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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-10-22, Collections de BAnQ.

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[" 1 Intentions de vote au Québec (°o) volution de la pôpuTarlté des chefs i Evolution ries intentions tle vote ) 16oct17oct18oct 19 oct 20 «et xm.T Bloc québécois Parti libéral Parti conservateur 18 17 15 14 13 NPO et autres nêrm Ne votent pas et (feerds 11 9 10 9 10 y/'Y'/jt ui est André Ouellet ?Pour ses «P chefs, pour son parti, il est ce qu il fut pour son premier patron Guy Favreau, m un adjoint dont l'efficacité et le dévouement n'ont d'égal que le sens politique».Pour bien des Québécois par contre, il demeure «l'incarnation de l'insignifiance politique sur la scène fédérale» (Robert Bourassa, 1983).Quand, au début des années 1930, j'ai eu l'occasion pour la première fois de jaser tranquillement avec M.Ouellet, je n'en suis pas revenu.Lequel était le vrai André Ouellet, l'homme intelligent, posé et cultivé avec qui je discutais, ou le champion tragi-comique des formules-chocs, l'indomptable pourfendeur de séparatistes qui faisait les délices des journalistes?Nous nous sommes croisés plusieurs fois depuis ce temps; nous avons passé une demi-journée ensemble la semaine dernière; le mystère reste entier.* * * « \u2014 i-l ^-f* « Ci___1*1._____»_ rtnuic uuciici es ~t ano.i^iu y%jut sa première fois en 1967, à l'âge de 28 ans, il a été nommé ministre cinq ans plus tard, et est resté au cabinet jusqu'à la chute des libéraux en 1984, sauf pour un bref intermède.Dans les années 70, on a parlé de lui comme d'un candidat possible à la direction du parti On a aussi mentionné son nom pour le leadership du Parti libéral provincial.Mais rien de cela ne s'est matérialisé.André Ouellet est resté le fidèle serviteur, celui qui accepte sans rechigner toutes les missions.On ne lui a jamais confié de portefeuille de premier plan, mais il est devenu l'un des principaux organisateurs du PLC.Le député de Pepineau-St-Michel s'est surtout fart connaître du public par ses déclarations à l'emporte-pièce.Il a déjà lancé, au sujet des indépendantistes québécois: «Dans n'importe quel autre pays, ils se seraient fait casser la gueule, ils se seraient fait assommer, et ils se seraient fait emprisonner et même dans plusieurs pays, ils se seraient fait fusiller!» Parrain du projet de loi S-31, il a accusé la Caisse de dépôt de faire du «socialisme indirect».Au sujet d'un jugement rendu en faveur de trois compagnies de sucre, il a parlé de «honte» et remis en cause la compétence du juge, ce qui lui a valu d'être reconnu coupable d'outrage au tribunal.André Ouellet a aussi traité un député conservateur de «petit morveux», qualifié Joe Clark d'«immature et vacillant» et invité gentiment Robert Bourassa à «rester dans l'enseignement».«le me suis fait faire une image par les médias et par les péquistes», soutient-il aujourd'hui.Mais il est clair que celui qui a le plus contribué à cette perceptionf c'est André Ouellet lui-même.* * * Depuis quelques années, André Ouellet cherche à effacer les mauvais souvenirs qu'il a laissés durant le règne libéral, «l'ai mûri avec le temps», confie-t-il.Lui qui a longtemps annoncé les pires catastrophes dans l'éventualité de l'accession du Québec à la souveraineté soutient maintenant: «Ça ne fait plus peur aux Québécois, les gros mots.Ce serait une erreur grave d'utiliser des arguments de ce type-là.Ce qu'il faudra faire s'il y a un référendum, c'est un débat de fond sur les tenants et aboutissants de la sou veraine-té.» - Parfois décrit comme un politicien sans idées, voire sans scrupules, André Ouellet affirme être au contraire un homme de principes.Il montre, accrochée a un mur de son bureau, une vieille affiche héritée d'une campagne électorale française.On y lit: «Quand on soigne les riches mieux que les pauvres, moi François Mitterrand, je dis que ce n'est pas juste!» «l'ai des convictions profondes, jure M.Ouellet.le crois en la \"société juste\".» André Ouellet veut aussi laisser l'impression d'un homme sans ambition, heureux au service de son parti.Mais certains propos trahissent des rêves plus grands.Des rêves déçus peut-être.Ainsi, ces remarques sur fean Charest: «C'est incroyable l'importance qu'on lui donne! Il n'a même pas fait ses classes!» C'est peut-être cette ambition secrète qui, en même temps que sa foi fédéraliste, le mène au-deiâ d'un éventuel OUI au référendum sur la souveraineté: «Il y aura de l'avenir pour les politiciens qui veulent réparer les pots cassés.Si je ne suis pas trop vieux, je jouerai un rôle important pour redonner un bon gouvernement au Québec.» Note: Les propos et faits rapportés dans ce texte sont véridiques.Quant à la chronique d'hier.LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 OCTOBRE 1993 Le vrai Ouellet Chrétien remplacerait la TPS par une taxe cachée PHBLim DUBtfiSSON n gouvernement libéral pourrait respecter son engagement de remplacer la TPS en lui substituant une taxe nationale à la consommation qui serait incluse dans le prix des biens et services, donc invisible pour les consommateurs.Cette taxe nationale intégrerait les présentes taxes fédérales et provinciales à la consommation, fean Chrétien, qui poursuivait sa campagne électorale à Montréal, hier, a reconnu qu'il avait discuté du projet avec trois premiers ministres des provinces.Il s'agit de Robert Bourassa ainsi que des premiers ministres du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna, et de la Sas-katchewan, Roy Romanow, ces deux derniers ayant confirmé cette information au quotidien Le Soleil.Le chef libéral n'a toutefois pas voulu élaborer davantage lors d'un point de presse.«J'ai trois ou quatre bonnes idées que je ne vais pas partager avec vous.Je ne veux pas imposer quoi que ce soit aux provinces.Je ne suis fermé à rien», a-t-il dit.Le programme électoral des libéraux prévoit le remplacement de la TPS par une taxe harmonisée à celle des provinces qui procurerait à Ottawa les mêmes recettes, soit 17,4 milliards pour l'exercice 1993-94.Mais M.Chrétien a toujours refusé de préciser ses intentions.Un membre haut placé du Parti libéral a indiqué hier sous le couvert de l'anonymat à La Presse que «les provinces et les entreprises préfèrent une taxe invisible» à la TPS de 7 p.cent qui s'ajoute au prix de la plupart des biens et des services.Le ministre du Revenu dans le gouvernement Bourassa, Raymond Savoie, confirme que la proposition de remplacer la TPS par une taxe cachée fait consensus.« Les gens croient alors qu'il n'y a aucune taxe, comme c'est le cas en Floride», a-t-il donné en exemple.La TPS, introduite en janvier 1991 par les conservateurs, a remplacé l'ancienne taxe fédérale de vente, qui était appliquée aux manufacturiers et qui était incluse dans les prix des produits.Lors des débats à la Chambre des communes, les libéraux avaient alors fait pression pour que la TPS soit visible et s'ajoute au prix.La première ministre et chef des con- servateurs, Kim Campbell, a critiqué les intentions des libéraux, hier, soulignant que Jean Chrétien veut une taxe invisible pour ensuite pouvoir l'augmenter à sa guise pour financer ses promesses électorales Le prochain gouvernement fédéral, vraisemblablement formé par les libéraux, doit aussi renégocier avec les provinces dès l'an prochain les transferts fiscaux pour la péréquation, le financement des programmes établis (santé et éducation post-secondaire) et l'assistance sociale.Selon le quotidien Le Soleil, les libéraux de Jean Chrétien ont l'intention de profiter de l'occasion pour proposer aux provinces un nouveau partage des champs fiscaux, notamment en ce qui a trait aux taxes à la consommation et à l'impôt sur le revenu pour simplifier la fiscalité au pays.De plus, les libéraux proposeraient que les transferts pour la santé et l'éducation soient remplacés par des points d'impôts.Actuellement, ces transferts sont versés en espèces et en points d'impôts.Hier, les libéraux ont tenu leur plus important rallye de la campagne électorale au Québec au Palais des Congrès de Montréal.Devant environ 1200 personnes, Jean Chrétien a déclaré que si les Québécois veulent être représentés 8U gouvernement, ils devaient voter en faveur des candidats libéraux.Évoquant sa visite en matinée à l'usine de Canadair à Ville-Saint-Laurent, M.Chrétien a indiqué qu'il avait contribué à la réussite de l'entreprise en 1978 alors qu'à titre de ministre dans le gouvernement libéral, il avait débloqué des crédits de 120 millions pour acquérir la licence des aéronefs Challenger de la compagnie américaine Lear-Jet.Le «vrai pouvoir», a-t-il enchaîné en faisant référence au slogan du Bloc québécois, «est au gouvernement.Si j'avais été dans l'opposition, j'aurais pu faire de beaux discours, des excellents discours.J'aurais même pu faire pleurer les gens, mais personne ne travaillerait aujourd'hui à Canadair».«Et pour avoir des ministres au gouvernement, les Québécois doivent voter libéral», a-t-il lancé entouré des 40 candidats de la grande région de Montréal.Il serait difficile d'évincer Bouchard CHANTAI.HfBIRI du bureau de La Presse OTTAWA i Lucien Bouchard et le Bloc Québécois remportent davantage de sièges que le NPD, les conservateurs et le Re-form Party lundi, il serait toujours possible, disent des experts, de le priver du titre de chef de l'opposition officielle, mais ce serait une entorse sans précédent aux conventions constitutionnelles.; \u2022 \u2022 a ' # * \u2022 ?Même si aucun texte de loi ne stipule en toutes lettres que le rôle d'opposition officielle et les importantes ressources financières et autres qui s'y rattachent vont automatiquement au parti qui gagne le deuxième plus grand nombre de sièges, la pratique à cet égard a valeur de règle.« La constitution n'en traite pas mais ses conventions non-écrites sont très claires, explique le sénateur constitutio-naliste Gérald Baudouin.Il y a des conventions qui sont joliment importantes.» Cette opinion est également celle de juristes rattachés à la Chambre des communes.Rien n'empêche qu'à trois jours du vote, le scénario du Bloc Québécois installé dans le rôle de l'opposition officielle hérisse de plus en plus des électeurs dans le reste du Canada.Si Lucien Bouchard franchit le fil d'arrivée en deuxième place lundi soir, tout indique que la situation inusitée que son succès provoquera aux Communes constituera un problème épineux qui confrontera immédiatement le nouveau gouvernement.À cet égard, plusieurs scénarios circulent déjà dans la capitale fédérale.Par exemple: \u2022\tLucien Bouchard pourrait refuser le titre de chef de l'opposition officielle.Cela s'est fait en 1921.À l'époque, le Parti progressiste se voyait mal jouer l'opposition face aux libéraux et a volontairement cédé la place aux conservateurs.Le chef du Bloc a déjà indiqué qu'il n'envisageait pas de suivre cette voie.S'il le faisait, Lucien Bouchard se trouverait à donner sa place, soit au Reform Party, soit aux conservateurs.Le premier ne compterait aucune représentation québécoise, le second, prévoient les sondages, n'en comptera guère davantage.\u2022\tSi, comme prévu, il est au pouvoir, le Parti libéral pourrait tenter de s'entendre avec les trois autres partis fédéralistes pour mettre de côté les règles habituelles.L'opposition officielle serait alors confiée à une autre formation.Deux des trois autres partis pourraient même tenter de s'allier pour ce faire.Mais, ni les conservateurs, ni le NPD ne conçoivent de cohabiter aussi étroitement avec le Reform Party.En évinçant à la force du poignet le Bloc des banquettes de l'opposition officielle, un éventuel gouvernement Chrétien poserait pour sa part un geste dont les conséquences politiques au Québec pourraient être lourdes.Du coup, les libéraux placeraient à sa place un parti dont le Québec est absent.Ils feraient également le jeu du Bloc dont la présence à Ottawa vise notamment à illustrer les vices du système fédéral.\u2022\tSi le Bloc Québécois devance de peu le Reform Party lundi, une poignée de députés conservateurs pourraient être enclins à rejoindre les rangs réformistes pour les grossir.Preston Manning a déjà dit qu'il était prêt à accueillir des transfuges à condition que leurs électeurs soient généralement d'accord.Or, des députés conservateurs qui se «sacrifieraient» pour empêcher un parti souverainiste de devenir l'opposition officielle à Ottawa feraient vraisemblablement figure de héros dans leurs circonscriptions.Sui cette formule donnait en bout de piste au Reform plus de sièges que le Bloc, la question ne se pose pas, disent les experts, Preston Manning plutôt que Lucien Bouchard dirigerait l'opposition officielle.De tous les scénarios, le dernier est celui qui circule le plus dans la capitale fédérale.\t.j 4 PHOTO Lucien Bouchard s'est entretenu avec Anne-Marie Dussault, hier, lors de l'enregistrement de l'émission «Droit de parole», à Radio-Québec.Lucien Bouchard veut devenir chef l'opposition, mais pas à Stornoway de MARIO FONTAINE Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, a désormais pour objectif de devenir leader de l'opposition à Ottawa.Pour mieux défendre les intérêts du Québec, dit-il, pas pour s'installer à Stornoway, la résidence officielle à laquelle il aurait droit maïs qu'il ne paraît pas disposé à habiter.\u2014\tVoulez-vous être chef de l'opposition?, lui a demandé hier Anne-Marie Dussault lors de l'enregistrement de l'émission «Droit de parole».\u2014\t«Oui, ça je le veux, a répondu M.Bouchard.Ce n'était pas le but du Bloc, mais si être chef de l'opposition officielle donne plus de pouvoirs au Québec, oui ie le veux si les Québécois décident que je le sois.» lusqu'à présent, le leader souverainiste refusait de répondre directement à cette question.Cependant, comme l'effondrement du Parti conservateur rend cette hypothèse plausible, non seulement M.Bouchard se ravise-t-il mais il pare déjà les coups.Des députés du Canada anglais contestent en effet, depuis quelques jours, le droit d'un leader souverainiste de représenter l'opposition d'un pays dont il espère s'affranchir.Ces politiciens pie réflètent pas la tradition cana-4 dienne, rétorque le chef du Bloc.C'est la démocratie électorale qui décide, fait-il valoir, mettant ces déclarations au compte du dépit et des déceptions de fin de campagne.Les partis d'opposition aux Communes seront tous dans la même situation, explique M.Bouchard.Si le Reform Party obtient plus de sièges que le Bloc, il serait légitime que Preston Manning occupe cette fonction même si sa formation ne présente aucun candidat au Québec, illustre-t-il.Après avoir longtemps écarté cette possibilité qui paraissait farfelue il y a quelques semaines encore, le leader du BQ va encore plus loin : il évoque la possibilité d'utiliser la tribune de chef de l'opposition pour interroger le premier ministre dans des dossiers concernant non seulement le Québec mais même d'autres provinces, par exemple pour la détense des francophones hors Québec.L'équité, dit-il, sera la règle.Le Québec veut seulement recevoir sa part, et non pas empiéter sur celles des autres.«On sera responsables, modérés, raisonnables.Le Québec a tellement souffert de l'injustice qu'il ne sera jamais injuste avec les autres», a assuré M.Bouchard au cours de cette émission qui sera diffusée sur les ondes de Radio-Québec, dimanche soir.Une résidence à Hull?S'il reluque le siège de leader de l'opposition, Lucien Bouchard ne semble pas prêt en revanche à déménager à Stornoway malgré le prestige et les économies que cela lui procurerait.«)'ai pas hâte d'aller à Stornoway.Ce n'est pas du tout ce qui me motive, soutient-il.Est-ce que j'irai à Stornoway?Pensez-vous que ça m'intéresse?» De passage dans i'Outaouais mercredi, ïl n'avait pas écarté la possibilité de s'installer du côté québécois de la rivière advenant qu'il dirige l'opposition officielle.D'aucuns, au Canada anglais, contestent déjà la légitimité pour des «séparatistes» de siéger à Ottawa.On peut imaginer ce qu'ils diraient en voyant «l'ennemi en chef» tenir résidence à même les deniers fédéraux.Comme il l'expliquait hier soir à l'émission «Le Point», à Radio-Canada, le Canada anglais devra forcément prendre acte de la présence d'un fort contin- fent de députés souverainistes à Ottawa.i les fédéralistes ne veulent pas voir le Québec partir, ils devront «en faire la démonstration ».Et si à l'opposé le Canada anglais décide «d'affamer le Québec», le Bloc sera là pour réclamer son dû, martelle le député de Lac-S^int-)ean. LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 22 OCTOBRE 1993 Éditorial Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et editeur Claude Maison Marcel Deslardins editeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef * Des questions pour après la victoire ¦ e Bloc québécois, nous disent les sondages, se dirige vers 1 un solide raz de marée.Mais, dès le lendemain de la victoi-wmm re, une fois que les succès surent été célébrés, les vraies questions, celles que bien des Québécois n'ont pas voulu se poser pendant la campagne électorale, commenceront à pleuvoir sur la députation bloquiste.Quel rôle?La première question, immédiate, c'est de se demander ce que fera Lucien Bouchard si son parti forme l'Opposition officielle, un problème qui illustre admirablement les contradictions inhérentes au projet du Bloc québécois.Dans le système parlementaire, que M.Bouchard respecte profondément, l'Opposition officielle a pour mission de protéger tous les citoyens, au delà de leurs choix partisans, contre les abus du gouvernement et de l'État.Si Lucien Bouchard se sert de cet outil pour promouvoir son programme, par définition régionaliste, les citoyens des autres provinces y verront à juste titre une usurpation de la fonction.Si.au contraire, il joue le jeu de la loyale Opposition, il décevra ses électeurs, qui lui ont donné un mandat étroitement québécois.M.Bouchard, un homme raisonnable, réussira sans doute à trouver une solution élégante à ce problème.Mais il aura du mal a résoudre avec autant de grâce les autres contradictions dans lesquelles il pataugera.Quel message?Tout le monde s'entend pour dire que le vote massif des Québécois en faveur du Bloc permet d'envoyer au Canada anglais un message retentissant.Retentissant, certes.Mais quel est le message, au juste?Le choix de la souveraineté, 1e refus du statu quo, la confusion face à leur option ou, tout simplement, la déception face aux vieux partis?Nobody knows.On ne $âii pas, non plus, à qui s'adressera ce message, car, si la victoire de lundi donne une tribune au députés du Bloc, elle ne fournira ni porte-voix, ni micros.À moins d'imposer d'indigestes filibusters, on voit mal comment les députés du Bloc transmettront leur message à leurs vis-à-vis du Canada anglais, qui ne retiendront certainement pas leur souffle pour mieux écouter la complainte des bloquistes.On peut déjà prévoir que nos députés devront se contenter de monologues, qui seront surtout répercutés par les médias québécois et donc uniquement entendus par ceux qui les ont élus, dans une opération parfaitement circulaire qui confine au narcicisme.Un refus du statu quo?Certains verront quand même dans le succès du Bloc un rejet du statu quo, auquel ont mené les échecs de Meech et de Charlottetown.Il est vrai que les Québécois, qui n'acceptent pas ce statu quo, les croisés du partage des pouvoirs, ont sans doute opté pour le Bloc.Mais qu'est ce que le Bloc pourra faire pour eux?Comment pourra-t-il forcer à un nouveau partage des champs de compétence sans le moindre strapontin à une quelconque table de négociation?Lucien Bouchard ne pourra pas modifier le statu quo.La seule chose qu'il pourra faire, c'est de le dénoncer, comme tant d'autres l'ont fait avant lui.Le «vrai pouvoir», ce sera le pouvoir du verbe.Une étape vers la souveraineté?D'autres voient le succès du Bloc comme une étape de plus dans la méandreuse marche vers la souveraineté.Il est vrai que ce succès crée une situation de tension propice au projet de M.Parizeau.Mais, même s'il est tentant d'oublier les sondages, il n'est pas inutile de rappeler que les Québécois, qui envoient Lucien Bouchard à Ottawa avec un solide majorité, semblent, pour l'instant, preferer Daniel Johnson à Jacques Parizeau.Et d'ajouter qu'au coeur de cette euphorie bloquiste, le succès de l'idée souverainiste n'a pas progressé d'un poil.Ces apparentes contradictions nous forcent à conclure que le vote pour le Bloc ne pave pas nécessairement la voie royale de la souveraineté.Il propose plutôt une commode voie d'évitement sans risques aux adeptes du coitvs interruptus indépendantiste.Les intérêts des Québécois?Faute de faire consensus sur les grandes stratégies, il est clair que les députés du Bloc déploieront leurs énergies pour défendre les intérêts plus terre à terre des Québécois.Mais que pourront-ils faire?Notre sondage SOM montre que, parmi les électeurs du Bloc eux-mêmes, 66 p.cent s'attendent à ce que ces députés bloquistes s'occupent d'abord d'économie et surtout d'emploi.À peine 3 p.cent font de la souveraineté une priorité, et 8 p.cent souhaitent qu'ils s'occupent d'abord des intérêts du Québec.Ça en dit long sur le gouffre qui sépare les politiciens nationalistes et les adeptes des schémas constitutionnels des simples citoyens, qui ne demandent rien d'autre qu'un peu d'aide dans cette période difficile.Quelle tristesse.Parce que le drame des Québécois, c'est que les députés bloquistes, quelles que soient leurs bonnes intentions et leurs bonnes idées, ne pourront rien pour eux.Députés d'opposition, ils ne pourront pas contribuer à l'élaboration des stratégies de développement.Députés souverainistes, à qui personne ne voudra faire de cadeaux, ils ne pourront pas non plus infléchir des décisions en faveur de ceux qu'ils représentent.Les seuls emplois que le Bloc pourra créer, ce sont ceux de ses attachés politiques.Alain DUBUC : « » I 'fvr A M L.KJ I r\\E \\l 9 ClUI lu Quatre ans après la chute du mur de Berlin, l'utilité et le rôle futur de l'OTAN ne sont pas toujours évidents.Une alliance militaire, qui ne fait face à aucune menace organisée, devrait normalement être mise en veilleuse.Pourtant l'organisme s'apprête, au contraire, à accueillir de nouveaux membres.w.\u2014^\tEn effett une récente réunion ministérielle a envisagé des accords de coopération entre l'OTAN et des pays européens, anciens membres du Pacte de Varsovie ou pays neutres.C'est un premier pas vers le recrutement de nouveaux membres, notamment la Pologne, la Hongrie et la République Tchèque.Le président tchèque, Vaclav Havel, fait re-fifliln marquer Que son pays a toujours fait partie de la civilisation de l'Europe occidentale.Mais il en a aussi été un des principaux champs de bataille et les Tchèques se souviennent du démembrement de leur pays, à Munich, en 1938.Pour M.Havel, l'OTAN garantit les valeurs démocratiques, si dramatiquement absentes à Munich.\u2022 La force de l'OTAN était de combiner la primauté des droits démocratiques avec la résistance à une éventuelle poussée militaire des pays communistes.Cette politique a été passablement malmenée en Turquie, au Portugal et en Grèce, pour finalement y porter des fruits, ainsi qu'en Espagne.D'autres pays européens auraient aujourd'hui avantage à se rapprocher d'une organisation, dont les lignes directrices sont la sécurité collective et la défense des droits démocratiques.La Russie pose un problème, parce qu'elle pourrait dénaturer l'Alliance avec son armement nucléaire puissant et sa démocratie hesitante.L'OTAN est toutefois consciente que sa nouvelle politique ne doit pas avoir l'air d'isoler la Russie.La fin de la guerre froide ne doit pas, finalement, entraîner celle de la sécurité collective.S'il n'y a plus une centaine de divisions prêtes à foncer d'une traite jusqu'à l'Atlantique, il y a d'autres dangers, qui exigent autant une coopération internationale intense.À une époque de désarmement et de restrictions budgétaires, le principe de la sécurité collective est plus valable que jamais, surtout si celle-ci est liée au respect de la démocratie.Car elle offre à chaque pays plus de sécurité pour son argent qu'il n'en aurait en se débrouillant tout seul.Frédéric WAGNIERE scf^&'/s F&ypetsrï.fppç- soaa/* .\u2014 -v .p XES/^BS FVOP HaeisveAibï) - (BoF.'y* eb/àf ) eri>eifyve> seci/u&w\t- SieHTor ls (ZéuéWc Al&j K5 * Pu CAHADfi ! r.¦IMi A fa SAL MJX&&«r r
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