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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 93
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-09-14, Collections de BAnQ.

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[" André Pratte LA PRESSE, MONTRÉAL.MARD114 SEPTEMBRE 1993 mmmmmmmmmmmmmmmfmmmm mmmœm HUCUETTE VOUNC de In Presse Canadienne tion comme ambassadeur du Canada à Paris par l'ex-premier ministre Brian Mulro-ney.«Vousaviez un grand ami politique qui s'appelle Brian Mulroney.Quand vous l'avez connu, vous n'étiez rien»., a lancé vivement l'auditeur au bout du fil.Al-lez-vous faire le même choix avec M.Pari-zeau (le chef du Parti québécois)?» «le ne veux pas vous répondre.Vous avez reçu les instructions du Parti conservateur de m'insulter», s'est indigné M.Bouchard sur un ton sec.Sur la défensive, M.Bouchard a fini par expliquer, l'émotion dans la voix, que M.Mulroney l'avait «supplié» de venir à Ottawa et qu'il l'avait fait pour «rendre un service politique au Québec.» Ce même auditeur a voulu adoucir les échanges en lui donnant un compliment déguisé en rappelant à M.Bouchard qu'il avait les mêmes positions que le chef libéral jean Chrétien sur les hélicoptères militaires.«C'est faux, a répondu M.Bouchard avant que l'auditeur ait pu terminer sa question.«Nous, on a une position cohérente, pas juste une position qui plaît au Canada-anglais et qui nuit au Québec», a-t-il justifié, visiblement irrité par ce barrage de questions.Libéraux et conservateurs ont également voulu détourner l'attention médiatique de leur côté.Au restaurant de Hull où M.Bouchard a été accueilli hier matin par quelques dizaines de partisans, une poi- gnée de militants libéraux ne se sont pas gênés pour ridiculiser M.Bouchard.Refusant de s'identifier, un jeune homme a souligné que les gens de Hull se feraient un plaisir de mettre dehors le candidat du Bloc dans Hull-Aylmer, Gilles Rocheleau.«le suis ici en tant que citoyen de Hull.Personne ne m'a envoyé ici», a-t-il expliqué aux journalistes.Pour sa part, M.Rocheleau a dit n'avoir aucun doute que la personne en question travaillait au sein même de l'équipe du chef libéral Jean Chrétien.M.Rocheleau est un transfuge libéral qui est passé au Bloc.Pendant ce temps, une douzaine de jeunes bénévoles du camp de Kim Campbell ont décidé eux aussi de prendre place «tout à fait par hasard» dans le même restaurant qu'avait choisi M.Bouchard.Ils étaient facilement visibles, portant fière-meni le T-Shirt KIM écrit en toutes lettres.Plus polis, ils se sont contentés de manger discrètement leur poulet et frites.Ces incidents montrent que la campagne commence à se corser.Selon M.Bouchard, c'est la première fois qu'il fait face à des adversaires réels sur le terrain depuis le début de la campagne.La circonscription de Hull-Aylmer est un fief libéral.Cette fois, toutefois, les troupes sont divisées entre le candidat officiel nommé par M.Chrétien, Marcel Massé, et le candidat local.HULL Hors de sa cour, le chef du Bloc Québécois, Lucien Bouchard, a été la cible des réactions hostiles du public hier dans la région de l'Outaouais.Sur les ondes de CIRC, M.Bouchard a dû expliquer vigoureusement ses politiques et la raison d'être même du Bloc.«le ne comprends pas très bien ce que vous allez faire dans un système que vous voulez détruire», s'est indigné un auditeur au cours d'une tribune radiophoni-que.Acculé au pied du mur, M.Bouchard a dû expliquer étape par étape la démarche de sa formation, en soulignant que la souveraineté ne se ferait pas du jour au lendemain» et qu'elle se ferait à Québec à la suite d'un référendum.Entretemps, le Bloc se chargera de gérer les finances publiques à Ottawa.«En d'autres mots, vous voulez aider le fédéral à mieux défendre les intérêts du Québec», a renchéri l'auditeur.«La vraie solution, c'est de mettre tous les leviers du pouvoir entre les mains du gouvernement du Québec.Ça s'appelle la souveraineté», a répété M.Bouchard sur un ton ferme.Désenchanté de cette réponse, l'auditeur est revenu à la charge en accusant M.Bouchard de vouloir «former un gouvernement à l'italienne», de vouloir «désta- Le monstre Jean Chrétien est un monstre.Tout le monde est d'accord là-dessus.Tellement que Kim Campbell, pour nous décourager de voter pour le Bloc québécois, ne nous dit pas: « Voter pour le Bloc, c'est voter pour le chaos à Ottawa».Non, pour nous faire VRAIMENT PEUR, elle nous dit: « Voter pour Lucien, c'est voter pour Chrétien !» Ouuuh ! Moi qui penchais un petit peu vers le Bloc samedi soir, j'en ai fait des cauchemars toute la nuit.Lucien Bouchard n'a pas eu la partie facile, hier, avec les auditeurs de l'Outaouais\tphoto pc biliser le fédéralisme» et de «foutre le bordel.» Désarçonné, M.Bouchard a fini par répondre après avoir été interrompu à plusieurs reprises, que le Bloc avait l'intention de «jouer les règles de la démocratie parlementaire.» Un autre auditeur s'est interrogé sur le «changement de cap» de M.Bouchard, en faisant valoir que la carrière politique de celui-ci avait été propulsée par sa nomina- Lucien Bouchard, lui, ne peut parler de fean Chrétien sans faire une moue de dégoût.«Chrétien, disait-il hier, c'est justement ce que les Québécois ne veulent pas être en politique!» Ouache! Une autre nuit de cauchemars! le me suis réveillé brusquement, en sueurs, au moment où le chef libéral s'apprêtait à dévorer un bébé.LE MOT a alors pénétré mon cerveau embrouillé.Ce mot qui fait de moi un incurable sceptique et un éternel indécis: POURQUOI ?Pourquoi pensons-nous tous que Jean Chrétien est un monstre ?La première raison, c'est évidemment qu'il a joué un rôle de premier plan dans deux des pires scènes de ménage du mariage Canada-Québec: le rapatriement de la constitution en 1981-82 et l'échec de l'accord du lac Meech.Mais cela n'explique pas tout.Pierre Trudeau.qui a joue un rôle encore plus important dans ces événements, est encore une star.Et puis les Québécois sont fous de jean Charest, dont la vision du fédéralisme est en tous points identique à celle du leader libéral.Presse Canadienne La principale raison du dédain des Québécois pour fean Chrétien n 'est pas idéologique, mais personnelle.Les gens n'en peuvent tout simplement plus de cet habitant maladroit qui projette d'eux une image caricaturale.Et ils n'en veulent surtout pas comme premier ministre! On voit ça d'ici, Jean Chrétien philosophant avec François Mitterrand : «Que voulez-vous, monsieur le président, à ce moment ici, le Canada est le plus beau pays au mondel».Samedi matin, j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allé voir LE MONSTRE à La-salle, où il lançait sa campagne québécoise, l'en suis revenu plus indécis que jamais.L'homme que j'ai entendu m'a ému.Quand il a parlé des chômeurs («des êtres humains qui ne demandent que le privilège de travailler»), du gouvernement qui DOIT faire quelque chose, je pense qu'il était sincère.«Je crois que les Québécois apprécient Lucien parce que c'est un homme de principes qui croit en ce qu'il fait et travaille beaucoup», dit Audrey Best-Bouchard\tphoto pc «Je suis un député proche des petites ge Le libéral Camil Samson inaugure son comité et lance sa campagne électorale GILLES NORMAND du bureau de La Presse C'est vrai qu'il parle sans élégance.Mais son langage, c'est celui que vous et moi parlons tous les jours.La langue de chez nous! Brian Mulroney ne s'exprimait pas mieux et n 'avait pas plus de classe.Vous souvenez-vous du passage de M.Mulroney à l'Académie française, lorsqu'il parla du «geuneural dé Gaulle» ?Pourtant, nous l'avons élu deux fois avec des majortiés trudeaues-ques.Regardons donc Chrétien pour ce qu'il est, plutôt que pour ce que tout le monde dit qu'il est.Un homme qui a fait de graves erreurs politiques dans le passé, certes.Des erreurs qui méritent peut-être qu'on ne vote jamais plus pour lui.ser le déficit et la dette nationale, si on ne crée pas des emplois qui rapporteront des revenus à l'État.Le secret, c'est de baisser les dépenser et d'augmenter les revenus», explique-t-il avec simplicité.L'ex-créditiste estime que la création d'emplois devrait passer par un partenariat avec les provices et les municipalités, pour «améliorer les structures» et avec l'entreprises privée pour stimuler la PME.«Il nous faut un programme nationale de formation de la main-d'oeuvre et d'apprentissage, surtout en haute technologie», ajoute-t-il.«Et je me battrai pour que les Canadiens conservent les programmes sociaux, comme la gratuité dans les soins de santé, l'assurance-chômage, l'aide sociale et les pensions de vieillesse.» Et les méchants séparatistes, qu'il pourfendait jadis?«le suis un Canadien.le ne veux pas de la séparation mais je suis un farouche défenseur des droits du Québec», répond-il calmement.Quant au Bloc québécois, «j'en ris un peu».«|e vois mon ami Lucien Bouchard sur des panneaux publicitaires.11 se réclame du vrai pouvoir alors qu'il cherche l'opposition ; je ne suis pas sûr que M.Pa-rizeau va le trouver drôle.Les gens du Bloc n'ont pas leur place a Qttawa.Si on ne croit pas au Canada, pourquoi se faire élire?Pour mettre des bâtons dans les roues?bloquer la machine?faire sabter le parlement?» de disserter le pittoresque Pelletier, sous l'autorité du chef libéral, |ean Chrétien.Hier, il a inauguré son comité électoral et sa campagne.S'adressant à une centaine de sympathisants, avec le même timbre, le même volume et la même couleur que jadis, mais sans ce surplus de fureur qu'il affectait souvent, le candidat Samson s'en est pris à la politique des conservateurs de Kim Campbell, pour dénoncer une politique «qui laisse 1,6 million de personnes en chômage».Son service de recherche a calculé 38 nouvelles hausses d'impôt depuis 1984.11 rappelle que la dette nationale était de 168 milliards en 1984 toujours, alors qu'elle atteint officiellement 460 milliards en 1993, et même 491 milliards selon le Conseil du patronat.«Le déficit du Canada dépasse 30 mil; liards chaque année: il n'y a pas de quoi s'acheter pour 5,8 milliards d'hélicoptères, même si Mme Campbell a annoncé qu'elle avait réduit la commande de sept appareils.» M.Samson s'insurge contre la loi C-113, «une loi anti-chômeurs».«Si quelqu'un quitte son emploi volontairement, il n'a pas droit à l'assurance-chômage ni à laide sociale.Et Dieu sait qu'il peut y avoir beaucoup de raisons de quitter un emploi », dit-il.Avec les libéraux de Jean Chrétien, Camil Samson veut travailler à la création d'emplois.«C'est une véritable obsession rhp7 nniiQ On np w»nt n«c QiitrAmpnt hoi«- QUEBEC Mais le Jean Chrétien de 1993 est aussi un chef de parti qui a su s'entourer d'une équipe de candidats de haut calibre.Un leader qui a permis au Parti libéral d'élaborer, lentement et sérieusement, un programme électoral détaillé (qui sera publié demain ).Aussi, prenant une nouvelle fois mon courage à deux mains, j'ose dire quvà ce moment ici», je trouve qu'il est beaucoup trop tôt pour exclure un vote pour le Parti libéral.Que voulez-vous' LA PRESSE, MONTREAL, MARD114 SEPTEMBRE 1993 Editorial Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et editeur Claude Masson Marcel Desjardihs editeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Il V a des événements qui font époque.Un geste, semble-t-il sans grande conséquence, transforme le monde.Ainsi, le Moyen-Orient consécutif à la poignée de main entre le premier ministre, Yitzhak Rabin, et le chef de l'OLP, Yasser Arafat, est totalement différent de celui qui existait avant.I®:\"'^ÊÊL \u2022 En apparence, rien n'a changé.La méfiance MKBKfkk et l'antagonisme sont toujours la et les pa-ÊT^ ^^ trouilles font leurs rondes pour debusquer t^EL lf d'éventuels terroristes.Le pouvoir effectif ¦'^^Ê^Ê'i&f Que les Palestiniens exercent à Gaza et à Jéri- cho est à Peine P'us Que symbolique.Et les réfugiés dans les camps restent des réfugiés m ^Mpw dans les camps, tout comme les chômeurs de-M Wfl^ meurent des chômeurs.La bande de Gaza est mmÊÊÊI tout particulièrement miséreuse.Près d'un million de Palestiniens vivent dans un territoire exigu dépourvu d'agriculture, d'industries et d'infrastructures.Le taux de chômage est d'environ deux-tiers des travailleurs.Pour Israël, c'est une aubaine de pouvoir s'en débarrasser.Plus que n'importe quelle autre région au Moyen-Orient, Gaza symbolise les horreurs de la guerre et de l'occupation et laisse entrevoir les bienfaits de la paix.Depuis la poignée de main historique, on commence à articuler des chiffres au sujet de l'aide dont Gaza et le reste des territoires occupés devront bénéficier de façon urgente.Selon la Banque Mondiale, il faudra trois milliards de dollars, au cours des dix prochaines an- nées, uniquement pour améliorer les écoles et les autres services publics.Ces dépenses dépassaient les moyens des Palestiniens, dont l'économie a été complètement désorganisée par l'occupation.Israël ne pouvait pas trop s'impliquer, non plus, compte tenu de ses propres besoins.Enfin, l'Arabie Saoudite et les riches Emirats du Golfe auraient pu financer le développement économique et social des pires poches de pauvreté de Gaza et d'ailleurs, mais on ne voulait pas tirer une épine du pied à Israël et aider ceux qui avaient appuyé les aventures militaires de Saddam Hussein avec tant d'enthousiasme.Ça ne pouvait pas mieux tomber que le premier pas vers la reconciliation entre Israéliens et Palestiniens ait eu lieu à Washington.On aura encore souvent l'occasion de faire le voyage pour obtenir l'appui financier, tantôt de la Banque Mondiale, tantôt du gouvernement américain.Le président Bill Clinton a déjà obtenu des garanties financières de la part de riches pays arabes au profit des Palestiniens.Il a ajouté sa propre garantie financière à l'endroit d'Israël.M.Clinton précise toutefois que l'aide américaine servira surtout au démarrage des projets et que le gros du financement viendra plutôt de l'Europe, du Japon et des pays arabes.Cependant, on devrait même se demander si le Moyen-Orient a vraiment besoin d'une aide aussi importante.Chaque fois qu'on parle d'aide massive au développement, on entend parler d'un «nouveau plan Marshall», faisant allusion à l'aide américaine, qui avait rétabli l'économie européenne après la guerre.Or, peu de projets d'aide au développement se prêtent à un «nouveau plan Marshall».Ce dernier avait été conçu pour un continent ravagé par la guerre, où le commerce était tombé au point mort.Le grand mérite du plan Marshall n'était pas de faciliter l'achat de produits américains, mais de permettre au commerce intra-européen de renaître.Dans ce sens, le Moyen-Orient a besoin d'un véritable plan Marshall et non d'une aide massive.L'économie israélienne et celles de ses voisins sont deux mondes, qui n'ont presque aucun contact, alors qu'elles sont en grande partie complémentaires et que la géographie et le bon sens exigeraient un haut degré d'intégration.Le Moyen-Orient est loin d'être dépourvu de capitaux, qui peuvent être investis directement dans la région au lieu de passer par Londres, New York et Tokyo.Depuis quelques années, chaque fois que la paix survient quelque part dans le monde, on soulève la question de l'aide économique, que ce soit en Europe de l'Est, en Indochine ou en Afrique.Au Moyen-Orient, les ressources humaines et financières sont telles que l'aide la plus importante que l'Occident peut apporter est d'entretenir le climat de confiance qui existait, hier, dans les jardins de la Maison-Blanche.Frédéric WAGNIÈRE L'AVBNtè XXJ CANADA Ly avenir de ce pays est dans l'Ouest.C'était dans l'Est; maintenant, c'est dans l'Ouest.» Cette analyse lapidaire de Jean Chrétien, devant un auditoire de Vancouver évidemment ravi fera des vagues.B&i\\UÈBBUÈB$M Dans ce pays bâti sur des sensibilités régio- nales, il est en effet périlleux de flatter une ! région au detriment des autres, en cette ère de communications instantanées.BÉlffjliL J|||l Ce n'est toutefois pas son franc-parler qu'il HL^llyMB faut reprocher au chef libéral.Si l'avenir était tm%Ù^ÊÊtÊÊ effectivement dans l'Ouest, il faudrait saluer ^K'^SyBBB le courage de M.Chrétien d'avoir donné l'heu-WÊk JflB re JU5te aux Canadiens, meme si la vérité ne ^ plaît pas.Mais rien ne permet d'affirmer cela.Il est vrai que Vancouver est actuellement la seule ville canadienne à avoir le vent dans les voiles, grâce à l'afflux de capitaux de Hong Kong.Mais ce genre de boom immobilier ne peut tenir lieu d'avenir économique.La vision de M.Chrétien correspond plutôt a une théorie économique très en vogue, il y a un quart de siècle, quand on croyait au déplacement inexorable vers l'Ouest de l'activité économique nord-américaine.La these a connu son grand moment avec la crise pétrolière, heure de gloire de Calgary.Depuis, les contre-exemples se sont multipliés, avec l'effondrement des villes pétrolières de l'Ouest et les succès remarquables, dans l'Est, de villes comme New-York, Boston et Atlanta.Au Canada, on a assisté au remarquable miracle torontois.La théorie qu'évoque M.Chrétien, relique des années soixante-dix, relève maintenant du folklore.Et la gaffe du chef libéral, ce n'est pas d'avoir vexé les Québécois et les citoyens de l'Est du Canada, c'est de les avoir induits en erreur.Alain dubuc Pas de leçon à donner Qu'on se le tienne pour dit! La France entend demeurer le vaisseau amiral de la Francophonie internationale.Elle prendra donc tous les moyens pour mater le début de mutinerie enclenchée par une poignée de fonctionnaires étrangers, avec la complicité de quelques unités de la flotille.SP'lMW^WM Au besoin, elle n'hésitera pas à envoyer par jÊÊ\tle fond l'Agence de coopération culturelle et WËËBk i technique et son capitaine, Jean-Louis Roy.ifSaBfete^ll Date limite pour la reddition des mutins: le '\tSommet des Pavs francophones, à l'île Mauri- «^Êgtf ce, à la mi-octobre.À défaut d'un retour à la normale à cette occasion, la mise à feu aura w^KÊS^^A lieu à Bamako, en décembre, lors des assises W^wSÉÉÉ de I ACCT- Tel est' en clair»,e message qu'est ¦ \u2022 WHnSB expressément venu porter, la semaine dernière, le ministre français de la Culture et de la Francophonie, Jacques Toubon, dans le cadre d'un voyage éclair au Québec.L'ultimatum n'a évidemment pas été présenté aussi brutalement.Officiellement, c'est au nom d'une nécessaire reprise en mains des institutions de la Francophonie par les autorités politiques que la France a lancé son coup de semonce.Selon M.Toubon, si on veut que la Francophonie fasse contrepoids à «l'hégomonie anglo-saxonne», il s'impose qu'elle traduise la volonté politique de ses dirigeants et non les vues d'une «technocratie internationale», qui en fait «un simple mécanisme de coopération comme il y en a trop»! À son avis, «pour que la Francophonie progresse, il faut qu'elle soit un projet politique, culturel et démocratique généreux».Difficile de ne pas être d'accord avec ces principes auxquels Jean-Louis Roy et ses alliés ont souscrit.Sans une volonté politique et un engagement concret des gouvernements concernés \u2014 au premier chef, la France et le Canada-Québec, grands bailleurs de fonds \u2014, la notion de Francophonie internationale demeurera un thème de discours aussi émouvants qu'inutiles.\u2022\tLe problème vient du fait que ces propos du ministre cachent mal le dépit de la France devant l'érosion de sa vieille autorité absolue en ce domaine.Et ses difficultés de fonctionnement, sur un pied d'égalité avec d'autres pays, dans des opérations de coopération multilatérale dont l'initiative et, surtout, les retombées politiques ou économiques peuvent lui \u2022\téchapper.On l'a vu, en 1989, lorsque plusieurs États africains \u2022\tont bravé ses directives en désignant Jean-Louis Roy, plutôt que le candidat belge, soutenu par la France, à la tète de l'ACCT.On comprend la France de ne pas apprécier que le Canada-Québec intervienne dans sa zone d'influence traditionnelle.Mais son discours serait plus convaincant si le gouvernement français avait, dans le passé, démontré autant d'enthousiasme \u2022\tdans la coopération multilatérale que dans le maintien de ses liens directs avec ses anciennes colonies.Et s'il avait manifesté sa volonté de commencer par combattre chez lui «l'hégémonie anglo-saxonne», qu'il dénonce à l'échelle planétaire.Il est évident que la France doit demeurer au premier rang de la Francophonie.Mais ce n'est pas en remplaçant des technocrates internationaux par des fonctionnaires français qu'on reglera les problèmes actuels.C'est en construisant une vraie communauté, d'où toute velléité de néo-colonialisme culturel sera absente.\tPierre gravel DROITS RESERVÉS mettait en contradiction avec lui-même en témoignant devant la Cour suprême contre les minorités qu'il finançait et en faveur des provinces répressives.Cela, à l'intérieur de coalitions formées de la province intimée et de toutes celles se trouvant dans son cas et redoutant les conséquences chez elles d'une victoire des minorités.Plus récemment, le gouvernement fédéral faisait encore mentir son argument profédéraliste en prenant parti pour le gouvernement de Québec, devant le Comité des droits de l'homme de l'ONU, dans la cause des trois Anglos-Québé-cois qui contestaient la validité de la loi 178 sur la langue d'affichage en regard du droit international.Il faut dire enfin que c'est dans la fédération canadienne que des milliers de citoyens ont été privés de leur droit de vote, lors du référendum d'octobre dernier sur la réforme constitutionnelle.Samedi dernier, j'évoquais l'affaire de ce citoyen qui vient de se faire dire par la Cour suprême que la Charte des droits ne garantit pas le droit de voter à un référendum ; que dans son cas particulier, il n'avait pas le droit de vote, faute d'avoir résidé six mois au Québec avant cette consultation, comme le veut la loi provinciale; ni celui de voter ailleurs au Canada parce qu'il n'y avait pas sa résidence ordinaire.Hier, dans le Globe & Mail Graham Haig disait son désac cord avec le jugement (à 7 con tre 2) de la Cour suprême et ac cusait le gouvernement fédéral d'avoir laissé 20 000 citoyens être privés comme lui de leur droit démocratique de se prononcer sur l'avenir de leur pays.Il reproche à Ottawa de n'être pas intervenu auprès du gouvernement de Québec pour qu'il permette aux nouveaux résidants de voter au référendum québécois, ou encore de leur accorder le droit de voter au référendum fédéral.Le premier ministre Brian Mulroney n'avait-il pas affirmé publiquement au sujet de l'entente de Charlottetown: «.Le référendum assure que chaque personne en âge de voter au Canada aura l'opportunité d'exprimer sa préférence»?Ottawa aura encore une foi contribué à infirmer la théorie faisant du système fédéral le gardien par excellence des droits et libertés des citoyens.Quand ce n'est pas délibérément, en prenant le parti des provinces oppressives, c'est en ne veillant pas à ce que tous les citoyens puissent exercer ce droit sacré entre tous qui est celui de voter sur l'avenir du pays.* * * le 3 octobre, mais celui en français continuerait d'être incertain.Pourquoi deux débats en langues différentes?Une dichotomie linguistique qui accrédite la thèse «séparatisante » des deux nations, avec un Canada français (concentré au Québec) et un Canada anglais, alors qu'il n'y a qu'un seul Canada ayant l'anglais et le français comme langues officielles.Tout le monde trouve qu'une telle ségrégation va de soi dans les débats télévisés des chefs, alors que ce n'est pas le cas dans la vie courante.Dans les cours de justice, au Parlement, dans les comités, les conférences de presse, les échanges se déroulent normalement dans les deux langues, simultanément et non séparément.Les bilingues s'expriment dans la langue de la personne qui les interpelle, les autres s'en remettent à la traduction simultanée.Un débat des chefs mené dans les deux langues ne donnerait certes pas un aussi bon show et les chefs unilingues paraîtraient plus mal que les autres.Mais ce qu'on perdrait en spectacle on le gagnerait en vérité.Ceux qui sont unilingues ou maîtrisent mal l'autre langue se feraient comprendre dans la leur, mais au moins ils discuteraient en même temps des mêmes questions devant tout le monde.Tandis qu'avec deux débats en langues différentes, on leur fournit l'occasion de manger aux deux râteliers et disant une chose en anglais un soir et une autre en français le lendemain.Le système fédératif offre une meilleure garantie pour les droits et libertés des citoyens que l'État unitaire.ÉCet argu-souvent invo- souverainis- pas à court d'exemples tendant à démontrer qu'au Canada les faits ont souvent fait mentir cette thèse séduisante.Le domaine linguistique est particulièrement instructif à cet égard.De nombreuses provinces ont pu en effet bafouer les droits de leur minorité linguistique sans que le gouvernement fédéral use de son pouvoir d'invalider les législations spoliatrices.C'est ainsi que des provinces et territoires anglais ont pu librement légiférer de manière à asphyxier leurs minorités françaises avant qu'Ottawa ne décide, plusieurs générations plus tard, au moment où leur situation était quasi désespérée, de les aider financièrement à reconquérir leurs droits par la voie judiciaire.Mais ce gouvernement fédéral.qui se faisait un devoir de leur fournir les moyens de lutter contre cette injustice, se L'autre jour, les réseaux de télévision et les cinq partis politiques représentés aux Communes se sont entendus sur la tenue de deux débats télévisés des chefs, l'un en anglais et l'autre en français, au début d'octobre.Au dire de Lucien Bouchard, en fin de semaine, le débat en anglais serait assuré d'être tenu Lysiane Gagnon LA PRESSE.MONTRÉAL, MARD114 SEPTEMBRE 1993 Comme au printemps.Langue: lettre à une péquiste inquiète ont vraiment pris, Madame, pour une simple minorité linguistique!).De même, vous avez appris que ce «comité d'experts» pèse en réalité si peu lourd que les grands pays démocratiques le tiennent dans l'indifférence et que M.Bou-tros-Ghali lui-même se permet d'en ignorer superbement les activités.Cette affaire vous a paru d'autant plus paradoxale que l'ONU ne tient pas précisément les «minorités» en haute estime, et qu'appliquer à la situation québécoise l'article 27 du Pacte tant célébré provoquerait les hauts cris aussi bien des anglophones que des plus fervents francisateurs parmi nous.Sur le fond, vous êtes entièrement rassurée.Madame, car le Québec dispose d'arguments à foison pour plaider la valeur morale et la légitimité de la loi 101.Ainsi, outre qu'il lui suffirait de décrire la réalité réelle dans laquelle se trouvent les anglophones et leur langue, il pourra à loisir rappeler le satisfecit de la très fédéraliste commission Pépin-Robarts.(.) Les défenseurs de la loi 101 pourront aussi faire valoir l'appui on ne peut plus franc que leur ont apporté Gregory Baum, théologien, spécialiste d'éthique sociale, et professeur à McGill, ou encore Ramsay Clark, ancien attorney général des États-Unis et grand champion des Civil Rights, en des avis autrement plus étoffés que celui du «Comité de l'ONU» \u2014 et, surtout plus prestigieux, car ils ont été donnés sans que s'exerce sur eux la moindre pression politique.Mais il faut craindre par-dessus tout.Madame, ce que vont essayer de faire dire à ce texte les adversaires du Québec français.MM.Ryan et Bourassa, prétendant faire dire à cette prise de position du PQ ce qu'elle ne dit pas, chercheront à faire déclarer par l'Assemblée nationale \u2014 puis inscrire dans la constitution du Canada \u2014 le principe que le Québec est composé de deux communautés linguistiques.Entreprise sur le modèle que nous fournit le Nouveau-Brunswick, cette démarche s'inscrirait dans le droit fil de la loi 86, dont ce principe bi-communautaire forme la trame.Une fois cela fait, les dirigeants d'une communauté anglophone ainsi élevée au statut de «communauté co-fondatrice» exigeront, pour tout changement au statut politique du Québec, que chacune des deux communautés y donne son accord.Position de faiblesse Des déclarations ambiguës, des arguments qui peuvent mener loin, un sentiment de culpabilité, l'impression d'un autre recul, des épithètes peu fraternelles.Au-delà de ce que vous pourriez penser de votre parti et de ses dirigeants, Madame, ce tableau plein d'ombres a une seule et même origine: la faiblesse collective dans laquelle nous maintient notre statut de province.Tant que nous resterons dans cette position de faiblesse, les choses ne cesseront de se dégrader.Mais si tout ne peut que s'aggraver dans le provincialisme maintenu, tout peut changer dans la souveraineté obtenue.Certes, ceci n'est pas \u2014 n'est plus \u2014 une certitude, c'est un espoir: s'il est certain qu'il n'y aura jamais de Québec français dans le régime provincial, il est possible \u2014 à la condition que le PQ, ses dirigeants et ses militants ne mollissent ni ne vacillent \u2014 qu'il y en ait un dans le régime de la souveraineté.Ce pari nous interpelle tous.Nous devons maintenir le cap sur l'indépendance, qui changera beaucoup de choses.En particulier, elle aura un effet sur deux plans: celui du sens à donner au texte qui vous a inquiétée, et celui de nos rapports avec les anglophones du Québec.Il y a deux manières, disait Jean-Charles Bonenfant, de donner à une langue le statut de langue officielle: par une déclaration générale ou par addition de reconnaissances ponctuelles.En réaffirmant son attachement à la loi 101, le congrès du PQ reste dans la première voie: le Québec est français et son identité se reflète dans le statut de langue officielle reconnu au français.Mais avec le texte qu'il vient d'adopter, il s'oriente peut-être vers l'autre voie, au bout de laquelle la langue anglaise obtiendrait un statut officiel.Deux voies s'ouvrent donc devant le PQ.Ce sont celles de la politique: si le Québec reste dans le régime provincial, il deviendra bilingue; s'il en sort et devient souverain, il évitera l'ornière du bilinguisme et fera triompher son caractère français.Si votre inquiétude est si grande, Madame, c'est que nous sommes encore sous ce régime prôvin-cial, et que c'est au travers de lunettes provinciales que vous interprétez ce texte.L'anglais à l'Assemblée nationale ou devant les tribunaux vous inquiète?C'est que ceci vous rappelle l'article 133, qui a servi à obtenir le bilinguisme au plan fédéral, et qui aurait les mêmes effets au plan québécois.Reconnaître à la langue an-glaise un système public de radio-télévision vous laisse son- Assisterait-on à la répétition du scénario de la course au leadership conservateur du printemps dernier?C'est en tout cas l'impression qui se dégage des premiers jours de la campagne électorale fédérale.\u2022 Partie bonne première au chapitre de la popularité personnelle, Mme Kim Campbell risque de dilapider ce précieux capital par manque de sensibilité politique.Si elle continue sur cette lancée, elle se fera devancer par lean Chrétien.tout comme elle avait failli, en juin dernier, perdre aux mains de Jean.Charest une course au leadership qu'elle avait pour-; tant entamée avec une avance considérable.\tJ Après un été léger fait de «photo ops» et d'apparitions à des émissions de variété où son charme personnel a séduit l'électorat, le dérapage a commencé.Tout comme au printemps dernier, quand la figure mythique et adulée, une fois sur le terrain, a commencé à vaciller.L'auteur est président du Mouvement Québec Français.Dans le texte qui suit, il fait part de ses réflexions à une déléguée, rencontrée lors du congrès du PQ, qui lui avait exprimé ses inquiétudes au sujet des garanties linguistiques offertes aux anglophones dans un Québec souverain.Madame, Ce texte de garanties pour la langue anglaise n'a au fond rien de bien nouveau: on en trouve les éléments tout au long de l'histoire du PQ, notamment dans le Livre blanc de Camille Lau-rin \u2014 et dans celle, presque aussi longue, du MQF.Surtout, l'esprit s'en trouve dans le coeur même des Québécois \u2014 et cela aussi a valeur de garantie.Ce n'est donc pas le texte lui-même qui vous a émue.Venant deux mois à peine après l'affaire du bill 86, où Claude Ryan nous a «passé un Québec bilingue», vous avez cru voir dans l'adoption de ce texte par le PQ la manifestation d'une dynamique apparemment irrésistible, qui ramènerait inéluctablement le Québec, même souverain, dans la voie du bilinguisme.Bien que contraire aux assurances données par les dirigeants du PQ, et plus encore à l'idée même de l'indépendance du Québec, cette impression s'est fixée dans votre esprit à la faveur du thème: «notre minorité historique».Cet argument vous a rappelé celui des «droits acquis», longtemps invoqué contre nous, jusqu'à ce que la Commission Gendron lui scelle son sort: «Les théories dites des «droits acquis», dit-elle en 1972, appartiennent à une époque prédémocratique de l'histoire constitutionnelle de l'Europe continentale.Ces théories n'ont jamais fait partie du droit constitutionnel anglais ou canadien; elles sont dénuées de toute signification au Canada.» (Livre II, p.44) Mais si vous vous êtes inquiétée, c'est que cet argument, avec son nouvel habillage, peut effectivement mener loin.L'anglais au Québec s'étant taillé depuis le XVIlle siècle la part du lion, invoquer aujourd'hui, sans nuances, cette histoire d'omnipotence et d'omniprésence ne peut, en effet, qu'entretenir l'appétit de ceux qui, ne pouvant se résoudre à voir réduites les positions sociales de l'anglais, exigeront que lui soit reconnue de nouveaux droits jusqu'à plus soif.Une faute originelle?«On dirait que la revendication linguistique au Canada français a honte d'elle-même», disait André Belleau, en 1964.Cette phrase demeure d'actualité.«Anglophobe», avez-vous entendu dire, moins du reste de telle ou telle personne que de la loi 101 elle-même.«D'un côté la loi 101, de l'autre l'ouverture!» Et c'est moins la froide simplification de cette formule qui vous a frappée (dans tout congrès, il en faut) que l'implicite condamnation qu'elle portait de la loi 101, et par voie de conséquence, de nous tous.Faut-il donc dans ce pays que, pour soutenir une démarche politique pourtant légitime, il faille de surcroît se sentir tenus de venir à résipiscence?C'est l'insistance mise sur la nécessité de bien paraître aux yeux des étrangers, qui vous a plongée, Madame, dans cette réflexion.Peut-être avez-vous éprouvé le sentiment que le Québec était, une fois encore, victime d'un nième «deux poids, deux mesures».Car Ottawa n'a pas été soumis à pareille rigueur, ni de la part de Genève, en 1921, ni de la part de Londres, au moment du statut de Westminster, en 1931.Bien entendu, le Québec aura à subir son examen de passage.Mais, vous Madame, qui savez que les conditions de réussite de cet examen sont d'ores et déjà réunies, et bien au-delà du minimum, l'insistance mise sur cet argument a pu vous ébranler dans votre confiance de nous voir bientôt réussir notre combat.Car vous aurez peut-être ainsi pensé que les grands de ce monde étaient si totalement sous l'emprise des calomnies des Mordecaï Richler et autres inconditionnels de la «National Unity» qu'ils seraient proprement incapables, le moment venu, de se faire une idée par eux-mêmes; et que, par conséquent, les représentants du Québec ne pourraient prendre pied sur une scène internationale si hostile qu'en se soumettant à de pures «images» que tous ici savent parfaitement fausses.Tout ceci vous aura rappelé l'épisode du «Comité de l'ONU» d'avril-mai dernier, dont vous savez que les dirigeants du PQ se sont maintenant remis.Et sans surprise pour vous, car le texte en question \u2014 que certains appelaient «jugement», mais qui n'était en réalité qu'un simple «constat» \u2014 était sans valeur intellectuelle puisqu'il reposait sur une erreur fondamentale nous concernant (ces «experts» nous La campagne était à peine déclenchée que déjà Mme Campbell y allait d'une prévision dont M.Chrétien se repaîtra goulument jusqu'au 25 octobre.Un reporter lui demande combien de temps les chômeurs du Canada devront attendre avant que le taux de chômage, actuellement à 11,6 p.cent, descende sous la barre des 10 p.cent.Au lieu de manifester un minimum d'intérêt et -de compassion envers les familles affectées, Mme Campbell répond sur un ton professoral que le chômage est un problème «structurel», etc.etc.et qu'elle espère voir la situation s'améliorer.vers l'an 2000.Inutile de dire que lean Chrétien n'a pas tardé à sauter sur l'occasion en or que venait de lui tendre son adversaire sur un plateau d'argent: les conservateurs visent l'an 2000 ?Les libéraux, eux, vont s'occuper des chômeurs dès le lendemain des élections.L'occasion était d'autant plus belle que la création d'emplois par l'injection de fonds publics e$t justement au coeur de la plate-forme électorale dti PLC!\tS Les conservateurs veulent faire croire qu'il s'agit là d'une «nouvelle façon» de faire de la politique, et que les électeurs seront heureux de voir une politicienne dire «la vérité».C'est ridicule.Il n'y a que les enfants, et encore, qui disent tout ce qu'ils croient être «la vérité».La politique, comme d'ailleurs la vie adulte en socié: té, suppose une approche stratégique et un minimum de réserve.Ce n'est pas de la fourberie, mais (fe la maturité, tout simplement.\t: * De toute façon, qui est assez naïf pour croire que le PC, rajeuni ou pas, serait assez bête pour jouer le jeu de la vérité sur toute la ligne?Au moment même où elle prétendait donner l'heure juste aux électeurs au sujet du chômage, Mme Campbell déclarait, contredisant au passage son ministre des Finances, que le plan de restrictions budgétaires destiné à réduire la dette nationale ne serait pas publié avant les élections.C'est tout à fait explicable, mais pour la transparence, on repassera! Il est bien évident que le chômage ne peut disparaître complètement, et que les possibilités d'intervention d'un gouvernement sont fort limitées.Mais tout est dans la manière de le dire.Au lieu d'aborder la chose à la manière détachée d'une analyste d'une «think tank» de droite, une bonne politicienne aurait dit qu'elle ne promet pas de miracle, mais elle se serait engagée à faire le maximum pour remettre le plus de gens possible au travail, et cela le plus tôt possible.Pire, Mme Campbell allait s'enliser dans le marais, revenant à la charge le lendemain en disant avec quelque morgue que ce n'est pas à payer des gens pour «charrier du fumier» pendant un an ou deux qu'on règle le problème.Les libéraux, évidemment, ont eu beau jeu de voler à la défense des ouvriers de la construction, qui préfèrent sans doute du travail temporaire au chômage! Ce manque de sens politique cache autre chose: une nette divergence idéologique.En optant pour le laissez-faire, Mme Campbell véhicule une vision bien précise, celle de l'école économiste néolibérale.Pire, elle noircit la réalité! Selon le Globe arid Mail, les experts de son propre ministère des Finances prédisent, eux, une baisse du chômage de quelque 4 p.cent d'ici cinq ans.et le Institute for Policy Analysis de l'Université de Toronto estime que le taux de chômage tombera à 9,6 p.cent dans trois ans et à 7,4 p.cent à la fin du siècle! Quelle que soit la valeur de ces prédictions, cela montre qu'il n'y a pas de vérité objective en économie.Dans un pays où le chômage est le cauchemar des adultes et le grand drame de la jeunesse, il faut qu'un leader politique vive sur la lune pour aller ainsi heurter la sensibilité populaire en proclamant que le taux élevé de chômage est une réalité avec laquelle il faudra vivre au moins sept ans.C'est comme prêcher la résignation à un groupe de démunis en disant qu'« il y aura toujours des pauvres parmi nous».Ce n'est pas de la «franchise», mais un manque de sens politique ahurissant.Guy Bouthiilier geuse?C'est que vous avez en mémoire les justes doléances d'un Luc Plamondon ou celles de l'Union des artistes.Même la garantie donnée au système scolaire anglophone vous dérange?C'est que vous connaissez la récente étude d'Uli Locher, qui montre nos écoles anglaises retranchées de la vie québécoise, et que vous n'arrivez pas à oublier ce qu'écrivait Marco Micone des élèves ayant fréquenté l'école anglaise: «lis ont nourri des préjugés dont le moindre est de croire que les Québécois francophones ne parlent pas le real french, tandis que quatre-vingt-quinze pour cent des étudiants du collège s'opposent à l'indépendance, l'école ayant fait d'eux des cocardiers ignares d'un Canada fictif.» (Le Figuier enchanté, p.96) Deuxième grande bourde, sur laquelle l'opposition va aussi faire beaucoup de «millage»: au deuxième jour de la campagne, Mme Campbell déclare de but en blanc qu'«il est évident qu'il faudra faire des coupures dans les programmes sociaux.» Au Canada anglais, où le «medicare» est investi d'une énorme charge émotionnelle \u2014 c'est non seulement le programme le plus apprécié, mais aussi l'un des grands symboles de l'identité canadienne par rapport aux Etats-Unis \u2014- de tels propos sont aussi explosifs que si l'on disait au Québec que l'éducation doit être de responsabilité fédérale! Mme Campbell ajoute un «peut-être» qui contredit le jugement péremptoire contenu dans le début de la phrase.Ses organisateurs s'arrachent les cheveux, mais la balle a déjà fait son chemin jusqu'au camp libéral, où lean Chrétien s'en empare goulument.quand il ne parle pas des fameux hélicoptères.Encore là, les libéraux sont redevables à la première ministre, qui a maladroitement relancé le dossier des hélicoptères \u2014 dont plus personne ne parlait parce que l'opposition l'avait usé à la corde en l'exploitant quotidiennement pendant six mois \u2014 mécontentant tout le monde par cette retraite partielle et ses propos contradictoires sur le coût de l'opération. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD114 SEPTEMBRE 1993 Audrey McLaughlin s'est portée à la défense des programmes so ciaux hier, à Edmonton.\tphotopc Le NPD affecterait 500 milllions de plus aux programmes sociaux Presse Canadienne EDMONTON ¦ Un gouvernement néo-démo-crate à Ottawa consacrerait 500 millions supplémentaires par année aux programmes sociaux afin que les pauvres ne soient pas délaissés, a déclaré hier la leader de ce parti, Audrey McLaughlin.«Des programmes sociaux solides protègent les familles canadiennes et nous renforcent en tant que nation», a affirmé Mme McLaughlin en rendant public son projet en six parties dans une école du centre-ville, dans l'une des circonscriptions les plus déshéritées du Canada.Mme McLaughlin a admis que l'allocation de fonds aux programmes sociaux ralentirait le projet néo-démocrate d'éliminer le déficit fédéral qui se monte à 35,5 milliards pour l'année 1992-93.Cependant, elle a insisté sur le fait que ses propositions se traduiraient éventuellement par des économies au chapitre des paiements de bien-être ainsi que des autres coûts associés à l'indigence en aidant les moins nantis à se relever.Mme McLaughlin a critiqué le gouvernement fédéral pour les réductions des paiements de transfert aux provinces \u2014 les fonds servaient à défrayer les coûts des soins de santé et des services sociaux \u2014 et a promis qu'un gou- vernement néo-démocrate se ferait un devoir de trouver l'argent nécessaire au maintien à long terme des programmes à coûts partagés.Dans son projet, qui reprend les politiques de longue date du parti, elle promet également: \u2022\tde mettre sur pied un programme de garderies de 600 000 places; \u2022\tl'abolition des nouveaux critères d'admissibilité à l'assurance-chômage; \u2022\tdes mesures visant à promouvoir l'alphabétisation et l'éducation; \u2022\tun programme national de coopératives d'habitation, qui servirait à financer la construction de 10 000 nouvelles unités de logement annuellement.Mme McLaughlin a réservé ses paroles les plus dures aux politiques en matière de santé du Re-form Party.Le Reform Party est très populaire en Alberta, tandis que le NDP ne dispose que d'un seul député et a perdu tous ses sièges au cours des dernières élections provinciales.«Un vote pour Preston Man-ning est un vote en faveur du démantèlement de l'assurance-ma-ladie tel que nous la connaissons», a-t-elle rappelé aux leaders des associations d'assistance sociale, en faisant allusion au leader du Reform Party.¦ MONDE CONFIANCE \u2022 Technicien qualifié Opérant un camion-atelier des plus complets \u2022 Appareils de nettoyage à vapeur 5 fois plus puissants « Récupération des eaux usées Aucun équipement lourd dans votre maison \u2022 La plupart des meubles déplacés et replacés \u2022 Protecteur de tissus Scotchgard et désodorisant Ultra-Fresh disponibles.Prenez rendez-vous à votre convenance, même le samedi.^\tGOOQDWtM CUIR-SOFA et un FAUTEUIL 2 PIECES PLUS UN PASSAGE (maximum 400 pi.ca.) 4 PIÈCES PLUS UN PASSAGE (maximum 800 pi.ca.) «Chrétien voit le futur des Canadiens dans les nids-de-pouie» Charest estime que le pays mérite mieux que les projets passéistes que propose le chef libéral Presse Canadienne OTTAWA ¦ Les Canadiens méritent mieux que le chef libéral Jean Chrétien et ses «grands projets essayés il y a vingt ans qui ont lamentablement échoué», a déclaré hier le vice-premier ministre, Jean Charest, devant 300 militants.Tous les partis politiques s'entendent pour reconnaître que la création d'emplois est nécessaire, a-t-il déclaré d'emblée aux membres du Confédération Club d'Ottawa.Mais «la vraie question, la ques- tion centrale», c'est de savoir comment seront créés ces emplois.Jean Chrétien a fait de la création d'emplois le thème principal de sa campagne.Il a promis un vaste programme de travaux publics qui s'étendrait sur deux ans et dans lequel un gouvernement libéral injecterait deux milliards.Ce programme, promet M.Chrétien, combiné à l'aide des gouvernements provinciaux et municipaux, créerait 120 000 emplois.Le vice-premier ministre croit que cette vision de l'économie canadienne renforce l'image «d'homme du passé» dont tente de se défaire M.Chrétien.«Les libéraux croient que le futur des Canadiens, c'est de réparer des nids-de-pouje.Nous voulons plutôt donner aux habitants de ce pays les outils et les connaissances pour qu'ils puissent décrocher des emplois de qualité afin d'améliorer leur qualité de vie», a déclaré M.Charest.«Les libéraux admettent qu'ils n'ont rien de nouveau à offrir, qu'ils recyclent leurs grands projets essayés il y a vingt ans.Nous désirons plutôt nous tourner vers l'avenir.» L'approche économique libérale ne produira que des impôts plus élevés, un déficit à la hausse, une augmentations des dépenses gouvernementales et, ultimement, moins d'emplois.«L'approche de M.Chrétien a déjà été essayée au Canada.Elle a échoué.Les Canadiens ne veulent pas se brûler les doigts encore une fois.» Les conservateurs créeraient des emplois en favorisant le développement des petites entreprises, en encourageant les exportations, la formation et l'éducation et en soutenant la recherche et le développement, a expliqué M.Charest.Plus tard dans la journée, M.Charest a livré un discours devant 200 étudiants de l'université d'Ottawa, répondant à des questions portant sur la hausse des impôts, la popularité grandissante des tiers partis et l'augmentation des frais de scolarité.Hnatyshyn se remet d'une opération gé de l'Hôpital général d'Ottawa et retourner à Rideau Hall la semaine prochaine.Son porte-parole, Philip Kins-man, affirme que l'intervention chirurgicale n'obligera pas le gouverneur général à annuler les principales cérémonies officielles prévues à son programme.« Le gouverneur général se fait traditionnellement effacé et réservé durant une campagne électorale, si bien que son ordre du jour sera très peu perturbé», d'expliquer M.Kinsman.Le porte-parole a ajouté que M.Hnatyshyn souffre d'une maladie dégénérative des hanches, mais qu'il s'était bien remis d'une première opération à la hanche droite.« Si nous tenons compte de l'ex-.-périence précédente, il ne devrait * rencontrer aucune difficulté.Il a \u2022 déjà subi cette intervention et est très confiant de se rétablir dans les délais normaux.» preston Manning a du une fois de plus faire face à des accusations de racisme de la part de citoyens de l'ouest du pays.Manning accusé de racisme dans l'Ouest Presse Canadienne VANCOUVER m Preston Manning, dont le slogan électoral est «laissez parler les gens», aurait probablement préféré ne pas entendre ce que les auditeurs d'une tribune ra-diophonique avaient à lui dire, hier: deux électeurs ont en effet accusé le Reform Party-d'être raciste.Pour M.Manning, qui s'exprimait sur les ondes de CKNW, dans l'ouest du pays,' les deux appels provenaient de deux partisans d'autres partis politiques qui désiraient ainsi s'en prendre au Reform Party.Les deux auditeurs se sont pourtant clairement identifiés.comme d'anciens membres du partis de Preston Manning.Personne n'a jamais pu prouver les accusations de racisme qui ont souvent fusé contre le Reform Party, a argué son chef.«C'est précisément ce genre d'accusation qui fait dégénérer une campagne électorale en campagne de salissage», a-t-il déclaré.M.Manning a dû faire face à des accusations répétées de racisme depuis la fondation de son parti en 1987.L'an dernier, quatre membres du groupe raciste Héritage Front ont été expulsés des rangs du parti.Le chef du Reform Party a déclaré en de maintes occasions qu'il ne tolérerait pas de racistes dans son parti.Lors de la tribune radiopho- nique, une auditrice a déclaré qu'elle avait quitté le Reform Party parce qu'oeuvrant au sein d'un comité voué au recrutement de membres de minorités ethniques, elle avait constaté un désintérêt total des dirigeants du parti pour le travail de ce comité.«Plusieurs personnes au Reform Party ne veulent pas accueillir les minorités ethniques», a-t-elle déclaré à Preston Manning.Un autre auditeur a blâmé le chef du Reform Party de s'être 'opposé au port du turban pour les policiers de la Gendarmerie royale du Canada.« Vous avez adopté cette position à cause des racistes dans votre parti», a déclaré l'audi-.teur.Le Financial Post appuie le PC Mme McLaughlin rejette une candidature dans un comté nordique Presse Canadienne EDMONTON m Le chef du NPD, Audrey McLaughlin, a refusé d'autoriser la candidature de Peter Ittinuar, un ancien député néo-démocrate du Grand Nord canadien, qui avait traversé la Chambre en 1982 pour se joindre aux libéraux.« M.Ittinuar n'est pas un candidat acceptable pour notre parti », a déclaré Mme McLaughlin.«Il a démontré qu'il n'avait ni le jugement, ni le caractère d'un député.» M.Ittinuar a déjà été reconnu coupable de possession de cocaïne et d'agression sur son épouse.11 a remporté l'assemblée d'investiture du NPD la semaine dernière pour la circonscription nor- i dique de Nunatsiaq, dans l'est arctique.M.Ittinuar a été élu aux Communes sous la bannière néo-dé-mocrate en 1979 lors d'élections partielles, devenant le premier Inuk à être élu au Parlement canadien.11 a par la suite remporté la circonscription en 1980.En 1982, il traverse la Chambre pour se joindre au gouvernement libéral.Lors des élections générales de 1984, il ne remporte pas l'assemblée d'investiture pour les libéraux, se présente tout de même comme indépendant et perd.En mars 1986, il est reconnu coupable d'agression sur sa troisième femme, Susan Muro.«M.Ittinuar a démontré dans le passé qu'il n'était pas un candidat qui travaille à défendre les positions du NPD», a conclu Audrey McLaughlin.i Presse Canadienne EDMONTON ¦ Le Canada se dirige tout droit vers le désastre économique s'il ne se donne pas un gouvernement conservateur majoritaire le 25 octobre, a déclaré lundi la directrice du Financial Post, Diane Francis.Pour Mme Francis, les Conservateurs de Kim Campbell sont les seuls politiciens à comprendre que les dépenses gouvernementales doivent être considérablement coupées afin de réduire le déficit et éviter un désastre économique.« Je ne comprends toujours pas pourquoi les autres partis politiques ne saisissent pas cette réalité.Ce n'est pas l'économie qui nous tue, ce sont les dépenses sociale », a-t-elle lancé.«Nous nous dirigeons vers le chaos, simplement parce que nos politiciens ne comprennent pas l'intérêt compose et ses effets», a-t-elle ajouté.Presse Canadienne OTTA \\VA 9 L'état de santé du gouverneur général Ray Hnatyshyn était satisfaisant, hier, après qu'il eut subi avec succès une opération consistant à remplacer sa hanche gauche par une prothèse.% M.Hnatyshyn, dont la hanche droite avait déjà été remplacée par une prothèse, il y a plusieurs années, devrait recevoir son con- m VÉNITIENS/ MINI/MICRO Notre nouvelle méthode de nettoyage ULTRASONIC redonne lustre et brillance à vos stores vénitiens et verticaux.Frais pour dcerocher et accrocher en sus DRAPERIES DOUBLÉES Rft|( décrochées, 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diriger le pays, en s'appuyant sur le soutien des autres petites formatons.S'-De son côté, le parti conservateur enregistrait une véritable dé-Êàclc.Le deuxième parti politique du pays, conduit par Mme Kttci Kullmann Five, ne recueille-rait que 17,5 p.cent des voix (contre 22,2 p.cent en 1989), son plus mauvais score depuis 1973.Le parti conservateur perdrait 11 sièges au Storting, pour n'en conserver que 26, et serait de plus en plus menacé par le parti centriste.**Le parti centriste anti-CEE de Caputo impute le meurtre d'Antoine Izméry au chef de la police de Port-au-Prince d'après Reuter.AFP et La Presse PORT-AU-PRINCE L# envoyé spécial des Nations unies, Dante Caputo, a accusé dimanche le chef de la police de Port-au-Prince, le colonel Michel François, d'être responsable de la vague d'assassinats politiques en Haïti, dont la dernière victime a été Antoine Izméry, un homme d'affaires proche du président Jean-Bertrand Aristide qui a été abattu samedi devant une église de la capitale haïtienne.«Tout le monde sait ce qui se passe mais personne ne le dit», a indiqué M.Caputo lors d'un entretien téléphonique avec Reutcr.Les tueurs, surnommés «attachés» (c'est-à-dire des auxiliaires en civil de la police haïtienne), agissent avec la complicité de plusieurs officiers, «principalement du colonel François», a-t-il déclaré.11 a ajouté qu'il ne croyait que le général Raoul Cédras, chef des forces armées, soit impliqué dans ces assassinats.Le négociateur de l'ONU a estimé que les responsables de ces violences tentent de faire dérailler l'accord prévoyant le retour du président Aristide en Haïti, le 30 octobre prochain.Ce dernier, dans un message publié hier, réclame justice, ainsi que le départ des responsables de l'armée et de la police «afin que la paix puisse s'établir dans le pays».«Assez, c'est assez.Le sang ne doit plus couler.La communauté internationale ne doit plus permettre aux terroristes de tuer, poignarder, assassiner sous ses yeux.» De son côté, le ministre canadien des Affaires extérieures, M.Perrin Beatty, a appelé les autorités militaires haïtiennes à restaurer l'ordre public et à protéger «les droits de l'Homme fondamentaux du peuple haïtien ».Dans un communiqué, M.Beatty «condamne les viola- tions des droits de la personne et la répression politique qui se poursuivent en Haïti, et plus particulièrement l'assassinat, le 11 septembre, de M.Antoine Izméry».«Le Canada tient également les autorités militaires haïtiennes pour responsables de la sécurité du premier ministre Malval et des membres de son gouvernement, d'autant que des menaces de mort auraient été proférées à leur égard», a-joute le texte.«La communauté internationale est déterminée à ramener l'ordre constitutionnel en Haïti, avec le retour du président Aristide et l'établissement de la règle de droit», conclut le communiqué.L'association Reporters sans frontières a exprimé pour sa part «ses plus vives inquiétudes quant aux multiples violences commises ces derniers jours à rencontre des représentants de la presse haïtienne et internationale».L'organisation, qui défend la liberté de presse dans le monde, cite notamment le cas d'Emmanuel Laurent, de la radio haïtienne Tropic FM, «sévèrement frappé dans le dos et au bras gauche» par des «attachés».Reporters sans frontières fait également état de menaces de mort contre le personnel de Radio Caraïbes.L'association précise que le directeur de la station, Patrick Moussignac, a fui à Miami après que son cousin, qui porte le même nom, «eut été menacé dans la rue par des 'attachés'».Enfin, 37 boat-people haïtiens, dont sept femmes, rescapés d'un naufrage survenu samedi sur la côte nord d'Haïti, ont été rapatriés hier à Port-au-Prince par le garde-côte américain Mohawk.Neuf autres réfugiés haïtiens qui étaient tombés à l'eau sur les lieux du naufrage sont toujours portés disparus, a indiqué le bureau de l'attaché de presse de l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince.Un hôpital est l'enjeu d'un violent affrontement au sud de Mogadiscio Agence France-Presse Mme Anne Enger Lahnstein apparaissait comme l'autre grand vainqueur avec les travaillistes de ces élections, étant crédité d'environ 15,9 p.cent des suffrages.Le parti centriste, en doublant son score de 1989 (6,5 p.cent), deviendrait la troisième force politique du pays.Le parti du Progrès (populiste), qui avait été la «sensation» du précédent scrutin, perdrait la moitié de ses voix et ne recueillerait que 6,5 p.cent (13 en 1989).Parmi les autres formations, les Socialistes de gauche (extrême gauche) passeraient sous la barre des dix p.cent de voix, recueillant 8,3 p.cent (contre 10,1 lors du dernier scrutin).Le parti chrétien populaire reculerait également, à 7,9 p.cent contre 8,5 et le parti libéral obtiendrait 3,6 p.cent (contre trois).L'avancée prévue des travaillistes a été saluée par une salve d'applaudissements au siège du parti à Oslo, tandis que Mme Brundtland devait annoncer plus tard dans la soirée qu'elle accepterait de rester à la téte du pays et de conduire un nouveau gouvernement travailliste.Quelque 3,2 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour renouveler leurs députés pour un nouveau mandat de quatre ans.MOGADISCIO Le sud de Mogadiscio a été hier matin le théâtre d'affrontements armés sans précédent par l'intensité des tirs échangés entre les forces américaines et les miliciens du général Mohamed Farah Aïdid, après deux jours d'une fausse trêve.Pendant plus de deux heures, la ville a retenti de tirs d'une violence inouïe, surtout des canons de 20 mm des hélicoptères Cobra américains.Elle avait connu auparavant deux journées d'un calme relatif, après l'appel au cessez-le-feu lancé samedi par l'Alliance nationale somalienne (SNA), auquel l'Opération des Nations unies en Somalie (ONUSOM 11) n'a pas répondu.Selon le porte-parole militaire d'ONUSOM II, le major David Stockwell, trois soldats américains ont été blessés dans ces affrontements, qui ont fait 37 morts et 62 blessés dans les rangs des Somaliens, selon le SNA.L'Alliance nationale somalienne a dénoncé un «nouveau massacre» des forces américaines.Divers témoignages de Somaliens en provenance des quartiers où les combats ont eu lieu avaient fait état dans la matinée de trois à 12 soldats américains tués, mais le major Stockwell a «catégoriquement» démenti qu'il y ait eu des morts américains.L'hôpital de Bénadir a été touché pendant ces combats et les deux camps se rejettent la responsabilité de cette attaque qui, selon le SNA, a fait 12 morts parmi les Somaliens hospitalisés.L'ONUSOM a accusé les miliciens du général Aïdid d'avoir lijiitf^^^i^ YEMEN DJIBOUTI AFP infographie Lïnterventiori des Cobras a permis aux forces américaines de décrocher f tiré au mortier sur l'hôpital.Pour sa part, le directeur de rétablissement, le docteur Abdirizak Hassan Ali, a affirmé que des hélicoptères américains avaient ouvert le feu sur l'hôpital.Le major Stockwell a démenti que des hélicoptères américains aient attaqué l'hôpital.11 a cependant indiqué que les soldats américains avaient été attaqués à partir de l'hôpital et qu'ils ont riposté à l'arme automatique.Pour justifier ces tirs américains de riposte contre un hôpi- AH-1 Super Cobra tal, il a déclaré: «Dès qu'un sanctuaire devient un combattant, il perd son statut de sanctuaire.» Une aile de l'hôpital, ont constaté les journalistes étrangers, a été sérieusement endommagée avec la majorité de ses vitres détruites et de nombreux impacts de balles et d'obus sur les murs extérieurs et à l'intérieur de plusieurs chambres.Une opération de fouille de deux blocs d'immeubles situés près du quartier général de KONUSOM II est à l'origine de ces combats.Elle a été conduite Le président du Congres national africain, Nelson Mandela, a pris la parole devant plusieurs milliers de partisans, hier, dans la circonscription noire de Mitchells Plain.\tphoto reuter Un référendum comme ultime recours en Afrique du Sud?d'après AFP LE CAP Le gouvernement sud-africain a laissé hier la porte ouverte à l'organisation d'un référendum constitutionnel comme ultime recours à l'opposition au processus de négociations manifestée par l'extrême droite blanche et certains dirigeants noirs.Le ministre des Affaires constitutionnelles, Roelf Meyer, a indiqué que le gouvernement se donnait quelque quatre semaines pour tenter d'obtenir un «soutien le plus large possible» au projet de Constitution en cours de discussions.Ce n'est qu'en cas d'échec qu'il envisagerait alors d'«autres options», a-t-il dit devant l'Association de la presse étrangère.M.Meyer s'exprimait le jour de l'ouverture d'une session parlementaire visant notamment à entériner des projets de loi qui doivent conduire aux premières élections multi-raciales du pays, le 27 avril 1994.Il a cependant souligné que ces textes n'entreraient en vigueur que quand les négociateurs se seraient entendus sur «la totalité du dispositif», incluant le projet de Constitution.Il a jugé possible un accord vers la mi-octobre, avant une autre session parlementaire prévue en novembre pour entériner le texte de la Constitution.Pour qu'un tel accord intervienne, le gouvernement escompte cependant de nouvelles concessions, en particulier du mouvement noir du Congrès national africain (ANC) sur les pouvoirs des futures régions sud-africaines, «voire la création d'un système fédéral », a dit M.Meyer.Trois projets de Constitution ont déjà été élaborés, donnant de larges pouvoirs aux régions.Ce week-end, M.Meyer a jugé qu'ils étaient trop peu nombreux et insuffisamment garantis.Une quatrième version verra le jour la semaine prochaine, à la suite de nouvelles propositions gouvernementales, a déclaré le ministre, ajoutant qu'un «stade critique» était désormais atteint.La question régionale constitue le point le plus épineux du débat sur les institutions.Le parti zou-lou Inkatha a quitté la table des négociations depuis juillet, estimant qu'il n'avait pas de garanties sur la création d'un État fédéral zoulou.Il a indiqué qu'il ne participerait pas au TEC (Conseil exécutif de transition), qui permettra aux organisations noires de surveiller l'action du gouvernement bfcnc jusqu'aux, élections et menace de boycotter ce scrutin.Deux bantoustans (territoires noirs) considérés comme «indépendants» par Pretoria, le Bo-phuthatswana et le Ciskei, sont sur la même position que l'Inka-tha.De son côté, l'extrême droite blanche réclame une Afrique du Sud confédérale, avec un État indépendant réservé aux Afrikaners, les descendants des premiers colons européens du XVIIe siècle.Les entretiens de cette semaine entre le gouvernement et l'extrême droite et celui prévu jeudi entre le président Frederik de Klerk et le leader du parti zoulou Inkatha devraient éclairer sur un éventuel assouplissement de leur attitude.Le gouvernement, a indiqué M.Meyer, «peut répondre à leurs inquiétudes».En dehors du référendum, le ministre n'a pas précisé quelles seraient les autres options à la disposition du gouvernement pour contrer leur opposition.L'ANC est généralement hostile à ce référendum, estimant qu'un tel scrutin ne pourrait que retarder l'organisation des élections.Toutefois, son leader, Nelson Mandela, ne l'a récemment pas repoussée.par 200 soldats de la force d'action rapide américaine, appuyés par six hélicoptères.L'ONUSOM Il soupçonnait ces immeubles d'être des «lieux de rassemble-; ment pour les miliciens d'Aïdid >>.* L'opération avait commencé à-six heures locales, et les soldats! américains avaient arrêté 50 Somaliens, détenus pour étçe interrogés à l'intérieur du quartier général d'ONUSOM II.C'est alors que les soldats américains se retiraient, vers 7 h 30, que des miliciens somaliens ont; ouvert le feu.«Ce n'était pas une embuscade :-cela n'était pas bien coordonné/.Nos soldats ont eu affaire à plusieurs tireurs isolés qui les ont attaqués de divers endroits à l'arme automatique et au lance-roquettes et qui ont aussi tiré des obus de mortier», a précisé Je major Stockwell.» V» .\t*¦ Des forces turques et plusieurs hélicoptères de la force d'action rapide américaine sont alors intervenus pour protéger la re-.traite des troupes américaines au sol.Les Cobras ont tiré pendant-près d'une heure de longues rafa-.les de leurs canons de «20 mm, mais le major Stockwell a estimé, qu'il s'agissait d'un «feu limitç», au regard de la situation.\u2022 \u2022 \u2022 Les affrontements ont pris fin peu après 9 h 30, laissant une ville, extrêmement tendue.Des.gens en colère couraient dans tous les sens.D'autres dressaient des bar-, ricades.\t;.Dans l'après-midi, les hélicoptères américains ont lâché des tracts au dessus de Mogadiscio-Sud, accusant l'insaissable génç-.ral Aïdid, entré dans la clandestinité depuis près de trois mois; d'avoir «bombardé» l'hôpital de Bénadir.Bosnie : la \u2022 \u2022 Cour s'avoue impuissante \u2022 , d'après AFP LA IIA YE -.» V.t 0 La Cour internationale de justice (CI)) de La Haye* a fait aveu d'impuissance hier face à la poursuite du conflit en Bosnie-Herzégovine, constatant que les belligérants n'avaient pas respecté sa décision du 8 avriT dernier de «ne prendre aucune nlésure de nature à aggraver ou étendre le différend existant».La plus haute instance judiciaire des Nations unies a reconnu sans détours que malgré ses efforts, «de très vives souffrances ont été endurées et de-lourdes pertes en vies humaines ont été subies par la population de la Bosnie dans des circonstances qui bouleversent la conscience humaine et sont incompatibles avec la loi morale».Elle a ajouté «ne pas être convaincue que tout ce qui pouvait être fait l'ait été», pour prévenir la perpétration du génocide en Bosnie.Elle a appelé une nouvelle fois les parties à «prendre sérieusement en considération» les mesures édictées en avril.Ces propos ont été automatiquement interprétés par les re-; présentants de la Bosnie comme une critique implicite envers le Conseil de sécurité de l'ONU et, plus généralement, la communauté internationale qui, selon eux, ont ignoré les décisions de la Cour et n'ont rien fait pour empè-! cher la Serbie et le Monténégro de commettre un génocide contre la population bosniaque.«Implicitement, la Coi\\t.a critR que l'inaction du Conseil de sécurité et du monde entier.Nous en sommes satisfaits et heureux^ C'est une grande victoire pour nous et nous allons en tirer parti », a indiqué le professeur américain Francis Boyle, mandaté par Sarajevo.\tI M.Boyle a précisé qu& le gou-! vernement bosniaque «exigerait; maintenant des actions plus con-î crêtes» en sa faveur de la part des' Nations unies, telles que la levée de l'embargo militaire décrété en' 1991 par le Conseil de sécurité à; rencontre de toutes les .républiques de l'ex-Yougoslavie, et; l'abandon du plan Stoltenberg-Owen qui, selon lui, «légitimise de façon scandaleuse les conquêtes territoriales serbes».De son côté, le chargé d'affaires^ à l'ambassade de Yougoslavie aux*.Pays-Bas, Djordje Lopicic, a expri-; mé sa déception : « Nous pensions que la Cour rejetterait totalement! ces arguments», a-t-il dit.Par ailleurs, sur le terrain, l'armée croate et les forces sécession-I nistes serbes ont poursuivi hier; leurs duels d'artillerie pour la-cinquième journée consécutive,! en dépit d'une trêve «totale et* unilatérale de 24 heures» décré-\"-tée dimanche par le président; croate Franjo Tudjman.Trois civils ont été tués et huit-autres blessés hier par des bom-I bardements serbes à Karlovac (50; km au sud-ouest de Zagreb).I ATTENTION, ATTENTION, MONTREAL ! LES JOURS LA BAIE COMMENCENT DEMAIN! DE RABAIS! RENA ROWAN POUR FEMME Choix de tenues carrière exclusives à la Baie! Tailles 6 à 16.Le choix varie selon le magasin.Jusqu'à épuisement des stocks, Ord.70 $ à 215 $.Jours la Baie 41,99 S à 128,99 $ ch.Magasins exceptés: Centre Boulevard Jardins Dorval, Place Versailles et la Place Vertu.Boutique Rena Rowan.rayon 145.DE RABAIS! SERVIETTES CALDWELL Débarbouillettes, essuie-mains et serviettes de bain Simplicity, ¦ Sensation, Berkley et Majèstic.Beau choix de couleurs! \u2022 Ord.6 $ à 20-$.Jours la Baie 2,99 $ à 9,99 $ ch.Linge de maison, rayon 605 TOUT UN ASSORTIMENT DE DESSOUS SIGNÉS WONDERBRA, VOGUE, PLAYTEX, WARNER'S ET COMPAGNIE! Mesdames, venez choisir vos dessous favoris et économisez favorablement! éSur le prix ordinaire.Dessous rayons 178 et 185 , DE RABAIS*! LE PLUS GRAND CHOIX DE BIJOUX EN OR AU PAYS! Boucles d'oreilles.\u2022chaînés, bracelets et beaucoup/beaucoup plus! 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Procès du caporal Chevalier : la SQ avait promis 5000$ pour l'achat de cocaïne Mohawks et Blancs s'unissent à Oka pour dénoncer la manipulation d'Ottawa En réponse à Me lean-Claude Hcbert, avocat de l'accusé, le policier Giroux, qui le 27 septembre 1991 accompagnait l'agent Eric Coia à Rosemère, a expliqué que dans sa déclaration Michel Trudeau, arrêté avec Gilbert Robert-son, affirmait que la SQ leur avait promis mille dollars du kilo.Toujours dans sa déposition lue en partie par le sergent-détective, Trudeau précise qu'un montant de 2000$ était pour Daniel et Régent (ou Réjean) \u2014 les noms de familles de ces deux individus demeurent inconnus \u2014 et que le reste devait être partagé entre Gilbert, Robert Mayrand et lui.le sergent-détective Giroux a aussi mentionné qu'il avait été effectué une perquisition au domicile du caporal Chevalier, alors numéro deux de la section de la lutte au crime organisé du détachement de Saint-Jérôme de la SQ, situé à Prévost.Il a aussi mentionné qu'il s'était rendu chez Linda Pôrtelan-ce, une connaissance de Gilbert Robertson, et qu'il lui avait demandé si ça faisant longtemps qu'il n'avait pas vu Chevalier.Elle aurait répondu: «Ça fait un bout de temps que je n'ai pas vu Chevalier.» \u2022 \u2022 La femme a été invitéç à faire une déclation qui a été donnée, à sa demande, dans l'auto de police.11 a aussi été relaté devant le juge Jean Beaulieu, de la Cour du Québec, qu'un mandat de'perquisition avait été envoyé à Bell Mobilité par «fax» afin d'obtenir la liste de numéros effectués à partir d'un cellulaire saisi.fin à son ingérence et à régler ce dossier une fois pour toutes.Le président de la Chambre de commerce çl Oka, Michel Beaulne, avait été invité à se joindre à eux.«Pour assister à cette conférence de presse et faire une déclaration, il aurait fallu que j'obtienne un mandat de mon bureau de direction», a déclaré M.Beaulne, lui aussi en colère contre le fait que Ottawa ait accordé une somme de l'ordre d'un demi-million de dollars à la succession Chipam.En furie contre la décision d'Ottawa, le grand chef Peltier a fait rédiger une traduction libre en anglais du texte publié dans l'édition de samedi de La Presse pour en remettre des co- pies aux médias et aux membres de sa communauté, afin de pu-bliciser davantage l'information.SAINT-IERÔME ¦ Dans une déclaration, un individu affirme que Sûreté du Québec avait promis 5000$ à Gilbert Robertson et ses acolytes pour effectuer une transaction de cinq kilos de cocaïne avec deux courriers, qui étaient en réalité des agents d'infiltration de la police de Laval.¦ Oka a connu une première hier alors que deux ennemis irréductibles se sont unis pour dénoncer ce qu'ils appellent la manipulation du fédéral dans l'épineux dossier de la rétrocession et de la compensation des propriétés de la paroisse et du village.Côte à côte, le grand chef du conseil de bande de Kanesata-ke, jerry Peltier, et le président de l'Association des propriétaires à l'intérieur de Kanesatake, Jean lolicoeur, ont exhorté le gouvernement fédéral à mettre Les deux hommes ont profité de la circonstance pour ramener sur le tapis le trou de 15 millions dénoncé par M.Joli-coeur.«Le fédéral avait annoncé qu'une somme de 25 millions avait été votée pour l'unification des terres.Mais jusqu'à présent, 10 millions ont servi et la ministre Monique Landry prétend que la caisse est à sec», a repris M.Jolicoeur, qui vient de s'adresser à la première ministre Kim Campbell.Cette affirmation de M.Jolicoeur n'a jamais été démentie.C'est ce que le sergent-détective Paul Giroux, de la police de Laval, a dit, hier, au palais de justice de Saint-Jérôme en contre-interrogatoire au procès du caporal Paul-Normand Chevalier, de la Sûreté du Québec, accusé de de possession et trafic de «coke».Chez le caporal Dans son contre-interrogatoire En principe.Me Michèle Tou-pin, procureur de la Couronne, devrait commencer à interroger aujourd'hui Robert Mayrand.Attentat du World Trade \u2022 \u2022 la sélection du jury \u2022 \u2022 ^ commence Agence France-Presse NEW YORK ¦ Le procès des auteurs présumés de l'attentat contre le World Trade Center de New York le 26 février s'ouvrira mardi par la sélection de 12 jurés parmi 5000 citoyens, mais les débats ne devraient commencer qu'ea octobre et durer au moins trois mois, indiquaient lundi les avocats des inculpés.La sélection des 12 jurés, dont les noms seront tenus secrets, promet d'être longue car le juge chargé de l'affaire.Kevin Duffy, doit trouver des hommes et des femmes n'ayant pas de jugement préconçu sur cet attentat, largement médiatisé, qui avait fait six morts et un millier de blessés.DE RABAIS! 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