qu'une place à 25$ coûtera alors environ 1,50$ moins cher: «Bien sûr, ceux qui attendent auront des sièges moins bien placés.» Par ailleurs la ville de Montréal, a indiqué Michel Sabourin, président de l'Adisq, n'a pas encore annoncé une réduction du tarif d'accès à La Ronde, aux feux d'artifice et autres sites de loisirs.À l'arrivée de la TPS en 1991, a rappelé Alain Simard, les billets n'ont pas etc majorés pour autant: «Nous l'avons absorbée, pour ne pas pénaliser notre clientèle, nous étions déjà en récession.» Le ministre des Finances Gérard D.Levesque, estime l'Adisq, a commis une erreur dans sa loi du budget, déposée le 14 mai à l'Assemblée nationale.La taxe d'amusement s'applique au moment de l'achat et non lorsque le billet de spectacle est utilisé.D'où plus de tâche administrative pour les producteurs qui sont strictement honnêtes avec les clients.Michèle Neveu, de Spectra Scène, qui produit les concerts du Festival de jazz, souligne qu'il a fallu programmer deux séries de prix, l'une jusqu'au 30 juin et l'autre pour le lendemain.Keith Emerson, Greg Lake et Carl Palmer au milieu du Stade olympique, qu'ils avaient rempli à ras bord en août 1977.Hier, ils v lançaient leur 14e album, Black Moon.photo michel gravel, u presse La route d'Emerson Lake & Palmer passe encore par Montréal DANIEL LE M A Y ¦ Quinze ans plus tard, les trois hommes sont réunis dans le grand stade où ils avaient été les premiers à présenter un concert rock.Le 26 août 1977,80 000 personnes avaient investi le Stade olympique pour la plus grande messe rock jamais célébrée à Montréal.Emerson, Lake & Pal-mer! Le vin s'était changé en bière et l'encens en chanvre qu'on croyait encore indien à l'époque.Oooh! What a lucky man he was! Hier, Keith Emerson, Greg Lake et Carl Palmer sont revenus à Montréal pour lancer Black Moon, leur 12e album mais leur premier depuis 1977.Black Moon, c'est aussi le «support» d'une tournée mondiale qui les amènera au Forum le vendredi 7 août (les billets seront en vente lundi aux comptoirs Admission ).Le bassiste et chanteur Greg Lake apprécie ce retour aux sources: «Montréal occupe une grande place dans l'histoire du groupe, disait-il hier ù La Presse.Bien sûr il y a eu ce premier spectacle au Stade mais nous y avons aussi tourné un des premiers vidéoclips de l'histoire.» Lake \u2014 6 pieds 2, 220: un beu \u2014 a apprécié le côté européen de la ville où l'équipe avait séjourné pendant cinq mois pour se préparer à la tournée de 1977.L'année suivante, le trio se séparait, aucun stade au monde ne pouvant contenir l'immensité de leurs égos.Le rock progressif perdait gros; le trio aussi.Jamais dans les différentes formations qui ont suivi \u2014 Emerson, Lake & Powell (86), le regrettable Three avec Emerson, Palmer et Robert Berry (88) \u2014 n'a-t-on retrouvé l'énergie et la cohésion de l'original.Blacl: Moon inarque la grande réunion de trois hommes qui, la quarantaine aidant, sont plus a même de s'apprécier.Alain Bru-net va nous décortiquer ça bientôt mais l'oreille profane reconnaîtra d'emblée le son ELP: la voix de Lake, les tricotages d'Emerson sur tout ce qui s'est inventé comme claviers depuis 15 ans, les envolées de «Palmah» qui a lui aussi élargi la définition de batterie.Toujours progressif?«Comme style, explique Greg Lake, ce n'est pas nouveau mais la force émotive en fait un album original.Et, en ces années de matraquage programmé, tout ce qui est original est forcément progressif».Comment Greg Lake, qu'on a connu il y a 20 ans avec King Crimson, a-t-il évolué comme chanteur?«|e ne chante plus que ce qui me plaît vraiment.Et avec il .***** (IIETRO Le mois dernier, les partenaires des MATINS SYMPHONIQUES MÉTRO, TORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL et LA PRESSE, de même que les commanditaires des petits déjeuners, se rencontraient pour clôturer la série des six concerts de la saison ,;.1991-92.Cette série, qui a eu beaucoup de succès ayant attiré plus de 12000 personnes, reprendra à l'automne alors que nous entreprendrons la cinquième saison.Nous voyons, sur la photo, de gauche à droite: Mme Diane Jubinville de NATREL, M.Normand Rousseau de SUCRE LANTIC, M.Charles Dutoit, chef de TORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL, M.Pierre Martineau de LA PRESSE, Mme Nicole Brouillette de CAFÉS ORIENT EXPRESS, M.André Boulet de MÉTRO-RICHELIEU, Mme Suzanne Dumoulin de CUISINE NATURE, et enfin, M.Marc Leber de LES MARQUES FBI LTÉE.plus de retenue, comme sur Farewell to arms (magnifique mélodie) où on peut croire au début que je vais m'éclater.Eh ! non ! «Quant à ma voix, elle est plus grave, plus profonde.Comme les émotions d'un homme de 45 ans.» Le prix Alain-Grandbois va à Monique Bosco PIERRE VENNAT ¦ L'Académie des lettres du Québec vient de décerner son prix Alain-Grandbois, consacré à la poésie, à Madame Monique Bosco, pro fesse urc au Département d'études françaises de l'Université de Montréal depuis 1963 et auteure de plusieurs romans et de recueils de poèmes, pour son ouvrage Miserere, publié par les éditions Trois.Il y a quelques années, le regretté )ean Basile écrivait ici même que certains écrivains ont neuf vies et que Monique Bosco est de ces écrivains-là.À chacune de ces vies correspond un genre littéraire: le roman, le théâtre, des nouvelles, la poésie.Jeune Juive européenne, ayant fait ses études primaires et secondaires en France, Madame Bosco immigra au Canada pour tenter d'oublier la tourmente dans laquelle elle avait été plongée.C'est ici qu'elle obtint d'abord sa maîtrise et ensuite son doctorat en littérature française, tous deux de l'Université de Montréal.À l'Université de Montréal, une grande partie de son enseignement a été axé sur la mise en place d'ateliers de création littéraire et de cours d'initiation à la critique journalistique.En 1971, son roman La Femme de Loth, publié chez Robert Laffont, lui avait valu le v -X \"H, lïti Monique Bosco prix du Gouverneur général.Son premier roman.Un amour maladroit, publié dix ans plus tôt chez Gallimard, lui avait valu le prix américain First Novel Award.Cette fois-ci, l'Académie des lettres du Québec, représentée sur le jury par Mesdames Louise Maheux-Forcier et Madeleine Ouellette-Michalska et le président Jean-Guy Pilon, lui décerne son prix de poésie Alain-Grandbois parce qu'il a été «très sensible à la force de la poésie de Madame Bosco et à ses grandes qualités d'écriture».Donnez généreusement à La Fondation canadienne du rein.rn NOUS AVEZ»VOUS ras OUBLIÉS?AUCUN LAISSEZ-PASSER PARISIEN «m» I GREENFIELD PARK i\":\"» I DU PLATEAU w-m 480 Ste-Calhenne O fV I 519 bout.Taschereau tS I 1564 Mc*t-Rcval E.wT 12:30430-7 00-9 30 2.00-5 004.15 Tous les sors 6 20-9 00 sam-dm 1 20-3 45-6 20-9 00 1:45440-7 05-9 25 VERSAILLES \"i\"?01 CENTRE LAVAL I LONGUEUR Oméga «mm ÏPLAZA REPENT1GNY **B I JULIETTE ?Pi.icc Versailles \"JT 'J lS I 1600 Le Corbusier *** 85mn ; v.o.12M5 LE FESTIN DE BABETTE Gabriel Axel; Danemark 1985; !! 102mn:v.f.14h25 LA BELLE ETLA BÊTE - Jean Cocteau; France 1946; 100mn;v.o.16H35 ANNIE HALL Woody Allen; E.-U.1976 ; 85mn; \u2022 * v.o.18*30 RUMBLE FISH Francis Ford Coppola; t.-U.\u2022 * \u2022 1983: 94mn: v.o.20h35 LA LOI DU DÉSIR \u2022 Pedro Almodovar; Espagne \u2022 » 1986; 100mn; v.f.22h45 LE BAISER DE LA FEMME ARAIGNEE Hector Babenco.É.-U./Brésil 1985; 119mn; v.f.Minuit (Café Méfiés) THE PARTY \u2014 FLYING DEUCES \u2014 THE NAUGHTY NINETIES \u2014 IT HAPPENED ONE NIGHT Edwards/Laurel & Hardy Abbott & Costetlo/Capra LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED112 JUIN 1992 866-0111 11 hresà22hres FAMOUS PLAYERS C5 ?[5ÔLBV stereo] v KEEPER É*8 LOUIS GOSSETT, |R.version oungMM LOEWS \u2022 .I SI»- i ill \u2022 861-743/ \u2022 I1TIII«Ti«m 1:003:00-5:057:05-9:15 msrc 1:00-2:45 version o.anglaise PALACE «M-wi I : .,r.- I' *+C \u2022 ^iCrinp 12:50-300-3 107 15*\"20 version o.anglaise Du môme c auteur que \u2014 t RETOUR A HOWARD'S END.Where >Angcls I FearToTread LOEWS \\C*P 1 304 00*30-900 THE WATERDANCE ?WAYNES VOID version o.anglaise PALACE i^isif CéifH'wo *r i v 12 40 2 50-5 00-7 25 9 30 GAGNANTE DU CCSAR O L LA rviCILLCliK ACTRICE \u2022 Iimiiih: Mor ir.ui NOMS TA t.PALACE version o.anglaise 12:30-2 45-5 05-7 20-935 version o.anglaise* terrve LOEWS B61 74Ï7 14 S'» < -IT.- r O ANMVEPSAJRE 12:20-2 35-4 50 7 05-9 20 \" Une tragédie classique et un film d'horreur féministe, visuellement parfait et d'une puissance erotique et exotique totale.\" -Jay Scott, GLOBE & MAIL \"UNE COMÉDIE DIVINE! Je suis croyant grâce à Whoopi Goldberg.\" -JoelSiegel.GOOD MORNING AMERICA \"C'est elle la plus belle actrice de toute la terre.\" LA VIEILLE.QUI MARCHAIT -in DANS LA MER PARISIEN 4b0 Si» C Jthr'ir,,.o iN - FILM COMMENT EPOUSES et VERSION 0.CHINOISE AVTTTSOUS-TITRES FRANÇAIS Un film de ZHANG YIMOU un mm ae ZHANG YIMOU ^ Kl «liW>i.1 ,!.-.\u2022 .\u2022 ' ' '\u2022 .S*' -r \u2022 .«\u2022 \u2022 «.\u2022\u2022«.\u2022«?«.- - *»\u2022¦\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022> »\u2022!\u2022\u2022 t , -¦- .AC *£V / - .- .«v .
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