La presse, 22 novembre 1992, B. Livres - Éditorial - Personnalité de la semaine - Arts et spectacles
[" r Arts et Spectacles f Éditorial Personnalité de la semaine LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1992 '.M'A ¦ CLAUDE MARC IL collaboration spéciale Il y a mille raisons de lire et relire ses reportages, dont le pur plaisir e ne suis pas un fanatique de la rotule respectueuse; pourtant c'est pratiquement un genou à terre que je lis les reportages d'Albert Londres.|e ne suis pas le seul; un peu partout dans le monde des lecteurs parlent de leur découverte d'Albert Londres avec l'émotion de ceux qui ont surpris la descente du Saint-Esprit.Ce Français voulait être poète, il devint gratte-papier au quotidien parisien Le Matin.Au cours de la première guerre, le quotidien manqua d'effectifs: on l'envoya à Reims où il fut témoin du bombardement de la cathédrale.«Ils ont bombardé Reims et nous avons vu cela! Nous venions d'Épernay.Reims nous apparut à quinze kilomètres.La cathédrale profilait la majesté de ses lignes et chantait dans le fond de la plaine son poème de pierre.Nous ne la quittâmes plus des yeux.Nous avancions.Notre ami nous frappa brusquement du coude: \u2014 Regardez, dit-il.Ça fume.Nous étions cinq hommes qui ne parlaient plus.» Impressionné par la qualité et la rigueur de son article.Le Matin lui accorde une première signature.Un an plus tard il est envoyé au front.Ses reportages fascinent les lecteurs qui en redemandent.Dès lors, Albert Londres a trouvé sa vocation ou plutôt, sa mission, lusqu'à sa mort, cet homme qui ne parlait pas anglais et ne savait pas conduire, ne cessera de parcourir le monde et «les mondes»: ceux des bagnes, des asiles, des bordels.«On ne veut pas le savoir!»: combien de fois un rédacteur en chef l'aura-t-il dit à Albert Londres, qui lui claquera la porte au nez?Combien de fois un fonctionnaire, directeur d'asile ou de prison, général ou administrateur colonial aura-t-il ainsi tenté de dissuader le reporter, avant d'être contraint à lui ouvrir la porte ou de le voir entrer par la fenêtre?Car il y allait, porté bien sûr par une curiosité insatiable, mais tout autant par le sentiment d'être utile, de changer les choses.Jamais l'un sans l'autre.SUITE A LA PACE B7 en au s .Yr*-\"»us que dp« \u2014 LC!> *concett«tSlgeJ^WtoU'\" de tables de ces venTbeaîion dc Oui risqua\\u T Sw Koïq'uTaXuL5 RSfctiS *»« «2 Be&ï C,a\"uer \"ans Je «iques amorcées à ZrCS,p'obi^- ¦ intervenue sur d \u2022 claotier urs! congres ' Gueoec vendredi ¦ Le procès des barons de Wall Street \u201e m ffw ¦ % 4,V s .* ¦ - - - MÊÊ .M FT \\ v-rfv** ^ te kj* ¦ lames B.Stewart, éditorialiste en chef du Wall Street tournai et gagnant d'un prix Pulitzer pour avoir dénoncé les crimes économiques dont s'étaient rendus coupables les barons de Wall Street durant les années Reagan, livre la substance de sa remarquable enquête dans Finance Connection, version française de Den of Thielves.En page B8 Du même moule ¦ Bazaar, le dernier-né de Stephen King, recèle tous les ingrédients qui ont rendu son auteur riche et célèbre.Comme ses précédents thrillers, celui-là aussi devrait se vendre à plus d'un million d'exemplaires dans le monde entier, avant d'être adapté au cinéma.Encore une fois, le «king» du macabre fait preuve de gé- nie.En page B8 GRAPHISME | JEAN ORUNEAU LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1992 Opinions A votre tour L'insupportable inaccessibiiité FRANGINE VEILLEUX Je me permets, sans fausse pudeur, de vous faire partager mon impuissance et aussi toute ma colère à cause de ma situation actuelle.Mes malheurs sont dûs à Tinaccessibilité.L'inacccssi-bilité dans toute sa signifiance.Le 14 juillet dernier, j'ai terminé une formation académique en enseignement à l'Université du Québec à Montréal, (e suis donc dûment mandatée et autorisée à pouvoir enseigner dans les écoles de la province de Québec au\\ niveaux préscolaire et primaire.Un ie-tour aux études après une dizaine d'années.Un retour exigeant certes, mais qui fut couronné par l'obtention du baccalauréat en éducation.Mab força est d'admettre qu'outre la réussite et l'atteinte de ce bel objectif, la réalité qui a suivi et qui perdure après ce passage sur les bancs universitaires est plus décourageante et plus désolante que toutes les insatisfactions rencontrées dans le cours de cette formation.Depuis ce 14 juillet, je multiplie les envois de curriculum vitae auprès des institutions scolaires et je reçois inévitablement les mêmes réponses: un accusé de réception conventionnel qui, gentiment, me confirme le peu d'intérêt que l'on accorde aux nouvelles enseignantes.En aucun temps, je n'ai senti une franche préoccupation ou une certaine forme de soutien de la part des institutions officielles dans le domaine de l'éducation au Québec, aucun appui non plus de la part des universités et encore moins de la part des commissions scolaires de l'île de Montréal.La CÉCM m'a retourné jusqu'à ce jour 3 cartons jaunes me demandant très clairement de ne pas lui téléphoner ou d'essayer une quelconque forme de rapprochement.Impossible donc de décrocher une entrevue, impossible aussi d'obtenir une simple convocation au test de français, obligatoire pour pouvoir juste «figurer)» sur les listes de suppléance pour cette année.L'exclusion quoi.Pire, l'absence totale de mouvement.l'en viens même à me demander si mon choix de retourner aux études n'était pas pure folie ou pure utopie considérant le peu d'accès et le peu d'importance que l'on accorde dans le milieu de l'enseignement aux «nouvelles cuvées» de diplô-me(e)s en Éducation.Même scénario du côté de l'université.On répète les mêmes crédos d'indifférence.Alors, que me res te-1-il comme avenue?Une seule: dénoncer, même timidement, ce que, jusqu'à ce jour, je me plais à appeler Tinaccessibilité.le demande donc à monsieur François Ouimet (président de la CÉCM) de faciliter les démarches des futures enseignantes et futurs enseignants qui veulent très honnêtement exercer leur profession qui est celle d'enseigner.le lui demande aussi d'assouplir les politiques internes de son organisation afin de permettre à tout l'ensemble des nouveaux diplômées d'avoir accès aux institutions scolaires.11 faut absolument encourager toute démarche de la part des intervenantes et intervenants en éducation.Présentement, je reçois des prestations d'aide sociale.le pense très honnêtement être très loin de mes objectifs premiers qui étaient de contribuer, tant par ma formation que par mon engagement, au plus grand défi posé par notre société actuelle qui est l'éducation.Je veux tout simplement travailler, enseigner.Je veux investir mes énergies, mes connaissances, mes bonnes volontés et mettre à profit mes créativités dans un contexte éduca-tionnel.Et sans fausse prétention, je - \u2022 La boîte aux lettres TA I Francine Veilleux PHOTO MICHEL CRAVEL.U Pmse crois en la légitimité de ma demande.Je refuse de n'être qu'une assistée sociale de plus au Québec.J'ai un potentiel qui refuse le sort qu'on lui a réservé.Le débat éducationnel au Québec est, de l'avis de toutes et de tous, très chaud présentement et il est très clair que nos dirigeants ne peuvent se permettre de payer le prix d'éliminer de façon organisée tout effort des nouveaux enseignants qui ne veulent que travailler et apporter leur contribution dans un domaine qui en a vraiment besoin.(e tenais à exprimer ma déception face à toutes ces inaccessibilités, a toutes ces indifférences qui font que les nouvelles et les nouveaux enseignantes passent de nouvelles et nouveaux diplômé(e)s au rang de nouvelles victimes d'un système qui préfère les confiner dans l'inaction plutôt que de favoriser de façon concrète leur insertion.Je persiste à croire que je serai beaucoup plus aidante pour ma société en enseignant que ie ne le suis présentement à attendre misérablement une aide du même gouvernement qui gagnerait plus à m'encourager dans mes démarches de recherches d'emploi que dans ses intentions de vouloir étouffer ma volonté d'être un membre actif et non une prestataire anonyme de plus.le crois sincèrement qu'il y a de la place pour moi en éducation et je demande aux personnes qui ont la responsabilité de gérer l'enseignement au Québec de faire une place sérieuse aux enseignantes comme moi qui en ont marre de dormir et de voir passer le bateau.À trop attendre, on risque l'amertume.Pour les enfants et pour l'éducation, c'est sûrement un fardeau inutile à ajouter aux problèmes déjà existants dans le domaine, (e souhaite aussi que les différentes universités mettent en place des mécanismes d'intégration afin de signer une franche et saine collaboration entre les différentes ressources en éducation.Ce n'est qu'en collaborant avec les différents paliers administratifs que des situations comme la mienne pourront être éventuellement réglées et ce, dans le respect et la dignité de toutes et de tous.Patricia Baird répond aux attaques L'auteure est présidente de la Commission royale sur les nouvelles techniques de reproduction.La lettre intitulée «Les nouvelles technologies de reproduction: prolongement de mandat inacceptable», publiée sous la rubrique Opinions de La Presse du 18 novembre courant, présente une version biaisée des faits, et constitue une attaque injustifiée à l'endroit de la Commission royale sur les nouvelles techniques de reproduction.La prolongation qui a été accordée à la Commission jusqu'au 15 juillet 1993 était devenue nécessaire pour deux raisons.Premièrement, les difficultés qu'a connues la Commission au cours des deux premières années de son mandat lui ont fait perdre du temps.En outre, nous devons intégrer en un tout homogène la montagne d'informations et de connaissances que nos recherches et nos consultations nous ont permis de rassembler.11 faut beaucoup de temps pour interpréter et comprendre ces données d'une façon qui rende justice à la complexité des questions en jeu.Notre rapoort doit intégrer les résultats de 130 recher- ches, ainsi que tout ce que nous avons appris des plus de 40 000 Canadiens qui ont participé à nos travaux.Nous savons qu'un grand nombre de Canadiens et de Canadiennes attendent notre rapport.Le fait que notre travail soit attendu avec tant d'intérêt \u2022 avive notre sentiment de responsabilité: nous devons nous assurer que chacune de nos recommandations procède d'une discussion entre les cinq com-missaires qui soit méthodique, raisonnée et empreinte de compassion.Nous continuerons à publier des recherches d'ici la présentation du rapport final afin d'aider les personnes et les groupes qui travaillent dans le domaine.Finalement, la Commission fonctionne toujours à l'intérieur du même budget de 24,7 millions qui lui a été accordé au point de départ \u2014 un budget, est-il utile de le rappeler, qui ne devait durer que jusqu'en octobre 1991.Jusqu'ici, nous avons dépensé environ 21 millions, dont 56 p.cent ont été consacrés à la recherche, à l'analyse et à d'autres activtés de ceuil-lettc des données.Nous sommes fermement convaincues que les contribuables canadiens en recevront pour leur argent de cette commission.A cet égard, notre rapport et les volumes de recherche qui l'accompagneront parleront par eux-mêmes.Fermeture du Pavillon japonais M.Pierre Bourque, ¦ le désire vous transmettre ma plus vive déception pour l'interruption soudaine des activités du Pavillon japonais aménagé sous votre gouverne.En septembre dernier, j'ai eu le grand honneur d'assister à une représentation unique de théâtre Nô par une troupe chevronnée du lapon, venue spécialement pour souligner le 350c anniversaire de Montréal sous le thème: « Le lapon fête Montréal ».Une heureuse initiative de la Fondation du jardin et du Pavillon japonais de Montréal.Quelles ne furent pas ma surprise et ma déception lorsque, avec un groupe d'amis à qui j'avais vanté le Pavillon japonais, nous nous sommes heurtés à des portes closes; l'endroit étant fermé pour l'hiver.Pourquoi, au nom d'une prévisible rationnalisation des dépenses, avons-nous sacrifié les activités d'un bâtiment chauffé pour la saison froide en remerciant un personnel enthousiaste, alors que le Jardin chinois, sans locaux adéquats, voyait son personnel maintenu pour la durée de l'hiver?Loin de moi l'idée de comparer le traitement fait aux deux cultures; je ne puis toutefois m'empê-cher de penser qu'avec des événements aussi prestigieux que ceux que nous a présentés la Fondation du jardin et du Pavillon japonais, nous étions en droit d'espérer la poursuite de cette lancée si bien amorcée.Jean-François LA VALLÉE Tracy Bravo à l'Église d'Angleterre! ¦ L'Église d'Angleterre, après un débat qui semble s'être perpétué depuis toujours, a finalement statué favorablement sur l'ordination des femmes.La réaction touchante, tant chez les participantes au colloque lors de la divulgation du résultat du vote que chez la foule qui attendait à l'extérieur, était fort éloquente quant à l'émotion qui étreignait les femmes face à ce sujet épineux.Elle indiquait, de façon non équivoque le désir ardent qui animait celles-ci de faire leur entrée de plain-pied dans l'Église de Dieu.Nous ne pouvons que féliciter l'Église d'Angleterre d'avoir exprimé une telle ouverture d'esprit après un retard aussi long qu'inexplicable.(.) Il est à noter, cependant, à en juger par la réaction négative des représentants de l'Eglise catholique, que cette initiative n'est guère à la veille d'être adoptée par cette dernière.Et c'est si regrettable! Les raisons évoquées par le passé pour expliquer le refus de l'Église d'accepter, voire même de considérer l'ordination des femmes, sont tout à fait indéfendables.Du point de vue pragmatique et réaliste, c'est à y perdre son latin.D'une part, l'Église a un besoin pressant de prêtres, et considérant le vieillissement de ceux qui y sont déjà, la situation ne fera qu'empirer.D'autre part.Dieu seul sait combien de femmes seraient comblées de joie de pouvoir servir dans le sacerdoce pour le plus grand bien de tous.Nous faudra-t-il attendre qu'il ne nous reste plus aucun prêtre avant que notre sainte mère l'Église ne se Pierre Bourque décide d'admettre que tous sont égaux devant Dieu, tant la femme que l'homme.En tant que catholique pratiquant, je crois avoir le droit, même le devoir, de m'exprimer sur ce sujet brûlant, mais combien «humain».Les objections formulées en opposition à l'ordination des femmes sont tout à fait patriarchates, voire même médiévales.On pourrait même y discerner une pointe de chauvinisme.Le Christ, en fondant son Eglise, n'a jamais condamné, ni réfuté le droit des femmes au sacerdoce.En n'acceptant que des hommes comme ses apôtres, il ne fit guère plus que s'accorder aux exigences du temps où la femme était formellement reléguée à un rôle de subalterne dans la société.Les temps ont bien évolué depuis et, heureusement, il est moins assuré qu'il en serait de même s'il revenait sur terre aujourd'hui.Armand |.DORÉ Québec Réconciliation lointaine ¦ Étant moi-même anglicane, j'ai accueilli avec une joie certaine la décision de l'Église d'Angleterre d'ordonner des femmes à la prêtrise.Dans un pays à réputation conservatrice, je me réjouis de voir que le peuple a pris la bonne décision.Ce qui me déçoit, c'est l'attitude négative du Vatican, qui voit, dans la décision prise par l'Église d'Angleterre, «un grave obstacle à une réconciliation avec l'Église catholique romaine».Je m'excuse, mais de toute façon, les relations entre l'Église de Rome et l'Église anglicane aux niveaux mondial et national demeurent très tendues et la fraternité entre nos deux Églises a toujours été polie, mais sans plus.Trop d'obstacles, autres que «l'obstacle» d'ordonner des femmes, subsistent entre nos deux Églises.De fait, la «brisure», le «froid» entre nos deux Églises dure depuis 458 ans.Et la «réconciliation» n'est pas à la veille de se produire compte tenu des accusations gratuites et sans fondement venant de Rome.Elisabeth SIMARD Sainte-Thérèse Autre son de cloche ¦ Je ne comprend pas le débat actuel sur la sécurité dans le transport des écoliers.La société de «surprotection» dans laquelle nous vivons tente d'amollir encore un peu plus les enfants.Ce n'est pas à l'État à assurer la sécurité des enfants dans les rues de la province.Ce fardeau revient aux parents ainsi qu'à tous les intervenants en milieu scolaire ou autre qui côtoient ces jeunes régulièrement.Ces futurs adultes doivent apprendre et comprendre la responsabilité qu'ils ont de protéger leur vie sans se fier toujours aux autres.L'enfant doit apprendre à traverser la rue, qu'il soit devant un autobus scolaire, en plein milieu d'une intersection, en face de chez lui ou à tout autre endroit.11 ne doit pas se fier à des clignotants, à une barre d'éloignement ou à un brigadier.Bien sûr, certains moyens peuvent exister pour l'aider, mais il ne doit pas s'y fier.Ces instruments s'adressent d'abord et avant tout aux automobilistes.L'enfant doit comprendre que dans une rue, il y a des automobiles et que celles-ci risquent fort de lui rentrer dedans s'il s'élance sans évaluer la situation, l'ai déjà entendu une petite fille qui disait à sa copine: «Vite, mon prof m'a dit qu'on pouvait traverser quand les lumières clignotent sur l'autobus.».Épeurant! Benoit THÉROUX Bois-des-Filion Quand la météorologie nous inonde «d'averses».JEAN RÉ MILLARD La saison des pluies, nous y sommes à nouveau plongés.Et, avec elle, la météo nous inonde «d'averses» en tous genres, comme si une «averse» n'était pas «une averse»! Au Canada, cela va sans dire.Car partout ailleurs au monde, une averse s'entend, selon la définition on ne peut plus simple et exacte de tous les dictionnaires, comme «une pluie subite et abondante».Mais, au Canada, où les météorologues se sont arrogé le droit de changer les définitions claires et simples \u2014 «pourquoi faire simple, en effet, quand on peut faire compliqué?», dit un dicton populaire en France \u2014, on nous abreuve, chaque automne et chaque printemps principalement, «d'averses de neige» et, pourquoi pas, ne serait-ce que pour faire plaisir aux soldats de M.de LA PAL1CE, «d'averses de pluie » ! À telle enseigne qu'on se demande, à l'annonce d'une averse, s'il va y avoir une simple précipitation d'eau céleste communément appelée pluie ou s'il va soudainement pleuvoir avec abondance?Et comment comprendre l'annonce d'une «averse de neige»?Que la neige va nous arriver soudainement, tout d'un coup, comme si d'innombrables «souffleuses à neige» parquées dans le ciel se mettaient» toutes en même temps, à projeter violemment vers le sol des gouttes d'eau qui, pourtant, avaient gentiment ouvert un parachute afin de prolonger leur balade dans nos ciels d'hiver?Vraiment, pour on ne sait trop quelle raison, nos météorologues introduisent le flou et le ridicule dans leur discours! Oui, je sais, un auteur ou un autre a utilisé une telle expression (chacun doit s'en mordre les doigts aujourd'hui, voyant ce que quelques confus météorologues en ont tait.) Et je sais aussi que, devant l'acharnement de ces mêmes pseudo linguistes, l'Office de la langue française et le service de linguistique de Radio-Canada ont baissé les bras! Qu'y peuvent-ils d'ailleurs?La plupart de leurs conseils sont de toute façon oubliés ou ignorés par les principaux intéressés.Je vois aussi, dans cette petite histoire malheureuse d'un beau et simple mot, l'illustration d'un de nos princi- La météo nous inonde «d'averses» en tous genres, comme si une «averse» n'était pas «une averse»! paux problèmes de langue.Au Québec, on parle un français approximatif: les mots perdent la précision qu'ailleurs on leur donne; on les entoure d'un halo de sens troubles, en sorte que, pour revenir au sens initial, quand besoin est, il faille les affubler de compléments ou de qualifications qui répètent l'idée principale (comme dans «averse de pluie»!) Et ce mal nous vient de deux sources: une méconnaissance du vocabulaire de notre langue et l'esprit de l'anglais, qui dit trop souvent n'importe quoi n'importe comment, «pourvu qu'on se comprenne»! Mais, devant trop d'imprécision, est-on sûr de bien se comprendre?Bref, je le dis à tous, journalistes, météorologues et simples quidams: rien ne sert de s'écarter des sens connus et reconnus des mots qu'on trouve aiséement dans tous nos bons dictionnaires français.Vous perdez votre temps à persister dans vos erreurs, car vous devenez de mauvais communica-teurs (vos messages se comprennent mal) et vous corrompez notre langue.Et s'il le faut, retournez à vos dicos aussi souvent que nécessaire, sinon on devra vous retourner.à l'école! LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1992 La Presse B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ Semaine du 22 novembre 92 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence Pour cette organisatrice hors pair* le Salon du livre constitue un défi; rien ne vient à bout de son ingéniosité ANNE RICHER Le 15e Salon du livre de Montréal a connu un succès extraordinaire cette année.Pour contredire les moroses, les défaitistes, le Salon, avec une participation record de 107000 visiteurs, a témoigné de la vitalité et de la curiosité intellectuelle des gens d'ici.Et ce, en dépit de conditions économiques difficiles.Le Salon du livre doit beaucoup à sa directrice générale, madame Francine Bois, qui met du coeur et de l'âme dans cette entreprise exaltante.La Presse lui décerne le titre de Personnalité de la semaine.«Peut-être justement à cause de la tristesse ambiante, le Salon du livre répond au besoin qu'on a, de belles choses, de rêve.» Francine Bois est une espèce de feu ardent qui dort sous la cendre.Réservée, presque timide, elle ne pense pas le moins du monde tirer profit, pour sa gloire personnelle, du succès du Salon du livre.Un peu comme une mère qui reste modeste devant les éclats scolaires de son enfant.Cependant, c'est elle qui veille au grain, a\\\"*c une petite équipe de deux permai.^r.ts et dix pigistes.Un conseil d'administration de 15 personnes et un budget d'un million par année, «géré de façon serrée», le Salon du livre occupe sa directrice à temps complet: «le suis constamment préoccupée par ça.» C'est-à-dire qu'il n'y pas pas trop d'une année pour organiser le prochain Salon.Il y a dans le secret de cette belle réussite, «une ferveur folle».Comme dans tout projet emballant d'envergure, des difficultés de parcours sont inévitables.Mais pour Francine Bois ce sont des défis, et rien ne vient à bout de l'ingéniosité de cette organisatrice hors pair.«|e déteste la routine.» Alors là elle est servie.Le travail d'équipe est stimulant, il y a «la rencontre de gens merveilleux», mais surtout «un million de détails qu'il faut régler».Organisation, discipline sont des mots clefs.La jeune femme de 36 ans, rompue au travail de secrétariat et d'administration, ne laisse rien au hasard.Depuis sept ans, elle tient la barre.Mais il n'y a pas que l'aspect administratif.«Il faut innover, ne pas s'enliser», dit-elle.Et pour ce faire, toutes les ressources de sa créativité, de celle de son équipe, sont requises.Les boîtes de céréales Montréalaise pure laine, née le 17 avril 1956, au sein d'une famille de quatre enfants, elle se destinait plus jeune à l'informatique, un univers qui la fascinait.École de quartier, cours d'appoint, sa curiosité prend le large.Du plus loin qu'elle se souvien- A FRANCINE BOIS « Peut-être justement à cause de la tristesse ambiante, le Salon du livre répond au besoin qu'on a, de belles choses, de rêve.» ne, elle lit.«Les emballages, les boîtes de céréales.» La lecture est une valeur naturelle, favorisée, encouragée.Des livres aimés, les premières années, elle garde en mémoire la Comtesse de Ségur, Tin tin et Astérix.Mariée depuis 16 ans, mais sans enfant, elle reporte sur ses trois nièces, sa passion du livre.Tante-gâteau qui leur lit des histoires.«Elles sont toutes petites et pourtant déjà fort respectueuses des livres qu'elles manipulent avec beaucoup de délicatesse.» Ce respect, cet amour, une ferveur indéfectible.Quand elle a du temps libre, elle.lit.Deux ou trois oeuvres en même temps qui cheminent au rythme de sa capacité d'absorption.Avec encore un peu plus de temps, elle coud ses vêtements ou tricote.Mais le tricot, comme le Salon, n'est bien qu'achevé.Elle n'est pas du genre à laisser traîner un ouvrage.Elle a développé avec le temps une grande complicité avec tous les intervenants au Salon et reste à l'écoute de ce que les gens ont à dire, de leurs besoins.Au coeur de cette industrie en constante évolution, Francine Bois conçoit le Salon comme un catalyseur d'énergies.Travailleuse acharnée, elle veut tout savoir, tout connaître, s'associer au moindre événement afin d'être plus forte pour défendre ses dossiers.Le temps de préparation de l'événement est long, les mois qui précèdent sont éreintants, et les jours mêmes, intenses.Selon ses collaborateurs, c'est là que Francine Bois donne sa pleine mesure en gouvernant tout en gardant son calme.Ce qui la stimule et l'anime?«Le Salon est un événement important, rassembleur, catalyseur.On ne se bat pas contre le vent.L'événement provoque un consensus permettant à chacun de laisser libre cours à sa créativité.» Elle se sent capable de mener pour longtemps encore cette belle aventure.Elle croit être en mesure de corriger le tir si le besoin s'en fait sentir.Envisage-t-elle de prolonger la durée du Salon l'année prochaine?Ce n'est pas sûr.«C'est court et intense.Et il faudrait encore intensifier ce qui est là déjà.» Secrétaire de l'Association québécoise des Salons du livre (neuf membres), visiteuse des autres foires du livre dans le monde, Francine Bois y puise tout ce qui peut servir Montréal.Car, il y a toujours place à l'amélioration, assure-t-elle.Attirer de nouvelles clientèles, trouver des idées accrocheuses.«Des petits détails qui font que les gens se sentent bien.» Car déjà quand on visite le Salon, on est transportés dans un autre monde, une bulle.La directrice voudrait raffiner ce confort.Il y aura longtemps quelque chose à faire dans cette activité où la création mène le jeu.Et la promotion du livre, au-delà de la passion, «est une mission», assure Francine Bois.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de l'effort a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes Bell des gens de parole ALCAN isir de découvrir LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE à CBF 690, l'émission EN DIRECT Christiane Charette Demain matin dès 9h30 Réalisation: Louise Carrière ¦ B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1992 i LIVRES Courrier des arts i&XiiïUfr.\u201e .i Bravo, Millefeuille ¦ le ne croyais jamais devenir une téléspectatrice assidue d'un magazine littéraire avec comme invités des auteurs en majorité québécois.|'ai été une fidèle de Apostrophe avec Bernard Pivot et pour moi, il était irremplaçable.Certes, c'est une émission, qui à mon goût n'a pas le temps d'antenne qu'elle mérite, mais monsieur L'Heureux parvient à me faire aimer les auteurs québécois, plus encore, j'ai acheté le livre de Louis Hamelin, Cowboy, que j'ai plus qu'apprécié.|e dois en remercier Monsieur Gaston L'Heureux.Mais je me demande bien pourquoi cette émission nous parvient d'une librairie, je la verrais davantage dans un décor plus intimiste.Il est parfois désagréable pour ies auteurs de dévoiler ainsi leur vie intérieure.le souhaite longue vie à Mille-feuille et que Dieu et Radio-Canada exauce mes prières.lohanne DUGUAY Montréal Best-sellers Editions québécoises Fiction (romans) 1 Ces enfants d'ailleurs Ariette Cousture\t\tLibre Expression\t(2) 2 Quelques adieux\tMarie Laberge\tBoréal\t(4) 3 Marie suivait l'été\tLise Bissonnette\tBoréal\t(10) 1 De la ruelle au boulevard\tEssais André Montmorency\tLeméac\t(3) 2 La génération lyrique\tFrançois Ricard\tBoréal\t(4) 3 Bourgault doux-amer\tPierre Bourgault\tStanké\t(5) Editions étrangères Fiction (romans) 1 Le petit sauvage Alexandre Jardin Gallimard\t\t\t(9) 2 Bazaar\tStephen King\tAlbin Michel\t(2) 3 Nous n'irons plus au bois\tMary Higgms Clark\tAlbin Michel\t(14) 1 Jamais sans ma fille 2\tEssais Betty Mahmoody\tFixot\t(3) 2 XY de l'identité masculine\tElisabeth Badinter\tJacob\t(5) 3 Simenon\tPierre Assouline\tJuiliard\t(4) Livres pratiques 1 État du monde *93 En collaboration\t\tBoréal\t(3) 2 Guide de l'auto '93\tDuquevtachapelle\tL'Homme\t(1) 3 L'art de conjuguer\tEn collaboration\tBescherelle\t(29) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Bertrand, Champigny, Demarc, Ducharme, Le Fureteur (St-Lambert).Gallimard, Gameau (Québec), Guèrin, Hermès, René Martin (Joliette).Monet.Le Parchemin.Les Bouquinistes (Chicoutimi), Payette (Sherbrooke).Guy Poirier (Trois-Rivières), Raffin, Renaud-Bray, Sons et Lettres, VHIage-Cartier (Hull).W.H.Smith & Classic.\t\t\t Ovation pour Millefeuille ¦ Radio-Canada a enfin trouvé la formule de l'émission littéraire qui ne soit pas ennuyeuse.Gaston L'Heureux est à son meilleur dans l'animation de Millefeuille et donne le goût de lire aux téléspectateurs.On n'y trouve pas que le goût de lire mais aussi le désir d'apprendre, j'ai particulièrement apprécié l'émission d'hier soir qui nous parlait de la vie littéraire de Québec au siècle dernier et d'aujourd'hui, l'y ai aussi appris les succès de Marie Laberge à Paris.Millefeuille a aussi un thème différent chaque semaine, ce qui nous permet de connaître des auteurs inconnus.Il n'y a pas que Michel Tremblay d'écrivain au Québec.Georges DELIGEORGES N o t re- Da m e-d e-G race I Le décor de la librairie n'est pas très intimiste, mais Gaston L'Heureux réussit à y animer l'émission littéraire Millefeuille avec beaucoup de sensibilité.Ovation debout pour Millefeuille/ ¦ le viens, par la présente, féliciter la Société Radio-Canada pour cette initiative, unique à ma con-naissance au Québec, d'inscrire à sa programmation l'émission Millefeuille.Ce magazine littéraire animé avec intelligence et sensibilité par Gaston L'Heureux, constitue un atout précieux et inédit à la culture québécoise qui permet enfin au téléspectateur de se maintenir «à jour» dans l'univers prolifique de l'édition.La formule adoptée, basée sur l'utilisation d'un thème par émission, est d'un intérêt plus que certain.De plus, l'approche des brèves entrevues permet à plusieurs auteurs, poètes ou dramaturges, de sortir enfin de l'ombre: grâce à Millefeuille, le monde de la littérature n'est plus une chasse-gar-dée pour une élite, aussi bien écrivains que lecteurs.Une seule note discordante à cette production en tout point réussie: son heure de diffusion.ILE DtSQUAiRE LE PLUS GRAND ET LE PLUS CONNU AU CANADA I NAXOS Le contenu même de l'émission, mettez-moi de m'interroger sur la qualité de sa recherche.Tinté- leur capacité d'évaluer le pouvoir rèt de ses entrevues justifieraient de discernement de l'informée amplement une heure d'antenne que je suis ; souvent je me deman-moins sujette aux aléas de l'actua- de si l'information crée l'événe-lité.ment.alors que c'est l'événe-Espérant que Millefeuille trou- ment doit créer l'informa-vera un temps d'antenne plus di- lion* Quand cette dernière est gne de son intérêt, je suis con- objective, elle m'incite à la révaincue que cette émission saura flexion; qu'il y ait divergence ou ravir un public de plus en plus non ; entre ce qui est dit et ce que large et ce, durant plusieurs Je crois, je suis forcée, face à saisons a venir.Une téléspectatrice assidue, Louise FORTIN Québec Hommage à Judith Jasmin Cher Monsieur Pierre Vennat, ¦Quel bel hommage rendu à Madame Judith Jasmin dans l'oeuvre de Colette Beauchamp dont vous vous faites l'interprète dans le cahier littéraire de La Presse.Votre l'honnêteté du journaliste, de «repenser» et d'analyser mes prises de position, et c'est ainsi que je conçois le rôle de ceux qui diffusent l'information.Dans une société où personne ne s'engage, il est urgent que surgisse le journaliste engagé capable de sortir de la léthargie les citoyens que nous sommes pour les amener à des prises de position qui décideront de leur orientation face à ceux dont on parle et dont on ne connait que la facette que l'information veut nous présenter.Ce rappel de la qualité du journalisme de Madame jasmin me RADIO-CANADA REPRISE MARDI 23h20 \u2022 Le thème de l'émission d'aujourd'hui: Érotisme et Nouveautés \u2022 Les invités: Ariette Cousture Dany Laferrière Lily Gulliver Elizabeth Herrgott LE JEU MILLEFEUILLE Participez au jeu Millefeuille en composant un texte inspiré par la phrase que Gaston L'Heureux vous donne à la fin de chaque émission.Chaque semaine, 3 textes seront retenus.Les auteurs mériteront un dictionnaire de la maison Larousse la première personne gagnante recevra, en plus, une plume Waterman offerte par l'Essence du papier.\u2022 Les gagnants cette semaine: Pierre Carier, Montréal, Québec Marianne Côté, Montréal, Québec Christiane Saint-Pierre, Saskatoon, Saskatchewan À la fin de la saison.3 gagnants seront choisis parmi tout le courrier reçu et pourront gagner: Le 1 or prix Un voyage d'une semaine à Paris pour 2 personnes, transport et hébergement compris, une gracieuseté de Voyages Malavoy.\u2022Heure\"* analyse conforte mon opinion sur fait regretter davantage la grande l'information et ceux qui la font, dame qu'elle fut.Judith lasmin: Si Ton ne doit pas douter de 1916-1972: du feu et de flamme à l'honnêteté des journalistes, per- offrir à ces professionnels de l'in- i i MOZART Quatuors è cordes «La chassai CORELLI Concerti Grossi op.6 Nos 1-6 CORELLI Concerti Grossi op.6 Nos 7-12 MENDELSSOHN Chants sans paroles HAYDN Concertos pour violoncelle Nos 1 et 2 CD.0RFF Carmina Burana CD.SCHUBERT Quatuors à cordes «La jeune fille et la mort» CD.SATIE Pièces pour piano 3 gymnopèdies, etc.TELEMANN Suite pour flûte à bec Concerto pour alto BEETHOVEN Concertos pour piano, 2 tIS QUANTITÉS LIMITÉES 399, rue SAINTE-CATHEmNE OUEST Métro P.D.A.Heures d'ouverture: Lundi et mardi ] de 9 h ù 19 h Mercredi à vendredi vrf I 3 de 9 h621 h Samedi de 9hà 17h.Hl>| L'ESPOIR «Chaque jour apporte sa part d'espérance!» Un homme ose partager avec nous sa vision du monde.L'abbé Roland Leclerc débusque l'espérance dans tout ce qui nous arrive, dans tous les gestes de notre vie.Il trouve Dieu et il est certain que Dieu bénit son audace.Les Editions LOGIQUES Au fil des jours - Atteindre l'espérance Roland Leclerc, Ptre 192 pages - ISBN 2-89381-098-5 16,95$ Distribution exclusive: LOGIDISQUE inc.CP.10.suce.-D-.Montreal (Quebec) H3K3B9 Tel.: (514) 933-2225 FAX: 1514)933-2182 recevront une machine à écrire Smith-Corona, avec traitement de texte intégré, offerte par les Magasins Pilon.Le second finaliste recevra également une plume Waterman de luxe offerte par 11Essence du papier., V ¦¦ wl Voyages Larousse SSZ TClt VISION f ¦ I I ¦ I I L Conférence-témoignage de Louise Brissette, auteure du livre DES CADEAUX MAL EMBALLÉS CONCOURS MILLEFEUILLE A la fin de la saison, deux bons d'achats d'une valeur de S 500 chacun seront offerts par la librairie Renaud-Bray et seront remis par tirage au sort Pour participer, remplissez ce coupon.Nom: Téléphone: Adresse: Envoyer à: CONCOURS MILLEFEUILLE LA PRESSE Case Postale 48027 Montréal.Québec H2V4S8 I ¦ I ¦ I ¦ i ¦ .1 Une jeune femme de chez nous témoigne du bonheur qu'elle vit avec les 19 enfants handicapés qu'elle a adoptés.MERCREDI 25 NOVEMBRE à 19 h 30 au Sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs 5875 rue Sherbrooke est (Métro Cadillac) à Montréal.Stationnement disponible sur place Entrée libre Renseignements au (514) 421-1776 (le jour) ARLETTE COUSTURE LES SOIRÉES NOVALIS PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.La Prtiie formation qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter.La vérité ne gêne que ceux qui la taisent.M.BOULANGER Brossard ¦ Les lettres destinées au Courrier des arts doivent être claires, concises et signées du nom complet de leur auteur.LA PRESSE se réserve le droit de les abréger.Adresser toute correspondance comme suit: La boîte aux lettres, LA PRESSE, 7 rue Saint-lacques, Montréal, H2Y 1K9.Qui a dit que l'archéologie, ça devait être égyptien Venez percer non pas les mystères du Nil, mais les secrets bien gardés delà petite rivière qui se jetait jadis dans le fleuve, à la pointe à Callière, berceau de Montréal ! POJNTE-À-CALLiÈRE Le musée à voyager dans le temps ! 350, place Royale, Vieux-Montréal Renseignements : (514) 872-9150 CES ENFANTS D'AILLEURS d La fKCdbc, uiohikchl, uimMiitnc 2Z NOVEMBRE 1*92 B5 LIVRES En quelques lignes Henri Guillemin Malheureuse Église Mais le grand-père ayant été libéré sur parole après seulement cinq moi* d'incarcération, Martine Langelier ne fait plus confiance aux juges non plus: «j'ai perdu confiance en la justice.Moi j'ai fait mon travail.On ne peut en dire autant des autorités.On ne laisse pas des monstres comme mon grand-père traîner dans les rues».Quand on vous dit qu'il s'agit d'un livre noir.Seuil Croyant malgré tout?fffa uelques semaines avant de s'éteindre, le 4 mai dernier, et huit ans après avoir écrit L'Affaire fesus, l'historien Henri Guillemin remettait à son éditeur un manuscrit \u2014 devenu son testament, en somme\u2014 publié aujourd'hui sous le titre de Malheureuse £-glise.Sortant de là, on ne peut que se demander comment il se fait que Guillemin, un homme d'une grande intelligence et aux connaissances encyclopédiques, ait pu demeurer catho jusqu'à la fin.Car le portrait qu'il dresse de la business chrétienne, de l'an Zéro à nos jours, est à décourager quiconque est pourvu d'un minimum de bon sens et de fibre morale.L'auteur fait le compte des discussions puériles entretenues pendant des siècles au sujet de la virginité de Marie, de la transsubstantiation et d'autres fables et rituels magiques.Et il se rend ainsi jusqu'à l'Église catholique d'aujourd'hui qui, selon Guillemin, est littéralement prête à s'écrouler au milieu de ses contradictions, pilotée qu'elle est par un patron, lean Paul II, dont les édits moraux frisent le ridicule et dont les sympathies vont à l'extrème-droite.À moins que.«Si tel pape (.) demandait pardon à cette humanité que jésus-Christ avait confiée à ses disciples, la commotion pourrait être payante», écrit Henri Guillemin.Mais il n'a pas l'air d'y croire.Mario Roy MALHEUREUSE ÉGLISE.Henri Guillemin.Editions du Seuil, Paris.1992.243 pages, 34.95 $.Pierre Vennat LA RAGE AU COEUR.Martine Langelier.Preface de Andrée Ruffo.Le Jour Éditeur, Montreal.1992,192 pages, 15,95 $.1 Encore l'inceste g I y avait Èlisa T.11 y a main-H tenant Martine Langelier.Laquelle raconte sous le titre de La rage au coeur les agressions sexuelles dont elle fut l'objet de la part du conjoint de sa grand-mère, qui en avait la garde.On a l'impression que les livres sur l'inceste deviennent une nouvelle mode.Comme si toutes les victimes éprouvaient le besoin de se raconter.Il s'agit cette fois d'un livre dur où aucun détail n'est omis.Un livre où l'auteure ne pardonne pas.« Mon grand-père a été condamné à trois ans et demi de pénitencier.Ma vengeance ne s'est jmais assouvie.|e rêve encore aujourd'hui de le voir crever à mes pieds.Et je lui souhaite de brûler en enfer pour l'éternité, si l'enfer existe uilleurs que sur terre.«|e l'ai revu une seule fois depuis et j'ai su en le voyant que ma haine pour lui ne mourrait jamais» La juge Andrée Ruffo, du Tribunal pour la jeunesse, qui préface le livre et dont les campagnes publiques sont bien connues, écrit en préface que «tout cela n'a été possible qu'avec la complicité de personnes entourant le conjoint de sa grand-mère: celle de la grand-mere elle-même, celle des tantes, des cousins, des oncles; possible également à cause de la loi du silence qui prévalait et qui prévaut encore dans tant de familles, tant d'écoles, tant de communautés; silence qui tue l'âme des enfants, silence qui tue l'espoir, silencef^ui lue la vie».Attention : nature en péril ien de plus facile que de tomber dans le préchi-précha environnemental.Lucie Bergeron, qui nous avait donné Un chameau pour maman , parvient toutefois à éviter le piège : si La grande catastrophe traite du fameux trou dans la couche «d'eau jaune», l'auteure le fait avec humour et sensibilité.Là-dedans, pas d'index moralisateur brandit sous le nez des enfants.Et c'est tant mieux.Tout commence lorsque Samuel et Etienne apprennent que la planète atteindra bientôt son réchauffement maximum.On est en plein hiver.Les deux garçons s'inquiètent, l'as pour les grandes causes.Mais parce qu'ils ont passé les derniers jours à construire un fort tout à fait génial.et qu'ils n'ont envie de voir fondre le fruit de leurs efforts comme neige au soleil.Pour parer cela, ils utiliseront les grands moyens.Comme déménager le fort, bloc par bloc, dans le congélateur familial! À noter que ce second roman de Lucie Bergeron est agrémenté d'illustrations d'Hélène Desputeaux.On ne peut que s'en féliciter, lorsqu'on regarde le roman précédent.Sonia Sarfati LA GRANDE CATASTROPHE.Lucie Bergeron, illustre par Hélène Desputeaux.Collection Libellule, Heritage Jeunesse, 1992.63 pages (à partir de 7 ans).Lucie Bcrççron La grande catastrophe Drôle de guerre sale ans les années 1970, la dictature militaire argentine mena contre ses opposants une répression sanguinaire, connue sous le nom de «guerre sale», dont le bilan se chiffre en plusieurs milliers de morts et de disparus.Cette époque tragique, Rolo Diez en porte les marques dans ' sa propre chair (emprisonné pour ses activités politiques, il fut libéré puis exilé en 1973; il réside à Mexico depuis 1980).Et pourtant, il a choisi \u2014gageure folle relevée avec virtuosité\u2014 d'en parler sous la forme d'une farce noire, Vladimir Ilitch contre les uniformes.Bien sûr, dans le sinistre Buenos Aires des généraux, on tue, torture, terrorise, enlève, rançonne à volonté.Mais, au commandant qui voit en chaque innocent un coupable en puissance, au cadre qui livre à la police ses ouvriers suspects, s'oppose un joyeux quatuor d'impévisibles révoltés: un retraité qui a la bougeotte, un vieil anarchiste échappé d'un asile, un comptable rêvant de voler une banque et surtout Vladimir Ilitch, un adolescent maniaco-dépressif qui vit en permanence avec ses héros de bande dessinée.Ainsi, Diez dynamite l'horreur par le burlesque et, par ce rire libérateur, la vie triomphe du désespoir.Gilbert Grand VLADIMIR ILITCH CONTRE LES UNIFORMES, Rolo Diez.Traduit de l'espagnol (Argentine) par Alexandra Carrasco Collection La Noire.Gallimard, Paris, 1992.336 pages.34,95 S.Jean Tabary Iznogoud est bien bon.envers Tabary SONIA SARFATI collaboration spéciale H lean Tabary est un père indulgent envers cet ignoble fils spirituel est le grand vizir Iznogoud.li faut dire que le grand vizir en question possède tout de même un bon côté: il fait vivre son «papa».«C'est Iznogoud qui me permet de publier d'autres séries: Valentin te vagabond, Totoche, Corinne et leannot», indique le scénariste-illustrateur.«En fait, si je voulais absolument faire beaucoup d'argent, je publierais un Iznogoud par année.Mais je préfère travailler à l'inspiration.» Ainsi, trois années séparent la sortie cTIznogoud enfin calife! de celle de La sirène nymphomane, le 21e album mettant en vedette le personnage créé, il y a 30 ans \u2014à une époque où il était inimaginable de faire un héros d'un personnage méchant \u2014 par Tabary et Goscinny.Goscinny qui a signé les scénarios des 14 premières aventures du grand vizir.Tabary a repris le flambeau, après le décès de celui «qui est un de ceux qui ont donné ses lettres de noblesse à la bande dessinée».Mais le flambeau en question ne brillait plus de la même manière.« Il aurait été impensable de continuer la série en faisant les choses comme Goscinny, explique Tabary.J'ai plutôt décidé de raconter les histoires comme moi je les sentais.» _ ., m BANDE DESSINÉE En guise de transition, l'illustrateur promu scénariste a raconté L'enfance d'Iznogoud.Dans lequel on découvre comment le gentil garçon qui défendait toujours son bon copain, le futur calife Haroun el Poussah, est devenu le machiavélique personnage obsédé par l'envie de devenir calife à la place du calife.Tabary a ensuite fondé, sa propre maison d'édition, les Éditions Tabary.Né en 1930 à Stockolm \u2014son père, violoncelliste, travaillait alors en Suède\u2014, lean Tabary a toutefois occupé plusieurs emplois avant de plonger dans le monde de la bande dessinée: staf-feur, figurant à la Comédie française, vendeur de journaux.Ça a ensuite été l'entrée, en 1956, aux Éditions Vaillants.Puis, en 1961.au journal Pilote.Un journal qui a «formé» Tabary.Et qui a fait que ses albums sont ce qu'ils sont.«Quand on travaille pour un journal, on a quatre pages pour résoudre le suspense mis en place la semaine précédente, pour faire un gag, créer un nouvel intérêt et installer un nouveau suspense, explique Tabary.Cela donne un rythme à une histoire.» « Malheureusement, avec la disparition des journaux voués à la bande dessinée, les illustrateurs ne sont plus tenus à une telle rigueur», regrette celui qui affirme se faire un point d'honneur à suivre cette ligne.qui est la sienne.Et celle d'Iznogoud.puisque les aventures de ce dernier «avancent a coups de gags».Des gags qui, toutefois, ne font pas rire Tabary.«|c suis bien le seul à ne pas rire des mésaventures d'Iznogoud! s'exclamc-t-ii.Mais c'est normal: l'auteur ne s'amuse pas.Il travaille.Et le gag, en fait, est une mécanique.» Or, il n'y a rien de drôle dans une mécanique.Heureusement, le lecteur ne voit pas les choses comme celui qui tire les ficelles.Tabary est venu au Québec présenter le dernier album d'Iznogoud: Le piège de la sirène.Une sirène nymphomane, rien de moins.Également au programme, une craie noire avec laquelle on dessine des trous à côté desquels les nids de poule de nos rues sont de la petite bière \u2014ce qui n'est pas peu dire.Un beau cadeau signé Tabary.Qui, soit dit en passant, n'a pas quitté le Québec les mains vides: «l'ai prouvé, ici, le thème du prochain Iznogoud», indique-t-il en souriant.Et puis, plus un mot.BRAVO ! BRAVO ! BRAVO ! BRAVO! BRAVO! BRAVO! BRAVO! ?PRIX DU GRAND PUBLIC 5 00-7-18 HELLRAISER III (F.V.) (18 + ) Tous les sows 9 30 1492 (F.V.) (13 + ) Tous les sows 7 00 dwn 100-4 00-7 00 DR.GIGGLES (F.V.) (16 + ) Tous les sows 9 35 JEU DE PUISSANCE (G) Tousles sows 7 15 9 30dwn 1 00-305-7:15-0:30 CUIRASSE EN PERIL (16+) Tous les soirs 7 109 30 dwn 1 00-3 05-5 05-7 109 30 Roméo et Juliette Très long, mais émouvant CLAUDE CINCRAS ¦ Le spectacle est très long \u2014 trois pleines heures, y compris deux entractes\u2014 et cette longueur est continuellement évidente.Parce que l'intrigue de Roméo et Juliette est finalement assez mince, que Counod n'y a pas retrouvé l'invention mélodique de I nust et que le texte est souvent bien banal.L'oeuvre reçoit néanmoins une fort bonne réalisation dans cette reprise à l'Opéra de Montréal.Le silence qui planait hier soir dans la salle Wilfrid-Pelletier, à la première, indiquait sans équivoque que ce public était ému \u2014un silence plus significatif, en fait, que l'ovation qui accueillit les interprètes devant le grand rideau à la fin du spectacle.Bernard Uzan reprend sa mise en scène de 1986, y ajoutant quelques éléments anecdotiques, et son travail est encore remarquablement efficace, compte tenu de l'élément dramatique dont il disposait.Les affrontements entre les deux familles rivales sont très réalistes et l'émotion qu'il tire du tableau final, celui de la mort des deux héros, nous laisse une impression très forte.Le ténor américain Michael Rees Davis possède une voix chaude, chante avec justesse, joue un Roméo élégant et ardent, et son français est étonnant.Le soprano québécois Lyne Fortin est une fort bonne Juliette: très jeune, très séduisante, et c'est un plaisir d'entendre enfin le texte dit sans accent étranger.La voix est petite mais remplit bien la salle, quoique l'aigu paraisse plutôt forcé.mm ; g I là.^^PeliaS BBMbw ^Bm 'H BBBSk^Bn ' V 3.\"% BAISERS MORTELS A PALM BEACH (13 ans) Dolby Stereo 1:30 -3:30 -5:30 -750 -9:301 Couche tard : Ven.et Sam.: 1240_Ç> HÉROS (G) Dolby Stéréo (v.française) Ven.au Mardi : 1:45 \u2022 4:00 - 740 \u2022 950 Merc, et Jeudi : 1:50-740 Couche tard : Ven.et Sam.: 1240_ LE GARDE DU CORPS Dolby Stéréo Marc, et Jeudi : 1:40 ¦ 4:10 ¦ 7:10 - 9:40_ TOUTES PEINES CONFONDUES (G) Dolby Stéréo 1:45 - 440 - 7:20 - 9:35 Couche tard : Ven.et Sam.: 12:00_ CANDYMAN.SPECTRE MALÉFIQUE (13 ans) Ven.au Mardi : 1:40 \u2022 3:40 - 5:40 \u2022 7:40 \u2022 9:30 Mere, et Jeudi : 4:15 \u2022 9:20 Couche tard : Ven.et Sam.: 1240 BROSSARD 849:film ,L Mail Champlain - 6600.bo?«JU\u20ac*3P' A NOUVEL , pfRg (30^ Pfô f r^ORAU 0oM ?£t2TYï= RPte,7L&ÔOrVT ^2PlA£ ^rj£ £&2Ai MO«S Lf£> MADPftë»! C'B&rTOUT P£ M^Më-VRAi RëU&e* A ÉCHAPPER Aju* V £M AVAiT PDURTAMT FAf^T.L£ MALHEUREUX! îu ëer 6i à suivre et ce «bon vieux Charlie Bro par Schulz V JE VAIS TENIR LE BALLON.CHARLIE BROWN.ET TU VAS VENIR EN COURANT ET LE FRAPPER .- PÏÏ- ELLE A L'AIR SINCÈRFI SI UNE PERSONNE A l'AIR SINCÈRE* C'EST QU'ELLE DOIT ÊTRE SINCÈRE Vfi ¦fi' : .>' TU N'ES PAS AMOUREUX DE LUCIE, N'EST-CE PAS, GRAND FRÈRE?J'AI DÉCOUVERT QUE L'AMOUR FAISAIT FAIRE DES CHOSES ÉTRANGES LA STUPIDITÉ ÉGALEMENTI .i/.:.¦ \u2022 .v .¦ .PHILOMÈNE par Jerry Scott ÉCRIT ÉCRIT ÉCRIT ÉCRIT ÉCRIT ._\u201e.I** ECRIT ÉCRIT VAAAAAHHH^J QUEL HORRIBLE CAUCHEMAR\" Al RÊVÉ QUE JE VIVAIS AVEC JN HUMAIN QUI.5 YAAAAAAWHtfWr// LA DEVEINE FRANK et ERNEST m BEN.JE PRÉSUME QUE ÇA INFIRME LA THÉORIE QUE LA TERRE EST ENTOURÉE PAR LA CEINTURE DE VAN ALLEN!.pendant combien de temps ces gars-ià vont-iis parier de ce qu'us veulent faire de l'économie?a plus ou moins brève échéance.il valeur falloir prendre le taureau/ par les cornes.le taureau n'a pas de cornes.î-ix CANBËDl MARMADUKE MA RM A DUKE aNE ME BLÂME PAS §1 LE TARIF A AUGMENTEE ' «ton maître a établi un crédit pour toi.mais tu as dépassé la limite de cinq hamburgers.» «ICI.VOUS RAMASSEZ DEUX ENFANTS ET UN PASSAGER CLANDESTIN.» cQUAND LES ENFANTS VIENNENT JOUER.LA QUEUE LUI BAT AUTOMATIQUEMEMT.» «Oublions l'histoire do la pommo pour lo prof.Marmaduke l'a mangée avant qu on arrive à l'école.» «en te promenant dans ton cauchemar tu t'es enroulé dans ta laisse.tu n'as pas été attaqué par un aspirateur!.+ "]
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