La presse, 25 mars 1993, B. Informations nationales
[" Informations nationales \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MARS 1993 Santé: 145 millions de moins, mais les services sont maintenus GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Les réductions budgétaires de l'ordre de 145 millions dans le réseau de la santé et des services sociaux, en incluant les 96,î millions de moins à la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ), les services aux usagers ne devraient pas diminuer.«Il est clair pour nous qu'il ne saurait être question de réduire les services à ce moment-ci.Nous faisons en sorte de maintenir le niveau des services à la population et il n'est pas question de fermetures de lits pour atteindre des objectifs financiers», a assuré le ministre de la Santé et des Services sociaux, en commentant l'effort que le Conseil du Trésor lui impose.Les salaires représentant 70 p.cent des coûts des services de santé au Québec, il est clair, selon les spécialistes du Conseil du Trésor, que la politique salariale qu'applique désormais le gouvernement (le gel) permet cPabsorber la majeure partie de la réduction globale.Ainsi, compte tenu des modifications apportées à la structure budgétaire du ministère, pour qu'ils tiennent compte des besoins de sa réforme, les crédits pour 1993-1994 s'élèvent à 9,97 milliards, ce qui représente une diminution de 49,3 millions comparativement à l'exercice précédent.Voici comment on y arrive: \u2022 les crédits alloués aux régimes de retraite des employés du réseau de la santé diminue de 158 millions en raison d'une réévaluation actuarielle; \u2022 les dépenses sont réduites de 140,7 millions selon la répartition suivante: 69,3 millions représentant une économie de 1 p.cent dans la rémunération globale découlant de gains de productivité, 25,9 millions provenant de mesures dites diverses, 23,6 millions venant d'une compression de 1 p.cent de la masse salariale des cadres et du retrait de leur boni au rendement, et 21,9 millions découlant de l'annualisation de mesures de réduction de dépenses annoncées en mai 92.dans le Discours sur le budget de 1992-93.En contrepartie, on note qu'une indexation de la masse salariale de 99,5 millions est appliquée de même qu'une croissance des contributions de l'employeur de 24,2 millions; un ajout de 58,3 millions représentant 1 p.cent des crédits de base des centres hospitaliers de courte durée pour le financement des coûts additionnels générés par le vieillissement de la population, le développement de la technologie médicale et l'accroissement des clientèles; un ajustement à la hausse de 37,4 millions pour le «service de la dette; des crédits additionnels de 19,9 millions pour le développement de nouvelles activités reliées à des projets d'immobilisation; et d'autres ajustements qui entraînent une hausse de crédits de 10,1 millions.L'ensemble de ces réaménagements se solde par une diminution de 49,3 millions.Difficile de demander davantage Le ministre Côté reconnaît que les em- ployés du secteur de la santé et des services sociaux ont fait des efforts considérables pour contribuer à l'équilibre financier de l'État et qu'il sera difficile de leur demander davantage.« Des choix, dit-il, que nous avions envisagés au niveau de la réforme sont maintenus.Le détail sera communiqué éventuellement.» Ce qui laisse croire que d'autres devront être abandonnés ou retardés, mais les régies régionales dont la création sera financée à partir des budgets de 1992-93 ne sont pas compromises, assure-t-il.Par ailleurs, les crédits accordés pour la RAMQ, de l'ordre de 2,76 milliards, soit une baisse de 96,1 millions par rapport à l'année précédente, forceront le ministre Côté à réduire de 50 millions l'enveloppe globale qui ira aux médecins.Comment cela sera-t-il possible?Le ministre explique que des négociations ont déjà cours avec le corps médical et qu'on étudie ce qu'il serait possible de réduire, par exemple les tests médicaux préliminaires.«L'an passé, nous avons décidé de revoir le panier de services.Il y a des choses qu'on fait depuis vingt ans et qu'on n'a pas nécessairement besoin de faire», a dit Marc-Yvan Côté, donnant l'exemple de certaines catégories de services qui n'étaient pas à l'origine intégrées au système et dont on pourrait remettre en question le paiement par la société: les cliniques d'obésité, certaines chirurgies plastiques, etc.Une baisse de crédits de 171,2 millions en raison des réductions de services médicaux, optométriques, dentaires et en médicaments aux personnes âgées (le* deux dollars de base) annoncées en ma: 1992.ont pour effet de réduire les dépenses de 86,6 millions en 1993-1994.C'est de ce côté surtout qu'est absorbé le reste de l'impact, puisque les autre; aménagements d'importance résident dans une augmentation de 81,8 million; pour l'indexation de la rémunération de; professionnels de la santé et du coût de; médicaments; des réductions de dépenses de 33,8 millions pour l'ensemble de la Régie et divers ajustement entraînant une hausse de 27,1 millions.; .«Les crédits d'un gouvernement vaincu » Jacques Léonard Crédits par grands domaines de dépenses DENIS LESSARD du bureau de La Presse QULOEC Le gouvernement impose à ses fonctionnaires et à leur pouvoir d'achat les seules véritables compressions de dépenses estime le critique péquiste en matière de finances publiques, M.Jacques Léonard.«Ce sont les crédits d'un gouvernement vaincu», de lancer M.Léonard, lors d'une conférence de presse suivant de peu celle du président du Conseil du trésor, Daniel Johnson.«Le gouvernement n'a rien fait d'autre que de geler pour deux ans le salaire de ses fonctionnaires», de lancer M.Léonard, commentant les prévisions de dépenses du gouvernement pour 1993-1994, déposées hier à l'Assemblée nationale.Au lieu de faire des choix difficiles, Québec a opté pour cette compression parapluie qui atteint tous les employés, «les productifs comme les non productifs», déplore le critique péquiste.Pour M.Léonard, le ministre (ohnson a fabriqué de toute pièces l'objectif de 1,6 milliard de compressions qu'il se targue d'avoir pratiquement atteint.Cette augmentation présumée des dépenses que le gouvernement se fait fort d'endiguer s'appuie sur une croissance des dépenses de 3 p.cent au-dessus de l'inflation.Or cette tendance n'existait que depuis trois ans, tout au long des années 1980, tant avant qu'après la prise du pouvoir par le PLQ, la croissance des dépenses n'avait été que de 1 p, cent au-dessus de l'indice des prix, de relever M.Léonard.Pour 1993-1994, la croissance des dépenses sera de 0.9 p, cent, en deçà des 2,6 p.cent d'inflation prévus.Mais, encore là soutient M.Léonard, ce résultat n'est atteint que grâce à des artifices comptables, des calendriers de dépenses différents pour le secteur de l'éducation et une revue à la baisse du coût à long terme des régimes de pension des 350 000 salariés de l'Etat.Pour M.Léonard, la seule véritable coupure pratiquée par Québec touche les salaires de ses employés syndiqués et cadres.Québec pompera 541 millions des goussets de ses employés: 344 millions en n'indexant pas les salaires en 1993, 171 millions en présumant d'une économie de 1 p, cent d'un gain de productivité des employés et, finalement, 26 millions en coupant tous les bonis aux 25 000 cadres des secteurs public et parapublic.Pour M.Léonard, les crédits d'hier ne sont pas la revue générale des activités du gouvernement que promet Québec depuis le début de la récession.Pas un seul programme ne disparaît, on évoque la fusion d'organismes et de ministères comme un objectif sans préciser d'échéancier, d'insister M.Léonard.Ce dernier évite toutefois de préciser où s'abattrait le couperet si son parti arrivait au pouvoir* \t1993-1994 M$\t1992-199?*'\" MS\tÉcart MS\tVariation %\tPart des crédits*2» % SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX\t\t\t\t\t # Réseau de la santé et des services\t\t\t\t\t sociaux\"'\t9 694,4\t9 733,9\t(59.5)\t(0,6)\t23,4 # Régie de l'assurance-maladie du Québec\t2 761,0\t2 857,1\t(96,1)\t(3.4)\t6.6 \u2022 Autres programmes\t284,0\t273,8\t10,2\t3,7\t0,7 \t12-739,4\t12 884,8\t(145.4)\t(1,1)\t30,7 ÉDUCATION \u2022 Réseau de l'éducation primaire et secondaire'*»\t5 708,5\t5 808,4\t(99,9)\t(1,7)\t13,8 # Réseau de l'enseignement supérieur'5' \u2022 Autres programmes\t3 401,8 1 163,9\t3 440,9 1 113,9\t(39.1) 50,0\t(1,1) 4,5\t8.2 2,8 \t10 274.2\t10 363,2\t(89.0)\t(0,9)\t24.8 DETTE DU GOUVERGEMENT\t5 130,9\t4 918.0\t212,9\t4,3\t12.4 SÉCURITÉ DU REVENU\t4 189,7\t3 973.8\t215,9\t5,4\t10,1 AUTRES DOMAINES\t9 116,7\t9 677,1\t(560.4)\t(5,8)\t22,0 CREDITS TOTAUX\t41 450,9\t41 816,9\t(366,0)\t(0.9)\t100,0 Prêts, placements, avances et autres crédits périmés Variation à la provision pour pertes sur placements en actions\t(116,8) (250,0) 2,9\t(71.7) (1 045.6) 3,4\t(45,1) 795,6 (0,5)\t\t DÉPENSES TOTALES\t41 087.0\t40 703.0\t384,0\t\t (1) Crédits modifiés apparaissant au livre des crédits.(2) Crédits 1993-1994 en pourcentage des crédits totaux.(3) Comprend les programmes 1 à 6 du ministère de la Santé et des Service sociaux ainsi que les éléments 5, 6 et 7 du programme 8.(4) Comprend les programmes 3 et 4 du ministère de l'Éducation.(5) Comprend les programmes 3.5 et 6 du ministère de l'Enseignement supérieur et Science.Le coût de l'aide sociale passera à 4,4 milliards ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse OUEHEC La seule véritable croissance des dépenses gouvernementales va servir cette année à verser des prestations d'aide sociale à 25 000 nouveaux bénéficiaires attendus dans les rangs des plus démunis.Plus de 267 millions seront nécessaires, pour un nouveau budget astronomique de 4,4 milliards.Le nombre d'assistés sociaux ne cesse de croître.Pour la seule ville de Montréal, la seule à administrer le budget de l'aide sociale, Québec devra verser 54,1 million?de plus.On estime à quelque /500S le budget moyen des familles vivant des prestations d'aide sociale.L'assistance sociale, avec des prévisions de dépenses de 4,4 milliards, coûte presqu'aussi cher aux Québécois que l'enseignement primaire et secondaire (5,5 milliards).Ces nouvelles dépenses à l'aide sociale sont nécessaires malgré des coupures de 100 millions, déjà réalisées grâce au resserrement des critères d'admission, aux vérifications strictes et aux coupures de postes au sein du ministère de la Sécurité du revenu, dirigé par M.André Bourbeau.Interrogé hier, le ministre a indiqué que la gravité de la situation l'oblige à des vérifications de plus en plus sévères.Récemment, a-t-il dit, une vérification informatique faite dans le comté d'Ottawa-Carleton, en Ontario, a permis de retracer quelque 400 bénéficiaires qui touchaient des prestations des deux provinces.« Nous allons poursuivre ces vérifications informatiques.Nous trouverons sans doute des cas semblables au Nouveau-Bruns-wick, une province limitrophe.» Rappelant que son ministère vient de doubler le nombre de ses inspecteurs, le ministre a de plus indiqué qu'il n'est plus question de visiter systématiquement les prestataires, préférant cibler des clientèles pour démasquer les fraudeurs.Le principe de l'universalité n'est pas remis en cause, soutient le ministre Bourbeau, mais la vigilance s'impose.Les familles touchant des prestations vivent dans la pauvreté, malgré les dépenses colossales du gouvernement dans ce domaine.Ces familles ont de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts puisque des groupes de propriétaires insistent auprès du gouvernement pour que le ministère s'engage à leur verser directement le paiement des loyers occupés par des prestataires.Des mesures équitables pour tous Des compressions de 144 millions pour l'Éducation et l'Enseignement supérieur Daniel Johnson Rien sur l'entrée en vigueur de la réforme des collèges DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC rivatisations, fusions d'organismes et disparitions de ministères: le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, a brandi de nouveau la série de mesures draconiennes évoquées par Québec pour endiguer la croissance des dépenses publiques.Mais, encore cette fois, il s'est bien gardé de préciser des échéanciers.Pour l'heure, l'exercice des prévisions de dépenses rendu public hier veut «mettre à contribution toutes les clientèles et tous les ministères à des niveaux supportables», d'expliquer M.Johnson.Personne n'aura l'impression d'être le bouc émissaire des compressions de cette année mais, en \u2022 revanche, tous les groupes auront eu à y aller d'une contribution souhaite le ministre Johnson.Plus ambitieuse, la réforme administrative qui débouchera sur la disparition d'organismes est «un procesus qui vient d'être enclenché», expliquera-t-il hier, en conférence de presse.Tous les ministères se sont fait demander des scénarios sur les «possibilités de fusion, d'abolition et de décloisonnement » a dit M.Johnson.«Il n'est pas exclu» que certains «pans de murs» de l'activité gouvernementale à abattre puissent être identifiés pour le prochain budget, mais la décision appartiendra au premier ministre Bourassa, de souligner M.(ohnson.Série d'objectifs Le livre des crédits déposé hier à l'Assemblée nationale définit une série d'objectifs du gouvernement, notamment un «réexamen de l'organisation gouvernementale en vue de réduire le nombre de ministères et d'organismes», la mise en place de «guichets uniques» pour offrir des services gouvernementaux, la privatisation de certaines activités ou d'organismes publics et la fusion ou l'abolition de certains organismes de conseil.«|e n'ai pas à présumer des pans de mur qui tomberont.La première année de ce redressement graduel nous amène d'une part à établir équitablement les différentes compressions», d'expliquer M.Johnson.Le «réalignement de l'administration publique» surviendra dans un second temps, a-t-il soutenu.Par la suite, en anglais, M.lohnson parut encore plus évasif sur la réalisation des objectifs de rationalisation de l'activité gouvernementales.Des objectifs ont été formulés, et «le prochain président du Conseil du trésor devrait théoriquement pouvoir rapporter des progrès l'an prochain», a-t-il dit, soulevant des pointes d'ironie sur sa présomption d'occuper d'autres fonctions dans un an.GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Lorsque survient une période de récession économique, la clientèle des cégeps et des universités augmente, selon les statistiques.Ainsi, en dépit d'une réduction des crédits de l'ordre de 144 millions pour l'éducation et l'enseignement supérieur, les prêts et bourses, en 1993-1994, sont en hausse de quelque huit millions.Rien toutefois dans les crédits déposés hier ne laisse entrevoir quoi que ce soit quant à la réforme de l'enseignement collégial sur laquelle se penche toujours le ministre Lucienne Robillard.Les crédits alloués au ministère de l'Éducation s'élèvent à 5,8 milliards, ce qui signifie une diminution de 103,6 millions par rapport à ceux de 1992-1993, tandis qu'au ministère de l'Enseignement supérieur et de la science, on passera l'année avec une enveloppe de 3,5 milliards, soit 41 millions de moins.Pour le ministère de l'Éducation, c'est au chapitre de l'enseignement primaire et secondaire public que l'on observe la baisse la plus importante de crédits, soit de l'ordre de 97,8 millions.Elle est principalement absorbée par un réajustement de la règle de partage des subventions aux commissions scolaires, en fonction de l'augmentation de l'impôt foncier scolaire à compter de 1990-1991, par la réduction de la rémunération globale conséquente à des gains de productivité de 1 p.cent et par la réévaluation actuarielle des régimes de retraite.Formation Les effets des augmentations salariales le 1er avril et de l'augmentation de la clientèle en formation professionnelle se traduisent par ailleurs par un ajout de 103,5 millions découlant de l'annualisation des ajouts apportés aux subventions de l'année scolaire 1992-1993.Les crédits de 1993-94 ne comportant aucune provision pour l'indexation des salaires à compter du 1er juillet 1993, il en découle une économie de 85,7 millions pour le réseau de l'Éducation.À l'Enseignement supérieur et à la Science, la réduction de 41 millions s'explique selon les aménagements suivants: \u2022 une diminution de 105,7 millions qui résulte de la modification de la règle de répartition des subventions au réseau universitaire entre les exercices financiers pour tenir compte de l'augmentation de la part des revenus autonomes perçus endébut d'année; \u2022 une augmentation de 91,8 millions pour tenir compte de la hausse des clientèles dans les réseaux collégial et universitaire et de la hausse des bénéficiaires du régime d'aide financière aux étudiants; \u2022 une diminution des subventions aux institutions collégiales et universitaires de 89 millions conséquente aux mesures de réduction arrêtées pour l'année scolarie 1993-94; \u2022 une augmentation de 41 millions pour prendre en considération les variations de certains paramètres de prévision, particulièrement ceux touchant les services de la dette des réseaux; \u2022 une augmentation de 29,2 millions des subventions aux réseaux et au programme d'aide financière à la suite de divers ajustements, dont l'indexation des traitements jusqu'au 1er juillet 1993; \u2022 une diminution des subventions aux institutions collégiales et universitaires de 4,7 millions, qui résulte de l'annualisation des mesures mises en application en 1992-93; \u2022 une réduction des crédits de 3,6 millions touchant l'administration du ministère.A cela, il faut ajouter une économie de 44,2 millions at-tribuables à l'absence de provisions pour l'indexation des salaires à compter du 1er juillet 1993.Économisez jusqu'à 70$ par année Installez une pomme de douche à débit réduit.ICOKILO 333-KILO B2 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 25 MARS 1U94 Éditorial Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adiomt directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Il faut réduire la taille de la Fonction publique Daniel Johnson a le mauvais rôle.Candidat présumé à la direction du Parti libéral du Québec le jour où Robert Bourassa rendra les armes, c'est le ministre qui a !a tâche la plus ingrate: couper, réduire, dire NON.Le président du Conseil du Trésor est le Ross Perot du gouvernement mais il lui manque son sourire et sa finesse.Daniel Johnson est sec, sévère, brutal même dans son approche auprès des «victimes» de ses restrictions budgétaires.Ce n'est pas tout d'avoir raison.Il faut savoir faire partager ses préoccupations, sa logique, son raisonnement à celles et à ceux qui paient la note des mesures gouvernementales.Avec toute la meilleure volonté du monde pour réduire le déficit gouvernemental, ce que souhaitent d'emblée les contribuables québécois surtout en cette période des rapports d'impôt, Daniel Johnson a malgré tout toutes les allures d'un mauvais *boss».Il prend de front les employés de l'État, les traite comme de vulgaires salariés sans importance, semble vouloir casser à tout jamais le système de négociation en vigueur dans la fonction publique québécoise.Oui, il faut rationaliser; oui, il faut réduire sensiblement la taille de la fonction publique et parapublique; oui, il faut abolir Elijah Wells ou Clyde Harper?Cl est Lucien Bouchard et, probablement, Kim Campbell qui vont être contents.En échange du Manitoba, Jean Chrétien a décidé de leur laisser le champ libre au Québec.C'est, en tout cas, le message qui ressort de son acceptation d'Elijah Harper comme candidat libéral.Il s'agit d'une démarche fort logique.D'abord sur le plan de la continuité.Après l'accolade publique à Clyde Wells au lendemain de l'échec de Meech, c'est bien la moindre des choses qu'il accueille à bras ouverts l'autre grand héros de sa campagne contre l'accord auquel avait souscrit le Québec.Son lapsus l'amenant à confondre l'un et l'autre montre bien que, dans son esprit, les deux hommes sont associés au même grand fait d'armes.Logique également en termes de stratégie.La nouvelle recrue libérale est une valeur sûre auprès de ses compatriotes.Sa rentabilité électorale pourrait même déborder les limites de son comté de Churchill.Dans certaines régions où la lutte risque d'être serrée, c'est un atout à ne pas négliger.Quant aux effets de cette candidature au Québec, c'est un faux problème.Au mieux, l'indignation qu'elle menace d'y susciter ne sera «qu'un feu de paille», estime l'entourage du chef.Au pire, peut-on ajouter, ça ne changera rien à une situation désespérée.Déjà menacé par une «campbellmanie» appréhendée et incapable de lever dans les sondages, le Parti libéral s'y comporte comme s'il avait perdu ses illusions.Au risque d'y démobiliser ses troupes.Comme à Westmount et à Ahuntsic, avec l'affaire Johnston-Burger et le choix imposé de Céline Her-vieux-Payette.Au moins les choses sont claires.Les Québécois savent à quoi s'en tenir.Et le soir du vote, flanqué de Camil Samson et de Elijah Harper, Jean Chrétien n'aura même pas besoin de faire semblant d'être déçu de ses piètres résultats chez lui.Piarre G RAVEL Marc-Yvan rides again Parallèlement à la bataille inachevée de l'Hôtel-Dieu, le milieu hospitalier montréalais se prépare pour une autre épreuve de force avec le ministre Marc-Yvan Côté.Celui-ci doit annoncer d'ici peu lesquels, parmi les cinq hôpitaux pour adultes actuellement affiliés à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, pourront conserver leur statut universitaire.\u2022 Le ministre a déjà fait connaître son intention de concentrer la formation universitaire dans trois hôpitaux.À la Faculté de médecine, on n'a rien contre le principe de cette réorganisation.Mais on craint qu'elle n'intervienne trop vite, sans planification adéquate, avec le risque d'affecter à la fois la qualité de l'enseignement et celle des soins.Un comité formé de représentants des mi-\"* nistères de l'Enseignement supérieur et de la Santé et du milieu universitaire a déjà convenu, en janvier, de recommander le maintien temporaire du réseau actuel en attendant de planifier la restructuration.Mais il semble que le ministre n'en ait pas tenu compte, et soit décidé à procéder dès le début avril.Un peu partout dans le monde industrialisé, les services hospitaliers font l'objet d'une rationalisation.La médecine est de plus en plus high-tech, donc de plus en plus coûteuse.Les ressources se font rares.Des hôpitaux ferment, fusionnent, se regroupent, revoient leurs affiliations tant à Vancouver qu'à Boston ou Londres.Il n'est donc pas surprenant qu'au Québec aussi, les programmes d'enseignement clinique soient revus et corrigés.Reste la manière.Actuellement, les jours de grande affluence, les cinq hôpitaux affiliés à l'UdM reçoivent 85 étudiants chacun.La Faculté de médecine estime qu'en amputant le réseau de deux établissements, les trois hôpitaux restants devront accommoder chacun 142 étudiants.Auront-ils les ressources qu'il faut?Ne ris-que-t-il pas d'y avoir pénurie de places pour les stagiaires dans dés spécialités moins courantes?Ces questions bien concrètes sont cruciales pour le maintien de la qualité de la formation, et méritent qu'on s'y arrête avant de tout chambarder.Les liens entre les hôpitaux et les universités sont complexes et délicats.Ils exigent une approche concertée et cohérente.Hélas!, le ministre Côté, qui avec la loi 120 s'est arrogé le droit de décréter les statuts universitaires, n'a pas l'habitude de faire dans la dentelle.Récemment, il a réussi à braquer l'université Laval qui a refusé de reconnaître comme «universitaire» un hôpital de la capitale.L'affaire a rebondi devant les tribunaux, avec un jugement en faveur de l'université.¦ À moins que le ministre ne reconnaisse que l'UdM et ses hôpitaux affiliés ont des raisons de s'inquiéter, et qu'il n'accepte d'abandonner son habituelle stratégie de l'affrontement, les Montréalais peuvent s'attendre à une nouvelle partie de bras-de-fer.aussi inutile que stérile.Agnès CRUDA les programmes et les organismes gouvernementaux ou para-gouvernementaux qui n'ont plus leur raison d'être; oui, il faut mettre fin aux abus de cadres ou de syndiqués qui sont payés à rester chez eux ; oui, il faut qu'un grand nombre de fonctionnaires et d'employés de l'État soient plus productifs, plus «performants».Du même coup, il faut éviter de tout jeter par terre.Le Québec possède une fonction publique respectable.Il faut toucher du doigt le dévouement inlassable d'infirmières et d'employés de soutien dans les hôpitaux et les centres d'accueil et le travail accaparant, délicat, de plus en plus difficile et complexe d'enseignants dans les écoles élémentaires et secondaires, pour bien apprécier ce que font les employés de l'État.Comme dans tout métier, dans toute profession, il y a des paresseux, des ratés, des individus qui cherchent par tous les moyens à travailler le moins possible.Mais c'est le petit nombre.Faut-il geler à nouveau les salaires des employés de l'État?Compte tenu que le Québec, comme Ottawa et les autres provinces, vit actuellement une période économique et financière qui le situe au bord de la faillite, l'État-Employeur doit utiliser les grands moyens pour s'en sortir, y compris un nouveau gel temporaire des salaires et des avantages sociaux de son personnel.Les employés de l'État doivent faire leur part.Ils la font d'ail- leurs depuis déjà quelques années: gel ou mince hausse salariale, réduction sensible des effectifs, modifications à la baisse des conditions normatives de travail, etc.Mais ils sont riches de leur sécurité d'emploi, de leur fonds de pension assuré, des autres avantages dont jouit le service public par rapport aux exigences de vie ou de mort de l'entreprise privée.Si le ministre Johnson est intransigeant dans ses propositions, les dirigeants des centrales syndicales sont traditionna-listes et réactionnaires dans leurs propos.Ils montent aux barricades verbales et jettent leur venin sur le ministre avant même de réfléchir et d'étudier ses propositions.Enfermés dans leur tour d'ivoire de centrales «affairistes», les leaders syndicaux crient au loup pour alerter leurs troupes, pour protéger avant tout leur membership.Ils sont plus politiciens que les politiciens eux-mêmes.L'État dépense 20 $ milliards par année pour payer ses employés qui sont plus de 300 000 dans les services publics et parapublics.Il sera difficile d'abaisser la facture.Cette enveloppe de 20 $ milliards doit constituer un maximum, pour les trois ou les cinq prochaines années.C'est en réduisant sensiblement la taille de l'État, de un p.cent par année au moins, que le gouvernement pourra arriver à ses fins tout en accordant à son personnel, à même cette généreuse enveloppe milliardaire, des conditions salariales raisonnables.Claude MASSON lit AU fifct AWnMèP-, que tout- &ecf!*nè-At Ut.DRCIYS RESERVES Réglementer la diffusion des sondages et ouvrir la porte à d'autres censures Après avoir tant dénoncé l'abus des sondages par les organes de presse et analysé l'influence perverse de ce travers sur le processus politique, voici que je me retrouve, curieusement, du côté de ceux qui dénoncent la disposition du projet de loi fédéral C-l 14 visant à réglementer leur diffusion à la veille d'un scrutin.Ce n'est pas contradictoire.je déplore Ci n fIucnce pernicieuse des sondages sur la chose publique, mais je redoute davantage les conséquences d'une réglementation de la liberté de presse par l'État ou quelqu'autrc organisme disciplinaire.Car c'est bien de cela qu'il s'agit.Revenons sur les implications de cet article litigieux qui veut interdire «de publier ou de diffuser les résultuts d'un sondage sur les intentions* de vote des électeurs ou sur une question électorale qui permettrait d'identifier un parti politique ou un candidat entre minuit le vendredi qui précède le jour du scrutin et la fermeture de tous les bureaux de scrutin ».Remarquons que cet article ne prohibe pas la réalisation de sondages.Aussi les partis politiques continueraient-ils de faire enquête auprès des électeurs pour ajuster leur stratégie à l'évolution de leurs sentiments.Les entreprises de presse pourraient elles aussi en faire autant pour mieux comprendre et interpréter ce qui se passe dans l'électorat mais ils ne pourraient les publier.D'autres organismes ou individus qui en ont les moyens pourraient en faire autant.Les sondages deviendraient le privilège exclusif des puissants, «le bon peuple étant maintenu dans une saine ignorance», pour reprendre l'expression du collaborateur du Monde diplomatique auquel je faisais écho mardi.Nous assisterions à cette situation incongrue: la classe politique et certains autres privilégiés auraient le droit d'ausculter les citoyens mais ceux-ci n'auraient pas droit d'accès au résultat.De crainte qu'ils soient indûment influencés par une image plus ou moins déformée de ce qu'ils pensent collectivement.On peut faire l'hypothèse suivante: dans les dernières heures d'une campagne un parti répand les détails d'un sondage auprès de ses militants pour les inciter à maintenir ou accroître leur zèle et un journaliste en prend connaissance.Celui-ci peut-il faire état de cette tactique sans mentionner les données du sondage qui l'ont justifiée?l'en doute puisqu'il ferait indirectement ce que la loi interdit de faire directement.Si je me trompe et que la loi le permet dans cette éventualité, nous nous retrouvons dans une situation pire que la première puisque le journaliste ne diffuserait que les données partielles obtenues à la faveur d'une fuite.Autre possibilité.Ce parti se serait-il servi d'un sondage bidon pour fouetter ses troupes ou chercher à influencer insidieusement, par le bouche à oreille, certains groupes d'électeurs, le reporter ne pourrait le dénoncer sans dévoiler du même coup le résultat de cette consultation.Et, de la sorte, ou bien contrevenir à la loi ou bien risquer de très mal refléter l'état réel de l'opinion.On pourrait multiplier les exemples démontrant qu'une telle interdiction imposerait aux médias, dans la couverture des campagnes électorales, des contraintes qui desserviraient bien plus l'intérêt public que le statu quo.Dans une étude faite pour la commission Lortie (!).un spécialiste en la matière, Guy La-chapelle, professeur à l'Université Concordia, explique que «parce que l'information joue un rôle capital dans une campagne électorale, il est donc essentiel qu'elle soit de qualité afin de permettre aux citoyens de prendre des décisions éclairées tout en favorisant la discussion publique».Aussi, pour lui, «le droit du public à une information juste, principe fondamental dans les démocraties pluralistes, demeure la pierre d'assise de toute démonstration visant à bien juger à la fois de la validité des sondages et de leur valeur scientifique».C'est pourquoi il est favorable au billC-114.Si l'exigence d'une information juste justifie de réglementer la publication des sondages, on peut craindre une extension de ia censure de l'information en vertu du même principe.Pourquoi ne pas interdire la diffusion d'une allégation très grave contre un candidat ou un parti, dans les dernières heures d'une campagne, donc trop tard pour être vérifiée et démentie le cas échéant?En vertu du même principe, pourquoi ne pas interdire même les campagnes électorales où, comme à la guerre, la vérité est la première victime?Le but réel de cette entreprise étant en effet de défaire eh quelques semaines l'opinion que les citoyens se sont faite normalement au cours des ans sur la valeur respective des hommes et des partis en lice.Et cela à la faveur d'un matraquage propagandiste davantage destiné à intoxiquer les électeurs qu'à les informer vraiment sur les grands enjeux de l'élection.(1) Les sondages et les médias lors des elec-' tions au Canada \u2022 Le poulx de l'opinion.211 pages.Dundurn Press, Wilson & Lafleur.\u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 25 MARS 1993 Opinions Verrons-nous d'ici quelques années des personnes battues parce qu'elles fument?33 I Lysiane Gagnon * AMNON JACOB L'auteur est responsable de programme au Certificat en santé mentale de la Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal.La dernière commission parlementaire sur la fiscalité au Québec a laissé voir des chiffres alarmants quant au phénomène du tabac dans la province.Ainsi, le ministre des Finances, Monsieur Gérard-D.Levesque a mis en relief un manque à gagner de 325 millions de dollars, dont l 50 millions refléteraient uniquement l'augmentation de la contrebande.Depuis dix ans, les taxes sur le tabac ont augmenté de 778%.Aujourd'hui, une cartouche de cigarettes est vendue 43,67 $ chez le dépanneur alors qu'elle coûte 8,15 $ à un contrebandier.Dans ce contexte, plusieurs groupes d'intérêt tentent de défendre farouchement leurs positions.Parmi celles-ci, nous avons celle des grossistes, fabricants et détaillants qui estiment que les deux gouvernements pourraient baisser le prix d'un paquet de cigarettes d'au moins deux dollars, ce qui aurait comme impact direct une réduction des activités de contrebande et une augmentation des revenus des gouvernements via la taxation.Ces groupes perçoivent la situation actuelle comme injuste pour les consommateurs qui sont vus comme des êtres responsables face à la substance tabac qui est un pro-duit légal.Enfin, la situation qui prévaut aujourd'hui favorise selon eux un certain «illégalismc» qui en fait diminue la capacité de contrôle de la part du gouvernement, ce qui permet un plus grand accès à la marchandise pour les plus vulnérables, dont les mineurs.À l'opposé, il y a l'Association québécoise des non-fumeurs qui voit avant tout le problème comme étant le produit d'une disparité de taxes avec nos voisins du Sud.Donc une diminution du prix du paquet de cigarettes serait en fait un recul inacceptable autant sur le plan politique que sur celui de la santé.La santé devient alors la pierre de lance de leur discours et même si celui-ci s'avère louable il n'en demeure pas moins à la limite de l'extrémisme et de l'intolérance.À titre d'illustration.Madame Janine Larose, présidente de cette association écrivait récemment que la cigarette était une excellente porte d'entrée vers les autres drogues, l'alcoolisme et la délinquance, et que le tabac tuait davantage de personnes que le sida, les accidents de la route, les suici-ces, les meurtres et l'abus des autres drogues.Elle prônait également des interventions policières plus musclées et combinées à une volonté politique pour obtenir ce qu'elle nomme de bons résultats.Quand on observe ces deux positions on remarque que le premier groupe parle surtout au nom des consommateurs qui seraient lésés dans leur droit d'accès à une substance légale alors que le deuxième groupe parle au nom de la santé de ces mêmes consommateurs.On a l'impression que le tabac serait un énorme monstre muni de tentacules qui contrôlerait les actes des personnes qui ne seraient rien d'autre que des victimes.Entre les deux, y a-t-ii place à un compromis ?Est-ce toujours le rôle de l'État de légiférer sur ces types de questions ?Est-ce un problème légal, criminel, de santé, etc.?Face à ces questions, on peut sans aucun doute souligner que les discours des extrêmes ne risquent pas de faire l'objet d'un consensus.Ainsi, si nous prenons l'exemple de l'Association québécoise des non-fumeurs, il semble y avoir un alarmisme certain dans les propos soutenus.On affirme que la cigarette est une excellente porte d'entrée vers les autres drogues, l'alcoolisme et la délinquance.Cette affirmation n'est pas seulement non justifiée sur le plan scientifique; elle ne fait qu'attribuer une valeur de déviance multiple à la substance alors qu'il n'y a aucune preuve criminogène à accorder au tabac a priori.Cette vision qui suppose que, dès qu'on commence avec le tabac, on termine avec l'alcoolisme et la délinquance est la copie conforme du modèle adapté aux substances illicites où on soutient que quelqu'un qui commence à fumer du haschisch terminera avec l'héroïne.À cette affirmation non fondée, on peut dire que des centaines de milliers de personnes boivent de l'alcool mais n'utilisent pas de tabac.Et qu'il y a au Canada près de 4500000 personnes qui ont fumé du cannabis qui ne sont ni ne seront alcooliques ou délinquants, alors que des milliers de jeunes utilisent le tabac durant l'adolescence pour des raisons autres que celles qui sont mentionnées.À accepter ces motifs, on a l'impression que le tabac serait un énorme monstre muni de tentacules qui contrôlerait les actes des personnes qui ne seraient rien d'autre que des victimes.Cette perspective minimise fortement la force du bon sens en ce sens que ni les lois ni les taxes ne pourront prétendre à responsabiliser le comportement personnel des individus.Ceux-ci agissent et réagissent généralement en fonction d'un processus d'intériorisation fondamentalement inscrit dans un contexte de choix et de responsabilité.Or, ce qui est véhiculé ici ne semble pas promouvoir la responsabilité individuelle et sociale mais plutôt un renforcement des agences de contrôle social: plus d'interventions policières et de punitions au nom de la santé.Ce scénario constitue un paradoxe de taille car l'augmentation des services de répression ne semble pas avoir de succès.Cela, non seulement pour le tabac, mais aussi depuis plus d'un siècle pour les substances illicites.Autrement dit, plus on réprime, que ce soit au nom de la santé ou de toute autre raison valable, moins on a de résultats.Il y a dans le discours de l'Association un certain cri de panique qui se rapproche plus du domaine de l'intolérance que d'une ouverture vers une prise de conscience.Verra-t-on dans dix ans des personnes battues parce qu'elles fument ?S'il est vrai que le tabac et l'alcool en tant que substances légales produisent des effets très néfastes dans la société, il faut se dire qu'il est temps d'agir mais avec raison.On peut s'inspirer du modèle de l'alcool où la réduction des dégâts globaux reliés à cette substance a été significative durant ces dernières années.On peut attribuer ce succès à une stratégie offensive mais graduelle des divers acteurs engagés dans la promotion de la santé au Québec.Quant au groupe de producteurs, détaillants, fabricants, etc.ils défendent eux aussi leurs intérêts objectifs en prônant une réduction immédiate des taxes sur le tabac.Car, selon eux, ces taxes sont la source centrale de leurs problèmes de survie et également de l'augmentation de la contrebande.Si la diversité des réalités est essentielle à la consolidation et au développement de la démocratie, il n'en demeure pas moins qu'il faut rester alerte et distinguer entre le discours de la panique et celui de la réalité vivante.Ainsi compris, on peut dire qu'une loi aussi sage qu'elle puisse l'être, devrait être évaluée en termes pratiques, c'est-à-dire les coûts qu'elle impose à la société par rapport aux bénéfices que l'on peut en retirer.Nous savons par exemple que si le gouvernement réduit le coût du paquet de cigarettes, c'est en quelque sorte un aveu d'échec.Si, de 1 autre côté, il renforce encore plus les moyens de contrôle social (escouade anti-drogue, police, système pénal et correctionnel, etc.) il risque de s'enfoncer dans une «guerre» qui coûtera plus cher autant sur le plan de l'investissement (matériel et ressources humaines) que sur le plan de la réduction des revenus des taxes.Parallèlement à cela, on peut ajouter que (comme disait Stuart Mill) «le seul exercice légitime du pouvoir par une société civilisée à l'égard de l'un de ses membres doit être de l'empêcher de nuire à autrui».Devant ce qu'on nomme la double contrainte, il serait propice d'agir en reconnaissant de la part des gouvernements que des erreurs ont été commises et qu'l va falloir les corriger.En dernière instance, n'aurions-nous pas justement en tant que société civilisée le droit à l'erreur, cette règle s'ap-pliquant également aux gouvernements ?L'activité physique renforce l'autonomie de l'être et favorise l'évaluation de ses possibilités WALTER SIE8ER L'auteur est vice-président de l'Association olympique canadienne et directeur du Centre sportif du Collège Edouard-Montpetit m es rumeurs persistantes veulent que l'éducation physique au collégial soit coupée d'une façon draconienne: de 120 heures de pratique, on se retrouvera éventuellement à 15 heures de pratique et 15 heures de théorie.Une mesure qui, si elle est implantée, risquera d'envoyer un message qui est tout à fait contraire à ce qui est véhiculé actuellement.\u2022 Nous vivons encore une fois une période propice aux interrogations politiques et, comme c'est souvent le cas en pareille circonstance, c'est la pédagogie qui est remise en question.L'éducation en général domine souvent une grande partie des problèmes humains.J'ai vraiment cru que l'éducation physique, qui a dû se battre souvent dans le passé pour être reconnue comme faisant partie intégrante d'une éducation globale, avait finalement trouvé sa place dans notre système d'éducation collégiale.l'ai cru qu'elle était devenue au fil des ans une composante essentielle dans notre système socio-politique.Le droit à l'éducation physique au niveau collégial me semblait par conséquent acquis.Toutes les études et statistiques qui sont à notre disposition nous indiquent que l'activité sportive est un élément indispensable pour le bien-être de toute personne.Dans une société où les heures de loisir ont tendance à augmenter, l'équilibre tant recherché du corps et de l'esprit a une importance toute particulière.C'est au collège que les élèves ont la capacité de commencer à faire des choix pour leur vie.C'est au collège que l'éducation physique prend toute sa valeur car c'est durant ces années-là que les élèves peuvent vraiment comprendre le bienfait de l'activité physique.Actuellement les étudiants peuvent s'inscrire dans la plupart des collèges à trois volets bien distincts: a) Les cours de conditionnement physique: Les cours de conditionnement physique au collégial poursuivent plusieurs objectifs: 1) Une acquisition de connaissances théoriques qui permettent à l'élève d'acquérir une certaine autonomie dans le maintien et/ou la poursuite d'activités de conditionnement physique à n'importe quel moment de leur vie d'adulte.2) Un contenu pratique visant en premier lieu l'amélioration de la condition physique et dans un deuxième temps la prise de conscience par l'élève de l'importance des effets positifs d'une bonne condition physique pour une vie active.b) Les cours axés vers la détente: Beaucoup d'élèves recherchent des moyens leur permettant de mieux vivre avec le stress.À travers un éventail de cours variés et ajustés aux différents besoins, la connaissance de soi, la visualisation et la relaxation leur sont présentées comme des outils privilégiés.c) Le plein ain C'est par des activités de plein air que l'on éduque les élèves aux valeurs de l'activité physique pour leur réalisation personnelle et collective.Par le biais des cours de plein air, l'élève est amené à développer des capacités d'analyse et de synthèse, de leadership et d'esprit de coopération pour le maintien de son intégrité physique dans des conditions géographiques, climatiques et parfois d'isolement souvent inhabituelles.Cette approche de l'éducation physique qui est particulière au niveau collégial est absente au niveau secondaire.De toute façon les élèves qui fréquentent les établissements secondaires ne sont pas encore prêts pour pouvoir faire un choix éclairé à la suite des cours d'éducation physique qu'ils reçoivent à cette époque de leur vie.Nous devons reconnaître que si la Ministre veut couper d'une façon aussi draconienne dans l'éducation physique au collégial, c'est qu'il doit y avoir un malaise quelque part.Il y a certainement eu un laisser-aller alors même que les départements d'éducation physique qui étaient prêts à faire les changements pour promouvoir les côtés positifs de l'activité physique n'ont été qu'une minorité! ¦ Des aspects positifs il y en a une grande quantité.Parmi les disciplines pédagogiques, le sport et l'éducation physique sont les seuls à enseigner des qualités contraires: audace et prudence, élan et calcul, confiance et méfiance, frustration et libération, passion et raison; on y trouve donc l'équilibre de la vie.L'activité physique appelle à l'autonomie de l'être, à l'évaluation quotidienne de ses possibilités.C'est un moyen d'éducation tout à fait fondamental pour la formation intellectuelle, morale et sociale du citoyen.L'activité sportive peut faire ressortir des qualités telles que l'espoir, l'optimisme et l'attitude positive.En conclusion il me semble qu'il serait beaucoup plus logique et avantageux de garder l'éducation physique à l'intérieur du bloc de base crédité et qu'on entame tout de suite des réformes qui s'imposent pour s'assurer que toutes les valeurs de l'éducation physique seront bien mises en application.Nous voulons une jeunesse instruite, réservons-lui une éducation qui s'adresse aussi bien à l'esprit qu'au corps.Un Trudeau en jupon?m m eW est aujourd'hui que prend fin un petit jeu qui commençai! à devenir ridicule: Kim Campbell annoncera officiellement sa candidature.\"après sept mois de campagne officieuse.Encore la semaine dernière, elle continuait à dire, avec une coquetterie frôlant le sarcasme, qu'elle n'était pas candidatelau leadership du PC! - ' -1 - jamais n'aura-t-on vu autant de personnalùés rejoindre le camp d'un non-candidat.Cette !opéra-tion, largement favorisée par des médias atteirirs^de campbellmanie aiguë, aura bien servi Mme Çarpp-bell: les dépenses effectuées durant cette pré-Campfc-gne n'entreront pas dans la colonne des dépenses admissibles en vertu des règlements du parti, et ccCsus-pensc aura accru sa visibilité, tout en lui permettant de rester le plus longtemps possible à l'abri dos.eriti-ques et de prendre tout le temps voulu pour élaborer un programme politique.«\" *' * * * On se plait souvent à comparer Kim Campbell à Pierre Trudeau: deux intellectuels ne correspondant pas au modèle classique du politicien, propulsés au sommet après avoir fait leur marque au ministère de la lusticc.On va jusqu'à inventer une carrière universitaire à Kim Campbell pour renforcer la comparaison.En fait, l'analogie est fort boiteuse.- - - .Tout ce que Mme Campbell et M.Trudejiu ont en commun, à part leur rapide ascension politique due à l'image davantage qu'à leurs racines au scinde leurs partis respectifs, c'est d'avoir fréquenté pendant un moment le London School of EconorafcsT-, Bien avant d'entrer en politique.PierrcTrû-deau était un juriste renommé et un professeur de carrière qui avait beaucoup écrit et publié, et,dont les idées politiques étaient aussi claires que connue^.*?* Mme Campbell, qui n'a pas complété sa tfi^se de doctorat, a été simple chargée de cours à l'Ltniyer-sité de la Colombie-Britannique et enseignante dans un collège avant de bifurquer vers le Droit.On.ne lui connaît aucune publication significative.* 9 I Elle a récemment accusé les universités;ct'£tr.e «le dernier grand bastion du sexisme» parceiql»e\"(e département de science politique de l'Universjtc Si?mon Fraser avait préféré la candidature d'un hpmujk à la sienne.Mais pourquoi cette indignation?'tes-universités qui se respectent n'embauchent, cprrjmfé professeurs réguliers, que des gens qui ont leur'dôc-.torat.l' Autre différence capitale d'avec Pierre Tru-;.deau, on neconnait rien de sa philosophie politique.On peut tout au plus déduire, à partir de sa trajectoire, qu'elle est une femme de droite, puisqu'elle vient du Crédit social de Colombie-Britannique, une for*' mation à comparera laquelle le Parti Conservateur a.l'air d'un repaire de socialistes.(Il faut dire toutefois que la politique colombienne est extrêmement pola: risée; dans les années 80, si l'on n'était pas nécvdé-mocrate, le Crédit social constituait le seul choix possible.) .* Elle est cependant féministe, et semble -assez progressiste sous l'angle social, si l'on en juge par son bilan au ministère de la lustice; mais cela.tient peut-être en partie au fait qu'elle représente le cojnté de Vancouver-centre, véritable bouillon de culture de courants d'avant-garde, où loge la plus forte concentration de gais au Canada.Un comté qu'elle a tout intérêt à ménager car elle l'a remporté par seulement 269 voix.M.Trudeau avait, durant sa jeunesse, parcouru le monde en bohème; c'était un homme de gauche qui n'avait milité que dans des organisations loin du pouvoir.Il fut le premier surpris quand des émissaires du premier ministre Pearson l'invitèrent à briguer les suffrages pour le Parti Libéral.Mme Campbell a fait un seul voyage d'etuàe (trois mois en Union Soviétique) et elle avait detbu-te évidence planifié une carrière politique, commençant par le tremplin classique d'une commission.sco-laire, sautant de là au provincial, deux fois candidate pour le Crédit social et candidate au leadershipdu parti en 1986.Elle finit 12e sur douze avec.14 votes sur 1,294, mais cela lui assura une renommée instantanée: dans ce parti farouchement réactionnaire et plutôt inculte, elle tranchait par son urbanité, son intelligence, ses propos acérés et sa position non-équivoque en faveur du droit à Tavortement.Mme Campbell et M.Trudeau auraienj-çn commun, dit-on encore, une certaine arrogance^de la difficulté à entrer en rapport avec les gens>ordinaires».Mais il suffit d'avoir rencontré l'un eïiavec l'autre pour voir qu'ils n'ont pas été taillés dans le même tissu.I Mme Campbell a du caractère, c'est sûr-, ii^es penchants intellectuels et ses manières réservées peuvent l'avoir fait paraître «élitiste», surtout-dans les provinces de l'Ouest où l'on aime les politiciens populistes.Mais elle est, en personne, plus sirtiple et plus affable que ne ie laissent croire ses réparties publiques, qui prennent souvent la forme de onefiners, ces courtes remarques imprégnées d'un huipoyr acide et percutant qui sont si difficiles à traduire.(Woody Allen est le maître des onc-liners; au Canada, ce style a été la marque dec ommerce des journalistes Marjorie Nichols et Allan Fotheringhanv\u2014 qui ont tous deux, comme par hasard, longtemps vécu à Vancouver.) > .- Contrairement à Pierre Trudeau, qui es\\ arrive en politique avec en tète un programme précis et a tout de suite mis en marche une législation controversée (le fameux Bill omnibus qui décriminàlfsait l'homosexualité), Mme Campbell s'est plutôt cdntun-tée, comme ministre de la lustice, de réagir aux.événements, de satisfaire des groupes de pression ou de se conformer à des décisions de la Cour suprême, qu'il s'agisse du contrôle des armes, de l'avortemént.des agressions sexuelles, des droits des gais ûirau dossier Milgaard.« * \u2022 Chaque fois cependant \u2014 et encore là.contrairement à M.Trudeau \u2014 elle s'est montrée flexible-et conciliante, hyper-sensible aux objections de |a' droite du parti.Etait-ce par conviction, par simple nécessité politique, ou pour ménager ses arrières en vue d'une course au leadership?On ne sait pas.Chose certaine, sa pièce-mai tresse, la loi sur le contrôle des armes, sent à plein nez l'influencée du lobby des armes â feu.Sous cette loi qui fait passer les «droits» des collectionneurs et des chasseurs ruraux avant la sécurité des citadins.Marc Lépiné se procurerait son arme meurtrière avec la même facilité qu'hier. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MARS 1993 Chez le GÉANT, on pense Cojwflkf* Ici, on pense fiwmk/ :!e4 \u2022Mollur 4 cylindre ds 7.2L manuelle S vitesses ,cnîiblo(ogc(ÂBS) \u2022 Vtnjwiifage outynwtiquc id portes rie en ccicr galvanrs 6o4nfo GM TOtAf de 3cns '60,000km sons fronmise.01$ mois) Venez en discuter avec nos conseillers.Chez le GÉANT, on pense C$&(tf 10480 0*st, Hefftairtssf.Jtstt à I'imsI de rwtirwtt 13 \u2022 332-1673 awrcki G*o oUsmoMe Codfioc basé sur un :j i d< 36 nos.avec un versement «rimai de 1650 S (Ou et*ançe é suivaient), transport premier paiement et to js les rabas muzc gu inclus Depot de 300 S remboursable Taxes en sus Kiiomctrase hrrwtê a 24 000 km par année Le coul du kitomelrage excédentaire est de H par kilomètre Syet a r approbation du créd.1.Ctfri d'une durée limitée Réservée aux paroa'Krs et ne s'apptwi qu aux modères neuts 1993 en stock.Se'c.'3 Cf-icc IMMHIM Les cadres perdent 26 millions en primes et bonis ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUEBEC ¦ Le gouvernement du Québec suspend le versement de toutes les primes et bonis au rendement qu'il accordait à ses cadres, épargnant ainsi 26 millions.On dénombre vingt cincj mille cadres au sein de l'appareil gouvernemental.La moitié d'entre eux touchaient précédemement différents bonis, pouvant atteindre jusqu'à 8 p.cent de leur salaire, selon l'évaluation des conseils d'administrations, organismes ou ministère.Les directeurs d'hôpitaux, les cadres scolaires, les sous-ministres, enfin tout le personnel d'encadrement avait droit à ces bonis.Le ministre Daniel Johnson, du Trésor, décide de mettre fin à cette pratique, dans le contexte du resserrement des dépenses.L'opposition péquiste, par la voix du député Jacques Léonard, de Label le, rappelle que, dans son récent rapport, le vérificateur général de la province incitait plutôt le gouvernement à conserver cette pratique qui contribue à l'amélioration de l'efficacité administrative.La Confédération nationale des cadres, qui compte 18 000 membres, s'indigne du fait que les conditions de travail des cadres québécois n'ont pas cessé de se détériorer depuis dix ans.À la perte du pouvoir d'achat, s'ajoute l'alourdissement des tâches, souligne le président de l'organisme, M.Jean Perron.«À tout cela s'ajoute également les pressions indues que le personnel syndiqué, mécontent et démotivé, exerce sur les cadres dans un contexte où l'on assiste à une réduction des effectifs d'encadrement en dépit d'un accroissement de la demande de services.» Seulement suspendu Dans l'entourage du ministre, on insiste cependant pour dire que le régime de bonification des salaires pour les cadres n'est pas aboli, mais suspendue.Dans la mesure où l'ensemble des compressions seront respectées, dans les différents secteurs, le régime des primes au rendement pourrait ultérieurement être rétabli, ont indiqué plusieurs conseillers de M.(ohnson, présents hier au dépôt des prévisions de dépenses gouvernementales.L'exercice de compression des dépenses veut frapper tous les ministères et organismes, promet Daniel (ohnson.Il dit vouloir réduire de 7 p.cent le personnel d'encadrement et de 4 p.cent les autres effectifs.Au chapitre de la rémunération de l'ensemble des employés, les crédits ne contiennent aucune augmentation additionnelle à l'ajustement de 1 p.cent prévu au premier avril prochain.Le gouvernement veut ainsi épargner plus de 340 millions.Gain de productivité Un gain de productivité équivalant à 1 p.cent de la masse salariale a été escompté, pour un impact budgétaire de 171 millions.Ce gain, croit le ministre, pourrait découler de changements dans les règles d'organisation du travail ou dans le réaménagement de certains avantages sociaux.Les conditions de réalisation de ces améliorations de productivité restent à déterminer par le biais de discussions entre \\es différents partenaires patronaux et les syndicats de fonctionnaires, espère le ministre (ohnson.Au total, les compressions appliquées à la rémunération représentent 2,6 p.cent des dépenses, soit 541,8 millions.Dans tous les ministères, l'ordre est donné de réduire le personnel.«Nous travaillons, comme dans le secteur privé, à la restructuration de la société.Malgré une augmentation du produit intérieur brut, nous devons imposer une diminution du nombre de travailleurs», admet le ministre.Il est donc illusoire, pour les milliers de Québécois venant frapper à la porte de leur député, d'espérer obtenir des emplois au sein de l'appareil gouvernemental.La porte semble en effet verrouillée à double tour.DOSSIER COÛTEUX ¦ Le dossier constitutionnel a coûté cher aux Québécois.Les deux commissions parlementaires qui ont étudié durant des mois les propositions fédérales d'une part et les impacts possibles de la souveraineté, ont coûté un peu plus de quatre millions, sans compter les heures interminables de travail des élus au sein de ces deux commissions.Cette donnée apparaît dans les prévisions des dépenses de l'Assemblée nationale, qui réduit d'autant ses prévisions pour l'an prochain.Ces quatre millions, c'est une goutte d'eau dans la mer des différents comités qui ont siégé à travers le pays au cours des deux dernières années.AFFAIRES AUTOCHTONES ¦ Le gouvernement du Québec augmente de 1,6 million ses dépenses aux Affaires autochtones pour atteindre un budget de 5,7 millions.L'augmentation des dépenses, a-t-on appris hier, servira «à l'intensification des négociations avec les autochto- nes, en particulier av<îc les Ati-kameks et les Montagnais».Le document gouvernemental n'indique pas à quoi serviront précisément ces sommes.Rappelons cependant que le gouvernement et Hydro-Québec sont en intenses négociations avec ces peuples autochtones pour assurer le développement hydroélectrique de la lointaine Côte-Nord.Il faut également souligner que le ministère des Affaires autochtones, que dirige M.Christos Sirros, relève directement du Conseil exécutif, c'est-à-dire du bureau du premier ministre.Les affaires aux Etats-Unis, C'EST LAFFAIRE D'AmERICAN.f r f r t # American connut les États-Unis mieux que personne.American peut vous emmener vers plus de 200 villes américaines.Personne ne peut vous emmener vers autant de villes américaines qu'American Airlines.Par exemple, American vous offre 5 vols quotidiens sans escale vers Chicago, en semaine.Et une fois à Chicago, American et American Eagle* vous réservent une multitude de correspondances dans la même aérogare.Vous avez ainsi accès à plus de 200 destinations américaines dont Denver, Dallas/Fort Worth, Phoenix, Los Angeles, San Francisco et Seattle/Tacoma.American peut donc vous emmener presque partout où vous voulez aller aux États-Unis.Personne d'autre ne vous offre le programme AAdvantage9.Seule American vous offre le programme AAdvantage, pour grand voyageurs, qui vous permet d'accumuler des primes-voyages échangeables contre des billets à un tarif plus élevé ou des voyages gratuits à travers le monde.C'est là une raison de plus de voyager avec American Airlines, de Montréal vers les États-Unis.Pour renseignements ou réservations, communiquez avec votre agent de voyage ou avec American Airlines au 1-800433-7300.American Eagle et AAdvantage sont des marques déposées d'Amerkan Airlines.Inc.American Eagle est la ligne aérienne régionale d'American.American Airlines se réserve le droit de modifier, sans préavis et en tout temps, les statuts et règlements, les primes-voyages et les offres spéciales du programme AAdvantage, et de mettre fin au programme AAdvantage à six mois de préavis.AmericanAirlines\" du spécial dans l'air? LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 25 MARS 1993 B5 Appel à la solidarité contre le gel «inacceptable» MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne OUÉHEC ! ¦ La Centrale de l'Enseignement du Québec (CEQ) veut servir de pacificateur entre la CSN et la FTQ dans le but de former un front commun intersyndical contre le gel «inacceptable» des salaires que propose l'État québécois à ses employés pour les deux prochaines années.C'est donc par un «appel à la solidarité» que s'est ouvert, hier à Québec, le conseil général de la CEQ, instance qui siège tous les semestres et qui réunit pendant trois jours plus de 300 délégués au Château Frontenac.Cri de ralliement qu'a aussitôt entendu le président du Syndicat des fonctionnaires provinciaux, lean-Louis Harguindeguy, qui a dénoncé dans un communiqué les «apprentis-sorciers» du Trésor québécois.Toutefois, dans une conjoncture où fonctionnaires et enseignants font l'envie des chômeurs et des assistés sociaux, la présidente de la CEQ, Mme Lorraine Page, convient que le rappel des troupes ne sera pas facile.«Notre difficulté à mobiliser nos membres pour des causes qui dépassent leurs intérêts immédiats est un problème qu'il nous faut examiner avec le plus grand sérieux», a-t-elle déclaré sur le ton de la remontrance aux délégués de cette centrale de 115 000 membres, qui ne l'ont au demeurant applaudi que poliment.Lutte pour la survie Par ses tactiques inspirées de l'école néo-libérale, le gouvernement du premier ministre Robert Bourassa «a érigé en système la lutte pour la survie», qu'empirerait davantage la notion de prime au rendement que veut introduire le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, chez les fonctionnaires.«Nous ne négocierons pas l'introduction de primes à la productivité en éducation et en santé.C'est hors de question.La proposition de M.(ohnson a vécu hier (mardi)», prédit Mme Page.La CEQ n'exclut d'entrée aucun recours, y compris les débrayages.«Rien, dira-t-elle en point de presse, sauf une chose: accepter les propositions de M.Iohnson.» Pas question de «renier» les conventions collectives «signées de bonne foi ».Dans l'immédiat, les membres de la CEQ ne seront pas touchés par les restrictions budgétaires.La hausse de salaire de un pour cent sera versée comme prévu en avril.Médecine amère de l'État-patron C'est en 1994 et en 1995 que les syndiqués de l'enseignement goûteront à la médecine amère de l'Etat-patron.Au lieu de pouvoir négocier la rémunération pour 1994, les enseignants devront se contenter du statu quo.Pis encore, M.(ohnson pousse l'audace jusqu'à étendre sa mesure une année additionnelle.Ce traitement, que Mme Page compare «à la destruction tranquille de l'État québécois», pourrait servir, avertit-elle, de catalyseur au rejet de tout projet de réforme de l'enseignement collégial \u2014 la CEQ compte 5000 membres dans les cégeps.«Nul doute que la proposition qui nous a été faite par le gouvernement rendra difficile, voire impossible, leur adhésion (des enseignants) à un projet de réforme dont ils auront la conviction de devoir faire les frais.» Dans les prochaines semaines, Mme Page effectuera une tournée du Québec pour arrêter les moyens d'action afin de contrer les visées gouvernementales, s'ac-tivant entre-temps à mettre en sourdine le «triste contentieux» immobilier qui s'est soudainement créé entre ses collègues Géra ld La rose (CSN) et Femand Daoust (FTQ) sur la question de location d'espaces à bureaux aux sièges sociaux des deux centrales syndicales à Montréal.Lorraine Page L'avantage du secteur public ne tient qu'aux bénéfices sociaux FRANÇOIS BERCER ¦ En gelant les salaires jusqu'en 1995 et en offrant des primes au rendement variant d'un établissement à l'autre, le ministre Daniel lohnson, qui a présenté hier le budget des dépenses du gouvernement du Québec, cherche à aligner la rémunération des employés de l'État sur celle du secteur privé.Dans une série d'objectifs publiés hier par le Conseil du trésor, on peut lire: «Rémunération globale axée sur la parité avec le secteur privé».La rémunération globale comprend les salaires et les avantages dits sociaux (congés, régime de retraite, assurances) qui représentent pour le gouvernement le tiers des 20 milliards de dollars qu'il verse annuellement à ses 350 employés.Or, la rémunération globale de l'ensemble du secteur privé, où les travailleurs sont peu syndiqués, est inférieure de sept p.cent à celle du secteur public, selon l'Institut de recherche et d'information sur la rémunération (IRIR), organisme créé par Québec pour comparer les diverses catégories de salariés au Québec.Selon l'IRIR, les salaires du secteur privé et ceux du secteur public sont déjà, depuis quelques années, égaux.L'avantage du secteur public et parapublic ne tient qu'aux bénéfices sociaux.Et ces bénéfices appelés aussi marginaux se comptent essentiellement, selon l'IRIR, en nombre d'heures de travail.Les employés de l'État travaillent en moyenne une semaine et demie de moins, par année, que les autres salariés québécois.Ils ne sont dépassés que par les fonctionnai- res municipaux, qui travaillent encore une semaine de moins par année.Les travailleurs du secteur privé, pour la plupart non syndiqués, travaillent jusqu'à deux semaines de plus par année que les employés do l'État.; M.lohnson a d'ailleurs expliqué longuement aux dirigeants syndicaux, cette semaine, que l'élimination de certains congés fériés ou de maladie pourrait représenter des économies qui seraient redonnées aux employés sous la forme de primes au rendement de l'ordre d'un pour cent.Selon le ministre, deux jours et demi de congés payés correspondent justement à un pour cent de la masse salariale de l'État québécois.Québec vise ainsi la «semaine et demie» supplémentaire dont bénéficient les employés de l'État, par rapport aux autres salaires québécois.«J'AI TROUVE LE BONHEUR!»» 0 .4 \u2022 0 4 \u2022 0 0*0 * * - ' \u2022 00 T % ¦ * * ' 0 ' 0 4 * \u2022 4 r * * s * 0 * » * 0 * r \u2022 t * ' » ' r ' , ' * a » \u2022 0 9 / 0 0 * 0 l «J'adore conduire! Et à toutes les fois que la route m'appelle, mon plaisir s'épelle BMW.» LE PLAISIR DE CONDUIRE.FAÇON BMW.On conduit comme on aime.Beaucoup.Passionnément.À la folie.Encore.On conduit comme on vit.Pleinement.Avec confiance.Avec force.Avec plaisir.On conduit, façon BMW.On ne suit pas les chemins déjà tracés.On fait un avec notre voiture.On s'accroche à la route et on avale des kilomètres sans que conducteur ou machine n'éprouvent de fatigue excessive.On est sûr de nous.Et notre véhicule est connu et reconnu comme étant parmi les plus sécuritaires au monde.On a du plaisir.Beaucoup de plaisir.Roulez.Et rêvez de recommencer.Parce que BMW conçoit des voitures à l'image de ses conducteurs depuis plus de 75 ans.Des voitures-extensions de leurs personnalités.Des voitures-passion.BMW.C'est au volant qu'on comprend.m LE PLAISIR DE CONDUIRE.t 0 § \u2022 S 4 .t .* *\u2022.\u2022 r .t 0 # ./ 0 0 h * 4 t \u2022 * 0 0 m 4 0 0 \u2022 0 t s * 0 4 * > .\u2022 * 4 y 0 4 0 m 4 4 * * s' .4 0 4 .' t 0 4 0 > t 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n'était pas présent ù Ottawa.Il a dit qu'il avait été retenu au chevet de son beau-père gravement malade.Mais il affirme qu'il aurait préféré être là pour voter lui aussi contre le projet de loi.«le regrette vraiment de ne pas être là, ce n'était pas le moment de m'évader la Chambre mais il faut absolument que je reste ici avec ma femme», a expliqué M.Saint-|ulien, lors d'un entretien téléphonique à partir de son bureau de Val d'Or.* OFFREZr-VOUS i LA TRADITION : V » V Profitez de la longue expérience du trust général qui, depuis des générations, vous fournit les services suivants : planification testamentaire; mandat d'inaptitude; règlement et administration de succession; administration de tutelle et de curatelle privée! administration de fondation.Trust General NOUS VOUS AIDONS NON SEULEMENT À PROTÉGER VOTRE CAPITAL, MAIS À L'ADMINISTRER ÉT^ À LE TRANSMETTRE EN RESPECTANT EN TOUS POINTS > VOS VOLONTÉS.6 TRUST GENERAL Tout près de vous à chaque âge oe la vie.Offrez-vous LES AVANTAGES DU LEADER AU QUÉBEC, COMMUNIQUEZ AVEC L'UNE DE NOS SUCCURSALES : Ville mont Royal \u2022 341-1414 outremoht : LAURIER \u2022 272-4777 VlNCENT-D'lNOV \u2022 739-3265 montreal : GOUIN \u2022 745-1515 Place Ville-Marie \u2022 071-7300 university \u2022 871-7500 anjou \u2022 355-47so la8alle \u2022 366-0730 saint-lamoert \u2022 466-8666 brossaro \u2022 466-250O laval \u2022 0s2-32oo Pointe-Claire \u2022 694-8670 rlviere-des-prairies «43-404O «On va devoir vivre avec la loi, mais qu'est-ce que vous voulez, on a tout fait», a-t-il ajouté.M.Blackburn, lui, a expliqué que pour être conséquent avec lui-même et tout le travail qu'il a accompli pour tenter de faire adoucir le projet de loi, il n'avait d'autre choix que de voter contre ce projet.Projet injuste « |e ne suis pas contre mon premier ministre ou contre mon gouvernement», a-t-il affirmé.Il était seulement contre ce projet de loi qui, selon lui, brime injustement les travailleurs canadiens, en refusant les prestations d'assurance-chômage aux employés qui quittent volontairement leur poste ou encore qui sont congédiés pour inconduite.«Si j'avais vraiment pensé que les 225 000 personnes qui ont quitté leur emploi volontairement l'an dernier avaient abusé du système, j'aurais été derrière le ministre, mais ce n'est pas le cas», a-t-il indiqué.M.Blackburn a ajouté hier qu'il était tout à fait conscient des conséquences possibles de sa décision, telles que l'exclusion du caucus comme on l'a fait pour un député conservateur qui avait voté contre la TPS.Déjà, dit-il, on ne lui a pas donné le poste de secrétaire parlementaire qu'il attendait.M.Blackburn, tout comme M.Saint-julien, avait aussi voté en première et en deuxième lecture contre ce projet de loi.Le député de lonquièrc avait même voté en faveur d'une motion de l'opposi- tion blâmant le gouvernement pour la première version de son projet de loi, C-105.pour reprendre le flambeau et continuer à demander des chant gements au projet de loi.Insatisfaction Les deux députés ont lutté tout au long du processus contre le projet, arguant qu'il pénalisait injustement certains travailleurs, notamment les femmes victimes de harcèlement sexuel qui quittent «volontairement» leur emploi parce qu'elles n'ont pas nécessairement envie de porter plainte officiellement.Les revendications des députés, qui s'inscrivaient dans une véritable levée de boucliers au Québec, ont amené le gouvernement à changer le premier projet de loi qu'il avait déposé à cet égard.Les changements visent, entre autres, à encourager les femmes à porter officiellement plainte pour harcèlement sexuel.Mais ces changements n'ont pas satisfait les deux députés.M.Saint-Julien s'est dit de son côté particulièrement déçu de ne pas avoir eu le droit de s'exprimer durant les audiences du comité législatif chargé de revoir le projet de loi avant sa présentation finale en Chambre pour la troisième lecture et le dernier vote hier.Il dit qu'il a demandé la permission de poser des question, mais qu'on lui a répondu qu'à cause du manque de temps, il devait le faire par écrit.«C'était comme du cinéma muet ce comité-là», a-t-il déclaré.MM.Saint-Julien et Blackburn comptent maintenant sur certains de leurs collègues du Sénat Sénat réticent Certains sénateurs conserva; tcurs, comme Solange Chaput* Rolland, ont en effet des réticent ces à l'égard du projet.«|e suis plus confortable que je ne l'étais! grâce aux amendements apportéç dans le nouveau projet, concernant les victimes de harcèlement\" sexuel notamment.Mais vouç dire que ce projet de loi me sourit entièrement, je mentirais», a-t~ elle dit hier.Le projet de loi prévoit que le» changements au programme d'asï surance-chômage entreront en vif gueur le dimanche 4 avril.Tous les travailleurs qui cesseront det travailler avant le 4 avril tomberont sous l'ancien régime, les au2 très sous le nouveau régime.Lar date cruciale est celle du jour où le travailleur démissionne ou s cemment ouvert une enquête sur le député conservateur Carol<£ lacques et son principal organisa-! leur, deux autres arguments favorables au BQ.1 Mme Lalonde a quitté son pos-I te de conseillère au programme; du Parti québécois pour briguer* l'investiture du Bloc dans Mer-; cier.Jacques Parizeau et Bernard; Landry, respectivement président! et vice-président du PQ, l'ont; chaleureusement remerciée de.ses services à cette occasion.En; revanche, son principal adversa1~ re, Roger Laroche, de Radio-Ca-! nada, peut compter sur les dépu-; tés Michel Bourdon et Louise Ha-* rel, bien au fait de ce qui se passe*; sur le terrain.* «Mon objectif, c'est de remporter dès le premier tour.Mais ill ne faut pas vendre la peau de; l'ours avant de l'avoir tué et il est.important de poursuivre le tra-; vaii de conviction du plus grand» nombre de militants possibles.C'est un travail ardu, mais qui constitue une excellente prépara-* tion en vue des prochaines élections», d'expliquer Mme Lalonde. en marcfie *L'organisation.La longueur d'avance », tel sera possiblement du moins en français, le slogan adopté par le ministre fédéral de la Défense, Kim Campbell, pour lancer officiellement aujourd'hui, sa campagne au leadership conservateur.Ces mots figurent déjà à l'intérieur de l'édifice Labadie, au 181 S, rue De Lorimier, à Montréal, bâtiment qui servira de quartier général de la campagne de Mme Campbell au Québec.PHOTOPC, Kim Campbell, ministre depuis cinq ans.possède un talent de guitariste que peu lui connaissent, comme en fait foi cette photo d'archivé de 1970.Leadership conservateur: la bataille des délégués sera âpre dans les comtés orphelins PHILIPPE DUOUISSON du bureau de La Presse OTTAWA O Bien que Kim Campbell parte favorite dans la course à la direction du Parti conservateur, les candidats se livrent une dure bataille pour l'élection des délégués, notamment ceux provenant des comtés dits orphelins qui ne sont pas représentés par un député du parti.Le nouveau premier ministre et chef du parti conservateur sera choisi par les 3846 délégués au congrès qui se tiendra du 9 au 13 juin au Centre civique d'Ottawa.De ce nombre, 1 I9l délégués sont désignés d'office tandis que les 2655 autres seront élus par les membres des 295 associations de comtés.; Avance insurmontable?L'avance de la ministre de la Défense nationale Kim Campbell, qui annoncera officiellement aujourd'hui sa candidature dans sa circonscription de Vancouver-Centre, parait insurmontable, en raison des nombreux appuis qu'elle obtient de l'establishment du parti et de ses collègues ministres et députés.Les 1191 délégués d'office sont les députés et les candidats défaits aux dernières élections, les dirigeants provinciaux et fédéraux du parti, les anciens présidents et chefs du parti, les membres du Conseil privé et les candidats choisis pour la prochaine élection.Ils seraient majoritairement acquis à Mme Campbell.L'influence des ministres et députés sur le choix des délégués élus par les militants est aussi énorme.Car l'exécutif de l'association de comté se range généralement derrière le choix du député et, selon les règles du parti, seule l'association a le pouvoir de vendre des cartes de membres dans le comté.Et ce sont les membres qui éliront les délégués.Or, puisqu'une majorité de ministres et députés semblent se ranger derrière Mme Campbell, il sera fort difficile pour les autres candidats de renverser la vapeur dans les comtés représentés à la Chambre des communes par un député conservateur et d'y faire élire des délégués sympathisants.Les comtés orphelins Reste ainsi aux aspirants non favorisés par l'establishment à réaliser une percée dans les comtés orphelins qui ne sont pas représentés par un député ou un ministre du parti.Ces 138 comtés éliront un total de 1242 délégués, soit neuf par comté, ce qui représente près du tiers de l'ensemble des délégués.«C'est là que la véritable bataille se livre actuellement», note un organisateur.Pour un candidat comme le député de Sherbrooke et ministre de l'Environnement Jean Charest, l'espoir de rallier un bon nombre de délégués réside dans la capacité de son organisation à «remporter» les comtés dits orphelins.Selon un permanent du parti.dont les fonctions lui interdit de prendre position pour l'un ou l'autre des candidats, les différents camps ont d'ailleurs fait pression sur le parti pour que les règles relatives à la vente des cartes de membres soient assouplies, notamment dans les comtés orphelins.Des cartes de membre du parti peuvent être vendues jusqu'au 17 avril prochain.Passé cette date, les nouveaux membres ne pourront être élus délégués au congrès ou participer à l'élection des délégués.Les organisateurs des candidats auraient voulu avoir le pouvoir de vendre des cartes de membres dans ces comtés pour accroître leur chance de faire élire leurs délégués.«Mais il n'est toutefois pas question de permettre cela.Nous ne voulons pas nous retrouver au lendemain du congrès dans une situation où le camp de candidats déçus des résultats accusent le parti de ne pas avoir fait respecter les règles prescrites par sa constitution», dit-il.Les libéraux du Québec se préparent aux élections Presse Canadienne QUEBEC ¦ Une trentaine de ministres et de députés libéraux du Québec se réunissent une fois par semaine, depuis déjà six semaines, pour élaborer une politique en vue des prochaines élections provinciales.Le président du groupe, le député Henri-François Gautrin, a fait savoir dans une entrevue avec la Presse Canadienne* mercredi, que les rencontres se poursuivront encore pendant un mois et AVIS LEGAUX - APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS Va Société d'énergie de la Baie James demi et qu'il y aura publication d'un rapport.«Mon objectif, a-t-il déclaré, c'est d'écrire un texte qui soit un projet de société pour le Québec de l'an 2000.Ce projet n'est absolument pas la souveraineté, ça je peux vous le garantir à 100 p.cent.» Parmi les ministres présents, avec la bénédiction du premier ministre Robert Bourassa, on note Gérald Tremblay (Industrie), Lucienne Robillard (Éducation), Marc-Yvan Côté (Santé), Claude Ryan (Sécurité publique), Robert Dutil ( Approvisionnements et Services) et Louise Ro-bic (ministre d'État aux Finances).«Le défi qu'on a, nous les libéraux, c'est de gagner le troisième mandat, a dit M.Gautrin.Notre parti n'est pas seulement un parti d'organisation, mais aussi un parti d'idées.Il faut qu'on réfléchisse, parce qu'un parti qui ne réfléchit pas est un parti mort.» Le taux de chômage, les lois linguistiques et les problèmes constitutionnels font partie des sujets discutés.Mais il n'est jamais question, a souligné M.Gautrin.il n'est pas question, non plus, de préparer une nouvelle plateforme constitutionnelle, même si le Parti québécois veut faire porter la prochaine campagne électorale sur la souveraineté du Québec.PROJET \u2014 LAFORGE 2 APPEL D'OFFRES No 2LB-341-1-01 FOURNITURE DE LA SUPERSTRUCTURE, DU REVÊTEMENT METALLIQUE ET DE LA PORTE PRINCIPALE DE LA CENTRALE Date et heure limites de Le jeudi 29 avril 1993 réception des soumissions: à 15 h 30, heure de Montréal Garantie de soumission: 400 000S Prix du document: 150$ toutes taxes incluses.Les documents d'appel d'ofTres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, dc9hàl2hetdel3hàl6h30à l'endroit suivant: SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES SERVICE CONTRATS 19o étage 500, boul.Ron6-L6 vosquo OU*If Montréal (Guôboc) H2Z 1Z9 Le paiement des documents s'effectue par chèque vise* ou mandat fait a Tordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable.Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d'offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant une place d'affaires au Québec, qui possèdent l'expérience pertinente à l'objet du contrat et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions.Pour obtenir le document d'appel d'offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d'appel d'offres, veuille/, communiquer avec Susie Léveillé au (514)879-6700 Marc Lanctot pour Jocelyne Fortin Chef de service Contrats IllFO-lPÔTS \\ Un particulier, employé d'un inscrit à la TPS et à la TVQ, peut-il réclamer un remboursement de TPS et un remboursement de TVQ lors de la production de déclarations d'impôt?Le remboursement de TPS peut être réclamé sur les dépenses assujetties à la TPS (repas, divertissements, hôtel, taxis, etc.), admissibles et déduites dans le calcul du revenu pour fuis d'impôt fédéral, qui n'ont pas été remboursées par l'employeur, ou si elles l'ont été, lorsque l'employeur certifieque l'allocation accordée au particuliern'était pas raisonnable.Pour obtenir le remboursement, vous devez compléter le formulaire GST-370.Le remboursement de TVQ est réclamé sur les mômes dépenses qu'au fédéral sauf pour les repas et divertissements, l'allocation de coût en capital d'automobile, le carburant et les services de téléphone et de télécommunication.Pour le remboursement, vous devez compléter le formulaire VD-358.J103133O s< Suite des Avis légaux.Appels d'offres.LA CORPORATION PROFESSIONNELLE DES COMPTABLES GÉNÉRAUX LICENCIÉS DU QUÉBEC S 8 0 0 or Cessez de broyer^B^ du noir! Avec ^ Marcel Leboeuf I^bI |^^^^ I^^^^È ^^^^^ l^^^l^ DU HOLL Grande nouvelle elle 1 pour petit couple heureux ! m avec une vedette: les conjoints disent tout ! TVA B8 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 25 MARS 1993 Le présumé cerveau de l'attentat du WTC est ramené aux États-Unis Reuivr NEW YORK ¦ Le cerveau présumé de l'attentat du World Trade Center a été ramené aux États-Unis hier après un séjour de 10 jours dans une prison égyptienne, ont déclaré son frère et des responsables des autorités.Des agents du FBI se sont rendus au Caire mardi soir pour prendre en charge Mahmoud Abou Haiima, un chauffeur de taxi âgé de 34 ans.Us devaient atterrir hier après-midi sur un petit aérodrome au nord-est de New York.Halima devait être inculpé hier ou aujourd'hui par le tribunal de Manhattan.Trois autres personnes ont déjà été inculpées pour cet attentat perpétré le 26 février dernier et qui a fait six morts.Mohammed Salameh, 25 ans, est accusé d'avoir loué le véhicule qui fut par la suite piégé, tandis que Ni-dal Ayyad, ingénieur chimiste de 25 ans, aurait activé l'engin explosif.Ibrahim Elgabrowny est lui inculpé d'obstruction à la justice.Mohamed Abou Halima, 29 ans, a précisé que son frère avait été arrêté le 14 mars à deux heures du matin au domicile familial situé près d'Alexandrie.Mohamed, qui vit dans le.New lersey, a ajouté que Mahmoud avait quitté New York le 2 mars, soit deux jours avant l'arrestation de Salameh.Selon de précédentes informations, Mahmoud avait fui immédiatement après l'interpellation de Salameh et avait rejoint le Pakistan via l'Afrique du Sud.Il a également rejeté l'affirmation selon laquelle Mahmoud aurait combattu aux côtés des moudjahidine afghans contre les troupes soviétiques.Mohamed Abou Halima a aussi dit que son frère avait quitté les États-Unis le 2 mars avec sa femme et ses enfants pour aller passer le ramadan en Arabie Saoudite et dans la maison familiale près d'Alexandrie.« Il avait préparé ce voyage depuis longtemps et réservé avant le ramadan (22 février).Après ces vacances, il était censé revenir ici (à New York)», a-t-H expliqué.nro impôTs 1 J'oi vendu un immeuble en 1992, ai-je le droit à mon exemption de 100 000 $ relative au gain en capiial?Oui, si la vente a eu lieu avant mars 1992 et que votre situation fiscale le permet.Si la vente a été effectuée après février 1992, le montant de l'exemption est réduiL Ainsi, afin de déterminer la portion non admissible à l'exemption, vous devez effectuer le calcul suivant: Gain en capital x Nombre de mois de détention après février 1992 Nombre de mois total de détention de 1 ' immeuble après 1971 ii ci LA CORPORATION PROFESSIONNELLE DES COMPTABLES GÉNÉRAUX .LICENCIÉS DU QUÉBEC Mahmoud Abou Halima escorté par les agents du FBI.PHOTO ASSOCIATED PRESS I Deux liens entre coïnculpés Les limiers du FBI espèrent que Mahmoud Abou Halima les aidera à remplir les zones d'ombre qui entourent l'affaire et dont le mobile n'est pas l'une des moindres.Pourtant tous les inculpés ont un point en commun: le cheikh Omar Abdel-Rahman, un prédicateur intégriste aveugle de 54 ans.Volontairement exilé dans le New Jersey, il prêche le renversement du gouvernement égyptien et l'imposition d'un État islamique.Ses fidèles en Egypte, membres du Groupement islamique (El Gama'a el islair.ia), ont commis plusieurs attentats et agressions contre des touristes.Des tracts signés du cheikh ont été distribués mercredi à la sortie des mosquées égyptiennes.On peut y lire que sa «rencontre (celle du cheikh) avec Dieu est proche» ainsi qu'une exhortation à l'insurrection.«Combattants d'Egypte, dites non (.) Ne faiblissez pas, ne vous soumettez pas, ne prenez aucun repos, ni aucune détente (.) Châtiez-les (les gouvernants) de la même façon qu'ils vous ont punis et ayez toujours à l'esprit que Dieu est avec vous», écrit Abdel-Rahman dans ce tract.Ce dernier a cependant nié toute implication dans l'attentat du World Trade Center et l'a même condamné.Autre lien entre tous les coiiv culpés: Sayid Nosaïr, condamné dans l'affaire de l'assassinat, en 1990 à New York, du rabbin intégriste Meir Kahane.Démenti Alors que Mahmoud Abou Halima passe pour être le cerveau présumé de l'attentat du World Trade Center, son frère le dépeint comme quelqu'un de calme, sans conviction religieuse ou opinion politique très affirmées.«)e connais très bien mon frère.Le FBI ne dispose d'aucune preuve contre lui», a déclaré Mohamed Abou Halima, 29 ans, de sa résidence du New jersey, ajoutant que Mahmoud n'aurait en aucun cas pu prendre part à l'attentat du World Trade Center sans qu'il le sache.Il a également démenti que son frère entretienne des rapports très étroits avec le cheikh Omar Abdel-Rahman, le prédicateur intégriste qui prêche le renversement du gouvernement égyptien et l'imposition d'un État islamique.Le parrain aimait l'art Rcuter NAI'LLS ¦ Un parrain de la Camorra (la mafia napolitaine) arrêté mardi soir négociait ces derniers temps pour acheter une toile de maître de près d'un demi-million, a déclaré hier la police italienne.L'appartement de Franco Ambro-sio, 37 ans, a été retrouvé rempli de vieux meubles et d'une Importante collection de peintures de valeur, juste avant son arrestation, il cherchait à acheter une peinture du Caravage pour plus de 420 000 $ US.A DE SI GARANTIE DES PRIX POLITIQUE DE GARANTIE DES PRIX SI VOUS ACHETEZ # UN DE CES ARTICLES ET QUE VOUS LE TROUVEZ ANNONCE A MEILLEUR PRIX PAR UN CONCURRENT DURANT NOTRE SOU*, NOUS DOUBLERONS LA DIFFÉRENCE! il suffit d'acheter cet article à la Baie durant notre solde et de nous apporter votre preuve d'achat, de même que h À 155 $ DE RABAIS*! 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