La presse, 17 juin 1993, Cahier A
[" La météo Aujourd'hui: ensoleillé, se couvrant par la suite Minimum 14° Maximum 24° Demain: averses et orages DÉTAILS CAHIER SPORTS JE MK SKIMS HIKN LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMERIQUE 464, HENRI-BOURASSA E.324-9100 MONTRÉAL.JEUD117 JUIN 1993 109e ANNÉE N° 234 68 PAGES, 6 CAHIERS îles de La Ma^leine: 1.00 50« sut Aujourd'hui A4 HANDICAPÉS Une cinquantaine d'handicapés manifestent dans les rues de Montréal pour réclamer l'abolition de la liste d'attente pour les soins à domicile.A3 FRANÇAIS Selon le président de La Presse, Roger D.Landry, le problème de la langue se pose à Montréal beaucoup plus qu'au reste du Québec.Bl AFFICHAGE Ramsey Clark, ex-Attorney General des États-Unis, affirme que le Québec se doit de préserver l'unilin-guisme français dans l'affichage.Sommaire Annonces classées Immobilier.D10 à D13, E2 mirchdndlses.E2 emploh.E3 automobiles.ES à E5 propositions d'affaires.C5 Arts et spectacles informations.D6 à D9, D14 ciné-horaire.D8-D9 Télé-horaire.D8 Télévision.D14 Bandes dessinées.D13 Bridge.E3 Décès.E6 Économie.cahier C Etes-vous observateur?.D10 Feuilleton.D11 Horoscope.D12 Le monde./.E1 Loteries \u2014-résultats:.A4 Mots croisés.~.E4 Mot mystère.E4 Quoi faire.D5 Sortir.D1 à D4 Johnson menace les fonctionnaires La loi 102 sera appliquée sans délai si les manifestations se poursuivent ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC Le président du Conseil du Trésor menace de retirer la proposition formulée mardi de reporter au 15 septembre l'entrée en vigueur de la loi 102 sur le gel des salaires des fonctionnaires, si les manifestations déclenchées par différents groupes un peu partout à travers la province se poursuivent.« Nous avons formulé cette proposition pour créer un climat de Une heure de pointe à saveur de cauchemar FRANÇOIS BERCER «t LILIANNE lacroc: Les usagers du transport en commun ont été durement éprouvés hier matin quand des manifestants du secteur public qui voulaient protester contre le dépôt du projet de loi 102 par le ministre Daniel Johnson ont décidé de bloquer, en pleine heure de pointe, la sortie d'un millier d'autobus de la STCUM de leurs huit terminus.Seul le garage abritant les autobus qui servent au transport adapté a été épargné.Pendant ce temps, les automobilistes circulant sur les autoroutes 15 et 40 étaient aussi victimes de ralentissements provoqués.Tandis que des autos circulaient à environ cinq kilomètres/heure et jusqu'à cinq de large dans chaque direction sur l'autoroute 15, de nombreux véhicules tombaient soudainement en panne sur la 40, paralysant ainsi la circulation.11 ne s'agit là que de quelques-unes des manifestations qualifiées de spontanées qui se sont déroulées hier sur le territoire québécois.VOIR CAUCHEMAR EN A 2 Mirna Nazzour a-t-elle vu la Vierge?JULES BtfLQVEAU iracle ou supercherie?Personne, hier soir, n'aurait sans doute choisi la seconde hypothèse dans la foule compacte réunie à l'intérieur du Centre communautaire Bois-de-Boulogne des grecs-catholiques de Montréal.Pour tout ce monde, Mirna Nazzour a véritablement eu des apparitions de la Vierge.Et hier, une huile d'origine mystérieuse s'est une fois de plus répandue sur les mains de la jeune femme.L'immense salle du Centre communautaire Bois-de-Boulogne, chose inhabituelle pour un mercredi soir, était remplie à craquer.De 1500 à 2000 hommes, femmes et enfants, ont avancé certaines personnes.Et à l'extérieur du bâtiment, plusieurs centaines de personnes.Selon Mgr Georges Coriaty, recteur de la cathédrale grecque-catholique Saint-Sauveur de Montréal, il ne fait aucun doute que Mirna Nazzour, qui vit à Sou-fanieh, près de Damas, en Turquie, est «favorisée de grâces spéciales»: cinq fois au cours des 11 dernières années, la Vierge lui est apparue; à quelques reprises également, des plaies \u2014 semblables à celles du Christ lors de son crucifiement \u2014 se sont formées le Jeudi saint sur ses mains, sur ses pieds et sur le côté de son corps; et, phénomène également surprenant, de l'huile d'olive pure exsude très fréquemment de ses mains lorsqu'elle prie ou tout juste après qu'elle ait reçu la communion.En visite au Québec depuis un sérénité, d'ouverture, et nous constatons que les manifestations se multiplient.Si le climat ne s'améliore pas, pourquoi attendre au 15 septembre?», a déclaré hier Daniel lohnson, tandis que la clameur montait chez les fonctionnaires, tant à Montréal qu'à Québec.Le ministre sommait ainsi clairement les fonctionnaires de cesser leurs manifestations, au moment même où le gouvernement Bourassa s'apprêtait à suspendre les règles parlementaires pour forcer l'adoption rapide de la loi, qui pourra maintenant entrer en VOIK VIERGE EN A 2 vigueur n'importe quand si le gouvernement ie décide, malgré la proposition d'une négociation de 90 jours annoncée précédemment.Dans l'éventualité d'une dégradation du climat social, il est évident que l'application de la loi pourrait être devancée.C'est M.lohnson qui a d'ailleurs prôné à l'Assemblée nationale l'adoption rapide de la loi 102, plaidant « l'urgence de la situation ».Ce qui a fait bondir l'opposition péquiste, qui a accusé le gou-vernement de mauvaise foi.«Mardi soir, le premier ministre invite les parties à négocier durant trois mois, et voilà qu'on plaide l'urgence pour adopter une loi, a lancé le leader Guy Chevrette, rappelant qu'aucun secteur de la fonction publique ne crée une situation d'urgence.Lorsqu'on veut négocier, on s'écrase et on négocie, on n'adopte pas une loi d'urgence.» Le président de la CSN, Gérald Larose, n'a pas tardé à réagir lui non plus, en envoyant carrément paitre le ministre.«Daniel Johnson n'a jamais fait une ouverture à la négociation, il ne le fera pas non plus au cours de l'été.En adoptant son décret, il a décidé de fermer les livres, son c'noix est clair, il ne veut pas négocier, a déclaré le président de la centrale lors d'une allocution prononcée à Sherbrooke devant la Fédération nationale des enseignants.Pour la CSN, c'est non et nous n'irons pas perdre notre été à faire des simulacres de négociations.» Les membres du gouvernement, de leur côté, ont tour à tour dénoncé les pressions exercées depuis plusieurs jours non seulement par les fonctionnaires provinciaux, mais également par VOIR JOHNSON EN A 2 PHOTO ROBERT NADON.La Presse À l'instar de milliers d'usagers du transport en commun de Montréal, ces résidants du quartier Côte-des-Neiges ont attendu en vain l'autobus hier matin.Des manifestants du secteur public, opposés au projet de loi 102, ont bloqué la sortie d'un millier d'autobus.Le gouvernement veut la tête La Régie du Protecteur du citoyen DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Le gouvernement Bourassa veut remplacer le Protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, qui s'est mis plusieurs ministres à dos en critiquant les rapports qu'entretiennent avec la population les ministères de la Justice, de la Sécurité publique et des Affaires municipales.Selon les informations obtenues par La Presse, l'entourage du premier ministre Bourassa s'est heurté à une fin de non recevoir catégorique du côté de l'opposition péquiste (la nomination d'un Protecteur du citoyen requiert les deux tiers de l'Assemblée nationale et, traditionnellement, est toujours faite à l'unanimité).Toujours à couteaux tirés avec le gouvernement en fin de session parlementaire, l'opposition a pris la défense de M.Jacoby.Comptant sur un climat plus détendu, le gouvernement entend bien revenir sur le remplacement de M.Jacoby à l'automne.Aussi, la seule nomination de haut fonctionnaire relevant de l'Assemblé nationale susceptible d'être faite en cette fin de session parlementaire sera celle du nouveau président de la Commission de la fonction publique, Michel Paquet, sous-ministre de l'Éducation, un ancien cadre scolaire proche du ministre Marc-Yvan Côté.Cette nomination, qui fait disparaître un sous-ministre chez Mme Lucienne Robillard, sera un pas décisif vers la fusion des ministères de l'Éducation et de l'Enseigne- ment supérieur, déjà annoncée dans le budget.Une position difficile Jamais, dans le passé, un Protecteur du citoyen n'a été déplacé contre son gré; les prédécesseurs de M.Jacoby étaient aux portes de la retraite où souhaitaient réintégrer leurs^ anciennes fonctions.Or, toujours selon les informations recueillies.M.Jacoby souhaitait voir son mandat de cinq ans renouvelé.En outre, le mandat du Protecteur du citoyen est échu depuis septembre 1992.Sans égard à la personnalité de M.Jacoby, du point de vue de «l'institution », le protecteur est depuis près d'un an dans une position difficile.Comme mandataire de l'Assemblée nationale, il doit critiquer les gestes d'un gouvernement dont dépend le renouvellement de son mandat.Des sources fiables ont indiqué hier que le gouvernement songeait à le remplacer par Mme Lise Langlois, une vice-présidente à la CSST ou par M.Claude Brazeau, président du Comité de déontologie policière.M.Jacoby n'a pas retourné les nombreux appels faits par La Presse ces jours derniers.Selon les informations obtenues, Pierre Gabriel, le Secrétaire aux emplois supérieurs, nouvellement Me Daniel Jacoby nommé par le gouvernement, avait eu la mission ingrate de réclamer sa démission à M.Jacoby, un fonctionnaire de carrière du niveau de sous-ministre.Vole de garage En retour, on aurait proposé au protecteur un poste à l'École natonalc d'administration publique, Énap, la voie de garage de nombreux mandarins comme Claude Morin et Diane Whi-lelmy, qui sont au repos ou dont la carrière est en panne.Troisième protecteur du citoyen, M.Jacoby s'est attiré les foudres de nombreux membres du cabinet.L'an dernier, il avait pointé du doigt le ministère de la Sécurité publique et celui des Affaires municipales comme deux organismes où l'on négligerait le respect des droit fondamentaux des citoyens.Il n'était pas plus tendre avec la Justice, et ses sorties auraient fait naître de profondes inimitiés chez Claude Ryan et Gil Rem il lard.«C'est un secret de polichinelle que certains ministres veulent sa tête», confie-t-on parmi les hauts fonctionnaires du gouvernement.Les accrochages entre le Protecteur du citoyen et le gouvernement sont fréquents.Encore la semaine dernière, le ministre des Transports, Sam Elkas, qualifiait ce poste de «Protecteur des délinquants» parce que M.Jacoby s'était opposé aux dispositions d'un projet de loi qui auraient permis au gouvernement de présumer qu'un automobiliste a reçu un avis de révocation de son permis même s'il affirme le contraire.?des permis d'alcool déclarée ultra vires YVES BOSSVERT a Régie des permis d'«t-mm cooî vient d'être mise à terre par un jugement de la Cour supérieure.Le juge Jacques Vaillan-court vient en effet de déclarer la Régie des permis d'alcool inconstitutionnelle parce qu'elle n'offre pas suffisamment de garanties d'indépendance et d'impartialité.Dans une décision de 91 pages, le juge Vaillancourt accorde cependant un délai de 12 mois au gouvernement pour réformer de fond en comble la structure de cet organisme, afin de le rendre conforme aux exigences de la Charte québécoise des droits et libertés, qui garantit à tous le droit à une audition devant «un tribunal impartial ».La Régie des permis d'alcool délivre des permis aux établissements et aux citoyens, surveille l'application de la loi et retire leur permis à ceux qui ne la respectent pas.Le juge Vaillancourt estime que le cumul de toutes ces fonctions jette des dou-tes sur l'impartialité des ré- VOIR RÉGIE EN A 2 ROUGE OU BLANC 2jz ^Po^^e cite ^^f^& VIN DE PAYS IMPORTÉ DE FRANCE Disponible en formats 750 ml et 4 litres en succursales de la Soaété des alcools du Québec I-V -1 A2 LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUD117 JUIN 1993 Demain dans La Presse 25 randonnées d'un jour ¦ il existe une plaquette, signée Yves Pilon, qui suggère 25 randonnées d'un jour et vaut son pesant d'or pour les cyclistes du week-end.Notre chroniqueur Cilles Bourcier y a puisé et nous offre une balade de 56 kilomètres par ! Estriade, un circuit qu'on emprunte s partir de Waterloo et qui permet de découvrir, entre autres, le Parc de la Yamaska et le mont Shefford.Le cahier Week-end sportif de demain vous invite également à assister, voire à participer, au Championnat canadien des maîtres-nageurs qui se déroule à la Piscine olympique et au bas*in de l'ile Notre-Dame.ollectes de sang % ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke est, (métro Préfontaine), de9hà20h; e à Montréal: Loto-Québec, 500, Sherbrooke ouest, Etage C-l,de9h30à 16h30; \u2022 à Montréal: Organisée par la Sûreté du Québec, 1701, Parthenais, Mess des sous-officiers, 2e étage, de 9h à 15h30; \u2022 à Montréal: Organisée par Alliance Weizmann - Canadien Society for the Weizmann Institute of Science, Mail Cavendish (face au Canari i a n Tire), de 14 h 30 à 20 h 30 ; \u2022 à Mascouche : Parrainée par le Club Optimiste et la Caisse populaire, Caisse populaire Desjardins, 3100, boul.Mascouche, de 14h30à20h30; \u2022 à Vaudreuil: Organisée par le Club Optimiste, Centre commercial Vaudreuil, 2555, rue Dutrisac, de 15hà20h30.Le soleil Q Indice ultraviolet B du 17 juin i Montréal 10 Bas Coup de soleil (en minutes) Moxiorô \u2022 Elevé T 60 T 30 T 15 Avec un indice ultra-violet B inférieur à 4, le soleil a peu d'effet sur la peau exposée.Avec un indice modéré de 4 à 7, il est recommandé d'utiliser une crème solaire ou de porter un chapeau et des manches longues.Avec un indice élevé de plus de 7, il est possible d'avoir un coup de soleil après un temps relativement court.I 20 Ville MaxUVB à UVBplusde4 Hu!i /Ottawa &3 13h04 10hà16h Montréal 8.2 12h56 10hà16h Ste-Agathe 8.1 12h57 10hà16h Sherbrooke 8.0 12h49 lOhà 16h DrummondviUe 7.9 12h52 10hà16h Québec 7.7 12h46 10hà16h Une cuite à faire miauler Rcutcr LONDRES ¦ Une sieste a coûté à un chat américain une traversée de 1'Attantiquc mais aussi une sacrée cuite.Dizzy s'est endormi à Louis-ville dans le Kentucky au milieu de barriques de bourbon en partance pour la Grande-Bretagne.L'animai n'a été découvert qu'à Keith, en Ecosse, quand les Distilleries Chivas, destinataires des tonneaux, en ont pris livraison.«Il avait énormément de mal à tenir sur ses pattes \u2014 non pas parce qu'il n'avait pas mangé mais surtout parce qu'il était complètement saoulé par les vapeurs de bourbon», a dit hier John Watson, un des directeurs de Chivas.Comme tout animal entrant au Royaume-Uni, il a été mis en quarantaine.Il sera ensuite engagé par la firme de whisky pour chasser les souris.«C'est la moindre des choses après les dures épreuves qu'il a subies», a estimé |ohn Watson.Tirage d'hier Le Lotte* 6/49 3 812 20 26 39(24) E-X-T-R A 8 2 114 8 La quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 799 0182 ABONNEMENT 285-6911 La service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi su vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele * Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations \u2014i 285-7111 SUITE DE LA UNE JOHNSON Johnson menace les fonctionnaires leurs collègues municipaux, qui devront eux aussi subir un gel de leurs salaires, la loi 10?couvrant également le monde municipal, c'est-à-dire l'ensemble des services publics \u2014 fonctionnaires provinciaux, policiers, chauffeurs d'autobus, cols bleus etc.En quelques jours, l'ensemble de la fonction publique est monté aux barricades.Le débat qui a précédé l'adoption de la loi 102 a par ailleurs provoqué des scènes disgracieuses à l'Assemblée nationale.Dans les galeries, un groupe d'une cinquantaine de fonctionnaires ont crié des injures au président du Conseil du Trésor, avant d'être 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i i expulsés par les gardiens.Des «bombes puantes» ont été lancées sur le parquet.Le député libéral de Beauhar-nois, Serge Marcil, a de son côté bousculé physiquement le leader de l'opposition, le député Guy Chevrette, lors d'un ajournement.M.Marcil a poussé vigoureusement le député de follette et ce dernier a demandé à la présidence d'assurer sa sécurité.Les différentes manifestations ont par ailleurs choqué les membres du gouvernement.Le premier ministre Bourassa, à 1 Assemblée nationale, a dénoncé l'attitude des fonctionnaires.«Il y a des dizaines de milliers de Montréalais et de Québécois qui sont importunés.H y a des atteintes à la liberté des citoyens», a dé- claré le premier ministre, faisant allusion aux différentes manifestations.Un autre représentant du gouvernement, le ministre de la Santé et des Services sociaux Marc-Yvan Côté, s'est joint à son collègue Daniel Johnson pour dénoncer les nombreuses manifestations.«C'est odieux, totalement inacceptable.Ces gens-là devraient prendre conscience qu'ils sont chanceux d'avoir un travail, avec une sécurité d'emploi», a-t-il dit.Tôt hier matin, les fonctionnaires ont gêné l'accès à la colline parlementaire, provoquant pour une deuxième journée des embouteillages monstres.D'autres groupes obstruaient l'accès au Centre hospitalier de l'Université Laval, à Sainte-Foy.Le front commun intersyndical, dont des représentants campent devant l'Assemblée nationale, a surtout fait ressortir, hier, que le gouvernement, malgré les concessions des fonctionnaires, s'entête à adopter un projet de loi odieux.«Sur le fond, le gouvernement n'a pas bougé et l'adoption de la loi 102 ne peut qu'avoir des effets néfastes sur le climat de tra-vail dans les établissements».Le gel des salaires pour deux ans touche, rappelons-le.quelque 335000 employés de l'Etat, sans compter tous les fonctionnaires du monde municipal.Pour le gouvernement, les salaires payés à ses employés représentent la moitié de son budget total de 40 milliards.?CAUCHEMAR Une heure de pointe à saveur de cauchemar «Qu'on se comprenne bien! Ce n'est pas nous qui avons débrayé, précise Maurice Vézina, président de la Fraternité des chauffeurs et opérateurs de métro, qui compte 3700 membres et relève du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, affilé à la FTQ).Et il n'y a pas eu concertation entre nous et les manifestants.Mais chose certaine, nos membres vont toujours respecter les lignes de piquetage d'autres syndiqués.» On tenait le même langage à la CSN, où les membres de quatre fédérations (commissions scolaires, cégeps, organismes du gouvernement, municipalités) ont aussi fait du piquetage symbolique: «Il n'y a pas d'action conjointe» avec le SCFP ou les autres syndicats du Front commun, mais «les gens se parlent entre eux», a dit le porte-parole de la CSN» Ma-roussia Kishka.Effectivement, il semble que, «spontanément», plusieurs syndicats aient décidé d'aller manifester leur frustration chez des camarades du secteur public.Ainsi, devant le siège social d'Hydro-Québec, bloquant à la fois l'entrée des employés aux bureaux et la sortie des camions, on retrouvait surtout des employés de la STCUM.Devant les garages de la STCUM, des employés d'Hydro-Québec et de la Fédération des affaires sociales montaient la garde.Selon Mme Odile Paradis, porte-parole de la STCUM, une centaine d'autobus seulement ont pu quitter le garage entre 5 h et 5 h 15, avant la venue des manifes- ta PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTÉE, 7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ¦ services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400» Port de retour garanti.(USPS003692) Chomplain N.Y.12919-1518.jJRENSEIGNEMENTS 285-7272 I 24-4 jeudi I | CODE DU JOUR 17 JUIN 1993 j tants, qui se sont dispersés à l'arrivée des policiers, à 8 h.Mais le mal était déjà fait.Dans le cas d'Hydro-Québec, il faut toutefois préciser que la clientèle n'a pas été perturbée le moindrement, puisque les camions ont finalement pu sortir vers 9 h 45.À Chicoutimi, les bureaux d'Hydro-Québec étaient eux aussi «gardés» par une quinzaine de manifestants non-identi-fiés.Les usagers du transport en commun et les automobilistes de la région de Montréal devront-ils encore vivre le même genre de situation demain ou dans un proche avenir?Puisqu'il s'agissait d'une manifestation «spontanée», puisqu'il n'y avait pas eu concertation, au dire des dirigeants syndicaux, ceux-ci ne peuvent évidemment pas répondre; mais ils n'écartent pas la possibilité d'une escalade et vont même jusqu'à l'évoquer.Alors que Jean-Guy Côté, du Syndicat des professionnels du gouvernement ( 13000 membres) se dit dans l'expectative, |ean La-porte, porte-parole du Syndicat de la fonction publique du Québec, qui groupe 45 000 fonctionnaires, croit que le mouvement va s'amplifier.M.René Fréchette, conseiller syndical du SCFP attaché à la Fra-ternité des chauffeurs de la STCUM, précise même: «Il va y avoir une escalade musclée au Québec».Le SCFP a d'ailleurs un «pian d'action» prévoyant des journées de grève (y compris des chauffeurs d'autobus), mais le directeur, Henri Massé, ne peut pas dire quand auront lieu ces dé- brayages.M.Vézina, pour sa part, se contente de parler de «moment opportun».La convention des chauffeurs, qui ont incidemment déjà accepté un gel salarial en 1993, vient à échéance le 11 janvier 1994.M.Vézina a souligné qu'il n'y a pas eu de conflit chez les chauffeurs et opérateurs de métro depuis sept ans.Devant la situation.Transport 2000 réclamait une intervention du Conseil des services essentiels, auquel il enjoignait de faire enquête, de convoquer rapidement les parties en cause et de procéder à une médiation spéciale en cas de besoin.Les automobilistes, eux, auront-ils encore à revivre le cauchemar d'hier?Encore là, on se heurte à un gros point d'interrogation.Dans le cas des automobilistes qui ont ralenti la circulation, les agents de la Sûreté du Québec n'ont en effet procédé à aucune arrestation et n'ont pas pu identifier les responsables: «On se doute que ces actes ont été accomplis dans le cadre de manifestations de mécontentement dans le secteur public, mais nous n'avons pas de preuves.À notre arrivée, les automobilistes en cause ont vite fait de se fondre dans le reste du trafic», déclarait le porte-parole de la SQ.Outre les campeurs installés devant les édifices du parlement, à Québec, beaucoup d'autres manifestations plus ou moins importantes mais pour la plupart symboliques avaient lieu devant de nombreux édifices publics.Une manifestation du Front commun a ainsi eu lieu à 17 h devant les bureaux de Montréal du Conseil du Trésor, coin Sherbrooke et McGill.Quelque 300 personnes ont défilé pendant quelques heures devant les bureaux de la CECM, ainsi que devant quelques écoles de Verdun, La prairie, Québec, Hull, tandis qu'environ 150 personnes manifestaient devant l'Université Concordia.Même chose devant les bureaux de l'aide juridique, le Complexe Desjardins et le Palais de justice.Certaines municipalités, notamment Brossard, devaient aussi subir le spectacle d'employés mécontents de l'avènement prochain de la loi 102.Des techniciennes paradaient aussi, pancartes en main, devant de nombreux hôpitaux.Dans de nombreux établissements de santé, les syndiqués de la Fédération des affaires sociales portaient le brassard noir.Il semble toutefois que la FAS (qui n'est pas membre du Front commun ) concentre son action sur le «siège» de l'Assemblée nationale.Jusqu'à maintenant, et contrairement à ce qu'on a vécu dans le domaine du transport, le public ne semble pas avoir été affecté par ces manifestations, qui devraient se poursuivre au cours des prochains jours.«Tout le monde est bousculé par la rapidité des événements», a dit le porte-parole de la FAS, Louis-Serge Houle.L'adoption rapide de la loi 102 oblige les syndicats à revoir leurs moyens d'action «au jour le jour», ont indiqué tous les porte-parole syndicaux.De telle sorte qu'on ne sait pas si les mouvements de protestation vont se poursuivre aujourd'hui et demain.Originellement, les manifs devaient avoir lieu seulement hier.?La Régie des permis d'alcool déclarée ultra vires gisseurs, qui entendent les plaintes déposées contre les tenanciers délinquants et dont les fonctions sont très proches de celles d'un juge.Le juge de la Cour supérieure a ainsi donné raison à un bar des Laurentides qui avait perdu son permis d'alcool devant la Régie.Après examen du fonctionnement de la Régie, de dire le juge, il faut conclure que les régisseurs, qui ont le pouvoir de suspendre ou révoquer les permis d'alcool, sont trop dépendants du ministre de la Sécurité publique et de la Régie elle-même.Actuellement, c'est en effet la Régie qui fait enquête sur les bars, avec la collaboration des corps policiers, c'est elle qui reçoit les plaintes des citoyens, c'est elle qui dépose des plaintes et c'est elle qui les entend.Les enquêteurs de la Régie, les avocats de celle-ci et les régisseurs travaillent tous dans les mêmes bureaux.La structure de la Régie fait en sorte que toutes ces personnes travaillent «pour l'institution», c'est-à-dire pour faire respecter la loi.L'évaluation professionnelle du président de la Régie (qui est le régisseur en chef) relève du ministre de la Sécurité publique, et l'évaluation des employés (enquêteurs, avocats) relève du président.Les avocats de la poursuite relèvent de la même autorité^ que ceux qui seront appelés à juger l'affaire ( les régisseurs).À tout prendre, un citoyen qui est traîné devant la Régie pour avoir commis un accroc à la loi peut avoir l'impression que les jeux sont faits d'avance, même si les régisseurs sont de bonne foi.Le Procureur général du Québec a plaidé que l'« inamovibilité» des régisseurs et leur «sécurité financière» font contre-poids aux faiblesses structurelles de la Régie.Mais, tranche le juge Vail-lancourt, cela n'est pas suffisant.Les liens étroits entre tous les membres de la Régie sont «si gênants» que le fait que les régisseurs jouissent d'une certaine protection (la durée de leur mandat n'est pas illimitée) ne saurait sauver les apparences.Ce n'est pas le premier revers que subit la Régie devant la Cour supérieure.La saga du Café Campus, qui avait fait annuler une première décision de la Régie à son endroit, a mis en lumière certaines faiblesses de son fonctionnement.D'autres ont attaqué avec succès la constitutionnalité de certaines dispositions de la Loi sur les permis d'alcool.Québec a 30 jours pour interjeter appel de cette décision, lourde de conséquences.?VIERGE Mima Nazzour a-t-eile vu la Vierge?peu plus d'une semaine en compagnie de son mari, Mirna Nazzour, qui est grecque-catholique, semble avoir déjà causé une certaine commotion chez les personnes originaires de plusieurs pays du Proche-Orient vivant dans la région de Montréal.Samedi soir dernier, environ 2000 personnes ont prié avec elle à l'Oratoire Saint-Joseph, où le phénomène de l'exsudation aurait duré suffisamment longtemps pour que la femme de 29 ans puisse en tracer une croix sur la tête ou le front de tous ces gens.Hier soir, manifestement, la foule a attendu pendant toute la durée de la messe le moment où le prodige allait se produire.Pendant que les cinq prêtres présents distribuaient la communion, Mir- na Nazzour a demandé à un homme présent à ses côtés de lui trouver un morceau de linge blanc: de l'huile coulait de ses mains.«C'était très, très abondant», a affirmé après la messe le témoin, Antoine Khoury.«le n'ai rien trouvé de mieux que de lui tendre le voile recouvrant le calice placé sur l'autel.Elle l'a déployé et a placé ses mains dessus.11 y avait tant d'huile que sa bague a glissé PHOTO ROBERT MAILLOUX.Là Pmse Mirna Nazzour, qui vit en Turquie, serait «favorisée de divers prodiges» depuis 11 ans.de son doigt.» Beaucoup d'autres personnes disent avoir observé le phénomène hier soir.Et un très grand nombre de personnes ont tenu à défiler devant la jeune femme pour lui serrer la main et échanger quelques mots avec elle.Pendant la messe, Mirna Nazzour a raconté à la foule présente, en langue arabe \u2014 un prêtre traduisait au fur et à mesure ses propos en français \u2014 ce qu'a été sa vie depuis 11 ans.Elle a souligné qu'elle est «une personne ordinaire» et qu'elle a été la première troublée de ce qui lui arrivait.Son mari, de foi orthodoxe, était quant à lui tout à fait incrédule.Mais depuis lors, il a complètement changé d'avis.Et comme la Vierge, selon ce que rapporte son épouse, insiste particulièrement sur l'importance de l'unité entre les Églises catholique et orthodoxe, il a décidé de ne plus se présenter que comme «chrétien».Samedi prochain, Mirna Nazzour doit se rendre au sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap, à Cap-de-la-Madeleine, et ensuite à Sainte-Anne-de-Beaupré.Dans la communauté grecque-catholique de Montréal, on indiquait hier qu'une dizaine d'autobus remplis de pèlerins et au moins une centaine d'automobiles l'accompagneront.Les autorités de l'Église catholique n'ignorent pas ce que l'on a rapporté depuis 11 ans au sujet de «la Vierge de Soufanieh» et des autres phénomènes entourant le nom de la jeune femme turque.Mais à ce jour, s'en tenant à leur prudence habituelle, elles ne se sont jamais prononcées sur l'authenticité ou la non-authenticité de ces «prodiges».?VOIR PA GE LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUD117 JUIN 1993 \u2022 A3 Le problème de la langue regarde avant tout les Montréalais, soutient Roger D.Landry CILLES GAUTHIER ¦ Le président et éditeur de La Presse, Roger D.Landry, a affirmé hier que les plus grands défenseurs du fait français à Montréal sont des «étrangers» habitant une région où il n'y a pas d'anglophones, le Lac-Saint-JePïi.« Us ne peuvent pas se battre contre les Anglais parce qu'ils n'en ont jamais vu un», a ajouté M.Landry, qui participait à titre de conférencier à un déjeuner bénéfice organisé afin d'amasser des fonds pour réduire la dette du Parti civique.Dans une lettre envoyée à M.Landry, le député fédéral de Lac-Saint-fean et chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, a qualifié ses propos d'«outrageants» et lui a suggéré «une rétractation et des excuses».«H me fait plaisir d'accepter sa suggestion», a déclaré le président et éditeur.«Mon intention n'était pas d'offenser les citoyens du Lac-Saint-Jean mais d'illus- trer le fait que le problème de la langue n'est pas un problème qui se pose dans le Québec tout entier mais un problème montréalais et qu'il faut laisser les Montréalais le régler».«Moi, si je voulais critiquer les anglophones, je pourrais le faire parce que je suis né à Pointe-Saint-Charles, j'ai vécu à Saint-Henri et j'ai passé ma vie ici à Montréal», avait affirmé M.Landry devant son auditoire.«Montréal, avait-il cli: plus tôt, ne doit pas être une ville uni-lingue, ni une ville bilingue, mais une ville multilingue et multiculturelle comme le sont toutes les grandes villes du monde, qui ne vivent pas dans la crainte de perdre leur langue WËË Roger D.Landry d'origine et qui ont appris que ce n'est pas dans la peur que survit une langue mais dans la certitude de sa force».Le député péquiste de Chicoutimi, Jeanne Blackburn, porte-parole de sa formation en matière linguistique, a déclaré que les gens des régions connaissent mieux Montréal que l'inverse.Donnant son appui à l'homme d'affaires Claude Beauchamp dans la course à la direction du Parti civique, M.Landry, a déclaré qu'il né fera jamais de politique «montréalaise».S'impHquera-t-il en politique active à un autre niveau de gouvernement?«Je ne l'exclus pas.Vous verrez ça en temps et lieu», a-t-il répondu alors qu'il était interrogé par les journalistes.Quelque 270 personnes ont payé 125$ chacun pour assister au frugal repas matinal, ce qui permet à la formation de l'ancien maire Jean Drapeau de récolter un profit net d'environ 25 000$ et d'abaisser sa dette à 15 000$.Les organisateurs avaient annoncé que M.Beauchamp participerait au déjeuner mais il n'était pas présent quand M.Landry a dit de lui qu'il était « un homme de qualité, indépendant de fortune, dont les idées justes et équilibrées ont fait leur marque».M.Beauchamp n'a pu être joint par la suite.Plusieurs autres personnes intéressées par la candidature à la mairie aux élections de 1994 assistaient au déjeuner, dont Jérôme Choquette, Claude Dupras.l'avocat Claude Bluteau, le chef actuel, Pierre Gagnier, etc.On remarquait également dans l'auditoire Peter Sergakis, organisateur des manifestations devant l'hôtel de ville contre la surtaxe sur les immeubles non-résidentiels et les anciens présidents de la CECM Michel Palascio et Denise Sou-cy-Brousseau.Le Parti civique doit effacer sa dette avant que le directeur général des élections du Québec n'entérine l'entente de fusion qu'il a conclue l'an passé avec le Parti municipal de Montréal (PMM).Les usagers de la STCUM plus surpris que fâchés d'être privés d'autobus VINCENT RIARISSAl ¦ Pour des milliers de clients de la STCUM, l'expression «arrêt d'autobus» a pris, hier matin, une toute nouvelle signification.Avec une patience exemplaire, ils ont longuement attendu leur autobus qui n'est jamais venu.Visiblement, bon nombre d'entre eux s'étaient levés sans écouter la radio.Ils ont donc appris de la bouche des représentants de La Presse que le service était temporairement interrompu en raison de diverses manifestations qui ont paralysé les différents garages de la STCUM.\u2022 Trop surpris pour être fâchés, la plupart regardaient gravement leur montre, constatant avec impuissance qu'ils allaient être en retard au boulot.À la station de métro Rosemont, une dizaine de personnes faisaient le pied de grue depuis de longues minutes quand on leur a appris la mauvaise nouvelle.«Il y a eu une annonce dans le métro, mais je n'ai pas bien entendu, disait Denise LeProhon, une habituée du transport en commun.Je vais être obligée de prendre un taxi pour me rendre à mon travail sur la rue DeLori- Denise LeProhon mier.» ¦ ^ * Tous les gens qui se trouvaient sur place ont immédiatement quitté les lieux, la mine déconfite, cherchant en vain un taxi libre.Sauf un Vietnamien qui ne comprenait rien à ce qui se passait, ne parlant ni français ni anglais.Même surprise au coin de Laurier et Saint-Urbain.«Est-ce que le métro fonctionne, au moins?», demande un jeune homme, avant de prendre ies jambes à son cou en direction du métro Laurier.Plus à l'ouest, boulevard St-Laurent, une charmante vieille dame attendait sagement la 55.«j'ai téléphoné au bureau de mon médecin pour lui dire que je serai en retard, dit Adriana Martin, d'un ton résolu.Ça fait une demi-heure que j'attends.Et je vais rester là.Avec ma pension de vieillesse, je n'ai pas les moyens de me payer des taxis.» Un autre attroupement, coin Côtes-des-Neiges et Jean-Brillant, se dispersera peu après.«Syndicalement, leur stratégie est bonne, mais je ne sais pas ce que les gens en pensent., commentait Maurice Carie, un facteur qui observait la scène en attendant sa livraison de courrier.Moi, je prends l'autobus habituellement pour venir ici, mai j'ai marché ce matin.» Agglutinés à la sortie du garage de la STCUM de la rue Bellechasse depuis 4 h 30, la centaine de manifestants de différents syndicats semblaient, quant à eux, satisfaits du résultat de leur action inattendue.«Le but n'est pas de prendre les citoyens en otage, expliquait Claude Masson, du Syndicat canadien de la fonction publique.On sait que c'est dérangeant, mais nous sommes nous aussi des citoyens et nous voulons faire comprendre au gouvernement qu'il existe d'autres solutions que de geler nos salaires.» Claude Masson La manifestation s'est déroulée dans le plus grand calme, devant une dizaine de policiers très respectueux, selon M.Masson.«Us sont eux aussi concernés», a-t-il conclut.Agglutinés à la sortie du garage de la STCUM de la rue Bellechasse depuis 4 h 30, la centaine de manifestants de différents syndicats semblaient satisfaits du résultat de leur action inattendue.PHOTO ROBERT NAOON.U Presse Indignée, Léa Cousineau réplique au vérificateur municipal WON LABERGE ¦ Étonncment, indignation et colère.La présidente du Comité exécutif de la Ville de Montréal, Mme Léa Cousineau, n'apprécie guère que le vérificateur Guy Lefebvre se mêle de politique.Selon elle, M.Lefebvre a tort d'affirmer comme il l'a fait mardi que sous l'administration du RCM Montréal contrôle mal ses dépenses.En conférence de presse hier matin, Mme Cousineau a plutôt déclaré que son administration exerce un meilleur contrôle sur les dépenses publiques que ne le faisait l'administration du maire Jean Drapeau.Elle ajoute même que «l'ancienne administration n'est pas étrangère à certaines difficultés financières que nous avons».En entrevue au téléphone en après-midi, M.Lefebvre se défendait bien de faire de la politique.Il dit n'avoir fait ci ne répondre aux questions des journalistes et il se promet bien, à l'avenir, de faire plus attention.Cela dit, il croit mordicus que Montréal contrôle mal ses dépenses mais il finit pas admettre que cela ne date peut- être pas d'hier.Et pour tout dire, cela s'est peut-être même produit sous l'ancienne administration.À l'époque, il occupait justement le poste de vérificateur adjoint \u2014 de mai 1979 à février 1981 \u2014 alors que le vérificateur, M.Guy Trudel, naviguait, tel un diplomate, pour ne froisser personne, surtout l'administration Drapeau-Lamarre.Toujours est-il qu'un beau jour, le vérificateur ayant détecté certaines anomalies dans la perception des taxes et des amendes, l'administration décidait de confier le dossier à.Guy Lefebvre qui devenait directeur adjoint du Service des finances, secteur du revenu.M.Lefebvre occupa ce poste jusqu'en juillet 1982; en août fut créé le Service du revenu et M.Lefebvre en devint le premier directeur.Poste qu'il conserva jusqu'à sa nomination comme Vérificateur de la Ville en mai 1987.Le Secrétaire général de la Ville de Montréal, M.Pierre LeFrançois, accompagnait hier matin Mme Cousineau en conférence de presse.Il affirme qu'en 20 ans de fonction publique \u2014 surtout au gouvernement du Québec et depuis 1986 à Montréal \u2014, jamais il n'a vu un vérificateur comparer une administration avec une autre.«le n'ai jamais vu ça!» M.LeFrançois a soutenu que «les finances municipales sont en parfait contrôle» et il trouva même «un peu farfelu du point de vue professionnel » que le vérificateur de la Ville affirme le contraire.Et là-dessus, le premier fonctionnaire de la Ville a précisé qu'avant la prise de pouvoir du RCM en 1986, Montréal n'avait jamais cru bon prévoir une réserve pour les imprévus; qu'en sept ans d'administration Doré le service de la dette ne compte plus que pour 16 p.cent des dépenses municipales comparativement à 21 p.cent sou47 l'ancienne administration; qu'une parti, des immobilisation sont dorénavant payées comptant.Etc.Sans oublier, a ajouté M.LeFrançois, que le RCM a hérité du milliard de dollars que l'administration Drapeau n'avait pas comptabilisé au fonds de pension de ses employés.«Juste cela, ça coûte 49 millions de dollars en 1993 et ça augmente de 10 p.cent par année pour les 50 prochaines années.C'est ça les bonnes décisions d'avant 1986.», a laconiquement précisé M.LeFrançois.M.LeFrançois et Mme Cousineau reconnaissent que c'est normal qu'il y ait des erreurs et le rapport du vérificateur est justement là pour « nous aider à corri- ger » le tir.De son côté, M.Lefebvre convient que «c'est toujours un rapport négatif» et qu'il en sera toujours ainsi.Enfin, l'administration Doré-Cousi-neau n'a pas l'intention d'imposer des mesures displinaires au vérificateur de la Ville.Du moins dans l'immédiat.Mais il faut comprendre que le mandat de M.Lefebvre n'est pas limité dans le temps et, en conséquence, à quelques semaines d'avis, rien de plus simple que de lui nommer un successeur! De son côté, le Parti civique de Montréal exige la démission d'un fonctionnaire, M.André Huneault, parce qu'il aurait «fait preuve d'une gestion largement déficiente dans le dossier de la fourniture de services actuaires reliés à la gestion de la caisse de retraite ».Le chef du parti, et conseiller de Car-tierville, M.Pierre Gagnier, dans un communiqué, affirme que « le rapport du vérificateur constitue une autre preuve du laxisme de l'administration municipale».Dès mardi prochain, le vérificateur Guy Lefebvre comparaîtra devant la Commission de l'administration et qualité d»rs services pour répondre de son rapport au Conseil municipal.L'EXPRESS DU IY/I LE BARRICADÉ SE REND ¦ Plus de crainte que de mal, hier soir, à Boisbriand alors qu'un homme de 39 ans qui s'était barricadé seul chez lui au 500, rue Émile-Nel-ligan s'est rendu aux policiers peu après 22 h 30.La police municipale de Boisbriand avait été avertie de la situation par un appel téléphonique dès 18 h 00, le Groupe tactique d'intervention de la Sûreté du Québec arrivant en renfort une heure plus tard.Personne n'a été blessé.DROGUE: DEUX ARRESTATIONS ¦ La police de la Communauté urbaine de Montréal a arrêté deux personnes lors d'une saisie de drague, hier vers 20 h 20, sur la rue Go-hier (près de Rochon), à Ville Saint-Laurent.Un policier a été légèrement blessé au front après que la police ait intercepté le véhicule des deux malfaiteurs.Un des deux suspects a en effet blessé le policier en ouvrant brusquement la portière pour essayer de s'échapper.Mais les deux suspects ont été facilement capturés et devraient comparaître demain au Palais de Justice de Montréal.RAPPORT DU CORONER 9 Emilio Bouillon, un résident du Bic, a perdu la vie le 27 mars dans un accident de la route, survenu à l'intersection formée par la fin du tronçon de l'autoroute Jean-Lesage Est à Rimouski et la route 232.Son décès est probablement attribuable à une hémorragie interne importante, causée par la rupture de l'aorte ou de la veine cave inférieure.Le décès de M.Bouillon a donné lieu à une investigation du coroner Jean-François Dorvsl, qui recommande dans son rapport que le ministère des Transports procède à l'analyse de la signalisation à cet endroit précis de l'autoroute Jean-Lesage, de même que sur le tronçon de la route 323 qui relie cette autoroute et la route 132.FERMETURE DE LA RÉSIDENCE CHAMPLAIN ¦ Le président du Conseil central du Sud-Ouest québécois (CSN), Jean-Marc Lalonde, a demandé au ministère de la Santé et des Services sociaux d'enclencher une enquête publique sur l'ensemble de la gestion d'un foyer privé pour personnes âgées de Beauharnois \u2014 la Résidence Champlain \u2014 qui vient d'annoncer sa fermeture.Il a aussi revendiqué la prise en charge des activités de cette institution par le réseau public.Le gestionnaire du foyer, Claude Magnan, a décrété vendredi dernier la fermeture de la résidence accueillant 28 personnes âgées, à la suite d'une saisie de la part de ses principaux créanciers, ainsi que de la CSST.Les onze syndiqués (FAS-CSN) de l'établissement ont carrément réfuté les affirmations de la direction de ce foyer qui tente de leur imputer la fermeture.Ceux-ci touchaient des salaires d'à peine 6,75 $ l'heure et, en outre, ils n'ont pas reçu de paye depuis le 1er juin, alors qu'on devait leur verser un taux horaire de 7,00 $.DES AUTOCHTONES TRÈS HEUREUX ¦ Le Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) confirme, avec son rapport d'évaluation sur le projet hydroélectrique SM-3, les positions et inquiétudes soulignées depuis plusieurs années par la Nation montagnaise quant aux projets de développements hydroélectriques sur son territoire ancestral.Pour le président du Conseil des Atikamekw et des Montagnais, René Simon, il ne fait aucun doute que ce rapport dénonce l'ensemble de la stratégie de développement de la société d'État.Le Conseil des Atikamekw et des Montagnais, et au premier chef le Grand Conseil des Cris du Québec, sont particulièrement satisfaits de constater que le BAPE suggère qu'une entente soit d'abord conclue en termes de revendications territoriales avec les Nations atikamekw et montagnaises et ce, avant l'autorisation de grands projets de développements, tel SM-3.|DJC$ WpOUOUJOJjj SOI 13H0S » » SSZt'lîl ouai|Of sdiJopQ so] ananor 0£St-l69 00l8-££6 IsofiQ-sojoiAijj-siojj jnopuD) 0(ttJ9i|)S0j |noq oo 18 saHaiArasiom ansaAiu 9S6C-989 QSSVHl 0069-ECZ CJ-V JOPQ 0J|U0) |SOU!0ll|0dOJ|?yjQSSfr DUOMQ J0)3Q 3J|M) auotHAiu awNoai-is auiNanvmriow SI 89-069 ' MOjAjioj o )|)!.wunjg |nog isano irçuiNow 1 : i >é m I ¦ ¦ I 1 11 ¦ A :¦ .:\u2022 \u2022¦ VIDÉO , Mcîïiiïumpduï 2 6ns: 4 filnn/svm.max?6u jusqu'à K Applicable dans nos Supcrmagasms:>Non:moni A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD117 JUIN 1993 Des handicapés descendent dans la n pour revendiquer des soins à domicile LOUISE LIDUC ¦ Claudine Aubé, hémiplégique, se demande si son bébé, maintenant âgé de onze mois, atteindra l'adolescence avant qu'elle ne bénéficie de plus de soins à domicile.Se joignant à une cinquantaine d'autres manifestants qui ont «roulé» hier depuis la rue St-Denis jusqu'au bureau de Robert Bourassa, Mme Aubé revendiquait l'abolition immédiate de la liste d'attente sur laquelle figurent 176 Montréalais et Lavallois.Incapables de se lever, de faire leur toilette quotidienne ou d'aller à l'épicerie, les manifestants s'estiment trahis par les coupures gouvernementales, surtout après les promesses de la réforme Côté qui tardent à se matérialiser.Cette liste d'attente est loin d'être négligeable surtout que les six millions de dollars consacrés aux soins à domicile ne répondent qu'aux besoins de 600 handicapés de la région.Plus de la moite de ceux sur la liste d'attente réclament des services depuis plus de six mois.Pour répondre à la demande, les manifestants implorent le ministère de la Santé et des Services sociaux d'injecter 1,5 million de dollars supplémentaire.Cette somme servirait à diminuer et même à éliminer la liste d'attente, ainsi qu'à accorder photo robert nadon.La Pmst Les automobilistes ont dû céder la chaussée de la rue St-Denis hier matin à une vingtaine de personnes en fauteuil roulant et à leurs accompagnateurs qui en avaient gros sur le coeur.davantage d'heures de soins à domicile pour ceux dont l'état de santé dégénère.Francine Boucher, porte-parole, ne pense pas que cette demande soit excessive.« Il s'agit là de soins essentiels et il ne faut pas oublier qu'il en coûte de cinq à six fois plus cher au gouvernement pour placer en institution un handicapé.» A l'Institut de réadaptation Lucie-Bruneau, un séjour d'un mois revient à 1000 $.Si le résident n'a pas un sou, la facture sera refilée au Ministère.Line Houle, qui souffre de paralysie cérébrale, rêve de déménager en appartement pour pro-fiter d'un peu d'intimité et d'autonomie.Mais sa demande de quarante heures de soins à domicile n'ayant pas eu de réponse, elle se résigne à demeurer à Lucie-Bruneau.Plusieurs autres manifestants refusent d'aiier s'enfermer dans une institution.Comment envisager une telle avenue quand on a 25 ans ou encore quand on a un conjoint et un bébé.Craignant de devoir renoncer à son autonomie acquise après huit ans en institution, Saint-fean Bolduc exprime bien la revendication de tous.«On ne demande pas plus d'argent à l'État mais une meilleure gestion.» Unanimement, les manifestants qui ont pris la peine de descendre dans la rue refusent que le contexte socio-économique serve à cautionner des pratiques administratives qui les pénalisent.Pour eux, les soins à domicile représentent une condition sine qua non à leurs droits durement acquis.Le député Pronovost est déclaré coupable de deux agressions sexuelles » \u2022 - YVES BOISVERT SHAWINICAN H Le député fédéral du comté de Saint-Maurice, Denis Pronovost, a été déclaré coupable de deux agressions sexuelles sur des jeunes hommes, hier, au palais de justice de Shawinigan.«|e n'ai pas cru l'accusé et je pense qu'il n'a pas dit la vérité dans cette affaire», a écrit le juge Luc Trudel, de la Cour du Québec, dans un jugement de 70 pages.Le juge Trudel a cependant acquitté le député de trois des cinq chefs d'accusation qui pesaient contre lui.Le juge a ainsi acquitté M.Pronovost de deux accusations d'avoir obtenu des faveurs sexuelles d'adolescents moyennant de l'argent.Le député a admis avoir eu une relation sexuelle avec les deux garçons, mais la Couronne n'a pu démontrer qu'il y avait eu entente au sujet d'un paiement.Le député de 40 ans a aussi été acquitté de l'accusation d'abus de confiance envers le gouvernement pour avoir donné son code d'accès téléphonique confidentiel à un des deux jeunes hommes qu'il a agressés.Pronovost, qui est maintenant passible d'une peine d'emprisonnement, a quitté sans rien dire le palais de justice accompagne de sa femme, qui l'a soutenu depuis le début.L'avocat du ministère public.Me Pierre Boutin, a dit en sortant de la salle d'audience qu'il allait recommander au juge une peine de prison pour le député.EN PLUS, PAPA VOUS OFFRE UN CHOIX DE 20,000 STYLES ET COULEURS DE STORES VERTICAUX, HORIZONTAUX, PLISSÉS ET STORES DE TOILE, FABRIQUÉS SUR MESURE.pendant QUïvous attendez! stores horizontaux LES PLUS BAS PRIX, A TOUS LES JOURS! 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LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD117 JUIN 1993 A5 La Régie du bâtiment s'attaque au travail au noir GUY PINARD ¦ La Régie du bâtiment du Québec déclare la guerre au travail au noir, et comme premier geste dans cette bataille, elle a entrepris une campa- ?:nc de sensibilisation auprès des dif-érents médias d'information, afin de les inviter à surveiller plus étroitement les entrepreneurs en construction qui annoncent dans leurs pages.La Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a succédé à Pex-Régie des entreprises en construction du Québec le 1er février 1992, après avoir été adopté à l'Assemblée nationale en novembre 1991.Et en créant la RBQ, le gouvernement Bourassa a jugé bon de lui donner plus de pouvoirs.La Régie est née d'une fusion de l'ex-RECQ, et de la partie «inspection pour la sécurité des édifices publics» qui relevait jadis du ministère du Travail et qu'on connaissait sous le nom de «Direction générale des bureaux régionaux d'inspection».Sous l'égide du ministère-tuteur (le ministère du Travail), la Régie administre la Loi sur le bâtiment, et à ce titre est responsable de tout ce qui concerne l'inspection des bâtiments, l'installation des systèmes et des appareils, la qualité des travaux et la sécurité du public, dans tous les bâti- ments publics, y compris les remontées mécaniques des centres de ski et des manèges dans les cirques ambulants ou ii La Ronde.Le travail au noir Comme le souligne Georges Paquet, adjoint au président-directeur général de la Régie, «le travail au noir, c'est un fléau.Si chacun balaie le devant de sa porte, la rue sera propre.Nous pouvons régler une partie du problème, celui des entrepreneurs qui travaillent sans licence».Cette obligation d'obtenir la licence appropriée découle du chapitre IV de la loi, consacrée à la qualification des entrepreneurs.À cet égard, l'article 46 stipule que : « Nul ne peut exercer les fonctions d'entrepreneur en construction, en prendre le titre, ni donner lieu de croire qu'il est entrepreneur en construction, s'il ne détient une licence à cette fin.Aucun entrepreneur ne peut utiliser, pour l'exécution de travaux de construction, les services d'un autre entrepreneur qui n'est pas titulaire d'une licence à cette fin.» La surveillance de la conformité avec la loi est assurée par les quelque 250 inspecteurs de la Régie qui sillonnent le Québec jusque dans ses coins les plus reculés.«En offrant ses services dans les médias, on «donne lieu de croire» qu'on est entrepreneur.Et c'est sur ce point qu'on rencontre la plupart des quotidiens et des hebdos», disait récemment M.Paquet lors d'une interview qu'il accordait à La Presse.L'objectif de cette campagne pilotée par Richard Scott, directeur régional de la Régie consiste évidemment à débusquer ceux qui offrent îeurs services dans les médias d'information sans être détenteurs de la licence appropriée.Ce faisant, ils contreviennent à la Loi sur le bâtiment.M.Scott est heureux de souligner que les médias acceptent généralement de collaborer avec la Régie.M.Scott souligne également que ceux qui travaillent au noir ne font pas que contrevenir à la loi.Bien souvent, ils ne déclarent pas leurs revenus, évitant ainsi de payer des impôts et leurs contributions à l'assu-rance-chômage et à la CSST, dit-il à cet égard.L'obtention de la licence Cette possibilité de poursuivre les entrepreneurs délinquants n'existait pas avant l'adoption de la Loi sur le bâtiment, précise M.Paquet.Les délinquants qui n'ont pas leur licence trompent évidemment le consommateur en s'affichant comme entrepreneur, peu importe le secteur.Et sur quoi repose cette réticence â demander leur licence à la Régie?«En premier lieu, ils doivent passer un examen assez sévère.Puis il y a des coûts associés à l'obtention de la licence.Enfin, il faut qu'ils déposent une garantie de solvabilité de 20 000 $», explique M.Paquet.Ces conditions ne sont pas intransigeantes, sauf peut-être pour l'examen, qui touche trois secteurs: la gestion des travaux de construction, la sécurité et la technique, ce dernier volet variant évidemment selon les différents corps de métier.Une fois qu'il a sa licence, l'entrepreneur a droit à un arrêt complet de cinq ans sans la perdre.Quand la Régie débusque un entrepreneur qui fonctionne sans licence, elle lui donne 30 jours pour se mettre en règle.S'il ne le fait pas, il se retrouve devant les tribunaux.Et la définition de «travaux de construction » qu'on retrouve à l'article 1 du «Règlement sur la qualification professionnelle des entrepreneurs en construction et des constructeurs-propriétaires» devient incontournable tant elle est précise: «Travaux de construction»: les travaux de fondation, d'érection, de rénovation, de réparation, d'entretien, de modification ou de démolition d'un bâtiment ou d'un ouvrage de génie civil réalisés sur les lieux mêmes du chantier et à pied d'oeuvre, y compris les travaux préalables d'aménagement du sol.SEM-AMUELS AUJOURD'HUI mm M il lv SUR UNE SELECTION DE VETEMENTS ET ACCESSOIRES POUR HOMMES ET 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Ville de La Baie par exemple.Vue de la fenêtre de l'Auberge des 21, la rue Mars, son parc qui borde la mer, l'entrée escarpée du fjord, c'est tout le pittoresque du lac Majeur, la majesté en plus.Et puis, vous allez faire un tour en ville, à cinq minutes de marche de là, et c'est l'horreur totale.Le grunge urbain.Un de ces non-lieu qui découragent jusqu'à l'envie de les décrire.Crés bleuets, même quand ils sont laids, il faut qu'il le soient plus qu'ailleurs.* * * l'ai perdu le goût des gîtes et des beds depuis qu'eux-mêmes ont perdu l'envie de recevoir du monde.Soit qu'ils vous vendent une atmosphère et un décor fabriqués à des prix d'auberge de luxe (en Nouvelle-Angleterre par exemple).Soit que l'hôte y soit envahissant (en France notamment).Soit au contraire, cela arrive fréquemment chez nous, qu'on y soit reçu comme dans un motel cheap, mais sans l'indépendance qu'offrent les motels cheaps.Anyway.Tout cela pour vous dire que suis allé l'autre jour dans un gîte différent, dans un gîte comme avant, qui ne se prenait ni pour une auberge, ni pour une rallonge de motel.11 n'y avait pas une chambre de libre ce jour-là à Chicoutimi, les pompiers y tenant leur congrès.«11 y a bien le gîte du Compte-Moutons à Saint-Hono-re», m'informa, sans enthousiasme, la jeune femme de l'office de tourisme.Compte-Moutons, je trouvais cela un peu tontaine-tonton, mais bon, puisqu'il n'y avait rien d'autre.Saint-Honoré est un village ordinaire au bout d'une route quelconque à quinze minutes au nord de Chicoutimi.Le Compte-Moutons est à la sortie du village, une très belle maison sous les arbres, tenue par deux dames et cinq chats.On y rencontre des Européens envoyés là par le Guide du Routard qui se roule à terre depuis deux ans sur les petits déjeuners de Louise et Hélène, les dames en question.Moi, je trouve qu'on y goûte surtout une hospitalité subtile, faites de délicates attentions et de petites conversations pointues, qui laissent au passant l'impression d'être un peu plus que «du passage».Un gîte comme avant, comme au début des gîtes.Pas vraiment un commerce.Un appoint.On n'y fait pas bêtement le plein des chambres.Le visiteur n'y est pas pris pour acquis, mais reçu comme une aubaine, comme une bonne surprise.Un appoint.C'est toute la différence.Une très belle maison déjà pleine de vie et de son train-train quotidien, pleine de meubles et d'objets qui n'attendent pas les visiteurs pour s'animer -| comme dans les hôtels et les musées.Mais quand il en vient, des visiteurs, bon ben, c'est bien, il y a justement des chambres de libres.Si vous allez en vacances par là, s'il n'y a plus de chambres à Chicoutimi, et même s'il y en a, souvenez-vous.Au Compte-Moutons, à Saint-Honoré.( Chambre et petits déjeuners 42 $ pour deux.Pas de taxe.1 .a 1 a 1ère.) v A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD117 JUIN 1993 Pour un temps extrêmement limité, vous pouvez avoir une BMW 318i pour seulement : 24900$ Jamais BMW n'a fait une telle offre.24 900 $ pour une 318i, c'est plus qu'une 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s'est contenté de dire qu'il allait «évidemment» en appeler du verdict.Le juge Riopel, qui avait proposé trois possibilités de verdict aux jurés \u2014 les deux autres étant meurtre au deuxième degré et homicide involontaire\u2014 a aussitôt condamné Collin à l'emprisonnement à perpétuité.Cette condamnation survient au terme d'un deuxième procès.Le premier avait avorté le 18 novembre dernier, après trois semaines d'audiences, lorsque l'accusé avait révélé que le procureur de la Couronne, Me René Domiligue, l'avait défendu il y a plus de 20 ans dans une cause civile.Âgé de 57 ans, Robert Collin a déjà passé 23 ans en prison.Dans les années i960, sa peine de mort (pour un premier meurtre qu'il affirme avoir été un accident) a été commuée en prison à perpétuité.Il profitait d'une libération conditionnelle \u2014qui allait être révoquée parce qu'il avait enfreint le règlement en quittant le pays sans permission\u2014 lorsqu'il s'est présenté chez son ex-concu- MM*' Robert Collin photo p.h.taibot.u pr«$* bine, au 140 rue de Lisieux, à La-val-des-Rapides, le 7 mai 1991, vers 19h.Collin \u2014 il l'a cependant nié \u2014 soupçonnait apparemment Fran-cine Turcotte, qui le craignait, de l'avoir «trahi» en prévenant la Commission des libérations conditionnelles de son séjour de quatre ~r,ois en République Dominicaine.Armé d'un revolver acheté quelques jours auparavant, Collin avait ordonné au fils de la victime, Jean-Marc Bérard, alors âgé de 26 ans, et à son amie, Shirley Dumais, 25 ans, de quitter les lieux.«Tu t'en viens me tuer», avait alors dit Francine Turcotte à Collin, a rapporté Jean-Marc Bérard, dans son émouvant témoignage livré au troisième jour du procès, le 27 mai dernier.En pleurant, le jeune homme avait répété les dernières paroles que sa mère lui avait adressées avant de mourir: «Marco, je t'aime».Collin s'était barricadé dans la maison de Mme Turcotte pendant quatre jours.Filmée et photographiée, sa reddition théâtrale, marquée par une accolade faite à Marc Bourdon, l'un des directeurs de la police de Laval, avait frappé les esprits.Entretemps, Robert Collin s'était longuement entretenu au téléphone avec un journaliste et des policiers de Laval, et il était passé aux aveux.Depuis, il a dit être incapable de se souvenir de quoi que ce soit.L'accusé a aussi plaidé l'accident, affirmant que la victime s'était «jetée» sur son arme.Le corps ensanglanté de Francine Bérard-Turcotte, atteint de cinq balles, dont deux à la tète et une au coeur, a été retrouvé par les policiers, recouvert d'une couverture sur le tapis de la salle à manger.Au cours du procès, le procureur de la Couronne, Me André Vincent a fait témoigner la pa-thologiste Yasmine Ayroud.Après avoir examiné des photographies de la scène du crime, elle a trouvé fort plausible l'hypothèse voulant que la victime, toujours vivante, ait déjà été couchée par terre lorsqu'elle a été atteinte par le deuxième projectile à la tête.Ce dernier s'était logé sous le tapis, tandis que celui qui a touché le coeur a été trouvé dans le buffet contre lequel elle était appuyée.Woolworth PREMIER EN AMÉRIQUE POUR LES BAS PRIX FIN DE SEMAINE SPÉCIALE POUR LES CANADIENS VENDREDI, SAMEDI ET DIMANCHE $$ CANADIENS AU PAIR POUR TOUT ACHAT * OFFRE VALABLE JUSQU'AU 20 JUIN 1993 AUX MAGASINS WOOLWORTH SUIVANTS Heures d'ouverture: Vendredi et samedi: 9 à 21 h \u2014 Dimanche: jusqu'à 17 h.BURLINGTON VERMONT CHURCH STREET ST.ALBANS VERMONT HIGHGATE PLAZA PLATTSBURGH NEW YORK SKYWAY PLAZA MESSINA NEW YORK HARTTE HAVEN PLAZA Taxes et immatriculation en sus.Transport et préparation (495$).h» I CM SAUF MISES DE CÔTÉ.BILLETS DE LOTERIE.CIGARETTES ET PRODUITS DE TABAGIE AINSI OQUE LE PERMIS POUR CHASSE ET PÈCHE.| ' SU.L'été ne s'annonce pas gris chez Henri Vézina.Durant tout le mois de juin, on vous offre des rabais allant jusqu'à 60% sur les couleurs estivales de Jacques Britt, Van Laack, Matteo Maas, Canali, Hôrst et tant d'autres.Mettez la belle saison en sac, chez Henri Vézina.Jusqu'au 30 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le président, M.François Oui-met.Au terme d'un long débat, les commissaires ont adopté, à la majorité, une résolution rejetant l'essentiel d'une proposition du commissaire Kenneth George.Celui-là voulait que la CÉCM continue d'appuyer spécifiquement de ses deniers ce petit programme expérimental, créé il y a un an, et qui permet à une soixantaine de décrocheurs âgés de 16 à 18 ans de se recycler.Le président Ouimet et le com- missaire Jean Trottier ont dit être convaincus que ministère de l'Éducation ne renouvellera pas ses subventions au titre du Plan Page (deux enveloppes, dont une de 42 millions notamment pour le rattrapage).Aussi, pour être «prudente», la CÉCM a recommandé à l'école Georges-Vanier de trouver son argent ailleurs: «de sources diverses».Le conseil s'est toutefois donné la permission de changer d'idée si Québec donne des assurances; mais, dans la réalité, a lancé M.Ouimet, «la source est coupée».Tout cela n'a pas plu au porte-parole des élèves, M.Marc Boivin et au commissaire George.M.boivin a promis de continuer à plaider directement la cause des jeunes décrocheurs auprès du ministre de l'Éducation, Mme Lucienne Robillard.Des administrateurs ont dit que les décrocheurs seront facilement placés ailleurs, notamment dans le réseau adulte ordinaire; mais c'est un cadre qui n'est pas approprié, a fait valoir M.George.Comment la CÉCM peut-elle administrer un budget de 644 millions, a lancé M.George, et ne pas reconduire un petit projet fort utile pour les jeunes gens bien intentionnés.Juste avant ces péripéties, justement, le conseil décidait de reporter à la semaine prochaine l'étude de son gigantesque budget de 1993-1994: une enveloppe de 644 millions: le parti d'opposition (MEMO) n'avait pas reçu les documents dans les délais réglementaires de huit jours; aussi ne pouvait-il l'examiner à la loupe et permettre qu'on procède.Le directeur des finances de la CÉCM, M.Gilles Beauchamp, dit, dans les documents de présentation de ce projet de budget, également soumis à la presse, que la nouvelle affectation des ressources «constitue un virage important»; eUe tient compte d'une certaine «décentralisation budgétaire vers les établissements (les écoles)».Le commissaire Richard Théo-ret, dans ce contexte, devait proposer que la CÉCM offre de meilleurs services d'enseignement aux adultes.Ce secteur, fait-il valoir, «génère depuis des années des surplus dont toute la Commission bénéficie».Il a recommandé à la CÉCM de faire une «vaste consultation» sur la nécessité de renforcer les centres exclusifs d'éducation des adultes.Bienvenue à bord du Cinéma-Maison! 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les revenus proviennent presque tous du gouvernement du Québec; le ministère de l'Éducation contribue 74 p.cent.Le secteur des jeunes représente 86 p.cent des dépenses; la formation des adultes 7.8 p.cent et la formation professionnelle 5.8 p.cent.vLvm ci pai aiuwui o \\i\\ \\*\\ttxi \\* un budget d'immobilisations.On y remarque qu'une somme de sept millions doit être réservée au rajeunissement des écoles.La maçonnerie, peu sécuritaire, par exemple, doit être refaite au coût de 3.5 millions aux écoles Adé-lard-Desrosiers, Baril, La Visitation, Marie-Anne, Saint-Isaac-Jo-gues et St Pius X.Commissions scolaires confessionnelles : la Cour suprême décide aujourd'hui Presse Canadienne OTTAWA E Le gouvernement du Québec saura aujourd'hui s'il peut remplacer la plupart des commissions scolaires catholiques et protestantes par des comissions scolaires linguistiques.Après cinq ans de tribulations juridiques, la Cour suprême du Canada doit trancher la question aujourd'hui et prendre une décision qui sera déterminante pour l'avenir du système scolaire québécois.Le débat tourne autour de la loi 107, qui a été adoptée en décembre 1988.Cette loi permettrait de dissoudre les commissions scolaires pour catholiques et protestants, et d'en créer de nouvelles qui seraient francophones ou anglophones.FAILLI LE PLUS GRAND CHOixl LAMPES, PLAFONNIERS, if DE RABAIS - FUTURES DE SALLE DE BAIN - FUTURES MURAL LAMPES POUR ENFANTS - FUTURES EXTÉRIEURES 1000 LAMPES À 5 $ ET À 10 $ ajta rVr-sv~A niP Mer., Jeu., Ven., 12 h a 21 h 8150, DECARIE Sam,fhà17h (coin Royalmount) Dim«» 12 hà 17 h Liquidée par: TOUCHE ROUSS MONTRES SUISSES seulement les marques réputées Girard-Perregaux Exclusif chez: kau fmann BIJOUX ET MONTRES J Ul J OL 2195 Crescent, Montréal, H3G 2C1, (514) 848-0595 OBJECTIFS \u2022 CIBLES \u2022' STRATEGIES \u2022 TACTIQUES \u2022 DISTRIBUTION Tout ce qu'il vous faut pour rédiger un ulan marketing.ENTREPRISES PRODUITS SERVICES MARCHÉS 33 SUJETS DEJA ECRIT 12 000 MOTS FACILE ET RAPIDE Y compris les mots.Conçue par des conseillers, cette disquette multi-choix incluant des consens d'experts, vous offre les mots et l'expertise pour rédiger vous permet de réaliser en un rien de temps votre plan marketing sur n'importe quel un plan marketing digne d'un spécialiste.Un traitement de texte PC ou Mac.Le texte plan marketing à la portée de vos doigts préalablement écrit, grâce à son format pour seulement 9 9$.COMMANDEZ AU (514)762-3212 ou 1-800-363-9939 .RELATIONS PUBLfQUES \u2022 EVENEMENTS \u2022TELEMARKETING cadeaux min pour la fête des ENSEMBLE MINOLTA X-9 Incluant \u2022 Boîtier X-9 \u2022 Objectif zoom 28 à 70 mm \u2022 Flash électronique 220x \u2022 Pile, film, courroie 449 99$ ENSEMBLE MINOLTA MAXXUM 3xi Appareil reflex à mise au point automatique, exposition automatique et sortie automatique du flash.Incluant: \u2022 Boîtier 3xi \u2022 Objectif zoom AF35\u201480 mm \u2022 Filtre Cokin \u2022 Pile, film, courroie 499 99$ OBJECTIF MINOLTA ZOOM MD 70-210/ F4.5-5.6 199 99$ CLINIQUE MINOLTA Venez rencontrer le représentant Minolta Paul Doré ainsi que le docteur Minolta samedi 19 juin de9h30à16h Apportez vos appareils Minolta pour un nettoyage et une inspection gratuits.FLASH MINOLTA MAXXUM 3500xi S Spécialement conçu pour la série Minolta xi 209 99$ Prix en vigueur jusqu'au 30 juin inclusivement in ^£3 « TOUT POUR LA PHOTO VIDÉO » L.L.LOZEAU ltée 6229, rue ST-HUBERT, Mtl H2S 2L9 jél: \"ksiï , Fax : 214-4221 Stationnement municipal a l'arrière 1 300-363-3535 AS LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD117 JUIN 1993 Le train Mazda est arrivé LA PLUS GRANDE VENTE DE L'HISTOIRE DE Pour célébrer son 25e anniversaire, Mazda a 514 voitures neuves à vendre à des prix-cadeaux entre le 14 et le 17 juin aux ateliers Angus, de 10hà21h.Ne manquez pas le train : Financement immédiat sur place Obtenez un abonnement d'un an au CAA-Québec avec votre achat Québec 323, PROTEGE, 626 CRONOS, MPV, MX-5 MI ATA, MX-3 PRECIDIA, MX-6 MYSTÈRE, 929 SERENIA, RX-7 et CAMIONNETTES : tous les modèles, toutes les couleurs en vente JfSil™ Les 500 Prem*ers acheteurs recevront une paire ™3J de billets pour le nouveau Musée.pour rire ou CANADA le Juste pour Rire.En voiture! Les concessionnaires Les ateliers Angus CP Rail On se conduit bien T 1- LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD117 JUIN 1993 A 9 Claude Ryan semonce le maire d'Anjou £ric clément ¦ Dans une lettre qu'il lui a adressée le 27 mai, le ministre des Affaires municipales, M.Claude Ryan, critique la gestion du maire d'Anjou, M.Richard Quirion, à la suite d'une enquête du ministère menée l'an dernier.La réprimande du ministre est telle qu'il a demandé que la lettre soit lue au conseil municipal, ce qui fut fait mardi soir.M.Ryan reproche à l'administration Quirion de ne pas s'être conformée à des dispositions législatives de gestion municipale à cinq reprises au moins.D'abord, à l'été 1991, Anjou a versé un salaire rétroactif à ses employés sans l'autorisation du' conseil.Puis, la Ville a fait ériger un talus anti-bruit à l'arrière du garage municipal sans qu'une résolution soit adoptée pour ordonner les travaux.Décidant de la pose d'une cou- Pierre Brodeur est élu au conseil de St-Lambert GEORGES LIMON ¦ Pierre Brodeur, directeur du Service des loisirs de Laprairie, a été élu dimanche, lors de l'élection partielle dans le district de Préville-en-haut, au consaeil de Saint-Lambert.Brodeur, un bénévole très actif dans les loisirs de Saint-Lambert, a doublé ses deux adversaires: Adrien Simard et Sylvain Garié-py, récoltant 334 voies, contre 124 pour Simard, et 116 pour Ga-riépy.Sur les 2500 électeurs du secteur, 22 p.cent se sont prévalus de leur droit de vote.Un vote que le maire Bertrand Girard qualifie de «bon», compte tenu du huit p.cent des citoyens qui avaient voté aux précédentes élections partielles.Rappelons qu'il s'agissait d'une deuxième élection partielle en douze ans, au conseil municipal de Saint-Lambert.Le nouveau conseiller, qui n'a aucune ambition à la mairie, s'est dit évidemment très heureux du résultat estimant que son «engagement communautaire depuis 15 ans l'a bien servi».Il espère maintenant «être à la hauteur des attentes des électeurs».Pour lui, le rejet du candidat Simard, c'est aussi celui du Parti municipal, d'autant que les citoyens de Saint-Lambert ne veulent pas de partis politiques au conseil municipal.Ces partis, qui ne servent pas les citoyens.«C'est le glas du parti municipal à Saint-Lambert, assure-t-il.On veut mettre fin aux ambitions des individus qui font du capital politique.» Par ailleurs, il se défend bien d'être impliqué, de près ou de loin, dans la campagne de salissage contre Adrien Simard.Appelé à commenter l'élection de son «poulain» Brodeur, \u2014ce dernier avait appuyé sa candidature en 1990\u2014 le maire Bertrand Girard, estime que «le message de la population est clair».11 croit que les électeurs se sont prononcés «pour un candidat positif et non pour ceux qui critiquent continuellement».Avec l'élection de Brodeur, le conseil municipal compte dorénavant sept conseillers indépendants.Le Parti municipal de Saint-Lambert dont Adrien Simard est le chef, conserve son siège avec Marc-André Croteau.Son autre membre, Richard Bélisle, candidat du Bloc québécois dans Laporte aux prochaines élections fédérales, a déjà démissionné.De son côté, Adrien Simard, principal adversaire de Pierre Brodeur, attribue son résultat décevant, à la campagne de salissage dont il a été victime.«Plus ça avançait, a noté Simard, plus je me rendais compte que la campagne de salissage était orchestrée par l'organisation de Brodeur.» Quant à son avenir politique, il veut prendre un temps d'arrêt, histoire de laisser retomber la poussière.«Après deux tentatives ratées, a-t-il expliqué, je crois qu'il me faut évaluer jusqu'à quel point c'est significatif de la volonté des gens.Je ne comprends pas qu'on ait mis tant d'énergie à me salir pour un simple poste de conseiller, l'étais loin de me douter que cette élection avait autant d'importance pour mes opposants.J'ai vraiment trouvé cela très bas.» Quant à Sylvain Gariépy, étudiant à l'UQAM, âgé de 21 ans, il estime que le nombre de voix recueilli est de bon augure pour son avenir politique.D'autant qu'il n'avait pas les moyens financiers ni promotionnels du principal candidat : Pierre Brodeur.Mais il ne désarme pas pour autant: il sera condidat à la prochaine élection municipale de 1994.«l'ai beaucoup appris au cours de cette première expérience, a-t-il déclaré hier à La Presse, je vais être en mesure de lancer une campagne plus efficace la prochaine fois.» Gariépy a aussi constaté que Simard n'a pas eu la vie facile à cause d'une campagne «très sale».che d'usure dans diverses rues pour un montant de 170 000 $, la Ville a fait réaliser des travaux différents pour plus de 235 000 $.Là, le ministre estime qu'un nouvel appel d'offres aurait dû être déclenché.Une étude du Groupe Mallette Maheu, qui consista à questionner les conseillers municipaux sur la mission et les orientations de la Ville, fut payée 20 262 $ de plus que prévu, soit un montant global de 36 000 $, sans qu'un second mandat ne soit émis par le directeur général d'Anjou.Enfin, des dépenses payées à même «la petite caisse des services administratifs» ont été effectuées sans pièces justificatives.De plus, des documents sont disparus depuis.Si le maire Quirion a présenté son «mea culpa» et des explica- tions, par courrier à M.Kyan, l'opposition municipale jubile.Le-chef de l'Action populaire, M.Tony De Michèle, a demandé, en vain, une enquête de la Commission municipale.«Le maire devrait retourner à l'école s'il se félicite de ce que dit le ministre, dé-clare-t-il.C'est comme un voleur qui dit qu'en quatrefcns, on ne l'a pris qu'une fois la main dans le sac.» Pour sa part, M.Quirion réplique que M.De Michèle est «cheap», l'opposition le «harcelant» depuis quatre ans.«Quand on traite le maire de voleur, c'est qu'on manque de dignité; mais on est en pleine campagne électorale, dit-il.On a toujours agi pour améliorer la qualité de vie des gens.On a peut-être procédé trop rapidement, mais nous allons être plus vigilants.» Le maire de Boisbriand demande une injonction ¦ C'est le 25 juillet que le maire Michel Gagné saura si la Cour supérieure lui accorde une injonction interdisant à la Commission municipale du Québec de poursuivre son enquête publique sur l'administration de Boisbriand jusqu'à la fin des procédures judiciaires intentées contre lui.Son avocat allègue que la poursuite de l'enquête causerait un grave préjudice à son client, car les mêmes sujets seront discutés lors des procédures devant les tribunaux.?Clinique d'implantologie dentaire St-Joseph j1'*6373Û 4 3 ma LINEN CHEST LA GRANDE VINTE \" DE BLANC 1 .1 JUSQU'À o DE RABAIS LIT ?BAIN ?TABLE ?MATELAS ?FENETRE ?CRISTAL ET CADEAUX m mm i ¦ y-.:: 1 Serviettes Royal Velvet de M Bain Essuie-mains Débarbouillette Invité Drap de bain Tapis de bain Chaque Jour/l'Année Longue Nous sommes convaincus que nos prix sont les plus bas! 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