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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-12-20, Collections de BAnQ.

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[" nationales L'activité familiale par excellence pendant le temps des fêtes et l'occasion d'aider les plus démunis JbN COLLABORATION AVEC ^A(XUFJL BONM-AU ET- LÀ SocrÉTÉ DE SALNT-ViNÇENT'DE-PALL QUAI JACQUES-CARTIER INFO: (514) 496-PORT Canada & Un spectacle éblouissant et émouvant racontant l'histoire de la Nativité avec des personnages et animaux vivants.Tous les jours du 23 décembre au 2 janvier, de 13 h à 19 h inclusivement (interruption de 17 h à 18 h) En tout temps, vous pouvez apporter vos dons.\tEntrée libre.LE VIEUX-PORT DE MONTWÈÂL Deux géologues de la Commission géologique du Canada, Alan Hildebrand et Jean Pilon, sont à la recherche de personnes ayant vu ou entendu le météore tombé le 18 novembre dernier, à 10h05 environ, au nord-ouest du réservoir Baskatong, à l'Ouest de Mont-Laurier.Alors que beaucoup de gens de Montréal ou d'Ottawa ont vu une boule de feu traverser le ciel, les témoins manquent plus proches du point de chute.«Nous savons que le météorite ne s'est pas entièrement pulvérisé car des témoins de la région ont entendu les sons caractéristiques de l'arrivée au sol: boum supersonique et bourdonnements générés par les ondes radio émises par l'objet», affirme M.Hildebrand.Les géologues considèrent ce météorite comme un véritable trésor scientifique.«Si on trouve le point de chute, on va pouvoir calculer son orbite, ce qui n'a été possible que pour quatre météorites dans le monde».Commission géologique du Canada Environnement ooao»©©©© L'usine de pâtes et papiers sans effluent ne relève plus de l'utopie, selon M.Peter Gleadow, de la firme d'ingénérie vancouveroise H.A.Simons, impliquée dans un projet de recherche conjoint avec Paprican (l'Institut de recherche sur les pâtes et papiers du Canada), et quelques autres entreprises canadiennes.Quelques années de recherche encore et on pourra construire une usine non polluante, dans laquelle tous les solides et les composés chimiques issus des phases de délignification et de blanchiment retournent à la bouilloire.Déjà, on a réussi à réduire considérablement depuis cinq ans les rejets d'organochlorés, la demande en oxygène et en eau.L'ingénieur Psychologie Un des signes les plus sûrs que Noël approche est le retour de reportages sur la dépression des Fêtes.Les congés seraient-ils un risque pour la santé publique?«Pas du tout», répond le chercheur lames Hillard, de l'Université de Cincinnati, qui étudie depuis quelques années la supposée «misère émotive des congés» et le présumé «maximum de suicide autour du 25 décembre».En réalité, les suicides sont relativement peu nombreux en décembre, a découvert M.Hillard, atteignant plutôt leur sommet en avril ou mai.Le scientifique convient que beaucoup de personnes souffrent à Noël d'épuisement, de solitude ou de problèmes familiaux accrus.UCB Wellness Letter Un nouveau type d'étoiles semble naître d'une série de collisions stellaires à l'intérieur d'un amas globulaire de la Voie lactée, d'après Peter Stetson, de l'Observatoire d'astrophysique du Dominion, à Victoria, en Colombie-Britannique.À partir de données transmises par le télescope spatial Hubble et le télescope canado-franco-américain d'Hawaï, M.Stetson a identifié plusieurs étoiles jaunes dans l'amas globulaire M-15.11 a décrit cet amas comme étant un amoncellement serré d'étoiles «tout près de nous, à l'intérieur de notre galaxie, la Voie lactée».Cette découverte pourait expliquer pourquoi une intense lumière bleue sourd du centre de l'amas M-15, un phénomène qui intrigue les chercheurs depuis des années.Presse Canadienne informatique ^W^^SS^SL Trois vendeurs BR^^w^SÇ® d'ordinateurs de la région d'Ottawa ont été reconnus coupables récemment d'avoir chargé des WËStr^^i^V^I! l°8icicls non autorisés [ffîwr\tsur le disque rigide de leurs ordinateurs à vendre.Ces jugements ont été rendus à la suite d'accusations portées par la GRC et d'un effort soutenu de l'Alliance canadienne contre le vol de logiciels.Les trois entreprises, Ali Computers de Nepean, Chivad Micro Tech de Gloucester et Ordinatek de Gatineau ont été condamnées à des amendes allant de 500 $ à 2000 $ par chef d'accusation et à la saisie du matériel informatique litigieux.ACCVOL français tracent la première carte génétique cle l'homme CAROLE THIBAUDEAU ne étape majeure vers la médecine du futur vient d'être franchie par une équipe de recherche française: une première carte génétique, imparfaite encore, couvrant près de 90 p.cent de l'ensemble de nos gènes.Les séquences génétiques connues à ce jour couvrent environ 2 p.cent du génome humain.Cette carte, dite de «première génération», a été rendue disponible il y a quelques jours pour les chercheurs du monde entier, par les initiateurs du projet, les scientifiques Daniel Cohen, du Centre d'étude du polymorphisme humain (un organisme privé fondé par le Prix Nobel Jean Dausset), Ilya Chu-makov, du laboratoire Généthon, et Jean Weissenbach, du Centre national de la recherche scientifique à l'Institut Pasteur.Résultat de dix ans de travail d'une équipe internationale de 50 scientifiques, la carte devrait accélérer la découverte des gènes encore non identifiés des 4000 maladies génétiques connues, et suggérer de nouvelles stratégies au traitement du cancer, du sida, et d'autres maladies.Comme Watson et Crick Une lettre parue dans la prestigieuse revue britannique Nature cette semaine donne un aperçu des travaux des chercheurs, exactement comme la lettre de Watson et Crick, il y a 40 ans.résumait la découverte de la double hélice.(La double hélice d'ADN est la molécule de base de notre bagage génétique, le plan nécessaire à la fabrication de chaque individu.) La cartographie du génome consiste à localiser, sur chacune des 23 paires de chromosomes humains, les 100 000 gènes qui président à la formation d'un individu: de la couleur des yeux â la compatibilité HLA (pour les dons d'organes), en passant par la propension à contracter le diabète ou la malaria.Un gène peut contenir entre 50 000 et 2 millions de paires de bases.Les chromosomes diffèrent en taille mais ils peuvent contenir 150 millions de paires.La totalité de l'ADN de nos chromosomes représente 3 milliards de paires de bases, et on dit que 5 p.cent environ sont utiles, car on en a repéré une copie sous forme d'ARN dans la cellule, signe qu'il y a «lecture» des «plans».Sur les 5 p.cent, 1 p.cent commande la fabrication de structures et l'autre 4 p.cent sert à moduler cette construction, en qualité ou en quantité.Comme Christophe Colomb La première carte génétique est encore relativement grossière, donnant une image globale mais imprécise, un peu comme la carte du monde laissée par Christophe Colomb l'était par rapport à nos cartes dessinées à partir de données satellites.Aussi, plutôt que de localiser chaque gène, la carte actuelle se présente comme une suite continue de fragments d'ADN bien identifiés, chaque fragment contenant plus d'un million de paires de bases et pouvant donc contenir plusieurs gènes.«Nous pensons que la carte est suffisamment bonne pour permettre d'accélérer l'identification des gènes des maladies, explique M.Cohen.Il faudra encore 15 ans pour atteindre une précision comparable â celle des satellites.» La carte est diffusée par étape jusqu'au 31 décembre 93 (depuis mercredi), aux laboratoires du monde entier via le réseau Internet, le babillard électronique des scientifiques de la planète.Elle sera également publiée sous une forme condensée d'environ 300 pages, au début de 1994.Chercheurs canadiens Plusieurs chercheurs canadiens ont localisé des gènes, apportant chacun leur pierre à l'édifice du projet génome.Le docteur Ronald Worton, du Sick children hospital de Toronto et responsable du Programme canadien sur le génome humain, s'est distingué par la dé- Un nouveau v explorer couverte du gène responsable de la dys-trophie musculaire de Duchenne.Son collègue du même hôpital, le docteur Lap-Chee Tsui, a identifié celui de la fi-brose kystique, sur le chromosome 7.Plus près de nous, le docteur Emil Ska-mene, de l'Hôpital général, a identifié la portion de chromosome responsable de la résistance à la tuberculose et le docteur Ted Bradley, de l'Institut du cancer de l'Université de Montréal, a localisé un gène, sur le chromosome 3, responsable de l'assimilation d'un dérivé de la vitamine A, gène manquant dans les cellules cancéreuses du poumon ou de l'ovaire.«Si le génome avait déjà été séquen-cé, nous aurions pu faire en deux mois ce qui a demandé quatre ans de travail», a commenté le docteur Bradley au moment de sa découverte.«Souvent, les gènes présentent des patrons de séquence caractéristiques de leur fonction.En fournissant cette fonction à l'ordinateur, ce dernier proposera aux chercheurs un éventail de gènes susceptibles d'être celui qu'ils cherchent», explique Robert Cedergren dans un récent article de Québec science.Pour mener leur projet à bien, les chercheurs français ont travaillé à partir de 30 000 clones (copies jumelles) de fragments du génome portés par des chromosomes artificiels de levures.La méthode de cartographie est assez-simple: elle consiste à fragmenter l'ADN, à cloner chaque fragment selon la technique YAC (pour yeast artificiel chromosome: le fragment est intégré à l'ADN d'une levure, puis multiplié, puis on le caractérise au moyen de techniques qui l'identifient comme une empreinte digitale).On replace les morceaux dans l'ordre au moyen des recoupements entre les segments.Le Centre crée une Fondation d'Afrique qui sera chargée de transférer la technologie du génome aux organisations de recherche qui travaillent sur les maladies africaines, notamment la malaria.70 ans à étudier le sol du Saint-Laurent et ses fossiles CAROLE THIBAUDEAU mmWÊM ant qu'il y aura une atmosphère » ¦ sur terre, il y aura des vivants.Les hommes disparaîtront un jour.11 y aura d'autres êtres après eux.La vie est comme cela.» Ce n'est pas Stephen )ay Gould qui parle, mais bien son ami Thomas Clark, devenu philosophe après 70 ans de géologie et de paléontologie, pendant lesquels il a écrit plusieurs pages de l'histoire ancienne du Québec.Ce professeur, retraité depuis le mois de mai seulement, fêtait le 3 décembre son centième anniversaire de naissance, entouré d'amis et de collègues.Le plus grand moment de sa carrière, selon lui, c'est 1924: jeune professeur â l'Université McGill, il organise une expédition magnifique, souvenir impérissable, au Schiste du Burgess, en Colom-bie-Britannique, le plus riche dépôt de fossiles au monde, le « Dysneyland » des paléontologistes.«C'est un site unique, se rappelle-t-il encore avec plaisir.Sans comparaison possible avec ce qu'on trouve ailleurs.Les fossiles, surabondants, y sont extrêmement aplatis par le poids des couches géologiques.Il faut utiliser une fraise de dentiste pour séparer de très fines couches sans les briser.Et la conservation des spécimens est époustou-flante.D'habitude, la roche a pris la forme des os ou de la coquille.Mais au Burgess, on voit même la forme des organes internes, pou- Thomas Clark mons ou système digestif».C'est là aussi qu'il rencontre le docteur Charles Walcott, découvreur de ce site extraordinaire et peu après secrétaire de l'Institution Smithsonian.De cette visite, Thomas Clark rapporte de nombreux spécimens qui se trouvent au musée Rcdpath.L'année précédente, une thèse sur les graptolites (fossiles d'invertébrés marins) des schistes de Lévis consacre définitivement son intérêt pour le sud du Québec, plus particulièrement pour les terres basses du Saint-Laurent, dont il a passé plus de trente ans à décrire les caractères géologiques.Outre ses activités de chercheurs, son talent de professeur a laissé une empreinte profonde.«Je ne suis jamais aussi heureux que devant une classe», confiait-il récemment à un jounaliste du McGill Reporter.Un de ses premiers élèves confirme ce don, dans une carte qu'il lui écrit pour son centième anniversaire: «Vous m'avez pris dans la géologie comme une mouche dans la résine.» Officiellement retraité en 1964, il a poursuivi des activités quotidiennes au Rcdpath et au département de géologie de McGill, jusqu'en mai dernier.Si on lui demande ce qui a changé en géologie, depuis ses débuts?«Tout change sans cesse.Quand j'ai commencé, j'enseignais au département de géologie.Maintenant, cela s'appelle le département des sciences de la terre et des planètes.C'est dire si notre champ s'est étendu.» Le laboratoire et le musée lui man-quent-il, maintenant?«Oui, bien sur.Mais je prend la vie comme elle vient», dit-il avec un clair sourire.11 parle avec fierté de sa fille, avocate et présidente d'une prestigieuse association internationale.11 caresse au passage ses trois chiens: Jessy, Contessa et Peper, «tous adoptés de la SPCA, précise-t-il.Aucun n'a été achcié».Et il lit.Sur le divan du salon, un livre sur les dinosaures.« Un cadeau, pour mon centième anniversaire».LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 DÉCEMBRE 1993 Géologie Des chercheur; v LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 20 DECEMBRE 1993 Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et editeur Claude Masson editeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc editorialiote en chef Une chicane dont le Québec ne sort pas grandi Rarement le Québec aura eu l'air aussi fou que dans la guerre commerciale qui l'oppose à la province voisine.Pour réagir à la loi de Queen's Park, qui interdit maintenant au secteur public ontarien d'accepter des soumissions d'entreprises québécoises, le Québec, par la voix de son ministre de l'Industrie, Cérald Tremblay, a d'abord menacé l'Ontario dç représailles, a ensuite demandé l'intervention d'Ottawa, pour finalement capituler et promettre d'éliminer les politiques québécoises qui mécontentent nos voisins.Sur la forme, le Québec se couvre de ridicule.On ne brandit pas les armes quand on est prêt à agiter le drapeau blanc.Le Québec se place ainsi dans une position de vulnérabilité extrême dans les négociations à venir avec l'Ontario.Mais surtout, nous avons l'air fou sur le fond.Si le Québec, après avoir dénoncé l'intransigeance de l'Ontario à qui mieux mieux depuis des semaines, se rend finalement à ses exigences, c'est que, fondamentalement, l'Ontario avait, hélas!, raison.Il faut critiquer la façon dont le gouvernement Rae, erratique et impopulaire, aux prises avec un chômage élevé, s'est lancé dans cette guerre sainte.Il faut critiquer le ton hargneux des représentants ontariens, les critiques à l'égard du Québec qui frisent l'insulte, le degré d'émotivité qui dépasse largement la querelle et qui catalyse les sentiments anti-québécois.Il faut s'interroger sur l'enthousiasme suspect avec lequel le secteur public ontarien a appliqué les directives de boycottage des entreprises québécoises et sur le fait que même le secteur privé ait emboîté le pas.Il est clair que le gouvernement Rae a trouvé là un thème politiquement rentable.Mais il n'en reste pas moins que cette surenchère, et la colère qui l'a engendrée, reposent sur un très solide fond de vérité.Dans le cas de la construction, il est clair qu'il y a un déséquilibre: les travailleurs québécois peuvent aller en Ontario, alors que la réciproque n'est pas vrai.D'ailleurs, le Québec, sans insister, a profité de la loi 142 pour corriger les choses.Mais, pour les Ontariens, la construction n'était qu'un prétexte: le vrai contentieux, c'étaient les politiques d'achat québécoises qu'ils disaient discriminatoires à leur égard.Le Québec applique toujours la politique d'achats, introduite par le gouvernement Lévesque, en 1977, qui consiste à privilégier les soumissionnaires dont la principale place d'affaire est au Québec.Une soumission québécoise a préséance tant que son prix ne dépasse pas de 10% la soumission d'un non-Québé-cois.Cet avantage, pour les achats du gouvernement et de ses réseaux, a été introduit pour limiter la pénétration ontarienne au Québec à une époque où les entreprises québécoises avaient besoin de ce coup de pouce pour se développer.La mesure répondait aussi à d'autres types de barrières, qui limitaient l'accès des Québécois aux marchés publics ontariens.Mais ça ne tient plus.Manifestement, les entreprises québécoises jouissent d'un très solide accès au marché ontarien.On en a eu la preuve la plus éclatante, ce mois-ci, en découvrant que le boycott ontarien, selon les manufacturiers québécois, les privait de dizaines de millions en contrats.Nous avons à cet égard une position de principe claire: le protectionnisme entre les provinces, sous toutes ses formes, est indéfendable.Il est aberrant qu'un pays qui s'ouvre au monde se tire dans le pied en créant des frontières intérieures.Et ce n'est pas parce que c'est le Québec qui est le plus fautif que nous allons passer l'éponge.Au delà des principes, il faut également faire preuve d'un peu de cohérence.On ne peut réclamer l'accès au marché ontarien si nous refusons aux Ontariens accès au nôtre.On ne peut non plus s'indigner des manoeuvres politiques de nos voisins tout en gardant un silence pudique sur nos propres manquements.Et voilà pourquoi le ministre Tremblay, même si cela le met dans une position inconfortable, a raison de mettre nos politiques d'achat sur la table et d'accepter de les remettre en cause dans le cadre de la négociation d'un vrai libre-échange interprovincial.Il aurait d'ailleurs dû le faire plus tôt.Tout n'est cependant pas réglé.Le dossier ontarien n'est pas sans tache, notamment parce que ses appels d'offres ne sont pas facilement disponibles et que les entreprises québécoises ne peuvent pas alors soumissionner.L'absence d'information adéquate, dans ce cas, est une barrière indirecte.Si le Québec ouvre son jeu, l'Ontario doit ouvrir le sien.Et c'est là que l'on verra si l'Ontario était sincère dans son désir d'éliminer les barrières inter-provinciales.Alain DUBUC Le retour des crucifix a recente décision de la CÉCM de renforcer le caractère catholique de ses écoles primaires, adoptée avec une mince majorité par le Conseil des commissaires, dénote une fois de plus la dichotomie qui existe entre le pluralisme et la pluriethnie des écoles montréalaises et l'intégrisme religieux des commissaires de la majorité.Au moment même où les enseignants, les parents et les décideurs n'ont de cesse de trouver des moyens et d'inventer des solutions nouvelles pour améliorer la qualité des résultats scolaires des élèves, la CÉCM choisit d'investir dans la confessionnalité, pour ne pas dire dans la religiosité.Il n'est aucunement question de remettre en cause l'enseignement de la religion versus celui de la morale.C'est une question de choix personnel des parents.Ni d'entrer dans le débat qui entoure l'implantation de commissions scolaires linguistiques sur l'île de Montréal, en juillet 1996.Mais de s'interroger sur le bien-fondé de l'adoption du rapport intitulé «L'éducation catholique au primaire».Parmi les 65 recommandations, il en est à vous faire dresser les cheveux sur la tète, si l'on a le moindrement les deux pieds sur terre.Ainsi, la hausse du budget pour l'achat de matériel didactique, l'augmentation du nombre d'heures en enseignement religieux si l'animation pastorale se donne uniquement pendant les cours de religion, etc.Ces recommandations ne résultent certainement pas de voeux émis par les directions d'écoles, déjà fort occupées à composer avec les programmes imposés, les enseignants et les élèves.Même si c'est dans la controverse et après un long débat que ce rapport a été adopté, cette décision devrait servir de sonnette d'alarme pour les parents.Voilà où conduit la participation anémique de 15 p.cent des citoyens aux élections scolaires et le refus de la majorité des parents pluralistes de s'engager au sein des comités de parents.Ce manque d'implication laisse toute la place aux parents catholiques intégristes qui s'empressent de noyauter toutes les instances, du comité de parents jusqu'aux postes de commissaires.À ne pas oublier, lors des prochaines élections scolaires, l'automne prochain.clamMtte tougas /«y\t'\u2022J<\" >\tM \tm\tÏÏRA >' -S \ty-y\t>rrv Jv>.\t\tÔtl DROITS RÉSERVÉS Le Canada, terre d'accueil a Depuis quelques semaines, tous les journaux parlent d'un incident qui s'est produit au palais de justice de Lon-gueuil : alors qu'il siégeait, un juge de la Cour municipale a demandé le départ de la salle d'audience d'une femme qui refusait de se dévoiler.La décision de ce juge a causé un véritable «tollé» dans la communauté musulmane, suivie de commentaires très défavorables de membres prestigieux, d'organisations toutes aussi prestigieuses.C'est, paraît-il, une question de religion.Quoique, d'après certains articles, les membres de la communauté musulmane soient divisés à ce sujet.)e ne me permettrai pas ici de juger l'action du juge pas plus que des réactions qu'elle a suscitées.Le sujet est très complexe et, ne connaissant bien de religion que la mienne, il m'est impossible d'en débattre.Cependant, je prends l'occasion de cet incident regrettable pour exprimer une opinion, laquelle n'est pas directement liée au sujet mentionné plus haut.Si je ne suis pas musulmane, je suis une femme et une immigrante.Mes amis viennent des quatre coins du monde et,nous partageons tous le même avis.À savoir que lorsque l'on décide, pour différentes raisons, d'immigrer dans un nouveau pays, nous devons respecter les lois, les coutumes et les traditions de notre terre de prédilection.Malgré la crise économique que nous subissons, je ne crois pas, actuellement, qu'il y ait beaucoup d'autres endroits où il fasse « meilleur vivre» qu'au Canada.Peu de nations sont plus tolérantes que le Canada en matière d'immigration.Divers programmes télévisés qu'il est inutile de nommer en ont fait état.Il y a des immigrants qui profitent largement de tout ce que le Canada peut offrir et qui, en plus, déplorent qu'ici, ce ne soit pas exactement comme «chez eux».S'ils ne connaissent pas le sens du mot «reconnaissance», il faut le leur apprendre.Beaucoup de livres révèlent, d'après des expériences vécues, qu'il est tout à fait impensable pour des étrangers et des étrangères de vivre dans certains pays sans en suivre strictement les lois et les règlements sous peine de châtiment corporel ou d'expulsion immédiate.Abhorrant toute forme de violence, je reconnais néanmoins qu'il est tout à fait naturel de respecter les coutumes et les traditions du pays qui nous accueille.Si cela m'est impossible, je reste chez moi.Agir différemment ne peut occasionner que malentendus et frictions, qui rendent impossible l'établissement de bonnes relations, et pire, qui conduisent au racisme.D'autre part, dans l'intimité de mon foyer, je n'accepte pas que l'on me dicte mon comportement ni qu'à l'extérieur, on opprime ma foi.En cette ère de mondialisation, l'éducation, qui mène à la connaissance de différentes cultures, la patience et la tolérance sont tout à fait nécessaires si nous voulons tous sortir gagnants de ce grand chambardement.Hélène CRESCENT St-Laurent Construction : il faut « imposer » la démocratie ¦ Pour avoir oeuvré à titre de négociateur patronal dans l'industrie de la construction, pendant près de dix ans, et avoir été écorché par la Commission Cliché pour «inconvenance», je me permets de réitérer mon opinion d'alors, à l'effet que tant et aussi longtemps que la démocratie ne sera pas imposée aux organisations syndicales dans ce secteur, on n'y aura jamais la paix et toute intervention gênante de l'État mènera à des confrontations.Il faudrait être dupe ou totalement naïf pour ne pas voir dans cette violence un moyen pour les permanents syndicaux de maintenir leur empire et leur capacité financière en se battant éperdument pour ne pas perdre des membres.À preuve, la FTQ Construction, pratiquement absente dans le sec-teur résidentiel (sauf dans les régions Le vote des 2/3 des membres devrait être requis pour toute déclaration de grève dans la construction.éloignées) ne semblait pas très chaude à participer au récent conflit auquel nous avons assisté.N'est-il pas scandaleux qu'à peine 300 membres syndiqués de la CSN, dans un vote à main levée et après avoir été chauffés à blanc par quelques permanents de la centrale, aient pu décider d'une grève pour quelque 6 000 autres syndiqués CSN de la même industrie.Les « gars de la construction » sont, en général, loin d'être des voyous.Si vous les connaissez un peu, ils sont particulièrement sympathiques et d'un pragmatisme rare.Ils ne veulent que gagner honorablement leur vie en utilisant leurs bras pour travailler.La recette, pour mettre un terme à cet éternel problème, est pourtant simple: \u2014\tExiger que la réglementation syndicale impose le vote des 2/3 des membres pour toute déclaration de grève et que ce vote se tienne secrètement.\u2014\tQue soit établie la présomption de culpabilité des centrales syndicales, lors d'incidents causant des dommages à la propriété, si ces organismes ne font pas tous les efforts raisonnables pour les éviter, particulièrement par le biais de dénonciations publiques._ \u2014\tQue l'Etat prenne charge des poursuites dans les cas de grèves contre tout individu et/ou syndicat soupçonné de méfaits publics et que ces poursuites ne puissent être retirées par la Couronne en aucun cas.(On sait que les malfaiteurs s'en tirent toujours, puisque leur syndicat en fait habituellement une condition de retour au travail.) \u2014\tQue la syndicalisation obligatoire soit abolie.\u2014\tQue le monopole syndical soit reconnu par secteur d'activité de l'industrie de la construction comme l'a été celui du côté patronal, établissant ainsi une négociation de un à un.(Un vote universel par courrier pourrait déterminer, à intervalle régulier, quelle centrale représente quel secteur).Voilà de vieilles idées qui datent de plus de 20 ans mais qui semblent être encore de brûlante actualité.Jean LeBON Conseiller en relations industrielles Condoms ou préservatifs ?¦ Ah! ces «cons d'hommes» qui refusent de porter des condoms (à prononcer de la même manière que les deux mots entre guillemets) dans des situations que la pudeur m'interdit de décrire.Pourquoi la Régie de la langue française, si soucieuse du bien parler, n'a pas réagi face à l'hypercorrection \u2014 comme diraient les linguistes \u2014 que font les locuteurs, lorsqu'ils prononcent le mot condom?C'est le docteur anglais Condom qui a donné son nom à ce préservatif.Le «m» doit être prononcé.Tous les dictionnaires consultés et particulièrement le Petit Larousse, édition 1993, page 256, nous indiquent, si l'on se fie à la lecture phonétique, que ce mot doit être prononcé de la manière suivante «K dm».Le mot préservatif est employé dans toute la francophonie.Pourquoi ne pas l'utiliser?Il a les mêmes vertus.DJamel BENYEKHLEF Dollard-des-Ormeaux Casinos : attention ! M.André Vallerand, ministre du Tourisme, ¦ Après avoir décidé de régler les problèmes financiers de la province en encourageant les jeux avec un casino, vous projetez d'investir encore des dizaines de millions pour l'agrandir, seulement après deux mois d'opération.Quand on pense que votre gouvernement ne peut pas disposer de trois millions pour acheter l'ancien chemin du petit train du nord, dans les Laurenti-des, \u2014 nous attendons depuis des années \u2014 pour le transformer en parc linéaire, qui offrirait la possibilité de jouir du plein air à des milliers de personnes, vraiment il y a de quoi se décourager! Pas aussi payant qu'une maison de jeu, me direz-vous! Mais avez vous calculé l'impact touristique qu'une piste de 200 Km à travers notre magnifique région pourrait avoir?Les Américains, avec leur «Rail to Trail», multiplient les parcs linéaires et ils en profitent, soyez-en assuré.Mais, pour en rester au casino, je voudrais vous parler de celui d'Adélaide, en Australie, que j'ai eu l'occasion de visiter, il y a deux ans, pendant un voyage dans ce pays.Les autorités ont commencé en lion, avec clients en vestons-cravates et souliers lustrés.Le succès quoi! Deux ans après, jeans, souliers de course et chemises, peu importe la couleur (pas de T-shirts encore), étaient les bienvenus.11 fallait bien, puisqu'on constatait alors un trou de deux millions de dollars! Avec d'autres casinos qui se profilent à l'horizon, pas loin de Montréal, pen-sez-y bien avant d'embarquer le Québec dans une autre grosse dépense! Sortez plutôt d'autres «gratteux» à Loto-Québec.Ça rapporte et ça coutc moins cher! Franco CAVEZZALI Val-David Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 DÉCEMBRE 1993 B 3 r SOMALIE Italie-USA D Le ministre italien de la Défense Fabio Fabbri a demandé hier que l'ONU prenne une «initiative exceptionnelle» pour réconcilier les factions somaliennes.Il a présenté cette requête au chef d'état-major interarmes américain, le général |ohn Shali-kashvili, en visite à Mogadiscio.«l'ai exprimé au général Shali-kashvili notre crainte d'assister à de nouveaux affrontements après l'échec de la conférence interso-malienne d'Addis Abeba», a dit Fabbri.Selon lui, «l'initiative exceptionnelle » de l'ONU serait soit une autre rencontre entre toutes les parties, à New York ou à Genève, soit la nomination d'un médiateur.L'Alliance nationale somalienne (SNA) du général Farah Aïdid accusait entre-temps rONUSOM de maltraiter ses dirigeants et militants détenus.AZERBAÏDJAN Visite-France B Le président Gueïdar Aliev est arrivé hier à Paris en visite de travail de trois jours durant laquelle il signera avec le chef de l'État, François Mitterrand, un traité d'amitié, d'entente et de coopération.Il apposera sa signature sur la Charte de Paris de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).Il rencontrera le ministre des Affaires étrangères Alain (uppé, le président du Sénat René Monory, le directeur de l'UNESCO Federico Mayor, et des chefs d'entreprise membres du Conseil du patronat.Le Forum des Associations arméniennes de France a protesté contre la visite en affirmant que «l'Azerbaïdjan bloque le processus de paix» dans le conflit du Nagorny-Karabakh.AFGHANISTAN Combats-Tadjikistan ® Le président Burhanuddin Rab-bani est arrivé hier au Tadjikistan pour trois jours de visite officielle centrée sur la question du retour des 50 000 réfugiés tadjiks.Le premier ministre tadjik, Abdou-malik Abdouladjanov, a démissionné samedi soir au cours d'une session extraordinaire conjointe du Parlement et du Conseil des ministres à Douchanbé.Cette décision serait motivée par des dissensions avec le président du Parlement Emomali Rakhmonov sur le cours de la politique économique.À Kaboul entre-temps, les forces du premier ministre Gul-buddin Hekmatyar s'emparaient d'une colline stratégique après de violents combats avec les troupes du ministère de la défense fidèles au tadjik à Ahmed Shah Mas-soud.ETHIOPIE Démocratie-conférence 0 Des mouvements d'opposition réunis en «Conférence de paix et de réconciliation» à Addis-Abeba ont accusé hier le gouvernement de créer un climat néfaste à l'évolution du pays vers une véritable démocratie.Selon Taye Assera, porte-parole de la conférence de cinq jours qui s'est ouverte samedi, les délégués ont reproché au régime de transition de se montrer incapable d'assurer le respect des droits de l'homme.Ils ont rejeté le résultat des élections régionales de juin 1992, remportées par le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE) au pouvoir.«Ces élections n'étaient pas libres, elles visaient à renforcer le FDRPE et à faire échouer la démocratisation», a-t-il dit.COMORES Élections reportées S9 Le second tour des législatives aux Comores a été annulé hier au dernier moment sur l'ensemble de l'archipel de l'océan Indien.Aucune explication officielle n'a été donnée mais l'annulation semble liée à deux candidats gouvernementaux qui demandaient le report du scrutin dans la capitale, Moroni.Les résultats du 1er tour, qui s'était déroulé dans le calme dimanche dernier, n'ont pas été rendus publics.Des observateurs estiment que le pouvoir est voué à sortir minoritaire du scrutin, ce qui condamnerait le président Djohar à une difficile cohabitation avec l'opposition.Ces législatives ont déjà été reportées quatre fois.LOCKERBIE Libye blanchie ?B Un important témoin dans l'enquête sur l'attentat contre un avion de la PanAm qui s'était écrasé (270 morts) en décembre 1988 à Lockerbie, en Écosse, est revenu sur ses déclarations accusant la Libye, selon le Sunday Times qui affirme l'avoir rencontré.Edwin Bollier, directeur d'une petite entreprise d'électronique située à Zurich, avait affirmé aux enquêteurs qu'il avait fourni en 1985 à la Libye le type de minuteur pour faire exploser la bombe.Dans une interview au Sunday Times, Bollier dit avoir plutôt «donné des échantillons au service électronique (de son entreprise) pour vente au ministère de la Défense est-allejnand d'alors».Un soldat israélien cherche a repousser deux Palestiniennes qui lui demandent de relâcher un jeune Palestinien arrête pour avoir lancé des pierres à Gaza.Ci-dessous, un étudiant islamiste, une pierre dans une main et ses livres dans l'autre, invective des soldats israéliens en position sur le toit d'un immeuble.PHOTOS AP n&i « E2 m \u2022\u2022¦.\u2022.-.'\t; \" 'a » - .; \u2022/\u2022 ¦ .y- \\y.\tOP, .«S ¦ \u2022 : ¦_-__ Impasse totale après les entretiens d'asprts Reutcr et AFP OSLO ¦ sraèl et l'OLP ont achevé hier deux journées de négociations secrètes à Oslo en convenant de se revoir pour discuter des moyens d'appliquer l'accord Gaza-Jéri-cho, a-t-on appris auprès du ministère norvégien des Affaires étrangères.« Les délégations sont rentrées chez elles pour consultations et se reverront dans les prochains jours», a déclaré Sverre Bergh johansen, haut fonctionnaire du ministère.«Une liste de thèmes a été abordée et beaucoup de propositions ont été présentées», a-t-il ajouté.Ces discussions, auxquelles participaient le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres, et les délégués de l'OLP Yasser Abed-Rabbo et Abou Ala, visaient à lever les obstacles à la mise en oeuvre de l'accord d'autonomie palestinienne dans la bande de Gaza et à Jéricho.Aucune des deux délégations n'a voulu hier s'adresser aux médias.Elle devaient préparer un nouveau sommet entre le chef de l'OLP Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin.qui se sont rencontrés le 12 décembre sans parvenir à un accord.Israël a réaffirmé hier son refus d'un compromis sur la question des frontières des régions autonomes, dont il refuse de laisser le contrôle aux Palestiniens.«Le gouvernement fait bloc derrière le premier ministre (Yitzhak Rabin).La sécurité extérieure est une question-cle sur laquelle nous ne transigerons pas.Si elle reste aux mains d'Israël, cela pavera la voie à un compromis dans les autres domaines», a dit à la sortie de la réunion du cabinet, le ministre de l'Intégration Yair Tsaban.Arafat propose des patrouilles communes de l'armée israélienne, de policiers palestiniens et d'une «force internationale» le long des «frontières» de l'autonomie.Il exige aussi d'avoir en charge les ponts du Jourdain et le poste-frontière de Rafah.Rabin a dit pour sa part qu'il voulait s'assurer qu'un nouveau sommet avec Arafat sera fructueux avant de le rencontrer.«À Oslo et ailleurs, je procède à des vérifications pour m'assurer qu'une rencontre (avec Arafat) ne se se termine pas sans résultats», a-t-il affirmé à la radio militaire israélienne.Les négociations d'Oslo sont «une mise en scène pour que l'OLP accepte les conditions israéliennes», estime toutefois le commandement commun des Fronts démocratique et populaire de libération de la Palestine, membres de l'OLP.Dans un communiqué diffusé à Damas, le FDLP de Nayef Hawatmeh et le FPLP de Georges Habache estiment que «la réunion d'Oslo prouve que les discussions sont dans l'impasse, et elle est un prélude à de nouvelles concessions palestiniennes».«Les partisans d'Arafat savent très bien que ces discussions se termineront par une acceptation de toutes les conditions d'Israël», ajoute le communiqué qui réclame «un référendum sur l'accord» du 13 septembre sur l'autonomie commençant à Gaza et à Jéricho, en Cisjordanie.À Gaza, des hommes masqués ont tué dans la nuit de samedi trois Palestiniens, a-t-on indiqué de source palestinienne.Par ailleurs, un ouvrier palestinien était grièvement blessé près de Tel-Aviv par deux civils israéliens qui ont réussi à prendre la fuite, selon la policeisraélienne.L'armée israélienne annonçait de son côté que l'aviation avait lancé hier un raid contre une base du Hezbollah dans le sud du Liban.En Israël enfin, l'ancien grand rabbin et général de réserve Shlomo Goren, a exhorté hier les soldats à refuser d'obéir à tout commandement qui leur demanderait d'expulser les colons juifs des territoires palestiniens.«Ils doivent refuser d'obéir», a-t-il déclaré au micro de Radio-lsracl.Le ministre du Logement l'a accusé d'inciter les soldats «à la rébellion».«C'est un acte de sédition passible de la Cour martiale», a-t-il dit.De son coté, le ministre de la Justice a dit que les autorités allaient envisager une réponse.?REPÈRES Russie: tractations pour un puissant bloc conservateur JEAN RAFFAELLI de l'Agence France-Presse MOSCOU ¦ La création d'un puissant bloc conservateur au Parlement russe dépend de quelques personnalités centristes ou de droite autour desquelles s'organisera l'opposition aux réformateurs, avec ou sans les ultra-nationalistes de Vladimir Jiri-novski.Parmi ces ténors, Nikolaï Travkine, ennemi politique personnel du président Boris Eltsine, devrait disposer au sein de son Parti démocratique de Russie (PDR-centriste) de 22 députés à la Douma, parmi lesquels le réalisateur de cinéma Stanislav Go-voroukhine, très populaire dans le pays.Le cinéaste, auteur de «la Russie que nous avons perdue» et «Nous ne pouvons plus vivre ainsi», n'avait pas mâché ses mots le mois dernier contre le chef de l'État, en dénonçant publiquement le projet de «Constitution tâché de sang».Travkine et Govoroukhine ont affirmé récemment au cours d'une rencontre avec la presse être prêts à entretenir des contacts avec «des communistes comme Guennadi Ziouganov», leader du Parti communiste de Russie, mais «pas avec les vrais communistes, Boris Eltsine et Egor Gaïdar (premier vice premier ministre) en tète».La formation de Ziouganov et le Parti agraire de Mikhaïl Lapchine, deux personnalités assez ternes aux yeux de la population, ont déjà entamé en fin de semaine des tractations avec Travkine pour trouver des possibilités de collaboration.Les deux parties sont tombées d'accord pour agir conjointement à la création de structures et de commissions à l'Assemblée, a indiqué Interfax samedi.Sur la question d'une alliance avec le PLD, Travkine est resté discret.Le paradoxe est que Lapchine et Ziouganov sont peu connus du grand public malgré la puis- sance de leurs blocs, respectivement 68 et 49 députés, selon les derniers chiffres disponibles, sur 450 sièges à la Douma au total.Le Parti libéral-démocrate (PLD) de Jirinovski obtiendrait quant à lui 74 sièges, face à une centaine pour Le Choix de la Russie, gouvernemental.Une autre personnalité influente qui ne manquera pas de faire entendre sa voix sur les bancs de l'Assemblée est Serguei Babourine, un nationaliste de 35 ans très actif dans son combat au sein de l'ex-Soviet suprême, où il dirigeait la fraction «Russie», contre la politique des réformes menée par le gouvernement.Babourine, élu député à Omsk (Sibérie) au scrutin majoritaire, a annoncé au cours d'une conférence de presse vendredi qu'il entendait oeuvrer pour la création d'un «Grand front patriotique» face aux réformateurs et qu'il était prêt à avoir des relations avec toutes les formations conservatrices, sans exclure le PLD.Bon orateur, très connu par ses multiples prises de position, Babourine a donné le ton du prochain combat qu'il veut mener à la Douma lorsqu'il a annoncé vouloir porter à l'Assemblée la question de la validité de la Constitution qui a recueilli, selon lui, «beaucoup moins de 50 p.cent des suffrages des inscrits» au référendum du 12 décembre.Avant lui, les communistes avaient fait la même proposition.Babourine s'est allié dans son futur combat à Viktor Alksnis, un ex-député ultra-conservateur, également connu du grand public, et un des ténors du Front de salut national (FSN) interdit par Boris Eltsine lors de la crise d'octobre.Andreï Kozyrev, ministre russe des Affaires étrangères, a fait part entre-temps à son homologue allemand Klaus Kinkel, en visite de 24 heures à Souzdal, de son inquiétude face à un risque d'isolement international de la Russie après la victoire de l'extrème-droite aux législatives de la semaine dernière.Kozyrev a demandé à Kinkel que l'Allemagne continue de soutenir le processus de réforme en Russie.L'entourage d'Eltsine redoute en effet qu'en raison de la victoire des ultra-nationalistes en Russie, l'attention se porte désormais davantage vers l'Europe centrale et orientale.Représailles de la Chine contre la Grande-Bretagne d'après AFP HONG KONG Les investissements britanniques dans la province de Canton, le Kuang-tung, vont pâtir de la crise dans les relations sino-britanniques sur Hong Kong, a averti le gouverneur de cette province frontalière de Hong Kong, cité hier par la presse de la colonie britannique.«On ne peut pas séparer la coopération économique entre la Chine et la Grande-Bretagne de la coopération politique, et les investissements dans cette région seront inmanquablement affectés par les derniers développements», a déclaré Zhu Senlin.Selon la presse de samedi, le maire de Canton, la capitale du Kuang-tung, Li Ziliu, a déclaré que le différend sino-britannique sur Hong Kong avait fait perdre aux industriels britanniques 80 p.cent des contrats qu'ils auraient sinon remportés pour la construction du métro de la ville.Pékin avait annoncé jeudi dernier la rupture des pourparlers sino-britanniques sur la démocratisation de Hong Kong, qui doit revenir à la souveraineté chinoise en 1997.Cette rupture est intervenue après la présentation, mercredi, par le gouverneur de Hong Kong, Chris Patten, d'un projet de réforme électorale au Parlement de la colonie auquel s'oppose Pékin.Le projet prévoit une démocratisation pour des élections locales l'an prochain et en 1995.«Les relations sino-britanni- ques seront gravement affectees, notamment la coopération économique et commerciale», avait déclaré jeudi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wu Jianmin.Deux sociétés britanniques étaient retenues pour le système de ventilation du métro de Canton et l'élec-trification de ses tunnels.La Chine a déjà exclu les sociétés françaises de la construction du métro après que Paris eut vendu des chasseurs Mirage à Taiwan au début de l'année.Taiwan et la Chine ne sont parvenus entre-temps à aucun résultat concret pour tenter de régler la question des pirates de l'air détournant des avions chinois sur l'île nationaliste au deuxième jour de leurs entretiens, hier.Chaque partie a cependant fait état de progrès.Neuf avions ont été détournés sur Taiwan depuis avril dernier.Au cours de ces discussions, les première menées par une délégation chinoise de haut rang à Tai-peh en plus de 40 ans, les deux parties se sont dites d'accord pour mettre en place un comité d'arbitrage chargé de résoudre les conflits opposant les Taïwanais aux Chinois du continent en matière de pèche.Les délégués de la Fondation pour les échanges dans le détroit de Taiwan (SEF, Taiwan) et de l'Association pour les relations dans le détroit de Taiwan (ARATS, Chine) ont accepté le principe que les pirates de l'air agissant pour des motifs politiques, militaires et religieux ne seraient pas rapatriés.Clinton songe à des sanctions contre la Corée du Nord d'âprts Reuter et AFP HONG KONG La Corée du Nord possède plusieurs bombes atomiques et a le moyen de s'en servir, affirme un journal de Hong Kong.Le Sunday Morning Post, dans un article daté de Pékin, déclare que ses sources d'information sont deux diplomates européens de haut rang en poste dans la capitale chinoise, qui viennent de revenir de Pyongyang, capitale de Corée du Nord.Cet article apparaît au moment où le« États-unis disent vouloir instaurer un embargo pétrolier contre la Corée du Nord si les négociations pour amener Pyongyang à accepter des inspections nucléaires n'aboutissent pas.«Si la Corée du Nord rejette les efforts américains pour régler cette question par la négociation, des sanctions internationales pourraient être envisagées», a en affet annoncé hier à Washington le chef du personnel de la Maison blanche, Thomas McClarty.«À notre avis, la Corée du Nord a la capacité de fabriquer de l'uranium enrichi et du graphite extrait en Corée du Nord même, et a n\\is au point plusieurs petites bombes.Nous avons établi également que des sites d'essais de ces bombes existent déjà», a déclaré le journal de Hong Kong, citant l'un des diplomates.Le «site d'essais secret de Corée du Nord, en forme de cratère, se trouve sur la rive de la rivière Ku-ryong», non loin d'un réacteur nucléaire à Yongbyon, à 95 km au nord de Pyongyang, ajoute le journal.Les diplomates rentrés de Corée du Nord ont également conclu que Pyongyang avait mis au point la technique de détonation des armes nucléaires et avait adapté ses missiles Scud-D pour qu'ils puissent porter des armes de destruction de masse.Pyongyang, selon eux, a aussi acquis des lanceurs mobiles, avec des châssis de camions IVECO fabriqués par Fiat.Selon le journal, qui cite les mêmes sources, la Corée du Nord a importé du matériel d'essai hautement explosif et du polonium 210 ainsi que du tritium.Mais Pyongyang n'a pas pratiqué d'essai nucléaire détectable depuis l'étranger, assure le journal.La Corée du Sud et l'Occident accusent la Corée du Nord d'avoir uni programme nucléaire militaire, ce que Pyongyang nie avec vigueur.Ces derniers mois, la Corée du Nord a refusé que des experts de l'AlEA (Agence internationale de l'énergie atomique) aillent inspecter ses sites nucléaires, comme cela est prévu par le Traité de non prolifération dont ce pays est signataire.Le président Bill Clinton a déclaré que les États-Unis ne toléreraient pas que la Corée du nord ait l'arme nucléaire.Le président de la Commission des forces armées, l'influent sénateur Sam Nunn, a lui aussi envisagé des sanctions économiques, dans un entretien hier au réseau CBS. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 20 DÉCEMBRE 1995 '>\"4* ' W* VA»-' \u2022 Monde Le Parti des travailleurs du Kurdistan quitte le Liban pour l'Irak d'après AFP_ MANAMA B Le chcf du Parti démocratique du Kurdistan d'Irak (PDK), Mas-soud Barzani, a révélé hier que le Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK, autonomiste) avait transféré sa base de la pleine libanaise de la Bekaa vers le nord de l'Irak.Il a estimé à un millier le nombre de combattants du PKK ainsi transférés, ajoutant que ce transfert «viole un accord (entre le PKK et le gouvernement kurde autoproclamé dans le nord de rirak) interdisant au premier toute activité militaire ou d'entraînement au Kurdistan irakien».«La base du PKK (qui mène la guérilla contre le pouvoir turc) a été transférée de la Bekaa à Zéli (dans le kurdistan d'Irak) où ses combattants s'entraînent», a* dit Barzani dans une interview au quotidien saoudien AI-Hayat.Les États-Unis tentent d'obtenir de rONU l'imposition de conditions supplémentaires à l'Irak en échange de la levée de l'embargo sur ses exportations de pétrole, rapporte entre-temps le New York Times.Washington fait notamment pression sur les membres du Conseil de sécurité de l'ONU pour contraindre l'Irak à reconnaître le Koweït comme pays indépendant et cesser de persécuter ses opposants kurdes et musulmans chiites.Au même moment, Ankara annonçait officiellement que près de 200 rebelles kurdes de Turquie ont été «mis hors combat» lors d'une opération aérienne turque dans la région de Mazi-Zhori, dans le nord irakien, à 25 km au sud de la localité de Cukurca (sud-est anatolien).\u2022 Des chasseurs turcs ont détruit un convoi de cinq véhicules qui transportait «quelque 200 terroristes» (désignation officielle des autonomistes kurdes) et ont «mis hors combat la quasi-totalité des rebelles», affirme un communiqué de la préfecture de Diyarba-kir, responsable des provinces sous état d'urgence.II s'agit de la troisième opération des forces turques contre des positions du PKK en territoire kurde irakien depuis novembre.Cette opération intervient au moment où la Turquie essaie de parachever l'encerclement du PKK avec une coopération étroite avec ses voisins, et avec le Liban, parallèlement aux poursuites judiciaires contre le PKK et ses émanations en Europe.Défense de secourir les blessés?d'aprùs AFP SARA!EVO U La Forqe de protection de rONU (FORPRONU) a démenti hier que des Casques bleus français aient refusé de porter secours à un blessé à Sarajevo, comme l'a affirmé une organisation humanitaire.Après les «accusations très graves» portées contre des soldats français par l'IRC (International Rescue Committee), la FORPRONU a ouvert une enquête dont les premiers résultats contredisent la version avancée par l'IRC, a déclaré le porte-parole du secteur Sarajevo de la FORPRONU.le lieutenant-colonel Guy de Battis-ta.L'IRC, une organisation non gouvernementale active à Sarajevo, a affirmé hier dans un communiqué que des militaires français de la FORPRONU avaient refusé samedi de transporter vers un hôpital un homme grièvement atteint par un tireur embusqué.L'IRC cite deux de ses membres présents sur les lieux.La France décidera au printemps de maintenir ou non ses Casques bleus dans l'ex-Yougoslavie, déclarait entre-temps le ministre de la Défense, François Léotard.Le gouvernement s'est fixé la date du printemps (21 mars) et si, à cette date, « les conditions d'une solution politique ne sont pas réunies» dans l'ex-Yougoslavie, surtout en Bosnie, «alors il faudra prendre des décisions» qui «pourraient être le retrait», a déclaré Léotard dans une interview.La Russie va lancer une nouvelle initiative de paix pour l'ex-Yougoslavie prévoyant la levée de toutes les sanctions en échange d'un accord des ^Higé-rants sur les propositions russes, a annoncé hier le ministre des Affaires étrangères Andtei Kozyrev.\u2022r Le régime d'exception algérien voit son existence prolongée d'après AFP ALGER m Le mandat du Haut comité d'État (HCÉ, présidence collégiale) en Algérie a été prolongé d'un mois, jusqu'au 31 janvier 1994, a annoncé hier le Haut conseil de sécurité (HCS, organisme constitutionnel).Le HCS, réuni dans la matinée, a décidé également la tenue d'une Conférence nationale entre partis et associations civiles d'une part, et le pouvoir de l'autre, les 25 et 26 janvier.Le HCS répond ainsi à la Commission du dialogue national (CDN), qui souhaitait un délai supplémentaire d'un mois sur l'écfkéancier originel afin de «réunir les conditions les plus favorables à la tenue et au succès d'une Conférence nationale rassemblant la plus grande par- ticipation des forces politiques».La pierre d'achoppement d'un tel dialogue est constituée par les modalités de participation de personnalités représentant le Front islamique du salut (FIS) dissous, et qui ne peut être admis à ces débats en tant que parti, selon la CDN.Six membres fondateurs du mouvement islamiste ont posé comme préalable la libération de la direction nationale du FIS, dont Abassi Madani et Ali Bel-hadj incarcérés depuis juillet 1991.Le chef de la direction extérieure du FIS Rabah Kébir a ajouté d'autres conditions, dont la mise en jugement des responsables politiques et militaires des «tueries actuelles».Enfin, les groupes islamistes armés se sont déclarés opposés à «toute trêve, tout dialogue, tou- te réconciliation» avec les autorités et prévenu les «politiques» du.FIS qui acceptent ces contacts qu'ils connaîtront «la pire des morts».La Conférence nationale sera chargée d'élaborer une plateforme de consensus pour gérer une période de transition de deux à trois ans jusqu'aux élections présidentielles et législatives.Les premières législatives pluralistes en décembre 1991 furent annulées à la suite d'un raz de marée islamiste au premier tour.Huit islamistes armés et deux gendarmes ont été tués, et quatre civils ont été assassinés entre jeudi et samedi, annonçaient hier les services de sécurité.La Yougoslavie (Serbie-Monténégro) exhorte ses ressortissants de quitter l'Algérie après le récent massacre de 23 étran- gers, dont douze Croates, a indiqué entre-temps l'agence Tan-jug.Le conseil s'adresse aux familles des diplomates et aux ouvriers.Dans le pays, les journalistes algériens demandent la libération «immédiate» de deux cpn-frères de l'hebdomadaire L'Événement placés sous mandat de dépôt et exigent la levée de suspension de la publication.Au cours d'une Assemblée générale hier à Alger, les jounalis-tes ont aussi exprimé leur «inquiétude» et leur «conserna-tion » sur la manière avec laquelle leurs confrères avaient été intérpellés.Le directeur de L'Événement Hamid Laribi, son rédacteur-en-chef Mourad Termoul et un de ses journalistes Aissa Khelladi avaient été interpellés mercredi par la gendarmerie au siège du journal.Termoul et Khelladi, auteur d'un article sur les islamistes et d'un livre sur lés rapports entre les islamistes et le pouvoir en Algérie depuis la fin des années i960.ont été placés sous mandat de dépôt pour «atteinte à corps constitué»; Laribi a été laissé en liberté provisoire.Le HCÉ fut chargé le 14 janvier 1992 par le HCS d'achever le mandat présidentiel après la démission du président Chadli Bendjédid.La mission devait se terminer le 31 décembre 1993.Le HCS doit désigner une autre «instance présidentielle» formée, selon les premières informations, d'un président et de deux vice-présidents, au lieu de la formule collégiale actuelle, pour prendre la relève du HCÉ.La nouvelle «instance présidentielle» doit prêter serment le 31 janvier, marquant ainsi la fin du mandat du HCÉ.14 r .\t\" .\u2022 -XJ ^f.r ¦ -'J Ev: A.-e t.\".-' \u2022 ' .5 >y.-îF?.t ~ K -i: rff.?».i .V - - .* ¦ vC^: V \u2022 ^J- : ?- ^ f ; 'Fi 1\t'««t^ « i V ^ \u2022\u2022 C^te ^ - rv^- t sfâ\u2014 \u2022 _ L ¦ r ¦ [lid- /i- fr: l tli I -1 / .4-c h ¦ » : m 'ii: Sî s; BOrtES DE SKI ALPIN NOKDICA Verie\u20ach 55 Pour homme ou femme Prix courant 259,99 Ensemble de skis alpins et fixations pour junior Skis ROSSIGNOL SCS JR Fixations SALOMON 03 Vendus séparément 184,98 : (AS - \u2022 ir\"-;:.' ff^i m ¦ i- .t'V .'w \\.-V.\u2022 -Xvt.-jn-k m m m mm m mm s ¦SfK ty \" -r ' \u2022 SALOMON 1 HWiî^i»\"» » -M: ; .- .J-\t\u2022\t' « ., 1\tr .\u2022 ! I ^ AS-.Au \u2022¦.'\"\u2022.js^:'.» - .V.F.w.\u2022 \" x; f^-A.M fe i- .'25 J L-, C / ¦t.'.rJ \u2022J * m G / i' KVià ¦-n ¦fi,'\" tj-'J*.m j I C^J k «iÊ \" i' « ¦ iâ, '\u2022\u2022\u2022.s \u20221 \u2022 .'T-'- \u2022 \u2022 \u2022 '' \\ ¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 DÉCEMBRE 1993 HOCKEY CHAUSSURES >vv> pardonner (à de Klerk), car il a les moyens de mettre fin à la violence.Il s'en fait le complice car cela sert ses objectifs politiques», a-t-il dit.nement démocratique, affirmait d'ailleurs «Mandela dans son interview.L'ANC incitera l'extrême droite par tous moyens à se joindre au processus de transition, mais il n'acceptera jamais un foyer blanc autonome, a-t-il déclaré.d'après Rcutcr et AFP voir.Steenkamp, membre du Secrétariat national de la paix, l'a rendu public au Parlement samedi.La police a certifié son authenticité, écrit le Star: utilisé par certains Blancs pour désigner les Noirs \u2014, est-il écrit dans le texte.Dans son interview, Mandela estimait qu'il faudra peut-être «quelques années» à un gouvernement dirigé par l'ANC (Congrès national africain) pour satisfaire pleinement aux besoins des Noirs après 300 ans de suprématie blanche.«Un programme de reconstruction et de développement national doit être lancé sans tarder», a dit le chef de l'ANC.H fait du logement, de l'emploi, de l'éducation et de la santé des domaines prioritaires, mais il engage la majorité noire à la patience.JOHANNESBURG H La reconstruction de l'Afrique du Sud devra commencer aussitôt après les élections multiraciales de 1994, mais le changement devra être progressif afin de répondre aux aspirations des Noirs sans faire fuir les Blancs, a rassuré hier Nelson Mandela.La police rapportait de son côté que quatre personnes ont été tuées et seize autres blessées dans des affrontements avec une foule de 600 à 800 hommes armés de lances, sagaies et machettes hier à Bekkersdal, en banlieue de Johannesburg.Ce plan prévoit que les commandos d'un Task force boer, quand le signal leur sera donné, se rassemblent à des endroits précis avec armes et munitions.Les femmes, enfants et vieux seront installés dans des camps spéciaux.Mandela accusait par ailleurs le régime du président Frederik de Klerk, son colauréat du Nobel de la paix 1993, d'être complice des violences qui ravagent les ghettos pour empêcher les Noirs de voter et priver l'ANC de la majorité aux élections du 27 avril.Le responsable d'un comité local d'observation de la violence, Charles Ndabe-ni, a déclaré à l'agence Sapa que la situation est toujours tendue à Bekkersdal et que des habitants parcourent les rues armés de bombes incendiaires et d'armes traditionnelles.Un plan secret de l'AWB néo-nazi (le Mouvement de résistance afrikaner) prévoit la mise sur pied de commandos spéciaux chargés d'investir des villes et de «se débarrasser de tous les Noirs», qui seront enterrés dans des fosses communes, rapportait au même moment le Sun-day Star de Johannesburg.Les patrouilles de recherches (quatre hommes) et les patrouilles de combat (10 hommes) auront pour tâche d'investir les villes.Les accès seront bloqués par des tracteurs et autres véhicules.Une fois la ville investie, les commandos auront pour tâche d'en «débarrasser tous les Noirs et de les enterrer pour qu'aucune attaque ne puisse être menée de l'intérieur».Des «sites de fosses communes doivent être identifiés et creusés pour enterrer les Kafirs» \u2014 terme injurieux Il a dit s'attendre à la victoire de l'ANC et de ses alliés mais que son mouvement devrait compter avec «l'efficacité dénuée de scrupules» du Parti national (NP).Il a estimé que la violence pourrait entraîner l'abstention de 40 p.cent de l'électorat noir et donner alors une courte victoire au NP.«Nous mettons notre peuple en garde contre des espérances trop grandes.Pour traiter les problèmes, il nous faut mobiliser des ressources.Le changement doit être progressif, sans à-coups afin de répondre aux besoins des masses sans effrayer les Blancs».Scion le Sunday Star, qui dit avoir eu copie du document, le plan de l'AWB a été fourni par la police au député Johan Steenkamp, du Parti national au pou- .Ce serait une «erreur tragique» que de sous-estimer la capacité de l'extrême droite blanche à déstabiliser un gouver- « C'est une chose que je ne saurais lui Lutte pour le pouvoir à Brazzaville d'après AFP BRAZZAVILLE ¦ L'opposition et la majorité se livrent à Brazzaville une lutte implacable pour le contrôle de l'État, n'hésitant pas à créer de toutes pièces des haines tribales pour parvenir à leurs fins.Les deux camps tiennent désormais chacun une partie du sud de la capitale, où sont regroupés leurs partisans, membres des milices de l'opposition, ninjas ou «groupes d'autodéfense» de la Mouvance présidentielle, tous équipés d'armes de guerre.Ce partage résulte des massacres qui ont frappé les quartiers sud, faisant 80 morts du 10 au 14 décembre, affrontements qui sont la manifestation de «la lutte pour le pouvoir et la suite logique ce qui se passe depuis un an», dit Christophe Moukoueke, président de la Mouvance présidentielle, qui rassemble, les partis soutenant le chef de l'État, Pascal Lissouba.De son côté, l'opposition reproche au pouvoir de la museler, en la privant de tout accès aux médias, et l'accuse de provoquer les violences par sa politique d'exclusion.Cela s'est traduit par des violences qui ont fait une trentaine de morts en juin et juillet lors des élections législatives, puis une cinquantaine en novembre lors de combats entre ninjas et forces gouvernementales, déjà dans les quartiers sud.C'est là que résident essentiellement les membres de l'ethnie lari, dont est issu le principal dirigeant de l'opposition, Bernard Kolelas, ainsi que les Babembés, dont font partie plusieurs dirigeants de la Mouvance présidentielle.Les deux communautés vivaient en parfaite intelligence dans ces quartiers de Bacongo, Makélé-Kélé et Mfilou jusqu'à ce que leurs leaders, donnant libre cours à leurs rivalités, eurent décidé de s'appuyer sur leur base.Les distributions d'armes dans les deux camps, les assassinats dans des conditions atroces, suivis de vengeance, ont brisé les relations entre Laris et Babembés.Chaussures de tennis REEBOK Transition Prix courant 59, 99 ^^^ Bâton de hockey EASTON Classie Flex V OO Aluminium\tm Prix courant 59,99 Voiturette de golf DYNATOUR Au bas prix de\tk Bois DYNATOUR DIX Prix courant 149,99 Patins pour femme Chaussures de golf WILSON Prostaff Prix courant 79,99 jmitxw^mi^i^m^ Trois Guinéensy dont un soldat, tués à Conakry Raquette^mç de tennis i oumop 1 Ptro Neuiroi Prix courant 79,99 CONAKRY ¦ La première élection présidentielle pluraliste en Guinée a été marquée hier à Conakry par la mort de trois personnes, dont un militaire, toutes tuées à l'arme blanche par des jeunes gens qui voulaient s'opposer au déroulement du scrutin, a-t-on appris de sources sûres dans la capitale gui-néenne.Une dizaine de personnes ont également été blessées au cours des mêmes incidents qui ont eu lieu dans cinq quartiers populaires, a-t-on précisé de même sources.La mort du soldat a été confirmée de source officielle.Les incidents ont éclaté deux heures après le début du scrutin.Des dizaines de jeunes gens, armés de couteaux et de bâtons, ont pris d'assaut des bureaux de vote qu'ils ont incendiés provoquant la plupart du temps la fuite des électeurs.L'armée, largement déployée dans le centre de Conakry, n'était pas présente dans les quartiers populaires lors des attaques.Seul un policier assurait la sécurité dans chacun des bureaux de vote, a-t-on constaté sur place.Les partis de l'opposition, hostiles au scrutin dont ils doutent de la transparence, avaient appelé samedi leurs militants à s'y oposer.Toutefois seuls deux des sept candidats, adversaires du président sortant Lansana Conté, candidat à sa>propre succession, avaient maintenu cet appel.Raquette de badminton WILSON Force ou BLACK KNIGHT 689 Prix courant 59,99 Chambly 1617, boul.Péngn 658-0561 Longueull » Place Longueuil 463-3452 St-Bruno Los Promenades St-Bruno 653-1364 Beloell 185.boul.Sir Wilfrid Laurier 467-7201 Bouchervllla Promenades Montarville 655-6003 Brosaard Mail Champlain 671-7275 St-Jean-aur-RIchelleu Anjou Le Carrefour Les Galeries d'Anjou Richelieu\t354-2995 348-0937\t7201.boul.les\" Sorol\tGaleries d'Anjou Promenades\t353-9000 de Sorel\tPlace Versailles 746-1213\t355-2330 Vallayfleld\tMalaonneuva 277.rue Victoria 2951, rue Sherbrooko E 377-9000\t522-5108 Chflteauguay\tLa Salle 298.boul.d'Aniou Carrefour Angrignon 699-3939\t365-1286 St-Laurent la Place Vertu 745-3202 Villa Mont-Royal Centre Rockland 735-4751 Montréal centra-villa 930, ruo Ste-Catherine O.866-1914 Polnta-Clalra Contre d'achats Fairview 694-8181 «Jollette 50.rue Gauthior 756-1645 Repantlgny Les Galeries Rive-Nord £81-3220 Laval Carrefour Laval 682-0032 Centre Duvernay 661-2558 Contre Laval 688-1021 Rlgaud 168.rue St-Pierre 451-4771 Rosemèra Galeries des Mille-Iles 437-1933 St-luatacha 200, boul.Arthur-Sauvô 472-5485 St-JérAma ' Carrefour du Nord 432-9400 Bt-Sainraur Les Galerios do6 Monts 227-4617 Sta-Adèla Promenades Ste-Adèle 229-2812 Terrebonna Los Galeries Terrebonne 471-3688 Les prix sont en vigueur jusqu'à épuisement de la marchandise ou jusqu'à la fermeture te vendredi 24 décembre 1993.Nous nous reservons le droit de limiter les quantités.Tous les articles, couleurs ou grandeurs ne sont pas nécessairement disponibles dam tous les magasins.Le Monde Mandela: répondre aux aspirations des Noirs sans faire fuir les Blancs LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 20 DECEMBRE 1993\t©C7 Le retour à l'affichage bilingue: pas pour demain mant que le gouvernement allemand allait y déménager sa capitale.Cette erreur, selon les vérificateurs, a coûté 1,6 million ; \u2022\tle jardin du consul du Canada à Seattle vaut 750000$; \u2022\tà Buenos Aires, en Argentine, il en a coûté plus d'un million pour construire une aire de réception dans la nouvelle ambassade.Cette facture comprenait 200000$ pour des équipements de cuisine, des meubles et une coutellerie «rarement utilisés», selon les vérificateurs; \u2022\tà Bogota, en Colombie, des dépenses excessives ont conduit aux achats qui suivent: trois tabourets de bar valant presque 500$ chacun; de la tapisserie à 100$ le rouleau; 130$ pour un porte-serviettes en cuivre et 220$ pour une poubelle en acajou ; © a Bangkok, en Thaïlande, presque aucun membre du corps diplomatique n'utilise un gymnase loué 21 000$; \u2022\tà Dallas, au Texas, le bureau diplomatique aurait pu épargner 55000$ si elle avait acheté une machine pour affranchir ses envois postaux, au lieu de la louer; \u2022\tà Djakarta, en Indonésie, l'Ambassade canadienne paie 16000$ par année pour entreposer des meubles hors d'usage; \u2022\tà Bucarest, en Roumanie, le personnel diplomatique a payé 14000$ à une compagnie privée pour transporter les 12 enfants de diplomates à l'école, alors qu'une automobile de l'ambassade aurait pu tout aussi bien faire l'affaire.Presse Canadienne OTTA \\VA EX Les diplomates canadiens ont gaspillé des millions en dépenses somptuaires et par mauvaise gestion, selon des vérifications de comptes obtenues par le réseau CTV.Les vérifications de l'année 1991-92, obtenues grâce à la Loi d'accès à l'information, révèlent des dépenses «excessives» pour l'acquisition de produits et services «extravagants», a relevé CTV dans un reportage télédiffusé hier soir.Le Haut-Commissariat du Canada à Londres, par exemple, à dépensé 1,4 million pour louer 13 maisons tandis que 15 demeures appartenant déjà à l'État canadien n'étaient pas occupées.Les vérificateurs du ministère des Affaires extérieures ont également trouvé que le personnel diplomatique en poste à Londres a dépensé plus de 500000$ en frais de décoration.L'immeuble abritant le Haut-Commissariat a également nécessité des déboursés de 2.2 millions pour des travaux de plomberie et il en a coûté 61 000$ en huit mois pour faire rouler deux limousines servant aux diplomates.Voici d'autres trouvailles concernant les 83 bureaux diplomatiques du Canada à l'étranger : \u2022 quand le Mur de Berlin est tombé, les diplomates canadiens en poste à Bonn ont loué des espaces à bureaux à Berlin, présu- Presse Canadienne ¦ Le retour à l'affichage bilingue sur les devantures des commerces du Québec, après 16 ans d'absence, pourrait nécessiter davantage de changements qu'un amendement législatif.Certains commerçants et clients ne sont pas au courant que la loi va changer.D'autres, indifférents, haussent les épaules et disent que cela ne vaut pas la peine de remplacer des enseignes en parfait état, surtout en période de difficultés économiques.«Mon enseigne est en français maintenant; c'est une belle enseigne et elle va demeurer comme elle est», a indiqué Léonard Katz.propriétaire de la Boutique d'artisanat jeannette, dans le quartier Notrc-Dame-de-Gràce.La Loi 86.la cinquième législation sur la langue depuis 1969, au Québec, permettra aux commerces d'afficher en anglais et.en français à compter de mercredi.Par contre, les panneaux d'affichage commerciaux demeureront unilingues, tout comme l'affichage dans les abri-bus.Mais les panneaux de bienvenue à la frontière et ceux concernant la santé et la sécurité peuvent être bilingues.Pour M.Katz, les affaires continuent comme si de rien n'était.ftrhri l rbftvrt ftwancfo Uura Martine/ Bolivie retiendra l'attention de milliers de Canadiens des provinces atlantiques, mais surtout celle de quelque 700 communautés terre-neu-viennes dont la survie dépend directement de la pêche.«L'ampleur de la dévastation des ressources est clairement plus grave à Terre-Neuve», a expliqué l'ex-leader syndical, Richard Cas-hin, dans un rapport sur les revenus dans les pêcheries.(514)937-1614 ^ J 2350, rue Notre-Dame 0., Bureau 200.Montréal (Qc), Canada H3) 1N'4 SAINT-JLAN.Terre-Neuve B Le pécheur Stan Butt a l'impression d'être la cible d'un peloton d'exécution.Il s'attend néanmoins à ce que ce malaise cesse aujourd'hui, dès que le ministre fédéral des Pêches, Brian Tobin, aura annoncé son plan de gestion des maigres stocks encore disponibles de poissons de fond, tels la morue et l'aiglefin.«Quand vous vous retrouvez en face d'un peloton d'exécution, plus vite les balles vous atteignent, moins vous souffrez», a M.Butt, de Rocky Harbour, en parlant de la fermeture imminente des pêcheries dans l'Atlantique.Le ministre Tobin a prévenu plusieurs milliers de travailleurs des pêcheries comme Stan Butt du sort qui les attend s'il impose, comme le lui a recommandé un comité consultatif, une interdiction presque totale sur la pèche aux autres poissons de fond au large de la côte atlantique.adresse Téléphoné ( ) Code Postai M.McCurdy a récemment prédit que jusqu'à 5000 Terre-Neu-viens perdraient leur emplois ou travailleraient moins, si M.Tobin devait se conformer au rapport du comité qui recommande, pour 1994, une réduction de 60 p.cent des quotas de pêche par rapport à cette année.Votre don : 15$ ?25$ ?50$ ?100$ ?Altf.e montant Prière d'émettre votre cheque ou mandat a l'ordre de OXFAM-QUEBEC Dons par carte de crédit : Visa ?Mastlrcard ?Visa Oxfam ?Date d'eciieance Numéro de l\\ carte Nom et prénom du détenteur Les gens comme Stan Butt viendraient grossir les rangs des 40000 autres chômeurs de l'industrie des pêches à qui le gouvernement fédéral verse une indemnité compensatoire, à la suite du moratoire sur la pêche.Signature - Dons par cane de crédit acceptés par téléphone Un reçu d'impôt peut être émis pour les dons de 15$ et plus N3 d'enregistrement : 041 9556-03-08 C'est exactement ce que redoute Earle McCurdy, président du syndicat des pécheurs et des travailleurs de l'alimentation.Pian mise de coté.\t-/ 7139,rueST-HUBERT (coin Jean-Talon) Montréal 277-3127 « Je crois que M.Tobin ira dans le sens du rapport (du Conseil sur la conservation des ressources), a confié M.McCurdy.Ce ne sera pas de bonnes nouvelles.» L'annonce du ministre Tobin CHAMPIONNATS DE TENNIS eux No 3© gss C7 LE TECHNOPHONE PC 405.À court 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