La presse, 23 mai 1993, Cahier A
[" -'.V \".\u2014.\u2014 \u2022»\u2022\u2022 * 1012 22 27 31 32l 29 1 2 8 911 31 32 SELECT Aujourd'hui: partiellement ensoleillé.Minimum 9° Maximum 17* Demain: nuageux avec averses.MONTRÉAL.DIMANCHE 23 MA11993 109e ANNÉE N°210 c r r r , nAIIir-\u201er \"es de La Madeleine : 1.00 58 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents Routes motorisées: 70 cents %Abitibi-Témiscamingue : 55 cents > Extérieur de la ville < À domicile par porteurs: 60 cents 50* Taxes m tua Bonjour ! La personnalité de la semaine FRANCINE LELIÈVRE Sports Sommaire .Annonces classées knmobWtr.B12 à B15 marchandises.B15.Cô emplois.- -automobiles-.C6 Gt C7 propositions d'affaires-A9 * .Additions croisées.Ç6 Arts et spectacles Informatloîis.B7 à B11 ciné* horaire.B10 télé horaire.B9 * \u2022 Bandes dessinées.B16 ; Décès.C9 * ' Etes-vous observateur?.B12 Feuilleton.C8 Horoscope.B14 Le bridge\u2014 C8 Le monde.A6 Livres Cahier B Loteries.A4 Mot mystère.C7 Santé.Cahier C .SPORTS RéJean Tremblay S5 PHOTO FERNAND MERCIER, collaboration spécule Les policiers du SPCUM examinent l'arme d'un des patrouilleurs atteint très grièvement par des projectiles d'arme à feu tirés de sang-froid par un malfaiteur qui a pris le large.La police ratisse ville Le gunman qui a fait feu sur deux policiers est activement recherché MARIE-FRANCE LÉGER Alors qu'ils cherchaient des témoins relativement à une agression contre un chauffeur de taxi, vers 2 h 15, hier matin, deux policiers ont été atteints à bout portant de plusieurs projectiles d'arme à feu, au Carré Dorches-ter, en plein centre-ville.L'agent Walter Filipas, 32 ans, a reçu deux balles à la tête.Il reposait hier soir entre la vie et la mort.Sa consoeur, Lucy Krasows-ki, âgée de 30 ans, a été atteinte au visage et au genou.Elle a subi une opération et semble hors de danger.Les deux patrouilleurs du poste 25, et deux autres autos-patrouille, répondaient à un appel de voies de fait contre un chauffeur de taxi de la compagnie Pontiac, à l'intersection de la rue Cathédrale et du boulevard René- Léves-que.11 était 2 h 13.Le chauffeur a affirmé que sept agresseurs s'en sont pris à lui et l'ont frappé au visage.Les deux patrouilleurs ont décidé de ratisser le secteur et de faire le tour du Carré Dorchester.À cet endroit, du côté de la rue Peel, ils ont interrogé un passant pour savoir s'il avait été.témoin de l'événement.Celui-ci s'est avancé vers la voiture, a brusquement sorti une arme de poing et ordonné aux deux policiers de lui remettre leurs armes.Sans attendre, le suspect a tiré plusieurs projectiles à bout portant en direction des policiers.La fenêtre du côté passager était ouverte et l'agent Filipas a été atteint à la tête.La policière, qui conduisait, a également été touchée.Elle a quand même eu la force de lancer un appel au secours par radio.«I have been shot (On m'a tiré dessus)», a-t-elle réussi à articuler à quelques reprises sur les ondes.Mais, à l'arrivée des renforts, le suspect s'était déjà évanoui dans la nature.* Tout porte à croire cependant que le dangereux tireur a été touché.C'est une piste très intéressante qui s'offre aux enquêteurs de la section des homicides.Le suspect aurait été atteint d'une balle tirée par l'agent Walter Filipas.Le porte-parole du SPCUM évoque cette hypothèse parce que l'arme de l'agent Filipas était dégainée c| qu'il manquait une balle dans le barillet.On ignore cependant si Filipas était déjà atteint quand il a tiré.Trois douilles vides ont été retrouvées sur les lieux.«Le policier a tiré.Mais il est encore trop tôt pour dire à quel moment», a indiqué Serge Mélodie, officier responsable des relations publiques au SPCUM.Des traces de sang ont été relevées à l'extérieur du véhicule.Il se pourrait que le suspect se soit enfui par la rue Lagauchetière.Hier, les policiers étudiaient plusieurs hypothèses, à savoir notamment si le malfaiteur avait pu prendre un taxi à cet endroit.En soirée, les enquêteurs estimaient qu'il y avait peu de chances que l'incident impliquant le chauffeur de taxi et l'agression armée contre les deux policiers soient liés de quelque façon.Par ailleurs, trois des sept présumés agresseurs du chauffeur de taxi, des hommes d'origine latino-américaine, ont été arrêtés puis relâchés.Aucune accusation de voies de fait n'avait été portée contre eux hier.Les policiers Walter Filipas et Lucy Krasowski comptent tous les deux dix années de service à leur actif.Au poste 25 hier, l'atmosphère était lugubre.La mine sombre, les policiers et les officiers refusaient toute entrevue.L'aumônier des policiers s'est rendu sur place dans la matinée pour réconforter la famille et les amis.Des psychologues étaient également présents afin d'aider les policiers.Les sergents-détectives Rodrigue Dion ne et Paul Langlais de la section des homicides sont les enquêteurs au dossier.Toute personne pouvant mettre les policiers sur la piste du suspect est invitée à communiquer au 280-2052 ou au 280-2225.L'homme est de race blanche, âgé approximativement de 30 ans, mesure 1,75 m (5'11\") et pèse environ 72 kilos ( 1601bs).Il VOIR POLICE EN A 2 « C'est un fouillis dans la tête des enfants » MICHÈLE OUIMET 2D À l'école Père-Mar-¦ quette, les élèves de quatrième secondaire de Diane Mal-lick se traînent les pieds.«Ouachî encore un cours d'anglais.» Us travaillent en équipe, des faibles avec des forts, des gars avec des filles.Dans le fond de la classe, deux Vietnamiens, découragés et frustrés, contemplent leur feuille blanche.Us sont au Québec depuis trois ans et ils en arrachent avec le français.Alors l'anglais.Us sont déroutés par la méthode d'enseignement.Ils n'ont pas de grammaire et on ne leur apprend pas la structure de la langue.Rien.Que de la communication orale.Us sont perdus.Diane Mallick le sait bien mais elle n'a pas vraiment le choix.Elle doit enseigner le programme du ministère de l'Éducation, implanté depuis une dizaine d'années et basé essentiellement sur 'l'approche communicative*.Fini l'ère des structures où l'élève devait répéter des phrases.Fini la grammaire.Désormais, on communique.L'enseignant, explique le Conseil supérieur de l'éducation, doit 'faire naître la communication en classe et l'animer*.«On voit bien que les fonctionnaires n'ont pas 34 énervés devant eux, dit Diane Mallick.Comment voulez-vous enseigner cette méthode-là avec les problèmes de discipline et des élèves qui disent des niaiseries.Une fois, par exemple, j'ai demandé à un élève « Where do you corne from» et il m'a répondu «Mexico».Un gars de la classe s'est retourné et il lui a dit: «Ben, retour nes-y donc!».Il a fallu que j'arrête le cours pour leur faire la morale.» Environ 40 p.cent des élèves de Père-Marquette, une école de la Commission des écoles catholi- 3ues de Montréal (CECM) située ans une sorte de no man's land VOIR FOUILLIS EN A 2 ¦ L'Immersion n'a pas mis fin aux deux solitudes.Page A 4 ¦ Les francophones arrivent à l'université sans être capables de lire l'anglais.Page A 5 Le Barreau passe un savon au ministre de la Justice CILLES FAQUIN Le ministre fédéral de la Justice Pierre Biais manque de sérieux et néglige l'intérêt public en présentant quatre projets de loi à la dernière minute pour tenter d'en disposer coûte que coûte avant les prochaines élections, estime le Barreau du Québec.Dans une lettre au ton cinglant dont La Presse a obtenu copie, le bâtonnier Paul Carrière déplore la démarche précipitée du gouvernement et soutient qu'il vaut mieux reporter l'adoption de ces projets plutôt que de les entériner sans réflexion sérieuse.Même si la dernière session parlementaire tire à sa fin, M.Biais a récemment présenté un projet de loi sur la pornographie juvénile (C-128) et annoncé son intention de le faire adopter dans les plus brefs délais.Il entend faire de même avec ceux traitant de la détermination de la peine (C-90) et du harcèlement criminel (C-126), ainsi que celui sur les substances psychotropes (C-85) de son collègue Benoît Bouchard.- Le Barreau a l'habitude de collaborer avec le ministère de la Justice pour examiner et améliorer les projets de loi lors des séances des comités parlementaires, mais il refuse de se rendre à Ottawa mardi prochain écrit le bâtonnier.«La raison est simple, nous n'aurons pas le temps de faire un travail sérieux en si peu de temps», ajoute M.Carrière.Le calendrier serré que s'imposent les divers comités législatifs interdit une réflexion sérieuse à l'égard de tous les projets de loi.Pour y avoir déjà participé, il note que les travaux de ces comités commandent un peu plus de réflexion et souligne qu'il est extrêmement rare de les voir déposer leur rapport moins d'un mois après le début des audiences.«Faire croire le contraire est un signe de mépris à l'égard de ceux qui y oeuvrent et de ceux qui font l'effort de s'y présenter après avoir préparé un document de qualité», soutient M.Carrière.Après avoir rappelé que la principale fonction du Barreau est d'assurer la protection du public, le bâtonnier précise qu'il est de son devoir d étudier les mesures législatives touchant les droits des citoyens.Il VOIR BARREAU EN A 2 1 m - Les Islande» évitent l'élimination w ¦ > r- if- ¦ y X- 4» ' ¦ .> Lundi, 24 mai, Fête de Doliard, la Presse ne sera pas publiée UN SONDAGE La Presse et travail : les «anglos» y croient de plus en plus ÉaiCMÙÈLE OUIMET elon un sondage ÇROP, deux fois plus d'anglophones que de francophones croient que le bilinguisme est plus nécessaire *qq1i y a cinq ans pour obtenir un emploi.En effet, 70 p.cent des anglophones affirment que la maîtrise des deux langues est plus importante, comparé à 37 p.cent seulement chez les francophones.Par contre, dès qu'on se tourne vers l'avenir, les proportions s'inversent et l'insécurité des francophones refait surface.Lorsqu'on demande si le bilinguisme sera plus nécessaire en l'an 2000 qu'aujourd'hui, les francophones répondent oui à 64 p.cent alors que les anglophones disent oui à 41 p.cent.Quant aux allophones, que l'on soit en 1988, en 1993 ou en l'an 2000, ils affirment que la maîtrise des deux langues est très importante.Plus de 80 p.cent d'entre eux répondent que le bilinguisme est plus nécessaire qu'il y a cinq ans pour obtenir un emploi et 75 p.cent disent, qu'en l'an 2000, ta maîtrise des deux-», langues sera plus nécessaire qu'aujourd'hui.Ce sondage, réalisé entre le 13 et le 18 mai, a été effectué auprès de 1005 Québécois une semaine après le dépôt du projet de loi 86 qui permet, entre autres, l'affichage bilingue dans les commerces.Parmi les gens interrogés, 853 ont dit que le français était la langue utilisée à la maison et 152 ont mentionné l'anglais ou une autre langue.La marge d'erreur est de trois p.cent, 19 fois sur 20.CROP a également demandé si le bilinguisme est plus nécessaire qu'il y a cinq ans pour obtenir une promotion.Oui, ont répondu les personnes interrogées.Les réponses se comparent à celles obtenues sur remploi.Par contre, le fait de maîtriser les deux langues semble plus nécessaire pour décrocher un emploi que pour avoir une promotion.Plus d'anglophones (67 p.cent) que de francophones (51 p.cent) croient qu'il est très important d'être bilingue.Quant aux allophones, ils affirment, avec une écrasante majorité, 80 p.cent.\u2022 < : - : > 3ï ¦ -va ¦\u2022¦i>: : \u2022\u2022\u2022 V.'V.* VOIR BILINGUISME EN A 2 Prix convenants à tous les budgets Distributeur» dan» tout le Québec 9555, Henri-Bouratsa est Montréal H1E1P6 494-2400 Sans frais : 1-800-NORACEL EIIIIIIS! nw 7747 A2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 25 MA11993 «L'affaire» Attali: un brillant jeune homme trop pressé LOUIS B.RO BIT AILLE collaboration spéciale j acqucs Attali, 50 ans à peine, est l'incarnation même de ce qu'à Paris on appelle le «brillant jeune homme».Bien que dans la capitale française cette espèce prolifère, l'ancien «conseiller spécial» du président Mitterrand (de 81 à 91 ) n'a sans doute pas de rival pour ce qui est de la fulgurance de la carrière, de la quantité de succès et de titres de gloire accumulés, de la nonchalance avec laquelle ce fils de commerçants juifs pied-noirs d'Alger a mené sa barque parmi les grands de ce monde.Brillant diplômé de Polytechnique et de l'École nationale d'administration, conseiller économique de Mitterrand depuis 1974, puis confident privilégié, installé dans le bureau voisin du président pendant dix ans, Jacques Attali assistait aux conseils des ministes du mercredi et à la plupart des entretiens de Mitterrand avec les personnalités de passage.C'est lui qui était chargé \u2014 parfois au désespoir des Américains, qui le trouvaient «compliqué» \u2014\u2022 de préparer les sommets du G7.Cultivant des amitiés dans le monde du show-biz (entre autres avec le comique Coluche, dont il prononça l'oraison funèbre), il écrivait à temps perdu des textes de chanson.Mais il écrivait aussi des livres.Seize ouvrages entre 1973 et 1993: de gros livres souvent brillants, presque toujours touffus sinon incompréhensibles, et sur tous les sujets imaginables.Attali a écrit sur l'économie, mais aussi la médecine, la musique, le temps.Sans compter deux romans volumineux ces dernières années.Devenu en 1991 le premier patron de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement de l'Europe de l'Est, le «président Attali», d'ailleurs fort mal vu des médias britanniques pour son côté «hautain» et son goût pour les dépenses somptuaires, se présente invariablement comme «écrivain et banquier».Et continue donc de noircir des feuilles de papier tous les matins aux petites heures de l'aube.Depuis de longues années, tous les livres de Jacques Attali figurent sur les listes de best-sellers.Ce qui ne lui vaut pas que des amis dans les milieux parisiens.Le dernier en date, Verbatim ( Éd.Fayard, 958 pages), est une brique de près de mille pages constituée pour l'essentiel des notes prises par le «conseiller spécial» du président jour après jour.Ce livre énorme ne couvre d'ailleurs que la période 81-86, et on nous annonce déjà un deuxième tome aussi consistant sur les années 86-91.Si le livre s'arrache déjà en librairie depuis deux semaines, il est également depuis jeudi dernier l'objet d'une «affaire» dont Paris raffole, surtout lors- !\t\tPARIS FRANCE\t qu'elles concernent de grandes vedettes ou des «puissants».Victime probablement de la pauvreté de l'information en cette veille de «pont» de l'Ascension, Jacques Attali a réussi à faire la une de Libération et du Monde ainsi qu'à occuper trois bonnes minutes aux journaux télévisés des deux principales chaînes de télévision.Motif: Jacques Attali, qui avait justement annoncé son ambition de restituer «mot à mot» la chronique des années 81-86, s'est trouvé pris en flagrant délit d'indélicatesse (pour ne pas dire de plagiat), mais aussi de manipulation historique.L'éditrice parisienne Odile Jacob a en effet découvert, un peu par hasard, que Verbatim contenait très exactement 43 «emprunts» presque textuels à un manuscrit (pour l'instant inachevé) d'entretiens entre l'écrivain Élie Wiesel et le président Mitterrand.Les entretiens, qui portaient sur la religion, sur Israël, etc., datent de 1987-88.Les deux hommes avaient convenu de les reprendre dans un avenir proche, pour en faire un livre.Or voilà que 43 extraits longs de 10 à 40 lignes, se retrouvent en effet mot à mot ou presque dans le livre d'Attali.Celui-ci explique aujourd'hui, devant la tempête déclenchée dans les médias, qu'il a à l'époque assisté aux entretiens en question.Qu'il a pris des notes et que, croyant que le projet de livre avait été abandonné, avait glissé les propos (généraux) de Mitterrand dans son propre livre.9 Cette version est déjà contestée: Attali n'aurait assisté qu'à trois de ces entretiens.En revanche il aurait eu dans son bureau une copie du manuscrit, ce qui expliquerait la troublante similitude avec les propos rapportés dans Verbatim.Plus embêtant: Attali a, forcément, changé complètement les dates des déclarations de Mitterrand, et les situe plusieurs années plus tôt, soit au moment de la crise de l'école privée en France, soit à la veille d'un voyage officiel en Israël.Ce qui a pour effet de donner un rôle flatteur de visionnaire au président.Au passage, Élie Wiesel a pratiquement disparu : il est mentionné dans trois extraits, tandis que les 40 autres apparaissent comme des propos tenus.à Jacques Attali lui-même.Un détournement de citations qu'Élie Wiesel lui-même assimile à un pillage de texte: selon Odile Jacob, en tout cas, ces «emprunts» ont pour effet de vider de toute substance le projet Mitterrand-Wiesel.On ne sait si les menaces de poursuites judiciaires pour plagiat seront mises à exécution.Mais pour la presse parisienne, qui s'en donne à coeur joie, c'est d'autant plus fâcheux que Jacques Attali s'était déjà illustré dans ce genre d'indélicatesse.Quand son Histoire du temps était parue en 1983, un critique avisé avait retrouvé l'équivalent de pa- ges entières «empruntées» textuellement à Karl Junger.Plus des citations textuelles tirées de livres cités dans la bibliographie, mais dépourvues de guillemets.Jacques Attali avait de toute urgence réimprimé le livre avec les corrections qui s'imposaient, et attribué ces «erreurs» à la précipitation.Un «conseiller spécial» est si occupé! Déjà l'exercice peu banal qui consistait pour un conseiller proche à publier, presque à chaud, le contenu d'entretiens confidentiels avec d'autres chefs d'État, ou de conseils des ministres, a été diversement apprécié en Europe (même si Mitterrand avait donné son accord en général).La question est maintenant de savoir si l'auteur a vraiment rapporté Verbatim les propos des uns et des autres, ou s'il s'est permis autant de libertés avec tout le monde.Les personnalités citées commencent du coup à relire à la loupe les propos qui leur sont attribuées.Et certains contestent.Prochain sujet de querelle entre Québec et Ottawa: est-il vrai, comme l'écrit Attali, que «Mitterrand n'a jamais éprouvé de passion pour la cause québécoise, qu'il juge dépassée» (page 782)?Lors de la dernière visite de M.Mulro-ney en France, son entourage se réjouis-sait bruyamment de cette mise au point.Désormais Québec pourra toujours prétendre qu'Attali a sur ce sujet entendu des voix, ou recopié le texte d'un quidam qui lui est tombé sous la main.Mardi dans La Presse ¦¦¦¦ r-'K Après un deuxième essai ! ¦ Au fil des semaines et des mois, notre chroniqueur automobile fait l'essai de plusieurs voitures.Ses commentaires ne se retrouvent pas toujours dans sa chronique hebdomadaire.Voilà pourquoi, Denis Duquet propose aux lecteurs de La Presse dans l'édition de mardi ce qu'il appelle une -seconde opinion* sur huit modèles récents.«Dans la plupart des cas, ecrit-il, ces essais ou ces 'secondes opinions' permettent de confirmer les résultats du premier test.Certains essais permettent aussi de déceler des variantes importantes ou des détails qui ne s'étaient pas manifestés lors du premier essai.» Claude Beaudoin y va, pour sa part, de ses suggestions sur l'achat d'une voiture neuve, à partir des exigences et des caractéristiques que le lecteur lui a fait parvenir par courrier.Enfin, le CAA-Ouebec répond à quatre questions que les automobilistes se posent à l'occasion: a) Vendre la voiture d'un défunt?b) Les pare-chocs noirs et leur entretien?c) Les essuie-glace d'hiver?d) Un composé d'astiquage liquide, est-ce utile?À lire mardi dans La Presse SUITE DE LA UNE Lundi 24 mai7 Fête de Dollard OUVERT Grands magasins Marchés publics Le Jardin Botanique L'Insectarium Le Planétarium Dow Le Biodôme Le Centre d'histoire de Montréal Courts de tennis Golf municipal On peut obtenir plus de renseignements sur les services offerts par le Service des loisirs et du développement communautaire en téléphonant au 872-6211.FERMÉ Arénas Bibliothèques de quartier Centres de loisirs Le Centre Gadbois Le Centre Pierre Charbonneau Le Centre soortif Claude-Robillard Maisons de la culture Piscines intérieures et extérieures Bibliothèque centrale La Chapelle historique du Bon Pasteur Bibliobus Phonothèque Bureaux de la Ville de Montréal Accès Montréal Société canadienne des Postes Bureaux des gouvernements du Québec et du Canada Caisses populaires Banques Loto-Québec Bell Canada {sauf le Service à la clientèle) Hydro-Québec (y compris le Service à la clientèle) Société des alcools {sauf les succursales ouvertes habituellement le dimanche) L'enlèvement des ordures ménagères n'aura pas lieu.La quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 082 2958 rs ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du hindi au vendredi de 7 h à 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de Oh 30 à 17 h Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé+ Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-71îlP 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i i i \\ la presse est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule I la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les Informations de la presse et celles des ¦ services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations j particulières à la presse sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 .Enregistrement: numéro 1400 » Port de retour garanti.I (USPS003692) Champlain N.Y.12910-1518.JJIENSEIGNEMENTS 235-7272 .i lllllillllll ' DIMANCHE I 23 MA11993 I I I |C CODE DU JOUR 20-7 BILINGUISME ET TRAVAIL (1) Dans votre milieu de travail, dlrlez-vous qu'il est plus nécessaire, aussi nécessaire ou moins nécessaire qu'il y a cinq ans d'être bilingue (français-anglais.) pour obtenir un emploi?' \t\tFranco-\tAnglo-\tAllo- \tTotal\tphones\tphones %\tphones \t%\t%\t\t-% plus nécessaire\t44\t37\t70\t82 aussi nécessaire\t42\t48\t18\t14 moins nécessaire\t11\t12\t12\t2 NSP /PR\t3\t4\t\u2014\t2 Dans votre milieu de travail, diriez-vous qu'il est plus nécessaire, aussi nécessaire ou moins nécessaire qu'il y a cinq ans d'être bilingue (français-anglais.) pour obenlr une promotion?1 \t\tFranco-\tAnglo-\tAllo- \tTotal\tphones\tphones\tphones \t%\t%\t%\t% plus nécessaire\t46\t41\t65\t75 aussi nécessaire\t40\t44\t22\t19 moins nécessaire\t10\t11\t12\t4 NSP /PR\t4\t5\t\u2014\t2 BILINGUISME ET TRAVAIL (2) En l'an 2000, dans sept ans, croyez-vous qu'il sera plus nécessaire, aussi nécessaire ou moins nécessaire qu'aujourd'hui, au Québec, d'être bilingue (français-anglais.) pour obtenir un emploi?1 \t\tFranco-\tAnglo-\tAllo- \tTotal\tphones\tphones %\tphones \t%\t%\t\t% plus nécessaire\t63\t64\t41\t75 aussi nécessaire\t29\t28\t43\t18 moins nécessaire\t5\t3\t17\t3 NSP /PR\t4\t4\t\u2014\t4 En l'an 2000, dans sept ans, croyez-vous qu'il sera plus nécessaire, aussi nécessaire ou moins nécessaire qu'aujourd'hui, au Québec, d'être bilingue (français-anglais.) pour obtenir une promotion?1 Question posée à la population active seulement BILINGUISME Bilinguisme et travai: les -angles» y croient de plus en plus ta ux*~ que le bilinguisme est très important.En 1984, 6b p.cent des Québécois affirmaient que le bilinguisme était très important.Aujourd'hui, seulement 55 p.cent des répondants croient toujours que la maîtrise des deux langues est très importante.Plus de 60 p.cent des person- plus nécessaire aussi nécessaire moins nécessaire NSP /PR Question posée a la population active seulement.nés interrogées sont des travailleurs.CROP leur a demandé quelle langue ils utilisent dans leur milieu de travail.Quatre-vingt p.cent des francophones ont répondu qu'ils travaillaient seulement et surtout en français.Quatre p.cent doivent utiliser surtout l'anglais et aucun \tFranco-\tAnglo-\tAllo- Total\tphones\tphones %\tphones % %\t%\t\t 63\t63\t48\t78 27\t28\t31\t16 6\t5\t21\t3 3\t4\t\u2014\t2 n'est obligé de travailler uniquement en anglais.Par contre, 13 p.cent des an-' glophones doivent travailler sur-; tout en français et 3 p.cent, en français seulement.Plus d'anglophones que dé francophones doivent donc être bilingues.?Le Barreau passe un savon au ministre de la Justice demande ensuite au ministre si sa propre tâche sera accomplie par le seul fait de déposer ces quatre projets pour en faire un examen accéléré.«Nous sommes navrés de ne pas bénéficier du temps requis pour faire nos commentaires car, à première vue, nous pourrions en apporter plusieurs afin que les dispositions proposées soient améliorées, ce qui permettrait d'offrir aux citoyens une législation de qualité plutôt qu'une législation de dernière minute», poursuit M.Carrière.Malgré toutes ces réserves, le bâtonnier formule plusieurs sug- gestions visant à corriger certaines lacunes relevées dans les projets du ministre Biais et lui pose de nombreuses questions sur ses objectifs.Finalement, le bâtonnier invite le ministre à reporter de quelques mois l'adoption de ses projets «plutôt que d'imposer à la société canadienne de vivre avec une mauvaise législation dictée par des impératifs électoraux».?POLICE La police ratisse la ville parle français.11 a les cheveux bruns courts et les yeux bruns.Il était vêtu d'un pantalon et d'un coupe-vent foncés.11 est probablement atteint d'un projectile.?FOUILLIS «C'est un fouillis dans la tète des enfants» entre Rosemont et le Plateau Mont-Royal, sont des allophones.Les classes sont hétérogènes et les différences culturelles sont importantes.Pas facile de «faire naître la communication» dans un tel contexte.«Le ministère nous dit qu'il faut y aller avec le vécu, avec ce qui les intéresse» explique Diane Mallick, et, à travers ça, distiller, à la pièce, des éléments de grammaire.On ne fait aucun enseignement systématique de la langue.Le problème, c'est que les élèves ne retiennent pas et ils ont l'impression qu'ils n'ont rien appris.C'est un fouillis dans leur tête.» « L'approche communicative, c'est bien gentil, dit Paul Four-mer, coordonnatcur provincial de l'anglais langue seconde et professeur au collège André-Grasset, mais on en a fait une espèce de fourre-tout.Si l'élève parle, 'Ah ! il communique'.Sauf que pour communiquer, il faut faire des phrases structurées.On a trop évacué la grammaire.» «C'est comme en français, explique de son côté Frank Caranci, professeur d'anglais langue seconde depuis 23 ans.On verse de l'essence sur une auto et on espère qu'il va y en avoir un peu qui va rentrer dans le réservoir.» L'écrit?Nul.Les élèves s'expriment mieux \u2014 il y a 20 ans, on avait des perroquets devant nous, dit Frank Caranci \u2014 mais au niveau de l'écrit, c'est nul.Il n'y a pas de par coeur, pas de devoirs ni de leçons.Que de la compréhension.Lorsqu'ils font des travaux en classe, les professeurs ne doivent pas corriger les fautes.Seulement les souligner.ga pourrait décourager les élèves, in n'enlève pas de points non plus.Ce qui compte, c'est que les jeunes aient compris le message même s'il est truffé d'erreurs monstrueuses.Diane Mallick et sa collègue, Thérèse Phelan, revenaient justement d'un stage de perfectionn-nement de trois jours offert par la CECM lorsqu'elles ont rencontré La Presse.Elles étaient un peu surprises, voire choquées.On leur a dit qu'elles corrigeaient trop.En fait, le ministère croit que les corrections vont se faire seules, au fil des années et des contacts avec la langue anglaise.C'est faux, affirme Thérèse Phelan.«Les fonctionnaires pensent que les élèves vont nous entendre et attraper ça par osmose.Ils sont complètement décrochés.Mon expérience me dit que les élèves ont besoin de points de repère.Quand je suis revenue de mon stage, j'ai dit aux élèves que te ne corrigeais plus leurs copies.Us ne voulaient pas.Ils m'ont demandé: 'Hein, pourquoi?9.» Jacqueline Romano-Torama-nian, la responsable des sessions de perfectionnement en anglais langue seconde à la CECM, explique que c'est l'efficacité du mes- sage qui doit primer et non la forme grammaticale.«L'erreur fait partie de l'apprentissage.Nous donnons aux élèves des éléments de grammaire et de vocabulaire mais toujours en lien avec un projet final ou un thème donné.On fait du brainstorming.On brasse les connaissances antérieures.» Thérèse Phelan n'y croit pas et elle ne se gêne d'ailleurs pas pour faire de la grammaire et donner à ses élèves des listes de verbes à apprendre par coeur.Mais, selon Gilles Bibeau, directeur du département de didactique à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal, on nourrit des 'attentes excessives*.«On s'attend à ce que les écoles produisent des bilingues.Ce n'est pas très réaliste.Quand on voit que ça ne marche pas, on change les programmes.» The cat is blue Certes, il y a des bilingues, mais ils n'ont pas appris leur anglais sur les bancs d'école.Au secondaire, ils sont regroupés dans un programme avancé, qu'on appelle ESL-LA.À la CECM, par exemple, 3 p.cent seulement de la clientèle du secondaire est inscrite au ESL-LA, soit 927 élèves sur 31 459.Au secondaire, les élèves suivent 100 heures d'anglais par année.C'est nettement insuffisant pour en faire des bilingues, affirment les experts, surtout si l'enseignement est donné au compte-gouttes comme ça se fait dans les écoles.De plus, les élèves de cinquième secondaire ne sont pas faciles à motiver.Ils doivent suivre le cours d'anglais mais ils peuvent le couler en toute tranquillité.Les crédits d'anglais ne sont pas obligatoires pour l'obtention du diplôme.Les anglophones, par contre, doivent réussir le cours de français langue seconde s'ils veulent graduer.«Ça reflète l'importance que les anglophones accordent au français», dit Hélène Freeland, responsable des programmes de français langue seconde au ministère de l'Éducation.Dans sa réforme sur les cégeps, qui n'a toujours pas été adoptée, la ministre Lucienne Robillard, corrige cette situation et, à partir de 1995, la réussite du cours d'anglais de cinquième secondaire sera obligatoire pour l'obtention du diplôme.Mais, ce qui compte vraiment, croit Paul Fournier, c'est le nombre d'heures consacrées à l'apprentissage de l'anglais.Et, évidemment, l'effort.«11 ne s'agit pas de s'asseoir en rond dans une classe et de dire The cat is blue'.» Au cégep, les élèves traînent leurs lacunes.A peine 11 p.cent des cé-gépiens s inscrivent dans des cours d'anglais et, de ce nombre, plus du tiers, soit 36 p.cent, doivent aller dans un cours de débutants.«Après huit ans d'anglais à l'école primaire et secondaire, précise Paul Fournier.C'est aberrant.»?Tous les lundis à la une de La Presse.\u2022 \u2014 i .i - .Chaque jour chez votre libraire! \u2022 \u2022 \u2022\u2022 ; \u2014-¦ 30 À LA UNE par Anne Richer \u2022 256 pages \u2022 Photos \u2022 18, 95 $ ?503730221 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 MA11993 Les résultats des sondages sur la langue ne surprennent pas Alliance Québec Presse Canadienne ¦ Les résultats de deux nouveaux sondages, qui suggèrent que les Québécois approuvent la nouvelle politique linguistique du gouvernement Robert Bourassa, ne surprend pas Alliance Québec.Selon le groupe de défense des droits des anglophones, ce sont les milieux politiques, et non la population en généra], qui ont toujours été réticents à l'assouplissement de la loi lOl.Un sondage CROP-La Presse révélait hier que les trois quarts des francophones du Québec sont d'accord avec l'affichage bilingue à l'extérieur des commerces.Une autre consultation, de la maison SOM, confirme que 80 p.cent des Québécois de souche appuient le projet de loi 86.«Ça ne nous surprend pas.Ça fait une dizaine d'années que les sondages reflètent justement une opinion semblable», a déclaré la porte-parole d'Alliance Québec, Victoria Perci-val-Hilton.Pour sa part, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ne s'inquiète pas outre mesure des résultats de ces \u2022sondages.Pour le président de l'organisme, Jean Dorion, les Québécois n'ont pas -été assez informés des véritables ^conséquences des modifications que je gouvernement veut apporter à la ^Charte de la langue française.Il a soutenu que les groupes de pression devront continuer à expliquer les répercussions de ce projet de loi, si jamais il est adopté.\u2022 A3 Robert Duguay PHOTO FERNAND MERCIER, collaboration spéciale Doux nomp1ers Messes dioms un fifceticffe Un pompier a subi des brûlures aux mains au deuxième degré tandis qu'un de ses camarades a été blessé légèrement au dos dans la nuit de vendredi à samedi en combattant un incendie qui s'est déclaré au sous-sol d'un édifice à logements de quatre étages situé au 4090 avenue du Parc La fontaine à Montréal.Une douzaine de logis ont été endommagés par les flammes, mais les résidents des autres appartements n'ont toutefois pu regagner leur foyer, le feu ayant détruit les fils électriques.Quelque 75 personnes ont donc été jetées sur le pavé à la suite du sinistre.Aucun des locataires n'a cependant été blessés.C'est le concierge qui a sonné l'alarme permettant aux locataires de s'enfuir.L'incendie qui a débuté au sous-sol pourrait avoir été causé par une défectuosité électrique.Alaska-Terre de feu en 45 OOO kilomètres MARIE-FRANCE LÉGER_ ¦ Pendant un an, Brigitte Lefebvre, 28 ans, et Stéphane Bordeleau, 29 ans, ont sillonné en camionnette et à vélo le continent américain, de l'Alaska à la Terre de feu.Ils ont parcouru 14 pays, appris des tas de choses et connu parfois la peur.Une périple, avouent-ils, qu'ils voulaient absolument accomplir avant de «rentrer dans le moule», à Montréal.Ils sont partis à trois en camionnette le 21 mai 1992.Il sont revenus à deux en avion le 18 mai 1993.En route, au mois de décembre au Costâ-Rica, ils ont perdu leur compagnon Guy-Renaud Kirouac qui a préféré rentrer «pour des raisons personnelles.» Eux, ils n'ont pas hésité.Ils ont continué à deux car ce voyage leur tenait énormément à coeur.Ils avaient travaillé très fort pour le préparer.«On avait vendu des t-shirts avant de partir.On avait trouvé des commanditaires pour la camionnette et les vélos», a indiqué Stéphane.Les globe-trotters ont également pu signer quelques reportages dans Brigitte Lefevbre et Stéphane Bordeleau.« Ca te force à revenir sur terre, le voyage ».PHOTO BERNARD BRAULT.La Presse La Presse et pour le réseau TVA.«Le fait d'écrire et de filmer, ça a été un très bon exercice.Ça nous a per-mis de bien analyser ce qu'on voyait», a souligné Brigitte.En chemin, ils ont interrogé des environnementalistes et des écono- mistes, afin de comprendre les graves problèmes écologiques vécus en Amérique Latine.En même temps, ils ont été confrontés à une histoire politique et sociologique.«Nous sommes très sensibilisés à l'environnement.Là-bas, les gens le sont moins et c'est normal.Ils sont pauvres et avant de penser à l'environnement, ils veulent d'abord manger», a précisé Brigitte.Le voyage leur a coûté à chacun environ 10 000 $.Une petie somme en comparaison de ce qu'ils ont appris, assurent-ils tous les deux.En bref CADAVRE IDENTIFIÉ ¦ La Sûreté du Québec a révélé hier l'identité de la personne dont le cadavre a été découvert jeudi soir par un agent de sécurité sur le chemin Grande Ligne, à Cari-gnan.Il s'agit de Mario Bergeron, 28 ans de Saint-Romuald.Selon les premières constatations, la victime aurait été atteinte de plusieurs projectiles d'arme à feu à la tête.Selon la police, le meurtre semble avoir été commis à l'endroit même où le cadavre a été découvert par l'agent de sécurité de la compagnie Terra, une firme qui se spécialise dans les champignons.D'après la SQ, le chemin Grande Ligne, à Carignan, est une route isolée qui aurait pu donner toute la latitude nécessaire au ou aux meurtriers pour agir.MANIF DES SERBES ¦ Une centaine de Serbes ont défilé dans les rues du centre-ville hier pour manifester leur opposition a toute intervention militaire internationale en Bosnie-Herzégovine.«Pour obtenir la paix il faut ramener les trois parties à la table de négociation et porter attention aux revendications de chacune d'entre elles», a déclaré le président du Congrès Serbe.Nikola Miljevic.Selon lui, tous doivent faire des concessions, mais il ne faut pas s'atten- dre à ce que les Serbes abandonnent le tiers du territoire où ils vivent depuis des siècles pendant que les Croates en conservent davantage qu'avant le conflit.II est vrai que les Musulmans ont souffert plus que tous les autres pendant la guerre, mais les enfants Serbes meurent aussi a-t-il dit.CHUTE MORTELLE D'UN MIRADOR ¦ Un homme de 46 ans, Réjean Biais de Victoriaville, a perdu la vie de façon tragique hier après-midi, après avoir fait une chute mortelle du haut d'un mirador fabriqué pour la prochaine saison de chasse au chevreuil.L'accident est survenu en pleine forêt, non loin du village de Nantes, situé dans la région du lac Mégantic, en Estrie.Selon le témoignage du frère de la victime qui l'accompagnait au moment du drame, les deux hommes seraient montés dans le mirador et la structure se serait effondrée, entraînant les deux hommes.Le survivant a alors transporté la victime sur son dos hors de la forêt afin qu'il puisse recevoir les premiers soins.Les deux frères ont été transportés au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke où les médecins n'ont pu que constater le décès de M.Biais.Dix policiers canadiens ont été tués en service depuis cinq ans Presse Canadienne ¦ Au cours des cinq dernières années, dix policiers ont été tués au Canada alors qu'ils étaient dans l'exercice de leurs fonctions.SEPTEMBRE 1992.L'agent Robert Vanderwiel, âgé de 36 ans, a été tué par balle après avoir arrêté un automobiliste à Calgary.SEPTEMBRE 1991.L'agent Scott Rossiter, 30 ans, de la police d'Inger-soll en Ontario, a reçu une balle tirée de son propre revolver à la suite d'une altercation survenue avec un individu dans un stationnement.JUILLET 1991.Le sergent Tom Cooper, 40 ans, de la Sûreté provinciale de l'Ontario, a été abattu sur le territoire de la réserve de Grassy Narrows, près de Kenora, en Ontario, après avoir répondu à une plainte concernant des armes à feu.JUIN 1991.L'agent Yves Phaneuf, 25 ans, de la police de Montréal a été tiré à bout portant au visage après un affrontement avec un cycliste.JUIN 1990.L'agent Ezio Faraqnea été abattu par un présumé voleur de banque à Edmonton.JUILLET 1990.Le caporal Marcel Lemay de la Sûreté du Québec a été tué lors des événements d'Oka.SEPTEMBRE 1989.Le caporal De-rck Flanagan de la GRC est mort Yves Phaneuf lorsqu'il est tombé d'un camion qui transportait un suspect lors d'un raid antidrogue en Thaïlande.MARS 1987.L'agent Emmanuel Aucoin de la police des autoroutes du Nouveau-Brunswick a été atteint de deux projectiles à la tête après avoir tenté d'arrêter un suspect près de Fredericton.FEVRIER 1987.Le sergent Larry Young, 40 ans, a été mortellement atteint par balle par un trafiquant de drogue lors d'une opération dans un quartier résidentiel de Vancouver.JANVIER 1987.Le gendarme Gordon Kowalczyk de la GRC est décédé des suites d'une décharge de fusil de chasse à la poitrine* Miss Ontario est vivante ! epuis qu'il est descendu de l'Abitibi, il y a presque 20 ans de cela, Raymond n'a jamais habité ailleurs que dans la rue Ontario, entre Saint-Hubert et Papineau, grosso modo.Au-dessus du serrurier, avant le feu qui a fait quatre morts, il y a sept-huit ans, dont un jeune qui avait sauté du troisième et qui s'était écrasé la tête la première sur le trottoir; au coin de Saint-André, au-dessus du dépanneur qui fournissait la colle à tous les sniffeux de Montréal, un appartement immense, «on avait installé une table de 10 pieds dans la cuisine et on s'assoyait chacun à notre bout pour manger, comme les riches dans les films»; dans une chambre au-dessus de la taverne, au coin de Amherst, «le trou des trous; quand les gars avaient faim, ils passaient à travers les murs pour venir voler le peu que j'avais réussi à me garder».Un quartier dur.Vols, intimidation, violence.La police vient de fermer une piquerie sur Champlain, «ils» en ont ouvert une autre sur Montcalm.Ou ailleurs.«Certaines nuits, ça venait bardasser jusque sur mon perron d'en arrière».Raymond vient d'arrêter de boire.Tout seul.«C'était rendu au point que je calculais en terme de grosses bières.|e n'avais plus le choix.C'était me saouler ou voyager.» 11 vit pour partir.C'est un besoin, un feu qui le tourmente par en-dedans, attisé par des kilomètres de souvenirs.Il a cueilli des abricots en Espagne, des olives en Grèce, il a fait un bout d'Afrique, il est descendu dans les mines du Nouveau-Québec, a failli ne jamais revenir du Costa Rica, marché la Normandie.«l'ai déjà été parti sept ans».Toujours sur le pouce, avec 5 $ à dépenser par jour, «pas une cenne de plus, par principe».Il était même revenu de l'Ouest américain avec plus d'argent qu'il en avait dans ses poches au départ, six mois plus tôt.«On finit toujours par se démerder».* * * Petit lendemain de budget et de victoire du Canadien : la waitress refait de l'eau dans la cafetière, une demi-douzaine de clients fument et commentent les journaux éparpillés sur le bar, un bouquet de lilas mauve, comme la cuirette des tabourets, achève de faner au milieu d'une rangée de 40 onces.Une averse venait de transformer la rue Ontario en grand lac lorsque d'une immense voiture s'est extirpé un géant, pas loin de sept pieds, je vous le jure, à moins que ce soit la taille de son passager qui me l'ait fait paraître plus grand que nature, toujours est-il qu'il a aidé le petit Michel à débarquer au bar avec sa chaise roulante et sa guitare neuve; toujours est-il que le temps s'est arrêté pendant une bonne demi-heure, le temps qu'il la sorte de son étui, qu'il la caresse, qu'il l'accorde, qu'il remarque «les clés sont primes» et que ses doigts partent en voyage sur les cordes.Vous auriez dû lui voir les yeux.'.Dehors, il fait presque soleil et les passants ont repris leur transhumance; la jardinière du marché aux fleurs, au coin de la rue Amherst, enlève son imper en rassurant un client quant à la rusticité des iris: «ils vont durer plus longtemps à la mi-ombre qu'en plein soleil, mais n'oubliez pas la mousse de tourbe.»; au coin de Saint-Timothée, en face du vieux snack bar, un couple se sèche sur le capot d'une mi-no une; au coin de Montcalm, un vieux écoute le temps passer, assis sur un banc du parc Charles-Mayer; il m'explique qu'avant, c'était toujours plein d'enfants mais que des résidants se sont plaints des rouli-roulants et que la Ville a fait recouvrir le parc de brique, partout de la brique, inégale pour empêcher que ça roule, et les enfants ne sont pas revenus.Deux fleuristes, une boutique de caps de roues, au moins trois commerces de meubles usagés, des tavernes bien sûr, d'autres bars, des restaurants chics, La Ferrandière, le Petit Extra, des moins chics, Amsterdam, Mademoiselle Ontario qui redeviendra peut-être une «Miss» au gré des lois sur l'affichage, le palais Montcalm, cuisine grecque, italienne, chinoise et continentale, la bouteille de Mateus à 18 $, des «suggestions du jour continuées» au menu; quelques tabagies dont Pat et Robert, reconnue pour vendre le tabac le moins cher en ville, six filles au comptoir, dont Bernadette, bonjour Bernadette, comment vont les affaires?Mal, comme partout ailleurs sur la rue.«Nos ventes ont baissé d'au moins 70 p.cent depuis l'an dernier.» Même le Surplus de Boulangerie va devoir déménager plus à l'est, au coin de Hochelaga et Hogan.Le commis m'a expliqué que les gays commençaient à déborder du Village, vers le nord, et que d'autre part la population vieillissait.«Je n'ai rien contre les gays, ils sont très gentils, ni contre les vieux.Mais ça ne fait pas des grosses familles.» Qu'est-ce que c'est au juste, du pain manqué?«C'est du pain pas tout à fait carré ou pas tout à fait rond que Weston ne veut pas mettre sur le marché ordinaire».Ou du pain qui frôle dangereusement la date d'échéance et que le Surplus écoule à 75 cents.Au fait, vous ai-je déjà donné ma célèbre recette de pouding au pain?* * * Joli nom pour une librairie, «Le chercheur de trésors».Qu'est-ce que vous avez de plus précieux?«Tous les livres sont des trésors inestimables», affirme le jeune homme à tête d'ancien curé qui officie au comptoir en tirant le maximum de boucane de sa pipe.Oui mais encore.Le patron est venu à ma rescousse.11 m'a expliqué ce qu on entendait par une «belle édition».«Un beau livre, c'est d'abord un texte intéressant.Si en plus il est illustré par quelqu'un de connu, sur du papier riche.» Une dame l'autre jour est venue faire évaluer un volume qu'elle avait acheté 500 $ en 1955.Un texte d'Alfred Jarry illustré de 44 eaux-fortes originales, Manet, Rouault.«Je l'ai évalué à 30 000$.Mais j'ai déjà vu un client encore plus satisfait ; il a trouvé un livre qu'il cherchait depuis des années, une affaire d'une dizaine de dollars.11 a failli tomber à terre lorsqu'il l'a vu.» M.Gingras a pris tout le temps de me montrer quelques «pièces» parmi les plus intéressantes de son inventaire.Un Feydeau qui n'avait été tiré qu'à 36 exemplaires, une Histoire de Christine de Suède en italien, datée de 1656, deux ans à peine après qu'elle eut abdiqué pour les beaux yeux d'un diplomate portuguais, la bibliothèque complète de Patrick Straram, quatre lettres de Roger Leraelin à Henri Tranquille.211fLboul.St-Laurent \u2022 Infomusée \u2022 845-4000 ÎIILSIT pournre \\flfi\u20ac.|M*s eM \\oilt<* 21 la hoilfli<|ll<» (lu >I|IS A4* LA PRESSÉ, MONTREAL, DIMANCHE 23 MA11993 L'immersion n'a pas mis fin aux deux solitudes michèle ouimet Anûié Lalonde Sports ® ENSEMBLE DE GOLF (homme) SPALDING DIMENSION FAZER TOUR MO DEL II 11 morceaux 3 bois métal / 8 (ers AUX x PHOTO PIERRE MCCANN, La Presse À l'école secondaire anglaise Rosemont, les élèves de cinquième secondaire apprennent le français dans une classe ordinaire.Ils n'ont pas fait d'immersion.Le professeur, Regina Traczyk, révise l'horrible subjonctif.Rég.38*\"» SOLDE 29999$ 1 I ENSEMBLE DE GOLF (homme et femme) 7 morceaux \u2022 2 bois métal / S fers PRECISION FLOW WEIGHT FAIRWA Y PRECISION Rég.179\"» SOLDE 14Q99$ 30! 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Juin 1MS du jusou à lépUsement des stocks.OUVERT LUNDI 24 MAI 4ndié Lalonde Sports (514)374-71» ST-CUSTAOK (514| 491-7777 814)6*4-0430 14) 875-4407 fS141777teM (514)44)4404 terne* (514)6*»-77S4 (514» M7-1123 (ttf)J7J-SS71 téuimao (514)373-14^, ST-HYACWTMf (514) 774-1104 (514)375-1001 OUTTJUttUAY (514) 6*7-7*7% (SU) o RÉ S U LTATS loto québec NUMÉROS 841491 41491 1491 491 91 84149 84141 841 Tirage du 93-05-21 ?LOTS 50000$ 5000$ 250$ 25$ 5$ 1000$ 100$ 10$ PR'0AïïïN.GlAL Tirage du 93-05-21 NUMÉRO DECOMPOSAI! LE NUMÉROS 3233843 233843 33843 3843 843 43 LOTS 1 000 000 $ 5000$ .500$ 100$ 25$ 5$ Tirage du 93-05-21 7 10 19 m n 15.is.11 55.65 55.Jgfi.67.Prochain tirage: 93-05:22_ 24 48 Tirages du 93-05-16 DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 759 551 944 448 295 357 082 93-05-22 8867 4670 9286 9252 3856 4301 2958 Tirage du 93-05-21 NUMÉROS 418227 18227 8227 227 27 LOTS 250 000$ 2 500$ 250$ 25$ 10$ T V A, le reseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et ta liste officielle, ceiie oerntere a pnortte.C'JVERT LE DIMANCHE \u2022 OUVERT LE DIMANCHE ' OUVERT LE DIMANCHE ' OUVERT LE DIMANCHE \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 MA11993 Les francophones arrivent à l'université sans être capables de lire l'anglais MICHELE OUIMET ¦ A l'Université de Montréal, plus de la moitié des étudiants sont incapables de lire un texte en anglais.«Invraisemblable, dit le doyen de la faculté des arts et des sciences, Robert Lacroix.Mais comment est-ce possible?» EN ANGLAIS?A peine un élève sur dix prend un cours d'anglais au cégep.«Ils sont tannés de répéter toujours les mêmes choses», explique Paul Fournier, coordonnâtes provincial de l'anglais langue seconde et enseignant au cégep André-Grasset.« La plupart des élèves qui nous arrivent du secondaire n'ont pas ce qu'il faut pour être fonctionnels en anglais, ajoute-t-il.Ils sont incapables de lire un texte de niveau universitaire.Ils ont des problèmes avec les temps des verbes, les prépositions ne sont pas maîtrisées et les structures de phrases sont boiteuses.» Et les anglophones?Là aussi, à peine un cégepien sur dix s'inscrit à des cours de français langue seconde.« Ils s'expriment relativement bien en français mais ils n'utilisent pas le subjonctif, répond Madeleine Picard, professeur au cégep Dawson et coordonnatrice du comité provincial du français langue seconde.À l'écrit, par contre, c'est un désastre.» Selon le directeur général du cégep Dawson, Patrick Woodsworth, c'est nettement insuffisant.«Les anglophones doivent être parfaitement bilingues, dit-il.Ils doivent parler le français aussi bien que les francophones s'ils veulent les concurrencer sur le marché du travail.Il faut aussi qu'ils puissent l'écrire correctement.» Un des fils de M.Woodsworth est en immersion.Il termine son secondaire cette année.«11 parle bien et il ne fait pas beaucoup de fautes dans lecrit, explique-t-il, mais lorsqu'il parle, on voit tout de suite que ce n'est pas un francophone.» Au cours de leurs études primaires et secondaires, la majorité des anglophones passent des milliers d'heures en français grâce à l'immersion tandis que les francophones reçoivent a peine 700 heures d'anglais.«Les anglophones ont tout pour former des bilingues, affirme Robert Lacroix.Ils ont l'immersion et l'accès à l'école française.Et gratuitement.Mais pas les francophones.Il y a quand même des limites! Les Européens qui enseignent à l'université parlent quatre langues et en comprennent six et nous, on se demande si on ne les traumatisera pas en leur montrant une autre langue.» AS photo robert nadon.La Presse Que le ministère de l'Éducation le veuille ou non, Thérèse Phelan, un professeur d'anglais langue seconde de l'école Père-Marquette.a décidé de donner à ses élèves des listes de verbes à apprendre par coeur.«Ne sommes-nous pas discriminants envers les francophones, de-mande-t-il.Il faut arrêter les discours, cesser d'être frileux et se demander quels sont les besoins des jeunes.» Avec la réforme des cégeps, les cours de langue seconde deviennent obligatoires.Les francophones devront donc suivre deux cours d'anglais et les anglophones, deux cours de français.Cadeau empoisonné, affirme Paul Fournier.Enfin! réplique Madeleine Picard.«Les élèves ont des niveaux de compétence tellement différents, explique Paul Fournier.On a des bilingues et d'autres qui balbutient à peine.Les classes vont être beaucoup trop hétérogènes.Prenez le deuxième cours proposé par la ministre.II sera conçu en fonction des besoins du programme où l'étudiant est inscrit.Mais qu'est-ce que ça va donner de leur montrer des termes techniques en anglais s'ils sont incapables de comprendre les structures de base de la langue.» Et où va-t-on trouver les profes- seurs, demande Paul Fournier?Qui, à Saint-Félicien, Baie-Comeau ou Ri-mouski, sera suffisamment compétent pour enseigner l'anglais au cégep?Le gouvernement a un an pour régler ces problèmes de logistique, élaborer des programmes, mettre les cours sur pied à travers les cégeps de la province et embaucher des professeurs compétents.Les francophones seront peut-être plus «fluents», sauf qu'un cours d'anglais de 45 heures au cégep équivaut, en temps, à trois jours en milieu anglophone.Des élèves de cinquième secondaire de l'école Père-Marquette travaillent en équipe pendant un cours d'anglais langue seconde.PHOTO ROBERT NADON.La Presse DECOUVREZ Extraits d'un travail d'histoire d'élèves anglophones PÉPINIÈRE inc.¦ Voici quelques extraits d'un travail d'histoire que des élèves anglophones de troisième secondaire ont fait.Ils avaient droit à leur manuel.Ce n'est donc pas une composition de leur cru.Ils sont en immersion depuis le primaire et, cette année, ils suivent, entre autres, un cours d'histoire en français.Tout se fait d'ailleurs en français: le professeur parle français, les livres sont en français et ils passent les mêmes examens que les francophones.Selon le ministère de l'Éducation, leurs résultats sont comparables à ceux des francophones.À la demande du professeur, quelques élèves ont bien voulu remettre une copie de leur travail à La Presse.On peut supposer que nous avons ici les meilleurs de la classe.«L'économie du Québec entre en progression après la guerre.L'épuisement des ressources minières amé- ricaines permet le Canada d'en exporter.(.) La Rive sud du St-Lau-rent est en déclin car leurs ressources sont épuisés.(.) Les immigrants après la guerre sont particulièrement Européens.» «Les canots n'étaient pas bons pour transporter le bois.Ils devaient le transporter par eau, mais les chutes de Niagara était impossible a traverser.Alors ils ont canaliser de Buffalo à Al bon y et joindre le fleuve Hudson jusqu'à New-York (.) Le premier francophone a ouvrit ses portes en 1835.(.) » «Fourrure: Bien que moins importante pour l'ensemble de l'économie anglaise, elle entraine plusieurs rivalités entre la Nouvelle-France et certaines colonies anglaise, spécialement avec le New-York; Principale rivale dans le commerce du castor.Pèche: Anglais et français se disputent la possession de la Terre Neuve et conséquemment le contrôle des bans de morue.» Extraits d'un examen d'anglais d'élèves francophones TÉLÉPHONE: 466-2997 8280, Boulevard Taschereau, Brossard, (Québec), J4X1C2 OUVERT 7 JOURS PAR SEMAINE 4000 pieds à l'ouest de REN0-DEP0T ¦ Voici maintenant des extraits d'un examen fait par des élèves francophones de cinquième secondaire.Ils ont reçu environ 700 heures d'anglais depuis leur 4e année.Dans cet examen, les élèves devaient répondre, entre autres, aux questions suivantes: quelles sont les qualités requises pour obtenir un emploi, quel commerce a le plus de chances de réussir dans votre communauté et quel type de publicité fc-rie/.-vous pour promouvoir votre entreprise.4(1 tink that self confidence, a lot of gut's, hard working, habilite to talk with peapole and like wath you doing is wath you need.» (Note: 4 sur 5) «Car wash by hand: her are no ma- a \\ nu al car wash a rond my plase.Automatique car wash scrachesyour car.Auto car was dont wash every-wher.People like to talk to somebo-dy insted of a machine (Note: 3 sur «rTTie business arc the most popular is a clothes company.Many teena-gers buy a clothes.They are always a new product.I need a clothes every-day.» (Note: 4 sur 5) «Italian restaurant will be good be-cause nobody ave started one an my communiry (Note: 2sur 5) «>4 pormoting with an girls (Beau-ty).Because the girls are alway ta-king for a good promoting exaple: beer, car, gilet te, etc.» (Note: 3 sur 5).Nathalie' Petrouski Kimet Hillary n jour cet hiver, Chelsea Clinton, la fille du président des Etats-Unis, s'est présentée à l'école avec un mal de bloc carabiné.On l'a tout de suite envoyée à l'infirmerie où l'infirmière zélée a voulu obtenir la permission d'un des parents avant de lui prescrire une aspirine.Très décontractée, la fiile du président a répliqué: \u2014 Appelez ma père, mon mère est trop occupée.|'ai lu cette histoire mot pour mot dans trois magazines américains différents.D'abord People9 que je n'ai pas pris au sérieux, puis le très respectable Time, qui m'a rendue songeuse et finalement, mon préféré, le chic Vanity Fair, que j'ai été obligée de prendre au pied de la lettre.D'une fois à l'autre évidemment, l'histoire changeait légèrement.Dans la première version, Chelsea avait spontanément nommé le grand flanc mou de la famille pour ne pas déranger sa mère débordée.Dans la dernière version, le président travaillant toujours dans le même bureau, Chelsea le trouvait plus accessible que Hillary, qui a tendance à disparaître dans les dédales des couloirs comme un savon dans l'océan.Reste qu'en terminant la lecture de ces trois portraits identiques, je me suis immédiatement ralliée à Hillary, désavouant par le fait même, mon ancienne flamme, son mari.Le changement d'allégeance couvait depuis un certain temps.Autant j'ai fabulé et fantasmé sur le beau baby-booraer gonflé à bloc de la campagne électorale, autant celui du bureau ovale me fait l'effet d'un pétard mouillé.le suppose que c'est le propre des séducteurs.Ils excellent dans la vente mais déçoivent toujours à la livraison.Cent jours plus tard, Hillary, Hill ou sa majesté HRC (Her Royal Clinton) fait nettement meilleure figure que son confus et cafouilleux de mari.Première honnête travailleuse de la Maison-Blanche, première mère émancipée qui occupe l'aile ouest du pouvoir plutôt que l'aile est des toilettes pour dames et des salons de thé, première épouse présidentielle à avoir plus de personnel que le vice-président, Hill essaie désespérément de concilier vie de famille, tâches ménagères, décoration intérieure et carrière professionnelle.L'année dernière, elle gagnait douze fois le salaire de son mari.Cette année, la chute de son salaire est inversement proportionnelle à la montée de sa popularité.C'est Bill maintenant qui rapporte l'argent du beurre.On ne peut pas tout avoir.Hill de toute façon s'en fout.C'est du moins ce que les médias américains prétendent dans leurs portraits élogieux de cette super nana qui ressemble moins à une First Lady qu'à la première femme qui a marché sur la lune sans trébucher.Ce qui fascine le plus chez Hillary, c'est qu'elle insiste encore pour mener une vie normale alors que la norme la voudrait cloîtrée dans sa maison de verre avec les Services secrets.Même au sommet de la pyramide, Hill s'entête.Pas assez épuisée par sa réforme majeure de la santé, par la mort de son père, par les consultations qui s'éternisent à la grandeur du pays et les dossiers qui s'accumulent dans le bordel de son bureau, la voilà qui va reconduire sa fille tous les matins à l'école, qui se lève la nuit pour lui faire des oeufs, qui redécore le bureau de son mari et s'arrête au dépanneur acheter du beurre de peanuts sans avoir assez d'argent dans ses poches pour le payer.Le grand souci de Hillary, sa grande peur, c'est de perdre contact avec la réalité et de laisser le pouvoir lui monter à la tête.Sympathique quand même.Tellement sympathique que lorsqu'on regarde chez nous, on se prend à rêver à une Hillary canadienne qui ne s'appellerait ni Mila ni Michou mais Kim Campbell.La comparaison est tentante.Kim et Hill sont après tout le pur produit d'un féminisme modéré et fonceur qui n'a plus honte de revendiquer le pouvoir.Elles ont a peu près le même âge et à peu près les mêmes tailleurs.Elles veulent changer le monde et leur seule présence sur l'échiquier est en soi le signe d'un changement.À ce jeu-là, Kim a d'ailleurs une longueur d'avance sur Hillary puisqu'elle vise un poste que Hillary n'a jamais osé imaginer pour elle-même et qu'une fois au pouvoir, elle ne sera pas obligée de le partager.Et puis Kim a son franc-parler.Cette semaine, l'air candide et non coupable qu'elle affichait pour dire qu'un chat est un chat et un S.O.B, un enfant de chienne, faisait rêver.Sauf que ne me demandez pas pourquoi, mais d'instinct je me méfie de Kim alors que je donnerais le bon Dieu sans confession à Hillary.Ce n'est pas une affaire de style.Le style de Kim est parfait avec juste assez de naturel démagogique dans la voix et d'humidité dans l'oeil pour qu on ait envie de la croire.Avec aussi une belle aisance quand elle danse la polka dans les Prairies, dénude son épaule devant un kodak ou salue chaleureusement une déléguée qui la prend pour le messie.Qu'elle soit divorcée est tout à son honneur.Voilà une femme qui n'a pas besoin de la permission de son mari pour exister.Le problème c'est que dans les faits Kim est plus mariée que ne Test Hillary.Et pas à un seul homme mais à une énorme machine dont elle semble de plus en plus être la légitime.Alors que Hillary n'a qu'à mettre Bill au pied de l'oreiller pour lui faire changer d'idée, Kim, elle, doit se rapporter chaque matin à une succession de maris involontaires dont elle doit faire les quatre volontés.Il fallait la voir l'autre soir dans un reportage au Point, entourée de videurs de clubs cravatés qui bloquaient les objectifs des caméras de leurs grosses pattes velues afin gue l'élec-torat canadien ne voit pas la blonde candidate assise sur un tabouret et médusée par ses trop nombreux conseillers, tous plus vieux les uns que les autres.Pendant ce temps-là, Hillary faisait la révolu-tion à la Maison-Blanche en y imposant son style avec une équipe qui a l'âge de jouer dans Chambres en ville.Les apparences sont trompeuses, ne l'oublions jamais.Ce n'est pas parce qu'une femme n'est pas président qu'elle n'est pas celle qui porte le pantalon à la maison.De la même manière, ce n'est pas parce qu'une femme est premier ministre qu'elle est pour autant sortie de la cuisine et admise au salon.* m ?À propos de Madame X, les temps sont durs.À preuve tous ces gens qui m'appellent pour avoir le numéro de Madame X, la dame qui vend des billets de spectacle à moitié prix.Sachez que je n'ai pas son numéro ni son adresse et que de toute manière, Madame X ne vend pas à la pièce mais en gros à travers des réseaux déjà établis.Alors de grâce, cessez de me prendre pour son agent ou pour une distributrice de billets à rabais.F v Le Monde A 6* LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 MA11993 Action commune en Bosnie d'après AP WASHINGTON arren Christopher, le secrétaire d'État américain et les chefs de la diplomatie française, russe, britannique et espagnole se sont mis d'accord hier sur une stratégie commune pour tenter d'arrêter les combats en Bosnie-Herzégovine.Us ont décidé d'établir des zones de sécurité dans l'ex-République yougoslave et d'essayer d'empêcher que les combats ne s'étendent à d'autres régions.Ils se sont également rais d'accord selon M.Christopher: \u2014 pour «appliquer rigoureusement» les sanctions existantes - contre la Yougoslavie (Serbie, Monténégro): \u2022 l \u2014assurer une surveillance et fournir une assistance technique afin de contrôler l'application de l'embargo annoncé par Belgrade à rencontre des Serbes de Bosnie.\u2014 poursuivre le contrôle de la zone de non survol au-dessus de la Bosnie, mettre en place rapidement un tribunal chargé de juger les criminels de guerre et encourager la mise en place progressive du plan de paix Vance-Owen.\u2022 \u2014 avertir la Croatie de possibles sanctions internationales.¦ - \u2014arrêter l'extension des combats en renforçant la présence internationale en Macédoine, établir une force de surveillance in- ; ternationale dans le Kosovo.Les cinq hommes ont refusé de soutenir la proposition du président Bill Clinton de recourir à la ^force militaire pour arrêter les affrontements en Bosnie.L'objectif de ces mesures est * d'accroître la pression sur les Ser-*bes de Bosnie pour «arrêter les -tueries», a déclaré M.Christo-*pher lors d'une conférence de «presse commune avec ses homologues alliés.«Ce sont seulement es premières mesures», a souli-né le secrétaire au Foreign office Douglas Hurd en précisant -que «personne ne prétendait que * cela allait une route facile».* Le ministre français Alain Juppé avait demandé au secrétaire d'État américain de prévoir l'instauration de zones de sécurité pour les personnes déplacées.Cette proposition a été acceptée et M.Christopher a précisé que les cinq hommes s'étaient mis d'accord pour presser les Nations unies d'« adopter rapidement des mesures» visant à établir des zo- ; nés protégées et que chaque pays contribuerait, d'une façon ou d'une autre, a la mise en oeuvre F y S.'.<-.\u2022.- 3 Des moines bouddhistes défilent en prière devant le Palais royal à Pnom Penh poursuivant la marche de la paix qu'ils ont entreprise II y a une semaine.Le Cambodge aux urnes sous la menace des Khmers rouges d'après AP PHNOM PENH Le prince Norodom Sihanouk, président du Conseil national suprême et seul dirigeant accepté par toutes les factions, a regagné le Cambodge hier pour tenter d'y rétablir le calme à la veille du début des premières élections législatives démocratiques.Le scrutin, organisé sous l'égide de l'ONU, risque toutefois d'être troublé par les Khmers rouges qui ont appelé au boycottage en multipliant les actions de guérilla.Ce scrutin \u2014 mul tipartite pour la première fois depuis les élections de 1972 sous le gouvernement du général Lon Nol\u2014 oppose principalement le Parti populaire cambodgien (PPC) du prince Norodom Ranariddh, fils du monarque, au Front uni pour un Cambodge indépendant (FUNCINPEC) de l'actuel premier ministre Hun Sen.Son imminence n'a pas enrayé la poursuite des accrochages entre Khmers rouges et troupes gouvernementales.Deux militaires chinois d'un bataillon du génie participant aux opérations de l'Autorité provisoire de l'ONU au Cambodge ont été tués et trois autres blessés vendredi vers minuit par l'explosion d'une roquette B-40 qui a endommagé leur base à Kompong Cham (centre du pays).Selon un porte-parole de l'ONU, cette fusée, tirée par des combattants khmers rouges, visait un poste de police.Au cours de la nuit, le bureau du PPC était à son tour attaqué à la grenade dans la province de Kratie (nord-est).Une personne était tuée et une autre blessée.Les violences se sont poursuivies hier après-midi avec l'attaque à l'explosif d'un train de passagers dans la province de Kampot (sud).Selon l'ONU, cette nouvelle agression, qui n'a pas été revendiquée, aurait fait trois morts et trois blessés.Dans la province de Siem Reap (nord-ouest), où la tension restait très vive, des tirs d'artillerie ont été échangés à 30km de la capitale locale, apparemment sans faire de victime.En revanche, plusieurs des nombreux manifestants cambodgiens qui achevaient une «marche de la paix» de 18 jours dans le pays ont été blessés par des coups de feu.En dépit des tentatives d'intimidation des Khmers rouges et des troupes de l'actuel gouvernement de Phnom Penh, le chef de l'APRONUC, Yasushi Akashi, a estimé que «les conditions mi-nima acceptables pour des élections libres et justes» avaient été réunies.Il a néanmoins reconnu qu'en raison des violences à répétition, la consultation, qui s'étale sur six jours, ne se déroulerait «probablement pas» dans l'environnement neutre prévu par les accords de Paris et ce, malgré la présence de 20000 membres de l'ONU dont plus de 15000 casques bleus.Selon le diplomate japonais, 80 p.cent des électeurs cambodgiens devraient pourraient mettre leur bulletin dans l'urne dans 1430 bureaux de vote, soit 400 de moins qu'initialement prévu.11 a ajouté que bon nombre de ces bureaux risquaient d'être victimes d'une offensive des Khmers rouges, dont les effectifs seraient passe de 10000 à 15 000 hommes depuis le déploiement de l'APRONUC début 1992.?REPÈRES .-.\u2022 \u2022 - Bill Clinton pile devant l'Europe r ' \u2014 - CHRISTIAN CHAISE de l'Agence France-Presse STRATHAM ¦ En acceptant que les États-Unis protègent les troupes de l'ONU stationnées dans des «zones de sécurité» en Bosnie, Bill Clinton, qui prétendait il y a encore quelques semaines rallier les Européens et les Russes à sa position, s'est en fait en grande partie rallié à la leur.En visite hier à Stratham, dans le New Hampshire, pour Le président Bill Clinton ne peut cérémonie au cours de laquelle il New Hampshire Technlcal Collège de cette proposition.Il a ajouté l que le rôle des Etats-Unis consis-; terait à assurer la protection des \u2022 casques bleus de l'ONU dans les ; zones protégées mais a exclu l'en- \u2022 voi de troupes terrestres américaines en Bosnie ou dans d'autres ?régions.î Le président Bill Clinton n'a £ pas semblé très enthousiaste en /apprenant les grandes lignes du SU Alors qu'on lui demandait à j» Manchester dans le New Hampshire si ces mesures aideraient à ; mettre un terme aux combats, il a répondu de façon laconique:* «cela pourrait, cela pourrait».«Au moins, nous sommes encore ensemble», util ajouté en parlant des alliés.- _!__ PHOTO AP s'empêcher de sourire lors de la a reçu un diplôme honorifique du à Stratham, au New Hampshire.y prononcer un énième discours sur son programme économique, M.Clinton a à peine réagi à l'annonce du «plan d'action» présenté à Washington par les États-Unis, la Russie, l'Espagne, la France et la Grande-Bretagne: «ça pourrait, ça pourrait», s'est-il borné à répondre à un journaliste qui lui demandait si ce plan pouvait avoir une réelle efficacité.«Les États-Unis peuvent et doivent guider le monde», affirmait récemment M.Clinton.Mais cela ne s'est pas produit à propos de la Bosnie: les Américains, qui préconisaient il y a trois semaines un recours à la force contre les Serbes de Bos- nie, ont dû y renoncer devant le veto de fait des Européens et des Russes, laissant à ceux-ci l'initiative et l'élaboration de ce «plan d'action ».L'événement, une grande première, s'avérera peut-être un tournant dans l'histoire des relations entre Washington et les Européens.Le seul point sur lequel M.Clinton est resté intraitable est son refus d'envoyer des troupes au sol en Bosnie, avant le rétablissement de la paix.La France avait fait le forcing ces derniers jours pour que les États-Unis participant à la protection des «zones de sécurité».Mais l'opposition d'une majorité d'Américains et d'une bonne partie du Congrès excluait une telle option, le Vietnam étant encore présent dans tous les esprits.M.Clinton avait exprimé dès vendredi son «scepticisme» à propos du plan que venait de lui présenter le chef de la diplomatie russe, Andrei Kozyrev, et notamment de ces «zones de sécurité».Le simple fait d'envisager la protection par une force de l'ONU, pour une durée indéterminée, d'une demi-douzaine de poches musulmanes ayant résisté aux assauts des Serbes équivalait, pour l'administration américaine, à entériner dans les faits, sinon en droit, les conquêtes serbes.L'un des porte-parole de M.Clinton, Dee Dee Myers, l'avait reconnu jeudi en affirmant que la Maison Blanche voyait dans ce concept des «zones de sécurité» une «prime à l'épuration ethnique» pratiquée par les Serbes.Mais M.Clinton voulant aussi impérativement faire quelque chose en conjonction avec les Européens, un compromis de sa part était inévitable.Après avoir plaidé activement auprès du président russe et des leaders européens, fin avril et début mai, pour un recours à la force contre les Ser- bes de Bosnie, et laissé entendre qu'un accord était proche, il s'était progressivement retiré du débat ces derniers jours, au point d'en disparaître complètement, laissant son secrétaire d'État, Warren Christopher, parler au nom des États-Unis.Ce retrait équivalait à un aveu d'échec, après qu'il eut été contraint de se rendre à l'évidence: jamais les Européens, qui ont des troupes en Bosnie au sein de la force de l'ONU, et les Russes, historiquement proches des Serbes, n'accepteraient l'option proposée par M.Clinton, d'une levée de l'embargo sur les armes au bénéfice des Musulmans appuyée par d'éventuelles frappes aériennes.Depuis un certain temps déjà, les États-Unis avaient commencé à modifier leur discours, en présentant ce conflit comme une simple guerre civile, voire tribale, où tout le monde est coupable et dans laquelle il n'était pas question de prendre parti, malgré les horreurs de l'épuration ethnique.De même, le but prioritaire des États-Unis devenait soudain la simple «limitation» du conflit dans ses frontières actuelles pour éviter qu'il ne s'étende à tous les Balkans, plutôt que le refoulement des Serbes de Bosnie hors des territoires qu'ils ont conquis.La «realpolitik» avait fini par l'emporter.L'utilisation possible de moyens aériens par les États-Unis pour «aider à protéger les forces de la FORPRONU si elles viennent à être attaquées et demandent une telle action» \u2014 pour reprendre les termes du programme \u2014 et l'envoi envisagé d'observateurs américains en Macédoine vont certes au-delà de la politique de la précédente administration, celle du Républicain George Bush, qui s'était soigneusement tenue à l'écart du bourbier des Balkans.Mais ils restent aussi très en-deça des promesses faites par M.Clinton durant la campagne et des buts qu'il s'était fixés.Mil* \u2022¦ icéit: JE AN-NEI t E ItOUIllt JEAN-MARC L'échec des pourparlers d'Abidjan risque de replonger l'Angola dans la guerre ¦r i i » -t/ nii- \u2022 : ?% ».\u2022.i d'après AFP H ARA RI: LBf espoir d'un règlement négocié du conflit angolais s'est à nouveau évanoui après l'échec vendredi des pourparlers d'Abidjan qui risque de précipiter l'Angola plus avant dans la spirale d'une guerre incontrôlée.En dépit des efforts des représentants de l'ONU et des observateurs internationaux, six semaines de négociations n'ont produit aucun résultat, tandis que la perspective d'un cessez-le-feu espéré par la communauté internationale pour venir en aide aux populations civiles touchées par la reprise de violents combats semble éloignée plus que jamais.Si la délégation gouvernementale angolaise a approuvé dans son intégralité le document en 37 points préparé par les observateurs de la «troïka» des pays chargés de superviser le processus de paix (États-Unis, Russie, Portugal), le mouvement d'opposition armée UN1TA (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola) est demeuré inflexible sur la question du retrait par ses troupes des villes qu'elle contrôle.L'UNITA a déclaré qu'un tel repli, exige par le Conseil de sécurité de l'ONU, ne pouvait avoir lieu qu'à la condition que simultanément les troupes gouvernementales soient cantonnées dans leurs casernes et des Casques bleus déployés pour geler les positions.L'intransigeance de l'UNlTA a été critiquée par les observateurs de la «troïka» qui ont rejeté sur le mouvement de jonas Savimbi la responsabilité de l'échec des négociations, tandis qu'ils notaient, dans un communiqué, «les bonnes intentions» du gouvernement.Si diplomatiquement, Luanda, fort de la récente recon-naisssance des États-Unis, sort grandi du marathon d'Abidjan, il se trouve néammoins en position de faiblesse dans le domaine?militaire alors que l'UNITA contrôle la plus grande partie du^ftys, dont de riches zones diamantifè- res.» \u2022 » Le président José Eduardo Dos Santos, qui a réclamé à plusieurs reprises l'abandon de l'embargo sur l'achat d'armes, devrait chercher à intensifier son offensive militaire contre l'UNITA,* estiment les observateurs.Luanda, après l'échec des deux tentatives de négociations précédentes, s'est montré sceptique quant aux chances de succès d'un compromis négocié avec l'UNITA et a préparé la population à la perspective d'une longue guerre.Les données qui prévalaient durant les 15 années de guerre civile ont sensiblement changé et les experts estiment qu'aucun des deux camps, sans l'aide extérieure apportée autrefois par Cuba, Afrique du Sud et États-Unis, ne parait pas en mesure de parvenir à un succès militaire.En attendant une hypothétique reprise des pourparlers, et alors que l'ONU devrait réexaminer son mandat en Angola, la guerre continue de faire rage.Le reflux vers les villes de la population .rurale est un fait nouveau de cette guerre, notent les observateurs, de même que sa brutalité.Xa 'reprise des combats aurait déjà fait plus de 20 000 morts, tandis qUe 2 millions d'Angolais sur une population de 10 millions sont devenus des réfugiés dans leur propre pays.Au moins 13 morts pendant une manif de l'ANC s.- san d'après AFP JOHANNESBURG Au moins 13 personnes ont été tuées et 61 blessées autres hier lors d'une bagarre entre militants du Congrès national africain (ANC) qui manifestaient et des résidants d'un foyer pour travailleurs migrants dans la ville noire de Thokoza au sud de Johannesburg, a-t-on appris de source policière.La manifestation de l'ANC tentait de passer devant les baraques du foyer lorsque les résidants se sont attaqués aux manifestants, et ont même ouvert le feu avec des armes automatiques.Le capitaine Wikus Weber, porte-parole de la police, a précisé que les manifestants et les résidants ont échangé des insultes puis des coups de feu à l'extérieur du foyer mais que la police n'est pas intervenue.L'ANC a démenti que ses partisans aient riposte aux tirs des travailleurs migrants.Les résidants des foyers qui ne sont pas mixtes sont généralement des sympathisants du mouvement à dominante zoulouerjp Parti de la liberté Inkatha, qu'une guerre sans merci oppose aux membres de l'ANC.Le capitaine Weber a indiqué d'autre part ijge trois vigiles armés, deux BlancëSl un Noir, avaient été tués à la gjflfc de Thokoza, vraisemblablement par des jeunes qui avaient quitté la manifestation, et que deux personnes avaient été arrêtées.«- * «La police a arrêté deux pèrr sonnes, l'une pour le meurtre gg$ trois vigiles, l'autre pour la po» session d'un fusil AK47», aTj2ë£lr sé le capitaine Weber à l'Association de la presse sud-africaine (SAPA).De son côté, leTRftte-parole de l'ANC Cari Nierraus a demandé l'ouverture d'une enquête à la suite de plaintes de membres du mouvement EÇJGflci-pant à la manifestation, qut~ont affirmé que la police n'avait rien fait pour empêcher la bagarre.La manifestation avait été organisée pour demander notamment Tac?célération des pourparlers pour une démocratie multipartite.fini : ¦ ; Caputo et Pezzullo débarquent en Haïti «4M* ¦ -\u2022jl.M*.\u2022 I d'après AFP PORT-AU-PRINCE Le médiateur de l'Organisation des États Américains (OÉA) et de l'ONU dans la crise haïtienne, Dante Caputo et le conseiller du secrétaire d'Etat américain pour Haïti, Lawrence Pezzullo, sont arrivés hier à Port-au-Prince.Les deux diplomates doivent s'entretenir avec les autorités civiles et militaires haïtiennes des modalités d'une future mission d'instruction de la police haïtienne par une force de police internationale et d'une mission militaire de reconstruction en Haïti, ont indiqué des sources diplomatiques.En avril dernier, des responsables de l'administration Clinton avaient annoncé l'élaboration d'un plan de reconstruction de Haïti par l'armée américaine» en précisant que cette opératîrffl'ne serait entreprise qu avec^aval des autorités haïtienne.À son arrivée, M.Caputo s'est dit optimiste» quant à une solutioirde la crise haïtienne, soulignant le ca-ractère «confidentiel» de ggs démarches et «l'imagination*dont il fallait faire preuve.?«Nous avons un bon paquet d'idées, nous avons les éléments d'une solution, toutes les parties haïtiennes doivent assumer leurs responsabilités avec générosité», a-t-il ajouté avant de conclure: «Nous devons réussir».MM.Caputo et Pezzullo doivent également rencontrer le haut commandement militaire haïtien et le chef de l'armée, le général Raoul Cédras, ainsi que le premier ministre Marc Bazin, selon ces mêmes sources.La durée de leur mission n'a pas été précisée.i seivbtiont 790- '111 TVA A- 1/ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 MA1199* A7 Ëësprit RAYMOND GERVAIS ¦ «On ne punit pas un enfant, on lui parle, on lui explique ce qu'iFfaut faire» c'est ainsi que qu'il-apprend à se prendre en main et à s'autodiscipliner», disait Lord Baden-Powell, fondateur du mouvement scout.C'est avec cette philosophie en tète et dans la plus pure tradition laissée par Baden-Powell, que quelque 1500 scouts et guides de l'Association des éclaireurs Baden-Powell, affiliée à l'Union internationale des guides et scouts d'Europe, ont célébré hier à Re-pentigny leur 20e anniversaire de fondation.\u2022' .- Fondée contre toute attente en 1973, au soir de la révolution tranquille où toute tradition devenait tabou par MM.Florian Bernard et Denis Charbonneau, deuxi - 273-2373 8065, rue Lajeunes.se W 'Transport, préparation et taxas on sus.\"Location 48 mois, transport, préparation et taxes en sus Comptant de 5 000 S.dépôt garanti de 499 $ et premier loyer plus tavos.En vertu de la location Clé d'or, le locataire assume les frais tels que les contraventions et le krtométrage en sus de 100 000 km au taux de 0.06 S le kBometre.:pta Nouvelle Q-45 1994 MU 1 \u2022 - » - \u2022 \u2022 i f 14 D'abord une expérience faites-en l'essai chez i 1 INRIIMI1TI LAVAL 305.BOUL.ST-MARTIN EST 382-8550 Scouts et guides, venus du Québec ou d'ailleurs, campent en fin de semaine i RepentKjny.photo berna» mmat.l» tre ans, tant au chapitre de la nature que du respect des autres.J'ai toujours hâte de voir ce oui va se passer lors de la prochaine rencontre et c'est avec impatience que j'attends mon prochain camp d'été», a déclaré le garçon.Hier après-midi au parc Saint-Laurent de Repentigny, les Eclaireurs ont assistés à la cérémonie de montée des couleurs devant un graal d'honneur de sept mâts avant de participer à une cache au trésor et à un souper champê- tre en bordure du fleuve en compagnie des commissaires scout venus de France et de Belgique.Tout au long du week-end et jusqu'à demian, les castors, les louveteaux, les jeannettes, les scouts et les guides campent à Repentigny et participeront à différentes festivités.«Quatre-vingt-dix-sept, quatre-vingt-dix-huit, quatre-vingt-dix-neuf, cent.sationnel» le 20e anniversaire des Éclaireurs Baden-Powell.Raymond & Heller J Les Prés Ànjoués m >AÛL- \u2022 - ENCAN PUBLIC FIN DE SEMAINE DE LA FÊTE DE DOLLARD NOUVELLE CARGAISON.TAPIS PERSANS Nouvelle cargaison de tapis persans authentiques noués main, r qui n'ont jamais été exposés où que ce soit Cargaison du vaisseau KHUDOZHNIK PAKHOMOV INTENEUR NUMÉRO TEXU446733-2 \u2014 SCEAU # 055637 Dédouanée par Schenker International Broker DEUX JOURS Architecture progressive.FACE À UN PARC-PISCINE tfïJjgSi \u2014 Puits de lumière \u2014 Terrassement \u2014 Infrastructure \u2014 Hauteur de plafond 10' \u2014 Garage \u2014 Et plus \u2022 Le magasin-entrepôt de tapis d'Orient dë Montréal fc^dZ! 6681.avenue du Parc.Montréal ¦I _ I, HEURES D OUVERTURE : Lundi au jeud.8 h 30 - 17 h ^ ^ A L« \\>\u2022\u2022MUrtdi .fi 30 21 h Ai/ i .mI Samedi ; 10 h \u2014 17 h T-\" Dimanche : 11 h 30\u2014 16 h 30 ' 1 GRANDE 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Nous avons été mandatés de vendre TOUS LES TAPIS, un à un, aux plus hauts enchérisseurs.Nous vendons sans réserve, tel quel, peu Importe la valeur.ENCAN ABSOLUMENT § L DEMAIN, «FETE DE DOLLARD» 24 mai à 14 h précises inspection à partir de midi TAPIS D'ORIENT CHINOIS ET PERSANS FAITS ET NOUÉS À U MAIN \u2022 Kashan, Tabriz, Mashad, tapis tribaux, tapis chinois, en laine, en soie, Aubusson, Ming, indiens, afghans, Bakhtiar et autres tapis de qualité.\u2022 Mandat formel de vendre peu importe la valeur \u2022 Liquidation rapide, vente finale \u2022 Argent comptant, chèques visés, Visa, MasterCard \u2022 Prime d'acheteur applicable de 7%.\u2022 Inspection à partir de 17 heures \u2022 Plusieurs tapis antiques, et de très grandes dimensions.(Directions: Transcanedtenne sortie Des Sources nord, droite sur Brunswick, droite sur Dea-con et gauche sur St-Régis) LES ENCANS ENCANTEURS ET LIQUIDATEURS (Canada et É.-U.) AUCtTÔnsInC 21ï1A' ST-RÉGIS, D.-D.-O.(683-0661 ) A8 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 MAI 199S L'affaire Guillemain Voilà une centaine d'années, trois retentissantes affaires criminelles, avec nos campagnes en toile de fond, secouent l'opinion québécoise l'une à la suite de l'autre.La plus célèbre demeure celle dont Cor délia Viau et son amant Sam Paslow étaient les protagonistes.Elle fut suivie de « La boucherie de Rawdon » où Tom Nulty se vit accusé d'avoir tué quatre de ses frères et soeurs avant de monter sur Véchafaud.Cette série noire se termine par la cause qui nous occupe aujourd'hui et dont le procès passionna la province en l'an 1898.La chronique judiciaire d'alors connut toute une fin de siècle: doit-on craindre pue l'histoire ne se répète bientôt ?m v.Le triste héros du drame de Saint-Liboire DANIEL PROULX collaboration spéciale ¦ e 30 octobre 1897, vers 19 h 15, la voiture d'Hormidas Lapier-re avance lentement sur un rang de Saint-Liboire, dans les parages de Saint-Hyacinthe, quand, tout à coup, le cheval refuse de faire un pas de plus.Lapierre et les frères Bienvenue descendent pour voir ce qui ne va pas, ils en sont quittes pour une affreuse surprise: le cadavre ensanglanté d'un homme gît sur la chaussée.La nuit est déjà tombée, ils n'y voient goutte, ils se précipitent vers la maison la plus proche y quérir un fanal.Les voilà qui frappent à la porte de Jean-Baptiste Laplante; c'est sa femme qui leur ouvre.A l'annonce de la nouvelle, elle pâlit.Son mari n'est pas encore rentré du village voisin de Sainte-Rosalie où il a rendu visite à son père.Se pourrait-il que le pauvre homme soit mort à 40 pas de sa maison ?Son appréhension est confirmée quelques minutes plus tard au retour des trois hommes.À la lueur du fanal, ils ont reconnu Jean-Baptiste à son costume, tant les coups qu'on lui a portés à la tête l'ont défigure.Le pauvre marchand de foin laisse dans la misère sa femme et ses huit enfants, lui qui était justement allé emprunter 200 dollars à son père.On fouille ses poches, point de trace des fameux dollars.La population des environs voudrai?bien croire à un accident, l'enquête du coroner les en dissuade.La voiture de Lapierre n'y est pour rien, Jean-Baptiste est bien mort assassiné.Le mobile du crime est celui du vol.Les supects ne manquent pas, tout le voisinage connaissait les raisons de sa visite à son père.L'enquête menée par des policiers venus de Saint-Hyacinthe et de Montréal piétine plus de 15 jours durant avant que l'on puisse annoncer que l'on tient enfin le coupable.Jean-Baptiste Guillemain, le neveu de la victime, a tout avoué.Un adolescent fantasque Tout Saint-Liboire connaît cet adolescent de 17 ans débarqué chez son oncle Laplante quelque trois semaines avant le drame.Les parents Guillemain avaient émigré 18 mois plus tôt aux États-Unis, dans le Maine, dans l'espoir d'échapper à leur pauvre condition.Le père et les enfants en âge de travailler ont été embauchés dans les usines de la ville de Biddeford jusqu'à la fin de l'été précédent.Se trouvant sans travail, Jean-Baptiste a choisi de revenir au pays pour y tenter à nouveau sa chance.Son oncle lui donne le gîte et le couvert en échange de ses services sur la ferme.Quelques jours après le drame, il est revenu chez les siens à Biddeford, les poches bourrées d'un argent qu'il dilapide sans compter.Ses copains l'interrogent sur sa provenance, il leur raconte l'avoir chipé dans les coffres de son employeur, le cirque Barnum, alors qu'il se produisait à Montréal.L'un d'eux n'avale pas son histoire et le dénonce à la police.Le drame de Saint-Liboire n'est pas passé inaperçu à Biddeford qui compte une majorité de citoyens canadiens-français.Les policiers font deux et deux: ne pourrait-il s'agir là des billets de banque volés à la victime?Guillemain passe aux aveux: épris de sa tante, il a convenu avec elle d'assassiner son mari puis de s'enfuir aux États-Unis en attendant qu'elle vienne l'y rejoindre.On l'expédie aussitôt à la prison de Saint-Hyacinthe sans qu'il ne s'oppose le moins du monde à son extradition.La presse du temps émet de sérieux doutes sur cette confession.Le reporter de La Presse s'étonne qu'un aussi beau jeune homme ait pu éprouver un si vif sentiment pour une «vieille» femme de 42 ans que la nature n'a pas gâtée.En cela, les policiers mascoutins semblent bien d'accord.Alors on cuisine à nouveau le suspect qui change complètement sa version des faits.C'est le mauvais garçon du village, un certain Té-treault, qui a fait le coup.Il en avait prévenu Guillemain et a acheté son silence en lui versant une partie de son butin.On arrête celui-ci pour le relâcher quelques jours plus tard.Seul Jean-Baptiste Guillemain fera face à la justice.Le beau Jean-Baptiste devant ses pairs Son procès s'instruit au Palais de justice de Saint-Hyacinthe le 27 juin 1898, Cur de son dix-huitième anniversaire, s distractions de cette envergure sont rarissimes, aussi les curieux affluent-ils d'aussi loin que de Montréal ou de Port-land pour suivre les débats.Tout Saint-Liboire y est, les élégantes et les gens de robe de Saint-Hyacinthe aussi.Cela fait beaucoup de monde, les corridors sont encombrés, il y a des gens grimpés sur les calorifères et les appuis des fenêtres de la cour.L'honorable juge Tel lier préside le tribunal, les procureurs Blanchette et Fontaine occupent pour le ministère public.Un jeune avocat du pays, Al- Le juge Tellier pendant son adresse au jury.La Presse de l'époque précise, dans sa légende, que « les abords du tribunal sont assiégés par les représentants du beau sexe».crier.J'étais alors pas mal saoul, ma tante m'ayant fait boire force brandy.» Là-desssus, raconte le policier, l'accusé 3£ fondit en larmes.«*\u2022 Le président du tribunal permet que ¦» ces aveux, faits en pareille circonstance ï£ et signés par l'accusé, soient lus devant ; le jury.Là-dessus, la Couronne déclare -sa preuve close.La défense passe à l'attaque.Un avocat de Biddeford, Henri Lord, mandé par la famille de l'accusé pour défendre celui-ci, raconte: «Après lui avoir parlé, j'étais convaincu d'être en présence d'un individu qui n'avait pas tous ses esprits.Ses déclarations étaient contradictoires et il m'a dit les avoir faites parce que les policiers lui avaient pro-mis de le retourner au Canada et qu'il n'y serait pas pendu.» 12 La mère de l'accusé, quant à elle, rap- ~ porte que son fils lui a dit: «Je ne peux JgJ pas le jurer mais je pense que c'est Té- ^ trault parce que de tous les voisins, ce fut le seul qui ne vint pas voir mon on- Jj cle lorsqu'il était sur les planches.» L'avocat de la défense s'attarde ensuite à démontrer que l'accusé se trouvait à marcher dans les champs à la recherche des chevaux, en compagnie du jeune fils de la victime, au moment même du crime.La tâche du plaideur n'est pas facile, tout est une question de minutes, nous n'en sommes pas encore à l'ère de la montre-bracelet.Les témoins ne sont sûrs de rien, les paysans ne comptent pas le temps en minutes.Enfin, d'un ton péremptoire, M° Bourgeault appelle son client à la barre.Louvigny de Montigny écrit: «Toutes les poitrines cessent de respirer.On ne s'attendait pas à ce coup de théâtre.Les jurés ouvrent grand les yeux.Guillemain se lève et se rend d'un pas rapide?la boîte aux témoins.11 se peigne les cheveux avec les doigts et regarde l'jfê'' sistance sans la moindre émotion.» »\u2022 n u I»- - * .Le jeune accusé Guillemain à la barre.y-t.' » L'aspect de la Cour criminelle de Saint-Hyacinthe à l'heure où le jury prononçait son verdict, un samedi soir de 1898.phonse Bourgeault, représente l'accusé.Il le fera avec une fougue et un talent que vanteront tous les reporters présents.k 10 h 20 précises, le beau Jean-Baptiste paraît à la barre des accusés.Un murmure parcourt l'assistance féminine.Ce pauvre garçon de ferme, qui sait à peine lire et écrire, n'a pas que les traits fins, la distinction et l'élégance se dégagent de sa personne.U salue l'assistance de la tête, «l'air plutôt intimidé de se voir le centre de toutes les curiosités, que craintif et tremblant de comparaître devant ses pairs qui décideront de sa vie ou de sa mort», écrit le reporter de La Presse qui ne s'appelle rien de moins que Louvigny de Montigny.La Couronne reconstitue d'abord les derniers moments de la victime.Jean-Baptiste Laplante est descendu du train en provenance de Sainte-Rosalie vers 18 h et s'est dirigé à pied vers sa demeure, s'arrêtant en chemin chez un marchand du coin.Il se serait trouvé près de chez lui vers les 19h, alors qu'il fut assailli.On l'a trouvé mort vers 19h 20, les premiers examens des médecins accourus examiner son cadavre confirmant qu'il avait expiré une vingtaine de minutes plus tôt.Sa veuve est le premier témoin d'importance appelé à déposer.Elle raconte que vers 18 h, elle a prié l'accusé d'aller chercher les chevaux dans le pré avant que le maître de maison n'arrive.Celui-ci n'obtempère pas, préférant raconter des histoires aux enfants, en compagnie d'une jolie voisine de 16 ans, Vitaline Berthiaume.Quelques minutes plus tard, sur l'insistance de sa tante, il s'exécute.Le témoin ne peut dire quelle heure il était exactement, elle se rappelle cependant qu'il n'a pas voulu se faire accompagner de personne.Il est revenu bredouille une quinzaine de minutes plus tard, s'arma d'un fanal et repartit accompagné de l'aîné des huit enfants et revint cette fois avec les chevaux.Une vingtaine de minutes plus tard, elle ne saurait dire exactement, le destin frappait à sa porte.Les aveux de Saint-Liboire et de Biddeford Le procès débute à peine que la Couronne et la défense s affrontent sur la question des aveux qu'auraient faits l'accusé aux policiers de Saint-Hyacinthe.La première a de la difficulté à démontrer que l'accusé les a faits librement, sans que l'on ait recours à des promesses ou à des menaces.À un point tel que le juge tranche en faveur de la défense, le ministère public ne pourra pas les produire.Dans un deuxième temps, on donne lecture du compte rendu d'une commission rogatoire qui s'est rendue à Bidde- ford interroger la bande d'amis avec lesquels il a tenté de dissiper sa petite fortune.Leurs dénonciations sont accablantes, Jean-Baptiste accuse le coup.Tous les témoignages concordent, les billets étaient tous marqués du sceau de la Banque des Cantons de l'Est, tout comme ceux que la victime avait reçus de son père.La Couronne appelle ensuite le policier Romain Rodrigue, de Biddeford, à qui l'accusé a fait des aveux dans les jours qui ont suivi son arrestation aux États-Unis.Cette fois, la partie sera plus serrée pour la défense.Le témoin jure que Guillemain l'a interpellé alors qu'il passait devant sa cellule.Après avoir demandé à boire de l'eau, Guillemain s'ouvre à son geôlier et, tout comme quelque temps plus tard à Saint-Hyacinthe, accable le dénommé Tétrault.À la deuxième conversation qu'eut le témoin avec l'accusé, le premier avertit l'autre que tout ce qu'il dira pourra être retenu contre lui.Guillemain ne déclare pas moins que deux semaines après son arrivée à Saint-Liboire, sa tante s'est mise à le supplier de tuer son oncle pour qu'ils puissent ensuite s'enfuir ensemble aux États-Unis: «Le soir du meurtre, elle m'a envoyé me cacher au bord du chemin, pour attendre son mari.Je me suis alors embusqué après m'étre muni d'un rondin et voyant venir Laplante, je l'ai frappé une seule fois du côté de la figure.Il est tombé sans Superbe insouciance Il nie d'abord devant Dieu et les hommes avoir tué son oncle et explique que le policier Rodrigue à qui il a fait des aveux s'était fait passer pour un avocat : «Je lui ai conté pour moi et Tétrault.Là-dessus, il m'a dit \"Donne-moi des preuves.\" Je n'en avais pas, il a alors répondu: \"Je ne peux pas prendre une cause comme celle-là.Si c'était ta tante, tu pourrais peut-être t'en sauver dans six mois.Et tu pourrais t'en retourner au Canada.\" Alors j'ai dit que c'était ma tante.» Les spectateurs les plus avertis estiment que ce témoignage a produit une.-excellente impression sur le jury.Montigny écrit: «Guillemain est rentré dans sa boîte comme un témoin qui vient de rendre le témoignage le prtrsr-banal.U croise ses jambes et sourit de regarder la foule qui a tous ses yeux braqués sur lui.On n'ose respirer de peur de troubler cette insouciance superbe.» On est prêt pour le dernier acte du drame.Le 8 juillet 1898, la séance s'ouvre sur la plaidoirie de la défense.Notre reporter y est: «Cela devient un liSu commun que de disserter sur la curiosi5\"\" té du public envers le malheur d'au-trui.Mais ce matin, la salle d'audience présente un aspect extraordinaire.Dès sept heures, la foule se presse aux^ abords du Palais pour s'assurer quelque place.L'espace réservé au public est plus que rempli.Et il fait une chaleur atroce.Pour avoir des sièges, il faut être muni de billets de faveur.» L'avocat Bourgeault parle le premier.Il a travaillé d'arrache-pied à la conduite de sa cause, l'épuisement se lit sur ses traits.U n'en est pas moins éloquent: «La confession faite par Guillemain à.Rodrigue est un plaidoyer pour une fa** veur, ce n'est pas un aveu.Si vous la croyez, vous vous voyez forcés de c.¦ .* - ouKomme les dinosau- rent,*en leur temps; parmi les plus gros ani-^^uxTque la terre ait jamais* portés, Mes baleines, ces gigantesques et fantastiques mammifères marins,.en ont-elles encore pour bien longtemps?En em&m'fr* tinctioff (c'est le* tygr n Ceci, grâce à leurs dents qui se r$%, ^drit'Transformées, l'évolution \u2022 aidant, en lames cornées servant à filtrer l'eau de mer.Dans cette f deuxième catégorie, on retrouve la baleine franche et la grise, le rorqual bleu et la baleine noire.golfe du Saint-Laurent), des baleiniers pirates ou de la chasse intensive aux spécimens les plus considérables (genre rorqual de 98 pieds de long) que japonais et norvégiens ont bien hâte de reprendre dare-dare, leurs jours semblent comptés si on n'y prend garde! L'existence des baleines remonte à plusieurs dizaines de millions d'années.Et dans cet imposant ordre zoologique qu'elles constituent, on retrouve, d'une part, des prédateurs (ou cétacés à dents), qui se nourrissent de poissons, de calamars et même de leurs semblables.Le cachalot, l'épaulard, le narval, le béluga et le dauphin font partie de ce sous-ordre.L'autre sous-ordre des cétacés (dits à fanons) se nourrit au contraire de minuscules organismes du genre plancton, crustacés (voire de poissons comme le maquereau, la morue ou la sardine, dans le cas du rorqual commun ).Explosifs Des peuples de toutes les origines ont de tout temps chassé activement la baleine: Basques, Indiens d'Amérique du Nord, Esquimaux, Japonais, Norvégiens, etc.Au commencement, pourtant, les premiers consommateurs de cétacés n'étaient pas des dta^**Gb09PQure mais plutôt des récu-tion; :pèratçurs de carcasses échouées ts-lc*%&Wfc plages.Les premières vé- rîtables techniques de chasse, tant des Esquimaux que des habitants des îles aléautiennes, consistaient à enduire de poison un petit harpon taillé dans une défense de morse, à le planter dans l'animal et à poursuivre ce dernier jusqu'à ce que mort s'en suive.Beaucoup plus tard, au moyen âge plus précisément, les Norvégiens traquaient de petites baleines qu'ils rabattaient à grands cris sur le rivage pour, les achever ensuite à coups de lance sur la grève.La technique s'appelle le «grind».Mais parmi les animaux ainsi ramenés par la force, un certain nombre tentait immanquablement de s'enfuir.Les chasseurs partaient alors, au risque de leur vie, à leur poursuite à bord de frêles esquifs pour les tuer en mer.Tels furent les modestes et intrépides débuts de la chasse à la baleine, alors toute artisanale et bien inoffensive pour la survie T La phase finale d'un saut spectaculaire d'un mégaptère, encore appelé roquai à bosse, les plus gros spécimens pouvant atteindre 18 mètres et 48 tonnes.de l'espèce.Aujourd'hui, elle se pratique de façon industrielle et rationnelle à bord d'énormes navires-usines.Leur cale, munie d'un plan incliné, gobe littéralement les mastodontes marins tués.Les chasseurs modernes se servent aussi dû canon lance-harpon (inventé en 1864 par le capitaine norvégien Svend Foyn).Ce dernier projette une lance de 70 kilos de métal qui est munie, aujourd'hui, d'une tête bourrée d'explosifs.Rouge à lèvre Le but ultime de la chasse à la baleine fut toujours de se procurer, à bon prix, d'importantes quantités de matières premières.Des fortunes se bâtirent ainsi au siècle dernier.En effet, parmi les produits extractibles de la baleine, citons: \u2022 l'huile des baleines à fanon utilisée pour fabriquer la margarine et la glycérine, mais que les huiles végétales peuvent avantageusement remplacer; >4- m l'huile de cachalot, que l'on utilisait abondamment pour produire bougies, linoléum, encres d'imprimerie, savons, résines synthétiques, huiles industrielles pour les mécaniques de haute précision ou les mouvements d'horlogerie, mais aussi pour les machines à grandes vitesses et les transmissions automatiques.L'URSS en fit une grande utilisation pour combler les carences de son industrie chimique.Or différentes huiles (de lin, de ricin, de colza.) sont des solutions de remplacement valables et avantageuses.L'huile de jojo-ba aussi.Cette dernière, extraite -m- r du fruit d'un arbuste qui pousse à l'état sauvage dans le désert du Mexique, en Arizona et en Californie, est un excellent lubrifiant pour les moteurs à haut régime; \u2022 le spermacéti (ou blanc de baleine) extrait du crâne du cachalot, il sert à fabriquer: cosmétiques, rouges à lèvre, crayons gras.Comme substituts possibles, citons: les huiles essentielles de citron, la crème d'avocat, le lait de concombre et le jojoba encore; \u2022 les fameuses «baleines»: constituées en fait des fanons de corne forte et flexible, elles servaient jadis tant pour garnir les corsets de ces dames, que les armatures des parapluies, des ombrelles.\u2022 l'ambre gris: résultant d'une concrétion qui se forme dans l'intestin du cachalot, on en trouve, au hasard de la navigation, des blocs pesant parfois 900 livres et flottant à la surface des océans.Rien ne justifie donc le massacre de cette espèce pour le récupérer.Cette substance, nauséabonde à l'état frais et qui sent le musc, est très recherchée en parfumerie (500$ le kilo).Mais d'autres sortes de fixateurs peuvent honorablement le remplacer; \u2022 la viande: on la retrouve même jusque dans certaines boites d'aliments pour chien et chats.Elle constituerait, en outre, 1,70 p.cent de toute la consommation carnée des japonais.Au nom d'une vieille tradition, en effet, la viande de baleine faisait partie, il y a peu de temps encore, de l'alimentation courante nipponne; -T- Pour que cesse définitivement le massacré des cétacés, la Commission baleinière internationale fut constituée en 1946 à Washington, par 19 pays.Son rôle se limite seulement à conseiller ou à recommander aux pays chasseurs des quotas pour une meilleure exploitation de cette richesse naturelle qui n'est pas inépuisable.La dernière réunion de la CBI s'est achevée la semaine dernière à Kyoto.L'interdiction de pêche commerciale décidée en 1982 n'a été appliquée dans les faits qu'à pat-tir de 1988, la Norvège continuant sa chasse sous le prétexté de «recherches scientifiques».Bien que l'interdiction de chasse demeure, à l'issue de la réunion de la CBI, la semaine passée, la Norvège semblait bien décidée à reprendre la chasse.Et le lapon aussi (sur une échelle plus petite, selon ses dires).Ce qoi constitue tout de même une menace pour l'espèce et ne tient pas compte non plus des nombreux baléniers pirates.' Contrairement à la disparition encore bien mystérieuse des dinosaures (comète?secousses sis-miques?grande sécheresse?), celle des baleines aura au moins, et malheureusement pour les générations futures, l'avantage de la clarté si nous n'y prenons gar-de.Pour en savoir un peu plus sur les baleines: \u2014 Baleines et cachalots, par Jean-Pierre Sylvestre, aux éditions Delachaux et Niestlé.\u2014 Vie et mort des baleine-sobO, par Yves Cohat, aux édf* tions Découvertes Gallimard A-ventures.t ¦ \u2022 "]
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