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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Le gala excellence 92
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-10-24, Collections de BAnQ.

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[" Cahier excellence 8e edition MONTRÉAL, SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 109e ANNÉE N° 5 18 PAGES ANNE RICHER Je ne reviens pas! C'est bien dommage, mais je ne reviens pas!» Un éelat de rire et un oeil malicieux ponctuent sa déclaration.Jean Drapeau est un homme discret depuis sa retraite de la mairie de Montréal en juin 1986.Son mutisme n'est pas accidentel.Il s'est tu pour s'atteler à d'autres tâches.Et pour reprendre, de ses actions à sa mémoire, le fil de sa vie.Une vie publique, la sienne et celle de ses contemporains, palpite au fond des quelque 600 caisses de documents qu'il a rigoureusement collectionnés au cours des années.Milliers de papiers fragiles, coupures de journaux jaunies, témoins du temps qui passe.Il n'a jamais rien jeté, pas même les coups de coeur de sa petite enfance, sur les événements et les hommes.Il veut laisser de l'ordre.«|e tiens à classer mes archives moi-même.Quand je verrai approcher le temps, je donnerai cela aux archives publiques et si d'autres veulent fouiller dedans, ils trouveront peut-être quelque chose.» Choisis, triés, relus, ces documents vont lui permettre d'alimenter l'histoire, de la remettre à sa place.Il a choisi de l'écrire.Il commence avec ce qui lui tient à coeur: «L'affaire du balcon», récit à paraître en novembre dans La Presse.Le grand Général de Gaulle et la grande Expo 67 confondus dans une même magnificence.«Non seulement j'ai le devoir de témoigner, mais je n'ai plus le droit de me taire.» Et il continuera sans doute: «Je ne peux pas dire que durant 29 ans à la mairie je n'ai rien vu, rien entendu, que je n'ai rien fait, qu'il ne s'est rien passé ! » La Presse veut rendre un hommage particulier, à l'occasion du Gala Excellence 1992, à cet homme qui a marqué l'histoire de Montréal.Des projets d'envergure sous sa gouverne ont transformé profondément le visage de «sa» ville.Pour le gala, pour le Général et sa mémoire, pour une fois, il consent à refaire surface, à témoigner.Une entrevue de quatre heures! À son bureau de la rue Sherbrooke.Une rencontre joyeuse, sans rancoeur ni nostalgie, mais dynamique, remplie d'humour et d'émotions.Qu est-il devenu?Les remous, le pouvoir, la gloire et les années, ni même la maladie, n'ont marqué sa physionomie de façon particulière, sinon voûté son dos, un peu plus.Qu'est-ce qui a changé?Une démarche légèrement syncopée, séquelle d'un accident vasculaire cérébral ; une toute petite déficience de la main gauche, une voix qu'il croit changée.Des lunettes de corne brisées, et une moustache en moins! «Elle était bien mitée.» Tant pis pour l'image, mais l'obligation de «fardacher comme les cultivateurs» est une corvée: l'autonomie physique est à ce prix.À 76 ans et demi, «on compte ça par quart à mon âge», il attaque goulûment la journée aux petites heures comme toujours.Il dort en soirée, se lève à deux heures, travaille, et vers cinq heures du matin il quitte sa maison de verdure pour son bureau de la rue Sherbrooke.Il porte un habit classique, rayé, qu'il a choisi lui-même.C'est bleu ou c'est gris.Et c'est éternel comme lui.De même que la cravate, indispensable et mythique.Il est «en tenue de travail».Et dans cette tenue il va pédaler sur la bicyclette fixe, mais «c'est tellement ennuyant de pédaler et de ne pas avancer, l'aime avancer dans ce que je fais», dit-il en riant.Alors, il s'est fait installer une tablette, afin d'y déposer livres et papiers.Ainsi, il met les «bouchées triples» dans un travail qu'il adore, mais au rythme aussi accéléré que les battements de son coeur.Tourner la page C.est une fillette de 13 ans, qui, un jour en y 1974, le rencontrant au coin d'une rue, curieuse et spontanée, lui posa cette question: «Avez-vous toujours été maire?» Jean Drapeau fut frappé alors par cette réalité: «Elle n'avait connu que moi! Pour elle le stade, le métro avaient toujours existé.|e me suis dit c'est vrai.Il y a des gens qui naissent et vont mourir et je serai encore maire.Pas un grand nombre.mais ils n'auront pas connu d'autre maire!».Un éclair d'immortalité vient ici de passer.Et le pouvoir?«Bien franchement je n'ai pas fait de distinction entre être au pouvoir et ne pas l'être.Cela faisait partie de ma vie, comme d'être avocat.En 1986, j'ai cessé de l'être, ça ne me manque pas.Je ne suis pas porté à discuter des affaires de la mairie.)*ai toujours cherche à ne pas commencer une chose sans la terminer, mais quand c'est fini, c'est fini.)e ne me désintéresse pas.Mais j'ai l'impression que c'est un peu comme les enfants: on ne se détache pas de ses enfants, les enfants ne se détachent pas de leurs parents, mais il y a une indépendance naturelle, spontanée, qui fait partie de la vie.» «Alors moi, quand je revois des choses, que je passe à certains endroits, m'arrête et discute avec d'autres qui me font revivre des choses de la mairie, je reconnais ces choses, mais c'est comme si.c'est normal qu'elles aient une vie séparée de moi.Moi, je continue.» VOIR TEMOIGNER EN 2 Un hommage à Jean Drapeau, qui a marqué l'histoire de Montréal, et aux Personnalités de La Presse Non seulement j'ai le devoir de témoigner, mais je n'ai plus le droit de me taire.» PHOTO MICHEL GRAVEL La Presse Une « première » : les femmes majoritaires Asa neuvième année d'existence, le Gala de La Presse vivra demain soir une grande « première ».Pour la première fois depuis la mise sur pied de cette initiative d'excellence, des femmes forment la majorité des Personnalités à qui un hommage sera rendu.En effet, 30 femmes et 29 hommes se- Iront honorés pour un total de 59 Personnalités, certaines semaines de Tannée La Presse ayant nommé plus d'une Personnalité pour un exploit collectif ou une réalisation conjointe.Cette majorité de femmes comme Personnalités n'est pas qu'un symbole.C'est le reflet réel et concret de l'heureuse et nécessaire évolution de la société québécoise.Ce tableau d'honneur de femmes et d'hommes qui sont des modèles d'excellence est fort impressionnant.Plus que jamais, les candidats de grande qualité étaient nombreux chaque semaine.Le jury hebdomadaire a dû faire des choix difficiles.En cette ère de morosité à tout le moins apparente, la brochette de Personnalités et leur réalisation respective constituent un exemple de ce qui se fait de beau, de bien et de bon chez nous, dans toutes les sphères d'activités humaines.Lire ce cahier sur l'Excellence constitue à la fois un encouragement et un stimulant pour chacune et chacun de nous qui, parfois, devant les difficultés, les épreuves, les peines, sommes portés à abandonner, à démissionner, à lâcher.Serez-vous, lectrices et lecteurs, par vos initiatives, par vos actions, par vos réalisations, nos prochaines Personnalités?le le souhaite et je l'espère.Claude MASSON, vice-president et éditeur adjoint La liste des Personnalités de la semaine de La Presse m La Presse à la recherche de l'excellence pages 7 à 10 page 5 La carrière en photos de « monsieur le maire » line rétrospective du tableau de l'Excellence pages 6 et 11 page 17 : '\u2022V _^ i Le message de Roger D.Landry, président et éditeur de La presse page J Hugh Scott préside un Jury fort prestigieux page 3 HOMMAGE AUX 52 PERSONNALITES DE LA SEMAINE Soyez au rendez-vous de l'excellence avec Ginette Reno, Jean-Pierre Ferland, Renée Claude, Diana Soviero, Robert Manon, Lyse Guérin, Gordon Gietz, Chantai Lambert, Philippe Noiret, les Petits chanteurs du Mont-Royal, les Disciples de Massenet et plusieurs autres.?Demain aux Beaux Dimanches à 20 h 30 Animé par Gaston L'Heureux, le Gala Excellence couronne la Personnalité de l'année 1992.« Y â0r\\\\k *Sw£r TÉLÉVISION LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 Le Synchronis é s l \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022 y ¦m > 4m .x V ylvie Frechette et la Banque Nationale La Banque Nationale est fière de compter parmi son équipe Sylvie Frechette, notre ambassadrice, qui a démontré une performance exceptionnelle aux Jeux de Barcelone V2.Uimplication de Sylvie et le dépassement dont elle a fait preuve tout au long de sa carrière auront façonné son succès.Ainsi, elle contribuera au rayonnement de la Banque.Les valeurs quelle incarne sont .à la fois le symbole et la promesse d'engagement de la Banque envers la société et sont à ce titre garantes de l'avenir.BANQUE NATIONALE Notre banque nationale Avec ses 5000 pièces au dossier, Jean Drapeau veut rétablir les faits.PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse «Il y a des choses que j'ai faites pour lesquelles je n'ai pas de mérite » TÉMOIGNER «J'ai le devoir de témoigner» SUITE DE LA PAGE une «Je me levais en pensant à la ville.Je me couchais en y pensant.Si je voyais quelque chose d'anormal, un trou dans la rue, un arbre mort, je le prenais en note, ma secrétaire s'occupait de les faire acheminer aux différents services.Chacun des éléments constitutifs de mon travail était des habitudes.Dans ces conditions il y a des tas de choses que j'ai faites pour lesquelles je n'ai pas de mérite.» Sur une note d'humour, il quête une certaine indulgence: «j'espère, si on n'a pas de mérite à faire des bonnes choses par habitude, qu'on n'a pas toujours la responsabilité de faire des mauvaises choses par habitude».Les choses importantes Le retour sur son passé ne met pas que du baume et sa lucidité l'amène à remettre le doigt sur de vieilles blessures.«Heureusement dans le feu de l'action je ne m'en apercevais pas.Aujourd'hui parfois, je plains le petit gars que j'étais, le jeune homme que j'ai été.» Il aborde le chapitre de son enfance avec émotion.Une joie certaine, mais sur le bout des pieds, les fantômes surgissant du fond de sa mémoire, tout au long de l'entrevue, références attendries, précises, nettes.Il est né à Rosemont, «comme mon père et ma mère et deux de mes grands-parents» le 18 février 1916.Il a vécu jusqu'à 16 ans dans la même maison, sur la 5e Avenue, près de Masson.11 a eu une soeur aînée, aujourd'hui décédée, et un frère mort à 20 mois avant sa naissance.Une autre soeur le suit, onze ans plus tard.Son père, après avoir travaillé tour à tour dans une manufacture de chapeaux pour dames, dans l'immobilier, a finalement oeuvré dans les assurances générales.Sa mère, oh! sa mère.Courageuse, précieuse, disparue trop tôt à 46 ans, exactement, étrangement comme sa propre mère, d'urémie.Musicienne, cordon bleu, douce et travailleuse, chanteuse admirable.«On venait de loin pour l'entendre chanter à la chorale».Une artiste.«J'ai comme tout le monde des disques de la Ccil lus et l'autre jour quand elle a commencé à chanter son air, je ne sais plus lequel, c'était exactement comme maman qui chantait cet air-là.l'aurais juré que c'était elle.» École Brébeuf dans sa paroisse.Plus tard Le Plateau et le collège Jcan-de-Brébcuf.«Je voulais devenir médecin.Ma.mère m'a fait changer d'idée.À l'époque les médecins se levaient la nuit, il était permis d'être malade en dehors des heures, dit-il en riant.Et j'étais de santé fragile.» En réalité le jeune Drapeau doit être soigné un an pour un état de pré-tuberculose.Un léger retard dans ses études qu'il rattrape bien vite et lui permet aussi d'orienter sa vie différemment.Il choisit le droit.C'est une époque difficile.Il préfère qu'on n'en parle pas, «je n'en ai pas souffert, j'étais heureux», mais il prend soin de sa mère déjà gravement malade, met en pratique les leçons de lavage, d'entretien.«Mon père devait travailler tard le soir.Des gens courageux.C'est peut-être ça qui m'a donné.j'ai cherché à les imiter.» «Je remercie la Providence de m'avoir fait naître dans un milieu propice.Il a la foi.«Cela m'a beaucoup aidé dans la vie.je vais encore à la messe tous les dimanches, mais l'existence de Dieu il n'y a plus grand monde qui en parle, de nos jours.Pourtant c'est difficile de ne pas croire.» Protégé.Prédestiné.Jean Drapeau a peur de l'avion.Le vertige aussi.«Je ne monte pas plus haut que le troisième barreau de l'échelle.» Donc, il n'est pas monté dans le mât du stade.Il a bien failli perdre la vie brutalement, il en a encore pour preuve le billet de cet avion qui devait le mener à Toronto et ensuite en France, et qui s'est écrasé à Sainte-Thérèse quelques années avant l'Expo.«Qui est-ce qui a pris la place que j'avais laissée libre?11 ou elle ne sait pas qu'il y a laissé sa vie.» Un Général et un balcon «Le Vive le Québec libre! est plus répandu dans le monde que le Je vous ai compris! de l'Algérie.On en parle encore, partout dans le monde.» On lira ceci à peu près dans son livre: «C'est une grande histoire, aussi grande que celle de Grèce ou d'Egypte qui a inspiré le style grand opéra, où tous les librettos sont les mêmes et le dénouement toujours une tragédie.À l'inverse du grand opéra, dans l'affaire du balcon il n'y a rien de conventionnel, mais à l'instar de l'opéra, le dénouement est une tragédie.Tellement tragique qu'il n'y a ni vainqueur, ni héros.11 n'y a que des victimes».Afin de servir les historiens, afin de répondre à sa vocation de maire, afin de servir une vérité qu'il traque dans ses souvenirs et ses témoignages, ses plus de 5000 pièces au dossier, il veut rétablir les faits.«C'est incroyable, mais quand vous allez le lire, vous allez vous dire que c'est bien cela.Ceux qui ont pensé que je répondais à de Gaulle ne m'ont pas écouté.Je n'ai pas répondu au Général, c'est lui qui m'a répondu.Et je le prouve.» On apprendra les mesquineries, les vilenies.On apprendra ce qui se vivait en coulisses.Les secrets, les drames et les joies, «l'ai porté sur mes épaules bien des torts, l'étais bien au-dessus de cela, l'avais le mérite d'être avec lui, de lui faire visiter ma ville, d'avoir avec lui, des conversations privées.» La complicité du Général, ses mots de reconnaissance, ses preuves d'affection ont été pour |ean Drapeau source de plaisir et de consolation.« Pour monsieur Jean Drapeau, en témoignage de mon exceptionnelle estime et de ma très sincère amitié», citc-t-il par coeur.«Une pièce de collection, m'a-t-on dit.Le Général était plutôt avare de superlatifs.|ean Drapeau se lève, il veut trouver dans ses documents un poème de de Gaulle.Il chantonne en cherchant.Manifestement heureux.En y mettant du ton et de l'âme, il lit.Ému.«Ensuite regardant les étoiles, je me pénètre de l'insignifiance des choses.» 11 y aura ainsi plus de 300 pages de réminiscences signées Drapeau.Et il y aura, au bout de la lecture, une «récompense»: un texte du Général.Bien sûr, «je ne peux pas parler de de Gaulle sans parler de l'Expo.C'est toute une époque qui a contribué à créer l'atmosphère».Un seul regret vif, celui de ne pas avoir réalisé tout de suite l'importance du phénomène de cette visite.Réussir sa vie «l'ai l'impression de ne pas l'avoir ratée.Est-ce que j'aurais pu faire autre chose, et faire mieux, je ne sais pas.Le coureur a d'autres chances, la vie ne nous en donne pas.Ai-je l'air de dire que je suis heureux de tout ce que j'ai fait?le ne suis pas parfait.Je croyais aux décisions que j'ai prises au moment où elles étaient prises.le ne peux pas dire à quel moment j'ai commis une erreur.Si vous pouvez faire l'unanimité avec la chose sur laquelle je me suis trompé, j'accepte le verdict», conclut-il en riant.«Le stade?Je suis tranquille.La poutre tombée, c'est la meilleure chose qui pouvait arriver au stade.Ça nous donne une leçon: à partir de là c'est la dernière fois que les gens ont eu à se plaindre du stade.Le stade s'est défendu lui-même.11 a laissé tomber une poutre.C'est pas Taillibcrt ni moi qui l'avons laissé tomber!» Certes au cours de ces années occupé à diriger la ville, à bâtir l'avenir, il admet qu'il aurait voulu être plus près de ses trois fils.Mais il a tiré tout de même de grandes joies «d'une famille unie», de quelques amitiés profondes, dont celle de Robert La-palmc.«On dit que je n'ai consulté personne.l'ai consulté tout le temps que j'ai été maire.Je crois en la consultation.Et j'avais une bonne équipe.» Médailles, décorations, récom1 penses, titres: Jean Drapeau observe son énorme collection à la dérobée, et ne porte sur lui aucune d'elles.Elles sont bien enfermées dans leur cage de verre.Il préfère, sans le dire évidemment, la tendresse des gens, la complicité de ceux qui, même à Paris, continuent de l'appeler «monsieur le maire».Ce qui compte dans la vie désormais: «Le culte du passé.Si on se désintéresse du passé, on a pris la vie en marche.Bien des fois j'aurais voulu avoir vécu et vivrç encore en différents siècles, différentes époques».La part du rêve.«Je n'ai rêvé qu'une seule fois en dormant.Ceux qui n'attachent de l'importance qu'aux rêves nocturnes, ne sont guère stimulés, à cause de la présence des cauchemars.Quand on rêve de jour, c'est jamais un cauchemar.Il faut avoir des rêves.Il faut étudier ses rêves, comme on étudie un projet.Même un projet ordinaire.» Est-ce possible de rêver encore à de grandes choses pour Montréal?La réponse fuse, spontanée, chez ce rêveur intarissable: «Ça prend rien qu'un peu d'imagination ! » ? Le Gala Excellence 1992 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 L'excellence, c'est bien un piège! n remet beaucoup de choses «en question», ces temps-ci.Même des valeurs depuis longtemps prouvées.N'a-t-on pas entendu s'élever ces voix, inquiètes, interroger: «L'excellence, est-ce vraiment bon?Ne serait-ce pas plutôt mauvais?La recherche de l'excellence ne finit-elle pas par engendrer la «maladie de l'idéalité»?Quel en est le coût, en ressources physiques et mentales, pour ceux qui en sont atteints et qui mettent le maximum d'efforts en oeuvre pour atteindre l'idéal qu'ils nourrissent?À l'école même, la recherche de l'excellence n'est-elle pas cause d'inconfort pour l'ego de l'élève qui ne réussit pas aussi bien que les autres, et source de profonde dépression chez les parents qui risquent de se sentir coupables d'avoir mis au monde un enfant dont la performance ne comble pas les espoirs élevés qu'ils mettent en lui?Et n'est-on pas aussi en train de créer une nouvelle injustice sociale en imposant une note de passage minimum à ceux et à celles qui veulent se diriger vers l'enseignement au Québec?De tout cela \u2014dont rien n'est inventé\u2014 on pourrait déduire que la recherche de l'excellence est un piège.C'en est bien un.Mais un piège merveilleux qui s'empare de gens de toutes conditions, homme ou femme, enfant ou adulte, pour les amener à prendre conscience de leurs ressources et de leurs possibilités; qui apporte la détermination d'avancer sans crainte sur la voie choisie, et le courage de ne pas abandonner devant l'adversité passagère; qui inspire à devenir sans cesse meilleur.Un piège qui entretient dans l'estime de soi.Cette année encore, comme chaque année depuis la création de ce programme en 1984, La Presse souligne les mérites de ces hommes et de ces femmes qui se sont fait prendre au piège de l'excellence.Applaudissons-les.Roger D.LANDRY, président et éditeur Hugh Scott préside un jury prestigieux our procéder au choix de la Personnalité de l'année de La Presse, la direction du journal a décidé de réunir un jury dont l'impartialité et la compétence ne sauraient être mises en doute.El pour une huitième année consécutive, ce mandat a été confié aux recteurs des universités du Québec.Lu Presse est heureuse de vous informer, en vous révélant la composition du jury, que toutes les maisons de haut savoir du Québec, francophones et anglophones, à une exception près, sont représentées au sein de ce jury élargi présidé celte année par le docteur Hugh Scott, recteur de l'Université Bishop, à Lennoxville.Les membres sont les suivants, par ordre alphabétique: \u2022 CABANA, Aidée, recteur.Université de Sherbrooke; \u2022 CLOUTIER, Gilles, recteur.Université de Montréal ; \u2022 CORBO, Claude, recteur de l'Université du Québec à Montréal ; \u2022 GERVAIS, Michel, recteur.Université Laval ; \u2022 HAMEL, Claude, président.Université du Québec; \u2022 IpHNSTON, David, recteur.Université McGill ; \u2022 KENNIFF, Patrick, recteur.Université Concordia ; \u2022 SCOTT, Dr Hugh, recteur.Université Bishop.Le mandat du jury a consisté à élire la Personnalité de Tannée à partir de la brochette des 52 Personnalités de la semaine retenues par le jury restreint.Le jury restreint était composé de Claude Masson, éditeur adjoint à La Presse; Claudette Tougas, éditorialiste en chef adjoint; Paul Dupont-Hébert, de Radio-Canada, et Antoine DesRo-ches, conseiller spécial du président de La Presse.Il s'est réuni chaque semaine pour présenter dans l'édition du dimanche son choix de la Personnalité de la semaine.Ce jury retient les événements qui ont eu lieu entre le jeudi de la semaine précédente et le jeudi de la semaine en cours.Pour la période allant du 6 octobre 199I au 27 septembre 1992, ce sont en fait 59 personnes qui ont été désignées comme Personnalités de la semaine.À quatre reprises au cours de l'année, deux lauréats ont été choisis simultanément, tandis que l'équipe féminine canadienne de patinage de vitesse, composée de quatre athlètes, figurait au palmarès du dimanche 1er mars 1992.Précisons enfin que l'exercice du jury élargi ne consiste pas à comparer les personnalités entre elles, selon une grille de popularité, mais plutôt à évaluer le dépassement de soi dont a fait preuve chacune des personnalités choisies dans le cadre de l'événement qui lui a valu de se retrouver parmi les candidats de cinq catégories \u2014c'est-à-dire Affaires, administration et institutions: Courage, humanisme et accomplissement personnel ; Arts et spectacles; Sports et loisirs; Sciences humaines, sciences pures et technologie \u2014 et à juger laquelle de ces personnes mérite davantage le titre de Personnalité de l'année.- - ¦ \\ i Une fierté pour la collectivité adio-Canada s'est toujours enorgueillie de son association avec le Gala Excellence de La Presse à titre de diffuseur-hôte.Cette année, cette fierté revêt un caractère particulier en raison du 40e anniversaire de la Télévision SRC.Quarante ans d'excellence télévisuelle au service du public canadien.L'excellence est un concept a multiples facettes.C'est une disposition d'esprit qui invite à se surpasser.C'est la définition d'objectifs ambitieux qui se traduiront par des réalisations remarquables.C'est un courage et une détermination indéfectibles dans la poursuite des idéaux.Enfin, c'est l'aptitude a tirer le meilleur de soi-même et de son entourage.Somme toute, l'excellence, c'est ce qui caractérise les lauréats et lauréates de cette année.Des gens vers qui nous pouvons nous tourner en toute confiance car ils nous servent de modèle et d'inspiration.Félicitations, donc, à toutes ces personnalités qui, en 1992, incarnent l'excellence et sont source de fierté pour la collectivité.Radio-Canada est fière de se trouver en leur compagnie.Ensem- ble, nous pouvons proclamer que I excellence nous tient à coeur.Gérard VE1LLEUX, président-directeur général, Radio-Canada Les visages de l'excellence n ne parlera jamais assez des réalisations personnelles qui grandissent leurs auteurs et profitent au plus grand nombre.Il y a vraiment de quoi se réjouir quand un journal quotidien, mobilisé jour après jour par l'urgence des grands événements et de l'actualité courante, trouve l'énergie et le temps nécessaire pour promouvoir l'excellence.La Presse nous démontre que l'idée même de l'excellence est déjà bien enracinée dans le milieu québécois, et que des gens de toutes origines et de toutes les professions en portent fièrement la marque.Leurs efforts ont pour nous valeur d'exemple.Une fois de plus, Bell est fière de s'associer au Gala Excellence.Louis A.TANGUAY, président, Bell Québec Un groupe impressionnant Les Personnalités de la semaine de La Presse de cette année forment un groupe impressionnant.Elles couvrent tous les aspects de la vie d'une société, que ce soit la vie culturelle, le monde des affaires, celui de la science et de la technologie, les sports et loisirs ainsi que le secteur du courage, de l'humanisme et des accomplissements personnels.En reconnaissant leur contribution personnelle dans un domaine particulier, il nous fait plaisir de les remercier mais aussi de les citer en exemple pour l'ensemble de notre société québécoise.À la société Alcan, la recherche de l'excellence dans nos rapports avec nos employés, avec nos clients et avec nos fournisseurs est un objectif primordial ; nous bénéficions aussi de l'exemple des Personnalités de la semaine de La Presse.Nous sommes fiers, aujourd'hui, de reconnaître l'Excellence de nos concitoyens et leur importante contribution à la qualité de la vie de notre société.Claude CHAMBERLAND.president.Société d'électrolyse et de chimie Alcan Ltce Le jury de la Personnalité de l'année de La Presse s'est réuni récemment dans un restaurant de la rue Saint-Mathieu, à Montréal.On voit de gauche à droite quelques- uns de ses membres: MM.Michel Gervais, Claude Hamel, Aidée Cabana, Hugh Scott, président du jury, et Claude COrbO.PHOTO PIERRE McCANN.L* Pr«Sé L'excellence : l'affaire de tous haque semaine, La Presse nous présente une Québécoise ou un Québécois s'etant particulièrement illustré par ses actions, ses performances ou ses réalisations.Depuis maintenant neuf ans, cette heureuse initiative nous trace le portrait de personnes ayant atteint un haut niveau d'excellence à force de détermination, de travail, d'imagination, de courage et de générosité.Pour toute la collectivité, leur exemple est une source d'inspiration et de motivation.Cette année encore, Hydro-Québec est heureuse de s'associer au Gala Excellence de La Presse et de participer à cette célébration du dépassement.La personne qui sera couronnée Personnalité de Tannée ainsi que tous les autres lauréats méritent plus que nos félicitations; ils ont aussi droit à notre reconnaissance et à notre admiration.Les réalisations exceptionnelles de ces femmes et de ces hommes ne représentent cependant que la partie la plus visible des efforts quotidiens accomplis par des millions de Québécois dans leur poursuite de l'excellence.Dans tous les secteurs d'activité, à tous les niveaux de responsabilité, cet engagement constitue le fondement de la compétitivité de nos entreprises, du rayonnement de notre culture, des exploits de nos athlètes et de l'avancement des causes humanitaires.Derrière chaque grande réussite collective se cache une multitude de dépassements individuels qu'il importe également de souligner.Hydro-Quebec profite de cette occasion pour rendre hommage a tous ceux et celles qui se surpassent dans l'ombre du quotidien, notamment à ses 21 053 employés permanents, qui permettent à l'entreprise d'avancer résolument sur la voie de la qualité totale.Leur engagement, comme celui des lauréats du Gala Excellence, peut se résumer en quelques mots: «le meilleur de nous-mêmes».Richard DROU1N, président du Conseil et chef de la Direction.Hydro-Québec LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 QUI LE FONT.Des gens qui créent : Richard Blackburn et Michel Lemieux, Chantai Pontbriand, Vie Vogel, Louise Genest-Côté, Simon Sebag; des gens qui excellent: Patricia Lamoureux, Karyne et Sarah Steben, Isabelle Brasseur et Llovd Eisler, Sylvie Daigle, Nathalie Lambert, Annie Perreault et Angela Cutrone, Marie Lemieux, Sylvie Frechette; des gens qui mènent : Paule Gauthier, Marie Meunier, Roland Doré, Felipe Alou: des gens qui nous touchent : Emile Ollivier.Roch Carrier, Virginie Larivière; des gens qui s'illustrent: Aimée Danis, Marie-Soleil Tougas et Gregory Charles, Rita Lafontaine, André Viens, Céline Dion, Roch Voisine, Marie-Claire Biais, Richard Raymond: des gens qui se dévouent : Jocelyn Deniers, Bernard Lamarre, Jean-Sébastien Ouellet, André Jacob, Jacques Lachapelle, Juliette P.Bailly: des gens qui se surpassent : Sylvie Daigle, Michèle Rouleau, David Samuel: des gens qui marquent: Manon Dubé, Venant Cauchy, Juliette Huot; des gens qui vont loin : Louise Frechette, Roberta Bondar, Julie Payette; des gens qui s'ingénient: Camille Dagenais, Roger R.Nicole!; des gens qui repartent : Paul Gérin-Lajoie; des gens qui catalysent: Luigi Liberatore et Jean Guilbault, Pierre Bourque, Luc Lavoie; des gens qui nous rapprochent : Fatima Honda-Pépin; des gens qui risquent leur vie: Daniel Martin: des gens qui accueillent: Marie-Hélène Falcon: des gens qui produisent : Roger Frappier; des gens qui font éclater les barrières: Manon Rhéaume.Des gens qui commencent, des gens qui n'arrêtent pas.Le Cala Excellence 1992 de La Presse: un hommage à ceux qui font ce que nous sommes.ALCAN.UNE FORCE SENSIBLE. -¦m Le Gala Excellence 1992 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 Contre vents et marées, un riche équipage de gestionnaires LAURIER CLOUTIER a cuvée 91-92 des Personnalités de la semaine de La Presse dans la catégorie Affaires, Administration et Institutions a rarement été aussi riche.Si le «businessman» de Claude Dubois dit qu'il «aurait voulu être un artiste», plusieurs des finalistes gestionnaires de l'année ont réussi, eux, à prouver leur grand art.Est-ce à dire, comme le veut le dicton, que c'est durant la tempête qu'on peut départager les vrais marins des moussaillons?Prenez Pierre Bourque, directeur du jardin botanique, qui a bâti le Biodôme de Montréal, avec son équipage, contre vents et marées.Le «réve fou» d'un Montréalais, fasciné par la Nature depuis toujours, devenait réalité l'été dernier.Depuis, le Biodôme bat des records d'assistance dans sa catégorie à travers le Canada.«Le Biodôme va s'enraciner dans la société.C'est un point de repère.Une institution qui ne vieillira pas», dira M.Bourque.Un cri d'espoir aussi, sur cette Terre malmenée de toutes parts, jusque dans sa couche d'ozone.À un point tel qu'on s'interroge sur la survie de la planète pour nos enfants! Cinq années de gestation furent nécessaires, et une foi inébranlable, pour réaliser «ce jardin du XXIe siècle, qui détient six à huit ans d'avance sur la concurrence mondiale.C'est un hommage à la Terre» que ce microcosme des écosystèmes, lien fragile entre l'Homme et son environnement.La disparition continuelle d'espèces, soulève les cris d'alarme des écologistes, mais personne, avant Pierre Bourque, n'était venu combler le vide du système d'éducation en environnement.Doux mélange de poésie et de raison, le Biodôme vient armer nos enfants.pour défendre l'humanité, croit profondément Pierre Bourque.Ça change.De grands artisans aussi que Luigi Liberatore et |ean Gui-bault qui ont réussi la «fusion de la décennie» dans leur secteur.Était-il imaginable qu'à l'heure du libre-échange nord-américain, le Board of Trade de Montréal et la Chambre de commerce de Montréal fassent «chambre à pari »?C'était le cas jusqu'à l'été dernier, alors que les deux présidents ont trouvé le moyen de convaincre et de fusionner les deux «solitudes» dans le domaine des affaires, pour créer la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, avec 10 000 membres, incluant les allophones.Depuis plus de dix ans, leurs prédécesseurs tentaient périodiquement ce coup de force et se butaient contre un mur.Et les régions concurrentes en Amérique en profitaient.«Nous sommes des alliés naturels, pas des adversaires.Il faut un nouveau leadership pour régler les grands maux de notre communauté», déclarent MM.Liberatore et Guibault.Louise Frechette AFFAIRES, ADMINISTRATION Paule Gauthier Marie Meunier, quant à elle, aurait bien voulu être une journaliste.Inspirée par «un homme de vision» comme lean Drapeau, elle se faisait plutôt élire présidente de l'Unesco.C'est la première fois qu'une femme accédait à la tête de cet organisme mondial, à Paris, pour lutter contre la misère de la planète.Abitibienne, elle avait l'habitude des milieux cosmopolites.Après ses études en Science politique, une offre d'emploi du ministère des Affaires extérieures change son orientation de carrière.Vingt ans plus tard, Ottawa la nomme adjointe de l'ex-maire Drapeau et ambassadrice du Canada à l'Unesco.Elle demeure ambassadrice et c'est bénévolement qu'elle assume la tâche, énorme, de présidente du comité exécutif de l'Unesco, où siègent 51 pays, dont 38 en voie de développement.Sa priorité: ramener au bercail les États-Unis et l'Angleterre, afin que l'Unesco ait les moyens de mener à bien sa mission dans le tiers monde, trop souvent la patrie de la misère noire.ET INSTITUTIONS Le Biodome ou le «rêve fou» d'un Montréalais, Pierre Bourque, fasciné par la nature depuis toujours, est devenu réalité l'été dernier.Tous ont, frais à la mémoire, le fameux défilé «La nuit de Montréal », avec ses marionnettes géantes, qui a donné le coup d'envoi des fêtes du 350e anniversaire de Montréal.Ses deux créateurs et gestionnaires, Richard Blackburn et Michel Lemieux, clament que le défilé devient aujourd'hui un art majeur.« Il ne faut plus se passer de ce talent de chez nous».De fait, dans le ciel morose du printemps 1992 à Montréal, MM.Blackburn et Lemieux nous ont offert une fête pour les yeux et pour le coeur, une nuit de folie et de couleurs, hors de l'ordinaire.Ils ont réinventé la réalité avec des êtres fantastiques.La démesure intérieure a pris forme.Ils ont tressé ensemble un rêve incroyable, pour des boulimiques du plaisir décidés à sortir, à tout prix, de l'hiver économique trop triste.«On peut changer nos malheurs en joie.» Paule Gauthier, elle, a troqué pour un an sa carrière d'avocate pour prendre la barre de l'Association du Barreau canadien.Rompue à l'art de la négociation et de la conciliation en droit commercial chez Desjardins Duchar-me Stein Monast, elle devra en faire preuve plus que jamais à la présidence d'un bastion traditionnellement masculin, avec 38 000 membres au Canada.Du doigté, pas la révolution.Mme Gauthier n'a rien d'une virago, même si elle cache une volonté de fer, une énergie du tonnerre et beaucoup d'ambition, ce dont elle convient.Elle promet de défendre ses convictions avec vigueur, jusqu'au.bout.Louise Frechette a d'abord eu «le coup de foudre pour la diplomatie» et devenait, au début de l'année, la première femme ambassadrice du Canada aux Nations unies, où l'histoire s'écrit chaque jour sous ses yeux.«l'ai toujours eu beaucoup de chance», dit-elle.Mais ses collègues, qui la tiennent en haute estime, soulignent plutôt sa compétence, son dévouement et.son sens de l'humour.Elle ne se prend pas trop au sérieux dans un monde d'orgueilleux, ajoutent-ils, avec un brin de malice.Sa feuille de route ressemble à un voyage d'une vie autour du monde: Grèce, Portugal, Espagne, Argentine, Uruguay.Elle ne rate pas l'occasion de se perfectionner en économie, au Collège de Bruges, en Belgique, la pépinière des grands fonctionnaires de la nouvelle Europe.Elle mettra ses connaissances à profit, à ce poste de l'ONU.des plus difficiles.Travailleur infatigable, Paul Gérin-Lajoie a eu jusqu'ici cinq carrières, de dix ans chacune.D'abord avocat, il fut par la suite le premier ministre de l'Éducation du Québec, président d'agence de coopération internationale, grand patron de l'ACDI, et consultant international.Il a maintenant sa fondation et la dictée PGL, comme celle de Pivot, «pour écrire un monde meilleur».Il s'implique encore auprès de la jeunesse d'ici et des pays du tiers monde.«On ne doit pas tuer l'esprit de compétition sain chez les jeunes», dit cet ardent défenseur de la francophonie.Simon Sebag cache, derrière son personnage de dandy discret et attentionné, un homme qui bouillonne d'énergie et d'idées.Montréal lui décernait son premier prix de mode Visa Montréal-New York.Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, John Gardiner, voulait souligner ainsi les succès du président de la firme Fulgurant Inc.à l'exportation.Fulgurant se fait remarquer par sa stratégie commerciale unique et son grand dynamisme, a-joute-t-il.On trouve sa collection Turbulence un peu partout sur la côte Est des États-Unis.Le dernier coup de coeur de Bernard Lamarre?Le Pavillon Jean-Noel-Desmarais, du Musée des Beaux-Arts de Montréal.Sans l'ingénieur Lamarre, il n'aurait pu voir le jour.Celui-ci a voulu encourager les créateurs.pour assouvir sa passion de l'esthétique.«|e veux rendre l'art accessible à tous».Il a réussi puisque, «avec le pavillon, 750 000 personnes visiteront le musée, chaque année».D'autre part, le Pavillon du Canada à l'Exposition universelle de Seville vient à peine de fermer ses portes, après avoir connu un succès retentissant.Sur les 110 pavillons de l'Expo 1992, il fut l'un des plus populaires.C'est son commissaire général, Luc Lavoie, qui a orchestré tout ça.L'ex-directeur adjoint du cabinet du premier ministre Brian Mulroney y a travaillé pendant un an, avec acharnement.«J'ai l'instinct du gagnant», ex-plique-t-il.« |e bouscule parfois, je m'en excuse, mais quand je veux quelque chose, je le veux immensément, avec passion ».Quelle belle carrière! «Vingt ans déjà dans le réseau de la santé», réalise tout à coup Juliette P.Bailly, à qui ses pairs accordaient récemment l'ordre émérite.C'est la première femme à l'obtenir.Mme Bailly est une des rares femmes (13p.cent ) membres de l'Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec.Elle dirige le Centre hospitalier-Centre d'accueil Gouin-Rose-mont et le Pavillon Gamelin.«Apporter un peu plus aux gens sur le plan médical, sur le plan humain, mais aussi améliorer sans arrêt la qualité de vie des travailleurs», voilà le moteur de son action.Dans la même veine, Roger R.Nicolet se voyait décerner récemment le Prix Mérite de l'Association des diplômés de Polytechnique.Les plus jeunes ne savent peut-être pas que ce président de l'Union des municipalités régionales de comtés du Québec fut le maître d'oeuvre de projets d'ingénierie d'envergure, qui ont profondément modifié le visage de Montréal.Comme la Voie maritime du Saint-Laurent et la Place-Ville-Marie.Il n'est pas étonnant que l'ingénieur Nicolet ait une forte propension à rassembler et à animer.Et à 60 ans, M.Nicolet se sent encore d'attaque pour de nombreux projets.Et la retraite ne traîne pas à sa porte.La Presse à la recherche de l'excellence La direction de La Presse, qui honore annuellement depuis 1984, année de son Centenaire, les femmes et les hommes qui, par leur science, leur talent, leur courage et leur dévouement envers la collectivité, se sont illustrés au cours de Tannée, ne saurait passer sous silence sa propre recherche de l'excellence.En septembre dernier, M.Roger D.Landry, président et éditeur de La Presse, a quitté la présidence du Conseil d'administration de l'Opéra de Montréal, poste qu'il occupait depuis septembre 1989.En 1992, il a été reçu au grade d'Officier de l'Ordre national du Québec.Il terminera, à la fin du mois d'octobre, un mandat de quatre ans comme colonel honoraire du Régiment Les Fusiliers Mont-Royal.Depuis le 1er octobre, il occupe la présidence du Conseil d'administration de la Société de la Place des Arts de Montréal, pour un mandat de cinq ans.La Presse a mérité trois grands prix lors du 33e Gala du Publicité-Club de Montréal.Le quotidien a remporté deux Coqs d'argent pour sa campagne imprimée «Un jour, tout le monde voudra savoir.Un jour, tout le monde lira La Presse», conçue par l'agence de publicité BCP et ce, dans les catégories «Campagne-services» et «Journaux-services».La Presse remportait également le Prix du Public Fous de la Pub pour cette même campagne publicitaire.Au concours annuel du Studio Magazine Awards, La Presse a gagné dans la catégorie «direction artistique» pour la campagne «Rêve de jeunesse».Quant aux « Extras » du Bureau de commercialisation des quotidiens, La Presse était en nomination pour sa campagne dans la section «annonces classées » : « Une place pour chaque chose.chaque chose à sa place».La Presse a également remporté le premier prix, catégorie tirage, au concours Idées Clic organisé par l'Association canadienne des quotidiens, pour la promotion des ventes de l'automne 1991 appelée « Payable au porteur».Jocelyne Potelle, graphiste, et Julien Chung, directeur artistique, se sont rendus à Washington, où on leur a remis le Prix d'excellence (Award of Excellence) de la Society of Newspaper Design, de Washington, pour une page sur le Salon du livre de Montréal, page conçue à partir d'une illustration de Geneviève Côté.L'Académie canadienne-française a honoré Reginald Martel, chroniqueur littéraire, en lui décernant sa Médaille.Il devenait le 18e titulaire de la Médaille, après des noms aussi illustres que Gabriel-le Roy, Germaine Guèvremont, Anne Hébert, Marcel Dubé, Félix Leclerc.Gratien Gélinas, etc.Guy Pinard a connu une année exceptionnelle.* D'abord, le tome I de Montréal, son histoire, son architecture, qui contient les textes originaux de la série Rendez-vous 92 publiée le dimanche, fait par- tie des 30 volumes retenus (parmi 200) pour faire partie de la «petite bibliothèque du parfait Montréalais», telle que choisie par un jury formé par l'Union des écrivains du Québec et la Corporation des célébrations du 350e anniversaire de Montréal.Ensuite, Guy Pinard a reçu la médaille de la Société historique de Montréal.Cette médaille en bronze de frappe unique existe depuis 1922, année où elle a'été attribuée à Thomas Chapais.Elle n'est pas remise à chaque année et Guy Pinard en est le 38e lauréat.Parmi les récents lauréats, mentionnons Robert Rumilly, David M.Stewart, Marcel Trudel, Phyllis Lambert et Pierre Bourque.En septembre dernier, Guy Pinard est devenu le 8e lauréat du Prix Robert-Lionel Séguin, décerné par les Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec.Enfin, Guy Pinard a reçu une mention spéciale du Grand Prix du tourisme de la Montérégie pour un reportage intitulé: «En remontant le Richelieu».Réal Pelletier a reçu le Prix Jules-Fournier du Conseil de la langue française du Québec.Parmi les textes qu'il avait soumis, il y avait une série de cinq articles sur le Sommet économique de Londres, en 1991.Bruno Bisson a décroché le Grand prix Mireille-Lanctôt, accordé à un journaliste de 30 ans ou moins.Le reportage primé traitait de la bataille des grandes baleines.Une chronique sur la comparaison entre les joueurs de hockey et les joueurs de baseball a valu à Denis Arcand le Prix Marcel Desjardins-Jacques Beauchamp-Ultramar, attribué au journaliste sportif de l'année.Francine Osborne, qui était responsable des pages économiques, a reçu le Prix Judith-Jasmin, catégorie quotidien, pour un reportage sur les travailleurs japonais effectué au cours d'un voyage dans ce pays.Chez les photographes, Pierre McCann a remporté le prix Kodak, en mai dernier, pour la meilleure photo de la revue de presse dans Photo Sélection.Bernard Brault a remporté le même prix à deux reprises, en janvier et en avril.Bernard Brault a en plus remporté, pour la deuxième année consécutive, le Prix Roger-Saint-Jean, décerné par l'Association de la presse sportive du Québec, pour une photo du golfeur Jean-Louis Lamarre.Chez les collaborateurs, Sonia Sarfati a décroché le Prix Molson de journalisme de loisir (presse écrite) pour un reportage sur la spéléologie effectué à Saint-Casimir.Robert Prévost, un autre collaborateur qui signe entre autres les chroniques «Cent ans de transport en commun motorisé» et «Les origines des.» a reçu le Prix Percy-W.Foy, de la Société historique de Montréal.Reginald Martel Guy Pinard Réal Pelletier LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 Le Gala Excellente 1992 À r JEAN DRAPEAU : TOUT 25 octobre 1954: Montréal a un nouveau maire.Durant la campagne électorale, le jeune candidat avait déclaré: «Nous sommes mal administres; il est temps qu'on sache pourquoi!» Les deux procureurs qui ont dirigé l'enquête sur la moralité publique à Montréal: Jean Drapeau et Pax Plante.La clinique de sang du Vendredi Saint à l'hôtel de ville: une tradi tion instaurée par le maire Drapeau.1957: amere défaite aux mains de Sarto Fournier.1960: le retour au pouvoir.Lors de la prestation de serment, Jean Drapeau devise avec deux personnalités déjà bien connues: le cardinal Paul-Emile Léger et le nouveau ministre libéral René Lévesque.H È «Le sourire de la victoire», titrait La Presse en 1962 a la suite d'une autre victoire électorale.On voit ici M.Drapeau en compagnie de son épouse, Marie-Claire Boucher, et de ses trois enfants, Michel, François et Pierre.Pour le maire de Montréal, le temps des grandes realisations va bientôt commencer: metro, exposition universelle, etc.La construction du métro se termine à temps pour Expo 67.Ici, Jean Drapeau se familiarise avec les commandes d'un wagon de tête.Il est entre autres accompagné de M.Lucien Saulnier, président du comité exécutif, du cardinal Paul-Emile Léger et de M.Lucien L'Allier, président de la Commission de transport de Montréal. ;.;.;.y ;-X-X2'\"\"XvXvX'X*X Le Gala Excellence LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2a OCTOBRE 1992 AFFAIRES, LES PERSONNALITÉS DE SEMAINE DE PRESSE ADMINISTRATION ET INSTITUTIONS JULIETTE P.BAILLY Le 26 avril 1992 ¦ Juliette P.Bailly a reçu la plus haute récompense de l'Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec.Une des 13 p.cent de femmes membres de cette association, elle est la premiere femme à mériter un tel honneur.Madame Bailly est directrice générale du Centre hospitalier-Centre d'accueil Couin-Rosemont depuis dix ans, en plus d'être responsable du pavillon Ga-melin relié il y a encore peu de temps à l'hôpital Louis-H.-Lafontaine et qui regroupe 400 bénéficiaires formant un centre de psychogériatrie.RICHARD BLACKBURN ET MICHEL LEMIEUX Le 24 mai 1992 ¦ Richard Blackburn et Michel Lemieux ont conçu le défilé «La nuit de Montréal», qui donnait le coup d'envoi des célébrations des fêtes du 350e anniversaire de Montréal.Ils nous ont offert une fête pour les yeux et pour le coeur.Une nuit de folie et de couleurs.Richard Blackburn est le directeur du Théâtre de la Dame de Coeur, théâtre d'avant-garde et d'invention.Quant à Michel Lemieux, c est un « performer » qui s'affirme en spectacle, danse, mouvements, images.Les deux créateurs clament bien haut que le défilé est un art majeur.On les croit.PIERRE BOURQUE Le 21 juin 1992 ¦ Directeur du Jardin botanique de Montréal, Pierre Bourque est le maître d'oeuvre du Biodôme, qui est a la fois jardin, aquarium et zoo.Le Vélodrome a été transformé pour recréer artificiellement quatre climats existants sur Terre.Animaux, poissons, plantes en sont les habitants.Montreal, avec cette réalisation unique au monde, devient le chef de file.- C'est un jardin du XXIe.Nous avons six a huit ans d'avance sur tout projet similaire dans le monde», explique Pierre Bourque.Ce projet a demandé cinq ans de gestation.LOUISE FRECHETTE PAU LE GAUTHIER Le 19 janvier 1992 ¦ Première femme à devenir ambassadrice du Canada aux Nations unies.Louise Frechette a vécu à l'étranger pendant la moitié de sa vie.Apres des études en histoire, elle entre au ministère des Affaires extérieures, qui l'affecte aux Nations unies.De la, elle devient agent consulaire en Grèce, s'occupe du dossier du Portugal à son retour au Canada, est ensuite affectée en Espagne, va étudier en économie en Belgique, se retrouve aux Nations unies en Suisse, est nommée ambassadrice du Canada en Argentine et en Uruguay, et occupe deux postes de sous-ministre adjoint avant d'être nommée à New York.Le 16 août 1992 ¦ Paule Gauthier prend la barre d'un bastion traditionnellement masculin: l'Association du Barreau canadien, qui regroupe 38 000 membres â travers le pays et administre un budget de neuf millions.Ces nouvelles responsabilités vont mettre en sourdine le travail de l'avocate spécialiste du droit commercial et droit des compagnies, associée du cabinet Desjardins, Ducharme, Stein, Monast.Elle cumule les titres: Membre du Conseil privé de la reine pour le Canada, Conseiller de la Reine depuis 1988, Officier de l'Ordre du Canada depuis octobre 1990.PAUL GÉRIN-LAjOIE Le 22 mars 1992 ¦ Une école, une fondation porte son nom.Il y a maintenant une dictée qui va devenir aussi célèbre que celle de Pivot, soit la dictée P.G.L.pour t'crire un monde meilleur.I s'agit d'une dictée à thème*, mais sans pièges, qui permet à Paul Gérin-La-joie de s'impliquer auprès de la jeunesse d'ici et des pays du tiers monde.À 72 ans, M.Gérin-Lajoie a eu cinq carrières d'à peu près dix ans chacune.Comme avocat, puis en politique, ensuite en coopération internationale, plus tard comme consultant international et maintenant à la Fondation.1 LUIGI LIBERATORE ET JEAN GUIBAULT Le 29 mars 1992 ¦ Les deux principaux artisans de la fusion historique de la Chambre de commerce et du Board of Trade sont les deux présidents respectifs, Jean Guibault et Luigi Libera-tore.Fort de ses 10 000 membres, le nouvel organisme aura désormais une influence prépondérante.Si l'un parle de rationalisation et l'autre de maturité, les deux hommes s'entendent pour pavoiser: l'avenir semble prometteur, harmonieux.Les deux institutions sont centenaires et les deux presidents sont confiants de provoquer un consensus sur tous les grands dossiers.BERNARD LAMARRE Le 1er décembre 1991 ¦ Sans les efforts de Bernard Lamarre, le Pavillon Jean-Noèl-Desmarais du Musée des Beaux-Arts de Montréal n'aurait jamais vu le jour.Bernard Lamarre a voulu rendre l'art accessible a tous et avec le nouveau pavillon, il estime que 750 000 personnes visiteront le musée à chaque année.Ottawa et Québec attendaient de voir bouger le secteur privé avant de verser des subventions pour la construction.Ct c'est la que monsieur Lamarre est intervenu en utilisant son influence auprès des bons interlocuteurs.LUC LAVOIE Le 13 septembre 1992 ¦ La réussite et la popularité du Pavillon du Canada a l'Exposition universelle de Seville sont l'oeuvre de son commissaire général, Luc La-voie, et d'une équipe à qui il tient à rendre hommage.Au coeur de cette aventure unique, ou plus de 110 pavillons représentant 110 pays, ont ouvert leur culture et leur coeur, celui du Canada a été parmi les plus applaudis, pour son architecture, son concept global, son contenu et son âme.De décembre 1987 à juillet 1991, Luc La-voie était conseiller principal et directeur de cabinet ajoint de Brian Mulroney.MARIE MEUNIER Le 17 novembre 1991 ¦ Âgée de 43 ans, Marie Meunier est la première femme à occuper le poste prestigieux de présidente du comité exécutif de l'Unesco.organisme regroupant 51 pays.Elle conserve son poste d'ambassadrice du Canada auprès de l'Unesco.Ses principaux objectifs sont d'enclencher le retour des Américains et des Britanniques au sein de l'Unesco.Possédant une maîtrise en sciences politiques, elle est à l'emploi du ministère des Affaires extérieures depuis 1972.Et dire que Marie Meunier voulait entreprendre une carrière de journaliste.ROGER R.NICOLET Le 8 mars 1992 ¦ L'Association des diplômes de Polytechnique a remis son Prix Mérite à l'ingénieur Roger R.Nicolet.M.Ni-colet, qui est natif de Bruxelles et qui est arrive au Quebec à l'âge de 24 ans, a ete le maitre d'oeuvre de projets d'envergure tels la Voie maritime du Saint-Laurent et la Place Ville-Marie.Son nom est également rattache au Village olympique, au nouveau campus de I Université du Quebec, à la Place Bonaventure, au Centre canadien d'architecture, a la Tour du CN de Toronto, a I Université King Abdulaziz, en Arabie Saoudite, etc.SIMON SEBAG Le 15 décembre 1991 ¦ La Ville de Montreal a de-cerne pour la première fois son prix de mode Visa Montreal-New York à Simon Se-bag, designer de vêtements pour hommes.Le jury, compose de nombreuses personnalités de la mode, a recompense le president de la firme Fulgurant Inc.en lui remettant une bourse de 20 000$ pour soutenir ses efforts en vue d exporter aux Etats-Unis.Depuis deux ans.ce designer imaginatif a entrepris avec succès des de-marches pour exporter ses vêtements vers les Etats Unis.Aujourd hui.son chiffre d affaires annuel s eleve a 2.5 millions de dollars 8 LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 Le Gala Excellence 1992 COURAGE, HUMANISME ET ACCOMPLISSEMENT PERSONNEL manon dubé Le 20 octobre 1991 ¦ À l'âge de 22 ans, Manon Dubé est la première non-voyante à devenir membre du Barreau du Canada.Voulant prouver à son père quelle pouvait réussir dans la vie malgré son handicap, elle a fait du ballet-jazz, de la natation, a passé trois ans dans les Cadets de l'air et a franchi toutes les étapes pour devenir avocate sans jamais réclamer aucun passe-droit.Après avoir perfectionne son espagnol en Espagne, la Montréalaise veut maintement s'attaquer à une rêve quelle caresse depuis l'âge de 15 ans: devenir interprète.sylvie frechette Le 9 août 1992 ¦ Le monde entier a été témoin de la force de Sylvie Frechette et de son talent lorsqu'elle a remporté la médaille d'argent aux Jeux olympiques de Barcelone, en nage synchronisée.Cette médaille vaut son pesant d'or dans le coeur de tous.Mais la victoire, c'est d'abord la bataille honnête.Et c'est le travail acharné.L'humilité et l'opiniâtreté.Elle disait encore: «La gloire pour moi ce n'est pas la médaille d'or, c'est d'avoir atteint mon but.Je ne suis pas fière des victoires faciles.Si je nage bien, tant mieux, je peux garder la tête droite.» fatima houda-pépin Le 12 avril 1992 m Modeste et courageuse, Fatima Houda-Pepin poursuit un combat de premiere ligne pour l'intégration harmonieuse et sereine des communautés culturelles au Québec.À l'occasion de la journée internationale contre la discrimination raciale, le maire de Montreal, M.Jean Doré, la nommait à la présidence du Comité consultatif sur les relations interculturelles et interraciales.Cet organisme doit faire des recommandations à la Ville pour une meilleure intégration, une plus grande participation des membres des communautés culturelles a la vie montréalaise.Le 5 janvier 1992 ¦ Son travail de pionnier en matière de relations interethniques a valu à André Jacob le prix des Droits et Libertés du Québec.Il est directeur du Département de travail social â l'UQAM et sociologue attaché au laboratoire d'écologie humaine et sociale de la même université.L'UQAM forme 500 étudiants en travail social où la dimension des relations in-ter-ethniques est omniprésente.André Jacob a également collaboré comme chercheur et formateur aux travaux de nombreux organismes ethno-culturels.lariviere Le 31 mai 1992 ¦ Sa petite soeur Marie-Eve est morte d'horrible façon.Et Virginie Larivière.13 ans.au lieu de se terrer, de pleurer dans son coin, de nourrir sa tristesse, s'est mise en colère.De sa colère est née une action.Celle de faire signer une pétition a un million de Canadiens pour demander au gouvernement canadien de légiférer en vue de réduire progressivement le contenu de la violence a la télévision.«Je me suis dit qu'il ne fallait pas qu'il y ait d'autres meurtres.Que si on pouvait en empêcher juste un, ce serait un grand pas déjà-, explique-t-elle.daniel martin Le 30 août 1992 m Daniel Martin, 22 ans, a permis l'arrestation de Valéry Fabrikant après lavoir maîtrisé lors de la tuerie à l'Université Concordia.Le bilan de cette tragédie: quatre morts et un blessé.Fabrikant, professeur de cette institution, a depuis été formellement accusé de meurtre.Daniel Martin, agent de sécurité, avait été pris en otage avec un autre professeur.Il a raconté n'avoir pas mesure sur le coup l'ampleur du drame.Mais les médias n'ont pas tardé à la lui révéler.Cette soudaine visibilité, cette «gloire» brutale l'a troublé.Jean-Sébastien ouellet Le 8 décembre 1991 ¦ «Ce soir-là, j'ai réalisé que Michel Noël était sur la ligne, entre la vie et la mort.Et que c'est moi qui lui ai fait repasser cette ligne trois fois quand il recommençait à respirer», a expliqué Jean-Sébastien Ouellet, 22 ans.C'est en direct à l'écran de Radio-Canada, qu'il a sauvé la vie du célèbre Capitaine Bonhomme, en pratiquant un massage cardiaque.Étudiant en informatique à l'Université de Montréal, Jean-Sébastien a pris un cours de secourisme de 70 heures.Il est patrouilleur de ski, les fins de semaine, au mont Orford.manon rhéaume Le 27 septembre 1992 ¦ Première femme a garder les filets dans un match de la Ligue nationale de hockey, Manon Rhéaume, 20 ans, a fait parler d'elle partout dans le monde.Il faut dire qu'elle réagit aussi bien sous les tirs des journalistes que sous ceux des joueurs de hockey.Des tirs, elle en a reçu neuf alors qu'elle défendait les couleurs du Lightning de Tampa Bay face aux Blues de St.Louis, et en a arrêté sept.Les 8200 spectateurs l'ont ovationnée.Le hockey, c'est sa passion.Elle patine depuis l'âge de trois ans et a commencé à jouer au hockey à six ans.michele rouleau Le 28 juin 1992 ¦ Le ministre de la Justice et procureur général du Québec, monsieur Cil Rémillard, a remis â Michèle Rouleau le prestigieux Prix de la Justice du Québec.Ce prix, qui a deux ans â peine, a pour but de souligner les réalisations ou la carrière d'une personne qui a contribué à promouvoir les valeurs immanentes de justice que sont l'universalité, l'accessibilité et la qualité.Madame Rouleau dirige les destinées de l'Association des femmes autochtones du Québec.Cet organisme de pression regroupe plus de 3000 membres volontaires.ARTS ET SPECTACLES F/.marie-claire b lais Le 17 mai 1992 ¦ Marie-Claire Biais a été élue a l'Académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique, poste laissé vacant par le décès de la duchesse Edmée de la Rochefoucauld.Ce siège est accorde généralement a un \u2022 membre étranger»; il fut occupé notamment par Anna de Noailles.Jean Cocteau, Colette.Marie-Claire Biais est la premiere Québécoise a siéger dans une académie littéraire européenne.«On est seul face a soi-même quand on écrit.On a de grandes phases de découragement, de doute.Il y a aussi la peur de décevoir», déclare-t-elle.roch carrier Le 10 mai 1992 ¦ C'est l'année de Roch Carrier, romancier, éditeur, dramaturge, professeur, recteur, et bien d'autres choses encore.On le retrouve officier de l'Ordre du Canada et on lui remet le prix humoristique Stephen Leacock, pour son livre Prières d'un enfant très très sage.Il est le deuxième francophone à mériter ce prix en 45 ans d'histoire.Roch Carrier, 55 ans, est un poète de l'imaginaire débridé.Il sait cependant garder l'esprit sur terre, les pieds solidement ancrés dans le béton de la réalité.C'est là qu'il puise son équilibre.aimee danis ^Le'22 décembre 1991 m Lors de la remise télévisée des Gémeaux, l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision a remis son Grand Prix â la productrice Aimée Danis.C'était la première fois dans l'histoire de l'Académie qu'une productrice (ou même un producteur) se voyait ainsi honoré.Les Productions du Verseau, ont renoué avec le long métrage avec le film de Jean-Claude Lauzon, Léolo.Auparavant, cette maison avait produit entre autres le film Fantasti-ca, la série L or et le papier et la série D'amour et d'amitié.celine dion Le 5 avril 1992 ¦ Céline Dion vole de succès en succès et, en cette semaine, des centaines de millions de téléspectateurs ont pu entendre sa voix lors de la présentation des Academy Awards, les célèbres Oscars.Cela correspondait au lancement de son nouvel album anglais.À 24 ans.la chanteuse vit « de bien belles choses » et ne s'étonne pas outre mesure de ses succès puisqu'elle y met «travail et discipline».Elle a.par exemple, suivi des cours d'anglais durant deux mois intensifs et s'astreint aux vocalises et aux étire-ments musculaires tous les jours.D1A Le Gala Excellence 1992 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 MARIE-HELENE FALCON Le 20 septembre 1992 ¦ C'est grâce à Marie-Hélène Falcon, au début, si Montréal a pu accueillir Ariane Mnouchkine et son réputé Théâtre du Soleil.La directrice générale et artistique du Festival de théâtre des Amériques considère que «ce fut une grande date dans l'histoire culturelle du Québec».L'entreprise était de taille à cause des coûts et de l'espace.Le prétexte: les Fêtes du 350e de Montréal.Pour madame Falcon, il n'y a rien de trop beau, rien de trop grand, et surtout rien d'impossible.ROGER FRAPPIER Le 6 septembre 1992 m Le producteur Roger Frap-pier a reçu un hommage de ses pairs lors du Festival des Films du Monde.À son palmarès figurent Le Déclin de l'Empire américain, Pouvoir intime, Anne Trister, Un Zoo la nuit, Onzième spéciale, Jésus de Montréal, Lapse of Memory, Ding et Dong le film, L'Enfant sur le lac, La Vie fantôme, El Lado Oscuro Del Corazon.Toutes ces oeuvres ont une portée internationale.Il était donc normal que Roger Frappier reçoive cet hommage.Engagé, homme d'action, il croit à notre existence cinématographique, originale.LOUISE GENEST-CÔTÉ Le 13 octobre 1991 ¦ Relieuse d'art, Louise Côté-Cenest a reçu le Grand Prix des métiers d'art 1991 pour une oeuvre, une reliure d'art, quelle avait présentée dans un concours d'envergure internationale auquel participait 33 artisans québécois et 12 artisans des autres provinces canadiennes, des États-Unis, de la Finlande et de la Grande-Bretagne.Originaire de Montréal, elle était orthopédagogue lorsqu'elle a décidé de rompre avec cette profession à l'âge de 26 ans.C'est à Paris quelle a découvert la reliure d'art.EelTjanvier 1992 ¦ Juliette Huot a commencé à jouer â 20 ans et, 60 ans plus tard, elle joue toujours.À l'occasion de son 80* anniversaire, La Presse a voulu célébrer par la même occasion une carrière plutôt discrète, mais exceptionnellement longue et riche.C'est une revue de Gratien Gélinas qui a lancé cette comédienne vive, attachante et sans prétention.Elle a joué entre autres dans les téléromans La Pension Velder, Un Homme et son péché, Sympho-rien, Jamais deux sans toi, Montréal, P.O., sans compter les nombreuses productions théâtrales et radiophoni-ques.RITA LAFONTAINE Le 23 février 1992 ¦ Le Réseau indépendant des diffuseurs d'événements artistiques unis a décerné son Prix Hommage 92 à la comédienne Rita Lafontaine.Un témoignage de ses pairs.Elle a également reçu le Prix de la semaine des rendez-vous du cinéma.Depuis plus de 25 ans elle nous fait connaître toute la gamme des émotions, avec des personnages de tous les milieux.Aujourd'hui, c'est elle qu'elle veut découvrir en jouant à fond sa vie.Elle a enchanté le public avec ses rôles au théâtre et le public sait quelle donnera toujours le meilleur d'elle-même, peu importe le rôle.EMILE OLLIVIER Le 10 novembre 1991 m Emile Ollivier a reçu le Grand Prix littéraire de la Ville de Montréal pour Passages, son troisième roman.Cet Haïtien d'origine vit au Québec depuis 25 ans.Il mène de front une triple carrière de professeur et de chercheur en sciences de l'éducation à l'Université de Montréal, de romancier et de militant de la cause haïtienne.Il espère que la reconnaissance dont il est l'objet ne sera pas que passagère et ne s'arrêtera pas qu'aux seuls écrivains.Il rêve d'ouverture dans toutes les classes de la société.CHANTAL PONTBRIAND Le 6 octobre 1991 ¦ Présidente et directrice du Festival international de nouvelle danse, Chantai Pontbriand a mis sur pied, depuis 20 ans, plusieurs organismes et manifestations d'art contemporain, facilitant ainsi la diffusion du travail d'artistes d'ici et d'ailleurs.Elle a participé à la mise sur pied de la galerie Véhicule Art (1973 à 1975 ).a été chef du service de l'animation Musée des Beaux-Arts pendant trois ans et a fondé la revue Parachute, dont elle s'occupe toujours.Elle diffuse en plus le travail du chorégraphe Edouard Lock.RICHARD RAYMOND Le 5 juillet 1992 M C'est un pianiste de 26 ans, Richard Raymond, qui a décroché le premier prix du Concours international de musique de Montréal.Natif de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, il a terminé sa maîtrise en interprétation-piano de l'Université de Montréal.De longues études couronnées de succès, ponctuées de bourses d'études, de prix, de concerts.Entier, mais inquiet, il cherche avec rigueur à dépasser ses limites, celles de sa technique, mais encore plus celles de sa vie: «Si on veut évoluer pia-nistiquement il faut travailler sur soi».KARYNE ET SARAH STEBEN Le 2 février 1992 ¦ Les jumelles Karyne et Sarah Steben, de Saint-Bruno, ont décroché une médaille d'or au prestigieux Festival mondial du cirque de demain, à Paris.Elles ont commencé à s'entraîner au trapèze il y a un an et leur numéro de «pied à pied», une technique jusqu'ici rarement utilisée, a provoqué l'admiration du public.Agées de 17 ans, c'est leur père Claude Steben, le «Capitaine Cosmos» de la télévision, qui les a initiées au spectacle.A cette époque, elles ont appris à aimer les applaudissements et les lumières.ANDRE VIENS Le 2 août 1992 ¦ André Viens était responsable du Grand jeu de nuit, ce spectacle présenté à la Place d'Armes au cours de l'été, dans le cadre des fêtes du 350e anniversaire de Montréal.Fondateur et directeur artistique du Théâtre sans fil, il est celui par qui l'âme arrivait aux marionnettes.Tapis dans l'ombre, il dirigeait la centaine d'artistes et artisans de cet immense spectacle.Les critiques ont été unanimes et André Viens ne cache pas sa satisfaction.Son premier projet serait que Le grand jeu de nuit revienne l'été prochain.VIC VOGEL Le 19 juillet 1992 ¦ Vie Vogel est le récipiendaire du trophée Oscar Peterson, accordé dans le cadre du Festival du Jazz de Montréal ; un honneur qui le remplit de joie, même s'il dit que ses prix et décorations se «retrouvent dans le garage».Vie Vogel a son franc-parler et il conserve, à 57 ans, un formidable enthousiasme en dépit du regard impitoyable qu'il jette sur certaines choses.Autodidacte brillant, il a tellement â dire, à faire entendre aux autres, que son imagination ne tarit pas.Il dénonce la musique peu profonde, celle qui cherche à se vendre.SPORTS ET ROCH VOISINE Le 3 mai 1992 ¦ Le succès de Roch Voisine en Europe, son succès ici, son retour triomphal, en font un phénomène du showbizz.«Qu'est-ce qu'un artiste peut demander de mieux que de se retrouver devant 50 000 personnes, réunies pour le voir et l'entendre?» déclare-t-il.Il fait battre les coeurs au rythme de son rock et ramène â la rêverie tendre et douce avec une ballade bien sentie.Dans cette grande effusion d'émotions, Rock Voisine est un magicien gagnant, rassemblant en musique et chansons la foule des assoiffés de rêves.LOISIRS FELIPE ALOU Le 23 août 1992 ¦ Felipe Alou, le nouveau gérant des Expos, a reçu le titre de «citoyen exemplaire» de Laval.Le charisme de cet homme, originaire de la république Dominicaine, dépasse largement le monde des sportifs.Tout le monde l'aime; y compris ceux qui ne connaissent rien au baseball.Leadership, qualités humaines et professionnelles, sa contribution est un modèle du genre.Felipe Alou a eu dix enfants au cours de quatre mariages.Le dernier avec Lucie Cagnon, leurs deux enfants Valerie et Felipe, lui apporte une paix constructive.; Ht y ISABELLE BRASSEUR ET LLOYD EISLER \u2022 Le 16 février 1992 ¦ Les patineurs Isabelle Brasseur, originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, et Lloyd Eisler, originaire de Seaforth, en Ontario, ont remporté une médaille de bronze aux Jeux olympiques d'Albertville.C'était la première fois depuis 32 ans que le Canada remportait une médaille pour le patinage en couples.Pour atteindre ce niveau, les Brasseur-Eisler ont patiné au moins cinq heures par jour, en plus des exercices en salle de musculation et les sauts en trampolines.Et.en compagnie de Sylvie Frechette, ils ont travaille des mouvements en piscine. 10 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 Le Gala Excellence 1992 SYLVIE DAIGLE Le 24 novembre 1991 ¦ Au moment ou elle a ete honorée par La Presse.Sylvie Daigle 28 ans de Sherbrooke avait déjà ete cinq fois championne du monde en patinage de vitesse en plus d'avoir établi quatre records mondiaux.Elle venait tout juste d établir un nouveau record du monde sans oublier deux récentes médailles d'or a Albertville Admiratrice de Gaétan Boucher Sylvie Daige est arrivée au patinage de vitesse par erreur.Elle voulait jouer au hockey et s'est retrouvée dans une competition de patinage de vitesse ou elle a battu tout le monde avec des vieux patins ordinaires.SYLVIE DAIGLE.ANNIE PERREAULT HALIE LAMBERT ET ANGELA CUTRONE Le 1er mars 1992 ¦ L équipe feminine canadienne de patinage de vitesse a remporte la médaille d'or du relais 3000 mètres aux Jeux d'Albertville.Cette équipe était composée de Nathalie Lambert, la capitaine, championne du monde au combine en 1991.28 ans; Sylvie Daigle.la sprinteuse par excellence, cinq fois championne du monde, médaillée d'or à Calgary en 1988.29 ans; Annie Per-reault.20 ans, la plus jeune de l'équipe, et Angela Cutro-ne, 23 ans.reconnue par sa puissance dans la poussée d'une coéquipière pendant Taction.â PATRICIA LAMOUREUX Le 3 novembre 1991 ¦ Patricia Lamoureux.21 ans, de Laval, a remporte le championnat mondial de kata musical à Londres.Cette rencontre sportive regroupait des athlètes de 35 pays.Elle est aussi championne canadienne de cette discipline depuis 1988.Le kata musical ressemble au karaté de combat, sauf que l'athlète se bat contre un adversaire imaginaire et ses mouvements sont exécutés au son d'une musique.Patricia pratique ce sport depuis 17 ans et est la plus jeune femme à remporter ce titre mondial.De plus, elle a récolte 350 trophées.MARIO LEMIEUX Le 7 juin 1992 ¦ Les Penguins de Pittsburgh, dont Mario Lemieux est le capitaine, ont gagné une deuxième coupe Stanley.En même temps, le célèbre numéro 66 a mérité un deuxième trophée Connie Smythe comme seulement trois autres joueurs avant lui : Bobby Orr, Bernard Parent et Wayne Cretzky.Mario Lemieux n'a rien des défauts des vedettes et cherche avant tout à mener une vie rangée : jouer au golf, un sport qu'il adore, souper en famille, être a son affaire.Et la fortune n'a pas fait de lui quelqu'un de différent.SCIENCES HUMAINES.SCIENCES PURES ET TECHNOLOGIE ROBERTA BONDAR Le 26 janvier 1992 ¦ Seule femme parmi les six astronautes canadiens choisis entre 4000 candidats, en décembre 1983, Roberta Bondar était la seule femme également au sein d'un equipage de neuf personnes a s'envoler a bord de la navette Discovery.Pendant sept jours dans l'espace, la neuro-physiologiste originaire de Sault-Ste-Marie a pu procéder a des experiences sur la microgravite.En temps normal, elle effectue des recherches fondamentales et cliniques sur le système nerveux, au Sunnybrook Health Science Center de Toronto VENANT CAUCHY Le 26 juillet 1992 m Le travail, l'opiniâtreté et la vision de Venant Cauchy, professeur de philosophie a l'Université de Montréal, ont fait un succès du 11e Congres mondial sur la violence et la coexistence, tenu à Montreal, et dont il était président du comité organisateur.La mise en commun des experiences et des réflexions des intervenants dans ce dossier a permis d'étaler au grand jour les types de violence même les plus subtiles.Avec sa femme Denise, qu'il admire beaucoup, ils ont eu 13 enfants, sept garçons et six filles! MARIE-SOLEIL TOUGAS ET GREGORY CHARLES Le 29 décembre 1991 M Deux emissions de la série ¦ Les Débrouillards », Les Tomates de l'espace et Bébé, sexe et rock and roll ont raflé deux des neuf prix, au 7e Festival international du film scientifique de Palaiseau (en banlieue de Paris), sur un total de 161 films.«Les Débrouillards», c'est une émission de vulgarisation scientifique destinée aux jeunes de huit à 13 ans.Une grande partie du succès de cette émission revient a Marie-Soleil Tougas et à Gregory Charles, qui jouent tour à tour les cascadeurs, les animateurs et les comédiens.CAMILLE DAGENAIS Le 9 février 1992 M Camille Dagenais a reçu le Grand Prix de l'excellence de l'Ordre des ingénieurs du Quebec, remis pour la première fois.Cet ingénieur «féministe» est aussi un humaniste.Ex-président du Groupe SNC, il est titulaire d'un doctorat honoris causa d'au moins une dizaine d'universités canadiennes et compagnon de l'Ordre du Canada.Il a passé sa vie a voyager partout au Québec, il a été de tous les grands projets en plus de se retrouver à la tète de travaux gigantesques.Aujourd'hui, à 72 ans.il savoure une retraite bien méritée.Le 27 octobre 1991 ¦ Apres 25 ans de lutte contre le cancer des enfants, le docteur Jocelyn Demers s émerveille encore devant le courage de ses petits patients Le cofondateur et vice-president de Leucan.promoteur du projet du Manoir McDonald s et directeur du Service d hemato oncologic de I hôpital Sainte-Justine a reçu la médaille du mérite de lAssociation des médecins de langue française du Canada et une bourse -Banque Nationale de l'excellence», d'une valeur de 5000$.De plus, une association outremer lui a décerne la -Croix de vermeil du mérite et du dévouement français- ROLAND DORÉ Le 19 avril 1992 m A l'âge de 54 ans, Roland Dore devient président de l'Agence spatiale canadienne Au cours des 30 dernières années, on la retrouve quelque part a l'Ecole polytechnique, soit dans une classe ou une salle de conference, soit, dans un bureau Le plus prestigieux qu il a occupe est celui de la direction de I Ecole Le budget de l'Agence spatiale est actuellement de 408 millions.Roland Dore va s'attacher a instaurer un milieu propice au développement de connaissances, de technologies qui vont mettre le Canada dans une position concurrentielle favorable JACQUES LACHAPELLE Le 15 mars 1992 ¦ Le Centre de recherche-action sur les relations raciales a rendu un vibrant hommage au juge Jacques Lâcha-pelle, de la Cour du Québec, pour souligner ses réalisations au sein de la Commission des droits de la personne et son role dans la défense et la promotion des droits de la personne.Le juge La-chapelle a été président de la Commission de 1984 à 1991.Auparavant, il était sous-ministre associé à la direction générale des services judiciaires a Quebec.Âgé de 50 ans.il aime bien intervenir dans les situations corsées, rapprocher les gens.Le 14 juin 1992 m Premiere Québécoise astronaute, Julie Payette est l'une des quatre nouvelles recrues (les trois autres sont des hommes) de l'Agence spatiale canadienne.Les candidats étaient au nombre de 5330! À l'emploi de Bell-Nor-thern Telecom, la jeune femme de 28 ans a étudie en génie électrique a l'université McGill et a complété sa formation par une maîtrise en génie informatique à l'Université de Toronto.Être astronaute est un rêve ultime.«Mais il n'y a pas de limite à améliorer, a raffiner sa vie», affirme-telle.DAVID SAMUEL Le 12 juillet 1992 ¦ David Samuel a confondu le monde entier en remportant le Championnat mondial du décathlon de la logique.On le croyait bizarre, le voici génie.Cet Einstein du jeu et des tests n'a pas participé au premier Championnat mondial de résolution de problèmes a New York pour prétendre à la victoire, mais pour le seul plaisir d'évaluer ses capacités.Depuis qu'il est tout petit, le cerveau de cet homme de 31 ans s'exerce à la curieuse mécanique de «trouver l'erreur»; ou la solution de mots croisés, mots mystères, cassetète, etc.82 Le Gala Excellence 1992 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 11 COMMENCÉ UN 25 OCTOBRE À l'Expo 67.le maire Drapeau reçoit le Gouverneur général du Canada, Roland Michener.M ont -non 4 raft* dent v« conseil d'Air Canada ( 1967, ce sera aussi l'année de la «grande visite».Ici.le président de la France, le général Charles De Gaulle le lendemain d'une certaine veille.CONTINUONS ENSEMBLE TOGETHER FOR TOMORROW W ITM Jean Drapeau Part! CIvIque AND THE Cix/Ic Party KM I V r En route pour Paris, Jean Drapeau demeure un fidèle lecteur de La Presse.À quelques mois des Olympiques, Jean Drapeau défend avec acharnement son Stade devant une commission parlementaire à Québec.1974: encore une campagne électorale.Pour le maire Drapeau, le défi est de gagner le «pari» olympique.La fierté d'un maire devant «sa» ville.Novembre 1986: Jean Drapeau quitte pour une dernière fois son bureau de l'hôtel de ville. Le Gala Excellence 1992 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 13 ARTS ET SPECTACLES m Juliette Huot Roch Voisine Il faut croire que Céline Dion est née sous une bonne étoile: tout lui réussit et ses rêves les plus fous sont devenus realités.Roch Carrier Rita Lafontaine domaine où les succès ne se comptent plus JEAN BEAUNOYER Jeune fille timide, effacée, Marie-Claire Biais s'affirme pourtant très jeune dans sa vie.Elle n'hésite pas à lire les auteurs défendus, Sartre et Camus, à l'époque de la grande noireeur québeeoise et écrit des poèmes et des courtes nouvelles à l'âge de 12 ou 13 ans.Elle arrête ses études en Versification mais ne cesse jamais d'écrire.Elle s'accroche à son destin, à son réve, s'invente une vie et à 20 ans elle décroche une première bourse avec son roman, La Belle Bête.La Personnalité de la semaine du 17 mai ne cessera jamais d'écrire et de rejoindre des lecteurs dans tous les pays de la francophonie et, en mai dernier, elle devenait la première Québécoise élue à l'Académie Royale de langue et littérature françaises de Belgique.Une année faste pour le romancier, éditeur, dramaturge et professeur Roch Carrier qui est devenu Officier de l'ordre du Canada pendant l'année et qui a reçu le prix humoristique Stephen Leacock pour son livre Prières d'un enfant très tressage.Il est le deuxième francophone â mériter ce prix en 45 ans d'histoire.Doté d'un sens de l'humour qui «est une façon de se tenir debout».Carrier a toujours été un idéaliste, un homme équilibré qui a cherché le bonheur et celui des autres.11 a écrit des romans, des poèmes, des pièces de théâtre qui ont obtenu beaucoup de succès en plus de nombreuses conférences et finalement le prestigieux titre de recteur du Collège militaire royal de Saint-|ean-sur-Richelieu.Oui dit mieux?Roch Carrier a été choisi Personnalité de la semaine le dimanche 10 mai.Aimée Danis recevait en décembre, lors de la remise télévisée des Gémeaux, le Grand Prix de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision.C'était la première fois dans l'histoire de l'Académie qu'une productrice (ou même un producteur) se voyait ainsi honorée.En soulignant le caractère exceptionnel de cette femme, les membres de l'Académie et La Presse, le 22 décembre 1991, ont reconnu le travail de création des producteurs.Madame Danis a fondé en 1973, avec Guy Fournier.Les Productions du Verseau, une maison qui a donné naissance à des films, a des messages publicitaires et à des séries télévisées.Après Fantastica de Gilles Carie, et la série télévisée L'or et le papier, le Verseau a risqué une autre fois avec beaucoup de succès dans Leolo, la belle entreprise de Jean-Claude Lau- zon.Il faut croire que Céline Dion est nee sous une bonne étoile.Tout lui réussit et ses rêves les plus fous sont devenus réalites.Au printemps dernier, lors de la remise des Oscars, des centaines de millions de téléspectateurs ont entendu sa voix.Au même moment elle lançait un nouvel album anglais.À 24 ans, la Personnalité de la semaine du 5 avril a tout le temps et l'énergie pour s'installer parmi les grands du showbizz.Elle a déjà fait de grands pas en ce sens et.fait remarquable, Céline Dion n'a jamais négligé le Québec et ses milliers de fans.Disciplinée, ambitieuse, perfectionniste,.elle a renoncé à une vie sociale, une vie douce et tranquille pour vivre d'une ville à l'autre dans ses bagages et dans ses chansons.Il fallait presque croire en l'impossible pour présenter Les Atri-des à Montréal.Il fallait trouver l'espace, l'argent et les spectateurs.Personnalité de la semaine du dimanche 20 septembre.Marie-Hélène Falcon a réussi ce tour de force et le succès qui a entouré cette tétralogie est indéniable.En septembre dernier.Montréal assistait à du grand théâtre alors qu'Ariane Mnouchkine et son Théâtre du Soleil nous faisaient vivre les grands moments de la mythologie grecque.Marie-Hélène Falcon a déjà relevé beaucoup d'autres défis dont celui du rayonnement du Festival de théâtre des Amériques qu'elle dirige depuis plusieurs années.À 50 ans, elle ne voit toujours pas le temps passer et consacre 60 heures par semaine à son travail.Un travail qui ressemble à une passion.La passion de découvrir et la passion de créer.Le Festival des films du monde rendait un hommage tout à fait spécial à Roger Frappier en septembre et Lu Presse ajoutait sa voix, le 6 du même mois, en reconnaissant son travail de producteur de premier plan.Roger Frappier a su donner à ses films une dimension internationale.Son palmarès comprend des titres aussi connus que Le Déclin de l'empire américain.Pouvoir intime.Anne Trister, Un Zoo lu nuit.Onzième spéciale, lèsus de Mont-real.Lapse of Memory, Ding et Dong le film.L'enfant sur le /fleet combien d'autres succès.D'abord monteur chez Arthur La-mothe puis réalisateur et finalement producteur, c'est l'homme de vérité et de passion qui dit: « Le cinema me touche encore, sinon je n'en ferais plus».À l'âge de 26 ans.Louise Gc-nest-Côté.choisie Personnalité de la semaine le 13 octobre 1991.quittait le monde de l'éducation pour se consacrer à la reliure.C'est à Paris qu'elle développe ce gout très particulier pour un art très difficile qui demande des connaissances dans différents domaines et qui est encore très mal connu au Québec.Elle étudie pendant deux ans à l'École de l'union centrale des arts décora- tifs â Paris, poursuit ses études à Montréal et puis à New York et reçoit le Grand Prix des métiers d'art 1991 pour Lumière d'art.Un travail qui demande une connaissance de l'histoire, de la chimie, de la restauration de documents anciens en plus de dons artistiques certains: «Lorsqu'on arrête d'apprendre, on arrête de grandir», dit-elle.Le dimanche 12 janvier.La Presse rendait hommage à Juliette Huot qui fêtait ses 80 ans et ses 60 ans de métier.On l'a remarquée dans une revue de Gratien Gélinas alors qu'elle n'avait que 20 ans et pendant longtemps elle a pensé ne jamais pouvoir gagner sa vie en jouant la comédie.Et pourtant elle n'a pratiquement jamais manqué de travail pendant sa carrière.File a joué au théâtre, â la télévision, au cinéma alors qu'elle était la mère Plouffe dans le film de Gilles Carie mais elle a aussi écrit des livres de recettes qui ont obtenu beaucoup de succès.Elle a toujours bien reçu ses invités à table et a toujours été appréciée pour sa modestie et son sens de l'humour.11 y a une dizaine d'années.Icannette Bertrand lui écrivait un spectacle solo: Dis-moi le si j'dérange.Rita Lafontaine a mené une carrière discrète en évitant les éclats, en se faisant parfois toute petite et pourtant elle a été l'interprète favorite de Michel Tremblay depuis Les Belles Soeurs, créée en 1968.Elle a été une comédienne recherchée autant par les réalisateurs de cinéma que par les metteurs en scène depuis tout ce temps.En 1958, elle obtenait â sa grande surprise le rôle d'Antigone après avoir renonce â la médecine.Elle obtiendra beaucoup d'autres rôles importants pendant les trente années suivantes et le groupe Rideau lui remettait son prix hommage en février dernier alors qu'elle recevait au même moment le Prix de la semaine des rendez-vous du cinéma.Femme sans âge.toujours en quête d'absolu.Rita Lafontaine n'a pas fini de nous étonner.Elle a été choisie Personnalité de la semaine le 23 février.Amoureux de Montréal.Emile Ollivicr.romancier et professeur d'origine haïtienne, a reçu le Grand Prix littéraire de la Ville de Montréal pour Passages, publie aux éditions de l'Hexagone.Militant en faveur de la cause haïtienne.Emile Ollivicr.Personnalité de la semaine du 10 novem- Karyne et Sarah Steben ont réussi un exploit remarquable au niveau international en remportant une médaille d'or au prestigieux Festival mondial de cirque de demain, à Paris.bre dernier, espère que la reconnaissance dont il est l'objet ne s'arrêtera pas qu'aux seuls écrivains mais permettra une ouverture pour toutes les classes de la société.Vivant au Québec depuis 25 ans.le romancier considère que Montréal n'appartient pas qu'aux francophones de souche.C'est un message d'ouverture qu'il lance à toutes les ethnies.Un message de tolérance, de fraternité et de vérité.Si la nouvelle danse connaît un tel essor au Québec, on le doit à des artistes, des créateurs de la trempe de Chantai Pontbriand qui n'ont jamais admis le mot «impossible» dans leur vocabulaire.La Personnalité de la semaine du 6 octobre 1991 a fondé le Festival international de nouvelle danse qui fonctionne avec un budget de deux millions de dollars et qui intéresse de plus en plus d'artistes et le public de l'extérieur de la ville.Elle a également participé à la mise sur pied de la galerie Véhicule Art.a été chef d'animation du Musée des Beaux-Arts et a fondé la revue Pa-raehute dont elle s'occupe toujours parallèlement à la direction du festival.Après 20 ans de travail elle constate qu'elle a toujours été attirée par les formes d'art axées sur le corps.À l'âge de 26 ans seulement.Richard Raymond remportait, en juin dernier, le premier prix du Concours international de musique de Montréal et le titre de Personnalité de la semaine le 5 juillet.Natif de Campbellton, Nouveau-Brunswick, Raymond décide de se consacrer à la musique â l'âge de 13 ans alors qu'il s'incrit au Conservatoire de Montréal.En 1990 il décroche une maîtrise en interprétation à l'Université de Montréal mais il est plus passionné qu'intellectuel : «Si on veut évoluer pianisti-quement, il faut travailler sur soi.La perfection n'est jamais atteinte ni musicalement ni personnellement.On joue comme on est», dira-t-il.Toujours â la recherche de l'oeuvre qui lui convient, il appelle la beauté de la musique et sa consolation.Les filles de Claude Steben, le fameux «Capitaine Cosmos» de la télévision, Karyne et Sarah, ont réussi un exploit remarquable au niveau international en remportant une médaille d'or au prestigieux Festival mondial de cirque de demain, à Paris.C'est pour cet exploit qu'elles ont été choisies Personnalités de la semaine le 2 février dernier.Les jumelles de 17 ans ont présenté un numéro de trapèze « pied à pied », une technique jusqu'ici rarement utilisée qui a provoqué l'admiration du public et des juges.Les deux soeurs avaient entrepris un entraînement intensif au trapèze sous la direction de professeurs réputés, un an avant de se rendre à Paris où elles représentaient le Cirque du Soleil: «Nous avons acquis une belle expérience devant le public», disaient-elles.Et quelle belle expérience! André Viens fut, l'été dernier, l'un des artisans de la fête de Montréal en présentant un Crand jeu de nuit, spectaculaire, émouvant, impressionnant à chaque soir au coucher du soleil à la Place d'Armes.Directeur artistique du Théâtre sans fil.qu'il a fondé avec Claire Ranger en 1971, André Viens pouvait présenter un grand spectacle dans sa ville dont il est fier avant de reprendre la route comme il le fait régulièrement depuis des années.Marionnettiste de réputation internationale.Viens et son Théâtre sans fil ont présenté Le Seigneur des anneaux un peu partout à travers le monde, depuis plusieurs années.11 était temps que Montréal et La Presse, le 2 août, lui témoignent cette belle reconnaissance.Vie Vogel a remporté le trophée Oscar Peterson, accordé dans le cadre du dernier Festival de |azz de Montréal, et reçoit cet hommage avec autant de plaisir que lui procure sa nomination comme Personnalité de la semaine de La Presse.À 57 ans.Vogel demeure ce personnage libre, enthousiaste qui s'est toujours méfié de l'industrie du showbizz et des fabricants d'images.Né à Montréal, rue Prince-Arthur, fils d'une famille d'immigrants hongrois.Vogel a toujours voulu faire de la musique.Autodidacte, il a connu le jazz de la rue.l'énergie des villes et il a appris le piano, une nouvelle musique et fatalement il a créé son propre univers musical qu'il a mené â la baguette.Un enragé de la vie qui cherche à créer un spectacle total.Il est difficile d'identifier tous les succès, les grands moments de la surprenante carrière de Roch Voisine.Le 3 mai.La Presse soulignait son excellence, alors qu'il présentait un grand spectacle au Forum.Il avait déjà conquis les plus grandes scenes d'Europe et provoquait un événement à chacune de ses apparitions à Paris ou ailleurs dans la francophonie.Discipline, conscient de ses nouvelles responsabilités.Roch Voisine parle «de la gloire qui ne s'apprivoise pas facilement, de l'expérience des autres et du plaisir de revenir a la maison».Sollicite de toutes parts, adule par des millions de fans, ce doux rocker ne en 1963 au Nouveau-Brunswick.garde les pieds sur terre et transporte ses poids et haltères dans ses valises. 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 COURAGE, ET ACCOMPLISSEMENT PERSONNEL Manon Rhéaume est devenue la première femme à garder les filets lors d'un match de la Ligue nationale de hockey.Des personnes qui possèdent une qualité commune: l'acharnement DANIELLE BONNE AU Ouc ce soit pour atteindre leurs objectifs personnels, mener leur combat ou venir en aide à autrui, les neuf personnes mises en nomination dans la catégorie «Courage, humanisme et accomplissement personnel » n'ont rien ménagé.Dans plusieurs cas, leur action a pris naissance il y a plusieurs années et a été reconnue d'une façon bien particulière au cours des 12 derniers mois.Et elle se poursuit toujours.Dans d'autres, elle a été provoquée par un incident malheureux et a été l'occasion de découvrir des qualités insoupçonnées.Ainsi, pour réussir dans leur domaine respectif et se dépasser, trois jeunes femmes ont fait fi des obstacles barrant leur chemin.Leurs efforts ont été couronnés de succès.Animée par une passion sans borne, Sylvie Frechette a démontré sa force physique.et sa force de caractère lors des |eux olympiques de Barcelone.Soutenue par la certitude qu'elle a bien nagé et donné la meilleure performance possible, elle a accepté sans rechigner sa médaille d'argent, qui vaut son pesant d'or dans le coeur des Québécois.Par ses efforts constants, l'athlète de 25 ans a su démontrer combien la nage synchronisée est un sport exigeant et a conquis son nouveau public.Elle est allée au bout d'elle-même et a puisé dans ses réserves pour atteindre ses objectifs.Manon Rhéaume, la première femme à garder les filets lors d'un match de la Ligue nationale de hockey, a elle aussi conquis le coeur des Québécois.Elle qui patine depuis l'âge de trois ans et joue au hockey depuis 1 age de six ans, a tout fait pour réaliser ses rêves.Poussée par le désir de toujours aller plus loin, elle ne cherche qu'à améliorer sa propre performance.Son expérience à Tampa Bay lui a valu de nombreux bleus.Mais durement mise à l'épeuve, la jeune femme de 20 ans a su démontrer son talent.Manon Dubé, quant à elle, est devenue la première aveugle au Canada à être admise au Barreau.Encouragée par son père,.la jeune femme de 23 ans s'est toujours battue pour faire ce qui l'intéresse.Elle fait même du ski alpin et du ski de fond.Une fois à l'université, armée notamment de son calepin de notes à poinçon, pour écrire en braille, elle a franchi toutes les étapes sans jamais réclamer de passe-droit.C'est sa nature.Car tout ce qu'elle entreprend, elle le mène à bien.Elle nourrit d'ailleurs un nouveau projet: devenir interprète.Par ailleurs, quatre autres personnes mises en nomination sont motivées par une cause bien précise.Révoltée par la mort horrible de sa soeur, la jeune Virginie La-rivière a décidé de faire signer une pétition à un million de Canadiens pour demander au gouvernement fédéral de légiférer afin de réduire progressivement la violence à la télévision.Plutôt ' que de se laisser abattre, elle lutte, ne fut-ce que pour sauver une seule autre vie.L'adolescente de 15 ans s'en prend à la télévision, parce qu'elle a une influence énorme.Son appel a touché des cordes sensibles dans tous les coins du pays.Présidente depuis cinq ans de l'Association des femmes autochtones du Québec, Michèle Rouleau, quant à elle, a fait de la violence familiale son cheval de bataille.Ses nombreux efforts ont été reconnus lorsqu'en juin dernier, elle a reçu le prestigieux Prix de la justice du Québec, qui vise à souligner les réalisations ou la carrière d'une personne qui a contribué à promouvoir les valeurs immanentes de la justice.Elle-même métis (son père est Québécois et sa mère appartient à la tribu Ojibway ), elle se dépense sans compter pour améliorer la vie des femmes autochtones.Fatima Houda-Pépin, de son côté, se bat pour promouvoir l'intégration harmonieuse et sereine des communautés culturelles au Québec.En mars dernier, elle a été nommée à la présidence du Comité consultatif sur les relations interculturelles et interraciales de Montréal.Née au Maroc en 1951, elle a également vécu en Algérie avant de s'établir ici à l'âge de 24 ans.Attachée depuis plusieurs années au Centre maghrébin de recherche et d'information de Montréal, elle rêve d'une «civilisation synthèse» où régneraient l'harmonie et la paix.Selon elle, les écoles ont un rôle à jouer dans ce domaine.Directeur du département de travail social à l'UQAM, André Jacob a remporté au début de l'année le prix des Droits et Libertés du Québec, décerné par le ministère de la justice.Le sociologue, qui est également attaché au laboratoire d'écologie humaine et sociale de l'UQAM, a fait des re- Animée par une passion sans borne, Sylvie Frechette a démontré sa force physique.et sa force de caractère lors des Jeux olympiques de Barcelone.lations interethniques sa priorité et fait figure de pionnier dans le domaine.Depuis plusieurs années, il s'intéresse activement à l'intégration harmonieuse des immigrants au Québec.11 a notamment collaboré comme chercheur et formateur aux travaux de nombreux organismes ethno-culturels.Par ailleurs, deux jeunes hommes mis en nomination ont été catapultés bien malgré eux dans l'actualité.Pris en otage à la fin d'août par le professeur Valéry Fabrikant, au terme de la tuerie qui aura fi- nalement fait quatre morts^ à l'Université Concordia, Daniel Martin a maîtrisé le professeur de génie et a permis son arrestation.Agissant avec sang-froid, le jeune étudiant en techniques policières de 22 ans n'a pas mesuré, sur le coup, l'ampleur du drame ni la portée de son geste.Les médias n'ont pas tardé à les lui révéler.Il veut devenir policier, car ce monde lui semble plein de promesses.Avec ceux de sa génération, il espère combattre la violence, pour «que le monde redevienne beau».Jean-Sébastien Oucllet, de son côté, est devenu célèbre instantanément lorsqu'il a sauvé la vie du Capitaine Bonhomme (Michel Noel), au Metropolis, en décembre dernier.Patrouilleur le week-end sur les pistes de ski du mont Orford, l'étudiant en informatique à l'Université de Montréal avait suivi un cours de secouriste.C'est pourquoi il s'est élancé sans hésiter au secours du fantaisiste quand celui-ci s'est effondré devant les caméras de télévision, et a effectué un massage cardiaque.Après avoir fait ce geste d'entraide, il s'est aperçu que «quand on donne, on en reçoit encore plus».Daniel Martin Manon Dube est devenue la première femme aveugle au Canada à être admise au Barreau.Virginie Larivière Présidente depuis cinq ans de l'Association des femmes autochtones du Quebec, Michèle Rouleau a fait de la violence familiale son cheval de bataille.373 Le Gala Excellence 1992 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 15 Une humanité en quête de nouvelles frontières CAROLE THIBAUDEAU eux femmes astronautes participeront demain au Gala Excellence de La Presse, incarnant pour nous le rêve tenace d'une humanité en quête de nouvelles frontières.La première.Madame Roberta Lynn Bondar, neurologiste originaire de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, a réalisé en janvier la mission pour laquelle elle se préparait depuis trois ans, voire même depuis huit ans, au moment de sa nomination comme astronaute.Lancée en orbite avec huit collègues pour la mission IML-I, le premier Laboratoire international de microgravité, elle a vécu ce qui a dû lui paraître comme un tournant fantastique dans sa carrière de chercheur: observer en apesenteur la pression intracrâ-nienne, une façon inespérée, pour le moins originale, d'étudier le système nerveux, son «dada» favori.Mme Bondar a cette vision assez typique des scientifiques, de l'espace non pas comme une fin en soi, mais plutôt comme une occasion de faire progresser nos connaissances.«Le programme spatial nous a donné l'opportunité de mettre au point un appareil fort utile sur terre, ce que nous n'aurions pas fait autrement», af-firme-t-elle.Sur les traces de l'intrépide neurologiste, la non-moins intrépide Julie Payette, ingénieur à Bell-Northern Telecom, a été choisie cette année, à l'âge de 28 ans.comme astronaute parmi 5 330 candidats.Seule femme des quatre nouvelles recrues, la jeune Montréalaise devient aussi la première Québécoise astronaute.Polyvalente, l'esprit ouvert tous azimuts, lulie Payette étudie le chant depuis 20 ans, est une sportive accomplie, cumule un bac en génie électrique à l'Université McGill et une maîtrise en génie informatique à l'Université de Toronto.Une des raisons d'aller en haut, selon Mme Payette?«En premier lieu, bien surveiller ce qu'on fait en bas!» Une autre personnalité du Gala Excellence, M.Roland Doré, cumule les intérêts des deux premières, celui de la science \u2014le génie, en l'occurence\u2014, et celui de l'espace.Après plus de 30 ans à oeuvrer à l'École polytechnique, dont quelques années à la direction de cette respectable institution, il a été nommé, au mois de mai dernier, président de l'Agence spatiale canadiennne, un organisme à l'imposant budget de 408 millionsS.L'homme, autant que l'ingénieur, aime le choix d'une utilisation pacifique de l'espace, et aussi le fait que l'espace est un levier de développement économique important».Par ailleurs, cet universitaire croit que l'on a trop dévalorisé la formation professionnelle, et que l'industrie se trouve maintenant dépourvue de bons techniciens.Encore un ingénieur, doublé d'un humaniste et même d'un féministe, celui-là: Camille Dage-nais.72 ans.M.Dagenais estime que la venue des femmes dans le monde du génie va créer un meilleur équilibre, que «c'est un apport important à la profession».Récipiendaire, en février dernier, du Grand Prix de l'excellence de l'Ordre des ingénieurs du Québec, cet expert en barrages, qui a été de tous les grands projets au Québec, fut président du Groupe SNC, est titulaire d'un doctorat honoris causa, d'au moins une dizaine d'universités canadiennes et du titre de compagnon de l'Ordre du Canada.«Le génie, ça été ma vie!» lance ce travailleur chevronné.Ce qui ne l'empêche pas d'explorer ses talents de dessinateur et de peintre, entre un conseil d'administration et une partie de golf.Il dit aussi: «L'ingénieur doit apprendre à communiquer.Il doit s'immiscer dans les problèmes d'environnement, où il est bien placé pour apporter des éléments de solution.» La personnalité suivante, M.Venant Cauchy, est un philosophe opiniâtre et visionnaire, dont les réflexions sur la nature de la violence se sont révélées particulièrement génératrices d'espoir, au 1 Ie Congrès mondial sur la violence et la coexistence humaine, tenu en juillet dernier.President du comité organisateur de ce congrès et professeur à l'Université de Montréal, M.Cauchy ne se borne pas à constater les faits niais il cherche les causes.«La violence humaine ne peut être conçue comme originelle, af-firme-t-il.Elle fait partie de la démesure coupable dont nous sommes susceptibles dans notre progression personnelle et collective vers la maturité humaine.» Dans le domaine des sciences juridiques, M.(acques Lachapcl-le, maintenant juge à la Cour du Québec, a reçu en mars un hommage vibrant du Centre de recherche-action sur les relations SCIENCES HUMAINES, SCIENCES PURES ET TECHNOLOGIE La Montréalaise Julie Payette est devenue la première Québécoise astronaute.Roberta Bondar a cette vision assez typique des scientifiques de considérer l'espace non pas comme une fin en soi mais plutôt comme une occasion de faire progresser nos connaissances.raciales, pour souligner ses réalisations au sein de la Commission des droits de la personne, qu'il a présidée de 1984 à 1991, après avoir été sous-ministre associé à la direction générale des services judiciaires à Québec.«Si on parle de droits et libertés, on devrait aussi parler de responsabilités, souligne-l-il.C'est un aspect qu'on a parfois tendance à oublier.» Pour le docteur (ocelyn De-mers, co-fondateur et vice-président de Leucan, promoteur du projet du Manoir McDonald's et Gregory Charles s'implique auprès des jeunes dans des campagnes d'éducation contre la drogue.directeur du Service d'hématologie de l'Hôpital Sainte-|ustine, le bien-être de l'enfant passe avant tout.Celui de l'enfant malade du cancer, bien sûr, mais également celui de ses frères et soeurs, qui souffrent, eux aussi.Après 25 ans de lutte contre le cancer des enfants, le docteur De-mers récoltait les honneurs, en octobre 1991.La Fondation Richelieu dote son département du coûteux système Compass \u2014 pour mieux voir le cerveau que l'on opère\u2014, l'Association des méde- cins de langue française du Canada lui décerne la médaille du mérite et la Banque Nationale une bourse d'une valeur de 5000$.Une des idées novatrices du docteur Demers: «Il faudrait instaurer des congés payés pour l'accompagnement des malades.» Cependant, pour donner le goût de vivre à nos jeunes, il faut s'occuper, en plus de leur santé, de leur ouvrir une fenêtre sur le monde.C'est ce que font Marie-Soleil Tougas et Gregory Charles, animateurs et comédiens de l'émission Les Débrouillards, destinée aux jeunes de huit à 13 ans.En décembre dernier, deux émissions de la série recevaient un prix au 7e Festival international du film scientifique de Palai-seau.Les deux comédiens s'impliquent également dans des campagnes d'éducation auprès des jeunes.Marie-Soleil sur l'alcool et sur le sida, Gregory sur la drogue.À eux deux, ils ont un dynamisme à transporter les montagnes! La dernière personnalité de cette catégorie.David Samuel, a remporté en juin dernier le Championnat mondial du décathlon de la logique â New York, ce qui l'a promu du jour au lendemain « Einstein » des jeux et tests.M.Samuel a obtenu un bac en physique à l'Université McGill, et a fait des études en informatique.11 en est actuellement au doctorat.M.Samuel estime que les gens pensent trop ù travailler, à réussir, au detriment de faire plus pour les autres.Il reprend pour lui le mot d'Einstein: «|e veux connaître les pensées de Dieu, tout le reste n'est que détails.» Pour part, Marie-Soleil Tougas s'implique contre l'alcool et le sida.Les deux comédiens sont animateurs et comédiens de l'émission Les Débrouillards, destinée aux jeunes de 8 à 13 ans.Récipiendaire, en février dernier, du Grand Prix de l'excellence de l'Ordre des ingénieurs du Quebec, Camille Dagenais est un expert en barrages, qui a ete de tous les grands projets au Quebec.Il a aussi été president du Croupe SNC, en plus d'être titulaire d'un doctorat honoris causa, d'au moins une dizaine d'universités canadiennes et du titre de compagnon de l'Ordre du Canada.» 16 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 \"' - le Cala Excellence 1992 Une année faste remplie surprises et de bons moments ANDRÉ TRUDELLE omme par les années pas-secs, le sport a apporté sa contribution à la politique de La Presse de nommer une Personnalité de la semaine, toutes les semaines, avant son Gala annuel Excellence.Au cours des 12 derniers mois, tour à tour.Mario Lemieux, Felipe Alou, les patineuses Sylvie Daigle, Nathalie Lambert, Angela Cutrone et Annie Perreault, de même que le couple d'Isabelle Brasseur et de Lloyd Eisler, sans oublier Patricia Lamoureux sont apparus au tableau d'honneur de notre journal.Avec la tenue des |eux d'hiver et d'ete, avec la deuxième place obtenue par les Expos et avec la conquête de la Coupe Stanley, les amateurs de sport ont connu de très bons moments au cours des 12 derniers mois.Mario Lemieux a eu 27 ans le 5 octobre dernier.11 a fait couler beaucoup d'encre, ces jours-ci, en paraphant une entente de sept ans avec la direction de son équipe pour la somme faramineuse de 42 millions.Le lendemain, il enregistrait son premier but de la saison et le premier des Penguins en debut de campagne 1992-93.Lemieux a été la Personnalité de la semaine du 7 juin dernier, peu après avoir reçu, pour la deuxième fois, le trophée Connie Smythe.Anne Richer, de La Presse, écrivait au sujet de Mario: «La fortune n'a pas fait de lui quelqu'un de différent.Il donne toujours autant: argent, temps, il ne calcule pas.» Et plus loin: «11 n'a rien des défauts des vedettes et cherche avant tout à mener une vie rangée.» Felipe Alou a soulevé l'enthousiasme des fans des Expos en prenant une équipe mal en point, en mai dernier, et en la transformant en candidate au championnat de sa division, dans la Ligue Nationale de baseball.À l'emploi des Expos depuis 18 ans, Alou a épousé, en quatrièmes noces, Lucie Gagnon, de Laval, avec laquelle il a eu deux enfants: Valérie et Felipe.Le baseball est sa vie.11 sait accepter victoires et défaites avec sagesse.Sa recette: conserver l'harmonie au sein de son équipe.Faire en sorte que ses joueurs aiment jouer au baseball.Les experts lui prévoient quelques autres bonnes saisons à la barre de l'équipe montréalaise.Il vient d'obtenir d'elle une entente de deux et peut-être de trois ans et un salaire fort convenable évalue a 300 000$.Le couple de patineurs d'Isabelle Brasseur et de Lloyd Eisler a obtenu une médaille de bronze aux |eux d'Albertville.C'était la premiere fois, en 32 ans, que le Canada gagnait une médaille en patinage pour couples.Isabelle Brasseur est originaire de Saint-|ean-sur-le-Richelieu et Eisler est né à Seaforth, en Ontario.À la recherche de l'excellence, le duo travaille au moins cinq heures par jour.Son secret réside dans un savant mélange d'ambition et d'esprit compétitif.Tous ceux qui ont suivi avec intérêt les |eux d'hiver d'Albertville, en février dernier, se souviennent de la médaille d'or enlevée par les Québécoises Sylvie Daiglc.Nathalie Lambert, Annie Perreault et Angela Cutrone en patinage de vitesse.Toutes quatre partageaient, au début de mars, le titre de Personnalité de la semaine de notre journal.Leur exploit égale celui de Sylvie Bernier, aux |eux de Los Angeles, ou celui de Gaétan Boucher, aux |eux d'hiver de Sarajevo en 1984.Nathalie Lambert, âgée de 28 ans, était la capitaine de l'équipe féminine.Elle est très forte sur les longues distances.Elle a déjà étudié en communications et rêve de faire carrière en journalisme.Mais Nathalie a plusieurs cordes à son arc.Elle est entraîneur en patinage de vitesse et dirige une trentaine d'athlètes.Elle est très à l'aise devant un micro, en français comme en anglais.De plus, elle se perfectionne en prenant des cours en planification d'en-trainement.Sylvie Daigle est avantageusement connue.Elle en était, d'ailleurs, à sa deuxième nomination au tableau d'honneur de La Presse, à quelques mois d'intervalle.Cinq fois championne du monde, Sylvie Daigle gagnait deux médailles à une rencontre pré-olympique, à Albertville, où elle devait récidiver trois mois plus tard, en plus d'établir un record du monde, d'où son premier titre.Aux |eux de Calgary, en 1988, où le patinage de vitesse était en démonstration, Sylvie Daigle avait gagné une médaille d'or et deux médailles d'argent.Après avoir été victime d'un accrochage en qualification du 500 m et avoir été éliminée, en qualification, à Albertville, Sylvie est revenue plus forte dans le relais aidant ses coéquipières à l'emporter.Elle étudie la médecine à l'Université de Montréal.Annie Perreault, de Sherbrooke, tout comme Sylvie, reste l'un des plus beaux espoirs canadiens.Elle a déjà eu quelques mésententes avec les dirigeants de l'Association canadienne, mais son talent était tellement évident qu'on ne lui a jamais contesté sa place dans l'équipe d'élite.Annie étudie en administration et elle excelle également au soccer.Étudiante en éducation physique à l'Université de Montréal, Angela Cutrone, âgée de 23 ans, s'intéresse à plusieurs disciplines: squash, tennis et hockey, notamment.Elle a obtenu sa place sur l'équipe quelques jours à peine avant la fameuse course du relais de 3000 m à Albertville.Une jeune Lavalloise du nom de Patricia Lamoureux, âgée de 21 ans, a été choisie la Personnalité de la semaine, par La Presse, en novembre dernier, après avoir remporté, 15 jours auparavant, le championnat mondial de kata musical, dans sa catégorie, à Londres.Cette rencontre sportive regroupait des athlètes de 35 pays.La jeune fille s'entraîne quatre ou cinq fois la semaine, à raison de trois heures par séance.«Ce qui est spécial au kata musical, dit-elle, c'est que nous montons nous-mêmes notre chorégraphie.» Patricia Lamoureux a fait ses débuts en karaté à l'âge de cinq ans et elle a récolté, depuis, plus de 350 trophées.Felipe Alou a réussi l'exploit de prendre en mains une équipe mal en point et de la transformer radicalement.Le couple de patineurs Isabelle Brasseur et Lloyd Eisler a obtenu une médaille de bronze aux Jeux d'Albertville.C'était la première fois, en 32 ans, que le Canada gagnait une médaille en patinage pour couples.1 m Tous ceux qui ont suivi les Jeux d'hiver d'Albertville, en février dernier, se souviennent de la médaille d'or enlevée par les Québécoises Nathalie Lambert, Annie Perreault, Angela Cutrone et Sylvie Daigle en patinage de vitesse.SPORTS ET LOISIRS Mario Lemieux a été nommé la Personnalité de la semaine du 7 juin dernier, peu après avoir reçu, pour la deuxième fois, le trophée Connie Smythe.Ici, il soulève la coupe Stanley après la victoire de son équipe. Le Gala Excellence 1992 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 17 Rétrospective du tableau de l'excellence 1984 \u2014 Gaétan Boucher ¦ Le fil m eux patineur de vitesse a soulevé le Québec derrière lui quand il s'est lancé à la conquête de deux médailles d'or et d'une de bronze aux |eux olympiques d'hiver de Sarajevo.Il a redonné espoir aux athlètes canadiens et les a stimules en leur montrant que c'était possible de terminer en première position.EXCELLENCE 1985 \u2014 Pierre GoycttC ( 28 octobre 1984 ) \u2014 |can-Picrrc Ferland (4 novembre 1984) \u2014 Mme |canne Sauvé ( 11 novembre 1984) \u2014 lacques Lcmairc ( 18 novembre 1984) \u2014 Roch Carrier ( 25 novembre 1984 ) \u2014 Guy Laflcur ( 2 décembre 1984) \u2014 Pierre Paseau (9 décembre 1984) \u2014 Nathalie Brouard ( 16 décembre 1984) \u2014 Charles Du loi i (23 décembre 1984) \u2014 Fcrnand Labrie ( 30 décembre 1984) \u2014 Claude Bcauchamp (b janvier 1985) \u2014 Edith limier ( 15 janvier 1985) \u2014 Aurèle loliat (20 janvier 1985) \u2014 Pierrette Bouthillier ( 27 janvier 1985) \u2014 Serge l.aprade ( 5 février 1985 ) \u2014 Nathalie Racine ( 10 février 1985) \u2014 Gerard V.Laforest ( 17 février 1985) \u2014 lean Lapointe(24 février 1985) \u2014 lean-Paul l.emieux ( 10 mars 1985) \u2014 Andre Mela neon ( 17 mars 1985) \u2014 Louise Roy ( 24 mars 1985) \u2014- Andre Dion ( 51 mars 1985) \u2014 Alexandre Gaudieri (7 avril 1985) \u2014 Marc Garneau ( 14 avril 1985) \u2014 Robert Hamelin (21 avril 1985) \u2014 Le cardinal Vachon ( 28 avril 1985) I 1985 \u2014 Nooml Bronsteln ¦ Naomi Bronstein se dévoue depuis 1969 pour aider des centaines d'enfants provenant des quatre coins du monde à trouver un nouveau foyer ou à se faire soigner au Canada et aux Etats-Unis.En 1985, elle a permis à 20 jeunes Sud-Coréens aux prises avec de graves troubles cardiaques de se faire traiter à Montreal.\u2014 Marguerite biais ( 5 mai 198*>) \u2014 Robert Gravel ( 12 mai 1985) \u2014 Phyllis Lambert ( 19 mai 1985) \u2014 lacques Bouchard ( 26 mai 1985) \u2014 Steve Fonyo ( 2 juin 1985 ) \u2014 lean Drapeau ( 9 juin 1985) \u2014 Lorraine Page ( 16 juin 1985) \u2014 ÉricTrudcl (23 juin 1985) \u2014 René Lévcsque ( 30 juin 1985) \u2014 Robert Bourassa ( 30 juin 1985) \u2014 Alain Simard ( 7 juillet 1985) \u2014 Fcrnand Lindsay ( 14 juillet 1985) \u2014 Ican-Picrrc Gircrd (21 juillet 1985) \u2014 Anik Bissonncttc( 28 juillet 1985) \u2014- Louis Lortie (4 août 1985) \u2014 Pierre Bourque ( 1 I août 1985) \u2014 Stéphane Bonneau ( 18 août 1985) \u2014 Naomi Bronstein ( 25 août 1985) \u2014 Serge Losique ( Ie1 septembre 1985) \u2014 Yves Bcauchemin (8septembre 1985) \u2014 Raymond Daveluy ( 15 septembre 1985) \u2014 Bernard Lamarre (22 septembre 1985) \u2014 Gerard Pelletier ( 29 septembre 1985) \u2014 Pierre Marc lohnson (6 octobre 1985) EXCELLENCE 1986 \u2014 Louise Roy ( 13 octobre 1985 ) \u2014 Paul Cappon ( 20 octobre 1985) \u2014 Marcel de la Saisonnière (27 octobre 1985) \u2014 André Viens( 3 novembre 1985) \u2014 Eric IL Molson ( 10 novembre 1985) \u2014 André-Philippe Gagnon ( 17 novembre 1985) \u2014 Pierre Pel land ( 24 novembre 1985) \u2014 Daniel Lavoie ( 1er décembre 1985) \u2014 Robert Bourassa ( 8 décembre 1985) \u2014 Pierre Marvey ( 15 décembre 1985) \u2014 Pierre Des Marais II ( 22 décembre 1985) \u2014 Ican-Picrrc Gourdcau ( 29 décembre 1985) 1986 \u2014 André Vlger ¦ Le champion marathonien, qui a perdu l'usage de ses jambes à la suite d'un accident de voiture survenu en 1973, a transformé son handicap en force.En 1986, il a remporté sept des neuf marathons auxquels il a participé, dont celui de Montreal, et a battu un grand nombre de records.\u2014 Yves Lamontagne ( 5 janvier 1986) \u2014 Daniel Bcrtolinoi 12 janvier 1986) \u2014 «Broue»( 19 janvier 1986) \u2014 Diane Hébert (26 janvier 1986) \u2014 Claude PicllCttC(2 février 1986) \u2014 Alain Laroche (9 février 1986) \u2014 Louise Bessette ( 16 février 1986) \u2014 lean Paul |eannotte(23 février 1986) \u2014 Claude Lessard ( 2 mars 1986) \u2014 lacques Genest (9 mars 1986) \u2014 Michael Bossy ( 16 mars 1986) \u2014 Raymond Biais (23 mars 1986) \u2014 Andre Robitaille( lw avril 1986) \u2014 Claude Lcfcbvrc (6 avril 1986) \u2014 Nathalie Lambert ( 13 avril 1986) \u2014 lose Hcnriqucs (20 avril 1986) \u2014 André Vigcr( 27 avril 1986) \u2014 lean de Grandpré ( 4 mai 1986 ) \u2014 Lucie Bouthillcr ( 11 mai 1986) \u2014 Nicolas M.Matte ( 18 mai 1986) \u2014 Dcnys Arcand (25 mai 1986) \u2014 Patrick Roy ( 1er juin 1986) \u2014 Manon Vennat (8 juin 1986) \u2014 Ghislain Dufour ( 15 juin 1986) \u2014 Gérard D.Lévcsque ( 22 juin 1986) \u2014 Claude Benjamin (29 juin 1986) \u2014 lean Drapeau (6 juillet 1986) \u2014 Zarin Mehta ( 13 juillet 1986) \u2014 Roger Rousseau ( 20 juillet 1986) \u2014 Charles-H.Bclzile ( 27 juillet 1986) \u2014 Debbie Fuller ( 3 août 1986) \u2014 Guy Lalibertc( 10 août 1986) \u2014 Pierre Théberge ( 17 août 1986) \u2014 Laurent Beaudoin (24 août 1986) \u2014 André Chagnon ( 31 août 1986) \u2014 Lorraine Duguay ( 7 septembre 1986) \u2014 Gilles Auger ( 14 septembre 1986) \u2014 Louise Landriault (21 septembre 1986) \u2014 Mario Tremblay (28 septembre 1986) \u2014 Ellen Rochefort ( 5 octobre 1986) EXCELLENCE 1987 \u2014 Daniel Courtemanche ( 12 octobre 1986) \u2014 René Lévesque ( 19 octobre 1986) \u2014 Mgr Paul Grégoire ( 26 octobre 1986) \u2014 Georges-Henri Lévesque (2 novembre 1986) \u2014 Vincent Gabriele (9 novembre 1986) \u2014 lean Doré ( 16 novembre 1986) \u2014 Guylaine Saucier ( 23 novembre 1986) \u2014 Yves Ryan ( 30 novembre 1986) \u2014 Pierre Gauvreau ( 7 décembre 1986 ) \u2014 Bruno Laplantc ( 14 décembre 1986) \u2014 lean Coutu (21 décembre 1986) \u2014 Louise Caouette-Labcrge ( 28 décembre 1986) \u2014 Dominique Michel ( 4 janvier 1987) \u2014 Simon Provost ( 11 janvier 1987) \u2014 René Lecavalier ( 18 janvier 1987 ) \u2014 Claude Béland ( 25 janvier 1987 ) \u2014 Gratien Gélinas ( 1er février 1987 ) \u2014 Claude Castonguay (8 février 1987 ) \u2014 Marcel Aubut ( 15 février 1987) \u2014 Lise Waticr ( 22 février 1987 ) \u2014 Marcel Dubé ( 1er mars 1987 ) \u2014 Louis Lortie ( 8 mars 1987 ) \u2014 Pierre Harvey ( 15 mars 1987) \u2014 Brian Orser ( 22 mars 1987 ) \u2014 Paul-Aimé Martin ( 29 mars 1987 ) \u2014 Louis-Paul Allard ( 5 avril 1987 ) \u2014 Carmen Quintana ( 12 avril 1987 ) \u2014 Claire L'Heureux-Dubé ( 19 avril 1987) \u2014 Normand Morin ( 26 avril 1987) \u2014 Denys Arcand ( 3 mai 1987 ) \u2014 |acques-L.Maltais ( 10 mai 1987) \u2014 René lalbert ( 17 mai 1987) \u2014 Lily Tronche (24 mai 1987 ) \u2014 Catherine Loumède ( 30 mai 1987) \u2014 Gilles Vigneault ( 7 juin 1987 ) \u2014 Lise Payette ( 14 juin 1987) \u2014 lacques Proulx (21 juin 1987) \u2014 |ean-Guy Paquet (28 juin 1987) \u2014 Matthew Hilton (6 juillet 1987) \u2014 lean Dussault ( 12 juillet 1987) \u2014 Richard Luneau ( 19 juillet 1987) \u2014 Marc Thibault (26 juillet 1987) \u2014 Robert Lepage ( 2 août 1987 ) \u2014 Claude Gosselin (9 août 1987) 1987 \u2014 Denys Arcand ¦ Le célèbre réalisateur, qui a écrit le scénario du Déclin de l'empire américain, a reçu des honneurs sans précédent à la suite du succès remporté par son oeuvre, la-mais film québécois n'a fait le tour du monde avec autant de rapidité et d'éclat.Très populaire en.Europe, il a fait une percée importante aux Etats-Unis.\u2014 Denis Garon ( 16 août 1987 ) \u2014 Marcel Lalonde ( 23 août 1987) \u2014 |ean-Claude Lauzon ( 30 août 1987) \u2014 Ben lohnson (6 septembre 1987) \u2014 Lucien Bouchard ( 13 septembre 1987) \u2014 Mario Lemieux (20 septembre 1987) \u2014 lean Duceppe(27 septembre 1987) \u2014 Jacqueline Gareau (4 octobre 1987) EXCELLENCE 1988 \u2014 Pierre Fcrron ( 11 octobre 1987) \u2014 Sr Marguerite Létourneau ( 18 octobre 1987) \u2014 Dominique Bourget (25 octobre 1987) \u2014 Buck Rodgers ( 1er novembre 1987) \u2014 Pierre Bcauchesne (8 novembre 1987) \u2014 Frédéric Back (15 novembre 1987) \u2014 lean Doré (22 novembre 1987) \u2014 Charles Dutoit (29 novembre 1987) \u2014 Ariette Cousture (6 décembre 1987 ) \u2014 Chantai Lebel ( 13 décembre 1987 ) \u2014 Anick Graveline ( 20 décembre 1987 ) \u2014 Serge Turgcon ( 27 décembre 1987 ) \u2014 Lydie Auger ( 3 janvier 1988) \u2014 limmy WaitcC 10 janvier 1988) \u2014 Le cardinal Léger ( 17 janvier 1988) \u2014 Fernand Roberge ( 24 janvier 1988) \u2014 Nicole Laçasse (31 janvier 1988) \u2014 Claude Héroux (7 février 1988) \u2014 Kevin Spraggett ( 14 février 1988) \u2014 Louis Laberge(2l février 1988) \u2014 Ralph Klein (28 février 1988) \u2014 Charles Bruneau (6 mars 1988) \u2014 Michel Rivard ( 13 mars 1988) \u2014 Fernand Seguin (20 mars 1988) \u2014 Diane Bélanger (27 mars 1988) \u2014 Guy Laliberté (3 avril 1988) \u2014 Robert Campeau ( 10 avril 1988) \u2014 Frédéric Back (17 avril 1988) \u2014 William-Henri Gauvin (24 avril 1988) \u2014 Ronald Legendre ( 1er mai 1988) \u2014 Céline Dion (8 mai 1988) \u2014 Dominique Bedard ( 15 mai 1988) \u2014 Georges Baillargeon (22 mai 1988) \u2014 lacques Ouimette ( 29 mai 1988 ) \u2014 Le cardinal Grégoire ( 5 juin 1988) \u2014 Michel Labrecque( 12 juin 1988) \u2014 Andréanne Bournlval ( 19 juin 1988) \u2014 Giovanni Pan/era (26 juin 1988) \u2014 Louise Vaillancourt-Chàtillon (3 juillet 1988) \u2014 Lorraine Page ( 10 juillet 1988) \u2014 André Ménard ( 17 juillet 1988) \u2014 Gilbert Rozon(24 juillet 1988) \u2014 Steve Bauer (31 juillet 1988) \u2014 Alexandre Lesiege (7 août 1988) \u2014 Françoise Bertrand ( 14 août 1988) \u2014 |can Bazin (21 août 1988) \u2014 Liliane Macdonald-Stewart ( 28 août 1988) \u2014 Gcrry Roufs (4 septembre 1988) 1988 \u2014 Guy Laliberté ¦ Aidé de sa fabuleuse équipe, Guy Laliberté, PDG du Cirque du Soleil, a su réinventer une nouvelle forme d'art, unique en son genre.En 1987 et 1988, le Cirque du Soleil s'est produit sur la côte Ouest, à Los Angeles, San cisco, Santa Monica et San Diego.Il a te conquis New York.Fran ensui- \u2014 Martin Laurendeau ( 11 septembre 1988) \u2014 Gérard Lamarche ( 18 septembre 1988) \u2014 Luc Plamondon (25 septembre 1988) \u2014 Fernand Rondeau (2 octobre 1988) EXCELLENCE 1989 \u2014 Gino Quilico ( 16 octobre 1988 ) \u2014 Phyllis Lambert (23 octobre 1988) \u2014 Guy Latraverse ( 30 octobre 1988) \u2014 Yves Archambault (6 novembre 1988) \u2014 |ohn Weekes( 13 novembre 1988) \u2014 Armand Frappier (20 novembre 1988) \u2014 Brian Mulroney (27 novembre 1988) \u2014 Marcel Aubut (4 décembre 1988) \u2014 Rolland Raby ( I 1 décembre 1988) \u2014 Detlev |anthur< 18 décembre 1988) \u2014 Louise Overbeek ( 25 décembre 1988) \u2014 Hervé Filion ( 1er janvier 1989) \u2014 |ean-Marie de Koninck (8 janvier 1988) 1989 \u2014 Phyllis Lambert ¦ Luttant énergique-ment pour la conservation du patrimoine, Phyllis Lambert a personnellement investi 30 millions de dollars dans le Centre canadien d'architecture, voué à la ______________________ mémoire de Montréal.Le centre, dont elle est directrice, est exemplaire par l'excellent design de son immeuble et la richesse de ses collections.\u2014 Yvan Dubois ( 15 janvier 1989) \u2014 Andre Bérard ( 22 janvier 1989 ) \u2014 Robert Ménard (29 janvier 1989) \u2014 Hélène Turcotte ( 5 février 1989 ) \u2014 Richard Champagne ( 12 février 1989) \u2014 André Bureau ( 19 février 1989) \u2014 Michel Fournelle (26 février 1989) \u2014 Louise Laurin ( 5 mars 1989) \u2014 lean-Claude Poitras ( 12 mars 1989) \u2014 jeanninc Guillevin-Wood ( 19 mars 1989) \u2014 Kurt Browning (26 mars 1989) \u2014 Patrick Roy (2 avril 1989) \u2014 Iules Hardy (9 avril 1989) \u2014 Catherine Fol ( 16 avril 1989) \u2014 Gustave Gingras (23 avril 1989) \u2014 lacques Bobet ( 30 avril 1989) \u2014 Robert Bisaillon ( 7 mai 1989) \u2014 Adrian N.Maris ( 14 mai 1989) \u2014 Anatole Maléporo(2l mai 1989) \u2014 lean Gaulin(28 mai 1989) \u2014 Roger Bednarchuk (4 juin 1989) \u2014 Richard Morisset ( 11 juin 1989) \u2014 locclyne Gagnon ( 18 juin 1989) \u2014 Roger Dufrcsnc( 25 juin 1989) \u2014 Richard Séguin ( 2 juillet 1989) \u2014 Suzanne-Hélène Pringle (9 juillet 1989) \u2014 Oscar Peterson ( 16 juillet 1989) \u2014 Michel Gallienne( 23 juillet 1989) \u2014 André Tétrault ( 30 juillet 1989) \u2014 lean de Grandpré (6 août 1989) \u2014 Angèle Saint-Yves ( 13 août 1989) \u2014 Christiane Gagnon (20 août 1989) \u2014 Marjolaine Hébert (27 août 1989) \u2014 Daniel Turp ( 3 septembre 1989) \u2014 Danielle Proulx ( 10 septembre 1989) \u2014 André Bonneau ( 17 septembre 1989) \u2014 Paul Sauvé (24 septembre 1989) \u2014 Robert Bourassa ( 1er octobre 1989) \u2014 Carolyn Waldo ( 9 octobre 1989) EXCELLENCE 1990 \u2014 Paul Paquette (8 octobre 1989) \u2014 Alain Léger ( 15 octobre 1989) \u2014 Wayne Gretzky (22 octobre 1989) \u2014 Mgr Robert Lebel (29 octobre 1989) \u2014 Edith Majeau ( 5 novembre 1989) 1990 \u2014 Gratien Gélinas ¦ Docteur honoris causa de l'Université Concordia, Gratien Gélinas a été fait compagnon de l'Ordre du Canada.Alors qu'il était littéralement bombardé d'honneurs, jamais il n'a été autant joué durant la saison 1989-1990.alors que trois de ses pièces ont été mises à l'affiche, La Passion de Narcisse Mondoux.Les Fridolinades et Bousille et les justes.\u2014 Fernande Saint-Martin ( 3 décembre 1989 ) \u2014 Stéphane Éthier ( 10 décembre 1989 ) \u2014 lacques Proulx ( 17 décembre 1989) \u2014 Sebastien Leblanc ( 24 décembre 1989) \u2014 |ean-Louis Roy ( 31 décembre 1989) \u2014 Paolo Renzi (7 janvier 1990) \u2014 Stéphane Fisel ( 14 janvier 1990) \u2014 Thomas Déri (21 janvier 1990) \u2014 Isabelle côté (28 janvier 1990) \u2014 Raymond Hnatyshyn (4 février 1990) \u2014 Roch Voisine ( 11 février 1990) \u2014 Georges Brossard ( 18 février 1990) \u2014 lean-Paul Riopelle ( 25 février 1990) \u2014 Albert Sîalk (4 mars 1990) \u2014 Pierre Dansereau ( 11 mars 1990) \u2014 (ohanne Soucy-Proulx ( 18 mars 1990) \u2014 Denys Arcand (25 mars 1990) \u2014 France St-Louis ( 1er avril 1990) \u2014 Fernand Nault(8avril 1990) \u2014 Denis Latour ('15 avril 1990) \u2014 Gratien Gélinas ( 22 avril 1990) \u2014 Mgr |ean-Claude Turcotte ( 29 avril 1990) \u2014 Lise Payette (6 mai 1990) \u2014 Luc Gosselin ( 13 mai 1990) \u2014 Lise Duguay-Bertrand (20 mai 1990) \u2014 lean-Marc Chouinard ( 27 mai 1990) \u2014 Roch Deniers (3 juin 1990) \u2014 Sylviane Borenstein ( 10 juin 1990) \u2014 Sébastien Lareau et Sébastien Leblanc ( 17 juin 1990) \u2014 Reginald Massy (24 juin 1990) \u2014 Nicole Boudreau ( 1er juillet 1990) \u2014 Cécile-Hélène Wojas ( 8 juillet 1990 ) \u2014 Sylvain Huet et André Loiselle ( 15 juillet 1990 ) \u2014 Cari Schwende (22 juillet 1990) \u2014 Roch Archambault (29 juillet 1990) \u2014 Dollard Morin ( 5 août 1990) \u2014 Gabriel Savard ( 12 août 1990 ) \u2014 Maric-losée Desbiens ( 19 août 1990) \u2014 Ghislain Dufour (26 août 1990) \u2014 Alexandre Lesiège (2 septembre 1990) \u2014 Patrick Cloutier ( 9 septembre 1990) \u2014 Nycol Pageau-Goyette ( 16 septembre 1990) \u2014 Thérèse Longpré ( 23 septembre 1990 ) \u2014 Louise Brissette ( 30 septembre 1990) EXCELLENCE 1991 \u2014 Paul-Émile Beaulne ( 7 octobre 1990 ) \u2014 Marcel larry ( 14 octobre 1990) \u2014 Iules Brodeur (21 octobre 1990) \u2014 Réjean Ducharme(28 octobre 1990) \u2014 René Picard (4 novembre 1990) \u2014 lean Doré ( 11 novembre 1990) \u2014 Roger Baulu ( 18 novembre 1990) \u2014 Léa Cousineau ( 25 novembre 1990 ) \u2014 Pascale Lefrançois ( 2 décembre 1990) \u2014 lean-Marc Chouinard ( 9 décembre 1990) \u2014 Pierre Gauvreau ( 16 décembre 1990) \u2014 |.William McCarthy (23 décembre 1990) \u2014 Jacques Ménard ( 50 décembre 1990 ) \u2014 limmy Di Genova ( 6 janvier 1991 ) \u2014 Sylvie Frechette ( 13 janvier 1991 ) \u2014 Emile Robichaud (20 janvier 1991 ) \u2014 Yvette Brind'amour ( 27 janvier 1991 ) \u2014 Mercedes Palomino ( 27 janvier 1991 ) \u2014 ).André Fortin ( 3 février 1991 ) \u2014 Guy Denault ( 10 février 1991 ) \u2014 losée Chouinard ( 17 février 1991 ) \u2014 |ean-|acques Nattiez ( 24 fé\\ rier ) \u2014 Michael Fox ( 3 mars 1991 ) \u2014 Alain Pinsonneault ( 10 mars 1991 ) \u2014 Miriam Green ( 17 mars 1991 ) \u2014 Bertrand Gauthier ( 24 mars 1991 ) \u2014 Guy Lafleur ( 51 mars 1991 ) \u2014 Roger Doré ( 7 avril 1991 ) \u2014 Louis Laberge ( 14 avril 1991 ) \u2014 Claude Brochu ( 21 avril 1991 ) \u2014 lacques de Champlain (28 avril 1991 ) \u2014 lacques Languirand ( 5 mai 1991 ) \u2014 Gilles Latulippe ( 12 mai 1991 ) \u2014 Henriette Lanctôt ( 19 mai 1991 ) 1991 \u2014 Jean vanler ¦ Ancien officier de la marine de guerre canadienne, docteur en philosophie et ancien professeur à l'Université de Toronto, lean Vanier consacre sa vie depuis 1964 à une communauté du nom de l'Arche, qui est au service des déficients mentaux.L'Arche, c'est 95 communautés propagées dans 22 pays, dont 24 au Canada.lean Vanier vit maintenant à Trosly-Breuil, en France.\u2014 Claude Béland ( 12 novembre 1989) \u2014 Michel Tremblay ( 19 novembre 1989) \u2014 Hubert Reeves ( 26 novembre 1989) Rochan Sankar (26 mai 1991 ) Yves Laforest (2 juin 1991 ) Diane Lemieux (9 juin 1991) Cécile Boismenu ( 16 juin 1991 ) Thieu-Ouan Hoang(23 juin 1991 ) lean Vanier ( 30 juin 1991 ) Gilles Bourdeau ( 7 juillet 1991 ) Irène Legault-Charbonneau ( 14 juillet 1991 ) Gretta Chambers ( 21 juillet 1991) Ghyslain Bouchard ( 28 juillet 1991 ) Dennis Martinez (4 août 1991) Henriette Lépine ( 11 août 1991 ) Michael Fainstat ( 18 août 1991 ) Maurice Parizeau (25 août 1991 ) Léo Bonneville ( 1er septembre 1991 ) lohn P.Humphrey (8 septembre 1991 ) Michel Ringuet ( 15 septembre 1991 ) Pascale Giguère ( 22 septembre 1991 ) Peter H.Vamos ( 29 septembre 1991 ) ¦ Le cahier Excellence de La Presse est publié une fois l'an à l'occasion du Gala qui proclamera demain, dans le cadre de l'émission Les Beaux Dimanches, à Radio-Canada à 20 h 30, la Personnalité de Tannée de La Presse.Coordination : Pierre LOIGNON et lacques GAGNON Graphisme: locelyne POTELLE Mise en pages: Pierre-Paul GAGNÉ Montage: lacques CHASSÉ Bernard ST-PIERRE Imprimerie: TR OFFSET Chef de pupitre: Pierre LOIGNON 18 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 24 OCTOBRE 1992 I 1 '.\"'V Si- ¦ XAVIER trouve la fibre optique trop lente.LA FIBRE OPTIQUE est une révolution, mais elle ne marque pas la fin de l'évolution.Bell s'engage à analyser les problèmes au-delà de leurs évidences et à toujours réinventer des solutions.Les défis présents et futurs des entreprises d'ici motivent cette recherche passionnée.Bell est résolument tournée vers l'avenir, le vôtre comme celui de Xavier.Bell pense à demain.Bell des gens de parole "]
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