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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Élections 93
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-10-09, Collections de BAnQ.

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[" Intentions de vote au Québec (%) Evolution des intentions de vote (%) Evolution de la popularité des chefs (%) Xv>: y : 7 octobre 1064 répond ont $ Volitéxte en page C2 octobre octobre 22oct Infographie Lé FRANCOPHONE ANGLOPHONE ALLOPHONE AUTRES LCNGUEUiL AÉROPORT DE UiKT-HUlEAT HKW^W CHAM8LY T\t.SAINT-^\\/\\ -HUBERT v \\ GREENFIE10 PM> LA PRAIRIE POPULATION (%) 1 79,1 13,4 7,5 l ÉLECTIONS1988 (%) 129,1 I 48,9 118,OTÏÔI RÉFÉRENDUM 1992 (%) Source : Pierre Droullly infoQraptte La Presse f(k, k9) our relancer Véconomie à court terme, les libéraux de fean Chrétien proposent que le gouvernement fédérai les provinces et les villes investissent six milliards en deux ans dans la construction et la réfection des routes, égouts et ponts du pays.C'est l'aspect le plus vendeur de leur programme.C'en est aussi le volet le plus controversé.Voici comment M.Chrétien a défendu cet engagement lors du débat de dimanche dernier: «Quand on se promène dans la rue et qu'on voit \"Faillite\", \"A vendre\", personne ne veut dépenser.Mais lorsque les gens verront des camions, des ouvriers bouger dans les rues, l'espoir reviendra, et on verra cette partie de l'économie relancée!» L'explication m'a paru extraordi-nairement simpliste.La dernière fois que j'ai été pris dans un embouteillage sur la 25 en raison de travaux, ça m'a donné le goût d'assassiner l'entrepreneur, pas d'aller m'acheter une veste de cuir aux Galeries d'Anjou! Alors j'ai consulté des économistes, j'ai interrogé l'auteur du livre rouge Paul Martinf j'ai lu plein de documents.J'en arrive à la conclusion que les libéraux exagèrent les bénéfices d'un tel projet.Au mieux, ce programme créerait ou uuu emplois pendant deux ans.Cela ne ferait qu'une petite coche dans le taux de chômage.Les libéraux l'admettent, mais ils affirment que ces investissements auront d'importants effets d'entraînement.Selon M.Martin, il est prouvé que les dépenses publiques dans les infrastructures ont « un impact très grand comme levier des investissements privés».Le député libéral cite les recherches de l'économiste américain David Alan Aschauer, « la bible» dit-il.Cependant, cette bible est loin de faire l'unanimité parmi les économistes.Pour me convaincre, M.Martin m'a fait parvenir un texte du monsieur en question.La thèse de l'économiste s'exprime par l'équation y = f(k, C'est la partie la plus simple de l'article, qui se termine par l'équation suivante: y/n = \\ z + Fk( K/Y) (k/y) + Fr (G/ Y) (g/y) + en) ]/I / -Fk(K/Y)-Fg(G/Y)\\! Souffrant d'un terrible mal de tète, je me suis tourné vers des gens qui pouvaient m'expliquer ça plus simplement.l'ai constaté que même les économistes favorables à ce genre d'investissements, comme Cari Sonnen d'Informetrica, prévoient que les effets du programme libéral seront modestes.«Sur une économie de 800 milliards, six milliards d'investissements sur deux ans ne changeront pas beaucoup les choses», de dire M.Sonnen.Les critiques Si les libéraux gonflent l'impact de leur programme, les conservateurs, eux, le noircissent exagérément.Mme Campbell craint que ces investissements aient pour effet d'alourdir la dette.Mais les libéraux prévoient financer les deux milliards venant du gouvernement fédéral par des compressions budgétaires.Le déficit fédéral ne devrait donc pas être augmenté; simplement, il serait encore plus difficile de le réduire.Au niveau municipal, les investissements seraient financés par des emprunts.Toutefois, l'impact d'emprunts supplémentaires de deux milliards sur une dette nationale de 500 milliards ne serait pas très important.Le plus gros obstacle surviendra au niveau des provinces.Et là, les conservateurs ont raison.Encore plus cassées que le gouvernement fédéral, ce!-les-ci seraient certainement réticentes à emprunter davantage.Elles demanderaient plutôt à Ottawa de financer ses projets par de nouvelles taxes (sur l'essence, par exemple) ou en ayant recours au secteur privé.Cela rend la réalisation rapide du programme fort aléatoire.Conclusion ?Au pire, le programme d'infrastructures ne pourra être réalisé en entier, et son impact sera alors minuscule.Au mieux, de dire l'économiste Sonnen, «cela donnera une petite assurance supplémentaire que la relance va se poursuivre».Léon Dion craint qu'un raz de marée du Bloc ne porte un coup fatal au Canada DENIS LESSARD du buremu de U Presse QUÉBEC n raz de marée du Bloc québécois aux prochaines élections fédérales pourrait bien porter un coup fatal au Canada, déplore le politicologue Léon Dion.Loin de faciliter les discussions entre le Québec et le reste du Canada, l'arrivée des «bloquistes» à Ottawa risque «de braquer tout le Canada contre le Québec» craint-il.«Le Bloc québécois aura un minimum de 50 sièges au Québec», évalue M.Dion qui se dit embarrassé d'avoir l'air de s'en prendre au parti de Lucien Bouchard.«le devrais me réjouir de cette situa- tion, j'ai toujours pensé que pour faire bouger le Canada anglais, il fallait donner un choc au gouvernement fédéral», de lancer M.Dion.Toutefois, étant toujours fédéraliste, l'universitaire craint l'impact d'un contingent si important du Bloc québécois et du Reform party sur les banquettes des Communes.«|e ne peux pas me réjouir.Le Bloc est un choc qui fera plus qu'ébranler Ottawa.Ce coup de boutoir risque d'assommer le reste du pays», dira M.Dion.«Si seulement mes sentiments guidaient ma conduite, je pense que je pourrais appuyer le Bloc québécois.» Mais il hésite: «Quand je regarde les conséquences qui se dessinent après le 25 octobre, un gouvernement pratiquement incapable de gouverner alors qu'on a d'énormes problèmes».L'instabilité politique qu'entraînera l'arrivée du Bloc et du Réform Party enverra un signal inquiétant aux milieux financiers, une baisse du huard est à prévoir assortie d'une hausse des taux d'intérêts, prédit le professeur Dion.Pour lui, toutefois, cette flambée d'appui au Bloc n'est pas «un coup de folie» de l'électorat québécois.Il y voit davantage la conséquence de «l'insensibilité» et de «l'aveuglement» dramatique des partis traditionnels, libéral et conservateur, face aux aspirations du Québec.M.Dion avoue comprendre bien mal «l'aveuglement» du Parti conservateur qui n'aurait jamais accédé au pouvoir sans l'appui des nationalistes québécois en 1984.Or dans la course actuelle, le PC comme le PLC paraissent avoir évacué toute référence aux problèmes fondamentaux du pays.«Des emplois des em- plois, ils ne parlent que de cela, c est im* portant, mais ils devraient aussi proposer des solutions aux problème du Québec», de dire M.Dion.La montée du Bloc québécois dans la faveur populaire a pour lui des relents de l'élection imprévue de 26 députés crédi-tistes en 1962.«Dans les deux cas il y avait la forte personnalité du chef, et rien d'autre derrière», soutient le professeur Dion.Pour lui M.Bouchard se retrouvera vite dans une situation difficile aux Communes.Il dit qu'il fera la promotion des intérêts du Québec à Ottawa, tout en soutenant que le Québec est inexorablement engagé vers la souveraineté.«C'est un pari.Il y a un risque à tenir ces deux discours en même temps», selon le politicologue.\t: 1 PORTRAIT DE SAINT-HUBERT Jean Lesage Angéllne Fournie?Un terreau fertile pour le Bloc MARIO FONTAINE a vague bloquiste semble toute prête à déferler sur les circonscriptions de la Rive-Sud de Montréal.Mais il y a encore du ressac, comme en témoigne cette petite scène croquée il y a quelques jours dans le comté de Saint-Hubert.Ce matin-là la député sortante, Pierrette Venne, visitait la Maison de quartier Désormeaux, à Longueuil.Dix femmes et un homme, pour la plupart entre 18 et 35 ans.Au lieu de se laisser dériver dans les cul-de-sac sociaux, ces gens s'acharnent à compléter leur secondaire 5, révent d'un avenir convenable pour eux et leurs enfants.La député fédérale amène toutes les subventions qu'elle peut dénicher pour la Maison, la visite de temps à autre.Mais, ici comme ailleurs, le cynisme à l'endroit des politiciens se manifeste avec franchise: la dernière fois, vous nous avez fait attendre une heure et quart avant d'arriver en coup de vent, de nous dire bonjour puis de nous tourner le dos, dit l'une.On vous fait confiance, les politiciens, on écoute vos promesses et une fois que vous êtes élus, il n'y a rien qui se passe, poursuit une autre.« Il est difficile, ici, d'amener les gens à aller voter.Ils se disent que de toute façon ils n'ont aucun pouvoir, que ça ne changera rien», commente Marie Cyr, la directrice de l'organisme.N'empêche que ce terreau est fertile pour le Bloc québécois, pour autant que les gens se donnent la peine de se rendre aux bureaux de scrutin.Ce terreau et bien d'autres, si on en juge d'après les adversaires de Mme Venne, élue comme conservatrice et devenue transfuge au profit du Bloc québécois: le conservateur Jean Lesage et la libérale Angéline Fournier désignent l'un et l'autre le Bloc comme leur seul véritable adversaire, s'ex-cluant mutuellement de la lutte.Mme Venne a obtenu 47 p.cent des suffrages dans Saint-Hubert en 1988.Des électeurs anglophones de Green-field Park l'ont semoncée lorsqu'elle a changé d'allégeance mais, dit-elle, puisque Saint-Hubert reflète à peu près parfaitement la composition socio-linguistique de l'ensemble du Québec, le vote devrait suivre et lui permettre d'entamer un nouveau terme à Ottawa.Divisé presque également entre libéraux et péquistes au niveau provincial, Saint-Hubert a voté NON au référen- dum sur l'accord de Charlottetown avec plus de conviction que l'ensemble du Québec.Le comté compte peu de gros employeurs si ce ne sont de l'aéroport, de la base militaire et de l'Agence spatiale.Bon nombre d'électeurs travaillent à Montréal ou dans les villes environnantes.La situation économique y est difficile, mais guère plus qu'ailleurs.Fini, le temps des ponts ?Mme Fournier compte parmi les vedettes du Parti libéral.Elle fait partie du groupe restreint de candidats que les responsables de la formation mettent de l'avant pour démontrer la qualité de l'équipe Chrétien.Mariée, 36 ans, quatre enfants, elle sillonne le comté depuis un an.Même ses adversaires conviennent qu'elle n'a pas ménagé ses efforts pour arracher l'adhésion des électeurs, notamment en se mettant à leur écoute.«Il faut donner une image nouvelle de la politique.On n'est plus au temps où on promettait des ponts», soutient la jeune candidate dont le chef, |ean Chrétien, parcourt pourtant le Canada avec pour principale mesure de relance économique un programme d'infrastructures de 6 milliards.OUI\tNON 139,8\t60,2 Petit fils du défunt premier ministre du même nom, Jean Lesage tente quant à lui de garder Saint-Hubert dans le giron conservateur.Le PC vient de fermer un de ses deux locaux électoraux mais, assure-t-il, c'est pour des motifs d'efficacité et non parce que sa campagne bat de l'aile.Selon lui, «rien n'est décidé.Les gens aiment beaucoup Kim Campbell et plus l'échéance approche, plus on monte».M.Lesage ne nie pas que son nom est de nature à lui apporter une -certaine notoriété, et il se fie au vote \u201e des indécis pour faire mentir les sonda- ~ ges.Même l'Alberta, la plus fidèle alliée du PC, retourne sa veste YVES BOISVERT EDMONTON # il n'en restait qu'une, ce devait être celle-là.Mais voilà, la province la plus fidèle au Parti conservateur depuis 35 ans, la seule qui appuyait majoritairement le PC depuis le début de la campagne, l'Alberta, vient de retourner sa veste.Le dernier sondage (Angus Reid-Sou-tham) montre que le Reform Party remporte dans sa province d'origine le même succès que le Bloc au Québec.Le Reform avait bon espoir de remporter une dizaine des 26 sièges de l'Alberta.Mais les espoirs les plus fous sont maintenant permis pour les gens de Preston Manning: le sondage les place pour la première fois en tête avec 42 p.cent des intentions de vote.Plus incroyable encore, les libéraux ont doublé les conservateurs et sont en deuxième place avec 28 p.cent, contre 23 p.cent pour le PC, Le NPD, ce n'est pas une surprise, se maintient autour de 4 p.cent, un point de plus que le nouveau parti de Mel Hurtig, le Parti national \u2014 qui n'a pas grand chance de se faire élire dans sa circonscription.Ce que tout cela veut dire, c'est que le Reform pourrait fort bien arracher entre 15 et 20 sièges seulement dans cette province, les libéraux et les conservateurs se contentant du reste.Cela pourrait vouloir dire sur les 207 candidats du Reform dans les neuf provinces (toutes sauf le Québec ), plus de cinquante sièges.Les Albertains sondés ont dit que l'enjeu le plus important de ces élections est la lutte contre le déficit (33 p.cent), ensuite l'emploi (28 p.cent) et troisièmement la récession (11p.cent).Pas étonnant qu'ils choisissent le parti qui fait de sa lutte au déficit son objectif numéro 1.À la dissolution, les conservateurs avaient ici 22 députés, les libéraux un seul (David Kilgour, expulsé du caucus conservateur), le NPD un siège et les réformistes avaient fait élire Deborah Grey dans une élection partielle en 1989.Un ex-conservateur siégeait comme indépendant.Calgary et Edmonton La vieille rivalité entre les deux grandes villes de la province se traduira probablement encore une fois dans le résultat du scrutin.Edmonton et Calgary, deux villes de même taille (environ 800000 habitants), sont très différentes et contentes de l'être.Calgary, 300 kilomètres au sud de la capitale, au pays des «ranches», est la ville canadienne la plus «américaine».souligne Satya Das, éditorialiste au Ld-monton journal.Les 50 000 habitants d'origine américaine sont plus enclins à voter pour un parti de facture plus conservatrice et populiste, comme le Reform.Edmonton, siège du gouvernement, se veut plus «progressiste», plus «verte» et plus raffinée.Aux dernières élections provinciales, les conservateurs ont balayé Calgary et les libéraux ont balayé Edmonton.C'est à Edmonton qu'un néo-démocrate a réussi à se faire élire aux dernières élections fédérales.Impensable à Calgary! Quoi qu'il en soit, au nord comme au sud, les réformistes sont en voie de balayer les régions rurales.À Edmonton, les libéraux pourraient prendre la plupart des six sièges, puisqu'ils mènent les réformistes de quelques points.À Red Deer et à Calgary (six comtés), les réformistes prendront probablement la plupart des sièges.Peut-être Calgary Northeast, un comté à forte concentration d'immigrants, pas très sympathiques aux réformistes, passera-t-il au libéral Colin MacDonald.En 1988, c'est dans ce comté que les libéraux ont obtenu les meilleurs résultats au sud d'Edmonton: 17 p.cent.Lethbridge, tout au sud, semble acquise au réformiste Ray Speaker, député conservateur provincial de 1965 à 1993.Les conservateurs, à ce train, auront de la difficulté à retenir cinq sièges.Enjeu caché On a beaucoup parlé du vote de protestation (voir texte en B1 ), mais il y a un «enjeu caché» dans ces élections, estime le politologue Roger Gibbins, de l'Université de Calgary.«La question nationale n'est pas officiellement un enjeu, mais les gens l'ont bien en tête.U y a un vrai lien entre le Bloc et le Reform, en ce sens que plus le Bloc semble fort, plus les gens de l'Ouest seront tentés de choisir Manning comme contre-poids.Manning représente une alternative au compromis traditionnel entre le Canada anglais et le Québec, et qui semble avoir échoué.Il y a une réelle impatience des voteurs envers le Québec (avec la menace souverainiste), et, sans même qu'il ait besoin d'en parler, Manning est perçu comme celui qui peut tenir tête aux nationalistes québécois.La perception que le Bloc est fort aide beaucoup le Reform», analyse-t-il.Chose certaine, vu la l'allure générale de l'opinion, Preston Manning avait raison de dire hier que pour une fois, tout le Canada devra attendre de voir comment l'Ouest a voté pour savoir qui gouvernera.3\toct\t4 oct\t5 oct\t6 oct\t7 «et Bloc Québécois\t46\t44\t47\t47\t50 Parti libéral\t26\t26\t26\t28\t27 Parti conservateur\t23\t24\t22\t20\t19 NPD\t1\t2\t2\t2\t2 Autres\t4\t4\t3\t3\t2 Indécis\t34\t34\t36\t37\t36 Letfrnd*'\t50 40 BQ_\t PLC\t30 PC \u2022 \u2022\u2022\u2022 NPD\t; 20 10 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\t0 \tI Lvfgrndf .\tBouchard Carapbtll *\u2014«\u2022\t L \"\u2022M*.\u2022 M\t \tChrétien Mclauihlla \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \t \t LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 OCTOBRE 1993 C 2 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 9 OCTOBRE 199S ;\t\t¦ »\t.y/\t\t.vw\tOR\t(V.vw ./VA* I * 1 i\tt J .\ty \u2022 S «Vr .\".¦ ! tf ^.\t\t\t\t\t\t\tV *\t/\t¦À ! '¦yJWMTCV \u2022 Rutags £qmg&R«w9Hffî\tx: r:«w Jf'iS 60 bloquistes, 15 libéraux et 0 conservateur Un spécialiste interprète ainsi les résultats du sondage SOM-La Presse réalisé au Québec MARIO FONTAINE Pierre Drouilly ¦ Si les intentions de vote dont fait état le sondage SOM-La Presse de ce matin se matérialisent le 25 octobre, le Bloc québécois fera élire rien moins qu'une soixantaine de députés à Ottawa, les libéraux une quinzaine et le Parti conservateur.zéro.Telle est la prédiction avancée hier par le sociologue Pierre Drouilly, de l'Université du Québec à Montréal.Spécialiste de l'analyse des sondages, M.Drouilly constate que le Bloc attire 59 p.cent des francophones, ce qui laisse présager un balayage à travers le Québec.Seules une quinzaine de circonscriptions à forte présence anglophone et allo-phone résisteront à la vague, prédit-il.Cette concentration du vote, qui était le maillon faible de la chaîne libérale, se révèle une force lorsque le raz-de-marée déferle.À l'opposé, l'éparpillement du vote con- servateur risque de priver le PC de toute représentation québécoise, sauf d'éventuels cas d'exception: |ean Charest dans Sherbrooke, Pierre Biais dans Bellechasse, peut-être un ou deux autres.Et encore, rien n'est encore coulé dans le béton pour eux.Essentiellement, pense le spécialiste, le BQ s'imposera partout à travers le Québec, à l'exception de l'ouest de l'ile de Montréal et peut-être de circonscriptions ou-taouaises comme Gatineau-La Lièvre et Hull-Aylmer, où le Parti libéral du Canada restera dominant.Le PLC a récupéré le «Cela ressemble beaucoup au vote du référendum de l'automne dernier, avec un net clivage selon la composition ethnique et linguistique des comtés.Ce qui signifie qu'à 50 p.cent dans la faveur populaire, le Bloc québécois n'a pas nécessairement encore fait le plein de votes.Le NON avait obtenu 56,7 p.cent au Québec», rappelle M.Drouilly.vote anglophone, constate l'expert, un vote qui lui avait partiellement échappé aux mains des conservateurs en 84 et 88.Parti conservateur par le fait que, s'il faut en croire les sondages, il n'a pu conserver, que 40 p.cent de son vote de 1988.L'élec-torat nationaliste a pris la clé des champs, de concert avec les organisateurs péquistes qui avaient appuyé Brian Mulroney lors des deux derniers scrutins, dans la mouvance du «beau risque».Séjournant dans le moment en Russie, celui-ci a été joint hier à Saint-Petersbourg (ex-Léningrad).Il continue néamoins à suivre la campagne électorale de près, et se fie à ses extrapolations mathématiques pour prédire le nombre de comtés qu'obtiendront les uns et les autres.Si la lutte se déroulait seulement entre deux partis comme à l'accoutumée, les résultats seraient mieux partagés, estime M.Drouilly; mais le fait que le vote fédéraliste soit divisé face au Bloc procure une avance confortable à la formation de Lucien Bouchard.D'autant plus que, selon lui, les francophones sont de plus en plus nombreux à appuyer le BQ.Il n'est du reste pas impossible que deux francophones sur trois votent pour le Bloc, pense l'universitaire.Cela ne lui donnerait toutefois pas de sièges supplémentaires.Le chercheur explique les déboires du Quant aux libéraux, Pierre Drouilly s'attend à ce qu'ils forment un gouvernement minoritaire.Il n'exclut pas que le Blç>c, puisse former l'opposition officielle, mais-pense que quoiqu'il en soit, une soixantàV ne de députés souverainistes à Ottawa ££ ront en mesure de «brasser la cage» même si leur chef ne réside pas à Stornoway.*x * > Pas plus de 50 députés souverainistes?Non, dit-il.Les libéraux ont déjà détenu 74 des 75 comtés québécois du temps dé Pierre Elliott Trudeau, mais ils pouvaient compter sur le vote anglophone en plus d'obtenir une majorité du vote francophone, ce qui ne sera pas le cas du Bloc.Lucien Bouchard marche sur des oeufs ANDRÉ PÉPIN du buttâu de La Presse QUÉBEC i ¦ Les sondages d'opinion qui accordent jusqu'à 60 sièges au Bloc québécois et les critiques de plus en plus acerbes, inquiètent le chef de la formation, M.Lucien Bouchard qui craint de voir ses troupes se démobiliser devant la promesse d'un trop grand succès.«Je crois que 60 comtés, comme le suggère un sondage Angus Reid, c'est un peu trop.La réalité, c'est moins que celà», a-t-il prudemment commenté, hier, alors qu'il était de passage au chantier maritime MIL-Davie, dans le comté de Lévis.: Alors qu'il ratissait toute la région de Québec au cours des derniers jours, de la frontière cana-do-américaine jusqu'à la capitale, il n'a cessé d'en appeler au calme.«Ne montrez pas un optimisme trop débordant, nous n'avons pas un seul vote, pas un seul comté d^assuré.Il nous faudra nous battre jusqu'à la fin, car on va nous attaquer de toutes parts», a-t-il fréquemment répété, tant à Québec, dans Portneuf, dans la Beau-ce et dans Lévis.11 joue maintenant de prudence.Il profitera d'ailleurs de cette fin de semaine pour se reposer, consulter ses conseillers et préparer ses munitions pour faire face au tir nourri que s'apprêtent à lui servir ses adversaires conservateurs et libéraux.C'est à pas feutrés qu'il amorcera les deux dernières semaines de la campagne.Lucien Bouchard a clairement indiqué hier qu'il ne commentera plus, la moindre déclaration de ses adversaires qu'il n'aura pas d'abord entendu ou lu.«Je me suis fait prendre à ce jeu à quelques reprises, mais je ne mords plus», a-t-il dit, au cours d'une brève rencontre de presse.\u2022 Il faut comprendre comment se déroule une telle campagne pour les chefs de partis.En cours de matinée, les journalistes se précipitent sur un chef, détenant des informations toutes fraîches émanant des tournées de leurs adversaires.Hier, c'était une déclara- Biais refuse de jeter la serviette Presse Canadienne OTTAWA ¦ Il est trop tôt « pour jeter la serviette», a reconnu hier le co-pré-sident national de la campagne Conservatrice au Québec, Pierre Çlais.; « Je comprends que ces sondages nous dérangent, on n'aime pas ça.Mais de là à dire que cela flous casse les reins, c'est exagéré»* a-t-il précisé hier au cours d'un entretien à La Presse Canadienne.; M.Biais réagissait à un sondage Angus Reid qui place les conservateurs en deuxième position au pays et en troisième position au Québec.Au pays, les libéraux récolteraient 37 pour cent des intentions de vote contre 22 pour cent pour les conservateurs et 18 pour cent pour le Reform Party.Au Québec, le Bloc décroche 46 pour cent des intentions de vote.Avec 27 pour cent, les libéraux Ont délogé les conservateurs qui se retrouvent maintenant en troisième position avec 20 pour cent.Ces derniers ont chuté de 16 points depuis le début de la cam- I M.Biais refuse de croire que la bataille est terminée, toutefois.Après tout, les indécis sont de l'ordre de 47 pour cent, fait-il re- ; Z 3eion le ministre de la Justice, js-clientèle du Bloc se partage - comme suit: environ 20-22 pour cent sont des indépendantistes « purs et durs» et de 20 à 22 pour cent sont des fédéralistes «qui en ont ras-le-bol.» Ces fédéralistes peuvent être ramenés au bercail, croit-il.Il s'agit de «démasquer» lefloc.\tV tion, supposément faite par l'ancien premier ministre de l'Ontario, M.David Peterson, qui aurait comparé le Bloc québécois aux nazis des années 1930.«|e ne crois pas que M.Peterson, un ancien collègue de Harvard, ait pu faire une chose pareille.S'il l'a fait, ce serait carrément inacceptable, mais je veux d'abord lire le «transcript» de ce qu'il a dit, avant de réagir», a-t-il tranché.Au sujet des mises en garde servies aux Québécois cette semaine par le premier ministre ontarien Bob Rae, qui voit dans les élections de députés bloquistes une véritable menace, M.Bouchard n'a pas davantage commenté, si ce n'est pour dire, à quelques reprises, que «l'élite torontoise, désespérée, frappe allègrement».«Une ou deux attaques par jour, cela nous permet de nous fabriquer une bonne carapace».Les traits tirés, le regard visiblement inquiet, M.Bouchard n'a plus qu'une idée en tête, fouetter ses troupes sans relâche.«Faites du porte à porte, aidez-moi, rien n'est encore assuré», répétait-il, hier midi, à l'entrée du chantier maritime de Lauzon, où des travailleurs viennent de tous les comtés de la région.Au chantier maritime, qui vit grâce aux subventions et aux contrats du gouvernement fédéral, Lucien Bouchard a reçu un accueil plus que chaleureux.Aux travailleurs menacés de perdre leur emploi, il a promis «de se battre à mort» pour défendre les intérêts du Québec.C'est le message qu'il répète partout, une opposition forte pour crier les besoins du Québec, mais jamais il n'attaque de front l'establishment anglophone.«Des sondages, réalisés au cours des deux dernières années au sein de la communauté des affaires, à Toronto, nous montrent que ces gens ne craignent plus les aspirations du Québec.Ce sont les politiciens qui nous craignent».Au cours du dernier sprint de la campagne, il est à prévoir que Lucien Bouchard va simplement demeurer sur la défensive.Encore ce matin, des sondages l'invitent à la prudence.PHOTO RÉUTER Lucien Bouchard était de passage au chantier maritime Mll-Davle, dans le comté de Lévis, hier.Le Bloc à 50 % des intentions de votes \" .7 V V y\"M.\t.«^y* V v jt > jfv\tj a'MCj/ '.\"'w A/ y.è- ?\ty»', \u2022 * LOUIS PAUftOIMl V \u2022 » V s appren SOM-L W Alors que le Bloc québécois atteint 50 p.cent des intentions de vote des électeurs décidés, le Parti libéral est maintenant bon deuxième au Québec devant le Parti conservateur.v- * * i.j \" >{* f, r, .¦ ., C'est ce que nous a ^ le ; Baromètre Presse-TVA pour la période^ du 4 au 7 octobre dernier^ Pendant ces quatre jours, 1054 entrevues téléphonie* ques ont été complétées.Ifrr échantillon de cette impor-\"* tance comporte une marge^ d'erreur de plus ou moins , E3,t p.cent dans 19 cas sur -20.Les intentions de vote f vont comme suit: Bloc qué- ï bécoisVîl p.cent; Parti libéral, 18 p.cent; Parti conser-\" ~ vateur, 12 p.cent; Nouveau*.
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