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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-05-20, Collections de BAnQ.

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[" ¦ r.: \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 20 MA11993 Le prix de la loi 86 sera payé aux élections, selon la SSJB L'organisme invite fortement le ministre Claude Ryan à retirer son projet de loi cilles nommai du bureau de La Presse QUÉBEC i trois organisations ethniques ont salué avec satisfaction le projet de loi 86, modifiant la Charte de la langue française, la SSJB de Montréal a donné une note discordante, hier, en invitant fortement le ministre Claude Ryan à le retirer.Sans quoi, le gouvernement Bou-rassa pourrait en payer le prix politique, a laissé entendre le président Jean Do-rion.Accusant Québec de se livrer à du camouflage en conservant le titre de Charte de la langue française à ce projet qui vise, selon lui, «à mettre l'anglais sur le même pied que le français au Québec», le président de la SSJB a évoqué «plusieurs précédents» et il a mentionné tout particulièrement la loi 63 qui, en 1968, «ouvrait l'école anglaise toute grande aux enfants d'immigrants et que le gouvernement de l'époque avait baptisé trompeusement Loi pour la promotion de la langue française».«On sait ce qui est arrivé à ce gouvernement», a lancé M.Dorion, faisant allusion à la cuisante défaite de l'Union nationale aux mains de libéraux de Robert Bourassa, en 1970.Le ministre Ryan a déploré les conclusions tirées par M.Dorion, soulignant qu'elles annihilaient, à tout le moins qu'elles compromettaient sérieusement «le bon effet que son approche analytique avait créé chez plusieurs membres de la commission ».«Quand j'entends M.Dorion conclure que le projet de loi vise manifestement à mettre le français et l'anglais sur le même pied partout au Québec, à glorifier la soumission du Québec à la constitution canadienne, à bilinguiser l'école française, là, franchement, je ne peux pas le suivre», a dit M.Ryan, qui a mis son interlocuteur au défi de démontrer que le document puisse cacher de telles intentions.Le président de la SSJB a néanmoins annoncé aux membres de la commission que «dans les semaines qui viennent, nous allons nous employer par tous les moyens, avec beaucoup d'autres, à alerter la population aux dangers que comporte ce projet».«Nous espérons toujours que le gouvernement aura le bon sens de le retirer», a-t-il terminé.«Si Montréal s'anglicise, à indiqué le président de la SSJB aux journalistes, c'est tout le Québec qui en souffrira.» Il voulait ainsi expliquer pourquoi les forces nationalistes allaient tenter de mobi- liser l'ensemble du Québec contre le projet Ryan.Le mémoire de la SSJB conclut que l'affichage bilingue dissuadera les immigrants d'apprendre le français, nuira au français comme langue de travail et de service et «nous ramènera au français commercial lamentable d'autrefois, en favorisant la publicité conçue en anglais puis traduite».Reconnaissant le «lien évident» entre les changements proposés quant à l'affichage et les jugements des tribunaux et l'avis du Comité des droits de l'homme des Nations unies, Claude Ryan exprime quand même des réserves personnelles quant à cette opinion des tribunaux voulant qu'il y ait un lien indéniable entre la liberté de l'affichage et la liberté d'expression.\u2014 Pourquoi ne pas tester la loi?lui a alors demandé Jeanne Blackburn, député de Chicoutirai et critique de l'opposition péquiste en matière linguistique.\u2014 On ne peut passer notre temps à faire des tests.On le fait depuis de nombreuses années.Je préfère accepter ceci (l'opinion précitée) parce que nous vivons dans une société de loi, a répondu le ministre.Trois organismes ont ensuite défilé devant la commission pour se dire d'accord avec le projet du ministre Ryan : le Congrès juif canadien (région du Québec), le Congrès hellénique du Québec et le Congrès national des Italo-cana-diens (région Québec).Après avoir mentionné que les Juifs québécois comprenaient le désir de vouloir conserver et mettre en valeur une langue, une culture, une identité, le président du Congrès juif (région du Québec), Manuel Shacter, a insisté sur le fait que toute mesure prise en faveur du renforcement de la langue française, doit être «compatible avec les principes énoncés et avec l'esprit des chartes canadiennes et québécoises des droits et libertés».Le CJC exprime aussi sa satisfaction devant le retrait de la clause nonobstant.«11 est important que le visage linguistique du Québec demeure français», a reconnu le coordonnageur du comité sur les relations intercuturelles du Congrès hellénique du Québec, Harry Tsimberis.La communauté grecque ne voit pas dans le projet 86 une invitation au bilinguisme généralisé mais à un bilinguisme «restreint» qui ne saurait affaiblir la francophonie.Elle croit que l'éducation La présidente de la CPL comprend sa disparition denis lessard du bureau de La Presse QUÉBEC La disparition de la Commission de la protection de la langue est une décision politique qui se justifie quand on constate l'évolution des récriminations déposées auprès de l'organisme au cours des dernières années» d'expliquer hier sa présidente, Mme LudTnilla De Fougerolles.« Compte-tenu des déve-loppements récents, de l'achalandage et du tupe de plaintes reçues, la décision peut se justifier», a soutenu Mme De Fougerolles, dans un bref entretien avec La Presse en marge de la commission parlementaire qui entend actuellement les groupes d'intérêts sur le projet de loi 86.Depuis plusieurs années, la Commission était perçue par la communauté anglophone comme une «police linguistique», l'un des irritants les plus embêtants pour le gouvernement Bourassa.En 1986, alors que Mme Lise Bacon était responsable du dossier linguisti- Ludmilla De Fougerolles que, Québec avait tenté de faire disparaître la commission en fusionnant en un seul tous les organismes linguistiques.Cette fois seule la Commission sera assimilée par l'Office de la langue.La Commission de toponymie et le Conseil de la langue demeurent des organismes distincts.Pour Mme De Fougerolles, il est clair que «le mandat de la Commission peut tout aussi bien être assumé par l'Office».Récemment expliquant les crédits de son organisme, la présidente avait expliqué qu'environ 80 p.cent du millier de plaintes reçues chaque année par la Commission \u2014 essentiellement sur l'affichage extérieur \u2014 étaient déposées par quatre individus seulement.Mme De Fougerolles ne sait pas toutefois quel sera le mandat de ses 35 enquêteurs qui seront transférés à l'Office.Son mandat avait été renouvelé pour cinq ans il y a tout juste quelques mois, mais elle ne sait pas quel organisme compte lui confier le gouvernement après la disparition de la Commission.Le bilinguisme restreint ne mène pas au bilinguisme généralisé, selon les Grecs cilles normand du bureau de la Presse QUÉBEC F il reconnaît l'importance pour le Québec de demeurer francophone, le Congrès hellénique du Québec croit que le projet de loi proposé par le ministre Claude Ryan pour amender la loi 101 ne nuira pas à cet objectif tout en «répondant à d'autres inquiétudes qui ont aussi une validité».Abordant la prédominance du français dans l'affichage commercial dans deux langues, comme le propose cette pièce législative, le porte-parole de l'organisme, Harry Tsimberis, a indiqué qu'il y voyait un «bilinguisme restreint» et que cela ne conduisait pas à ses yeux «au bilinguisme généralisé».Pour cette communauté, il est important que la législation québécoise en matière de langue soit harmonisée avec les jugements de cour de même qu'avec la récente décision du Comité des droits de l'homme des Nations unies.En matière de sécurité routière, la communauté hellénique estime que le texte français pourrait être complété ou même remplacé par des symboles ou des pictogrammes, mais que lorsque ceux-ci se révèlent insatisfaisant pour la santé ou la sécurité, une autre langue que le français pourrait aussi être utilisée.L'éducation devrait permettre à tous les étudiants de maîtriser le français, «mais nous appuyons également toute mesure ayant comme but de permettre aux étudiants de bien posséder la langue anglaise».« Nous sommes d'accord avec le principe qu'en devenant des résidants au Québec, les nouveaux immigrants et leurs enfants soient dirigés vers le système scolaire français», a dit M.Tsimberis, pour qui le Québec est une société pluraliste qui doit être en même temps francophone.Pour les Québécois d'origine grecque, le Québec a adopté une vue globale du monde et il a «le dynamisme nécessaire lui permettant de coexister dans un environnement international».r Samedi dans Le président de la SSJB, Jean Dorion (à gauche), discutant avec le ministre Claude Ryan après la Commission parlementaire qui se penche sur le projet de loi 86.photo pc La porte ouverte au retour des « horreurs du bon vieux temps », selon la SSJB denis lessard du bureau de La Presse QUÉBEC Avec le projet de loi 86 les commerces pourront se doter de raisons sociales bilingues sans même prévoir une nette prédominance du français, prévient la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal.«Cela nous garantit le retour des «Chicken place du Poulet» et des «Tapis 1 000 000 carpets» et autre horreurs du bon vieux temps», de prévenir le président de la SSJBM, Jean Dorion, lors de son témoignage devant la commission parlementaire chargée d'entendre les groupes sur le projet d'amendement à la loi 101 proposé par le ministre Claude Ryan.Le ministre Ryan devait d'ailleurs saluer la présentation de la SSJB qui a fait l'analyse de chacun des articles du projet de loi 86.Toutefois, il a dit déplorer les conclusions du groupe qui affirme que le gouvernement veut «mettre sur le même pied l'anglais et le français dans la correspondance de l'État, glorifier la soumission et la résignation face à une constitution canadienne indifférente à nos intérêts linguistiques et bilinguiser l'école française».Même sïM.Ryan a évoqué les nombreux jugements qui soutiennent que l'interdiction de l'anglais est une atteinte aux droits de l'Homme, et l'opinion plus récente du comité des droits de l'Homme de l'ONU, M.Dorion a soutenu que des nuances s'imposaient.D'abord le comité des droits de l'Homme de l'ONU n'a jamais tenu compte du contexte socio-linguistique particulier du Québec, ce qui lui a d'ailleurs été reproché par l'un des membres dissidents.En outre on galvaude passablement le droit à la liberté d'expression.«Des gens sont morts pour ce droit, mais ils n'ont pas donné leur vie pour qu'on puisse écrire «Two pounds of sausages» sur une vitrine», lance-ra-t-il.Reprenant un à un les articles du projet de loi 86, la SSJB relève, par exemple, que l'on veut permettre au gouvernement et aux municipalités d'entretenir «une correspondance bilingue», une mesure «nuisible au français et aux francophones» pour des raisons «à la fois pratiques et symboliques».Les entreprises propriétés de non-francophones entretiennent d'innombrables contacts écrits avec les différents palliers de gouvenement.Sous l'égide de la loi 101, l'unilinguis-me français de la correspondance officielle constituait «une mesure qui stimule l'embauche et la pro- motion des francophones à divers niveaux, et qui favorise l'apprentissage du français par des non-francophones», de souligner M.Dorion.Ce dernier avoue s'interroger sur les raisons qui amènent le gouvernement à modifier cet aspect de la loi.Une telle disposition «équivaut à nier que le français soit la langue officielle.Quand le ministre Ryan la justifie par «la simple courtoisie, la SSJB estime pour sa part que la coutoi-sie impose que les entreprises et autres organismes établis au Québec communiquent dans la langue du Québec avec les Québécois».En matière de signalisation, l'organisme repousse les arguments du gouvernement qui veut permettre l'anglais dans l'affichage gouvernemental et la signalisation routière.«L'Etat québécois ne doit pas avoir honte de s'afficher en français», de souligner M.Dorion.Comme de nombreux articles du projet de loi se contentent d'évoquer des règlements pour régir l'utilisation de l'anglais dans certaines circonstances, la SSJB a abondamment cité un éditorial de Claude Ryan qui accusait le gouvernement Bourassa de «manquer de franchise» précisément parce qu'il utilisait le même procédé lors du débat sur le projet de loi 22.Les jeunes « volontairement exclus » cilles normand du bureau de La Presse QUÉBEC Le témoignage de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal devant la commission de la culture a été précédé d'une brève sortie du second vice-président de l'organisme, Érich Laforest, qui a reproché au ministre Claude Ryan d'avoir carrément écarté les jeunes de la consultation.«Au nom du Rassemblement des jeunes souverainistes du Québec et du Conseil jeunesse de la SSJB, j'aimerais vous faire part de notre profonde déception.«Nous constatons que le gouvernement a volontairement exclu de cette commission l'ensemble des groupes de jeunes.Or, il est essentiel de connaître leur opinion, ils forment l'avenir et ils sont directement impliqués par le projet de loi que vous nous sou- mettez.Mais on refuse de les écouter», a déclaré M.Laforest, lui-même étudiant en histoire.Claude Ryan n'a émis aucun son.«Merci, M.Laforest», a répondu quelqu'un.Le président de la commission, le député libéral de Louis-Hébert, Réjean Doyon, s'adressant au président de la SSJB, a enchaîné: «Alors, vous pouvez continuer les présentations, M.Dorion.» «devrait permettre à tous les étudiants de bien maîtriser la langue officielle du Québec».«Cependant, nous appuyons également toute mesure ayant comme but de permette aux étudiants de bien posséder la connaissance de la langue anglaise», précise-t-on.Cet organisme s'est attiré les félicitations autant des péquistes que des libéraux pour la clarté de son mémoire, et la modération et l'équilibre de son analyse.S'il conçoit que la législation à l'étude ne peut satisfaire tout le monde, le Congrès national des italo-canadiens l'accueille d'un bon oeil et croit que son adoption sera «bénéfique à long terme pour la société québécoise».Il ne fait aucun doute pour ce groupe que «presque tous les Québécois acceptent et comprennent que le français doit être la langue officielle et la langue prédominante de travail».Mais, suggère-t-il, il faut «avoir le courage de faire les ajustements qui s'imposent à la Charte».Pour les Italo-québécois, le projet de loi 86 est le reflet de deux principes fondamentaux: 1 ) le français est la langue officielle du Québec et chaque citoyen a le devoir de respecter ce statut; 2) chaque citoyen a le droit de s'exprimer dans une autre langue dans le respect de la première exigence.Les Italiens sont d'accord denis lessard du bureau de La Presse QUÉBEC b a loi 101 a fait son oeuvre Bfl et a fait comprendre à tous que le français est la langue officielle et doit être prédominante au travail.Des ajustements s'imposent désormais, et même s'il n'est pas totalement satisfaisant, le projet de loi 86 va dans la bonne direction.Telle est la lecture que fait la communauté italienne du Québec des intentions du gouvernement en matière linguistique.Pour le Congrès national italo-canadien \u2014 section Québec \u2014 le président Gius-seppe Manno a soutenu que les modifications proposées seraient «bénéfiques à long terme pour la société québécoise».\u2022 C'est en instaurant « une ambiance de compréhension que nous pouvons travailler tous pour le renforcement du fait français», dira M.Manno.En matière d'enseignement le congrès reconnaît que «tous les enfants des nouveaux arrivés au Québec doivent se diriger vers le réseau scolaire francophone».Mais une fois ce principe établi, il faut appliquer de façon humanitaire le principe de la clause Canada et prévoir certaines exceptions dans une ère de mobilité internationale de la main-d'oeuvre.«Si nous voulons encourager l'établissement de nouveaux sièges sociaux au Québec il faudrait se montrer compré-hensifs en ce qui concerne l'admission des enfants de certains individus au réseau anglais», a-t-il dit.M.Manno cite, par exemple, le cas d'un enfant qui serait très avancé dans ses études secondaires, faites en anglais à l'étranger, et qui se verrait forcé d'intégrer le réseau francophone en toute fin de secondaire, parce que sa famille déménage au Québec.Des dispositions en ce sens étaient d'ailleurs prévues par le ministre Ryan qui a dû les retirer juste avant le dépôt du projet de loi parce que les députés libéraux s'y étaient opposés.En matière d'affichage, les disposition du projet de loi «pourront être jugées raisonnables et compatibles avec le droit d'expression», dira M.Manno qui espère que cette loi aura «l'effet salutaire de mettre derrière nous les querelles linguistiques du passé ».L'avenir du français n'est pas assuré nécessairement en maintenant de mesures coerci-tives, et à long terme la langue de la majorité sera mieux servie par des mesures de promotion, l'intensification des efforts en matière d'enseignement et l'amélioration des programmes d'apprentissage du français, tant dans le réseau scolaire francophone qu'anglophone.Les 10 ans du Palais des Congrès Le Palais des Congrès de Montréal s'était donné pour mission d'attirer dans la métropole les grands congrès internationaux, générateurs d'importantes retombées économiques.Voilà qui est fait, après dix ans d'existence.Et l'offensive continue.Le cahier raconte cette réussite tout à fait remarquable.PLUBLIREPORTAGE B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 MA11993 Editorial Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Oublie éditorialiste en chef Les Danois disent «oui» à une Europe affaiblie Quand les Danois ont rejeté le traité de Maastricht, il y a un an, on avait l'impression d'un petit garçon qui arrête un taureau en pleine course.Maintenant, ils se sont ravisés et on découvre du même coup que l'Europe ressemble à un taureau ni très fort, ni très rapide.En un an, le traité a montré ses faiblesses.C'est un instrument très imparfait pour atteindre l'union économique et monétaire de la Communauté européenne.Sa cote de popularité est d'ailleurs en baisse.Il ne manque plus que la ratification de l'Angleterre pour qu'il entre en vigueur, mais on sait déjà qu'il faudra d'autres accords et beaucoup de travail, de la part des autorités de Bruxelles, pour en réaliser les objectifs.Cette faiblesse a probablement aidé les Danois à changer d'avis.Leur refus reflétait leur crainte de voir leur petit pays disparaître et perdre son identité politique dans une Europe unie.Ils craignaient aussi que l'Allemagne, avec ses traditions autoritaires, prenne en main la destinée de l'Europe.Or, il faut constater que l'identité politique du Danemark n'a rien à craindre de l'union politique, et éventuellement militaire, de l'Europe.Le cafouillage face à la crise Bosniaque est élo- quent.Même constatation dans le domaine monétaire, où l'union européenne n'a jamais été plus faible depuis les dix dernières annnées.Enfin, les velléités organisatrices et autoritaires de l'Allemagne unie font sourire.La patrie de la discipline au travail et de la stabilité des prix est en proie â une forte inflation et à d'importants mouvements de grève.Le vote affirmatif des Danois a aussi été aidé par le fait que ce sont maintenant les socialistes qui sont au pouvoir.Le gouvernement a pu mobiliser davantage de ses partisans qui avaient voté «non» en majorité, lors du premier référendum.Du reste, ce même gouvernement assurait la présidence de la Communauté depuis le début de l'année, ce qui a donné l'impression aux téléspectateurs danois que c'est le Danemark qui gouverne l'Europe.Le grand obstacle à la mise en vigueur de l'union européenne n'est pas, en fin de compte, le sentiment un peu trop nationaliste qui survit au Danemark, en Angleterre et en France.Le problème est que le traité est mal adapté à la conjoncture économique actuelle.Il fixe certains objectifs économiques et monétaires que les États membres doivent atteindre pour que l'union devienne une réalité.Il faut, par exemple, que l'inflation, le déficit budgétaire et le rapport entre la dette publique et le produit intérieur soient en-dessous de certains seuils.Cette convergence des politiques nationales tend à diminuer l'activité économique, comme toute politique monétaire antiinflationniste.Si la croissance économique était forte, cela ne présenterait pas un inconvénient grave.Mais, en réalité, l'économie européenne sera vivement affectée par la récession en Allemagne et ne connaîtra aucune croissance en 1993.La politique de convergence devient, dans ces circonstances, franchement déflationniste et risque d'augmenter fortement le nombre de chômeurs, qui dépasse déjà 17 millions.Le défi pour l'Europe est moins d'aider le premier ministre John Major à faire ratifier le traité par la Chambre des Communes, que d'adapter le traité aux exigences de la réalité économique.Le sommet européen, qui se tiendra à Copenhague dans quelques semaines, aura moins à dire qu'il y a un an sur l'intégration et l'élargissement de la Communauté et sur l'espace économique européen.Il devra chercher un moyen de coordonner les politiques de relance, de renflouer les caisses de la Communauté et de trouver un terrain d'entente avec les États-Unis au sujet des négociations commerciales du GATT.Comme on peut le voir, le traité de Maastricht ne fait pas de l'Europe une machine bien rodée, qui avance sans tenir compte des petits pays.Avec le manque de consensus qui est évident au sein de l'Europe, le Danemark peut facilement se défendre et apporter sa contribution.Prédéfie WAGNtÉRl Politicienne différente L es récents propos controversés de Kim Campbell ont causé plus de remous au Canada anglais qu'au Québec.C'est pourtant lors d'une entrevue publiée dans un hebdomadaire de Vancouver que la ministre de la Défense a choisi de parler de religion, de la victoire «technique» de Joe Clark, en 1976, et du peu de respect qu'elle a à l'égard des personnes qui se plaignent des politiciens, tout en se vantant de n'avoir jamais participé au processus politique.Elle a même dit considérer ces personnes comme des enfants de ch.et, du même souffle, elle a ajouté: «Qu'ils aillent au diableI».Lors du débat de Halifax, elle ne s'est pas excusée de ses propos.Elle les a précisés.Si, depuis le début de la course à la direction du PC, la presse en général est à l'affût de «la» gaffe qui ternira la «kimmanie», en voici peut-être un bel exemple.Mais c'est sans bien connaître la personnalité de la candidate.Sûre d'elle, Kim Campbell veut représenter le changement.Sortir de l'éternel ghetto des lieux communs.Des confidences qui n'en sont pas.Bref, des phrases que l'on pourrait retrouver aussi bien dans la bouche de l'un ou l'autre des candidats.Kim Campbell a de l'audace et défend bien ses idées.Par ailleurs, la liberté avec laquelle elle accepte de parler d'elle-même, ne craignant pas de révéler des détails intimes de sa vie privée, en fait une politicienne différente.Kim Campbell se décrit comme une politicienne de changement.Même si, depuis le début de sa campagne il est davantage question de forme et de prudence dans ses engagements que de fond.Malgré tout, l'image qu'elle projette d'une tribune à l'autre, est indéniablement transparente.Le parti voulait du changement?Voici une candidate qui en propose.Mais sa spontanéité pourrait peut-être lui nuire.Parce que spontanéité et changement ne semblent pas aller de pair au Canada anglais.Claudette TOUCAS Droits et bonheur Faut-il intégrer les jeunes déficients intellectuels dans des classes régulières ou, au contraire, doit-on plutôt leur offrir des cours adaptés, dispensés par des pédagogues spécialisés?La question est délicate.Et la série d'articles publiés dans notre section PLUS, début mai, montre qu'elle ne peut être tranchée simplement par un oui ou par un non.Car, tout dépend.D'abord, de l'enfant lui-même, de son caractère et de son degré de déficience.Dans certains cas, l'intégration peut produire des résultats prodigieux et pousser des élèves qui s'y adaptent bien à aller au bout de leurs capacités.Dans d'autres cas, au contraire, le jeune déficient peut se sentir ostracisé au sein d'une classe «normale», incapable d'accepter sa différence.Le succès de l'intégration dépend aussi de l'école, des enseignants et des ressources supplémentaires disponibles.D'abord, ainsi que le démontrent les articles de la journaliste Martha Gagnon, plusieurs éducateurs notent que la méthode peut fonctionner relativement bien au primaire, mais qu'elle pose plus de problèmes au secondaire, où l'on met moins l'accent sur la «socialisation», et davantage sur le bagage académique nécessaire pour poursuivre ses études.D'autre part, obliger les professeurs récalcitrants à se prêter de force à une expérience aussi exigeante peut s'avérer contre-productif pour tout le monde: le déficient lui-même et l'ensemble de la classe.Même résultat, si la commission scolaire ne trouve pas les moyens de soutenir l'enseignant et l'abandonne à lui-même.On a beau comprendre les parents qui, avec des efforts héroïques, tentent de donner à leur enfant ce qu'ils croient être les meilleures conditions, il n'en demeure pas moins qu'on peut difficilement généraliser le recours à l'intégration.L'idéal serait de trouver une manière de fonctionner au cas par cas, en suivant pas à pas l'évolution de l'enfant handicapé et l'impact de sa présence sur le fonctionnement d'une classe.C'est tout le contraire de l'approche préconisée par le Tribunal des droits de la personne, dans un récent jugement, qui oblige une commission scolaire de la région de Québec à accepter au sein d'un cours régulier de secondaire lll un jeune de 19 ans accusant dix ans de retard scolaire.Ce jugement volumineux crée un précédent: c'est la première fois qu'un tribunal affirme qu'au nom du droit à l'égalité, l'intégration doit constituer la règle générale, ne souffrant que de rares exceptions.En vertu de ce jugement, le droit à l'égalité implique le droit à un traitement semblable.Autrement dit, l'égalité ne s'arrête pas à l'accès de l'école publique pour tous.Il faut que tous y reçoivent une formation équivalente, peu importe qu'ils scient en mesure de l'assimiler ou pas.Toute l'argumentation du tribunal est basée sur des questions de droits, mais s'intéresse peu au bien-être des élèves concernés.Or, les avis des experts varient énormément sur cette question.Une preuve de plus qu'en analysant les problèmes sociaux à la seule lunette des droits, il arrive que l'on lance des boomerangs, qui risquent éventuellement de se retourner contre la personne même que l'on veut aider.Mynoo gruda ÂÏÊWtes: Amie.\u2022\u2022 -; ' '>;< v: i.'?$K$V\u2022 :; :\\\u2022 -W .i v:.vt \u2022 y \u2022 - ¦ \u2022\u2022\"-.*>¦%¦ ':.\"fj¦;.I DROITS RÉSERVÉS Jean-Paul Desbiens jette un regard original sur la question autochtone MARCEL ADAM j e frère mariste et écrivain mm bien connu, Jean-Paul Desbiens, signe le texte d'une brochure intitulée Comment peut-on être Autochtone?Remarques sur la question autochtone, publiée ce printemps sous les auspices du Secrétariat aux Affaires autochtones du gouvernement de Québec.¦W.V.; -y, Y^v .\u2022\u2022 En quête non pas d'une étude de spécialiste mais d'un «regard neuf, désintéressé, innocent», le Secrétariat avait invité M.Desbiens à participer, il y a deux ans, aux colloques de Sept-Iles, Val d'Or et Montréal portant sur la question autochtone.Pour y faire la synthèse des échanges à chacune de ces rencontres tenues dans le cadre d'une consultation en vue de préparer une politique globale.Ayant fait par la suite un bref séjour en pays inuit et monta-gnais, le religieux consentit à rendre publique cette expérience initiatique.(e ne pourrais faire justice à ce texte de 36 pages en tentant de résumer la thèse de l'auteur en quelques paragraphes.le me limiterai à en extraire les passages les plus remarquables, aussi bien par la manière de dire les choses que par l'éclairage inédit jeté sur certains aspects de cette question difficile.Pour M.Desbiens, les autochtones du Québec ne constituent pas une minorité opprimée, convaincu qu'il est qu'il n'existe pas sous la lune de groupes minoritaires entourés de soins politiques, administratifs et financiers aussi considérables.Pourtant, il y a toujours un écart important entre leurs conditions de vie et celles de la population du Québec en général.Ce qui montre bien que l'argent et la politique ne peuvent répondre seuls à la question autochtone.«La réponse ne peut venir que de l'intérieur, de l'âme même des Autochtones.Les Blancs peuvent autoriser la réponse; ils ne peuvent l'ordonner (.) On ne fait pas fonctionner une horloge en tapant sur le balancier; le ressort doit être intérieur.» Parce qu'il était ici avant le Blanc, l'Autochtone invoque ses droits de premier occupant.Cette requête légitime comporte toutefois une ambiguïté en ce que, pour Jean-Paul Desbiens, ce droit n'est ni imprescriptible ni illimité, comme l'illustre la triste moralité de la fable Le chat, la belette et le petit lapin.«Les Autochtones ne peuvent plus revenir à la condition de premiers occupants, écrit-il.Ils ne le peuvent et ils ne le veulent pas.Ils ne le peuvent pas pour la raison que les Blancs occupent le territoire depuis trop longtemps et que c'est eux qui l'ont aménagé tel qu'il est aujourd'hui.(.) Les Autochtones ne veulent certainement pas revenir avant les carabines, avant les moteurs, avant l'élec- tricité, avant les hôpitaux, avant les avions, avant la télévision, avant la radio.Les Autochtones sont des mutants culturels.11 s'agit là d'une loi sociologique implacable.Vivre, c'est se transformer.» Au sujet de la chasse et de la pèche et de «l'importance démesurée» qui leur est accordée: « Qu'on ne me raconte pas d'histoire avec ça! La chasse et la pèche n'assurent pas la survie, ni même la vie de personne.D'abord, parce que Ton manque de gibier; ensuite, parce que Brigitte Bardot a ruiné le commerce de la fourrure après avoir montré son cul à la planète entière.» N'empêche que Jean-Paul Desbiens «comprend les premiers occupants, surtout les vieux, qui sont humiliés de devoir demander et produire un permis pour faire ce qu'ils ont toujours fait.Que les Autochtones aient un peu péché 'au filet', cela se comprend.Les jeunes Blancs ne sont pas capables de ramasser leurs déchets après un diner dans une cafétéria de polyvalente ou de collège; pourtant ils sont tous 'écolo-granolo-fibreux' ».Qu'est-ce que la question autochtone?Du côté des Blancs, dit-il, il s'agit de favoriser la survie et le développement de groupes humains établis en Amérique depuis plusieurs millénaires; du côté des Autochtones, il s'agit de surmonter le choix de la modernité.«Les Autochtones doivent entrer résolument dans la modernité pour la simple raison qu'il n'y a nulle part ailleurs où aller (.) Dès lors ils ont le choix entre l'assimilation et l'intégration.L'assimilation n'est pas souhaitable; l'intégration suppose la transformation de leur culture.La rhétorique passéiste ne pourra rien là contre.» Mais comment entrer dans la modernité, tout en demeurant soi-même?1.Par l'éducation, celle offerte par l'école et «qui permet d'entrer et de se mouvoir dans le reste du monde: le monde du travail, le monde de l'organisation de la cité»; 2.Par le gouvernement, «j'entends cet ensemble d'institutions sociales que les hommes se donnent, modifient, habitent pour vivre ensemble le moins mal possible, se développer, accompagner le mouvement de la civilisation».«Un des pièges qui guettent les Autochtones, avertit-il, c'est de réclamer un gouvernement autonome qui ne serait qu'un calque du gouvernement des Blancs et qui serait en outre un gouvernement ethnique, c'est-à-dire la négation même de la modernité politique qui veut que chaque citoyen soit égal devant la loi, du simple fait qu'il est citoyen et non en vertu d'un statut d'exception'.* * * Au sujet de mon texte de mardi, deux correctifs.Il manquait une importante virgule dans une citation du document secret du PLQ sur la souveraineté; les coûts de transition seraient de 1,5% du PIB (et non de 15%, comme il fut écrit).À la fin du dernier paragraphe il fallait lire après avoir épousé (plutôt qu'épuisé) la thèse. LA PRESSE, MOMTREAL, JEUDI 20 MA11993 Opinions Nouveau contrat social entre employeurs et syndiqués: la CSN pose ses conditions PIERRE PAQUETTE L'auteur est Secrétaire général de la CSN.Le texte qui suit est extrait d'une intervention qu'il faisait récemment au 48e congrès des relations industrielles de l'Université Laval.epuis quelques temps, en particulier à la suite de déclarations publiques du ministre de l'Industrie et du Commerce, Gérald Tremblay, des observateurs du monde du travail parlent beaucoup d'un «nouveau contrat social» dans l'entreprise.Le ministre a donné en exemple deux entreprises (Atlas, de Tracy, et Marine Industries, de Lévis) dont des syndicats sont affiliés à la CSN.Il a notamment soulevé une question extrêmement pertinente, celle de la coopération entre employeurs et employé-es comme avantage comparatif pour le développement économique et social de la société québécoise.Par contre, en limitant la portée de ces soi-disant «contrats sociaux» au niveau de l'entreprise il a sous-es-timé l'ampleur des phénomènes en cause.En effet, actuellement, toutes les règles du jeu dans la société sont en redéfinition, et pas seulement celles dans l'entreprise.Nous vivons présentement une période de transition entre un modèle de développement, celui qui suivit la deuxième guerre mondiale, et un nouveau dont nous ne voyons que quelques éléments émerger.C'est cette remise en question du modèle de développement de l'après-guerre et des relations de travail qu'elles impliquaient, qui provoque aujourd'hui l'apparition de nouveaux enjeux dans les relations patronales-syndicales, notamment en ce qui a trait aux nouvelles formes d'organisation du travail.Ainsi, depuis 1984, la CSN a entrepris une réflexion systématique visant à «élargir le champ du négociable» dans les conventions collectives convenues avec les employeurs.Nous constations alors, et la réalité économique et syndicale depuis lors nous le confirme davantage, que l'approche traditionnelle de négociations basées sur les seules améliorations salariales et les conditions de travail ne suffisait plus à protéger adéquatement les intérêts des travailleuses et des travailleurs que nous représentons.Peu à peu, nous en sommes venus à définir et à préciser de nouveaux objectifs de fond visant à négocier, à travers la convention collective, une capacité d'intervenir sur le présent et l'avenir économique de l'entreprise.La CSN cherche donc, et plus particulièrement depuis ses deux derniers Congrès (mai 1990 et mai 1992), à négocier de nouveaux droits pour les travailleuses et les travailleurs et leurs syndicats au sein de l'entreprise, à élargir la place qu'ils occupent dans celle-ci, à définir pour chaque syndicat une stratégie pour avoir une prise sur l'environnement de l'entreprise.Bref, faire en sorte que les travailleuses et les travailleurs puis- sent influencer les grandes décisions quant au fonctionnement et à l'avenir de l'entreprise à partir de mécanismes convenus entre l'entreprise et le syndicat.On parle bel et bien ici de nouveaux droits conventionnés pour les travailleuses et les travailleurs et leurs organisations syndicales.On devine déjà la réticence du patronat à l'endroit de ces orientations qui impliquent un nouveau partage du pouvoir dans l'entreprise.Deux remarques s'imposent pour éviter les confusions qui ont cours actuellement dans certains milieux patronaux et gouvernementaux sur la signification de cette volonté syndicale d'implication dans l'entreprise.La première touche l'allongement de la durée des conventions collectives.Pour la CSN, la recherche de nouveaux droits économiques dans l'élargissement du «champ du négociable» dans l'entreprise n'a aucun rapport avec l'allongement des périodes de paix industrielle que certains exigent comme étant la condition «sine qua non» du progrès économique et social.La CSN n'a pas d'objection de principe à ce que des syndicats acceptent pour une période plus longue de substituer à l'exercice de son droit de grève un mécanisme de renouvellement de conventions collectives crédible, efficace et juste qui permette le maintien et l'amélioration des droits et conditions de travail de ses membres.Mais, toute proposition en ce sens doit être examinée à son mérite et s'appuyer sur un contexte économique propre à l'entreprise concernée.De plus, renoncer temporairement à l'exercice du droit de grève pour une période plus longue doit s'accompagner de garanties supplémentaires pour les travailleuses et les travailleurs concernés \u2022 Ce qui importe ce n'est pas tant la durée d'une entente, mais bien .les objectifs qu'elle vise.Certains, comme la Corporation professionnelle des conseillers en relations industrielles, ont avancé l'idée que le Code du travail devait être amendé pour permettre aux parties de contracter de telles ententes de longue durée.Nous pensons qu'il y a relativement peu d'éléments du Code qui font obstacle à l'implantation de tel contrat.Seule la périodicité semble constituer un obstacle (article 65 du Code du travail), encore que le tout soit lié aux conditions de renouvellement prévus à l'entente.Or, on doit toutefois constater que cette disposition du Code du travail n'a pas empêché la réalisation d'ententes de longue durée.De plus, il nous semble important de maintenir, du moins pour un temps, à l'intérieur de cette période plus longue, un test (le renouvellement de la convention collective, comme c'est le cas à MIL Da-vie et bientôt à Atlas, même sans recours à la grève ou au lock-out) qui permette de s'assurer que les éléments de base qui ont amené à l'entente de longue durée sont toujours valables et font encore consensus entre les parties dans le cadre prévu par l'entente.Pierre Raquette : La seconde remarque touche l'utilisation même de l'expression «Contrat social».Selon nous, l'expression «Contrat social», qui fut utilisée pour décrire l'entente convenue à Sorel aux Aciers Atlas, et reprise dans de plus en plus de cas, est une enflure verbale portant à faux.Un contrat social suppose, dans notre esprit, que l'ensemble de la société contracte explicitement ou implicitement, notamment à travers l'Étai et des intervenants sociaux et économiques représentant les intérêts de diverses classes sociales, un ensemble d'engagements, d'institutions, de lois et de règles de fonctionnement auxquels tous s'engagent à se conformer.Quant à elle, l'entente réalisée à Sorel, fin 1990, d'une durée de six ans, porte sur un mécanisme de renouvellement d'une convention collective entre un syndicat et une entreprise, sur un engagement d'investissement de cette dernière et sur de nouveaux droits économiques consentis au syndicat et à ses membres.Il s'agit en fait d'un contrat économique et de travail collectif qui couvre un champ plus large que le cadre traditionnel de la convention collective.C'est déjà beaucoup.Évidemment, il y a ici une dimension politique et sociale nouvelle dans la mesure où une entente du domaine des relations de travail comporte une obligation d'investissement qui aura un impact certain sur la croissance de l'emploi dans une entreprise d'une région durement atteinte comme d'autres par des fermetures d'entreprises et par le chômage.Mais ça demeure tout de même indirect comme effet.L'entente convenue entre la MIL-Davie, d'une durée plus courte (quatre ans), est du même ordre sous des formes différentes.Ainsi, l'entente est reliée à l'injection de fonds gouvernementaux plutôt qu'à un investissement privé.La CSN est disposée à contribuer et à participer au développe- ment ou à la mise sur pied de mécanismes et éventuellement d'institutions qui permettraient aux organisations syndicales et à des vis-à-vis patronaux représentatifs de contracter des engagements mutuels plus larges que ceux actuellement possibles dans un cadre de conventions collectives à l'échelle de l'entreprise.Mais revenons à l'immédiat.A travers l'action récente de la CSN et de ses syndicats affiliés visant à accroître les droits économiques de nos membres dans Tentreprise, nous cherchons à réduire le nombre de décisions de gestion à trop courte vue pour plutôt induire d'autres décisions de gestion qui maintiennent et créent des emplois de qualité tout en servant l'intérêt à long terme de l'entreprise et de la société québécoise .Mais quelles sont les conditions qui permettent ces ententes de type «associative» puisqu'elles impliquent un degré plus ou moins important d'association entre l'employeur et les syndicats.Tout en rappelant qu'à cet égard, il n'existe pas de modèle à imiter ou de recettes toutes faites, on doit remplir un certain nombre de conditions nécessaires pour que le syndicat puisse s'associer à une telle démarche, si ses instances démocratiques le décident.L'extrait d'une entente de type «associative» conclue en novembre 1992 illustre quelques unes de ces conditions dans le cadre d'une formule de gestion participative.Parmi les obiectifs recherchés, on peut lire que cette entente vise à: «Assurer la viabilité des opérations de l'usine de Beauharnois, en recherchant les moyens d'assurer sa compétitivité, tout en maximisant le niveau d'emploi.Cela en développant le potentiel humain et technigue de l'entreprise et en favorisant l'engagement de toutes les énergies dans ce projet, afin de promouvoir le respect de l'environnement et garantir a nos clients une qualité de produit et un service irréprochable.« Promouvoir le développement de relations égales et harmonieuses entre les employé-es, les sala-rié-es syndiqués et les cadres, et retrouver la fierté, dans l'accomplissement d 'un travail enrichissant et le respect des compétences de chacun.» Comme on le voit de tels objectifs ouvrent des possibilités extrêmement importantes pour les travailleuses et les travailleurs.Bien sûr, il est souvent pénible de se battre pour la simple survie des emplois.Mais la volonté de reprendre en mains l'organisation du travail amène une lueur d'espoir.On veut mettre fin aux diktats de l'économie et des seuls choix des employeurs sur la définition de plusieurs conditions de travail et sur l'emploi.Désormais, les travailleuses et les travailleurs du secteur privé comme du secteur public veulent avoir leur mot à dire sur les destinées de l'entreprise ou l'établissement où ils oeuvrent.Ils exigent la transparence économique, le fonctionnement par consensus et la responsabilisation dans leur travail.La BN devrait se porter garante de la valeur des débentures des particuliers dans Trustco YVES MICHAUX» Ancien Délégué général du Québec à Paris, l'auteur est maintenant un homme d'affaires.André Bérard, » président Vous avez l'embarras du choix des titres auxquels je me permets de vous écrire : 1.Client de la Banque Nationale en gestion privée; 2.Client de la BN en compte com-mercial * 3.Client de LÊVESQUE, BEAU-BIEN, GEOFFRION ; 4.Détenteur de 63000 $ de débentures, série 3, de Trustco Général; 5.Client du Trust Général du Canada; 6.Détenteur de 5000 $ en obligations du même Trust dont la valeur a été dépréciée de moitié il y a quelques jours; 7.Compte de l'épouse en «gestion privée» à la BN; 8.Épouse cliente de LÊVESQUE, BEAUBIEN, GEOFFRION ; 9.Actionnaire de la BN.Bref, j'ai tant de liens avec votre institution bancaire dont je me flatte, au reste, d'être un ardent propagandiste, que la moindre de vos démarches éveille en moi un immense intérêt.Ainsi, vous comptez vous porter acquéreur de Trust Général du Canada et de Sherbrooke Trust, fleurons de nos institutions financières.Cela est fort louable et nul ne saurait vous en tenir rigueur, sauf que ce faisant et sans que vous en soyez directement responsable, vous risquez d'acculer à la ruine ou presque des petits porteurs de débentures de ce navire-amiral qui semble prendre eau par les temps qui courent, si j'en juge par le rapport de mon courtier LEVESQUE, BEAUBIEN, GEOFFRION, dont vous êtes d'ailleurs le propriétaire depuis quelques années.Avouez que dans toute cette affaire, une chatte trouve difficilement ses petits.l'ai besoin de mon courtier pour défendre mes intérêts dans une transaction qui risque de me déposséder du quart des épargnes d'une vie, mais en même temps, vous avez la main sur son portefeuille! 11 y a là, vous en conviendrez aisément, une apparence de conflit d'intérêts qui ne laisse de me troubler.D'autant que le porteur ordinaire de débentures que je suis se retrouve dans les projets de restructuration du capital de Trustco dans le même panier que des institutions aussi prestigieuses que votre banque, d'une part, et d'autre part par LEVESQUE, BEAUBIEN, GEOFFRION, TRUST GÉNÉRAL, l'ASSURAN-CE-VIE DESJARDINS, CAISSE DE DÉPÔTS, et par dessus le marché riNDUSTRIE-ALLI ANCE, qui détient la majorité des actions ordinaires de Trustco et dont la gestion de cette dernière nous a conduits dans un immense trou d'un mot de cinq lettres.que la politesse m'interdit de désigner comme tel.Or, ai-je lu avec consternation, corrigez-moi si je fais erreur, que l'INDUSTRIE-ALLlANCE, responsable de la déconfiture de Trustco, demande d'être incluse avec la série 4 de débentures qu'elle détient en totalité, sur le même pied que les détenteurs des séries 2 et 3, dans tout projet de restructuration de capital.Avouez, si tel est le cas, que comme culot, c'est plutôt réussi.Si vous en avez les moyens comme acquéreur potentiel de Trust Générai, vous devez vous opposer avec fermeté à cette demande injuste, inéquitable et à court, moyen et long termes, préjudiciable aux intérêts de votre propre institution et de celle dont vous convoitez l'acquisition.La décence, la justice, l'équité, l'honneur et l'intérêt commanderaient même que la banque dont vous êtes le président se fasse le défenseur et le porte-parole des citoyens ordinaires porteurs de débentures, en exigeant que ces derniers aient préséance absolue dans tous les projets de restructuration de capital de Trustco.Nous sommes quelque 1 500 dans ce cas et nous n'avons ultimement que vous pour défendre nos intérêts, lesquels sont d'ailleurs relativement modestes (quelque 25 millions de dollars) par rapport à l'actif de 3 milliards et plus de Trust Général, j'oserais même dire, à la limite, que la BN devrait se porter garante de la valeur totale des débentures détenues par des particuliers dans Trustco.Cela ne vous empêcherait pas de dormir tandis que la perspective d'une radiation de 70000 $ d'économies dans mon régime d'épargne-retraite réactive un ulcère d'estomac que je croyais avoir maîtrisé.le ne suis pas le seul dans ce cas.Nous sommes, vous ai-je dit, environ 1 500, dont une grande proportion clients de votre filiale, LEVESQUE, BEAUBIEN, GEOFFRION et de TRUST GENERAL DU CANADA.C'est à la fois peu de monde et beaucoup, de simples citoyens aux fortunes diverses, sans défense, tenus dans l'ignorance des projets de règlements qui se concoctent dans les salles de conseil d'administration et dont la juste colère pourrait prendre des proportions inattendues, s'il fallait qu'ils soient tenus dans cette ténébreuse affaire pour quantités méprisables et insignifiantes.Mais je sais que cette situation déplorable ne se produira pas et que je n'aurai pas fait appel en vain au sens de justice et d'équité du piemier responsable d'une institution bancaire qui a su mériter la confiance durable de mes concitoyens depuis tant d'années.Le virage du maire trange volte-face que celle du maire Jean Dore sur l'affichage.Selon notre collègue Denis Lessard, M.Doré était prêt à appuyer le projet de loi 86 et s'en était d'ailleurs ouvert à plusieurs, dont le député libéral jeari-Claude Gobé.Pas plus tard que lundi de la semaine dernière, dans un entretien avec une personnalité montréalaise, le maire se disait convaincu que l'intérêt de Montréal, et sa réputation internationale, ne lui laissaient pas le choix et qu'il devait appuyer le projet de loi 86.Mais à la suite d'une orageuse discussion en càu-cus, son parti l'a rappelé à l'ordre et Monsieur le maire s'est docilement exécuté, ressortant des tiroirs une vieille résolution du RCM qui recommande que l'affichage anglais soit autorisé seulement pour les petits commerces de moins de quatre employés.Qu'un chef politique se mette à la traîne de son parti n'a en principe rien d'inhabituel.C'est ce qu'a toujours fait le premier ministre Bou-rassa, par faiblesse congénitale plus que par obligation faut-il dire, mais aussi parce qu'il est plus prudent de s'assurer, avant un saut périlleux \u2014 toute législation linguistique en est un \u2014 du soutien de ses partisans.Tous les leaders péquistes sont tenus de respecter, plus ou moins, le programme de leur parti, encore que René Lévesque avait apporté à cette règle une sourdine intelligente, en rappelant à ses troupes qu'une fois premier ministre, il était redevable à l'ensemble des citoyens.Mais la soumission de M.Doré au RCM est d'un autre ordre.Contrairement aux chefs de partis provinciaux et fédéraux, le maire de Montréal est élu au suffrage universel.Autrement dit, les gens votent à la mairie sur un bulletin spécifique, et il peut même arriver que le parti du maire se retrouve en minorité àu conseil municipal.Ce lien direct avec l'électorat, qui est de type présidentiel, impose au maire l'obligation morale de se distancer de son parti : sa victoire, il ne la doit pas qu'aux seuls partisans du RCM ; il la doit à la majorité des Montréalais.En marchant sur ses convictions pour éviter de froisser l'aile militante de son parti (laquelle est comme par hasard menée par son rival Robert Per-reault) et cela, sur une question délicate et capitale qui met en jeu l'avenir même de la ville de Montréal, M.Doré aura fait la preuve que loin d'avoir acquis, depuis son élection, une stature correspondant à son mandat politique, il est resté un homme de parti, un «membre de la gang», sa gang étant elle-même proche du PQ, dont le RCM épouse à peu de détails près la position sur l'affichage.(Sous le RCM, on le sait, l'administration municipale est devenue le «parking» des fonctionnaires péquistes écartés par le gouvernement libéral.) * * * Cette démission, de la part du maire, est d'autant plus dérisoire que M.Doré a beaucoup moins besoin du RCM que M.Bourassa du PLQ.Le maire pourrait fort bien se faire réélire sans l'appui du RCM, ce parti en semi-débandade dont le conseil général, avant-hier, n'a attiré qu'une trentaine de militants (moins qu'il n'y a de districts à Montréal!), si Ton exclut lès attachés politiques rémunérés par les fonds publics qui meublaient la salle.Peut-être aussi M.Doré a-t-il tout bonnement eu peur d'aller au bout de sa pensée et de prendre position en faveur d'une libéralisation accrue de l'affichage, incertain des retombées éventuelles que cela pourrait avoir dans l'électorat francophone au moment des élections municipales, l'an prochain.Cela ne sera pas la première fois que M.Doré est incapable de se démarquer de l'orthodoxie ambiante.Il y a des années, fean Doré était conseiller juridique permanent à la CSN.C'était l'époque où la CSN était littéralement tenue en otage par le syndicat de ses employés, alors emporté par une vague furieuse de gauchisme totalitaire.Ce syndicat fit à Michel Bourdon, «permanent» lui aussi (et depuis devenu député péquiste) ce qu'il convient d'appeler un authentique procès islamiste qui n'est pas sans rappeler, dans l'esprit sinon dans les faits, ia croisade fondamentaliste contre Salmon Rushdie.M.Bourdon fut cloué au pilori et «excommunié» pendant des mois pour pour avoir brigué l'investiture péquiste \u2014 et donc, dans le vocabulaire du groupe, trahi les intérêts de la classe ouvrière.Si la Fédération nationale des communications ne l'avait repêché, il aurait perdu son emploi, jeté à la rue par ses propres camarades pour délit d'opinion.Or, durant ces réunions houleuses où pleuvaient les invectives, M.Doré, loin de défendre M.Bourdon, dont il était à la fois l'ami et le collègue (tous deux avaient été journalistes) choisit de se ranger avec la meute; lui qui était normalement un orateur éloquent, il resta muet comme une carpe.Pour qui connaissait M.Doré \u2014 un homme qui même dans ce milieu imprégné par les idéologies totalitaires, affichait toujours en privé de solides convictions démocratiques et un esprit ouvert \u2014, cette démission, face au totalitarisme du groupe, était à proprement parler incompréhensible.C'était plus qu'une surprise \u2014 un choc.Et c'est pourquoi, d'ailleurs, je m'en souviens si vivement même après toutes ces années.- » Quant à la solution du RCM sur l'affichage.Hé bien, mon Dieu, il n'y a pas de solution vraiment bonne, et celle du projet de loi 86 ne l'est pas non plus.mais il en faut une.Or, interdire l'anglais au-delà de la limite de quatre employés veut dire réinvoquer la clause «nonobstant» et s'attirer d'autres condamnations extérieures.Cela veut dire accorder aux immigrants asiatiques (généralement propriétaires des mini-commerces et dépanneurs) un droit refusé aux commerçants anglophones de vieille souche.D'innombrables petits commerces ont plus de quatre employés.Ainsi, la modeste pâtisserie qui, pour avoir affiché le mot «bienvenue» en 35 langues, se fait traîner devant les tribunaux depuis des années, en compte vingt-six.Mais surtout, cette proposition du RCM, que le maire vient de faire sienne contre sa propre conscience, continuerait à faire du Québec l'une des rares sociétés qui interdisent l'usage public d'une langue.Le maire, enfin, parle de «paix sociale».C'est irresponsable: ce qui menace la paix sociale, ce sont les lois injustes.et les chefs politiques qui, comme M.Doré et ceux qui n'ont que ces mots-là à la bouche, se trouvent à légitimer à l'avance le vandalisme comme mode de protestation.M.Doré prétend pour finir que la loi devrait être acceptable à un futur gouvernement péquiste.Quoi?'Un gouvernement ne pourrait agir sans l'assentiment de l'opposition?Quelle idée farfelue! Est-ce un principe que le maire applique à l'administration municipale? B4 LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 20 MA11993 Le Congrès juif met en doute la pertinence de l'affichage unilingue français DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Personne n'a démontré que l'unilinguisme français de l'affichage est un élément important pour convaincre les allophones de s'intégrer à la majorité francophone, de soutenir hier la section québécoise du Congrès juif canadien.\u2022 * \u2022 «l'entends beaucoup de désin* formation en ce qui concerne l'impact de l'affichage unilingue français sur les immigrants.On dit que ca envoie un message aux immigrants mais la preuve n'existe pas», de souligner hier Jack Je-wab, directeur des relations communautaires pour le Congrès juif.1res favorable au projet de loi 86 qui, selon ce groupe, améliorera l'image du Québec à l'étranger, le Congrès juif a soutenu que l'abandon de la prohibition de l'anglais dans l'affichage était perçu comme un signe d'ouverture par la communauté internationale.Le projet de loi, montre «c le respect du gouvernement du Québec des décisions rendues par les tribunaux des droits de la personne.Ce genre d'action reflète le voeu de la majorité des Québécois et reflète le voeu de la majorité des Québécois», d'insister Manuel Schacter, président du Congrès juif pour la région du Québec.La dénonciation qu'a faite le groupe du recours à la «clause nonobstant» n'a pas eu l'heur de plaire au ministre Claude Ryan, qui a défendu le geste posé par le gouvernement en 1988.Encore maintenant le gouvernement «estime qu'une clause «nonobstant» dans des situations d'urgence ou très difficile peut être un instrument dont a absolument besoin un gouvernement démocratique», selon le ministre.Le ton des échanges a toutefois tourné à l'aigre doux quand la dé- puté péquiste Jeanne Blackburn et M.Jedvvab se sont de part et d'autre lancé des statistiques.«|e veux bien qu'on ait l'air des Gaulois mais six millions devant 300 millions (d'anglophones) quand même cela ne fait pas tout à fait le poids»» de rappeler Mme Blackburn, qui a obtenu que son interlocuteur reconnaisse que le français restait dans une situation vulnérable au Québec.Même la Cour suprême a fait état de la précarité du français, «mais cela ne justifie pas toutes les mesures légiférées à l'heure actuelle», se soutenir M.Jedwab.Mme Blackburn, membre du comité du PQ sur la question linguistique, a rappelé que 51 p.cent des Montréalais travaillaient encore majoritairement en anglais, et qu'en dépit de l'obligation faite aux immigrants d'inscrire leurs enfants aux écoles françaises au primaire et au secondaire, au niveau du cégep et de l'Université 55 et 57 p.cent des allophones \u2022 Climatiseur \u2022 Radio AM/FM stéréo avec lecteur de cassettes \u2022 Direction assistée \u2022 Freins assistés \u2022 Enjoliveurs de roues pleine grandeur \u2022 Volant inclinable \u2022 Deux rétroviseurs \u2022 Déclencheur de coffre arrière \u2022 Vitres teintées \u2022 Anti-recul \u2022 Pneus radiaux ceinturés d'acier toutes saisons \u2022 Console centrale \u2022 Intérieur de luxe \u2022Transport, taxes et préparation en sus Incluant le programme d'assistance routière 24 heures Subaru en association avec le (g^t) SUBARU AUTO CENTRE SUBARU VARENNES 4032.St-Cathorln« ouest 18SS, Route 132 Montréal (514) 937-4235 Varenne» (514) 652-4979 SUBARU MONTRÉAL 4900.rue Paré Montréal (514) 737-4441 CRISTOFARO SUBARU 1571, Beau bien est Montrésl (514)270-1159 SUBARU LONGUEUIL 465, Curé-Poirier ouest Longueuil(514) 677-6361 et 522-6045 ST-JEAN SUBARU 450, Jacques Cartier St-Jean (514)347-6555 SUBARU REPENTIGNY 761, Notre-Oame Répcntigny (514) 565-9950 LACHUTE SUBARU Route rurale 2 Browsburg (514) 562-0262 SUBARU STE-AGATHE 155, deui.Morin Ste-Agathe-des-Monts (819)326-1600 LABELLE SUBARU 250.Doul.La belle S te-Rose (514) 963-6666 SUBARU ST-JÉRÔME 2355.Bout.Laoclle St-Jérôme (514) 438-7494 Montréal (514) 437-5186 BOULEVARD ST-MART1N AUTO 1430.S t-Martin ouest Laval (514) 667-4960 SUBARU VALLEYFIELD 2715, Boul.Hébert Valleyfleld (514) 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thèse qui soutient que l'unilinguisme français dans I affichage est un renforcement important pour faire adhérer les immigrants à la communauté francophone.Cette affirmation mérite davantage de vérifications, un «fardeau de la preuve» qui incombe aux politiciens qui véhiculent cette idée, a-t-il lancé.M.Jedwab a soutenu que les politiciens devraient intervenir quand un leader comme Guy Bout h illier (du Mouvement Québec français» affirme que «notre Cour suprême c'est la rue».«Je dois aller voir mes enfants, des membres de ma communauté et comment je leur explique que les valeurs de la majorité de la société s'exprimment par des déclarations corn m me: \"Notre Cour suprême c'est la rue.\" » de dénoncer M.Jedwab.Les négociations se poursuivent CILLES NORMAND du burtmu de La Presse QUÉBEC ¦ Les négociations se sont poursuivies de façon tout aussi ardue que la veille, hier, entre les leaders parlementaires des deux grands partis qui tentaient d'en arriver à une entente pour que des croupes qui ont manifesté de l'intérêt pour la législation sur la langue, mais qui n'ont pas été invités par le ministre Claude Ryan, puissent se faire entendre devant la commission d'étude.Rien n'avait encore transpiré de ces négociations, à ce point que le secrétariat des commissions a fait parvenir, en fin de journée, hier, une mise à jour de la grille de travail qui indiquait toujours que la commission sur la culture siégera ce soir durant le Discours du budget, ainsi que le mercredi matin, 26 mai, pendant que l'opposition fera sa critique du budget.Ce qui est impossible, les règlements de la Chambre étant à ce propos formels.Tandis que le gouvernement refusait toujours de répondre aux demandes pressantes de l'opposition d'au moins aviser les organismes convoqués durant ces périodes de ne pas se déplacer pour rien, le secrétaire suppléant de la commission, Alain Major, communiquait discrètement avec les organismes pour leur dire de ne pas se déplacer jeudi soir et le mercredi matin, 26 mai.Hier matin, M.Major a même demandé à la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec de faire connaître à quelle date elle pourrait témoigner sur le projet sur la langue.Selon nos sources, le leader parlementaire du gouvernement, Pierre Paradis, serait prêt à inviter, pour combler les vides, six organismes qui ne l'ont pas été, l'un d'eux représentants trois groupes de jeunes.Le Conseil de la langue française serait du nombre.La commission entendra aujourd'hui la CEQ, la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal, la CECM, et l'Association des commissions scolaires protestantes du Québec.I D'EPARGNE %MÙttéMt ! 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INFORMATIONS 1 800 463-5229 ou (418) 528-1200 ou j'appelle Communication-Québec (sans frais) Québec Gouvernement du Québec Ministère des Finances LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 20 MA11993 B5 Quatre militaires canadiens formellement accusés de meurtre et de torture Tous sont membres du régiment aéroporté basé à Petawawa MARIE-CLAUDE du bureau de La Presse Jacques Parizeau s'adressait hier aux membres de l'Association des manufacturiers canadiens, à Québec.À droite, Richard Le Hir, président de l'organisme.1,8010 * Parizeau accuse Québec de faire de la diversion avec la langue ANDRÉ PÉPIN du bureau de la Presse QUÉBEC ¦ Le chef péquiste, Jacques Parizeau, accuse le gouvernement Bourassa de faire de la «diversion» en relançant le débat sur la langue, au moment où l'économie du Québec craque de toutes parts, avec un taux de chômage réel de 22 p.cent.«Nous avons perdu cinq ans dans des discussions constitutionnelles qui ont échoué complètement.Voilà qu'on rouvre le débat sur la langue, comme si on avait besoin de ça», a déclaré le chef souverainiste, hier, devant l'Association des manufacturiers canadiens, qui tient sa onzième réunion annuelle, au Château Frontenac, dans la capitale.; M.Parizeau, qui n'intervient pratiquement pas dans le débat sur le projet de loi 86, s'emploie davantage, depuis plusieurs se* maines, à pourfendre les politiques économiques du gouvernement du Québec.Inlassablement, tous les jours, il brandit des statistiques inquiétantes, tant à l'Assemblée nationale que dans les discours qu'il prononce.Dans un Québec souverain, soutient-il, l'État va s'efforcer de développer «une complicité active» avec le secteur privé, «pour soutenir les entreprises capables de percer le marché des exportations.Soutenir les gagnants, d'une façon assez discrète pour échapper aux nouvelles règles mondiales de commerce».; Soutenir les entreprises gagnantes, sur les marchés internationaux, c'est un peu le discours que tient depuis plusieurs mois le ministre de l'Industrie et du Commerce, M.Gérald Tremblay.Ce dernier, on le sait, répète partout à travers le Québec que «seules les entreprises performantes peuvent espérer tirer leur épingle du jeu».\u2022 M.Parizeau parle de l'urgence de s'attaquer à la formation de la main-d'oeuvre.11 parle aussi des crédits d'impôt et des prêts aux entreprises, admettant que les règles empêchent maintenant les subventions directes.Devant les manufacturiers, hier, M.Parizeau a insisté pour dire que «la lutte, entre les deux gouvernements, fédéral et provincial», est en train de ruiner l'économie.«C'est simple, il y a un gouvernement de trop.Il faut régler le dossier politique, c'est un préalable».\u2022 Le chef de l'opposition enumère une série de données montrant la dure réalité économique du Québec : è les investissements manufacturiers au Québec, en 1991, sont tombés de 18 p.cent; en 1992, de 23 p.cent et probablement de 17 p.cent cette année, ce qui constitue de l'inédit; \u2022 une telle chute des investissements manufacturiers montre que nous ne réalisons pas 45 p.cent de la performance ontarien- Qe; e au cours des quatre dernières années, les investissements dans les seuls domaines des machineries et de l'outillage ont diminué, en moyenne, de 6 p.cent par année; \u2022 dans le domaine de la formation professionnelle, le gouvernement ne dépense pas 10 p.cent des budgets prévus, depuis 1990; è il y a 30 ans, on dénombrait 150 000 élèves dans les écoles des métiers, ce nombre n'est plus que de 15 000, avec un taux de décrochage global, au secondaire, de près de 40 p.cent.M.Parizeau soulève longuement, devant les manufacturiers, la nécessité d'un Québec souverain, notamment pour mieux définir une fiscalité claire, mettant fin à l'entrelacement des politique, fédérales et provinciales.OTTAWA ¦ Après deux mois d'enquête, quatre militaires canadiens ont finalement été formellement accusés hier d'avoir torturé et assassiné le civil Somalien Shi-dane Abukar Arone, en mars dernier, à la base de Bel et Huen en Somalie.Deux d'entre eux, le caporal-chef Clayton Matchee et le soldat Elvin Brown, sont accusés de meurtre au second degré et de torture.Le soldat David Brocklebank et le sergent Mark Boland font face quant à eux à des accusations de torture et de «négligence dans l'exécution de leur tâche».Selon le brigadier général Pierre Boutet, c'est la première fois que des militaires canadiens doivent faire face à des accusations d'une telle gravité pour des gestes faits alors qu'ils participaient à une opération des Nations unies.M.Arone a été battu à mort alors qu'il était détenu à la base militaire canadienne de Belet Huen, en Somalie, le 16 mars dernier.L'armée l'avait arrêté et mis en détention \u2014 essentiellement dans un trou dans le sol entouré de sacs de sable \u2014 parce qu'il avait tenté de s'infiltrer illégalement sur la base canadienne.Les quatre militaires accusés sont tous membres du régiment aéroporté basé à Petawawa, non loin d'Ottawa.Ils ont tous été rapatriés depuis le début de cette affaire.L'un d'entre eux, le caporal Matchee, est à l'hôpital militaire d'Ottawa depuis près de deux mois maintenant.Son état est grave et le caporal est incapable de communiquer.U a été ramené dans le coma de Somalie où on l'avait retrouvé, pendu dans sa cellule à la base de Belet Huen, le 19 mars dernier.Matchee avait été arrêté la veille et mis en détention relativement â la mort de M.Arone.Sa famille affirme qu'il n'a pas tenté de se suicider même si c'est la thèse retenue par l'armée canadienne.Les trois autres accusés ont été arrêtés et ramenés à la base de Petawawa le 4 avril, après que l'armée eût envoyé des enquêteurs spéciaux faire des recherches sur l'affaire Arone.Ils ont depuis été relâchés et occupent leurs fonctions normales sur la base.Le militaire supérieur en charge du dossier, le major Robert MacKay, commandant de la base de Petawawa, n'a pas jugé nécessaire de les mettre en détention en attendant la suite des événements, a expliqué hier le brigadier général Boutet.M.Boutet a cependant remarqué que dans l'armée «on a un peu plus de contrôle sur nos gens que la plupart des employeurs et donc il y a certaines formes de contrôle, sans qu'on n'ait nécessairement à mettre les gens en détention.» Un cinquième militaire, le sergent Perry Douglas Gresty, a été arrêté au début d'avril relativement à cette affaire et rapatrié lui aussi.Aucune accusation n'a cependant été portée contre lui.Le brigadier général Boutet a expliqué que l'enquête se poursuivait à son sujet.Maintenant que des accusations ont été portées, un processus complexe et hautement sophistiqué est mis en marche qui pourrait éventuellement mener à la tenue d'un procès en cour martiale.Le dossier grimpera la pyramide hiérarchique militaire jusqu'à ce que l'on décide, à la lumière de la gravité des faits, quel type d'outil juridique \u2014 procédure sommaire, juge seul, tribunal martial composé d'un nombre varié de membres, etc.\u2014 devra être utilisé, a expliqué M.Boutet.Selon lui, si on décide de tenir un procès, il pourrait avoir lieu en septembre à Petawawa puisque c'est là que sont les principaux témoins.Mais il demeure possible que le procès commence au Canada et qu'on aille en Somalie entendre des témoins si c'est nécessaire, a-t-il ajouté, précisant qu'il ne faisait cependant que spéculer au sujet de tout cela.Ce sont les «autorités» qui prendront les décisions en temps et lieu.La loi prévoit une peine de prison à perpétuité pour tout individu reconnu coupable de meurtre au second degré, avec possibilité de libération conditionnelle après 10 ans.Un individu reconnu coupable de torture peut recevoir une peine de 14 ans de prison.Ce sont les mêmes peines que celles prévues par le code criminel.L'affaire Arone est seulement un des quatres incidents graves impliquant des soldats canadiens dans la mort de civils so-maliens, survenus depuis le début de la mission de paix «Dell- ! vrance » en Somalie.Un seul autre de ces événements fait actuellement l'objet -d'une enquête spéciale.U s'agit .de la mort d'un Somalien, tombé sous les balles de soldats canadiens le 4 mars dernier.La première version officielle de l'armée canadienne veut qu'on ait fait feu sur l'homme alors qu'il tentait de saboter des hélicoptères canadiens.Des témoignages laissent croire toutefois que l'homme n'était pas armé -et qu'il a été ni plus ni moins exécuté.Au milieu de toutes ces controverses, la ministre de la Défense, Kim Campbell, a demandé la tenue d'une enquête spéciale sur la conduite des militaires canadiens en Somalie.Le dossier a depuis été alimenté par une enquête journalistique de la CBC, qui a mis en.lumière la présence de liens entre certains groupes supréma-cistes et quelques membres de: l'armée canadienne, dont un - : militaire actuellement en Sq»> malie.\\ » * t I Abonnez-vous à Bell Mobilité Cellulaire pour une période de 36 mois avant le 30 juin 1993 et obtenez 3 mois gratuits de l'option Chez-soi: faites des appels d'une 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593-5555 Pcel Cellulaire inc.Tél.: (514) 879-1450 Télcccntrc Québec TcL:(514) 485-5222 Wcscom Tél.: (514)933-42*9 Rose me rc Centre du Téléphone Mobile-Tel.: (514) 979-3838 Stc-Agalhc-dcs-Monts Autoradios C.VL inc.Tél.: (819) 326-2006 St-Eus tache Centre de communication St-Eustache Tél.: (514) 473-2982 St-Hyacinthc Auto-Phone cnr.Tel.: (514) 778-1911 St-Jcan Télévision Hébert et Gouin Tél.: (514) 348-5210 St-Sauveur-dcs-Monts Telcomm Cellulaire inc.Tél.: (514) 227-2346 Terrebonne Cellulaire Terrebonne cnr.Tél.: (514) 964-0072 Tracy Radio Michel inc.Tél.: (514) 746-7777 Ville Mercier rétribution Réjean Mailloux inc.Tél.: (514) 951-0446 a B Budget : Gérard-D.Levesque aura peut-être de d'aptes PC QUÉBEC n ¦ Quand il se lèvera, ce soir, pour faire lecture de son discours du budget à l'Assemblée nationale, le ministre des Finances Gérard-D.Levesque arborera sans doute un large sourire: pour une fois, le Québec souffrira avantageuse* ment la comparaison.Que ce soit par l'ampleur de son déficit, qu'il tentera de maintenir en-deça des cinq milliards, ou les moyens d'y parvenir, le budget Levesque-Bourassa aura l'air bien doux en comparaison de la dégelée servie hier aux citoyens et aux fonctionnaires on-tariens.Même le Globe and Mail de Toronto en convient: «Les Québécois ont au moins l'espoir que cessera bientôt la raclée quon leur a servie depuis quelques an- nées», écrivait hier le quotidien national du Canada anglais dans un éditorial intitulé «Sobriété distincte».Toutes proportions gardées, le Québec affiche un déficit par tête d'habitant moins important que celui de huit autres provinces.Derrière ce positionnement prévisible devant les caméras de l'Assemblée nationale, le contribuable québécois ne devra pas oublier cependant qu'à l'exemple de un ni en manches courtes.Taille P, perbescol Prix courant jusqu'à 40$ rton à lette 88 Ni m .\u2022\u2022 .\\.* vÀ \u2022V- ¦C'.m '.am y- \u2022 vv M V0TRE.AVANTAGE : LE CHOIX A LA GRANDEUR DU MAGASIN! * MODE POUR HOMME ET 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