La presse, 6 avril 1993, Cahier A
[" La metco Aujourd'hui: généralement ensoleille Minimum -3° Maximum 10° Demain: généralement ensoleille DETAILS CAHIER SPORTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE A LAVAL 1530, BOUL.CHOMEDEY CHOMEOEY, LAVAL 688-4787 « MONTRÉAL, MARDI 6 AVRIL 1993 109e ANNÉE N° 155 65 PAGES, H CAni iies de La Madeleine: 1.00 Taxes en sue Québec freine les appétits d ' Hydro La société d'État demandait une hausse de tarifs de 2,3%, elle aura moins de 1,3 % S3 REDS2 EXPOS 1 Les Expos se sont butés hier au lanceur José Rijo en perdant leur premier match de la saison.Rijo n'a accordé que cinq coups sûrs dans son duel contre Dennis Martinez.A8 CÉGEPS En dépit des nombreuses manifestations des cegepiens, des frais de scolarité seront annoncés aujourd'hui pour les étudiants qui auront accumule plus de cinq échecs.ci NATIONAIR Les Forces canadiennes annulent une entente d'une valeur de 35 millions avec Nationair pour le transport des troupes entre le Canada et la base de Lahr, en Allemagne.ci ESSENCE Apres une accalmie relative depuis les Fêtes, la guerre des prix de l'essence ordinaire a la pompe reprend de plus belle, pour le plus grand plaisir des consommateurs.B7 COCO LÉOPOLD L'animateur radio et chroniqueur Douglas -Coco» Leopold, star des médias montréalais pendant dix ans, succombe au sida à Los Angeles, où il vivait depuis 1988.Sommaire Annonces classées immobilier.B4 à 36, C13 marchandises.CI 3 emplois.C13-C14 automobiles.C14 à C16 propositions d'affaires.C7 ~ Arts et spectacles informations.B7 à B10 cinehoraire.B8-B9 Tele-horaire.B8 Télévision.B7 Bandes dessinées.C14 Bridge.CI 6 Décès.C18 Économie.C1 a C12 Éditorial.B2 Étes-vous observateur?.B4 Feuilleton.B5 Horoscope.B6 Le monde.A10-A11 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croisés.CI 3 Mot mystère.Cl 5 DENIS LESSARD du bureau de La Presse OUIIIIC Le gouvernement du Québec va freiner de moitié les appétits d'Hydro-Québec cette année.Les 2,3 p.cent d'augmentation de tarifs réclamés pour 1993 par la société d'État seront réduits entre I et 1,3 p.cent en moyenne à compter du 1er mai prochain.Selon les informations obtenues de plusieurs sources par La Presse, le gouvernement Bouras-sa avait d'abord songé à ramener à 1 p.cent les demandes tarifaires d'Hydro, les ajustant du même coup à la croissance globale des autres dépenses du gouvernement, 0,9 p.cent.Mais Québec aurait alors forcé Hydro à renoncer à certains projets d'investissements névralgi- ques en cette période où la reprise économique tarde à venir.Chaque dixième de point de hausse tarifaire correspond en efet à des recettes de l'ordre de 70 millions pour la société d'État.Aussi, Québec accorderait à celle-ci une marge de manoveuvre d'environ 200 millions en permettant une hausse de 1,2 ou 1,3 p.cent en moyenne, indique-t-on.Les taux de 1994 restent diffici- les à prédire, car on ignore le sort que le gouvernement réserve à la demande d'augmentation de 2,7 p.cent pour 1994, mais une par-tic de la réponse paraît résider dans l'importante revue de la politique énergétique québécoise annoncée par la ministre Lise Bacon lors de la commission parlementaire de février.Québec n'a pas refait cet exercice depuis 1988 et doit faire le point sur les perspectives d'exportations et sur la multiplication des opportunités de «cogénération» avec l'entreprise privée, explique-t-on.L'opposition péquiste ne réclamait de son côté rien de moins que le gel des tarifs pour l'année à venir.La décision du gouvernement devrait être arrêtée au prochain conseil des ministres.Ces tarifs VOIR HYDRO EN A 2 Des voleurs sont venus bien près de dévaliser la B de M Ils avaient creusé un tunnel entre l'égout de la rue Saint-Antoine et la banque ERIC TROTTIER ne bande de voleurs qui prévoyaient dévaliser la voûte principale du siège social de la Banque de Montréal en creusant un tunnel sous la rue Saint-Antoine, au centre-ville,*avaient tout prévu, sauf.l'affaissement d'un arbre.Ce sont des employés de la Ville, appelés à se rendre à la banque pour un léger glissement de terrain, hier malin, qui ont aperçu en premier le passage souterrain menant de l'égout collecteur de la rue Saint-Antoine à la chambre forte de l'institution financière.«|e n'ai jamais vu une affaire pareille.Ils avaient installé tout un système de ventilation et d'éclairage dans le tunnel; c'était comme dans les vues de bandits», a lancé Roger Gau-drèau, cont renia ître-egoutier pour la Ville de Montréal.L'arbre qui a permis la découverte du complot s'est écroulé dans le trou, vers lOh, à l'ouverture de la banque, à la suite du passage d'une chenillette qui tas- sait de la neige sur le trottoir de la rue Saint-Antoine.La direction de la banque a fait appel aux Travaux publics de la Ville.Roger Gaudreau et son équipe se sont amenés sur les lieux.«On a d'abord pensé qu'il s'agissait d'un glissement de terrain.Ça sentait le diable dans ce trou-là; on s'est demandé si l'égout n'était pas défoncé.» 11 a donc envoyé ses hommes vérifier l'égout collecteur, qui fait huit pieds de diamètre et date de 1877.«Ils sont remontés en disant: Il se passe quelque chose de pas correct là-dedans», a poursuivi Gaudreau.«Ça doit bien faire deux semaines qu'ils préparent leur coup là-dessous», a enchaîné un policier en sortant du tunnel.Les brigands ont accédé à l'égout collecteur de la rue Saint-Antoine (qui est situé à Ifr pieds de profondeur, en plein milieu de la grande artère) par une bouche d'égout du secteur.Ils ont percé l'égout fait de briques à la hauteur de la banque, avant d'entreprendre de creuser le tunnel, de quatre pieds VOIR VOLEURS EN A 2 ¦>:::-.-:-:-:: EGOUTS Saint-Antoine I C3 en BANQUE DE MONTREAL GO E cd o photo PIERRE McCANN u Presse mtogrâphie La Presse En s affaissant, cet arbre a permis de déjouer un complot contre la Banque de Montréal.Peter Sergakis arrêté pour avoir Uncégépien est suspendu forcé l'entrée de l'hôtel de ville YVON LABERCE Le président de l'Association des propriétaires de bâtiments commerciaux du Québec, M.Peter Sergakis, a été arrêté hier avec quatre autres personnes au cours d'une manifestation devant l'hôtel de ville de Montréal.Conduit au poste 33 de la police de la Communauté urbaine de Montréal vers 15 h, M.Sergakis a été libéré trois heures plus tard en même temps que deux autres manifestants.M.Sergakis comparaîtra sous peu en Cour municipale.On l'accuse de voies de fait par intrus.En d'autres mots, on lui reproche \u2014 ainsi qu'aux autres \u2014 d'avoir forcé l'entrée de l'hôtel de ville alors qu'on ne voulait plus de lui à l'intérieur.Les deux autres manifestants arrêtés ont passé la nuit derrière les barreaux pour un complément d'enquête, l'un étant en proba-tion et l'autre faisant déjà face a deux accusations de voies de fait graves.Aussitôt libéré, M.Sergakis s'en est pris au maire Jean Doré, le qualifiant de «bandit».Aux 250 manifestants venus l'accueillir à sa sortie du poste 33 en début de soirée, il a lancé: « Le maire est pas juste.C'est un bandit.C'est ce qu'il est.C'est pas nous les criminels.C'est M.Doré.Doré, criminel! Doré, criminel!» Et la foule de reprendre le slogan.Commentant son arrestation par l'escouade anti-émeute de la police de la CUM, l'homme d'affaires a déclaré qu'il n'avait rien à se reprocher.« La police, a-t-il dit, c'est terrible.Un officier est venu me chercher, en disant: C'est lui qu'il faut aller chercher.» Le fait est que M.Sergakis a été arrêté puis menotte après que des manifestants eurent réussi à ouvrir les grandes portes de l'escalier monumental de l'hôtel de ville.Il y avait déjà plus d'une heure qu'ils manifestaient \u2014 dans la rue \u2014 leur colère en dénonçant la nouvelle surtaxe sur les immeubles non-résidentiels.Ils en étaient d'ailleurs à leur troisième manifestation du genre en un mois devant l'édifice de la rue Notre-Dame.M.Sergakis avait été autorisé \u2014 avec une quarantaine d'autres manifestants \u2014 à pénétrer dans l'enceinte de l'hôtel de ville.Constatant qu'on leur interdisait d'assister aux travaux du conseil municipal, les manifestants ont commencé à scander des slogans et à invectiver les policiers de la force régulière appelés sur les lieux.Peu de temps après, une dizaine de leurs confrères casqués, matraque à la main, sont intervenus pour empêcher la foule de prendre d'assaut l'hôtel de ville.C'est qu'on venait tout juste d'ouvrir \u2014 on ne sait toujours pas comment \u2014 les grandes portes donnant accès au hall d'honneur.En quelques minutes, la foule était repoussée hors des lieux, non sans qu'un premier manifestant \u2014 suffoquant \u2014 ne soit promptement ramené à l'intérieur, les policiers craignant la crise cardiaque.Aussitôt, la foule a réagi et c'est là que les policiers se sont saisis des cinq manifestants arrêtés.Pendant tout ce temps*, les conseillers ont continué leur travail comme si de rien n'était, derrière les portes closes de la salle du VOIR SERGAKIS EN A 2 pour avoir sur un de ses MICHÈLE OUI MET Le vendredi 26 mars, un étudiant du cégep Ëdouard-Montpetit a pointé un revolver sur la tempe d'un de ses camarades pendant un cours de philosophie.Il voulait parler de la mort.Lorsque l'étudiant a demandé au professeur, Gisèle Laber-ge, s'il pouvait parler de la mort, elle a refusé car il en avait déjà été longuement question au cours précédent.Vingt minutes plus tard, il est revenu à la charge.Devant son insistance, le professeur a fini par lui demander ce qu'il avait à dire.L'étudiant a alors pointé du doigt un des élèves qui avait dit, au cours précédent, qu'il n'avait pas peur de mourir.Il s'est avancé vers lui et, dans un geste théâtral, il lui a pointé un fusil au milieu du front en lui disant: «Toi, tu dis que tu n'as pas peur de la mort.Tiens!» une arme camarades « Le temps s'esfcafrêté», a rar conté hier à La Presse Gisèle Laberge.«Tout le monde était immobile et silencieux.On était figé.Je ne savais pas s'il était dangereux ou si son fusil était un vrai.» L'agresseur a remis son revolver dans sa poche et est retourné tranquillement à sa place.Mme Laberge a fait une .blague pour désarmorcer la situation et éviter ;un dérapage dramatique.Elle est restée calme et a continué à donner son cours comme si rien ne s'était passé.À la pause, quelques élèves ont discuté avec l'étudiant agresseur et la «victime».Le ton était calme.Le cours s'est finalement terminésans autre incident et l'étudiant est parti, revolver en poche.«C'est seulement à la fin du cours que j'ai réalisé ce qui s'était passé, a dit Mme Laberge.Mes jambes ont tremblé, fé VOIR ARME EN A 2 FORTLAUDERDALE 0RLAND0 ^ ÉTÉ 93 PUERTO PLATA^ OVARADER0 ____ CANCUN * VANCOUVER y Tri S30 de réduction .' (sauf Floride) si les réservations*ont .faites et payées avant le 30 avril 93 1 FLORIDE Dim.'Jeudi, Vendredi PUERTO PLATA\\ VARADER0 Samedi p.m., .iOm' \"'.Samedi a.rW.Y *\u2014.Vol.Seul.Vol.Seul.à Y CANCUN m \u2022 Vol.Seul,.'[.Vendredi p.m.B * ¦ VANCOUVER Oimanchep.ni forfaits avec hôtels dipombies forfaits avec hôtels dipombies M >rf.i.ts Whotvis'diporiibîes M forfaits avec hôle's d.pontb'H >y 1 Vol.Seul.' Vol.Seu vitults forfaits av« hpte *Les prix indiqués inclus les taxes, et deja la réduction de $30 p/p et sont les plus bas de notre programme.Permis du Québec vacances /SbaSSSfÊfmi H o L i D a Y s flHLW kSBÊBm mm Wtk A2 Demain dans La Pressé LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 AVRIL 1993 SUITE DE LA UNE I 1 * 1 HYDRO Vivre En avril, ne te découvre pas d'un fil ¦ Il n'est pas rare, en cette période de l'année, de côtoyer sur un même coin de rue une dame vêtue d'un tailleur-bermuda et une autre emmitouflée jusqu'aux oreilles.Comme disent les météorologues, notre climat peut nous faire passer au travers des quatre saisons en l'espace de quelques jours.C'est pourquoi le cahier Vivre de demain présente des vêtements «iiors saison» de cinq designers québécois qui, comme Riciiard Côté et François Cagnon (notre piio-to) de la griffe C'est ma mère qui m'habille, nous amèneront doucement, mais sûrement, vers l'été.Et comme l'affirme Jean-Claude Poitras en entrevue : «Les vêtements trop lourds n'ont plus leur place.L'été est si court.Et l'hiver, les maisons sont bien chauffées, de telle sorte que les gros pulls et les vestes épaisses deviennent encombrants.> À lire demain dans La Presse.Précisions ¦ Se fondant sur un communiqué publié par Torganisation de M.|ean Charest, La Presse plaçait vendredi dernier la députée de Henri-Bourassa, Marie Gibeau, au nombre des membres du caucus conservateur appuyant le ministre de rEnvironnemcnt dans la cour- se au leadership.Mme Gibeau tient à faire savoir qu'il s'agît là d*un malentendu : si elle a bien été approchée par réquî-pe de M.Charest, elle n'a pas encore donné de réponse et compte rester «non alignée)» jusqu'à ce que les candidats se soient mieux fait connaître.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croîx-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, rue Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuve (métro Pré-fontaine ), de 9 h à 20 h ; \u2022 à Montréal : Collège Vanier, 821, boulevard Sainte-Croix, Iake's Cafétéria, de 9 h 30 à 16 h; ^ \u2022 à Saint-Bruno de Montarvîl-/ le : organisée par l'Association des pompiers de Saint-Bruno, en collaboration avec le Centre d'action bénévole ««Les P'tits bonheurs»», caserne des pompiers, 1605, boul.de Mon-tarville, de 14 h 30 à 20 h 30; \u2022 à Saînt-Iean-sur-Rîchelîeu : collecte du maire et des membres du conseil municipal, en collabo)*ation avec le Club Ro-tary, caserne des pompiers, 525, rue Saint-Iacques (entrée rue Caldwell ), de 14 h 30 à 20 h 30.Ouébec freine les appétits d'Hydro entrent en application début mai, et la première réunion du cabinet d'avril ramène, inévitablement, les grilles tarifaires d'Hydro à l'ordre du jour du cabinet, il est peu probable que le premier ministre Bourassa assiste à la réunion de demain, même s*i1 y a de bonnes chances qu'il se rende au caucus de l'ensemble de ses députés qui, en soirée, tiendront une réunion spéciale sur le dossier linguistique.Selon les données fournies par Hydro lors de l'étude de sa proposition tarifaire en commission parlementaire, en février dernier, la hausse demandée de 2,3 p.cent représentait pour les abonnés résidentiels une augmentation moyenne de 2,11 S par mois (3,13$ par mois pour un bungalow chauffe à réiectricité).En coupant la poire en deux, Québec réduira d'autant les conséquences pour les abonnés.Ainsi, l'augmentation pour la résidence serait d'une douzainne de dollars pour un an, beaucoup moins que les 48$ accordés l'an dernier.Pour l'année tarifaire 1992, qui se terminera à la fin du mois, le gouvernement avait consenti une hausse de 3,5 p.cent alors que la société d'État demandait 5,5 ç.cent \u2014 5,9 p.cent si on tenait compte uniquement des abonne résidentiels.Le ministre des Finances, Gérard D.Levcsque, s'était opposé alors au désir de la titulaire de l'Énergie, Lise Bacon, mais le premier ministre Bourassa avait tranché en faveur de cette derniè- re.Avec cette décision, toutefois, le Québec cessait d'avoir les taux d'électricité les plus bas au Canada; la Colombie-Britannique et le Manitoba pouvaient alors afficher des taux moins élevés.En 1990, Hydro s'était vu accorder à quelques dixièmes près les hausses tarifaires demandées.Elle avait obtenu les 7,5 p.cent de moyenne qu'elle réclamait pour 1990.Pour 1991, Québec avait accordé une hausse de 7 p.cent en réponse à une proposition de 7,5 p.cent.Avec l'introduction de la TPS sur les comptes d'Hydro-Québec, ces hausses cumulatives représentaient une augmentation de 23 p.cent en 12 mois sur les comptes d'électricité, une décision qui avait soulevé un tollé.Cette année, en réduisant la demande d'Hydro, Québec ne recevra pas moins d'argent de sa so- ciété toutefois.Même avec une demande de 2,3 p.cent, Hydro avait prévenu qu'elle ne prévoyait pas retourner de dividendes au gouvernement.Aucun dividende n'a été versé par Hydro depuis 1989.car ces ristournes sont liées à des ratios prévus par la loi d'Hydro Québec, qui doit encaisser 25 p.cent des ses capitalisations avant de retourner des fonds aux coffres de Gérard D.Lcvesque.En revanche, Hydro demeure un important «contribuable», qui a payé 594 millions en taxes de toutes sortes au gouvernement l'an dernier.Avec une augmentation tarifaire de 2,3 p.cent en moyenne, Hydro prévoyait des bénéfices de 760 millions pour 1993, des prévisions qui devront être revues à la baisse avec la décision du gouvernement.?VOLEURS Des voleurs sont venus bien près de dévaliser la B de M de large par six pieds de hauteur.Tout avait été prévu: pelles, pics, pioches, brouette, éclairage, ventilateurs, génératrice électrique, bombes d'oxygène et d'acétylène (pour le chalumeau), walkie-talkie pour parler à un contact resté à l'extérieur, etc.Ils avaient même conçu un système de drainage pour éviter les accumulations d'eau dans le tunnel.Pour se débarrasser de la terre qu'ils retiraient, un truc ingénieux: ils ont posé du contrepla-qué dans l'égout collecteur, à un mètre au-dessus de l'eau qui pouvait ainsi circuler normalement, et ils n'avaient qu'à jeter la terre sur les planches.Ils ont aussi installé du contre-plaqué au «plafond» du tunnel, soutenu par des poutres de métal ajustables.«Ces gars-là connaissaient leur affaire; ça ressemble à une vraie mine!» s'est exclamé Denis Phénix, égoutier à la Ville de Montréal, en revenant du tunnel.La policé et les employés de la Ville ont deux versions différentes de l'endroit où les voleurs se sont arrêtés.Selon le sergent Michel Bonneville, du poste 33, ils n'ont même pas touché au mur de béton de la banque.Maïs selon plusieurs égoutîers de la Ville ayant inspecté les lieux toute la journée, les brigands ont réussi à défoncer le solage de i'îmmeuble et le mur de béton.Selon eux, ils auraient même coupé (avec un chalumeau) deux piliers de soutien (H Beams), de la grosseur de ceux qui forment le pont lacques-Cartier.«lis n'avaient plus qu'à percer la paroi de métal de la voûte.Ils attendaient sans doute AUTOROUTE VILU-MARIE 1 «i\t\t ; La quotidienne * Tirage d'hier\tm trots cniiiras à quatre chiffres\t869 5590 I ) i ABONNEMENT 28M911 Lù s«rviett des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABIUT^.Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandss ou corrtctions lundi au vendredi de8h30è17h30 285-7111 GRANDES ANNONCES DétaHIants National, Tétéi- Vacancati Voyants Canlèrcs at profata^ona, nofflinatiofia ~i 285-7202 I 285-7306 \" 285-7265 I 1 j LE.' CODE DU JOUR 14-2 , a précise Denis Phénix.Tout le matériel laissé dans le tunnel a été saisi par la police, hier.Les enquêteurs connaissaient cependant peu de choses des suspects.On ne semblait pas non plus savoir par quelle bouche d'égout ils avaient pu entrer pour avoir accès à l'égout collecteur.Un policier a dit qu'il s'agissait probablement de celle située près de la banque, rue Saint-Antoine.Cette «entrée» aurait été trop remarquée, ont souligné ses confrères.Il y a une quarantaine de bouches d'égout dans ce secteur, aussi bien dans les rues passantes du Vieux-Montréal que dans les ruelles, et toutes sont reliées à Tégout collecteur de la rue Saint-Antoi- ne.Selon un porte-parole de la Ville, les voleurs ont très bien pu choisir une bouche située dans une des petites rues au nord de Saint-Antoine.Bloquées par l'autoroute Ville-Marie, elles sont pratiquement inutilisées, donc très discrètes.Pour l'instant, l'enquête est menée par les détectives du poste 33, mais vu l'ampleur de l'affaire, elle pourrait bien aboutir entre les mains des spécialistes de la section des vols qualifiés, aujourd'hui.Un seul gang a tenté Texpérien-ce du tunnel auparavant à Montréal.Au milieu des années soixante, une organisation proche du clan Cotroni avait creusé un passage menant à la Banque de Commerce de la rue Décarie, à partir d'une maison de la rue Trans-lsland, dans le quartier Snowdon.Ils s'étaient rendus jusqu'à la voûte, mais la police les avait démasqués avant qu'ils ne commettent le cambriolage.Enfin, la porte-parole de la Banque de Montréal, Suzanne Michaud, s'est pour sa part contentée de rassurer ses clients, hier: «Notre système de sécurité est un des plus sophistiqués au monde», a-t-elle répété à maintes reprises.Mme Michaud n'a pas voulu préciser combien d'argent se trouve dans la voûte principale de la banque.Elle a toutefois suggéré: «C'est la plus importante succursale de la Banque de Montréal au Québec.|e vous laisse imaginer le reste.» ?SERCAKIS Peter Sergakis arrêté pour avoir forcé l'entrée de l'hôtel de ville conseil.Hormis, bien sûr, quelques-uns attirés dans le hall d'honneur par le vacame qu*on y faisait.Dès que M.Sergakis et ses qua-tres autres coaccusés eurent été conduits au poste 33 pour l'interrogatoire de routine, les manifestants \u2014 environ 200 selon la police \u2014 ont repris possession du pavé devant l'hôtel de ville.Tout raprès-midî, avec un soleil complice, des orateurs les avaient abreuvés de slogans irrévérencieux comme on en avait rarement entendu dans d'autres manifestations.Bien sûr, les plus acidulés et grivois étant réservés au maire |ean Doré et à la présidente du Comité exécutif de la Ville de Montréal, Mme Léa Cou-sineau.À un certain moment, un orateur a lancé: «Comme une coque-relle, le maire Doré tente de fuir par la porte de côté.Cassez-y les pattes.à la coquerelle».Et les manifestants de se rendre tout de go rue Gosford pour casser «les pattes de la coquerrelle».Ne trouvant pas le maire en train de fuir \u2014 il était dans la salle du conseil \u2014, ils ont vertement invectivé «la police fasciste du communiste maire Doré»! De retour devant l'hôtel de ville, il fallut peu de temps pour qu'on décide d'occuper la rue aussi longtemps que les cinq personnes arrêtées n'auraient pas été libérées.S'ensuivit aussitôt une pluie d'oeufs, de pommes et Peter Sergakis a rapidement été maîtrisé par les policiers de la Communauté urbaine de Montréal, qui ont tôt fait de lui passer les menottes.Il a été arrêté, en compagnie de quatre autres personnes hier, au cours d'une manifestation devant l'hôtel de ville de Montréal.photo uPrfsse d'oranges maculant la façade de l'hôtel de ville.Un peu avant 18h, à court d'invectives, les manifestants ont pris le chemin du poste 33 de la police de la CUM, rue Ontario, près de de Bullion, en empruntant bien sûr la rue Notre-Dame vers l'ouest et le boulevard Saint-Laurent vers le nord jusqu'à Ontario, bloquant la circulation le long du trajet.Arrivés au poste 33, ils ont réclamé la libération des leurs et scandé des insultes aux policiers, s'en prenant également au maire, tantôt «communiste», tantôt «voleur».Peter Sergakis est sorti le premier, suivi de deux des autres accusés.Dé là, la foule s'est rendue au complexe résidentiel du Bon Pasteur, à deux minutes de marche, où habite le maire Doré, son épouse et ses deux enfants, rue Saint-Norbert.Une vingtaine de minutes plus tard, sans avoir bien sûr rencontré le maire, les manifestants ont repris le chemin de l'hôtel de ville, où devait s'éteindre la manifestation.Évidemment, les résidants du complexe résidentiel du Bon Pasteur se souviendront longtemps de la visite des manifestants, dont un qui n'a pas hésité à escalader les escaliers en colimaçon à la re^ cherche de l'appartement du maire.Se permettant même de frapper aux fenêtres pour interroger des résidants.Interrogée par les journalistes hier après-midi, la présidente du Comité exécutif de la Ville de Montréal, M.Léa Cousineau, a admis qu'il faudrait être bien naïf pour croire que les manifestations contre la surtaxe sur les immeubles non-résidentiels ne cachent pas quelques passions politiques.Reste que les travaux du conseil municipal reprennent cet après-midi à Hh.D tiA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule 1 - la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des | 1'services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ¦ particulières a LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxiènte classe \u2014 I % énmristrtm^nt : numéro 1400 » Port d« retour garanti.i * (USPS003692)ChamplainN.Y.12919-1518.I ' RENSEIGNEMENTS 2S5-7272 ' -I I I MARDI I 6 AVRIL 1993J Un cègépien est suspendu pour avoir pointé une arme sur un de ses camarades me suis rendue compte que les étudiants en parleraient à leurs parents et que l'incident était grave.» .Trois jours plus tard, Mme La-berge a parlé à l'étudiant.«C'était très difficile de communiquer avec lui, a-t-elle expliqué.Il était fier de son coup.Il était convaincu qu'il avait eu raison.Il m'a dit: Les gens ne sont pas conscients et je veux qu'ils soient conscients.» Selon Mme Laberge, il a 21 ans et c'est un Québécois de souche.C'est un bon étudiant qui participe beaucoup aux cours et qui fait bien ses travaux.11 n'a rien d'un skinhead, «Il serait plutôt du genre hippie^ a-t-el!e précisé.Il me semblait un peu déprimé.» La direction a été mise au courant de l'incident et, environ deux heures plus tard, elle a retracé l'étudiant.Il suivait un cours de mathématiques.Il a docilement accepté de remettre son revolver.Il était dans son casier et il n'était pas chargé.La direction a contacté tous les parents des quelques 35 étudiants qui étaient au cours et dont la moyenne d'âge est d'environ 19 ans.Par contre, le cégep a pris trois jours avant de contacter la police et de lui remettre l'arme.Le père de la victime de l'incident a refusé de porter plainte, mais la police de Longueuil mène une enquête.Elle a été confiée au détective Pierre Lamarre.La poj lice veut, entre autres, vérifier si l'étudiant possédait un permis de port d'arme.L'étudiant a été suspendu.À la demande du cégep, il a consulté un psychologue qui a conclu qu'il avait besoin d'un examen appro- fondi en psychiatrie.«Nous avons décidé qu'il ne serait pas réintégré tant qu'on n'aurait pas obtenu le rapport de la police et celui du psychiatre, a dit le directeur des services aux étudiants, M.Drolet.On a réussi à contrôler l'étudiant.Il nous écoute et, la semaine passée, il ne s'est pas présenté à ses cours.» Plus de 5 500 étudiants fréquentent le cégep qui est une vé* ritable passoire.Il n'y a aucune mesure de sécurité et, au premier étage seulement, il y a plus de 25 portes qui donnent sur l'extérieur.Le cégep ne peut pratiquement rien contrôler.D PUBLIREPORTAGE AMÉNAGEMENT EXTÉRIEUR Ce cahier spécial de grand format de La Presse portera principalement sur les jardins aquatiques, les aménagements paysagers, le mobilier de jardin et les fleurs.Un cahier spécial à ne pas manquer demain dans LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 AVRIL 1993 \u2022 A3 Irrégularités dans les comptes d'officiers de la GRC ANDRÉ CÉDILOT \u2022t ÉRIC TROTTIER ¦ Une autre tuile vient de s'abattre sur la GRC, qui a découvert que des hauts gradés ont profité de la crise amérindienne pour jouer dans les comptes de dépenses.Selon des informations obtenues par La Presse, le sergent d'état-major Michel Éthier est suspendu avec solde depuis neuf mois pour des irrégularités trouvées dans ses comptes d'heures supplémentaires.Ethier, responsable des opérations à Kahnawakeen 1990-91, attend de passer au comité de discipline de la GRC, en juin.La GRC a également soumis son dossier à un procureur de la Couronne, mais celui-ci a décidé de ne pas porter d'accusations criminelles.Curieusement, le supérieur du sergent Éthier, Réjean Fafard, a donné sa démission en catastrophe, le 5 mars, quelques heures après avoir été convoqué par la haute direction de la GRC à Montréal.Surintendant adjoint, responsable de la lutte anti-drogue au Québec, M.Fafard avait aussi pour mandat, durant la crise amérindienne, de gérer les fonds spéciaux alloués par le gouvernement fédéral pour assurer le bon ordre dans les réserves mohawks d'Akwesasne et de Kah-nawake.C'est en enquêtant sur l'affaire Claude Savoie que la haute direction de la GRC à Ottawa s'est intéressée de plus près au mode de gestion du surintendant Fafard.Début mars, le commissaire de la GRC à Montréal, Al Breau, et un adjoint ont été mandés dans la capitale nationale pour clarifier l'affaire des comptes d'heures supplémentaires du sergent Éthier.À leur retour, ils ont demandé à rencontrer Réjean Fafard.C'est à ce moment que ce dernier a pris tout le monde par surprise en remettant sa démission.Trois jours plus tard, le commissaire Breau a juge bon d'émettre un communiqué pour taire les rumeurs voulant que l'officier haut gradé ait quitté prématurément les rangs de la GRC, après seulement 31 ans de service, à cause de l'affaire Claude Savoie.Claude Savoie est cet ancien inspecteur de la brigade des stupéfiants à Montréal qui s'est suicidé dans son bureau à Ottawa, fin décembre, au moment où il allait être interrogé au sujet de ses liens avec le chef du gang de l'Ouest, Al-lan Ross, et l'avocat Sidney Leithman, assassiné en 1991.«M.Fafard a démissionné pour des raisons personnelles.Son départ à la retraite n'est liée d'aucune façon à l'enquête de corruption menée présentement dans l'affaire Claude Savoie», écrit en substance le commissaire Breau dans le communiqué envoyé à toutes les sections de la GRC à Montréal, et dont La Presse a pris connaissance.Le départ de Réjean Fafard est le prélude à des chamgements importants à la tête de la GRC à Montréal, puisque trois autres hauts dirigeants doivent prendre leur retraite d'ici les prochains mois.Il a été impossible d'obtenir des commentaires à la GRC, hier.«Laval c'est pas Montréal»: des partisans du maire Vaillancourt tuent dans l'oeuf une manif anti-taxe JEAN-PAUL CHARBON NE AU ¦ Une dizaine de membres à peine du Mouvement anti-taxes (MAP) qui voulaient démontrer leur mécontentement, ont été «noyés», en début de soirée hier devant l'hôtel de ville de Laval par près d'un millier de personnes venues témoigner leur appui au maire Gilles Vaillancourt.Dans un communiqué, le président du MAP, André Turgeon, avait fait part de son intention d'aller poser quelques questions au maire lors de l'assemblée ordinaire du conseil municipal.Croyant sans doute à la présence d'une forte délégation contre l'administration en place, le Parti du ralliement officiel des Lavallois (PRO) de Gilles Vaillancourt a réagi rapidement, trop selon certains observateurs, pour organiser un vaste rassemblement au Château royal.Durant quelques minutes, le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, qui participait à cet endroit à un cocktail bénéfice de son parti auquel assistaient plusieurs invités, dont Jean Rizzuto, candidat à la mairie d'Option Laval, a eu comme voisins de salle les supporteurs du maire Vaillancourt.Après avoir brièvement écouté leur chef, les membres du PRO sont descendus dans la rue pour se rendre à pied devant l'hôtel de ville, surprendre quelque peu les dirigeants du MAP.Une vingtaine de policiers de Laval avaient déjà pris place aux abords de l'hôtel de ville.Comme le veut le «folklore lavallois», de dire un vétéran observateur de la scène politique locale, les contre-manifestants se sont mis à chanter en se promenant en rond tout en tenant des pancartes sur lesquelles étaient notamment inscrits: «Laval c'est pas Montréal» et «On a le bon maire».Le maire Gilles Vaillancourt harangue des partisans venus lui manifester leur appui.PHOTO DENIS COURVILLE.La Presse Surpris par un tel déploiement.Me Turgeon et sa poignée de compagnons regardaient la scène devant les portes conduisant à l'hôtel de ville.Ils ont pu écouter le maire Vaillancourt venu à l'extérieur livrer un véritable message électoral à ses troupes.Pendant ce temps, des sympathisants du parti au pouvoir avaient déjà pénétré dans la salle du conseil pour occuper les fauteuils.Peu avant 20h (heuredu début de l'assemblée), il ne restait qu'une dizaine de places libres.Dans la salle du conseil, il y avait cinq présidents de différents conseils municipaux, dont André Berthelet de Montréal.Il regardait la scène sans dire mot: contrairement à ce qui se passe dans sa ville, les gens n'étaient pas venus manifester contre leur maire, mais en sa faveur.Ces cinq présidents étaient à Laval dans le cadre d'un échange entre des villes.Des citoyens venus à l'hôtel de ville dans le but de s'adresser aux élus à la période de questions ont été bloqués à l'in- térieur.Ces personnes n'avaient rien de membres du MAP ou du PRO, elles étaient simplement des contribuables voulant parler de leurs problèmes réels.Pour le maire Vaillancouurt, le parti Option Laval et le MAP c'est la même chose.«Les liens de Me Turgeon et de Monsieur Rizzuto sont connus comme il est connu que le mouvement de Me Turgeon fait partie intégrante de la stratégie du parti Option Laval», a-t-il précisé.Jean Rizzuto sera candidat à la mairie de Laval JEAN-PAUL CHARBONNEAU_ ¦ Gilles Vaillancourt connaîtra officiellement demain, sept mois jour pour jour avant les élections du 7 novembre, son premier adversaire à la mairie de Laval.|ean Rizzuto, connu aussi sous le prénom de Giovanni, annoncera à midi devant des partisans lors d'un lunch qu'il accepte l'appel du président d'Option Laval (OL) pour devenir le candidat à mairie de cette formation fondée en décembre dernier.Frère du sénateur Pietro Rizzuto, )ean Rizzuto a toujours été intéressé par la politique.Il a notamment travaillé dans l'ombre à la naissance d'Option Laval.Dans cette nouvelle formation politique, on retrouve des acteurs de premier plan des campagnes provinciales antérieures du Parti libéral du Québec et du Parti québécois.Le représentant officiel de ce parti présidé par Gérard (albert est Me P h I i p p e Garceau, exprésident de l'association libérale de Y, î;1?2r Lit! PHOTOTHEQUE La Presse allie de Jean .__^ B.Allaire lors Jean R,22uto de la dernière campagne référendaire.L'organisateur en chef d'OL est Jean Fournier qui a occupé dans le passé des fonctions identiques pour des têtes d'affiche du PQ.Aux élections municipales de Laval en 1989, il était un bras droit de |ean Rizzuto dans le Parti du renouveau de Laval (PRL) formation adversaire au Parti du ralliement officiel des Lavallois ( PRO) de Gilles Vaillancourt.Clermont présent Peu de temps après le scrutin de 1989, le PRL est mort.Moribond, le Parti lavallois (PL) cherche encore un candidat à la mairie.Tout comme le PRO et OL, ce parti dont Pierrette Roussin est présidente, a présenté, comme le veut la loi, son rapport le 31 mars au directeur des finances et trésorier de Laval.Les dettes du PL seraient élevées.Quant à Maurice Clermont, à qui plusieurs prêtaient l'intention de se lancer dans la course à la mairie, il sera simplement candidat au poste de conseiller du quartier Saint-Sylvain qu'il représente depuis 1981; de tous les conseillers élus c'est lui qui a récolté la plus forte majorité lors des dernières élections.Selon ce que La Presse a appris, son collègue de l'opposition à l'hôtel de ville, Pierre Yves Pothier, fera encore équipe avec lui.Mais tous deux ne savent pas encore s'ils demeureront indépendants ou s'ils joindront les rangs d'OL, du PL ou s'ils seront d'une nouvelle formation qui pourrait voir le jour prochainement.La situation actuelle à Laval fait contraste avec celle existant à la même période en 1989 alors que la campagne électorale était en marche depuis des semaines, avec des sommes importantes déjà dépensées par les candidats.Cette année, il n'y a encore rien, pas même un panneau électoral.La récession frappe aussi les politiciens de Laval.L'EXPRESS TENTATIVE DE VOL ¦ Deux employés du bar rencontre V.I.P.de Laval l'on échappé belle, peu avant 14h30 hier, quand ils ont été attaqués par deux cagou-lards armés qui voulaient leur enlever un sac contenant près de 30000$.Selon le sergent Réjean Si-mard, de la police de Laval, les deux hommes traversaient le boulevard des Laurentides pour entrer dans la succursale de la Banque Nationale, située de l'autre côté.Subitement, deux cagoulards sont descendus d'une auto noire et se sont précipités sur les deux employés.Ceux-ci se sont défendus et dans l'altercation deux coups de feu ont été tirés, mais heureusement les balles n'ont.pas atteint leur cible.DOUBLE ÉVASION ¦ Les policiers de la Sûreté du Québec, de l'unité de la localisation des individus du district de Montréal, sont à la recherche de deux hommes dangereux et armés, qui se sont évadés de l'Institut Archam-bault de Sainte-Anne-des-Plaines, le soir du 30 mars dernier.Selon l'enquête, les évadés seraient montés à bord d'un véhicule de style Camaro de couleur grise et conduit par un complice.Le premier individu, Pierre Chayer, 29 ans, mesure 1,75 m et pèse environ 95 kg, il a les cheveux noirs et le teint pâle.Il purgeait une peine de quatre ans pour trafic de stupéfiants et complot.L'autre est André Chartrand, 30 ans, il mesure 1,77 m et pèse environ 75 kg.Il a les cheveux bruns et les yeux pers, en plus d'afficher un tatouage sur l'estomac.Il purgeait une peine de sept ans pour vol qualifié.Toute personne ayant des informations sur ces deux individus peut les communiquer de façon confidentielle au 598-4060 ou au 598-4242.TRAVAUX SUR LE PONT CHAMPLAIN ¦ Pour une troisième année consécutive, les travaux de pose de panneaux orthotropiques se poursuivront sur le pont Champlain au cours des deux prochaines semaines.Jusqu'au vendredi 16 avril, deux voies dans chaque direction seront fermées de 20h à 6h.A noter que le vendredi 16 avril, la fermeture des deux voies s'effectuera de 21 h jusqu'à 8 h le lendemain.11 n'y aura pas de travaux pendant le congé de Pâques, soit du Vendredi Saint au mardi 13 avril.ÉCHANCEUR TURCOT: CIRCULATION PERTURBÉE ¦ Les travaux de réfection de l'échangeur Turcot ont repris cette semaine pour se poursuivre jusqu'en octobre.Dans cette dernière phase de travaux amorcés il y a deux ans, les voies et rampes de raccordement suivantes subiront des travaux de réfection des structures et de l'éclairage: 20 Est vers 720 Est; 720 Ouest vers 20 Ouest; 720 Ouest vers 15 Nord; 15 Sud vers 720 Est.Les travaux nécessitant la fermeture complète de rampes de raccordement ne seront exécutés que le soir, la nuit ou durant les fins de semaine.Enfin, une signalisation d'appoint sera installée sur le réseau routier périphérique afin de prévenir les usagers de l'existence de ce chantier, tandis qu'une signalisation de détour sera placée, dans les cas de fermetures complètes, aux endroits stratégiques.\u2022 N».f-* GAGNER '\u2022\u2022v\\ Aujourd'hui, deux tirages.Écoutez le ZOO de Montréal à 7 h 25 et 8 h 05, répondez correctement à la question du jour et gagnez INSTANTANÉMENT un voyage en Jamaïque îs payées ! Si vous êtes abonné(e) à La Presse : vous gagnez 2 voyages l toutes dépenses payées 4JAMAICA VOYAGES À GAGNER GRANDE CHAQUE JOUR INDICE DU JOUR: STÉPHANE ROY COMPOSEZ: 790-0111 vacances «fa-troisât R^glmmonta dloponlbiom 4 CKMF 94,3 afdUi Pr.«.ACCOMPAGNEZ GILLES PA YER, PIERRE OUIMET ET MARIO PELCHAT! A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 AVRIL 1993 Jerry Peltier demande à Ottawa de des impôts fonciers au profit de Ks «À vos risques et périls», disait la SQ aux automobilistes devant comparaître à Kahnawake GEORGES LAMON ANDRÉ NOËL ¦ Le grand chef du conseil de bande de Kanesatake, |erry Peltier, demande au gouvernement fédéral de prélever des impôts fonciers dans toute l'ancienne Seigneurie des Deux-Montagnes et de les remettre aux Mohawks en guise de loyer.Selon M.Peltier, les Blancs vivant dans les villages d'Oka, Saint-Eustache, Pointe-Calumet, Mirabel, Saint-Placide, etc.occupent un territoire autochtone de 675 kilomètres carrés, et devraient à tout le moins verser des redevances.L'argent ainsi prélevé servirait à éponger le déficit du conseil de bande de Kanesatake et à améliorer les services communautaires aux quelque 1200 ! Indiens de la communauté, a dit M.Peltier hier.Déficit de 388 000 $ Le grand chef a indiqué au cours d'une conférence de presse, à Montréal, que le déficit accumulé du conseil de bande s'élevait désormais à 388 000 $.Selon lui, les anciens chefs doivent en porter la responsabilité.M.Peltier, élu en 1990, a cependant admis que le conseil de bande avait fait, sous sa direction, un déficit de 105 729 $ de juillet 1991 à juin 1992.«Depuis deux ans, mon administration a dû creuser un trou pour remplir un autre trou, a-t-il dit.Il y a des services que nous devons absolument assurer.» 11 s'en est pris aux médias d'information, qu'il a accusés de faire de la désinformation et de citer des personnes «sans crédibilité», comme son adversaire Roger Simon, candidat défait aux dernières élections à Kanesatake.M.Peltier n'a pas aimé qu'on l'accuse de puiser dans les fonds destinés à l'éducation pour renflouer les coffres du conseil de bande.Il avait amené avec lui, à la conférence de presse, un comptable, Pierre Trottier, de la firme Raymond, Chabot, Martin, Paré.M.Trottier a affirmé qu'il n'y avait pas eu de détournement de fonds.«Évidemment, tous les fonds étant accumulés dans le même fond de dépense, certains dollars affectés à l'éducation sont utilisés pour émettre un chèque (pour d'autres dépenses).Par contre, ces fonds-là, selon les principes comptables, sont toujours apparents aux livres comme étant dévolus à l'éducation.» loint à son domicile, M.Simon \u2014 l'adversaire de M.Peltier \u2014 a affirmé que les jeunes Mohawks ne pourront pas faire de voyage à la fin de leur année scolaire, parce qu'il n'y a plus d'argent.M.Simon a affirmé que le conseil de bande faisait des dépenses somptuaires.«Avant, les chefs du conseil de bande gagnaient de 350 à 400$ par semaine.Maintenant, M.Peltier gagne 1 200 $ par semaine.Il a embauché sa petite amie, Mary Crée, qui fait elle aussi beaucoup d'argent.«Pendant les négociations constitutionnelles, Jerry Peltier a voyagé à grands frais dans tout le Canada.Il a installé une antenne parabolique sur le toit du conseil de bande pour écouter la télévision.Pendant ce temps, les membres de la communauté en arrachent.» Réplique du député fédéral Le député fédéral d'Argen-teuil-Papineau, Lise Bourgault, a éclaté de rire quand elle a appris que M.Peltier demandait au gouvernement fédéral de prélever des impôts fonciers dans les environs de Kanesatake pour éponger le déficit du conseil de bande.«M.Peltier prétend que l'ancienne Seigneurie des Deux-Montagnes devrait appartenir aux autochtones.Les tribunaux se sont penchés deux fois là-dessus, et ont statué que les Mohawks n'avaient aucun droit an-ccstral sur ces terres.Tant que M.Peltier va s'entêter dans ses chimères, il va mettre son peuple dans une situation économique téméraire.» Mme Bourgault affirme qu'il est «hors de question» que le gouvernement fédéral comble le déficit du conseil de bande.«Qu'il coupe dans le gras, comme toutes les administrations publiques au Canada! s'est-elle exclamé.Trop de monde reçoit un salaire au conseil de bande.Les gens gagnent trop cher.Il y a un ménage à faire à l'interne.Que le conseil de bande limite ses consultations juridiques.» M.Peltier veut par ailleurs organiser un référendum d'ici juin pour déterminer quels doivent être les pouvoirs d'un grand chef.Ni la question, ni la date n'ont encore été précisées.Une vieille Inuit raconte son exil forcé dans les Territoires du Nord-Ouest » d In près CP OTTAWA Gt Minnie Allakariallak a relaté hier devant la Commission royale sûr les peuples autochtones les souffrances qu'elle avait vécues il ya près de 40 ans lorsque, avec 86 autres personnes, elle avait été forcée de quitter les rives de la Baie d'Hudson, où elle était née, pour aller s'établir dans les Territoires du Nord-Ouest.; Entre 1953 et 1955, le gouvernement avait déplacé 17 familles àÎGrise Fiord et Resoîute Bay, en affirmant que cette mesure avait été prise avec leur consentement e* visait à leur permettre de perpétuer leur façon de vivre traditionnelle, basée sur la chasse et le piégeage.î Les lnuit, pour leur part, soutiennent que ce déplacement leur avait été imposé sans aucune considération pour leurs préférences ei leurs besoins.Mme Allakariallak, aujourd'hui âgée de 76 ans, a précisé hier que son peuple n'avait aucun désir de quitter Inukjuak, dans le nord du Québec, où le poisson et le gibier étaient abondants.«Nous étions heureux dans aotre pays natal, mais lorsque les luadlunaat (les Blancs) nous ordonnaient de faire quelque chose, itous n'osions pas leur tenir tête.» ; La vieille femme se souvient du froid extrême, du manque de combustible et de nourriture, des taudis construits à l'aide de matériaux de rebut.«C'était comme un désert, il n'y avait que du gravier, relate-t-elle dans son inukti-tuk natal, comment ont-ils pu nous envoyer dans un endroit où il n'y avait rien?» La Commission des affaires autochtones des Communes a soutenu à deux reprises déjà que le gouvernement devrait s'excuser auprès des familles qu'il avait ainsi lésées, et leur offrir un dédommagement.Pour sa part, la Commission canadienne des droits de la personne a affirmé que les droits de ces familles avaient été violés.En novembre dernier, le ministre des Affaires indiennes Tom Si du on avait refusé toute excuse, en déclarant que cette mesure avait eu à coeur les meilleurs intérêts des Inuit.Inukjuak (connu au début des années 1950 sous le nom de Port Harrison ) devenait trop peuplé, avait-il expliqué, et même si une mauvaise planification a pu causer des difficultés aux Inuit durant ce déplacement, la plupart d'entre eux se trouvèrent finalement avantagés dans leur nouvelle colonie.De nombreux Inuit sont retournés depuis dans leurs communautés d'origine, mais ils craignent de ne jamais pouvoir surmonter l'horreur de leur déracinement.« Ils nous ont anéantis, ils ont brisé nos vies», a affirmé l'un d'eux.¦ L'agent (ean Roberge, du poste de la Sûreté du Québec à Can-diac, disait aux automobilistes que s'ils allaient contester une contravention en Cour à Kahnawake, c'était à leurs risques et périls.«S'il leur arrivait quelque chose dans la réserve, a précisé l'agent Roberge, la SQ ne pouvait rien pour eux, c'était à leurs risques.» Même des employés d'Hy-dro-Québec avaient demandé une escorte pour se rendre dans la réserve, mais la SQ avait refusé, assurant que ses agents n'y mettaient pas les pieds.L'agent Roberge, qui a même reçu une contravention d'un Pea-cekeeper (à titre personnel ), était l'un des nombreux témoins qu'a fait entendre hier devant le juge Henry Steinberg, de la Cour supérieure.Me |ean Francoeur, avocat qui plaide une cause type d'une cinqantaines d'automobilistes contestataires.Ces derniers, oui ont été condamnés pour des Infractions au Code de sécurité routière, en appellent d'un jugement rendu par défaut par la Cour municipale de Kahnawake.Ces gens, par crainte, avaient refusé de se présenter devant le tribunal établi sur la réserve.Il a ajouté que si des agents de la SQ avaient le malheur de sortir une caméra vidéo, des gens sortaient des guérites aux postes de contrôle et pointaient une arme en leur direction.Pourtant, au cours de leurs témoignages, tous les membres de la communauté Mohawk \u2014 Philips (acobs, chef du conseil de bande, Warren White, adjoint au responsable des enquêtes, Richard David, contremaître d'un poste de contrôle, et Me Pierre L'Écuyer, avocat de la Cour municipale \u2014 ont nié catégoriquement la présence d'armes dans les guérites de ces postes.Me Francoeur a tenté de faire témoigner un agent de la SQ pour réfuter ces témoignages et prouver qu'effectivement des armes avaient même été confisquées par des agents de la SQ à une guérite, mais le juge Steinberg a refusé ce «complément de preuve».Me Schneider, au nom de la Cour municipale de Kahnawake, s'y est opposé, car ce serait scinder la preuve.Dans sa plaidoirie, Me Francoeur, ironisant, a soutenu que Kahnawake, «endroit calme avant la crise amérindienne» était aujourd'hui devenu «un endroit bien spécial».«À Kahnawake, il faut se présenter aux guérites et se faire accompagner par des Peacekeepers, a-t-il dit.Ce n'est pas une situation régulière.» Pourtant, selon des témoins de la poursuite, la réserve était accessible en tout temps et paisiblement par les personnes qui y avaient affaire, comme les livreurs, les vendeurs, les taxis.Les autres, comme les personnes ivres et autres embéteurs étaient refoulés à l'entrée des cinq postes de contrôle.Warren White, a d'ailleurs précisé que de 150 à 200 personnes entrent chaque jour dans la réserve sans être incommodées après avoir décliné leur identité et la raison de leur venue.Quant à Me Schneider, il s'est longuement attardé sur les lois constitutionnelles régissant les Amérindiens et les réserves, insistant sur le fait que la communauté Mohawk avait intérêt à créer des points de contrôle et le droit de vérifier qui entre dans la réserve.Et ainsi protéger son territoire.Le juge Steinberg l'a toutefois invité à se limiter sur ce sujet.Me Schneider a également parlé de frustration de Blancs qui voulaient se venger des attitudes des Amérindiens à la suite de la crise.Me Pierre L'Écuyer, avocat de la Cour municipale de Kahnawake, a soutenu que depuis 1990 plus d'une centaine de contrevenants se sont présentés à la Cour.Jamais il n'a reçu de plaintes de la part d'automobilistes qui auraient peur de s'y présenter.Un huissier affecté à la région de Kahnawake, a déclaré que, depuis septembre 1990, il a signifié une vingtaine de procédures à la Cour de Kahnawake, mais aucune criminelle.Le juge Steinberg rendra jugement le 28 avril.Allan Blakeney démissionne de la Commission royale d'enquête sur les peuples autochtones l'rvssc Cmiailicnnc Des Inuit, témoins du déplacement forcé des leurs depuis le nord du Québec aux Territoires du Nord-ouest au début des années 1950, ont assisté hier aux audiences de la Commission royale d'enquête sur les peuples autochtones.PH0T0 PC OTTAWA ¦ L'ex-premier ministre de la Saskatchewan Allan Blakeney croit que la Commission royale d'enquête sur les peuples autochtones est devenue une Commission Spicer où le défoulement collectif prend le pas sur la recherche de solutions concrètes.Insatisfait de l'orientation des travaux de cette commission royale, il a remis sa démission vendredi dernier.M.Blakeney trouve louable que cette commission se soit mise ¦ ¦ t ê m » I \u2022 I PI « I é t * I i * t s il t ê ¦ l » Petite entreprise deviendra En vertu de la nouvelle Loi fédérale sur les prêts aux petites entreprises (LPPE), toute petite entreprise dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas $5 millions peut obtenir un prêt pouvant aller jusqu'à $250,000.À la Banque Scotia, nous avons décidé d'aider les PE à se développer encore plus en leur offrant nos prêts PPE à un taux exceptionnellement avantageux, de façon à les rendre encore plus accessibles.Pour la première année, le taux d'intérêt pratiqué sera équivalent au TAUX DE BASE* soit de 1.75% de moins que le taux prévu par la Loi! De plus, pour vous aider dans vos besoins de fonds de roulement, nous vous offrons une protection contre les découverts jusqu'à concurrence de 10% de votre PPE** Que nous en fassions un peu plus ne devrait pas vous surprendre, car la Banque Scotia est l'un des principaux prêteurs en vertu de la Loi sur les prêts aux petites entreprises.Alors, n'hésitez pas à passer à votre succursale Scotia la plus proche ou envoyez-nous votre carte d'affaires par télécopieur en composant le (514) 499-5372.À la Banque Scotia, nous voyons grand pour les petites entreprises.Banque Scotia Cette offre prend fin le 31 mars IQ'M .1 minuit \u2022 \u2022 1 < ¦.1 .;u .admissibles peuvent obtenir une protection contre les découverts pouvant aller Jusqu'à 10% du montant total de leur prêt, jusqu'à un maximum de $10.000 Allan Blakeney à l'écoute des autochtones.Cependant, selon lui, elle met trop de temps à proposer des éléments de solutions à leurs doléances.«Tout comme la commission Spicer ou les référendums qui sont dans un sens des soupapes émotives, cela est également dans une certaine mesure le rôle de cette commission, a déclaré M.Blakeney au cours d'un entretien, hier.Ce n'est pas son rôle principal, cependant, l'estime que la commission devrait concentrer son attention à l'identification de solutions concrètes.» À titre d'exemple, M.Blakeney croit que la commission sur les peuples autochtones devrait proposer un réaménagement du système judiciaire.«le me suis rendu compte que je n'arriverais pas à convaincre les autres commissaires de l'urgence de procéder ainsi.Si tel n'est pas le cas, nous allons nous ' retrouver avec un rapport cousu de généralités qui ne contiendra aucune solution concrète», a déploré M.Blakeney.A Ottawa, les coprésidents George Erasmus et le juge René-Dussault ont dit regretter la décision de leur collègue, en soulignant son apport valable.Ils ont Rris bonne note des critiques de I.Blakeney, a résumé le directeur des communications.Dan Gaspé.Cette commission d'enquête rendait public son deuxième rapport vendredi.Ce rapport a suscité le même genre de réactions de la part du chef de l'Assemblée des premières nations, Ovide Mercredi.Il en a déploré la teneur en soulignant l'inertie de la commission à présenter des solutions concrètes aux besoins pressants des autochtones.o t o - q u Tirage du 93-04-05 \u2022 \u20ac 4\t9\t17\t19\t23 28\t32\t34\t35\t47 49\t54\t57\t60\t61 64\t65\t66\t67\t69 Prochain tirage: 93-04-06 r V A.In rrse.iii der.tirages Les modalités d'encaissement des billets gâoronti paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.4 LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 6 AVRIL 1993 A5 L'identité de la majorité bien camouflée dans une mosaïque illustrant les états financiers de la CUM Nathalie Petrowski JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ La Communauté urbaine de Montréal a publié, la semaine dernière, sous forme d'encart dans les quotidiens, son rapport obligatoire sur sa situation financière, mais le dessin frontispice de cette publication a rendu plusieurs contribuables perplexes.La réalité montréalaise, dans l'île, y est en effet décrite sous forme d'un dessin comme une mosaïque internationale alors que la société d'accueil y est encore composée de 58 p.cent de citoyens de souche française: six ou sept capsules, sur une quarantaine, seulement, dans une multitude multiraciale, disent «bonjour» en français.La présidente de l'Association pour l'éducation interculturelle du Québec (qui a pour objectif d'établir des ponts avec les néo-Québécois), Mme Fabienne Desroches, reconnaît l'utilité de montrer la diversité des «communautés culturelles» de Montréal \u2014 celles-là, dit-elle, s'expriment en 186 langues \u2014 mais elle signale la nécessité de bien faire voir, en images et autrement aussi, la réalité ethnique de la communauté québécoise canadienne-française, celle qui constitue la structure même du groupe social d'ici.Il est utile, pour des raisons d'estime de soi, indique-t-elle, de montrer l'existence du «peuple d'ici» et de le distinguer de l'autre, celui des nouveaux arrivants.L'imagerie, indique-t-elle, sans nier l'existence des communautés nouvelles, devrait être «visuellement plus représentative».La Communauté urbaine, a dit hier un porte-parole autorisé, est tenue, par la loi, de communiquer l9état de sa situation financière.Elle a décidé cette année, «pour des raisons d'économie», de communiquer ces renseignements par le moyen d'un encart de deux pages (plié) distribué dans les quatre grands quotidiens (410 000 exemplaires; dont 127 500 en anglais).Cette publication a coûté 70 000 $, contre 200 000$ l'an dernier (sous forme de magazine).Il a dit que le dessin frontispice avait pour seul objet de montrer des personnes «dans un esprit convivial».Le président de la Société Saint-Ican-Baptiste, M.Jean Dorion, dit ne pas avoir d'objection «en soi» de montrer la diversité ethnique de Montréal comme le fait la Communauté urbaine.Mais il ajoute qu'il faudrait aussi \u2014 ce qui ne se pratique «presque pas» \u2014 signaler de diverses manières, y compris par les dessins, pour le bénéfice des invités \u2014 «la richesse, la valeur de l'héritage français de Montréal».Il faudra montrer comment il est avantageux, avec les néo-Québécois, de construire ici une «cité commune» en français.En tout cas, la pudeur avec laquelle les citoyens de souche française parlent d'eux-mêmes, collectivement, comme d'une ethnie, est «bizarre».On se souviendra que dans La Presse du premier avril, la sociopsy-chologue Suzanne La Brie faisait ctat de la difficulté qu'ont les Québécois d'origine canadienne-française de reconnaître la réalité de leur existence collective comme nation, comme peuple et comme ethnie.Elle a indiqué, sans y voir de complot, que la page frontispice des états financiers de la Communauté urbaine pourrait être un signe de cette difficulté de se percevoir comme collectivité.Déficit de 16 millions à la Rio: près de la moitié est due à la chute d'une poutrelle au stade en 1991 HORrriAr* DEL:SLE 'de la Presse Canadienne QUEBEC M Le déficit 1992 de la Régie des installations olympiques atteint presque les 16 millions.Ce déficit aurait été cependant coupé de presque la moitié si ce n'avait été de la fermeture du stade pendant plusieurs jours à cause de la chute d'une poutrelle.Tel est le bilan que trace la Régie des installations olympiques dans son dernier rapport annuel qui vient d'être déposé à l'Assemblée nationale.Le rapport couvre l'année financière comprise entre le premier novembre 1991 et le 31 octobre 1992.Le déficit d'exploitation réel de la RIO a été de 8,5 millions, mais il faut rajouter 7,5 millions en frais de fermeture et de réparations au cours de l'année.L'an dernier, le déficit total des opérations était de 13,7 millions, dont 4,7 millions en déficit reliés à la fermeture du stade et aux réparations.La chute d'une poutrelle en septembre 1991 a amené la fermeture du stade et l'annulation du Salon de l'agriculture et de l'alimentation.En dépit de ce pépin, le nombre de personnes ayant fréquenté le Parc olympique a été de 3,6 millions, une augmentation de 1,1 million par rapport à l'année précédente.Le stade a été occupé pendant 209 jours, mais il l'aurait été pendant 225 jours n'eut été de sa fermeture imprévue à la suite de l'accident de l'automne 1991.L'équipe professionnelle de base- ball des Expos a attiré, à elle seule, 1 670 000 amateurs.Le centre de natation olympique a attiré pour sa part 242 000 personnes tandis que 457 000 visiteurs ont fréquenté les services touristiques comme les visites guidées ou le funiculaire.La RIO a par ailleurs débloqué 573 000 $ dans un fonds spécial placé en fidéicommis pour faire face à un recours collectif déposé par des amateurs n'ayant pu assister à un spectacle complet du groupe rock américain Guns N'Roses.La Régie entend par ailleurs à cet égard réviser ses procédures d'urgence en cas d'émeute lors d'un spectacle, compte tenu de ce qui s'est passé lors du passage de ce groupe rock.Vocation Par ailleurs, le président de la Régie, Pierre Bibeau, attend toujours la permission du gouvernement pour vendre le Village olympique à des intérêts privés.«11 n'est pas dans la vocation première de la Régie d'agir comme bailleur d'appartements.De plus, le montant acquis par la vente du village nous permettrait de réduire d'autant la dette olympique», écrit M.Bibeau dans le rapport annuel.Déjà, la Régie s'est graduellement départie du centre Paul-Sauvé et du Biodôme (ex-Vélodrome), qui ont été cédés à la ville de Montréal.Non seulement la décision a permis de réaliser d'importantes économies à long terme pour la Régie, mais la nouvelle vocation du Biodôme a suscité un grand intérêt, avec un million de visiteurs après seulement sept mois.Pour M.Bibeau, la seule façon de réduire le déficit d'exploitation qui apparaît au bilan de la Régie sera «d'innover au plan des événements, accroître l'occupation des installations et trouver une nouvelle vocation pour l'espace de 50 000 mètres carrés encore inutilisés au Parc olympique».Pas besoin de pompe pour l'ajuster: il Test déjà.Pourquoi acheter des souliers de sport sans pompe, disque ou gadget ingénieux?Pour leur ajustement.Chaque chaussure New Balance est fabriquée selon la largeur précise de votre pied, non pas seulement sa longueur.new balance Une approche plus intelligente à la fabrication de chaussures.GRATUIT ! 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