La presse, 29 décembre 1993, Cahier A
[" Demain: faible neige DETAILS CAHIER SPORTS II HAUTE TECHNOLOGIE Nikon POUR VOS LUNETTES MONTRÉAL, MERCREDI 29 DÉCEMBRE 1993 110e ANNÉE N° 69 52 PAGES, 4 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sus MON RETOUR A MMmm NDLR L'auteur est retourne a Hanoi, 40 ans après l'avoir quittée.Le pays, la ville ont changé.Les colonisateurs sont partis, mais les vestiges de cotte époque sont partout.Pour Ngo Duy Giac, professeur de physique au Cégep de Saint-lêrô-me.c'était aussi renouer avec une ville, une société.une culture, la sienne.Est-on encore heureux ?NGO H3UY GIAC «A a Les roues de l'avion 8 a de la Thai Airways touchent le sol des pistes défoncées de l'Aéroport de Noi Bai.Me voilà à Hanoi de retour dans mon pays natal 40 ans après l'avoir quitté.|e fais partie de cette première vague de Vietnamiens exilés entre deux guerres: celle contre les Français se terminant en fin 1953 après la victoire des Vietnamiens â Dien Bien Phu; et celle contre les Américains s'achevant avec la prise de Saigon en 1975.Comme nom Ivre de jeunes Vietnamiens i nincophones envoyés pour les études et bloqués à l'étranger par la guerre, j'ai suivi l'exode «classique»: la France puis le Québec.Après plus de 25 ans au Québec.je reviens en touriste dans mon pays avec des sentiments contradictoires et confus.Peur de montrer à ma femme (Française) mon pays qu'on dit l'un des plus pauvres du monde.Au Viet Nam le PIB par habitant est estimé à 100$ seulement, alors que celui du Canada est d'environ cent fois plus élevé.Appréhension par rapport à mon comportement avec mes compatriotes.Crainte de ma réaction à la rencontre de la famille de ma soeur que je n'ai pas vue depuis l'âge de 13 ans.)'ai préparé pendant un an notre voyage en Asie: Viet Nam, Thaïlande, Indonésie, Chine.l'ai lu des tas de livres sur tous les pays, sauf sur le Viet Nam.C'est comme si quelque part en moi, je refusais de revenir à Hanoi.Venant de Bangkok, le dépaysement est instantané et total.On croirait vivre sur une VOIR HANOI EN A 2 Sommaire Annonces classées immobilier.B10, C3, C4 marchandises.C4 emplois.C4-C5 automobiles.C5-C6 propositions d'affaires.84 Arts et spectacles informations.A10 à A14 ciné-horaire.C8 tclé*horalre.A\"11 Bandes dessinées.C5 t^ridçjc C6 occgs c7 Économie.B1, B4 à B9 ^ cl I £ 0 \u2022 I 3 l\t» B ém Etes-vous observateur?.B10 Feuilleton.C3 Horoscope.C4 Le monde.83 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croises.C6 Mot mystère.C5 Tètes d'affiche.B11 Vivre.C1-C2 Les Casques bleus les Serbes sont tous » par DENIS ARCAND Onze casques bleus de la base de Valcar-tieren poste en Bosnie-Herzégovine ont reçu un cadeau de Noël yougoslave qui iH':^ tre bien les risques qu'implique la tâche d'assurer la sécurité des routes qui sont censées être employées par les convois d'aide humanitaire.Le 22 décembre, les onze hommes ont été capturés, brutalisés et détenus durant au moins une heure, après que leur position le long d'une route eut été investie par des miliciens serbes.Une scène ayant toutes les apparences d'une simulation d'exécution a suivi.durant laquelle les hommes ont été alignés le long d'un mur : les miliciens serbes, ivres, ont alors tiré à l'arme automatique dans le sable et au dessus d'eux.Il a fallu l'intervention d'un officier serbe pou.-\u2022'ils soient remis en liberté.Les soldats qui ont vécu cet effrayant conte de Noël sont le sergent Jacques Beaulieu, le caporal-chef Claude Dubé, les caporaux Dany Corriveau, Marc-André Fugère, lérôme Leute, Dany Malenfant, Alain Saumure et le soldat Patrick Moreau, du 5e Régiment d'artillerie légère, ainsi que les caporaux Martin Rondeau, Martin Lavoie et Daniel' Levesque, du 5e Régiment de génie de campagne.Aucun d'eux n'a été blessé, mais certains seraient «pas mal secoués» et sous observation médicale, selon le New York Times d'hier, qui cite un officier ayant requis l'anonymat.Selon un communiqué émis à Valcartier, l'incident a été déclenché par la mort d'un milicien serbe, atteint à l'abdomen par le tir d'un sniper musulman.Une bataille entre Serbes et Bosniaques musulmans a suivi.Les soldats canadiens ne sont pas intervenus durant les combats.Selon des déclarations émanant de la base canadienne de Viso-ko, les Canadiens ont administré les premiers soins au mourant.Les Serbes ont alors de- VOIR CASQUES EN A 2 Contre mssëswsËÈs© fortvne ftoit mw i Sans électricité depuis lundi soirt Marc Perreault continuait néanmoins de servir à l'ancienne des clients dans son glacial dépanneur de Napierville.\tPH0T0 JEAN C0UPIL La Pre5se «Il y a une panne presque à chaque semaine » LUCIE CÔTÉ algré sa carte modeste encore réduite par une panne d'électricité prolongée, le petit casse-croûte situé à l'entrée du village de Saint-Rémi était achalandé hier midi.Glacé, sombre, enfumé, l'endroit offrait un attrait particulier: des repas chauds (mais du café à peine tiède).La cuisson au gaz permet de servir des clients même lorsque l'électricité manque, explique le menu plastifié.Il semble que la nuit sans chauffage n'ait pas trop gêné les gens rencontrés là hier après-midi.Les génératrices ont assuré la relève sur les fermes, les villageois prévoyants ont garni de bûches leur poêle à bois avant d'aller dormir et les autres se sont blottis sous un amoncellement de couvertures.Privés d'électricité depuis presque 32 heures, les 5600 abonnes de la région de Napierville et de Saint-Rémi ont été rejoints dans leur misère par 30 000 de leurs voisins de la région de Chateauguay peu avant 18 h hier, lorsqu'un sectionneur a fondu au poste Mercier.«On ne comprend pas comment ça a bien pu brûler.Mais ça ne met pas en péril la remise en service à Napierville», affirmait le porte-parole d'Hydro-Québec Michel Gaumond, juste après l'incident, alors que des équipes tâchaient déjà de réparer l'appareil utilisé pour faire des manoeuvres sur le réseau.Hier, les employés d'Hydro-Québec qui s'affairaient, dans le secteur desservi par les postes de Beauharnois, Napierville et Saint-Rémi, à réparer les ravages causés par le froid, ont constaté que les dommages étaient plus étendus que prévu.«Comme la réparation exigeait beaucoup trop d'heures de travail, une mesure temporaire exceptionnelle a été mise en place.La région doit être réalimentée en électricité à partir d'un autre poste (celui de Laprai-rie)», soulignait France Cloutier, porte-parole d'I lydro â Saint-Hyacinthe.Les travaux devaient prendre fin vers 20h, puis à 22h, mais à minuit, le courant n'avait toujours pas été rétabli.«La réparation est terminée; ce n'est qu'une question de temps avant la région de Chateauguay soit réalimentée.Nous y allons prudemment, petit à petit, pour s'assurer que rien ne casse de nouveau.Tout sera rentré dans l'ordre au plus tard en milieu de nuit», a déclaré M.Gaumont.Pour Napierville-Saint-Rémi, la situation était cependant toute autre: «Les attaches ont été installées.Les travaux sont pratiquement termines, mais nous devons procéder à des tests avant de rétablir le courant.Nous esperons que ce sera fait en début de matinée».VOIR PANNE EN A 2 Une mère et sa fille lancent un dernier au revoir depuis l'un des huit cars, transportant quelque 400 civils, qui ont quitté hier Sarajevo à destination de la Croatie.\tphoto reuter L'opération évacuation commence enfin à Sarajevo tl'nprès AFP et Rcuter SAKAIEVO M près des mois d'attente, un millier de civils (Musulmans, Croates et Serbes bosniaques) ont commencé à être évacués de Sarajevo hier, avec l'espoir de laisser derrière eux les horreurs d'un siège interminable.Alors que les premiers départs devaient avoir lieu tôt le matin, l'opération n'a vraiment commence qu'en milieu d'après-midi, apparemment en raison de problèmes d'autobus et d'autorisations.Les derniers évacués, pour la plupart des retraités, des blessés et des mères avec leurs enfants, ont embarqué au clair de lune dans trois autobus revenus d'une première mission d'évacuation.Un responsable municipal a estimé que, sur les 1265 personnes recensées pour l'évacuation, 1100 environ étaient parties, «l'en connais au moins une qui est morte et il peut y en avoir d'autres.Certaines sont malades ou blessées et trop mal en point pour voyager», a dit ce responsable, qui a requis l'anonymat.D'autres personnes n'ont peut-être pas été informées de l'évacuation, prévue depuis des mois VOIR SARAJEVO EN A 2 HûfS oe-c'At/yée-, éfoi ?A rrr j au Quebec r».[ir;o ou u-jeue Nombre de places limite Pour de plus amples renseignements consultez-nous au 858-6260 8403, rue Saint-Denis Montréal H2P 2G9 é sur une occupation double, ils sont sujet* 'à chongomftnt» sans préavis,JgtàfT+u A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 29 DECEMBRE 1993 Demain dans La Presse >\u2022 \u2022 \u2022 » Smac! ¦ Inutile de penser à en conserver, ne serait-ce qu'une toute petite partie: l'année 1993 s'éteindra vendredi.Et quoi de mieux pour lui dire adieu que de la fêter.Notre collaboratrice Myléne Roy vous présente ses suggestions de sorties pour la Saint-Sylvestre.\tf% \u2014 1\t1 __ A\t¦ * \u2022 ¦\t¥ ^ggaasa^gj L* i j , .\u2022 ,'Tï*\tCol\tlect\tes de sang\tm ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de 10 h à 18 h ; \u2022\tà Montréal: Place Alexis-Nihon (en face de Canadian Tire), métro Atwatcr,de 10h à 17 h ; \u2022\tà Brossard: Marathon pour la vie, en collaboration avec la station de radio CIEL 98,5, Place Portobello, 7250, boul.Tas-chereau, de lOh à 17h.Insolite Elle lègue sa fortune à son chat Agcncc Francc-Prcssc SEATTLE ¦ Une Américaine a légué sa fortune de 500 000 S US «à son meilleur ami et compagnon », son chat Tinker.Ann Morgan a ordonné dans son testament l'embauche d'un concierge pour son appartement de Seattle, dans l'État de Washington, où le chat angora est censé finir ses jours.Célibataire sans enfants, décédée en mai à l'âge de 74 ans, elle avait vécu pendant dix ans avec le félin.«Elle pensait que lorsque vous adoptez un animal, c'est un engagement à la vie, à la mort», a expliqué Ruth Ward, une amie de la défunte.«Ce chat, c'était la vie d'Ann», a ajouté Mme W*rd.«Lorsqu'elle avait eu ce chaton, elle n'était pas trop bien et elle déprimait.Le chat lui avait redonné une raison de vivre».L'héritage servira à payer les 385 dollars de loyer mensuel de l'appartement de Tinker, le salaire du concierge, les factures du vétérinaire et un enterrement dans un cimetière pour animaux.Les sommes restant après la mort du chat devront être versées à des organisations caritatives.SUITE DE LA UNE Les dessous d'un président Agcncc Francc-Prcssc WASHINGTON H Le président Bill Clinton a l'habitude de donner ses sous-vêtements usagés a des organisations charitables et de déduire ces dons de son revenu imposable, a révélé hier le Washington Post.Le journal précise qu'une paire de sous-vêtements a ainsi été estimée à deux dollars et que la valeur de caleçons longs, donné en 1988, a été fixée à 15 dollars.En décembre 198b, M.Clinton, alors gouverneur de l'Arkansas, avait chiffre le total de ses donations de vieux vêtements à 555 dollars, dont six paires de chaussette (9 dollars), des pantalons troués (75 dollars)et un vieux manteau de sport brun ( 100 dollars).Le quotidien de la capitale fédérale a interrogé des psychanalystes sur la possible si- gnification cachée de l'habitude présidentielle.George Goldman, un psychanalyste new-yorkais, estime que le fait de «donner ses sous-vêtements pour qu'ils soient portés par quelqu'un d'autre puis de penser qu'ils méritent ce genre d'évaluation monétaire» dénote un curieux «sens de la grandeur».Un autre spécialiste, John Marr, psychologue à Fayette-ville, dans l'Arkansas, pense qu'il ne faut pas chercher midi à quatorze heures: «Que vous soyez freudien ou jungien, il faut toujours chercher l'explication la plus simple.Et si vous faites une donation, il faut la chiffrer» pour l'administration fiscale.Quant au porte-parole de la Maison-Blanche, Dee Dee Myers, elle s'est, selon le Washington Post, refusée à répondre aux demandes de précisions du journal et a soupiré: «Qu'ai-je donc fait pour mériter pareilles questions?» Vendredi comme samedi! ¦ En raison du congé du Premier de l'An, La Presse publiera son édition habituelle du week-end le vendredi 31 décembre, avec tous les cahiers que I on retrouve dans l'édition du samedi, dont les Arts et spectacles, le Cinéma, Vacances-Voyage, Carrières et Professions, ainsi que le Télé-Plus.La quotidienne\tà trois chiffres\t050 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t6946 IT, ABONNEMENT\t285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classees 30 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillant! National, Tela* Vacancei, Voyages Carrières et professions, nominations \u2014i 285-7111 | 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i LA PRESSE est Dubliee oar la PRESSE.LIEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autonsee à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associee et de Reuter Tous droits de reproauction des informations particulières a LA PRESSE sont également resea-es « Coumer de la deuxieme classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 - 52-3 L£ CODE DU JOUR HANOÏ Est-on encore heureux?autre planète.La petite route qui va de Noi Bai à Hanoi est bordée de rizières.Des paysans labourent la terre, le soc étant tiré par des buffles.D'autres se servent de paniers en osier pour tirer l'eau et irriguer les champs.Des femmes, chapeau conique en bambou tressé, transportent des paniers lourdement chargés au bout d'un balancier.Des hommes en uniforme de toile verte, les fameux B6 Dôi, portent leur casquette à l'étoile rouge.Des bicyclettes partout À l'approche de la ville, la circulation se fait de plus en plus dense.Et soudain, nous nous trouvons au milieu d'un trafic ahurissant.Jungle de bicyclettes, de motos pétaradantes.Des cyclos, passagers assis sur un siège à l'avant, chauffeur pédalant à l'arrière, semblent rouler dans tous les sens.Des piétons traversent les rues quand bon leur semble.Quelques voitures se frayent un chemin à coup de klaxons.Les rues grouillent de monde.Les enfants font exploser des pétards.Sur un piédestal les policiers s'époumonnent à siffler et gesticulent pour essayer de diriger le trafic.C'est cette foule et ce bruit dont seule l'Asie a le secret! Une phrase d'une ancienne chanson de maquisards vietnamiens me revint en mémoire: « Hù Nôi con vui không em?Hà Nôi con dông không em?» liston encore heureux à Hanoi?Comment vit-on à Hanoï?Que reste-t-il d'Hanoï après ces milliers de tonnes de bombes déversés pendant la guerre par les Américains?Hanoi 40 ans après le départ des Français a toujours l'aspect d'une ville provinciale française.Les belles villas du quartier européen \u2014devenues ministères, bureaux officiels ou ambassades sont restées intactes et bien entretenues.La ville est belle avec ses nombreux lacs.On découvre en marchant ses petites rues animées: La rue des Coiffeurs, La rue des Changes, du Coton, de l'Argent.Dans la ville, il règne une activité fébrile.Ce n'est pas cette sorte d'activité affairiste que l'on voit à Hong Kong ou Singapour où les gens blasés, sans sourire, sont é-tablis dans leur routine de travail nuit et jour.À Hanoï, les gens s'éveillent aux affaires.Ils ont cette fraîcheur des enfants qui vendent leur première marchandise sur le trottoir.Ils s'amusent encore, même si certains s'enrichissent très vite.Il y a encore un relent de présence française à Hanoi non seulement dans l'architecture de la ville mais aussi parmi les habitants âgés qui adorent parler français.Dans la rue des femmes vendent dans les sacs des petits pains français croustillants à trois cents.Nous avons rencontré quelques anciens d'Indochi- ne qui reviennent faire leur pèlerinage, quelques intellectuels qui nous montrent comme des reliques les livres de l'ancien lycée français Albert Sarraut: Oeuvres choisies de Chateaubriand, Victor Hugo.Au restaurant du petit lac, la radio joue les Nocturnes de Chopin! Hanoi n'écrase pas comme Hong Kong avec ses gratte-ciel.Hanoï n'agresse pas comme Bangkok avec sa circulation motorisée démentielle.Hanoï n'est pas triste comme Beijing avec ses avenues interminables.Hanoï est une ville humaine.Hanoï a cependant peu de monuments ou sites prestigieux à offrir aux touristes par rapport aux autres villes d'Asie.On a vite fait le tour de ses pagodes et de sa citadelle.Ses sites touristiques sont insignifiants à côté de la magnificence et de la splendeur de tous ces endroits célèbres en Asie: La Cité interdite, Xian, Borobudur, Wat Phra Keo.De plus l'infrastructure hôtellière et touristique m'a paru inexistante.Durant la période du Têt beaucoup de magasins sont fermés et les hôtels sont bondés.Il y a peu de restau-rants ou d'hôtels de classe moyenne selon les standards occidentaux.Nous sommes arrivés à Hanoï alors qu'un froid humide s'était abattu sur la ville.À part les hôtels luxueux comme le Métropole à 130$ US minimum la nuit, les guesthouses et les endroits publics ne disposaient pas d'un chauffage adéquat.Nous avons trouvé un café qui est le point de rencontre des gens de passage à Hanoï.Le café de Monsieur Le Huu Chi, 252, rue Hang Bong, où l'on sert de vrais croissants français, du yo-ghourt, du café au lait frais, denrée rare à Hanoï.Le lait frais est apporté par bicyclette chaque jour d'une ferme de la banlieue d'Hanoï.Au mur du café trône la photo de Catherine Deneuve avec le patron.Elle aussi est venue prendre son café au lait lors de sa venue pour la promotion du film Indochine.Dans ce café on est assis comme dans beaucoup d'endroits à Hanoï sur des tabourets minuscules devant une toute petite table s'ex-posant au courant d'air sinon aux vents! Hanoï a matériellement peu à offrir mais il faut venir à Hanoï pour la gentillesse de ses habitants.On est accueillant à Hanoï ; mais pas de cet accueil intéressé des pays touristiques qui ont quelque chose à vendre.Les gens ont hâte que leur pays s'ouvre sur le monde.Dans les magasins, les restaurants, on semblait s'intéresser à nous, pas seulement comme clients.On voulait nous connaître et savoir ce qui se passe au Québec.Il nous est arrivé, dans nos promenades à pied, d'être invités à prendre le thé chez des gens simplement parce que nous leur souriions! Quand ils découvrent en plus que nous parlons français et que nous venons du Québec.?DEMAIN: Pénurie de logement à Hanoï CASQUES La Casques bleus \u2022brutalisés» par les Serbes sont tous de Val cartier mandé aux Casques bleus de fournir une ambulance.Devant le délai, ils ont alors fait appel à une ambulance civile pour conduire le blessé à l'hôpital d'Ilijas, en territoire contrôlé par les Serbes.Le soldat serbe est mort en route et ses compagnons d'armes ont tenu les Canadiens pour responsables.«J'estimerais que cela a résulté de la combinaison de divers facteurs, a déclaré hier \\e colonel David Moore, comir \".ndant de la base canadienne de Visoko.D'abord l'individu qui a été tué était l'ami d'un des Serbes qui a participé à l'incident sur le pont.Ensuite, il y a eu des combats très intenses, au mortier, au canon et avec des balles qui volaient de toutes parts.Tout ça ajouté à un usage assez libéral d'alcool de la part des miliciens serbes qui défendent leur côté du poste de contrôle.Le problème de l'alcool est une situation qui prévaut dans les postes de contrôle qu'on rencontre dans toute la Bosnie; ils ne sont pas assujettis aux mômes restrictions de consommation que nos soldats.«Je crois que ce sont ces trois facteurs qui ont fait qu'ils ont perdu le contrôle d'eux-mêmes et fait irruption dans notre côté du poste de contrôle.» Les Serbes ont d'abord investi le poste de contrôle et capturé les quatre soldats qui s'y trouvaient, puis fait de même avec les sept autres soldats qui étaient dans un bivouac adjacent.Les soldats ont été désarmés et détenus durant plus d'une heure.«Ils ont été désarmés, alignés sur un mur.Les Serbes ont tiré à la mitrailleuse à leur gauche et à leur droite.Ils ont abattu un chien qui passait par là.Des coups de pieds et de poings ont été administrés et un de mes gars s'est fait clouer au sol par un double échec avec une AK-47.» Il a fallu l'intervention d'un officier serbe pour que les Casques bleus canadiens soient libérés.Ils ont récupéré leurs armes et sont rentrés à la base canadienne de Visoko.Le poste de contrôle, situé sur la route des convois d'aide humanitaire de l'ONU, entre Visoko et Sarajevo, a été évacué jusqu'à nouvel ordre.Tous les soldats restent en poste en Bosnie-Herzégo- vine.À Ottawa, le ministre de la Défense, David Collenette, s'est dit troublé par la nouvelle.En entrevue téléphonique, il a souligné qu'il était préoccupé par la sécurité des troupes canadiennes, mais il a précisé que son ministère n'avait pas encore pris connaissance de tous les faits relatifs à l'affaire.Neuf Canadiens comptent parmi les 29 Casques bleus qui sont morts en ex-Yougoslavie depuis que l'ONU a entrepris d'escorter militairement les convois d'aide humanitaire.Pourquoi un poste de contrôle Le poste de contrôle canadien, sur la route liant Visoko et Sarajevo, plus à l'est, est situé du côté d'un pont enjambant une rivière qui sépare les zones contrôlées par les Serbes et l'armée bosniaque à majorité musulmane.Un poste de contrôle serbe se trouve de l'autre côté du pont.Le but du poste de contrôle canadien, installé récemment, est d'assurer la sécurité de la route surnommée «lifeline», qui sert à acheminer à Sarajevo et ailleurs l'aide humanitaire censée arriver des ports du sud.Cette route coupe sans cesse les lignes serbes, bosniaques et croates au gré des divers fronts sur toute l'ex-Yougoslavie.Mais elle est actuellement bloquée à toute circulation.À l'endroit où s'est produit l'incident, les Bosniaques musulmans sont en position dans des collines d'où leurs snipers peuvent tirer sur le poste de contrôle serbe ainsi que sur le village serbe de Cekrcici.Les Serbes avaient vraisemblablement accepté l'idée inédite, jusque-là, de ce poste de contrôle conjoint avec l'ONU, sans doute parce qu'ils le considèrent comme un «poste-frontière» légitimi-sant à leurs yeux les limites géographiques du nouvel état serbe indépendant qu'ils veulent arracher à la Bosnie-Herzégovine plu-ri-ethnique et pour lequel ils ont déclenché la guerre en avril 1992.Il est significatif de noter que la nouvelle n'a pas été annoncée par les Forces armées, mais qu'elle a été révélée par un article du New York Times hier.?SARAJEVO L'opération évacuation commence enfin à Sarajevo mais organisée à la dernière minute après de multiples reports causés par les combats et des différends entre autorités serbes et musulmanes de Bosnie.«Nous avons obtenu l'accord final hier soir à 23 h et l'avons annoncé à la radio et à la télévision.Mais les gens sont si peu nombreux à disposer d'électricité ou de piles pour les radios que certains n'ont peut-être pas reçu le message», a dit le responsable.Après des heures d'attente sous la neige, les réfugiés ont gagné le secteur serbe de Lukavica, à quelques kilomètres au sud-ouest de la capitale, escortés par des unités de la police et des représentants de la Croix-Rouge bosniaque.\u2022 A partir de Lukavica, un nouveau convoi devrait transférer environ 1115 personnes vers le port de Split, sur l'Adriatique, en traversant des zones tenues par les Serbes et des régions montagneuses difficiles même en temps de paix.Selon les organisateurs, 30 p.cent des évacués qui iront sur Split seront Musulmans, 30 p.cent Croates et les autres Serbes ou issus de familles mixtes.Environ 150 Serbes devraient par ailleurs être acheminés sur Belgrade.La même opération avait déjà été organisée le 26 novembre dernier par les autorités de Sarajevo, mais avait échoué au dernier moment, les forces croates bosniaques (HVO) ayant refusé que les autobus nécessaires ne quittent Kiseljak.Dès 8 h locales, des centaines de personnes étaient massées sur un vaste terre-plein devant la gare routière, un grand édifice dont toutes les vitres ont été brisées par les bombardements des forces serbes.Sous la neige, par une température de zéro degrés Celsius, les candidats au départ, parmi lesquels se trouvaient beaucoup de personnes âgées et d'enfants, attendaient patiemment d'être appelés par la police pour que leurs identités soient vérifiées.Ivanka Boskovic, 38 ans, partait retrouver en Croatie ses deux enfants, un garçon de 14 ans et une fille de 10 ans qu'elle n'a pas vu pendant 20 mois, depuis le début de la guerre.Son mari, gui est d'âge militaire., reste à Sarajevo.II lui a dit au revoir devant la gare routière, mais n'a pas été autorisé à entrer dans l'édifice glacial et endommagé par les tirs, où seuls les réfugiés peuvent pénétrer sous le contrôle de la police.Compte-t-elle revenir à Sarajevo un jour?«Qui sait ce qui va se passer, comment tout cela va finir?» dit-elle.«Ce n'est pas facile de quitter la ville où on a toujours vécu, mais tout cela dure depuis trop, trop longtemps».Sonja, une institutrice âgée de 35 ans, accompagne vers Split 14 enfants qui ont été invités par le gouvernement allemand à venir continuer leurs études en Allemagne.Marina, 31 ans, part avec sa petite Matea, qui n'a que 14 mois.Elle va retrouver en Croatie son fils âgé de sept ans et demi, qui a quitté Sarajevo en avril 1992, mais son mari reste.«J'ai l'intention de revenir un jour, parce que tout ce que j'ai est ici, mais je veux sortir mon bébé de cet hiver», dit-elle.?MERCREDI I 29 DÉCEMBRE 1993 \\ \u2022Il y a une panne presque à chaque semaine* Dans la région de Napierville et de Saint-Rémi, certains maugréaient contre le service déficient assuré par Hydro-Québec.«Il y a une panne presque à chaque semaine», signalait une dame de Sainte-Clotilde qui, cette fois cependant, n'a été que deux heures plongée dans le noir.À Napierville, Marc Perreault, propriétaire du dépanneur Boni-Soir et du club vidéo attenant, servait ses clients son manteau sur le dos, une lampe à gaz à la main.Il ne passait pas une très bonne journée.« Je ne trouve pas ça drôle.Il va faire extrêmement froid ce soir.Et je perds énormément d'argent, le ne peux pas valider les billets de loterie.Je ne peux pas louer de films, alors que, dans le temps des Fêtes, les gens en vacances en profitent pour se reposer et pour louer des films.En plus, ceux qui ont loué des films hier (lundi) n'ont pas pu les rapporter parce que les cassettes sont restées coincées dans les magnétoscopes à cause de la panne», énumérait-il.Ces petites localités situées au sud de Montréal se sont bien préparées hier à l'éventualité d'une autre nuit sans chaleur et sans lumière et, s'il le faut, les possibilités ne manqueront pas pour les résidants frigorifies qui ne se résignent pas à regagner leur maison.A Saint-Rémi, le CLSC lardin du Québec, le Centre communautaire et le Centre d'accueil Pierre-Rémi Narbonne étaient tous prêts à les accueillir.Au Centre communautaire, une soupe et du café étaient offerts en après-midi aux rares personnes qui se sont présentées.«En milieu rural, parce que c'est tout dispersé dans 11 localités et difficle à organiser, on n'a pas les deux pieds dans la même bottine», déclarait Gilles Cha-rest.le directeur général du CLSC.Le froid, cependant, a fait relativement peu de dommages dans le reste du Québec.Environ 5000 abonnés à Montréal et 13 000 en province ont aussi été privés d elcctricté hier.«En période de froid intense, il nous faut la collaboration des clients pour maintenir au minimum la consommation d'électricité», ajoute Mme Cloutier.?Lady Diana fait les soldes à Washington Agcncc Francc-Prcssc WASHINGTON ¦ La princesse Diana a fait des courses dans un quartier commerçant chic de Washington, se mêlant à la foule d'acheteurs profitant des soldes de fin d'année, a indiqué la presse mardi.Lundi, elle est notamment allée chez Saks Fifth avenue à Chevy Chase, à la limite du district de Washington et de Maryland.Lady Diana a acheté entre autres une paire de jeans et a pris un capuccino dans un grand magasin d'où on l'a vue sortir accompagnée de ses gardes du corps chargés de paquets.La princesse de Galles est arrivée à Washington dimanche, sans ses deux enfants, en visite privée à l'invitation de l'ambassadeur du Brésil.La police recherche le conducteur d'un camion ¦ Les enquêteurs de la Sûreté du Québec n'arrivent toujours pas à percer le mystère entourant la mort d'un notaire, Denis Toutant, 33 ans, assassiné la veille de Noél.Hier, la SQ a indiqué qu'elle recherche le conducteur d'une remorqueuse de marque Ford, de couleur noir ou bleu, qui aurait toué une Mazda Precidia, une Toyota Paseo ou une Hyundai Sonata, près de la sortie 160 de la route 239 à Saint-Eugène, près de Drum-mondville, le 23 décembre dernier.s\t5 c\tA NOUS AVEZ-VOUS OUBLIÉS?OCA.S215 )m*.T+m M Monofal (QUAK) H4?1X4 Une cueillette de denrées non périssables pour les magasins Partage et des organismes d'aide alimentaire Donnons! jusquvau 31 décembre dans les 37 succursales PJC Jean Coutu de la ville de Montréal faim Ville de Montréal LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 29 DECEMBRE 1993 \u2022 A 3 temps reste froid mais on attend de ia neige PIERRE CINGRAS a Apres le froid, voici la neige.I! fera donc un peu moins froid, aujourd'hui (ou un peu plus chaud, selon le point de vue), dans la grande région de Montréal.De timides flocons sont attendus en fin d'après-midi en provenance du Manitoba, indique le Bureau météorologique de Montréal.On prévoit toutefois une accumulation de moins de cinq centimètres.De justesse, deux policiers sauvent une femme d'une maison en feu MARCEL LAROCHE ra Prisonnière des flammes ravageant sa résidence, une femme a été sauvée in extremis par deux patrouilleurs de la SQ qui, au risque de leur vie, l'ont extirpée de justesse du brasier.Sans l'intervention providentielle des policiers, l'incendie survenu tôt hier matin au Lac Cloutier Sud, à Sainte-Béatrix, dans ia région de joliette, aurait coûté la vie à l'un des occupants, une femme de 67 ans coincée au rez-de-chaussée d'une maison unifamiliale complètement ravagée par le feu.Les agents Christian Plourde et Daniel Morin, attachés au poste de la SQ de Joliette, effectuaient une patrouille de routine, vers 2 h dans la nuit de lundi à hier, quand ils ont aperçu des flammes s'échappant du toit d'une maison située au I010, du Lac Cloutier Sud.En s'approchant du sinistre, ils ont remarqué la silhouette d'une femme à l'intérieur de la maison, frappant désespérément dans la fenêtre pour échapper aux flammes.Les policiers ont tout juste eu le temps de briser le carreau de la fenêtre pour agripper la victime qui s'était déjà affaissée au sol.Pendant que celle-ci, Thérèse Ladou-ceur, reprenait lentement ses esprits après avoir été incommodée par la fumée, son compagnon d'infortune, Emile Arbour, 62 ans, prisonnier au second étage de la maison, sautait par une fenêtre pour échapper aux flammes.Les deux occupants de la maison incendiée ont aussitôt été transportés au centre hospitalier de Joliette, la femme étant traitée pour intoxication par la fumée et l'homme souffrant d'une fracture à une jambe.Les pompiers de Saint-Alphonse-de-Rodrigucz ont été appelés à combattre l'incendie qui a causé pour plus de 80000$ de dommages.Une enquête policière a aussi été amorcée pour déterminer la cause du sinistre.Incendie mortel Par ailleurs, un homme de 76 ans, Gérard Sylvestre, de la rue Phipps à Sorel, a trouvé la mort dans l'incendie de son appartement, à 9h 45 hier.Selon les premières constatations effectuées par les pompiers sorellois, l'homme aurait lui-même allumé le brasier en s'endormant dans son lit avec une cigarette.Réveillé par le feu, il s'est réfugié dans la salle de bain.Les pompiers n'ont mis qu'une quinzaine de minutes pour maîtriser les flammes, mais ils n'ont rien pu faire pour sauver la victime.«Quand les premiers pompiers sont entrés dans la maison, ils ont trouvé l'homme dans le bain.Il était déjà mort par asphyxie», a indiqué le lieutenant Maurice Déguisé, du service des incendies.Le Marathon pour la vie traîne de la patte 0 Le Marathon pour la vie de la Croix-Rouge traîne de la patte, l'organisme ayant accueilli jusqu'à maintenant au-delà de 1000 donneurs de moins que le nombre qu'il s'était fixé.La Croix-Rouge souhaite recevoir 10000 donneurs dans la région métropolitaine entre le 22 décembre et le 7 janvier, soit, en excluant les week-ends, Noël et le lour de l'an, une moyenne d'un peu plus de 900 par jour pendant 11 jours.A 16h hier, quatrième journée du marathon, 2 237 «unités» avaient été recueillies et même si les centres de collecte n'étaient pas encore fermés, le nombre de donneurs se situait bien en-decà de l'objectif.Il y a tout de même eu amélioration hier, 479 donneurs ayant répondu à l'appel par rapport à 408 pour toute la journée de lundi.Les équipes de la Croix-Rouge sont à l'oeuvre aujourd'hui à la Place Portobello de Brossard, à la Place Alexis-Nihon et à son Centre des donneurs de sang de la rue Sherbrooke Est.Elles se rendront demain au Centre 2000 de Laval, entre autres.Quant à la température, elle sera de moins 17 Celsius, aujourd'hui.Mais ne vous réjouissez pas trop vite car un vent de 20 à 40 kilomètres-heure sera de la partie, en début de soirée: on se sentira alors comme à moins 30.Jeudi, la température ne changera pas.Mais vendredi, on attend une nouvelle dépression, ce qui nous réserve peut-être de la neige pour le Jour de l'an, disent les météorologues.Les prévisions préliminaires pour ce début de 1994 annoncent une température de moins 15 à moins 17, mais le maximun atteindra peut-être moins six.Un premier de l'an plutôt chaud, quoi! En fait, presque normal si on se fie aux statistiques.Hier, à Montréal, au cours de la journée, le thermomètre a indiqué moins 20, un autre record.Le record précédent datait de 1976, quand il a fait moins 15,6 Celcius.Mais, parlant de record, la nuit précédente n'aura pas effacé celui de 1951 où il avait fait moins 28,3.Quelques nuages sont apparus dans le ciel montréalais en soirée, ce qui a empêché la «chaleur» accumulée au sol du- rant la journée de se perdre dans l'atmosphère.Résultat: le mercure est resté bloqué à moins 27,5, ce qui, en soi, n'avait rien de bien réconfortant.Si le temps s'est réchauffé quelque peu, hier, les dépanneuses n'ont pas manqué d'ouvrage pour autant.Au CAA, il fallait attendre plusieurs heures pour obtenir la ligne d'urgence.De nombreuses stations-service ont été débordées toute la journée et de nombreux propriétaires de bagnoles récalcitrantes ont dû faire preuve de beaucoup de patience.Voici l'épave de la petite voiture dans laquelle avait pris place place Manon Paradis, de Montréal, lorsqu'elle a été heurtée par un camion semi-remorque dont le conducteur avait perdu la maîtrise, hier matin sur la route 20.La jeune femme est morte sur le coup.\tPHOTO STEPHANE BRUNET.collaboration spcciale Deux personnes meurent sur les routes MARCEL LAROCHE ¦ Deux personnes ont connu une fin tragique sur les routes de la grande région métropolitaine, depuis le début de la vague de froid qui s'abat depuis plus de trois jours sur tout le Québec.Pascal Bernard, un automobiliste de 21 ans, a succombé aux blessures subies lors d'un accident survenu lundi, à Ter-rebonne, tandis que Manon Paradis, une Montréalaise de 22 ans, a connu un sort identique hier matin lors d'un capotage sur l'autoroute 20, à la hauteur de l'échangeur de Saint-Pierre, à Montréal.En plus de ces deux accidents mortels, les policiers de la Sûreté du Québec et de la Communauté urbaine de Montréal ont dû traiter un nombre élevé d'appels pour des accidents et carambolages directement reliés à la chaussée rendue extrêmement glissantes par la température glaciale.Bien que ces conditions atmosphériques polaires soient à l'origine de la plupart des accrochages, l'alcool pourrait avoir joué un rôle prépondérant dans l'accident fatal survenu vers 6h 30, hier matin, dans le sud-ouest de l'île de Montréal.Au volant d'une Hyundai Pony, un automobiliste circulait en direction ouest sur l'autoroute 20, lorsqu'il a soudainement perdu le contrôle du véhicule roulant sur une chaussée partiellement glacée.Après avoir fait un tonneau, la voiture dans laquelle prenaient place deux autres passagers s'est immobilisée sur le toit.Le conducteur, un Montréalais de 41 ans dont l'identité n'a pas été divul-gée, s'est aussitôt extirpé du véhicule accidenté, tandis qu'un homme de 39 ans assis sur la banquette arrière a fracassé une vitre pour se libérer de sa fâcheuse position.Imitant le geste de son oncle sorti sain et sauf de ce capotage, Manon Paradis avait déjà brisé la vitre de la portière avant pour se glisser à l'extérieur, lorsqu'un camion semi-remorque hors de contrôle a violemment percuté la petite voiture, tuant instantanément la jeune femme domiciliée sur la rue Beaudry, dans l'est de Montréal.Les policiers de la SQ du poste Montréal-Métro accourus sur les lieux de la tragédie ont aussitôt exigé que le conducteur de la Hyundai soit conduit à l'hôpital Général de Montréal pour y subir un test d'alcoolémie.Par ailleurs, très peu de détails étaient disponibles hier sur les circonstances de l'accident qui a coûté la vie à Pascal Bernard, 21 ans, de Terrebonne.Un porte-parole de la Sûreté municipale de Terrebonne a cependant indiqué à Lu Presse que l'un des automobilistes impliqué dans cette collision survenue vers 17h, lundi, sur le chemin Gascon, a Terrebonne, avait succombé à ses blessures hier matin, au Centre hospitalier de Saint-|érôme.Une femme malade passe ia nuit dans une auto en stationnement et s'en sort indemne Elle s'est perdue en sortant du Forum, errant jusqu'à la rue Notre-Dame MARCEL LAROCHE ¦ Perdue dans une foule de plusieurs milliers de personnes venues assister à un spectacle au Forum de Montréal, une sexagénaire atteinte de la maladie d'Al-zheimer a passé une nuit entière blottie dans une voiture en stationnement, par une température oscillant entre moins 25 et moins 30 Celsius, avant d'être retrouvée saine et sauve.Plutôt confuse et ne semblant pas avoir trop souffert du froid, Rachel Lau-zon était étonnamment en pleine forme, vers 11 h 15 hier, quand un citoyen l'a aperçue par hasard à l'intérieur d'une automobile garée en face du 2460 ouest, rue Notre-Dame, dans le quartier Saint-Henri, à Montréal.La dame âgée de 66 ans, pensionnaire dans un centre d'accueil de LaSalle, venait de frôler la mort de près en restant immobile pendant plus de 15 heures, sans chauffage et sans nourriture, sur la banquette d'un véhicule exposé à un froid sibérien.L'incroyable aventure de Rachel Lau-zon a commencé vers 15 h 30, lundi, lorsqu'elle a assisté avec une douzaine d'autres personnes âgées et semi-autono-mes à une représentation d'un spectacle du « Ice Show » au Forum de Montréal.C'est au moment de quitter le Forum, vers 18h, en même temps que des milliers de personnes, que la sexagénaire a échappé à la surveillance des trois préposés du centre d'accueil Yvon-Brunet chargés de la sécurité du groupe.La disparition de Rachel Lauzon n'a cependant été constatée que quelques minutes plus tard, lors du décompte des pensionnaires du centre d'accueil.Après avoir fouillé le Forum par deux fois, les responsables du groupe ont communiqué avec les policiers du district 25 de la CUM, à 18h28, pour signaler la disparition.En l'espace de quelques minutes, une opération policière d'envergure a été mise sur pied.Après avoir ratissé en vain tout le secteur du Forum, y compris les stations de métro et les hôtels, les policiers ont étendu leurs recherches auprès des compagnies de taxis et des hôpitaux montréalais en distribuant la photo de la disparue.Les recherches étaient toujours en cours, hier matin, lorsqu'un citoyen a communiqué avec la police pour rapporter la présence inhabituelle d'une femme réfugiée depuis un bon moment dans un véhicule dont le moteur était éteint.À leur arrivée à l'endroit indiqué, les policiers ont été estomaqués de découvrir Rachel Lauzon.Selon toute vraisemblance, la pauvre femme aurait marché sur une distance de plus d'un kilomètre entre le Forum et la rue Notre-Dame, avant de se réfugier dans la voiture dont le propriétaire avait heureusement omis de verrouiller les portières.Après avoir constaté que la sexagénaire semblait en bonne forme physique, les policiers l'ont tout de même fait transporter à l'hôpital de Verdun, par mesure de sécurité.Malgré quelques engelures sans gravité, Rachel Lauzon ne gardera aucune séquelle de cette nuit passée à la belle étoile.¦¦y* wwyv.\" -f*yi >:¦¦¦ H: ¦\u2022'¦'\u2022¦: y-: ; .V/.V.sr» A.A HYDRO PEUT SUFFIRE À LA DEMANDE ¦\tMalgré la période de grand froid que l'on traverse présentement, Hydro-Québec n'a pas encore eu besoin de recourir aux services de la centrale TAG, de Bécancour, livrée à la mi-décembre pour répondre à la demande du réseau en période de pointe.Le fait est qu'en cette période des Fêtes, bon nombre d'industries produisent au ralenti ou sont tout simplement fermées.Comme les grandes industries sont les plus fortes consommatrices d'électricité au Québec, la société d'État parvient actuellement à combler la demande de sa clientèle sans pour cela avoir recours aux centrales de pointe tel que TAG ou Tracy.Lundi, on a néanmoins fait des essais pour vérifier la rapidité de démarrage de la centrale TAG.Pour mettre sur le réseau québécois ses 400 mégawatts, il faut un délai de huit minutes, a souligné M.Gilles La-fontaine, chef des communications et des relations publiques pour la région Mauricie.LE CALYPSO SUBIRA DES RÉPARATIONS ¦\tCe n'est pas à Québec mais à Les Mechins, dans le Bas-Saint-Laurent, où il se trouve depuis le jour de Noèl, que le Calypso IV subira des réparations majeures.Le navire battant pavillon panaméen, minutieusement fouillé la semaine dernière par la Sûreté du Québec et le service des douanes du Canada pendant qu'il mouillait dans le port de Trois-Rivières, est arrivé samedi en fin d'après-midi au chantier du Groupe maritime Verreault de Les Méchins, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Matane.D'après les premières observations, il semblerait que le gouvernail du Calypso IV soit avarié et qu'on n'ait pu mettre ses moteurs en marche, de telle sorte que le gel s'est installé partout à bord.MESSE À LA MÉMOIRE D'UN JEUNE DISPARU B Le Réseau enfants Retour invite la population à se recueillir aujourd'hui lors d'une messe solennelle dédiée au petit Sébastien Métivier, disparu de son domicile du quartier Hochelaga-Maisonneuve le 1er novembre 1984.La messe se tiendra à 11 h en l'église Saint-Bar-nabé de Montréal, au 4560 rue Adam.Personne n'a jamais eu de nouvelles du garçon depuis neuf ans.La police de la CUM avait mis la main au collet d'un homme de 44 ans, lean-Baptiste Duchesneau, il y a deux mois; les enquêteurs étaient persuadés qu'il s'agissait bel et bien du tueur du bambin, mais Duchesneau s'est suicidé au moment de subir le test du polygra-phe, le 3 novembre, emportant son secret à tout jamais.MORT DE FROID B Le jeune homme dont le cadavre a été retrouvé dans un chalet de Ri-mouski, dimanche, est mort de froid, a révélé l'autopsie pratiquée hier à Montréal.Il s'agit de Frédéric Bourgoin, 21 ans, de Rimouski.Le sergent Guy Pichette, de la Sûreté municipale de Rimouski, a indiqué hier qu'il reste encore à procéder aux analyses de sang du jeune homme pour déterminer s'il contenait de l'alcool ou d'autres substances.SERVICE D'AMBULANCE POUR RÉGIONS ÉLOIGNÉES B Le CLSC du haut Saint-Maurice présentera le 19 janvier son nouveau service d'ambulance pour les régions éloignées, se voulant une grande première provinciale, qui a nécessité un investissement de 120 000$.Selon le président du CLSC du haut Saint-Maurice, Jac-quelin Audy, ce véhicule d'urgence est unique au Québec.«Il rassemble les caractéristiques d'une ambulance, d'un véhicule adapté aux chemins forestiers, et il est muni d'un système lui permettant de se déplacer sur la voie ferrée», de préciser M.Audy.Le service ambulancier reposera sur 18 bénévoles et de nombreux participants de divers niveaux.ENTENTE AU HOLIDAY INN DE QUÉBEC B Les syndiqués en lock-out de l'hôtel Holiday Inn du centre-ville de Québec ont entériné hier en assemblée générale les concessions salariales qu'exigeait la direction.Si tout se déroule normalement, le lock-out décrété jeudi dernier par la direction de l'hôtel pourrait être levé d'ici quelques heures et le retour au travail s'effectuer très rapidement.Les syndiqués ont accepté de refiler à l'entreprise la récente hausse de salaire de cinq pour cent qu'ils touchent depuis août.Elle leur sera reversée en deux tranches d'ici la fin du contrat de travail./i « \u2022iV-fl ^ , \\ 203707&-C23 > LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 29 DECEMBRE 1993 Plus d'un million de Québécois dépendent des prestations de l'État pour survivre NORMAN D0E LE S LE Presse Canadienne QUÉBEC B A l'aube de la nouvelle année, la situation sociale du Québec n'est pas très rose.On dénombre plus d'un million de citoyens qui dépendent pour leur survie de l'aide de plus en plus tatillonne des pouvoirs publics: 750 000 personnes vivent de l'aide sociale et 400 000 reçoivent des prestations d'assurance-chômage.Si on ajoute à cela les 130 000 Québécois rémunérés au salaire minimum et les 120 000 autres gagnant autour de 7 S l'heure et qui se retrouvent donc en deçà du seuil de la pauvreté, on ne peut que se remémorer la déclaration de septembre 1991 du ministre de l'Industrie et du Commerce, Gé-rald Tremblay: «11 est de plus en plus difficile, voire impossible, d'assurer une qualité de vie à la collectivité lorsque près de 30 pour cent de la population ne contribue pas à l'effort public».En raison de la récession, le Québec aura réussi encore une fois en 1993 à établir un nouveau record de la dépendance \u2014 même de la misère diront certains \u2014 quant au nombre d'assistés sociaux : 456 000 ménages comptant 750 000 personnes, soit le plus haut niveau de prestataires de l'histoire de la province.On a ainsi largement dépassé tous les records précédents établis pendant la récession de 1982.À la suggestion du ministre responsable du dossier, André Bour-beau, le gouvernement libéral a pris plusieurs mesures pour tenter de réduire le coût du régime d'aide sociale, qui atteint les 3 milliards S annuellement en fonds publics, un poste budgétaire qui contribue à accroître l'ampleur du déficit.En 1993, Québec a cherché à \t\tili I o\t! O \u2022 q u\t6 b fi i Léonard Cohen Chanteur et romancier Gilles Vigneault Poêle et chansonnier Ltulmilla Chiriaejf Fondatrice des Grands Ballets Canadiens Don Ilaig Producteur Monique Mercure Comédienne LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 29 DECEMBRE 1993 \u2022 17 Vous le verrez dans 14 jours au Gesù Du 12 au 29 janvier 1994.\t.V 1200; rue de Bfeury RÉSERVATIONS \u20acT RENSEIGNEMENTS: 861-4036 Salles du nom: LUCIEN P.SMITH âge: 49 ANS état: DÉFICIENT INTELLECTUEL intérêts: SPIDERMAN et LES PETITS LAPINS CITENT! représentations I3h-20h VOICI LES CHANCEUX: M- Robert Marois, Lac Beauport Voyage de deux semaines pour deux personnes (1 semaine à Paris et 1 semaine à Londres) ou 40 000 milles AIR MILES Mme Jocelyne Paradis, Chicoutimi\tMme Pierrette Paquin, Pierrefonds M.Laurent Brisson, Ste-Foy\tMme Angèle Proulx, Ste-Marie-de-Beaucc M.Michel Cournoyer, Sorel\tMme Nicole Fournier, Rivière-Portneuf Mme Lucienne Lemieux, St-Félicien\tMme Manon Hébert, Terrasse Vaudreuil Mme Estelle Trépanier, Waterville\tMme Lise Gour, Montréal Mme Suzanne Boivin, Baie d'Urfé Voyage d'une semaine pour deux personnes à Orlando, Floride: avion et hôtel inclus ou 10 000 milles AIR MILES MC Félicitations à tous les gagnants! 'ALAIN HOÛUETT / /1 \\ Opération ' 9 Enfant Soleil ! ^OUR réinv^^ CHAQUE BILLET ST-DENIS 1 1594 St-Denis 26 au 30 DEC.Billets en vente au théâtre (info: 849-4211) et par I TICKETMASTER, achat par téléphone 790-1111 SOLEIL FAMOUS PLAYERS CERTAINS nuo ;.CINÉMAS Aussi les MERCREDI à '^M y 99 aux cinémas DORVAL» LAVAL et VERSAILLES toute la jourmu Entants irt Àq«d'Or 4.25S en tout temps DU LUNDI AU VENDREDI SAUF LES JOURS FÉRIÉS; Ligne d information FAMOUS PLAYERS 8660111 de 11hOO à 22hQ0 Ces horaires couvrent la période du 27au 30 décembre PARISIEN ; : .'' ' ^kl 480 Ste-Catherine O.\t866-3856 GERMINAL (1J-) DOlB* CTv^n-Twr-r»'-*».\u2022 1 rv^-m^^m'^u y 35-4 SO L£S VICUX GARÇONS (0) DOCS* 0*r**vt\\-4TW7 10-3 20\t12 30-?2 50-S '0 LE SOUPER ( ) OOLB-\t7 K C-vi-fu 1250-300-5 00 LA LEÇON DE PIANO (13*) OCH.3» 6\t30-9 33 S^Affll'^'-^g 1 Of-3 50 LES VALEURS DE LA FAMILLE AOOAMS (1V) DOtB» 7\t20-ft 30\t1 0C-3 '0-6 20 LOEWS\t?954Stc-CatherineO.; 861-7437 PELICAN BRIEF (O) OOLBV a-MuMr^g 6 M-9 00 dirv^n.T.â'.r»'-*., *2 CS-3 X THE PIANO (13*) DCvfl\"\tfl 30-« 05 ' »4 X S«TER ACT II (O)KXB* 2ovr^r 7 10-9 30 S» 30 4\"HvKirwnÉf-«*i»f-j*u 1?'S2 3^4 W NK3MTMAPE BEFORE CHRJSTMA5 (0)DOLBÏ arTVA.rv-nif-mif-^ 6 10-7 50-8 35 6 5616-^0* a -V ^Mm»-\"»* 12 36-3 30 BAT MA S MASK OF PHANTASM (O) DOLB» a\t*06 f^wor»w '2 2C-2 OCO 4S-5 25 ORUMPY OU) MtN (O) DCVfl* î^'wm'-nri^ : 00-» 10 tf^s.-\t'2 162 30-4 45 PALACE\t*éx 698 Ste-Calherine 0.>866-6991 PRIX RÉGULIERS BARAKA (O) OOLB» ^.j^r-if^ 7 OS» » 12 30-2 3S-4 40 BATMAN LE MASOUC OU PHANTASME (O) CO.B ' arwo^a'-n»!^ ?OC-0 0C\t-mf-fM 12 0C-' 4S.3 10-5 PtRFECT WORLO «13») CKXSY O-v-jn-^.-^-^-j 0 2V9 15 12 2S3 15 TROIS MOUSQUETAIRES (O) COLBY i^rwjn-m»'J»»'-^ ?20-î 4C S12 1 6 2 40-4 55 THE JOY LUCK CLUB (O) OCS.3* «»-»YA.t-zna'-'Tw 4.« 45-9 20\t^ 12 4S3 45 AD \"EU MA CONCUBINE (13-) DCX.B» 5 .«^v'^'-'nrih S 30 O*^»-\" '\"«*\tî 30-5 0C CINEMA DU PARC 3575 ave.du Parc 844-9470 PELICAN BRIEF (O) DOLBY\t6 369 15 SIS TER ACT\t7 108 20 3^5 00 WAYNE S WORLO 0 (O)\t7 068 CC «o D0RVAL 260 avo.Dorval PELICAN BRIEF JO)CO.BY\t7 00-9 45 tfi\"vAX>-n»f-m»' ÙHt rué Stc-Cattierine 7Mf5m BERRI 849-FILM 1280.rue St-Dcnls LONGUEUIL 849-FîLM Place Lonqueutf-8iSo.rue St-Uurent jCREMAZIE 849-FILM 8S1Q.ftiéSt»Oents PLACE ALEXIS NIHON Métro Atwater 849-FILM LE DAUPHIN 849-FILM 2396 e*t, rue Beaub.cn BROSSARD 84! Mail Champlain - 6600, b DÉCARIE ' 849-FJLM OécérWM dt Jéan-Taton - ?TE-DES-NEIGES ^ KÇôtfrdes-Neiget* 849-FILM*®»1 NOUVEL ELYSEE 288-1857 C,nlelBton(ir^Chrtiur»n»iuftOfTldcShertroob1 our 849-FILM ER\t/t.ancelièr .255-5551
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