La presse, 10 juin 1993, D. Sortir de l'ordinaire
[" LA PRESSE, MONTREAL, JEUD110 JUIN 1993 CHRONIQUE MARIE PLOURDE David Bowie et George Michael page 04 CHRONIQUE NATHALIE PETROWSKI Il danse avec les dinosaures page D3 NOS SPECTACLE ¦ Ce soir encore, le Forum fera la fête à un héros montréalais.Un gars vite sur ses patins qui, d'une repartie cinglante, a déjà fermé la trappe de certains spectateurs contestataires \u2014 c'était la mode en 1971.Léonard Cohen, poète et meilleur «chanteur» canadien, est revenu à la Place des Arts en 1985, puis au Saint-Denis en 1988 et ceux qui s'étonnent de voir cet anti-showman monter sur la scène du Théâtre du Forum ne savent rien de la ferveur quasi religieuse de ses admirateurs.J'ai bien hâte.ALAIN DE REPENTICNY \u2022 \u2022 \u2022 CINÉMA ¦ Le film le plus attendu, et qui ne décevra pas : Jurassic Park, tiré d'un roman passionnant de Mi-V^i&85^ chael Crichton, mis ^ * en scène par Steven Spielberg avec le génie qu'on lui connaît pour le suspense et les effets spéciaux.Un milliardaire (Richard Attenbo-rough ) dépense une fortune pour faire construire un parc de loisirs dont l'attraction sera des dinosaures, des vrais, en chair et en os, créés grâce à une manipulation génétique de pointe.11 voit déjà le sourire rayonnant des enfants.Mais les choses ne tournent pas comme il l'espérait.Le paradis devient un enfer.Littéralement.SERGE DUSSAULT SPECTACLE El Reconnue d'abord comme chanteuse de jazz, Karen Young désire désormais se présenter sous son vrai visage: celui d'une artiste éclectique, faisant fi des catégories.Ce soir, elle présente le troisième volet d'une série de concerts inédits, amorcés en début de semaine: soirée country-folk donc, suivie demain par un rendez-vous world-beat (latin, africain, bulgare, etc.).Au Théâtre de Quat'Sous, Karen Young boucle la boucle samedi soir, promettant une séquence rockeuse pas piquée des vers.ALAIN BRU NET DANSE El Le chorégraphe américain Paul Tay-lor n'est pas venu à Montréal depuis 15 ans.À compter de ce soir et jusqu'à samedi, sa compagnie de 24 danseurs présentera, à la salle Wilfrid-Pelle-tier, trois oeuvres qui, apparemment, témoignent de l'immense talent de Taylor.Ardent Court est pleine de lyrisme et exige énormément des interprètes masculins.Le Sacre du printemps, plus théâtral, rappelle les films muets des années trente et compte un enlèvement d'enfant, des bagarres et des assassinats! Finalement, Company D nous ramène dans les années quarante sur une musique des Andrews Sisters.ANNE-MARIE LSCOMTS collaboration spéciale amedi soir, Longueuil.Que faire?Où aller?Est-ce que banlieue et sorties vont de pair?Peut-on écrire dans la même phrase «bungalow» et «art post-moderne» sans éclater de rire?Sur la Rive-Sud, il semble que oui.La banlieue a bien changé avec le temps.Les jeunes couples qui ont quitté la ville pour avoir des enfants continuent d'être des consommateurs de culture et les plus anciens Sud-Riverains ont beaucoup plus de goût que ne laisse paraître l'hideux boulevard Taschereau.Après avoir passé la journée à Montréal pour leur travail, les 600000 habitants de la Rive-Sud n'ont pas toujours envie de retraverser le pont, le soir venu, pour aller au concert ou voir un spectacle.Ils forment un public fidèle et ouvert autant à l'art moderne qu'à la gastronomie et au théâtre.Depuis quelques années, la région a donc développé ses propres infrastructures culturelles autour de lieux ou de professionnels de la musique» de la scène et du théâtre comme l'Orchestre Symphonique de la Montérégie ( OSMONT ), le Théâtre de la Dame de Coeur et le Théâtre de la Ville, de Longueuil.La Montérégie, dont la Rive-Sud fait partie, comprend également huit galeries d'art subventionnées et une soixantaine de musées qui font autant dans la préhistoire que dans l'histoire, celle du train, comme celle de l'électricité.Autres exemples: la semaine dernière.l'OSMONT donnait un concert de musique viennoise à Saint-Lambert dans le cadre d'un Festival de musique annuel.Samedi, à Saint-Hubert, Richard Séguin présentera son dernier spectacle, en plein air.Et, à la fin du mois, le coconcepteur du grand Défilé de nuit des fêtes du 550e anniversaire de Montréal, Richard Blackburn, proposera une autre spectaculaire création de son Théâtre de la Dame de Coeur (comme en témoigne notre photo).Il y a donc assez à faire en banlieue pour occuper bien des samedis soirs et des dimanches après-midi.On est tellement moins sorteux qu'on invite même les Montréalais à nous visiter.Après les ponts Champlain, Victoria ou lacques-Cartier, prenez la sortie Montérégie! MARIO CLOUT1ER collaboration spéciale ¦ Sortie sud.Page D 5 EN VEDETTE .Ile a à peine 23 ans et joue déjà du Shakespeare mis en scène par Robert Lepage, s'il vous plaît.11 faut dire que ce dernier l'a repérée depuis longtemps, deux ans en fait, et n'attendait plus qu'elle finisse l'École nationale de théâtre pour l'embaucher.On la dit très forte, du genre à écraser les comédiens qui ne livrent qu'une performance «honnête».C'est qu'elle a une présence sur scène remarquable.Ses immenses yeux bleus et ses lèvres charnues pourraient facilement la confiner aux rôles de jeune première, mais c'est pourtant dans le rôle de Véronica, une jeune fille qui s'adonne au sado-masochisme, qu'elle a été révélée, ce printemps, au public montréalais.L'avez-vous reconnue?La réponse est en page D2.i < 2 oc g O savoir, Molson Dry et Pepsi vous invitent à vivre des expériences inoubliables et à fxmounr deux kilomètres dé plaisirs et de ivres J ' 496-PORT MOLSON de filai lU-NSEtGNFMENTS : -ne CKPi 06,9 m CKVLf085O Canada LE VIEUX-PORT D^MONTREAl 12 D2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD110 JUIN 1993 ¦ THE NORTHERN PIKES.Le prochain album des Northern Pikes sera «live» et c'est au Spec-trum, ce soir, qu'il aura été enregistré.En première partie: Thomas Trio & The Red Albino.¦ FESTIVAL D'ÉTÉ.La troisième édition du Festival d'été de Saint-Hubert se déroule, jusqu'à dimanche, sur le site du Centre sportif Rosanne-Laflamme, sous le thème «La famille en fête, la culture en tête».Richard Séguin y donne un spectacle demain, à 21 h.H NEIL DIAMOND.Entouré des dix musiciens qui l'accompagnent depuis 17 ans et de son fils fessie à la guitare, Neil Diamond propose, au Forum à 20 h, un spectacle très Las Vegas.Au programme: ses grands succès, qu'on retrouve sur la compilation The Greatest Hits 1966-1992, et les chansons d'un album qui sortira en septembre.m M ¦ LA GRANDE FÊTE EN TOURNÉE.Jusqu'au 20 juin, le public est invité à une fête champêtre sur l'île Sainte-Hélène (de 11 h à 20h).Au programme: de l'animation (amuseurs publics de Cirq et Fantaisie, jeux coopératifs, etc.), le Selon d'été des métiers d'art et la Grande sortie de l'été (un banquet-spectacle avec l'imitateur Paul Laroche, l'humoriste Claire Jean, le clown Orner Veilleux et Le tour du monde en rock'n'roll, une revue musicale des années 60-70).Le dimanche, un brunch musical est servi à midi.Mâcha JULIE VA IL LAN COURT collaboration spéciale ¦ Quand on a 17 ans et que l'université ne représente qu'une vaste salle d'attente avant que ne commence la vraie vie, il y a de fortes chances qu'on s'appelle Mâcha Limonchik et qu'on trépigne de ne pas avoir l'âge légal pour entrer à l'École nationale de théâtre.On fait alors contre mauvaise fortune bon coeur et on se tape Une petite année \u2014 « Je n'allais jamais à mes cours.»\u2014 en socio.Vivement qu'on passe aux choses sérieuses! Elle est comme ça, Mâcha: déterminée, volontaire et, surtout, certaine d'avoir fait le bon choix.Née à Côte-des-Neiges, cette jeune femme d'origine ukrainienne a grandi avec un père politicien \u2014 il est conseiller municipal de Côte-des-Neiges\u2014 et une maman au sens artistique très développé.Très jeune, elle décide, en regardant la télévision, qu'elle serait comédienne.Peut-elle imaginer, aujourd'hui, faire autre chose?«C'est impossible», répond-elle d'un ton convaincu, ayant même la fin de la question.Peut-être est-ce cette détermination que Robert Lepage a sentie au cours des deux années où il lui a enseigné à l'École nationale de théâtre?Toujours est-il que le grand maître l'avait engagée bien avant qu'elle ne finisse son cours.Et pas pour n'importe quelle figuration.Pour faire partie de la distribution des trois Shakespeare joués tout d'abord en Europe.Rien de moins.22 ans et recrutée par Lepage?Il y a de quoi hésiter, pavoiser, mourir de peur ou prendre ses jambes à son cou.«J'ai vraiment badtrippé», con-fie-t-elle.«Le pire, c'est qu'on ne peut pas penser à une offre comme ça, on l'accepte et c'est tout.» Mais ne parlez pas trop de Robert Lepage si vous rencontrez Mâcha.Ce n'est pas qu'elle ne l'apprécie pas, au contraire, elle EN VEDETTE dit «l'aimer de tout mon coeur», vante son intelligence et son imagination, loge même chez lui en attendant de trouver une minute pour déménager.Mais c'est devenu un véritable supplice pour elle de se voir constamment sur la sellette.«C'est sûr que ça flash d'être engagé par Robert, mais je n'aime pas qu'on parle de moi.» De fait, son arrivée au café où se déroulait i'eiuretiêû ne laissait présager rien de bon.La jeune comédienne était épuisée par plusieurs jours consécutifs de travail et manquait cruellement de sommeil.Elle n'avait manifestement pas envie de se prêter à cet exercice qui semble être, à ses yeux, le seul aspect négatif de son travail.Et puis, tranquillement, elle s'est ouverte: qu'on parle théâtre et elle devient intarissable.«Dur job» S'il y a quelque chose dont Mâcha est certaine, c'est que d'être comédien, «c'est dur comme job.Tu donnes beaucoup, tu te poses énormément de questions.En tout cas, moi, je m'en pose.Sur mon personnage, sur l'histoire, sur ce que tu as envie de dire à travers tout ça.C'est vraiment angoissant.» On la devine aisément rongée par toutes ces interrogations de débutante, peu communes d'intensité cependant.Est-elle perfectionniste?Les yeux roulent presque dans leur orbite, le temps de répondre: «Je pense que je vais mourir de stress avant 30 ans!» Véronica, Fanny.Objectivement parlant, les motifs d'angoisse ne manquent effectivement pas pour Mâcha.Tout en jouant des rôles multiples dans les trois Shakespeare, elle répète présentement le rôle de Fanny dans Marius et Fanny, spectacle mis en scène par Denise Filia-trault et présenté cet été au Théâtre Saint-Denis.Et puis, il y a cette création dans laquelle elle jouera, en compagnie de Marie Brassard et Anne-Marie Cadieux, le printemps prochain au CNA.Les dates sont déjà arrêtées \u2014serait-ce l'influence de Robert Lepage?\u2014 mais le texte n'est pas encore écrit.Un projet qui lui tient à coeur parce qu'elle affectionne particulièrement la création d'auteur.« Là, je joue du Pagnol et c'est too much.J'aime tout, c'est dans mon tempérament.Mais les créations d'auteur!», laisse-t-elle échapper d'un ton admiratif.Brad Fraser, en tout cas, l'aura bien servie.De jouer Véronica dans cette pièce «pour adultes seulement» qu'était L'homme laid lui a procuré un grand bonheur même si elle a préféré que ses parents ne la voient pas.C'est une chose de savoir sa fille comédienne, mais une autre de la voir sodomisée sur scène.Cette joie de jouer du Fraser, donc, c'était celle d'interpréter autre -chose qu'une jeune première.«Il n'y a pas de rôles riches pour les filles de mon âge.Ce sont souvent des rôles associés à la beauté, à la jeunesse et à l'amour.Le défi, c'est de ne pas les jouer de façon caricaturale.Les gars, en général, ont plus de chance pour ça.Un finissant peut espérer avoir un rôle de bum, de délinquant, mais nous autres.» En attendant que les choses bougent de ce côté-là, à quoi peut bien rêver une toute jeune comédienne qui a connu une si fulgurante ascension?«Faire du cinéma ! » Elle a bien fait quelques apparitions dans Les amoureuses ou Cap Tourmente, mais elle a envie de rôles plus consistants.Autre rêve, plus terre-à-terre' celui-là: rejouer avec son meilleur ami, Emmanuel Bilodeau, comme dans le bon vieux temps, il y a à peine un an, les deux jeunes étoiles montantes du théâtre québécois se partageaient la scène à l'École nationale: ils faisaient leurs devoirs et ils aimaient ça.PHOTO BERNARD BRAULT, la Presse Sortie de l'École nationale de théâtre depuis à peine un an, Mâcha Limonchik vit une ascension hors de l'ordinaire: L'homme laid, la trilogie des Shakespeare de Robert Lepage, Marlus etFanny./ A I P U 2 7 Al AU 1 2 Allemagne Doctor faustus Lights The lights de Gertrude Stein mise en scène de Robert Wilson Hebbel Theater (Berlin) L'un des grands visionnaires du théâtre contemporain Salle Pierre-Mercure (UQAM) du 10 au 12 juin INFO-ARTS Bell Il reste quelques billets pour une représentation de Coriolan (Cycle Shakespeare} et pour une représentation de Comédie Russe Billetterie: Monument national, 1182, boul.Saint-Laurent Admission': (514) 790-1245 ou 1 800-361-4595 >rfpoorOoc/orfeaj/wz/g/ifs/^/ih-Tick«tmostcf (5M)790 1111 INFO-FESTIVAL: (514) 842-3997 M THE FUTURE LEONARD COHEN CE SOIR 20H00 BILLETS 32,50$ & 22,50$ EN VENTE AU FORUM, ADMISSION OU AU 790-1245 (\u2022FMMOCteffVCC) ¦ Théâtre du M! Donnez généreusement à La Fondation canadienne du rein.-ç- I ; : Nathalie Petrowski LA PRESSE, MONTREAL, JEUD110 JUIN 1993 m ?¦ LE PÉLICAN.Parmi les nombreuses activités proposées cet été dans le Vieux-Port de Montréal ( Expotec/IMAX, Images du Futur, Tour de l'Horloge, etc.), il y a la visite du Pélican, une réplique grandeur nature d'un navire de guerre français qui prit la mer en 1693.Amarré au quai Jacques-Cartier jusqu'au 6 septembre, le Pélican retrace l'évolution de l'architecture navale de la fin du XVIIe siècle.Entrée: 5$ (adultes) et 2,50$ (enfants).Heures de visite, le dimanche: de lOh à 18 h.¦ DENNY CHRISTIANSON.Tous les lundis, L'Air du Temps accueille le big band de Denny Christianson, une formation de 17 musiciens.Premier spectacle, à 21 h.Entrée: 5$.mmmm > .m m?m LE GRAND MANÈGE.loanne Buisson et Gino Fillion, accompagnés de cinq musiciens, sont en spectacle au Club Soda, à 20 h.H FRANK BLACK.Frank Black, l'ex-chanteur des Pixies qui a sorti un album éponyme en début d'année, se produit, ce soir, au Spectrum.Artiste invité: Révérend Hor-ton Heat.À20h30.émm m DAVID COPPERFIELD.Il a déjà fait disparaître la Statue de la Liberté et marché à travers la Grande Muraille de Chine.Dans le spectacle présenté à la salle Wilfrid-Pclle-tier jusqu'à samedi, il vole! Ce soir: 18h30 et 21 h 30.EXPOSITION BRUNO BASSON ¦ Les yeux fermés, assis sur un banc de parc le long d'une avenue désertée par les citadins endormis à quatre heures du matin, on peut entendre la ville respirer.Son ronronnement tranquille ne vient de nulle part, il vient de partout à la fois.Elle aussi dort.Grand corps lumineux animé d'une vie qui lui est propre, mais qui ne lui appartient pas, la ville s'agite aux mêmes heures et au même rythme que les êtres qui l'habitent et, de loin en loin, elle grandit et vieillit, en se fondant dans le passage sinueux des générations tout en ayant l'avantage de ne jamais en mourir.Elle change avec la lenteur de ceux qui ont le temps.Depuis 1986, le peintre montréalais Alain Cardinal cherche à capter et à figer le mouvement giratoire des villes nappées par le temps.Des premières acryliques aux couleurs hurlantes, dont Croisière Urbaine est la mieux connue et la plus représentative, jusqu'aux récents intérieurs jaune ocre en passant par la série des rondouillets patrons à l'effigie de Napoléon, les anecdotes battant la mesure des changements de l'air du temps lui servent de matériau pour «retenir les choses et essayer de les empêcher d'avancer dans le temps ».Chats de gouttière, oiseaux, ruelles, escaliers, bourrasques et autos surréalistes, plongés dans dés tourbillons de couleurs.Cela donne Le Vertige, une rétrospective d'une quarantaine des oeuvres de cet artiste encore méconnu qui sera présentée, d'une manière on ne peut plus appropriée, au 40e étage du gratte-ciel du 1000, de la Gauchetière, à partir de demain.Ça ne dure qu'un week-end, mais, pour l'occasion, les Pelleteurs de Nuages, la maison de diffusion qui organise l'événement et qui compte aussi a son catalogue des artistes «montants» comme Michel Pilon et Corno, entre autres, met à contribution des concepteurs vidéo, infographistes et designers pour animer les étourdissantes villes déséquilibrées qui caractérisent l'oeuvre de Cardinal.Sur fond de hauteurs béantes.Attention, ça oscille.Le temps des villes Les formes vivantes de Cardinal veulent saisir le passage du temps.Si les formes sont toujours les mêmes, les vies humaines qui les animent, elles, changent, et donnent une autre âme à la ville, en constante métamorphose, qui, à son tour, influence l'activité et l'humeur des êtres qui l'habitent.C'est dans cet espace où se rencontrent les émotions éphémères et la dureté du béton que ce jeune peintre de 40 ans va chercher la matière des «structures molles» qui composent son univers.«l'essaie de donner aux décors une apparence d'objet vivant, explique-t-il.Même s'ils sont immuables, que leur apparence ne change pas, les objets et les villes sont aussi vivants que les gens qui: l'habitent, sauf que leur vie s'exprime autrement, par une sorte de vibration interne.Dans le fond, le thème général, c'est le déséquilibre des gens qui habitent la ville.» Le conquérant, une acrylique sur toile d'Alain Cardinal.L'exposition Le Vertige montre ainsi l'évolution sensible dans la mise en images de ce déséquilibre qui, selon l'expression de Cardinal, tient surtout d'un sentiment de dérapage, de perte de contrôle des humains sur leur environnement.Ses grandes toiles les plus récentes, plus sombres, plus sobres que ces pétulantes illustrations du début, laissent transpirer d'une manière palpable un sentiment d'isolement et de malaise.Cardinal affirme qu'il n'y a pas de volonté consciente de montrer Montréal comme une ville en perdition.Il aime du même amour la ville qui l'a vu naître et dont il s'ennuyait durant son passage en banlieue, mais il sent un glissement de l'image qu'elle lui renvoie.Quelques heures avant l'entrevue, raconte-t-il, une grosse dame au regard un peu fou lui a effleuré la main pour attirer son attention, rue Saint-Denis, avant de le suivre et de lui dire, en le regardant droit dans les yeux: «I love you».«C'est le genre d'événement qui illustre bien, pour moi, cette sorte de perte de contrôle des humains sur leur environnement.|e souhaite de pouvoir rester ouvert à des événements comme ceux-là, parce que c'est par eux que je sens que la ville change.» Étant bien entendu que cette perte de contrôle, Alain Cardinal ne l'attribue pas à la grosse dame de 100 kilos, mais à chacun de ces amants potentiels sollicités, qu'elle entraîne durant un bref instant hors du monde du prévu et de l'attendu.Car, logiquement, ce ne sont pas les déséquilibrés des villes, funambules marchant au-dessus de la mêlée, qui peuvent apprécier les vertiges qu'ils donnent.C'est l'artiste qui s'étourdit.Il y a quelques années, en marchant de chez lui au métro Mont-Royal, il pouvait reconnaître le visage des mendiants et vendeurs de crayons de la rue, toujours les mêmes.Ce n'est plus comme ça.«La pauvreté prend des visages différents tous les jours et ça, c'est angoissant, dit-il.C'est comme s'il y avait une accélération de la pauvreté et je dirais que ça, ça me donne le vertige.Ça explique peut-être pourquoi mes images deviennent plus dramatiques.» Les humains, en conclut-il, n'ont pas nécessairement fini de rêver leurs villes, mais il est possible qu'ils ne croient plus à ces rêves.Peut-être que du haut d'un 40e étage, ils redeviennent visibles.LE VERTIGE (toiles et dessins d Alain Cardinal).Au 1000.de la Gauchetière.40e étage.Vendredi ( 17 h a 22 h ).samedi ( 12 h a 21 h ) et dimanche (12h a I6h).Entrée libre.L'informatique au service de l'art JULIE VAILLANCOURT collaboration spéciale ¦ Quand un crack de l'informatique se met en tête d'utiliser les dernières technologies pour les mettre au service de sa peinture, cela donne des résultats étonnants.Et quand cet artiste, Cyrille Levi, choisit de faire interagir le public à l'aide d'une vieille caméra actionnée par un programme informatique inventé de toutes pièces, on ne peut que s'incliner devant l'ingéniosité de la démarche artistique.; D'abord, la quincaillerie: une caméra, installée au rez-de-chaussée de la galerie Arts Technologiques, à côté de laquelle un ordinateur retransmet l'image captée, illuminée toutefois de centaines de couleurs.Ensuite, il suffit de se placer devant la caméra, de choisir l'angle et la pose qui convient, puis d'appuyer sur l'écran de l'ordinateur qui fixe votre portrait \u2014dont la moitié est retransmis^ en GALERIE temps réel tandis que l'autre est traitée par la lumière du projecteur qui sert à faire varier à l'infini l'éclairage.Vous suivez?Une fois captée par la «station interactive» de Levi, l'oeuvre est imprimée sur photocopieuse couleur telle que définie par le programme informatique imaginé par l'artiste.(Levi a mis des mois à modifier un logiciel qui lui permet d'utiliser dix palettes de couleurs qu'il peut démultiplier à l'infini.) Cette invention, Levi n'a pas l'intention de la faire breveter.« L'idée était de se rapprocher de ce que je peux apporter à la peinture avec la technologie.Je ne veux pas vendre mon invention, explique l'artiste d'origine française.Tout ce que je voulais, c'est détourner un programme informatique de sa fonction.Il ne faut pas se laisser dépasser par les machines, surtout pas les artistes.La machine doit devenir un outil.Si on arrive à har- moniser la technologie et les arts, on fera des machines à rêver!» Celui qui parle ainsi dirige à l'occasion l'atelier Art et ordinateur à l'UQAM, un endroit de choix pour prêcher sa philosophie de la technologie au service de l'art.De la cinquantaine de photocopies accrochées au mur de la Galerie Arts Technologiques, certaines proviennent du récent passage de l'artiste au Centre Saidyc Bronfman, où le spectateur voyait son image projetée sur le mur, puis transformée.D'autres sont le fait de visiteurs qui ont eu le courage de se braquer devant la caméra et de jouer le jeu tout simplement.«Les gens sont fascinés par leur image», tente Cyrille Levi pour expliquer l'attrait de son exposition, Échos.Le visiteur devenu acteur peut d'ailleurs repartir avec son oeuvre d'art couleur pour aussi peu que 20$ (2$ pour une photocopie).Après le «Jeu dont vous êtes le héros» voici donc venue «L'exposition dont vous êtes le médium»! ECHOS, de Cyrille Levi.A la galerie Arts Technologiques (813.Ontario Est ).jusqu'au 15 juin.Les performances, c est à-dire la création d'oeuvres d'art en direct, n'ont lieu que le soir de 17 h a 19 h.Il danse avec les dinosaures n sortant du visionnement de lumssic Park, l'autre soir, je me suis dirigée très lentement, presque à reculons, vers ma voiture.Je ne suis pas froussarde de nature et pourtant, l'espace de quelques instants, j'ai eu peur, réellement peur, qu'il y ait un dinosaure ou plutôt un tyrannosaure tapi sur la banquette arrière de la voiture, prêt à me sauter dessus et à me bouffer tout rond.lumssic Park, vous l'aurez deviné, n'est pas un film gentil qui invite à renouer avec les livres d'images de nos premières années.C'est un film un peu con et très violent qui écrase les dernières illusions de l'enfance.On y découvre que les dinosaures ne sont pas des anges, ni des chauves-souris, ni même des tortues Ninja.Ce sont des chasseurs sanguinaires à l'appétit incontrôlable qui prennent un malin plaisir à piéger leur proie avant de la réduire en purée.Les dinosaures n'ont été exterminés par Dieu pour rien.Et s'ils broutent encore dans notre mémoire, c'est dans notre mémoire qu'ils auraient dû rester.Spielberg le savait mieux que nous tous.Il n'a pourtant pas pu résister à la tentation de nous punir pour notre naïveté.Vous pensez que la préhistoire est un musée, nous dit-il.Détrompez-vous.La préhistoire C'A pire que la grande noirceur et l'enfer, désormais, ne s'appelle plus Julie Snyder.* * aie Quand je suis entrée au MacDo du coin pour me changer les idées, le malaise a redoublé.Non seulement tous les clients et leurs enfants ressemblaient à ces cruelles bestioles échappées de l'imaginaire tordu de Steven Spielberg, mais j'avais la nette impression qu'ils avaient substitué la vulgaire moulée de mon Big Mac par du dinosaure avarié.Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que les monstres aux crocs plus aiguisés que les requins cravatés de Wall Street me regardaient de travers sur les verres où ils avaient été reproduits et imprimés en six espèces plastifiées.H va sans dire que j'ai passé une très mauvaise nuit, une nuit tapissée de cauchemars où je me débattais avec l'énergie du désespoir contre les gentils monstres de mon enfance, promus au rang de tyrans, d'assassins et de pères abusifs et violents.Or, si une personne saine et équilibrée comme moi, une personne habituée à faire la part des songes et à départager le cinéma de ses effets, a ainsi succombé aux frasques de Spielberg, imaginez un instant l'état second dans lequel vous allez retrouver vos enfants à la sortie du cinéma.Il est à peu près certain qu'en rentrant à la maison, les plus petits vont voir des tyrannosaures dans les placards, sous les lits, dans la baignoire et dans le congélateur, et qu'ils vont exiger de dormir avec vous pour les vingt prochaines années.Quant aux ados en phase terminale, ils risquent de faire un transfert paranoïaque sur la figure paternelle de la famille puisque, selon Freud, le dinosaure est la représentation symbolique du mauvais père.Devant les ados mal léchés, papa qui a toujours raison va se mettre à avoir tort et à ressembler au monstre glauque, morbide et carnassier qu'il n'est pas ou plutôt qu'il est seulement une ou deux fois par année.On rit, mais ce n'est pas drôle.Et le moins drôle de tout, c'est McDonald's et leur manie de tout récupérer pour écouler leur viande hachée, quitte à endosser des films cinglés qui vont rendre leur Big Mac, déjà indigeste, parfaitement immangeable.Avec leur publicité tapageuse autour du film de Spielberg, les verres à l'effigie des dinosaures et les pubs d'archéologues qui reconstituent le squelette trapu d'un Big Mac, la multinationale force la main aux enfants, mais surtout place les parents devant un dilemme proprement cornélien.Comment les pauvres parents vont-ils pouvoir résister à la pression de leurs enfants qui, tout l'été durant et plus particulièrement pendant les longues semaines de pluie, vont les harceler pour aller danser avec les dinosaures.Si les parents refusent, ils ne vaudront plus très cher et leur cote de popularité va brutalement chuter.Si, de guerre lasse, ils acceptent, il ne leur restera plus qu'à ramasser leurs enfants à la petite cuillère.Ne reste donc qu'une seule solution : tenir les enfants le plus loin possible du McDonald's jusqu'à ce que le film soit retiré de l'affiche.Si ça ne marche pas: leur tenir la main au cinéma et les pincer à toutes les vingt secondes pour s'assurer qu'ils ne sont pas en train de capoter ou de s'étouffer d'effroi.Votre seule consolation en sortant du cinéma, c'est que vos enfants seront peut-être morts de peur, mais chose certaine, ils ne voudront plus retourner au McDonald's de toute l'année.?* ?Comme le dit si bien l'un des personnages du film: «Dieu a créé le dinosaure.Dieu a détruit le dinosaure.Dieu a créé l'homme.L'homme a détruit Dieu.» À cela, il faudrait maintenant ajouter: l'homme a créé la dinomanie, le dinosaure robotisé et, prochainement, il ouvrira, ici même à Montréal, dans l'ancien pavillon du Québec de l'île Notre-Dame, un «Dinasaurium» où seront exposées, de façon permanente dès la fin août, 43 créatures grandeur nature.Vu sa légendaire mégalomanie, Montréal aurait probablement préféré ouvrir un vrai parc jurassique peuplé non pas de vulgaires robots, mais de dinosaures clones grâce à l'ADN prélevé sur les moustiques préhistoriques scellés sous vide dans l'ambre.Mais bon, on ne peut pas tout avoir.Montréal aura donc son «Dinasaurium», le premier du monde, gracieuseté d'un homme d'affaires montréalais, de ses actionnaires américains et de quelques prêts du gouvernement québécois.Lequel «Dinasaurium», à la fine pointe de la robotique, offrira à tous les dinomanes de la terre des robots de la quatrième génération, c'est-à-dire des dinosaures de toutes les espèces et de toutes les dimensions qui vont bouger, brouter et rugir comme des démons avant de vendre leur franchise à travers le monde.Heureusement que Spielberg n'est pas dans le coup, car s'il l'eut été, les robots du «Dinasaurium» seraient en train de prendre le contrôle des opérations, de tout foutre en l'air et d'élaborer des plans pour tous nous dégommer.Dieu a créé le dinosaure.Dieu a détruit le dinosaure.Dieu a créé l'homme et la dinomanie.D'une fois à l'autre.Dieu ne savait pas ce qu'il faisait.NE PAS 00Ê f-v-'.viaStXEe .* /v x -iv **< m m I J f M8 ees qui ht du chemin.UN CAHIER SPÉCIAL AUTOMOBILE SAMEDI PROCHAIN DANS La Presse D4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD110 JUIN 1993 CLIPS MARIE PLOURDE collaboration spéciale M ai parfois l'impression que la température et la créativité vont de pair.Confinée à la maison, il faut en plus que je me tape des platitudes.Une légère vague de haute pression s'annonce enfin du côté des clips, mais je ne pourrais malheureusement pas en dire autant de cette température de merde.Qu'à cela ne tienne, les nouveaux arrivages de vidéoclips nous offrent des images particulièrement soignées.Mais de belles images, ça ne veut pas dire pour autant que le clip est réussi.C'est le cas du nouveau clip de David Bowie pour la pièce-titre de son nouvel album Black Tic White Noise.Ce vidéo réalisé par Mark Ro-manek (Are You Connu Go My Way% de Lenny Kravitz), nous présente de très belles images sur le thème de la tolérance raciale.Noble thème pour une excellente chanson, mais les belles images de Black Tie White Noise ne sont pas assez bien nouées entre elles pour nous garder captifs jusqu'à la fin.Un seul visionnement m'a suffi.Dommage! Avec un clip exceptionnel, Bowie aurait peut-être pu stimuler l'intérêt d'un public qui semble le délaisser, malgré les grandes qualités de son nouvel album.George Michael Parlant de clips aux belles images, la nouveauté Killer-Papa Was A Rolling Stone de George Michael ne passe pas inaperçue.C'est une combinaison quasi parfaite de belle photo et de concept ingénieux.George Michael, reconnu à l'époque post-Wham pour être «M.Turbo Ego», a décidé ces dernières années de se faire beaucoup plus discret dans ses clips.Quand on hérite d'un tel titre, ça porte à réfléchir.Il est donc passé d'un extrême à l'autre: avant, on ne voyait que lui sous tous ses angles (et surtout son postérieur David Bowie.dont il est si fier); maintenant, on le devine à peine.Cette petite leçon d'humilité lui a permis d'explorer autre chose que les moindres détails de son anatomie.H a dû se creuser les méninges, ses réalisateurs aussi, pour trouver de bons concepts.Heureusement, car les résultats furent fort agréables, comme dans le clip Praying For Time* où tout ce qu'on voit, ce sont les paroles de la chanson.Très simple, mais tout de même audacieux.Ce clip, qui a été vu très souvent en Europe ainsi qu'aux États-unis, n'a pourtant pas su plaire aux chaînes canadiennes.L'autre clip de Michael qui a fait couler beaucoup d'encre, c'est son fameux Freedom 90, où il n'avait engagé que des «top-modèles».(Imaginez la facture, tous ces mannequins ne travaillent jamais pour moins de 15000$ par jour, mais n'ayez crainte, paraît qu'on lui a fait un prix de groupe.) Pour son nouveau clip, George Michael nous propose un mélange de deux chansons: Killer, de Seal, et Papa Was A Rolling Stone, des Temptations.Cette pièce est un extrait de son mini-album 5 tiVe, enregistré lors du concert George Michael.«Hommage à Freddy Mercury» en Angleterre.Le clip noir et blanc se veut un clin d'oeil à l'omniprésence de la publicité dans notre quotidien.On y a intégré un paquet de logos de différents produits, trafiqués de manière à s'inscrire dans le contexte de la chanson.Le savon Dovc devient donc le savon Love, le magasin Toys «R» Us, Left us, et le savon à lessive AU, Ail alone.Une trouvaille qui met du piquant puisqu'à chaque visionnement, on cherche à reconnaître d'autres logos.Ce clip jette aussi un regard sur le «body piercing», mode à laquelle je ne suis pas prête de souscrire.Le «body piercing» consiste à se faire percer des parties du corps inusitées comme le nombril, le nez, les seins, le pénis, les lèvres d'en haut comme d'en bas ( ouch ! ), et à y fixer des anneaux.Cette pratique, qui existe depuis un bon moment, prend de plus en plus d'ampleur, faisant partie des moeurs underground.Chaque «percé» essaie d'être plus original que les autres, comme le chanteur de Faith No More avec sa boucle dans le sourcil.Une tendance pour le moins surprenante qui recrute maintenant des fans dans toutes les couches de la société, mais qui semble attirer particulièrement les gais et les adeptes du sadomasochisme.Ces derniers, qui s'amuseraient follement à tirer sur leurs petits anneaux, y voient un outil de soumission.le vous jure qu'on me payerait cher! Somme toute, le nouveau clip de George Michael est surprenant, agréable et pourra agrémenter vos tristes soirées de pluie.Grâce à lui, vous aurez des heures de plaisir à jouer à «Trouvez l'anneau sur le comédien».Une seule chose me tracasse, qu'adviendra-t-il de ces personnes au corps percé quand elles seront plus vieilles?En tout cas, ça pourra toujours être utile pour le personnel hospitalier qui pourra traîner Pépé par l'anneau \u2014où qu'il soit\u2014 en lui disant: « Viens-t-en pépé, c'est l'heure de la douche!» NOUVEAUX CLIPS ¦ Ces nouveautés seront diffusées, ce soir à 19 h, dans le cadre de l'émission Vidéo Plus, animée par Marc Coiteux.AC/DC Big Gun Van Halen Dreams L'Art du Mouvement Banque Royale Animé par Henri Barras DEMAIN à midi Billet: 5 $ Apportez votre lunch! Salle VVilfrid-Pelletier France D'Amour Animal Riopel Regarder en avant Lenny Kravitz Believe \u2022 \u2022 \u2022 Inner Circle Sweat A-Ha Dark Js The Night \u2022 \u2022 \u2022 Roxette Almost Unreal Le Choeur classique de Montréal_ effets audiovisuels.À Beloeil, le Centre culturel, qui est bordé par la rivière Richelieu, présentera du 18 juin au 21 août une grande premiè- BISTRO DES BIÈRES BELGES 2088, Montcalm Saint-Hubert (465-0669) BISTRO TOULOUSE 260, Saint-Jean Longueuil (646-2315) CAFÉ DES DEMOISELLES 591, Notre-Dame Saint-Lambert (466-8235) CAFE-TERRASSE 1957 305, Saint-Charles O.Longueuil (928-4628) CENTRE CULTUREL DE BELOEIL 600, Richelieu Beloeil (464-4772) CHÂNTEAUCUAY (691-4680) ÉLECTRIUM 2001, Michel-Faraday Sainte-Julie (652-8977) FESTIVAL DE SAINT-HUBERT (445-7750) MASQU'ARCADE ( 546-7076 ) MUSÉE MARSIL 349, Riverside Drive Saint-Lambert (671-3098) MUSÉOBUS 335, de Rouville Beloeil (464-0201) PARC ARCHÉOLOGIQUE DE LA POINTE-DU-BUISSON 333, Émond Melocheville (429-7857) RÉTROSPECTIVE JORDI BONET 370, boulevard Laurier Mont Saint-Hilaire (446-1833) THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR Sortie 147 de l'autoroute 20 (522-1245) re estivale, un spectacle lyrique intitulé Phi-Phi.Il s'agit d'une présentation de l'ensemble Cantabile, sous la direction de Bruno Laplante.En tout, une quinzaine de théâtres d'été tenteront d'attirer les citadins en Montérégie à compter de la mi-juin.Les jeunes de 7 à 17 ans peuvent de leur côté s'inscrire à Masqu'arcade, un atelier de formation en art dramatique qui se déroule du 28 juin au 21 août à Saint-Théodore d'Acton.Orienté vers le cirque et l'humour, ce camp de vacances particulier a remporté le Prix des camps d'été il y a deux ans.Et dire que l'été n'est pas encore commencé.Encore plus loin, on sait que le mois d'août verra Châteauguay recevoir la sixième édition de son Festival international de la polyphonie vocale, la Chânteauguay.Des groupes vocaux de plusieurs pays viendront enchanter les oreilles dans une gamme aussi variée que le classique, le jazz et le rock.Après vingt ans de célébrité fredonnée par Beau Dommage, le quai de Châteauguay aura donc beaucoup chanté et changé.«Nous voulons que les grandes villes ne décident plus pour nous» ¦ « Nous n'avons pas besoin de Montréal pour nous définir une vie culturelle.Comme entité à part entière, la Montérégie crée, produit et diffuse.» Pour Maude Céré, directrice du Conseil Culturel de la Montérégie, la culture existe et se porte bien: au sud de Montréal.«Il est temps de détruire quelques mythes à ce propos, explique-t-elle.D'abord, il est faux de dire que tout se passe dans les grandes villes et que les grandes institutions urbaines génèrent la vie culturelle dans les régions.Au contraire, depuis toujours, ce sont les régions- êt les artistes qui en sont originaires! qui nourrissent des villes comme Montréal et Québec.» L'OSMONT Comme preuve de la vitalité culturelle de la Montérégie, Maude Céré donne l'exemple de l'OSMONT (l'Orchestre Symphonique de la Montérégie) et de ses 600 abonnés.«Dans l'esprit de Montréal, deux orchestres symphoniques seraient suffisants, mais, le cas échéant, qui jouerait le rôle qu'a assumé l'OSMONT chez nous?Notre orchestre n'a pas volé de spectateurs â l'OSM ou à l'Orchestre métropolitain, il en a créé de nouveaux.» «Beaucoup de gens de notre région ne seraient en effet jamais entrés en contact avec la musique classique si ce n'était de la proximité de l'OSMONT, qui circule partout en Montérégie avec ses specta- cles et ses activités d'animation.Les organismes culturels de la Montérégie se construisent un public, spectateur par spectateur, à l'inverse des organismes urbains qui peuvent compter sur un public acquis en raison d'une masse de consommateurs.» Composé uniquement de musiciens à la pige, l'OSMONT offre une vingtaine de concerts par année, en grand ensemble ou en formations réduites.Le fondateur et directeur artistique de l'orchestre, Jean-Pierre Brunet, précise que l'OSMONT est en pleine croissance et qu'il cherche encore â étendre son champ d'action partout en Montérégie.Pour ce chef d'orchestre qui travaille sur la Rive-Sud par choix, «cela n'a rien d'une vocation ou d'une oeuvre missionnaire.Il n'y a pas qu'à Montréal qu'on retrouve l'excellence artistique.» Région ne rime donc plus avec amateur.La Montérégie peut aussi s'enorgueillir de posséder deux compagnies de danse professionnelles (L'Entrechat et Mi Amore Danse), quatre compagnies der théâtre (le Théâtre de Carton et le Carré Théâtre de Longueuil, l'Arrière-Scène, à Beloeil, et la Dame de Coeur, à Upton ), de nombreux sites historiques qui mettent en valeur le patrimoine, en plus de 62 musées à caractère ethno-historique ou techno-scientifique.Odette Gariépy, directrice de Mont-musée, un organisme qui regroupe près de la moitié des musées de la région, esti- me que «les musées montérégiens forment une belle variété d'institutions pouvant inciter le public à passer plus d'une journée en Montérégie».Parmi les plus connus, elle cite le Musée ferroviaire de Saint-Constant, la Maison nationale des Patriotes de Saint-Denis, les musées régionaux de Vaudreuil-Soulangcs et de Saint-Jean-sur-Richelieu, ainsi que l'Electrium, de Sainte-Julie, qui appartient à l'Hydro-Québec.Projet de salle En outre, plusieurs créateurs et artistes ont choisi de s'établir en Montérégie pour ses attraits naturels évidents, ce qui fait dire à certains que la région possède plus une culture de création que de diffusion.«Il faut faire la distinction entre la Montérégie et la Rive-Sud, intervient Maude Céré.Plus on s'éloigne de Montréal, plus on découvre des îlots de vitalité culturelle fascinants: Saint-Jean, Granby, Beloeil, Sorel-Tracy.On s'est aperçu avec le temps que les cégeps avaient servi de véritables foyers de culture dans plusieurs villes avec leurs ciné-clubs, salles de spectacles et galeries d'art.Par contre, sur la Rive-Sud, il existe un manque flagrant d'une véritable salle de spectacle de qualité.» Le cégep Édouard-Montpetit, de Longueuil, possède pourtant un auditorium de près de 1000 places, un ciné-club, une galerie d'art reconnue et un véritable petit joyau, le Théâtre de la Ville.«L'acoustique et l'inconfort de l'auditorium en font une salle totalement inadéquate, raconte Mme Céré, tandis que le Théâtre de la Ville, avec ses 350 places, demeure strictement une salle de théâtre, fort appréciée par ailleurs.» «Le Théâtre de la Ville, selon son directeur Yvon Baril, a prouvé la viabilité d'une petite salle vouée à la création et à la diffusion en banlieue de Montréal».Il s'agit du premier dans le genre, selon M.Baril, à présenter du théâtre de qualité en région tout en permettant aux troupes professionnelles locales et régionales de créer et de diffuser.Le dossier d'une salle de spectacle majeure fait l'objet de discussions depuis déjà un bon moment sur la Rive-Sud.Présentement, on semble s'entendre sur l/idée de rénover la salle du cégep Edouard-Montpetit.Maude Céré croit que le projet pourrait débloquer rapidement, car, selon elle, «les attitudes changent chez les décideurs locaux face à la culture».Elle donne l'exemple des maires de Brossard et de Boucherville qui semblent avoir compris que la culture contribue au développement économique de la région.La Montérégie n'a donc pas fini de nous étonner.«Nous croyons qu'il est possible et même souhaitable de songer à attirer de plus en plus de Montréalais à nous visiter lors de leurs sorties culturel- les.» Dans cette optique, deux projets d'envergure nationale sont en cours: la création d'un musée de l'agro-alimentai-1 re à Saint-Hyacinthe et d'un autre ayant pour thème l'air et l'espace à Saint-Hubert.Voix égale Contrairement au rapport Arpin, la Montérégie souhaite voir une décentralisation et une mise en valeur de la culture régionale.«Ce que nous voulons finalement, ajoute Mme Céré, c'est que les grandes villes cessent de décider pour nous.Nous désirons participer à la concertation et ne plus simplement payer la facture.» En ce sens, elle ne voit guère d'un bon oeil la formation d'un Conseil des Arts et des Lettres québécois visant la centralisation de la prise de décisions.«Est-ce la fin du développement culturel des régions?se demande Maude Céré, puisque Québec remet tout le support économique de première instance au bon vouloir des municipalités, dont la capacité de payer est déjà fort hypothéquée.» «Nous ne réclamerons jamais un salon du livre ou des métiers d'arts, puisque nous y avons déjà accès.Nous demandons que l'on nous reconnaisse une voix égale à celle de Montréal et de Laval.Nous cherchons simplement à faire reconnaître notre existence et respecter notre différence.» M.C. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD110 JUIN 1995 D7 Radio Beau temps pour s'étendre.La Radio de RC s'est concocté une belle grille estivale DANDEL LE MA Y La Radio de Radio-Canada n'a pas besoin de chercher trop loin quand vient le temps de construire sa grille d'été: le talent est là, dans la Maison.Il s'agit de le reconnaître et de mettre les bonnes personnes à la bonne place.Avec le bon taux de risque: pas trop pour ne pas dénaturer l'antenne mais assez pour brasser la cabane un peu.Prenez la grille de l'été prochain, qui commence le 21 juin.On y trouve une dizaine d'émissions nouvelles mais animées par des gens de la Maison, à l'exception de Jean-Guy Moreau et de Pierre Verville qui se partageront l'été à Verville en ville, Moreau à la campagne, le dimanche de 13 h à 16 h.Verville-Moreau, à la fin, ça fait beaucoup de monde autour du micro.De souche radio-canadienne, on retrouve donc Francine Grimaldi, Stéphane Garneau, Louise Chartrand, Monique Giroux, Stéphane Pilon.Garneau animera Beau temps pour s'étendre, du lundi au vendredi de 9 h 30 à 11 h.Micros «mobiles», musique à haute teneur d'octane et assez de chroniqueurs pour remplir le reste de cette page.Succède à Ça déménage, qu'animait Marie-France Bazzo, l'été dernier.À 11 h, Monique Giroux s'amène avec ses Refrains d'abord.Au menu: chansons «à textes» et les souvenirs et anecdotes qu'elles ramènent à l'esprit (et au coeur) des auditeurs.Mme Giroux connaît Brel, n'ayez crainte, mais beaucoup, beaucoup d'autres.Après le Midi /5et les reprises de l'Aventure, Louise Chartrand prend la Route 119 dans sa maison-studio roulant(e).Vers la ville, la banlieue, la campagne \u2014 pas trop lointaine; autonomie: 65 km \u2014 pour voir les gens «dehors».Montréal Express.les Actualités.d'Un soleil à l'autre.et on se retrouve à 19 h avec le Lieu commun avec Serge Bouchard et Bernard Ar-cand, «anthropologues et poètes» qui conjuguent \u2014 et confrontent \u2014 l'ordinaire et le philo- Francine Grimaldi sophique.Le lieu commun est une émission du Réseau FM rediffusée cet été au AM, tout comme Eclats, série de documents de Cynthia Dubois qui consacre sa première semaine à Gratien, Ti-Coq et les autres.À 20 h, du lundi au jeudi, un voyage d'Est en Ouest: trois fois autour du pays, en musique et en chansons, avec les animateurs des stations régionales de RC.Moncton-Matane-Sept-Iles-Rimous-ki-Chicoutimi-Québec-Ottawa-Windsor-Toronto-Sudbury-Winnipeg-Regina-Edmonton-Vancouver.Pis nght back à Moncton f # Le vendredi, la Radio se paye sa petite folie estivale en «détachant» Francine Grimaldi pour deux heures de musique et d'humour, en direct du Château Frontenac à Québec.L'affaire s'intitule .par la bouche de mes chansons et accueillera une vedette de la chanson chaque semaine, en plus des jeunes musiciens, humoristes et autres.Le château centenaire risque de se rappeler longtemps du passage de la Dame aux mille bracelets (que n'aurait pas détester l'amiral Phipps).Le ton va baisser un peu à 23 h quand Dominique Charbonneau et Michel Keable liront leurs grands romans à Nuits blanches.Texte intégral avec intermèdes de musique instrumentale: Le Grand Meaulnes d'Alain Fournier, Ces enfants de ma vie de Gabrielle Roy, La Fille laide, un roman méconnu d'Yves Thériault, et Thérèse Ra-quin de Zola.Le samedi matin à 9 h, Arianne Emond et Normand Cazelais nous mènent dans la Vie en vrac, avec ses petits plaisirs quotidiens.Au programme, entre autres, entrevues et musiques de caractère cosmopolite, à l'image du Montréal moderne.La grille des émissions d'information demeure inchangée bien qu'on y entendra d'autres noms pendant les vacances des canons: Daniel Mathieu et Marc Laurendeau à CBF Bonjour, Miche! Marmen à VSD Bonjour, Luce Julien à Tout compte fait, Michel Tremblay au Midi 15, Isabelle Poulin au Montréal Express, Denise Faille et Dominique Payette aux Actualités.Pierre Du-fault, l'animateur d'Hebdo Sport (samedi à 18 h 10), refuse quant à lui de prendre des vacances.Il manquerait les (eux du Québec à Gaspé.Le clou ( gratuit ) du Festival de jazz : Galliano ALAIN BRUNET ¦ Le plus important spectacle gratuit du 14e Festival international de jazz de Montréal, le Grand Événement du Maurier Ltée, carburera à Yacid jazz.Au ncwjazz swing, si vous préférez.Le mardi 6 juillet (jour de relâche des concerts en salle), le rap-per Galliano et son orchestre de 15 musiciens devraient effectivement s'ébaudir sur la scène du Maurier, à l'angle des rues Sainte-Catherine et Jcannc-Mance.Comme on le sait, cette scène fait face au plus grand site du Festival de jazz.Leader d'une tendance qui s'étend désormais sur l'Amérique entière (des clubs de New York et de Los Angeles invitent régulièrement jazzmen et rappers à vivre publiquement un nouvel amalgame sonore), Galliano risque fort d'irradier le public montréalais.De quoi retourne le ncw jazz swing?Cette nouvelle approche, qui consiste à souder l'esthétique hip hop à celle du jazz instrumental, a déjà ses chefs de file: laAfro-Britannique Galliano est l'un des plus déterminants.Déjà tête d'affiche à travers l'Europe entière, notre homme fait déjà retentir son baratin rythmique aux côtés de jazzmen britanniques, et ce depuis plusieurs années déjà.Pendant que les rappers dénoncent vertement la bêtise raciale ou sociale, disc-jockeys font vire-voleter les références sur vinyle, des musiciens contribuent à étoffer un langage orchestral absolument unique.Ce genre des plus rafraîchissants témoigne ainsi d'une authentique hybridation, ce qui a pour effet de rapprocher la musique improvisée du mouvement des corps et de la sueur qui s'en dégage.À toutes vapeurs, direction sensualité.Certainement la forme de «jazz populaire» la plus intéressante à émerger depuis le jazz-fusion des années 70 (toujours populaire depuis; on se rappellera le succès du groupe québécois Uzeb l'an dernier), le «new jazz swing» demeure un ^ phénomène relativement marginal, à peine connu des improvisateurs eux-mêmes.Sur le communiqué du Festival de jazz annonçant l'événement, on ose croire que Galliano risque d'ébranler 200 000jarrets.Outre l'osso bucco, que dire de la hanche ou du cuisseau! Au Festival, on annonce par ailleurs la tenue de représentations supplémentaires: le Libanais Rabi Abou-Khalil et ses musiciens se produiront une seconde fois, soit le 6 juillet à 19 h ; également, la chanteuse Holly Cole remet ça une deuxième fois le 10 juillet à 21 h.D'autre part, on apprend que, le 5 juillet à 20 h 30, le chanteur Mel Tormé sera remplacé par le «blues shouter» Joe Williams, un des grands complices de feu Count Basie.VENDREDI OCTOBRE 1993 UNE PRÉSENTATION DE BILLETS EN VENTE AUX GUICHETS OU FORUM.A TOUS LES COMPTOIRS ADMISSION OU EN APPELANT LE 790-1245.EXTÉRIEUR DE MONTRÉAL 1 800 361-4595 ( * FRAIS DE SERVICE ) UNE SÉLECTION DE BILLETS \"V.I.P.\" EST ÉGALEMENT DISPONIBLE.The Lorca Play Tout sauf I ' Espagne et Garcia Lorca ANNE-MARIE LECOMTI collaboration spéciale ¦ C'est un fourre-tout contenant à la fois du théâtre» de la danse, du commentaire, de la performance.C'est une chorégraphie délirante et haletante, découpée par une lumière qui tombe drue.C'est une audacieuse équipée venue de Toronto qui nous jette en pâture des extraits d'une pièce de Federico Garcia Lorca, La maison de Bernarda Alba, arrosés de musiques diverses ainsi que de commentaires insolents et désinvoltes.The Lorca Play, présentée au Moyse Hall jusqu'à demain, ressemble à tout sauf à l'Espagne et à Garcia Lorca, dont les créateurs se sont librement (mais alors là, très librement) inspirés.Ce magma théâtral, certes amusant et étonnant, m'a laissée sur ma faim.The Lorca Play ne se voulait pas une pièce didactique sur Garcia Lorca, soit.Mais une fois le rideau retombé, il ne nous reste de cette cinglante affaire que quelques images-chocs et une ou deux plaisanteries plus habiles que les autres.Bien mince comme souvenir, quand on s'attaque à un auteur dramatique aussi imposant.Pas question toutefois de laisser croire qu'on passe un mauvais moment en compagnie de ces artistes dont le talent n'a d'égal que l'impudence.La pièce, une création collective, réunit quelques-unes des figures les plus marquantes de la relève théâtrale actuelle à Toronto et cela se sent.Il y a beaucoup d'audace, de connivence et de cohésion entre ces sept comédiennes délurées et frondeuses et le seul interprète masculin de la distribution, Daniel Maclvor.Ce dernier interprète avec une forte présence un Garcia Lorca taciturne.Dès le début, il nous introduit à sa plus récente oeuvre, La maison de Bernarda Alba.L'auteur n'est pas content: les sept femmes qui habitent cette Il y a beaucoup d'audace, de connivence et de cohésion entre ces comédiennes délurées et frondeuses.maison sont récalcitrantes à ses volontés.Elles rient lorsqu'il faudrait pleurer; malmènent son texte au point de le ridiculiser et transforment un drame lyrique en farce désuète.Garcia Lorca finit par ne plus s'y retrouver, dérouté par des créatures qu'il a lui-même créées.«l'ai rêvé que j'étais assise avec Lorca dans un camion qui nous emmenait vers son exécution, nous dit une comédienne, l'oeil ingénu.(Garcia Lorca a été fusillé par les Franquistes en 1936).Je lui ai demandé de me raconter quelque chose que je ne saurais pas déjà à son sujet.Eh bien, il n'a rien trouvé à me dire!» Rires.Délicieusement iconoclaste, The Lorca Play démolit à grands coups de cynisme le mythe qui entoure Garcia Lorca.Des pans de sa vie nous sont relatés par des comédiennes à l'air si décontracté qu'elles semblent s'acquitter d'une formalité.Lorca lui-même, FESTIVAL DE THÉÂTRE M IQUES AUJOURD'HUI 20:00 CORK)LAN Maison de la culture Mercier 20:00 JOIE Salle Moyse Hall 20:00 \u2022DR.FAUSTUS LIGHTS.Salle Pierre-Mercure (UQAM) 21:30 THE LORCA PLAY Salle Moyse Hall qui sent sa fin proche, nous récite un poème dont il n'est même pas l'auteur.On nous entraîne ainsi sans beaucoup de ménagement et avec une diversité incroyable de registres dans un univers qui est bien davantage celui de ces artistes to-rontois que celui de Garcia Lorca.Ce n'est pas inintéressant.Seulement insatisfaisant.THE LORCA PLAY.Coproduction Auguste Company et Da Da Kamera.Jusqu'à demain a la salle Moyse Hall (sur le campus de l'université McCill).Ecrit et dirigé par Daniel Brooks et Daniel Maclvor.Avec: Valérie Buhagiar, Caroline Cillis.Paulette Philips, Ali Riley, Nadia Ross.Marcia Vacratsis.Tracy Wright et Daniel Mcivor.Éclairages: Andréa Lundy.Conception sonore: Dominic Ciovinazzo.Costumes: Mark Shieids., k grm®e fête en \\l\\ PRÉSENTE RANDE g ORTIE DE L'ÉTÉ ; * c ^_& FESTIN GASTRONOMIQUE AVEC LES «CHEFS VOLANTS» ?DÉGUSTATION DE GIBIER (SANGLIER.BISON ET AUTRES) ?SPECTACLES D'HUMORISTES ?REVUE MUSICALE DES ANNÉES 60/70 LES PLUS GRANDS SUCCES.8 ARTISTES SUR SCÈNE DANSE ET ANIMATION 37,80$ VIN INCLUS 1/4 BTLE PAR PERS ALON D'ÉTÉ MÉTIERS D'ART DES DIZAINES D'EXPOSANTS ?UN CHOIX DE CRÉATIONS ORIGINALES ?LA PRODUCTION MÉTIERS D'ART CONTEMPORAINE ?POUR TOUS LES GOÛTS.À TOUS LES PRIX ENTRÉE LIBRE e ¦ ¦ % % \\ matco RAVARY r t i n t U I l s PARA ÎLE SAffTTE-HELENE, PLAINE DES JEUX, DU 10 AU 20 JUIN 1993 LA GRANDE SORTIE DE L'ÉTÉ: Prix régulier: 37.80S pu penonne Prix de groupe: 29.805 par penonne f**-** *» M $* %m»tt m pèm.SUR LE SITE: ENTRÉE LIBRE DE 11HOO À 20HOO l9eu*s pubucs.jeux coopératifs, trapèzes élast^^ «LA GRANDE SORTIE DE L'ÉTÉ» Billets disponibles sur le site ou chez: taf»* I V .I I LE SALON D'ÉTÉ DES MÉTIERS D'ART: Entrée libre LE BRUNCH DU DIMANCHE: 14,80$ par personne C OUVERTURE DES PORTES: 18HOO BANQUET-SPECTACLE: t9HOO JONQUIÉRE MAGOG du 15 juillet au 25 iuiIIci 1993 du 12 août au 22 août 1993 ST-SAUVEUR LONGUEUIL__ du 2*» juillet au H août 1993 du 26 août au \u20ac> *cptcmbrc 1993 C KOMIS'SIQNJ (.Ml)7IMM^1.'» ikcck ¦\u2022ci-i-i-j.OU RÉSERVATECM (418)698-3071 Pour informations: (514) 596-3880 1 800 563-FÊTE LA PRESSE VOUS INVITE À __«LA GRANDE SORTIE DEL Obtenez un rabais de 8,00$ sur présentation de ce coupon sur le site, jeudi le 10 et mercredi le 16 juin.Réservez votre place dès maintenant au (514) 596-3880 ou 1 800 563-FÊTE.(Ne l'applique pa» *ur le» billet» réservé* par le» re*eau« ADMISSION et RfcSERVATECH)______ » Publireportage À NE PAS MANQUER La NouveMqgkterfe UN CAHIER SPÉCIAL TOURISTIQUE SAMEDI DANS LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD110 JUIN 1993 \u2022 D11 Chant : Pancella, prix bien mérité ! CLAUDE GINGRAS ¦ Le traditionnel concert des premiers lauréats du Concours international de Musique de Montréal, consacré cette année «*i chant, a donné raison au jury en ce qui concerne tout au moins le premier prix.Phyllis Pancella, bien qu'elle ait été inégale en épreuve finale, possède une grande et belle voix de mezzo, de réels dons d'interprète et une très forte personnalité, toutes qualités qu'elle a pleinement mises en valeur lors de ce concert la trouvant au meilleur de sa forme.Sa dramatisation donnait une nouvelle dimension à la pièce de Bellemare, à la grande satisfaction du compositeur, venu l'embrasser.Et Samson lui-même eût été incapable de résister aux appels de cette brûlante Dalila.Mais Pancella peut facilement tomber dans la vulgarité.Au palmarès, déjà connu, s'ajoutait hier soir le résultat du scrutin populaire.Le «Prix du public* est également remporté par Pancella.Néanmoins, elle ne reçoit pas autant que la deuxième lauréate, cette dernière ayant reçu, comme canadienne, le nouveau prix du Comité féminin de Cette deuxième lauréate, Avalée Beckmann, possède la voix, comme le physique, d'un vrai soprano dramatique.Mais la technique est déficiente et on en était particulièrement conscient hier soir.Elle a chanté faux, l'aigu était dur et elle a raté la note la plus haute de l'air de Forza.Le manque d'engagement dramatique chez Wendy Hoffman lui a nui.Dommage, car voici la voix qui s'est maintenue au même très haut niveau durant les deux principales épreuves et de nouveau hier soir.Sa grande scène de Handel, bien que chantée «à l'anglaise», c'est-à-dire avec pudeur, était impeccable de virtuosité.Le concert des lauréats devait faire entendre quatre lauréates.Mais Natalie Reese, quatrième prix, a du refuser car elle était souffrante.Dommage.Elle avait fait grande impression au cours de la compétition et tous, j'en suis sûr, auraient voulu réentendre \u2014 et revoir \u2014 sa saisissante Ulrica.Hoffman, qui chantait l'air hier «*r% .-*o«- 1r» tamnirorTIPnf VOII- OV/ II, Il M «.»,.\u2014 - WUvU - \u2022 \u2014 *- lu.L'orchestre, formé en bonne partie de musiciens de l'OSM, fut excellent cette année.De même, le chef, Richard Bradshaw, qui a encore bien accompagné hier soir et apporté une belle expression aux deux préludes de La Traviata.VINGT-QUATRIÈME CONCOURS INTERNATIONAL DE MUSIOUE DE MONTREAL.Discipline: chant.Concert des premiers lauréats.Hier soir, salle Maisonneuve de la Place des Arts.Avec orchestre, dir.Richard Bradshaw.Présentateur: Henri Bergeron.Participants: Phyllis Pancella, mezzo-soprano (Etats-Unis), premier prix (Prix Florent-Marcil, 15 000$), prix pour la meilleure exécution de l'oeuvre canadienne inédite imposée (700$) et «Prix du public* (700$); Avalée Beckmann, soprano (Canada), deuxième prix (10 000 $) et prix spécial du Canadian Opéra Women's Committee décerné au meilleur chanteur canadien (7 000 $) ; Wendy Hoffman.mezzo-soprano (États-Unis), troisième prix (5 000 $).Programme (extraits d'opéras, sauf indication contraire) : Prélude au premier acte de La Traviata \u2014 Verdi) Phyllis Pancella: De Stuftitia \u2014 Cilles Belle-mare (avec Paul Helmer.pianiste) Avalée Beckmann: récitatif et air de Nitocris.\u2022Vain fluctuating state.Thou, Cod most high», de l'oratorio Belshaziar\u2014 Handel Wendy Hoffman: «Air des lettres» de Charlotte, «Werther.Werther.Je vous écris de ma nofifn rhimhro.rie ia/s% net Avalée Beckmann: «Ballade* de Senta, \u2022 Joho- hoe ! Traft ihr das Schiff im Meere an », de Der f/iegende Hollânder \u2014 Wagner Phyllis Pancella: air d'Olga, «Akh, Tarn/a.Ta- nya! Vsegda myechtayesh ti!>, de Yevgueny Onieguine\u2014 Tchaikovsky Phyllis Pancella: air de Sesto, «Parto.parto.ma tu.ben mio», de La C/emenza di Tito \u2014 Mozart Entracte Prélude au troisième acte de La Traviata \u2014 Verdi Wendy Hoffman: récitatif et air de Déjanire.«Where shall I fly?.See the dreadful sisters rise».de Hercules \u2014 Handel Wendy Hoffman: air d'Ulrica.«Re dell'abisso.affrettati «.de Un Ballo in maschera \u2014 Verdi Avalée Beckmann: air de Leonora.«Pace, pace.mio Dio», de Lê FOfZê de/ destino \u2014 Verdi Phyllis Pancella: air de Dalila.«Mon coeur s'ouvre a ta voix» de Samson et Dalila \u2014 Saint-Saéns Phyllis Pancella: air d'Angelina.«Nacqui all'af-fanno» de La Cenerentola\u2014 Rossini Allocution de la directrice générale du Concours.Monique Marcil.et remise des prix aux neuf lauréats Placez votre annonce dans La Presse.Elle compte 936 000* lecteurs par semaine Soit le public de 50 shows de Metallica.E S n N N ES C S S E E S Aucun changement au texte en cours de publication.Annulation possible dès la première parution.Facturation pour les 7 jours dans tous les cas.\u2022Source : NADBank92.Selon une étude commanditée par les quotidiens de Montréal.Calcul effectué uniquement auprès des adultes 18 + de la grande région de Montréal.285-7111 1 800 361-5013 La Presse \u2022m A combien voulez-vous votre Integra 1993?COCHEZ ICI ?I m ?INTEGRA RS 1993 * Transport : 435 $.Taxes en sus.Modèle DA934P Moteur 4 cylindres, 1,8 litre, DACT, à 16 soupapes, injection de carburant, suspension indépendante et freins à disques assistés aux 4 roues, direction à crémaillère, glaces teintées, phares halogènes, radio AM/FM stéréo cassette, sièges-baquets, horloge numérique, et plus encore.~ \u2014 PAR MOIS * * POUR 48 MOIS INTEGRA RS 1993 **Prix de location pour modèle DA934P basé sur 48 mois, avec versement initial de 995 S (ou échange équivalent).Le prix ne comprend pas les frais d'immatriculation, de transport (435 S), l'assurance et les taxes.Premier versement et dépôt remboursable de 300 S requis.Crédit sujet à l'approbation de Honda Canada Finance.Frais de 10 C par kilomètre après 96 000 km.L'Assistance routière et le Programme de protection prolongée ACURA sont offerts en option sur les INTEGRA 93.?POUR 48 MOIS SUR TOUS LES MODELES INTEGRA 1993 Sujet à l'approbation du crédit.LES CONCESSIONNAIRES ACURA ONT AIGUISÉ LEURS CRAYONS.MAIS HÂTEZ-VOUS.CETTE OFFRE EST EN VIGUEUR JUSQU'AU 30 JUIN 1993 SEULEMENT.f ACURA.BAIL ACURA LES CONCESSIONNAIRES FIABLES ACURA GABRIEL PRESTIGE ACURA 4648, boul.St-Jean, 3700, Autoroute Laval Ouest (440), bollard-des-Ormeaux.(514) 696-7777 Uval.(514) 745-1234 LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon Ouest, Montréal.(514) 340-1344 LES GALERIES ACURA 7100, boul.Métropolitain Est, Anjou.(514) 354-8811 ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie, Blainville.(514) 435-4455 ACURA RIVE-SUD 820, boul.Taschereau, Greenfield Park.(514) 443-6555 Venez célébrer l'été avec m mm ? 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Date Réservé ù l'usage de la billetterie N : \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Cette offre est valable jusqu'au 30 Juin 1993.Limite d'un bon rabais par personne.Non moana>~Mc Ne peut être combiné à aucune autre oilrr promotionnelle.'Toutes taxes incluses I ¦ i I I J Fournissez-nous les outils.Nous ferons le travail.Le programme \"Outils de développement\" prend de l'ampleur.Ce programme, lancé par CARE en 1988, a déjà suscité des milliers de Canadiens à faire don d'outils et de matériel usagés.Les petits entrepreneurs d'Amérique latine possèdent la volonté et l'ingéniosité voulues pour faire grandir leurs entreprises, mais souvent, l'équipement nécessaire leur manque.Et c'est là que CARE intervient avec \"Outils de développement\".Les petites entreprises familiales s'accomodent bien des outils et du matériel usagés qui leur sont donnés que ce soit pour l'imprimerie, le travail du cuir ou du métal, la menuiserie ou encore, la fabrication de chaussures ou de vêtements.CARE s'occupe d'aller chercher le matériel et s'assure de l'expédier à ceux qui en ont le plus besoin.De quoi pouvez-YQUS.faire don?Nous attendons votre appel.CARE au Québec, Jacques Beaudet (418) 650-CARE CARE en Ontario, Syd Parvin (416) 585-5050 CARE Canada Unité des entreprises 1-800-565-4311 D12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD110 JUIN 1993 The Boys of St.Vincent et La Bravoure et le Mépris présentés en Grande-Bretagne Presse Canadienne TORONTO ¦ La production canadienne The Boys of St.Vincent, frappée d'interdit au Québec et en Ontario, pourra être diffusée en Grande-Bretagne.La chaîne culturelle britannique Channel 4 a acheté les droits de diffusion de cinq productions de l'Office national du film, dont la controversée The Boys ofSt.Vincent, qui raconte les agressions sexuelles subies par des garçons aux mains d'un prêtre.Le film ne peut être diffusé en Ontario et au Québec en raison d'une injonction du tri- bunal.L'affaire a été portée en cour d'Appel.Cette semaine, la production a été choisie comme étant la meilleure mini-série lors du Festival international de télévision de Banff, en Alberta.Les autres productions achetées par la Grande-Bretagne sont La Bravoure et le Mépris, documentaire aussi controversé sur la participation des Canadiens à la Deuxième Guerre mondiale, Manufacturing Consent, un film sur les théories de Noam Chomsky, Kane-satake, qui porte sur la crise d'Oka de 1990, et Forbidden Love, un documentaire sur les relations entre lesiennes.Eddie Murphy fait ses «débuts» au Festival de jazz de Montreux Agence France-Presse Eddie Murphy PARIS ¦ Le comédien américain Eddie Murphy a choisi le 27e Festival de jazz de Montreux (Suisse \u2014 5-12 juillet) pour faire sa première apparition sur une scène en tant que chanteur.L'événement se déroulera le 13 juillet, a annoncé hier le «patron» du festival, Claude Nobs, qui a présenté le programme de la manifestation qu'il créa en 1967.Cette année, le festival investira un nouveau site, l'Auditorium Stravinski, une salle de 3000 places, située au Palais des Congrès qui succède ainsi après un quart de siècle de fidélité au vieux Casino et permettra, selon Claude Nobs, d'offrir de meilleures conditions acoustiques aux musiciens.Parmi les principaux temps forts de cette édition 93: une soirée «Vive la France» (le 8 juillet), proposée par le ministère français de la Culture et la S ACE M (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), avec Barbara Hendrix, Ute Lem-per.Manu Dibango, Robert Charlebois qui interpréteront des succès internationaux de la chanson française.Ils seront accompagnés par Stéphane Grapelli, Didier Lockwood et les musiciens du big- band de la radio allemande West Deutsche Rund-funk (WDR), dirigés par Quincy Jones.L'ex-producteur de Michael (ackson prend en effet depuis trois ans une part active au festival.II dirigera cette année, avec Michel Legrand, l'Orchestre National de Lille pour une soirée consacrée aux musiques de film le 11 juillet.On relèvera encore une rencontre entre jazz et symphonie le 12 avec deux «premières» mondiales: George Duke, qui jouera une oeuvre sy m phonique de sa composition, la Muir Wood suite et Lalo Schifrin, qui présentera des arrangements sympho-niques entre classique et jazz.Sont aussi annoncés Paolo Conte (9 juillet), Fats Domino (14), B.B.King (15).Le «New Q's», auquel Quincy lones a prêté son nom, qui perpétue l'esprit club, proposera pour sa part Amina et les Zap Marna (7 juillet), Michel Pe-trucciani en solo (le 8), Chris Isaak (le lO), Donald Byrd (12), Incognito, fleuron du courant acid jazz anglais (le 14).Pour la deuxième année, le festival poursuit sa collaboration avec MTV, la chaîne de télévision musicale, ce qui permettra d'apprécier, le 2 juillet, le groupe New Order, et le vétéran anglais Robert Plant, ex-chanteur de Led Zeppelin.MEUBLES CHOISIS À PRIX COMPÉTITIFS! 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