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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-11-17, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD117 NOVEMBRE 1992 La SQ confisque une liste de membres du PO de Rosemont Le document, saisi chez l'ex-fonctionnaire soupçonné d'une fuite, contenait des annotations du comité du NON DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC La Sûreté du Québec a confisqué une liste de membres du Parti québécois du comté de Rosemont dans sa perquisition chez un ancien employé du SAIC, soupçonné d'être à l'origine de la fuite qui avait embarrassé le gouvernement Bourassa à la fin de la campagne référendaire.Selon les informations transmises par l'ancien employé du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes.Me Marc Michaud, à des connais- sances au sein du Parti québécois, la Sûreté a conservé une liste des membres du Parti québécois, qui contenait des annotations faites dans le cadre de la campagne référendaire.M.Michaud, dont le contrat au SAIC se terminait fin septembre, travaillait au comité du NON du comté de Rosemont.Depuis le printemps dernier, il était aussi associé au Bloc québécois et avait fait partie des «avocats pour le NON» durant la campagne référendaire alors qu'il était encore techniquement à l'emploi du ministère de Gil Rémillard.Débouté la semaine dernière, l'avocat Michaud voulait revenir à la charge cet- te semaine en cour pour récupérer ses biens \u2014 l'escouade des crimes économiques de la SQ a aussi confisqué son agenda personnel et la liste des «avocats du NON», un document -uii avait de toute façon été rendu public en conférence de presse.M.Michaud, Français d'origine, a l'intention de rentrer en France vendredi.Enquête incomplète Dans l'entourage du ministre toutefois, on souligne n'avoir eu aucun rapport de la SQ sur l'état de l'enquête qui avait été commandée par le secrétaire du Conseil exécutif, Benoit Morin.L'un des policiers au dossier joint par La Presse il y a quelques jours a reconnu qu'en dépit des soupçons qui pouvaient peser sur des employés du SAIC la possibilité de trouver des preuves tangibles suffisantes pour porter des accusations semblait bien mince.Avant même la tenue du référendum, dans les heures qui avaient suivi la publication de l'Actualité, quelques employés du SAIC avaient confié à La Presse que leurs soupçons portaient sur un jeune agent de recherche contractuel qui venait tout juste de quitter son poste.À des collègues, deux semaines avant la publication des documents embaras-sants pour le gouvernement, M.Michaud aurait prédit que le prochain nu- Le PQ a le choix des munitions pour la rentrée Jacques Brassard CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ort de sa victoire référendaire, le Parti québécois s'en promet à l'occasion de la rentrée parlementaire prévue pour le 24 novembre.Le problème de l'opposition officielle ne consiste pas en effet à trouver des sujets sur lesquels attaquer le gouvernement, mais plutôt à établir des priorités parmi le grand nombre de dossiers dont on entendra parler abondamment durant cette mini-session de quatre semaines.C'est en effet ce qu'a laissé entrevoir à La Presse* hier, le député de loliette et leader de l'opposition officielle.Guy Chevrette, qui ne s'est pas montre des plus loquaces par respect pour ses collègues députés qui auront, aujourd'hui et demain dans un hôtel de la capitale, à préparer leur menu parlementaire sous la gouverne du chef lacques Parizeau, regail-lardi par de brèves vacances au soleil.Nul doute que le PQ voudra savoir du gouvernement s'il a mis au point un projet d'envergure pour travailler au redressement, de l'économie québécoise.À maintes reprises durant la campagne référendaire, M.Parizeau a souligné qu'il soutiendrait le gouvernement sur le front économique, mais un coup de sonde mené ici et là parmi la deputation péquis-te indique qu'on ne nourrit pas beaucoup d'espoir de voir ie parti ministériel innover.On estime que le manque à gagner de 500 millions, dont La Presse a fait état il y a quelques jours, forcera le Conseil du trésor à imposer des compressions budgétaires telles qu'on iie voit pas d'où viendrait quelque éventuel budget de relance.«|e pense que la stratégie gouvernementale va demeurer au niveau du discours.Je ne vois pas de grands projets ou de politiques nouvelles dans le feuilleton des projets de loi», commente pour sa part le whip en chef du PQ, Jacques Brassard.On ne se gênera certes pas pour accuser le gouvernement Bourassa, tout comme celui de Brian Mulroney, de «camoufler derrière le dossier constitutionnel leur inertie et leur échec en matière d'économie».Mais si tous s'entendent pour dire que l'économie doit être la grande priorité de la session d'automne, il ne fait pas de doute que la question constitutionnelle ne disparaîtra pas pour autant des échanges parlementaires puisque l'opposition voudra savoir quelle est maintenant la politique constitutionnelle du gouvernement Bourassa, et ce qu'il advient dans les relations Québec-Ottawa.Surtout après la rebuffade que le ministre de la Main-d'oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle, André Bourbeau, vient d'essuyer de la part de son homologue fédéral, Bernard Val-court.On voudra également connaître la position du gouvernement dans le dossier de la culture, dont la ministre responsable, Liza I rulla-Mebert, souhaite vivement qu'il fasse l'objet d'ententes avec le gouvernement fédéral.C'est un secret de Polichinelle que le dossier du déménagement de l'Motel-Dieu de Montréal, qui a fait l'objet d'une enquête de la GRC, pèsera lourd dans l'arsenal de l'opposition qui s'en servira pour faire autant de «miliage» que possible.Point n'est besoin d'être sorcier pour comprendre que le projet du ministre Marc-Yvan Côté de modifier la carte d'assurance-maladie, de telle sorte qu'elle porte la photo de son détenteur, et celui de faire de même avec le permis de conduire, seront aussi l'objet de questions puisqu'ils provoquent des divisions actuellement parmi la deputation gouvernementale.Le dossier de la Baie lames, dont on ne sait trop si la convention sera vraiment rouverte ou pas, suscitera également des échanges.On reparlera des suites de la crise d'Oka, du travail au noir et de l'absence de mesures efficaces pour faire échec à la contrebande de ciga-ret tes.Les responsabilités confiées par (acques Parizeau à ses députés ne changeront vraisemblablement pas avec la rentrée d'automne, compte tenu surtout que le premier ministre Bourassa a fait part de son intention de ne pas procéder à un remaniement ministériel avant six mois.Tout au plus fera-t-on en sorte que le nouveau député péquiste, Richard Holdcn, partage des travaux avec quelques collègues plutôt chargés.Presse Canadienne OTTAWA c gouvernement fédéral continuera à avoir de la difficulté à recruter des femmes pour siéger à la Cour suprême du Canada, a déclaré, hier, la ministre de la I ust ice, Mme Kim Campbell.Selon Mme Campbell, le problème vient du fait que plusieurs femmes juges présidant des tribunaux inférieurs sont jeunes et ont de jeunes enfants.Elles n'ont donc pas envie d'aller à Ottawa pour assumer la lourde charge de travail d'un juge de la Cour suprême et de viv.re avec le stress que demande cet emploi.Mme Cnmnbell commentait la nomination d'un juge de la Cour d'appel de l'Alberta, M.lack Major, à la Cour suprême du Canada.Cette décision a été prise parce que des femmes juges de cette province ont retiré leur candidature.Un porte-parole du bureau du premier ministre a expliqué que quelques très bonnes juristes ont été approchées pour siéger a la Cour suprême, mais qu'elles avaient demandé d'être rayées de la liste des candidates, principalement pour des raisons familiales.Parmi les neuf juges de la Cour suprême on ne compte que deux femmes: Mmes Claire L'heureux-Dubé, de Québec, et Beverly McLachlin, de Colombie-Britannique.méro de l'Actualité allait être percutant.Devant d'autres collègues de travail, il avait soutenu connaître la correspondante du Monde au Québec \u2014 qui est aussi l'épouse du journaliste de l'Actualité qui a publié les documents du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes ( SAIC ).Finalement, M.Mîshaud avait lui-même contribué à faire planer les soupçons sur lui en téléphonant à des anciens collèges et patrons, le soir, dans les heures qui ont suivi la publication des documents confidentiels du ministère, «pour les remercier de ne lui avoir jamais montré» des documents aussi incriminants.La nouvelle loi sur les médicaments coûtera cher aux Canadiens PHOTOPC Le premier ministre Brian Mulroney descend l'escalier des Communes en compagnie du leader du gouvernement, M.Harvie Andre, peu avant la reprise des travaux du Parlement, hier, à Ottawa.Lucien Bouchard réclame un mini-budget et des élections MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne Les femmes juges difficiles à recruter à la Cour suprême OTTAWA l'exemple du Parti libéral du Canada, le Bloc québécois réclame non seulement le dépôt d'un mini-budget dans les prochaines semaines mais également le déclenchement d'élections générales au pays.Dans un point de presse organisé au moment où le Parlement reprenait ses travaux, le chef souverainiste fédéral, Lucien Bouchard, à mis en garde le gouvernement conservateur du premier ministre Brian Mulroney contre la tentation de renflouer les coffres de la compagnie Canadien, en difficultés financières.«Contrairement à tout ce qui est requis en mesures qui préparent l'avenir, en mesures créatrices, l'on s'apprête à engouffrer des millions de dollars qu'on n'a pas», estime M.Bouchard, qui trouve «insensée» l'intention gouvernementale de rescaper une des deux grandes compagnies aériennes du pays.Il a ajouté par ailcurs, en ré* ponse à la presse anglophone, que sa formation politique «était très opposée» au plan de sauvetage.«S'il y avait des chances de conserver ces emplois et d'assurer la survie économique de l'entreprise, ce serait logique, mais ce sera juste mettre un diachylon, qui va mettre en péril les chances d'Air Canada de réussir et ne fera que promouvoir les intérêts d'une entreprise américaine».Au cours des prochaines quatre semaines de session parlementaire, le Bloc québécois voudrait que le ministre des Finances, M.Don Mazankowski, annonce une réorientation de la politique économique du pays et qu'Ottwa investisse «dans ce qui compte» comme par exemple, a-t-il cité, la construction d'un train à grande vitesse entre le sud ontarien et le Québec.Par ailleurs, au sujet du projet néo-démocrate de grands travaux routiers, M.Bouchard parlera de «frime» s'il ne comprend que 12 milliards sur une période de 10 ans.Trop peu, trop longtemps, d'autant plus que le Québec n'aurait qu'une portion 6e 10 pour cent des travaux, dit-il.Pour le chef du Bloc québécois, seules des élections générales permettront au gouvernement de sortir de la grisaille post-référendaire.Et elles devraient venir le plus vite possible.Selon lui, le «lien d'avenir dans ce qui compte, le seul élément clarificateur, ce sont les élections générales» à l'issue desquelles il souhaiterait un deuxième «désaveu » des Québécois, qui ne voudront plus être défendus par « le truchement d'un parti pan-canadien».Et il prédit que le gouvernement conservateur du premier ministre Brian Mulroney «s'apprête à sombrer dans les abîmes, où il va perdre l'essentiel».Pas question de baisser la TPS Presse Canadienne Otto Jelinek il OTTAWA Le ministre du Revenu, Otto lelinck, a déclaré hier que le gouvernement fédéral a trop besoin d'argent pour baisser le taux de la taxe de sept pour cent sur les produits et services ( TPS ).M.lelinck a rappelé qu'au cours du premier semestre de l'exercice financier actuel, qui a débute le Ier avril, la TPS a rapporte 6.4 milliards, comparé à 7,3 milliards pour la même période Tan dernier.La semaine dernière, le ministère des Finances a fait savoir que le déficit pour 1992-93 pourrait s'élever à 35 milliards, soit 7,5 milliards de plus que l'objectif.Certains économistes, et même des députés conservateurs, ont conseillé au gouvernement de baisser la TPS, afin d'inciter les consommateurs à dépenser davantage.« La TPS, a souligné M.lelinck, ne rapporte pas les revenus que nous avions escomptés et cela irait à rencontre du but recherché, à ce moment, si nous en réduisions le taux.» Le député conservateur Garth Turner est l'un de ceux qui ont reclame une diminution du taux de la TPS.M.Michael McCracken, président d'Informe-trica, a fait la même recommandation.Presse Canadienne OTTAWA es médicaments coûteront environ 550 millions de plus au Canada d'ici les huit prochaines années si le gouvernement fédéral adopte un projet de loi actuellement à l'étude visant à augmenter la protection accordée aux médicaments brevetés.Mais un article publié récemment par le New York Times va encore plus loin.Il estime que la nouvelle loi coûterait des milliards de dollars aux Canadiens au cours des 10 prochaines années.« Les modificatons apportées à la loi pourraient coûter environ 400 millions annuellement aux Canadiens, soit une hausse des dépenses pour les médicaments de 12 pour cent», rapporte le quotidien ne\\v-vorkai$.*qiii a interrogé des econom}stei> au Canada et aux h tais-Unis.Les coûts additionnels a>I teindront envi on- 800 rnit-lions d'ici la fin des années 90.ont déclaré ces anaîxs>^ tes.Le gouvernement fédéral a averti la Chambre,des!* communes, hier, qu'il met.- l trait un terme aux disciis^ sions sur le projet de loj en: -deuxième lecture pour l'en'-* voyer à l'étude devant un comité parlementaire.L'opposition exige que le gouvernement retire ce projet de loi.Mais Ottawa-rétorque que l'entente de^ îi- * bre-échange nôrd- américain lui commandé d'aller de l'avant avec cette législation.Une étude du Congrès américain sourient que les dispositions en vigueur actuellement concernant la-protection des médicaments brevetés ont fait chuter les prix des médicaments de 32 pour cent en moyenne au Canada par rapport aux États-Unis.Le nouveau projet de loi propose d'augmenter de trois à cinq ans la durée de protection accordée aux .médicaments brevetés.Les autorités fédérales ont expliqué que d'ici l'an 2000, en vertu de la nouvelle loi, les pharmacies et les hôpitaux paieront deux pour cent de plus pour les médicaments.Mais que pense-t-on de.l'évaluation faite par le New York Times, selon laquelle les coûts augmenteraient de 12 pour cent?Un porte-parole du gouvernement a déclaré que les prévisions sont risquées et que le résultat dépendait de l'hypothèse de départ.Le mois dernier, le ministre de la Santé de l'Ontario avait affirmé que ces nouvelles propositions allaient coûter un milliard seulement à sa province au cours des 10 prochaines années.Le gouvernement federal a réfuté cette estimation.Selon Ottawa, 50 pour cent des coûts supplémentaires seront assumés par les regimes d'assurance-maladie provinciaux, 25 pour cent par les assurances privées et 25 pour cent par les consommateurs.Le gouvernement fédéral a également publie des chiffres montrant que le Que-bec et l'Ontario bénéficieront d'environ 80 pour cent des investissements de 500 millions alloues au secteur pharmaceutique pour les quatre prochaines années. B2 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 17 NOVEMBRE 1992 \t! .:r ' \u2022\t>\t\u2022\tr\t Éditorial\tPaul Desmarais président du conseil d'administration\tRoger D.Landry president et éditeur\tClaude Masson éditeur adjoint\tMarcel Desjardins directeur de l'information\tAlain Dubuc éditorialiste en chef \t\t\t\t\t Le désarroi du gouvernement Mulroney Avoir le premier ministre Mulroney, déjà ébranle par sa défaite référendaire, hésiter, esquiver les questions, manifester un désarroi palpable, certains citoyens pourront avoir l'impression que le gouvernement conservateur n'a pas la moindre idee de la façon de s'y prendre pour relancer l'économie.Eh bien! ils ont parfaitement raison.Ottawa semble totalement démuni face à la récession et le discours économique que M.Mulroney a prononcé hier soir ne fera rien pour modifier cette impression.Et cela n'a, hélas!, rien détonnant.En effet, le gouvernement conservateur, qui a cautionné la lutte obsessionnelle à l'inflation, est responsable de la gravité exceptionnelle de cette récession.Non content de ne pas l'avoir prévue, comme M.Mulroney l'a admis récemment, Ottawa a refusé d'en reconnaître l'existence, et a ensuite choisi de ne rien faire en espérant qu'elle serait de courte durée.Avec une feuille de route pareille, on voit mal comment le gouvernement Mulroney pourrait arriver avec la solution-miracle.Il y a, helas!, une autre explication au désarroi conservateur.La solution-miracle dont on rêve tous n'existe pas.Le gouvernement fédéral est pieds et poings liés.Il n'y a pas grand chose qu Ottawa, peu importe qui en dirige les destinées, peut faire à r heure actuelle pour contribuer de façon significative à la reprise.C'est cette impasse qui a sans doute poussé le monde politique federal a regarder du côté des USA pour trouver la recette magique qui fait défaut au nord du 45éme parallèle.Du haut de la colline parlementaire, on observe, les yeux embués, le vent de gauche que la revolution «clintonnienne» fait souffler sur la capitale américaine, ce retour du pendule qui marquerait la fin de la grande noirceur reaganienne, symbolise par les milliards que le president Bill Clinton veut consacrer à la reprise.Arrêtons de rêver.Cette «clintomania» canadienne trahit autant d'ignorance crasse de la réalité américaine que l'«america-nophobie ¦ qui a marque le débat sur le libre-échange.Il faut bien mal connaître les - reaganomics » pour vraiment croire que le gouvernement Mulroney s'inscrit dans le même courant que celui de Reagan, Bush et Thatcher.Il faut avoir bien mal suivi la campagne électorale américaine pour croire que Bill Clinton est de gauche, en quelque sorte le cousin de Audrey McLaughlin.Il faut aussi faire preuve d'une certaine témérité parce que personne aux USA ne semble vraiment savoir ce que Clinton fera une fois à la Maison Blanche.Cet enthousiasme soudain s'explique cependant par une chiffre magique, celui des vingt milliards par an qu'il entend consacrer aux travaux d'infrastructure pour relancer l'économie.Ving milliards aux USA c'est, en gros, deux milliards ici.Faut-il rappeler que les gouvernements au Canada travaillent déjà sur un programme routier de douze milliards en dix ans?Cela donne 1,2 milliard par année.On n'est pas loin du compte.Mais la différence majeure entre les USA et le Canada n'est pas idéologique.Elle tient à la marge de manoeuvre des deux gouvernements.Tant au Canada qu'aux États-Unis, des programmes massifs de relance impliqueraient une hausse importante d'un déficit déjà élevé.La difference, c'est qu'aux USA, Washington dispose encore dune solide marge de manoeuvre fiscale.Ici, le fardeau fiscal est tellement élevé que le gouvernement peut difficilement aller plus loin.Si les conservateurs avaient réussi a réduire solidement le deficit durant leur règne de huit ans, comme ils lavaient promis, ils pourraient maintenant consacrer des fonds importants a la reprise.Mais ils n'y sont pas parvenus.Et il est maintenant trop tard.Le gouvernement canadien n'est pas capable d'aller chercher les milliards pour donner un gros choc à l'économie.Et il ne peut pas non plus couper dans certaines dépenses pour financer la reprise, parce qu'il créerait des victimes d'un cote pour en aider de l'autre.Faute de pouvoir donner un grand coup de massue, la seule solution, pour les conservateurs, c'est un coup de dés.Ce coup de dés, c'est de tenter de créer un climat psychologique qui peut accélérer la reprise.Faute de fonds qui permettraient une intervention spectaculaire, on pense à une multitude de mesures moins coûteuses, mieux ciblées, qui ont un effet spécifique mesurable, comme la réfection du réseau routier, ou qui pourraient favoriser la consommation, par exemple en baissant certaines taxes.Ou encore qui pourraient mettre de bonne humeur, comme baisser les taxes sur les cigarettes.Mais un tel programme exige imagination, intelligence et audace.Il n'a en outre du sens que si les citoyens embarquent dans le projet que le gouvernement leur propose.Est-ce possible?Alain dubuc Les revenants rtt L es communistes ont repris le pouvoir en Lituanie.Cette fois, ils l'ont fait par la grande porte, celle d'élections démocratiques.\u2022 Il faudra voir maintenant dans quelle mesure le parti qui a exercé le pouvoir soviétique à Vilnius pendant un demi-siècle a changé.Il a pris le nom de Parti démocratique du travail et, manifestement, ses membres sont plus attirés par les procédures d'un régime democra- _ tique que par les coups d'État et la dictature L ^fc^T du proletariat de la doctrine léniniste.fe, HjBlL Cette victoire électorale revient en grande «l^M^ partie aux qualités du chef du parti, M.Algir-das Brazauskas.Pendant toute les crises qui ont marqué l'indépendance lituanienne de l'Union soviétique, celui-ci a toujours manifeste sa solidarité nationale, voire nationaliste, avec les partis de droite.Un jalon important dans cette recherche de I indépendance a même été la décision du parti lituanien, en décembre 1989, de se déclarer indépendant du parti communiste de l'Union soviétique.M.Brazauskas n'a donc pas eu de mal à convaincre les électeurs qu'il défendra les intérêts nationaux aussi bien que ses adversaires.Le résultat des élections est important pour toute la région.II montre que les communistes et autres serviteurs de l'ancien regime peuvent participer à la vie publique sans utiliser des moyens illégaux ou retors.Le parti de M.Brazauskas a réussi là où les communistes russes ont échoué si lamentablement lors du coup d'Etat d'août 1991.Ils jouissent maintenant d'une légitimité aux yeux du monde que leurs collègues de Kiev, Kichinev et Douchanbé doivent leur envier.C'est aussi un avertissement à tous les gouvernements de l'Europe de l'Est.Trois ans après l'effondrement de l'empire soviétique et un an après celui de l'Union elle-même, l'anticommunisme ne suffit plus pour exercer le pouvoir.Les dirigeants, qu'une société totalitaire n'avait pas préparés à gouverner, font des erreurs et les citoyens s'impatientent.Il est bon qu'ils se sentent talonnés par des partis d'opposition capables de formuler des programmes politiques cohérents et de gagner la confiance des électeurs.Frédéric wacmsere t V mm KPftlSf DROITS RÉSERVES la boîte aux La philosophie au service de l'économie?b Ce qui me restait d'illusions en a pris un grand coup lorsque j'ai lu l'article de Pierre Desjardins.|e n'en crois pas mes neurones et je vous prie, messieurs et mesdames les philosophes, d'agréer l'expression de mon indignation.L'article de Pierre Desjardins m'apprend que le mémoire que vous présentez a la ministre Lucienne Robillard, lors de la Commission parlementaire sur l'enseignement collégial, recommande de faire prendre le virage du néo-libéralisme économique à renseignement de la philosophie.Apres avoir vidé les cours d'histoire de leur essence, après avoir réduit la .langue française au rang d'instrument de communication dans cette abominable culture du vécu qui prédomine dans nos institutions scolaires, notre système d'éducation mettrait la philosophie au service de la raison économique?Vous ne trouvez pas scandaleux, messieurs et mesdames les philosophes, de devenir ainsi les complices de l'analphabétisme institutionnalise?«Prostitution intellectuelle!», s'insurge Pierre Desjardins.Oui.et quelle tristesse! Mais enfin a quoi aura servi l'acharnement a combler les trous laisses par une éducation défaillante, dont ont fait preuve les malheureux (et j'en suis) qui n'ont pas eu le privilège de faire leurs humanités.si le combat contre l'ignorance doit inlassablement se re-prod uire?|e veux bien croire que vous ayez envie de protéger vos places sur le marché de l'emploi, mais il y a une limite à l'individualisme frileux.C'est à croire que vous n'avez pas d'enfants, messieurs et mesdames les philosophes.Il faut en effet avoir bien peu '''estime pour nos enfants pour adopter une telle position idéologique dans ce secteur des sciences humaines que j'avais sacralise comme le dernier retranchement de la pensée complexe.A partir de quelles bases, je vous le demande, nos enfants trouveront-ils les moyens de développer l'esprit critique et la faculté de penser, absolument indispensables a l'exercice de leur droit à la responsabilité et leur devoir de liberté lorsqu'ils seront devenus, par vos bons soins, les disciples de la raison économique?Car, c'est bien du droit ù lu responsabilité et du devoir de liberté dont les generations futures seront privées si on continue a les gaver de cette pseudo-education incolore, inodore et sans saveur.Tout le monde peut se tromper.Vous avez le droit de revenir sur vos pas, messieurs et mesdames les philosophes, vous avez le droit et le pouvoir d'user de ce droit ù la responsabilité dont la fréquentation de la philosophie aurait dû, plus que quiconque, vous pourvoir.Suzanne LA BRIE Montréal Crier haro sur les opportunistes «Il en va de même de la sagesse: ceu\\ qui en trafiquent avee qui veut la leur payer, s'appellent sophistes ou bien prostitués».Xenophon, Mémoires sur Socrate, Livre /.Chap.VI.¦ le suis totalement d'accord avec Pierre Desjardins, professeur de philosophie au cégep Montmorency, pour crier haro sur les opportunistes, sophistes patentes plutôt que philosophes authentiques.Aristote doit bien, se retourner dans sa tombe, lui qui a affirmé que la spécificité de la philosophie réside d'abord et avant tout dans sa totale inutilité.Or le mémoire présenté par la Coordination provinciale de philosophie à la Commission parlementaire sur l'avenir des cégeps n'en soutient pas moins que la philosophie est particulièrement utile pour servir les besoins économiques de la société, ce contre quoi Pierre Desjardins s'élève a juste titre.les dits représentants des philoso- phes de la province auraient donc pense qu'il s'agissait, dans la présente affaire, de se mettre pour ainsi dire dans la peau des décideurs du Conseil du Trésor.Pour tenter de sauver leur peau, ils se sont mis a raisonner a la manière de ceux qui sont imbus ue^: principes militaristes et pragmatistes les plus étroits.Or ces gens-la se demandent uniquement comment, en education au niveau des cégeps, on peut rationaliser les effectifs dans le but de servir les planifications a courte vue d'une technocratie qui n'a que faire de l'éducation, de la pédagogie et de la philosophie encore moins.Comment sortir l'économie du trou, voila la seule question qui les intéresse.Il ne faut en effet pas oublier que derrière le ministère de l'Éducation qui s'occupe de l'avenir des cégeps, le Conseil du Trésor veille au grain, au strict gain économique qu'on pourrait tirer d'un remaniement des cégeps où l'on attend de plus en plus d'étudiants d'ici la fin de la décennie! L'éducation, ça coûte cher, bien trop cher a leur avis! Certains sophistes auraient ainsi compris, anticipé le message, et c'est dans cette foulée qu'ils se sont mis a propager l'idée que, tous comptes faits, la philosophie, y a rien de mieux pour relancer l'économie! C'est malheureusement dans cette optique scandaleuse pour la philosophie, comme le souligne Pierre Desjardins, que le mémoire de la Coordination provinciale de philosophie présente le maniement du langage et du raisonnement en philosophie.Le langage y devient essentiellement l'outil de la communication d'une pensée analytique et synthétique mise au service des besoins des entreprises industrielles.Ll si la philosophie existait plutôt pour les besoins d'une réflexion critique sur les carences d'une société qui se gausse de la culture et qui est strictement axee sur des objectifs pratiques et matériels?Dans une telle société, la noire, prévaut la seule mentalité de rentabilité et d'efficacité.La tâche des phi- losophes est de dénoncer cette vision réductrice, plutôt que d'y participer.Ginette PELLAND Professeure de philosophie.Cégep Bois-dc-Boulogne Un contenu sujet aux controverses ¦ A l'occasion de l'actuelle Commission parlementaire sur l'avenir de l'enseignement collégial, l'efficacité et la nature du programme de philosophie sont de nouveau examinées.Heureusement, l'existence de la philosophie au cégep n'est plus sérieusement menacée.À notre époque, abusivement technique, le mérite séculaire des savoirs humanistes tels la philosophie et l'histoire, devient en effet particulièrement évident.Le contenu précis des cours de philosophie est quant a lui toujours l'objet de vives controverses.Pour ma part, il me semble que les cours de philosophie devraient être essentiellement centrés sur l'enseignement des grands philosophes.Une lecture attentive et rigoureuse de quelques classiques (ou extraits de classiques), accompagnée des commentaires et des éclaircissements du professeur, constitue encore la méthode la plus directe et la plus efficace pour susciter la reflexion philosophique.Rendre accessibles au débutant les idées mai tresses des grands philosophes, donc inévitablement, vulgariser et simplifier, sans néanmoins rendre vulgaire ou simpliste ; voilà à mes yeux l'aspect essentiel de l'important et grand défi adressé au corps professoral chargé de renseignement collégial de la philosophie.Lnvisagée de la sorte, la philosophie au cégep pourrait, me semble-t-il, contribuer d'une façon fondamentale et durable, à l'édification d'une culture générale qui ne se contente pas de généralités.Certes, la philosophie n'est pas seule dans cette tâche, bile doit s'associer notamment aux indispensables contributions de l'histoire et de la littérature.II est vrai qu'une présence accrue, voire un enseignement obligatoire de l'histoire, serait indubitablement une bonne chose.Néanmoins, il serait plutôt malhabile et déplorable de devoir l'assurer au détriment de la philosophie, dans la mesure où une pleine comprehension des phénomènes historiques exige le plus souvent des considérations philosophiques.II suffit de penser a la manière dont l'histoire des idées politiques est enchevêtrée a celle de la philosophie.II n'est pas possible, par exemple, de comprendre le sens et la portée d'événements historiques aussi importants que la Révolution américaine, ou la Revolution française, en ignorant le contexte philosophique du siècle des Lumières.De manière générale, philosophie et histoire sont inextricablement liées lorsqu'il s'agit de réfléchir sur le sens de la modernité et de l'homme moderne.II est vain de chercher ailleuts; on ne trouvera guère un plus grand déploiement d'efforts intellectuels en vue d'une compréhension globale ou éthi-co-spirituelle de la personne humaine qu'au sein de l'histoire de la philosophie.La bibliothèque universelle de philosophie est un trésor légué à l'humanité.II revient notamment aux professeurs de philosophie d'animer ce savoir dans le present vivant et concret ou se trouve l'étudiant d'aujourd'hui.Vouloir faire de l'étude des grands philosophes le centre des études philosophiques ne veut surtout pas dire qu'il faille identifier la philosophie à son histoire et réduire le professeur au rôle de conservateur passif d'une tradition immuable et désormais poussiéreuse.Non, l'intention est beaucoup plus saine et se fonde avec modestie sur une évidence largement partagée que je rappelle ici avec les mots de Karl Jaspers: «On n'arrive pas à la philosophie sans passer par son histoire.Chacun doit pour ainsi dire grimper le long du tronc des grandes oeuvres originales.Mais celte grimpée ne réussit que sous l'impulsion d'une présence actuelle, que par la reflexion philosophique personnelle éveillée par l'étude.» Éric PAOUETTE Lludiant au Doctoral de philosophie Université Paris-X (Nanierre) Opinions Depuis plusieurs années déjà, nos universités sont devenues de véritables boîtes de marketing.L'Université, lieu d'indépendance et de liberté PIERRE DENIERS L'auteur est professeur titulaire à l'Université de Sherbrooke.La société se donne, à travers l'Université, un lieu d'indépendance et de liberté pour accomplir une oeuvre de formation humaine.Cet effort spécifiquement intellectuel distingue l'Université de toute autre institution de formation.Par l'utilisation privilégiée de l'enseignement et de la recherche, cette formation revêtira une signification proprement universitaire.Une distorsion à ce niveau, aussi mineure soit-elle, peut dénaturer l'Université.Dans ce contexte, l'Université devient un foyer intellectuel, un univers de référence, un lieu de réflexion libre ou encore un lieu d'analyse critique créative.Il y a risque qu'on se méprenne à son sujet en lui attribuant toutes sortes de buts qui n'ont finalement rien à voir avec sa mission fondamentale.La raison d'être, au sein de nos universités, n'est pas toujours claire.Au-delà des discours officiels, qu'ils soient parlés ou écrits, la vie à l'Université ne ment pas.Les murs et les fossés foisonnent pour obscurcir ce but ultime collectif.Ainsi, l'administration de l'Université devient trop souvent, même en son sein, l'institution elle-même.Le danger c'est de voir une des instances, où qu'elle soit située dans la hiérarchie, se prendre pour la totalité.La confusion L'Université, comme communauté intellectuelle, est constituée de cet ensemble de personnes qui font oeuvre commune vers ce projet de formation humaine.Une confusion à ce niveau risque d'entraîner un cloisonnement excessif par le désengagement graduel.Il importe dans les universités du Québec de mieux comprendre ces responsabilités intellectuelles afin de mieux les développer en les endossant pleinement.En tant qu'univers de référence, les tessourecs y sont mais ses buts sont tellement imprécis, voire confus, qu'il se produit un éclatement des efforts en tous sens.Pensons à la dislocation existant entre renseignement et la recherche.Pensons également à l'impossibilité apparente de délier ce noeud.Comme lieu de réflexion libre, il y a tellement de requêtes de toutes parts (entreprises, marché du travail) que l'Université, en tant qu'institution sociale, se prostitue souvent par rapport â la nature même des fondements qui devraient normalement l'animer.L'Université est un idéal; il est utile de le rappeler et.de ne jamais l'oublier.Trop souvent, l'accessoire et le concret (matières, cours, programmes, contenus, notes ou diplômes) nous occupent au point où on .'a plus le temps pour l'essentiel, c'est-à-dire l'analyse, la synthèse et la réflexion libre.L'Université ne fait pas cavalier seul en ce sens; tout le système scolaire moderne est empoisonné par la peste de cette agitation superficielle.Comme lieu d'analyse critique créatrice, elle est d'une pauvreté remarquable.L'espace libre manque.L'universitaire peut se permettre d'analyser des problématiques externes en autant que cela ne dérange pas le processus des subventions, les commandites, ou pire, l'image de son université.Le prix à payer, pour assumer la critique interne, est beaucoup trop élevé, si l'on considère d'une part notre contexte démocratique et d'autre part, que l'Université devrait cultiver, très soigneusement, celle fonction critique.Il peut alors devenir tentant de se définir un petit monde dans un créneau tellement limité que personne n'osera le contester.Dans les universités du Québec, on se doit de réviser les fondements mêmes des pratiques de l'universitaire à la lumière de leur raison d'être.Comment vendre cette abstraction?Depuis plusieurs années déjà, nos universités sont de véritables boites de marketing.Le but, parfois avoué, de ces campagnes publicitaires, serait d'y annoncer des produits.pour les vendre.Ces actions sont lourdes de conséquences.Les personnes ainsi attirées possèdent des idées fausses de l'Université et sont souvent déçues autant par l'institution que par le contenu qu'elle propose.La formation de l'être humain ne peut être considérée, de façon simpliste, comme un produit matériel parmi d'autres.Il faut abandonner cette technique, certainement très à la mode, mais ridicule lorsqu'elle est appliquée par ces institutions.Elles doivent plutôt miser sur leur capacité à offrir des expériences intellectuelles qui revêtent un sens profond pour les étudiantes et les étudiants qui s'y inscrivent.L'Université moderne est assaillie de toutes parts.(.) Elle doit surtout retourner à ses sources, à l'aide des moyens modernes disponibles.Ce sont ses buts qu'il faut avant tout préciser \u2014 sa raison d'être quoi! Une réflexion sur les buts ultimes de toute formation universitaire s'impose.L'Université représente un potentiel à actualiser; l'expérience universitaire sera éducative en autant que la formation qu'elle propose l'est.Dans certains cas, elle pourra même devenir anti-éducative.Imaginons certains cours où on apprendrait à contourner des lois ou encore à se comporter sans éthique, pour le seul profit personnel.L'Université doit plutôt être considérée comme un milieu potentiel de développement humain.Sinon le potentiel de répression risque de prendre le dessus.Le trésor universitaire Le potentiel de développement de l'Université existe à plusieurs niveaux.Au plan humain, formera-t-elle des personnes globalement équilibrées ou seulement des tètes pleines?Du point de vue socio-culturel, quelle définition de la notion de progrès trouvera-t-on dans son rôle au sein de la société?Sera-t-elle dans le sens du développement outrée ou supportable parce qu'écologique?Sous l'aspect économique, se pré-sente-t-clle comme une entreprise parmi d'autres?Cette bêtise est pourtant une forte tendance actuellement dans les universités du Québec.Dans l'espace politique, comment éduquera-t-elle ses diplômés, politiquement, c'est-à-dire dans leurs rapports *\u2022 :ec le pouvoir et leur rôle face â celui-ci?Quel est son rôle dans l'éducation politique de la population québécoise face aux débats politiques de l'heure?Pensons à la souveraineté ou encore à l'avenir constitutionnel.L'an dernier, devait-on sortir de la matière, ne serait-ce qu'un brin, pour tenter d'aider à comprendre la guerre du Golfe, la Mère de toutes les manipulations?Son engagement technologique se fera-l-il avec ou sans conscience?Les défis ne manquent pas et les décisions essentielles semblent rarement être prises.On laisse idler; les universitaires sont souvent démunis devant l'ampleur de ces questionnements associée au manque d'envergure généralisé du leadership institutionnel.C'est sans doute la cause d'une absence de réflexion fondamentale quant à l'investissement mental qu'elle représente.Potentiel de répression?L'Université libérera les personnes par une éducation véritablement supérieure ou elle les enchainera davantage en sapant leur autonomie de pensée et leur créativité.Ainsi, en technicisant de plus en plus la formation, elle réussit à sous-developper ces esprits humains par l'absence quasi généralisée de réflexion.Il faut se rappeler que la rétention de connaissances, comme moyen privilégié, peut ne faire appel qu'à la mémorisation.lin se bureaucratisant à outrance, elle risque de devenir un milieu coulé dans le béton.Observons par exemple l'excessif cloisonnement des formations offertes.La vie à l'Université est souvent vécue dans un vase clos, en milieu fermé.Les gens qui y étudient ont peu d'occasions de se connaître, sauf dans les «parties» bien sûr.Ceci va à rencontre de son principe même car l'ouverture doit prévaloir sur la fermeture â l'Université.En sur-spécialisant la formation offerte, on peut aller carrément contre une formation fondamentale de l'humain.Pensons au phénomène de pro-fessionnalisation qui peut devenir très militariste, voire corporatiste, dans ses intentions d'instruire ces bonnes gens.L'Université devrait participer à une transformation humanisante de la société à défaut de quoi elle risque de contribuer à son aliénation.Ce que Marcuse a appelé l'engourdissement de la critique qui mène à des sociétés sans opposition.Le livre « 1984» d'Orwell est aussi évocatcur d'images intéressantes en ce sens.Quel est le vrai rôle de l'Université dans la société?La question se pose, et on doit y répondre.Si les universitaires n'y apportent pas de réponse satisfaisante, il deviendra de plus en plus clair que ces questions viendront hanter leur vie et les forceront à définir leurs propres rôles et responsabilités avant qu'on ne le fasse pour eux, de l'extérieur de leur monde intellectuel.Les administrations des universités possèdent un mandat clair à ce niveau.Il faut relever ce défi! Attentisme ou action organisée?L'Université semble très démunie face à cette arme à deux tranchants que représente l'actualisation de son potentiel.Elle joue la carte de l'attentisme face aux besoins de la société, aux gouvernements ou au « subvention ne ment ».Elle réussit même à se rendre dépendante de toutes ces influences externes.Les gestionnaires actuels semblent faire preuve d'une crainte servile, maladive, face à tout pouvoir politique, lire financier, réel ou pressenti.Pourtant, le choix est simple.On doit favoriser un rôle actif, par la formation universitaire offerte aux individus.Celle-ci doit deveni* un outil politique de changement social et de renouvellement de la société.Elle suit en effet trop souvent les tendances externes plutôt que de jouer son rôle de locomotive dans la société.Il faut une révolution.Un nouveau partage du pouvoir doit émerger à l'Université.Une lutte contre cette tendance à écarter des décisions toute personne qui ne fait pas partie des administrations élues doit s'amorcer.Ces dernières ne font après tout que représenter.Un transfert de pouvoir aux universitaires doit avoir lieu.Ceci ne peut se faire sans une prise de responsabilité réelle face à ce pouvoir.Toute l'activité universitaire doit témoigner de ces nouveaux choix.Certaines conditions doivent y être satisfaites pour accomplir une telle mission sociale élevée.Un début de solution serait la création d'un meilleur équilibre entre les droits et les responsabilités des universitaires.Pour assurer, voire maintenir ces droits, il faut que les responsabilités soient pleinement assumées.La confusion Traditionnellement, a l'Université, on parle beaucoup des droits et peu des responsabilités.11 en découle que la liberté universitaire et la permanence deviennent presque des évidences essentielles alors que l'ampleur et l'importance des rôles et des responsabilités demeurent souvent so us-est i m ces, voire inconnues.On a mystifié l'Université et ceci concourt à la confusion.Ainsi le Haut-Savoir qui y planerait contribue à sa galvanisation protectrice.Parfois on mettra même la réputation institutionnelle, souvent exagérée, au service de cette confusion.Il faut rester prudent face aux apparences.Des droits: pour une protection de la critique: La référence à la liberté, dans le concept de liberté universitaire, exige qu'elle ne soit pas constamment remise en question.Par elle, les responsabilités sont prises en charge de façon autonome.La succession rapide de partis politiques au pouvoir crée une instabilité très grande, voire un vide occasionnel.Ce phénomène existe même parfois dans le gouvernement des universités.Celles-ci doivent être administrées à partir d'une vision manifeste de ce droit à la liberté universitaire.Le rôle de la liberté universitaire est de protéger, en les permettant, les activités qui se rapportent à la fonction critique.Cependant ceci ne garantit rien.Elle ne fait que fournir les conditions essentielles pour l'émergence des libertés de penser, de parler et d'écrire sans crainte de représailles.Malgré cette précaution, plusieurs facteurs jouent contre cette fonction universitaire.La permanence assure que le rôle de critique pourra être endossé, à long terme, sans atteinte à l'intégrité de la personne qui ose.On pourrait ainsi survivre aux nombreux soubresauts de la vie universitaire.À l'Université, la censure existe.C'est pourquoi il faut protéger cette responsabilité de critique.Ces droits sont fondamentaux car sans eux, l'Université est dénaturée de ses fondements mêmes, au détriment de la société qui le supporte.Des responsabilités: pour une critique authentique Une critique authentique â l'Université exige ces droits.Par contre sans ce questionnement incessant, ces droits deviennent, en apparence du moins, des privilèges.Dans un tel cas il faudrait, en tout premier lieu, les remettre en question.Le défi majeur des prochaines années, dans les universités, esi de rendre compte de leur apport critique.Les administrateurs ont intérêt à s'allier toutes les personnes travaillant dans les universités pour enfin définir ce nouveau projet.Ils possèdent tout le pouvoir nécessaire pour faire cesser les rapports de force improductifs en leur substituant une vision intégrée de l'Université, de ses rôles et de ses responsabilités par rapport aux ressources en place et aux formations qu'elle dispense.L'Université doit démontrer, hors de tout doute, sa capacité d'assurer de façon entière sa fonction critique, qu'elle doit d'abord définir clairement.Les universitaires doivent être titulaires responsables de ces droits que sont la permanence et la liberté universitaire.(.) Yougoslavie : programme totalement inefficace DUJKA SMOJE n lisant dans votre journal du 5 '.novembre l'article concernant le ; programme canadien pour les réfugiés '> de l'ex-Yougoslavie, article qui conSta- '.te l'inefficacité et le «quasi-échécVdu programme, j'ai eu un sourire bièn'dé- ! sa buse.Comment s'étonner de cela lorsqu'on lit attentivement le texte de ce programme, lequel constitue un ramassis de bons sentiments et une ex- ! pression de politesse politique plutôt que d'action véritable en situation de crise?Effectivement, on décèle sur- ; tout entre les lignes le besoin de calmer les consciences, et non le véritable souci de gestes efficaces pour les réfugiés.Lu effet, le programme n'est pas desline aux réfugies, mais aux personnes deja en dehors des zones de danger, au Canada ou quelque part en ex-Yougoslavie.D'autre part, les personnes sont trailées comme immigrants, selon la loi sur l'immigration habituelle, fai-, sant appel aux mêmes formules et aux ; mêmes exigences, totalement inappro- ! priées a la situation critique des gens ; dans ce pays dévasté par la guerre.Le seul assouplissement des règjes \u2022 d'immigration est celui portant suHes délais prioritaires de traitement jde dossiers et l'amnistie pour les immi- .grants déjà au Canada.Mais cela ne > concerne en aucun cas les gens pour i qui l'UNlCEF, la Croix-Rouge, Tes au- '.très organismes humanitaires font ap- ; pel a la solidarité internationale.\u2022 le cite un autre élément qui confir- ; me que ce programme n'est pas destiné \u2022 aux réfugiés et qu'il manque de sou- ! plesse: en aucun moment on envisage ; le cas classique de vrais réfugiés 16 h 30.20 h; sam.dim 13 h.16 h 30.20 h.BETTY Cremazie Sam et tous les soirs: 19 h 05.21 h 10; dim : 14 h.16 h 30.19 h 05.21 h 10.BLADE RUNNER V.F.Du Plateau (1): 12 h, 14 h 15.17 h.19 h 15.21 h 30 CANDYMAN Place Alexis Nihon (3): 14 h.16 h 30.19 h.21 h 15 mere 14 h.16 h 30.21 h 30.CANDYMAN - LE SPECTRE MALÉR0UE Berri (4) 13 h 40.15 h 40.17 h 40.19 h 40.21 h 30 Carrefour du Nord (St-Jerôme).Pour horaire.436 5944 Chateauguay: 19 h 15.21 h 30; sam.dim .mar 13 h.15 h.17 h.19 h 15.21 h 30.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 30.Cinema Langeller (4) 19 h 05.21 h 05: sam .dim : 13 h 05.I5 h 05 17 h 05.19 h 05.21 h 05 Dernier spectacle ven .sam : 23 h Cinema Terrebonne n> Sam dim .mar : 13 h 05.15 h 05.17 h 05.19 h 05.21 h 05 ven .lun .mere, jeu : 19 h05.21 h 05 Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 05.Impérial (Jollette) 19 h.21 h.sam.dim.: 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h Laval 2000 (2): 19 h 15.21 h 20; sam 14 h 15.19 h 15.21 h 20: dim : 14 h 15.16 h 20.19 h 15.21 h 20 Longueull (1): 19 h.21 h 15.sam 14 h.19 h.21 h 15: dim.: 14 h.16 h 30.19 h.21 h 15 Plaza Repentlgny (3): 19 h.21 h; sam .dim 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h.St-8asile (2) 19 h 30.21 h 30; sam .dim.: 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 30.21 h 30.CAPITAINE FRACASSE Dauphin (2) Sam et tous les soirs: 19 h.21 h 30; dim: 13 h 30.16 h.19 h.21 h 30.CAPITAINE RON Boite a films (1.St-Jean).Sam.et tous les soirs: 19 h.21 h dim.13 h.15 h.19 h.21 h.C'EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS Parisien (1) 13 h 10.15 h1 5.17 h 20.19 h 25.21 h 30 CUIRASSE EN PÉRIL Chateauguay: 21 h 30.sam.dim .mar.: 15 hi 5.17 h 05.21 h 30.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 30 CHERIE.J'AI GONFLÉ LE BEBÉ Commodore (Cartierville) 19 h.COEUR (UN) EN HIVER Parisien (3) 12 h 30.14 h 40.16 h 50.19 h 05.21 h 20 COLLEGE DELITE Laval (4) Du ven au mar 19 h.21 h 10; sam.dim 12 h 40 14 h 50 16 h 50.19 h.21 h 10.Dernier spectacle sam minuit.Versailles (3): 19 h 10.sam dim 15 h.19 h 10 CONSENTING ADULTS Astre (41 19 h 05.sam.dim 13 h 10.17 h 10.19 h 10 Dorv.il (3) 21 h m Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 10 Du Parc 13) 19 h 10.21 h 15; sam.dim.: 13 h 10 15 h 10.17 h 10.19 h 10.21 h 15.Famous (8) 19 h.21 h 15.sam.dim.: 12 h 15.14 h 30 16 h 45.19 h 21 h 15 Laval (11): 21 h 15.Dernier spectacle sam.: 23 h 50.Palace (3): 12 h 10.14 h 20 16 h 40 19 h 05.21 h 20.Dernier soectaciesam 23 h 35.COTE (LE) OBSCUR DU COEUR Berri (5) 13 h 30 16 h 15.21 h 15.CUIRASSE EN PERIL Cinema Lannelier (2) 19 h 05.21 h 05; sam.dim 13 h 05.15 h 05.17 h 05.19 h 05.21 h 05.Dernier spectacle ven .sam 23 h Cinema Terre-bonne (7) Sam .dim .mar : 13 h 05.15 h 10.17 h 10.19 h 15.21 h 20; ven.lun.mere, jeu.: 19 h 15.21 h 20.OtrrtJtr spectacle ven.sam.: 23 h 20.Orwptti CtfTtre-Vmt If >: 15 h 15.17 h 20.19 h 25.21 h 30; sam.dim.: 13 h 05.15 h 15.17 h 20.19 h 25.21 h 30.Ou Ptattau (2) 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.-21 h 15 Oméga (Longututf): 19 h 10.21 h 30; sam.dim.: 13 h.15 h 05,17 h 05.19 h 10.21 h 30.Mata Repentrgny «21:19 h 20.21 h 20; sam.dim.: 12 h 20.14 h 20.16 h 20.19 h 20.21 h 20.DES SOURIS ET DES HOMMES Centre Eaton (4).Du ven.au mar.: 18 h 55.21 h 15; mere., jeu.: 12 h 10.14 h 25.16 h 40.19 h 10.21 h 15.DR GIGGLES Brossard C2h 21 h 30; sam.: 21 h 30; dim.: 16 h 30.21 h 30.Carrefour Uval (1): 21 h 45.sam.dim.: 16 h 15.21 h 45.Cinéma Jollette (3).Sam.et tous les soirs: 21 h 30; dim.: 16 h.21 h 30; lundi, aucune representation.Cinéma UnotMtr 11): 21 h 15; sam.dim.: 15 h 05.21 h 15.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 20 Cinéma Terrebonne (5).Sam., dim., mar.: 21 h; ven.lun .mere., jeu.: 21 h Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 10.Clna-ptei Centre-vme (Sfc 17 h 10.21 h 25; sam.dim.: 13h05.17h10.21h25.Plaza Repentlgny 19 h.21 h 30.sam : 14 h 15.19 h.21 h 30; dim.: 13 h 45.16 h 20.19 h.21 h 30 Carrefour Laval 13): 19 h.21 h 30; sam.dim ; 13 h 35.16 h 10.19 h.21 h 30 Cinema Jollette (3).Sam.et tous les soirs: 19 h; dim.: 13 h 30.19 h; lundi, aucune representation.Cinéma Langeller 19 h.21 h 20; sam dim.: 13 h 15.15 h 40.19 h.21 h 20.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 30.Cinéma Terrebonne (8).Sam., dim.mar : 13 h 10.15 h 30.19 h.21 h 20: ven.lun.mere., ieu.: 19 h.21 h 20.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 30.Plaza Repentlgny (S): 19 h 10.21 h 10: sam.dim.: 12 h 10.14 h 10.16 h 10.19 h 10.21 h 10.Rai (St*Jérôme).Pour horaire.438-0133.HOMME tVI DE MA VIE Berrl (21:16 h.19 h 10.21 h 15.HUSBANDS AND WIVES Cineplex Centre-Ville (6): 15 h 30.19 h.21 h 15; sam.dim : 13 h 15.15 h 30.19 h.21 h 15.Plaza théâtre du nouveau monde \\éç£Ptince travesti (ou L'ILLUSTRE AVENTURIER) DE MARIVAUX MISE EN SCÈNE DE CLAUDE POISSANT m MICHEL BÉRUBÉ JEAN-FRANÇOIS ILMKHMD HENtlOUSSt JOUEMcOMDK CHRISTIANE PASOUIER LUC PICARD CATHERINE SANCHE PAUL SAVOR H IOWSE VIEN-MAUFfETT! DKOR STÉPHANE ROY COSTUMES FRANCOIS ST-AUBIN tCUlUGCS MICHEL IZMIUEU MUSIQUI GAÉTAN LEBOEUF COtmilESETMMWlUAEQ AMGEIO RARSETTI ACOSSOtBS lUQE THERIAULT ASSISTANCE AU MM nSCtlf ET ikS ALAIN ROT DU 17 NOVEMBRE AU 12 DÉCEMBRE \u2022 MARDI AU VENDREDI : 20H, SAMEDI : 16H ET 21H linn théâtre du nouveau monde 8d, Stt cat*«t* Ou jT, MtTso Place-ces-Arts RESERVATIONS 861 -0563 ADMISSION GÉNÉRALE: 29S \u2022 27$ 60AMStlfLUS:273.25$ ÉTUDIANT: 24* \u2022 22* GtOUff: I4S \u2022 17$ (t#0 tôl-4V7l) TAR* R1DUTT 10 MINUTES AVANT LE LCVEI OU HDCAU.20S Cota daaUaHai 12): 19 h 05.21 h 20; sam.dim : 13 h 40.16 h 30.19 h 05.21 h 20 ¦MAX \u2022 L'HOMME ET LA BÊTE - LES FEUX DU KOWEÏT V»#u*Poct de Montreal: 10 h (sauf samedi).13 h 30.15 h 15.17 h.19 h (version française): 11 h 45.20 h 45 (version anglaise) Relâche lundi.IMAX - LES ROLLING STONES VleuR-Port de Montréal: 23 h 30 (vendredi et samedi).INDOCHINE Parisien (2): 13 h.16 h 30.20 h I.P.5.Centre Eaton (5): 13 h 30.16 h.18 h 30.21 h JENNIFER 8 Dorval (2): 18 h 30.21 h 15: sam .dim : 13 h.15 h 45.18 h 30.21 h 15 Dernier spectacle ven.sam 23 h 45 Greenfield (2).18 h 15.21 h: sam.dim 13 h.15 h.18 h 15.21 h Laval (5) 18 h 50.21 h 25: sam.dim 13 h 10.16 h.19 h 50.21 h 25 Dernier spectacle sam : 23 h 50 Loews 13): 12 h 45.15 h 30.18 h 15.21 h.Dernier spectacle sam 23 h 35.JEU DE PUISSANCE Centre Eaton (4).Du ven au mar.: 12 h 20.14 h 30.16 h 40.Chateauguay (41:19 h 15; sam.dim., mar.: 13 h.15 h 05.17 h 10.19 h 15.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 30.Cinema Terrebonne (5).Sam., dim., mar.: 13 h.15 h.17 h.19 h; ven.Km., mere, jeu.: 19 h.Imperial (3.Jollette): 19 h 15.21 h 15; sam.dim : 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15.Laval (11): 19 h 15; sam.dim.: 12 h 40.14 h 50.17 h.19 h 15.Oméga (3.Longueull): 19 h 15.21 h 30; sam.dim.: 13 h.15 h 05.19 h 15.21 h 30.Plaxa Repentlgny (6): 19 h 15; sam.dim.: 13 h 15.17 h 15.19 h 15.St-BasHa CD.Sam.dim : 13 h 15.15 h 15.17 h 15.Versailles (3): 21 h 25; sam.dim.: 12 h 45.17 h.21 h 25.Dernier spectacle sam.: 23 h 35.JULIE LA LÉCHEUSE L'Amour 12 h 20.15 h.17 h 40.20 h 20.LAST (THE) OF THE MOHICANS Cineplex Centre-Ville (7): 15 h 05.17 h 10.19 h 15.21 h 20; sam.dim : 13 h.15 h 05.17 h 10.19 h 15.21 h 20.LOVER (THE) Loews CD: 12 h 10.14 h 20.16 h 35.19 h.21 h 20 Dernier spectacle sam.-.23 h 40.MALCOLM X Famous 8 (4).Merc, jeu 20 h 15 Imperial Were , ieu.: 12 h 30.16 h 15.20 h 15.Laval (5).Mere, jeu: 20 h 15.MAN BITES DOC Cineplex Centre-VHIe (2).15 h.17 h.19 h 10.21 h 10; sam.dim.: 13 h.15 h.17 h.19 h 10.21 h 10.MEILLEURES (LES) INTENTIONS Dauphin CD.Sam.et tous les soirs: 20 h; dim 13 h.16 h 30.20 h.MIGHTY DUCKS Astra C2).Sam., dim.: 13 h.15 h.Chateauguay (S).Sam., dim., mar.: 13 h.15 h.17 h Dorval (3): 19 h.sam.dim.: 12 h 15.14 h 25.16 h 40.19 h Famous 8 (6): 19 h 15.21 h 30: sam.dim 12 h 30.14 h 35.17 h.19 h 15 21 h 30 Palace (4): 12 h 15.14 h 25.16 h 40.18 h 50.21 h.Dernier spectacle sam : 23 h 20 M.BASEBALL Botte a fttms (2.St-Jean) Sam.et tous les soirs: 19 h.dim: 13 h.19 h.Cinéma Langeller CD: 19 h 05; sam.dim.13 h.17 h 05.19 h 05.Cinéma Terrebonne C4).Sam., dim .mar.: 13 h.15 h 05.17 h 05.19 h 10.21 h 15; ven.lun.mere., jeu.: 19 h 10.21 h 15.Omega (Omega.Longueull): 19 h; sam .dim.: 13 h.19 h.MR.BASEBALL Pomte-Claire (3): 19 h 15.21 h 40.sam .dim.14 h 15.16 h 40.19 h 15.21 h 40 MISTRESS Loews (21:12 h 1S.14 h 30.16 h 45.19 h 05.21 h 30.Dernier spectacle sam : 23 h 45.NIGHT AND THE CITY Cineplex Centra-Villa (51: 15 h.19 h 10; sam.dim: 15 h.19 h 10.OF MICE AND MEN Famous 8 (1).Du ven.au mar.: 18 h 30; sam.dim : 13 h 30.16 h.18 h 30.Loews 14) 12 h 05.14 h3 5.17 h 05.19 h 20.21 h 40; jeu.: 12 h 05.14 h3 5.17n05.21 h 40 PASSAGER 57 Berrl C5): 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 15.Capitol CSt-Jean).Sam.et tous les soirs 19 h 15 21 h 05; dim : 13 h1 5.15 h 05.19 h 15.21 h 05 Chateauguay: 19 h 30.21 h 30.sam.dim.mar.: 13 h 15.15 h 10.17 h.19 h 30 21 h 30 Dernier spectacle ven .sam.: 23 h 30 Cinema Joliette C2) Sam et tous les soirs: 19 h.21 h 30; dim.: 13 h 30.16 h.19 h.21 h 30.Cinema Langeller (6): 19 h.20 h 50; sam.dim.: 13 h.14 h 45 16 h 30 20 h.21 h 45.Dernier spectacle ven .sam .23 h 30.Cinema Terrebonne (6).Sam., dim.mar.: 13 h.14 h 45.16 h 30.18 h 15.20 h.21 h 45; ven.lun.mere .jeu.: 19 h.20 h 50.Dernier spectacle ven.: 23 h; sam.: 23 h 30.Laval 2000 (1) 19 h 25 21 h 10; sam.: 14 h 10.19 h 25.21 h 20.dim : 14 h 10.16 h.19 h 25.21 h 10 Longueull 2) 19 h 15 21 h 25; sam : 14 h 15.19 h 15.21 h 25: dim : 14 h 15.16 h 20.19 h 15.21 h 25.Piaia Repentlgny (4): 19 h 30.21 h 30; sam .dim.: 12 h 30.14 h 30.16 h 30 19 h 30.21 h 30.Rex (St-Jerome) Pour horaire.438-0133.St-Basile (1) 19 h 15.21 h 15.PASSENGER 57 Astra 121:19 h.21 h 50; sam.dim.: 17 h.19 h.20 h 50.Dernier spectacle ven.S2m.: 22 h 30.Du Parc CD 19 h 15.21 h 10; sam .dim : 13 h 40.15 h 30.17 h 20.19 h 15.21 h 10 Famous 8 (4) 19 h.21 h; sam.dim.: 13 h.15 h.17 h 19 h.21 h Greenfield (1): 19 h.21 h 10.sam .dim 13 h 15 h.17 h.19 h.21 h 10 Laval (1) 19 h 10.21 h 20.sam.dim.: 13 h.15 h.17 h.19 h 10.21 h 20 Dernier spectacle sam.: minuit.Palace (1) 12 h 25.14 h 20.16 h 30.19 h.21 h 05 Dernier spectacle sam : 23 h 15 Plaia Cote-des-Neiges (6) 19 h 15.21 h 15; sam.dim.: 13 h 30.15 h 25.17 h 20.19 h 15.21 h 15.RESERVOIR DOGS Palace (6): 12 h 30.14 h 35.16 h 50 19 h 20.21 h 40.Dernier spectacle sam 23 h 55 RIVER (A) RUNS THROUGH IT Carrefour Laval (4): 19 h 05.21 h 35: sam .dim : 13 h 35.16 h 05.19 h 05.21 h 35 Faubourg Ste-Catherine CD: 13 h 30.16 h 19 h .21 h 20 Plaza Côte-des-Ne*ges (4): 19 h.21 h 35; sam .dim : 13 h 45.16 h 20.19 h.21 h 35.Pointe-Claire (4): 19 h.21 h 30; sam .dim : 14 h 16 h 30.19 h.21 h 30 ROCK'N' NONNE Commodore (Cartierville): 19 h.SCHOOL TIES Famous 8 (2) 19 h 15.21 h 35; sam .dim : 12 h 15.14 h 35.16 h 50.19 h 15.21 h 35.Loews (5) 12 h 15.14 h 30.16 h 45.19 h 05.21 h 30 SNEAKERS Place Alexis Ninon (1) 13 h 45.16 h 15.19 h 21 h 30.Plaza Côte-des-Nelges (7): 19 h 05.21 h 30.sam.dim : 13 h 40.16 h 20.19 h 05.21 h 30 Pointe-Claire C5) 19 h, 21 h 35; sam .dim 13 h 40.16 h 15.19 h.21 h 35 SOFIE Carrefour Laval (5): 20 h 05; sam .dim : 14 h.17 h 05.20 h 05 Cinéma Egyptien (3) Dim 14 h.17 h 15.20 h 30; sam et tous les jours: 17 h 15.20 h 30 Complexe DeslardMW (2): 13 h 45.17 h 30.20 h 45 SUR LA TERRE COMME AU CIEL Cineplex Centre-VHIe (1) 15 h 17 h.19 h 10.21 h 10.sam .dim.: 13 h.15 h.17 h.1Q h 10 21 h 10 TRACES OF RED Astre (3): 19 h 10.21 h 15 sam .dim 13 h.15 h 05.17 h 05.19 h 10.21 h 15 Dernier spectacle ven .sam : 23 h 20.Faubourg Ste-Catherine (2) 15 h 25 15 h 25.17 h 25.19 h 30.21 h 35 Plaza Côte-des-Nelges (1) 19 h 10.21 h 25; sam.dim 14 h.16 h 15.19 h 10.21 h 25 Pointe-Claire (6) 19 h 10.21 h 20.sam .dim 13 h 45.16 h 10.19 h 10 21 h 20 UNDER SIEGE Astre (4): 21 h 05; sam.dim : 15 h 10.21 h 05 Dernier spectacle ven .sam.: 23 h.Centre Eaton (D: 12 h 10.14 h 20.16 h 30.18 h 50.21 h 05.Décarie CD.Sam et tous les soirs 19 h 30.21 h 30; dim.: 13 h 30.15 h 30 17 h 30.19 h 30.21 h 30 Dorval (4) 19 h.21 h 20.sam .dim .12 h 30.14 h 40.16 h 50.19 h 21 h 20.Dernier spectacle ven.sam 23 h 30 Famous 8 (5) 18 h 50.21 h 10; sam.dim.: 12 h.14 h 15.16 h 30.18 h 50 21 h 10 Laval (3) 19 h 20.21 h 40; sam.dim 12 h 40.14 h 50.17 h 10.19 h 20 21 h 40 Dernier spectacle sam : 23 h 50 Palace (2) 12 h 40.14 h 50.17 h 10.19 h 25.21 h 40 Dernier spectacle sam : 23 h 55 VIE (MA) EST UN ENFER Laval (12): 19 h 20.21 h 40.sam .dim 12 h 30 14 h 50.17 h 10.19 h 20.21 h 40 Dernier spectacle sam 23 h 50 Parisien (5) 12 h 40 14 h 50 17 h 05.19 h 15.21 h 30 VIEILLE (LA) DAME QUI MARCHAIT DANS LAMER Cinema Jollette (3) Lun : 20 h VOLEUR (LE) D'ENFANT Complexe Desjardins (1): 14 h.17 h.19 h 20.21 h 40 WATER LAND Cineplex Centre-VHIe (4): 15 h 05.17 h 05.19 h 05.21 h 05: sam.dim.: 13 h 05.15 h 05.17 h 05.19 h 05.21 h 05.ZEBRE (LE) Famous 8 (3): 19 h 10 21 h 25: sam.dim 12 h 25.14 h 40.16 h 55 19 h 10.21 h 25 Laval (8) 19 h.21 h 20: sam .dim.: 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h 20 Dernier spectacle sam minuit Parisien P H.I N « I HiilriN i-galcnu-ni in wiili' ilU j*uiiln-l de I.» IMa*.c âo Aits et aux I i*.LilM.l\\u r
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