La presse, 24 mars 1993, B. Informations nationales
[" Arts et Spectacles » : * LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 MARS 1993 Le vérificateur craint une flambée des coûts des mégaprojets Des informations «secrètes» soulèvent l'inquiétude à Ottawa quant au peu de contrôle du gouvernement sur ces projets t i MICHEL HÉBERT de la Presse Canadienne OTTAWA e gouvernement fédéral s'inquiète du peu de contrôle qu'il exerce sur les mégaprojets énergétiques tel Hiber-nia, a confié un porte-parole du Conseil du trésor, hier, à Ottawa.«Nous sommes inquiets parce que ce sont des projets coûteux», a déclaré M.Bruce McKellips, directeur de la division des ressources naturelles au Conseil du trésor.M.McKellips n'a pas voulu préciser la nature de ces inquiétudes au comité des Communes qui étudiait, hier, des projets énergétiques dans lesquels Ottawa a investi 4,8 milliards.«C'est secret, a-t-il affirmé, ces informations sont confidentielles et ont été transimes au ministre».Le président du Conseil du trésor, Gilles Loiselle, serait préoccupé par ces dossiers, a cependant confié M.McKellips.Hier, Mme Ellen Shillabeer, un expert fédéral en vérification de projets énergétiques, affirmait pourtant que les parlementaires devraient bénéficier «d'une meilleure information sur les engagements fédéraux à l'égard des mégaprojets et sur les résultats obtenus».Ces projets milliardaires ne sont pas encadrés par un contrôle gestionnaire précis.Le Conseil du trésor et le Vérificateur général n'ont pas mis en place des mesures de contrôle suffisantes.Le vérificateur Denis Desautels demande donc un «resserrement des modalités de surveillance» du gouvernement fédéral.Ces normes de contrôle, attendues en juin prochain, devraient permettre un encadrement de la gestion et des coûts des mégaprojets énergétiques de Lloyd-minster et de NewGrade, en Saskatche-wan, et d'Hibernia, au large de Terre-Neuve.«Dans les trois cas, il n'est pas trop tard pour apporter des correctifs de différents ordres», a indiqué le vérificateur Denis Desautels, qui craint une flambée des coûts de ces projets.Les accords et les contrats conclus avec ses partenaires publics et privés devraient accorder au gouvernement fédéral un meilleur contrôle sur les coûts et préciser la responsabilité des signataires de ces accords lorsque les coûts dépassent les prévisions.Ces accords seraient sciemment confus en regard des transferts technologiques.Les termes «transferts technologiques» y sont associés à l'expression «dans la mesure du possible».«La surveillance de ces projets devrait aller plus loin que ce qui est écrit dans les accords, il faut élargir cette surveillance au maximum», a soutenu M.Desautels, qui prône une présence active d'Ottawa aux comités exécutifs de gestion de ces mégaprojets.Le vérificateur a déclaré hier: «Les projets dont le gouvernement est partiellement propriétaire comportent tout simplement des risques trop nombreux et des coûts trop élevés pour que les pratiques actuelles de surveillance soient maintenues».Le projet Hibernia est évalué à 5,2 milliards par le ministère fédéral de l'Énergie et des Ressources.Ottawa y a d'abord investi 1,04 milliard, auquel se sont ajoutés une garantie d'emprunt de 1,7 milliard et des crédits de TPS de 72,8 millions.Mais en haussant sa part de 8,5 pour cent dans ce projet, le gouvernement fédéral a ajouté 370 millions.Il versera encore 175 millions si le projet dépasse les projections, ce qui est prévisible, a-t-on admis hier.La participation d'Ottawa dans Hibernia atteindra donc 3,35 milliards.Le projet Lloydminster a grimpé de 1,2 à 1,7 milliard de 1988 à 1992.Le gouvernement fédéral a dû hausser sa participation de 400 à 530 millions pour compléter la construction d'une usine de transformation de pétrole lourd.Cette usine fonctionne à perte depuis novem- bre 1992.Ottawa éponge une partie des pertes, a indiqué hier un porte-parole d'Énergie et Ressources.Newgrade, un projet similaire au précédent, est estimé à 800 millions.Le gouvernement fédéral y a versé 275 millions en garanties d'emprunt.Le gouvernement de la Saskatchewan a déclenché une enquête publique sur le financement de ce projet en novembre 1992.M.Ronald Bilodeau, sous-ministre à Énergie et Ressources, a expliqué que ces projets sont risqués pour le gouvernement parce qu'ils sont de «nature expérimentale».Il s'est dit d'accord avec l'établissement de lignes directrices portant sur le contrôle des coûts.Mais ces normes ne devront pas incomber qu'à son ministère, a-t-i?précisé.«L'un des risques les plus graves est que nous ayons a dépenser beaucoup d'argent sans pour autant atteindre les objectifs voulus», a conclu le vérificateur Denis Desautels.g û «.> \u2022 \u2022 ?r ?r \u2022 f> v » _ Hockin renonce à la direction du PC et appuie Kim Campbell Presse Canadienne LONDON.Ontario Carth Turner Trois candidats déclarent la guerre à la dette Presse Canadienne OTTAWA Les trois candidats les plus discrets à la direction du Parii conservateur ont dénoncé à l'unisson, hier, l'énorme dette de 450 milliards du Canada.Le plus radical des trois, l'ancien journaliste Garth Turner, est allé jusqu'à proposer l'adoption d'une loi qui obligerait le gouvernement à toujours présenter un budget équilibré.«Nous devons avoir un budget équilibré, non en paroles, mais par une loi», a-t-il déclaré à la réunion de l'Association canadienne de l'immeuble.Adressant la parole au même endroit, l'avocat Patrick Boyer n'est pas allé aussi loin, mais il s'est dit favorable à une réduction draconienne des dépenses du gouvernement.«Nous ne pouvons pas continuer d'emprunter pour payer des choses que nous n'avons pas les moyens d'avoir», a-t-il dit.11 a indiqué, à ce sujet, que le contrat de 5,8 milliards pour l'achat d'hélicoptères devait être annulé.Cette suggestion a cependant été repoussée par M.Turner, qui a rétorqué que «nous ne pouvons pas envoyer des soldats canadiens dans des hélicoptères vieux de 30 ans, qui s'écrasent et causent la mort des hommes et des femmes qui protègent et défendent notre pays».Le troisième candidat, Jim Edwards, a suggéré un effort concerté pour réduire la dette, mais il n'a fourni aucune précision.I e ne serai pas candidat et \"^j'appuie Kim Campbell à la direction» du Parti conservateur, a annoncé hier le ministre du Tourisme, Tom Hockin.La veille, il avait laissé entendre qu'il pourrait se porter lui-même candidat, avec des «idées neuves» et une «nouvelle approche».Il a cependant eu un entretien avec Mme Campbell et il a réalisé «qu'elle et lui sont d'accord pour s'attaquer fermement au déficit et pour favoriser une économie créatrice et plus dynamique».De plus, il a constaté que la ministre de la Défense reçoit partout au pays un appui «extrêmement chaleureux».«Les Canadiens la considèrent comme une personne intelligente, pleine d'espoir et contemporaine, a-t-il fait remarquer.«Elle veut que je joue un rôle important dans toutes les questions politiques, particulièrement pendant la campagne.» Ontario M.Hockin, qui est âgé de 55 ans, est né à London, où il a été élu au Parlement pour la première fois en 1984.11 est devenu membre du cabinet deux ans plus tard.Il n'y a actuellement que quatre candidats officiels à la direction du parti: Jean Charest, Patrick Boyer, Garth Turner et Jim Edwards.Quant à la favorite, Kim Campbell, elle doit annoncer sa candidature demain.Les ministres suivants ont annoncé qu'ils ne se présenteraient pas: Perrin Beatty (Communications), Michael Wilson (Commerce), Barbara McDougall (Affaires extérieures).Don Mazan-kowski (Finances) et Otto Jelinek ( Revenu).M.Hockin a révélé que Mme Campbell lui avait dit qu'elle considérait la vitalité économique de l'Ontario comme essentielle au reste du pays.«L'Ontario a besoin de toute notre attention»,a affirmé Mme Campbell.¦'^ V* \u2022 -s * Tom Hockin Un lapsus de Chrétien.et voilà que Clyde Wells devient candidat libéral à la place d'Elijah Harper MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA ¦ 1 n'y a plus de doute, Jean ¦ Chrétien a parfaitement enregistré le fait que c'est un des ennemis de Meech qui vient d'être choisi candidat libéral dans le comté de Churchill, dans le nord du Manitoba.En fait, il a tellement bien enregistré cette donnée politique qu'hier il a dit que c'était Clyde Wells, le premier ministre de Terre-Neuve, que les chefs autochtones manitobains avaient choisi comme candidat! M.Chrétien a dû rapidement corriger ce lapsus constitutionnel en se reprenant pour préciser qu'il s'agissait plutôt d'Elijah Harper, l'ancien député néo-îdé-mocrate qui a empêché la ratifi- cation de Meech par la législature du Manitoba.«Nous avons demandé à quelques chefs autochtones seniors de se présenter pour nous là-bas.Certains d'entre eux sont des libéraux connus, et ils se sont retournés et ils ont dit: «Non, le meilleur représentant pour nous, c'est Clyde Wells», a déclaré le chef libéral.M.Chrétien a ensuite bafouillé pendant une seconde pour corriger le plus rapidement son erreur.«Non, ha, hum, pardon, Harper», a-t-il ajouté.Si M.Harper a empêché la ratification de Meech par le Manitoba, Clyde Wells, premier ministre de Terre-Neuve, a lui aussi bloqué la ratification de l'accord par sa province en ne demandant pas la tenue d'un vote à la dernière minute, alors qu'il l'avait promis à ses homologues du reste du pays.M.Chrétien a été lui aussi un des opposants aux ententes du lac Meech.Si M.Chrétien a bien enregistré le fait que c'est un ennemi de Meech qui va maintenant se présenter pour les libéraux dans Churchill, plusieurs députés du parti en sont aussi très conscients et ne trouvent pas nécessairement ce choix des plus judicieux, au moment où le parti a de sérieuses difficultés au Québec.Mais tous préfèrent ne pas en parler publiquement.Sheila Copps, numéro deux du parti, a refusé systématiquement de commenter le projet de M.Harper de briguer la candidature libérale à partir du moment où la nouvelle a été connue.Marcel Prud'homme, député libérai montréalais, se refuse lui aussi à tout commentaire.M.Chrétien et plusieurs autres députés libéraux, comme André Ouellet ou Warren Allmand, ont quant à eux défendu le nouvel arrivant en insistant sur le fait qu'il n'a jamais été strictement opposé aux demandes constitutionnelles du Québec mais qu'il s'est plutôt toujours fait le défenseur des autochtones, oubliés dans Meech.M.Chrétien a indiqué qu'à sa connaissance, M.Harper appuyait toutes les positions constitutionnelles du parti, ainsi que tout le programme électoral.D'après lui, refuser cette candidature aux autochtones, par peur des répercussions au Québec, n'aurait fait que causer d'autres problèmes chez les autochtones du Manitoba.Bourassa devient grand-père pour la seconde fois DENIS du bureau de La Presse QUEBEC François Bourassa ornent de grâce pour Robert Bourassa, qui traverse une période difficile.Il est devenu grand-père une seconde fois, dimanche dernier.Son fils François et l'épouse de celui-ci, Louise Allaire, ont eu, dimanche dernier, un second fils qui se prénommera Simon.«Tout s'est bien passé», d'expliquer hier François Bourassa, joint à son domicile d'Outremont.Interrogé brièvement par La Presse, le musicien de jazz ne cache pas que son père est comblé de joie par cet événement.«Il est très heureux, il vient tout juste de venir le voir à la maison», a-t-il dit.Cette naissance est la seconde pour le jeune couple qui, il y a trois ans, avait eu un premier fils, Mathieu.Robert Bourassa récupère toujours des effets de son traitement à l'interleukine 2 \u2014 terminé depuis le 5 mars.Selon des sources fiables, M.Bourassa souhaiterait revenir à l'Assemblée nationale vers Pâques \u2014 les travaux ajournent pour une semaine le 8 avril.Fatigué, il ne voulait pas revenir précipitamment au travail pour s'absenter quelques jours plus tard, ravivant inutilement les spéculations.Selon la porte-parole de M.Bourassa, Sylvie Godin, la date du retour de M.Bourassa à l'Assemblée nationale n'est toutefois pas déterminée.La démission de Mulroney aura peu d'effet sur la question de l'indépendance du Québec es Québécois ne prévoient pas que la démission de Brian Mulroney comme chef du Parti progressiste conservateur aura un impact imminent sur l'accession à l'indépendance du Québec, selon un récent sondage Callup.En réponse à la question: «Avec la démission de Brian Mulroney comme chef du Parti progressiste conservateur, pensez-vous que la possibilité que le Québec devienne indépendant dans les cinq prochaines années est plus élevée, moins élevée ou est restée la même?», 55 p.cent des Québécois n'envisagent pas que le départ de M.Mulroney ait un effet sur l'imminence de l'indépendan- SONDAGE GALLUP ¦ ¦¦ ¦ MWWWWW»\".|W WW^NM \u2022 ¦\u2022 ¦ \u2022 K-MW ^^^^ ce au Québec.Vingt-sept pour cent des Québécois pensent que la démission du chef du Parti progressiste conservateur augmente la possibilité d'indépendance du Québec alors que 9 p.cent des répondants croient que le départ de Brian Mulroney va apaiser le vent indépendantiste au Québec.Dix pour cent des répondants n'ont pas exprimé d'opinion sur le sujet.Il est important de noter que l'âge est un important détermi- nant sur ce sujet.Alors que 45 p.cent des répondants âgés entre 18 et 29 ans n'envisagent pas de changement sur la question nationale avec le départ de Brian Mulroney, ce chiffre augmente à 46 p.cent parmi ceux âgés de soixante-cinq ans et plus, 50 p.cent parmi les répondants âgés entre 50 et 64 ans et à 61 p.cent parmi ceux dont l'âge se situe entre 40 et 49 ans.Deux Québécois sur trois (66 p.cent) âgés entre 30 et 39 ans n'entrevoient pas de changement au sujet de I accession a l'indépendance du Québec avec la démission de Brian Mulroney.Finalement, il est intéressant de noter que le niveau d'éduca- m* r r tion est un autre important déterminant sur le sujet d'aujourd'hui.Alors que 43 p.cent des répondants qui ont fréquenté l'école secondaire sont d'avis que le départ de Brian Mulroney n'aura pas d'effet sur l'accession à l'indépendance du Québec, 58 p.cent des Québécois de niveau primaire et 61 p.cent de ceux ayant fréquenté le cégep partagent le même avis.Deux Québécois sur trois (66 p.cent) ayant fréquenté l'université croient que la démission de Brian Mulroney comme chef du Parti progressiste conservateur n'aura pas d'effet sur la possiblité que le Québec devienne indépendant dans les cinq prochaines années.Brian Mulroney L'accord de Charlottetown réhabilité Presse Canadienne OTTAWA Le gouvernement fédéral s'affaire à dépoussiérer une section du défunt accord de Charlottetown afin de coordonner plus efficacement avec les provinces ses efforts de réduction de la dette, a indiqué hier le ministre des Finances, Don Mazankowski.Une politique fédérale sur l'économie, émise en novembre 1991, pourrait servir de base à un plan fédéral-provincial de réduction de la dette.Le document de 1991, intitulé «Fédéralisme canadien et union économique», une partie de l'accord de Charlottetown défait en octobre dernier, mettait de l'avant certaines suggestions visant à harmoniser les politiques économiques des deux paliers de gouvernement.M.Mazankowski a déclaré hier, hors de la Chambre des communes, que les ministre des Finances des provinces avaient appuyé cet objectif lors d'entretiens privés avec lui.Lors de sa consultation pré-budgétaire, qui s'était étendue sur plusieurs mois, le ministre fédéral des Finances a dit avoir constaté que la réduction du déficit était une préoccupation nationale.«Nous allons tenter de saisir l'essence de cette préoccupation et de développer un plan national afin d'établir des objectifs clairs et précis», a-t-il déclaré.Lundi, une agence d'évaluation du crédit a-servi un sérieux avertissement concernant les dettes des provinces, qui ne cessent de grimper.Hier, la Banque du Canada a encouragé les gouvernements à poursuivre leurs efforts de restrictions budgétaires.Selon M.Mazankowski, la politique fédérale sur l'économie serait un excellent point de départ à une action concertée en matière de réduction de la dette.Cette proposition préconisait notamment l'adoption d'une date fixe pour le dépôt des budgets, encourageait les 11 ministres des Finances à tenir des rencontres annuelles, à publier des prévisions budgétaires.V % \\ i I 5 « t 1 2 i LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 MARS 1995 Editorial Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef L'équité selon Desjardins A u nom de l'équité, le Mouvement Desjardins voudrait que toutes les sociétés qui oeuvrent dans le capital de risque puissent profiter des avantages fiscaux dont jouit le Fonds de solidarité de la FTQ.Si ces pressions étaient venues de n'importe quelle autre institution financière on n'y aurait vu qu'une manifestation de jalousie face à un concurrent mieux traité.Le Fonds de solidarité a le vent dans les voiles et prive les institutions financières d'une partie de la manne des RÉER.Il est donc normal qu'elles réagissent en invoquant les règles de la concurrence et les lois du marché.Venant du Mouvement Desjardins, la même démarche devient agaçante.D'abord parce que ses dirigeants, fidèles à la tradition de double langage de cette institution, transforment une question de gros sous en débat moral.Profitant de limage d'engagement social du mouvement, ils invoquent l'équité et la justice, quand dans le fond ils parlent de rendement et de part de marché.Par ailleurs, de toutes les institutions financières, c'est le Mouvement Desjardins qui devrait le mieux comprendre pourquoi le Fonds de solidarité dispose d'avantages que.n'ont pas les autres.Le Mouvement Desjardins, qui a toujours voulu allier les exigences de la rentabilité aux impératifs de sa mission sociale, aurait dû être capable d'apprécier te spécificité de la mission du Fonds de solidarité.Il est vrai que les contribuables qui investissent dans le Fonds profitent d'avantages fiscaux généreux: en plus d'une déduction d'environ 40 p.cent comme pour n'importe quel autre RÉER, ils ont droit à des crédits d'impôt de 20 p.cent de Québec et d'Ottawa.En bout de ligne, ils récupèrent 80 p.cent de leur mise de fond.Ce cadeau exceptionnel a pour but d'encourager quelque chose d'unique, un phénomène de société qui était inconnu chez nous, la participation du mouvement syndical au financement d'entreprises et à leur gestion.C'est pour encourager ce virage unique qu'on a mis au point cet abri fiscal.Et pour protéger des investissements particulièrement risqués.À notre connaissance, aucune autre société de capital de risque, y compris au Mouvement Desjardins, ne propose un projet du même ordre.Et si ce n'était ce volet de laboratoire social, les 80 p.cent de récupération fiscale seraient injustifiables.D'ailleurs, l'idée d'étendre à toutes les sociétés de capital de risque des avantages fiscaux comparables fait dresser les cheveux sur la tète.Pourquoi faudrait-il que ce soit l'État, et donc l'ensemble des contribuables, qui prenne en fait 80 p.cent des risques liés à des projets en principe prometteurs?Si on pense en termes d'équité, il serait plus sage de se demander si le Fonds de solidarité, maintenant qu'il a connu son envol, a encore besoin d'un soutien gouvernemental aussi substantiel.L'intervention du Mouvement Desjardins est également étonnante parce que son président, M.Claude Béland, l'a faite au nom de l'équité.La chose fait sourire quand on se souvient que le Mouvement Desjardins n'a aucun scrupule à exiger un traitement préférentiel en vertu de sa différence.Comme si les préoccupations quant à l'équité n'allaient que dans un sens.Le Mouvement Desjardins a sa propre loi, qui lui confère des avantages réels face à ses concurrents directs, les banques à charte.Cette loi lui consentait un abri fiscal sur mesure, une déduction pour l'achat de parts sociales.Comme par hasard, cette même loi facilite ses investissements dans le capital de risque, lui permettant de profiter plus que d'autres institutions des avantages du décloisonnement.Et c'est maintenant le même Mouvement Desjardins qui s'inquiète parce qu'une autre institution est soumise à des règles particulières qui tiennent compte de ses besoins et de ses caractéristiques.Les dirigeants du Mouvement Desjardins, qui chantent sur tous les toits que leur entreprise n'est pas comme les autres, ont raté là une très belle occasion de montrer de façon plus concrète qu'ils se démarquent des entreprises capitalistes classiques.a|a|n oubuc *»**'-3âBS8âS m ¦ Dur, dur d'être journaliste ¦ I est des phénomènes qu'on hésite à aborder.De peur que I même leur dénonciation accroisse leur importance.Il faut I pourtant regarder la réalité en face.Tous les médias, un jour ou l'autre, tombent dans le panneau.Et se font manipuler.Par d'astucieux promoteurs qui parviennent à donner un air de brûlante actualité à des «shows» qui, autrement, passeraient inaperçus.Dans certains cas, c'est tout simplement une habile opération de marketing.Et tant pis pour les naïfs qui paient le prix fort pour aller se faire casser les oreilles par des moines thibétains devenus les agents de promotion d'un club de voyages.Cette fois, il s'agit d'un enfant de cinq ans dont les parents insatiables ont fait une véritable attraction.Comme un animal de cirque.Histoire de changer en or la moindre de ses pitreries.Tout en affirmant sans rire que le petit génie adore cette vie de star internationale et qu'«au moindre danger, on s'arrêtera»! Comme s'il n'était pas déjà trop tard pour ce gamin dont on a confisqué l'enfance pour satisfaire les fantasmes de gloire de ses parents qui avouent avoir «tellement ramé pour faire ce métier»! Dommage que la loi de Protection de la jeunesse n'ait pas prévu ce genre d'abus; il se serait sûrement trouvé quelque part une DPJ assez vigilante pour mettre un terme à cette exploitation indue de la candeur enfantine et de l'inconscience du public qui applaudit à ses prouesses.Grâce à la complaisance des médias qui sont devenus les complices de ce type d'opérations publicitaires.Ces deux exemples illustrent bien la facilité avec laquelle d'habiles «relationistes» parviennent à créer artificiellement des «événements» dont les journalistes se sentent obligés de faire état.Soi-disant parce qu'ils sont là pour refléter la réalité.Or il est des cas où c'est précisément leur intervention qui sort de la marginalité des phénomènes qui auraient dû y rester.C'est ce qu'ils ont fait avec les moines thibétains et cet enfant.Us n'ont pas à en être fiers.Parfois, c'est décidément dur, dur, d'être journaliste.Et d'avoir le courage de se taire.iïi .::: \u2022 \u2022 :\u2022 : «xt: ::;.:: DROITS RÉSERVÉS La boîte aux lettres 4 1 *.I b»9uos.514 842 2112 r paiement en vente.chez* ADMISSION \u2022 ' : 790 1245 its uux oua En collaboration avec: UA \u2022.OUI MOYAI l CMI 13 De l'aveu de la chanteuse Mi-chelle McAdorey, qui participe également à l'écriture des textes, Stonc est moins noir que Red Earth, même s'il est encore très introspectif.«Disons que Red Earth était tout à fait à l'image de notre groupe à ce moment, dit-elle.Nous avions conservé le matériel avec les atmosphères les plus sombres que nous avions.Stone permet d'explorer une voie plus rock, mais son propos est encore pas mal renfermé sur lui-même.|e crois que c'est dans ma nature», ajoute-elle, précisant toutefois que le chaos familial décrit dans You And Me n'est pas la résultante d'une expérience personnelle, mais a été inspiré par un ensemble de situations qui la touchent de près.Les liens hommes-femmes sont le lot de Keep It To Myself, One Way Conversation ou Stone, gravée dès la première prise.Cette dynamique est la préférée de McAdorey.«Les relations hommes-femmes sont à la fois intéressantes et confuses.Elles sont le dilemme de notre époque, note la chanteuse dont la voix n'est pas sans rappeler celle de Kate Pierson des B-52 dans les plus hauts registres.U y a tant de choses que l'on devrait faire ou ne pas faire quand on parle de relations personnelles.Je me sens coincée et je ne suis pas la seule à en juger par les témoignages que j'entends.Les autres souffrent aussi, mais sous d'autres formes.» L'addition d'auteurs-compositeurs invités tels Greg Keelor, de Blue Rodeo, ou Dave Pirner, de Soul Asylum's donne un son diversifié à Stone.One Way Conversation , Nothing Ever Hap-pend.ou Scptember Morning offrent des saveurs rock, alternatives ou country, c'est selon.Comme Keelor avait déjà participé à Red Earth, la question vient d'elle-même.Crash Vegas pourrait-il produire un disque sans aide extérieure?«Sûrement, poursuit la chanteuse, mais nous sommes très à l'aise avec les collaborations.Nous ne ressentons pas le besoin de faire un disque seulement pour crier au monde entier que nous l'avons fait tout seuls.» g1 enfer c'est nous autres Julie re Paul Piché, Kashtin Joël Lebigot, Francine Grimaldi et Marc Laurendeau San Antonio, Jordy Ce soir Le duo de choc de Crash Vegas sera de retour à Montréal samedi à l'université McGill, accompagné du batteur Ambrosc Pottie et du bassiste Darren Watson, dans le cadre d'une tournée qui s'annonce aussi longue que la précédente.Il sera à Québec dimanche.H Après McCart-ney, El ton John et le Boss, c'est au tour de Rod Ste-wart de s'offrir une sortie au Unplugged de MTV.L'émission enregistrée il y a quelques jours a permis au rocker britannique de refaire équipe avec son vieux compagnon, Ron Wood, pour une première fois depuis que le guitariste s'est joint aux Rolling Stones dans les années 70.Stewart et Wood avaient fait la belle époque du groupe The Faces et avaient travaillé ensemble à quelques classiques de Stewart, dont l'album Gasoline Alley.Pour l'occasion, les deux compères ont pigé dans le vieux matériel de Rod The Mob pour le plus grand plaisir de ses vieux fans.\u2022 - SRC Télévision Le Point du jour de 6h à 9h Pierre Pascau Serge \u201e Danielle Bel air & Oui met LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 MARS 1993 B7 * .L'interurbain Bell présente LIS GRANDS EXPLORATEURS Devant les nouvelles technologies de la télé : le contenu canadien.Rouge 24-25-26 MARS Mer.: 20h Jeu.Ve*v: 19h Cégep du Vieux-Montréal 255.rue Ontonoes» BErôtnorâ 521-1002 CCAioaxr z* \\vm chu ADMISSION DlANNEE RINEHART Presse Canadienne IIULL ¦ À l'ère de la radiodiffusion par satellite, ce n'est pas la réglementation, mais un renforcement de la production d'émissions à contenu canadien qui assurera la survie de la programmation canadienne.C'est ce qu'a affirmé hier le porte-parole de la Conférence canadienne des arts, Keith Kelly, devant le CRTC.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes en est à sa troisième semaine d'audiences publiques sur l'avenir de l'industrie canadienne de la télévision.Le CRTC s'efforce notamment de déterminer les façons d'encourager et de protéger la programmation canadienne devant l'avènement de nouvelles technologies qui introduiront de 300 à 500 nouvelles chaînes dans les foyers canadiens.De nouveaux marchés Loin de considérer ces nouvelles technologies comme une menace, la Conférence y voit plutôt MONTREAL De 5h 15 9h 15 .a l'occasion de développer de nouveaux marchés et de nouvelles sources de financement pour la production d'émissions canadiennes.Ces 500 chaînes, il faudra les alimenter, a expliqué M.Kelly.Il y aura un besoin énorme de contenu.« Nous espérons que les producteurs, artistes et travailleurs culturels canadiens récolteront une partie des bénéfices de cette demande accrue de contenu, et que l'expression culturelle et les valeurs canadiennes reflétées dans cette production lui ouvrira l'accès à des marchés internationaux importants.» La Conférence suggère au CRTC de recourir aux nouvelles technologies comme les satellites et la compression numérique pour encourager la consommation d'émissions canadiennes en accordant des permis aux candidats soucieux d'offrir de nouveaux services à teneur principalement canadienne, et en recommandant au gouvernement de taxer le matériel requis pour capter les signaux des satellites de transmission directe, les «étoiles de la mort» \u2014 une taxe qui servirait à financer de nouvelles productions canadiennes.La Conférence invite aussi le CRTC à continuer de donner priorité à la programmation et aux radiodiffuseurs canadiens pour le service de base du câble et à mettre sur pied une station spécialisée dans les arts.Les audiences se poursuivent jusqu'à vendredi.1Y TIMBRES DE PÂQUES 1800 263-1969 1 ALBERT FINNEY FAMOUS PLAYERS RICO IN LOVE UN ENDROIT FABULEU COURS TOUJOURS MOU LAN ALAIN DELON LE*RET0UR*DE ASAN0VA\\ M \u2022¦\"-1 Profitez des matinées à 5$ le mardi et jours fériés Ligne d information FAMOUS PLAYERS 866 0.111 de 11h00 à 22H00 480 Ste-Catberme o.866-3656 LE PARISIEN -v.\u2022 MlMPÉRIAL THX hushabye-8aby (13 f ) (Varaton original* artgUtea aoue-t w r \u2014 français) 1:00-5 00-9 00 FAIS-MOI damier (o) OOLBY 3 00-/00 r**> *00 indochine (o) KXBV1 50-5 004 15 aladdin (v>.) (o) OOlBy 12 »2 30-4 30 retour a howard8 end (q) DOLBY Toun 1*5 sorte 15900 un endroit fabuleux (o) OOUJy 12 20-2 40-4 50-7 009 20 le cri des larmes (18 + ) OOUJY 12 15-2 3O4 45-7 00-9 20 le retour de casanova (o) OOUJY 1 30-3 30-5 30-7 30-9» beau fixe (o) CXX8Y 12 55 3 00-505-7 10*15 LOEWS 1430 Bleury 288-7102 point of no return (13 + ) thx oolby 12 00-2 15-4 30 7 00930 LAVAL 1600 Le Corbus»cr 668-7776 954 SfeCatherme o.861-7437 RtCH IN LOVE (o) OOLBY 12 10225-4 40-7 00-920 CRYINQ game (104) DOLDY 12 15-2 36-4:45-7 05 9 25 swinqkid8 (13 4) OOLBY 12 05-2:25-4 50-7 109 40 sommer8by (g) OOLBy Tout Ht to*t 7 05 9 25 aladdin (g) 0OLB< 12 30-2 40-5 00 furtinq (g) OOLBy 12 35 2 45-5 05 7 209 30 CENTRE EATON 705 SteCathenneO.985-5730 a fan off place (o) dolby i 0o-3 30-6 30-9 00 f alun g down (164) 0ou1y 12.15-2 25-4 40-7 0o9 20 homeward sound (q) oolby 12 30-2 304 » untamed heart (q) oolby Tout hM toirt 7 10925 rrmwd* 9 25 8trictly ballroom (q) oolby 12:35-2:45-4:55-7 05-9:15 indochine (G) oolby (Vf von orlgmtto franc*** tout ssw ttQUrt \\ 1:304:45-8 00 fire in the sky (134>) oolby 12 402 505 007:15-9 30 faluhq oown (16 + ) OOLBV Tout *J ton 7 0O9 20 o*n 12 102 304 4O7.0O920 point of no return (134) oolby Tou»l**so»t7 109 30 *m 12 102 204 50-7:109:30 les survivants (134) oolby Tout te tort 6 30-9-10*m 12 503 308 3os-10 fire in the sky (134) OOLBY Toustettort 7 10-9-30 *m 12 302 404 50-7 109 » un endroit fabuleux (g) OOlBY Tout te tows 7 0O9 20 r*m 12 202 30-4 40-7 009 20 retour au bercail (g) OOLBy Tout te toirt 7.0O900 dm 1 10 3 105 0O-7 0O9 00 le jour de la marmotte (q) OOLBY Tout te toirt 7 109^20 *m 12 402 50-4:50-7 10920 le cri des larmes (164) OOLBY Tout te sort 7 10 9 30 rKn 12 102204 40-7:10930 far off place (g) OOLBY Tous te sowt 7 00-9 20 *m 12 202 404 507 0O9 20 swing KID8 (13 4) DOlBy Toustesotfs7 lO9 30*n>12 102 30-4 507 10930 le retour de casanova (q) oolby Tous te so«s 7 2O9 40*m 12 *02 505 00-7 20940 SOMMERSBY (v.f.) 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