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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-01-23, Collections de BAnQ.

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[" CANliR Montréal, dimanche 25 janvier 1994 ivres Opinions Arts et spectacles Personnalité de la semaine teuiM.bons, petits, pas churs! el;issi de h liticrahîre pour le prix de deux billots fie métro:- «v\t# page B5 \u2022i «X O o «t \u2022 \u2022 $ en 0 S 1 2 \u2022 \u2022 o Une grande pièce, une dizaine de rangées de livres, quelques chaises, une table.DOMINIQUE FAUPARDIN collaboration spéciale ¦ Dieu que c'est laid.Et déprimant! À la maison Tanguay, la prison des femmes, j'ai dû subir l'accueil glacial de la «réceptionniste», la perte de mon sac à main (la contrebande?), les grilles qui se referment automatiquement derrière mon dos, la traversée de corridors sans couleurs.Honnêtes lectrices, je vous assure que l'envie a été forte de prendre mes jambes à mon cou pour retourner, illico, à mon petit appartement douillet.Mais dans ces lieux hautement antipathiques, un endroit paisible permet aux détenues de fuir les problèmes du quotidien : la bibliothèque, lieu de distraction plus que de savoir.Au son de la musique classique (sic), elles peuvent feuilleter quelque 10000 livres.L'endroit est pourtant très quelconque.Une grande pièce, une dizaine de rangées de livres.quelques chaises, une table.Le tout dans un style très gouvernemental, l'ai quand même ressenti un souffle d'humanité devant les murs ornés de photos empruntées à des magazines: femmes, enfants, paysages.Ils sont, évidemment, décorés par la bibliothécaire.Une affiche \u2014 gouvernementale\u2014 collée sur la porte dénonçe le vol et le vandalisme.le reviens à la réalité.La bibliothèque est très populaire auprès des incarcérées dont le nombre varie entre 165 et 185.Au moins la moitié des détenues la visitent une fois par semaine, ce qui est beaucoup plus que «dehors».De 20 à 40 p.cent des lectrices sont anglophones \u2014 ça dépend des entrées et des sorties\u2014 et une douzaine sont latino-américaines.Les détenues ont droit à un minimum d'une heure de visite par semaine et peuvent emprunter quatre livres et autant de revues pour une durée maximale de deux semaines.Les 18-24, ces détenues qui n'ont pas le droit d'être mêlées avec l'ensemble de la population carcérale et restent enfermées dix-huit heures sur vingt-quatre reçoivent quand même des livres dans leurs cellules.\u2022\t*\t4\ti\t\u2022 Une détenue, qui désire garder l'anonymat, assure le service du prêt.C'est un poste de responsabilités qui existe depuis un an environ.Comme elle me le confiait en me faisant faire le tour du propriétaire: «Le poste de l'employée demande une grande autonomie, un sens des responsabilités développé et beaucoup de leadership.C'est un emploi privilégié et c'est pas n'importe qui qui peut l'occuper.Tu gères tout et tu dois être capable de communiquer à la fois avec le personnel administratif et les détenues.Il faut avoir fait ses preuves pour y accéder.» La bibliothécaire doit évidemment aimer la lecture.Mais elle doit aussi être en mesure de «conseiller» \u2014 fortement\u2014 aux lectrices de ramener les livres en bon état.Ils le sont, en effet.«C'est l'avantage d'être une détenue à ce poste, on se fait mieux comprendre que si on était un employé de l'extérieur».Pour toutes ces tâches, elle gagne 60 $ par semaine pour 21.6 heures de travail.Mais «j'en fais beaucoup plus» m'affirme t-elle.Selon elle, les détenues qui n'ont pas encore fait un tour à la bibliothèque associent les livres aux bancs d'école et imaginent donc que c'est une activité ennuyante.La plupart des femmes de Tanguay sont en effet sous-scolarisées: 17.6 p.cent ne se sont pas rendues au secondaire et 71,9 p.cent ne l'ont pas terminé.En général, les détenues commencent à fréquenter la bibliothèquè parce qu'elles s'ennuient et qu'elles veulent faire «une sortie».«Dans une cellule, tu comptes les briques vite» me confie la bibliothécaire qui sait de quoi elle parle puisqu'elle a déjà quelques années de «temps» derrière elle.SUITE A LA PAGE B4 ()/(I//(/c votis présente sttn tout nouveau spectacle \u2022 2 soirs seulement 24 et 25 mars 20h.lllMsiln* 4 H1 \u2022 liJL % .\t.« ,t .I M- La boîte aux lettres Il y a religion et Religion % H votre tour Manon Paquin et Richard Barnabe il faut poser les vraies questions PIERRE COULOMBE eux drames survenus en fin d'année 1993 ont soulevé chez moi le plus sérieux questionnement sur la capacité des Québécois à faire l'analyse d'un cancer qui les ronge petit à petit.Le premier drame, c'est celui de cette jeune femme, Manon Paquin, poussée sous une rame de métro, le 30 novembre dernier, par Oueibigue Tagui, un étudiant de Polytechnique.Mis à part* les faits d'usages répétés par les médias \u2014 un lot de détails qui nourriraient au plus un fait divers \u2014 deux auteures connues ont pris sur elles de pousser plus avant la réflexion.Madame Petrowski, journaliste fidèle à elle-même, a tenté d'élucider le drame à partir des motivations de l'assassin Tagi lui-même.Un positionnement d'analyse peu convoité, mais O combien! plus éclairant dans le mode de pensée actuel des Québécois, qui se contentent strictement de scander contre la folle violence des hommes sans vraiment la comprendre.Effort louable de Madame Petrowski, mais qui survole un peu rapidement l'incident de l'annulation de la bourse de 20 000 $ avec cette fonctionnaire; un point-clé, n'est-ce pas.Ariette Cousture, quant à elle, nous a offert sa réflexion concernant la victime en nous livrant une courte lettre dans laquelle elle nous rappelait poétiquement qu'une quinzième agnelle, «née avec le mauvais sexe», venait d'être immolée sur l'autel sacrificiel de l'absurde (sic).Faute de vouloir regarder la vérité en face, on peut toujours écrire un téléroman.Mais en attendant, nous mettrons en lumière cet autre drame, plus .récent, celui de Richard Barnabé, ce pauvre bougre tabassé, le 13 décembre dernier, par une horde d'ignorants pour avoir tenté désespérément d'entrer en contact avec son fils è Noél.La grande majorité du public est friande d'apprendre que Barnabé a eu trois côtes brisées, qu'il a subi un infarctus, qu'il est dans un coma profond et que l'on a décompté trente-huit ecchymoses sur la surface de son corps.Notre voyeurisme collectif ayant été temporairement assouvi par le premier constat des coups et blessures, notre faible sens critique aura déjà cédé ù notre instinct de vigilance; cet instinct qui se manifeste lors d'un match des séries éliminatoires, cet instinct qui grandit avec le nombre de la foule, et qui nous commande maintenant de prendre en chasse les policiers eux-mêmes.Le score: 1-0 pour les visiteurs.La violence physique, qu'elle survienne dans le métro de Tagui ou autour du taxi de Barnabé, semble être la seule qui gouverne notre attention.Ici, le débat sur la violence dans le cadre d'Une activité professionnelle vient de prendre tout le podium: déontologie.Richard Barnabé éthique, syndicalisme et blablabla.qu'advient-il du principal intéressé: ce pauvre Barnabé?Il peut être intéressant de découvrir pourquoi cet homme en crise se confiait régulièrement à son curé.Se le demander n'est-il pas plonger dans la source même du drame.Ignorer le lamentable état d'âme dans lequel il se trouvait, refuser d'y voir une autre forme de violence au profit de cette dernière raclée, cela frise le grotesque.La violence morale ou psychologique est omniprésente, mais s'évalue plus difficilement.Où les médias s'arrêtent, la vérité parfois commence.Nous nous devons donc de poser les vraies questions.Partons d'une piste solide: pourquoi cette crise d'angoisse chez Barnabé dans la nuit du lundi au mardi de cette semai-ne-là?Pourquoi était-il déprimé?Était-il divorcé?Pourquoi ne pouvait-il pas voir son fils de quatorze ans?Pourquoi n'arrivait-il pas à subsister tout en opérant un taxi?Pourquoi le curé était-il devenu la dernière ressource pour lui?C'est ça que l'on doit découvrir! Voilà les vraies questions! Lorsqu'on y réfléchit, la violence physique n'est pas vraiment intéressante en soi, car elle est tellement prévisible, tellement inévitable, c'est la plus banale d'entre toutes.Toutefois, elle est sensationnelle.Nous continuerons d'être prisonnier d'elle.Pendant ce temps, la victime de ce nouvel incident n'a droit à notre compassion qu'en ce qui concerne sa souffrance physique.Sa souffrance finale.En l'absence de vraies réponses, je m'aventure dans un audacieux postulat: Richard Barnabé, dont l'état de santé est critique, n'agonisait-il pas déjà psychologiquement lorsqu'on l'a dépouillé de sa toge de paternité.Sinon, pourquoi voulait-il tant voir son fils?De père \u2014 plus noble fonction de Oueibigue Tagui son humanité \u2014 il est passé a simple promeneur du dimanche, un visiteur de fins de semaines, un vulgaire pourvoyeur de pension alimentaire.qu'il avait peine, d ailleurs, à payer.Le manque à gagner le hantait constamment.Bien malgré lui, il s'isolait de plus en plus.Malgré sa robustesse, l'homme a vu sa productivité languir.Plus il avançait, plus il se rendait compte qu'il était devenu, à toute fin pratique, un labeur, une statistique.Il comprenait que jamais il ne réussirait à refonder son rêve le plus cher, ce rêve qu'on lui a promis durant toute son enfance \u2014 avoir une famille et être père.Tous ces événements l'auront maintenu à distance de son fils, l'essence de sa vie.sa seule raison d'être, sa lumière.Que l'on me corrige maintenant.Des Richard Barnabé, il y en a des milliers.Très peu réussissent à vivre une vie normale lorsqu'ils ont perdu responsabilité, dignité et liberté.La dépression est souvent la seule issue; elle réduit des colosses en bouillie.Elle détruit actuellement la société.Notre Chambre de la famille ne comprend rien.Quelques-uns, poussés à bouts, kidnappent leurs enfants, deviennent violents envers leur femme ou tournent cette violence contre eux-mêmes.11 appert que certains réussissent à briser un carreau de fenêtre.À l'aube de cette «prometteuse» année internationale de la famille, dans un Québec où l'on détient le record planétaire de suicide chez les hommes de 15 à 34 ans, où l'on est encore incapable de reconnaître les désastres de la violence psychologique contre les pères, je termine par un message que je livre au fils de Barnabé, pendant que son père est encore branché, ces trois mots que Léo Ferré a écrits, en août 1987, a propre fils: «Aime ton père!» Il va en avoir besoin.B 2\tLA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 JANVIER 1994 Satisfait du service postal ¦ Pour des raisons que j'ignore, on entend à nouveau des gens se plaindre du service de la poste.Il serait peut-être temps de faire face à la réalité et d'expliquer les nouveaux changements.Il n'y a pas si longtemps, le service postal était une farce de mauvais goût.On ne pouvait pas faire confiance au service et, ce qui me mettait encore plus en colère, c'est que mes taxes servaient à coup de centaines de millions à subventionner cet organisme.le constate aujourd'hui que ce service s'auto-finance et fait même des pro- fits (il est à peu près temps).Je considère que je peux obtenir le service beaucoup plus facilement grâce aux petits bureaux qui ont été ouverts un peu partout dans les établissements commerciaux et les pharmacies.Ces bureaux font affaire à des heures (le soir et la fin de semaine) qui me conviennent beaucoup mieux.Pour moi, tout cela constitue une bonne nouvelle et je suis d'avis qu'il est temps qu'on en parle.Ronald BLOUIN Saint-Léonard Le parc des îles en danger! PENIS COUHIJUIP_ Oepuis l'ouverture de notre glorieux casino, le parc des Iles, «le plus vaste espace vert de la ville» (selon le Plan directeur (1990) de l'arrondissement Centre), est abandonné aux joueurs et à leurs automobiles.Le plan directeur du parc des îles voulait, en 1993, «répondre aux besoins de la population en terme de récréation et de contact avec la nature».Pourtant, je n'ai jamais aussi peu senti ce contact qu'aujourd'hui.Pour un montréalais tel que moi, l'île Ste-Hélè-ne était, encore tout récemment, un remarquable havre de paix et de nature.à deux pas du centre-ville.C'était avant le plan directeur.Le dimanche 2 janvier dernier, voulant m'éloigner du brouhaha de la ville, je suis retourné, sans trop d'illusions, au parc des îles.Après avoir fait la file, comme à une heure de pointe, j'ai pu me trouver une place de stationnement à l'extrémité la plus éloignée du pont de la Concorde.Plutôt qu'un lac gelé, des arbres et des oiseaux, nous avons vu des files aux arrêts d'autobus du casino et tout un cortège de gens plus ou moins intéressants qui allaient y dépenser leur argent.Enfin arrivés sur l'île, ma copine et moi.nous nous sommes retrouvés avec tôut au plus une douzaine d'individus, a essayer de nous imaginer dans un parc.Le défilé des phares sur le pont, juste au dessus de nous, coupa le peu d'inspiration qu'il nous restait.l'ose à peine imaginer ce que deviendront les îles quand les voitures de ces 12 000 parieurs quotidiens viendront s'ajouter à celles des baigneurs et des amateurs de Formule un (dont je suis) ou de feux d'artifice.Le plan directeur de 1993 dit pourtant qu'on viendra aux iles «pour l'ambiance».Laquelle?«La circulation automobile sera restreinte et le nombre de places de stationnement sera graduellement diminué», nous disait-on.Le plan général de 1990 voulait «(diminuer) le nombre de stationnements de surface»! Ai-je bien lu ou ai-je mal vu?Vivement un service d'autobus haute-fréquence entre le casino et le centre-ville pour diminuer le nombre d'automobiles au parc des iles.La venue du casino a foutu en l'air le parc que nous avions.Et on nous demande maintenant de l'agrandir (sans doute pour accentuer un peu plus «l'ambiance» centre-ville du parc des îles).On doit au plus tôt établir un service d'autobus basé dans le vrai centre-ville et reliant directement et à haute fréquence le casino.Les visiteurs du Mont-Royal se stationnent rapidement en son coeur pour ensuite se perdre dans ses sentiers.De la même façon, les visiteurs de l'île Sainte-Hélène devraient avoir un accès rapide et non congestionné à la nature de leur parc.Seuls les piétons des îles devraient venir se retrouver sur ce pont de la Concorde, qui n'en est plus un.Intolérable est la violence ¦ Quand je vois une secte comme la Scientologie obtenir le statut de corporation religieuse auprès de l'Inspecteur général des institutions financières du Québec, je crois qu'il y a de quoi s'inquiéter.\tè Ma première impression a été que.des membres de la secte ont réussi à infiltrer les rouages du gouvernement, le connais cette secte.J'ai été sous son emprise assez longtemps pour savoir qu'elle n'a rien à voir avec les religions traditionnelles que nous connaissons.Sous le couvert de la religion, la Scientologie peut désormais se permettre de dispenser ses pseudo-thérapies sans être importunée par les lois qui régissent les corporations professionnelles.La prochaine manche à gagner, pour la Scientologie, est d'obtenir du ministère fédéral du Revenu un statut d'organisme charitable.Laissez-moi vous dire que, si elle obtient ça, ce sera une porte ouverte à n'importe quel organisme à prétention religieuse pour se soustraire aux lois fiscales du pays.À ce compte-là, pourquoi les vendeurs d'autos, par exemple, ne s'incorporeraient pas sous un statut d'organisme religieux?On sait tous qu'un bon vendeur d'autos ne vend pas des autos à ses ¦ A la suite de la lecture de l'article de Lucie Côté intitulé «L'individu qui disait avoir fait feu par «erreur» sur la fille de sa compagne est accusé de tentative de meurtre», paru en décembre dernier, je suis d'accord avec le verdict, car la violence est rendue intolérable.En premier lieu, la violence engendre le mensonge, puisque de nombreuses personnes commettant un acte de violence racontent toutes sortes d'histoires en cour et ne disent point la vérité.C'est pourquoi plusieurs d'entre elles ne sont pas incriminées.En second lieu, beaucoup de parents achètent des jouets de guerre à leurs enfants: Gl (oes, fusils à eau, Ninja Turtles, et viennent dire qu'il y a trop de violence.S'ils commençaient par acheter des jeux plus éducatifs, peut-être que ce fléau diminuerait.De plus, certains enfants se font battre par leur père ou ieur mère.Pauvres mioches qui doivent endurer cette violence! Que deviendront-ils plus tard?Feront-ils subir la même chose à leurs jeunes?Ainsi est rendue notre société.Pouvons-nous rétablir cette civilisation maudite?Raphaël, une des tortues Ninja.À Terrebonne, la culture ça se paye ! ¦ Venez vivre à Terrebonne, notre belle ville, où on construit beaucoup de maisons avec l'avantage d'avoir une réduction de taxes.Mais, en ce qui a trait au bien-être moral et culturel de chaque personne, à Terrebonne, notre maire, Iréné Forget, ne s'en préoccupe pas trop! Eh oui, vers le mois de novembre dernier, peu après les dernières élections municipales, on a voté unanimement une résolution en vertu de laquelle, dorénavant, les citoyens, hommes, femmes et enfants, devront payer pour obtenir des livres à la bibliothèque.Un tarif de 10 $ pour chaque personne (jeune ou moins jeune) ou 25 $ par famille sera chargé annuellement.C'est inconcevable! Notre maire ne s'est pas vanté de ça avant l'élection.Où place-t-il la culture dans la vie de tous les jours?Nulle part, car il ne pense qu'à faire grandir sa ville avec une réduction de taxes pour les nouveaux résidants.On paye pour tout, à Terrebonne, et nos jeunes, croyez-moi, n'ont pas grand chose à faire dans cette ville.Et pourtant, notre bibliothèque était un des seuls endroits gratuits.Bien entendu, il est trop tard pour contester! |e suis même certaine que bien des gens ne sont même pas au courant de cette décision.Moi-même, je l'ai apprise presque par hasard.Le 13 janvier, j'ai discuté avec madame Martin, de la Bibliothèque de Terrebonne, qui m'a confirmé l'existence de cette cotisation.Elle m'a fait remarquer que, de nos jours, on paye pour tout et qu'il faut donc payer aussi pour la bibliothèque.Pourquoi paye-t-on des taxes (très chères) à Terrebonne.Notre maire se vante qu'il n'augmente pas les taxes.Pourtant, l'an passé je n'ai vu aucune diminution sur mon compte de taxes.Il était resté stable, car on augmente l'évaluation.Où est donc l'économie?On paye cher notre culture à Terre-bonne, car nous sommes la seule ville où l'on doit payer pour obtenir des livres.Je me suis informée auprès de bibliothécaires d'autres villes comme Laval, Rosemère* Westmount, Outremont, Saint-Laurent, Montréal, Montréal-Nord et Lachine.À chaque endroit, on m'a répondu: c'est gratuit en autant que vous êtes résidant de la ville.Conclusion: Nous sommes la seule ville où on paye pour être abonné à la bibliothèque.Il faut être riche pour demeurer à Terrebonne.Notre maire, Iréné Forget, doit faire partie des gens riches.Avez-vous des enfants ou des petits-enfants, monsieur Forget?Nous, nous en avons et moi je n'ai pas les moyens de payer la culture de mes enfants.La lecture, chez moi, c'est une grande richesse et c'est pour cette raison que je suis choquée de cette politique.Dites-moi pourquoi je paye mes taxes?luste pour les déchets?Votre principal adversaire, lors des dernières élections, avait bien raison de dire que vous ne faites rien pour les jeunes.On en a maintenant la preuve.On en reparlera aux prochaines élections.|e me demande si, l'été prochain, je ne devrai pas payer pour m'asseoir sur un de vos bancs, à l'île des Moulins, afin de contempler la belle bibliothèque qui s'y retrouve.En 1987, j'ai quitté Montréal pour Terrebonne afin que mes enfants profitent du bien-être de la vie en banlieue.Aie-je bien choisi la bonne ville?Avis aux intéressés.Carole LA VIOLETTE Terrebonne clients, mais le bonheur de conduire.N'est-ce pas là un accroissement du bien-être spirituel?Alors, ne serait-il pas juste et équitable que ceux-ci soient aussi autorisés à donner des reçus pour déduction d'impôt?La Scientologie est une religion, c'est officiel.Mais je sais par expérience que sa charité est très bien ordonnée et qu'elle commence d'abord à se l'appliquer à elle-même.Le problème, c'est qu'elle ne va pas plus loin dans ses bonnes intentions; elle ne l'applique à personne d'autre.Ron Hubbard, le fondateur de la Scientologie, disait, danr une lettre à ses fidèles, que «la démocratie n'a rien rapporté de mieux à l'humanité que des ruines dans les déserts et de l'impôt sur le revenu».En présentant son organisme sous forme de religion, il escomptait le soustraire au fardeau fiscal et, du même coup, aux lois des corporations professionnelles.Il ne reste qu'à espérer que le ministère fédéral du Revenu ait un peu plus de discernement que l'Inspecteur général des institutions financières du Québec.Ou qu'il évite de se laisser infiltrer par des membres de la secte.fean-Paul DUBREUIL Sherbrooke Karine LAPIERRE 15 ans LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 23 JANVIER 1994 B 3 Le testament politique d ' Isocrate PIMM VENNAT ____ ~ * \u2022 ¦ ^ MMMMw *\t%»¦!»\u2022 .A* ÛV i'I i Éjfiwi pW a * .\tv \t \t, s v ' ri ' â^Sffmmàr \u2022 .flHHMÉ^MHl^»*- *\t k ' ¦ ' vEl»- 1 \u2022 \\\\ v i g^jfeêv\tinMMi \u2022 l \u2022' , ât-'.(r* ^ \\L 1E wli^iBfc^ \u2022\u2022 et\tr \t WÊtL^ .v ' ¦¦'*> < \" V L.as Ht - Jean O'Neil BONJOUR, CHARLES! Jean O'Neil PHOTO La Presse Pour chanter l'homme et son pays RÉGINALD MARTEL ¦ À commenter l'un après l'autre les livres de M.Jean O'Neil, on risque de radoter: il s'agit bien de la même chose, une exploration du pays et de ses habitants.Mais l'écrivain au moins ne radote pas.x :\u2022:¦>:\u2022>:>\u2022.¦; w;' m&M: A m*.-é LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE ./ \" \" r r .' V.\"«««S car il n'en finit plus de faire des découvertes, même s'il lui faut pour cela, sans doute, emprunter les chemins tracés par d'autres, rédacteurs de monographies de villages ou biographes de gloires locales.Ainsi le plaisir de lire est-il sans cesse renouvelé, tant la forme reste heureuse et le contenu consistant.Le prétexte de la nouvelle série de textes de M.O'Neil, dont quel-ques-uns ont paru dans La Presse l'été dernier et qui ont été retravaillés, c'est la naissance attendue, certainement arrivée depuis, d'un premier petit-fils.C'est à ce-lui-là que l'écrivain dit bonjour, parcourant pour lui des espaces tout pleins de la beauté des paysages et des êtres, et pour cela même dignes d'attention.D'autres font cela, mais la différence est énorme: M.O'Neil est un chroniqueur amoureux des autres, non de lui-même.Le recueil est fait d'une douzaine de textes principaux, datés du 16 juin au 17 septembre.L'été donc, ce rêve récurrent de nos longs mois de froid, conditionne le passage de l'écrivain dans les provinces du Québec.M.O'Neil peut ainsi, fort d'une science sans arrogance, voir et admirer ce qui échappe à la plupart des voyageurs, ne serait-ce qu'une humble fleur sauvage, égarée hors de sa zone de croissance naturelle.Car les plantes, dont le zizia doré \u2014 «attention à la prononciation/», nous avertit M.O'Neil \u2014, et les bêtes aussi, font partie des rencontres de l'écrivain.Elles lui parlent, il les écoute et leur répond; ceux-là s'entendent bien.Une science très douce On remarquera aussi, une fois encore, que M.O'Neil sait des choses sur ce qui ne se voit pas.Sur la géologie, entre autres sciences, qui a son importance.Après tout, ce qui est sous terre fonde dans une certaine mesure le réel visible.Comme d'ailleurs le passé, que révèle l'histoire grande ou petite, dans laquelle l'écrivain puise largement mais avec beaucoup de respect, pour ne rien trahir de ce qui est avéré; comme l'économie et la sociologie enfin, qui en disent long sur le peuplement du pays.Tant de science, dont l'usage est heureuse .;*ent très léger, trouve son utilité et son unité dans une vision du monde \u2014 de l'homme donc, pour cet humaniste \u2014 qu'on peut qualifier d'aimablement philosophique, avec un peu de morale comme il convient.Le petit Charles, dans l'esprit de pépé, sera un homme s'il souscrit à cette exhortation: «Nous sommes dignes de nous-mêmes dans la mesure où nous sommes dignes de nos ancêtres et de nos enfants.» Si vous êtes arrière-petits-fils de truand et père de dépravé, la commande n'est pas trop exigeante.Si M.O'Neil sait se débrouiller très bien avec comme seuls matériaux des sites et des paysages, au point de nous donner l'illusion de l'accompagner dans ses enthousiasmes, ce sont les humains qui ont tout de même la meilleure part.Des êtres qui sont tout sauf banals, soit pour leur réussiste professionnelle, comme le Premier ministre Wilfrid Laurier, soit pour leur singularité, comme le spirite Mackenzie King, soit encore pour leur insoumission, belle qualité irlandaise à laquelle M.O'Neil ne peut être insensible, et je pense ici à un certain Donald Morrisson, d'ascendance écossaise celui-là, dont la vie ressemble à un western.De belles rencontres D'autres rencontres ne sont pas moins étonnantes.Ainsi celle d'une Amérindienne réduite à quelques ossements et qui n'a pour nom qu'un numéro, qui fut enterrée à Coteau-du-Lac «ravant même que le pharaon d'Êgypte ne devienne le roi-dieu de son peuple»: le Nouveau Monde n'est pas né d'hier, quoi qu'en pensent bien des descendants d'Européens; ou celle de Henry David Thoreau, autre insoumis, qui vient nous voir, nous assure M.O'Neil, en 1850, et que la chute Montmorency émerveille, «rmais ce n'est pas un émerveillement qui se promène les baguettes en l'air.Non, c'est plutôt un émerveillement sobre et scientifique dans les moindres détails, comme un émerveillement d'amoureux méthodique et puritain ».L'humour et la fantaisie ont leur juste place, parmi les composantes de l'appareil documentaire, dans chacun des textes de Bonjour, Charles! Ils semblent i-népuisables \u2014à vrai dire, M.O'Neil ne force pas son talent pourtant bien réel \u2014, car il y avait les mêmes dans ces livres dont le présent recueil est la suite: Cap-aux-Oies, Promenades et Tombeaux, I Ile aux Grues et Géographie d'amours, tous parus aux Éditions Libre Expression.Voilà une musique, ni rhapsodie ni lamento, qui chante juste et bien.BONJOUR, CHARLES l, Jean O'Neil.Éditions Libre Expression, Montréal, 1994.138 pages.I Pour quiconque s'intéresse à la science politique au Québec, Gérard Bergeron est une institution.Doyen de nos politicologues (d'autres disent «politologues»), Gérard Bergeron a commencé sa carrière, en 1950, comme professeur de l'histoire des relations internationales et de l'organisation des systèmes internationaux, à l'université Laval.Mais c'est surtout comme analyste politique et ennemi acharné du duplessisme, alors qu'il signait des billets dans Le Devoir sous le pseudonyme de Isocrate que les citoyens moyens s'en souviennent.Quoi qu'il en soit, Gérard Bergeron qui, après avoir professé pendant plus de 30 ans à Laval, enseigna ensuite dix ans à l'École nationale d'administration publique a publié, depuis 1965, quatre livres sur la théorie de l'État.Aussi son dernier ouvrage, publié simultanément aux Éditions l'Harmattan de Paris et aux Presses de l'Université Laval, était-il attendu des connaisseurs comme le testament d'un grand maître.L'Etat en fonctionnement se veut en effet un résumé de la pensée de Bergeron sur le sujet dont il a assidûment traité depuis une trentaine d'années.Professeur émérite de l'Université du Québec, Bergeron est maintenant au Québec un aîné de sa profession, un professeur de prestige et une voix influente dans les débats que soulèvent les événements contemporains.Aux dires de ses collègues, l'oeuvre de Bergeron (il a publié en tout huit importants ouvrages au cours de sa carrière, dont l'un a même été préfacé par nul autre que le grand penseur politique français, Raymond Aron), ne dépend d'aucune école particulière de pensée politique.Raymond Aron écrivait même en 1965, en parlant de Bergeron, que cette thèse, il l'a conçue et pensée seul», tandis que 1?préfacier de L'État en fonctionnement, le professeur lames Driscoll, de Trent University, croit que .«la théorie de l'État de Bergeron: est difficile à classer, et on né peut aisément le situer dans les com* munautés intellectuelles d'un côté ou l'autre de l'Atlantique».; Au Québec, par exemple, certains représentants d'une généra^ tion plus jeune de chercheurs ont reproche à l'oeuvre thématique de Bergeron d'être une sorte de regard nostalgique sur le monde; moderne que nous avons perdu, ?L'État moderne apparaît à Gérard Bergeron comme le plus gi-i gantesque appareil du contrôle social qui ait jamais existé.Comv me citoyens, nous ne faisons guè-; re plus que critiquer ces gouver-nants-gérams que nous avons mis aux postes du pouvoir ou qui s'y sont installés.Par ailleurs.M/ Bergeron décrit une réalité ausst effarante que rassurante: la grande force de l'État, faite en grande partie d'inertie, proviendrait avant tout de son caractère de stricte indispensabilité! En effet, si l'on pouvait, par hypothèse, abolir l'Etat, par quoi le remplacer?Cela dit, L'État en fonctionnement, s'il constitue la synthèse et somme toute le testament intellectuel de Gérard Bergeron, est un livre aride, qui ne sera lu en entier que par les spécialsites.Dommage pour un homme qui s'est déjà baptisé Isocrate et si^ gnait régulièrement dans un quotidien.Mais le style de Bergeron n'a plus rien, maintenant, de journalistique.Ce qui n'enlève; rien à sa contribution, fort im-; portante, à la science politique telle qu'enseignée au Québec mais la destine, de plus en plus, à un public spécialisé.__________*__'M L'ÉTAT EN FONCTIONNEMENT, Gérard Berge% ron Coédition des Presses de l'Université Laval.Ouebec et de l'Harmattan, Paris.1993 174 pages, 24$.s vv\tr >.\" Gérard Bergeron Pierre Va!iières PIERRE VENNAT ¦ La mode est aux pamphlets! Même qu'on nous promet de faire la vie dure «aux poncifs qui ont cours ici et là depuis, surtout, la publication de La génération lynque de François Ricard.Après le Québécois Pierre Le-mieux, grand défenseur des libertés individuelles et du droit de posséder des armes à feu chez soi, qui a fondé la collection Inoclas-tes à Paris, Boréal avait décidé de se lancer dans le même genre en lançant une collection de pamphlets typiquement québécois.Pour en finir avec, placée sous la direction de Richard Martineau, de Voir.Voici maintenant que c'est au tour de grand concurrent So-gides, via VLB éditeur, que dirige lacques Larctôt, de ressusciter le nom de feu la revue Parti pris et de lancer, elle fjiœi, sa collection t de pamphlets, bous le nom de Partis pris actuels.Sogides ressuscite Vallières et se lance dans le pamphlet Pour inaugurer la collection, on ressuscite le vieux révolutionnaire Pierre Vallières, ex-fonda-teur de Révolution québécoise, ex-felquiste, célèbre auteur des Nègres blancs d'Amérique et ancien journaliste à La Presse et au Devoir.Vallières, après plusieurs années d'une «retraite» guère tranquille où il a tâté le journalisme social, l'autogestion et bien d'autres choses, parle maintenant du devoir de résistance, titre qu'il donne à son nouveau pamphlet et part en guerre contre les tenants du statu quo, du libéralisme économique, de la nécessité du chômage et de la fin des idéologies.Bref, toute une commande.Pour lui, il faut résister, il en fait même un devoir et réclame, tout comme Pierre Trudeau avant lui mais, bien sûr, dans un but différent, « une société juste ».Outre l'ouvrage de Vallières, la nouvelle collection, qui sera lancée en février, publiera également un pamphlet de lacques Pelletier, prof de littérature à l'Uni- versité du Québec à Montréal, directeur de la revue Voix et Images et collaborateur à Lettres québécoises.Dans ce pamphlet, intitulé Les habits neufs de la droite culturelle et qui, d'après son canevas, ressemble un peu à la thèse développée par Mario Roy dans Pour en finir avec l'antiaméricanisme, Pelletier, à partir des derniers ouvrages écrits par lacques God-bout, lean Larose, Denise Bombardier et François Ricard, se propose de démontrer que ce courant favorise le «relais européen», tout en défendant une option de nature à plaire aux nostalgiques de la culture traditionnelle, d'origine et de contenu essentiellement français; Pelletier parle d'un «réseau de soutien», qui va de L'Actualité au secteur culturel de Radio-Canada, en passant par, bien sur, Le Devoir et Voir, mais aussi Liberté et.le salon de Denise Bombardier Ça promet des grincements de dentr dans les salons d'Outre-mont! AUJOURD'HUI 13 H 30 fcil lire LES CHOIX DE LA SEMAINE L'auteur : DANY LAFERRIÈRE \u2022\t« Cette grenade dans la main du Jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit ?», vlb éditeur; * On a comparé Dany Laferrière à James Baldwin, le plus grand écrivain noir.Il en est à son cinquième roman, un roman intelligent, séduisant et., subversif, comme son auteur.» Danièle Bombardier les lectures de : PIERRE BOURGAUIÏ \u2022\tMarcel Proust, «À la recherche du temps perdu », Livre de Poche; « C'est la plus grande expérience de lecture qu'on puisse avoir.Personne n'a jamais écrit de cette façon et très peu oni eu autant de choses à dire.» \u2022\tJullan Rames, « Le perroquet de Flaubert », Stock ; « C'est un des livres les plus extraordinaires que j'ai lus de ma vie.C'est un livre charmant, fait avec beaucoup d'humour, beaucoup d'intelligence.Ici, Julian Barnes utilise un procédé intéressant pour montrer ce que peut être une biographie.» Le coup de cœur de Danièle Bombardier : \u2022\tJacques Poulin, « La tournée d'automne », Leméac ; « C'est un roman d'amour mais aussi un roman sur l'amour des livres, écrit tout en nuances et en douceur comme sait si bien le faire Jacques Poulin.» À souligner : \u2022\tPierre Bourgault, «Bourgault doux-amer», Stanké ; \u2022\tMarie-Claire Biais, « Parcours d'un écrivain, notes américaines », vlb éditeur ; \u2022\tPierre Yergeau, « La complainte d'Alexis-le Trotteur», l'Instant même ; \u2022\tDon Delillo, «Joueurs », Actes Sud.i: À PLAISIR DE iJRE Im semaine prochaine : Samedi 22 h ou dimanche 13 h 30 Emmanuelle Bemheim, auteure de « Smfem » et les lectures de lise Bissoiuiette.L'autre télé.L'autre vision.@ QueE bec LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 JANVIER 1994 D'amour et de guerre RlGINALD MARTli ¦ Mme Diane Giguère est toute jeune encore quand, en 1961, elle remporte le prix du Cercle du livre de France, aujourd'hui disparu mais alors prestigieux.Les lecteurs de cette époque déjà lointaine se souviennent peut-être: le Temps des jeux avait provoqué 4*- LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE ./ ~ Wm* Wiy/iv un petit scandale, parce que son auteur dénonçai! l'hypocrisie de la morale alors imposée et subie.Rien qui pût décourager l'éditeur Pierre Tisseyre, heureusement, qui savait placer au-dessus de tout la qualité littéraire des oeuvres qu'il éditait.Car cette qualité y était, étonnante si on tient compte de la production romanesque du début de la décennie soixante, sans tradition nationale ancienne, peu nombreuse et signée presque exclusivement par des auteurs débutants.Parmi ceux-ci, plusieurs sont devenus des écrivains de tout premier plan, M.André Lan-gevin notamment.Mme Giguère a eu une carrière littéraire plus discrète.Un récit est paru en 1965, l'Eau est profonde, puis un second roman, Dans les ailes du vent, en 1976.Près de vingt ans plus tard, et fidèle encore à l'éditeur qui l'a lancée, Mme Giguère nous offre un roman.11 y est question d'amour et de guerre et le rapprochement est astucieux, puisque voilà des situations qui se terminent par une victoire, parfois ambiguë, et une défaite.La narratrice sans nom de l'Abandon, comme le suggère le titre, est la vaincue.Endre l'a quittée, elle apprend à vivre seule, mais elle fera la rencontre, dans une maison presque abandonnée de la vallée de la Rouge, d'un homme qui éveillera chez elle, sans le vouloir mais sans s'y refuser, un désir,qui a la force de l'urgence.Guerrier et bourreau Cet homme, qui s'appelle peut- L'abftndon être lohnny, est un ancien combattant de la guerre américaine contre le Viêt-Nam.Quand il aura quitté à son tour la narratrice, bourreau involontaire peut-être \u2014 l'aurait-on enlevé?\u2014, celle-ci découvrira qu'elle ne sait vraiment rien de lui : déserteur ou héros?Elle aura au moins eu le temps d'en apprendre beaucoup sur cette guerre et sur le drame des proches de ceux qui, parce qu'on ne sait pas s'ils sont morts, sont considérés officiellement comme disparus.Dans l'amour comme dans la guerre, le statut des acteurs n'est pas toujours très clair.Mme Giguère, qui ne se complaît pas dans les constructions alambiquées, a choisi d'exploiter en parallèle les deux histoires qui ensemble font son roman.Pour la guerre, elle a travaillé en enquêteuse méticuleuse; pour l'amour, puisque ce sentiment échappe aux methodes d'analyse rigoureuses, elle a su emprunter discrètement aux états des saisons les métaphores qui peuvent le mieux expliquer le mouvement qui va de la naissance du désir à la mort des sentiments.Des sujets graves, mais la sobriété naturelle de son style a permis à la romancière d'éviter la boursouflure qui aurait détruit la vraisemblance.Une liste d'errata \u2014 il y aurait six fautes\u2014 est jointe à l'Abandon.Tant qu'à y être, l'éditeur aurait pu signaler une bonne demi-douzaine d'autres fautes.L'ABANDON, Diane Giguère.Éditions Pierre Tisseyre, Montréal, 1993.132 pages.v ¦ \"S*'' livre» Friedrich Nietzsche, le dernier des métaphysiciens d'après Le Figaro littéraire PARIS ¦ Quelques jours après la chute du Mur de Berlin, un journal de l'ex-RDA publiait une caricature très remarquée.On y voyait, dans un décor de séisme, un mausolée en ruine consacré à Marx, tandis que d'une tombe fissurée s'extirpaient à grand-peine Nietzsche.en compagnie de Heidegger! Image symbolique de la fin d'un interdit qui fut draconien.Fermé dès l'arrivée en Allemagne de l'Armée rouge, l'accès aux .archives Nietzsche, à Weimar, redevint possible en 1991, permettant aux historiens de se pencher 'de nouveau sur les documents et .les manuscrits.Ainsi put-on vérifier mieux l'ampleur des «interventions» anciennes.Et aussi comment s'opéra la récupération -de.sa philosophie par les nazis avec la complicité zélée d'Elisabeth, sa soeur, veuve de Bernhard Frûrster que le Times9 au tour* nant du siècle, avait appelé le m chasseur de juifs le plus repré-.sentatif d'Allemagne».- Paraissent aujourd'hui les Oeuvres de Nietzsche, qui rassemblent: en deux tomes les traductions révisées d'Henri Albert as-sorties de nombreuses notes.'.'Pfès de 3000 pages nous invitent à réfléchir sur notre monde \"avec le penseur qui impressionna si -fort Paul Valéry dès le début du FRIEDRICH NIETZSCHE r&JVRHS WV»*.siècle et qui fut un grand lecteur de Montaigne et de Baudelaire, de Chamfort et de Stendhal.Victor Hugo, en revanche, cet «âne de génie» l'agaçait.Jean Lacoste et lacques Le Rider nous rappellent dans leur présentation que la corporation philosophique française a longtemps boudé Nietzsche, pour elle insituable.On nous brosse un tableau saisissant de la première réception française de l'auteur de La Volonté de puissance.Tout à tour taxé de nihilisme, de «coqueluche des non-philosophes», d'iconoclaste, accusé de cruauté et de «volonté d'oppression.Ou encore choyé par l'Action française pour son conservatisme élitiste et sa critique de la démocratie et du nivellement social.La génération de Foucault, Deleuze, Derrida, fera de lui, lisons-nous, un instrument de la contestation du marxisme hégélien de l'après-guerre.Mais, à partir de 1936, c'est l'interprétation heideggérienne qui donna à Nietzsche le «brevet de grand philosophe».Pour Heidegger, Nietzsche est te dernier des métaphysiciens en qui se rassemblent tous les thèmes de la pensée occidentale «transmuée en destin», à l'heure du nihilisme européen et de la volonté de puissance.Son Zarathoustra, personnage mythique qui est à la fois son masque et son porte-parole, annonce le temps «où le combat va être mené pour la domination de la terre» et il décrit la naissance d'un homme nouveau, plus hardi et digne de sa mission, appuyé sur de nouvelles valeurs que l'effondrement du monde ancien rend nécessaires.Depuis des décennies, les écrits de Nietzsche apparaissent comme des sources inépuisables d'où jaillissent énigmes et invitations à la réflexion.Mais avec Nietzsche on n'en a jamais fini.Une lettre de lui, écrite en mai 1884, évoque les rumeurs que font courir contre lui «/es hommes qui ne comprennent que le langage de l'ambition », écrit-il.«Qui sait combien il faudra de générations pour produire quelques hommes qui comprendont dans toute sa profondeur ce que j'ai fait.Et même alors, je suis effrayé en pensant à tous ceux qui, totalement incompétents, et sans justifications, se réclameront un jour de mon autorité.Mais c'est le supplice de tous les grands maîtres à penser de l'humanité: ils savent qu'au gré des circonstances et des accidents, ils peuvent conduire l'humanité au malheur aussi bien qu'au bonheur.Cela étant, je veux moi-même tout faire au moins pour ne pas favoriser les malentendus les plus grossiers.» Sa coeur, assurément, ne l'y aura guère aidé.C'est elle qui, la première, contribua à détourner de son sens les notions de «surhomme» et de volonté de puissance les égarant dans les parages d'un mythe aryen sur fond de darwinisme social.«Nous sommes très heureux que Mussolini et Hitler aient accepté Nietzsche», écrit-elle en 1933, et elle offre la canne de son frère au Fuhrer ainsi que l'original de la pétition antisémite (trois cent mille signatures) qu'elle avait remise jadis au chancelier Bismarck qui n'en fit aucun cas.Les nazis, Alfred Rosenberg en tète, surent exploiter à fond la notoriété pour accréditer la thèse de liens étroits existant entre Nietzsche et le national-socialisme.Après l'effondrement du Me Reich, comment s'étonner qu'il se trouva des gens pour accuser Nietzsche.d'être responsable du génocide.OEUVRES, TOMES 1 ET 2.Friedrich Nietische.Laffont, collection Bouquins, Paris, 1993.1552 et 1792 pages.Les best-sellers de Tanguay *\t\u2022\u2022 4 \u2022 \u2022 \u2022\t\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 ^ 4 V \u2022 .â % \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 » .\u2022 ,r * * \u2022 ¦% La bibliothèque de Tanguay ne s'enrichit que grâce aux dons.'SÛlfEpiElAPAGEBI rt- w « « '.f \u2022'\"'\u2022Les livres les plus populaires, 'ceux qui ne transitent même pas ' sur tes tablettes parce qu'on se les \u2022êehadge entre copines, traitent ' tons de parapsychologie, d'ésoté-ftsftiè t>u d'astrologie.Le pouvoir çfeS rêves et Astrologie chinoise \"tffidkionnelle sont les best-sellers 'tte Tanguay.' * Un grand classique aussi chez ^^imroes dont les démêlés avec la justice pénale sont souvent reliés à' la condition féminine Ces femmes qui aiment trop, par à^TQflle.Même si plus de 88 p.cent d'entres elles ont été victimes ; La Courte Échelle au Mexique ¦ Certains se demandent parfois si la participation d'éditeurs québécois à des foires à l'étranger donne des résultats concrets.S'il faut en croire Barbara Creary, responsable des droits internationaux aux éditions la Courte Échelle, la réponse est oui.Barbary Creary est en effet revenue enthousiasmée, à la veille des Fêtes, d'un voyage à la Foire internationale du livre de Guadalajara, au Mexique, où elle a conclut la vente des droits de dix romans de la collection Roman leunesse dont ceux, entre autres, de Ginette Anfousse, Chrystine Brouillet et Denis Côté.Cette nouvelle entente porte à 46 le nombre de titres de la Courte Échelle traduits en langue espagnole et en vente dans toute l'Amérique latine.Plus de 100 000 exemplaires de livres d'auteurs québécois de la Courte Échelle en traduction espagnole ont été vendus depuis moins d'un an.En fait, jusqu'ici, les livres de la Courte Echelle ont été traduits dans neuf langues et distribués dans un nombre incalculable de pays.10e anniversaire du Salon du livre de la Côte Nord C'est le Salon du livre de la Côte-Nord, des 17 au 20 février, qui inaugure la saison 1994 des salons du livre au Québec.En fait le Salon de la Côte-Nord en profitera pour célébrer son 10e anniversaire.À cette occasion, le Salon a lancé un nouveau concours littéraire, s'adressant aux élèves du 2e cycle du primaire, à ceux du secondaire et à ceux du post-secondaire, ainsi qu'aux adultes en général et intitulé C'est mon opinion.On demande aux participants dans chacune des catégories (élémentaire, premier et deuxième cycle du secondaire, post-secondaire et adultes) de faire une critique inédite d'un roman, conte, fable ou légende de langue française.Les lauréats seront proclamés lors de la clôture du Salon, le 20 février.15e Salon du livre de l'Outaouais Présidé par (acques Godbout, qui lançait dernièrement son dernier roman Le Temps des Galarneau, et sous le thème de «Viens-tu au Salon», le Salon du livre de l'Outaouais, pour sa part, en sera cette année à sa 15e présentation.Outre Godbout, les quatre invités d'honneur seront les écrivains Chrystine Brouillet, lean-Louis Grosmaire, Dany Laferrière et (acques Michaud.Comme à l'accoutumée, le Salon se tiendra au Centre des congrès de Hull.Il débutera le 23 mars et se terminera le 27 au soir.Pour mousser la participation, le Salon du livre de l'Outaouais et les deux Librairies du Soleil, celle de Gatineau et celle de Hull, lancent un concours intitulé Lecturojeune.11 s'agit d'un jeu questionnaire destiné aux élèves du deuxième cycle du primaire des sept comissions scolaires de l'Outaouais québécois.Ce concours a pour objectif de promouvoir la lecture et la connaissance des oeuvres de littérature de jeunesse auprès des élèves tout en organisant une activité littéraire d'animation en lecture dans les écoles de la région.Dolce vita et relève au féminin C'est sur la Dolce vita que devront écrire les auteures désireuses de se mériter, en 1994, le Prix Arcade de la relève au féminin.Arcade, on le sait sans doute, est une revue surtout de poésie fondée en 1981 par Claudine Bertrand.Elle se définit comme «la seule revue de l'écriture au féminin, au Québec», et ouvre ses colonnes à toute femme désireuse de donner à lire son imaginaire, sa réalité, sa relation au monde et à elle-même dans un langage et un lieu qui lui appartiennent.Le concours est ouvert à toute auteure qui n'a jamais, jusqu'ici, publié un ouvrage littéraire chez un éditeur reconnu.Les concurrentes ont jusqu'au 30 juin 1994 pour adresser leur manuscrit à la rédaction d'Arcade au Casier postal 397, Succursale Outremont, H2V 4N1.Pour en savoir plus long, on peut composer le 819-379-9813.Quant à Claudine Bertrand, toujours active à Arcade, elle publiera au printemps une série de 13 entretiens parus dans la revue et réunis sous forme de recueil sous le titre de La passion au féminin, chez XYZ.Les découvertes de Janou Saint-Denis Inlassablement, maintenant que le congé des Fêtes est loin derrière nous, la poète animante (anou Saint-Denis a repris le collier pour animer ses soirées «Place aux poètes», tous les mercredis, au Café Vogue, boulevard Saint-Laurent, angle Rachel.Cette semaine, elle présentera ses découvertes «poésie-jeunesse», soit Christine Falardeau, Denis Ferland, Amélie Huard, Catherine Larivain, Christian Pilotte et Éric Roger.Outremont fête ses écrivains Enfin, Outremont, la ville qui compte le plus d'écrivains au mètre carré au Québec, les fêtera à son hôtel de ville, jeudi.Le maire |ean Pominville y sera ainsi que les auteurs d'Outremont qui ont publié en 1993.Le tout sous l'auspice de l'Association des amies et amis de la bibliothèque d'Outremont.Élisabeth Marchiaudon, de la Librairie Hermès, une autre institution d'Outremont, y tiendra une exposition-vente des livres d'auteurs outremontais à compter de 15 heures.\u2022 ¦ v -1946.\u2022\tLa Ronde (Max Ophuls)*-1950.\t'\t.\u2022\tLe Testament du docteur Cor-delier ( Jean Renoir) - 1959._\t\u2022 Le four le plus long ( Ken An- L Opalë du Testa- nakin)-1962.ment du Dr Cordeher \u2022 La Grande frousse (Jean-Pierre Mocky ) - 1964.\u2022 La Nuit de Varennes ( Ettore Scola ) - 1982.>\\;>> Au 7M » \u2022 , 4 à \\ \u2022\tLe Soulier de Satin (Claudel ) - 1943.\u2022\tMalatesta (Montherlant) 1950.\u2022\tBacchus (Cocteau) - 1951 \u2022\tLe Rhinocéros ( Ionesco ) - 1959.\u2022\tOh les beaux jours ( Beckett ) - 1963.\u2022\tDes journées entières dans les arbres ( Dura* h-1965.\u2022\tLe Silence et le mensonge ( Sarraute ) - 1965.\u2022\tLes Paravents (Genêt)- 1965.\tT .: \u2022\tVa et vient et Comédie ( Beckett ) - 1965.' y - \u2022\tDélire à deux ( Ionesco ) - 1966.\u2022\tChicago ( Sheppard ) - 1966.\u2022\tL'Amante anglaise (Duras)- 1968.\u2022\tHaute surveillance (Genêt ) -1970 \u2022\tHarold et Maud (Higgins)- 1973.\u2022\tLa Dernière bande (Beckett) - 1974.\u2022\tC'esf beau (Sarraute) - 1975.\u2022\tEquus ( Shaffer ) - 1976.\u2022\tElle est là ( Sarraute ) - 1979.\u2022\tAntigone toujours ( Bourgeade) - 1982.\u2022 \u2022 \u2022 » » *.\u2022\u2022 i- t\"Pi \u2022i'KiO* ^ * -4M » * w^n M ,î m Théâtre lyrique e Carmen (Bizet)- 1969 La version Barrault de cet opéra célèbre* meurée légendaire.Après avoir conquis PaH^ Carmen de Barrault a triomphé à New York, à Bec-lin et dans d'autres grandes capitales au coucs dos années 70.\tx,«4iST lean-Louis Barrault est également l'auteur sieurs ouvrages, parmi lesquels Réflexion* théâtre, Comme je le pense et Saisir le présept. PB LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 JANVIER 1994 rraiiiiiit; vjruiiciiui i c ! I I ( I < » 1 l I ! I I I I ( C $ < I C < i t i I i 1 t I « t I I I « C t « S « è t I v s l i c L % t collaboration spéciale Mourir d'amour.ombien de fois faut-il \\ w mourir d'amour?Le ; comédien Yves Soutière est prêt à aller jusqu'à 10 fois, avec la jeune actrice française tydia Andrei ! Non, il ne - .s'agit pas d'une nouvelle idylle, bien qu'on ne connaisse pas J^Kàvenir! Yves et Lydia ont été : ; choisis, les chanceux, pour former le couple vedette de l'ambitieux projet de télésérie con-par Fernand et Bernard insereau dans le cadre du -Ptogramme de coscénarisation J de coproduction avec la rrahce: «Francofiction».rCette nouvelle série télévisuelle est coproduite par Jacques Bonin et Claude Veillet pour la maison Téléfiction, avec Le Sabre Groupe de France, à 50-50.Il s'agit d'une série de 10 épisodes bouclés (chacun complet en lui-même) de 52 minutes à héros récurrents.L'astuce?Un vieux couple «d'amoureux se retrouve au Pâli ndis et demande une autre chance de vivre un grand amour.Yves et Lydia se retrouveront d'un épisode à l'autre prêts à vaincre tous les obstacles pour connaître l'amour éternel.Voilà un beau contrat et un travail qui ne devrait pas être désagréable! Combien de fois faut-il mourir d'amour?sera diffusé la saison prochaine à Radio Québec et France 3.La coscénarisation s'est déroulée lors d'un stage de co-écriture, très stimulant paraît-il, avec les jeunes scripteurs français et québécois, supervisés par Fernand Dansereau (Les filles de Ca-leb, Shehaweh) pendant neuf semaines au Québec et quatre semaines en France.C'est Richard Ciupka ( Coyote avec Mitsou) qui a été choisi comme réalisateur des cinq épisodes à tourner au Québec! il est d'ailleurs déjà en tournage depuis dimanche dernier à Montréal du premier épisode, intitulé Miséricorde/, un scénario «rétro» de Marc Grégoire dont l'action se situe en 1940.Yves Soutière joue le rôle d'un médecin dont l'épouse, Lydia Andrei, est malheureusement stérile.Ensuite ils tourneront Fil à bâtir, un scénario d\"Isabelle [l ,J>oré, et Chez Régine de Ni-
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