La presse, 8 février 1994, Cahier A
[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMERIQUE Comment réduire vos Informations: 723-6269 Miami: 1,50 S US Îles-de-la-Madeleine : 1 $ # MONTRÉAL, MARDI 8 FÉVRIER 1994 110e ANNEE N° 108 60 PAGES, 4 CAHIERS Taxes en sus A 3$ le paquet, les jeunes vont fumer davantage Ensoleillé etfroid tnax -17/min - 19 page S16 Le plan de lutte à la contrebande inclut une taxe à l'exportation, des contrôles policiers renforcés et une campagne anti-tabac province à faire équipe aujourd'hui avec le gouvernement fédéral dans sa lutte poi,r faire échec à la contrebande.Dans la capitale fédérale, on s'attend à un tollé des autres provinces et des groupes anti-tabac.D'ailleurs, le premier ministre néo-démocrate de l'Ontario, Bob Rae, a donné hier un avant-goût des critiques que prévoit essuyer le gouvernement Chrétien au cours des prochains jours.«Nous n'acceptons pas qu'une ou deux provinces puissent diriger la politique de toutes les autres», a-t-il m unes, sera présenté comme une offensive nationale vigoureuse pour briser les réseaux de contrebande.Les contrôles policiers seront renforcés, une campagne anti-tabac sera lancée et une taxe à l'exportation sera appliquée sur les produits du tabac, selon les informations obtenues par La Presse.' Mais en dépit de la ronde marathon de négociations des derniers jours et de l'intervertion personnelle de M.Chrétien auprès de plusieurs premiers ministres provinciaux, le Québec sera la seule déclaré.Plusieurs groupes anti-tabac ont aussi accusé le gouvernement fédéral de concocter un plan en fonction des seuls intérêts du Québec.our faire échec à la contre-m* bande du tabac, les gouvernements Chrétien et Johnson annonceront ce matin un vaste plan d'action qui ramènera à un peu plus de 24$ le prix moyen d'une cartouche de cigarettes au Québec, mais auquel aucune autre province n'adhère pour l'instant.Le plan fédéral, qui sera dévoilé à lOh par le premier ministre Chrétien à la Chambre des com- VOIR CARTOUCHE EN A 2 ¦\tLes ministres de la Santé voient rouge.Page A 4 ¦\tLe Congrès américain demande â Ottawa de ne pas abaisser ses taxes.Page A 5 m La chronique de Lysiane Cagnon.Page B 3 lus de 75 p.cent des ¦^jeunes fumeurs du Québec diminueraient leur consommation ou cesseraient simplement de fumer s'ils devaient payer 6$ le paquet de cigarettes.Mais 61,2 p.cent d'entre eux s'approvisionnent en tabac de contrebande.La Régie régionale de la santé et des services sociaux de la Montérégie a rendu public hier un sondage effectué par le Groupe Léger & Léger auprès de 400 répondants du Québec âgés de 12 à 18 ans.Sujet de l'enquête: le prix des cigarettes, facteur déterminant du tabagisme chez les jeunes.Les jeunes de 12 à 18 ans fument dans une proportion de 25 p.cent.Un tiers d'entre eux aimeraient qu'on les aide à cesser de fumer, 65 p.cent pensent qu'il est trop facile de se procurer des cigarettes et 53 p.cent sont d'avis qu'on ne fait pas assez d'efforts pour encourager les jeunes à rester non-fumeurs.Pour le docteur Luc Boileau, directeur de la Santé publique de la Régie régionale de la Montérégie.une diminution des taxes sur le tabac destinée à enrayer la contrebande aurait pour ef\" fet d'accroître la consommation chez les jeunes, avec les conséquences qui en découlent pour leur santé.Au Québec seulement, le tabagisme est responsable de 10000 décès par année et de dépenses annuelles de 2,4 milliards de dollars en services de santé.Si le gouvernement abaisse les taxes, le docteur Boileau prévoit une augmentation inévitable de la consommation de 40 à 50 p.cent chez les jeunes.Il réclame des mesures anti-tabagisme et des mesures éducatives et promotionnelles, ainsi que des campagnes anti-tabac annuelles.À titre de mesures législatives, le docteur Boileau propose d'interdire de vendre des cigarettes aux moins de 18 ans, d'interdire de vendre les cigarettes à l'unité et en paquets de moins de 20 unités et d'interdire la vente de cigarettes dans les machines distributrices, les pharmacies, les établissements scolaires et les établissements de santé.Le sondage Léger & Léger a été réalisé auprès de 400 Québécois âgés de 12 à 18 ans pouvant s'exprimer en français.Les entrevues ont été effectuées par téléphone les 2, 3 et 4 février derniers.Sur l'échantillon de base, 623 personnes ont été admissibles pour l'étude et le taux de réponse s'est situé à 64,2 p.cent.Les résultats du sondage ont été pondérés selon le sexe et l'âge.?Bosnie: les USA ont rejoint la prudence du Canada, dit Ouellet Le biathlon vu par Myriam Bédard pages S8-S9 M SSL\tIe président des États-Unis était prêt à bombarder le soir même de la réunion des ministres de l'OTAN.|'ai constaté que les propos qu'il tient maintenant sont beaucoup plus près de ceux que moi j'avais tenus à Bruxelles», a déclaré hier le ministre des Affaires extérieures, André Ouellet, lors d'une rencontre avec La Presse.«On s'est peut-être fait bousculer à Bruxelles, mais les autres constatent aujourd'hui que c'est facile de dire qu'on bombarde, mais qu'une fois les avions partis, ceux qui seront appelés, au sol, à imposer une paix ou à composer avec ce qui en restera, c'est là où la sagesse et les difficultés seront importantes», a-t-il poursuivi.Le ministre apportait à Montréal, dans le cadre de la Semaine du développement international, son message de sensibilisation aux réalités des pays pauvres, mais c'est le dossier explosif de ia Bosnie qui a dominé la rencontre de près d'une heure, dramatisé par l'obus qui tua 68 civils et en blessa 200 autres samedi dans un marché de Sarajevo.Le premier ministre (ean Chrétien, qualifiant la situation de «très, très mauvaise» et décrivant ce massacre comme un «acte barbare inacceptable», déclarait hier aux Communes que le Canada consultait les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, et attendait les rapports de ses officiers en Bosnie afin de jauger le pour et le contre des frappes aériennes.Le ministre de la Défense, David Collenette, estimait de son côté qu'il existe «d'autres moyens de rétablir la paix, sans mesures drastiques».«Si on escalade le conflit, on n'est pas sûr de ce qui arrivera après.Il ne faut pas accréditer la thèse que l'on n'agira jamais malgré nos belles paroles.Une partie de poker est engagée avec les belligérants, qui se disent qu'ils peuvent continuer parce que l'ONU Luc Plamondon partage sa \"Victoire avec Michel Berger page B 5 Les bourses se redressent du choc de vendredi page Cl Un nouveau transporteur nolisé basé à Québec page Cl PHOTO AP Le petit Izmir Rasimovic, âgé de 6 ans, qui souffre d'une blessure au cou, prend son mal en patience à l'hôpital militaire américain de Landstuhl, en Allemagne, en s'amusant avec un petit drapeau américain.Il fait partie d'un groupe de 56 Bosniaques blessés lors du massacre du marché de Sarajevo qui ont été amenés dimanche à Landstuhl à bord d'avions-cargos américains.Entre-temps, l'Union européenne a demandé hier la levée du siège de la capitale bosniaque «par tous les moyens, y compris une intervention aérienne», mais sans reprendre l'idée française d'imposer un ultimatum aux Serbes.Quant à la Russie, elle a réaffirmé son opposition à l'utilisation de la force aérienne contre les Serbes, en faisant valoir que la tuerie de Sarajevo était un « piège » qui pourrait entraîner une répétition du scénario qui avait abouti au déclenchement de la Première Guerre mondiale (l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, le 28 juin 1914).Pour leur part, les États-Unis ont apporté leur soutien à la requête du secrétaire généra! de l'ONU, qui a démandé dimanche au Conseil de l'OTAN d'autoriser le principe de frappes aériennes contre certaines positions d'artillerie à Sarajevo.À lire en page C 12 - immobilier \u2022 marchandises VOIR OUELLET EN A 2 emplois automobiles propositions d'affaires informations B5 à B8, B15-B16 - Ciné-horaires y télé horaires > télévision_ Ottawa et Québec ont signé l'entente de 1,57 milliard sur les travaux d'infrastructure tre-villes.Le maire de Laval Gilles Vaillancourt a réclamé une part de cette enveloppe, affirmant que la moitié de la clientèle des centres commerciaux venait de l'extérieur de cette municipalité et que des institutions financières y avaient établi des centres régionaux.La Ville de Montréal a droit, en plus des fonds spéciaux, «à 175 millions de travaux admissibles, soit plus qu'elle n'en a effectué au cours des récentes années», a déclaré M.Ryan.La ministre Monique Gagnon- Tremblay a affirme que le programme permettra de maintenir 8000 emplois et d'en créer 12000 autres qui, a-t-elle soutenu, «demeureront après la construction».M.Ryan et des fonctionnaires qui assistaient à la conférence de presse ont toutefois indiqué qu'ils ne partageaient pas son optimisme au sujet de la permanence de ces emplois.Outre les rues, trottoirs, aqueducs, ponts et viaducs, l'entente inclut, pour les villes de 5000 habitants et plus, les murs antibruit, les murs de soutènement, les équipements d'évacuation et d'interception des eaux usées, les équipements de captage et de distribution de l'eau potable, y compris la protection contre les incendies, etc.On exclut toutefois les travaux qui ajouteraient à l'étalement urbain.M.Ryan a déclaré qu'«un projet important en matière énergétique a été présenté et il sera exa- prévoit entre autres que 300 millions serviront aux «grands projets à incidences urbaines».Ils seront choisis par le gouvernement du Québec, en consultation avec celui du Canada.L'agrandissement du Palais des congrès de Montréal «n'est pas exclu à priori», a déclaré le ministre des Affaires municipales Claude Ryan, qui aura la haute main sur le programme au Québec.Une somme de 60 millions sera par ailleurs réservée à des projets visant le renforcement des cen- Economie uébec étalera sur dix ans le remboursement aux municipalités de sa part des coûts des travaux d'infrastructure qui seront entrepris en vertu de l'entente de 1,57 milliard signée hier par des ministres provinciaux et fédéraux.Ottawa devra de son côté payer comptant et «promp-tement».Ottawa, Québec et les villes paieront chacun le tiers des factures en vertu de cet accord, qui Éditorial Etes-vous observateur?Feuilleton_ Horoscope Le monde Loteries VOIR PART EN A 2 Mot mystere ¦ Les libéraux de Johnson n'ont pas oublie leur visibilité.Page B 1 Rtjean Tremblay PUIS 67$ DE IAXES FORT LAUDERDALE TM> \" QKLAWPO VOLS ALLER/RETOUR / | | f\tVOLS ALLER/RETOUR Départ 10 février L*J> ^ f A F\tDéport 16 février I SEMAINE A PARTIR DE MÊS mJ /\t1 SEMAINE À PARTIR DE Plot* kmitees selon lo disponibilité ou moment de la reservotion.les vols de ItOYAl sont nokses, conformément oux dispositions VARA contenues dons ie reglemeni s»w les transporteurs oeriens.CONSUUJi vornAGm PiVOYACES Demain dans La Presse SUITE Dfc LA UNE f.Georges Lévesque ¦ Son style intelligemment déglingué a fait de Georges Lévesque l'enfant terrible de la mode québécoise.En effet, ses robes néo-hlppies n'évoquent en rien le style conventine, pas plus que la façade de la boutique Scandale, décorée d'immenses insectes, rappelle un couvent.Comédien et danseur avant d'être designer, ce bohème de 42 ans est atterri par hasard dans le milieu de la mode.Avant d'habiller les Diane Dufresne.les Pascale Bussière et les Jean Le-loup, avant d'avoir pignon sur le boulevard Saint-Laurent, il a balancé une quantité de vêtements à la poubelle I A lire demain dans le cahier VIVRE.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022\tà Montréal : Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de9 h à 20 h; \u2022\tà Montréal : Université du Québec à Montréal, avec la collaboration du Club social du personnel, pavillon ludith-lasmin, la Grande place, 1455, rue Saint-Denis, de 10 h à 18 h; \u2022\tà Montréal : Université de Montréal, faculté des arts et sciences, cafétéria, 2e étage, 3200.rue Jean-Brillant, de 10 h à 16 h; \u2022\tù Valleyfield : Collège Val-leyfield, 169, rue Champlain, de 9 h 30 à 15 h 50.Et les taxes sur l'alcool?d'aprùs CP OTTAWA M Devant la réduction des taxes sur les cigarettes, les producteurs d'alcool songent à demander que le même régime leur soit appliqué.«L'alcool de fabrication illicite ou de contrebande nous fait perdre annuellement des revenus allant jusqu'à un milliard de dollars», fait valoir Françoise Parent, porte-parole de l'Association canadienne des distillateurs, qui précise qu'à rencontre des cigarettes, qui sont fabriquées au Canada et y reviennent en provenance des Etats-Unis, la plus grande partie de l'alcool de contrebande est fabriquée aux Etats-Unis, ce qui, dit-elle, cause un tort énorme à l'industrie canadienne.Soulignant qu'au Canada, l'alcool est taxé à 83 p.cent, c'est-à-dire plus que les cigarettes ou l'essence, alors qu'il ne l'est qu'à 42 p.cent aux Etats-Unis, Parent affirme que la meilleure façon de combattre la contrebande serait de réduire les taxes.Le président de la Fondation de recherche sur la toxicomanie.Mark Taylor, réplique qu'un plan de ce genre serait catastrophique pour les programmes de santé canadiens.«c Prônera-t-on bientôt l'élimination des limites de vitesse parce que certaines personnes conduisent trop vite?» demande- Hl.Selon lui, il n'existe aucune raison logique pour le gouvernement fédéral de réduise les taxes sur l'alcool afin d'empêcher l'entrée de l'alcool de contrebande au Canada.La quotidienne\ta trois chiffres\t104 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t0693 nr.ABONNEMENT 285-6911 Lm servie» tfti abonnements \u2022et ouvert du lundi mu vendredi de 7 h à 17 h 30 i RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Orendes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Telè* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-71 11\"] 285-6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 la presse est oubliée par la presse.ltée.7.rue Saint-Jacques.Montréal h2y 1k9 Seule la Presse Canadienne est autonsee à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés « Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i- -i | CODE DU JOUR 06-2 MARDI 1 8 FÉVRIER 1994 | CARTOUCHE La cartouche à 24$ Le Nouveau-Brunswick pourrait cependant emboîter le pas aux gouvernements fédéral et du Québec au cours des prochains jours.Déjà en 1992, cette province avait tenté de freiner la contrebande en diminuant unilatéralement ses taxes sur le tabac, un geste qui s'était avéré inutile mais qui prendra une toute autre dimension lorsque appuyé par le fédérai.Le plan du gouvernement Chrétien prévoit notamment une baisse des taxes pour ramener le prix des cigarettes vendues légalement à un niveau plus près du prix demandé sur le marché noir.Ainsi, les taxes d'accise fédérale et provinciale seront toutes deux réduites de 5$ par cartouche de 200 cigarettes.Toute baisse supplémentaire de la taxe provinciale, jusqu'à concurrence de 10$, sera aussi compensée à 50 p.cent par le Trésor fédéral.À l'effet direct de la réduction des taxes d'accise sur le tabac, il ' faudra tenir compte de l'impact au niveau de la taxe de vente provinciale et de la TPS.Ainsi, chaque réduction de I S des droits provinciaux et fédéraux équivaut dans les faits à une baisse de prix de 1,16$.Au Québec, les deux gouvernements consentiront chacun dans un premier temps une baisse de 5$ de leurs taxes d'accise.Québec consentira une baisse supplémentaire de 10$, qui sera compensée à moitié au chapitre des finances publiques de la province par le Trésor fédéral.Québec renoncera ainsi à la plus grande partie de ses droits de 18,40$ environ qu'il prélève sur une cartouche de 200 cigarettes avant la taxe de vente.À tout prendre, selon les informations obtenues, l'action conjuguée des deux gouvernements ramènera ainsi «à une moyenne de 24$ et des poussières» le prix d'une cartouche qui se vend actuellement 46$ au Québec.Taxe à l'exportation Le plan fédéral de lutte à la contrebande prévoit de plus le rétablissement d'une taxe à l'exportation d'un maximum de 85 la cartouche, comme le révélait La Presse la semaine dernière.Cette taxe vise à accroître le prix des cigarettes canadiennes vendues sur le marché américain, où s'approvisionnent les contrebandiers.Par conséquent, cette taxe aura pour effet de hausser le prix des cigarettes sur le marché noir.En rétablissant la taxe à l'exportation, Ottawa entend démontrer que les manufacturiers sont mis à contribution.Le produit de cette taxe contribuera en partie à financer une campagne anti-ta-bac ainsi que les compensations financières versées par le gouvernement fédéral aux provinces qui consentiront des baises supplémentaires de leurs taxes d'accise.Le précédent gouvernement conservateur avait déjà imposé une taxe à l'exportation de 8$ sur la cartouche de cigarettes pour une période de deux mois, en 1992.Mais cette taxe avait été ablolie devant les protestations des manufacturiers, qui avaient menacé de déménager leurs installations de production à l'étranger et les 2 500 emplois qui y sont liés.En rétablissant cette taxe à l'exportation, le gouvernement Chrétien cherche aussi à amadouer certains députés des banquettes libérales qui s'opposent à la baisse des taxes et qui estiment que les manufacturiers seront les grands gagnants d'une baisse du prix des cigarettes.Le plan fédéral comprend aussi une série de mesures pour resserrer les contrôles policiers, notamment aux frontières et aux réserves amérindiennes engagées dans le trafic du tabac.Pas moins de 87 agents seront ajoutés aux forces de la GRC affectées à la lutte à la contrebande.De plus, des mesures législatives seront déposées aujourd'hui pour amender la loi fédérale sur les douanes et accises et ainsi accorder à d'autres corps policiers certains pouvoirs jusqu'ici réservés à la GRC, comme l'a souhaité le gouvernement du Québec.Enfin, une campagne anti-tabac de 180 millions sera aussi lancée pour tenter d'apaiser les craintes des gouvernements provinciaux et des groupes anti-tabac qui prévoient que la baisse du prix des cigarettes encouragera la consommation du tabac, notamment chez les jeunes.Malgré cette campagne de sensibilisation contre les effets nocifs du tabac, le gouvernement Chrétien prévoit subir les foudres de plusieurs gouvernements provinciaux, notamment à l'occasion de la première réunion fédérale-provin-ciale des ministres de la santé qui se tient aujourd'hui et demain dans la capitale fédérale.?PART La part de Ouabac sera etalaa sur dix ans miné sérieusement».Des travaux au Jardin botanique sont aussi envisagés.Une enveloppe de 25 millions est réservée pour l'expérimentation de nouvelles technologies, ce qui comprend entre autres des méthodes pour effectuer «la gestion par le secteur privé d'infrastructure».Pour les villes de 5000 habitants et moins, un fonds spécial de 50 millions permettra notamment au ministre des Affaires municipales d'accorder un soutien additionnel à des projets qui pourraient favoriser le regroupement des municipalités.Globalement, le programme consacrera 960 millions aux villes de 5000 habitants et plus, dont 60 millions pour la revitalisation des centre-villes, 290 millions pour les municipalités comptant moins de 5000 âmes, 25 millions pour les nouvelles technologies et 300 millions pour les grands projets à incidences urbaines.En ne tenant pas compte des fonds spéciaux, les villes de plus de 5000 habitants auront droit à 172$ per capita et les autres à 143$.Les projets seront soumis par les municipalités au ministère des Affaires municipales, qui choisira ceux qui seront soumis à un comité de gestion fédéral-provincial.Les représentants du Québec seront nommés par M.Ryan.En principe, les villes devront présenter des projets qu'elles n'auraient pas réalisés si ce programme n'avait pas été mis sur pied.Ce qui permettra de s'assurer qu'on y injectera de Ymargent neuf».En pratique, l'entente prévoit qu'il «pourra être tenu compte de circonstances particulières qui auront été portées à l'attention du ministre» des Affaires municipales.Le maire |ean Doré a décla- Le ministre fédéral des Financts, Paul Martin (à gauche), et le ministre québécois des Affaires municipales, Claude Ryan, ont paraphé hier à Montréal l'entente portant sur 1,6 milliard de travaux d'infrastructure.\tphoto jean goupil, u pm* ré hier qu'il entendait se prévaloir de cette disposition pour faire accepter des projets que Montréal aurait réalisés de toute façon.M.Ryan a confié qu'il avait convenu avec M.Doré de discuter de ces «circonstances spéciales».Les villes qui emprunteront pour financer les projets devront payer des intérêts sur leur part des coûts et, pendant dix ans, sur celle de Québec.«C'est la façon habituelle de procéder dans les ententes entre Québec et les municipalités, notamment en matière d'habitation», a expliqué le porte-parole de M.Ryan, François Grenon.L'entente conclue hier prévoit que le fédéral versera sa part au gouvernement du Québec immmédiatement après qu'un projet aura été complété.Selon le responsable du Bureau fédéral de développement régional au Québec, lacques Cloutier, la province ne pourra retenir cette somme et devra la remettre dans les meilleurs délais à la municipalité.L'accord a également été signé par Paul Martin, ministre des Finances et responsable du Bureau fédéral de développement au Québec et Art Eggleton, président du conseil du Trésor et «ministre responsable de l'Infrastructure» (sic).Tous les projets devront être approuvés avant le 31 mars 1996 et complétés avant le 31 mars 1997.?OUELLET Bosnie: les USA ont rejoint la prudence du Canada, dit Ouellet ne s'entendra jamais pour une frappe aérienne.Donc, frappe aérienne peut-être, mais si on l'utilise, il faut avoir au sol les effectifs militaires nécessaires pour recoller les pots cassés, l'ai remarqué que le président des États-unis reste prêt, si nécessaire, à bombarder, mais lui n'enverra pas de soldats sur le sol », a dit Ouellet à La Presse.il ajoute: «Le dossier de la Bosnie est très préoccupant.Je pense que nous avons apporté un bémol à ce désir d'agir rapidement et de punir les Serbes.Peut-être doivent-ils être punis, mais à Sarajevo, il n'y a pas que des Serbes.Finalement, on ne réglera rien avec une frappe aérienne; il faut des pressions très fermes à la fois sur les musulmans, les Croates et les Serbes pour qu'ils acceptent un partage du territoire qui laisse aux musulmans une Bosnie un peu plus viable que celle qu'on veut leur donner, et avec des troupes au sol pour assurer et maintenir la paix».Rappelant que la résolution de rONU déployant des Casques bleus en Bosnie expire fin mars, le ministre a indiqué que le Canada n'envisageait pas d'y augmenter ses effectifs.«Les États-Unis ne veulent absolument pas s'y venturer si la paix n'est pas signée et le Canada y contribue plus que ses moyens le permettent.Nous ne sommes pas anxieux d'y augmenter nos effectifs», a-t-il dit.Plus tard, lors d'un point de presse à l'issue d'un discours sur la politique étrangère du Canada prononcé au cours d'un déjeuner réunissant une centaine d'invités du COR1M (Conseil des relations internationales de Montréal), Ouellet a déclaré que « les frappes aériennes sont un ultime recours pour protéger nos Casques bleus en cas de légitime défense».Quelque 2400 Casques bleus canadiens sont déployés dans l'ex-Yougoslavie.Le ministre a parlé dimanche au téléphone avec Douglas Hurd, le secrétaire au Foreign Office, et Warren Christopher, secrétaire d'État américain.Hier, il a conversé avec son homologue français Alain |uppé.Dans le Livre rouge qui lui servit de manifeste électoral durant la dernière campagne fédérale, le Parti libéral avait promis une diplomatie «plus indépendante» et «moins suiviste» à l'égard des États-Unis.Dans une interview publiée cette année, le ministre Ouellet avait ajouté qu'il allait «bousculer» les États-Unis pour les obliger à assumer le leadership qui leur revient en vue de régler les crises internationales.Commentant hier la crise haïtienne, le ministre a indiqué qu'il a parlé trois fois avec Christopher, pour promouvoir une position «qui permette de restaurer la démocratie dans notre arrière-cour, quelles que soient les réticences que certains Américains peuvent avoir vis-à-vis du président Aristide».«Aristide symbolise la démocratie haïtienne, il est le président élu démocratiquement par les Haïtiens, et toute démarche pour y restaurer la démocratie passe par lui », a-t-il dit, «et il faut resserrer Pétau sur les militaires.Français, Vénézuéliens, nous-mêmes sommes d'accord, mais il faut que les Américains le soient aussi.Ça prend du temps, mais on y travaille, avec détermination, et je dois dire qu'ils sont très à l'écoute des suggestions que le Canada leur fait».Ouellet a admis que «certains parlent de tester la démocratie en Haïti par de nouvelles élections» mais il a aussitôt ajouté: « il y a eu une élection; ce n'est pas le candidat des militaires qui a gagné.Et même quand les militaires ont pu, ils ont annulé une élection et ont contribué à mettre en place le régime Manigat.Et quand ça na pas tourné à leur satisfaction, Manigat est parti.Le problème est avec les militaires, avec ce petit groupe qui mène.Quel que soit le résultat des élections, si le président ne joue pas le jeu des militaires, il ne restera pas en place.Le Canada s'active à élargir le cercle des amis d'Haïti, et il faut surtout obtenir la participation enthousiaste des Américains et soutenir les Américains, et c'est à cela que je m'applique».À propos des révélations d'une émission du Fifth Estate de CBC sur les liens entre la CIA et le FBI avec le terrorisme afghan, sikh et cachemiri via le Canada et le Pakistan, et surtout avec les auteurs de l'attentat massif contre un Bocing-747 d'Air India qui coûta la vie à des centaines de civils en 1985, Ouellet s'est rangé derrière la promesse du chef parlementaire des libéraux, Herb Gray, de procéder à une enquête approfondie.Il a reconnu que l'avenir des relations canado-indiennes pouvait en dépendre.Et quant aux deux essais de missiles de croisière américains que le Canada vient d'autoriser sur son sol pour cette année, Ouellet a précisé que cela découlait d'une entente de 10 ans conclue par le précédent gouvernement, mais que la question serait débattue aux Communes à chaque demande américaine.«Nous avons informé le secrétaire d'État que l'autorisation sera révisée I an prochain et que nous espérons qu'à l'avenir, ils le testent ailleurs».?\u2022 \u2022 4 .et fiez-vous à votre jugement Pourquoi débourser des frais juridiques faramineux pour faire rédiger une convention, quand 0 y a une alternative juridique pour aussi peu que 5,99 $.Jurl-Forme offre une série complète de documents légaux «préts-à-remplir».Les instructions sont faciles à comprendre et expliquées point par point Les consommateurs et les gens d'affaires en Amérique du Nord bénéficient déjà des avantages de ce concept éprouvé.Vous aussi pouvez en 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contraventions».\u2022 Le président de la Fraternité des policiers, Yves Prud'homme, le directeur du service de police, (acques Duchesneau, ainsi que la présidente de la CUM, Vera Danyluk, sont sortis d'une rencontre de courtoisie de plus d'une heure en déclarant qu'ils étaient très «optimistes», disposés au «dialogue», mais que rien n'avait bougé dans le dossier.Aucun d'eux n'était même capable de dire si les négociations reprendront un jour.«|e n'ai pas une grande déclaration à vous faire», a entamé Mme Danyluk, qui avait convoqué les médias à une conférence de presse, en fin de journée.Celle-ci a dit que la rencontre avec le président' du puissant syndicat de policiers avait été positive et qu'elle avait permis à chacun et chacune de faire valoir ses «idées» sur la police.«|e n'ai pas d'égratignure.C'est un commencement de dialogue politique avec le syndicat», a poursuivi Mme Danyluk.Yves Prud'homme a pour sa part parlé d'un « nouveau partenariat entre les policiers (syndiqués) et la direction de la police», mais il a ajouté qu'«il n'y a rien de changé» et qu'il ne prévoit pas reprendre les négociations avec la CUM pour le moment, ni de faire cesser les moyens de pression des 4500 membres de son syndicat.«Mme Danyluk doit revoir les représentants de la CUM cette semaine avant de nous reparler.On verra par la suite».a dit le président du syndicat.Les policiers de la CUM n'émettent plus de contraventions depuis une semaine pour protester contre la lenteur de leur employeur à réajuster leur salaire pour l'année 1995, après les gels de 1993 et 1994.Depuis la fin novembre, ils ne portent plus leur uniforme, mais des blue jeans; ils ont décidé la semaine dernière d'augmenter la pression sur la partie patronale.Il se délivre normalement, à la CUM, quelque 1100 billets de contravention qui rapportent 82700$ par jour.En une semaine, la CUM a donc perdu la coquette somme de 575000$.Recours collectif contre Remorquage québécois à vos frais : un enjeu de 11 millions ANDRÉ CÉDILOT ¦ La saga judiciaire de la société «Remorquage québécois à vos frais» est loin d'être finie, puisqu'une procédure en recours collectif impliquant quelque 58000 automobilistes est pendante en Cour supérieure depuis 1987.» A ce jour, le dossier a fait l'objet de pas moins de 77 inscriptions au plumitif civil pour toutes sortes de raisons: comparutions, requêtes pour déclarer les procureurs inhabiles, dépositions, jugement» changements d'avocats, etc.Le juge Clément Trudel, qui présidera le procès, devrait entendre l'affaire sur le fond d'ici le milieu de l'été.Entretemps, les avocats des parties cherchent à s'entendre sur le déroulement des procédures.«Une fois les irritants élagués, tout devrait aller rondement.», a expliqué à La Presse Me Denis Sauvé, qui représen-; te la poursuite.À partir d'un cas type, celui de M.Ree-vin Pearl, l'avocat montréalais cherche à '-\u2022obtenir le remboursement des frais de remorquage et d'entreposage, ainsi que les coûts de transport et les pertes d'ar-; gent encourues par tous les automobilis-tes dont les véhicules ont été remorqués par «Remorquage québécois à vos frais» entre 1978 et 1987.S'il perd sa cause, le président de la firme de remorquage, Robert Salois, pourrait devoir verser près de 11 millions$ en dommages aux quelque 58000 personnes qui ont pu être lésées depuis l'ouverture il y a quinze ans de l'entreprise, sise à l'angle des rues Jean-Talon et Marconi.A la lumière des documents déposés au palais de justice de Montréal, le principal défi de Me Sauvé, lors du procès, sera de démontrer que «Remorquage québécois à vos frais», aussi connu sous le nom de Les investissements Contem-pra, agissait dans l'illégalité quand il touait et gardait à sa fourrière, sans le consentement de leurs propriétaires, des véhicules qui étaient stationnés sur des terrains privés.Pour sa part, les avocats du bureau de Guy et Gilbert qui représentent «Remorquage québécois à vos frais» entendent plaider ce que l'on appelle la théorie de l'acceptation des risques; en d'autres mots, que les automobilistes ont été les artisans de leurs propres malheurs, puisqu'ils ont violé des droits de propriété en se garant dans des endroits interdits.En saisissant les véhicules, «Remorquage québécois à vos frais» ne faisait qu'exécuter un mandat que leur avait confié les propriétaires de quelque 1600* espaces de stationnement situés un peu partout à Montréal et ailleurs pour faire respecter l'intégrité de leurs droits de propriété.Le défendeur s'estime d'autant moins gêné que des affiches interdisant l'accès étaient placées bien en vue aux trois entrées de l'aire de stationnement de la rue Cathcart, qui sert de cause-type dans cette procédure en recours collectif.L'éventuelle décision du juge Clément Trudel, de la Cour supérieure, aura des répercussions en Cour des petites créances, où les réclamations de 148 automo- Selon le règlement adopté par la Ville de Montréal, les compagnies de remorquage ne peuvent déplacer un véhicule à Plus de cinq kilomètres du lieu où il a été saisi.De plus, il fixe à 50$ les frais de remorquage et à 10$ par iour les tarifs d'entreposage.\tphotothèque l» p^ bilistes sont «gelées» depuis six ans.Ces plaintes, qui concernent pour la plupart « Remorquage québécois à vos frais», fait état d'incidents qui se sont tous produits avant décembre 1987.Depuis ce temps, et plus particulièrement depuis que la Ville de Montréal a réglementé les opérations de remorquage au début de 1989, des centaines d'autres dénonciations ont été déposées en Cour des petites créances.En majorité, les jugements rendus sont à rencontre des compagnies de remorquage.Pour sa part, «Remorquage québécois à vos frais» accepte depuis mai 1988 de remettre le véhicule toué à son propriétaire, même si celui-ci refuse de payer sa facture lorsqu'il se présente à la fourrière.En revanche, M.Robert Salois se tourne à son tour, avec plus ou moins de succès, vers la Cour des petites créances pour recouvrer son dû.Selon le greffier adjoint Richard Quil-liam, en fonction dans le district judiciaire de Montréal, il en coûte 32$ à un citoyen pour ouvrir un dossier en Cour des petites créances concernant une réclamation de 1000$ et moins.Le montant maximal d'une demande ne doit pas dépasser 3000$.Bon an mal, la Cour des petites créan- Affiche au siège de l'entreprise, à I angle des rues Jean-Talon et Marconi.ces établies au palais de justice de Montréal traite de 10000 à 12000 dossiers.Les délais actuels sont de huit à neuf mois.Ils pourraient s'étirer à un an à cause de l'engorgement provoqué par l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions de la loi, le 1er septembre.De l'avis des spécialistes, la récente décision de la Cour suprême du Canada qui a confirmé la validité du règlement municipal sur le remorquage des véhicules en stationnement ou en arrêt interdits, devrait mieux orienter les jugements rendus par les tribunaux inférieurs.Cet édit des élus montréalais empêche les compagnies de remorquer un véhicule à plus de cinq kilomètres du lieu où il a été saisi.Entre autres, il fixe également à 50$ les frais de remorquage et à 10$ par jour les tarifs d'entreposage.Déjà, le greffe de la Cour municipale de Montréal commence à réinscrire à son rôle les quelque 300 plaintes portées contre «Remorquage québécois à vos frais» et quatre ou cinq autres firmes semblables depuis un an pour avoir passé outre à l'une ou l'autre des dispositions du règlement 7592.Les intimés risquent des amendes variant de 200$ à 600$ pour chacune des offenses qui leur sont reprochées.En cas de récidive, le montant de la pénalité peut aller jusqu'à 2000$ pour chaque infraction.Longueuil propose à ses policiers d'étaler leur réduction de salaire sur deux ans plutôt que sur six mois éRIC TROTTIER ¦ La Ville de Longueuil a proposé un «marché» hier à ses 189 policiers syndiqués.Au moment même où ils déposaient une injonction contre la réduction sala- \u2022 riale de 35 pour cent imposée par la Ville, qui considère que chacun des policiers lui doit 5000$ pour des augmentations accordées en 1992, celle-ci a offert d'étaler le remboursement sur 24 mois au lieu de quatre, de sorte que le salaire hebdomadaire des policiers serait amputé de 50$ et non plus de 350$.«C'est ça: au lieu de nous donner six coups de poing sur la gueule, ils vont nous donner 24 claques et ils voudraient qu'on soit content.Aille: c'est de l'argent qu'on ne leur doit même pas.», a déclaré le président de la Fraternité des policiers de Longueuil, Serge Bellemar-re.Celui-ci affirme que les augmentations accordées en 1992 l'ont été de bonne foi et donc, que les policiers n'ont pas à les rembourser, même si un récent jugement du Tribunal du travail laisse entendre le contraire.Le syndicat des policiers a déposé une injonction, hier, demandant à la Cour supérieure d'interdire toute réduction salariale avant que le litige ne soit tranché sur le fond par un arbitre de grief.La Ville de Longueuil avait accordé des augmentations de 4,2 pour cent à ses policiers, en 1992.Les clauses normatives n'étant pas réglées pour 1992, les deux parties se sont toutefois retrouvées devant un arbitre du travail, cet automne.S'inspirant de la loi 102, celui-ci a ordonné que l'échelle salariale des policiers soit rétablie selon ce qu'elle était en 1991.Longueuil profite donc de ce jugement pour récupérer ce qu'elle avait consenti à donner.Sa décision a été annoncée la semaine dernière: pendant quatre mois, les policiers verront leur chèque hebdomadaire amputé de 300$.à moins de faire des concessions importantes sur les conditions de travail, ce que les policiers refusent.La Ville a fait émettre jeudi une injonction provisoire pour empêcher ses policiers de ralentir le travail.Hier, la Ville proposait de prolonger la période de remboursement à 24 mois: «Nous I I TOUTES TAXES INCLUSES parts les jeudis du 03 au 24 mars mars 1 sem.à 1459S 2 sem.à 27098 Agence de voyages , 2 SEM À 2709$ cinquième «Ëte 2 sem.à 2859$ saison «J' 2 sem.a 2859$ continuons notre politique d'ouverture», a déclaré le chef de cabinet du maire de Longueuil, Massimo lezzoni.Celui-ci a précisé que la Ville, en échange, ne demandait rien à ses policiers.Une déclaration qui a bien fait rire le président du syndicat des policiers: «Tout ce qu'ils veulent, c'est qu'on abandonne notre recours en injonction et qu'on admette qu'ils ont le droit de couper notre salaire.Ce n'est pas rien », a dit M.Bellemarre.Le syndicat des policiers étudiera quand même l'«offre» de la Ville, cette semaine, mais selon le ton employé par Serge Bellemarre, il y a de fortes chances pour que policiers et dirigeants municipaux se retrouvent encore une fois en Cour supérieure, jeudi, pour débattre une injonction.TOUTES TAXES INCLUSES L'EXPRESS DU IVIATIIM DÉPISTAGE DU VIIUS DU SIDA CHEZ LES ENFANTS ¦\tDeux lignes téléphoniques spéciales sont mises à la disposition du public dans les deux hôpitaux pé~ diatriques de Montréal, soit l'hôpital de Montréal pour enfants et l'hôpital Sainte-Justine.Ce service est offert aux parents dont les enfants ont reçu une transfusion san- \u2022 guine entre 1978 et la fin de 1985, afin de les renseigner éventuellement sur les procédures de dépistage du virus responsable du sida.Cette démarche vise à remédier à un manque de connaissance de la population sur la possibilité que leur enfant ait reçu des produits sanguins.Ainsi, en communiquant avec l'hôpital de Montréal pour Enfants ou l'hôpital Sainte-Justine,* les personnes traitées dans ces centres et pouvant avoir reçu une transfusion sanguine (entre 1978 et à la fin de 1985) obtiendront de l'information sur les démarches à suivre pour se présenter à un test : de dépistage du V1H.Les horaires d'accès aux lignes téléphoniques^ sont les suivants: l'hôpital de Montréal pour enfants (934-4487) du lundi au vendredi, de 12h à 20h ; l'hôpital Sainte-Justine (345-4798) du lundi au jeudi, de 12h à 22h, le vendredi, de 12h à 16h.Aucune information ne sera disponible à l'Urgence.DÉCÈS D'UN DETENU ¦\tUn détenu de l'établissement Le-clerc, unité à sécurité moyenne située à Laval, a été retrouvé pendu dans sa cellule lors d'une ronde de routine vers 3h 15 hier matin.Les services de santé ont été mandés sur les lieux et le personnel en place a tenté de réanimer le sujet.Ce-lui-ci a ensuite été conduit à la Cité de la santé, où son décès a été constaté.Le détenu, Eric Legault, était âgé de 24 ans et purgeait une sentence de deux ans et demi pour possession de stupéfiants et complot.RAPPEL DE COUSSINS CHAUFFANTS ¦\tSears Canada a décidé de rappeler un coussin chauffant pour la voiture, fabriqué par Superex Canada, à la suite de plaintes provenant de plusieurs clients.Ce coussin peut présenter un risque d'iu?cendie dans certaines conditions^ La chaîne de magasins a vendu-2200 de ces coussins depuis le 25 septembre.Les clients sont invités à retourner la marchandise au magasin ou au point de vente par catalogue Sears le plus proche afin d'être intégralement remboursés.OBSERVATEUR AU CLSC ROSEMONT ¦\tLa Coalition pour la démocratisation du CLSC Rosemont estime que la décision du ministère de la Santé et des Services sociaux, de nommer un observateur dans cet établissement, vient confirmer une nouvelle fois la légitimité de ses revendications.Le mandat de Léonard Vincent, directeur général du CLSC Vieux Lachine, qui a été désigné comme observateur dans ce dossier, prévoit notamment qu'il devra poser un diagnostic sur le fonctionnement du conseil d'administration, de ses comités et sur l'organisation interne de l'établissement.TRAVAIL AU NOIR ¦ Quatre-vingt quatre chefs d'accusation ont été déposés à la Cour criminelle de Sorel, le 24 janvier, par la GRC contre Raymond Bernard et sa femme Claudette, âgés de 50 ans.Ceux-ci devront répondre à des accusations de fraude contre l'assurance-chômage, pour avoir émis de faux relevés d'emploi et avoir incité des individus à travailler sans que ceux-ci déclarent leurs gains, entre 1989 et 1992.Une comparution est prévue pour le 14 février au Palais de justice de Sorel.\" Une perquisition effectuée le 9 février 1993 a fourni la preuve que 90 travailleurs de la compagnie les Armatures Olympiques avaient fait de fausses déclarations et soutiré ainsi frauduleusement plus de 750000$ à l'assurance-chômage.Us devront rembourser en tout ou en partie plus de 200 prestations d'assurance-chômage.Pendant que les employés recevaient des prestations, l'employeur leur payait entre 8$ et 14S l'heure au noir, ce qui leur permettait d'augmenter considérablement leurs revenus.10 mars 1 sem.à 13793 17 mars 1 sem.à 1299$ 24 mars 1 sem.à 12993 départs les dimanches du 06 au 27 mars 06 mars 1 sem.à 16493 2 sem.à 27093 13mars1sem.À1589S 20 mars 1 sem.à 14793 27 mars 1 sem.à 14798 CONDITIONS: Prix par personne, en occupation double Pour nouvelle réservation seulement Nos prix incluent toutes les taxes j Sotet à dispontoilité limité.Tous ces produits sont sujets aux conditions de notre brochure Sud 1993 94 11 JAMAÏQUE - SUPER TOUT COMPRIS SUPERCLUBS \"HEDONISM\" n 2 sem.à 27093 2 sem.à 26593 2 sem.à 26593 30, av.de l'Epée (angle Laurier) Outremont M M Tél.: (800 565-5155 06 MARS 1 SEM.À 2179! 13 MARS 1 SEM.À 2099! 20 MARS 1 SEM.À 2019! 27 MARS 1 SEM.À 2019! SUPERCLUBS \"COUPLES\" 06 MARS 1 SEM.À 2129! 13 MARS 1 SEM.À 2049! 20 MARS 1 SEM.À 1999! 27 MARS 1 SEM.À 1959! -y.2 SEM.À 34393 2 SEM.À 3439! 2 SEM.À 3409! 2 SEM.À 3379! \"VUE SUR LA MONTAGNE\" 2 SEM.À 33393 2 SEM.À 3339! 2 SEM.À 3249! 2 SEM.À 32593 VOTRE forfait COMPREND .14 SB1! \u2022TOUTES taxes Cluses A a \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 8 FEVRIER 1994 V André Pratte Tabac : Bob Rae s'oppose fort au plan Ottawa-Québec L'idéaliste Le docteur Réjean Thomas, missionnaire du sida, venait juste d'annoncer son entrée en politique.Présente à la conférence de presse, Lisette Lapointe-Parizeau s'est penchée vers un conseiller de son mari: «Tu sais à qui il me fait penser?A Marois.On n'en avait plus des comme ça.» Elle voulait dire des grands idéalistes, des défenseurs de la veuve et de l'orphelin.Des missionnaires justement.Venant de Mme Parizeau, qui a travaillé pendant quatre ans avec Pierre Marois alors que celui-ci était ministre dans le gouvernement Levesque, la comparaison était révélatrice.Le Parti québécois compte déjà plusieurs candidats de prestige en vue des prochaines élections.Mais les péquistes étaient particulièrement fiers vendredi d'annoncer la candidature du docteur Thomas.En partie peut-être parce que celle-ci rebranche le parti sur ses racines sociales-démocrates, racines que la réalité du pouvoir avait peu à peu atrophiées.Pierre Marois était de ces racines.À ses premières années avec le PQ, il rêvait grand.«Il faut trouver des formules de rechange au capitalisme, disait-il en 1972.Le système socio-éco-nomique que I on vit véhicule de la pourriture, qui est de la violence pure, doublée d'une manipulation ehontée des citoyens.» La souveraineté, croyait-il à l'époque, «est l'instrument qui va nous permettre de faire du Québec un immense chantier, de créer des conditions favorables à une remise en question fondamentale.» Lorsque le PQ fut élu en 1976, Pierre Marois en devint un ministre important.Sept ans plus tard, il démissionnait, déçu.La tête bourrée de projets ambitieux, il avait réussi à en faire passer quelques-uns.Mais avec les années 80, le gouvernement péquistc avait viré à droite, laissant, Marois sur une voie d'evitement.«C'est l'histoire d'un idéaliste brisé par les cruelles réalités de la politique partisane», écrivit a l'époque mon collègue Louis Falardeau.Combien d'idéalistes la politique a-t-elle ainsi brisés?Combien de rêveurs ambitieux a-t-elle transformés en réalistes en-n oyeux?Combien de missionnaires de haut vol a-t-elle changés en opportunistes de bas étage?* * * Comme Pierre Marois il y a 30 ans.Réjean Thomas n'en pouvait plus de côtoyer la misère et l'injustice, et surtout de constater à quel point le système politique refuse de les voir.Comme M.Marois à l'époque, il rêve d'y changer quelque chose, de Québec.Il se fait des illusions: «Tout gouvernement social-dcmocra-te qui se respecte prendra à coeur, je l'espère, de remettre l'économie à sa place de servante et non plus de maîtresse».Mais pas trop tout de même.«Si je suis déçu, je serai déçu.Au moins j'aurai essaye.» lacques Parizeau a voulu rassurer sa recrue.« Moi, j'ai fait le saut en politique il y a presque 25 ans.je suis rentré là-dedans pour faire la souveraineté du Québec.11 y a eu des soubresauts, mais aujourd'hui, je crois que nous sommes plus proches que jamais.Oui, on peut passer un quart de siècle dans la vie publique avec un idéal devant soi.et rapporter progrès.De temps à autre, on fait face à un échec, mais on se crache dans les mains, et on recommence.» lacques Parizeau a survécu, sans lâcher son idéal.Mais Parizeau est bâti solide.Pierre Marois n'était pas du même tissu.Et Réjean Thomas?Certes.en combattant depuis dix ans la mort et l'indifférence, le docteur Thomas a montré qu'il avait «du cran et du chien », comme me disait un de ses amis.Mais c'est aussi un homme d'une grande sensibilité.Au cours de sa conférence de presse, il a souligne a quel point il était important pour lui de travailler dans un milieu où régnent «la solidarité, l'amitié, l'amour», et il a confié qu'il n'aimait pas travailler «dans l'adversité».Or de tous les métiers, celui de politicien est de loin celui où l'on rencontre le plus d'adversité.Quant aux amitiés qu'on y trouve, elles sont souvent factices.Au lendemain de la démission de Pierre Marois en 1983, Michel Roy écrivait: «L'action politique, parce qu'elle est impitoyable, blesse ou dévore ceux qui résistent mal à l'adversité, et ceux qui ne possèdent pas les ressources suffisantes pour maîtriser, dominer, et vaincre.» Souhaitons pour l'homme \u2014 et pour son idéal \u2014 qu'il trouve en lui les ressources pour maîtriser, dominer, et vaincre.SUZANNK DANSiREAU de la Presse Canadienne TORONTO ¦ Le premier ministre de l'Ontario, Bob Rae, a lancé hier une mise en garde à Ottawa: dans le dossier de la contrebande de cigarettes, il serait déplorable que le gouvernement fédéral cède au Québec pour des raisons politiques.«Ce serait extrêmement décevant et triste de penser, ne serait-ce qu'un instant, que le gouvernement fédéral, pour des raisons politiques, appuie le point de vue d'un gouvernement provincial (.) au lieu d'agir en se basant sur un consensus national», a déclaré M.Rae, hier, a Queen's Park.«Nous connaissons la priorité du gouvernement du Québec, mais réduire le prix unilatéralement aura des effets sur toutes les provinces et sur tout le Canada.Ce serait mieux d'agir en se basant sur un consensus national», a -t-il ajouté.« |e préfère penser que M.Chrétien n'agira pas seulement pour des raisons partisanes, dans une province ou une autre», a-t-il poursuivi.Si M.Chrétien agit unilatéralement ou bilatéralement avec le Québec, ce sera à ses risques et périls, avertit M.Rae.« Un premier ministre qui choisit d'ignorer l'opinion de millions de Canadiens sur un sujet aussi important emprunte une voie qui n'est pas très sage.Cela ne sera pas sans conséquences.» L'idée voulant que le gouvernement libéral de Jean Chrétien ait décidé d'agir dans ce dossier pour aider son frère libéral Daniel (ohnson circule depuis la semaine dernière dans les coulisses de Queen's Park.On pense entre autres que le gouvernement agit rapidement pour les élections partielles dans Bonaventure le 21 février.L'Ontario ne comprend pourquoi pas le fédéral agit alors qu'il n'a l'appui que du Québec.La plus grande province du Canada a envoyé 97 députés libéraux aux dernières élections et aimerait bien que son point de vue soit pris en considération, explique-ton.De plus, l'Ontario n'est pas seule: elle a l'appui de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et du Manitoba.Même si elle perd le quart ou le tiers de ses revenus fiscaux à cause de la contrebande, l'Ontario s'oppose vigoureusement à la baisse des taxes sur le tabac.Cette baisse irait à rencontre de la politique de santé publique et coûterait 800 millions au trésor onta-rien, explique-t-on à Queen's Park.De plus, un tel geste équivaudrait en quelque sorte à cautionner l'illégalité.L'Ontario privilégie plutôt l'imposition d'une taxe à l'exportation doublée d'une surveillance accrue pour régler le problème de la contrebande.M.Rae n'a pas voulu dire ce qu'il fera si, comme prévu, Ottawa et Québec baissent leurs taxes.Il a admis que cela créerait des « pressions et des problèmes énormes» pour l'Ontario.Au début de la semaine dernière, le trésorier de la province Floyd Laughren a laissé entendre que si Ottawa et Québec agissent, l'Ontario, acculée au pied du mur, n'aura pas le choix que de baisser elle aussi ses taxes.Mais le premier ministre Rae se montre moins flexible que son trésorier.Depuis son retour de Davos la semaine dernière, M.Rae n'arrête pas de dénoncer le projet Ottawa-Québec.De plus, il s'interroge ouvertement sur le rôle des compagnies de tabac dans cette affaire.Comment se fait-il, se demande M.Rae, que leurs exportations canadiennes aux États-Unis aient tant grimpé au cours des dernières années alors que la consommation de cigarettes a baissé?M.Rae a l'appui de la leader du Parti libéral de l'Ontario, Lynn MacLeod dans ce dossier.Bob Rae Le ministre ontarien de la Santé voit rouge Presse Canadienne OTTAWA ¦ La ministre de la Santé de l'Ontario Ruth Grier voit rouge devant la perspective d'une réduction des taxes sur le tabac que doit annoncer aujourd'hui le gouvernement fédéral.Furieuse d'être tenue à l'écart des négociations sur le volet santé d'un plan global de lutte contre la contrebande, Mme Grier reproche au gouvernement fédéral de faire des promesses creuses.«Nous nous attendions à ce que le gouvernement fédéral fasse preuve de leadership dans le domaine de la santé», a-t-elle déploré.Elle digère mal que le gouver- nement fédéral annonce son plan d'action le jour même où les ministres de la Santé rencontrent pour la première fois leur homologue fédérale Diane Marleau.«le trouve cette situation très ironique, a souligné Mme Grier au cours d'un entretien téléphonique.Ce devait être une occasion d'expliquer les objectifs du Forum national de la santé annoncé par le premier ministre.Mais je suis sûre qu'il n'aura pas l'audace d'en parler après avoir réduit les taxes sur un produit narcotique qui cause le cancer et des maladies pulmonaires.» Mme Grier a fait part de ses craintes la semaine dernière dans une lettre qu'elle a fait parvenir à sa vis-à-vis fédérale.Elle l'a sup- pliée de ne prendre aucune décision finale sur le plan d'action fédéral avant que les ministres de la Santé n'aient dit leur mot.Mme Grier a aussi demandé à la ministre de lancer une enquête sur les «allégations voulant que l'industrie du tabac soit lié à la contrebande».f «Il est grand temps de lever le voile pour découvrir qui sont les véritables joueurs.Il faut examiner les meilleurs moyens pour faire appliquer les lois actuelles.Mais il ne faut pas mettre la vie des gens, en particulier des jeunes, en péril pour régler ce problème», a-t-elle dit.La ministre ontarienne croit que l'imposition d'une taxe à l'exportation réglerait une partie du problème.Pendant ce temps, Mme Marleau a indiqué qu'elle voulait consulter les provinces.«C'est entendu qu'avant d'avoir un plan concret, il faudra que je parle aux provinces», a-t-elle déclaré en Chambre.L'un des objectifs qu'elle s'est fixé au terme de cette conférence de deux jours, «c'est de créer un meilleur esprit de coopération ».La colere gronde également chez plusieurs intervenants de la santé.Le président de la Société canadienne du cancer, le Dr Jacques Cantin, un chirurgien cancérologue de Montréal, a exhorté le gouvernement à mettre en oeuvre la liste de ses recommandations pour venir à bout de la contrebande.Oui, vous avez les moyens de posséder la voiture importée de l'année Voiture importée de l'année 1994 Magazine Motor Trend HONDA ACCORD $ Mi A mois Caractéristiques de l'Accord LX: \u2022\tRésistance aux impacts latéraux (normes de 1997) \u2022\tSuspension indépendante à deux levier* triangulés aux 4 roues avec barre stabilisatrice avant \u2022\tCoussins gonflables avant gauche et droit \u2022\tMiroir sur les deux pare-soleil \u2022\tDirection et freins assistés \u2022\tProgrammateur de vitesse \u2022\tRétroviseurs télécommandés \u2022\tTélécommande verrouillable du coffre et de la trappe d'essence \u2022\tConduits de chauffage à l'arrière \u2022\t('haine AM/FM stéréo avec lecteur de cassettes, 4 haut-parleurs et antenne électrique \u2022\tMontre numérique à quart/ \u2022\tTableau de bord complet HONDA ACCORD EX if M) mois Caractéristiques supplémentaires de l'Accord EX: \u2022\tBoîte automatique \u2022\tClimatisation sans CFC \u2022\tVitres et serrures électriques \u2022\tRétroviseurs à télécommande électrique \u2022\tChaîne AM/FM stéréo de 50 watts avec lecteur de cassettes, 4 haut-parleurs \u2022\tPorte-gobelets \u2022\tMiroir éclairé sur le pare-soleil droit \u2022\tFreins à disque aux 4 roues avec système antiblocage en option \u2022\tRétroviseurs et poignées de porte de couleur assortie à la carrosserie \u2022\tBien entendu, comme toutes les Accord, la berline EX est protégée par la Garantie Sans Détour Honda de 5 ans ou 100000 km.La ceinture de sécurité, on s'y attache \"PLAN 36\" de vos Honorables Honda est offert par l'entremise de Honda Canada Finance Inc.Montants basés sur l'utilisation d'une be.i.ne Accord LX 1994 neuve à boîte manuelle (C0 551R).soit 298 S par mois durant 36 mois (paiement total de 10 728 S), et d'une berline Accord EX 1994 neuve à boite automatique (C0 563R).soit 358 $ par mois durant 36 mois (paiement total de 12 888 S) Versement initial de 2 500 S.premier versement mensuel et dépôt de garantie exigibles dans les deux cas Franchise de 72 000 km (une limite de kilométrage s'applique) SAC Taies, immatnculation et assurance en sus Au terme de la periode de 36 mois, te client peut remettre la voiture au concessionnaire Honda ou l'acheter pour une somme déterminée d'avance.Le prix de location peut varier selon le concessionnaire Informez-vous dés autourd hui chez un concessionnaire Honda CHEZ LES CONCESSIONNAIRES PARTICIPANTS SEULEMENT LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 8 FEVRIER 1994 A 5 «Négociez avec les autochotones», demande Mercredi MAMB-CIJUIDB LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA ¦ Si le gouvernement libéral reconnaît sincèrement le droit inhérent des autochtones à l'autonomie gouvernementale et s'il veut éviter une nouvelle crise d'Oka, il doit accepter de discuter directement avec les autochtones du dossier de la contrebande de cigarettes, estime Ovide Mercredi.Le chef de l'Assemblée des premières nations craint en effet que dans sa lutte contre les contrebandiers, dont certains sont des autochtones, le gouvernement fédéral n'opte pour un style «à la John Wayne» et déclenche des confrontations dans les réserves.« Actuellement, l'imposition d'une solution unilatérale par le gouvernement fédéral se heurtera à de la résistance dans les communautés», a expliqué M.Mercredi hier après-midi, à la sortie des Communes.La semaine dernière, le chef mohawk de la partie canadienne d'Akwesasne, Mike Mitchell, a averti Ottawa que toute manoeuvre policière sur les réserves serait accueillie par la force.«Vous savez ce que les leaders mohawks ont dit.Ils connaissent leurs communautés, ils connaissent le potentiel pour les conflits dans leurs communautés.Ils avertissent le gouvernement, en fait, ils implorent le gouvernement de faire preuve de modération», a rappelé M.Mercredi hier.Le gouvernement fédéral doit annoncer aujourd'hui une série de mesures contre la contrebande de cigarettes, dont une baisse de taxes et un train de dispositions veillant à assurer un meilleur «respect de la loi».Une rencontre demandée Mais le chef de l'Assemblée de premières nations demande au premier ministre ou à la vice pre-mière-ministre de rencontrer les chefs mohawks pour discuter le plus rapidement possible du dossier et assurer la mise en place de mesures qui aient toutes les chances d'être respectées par les autochtones.M.Mitchell, Jerry Peltier, de Kanesatake, et Joe Norton, de Kahnawake, sont arrivés à Ottawa hier pour essayer de rencontrer M.Chrétien ou Mme Copps.Selon M.Mercredi, la contrebande des cigarettes est un dossier complexe rattaché en plusieurs aspects à l'autonomie gouvernementale autochtone et c'est pourquoi toute solution passe par des négociations avec les nations autochtones concernées.L'autonomie «Quand on parle du droit inhérent à l'autonomie gouvernementale, il faut se demander ce que cela comporte.Cela doit comporter des juridictions, des pouvoirs.Or quels sont les pouvoirs d'un gouvernement autonome?Le pouvoir de réglementer le commerce.Le traité fay que les Mohawks invoquent est basé sur le principe voulant que nos peuples aient le droit de faire du commerce.«Ces droits existent encore et doivent être respectés.Ils ne peuvent pas dire d'un côté qu'ils reconnaissent notre droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et l'ignorer quand vient le temps de reconnaître concrètement ce que cela signifie», a expliqué M.Mercredi.Selon le chef des premières nations, la réduction des taxes n'apportera aucune solution au problème de la contrebande parce que les autochtones réussiront toujours à vendre des produits moins chers, pas taxés du tout.D'où l'importance, dit-il, de discuter de tout le problème avec les chefs des nations concernées.Aux Communes hier, le Ke-form Party a lui aussi lié la question de la contrebande à la question de l'autonomie gouvernementale autochtone.Selon le député Jim Abbott, les gouvernements libéral et conservateur ont créé des attentes chez les autochtones en leur promettant l'autonomie gouvernementale et c'est pourquoi aujourd'hui ils ont de la difficulté à lutter contre la contrebande dans les réserves.«Est-ce que le gouvernement canadien, représentant tous les Canadiens, a le pouvoir ultime, exclusif et suprême sur tout le territoire canadien, incluant les territoires que certains groupes appellent territoires aborigènes?» a-t-il demandé en Chambre au ministre des Affaires indiennes.Le ministre, Ron Irwin, n'a pas répondu directement à la question.11 a surtout demandé aux réformistes de ne pas jeter d'huile sur le feu, il a rappelé que la contrebande était un problème lié uniquement à un nombre réduit d'autochtones et il a indiqué que son gouvernement allait tout mettre en oeuvre pour régler le problème de la contrebande sans provoquer de nouvelle crise d'Oka.Ovide Mercredi, chef de l'Assemblée des premières nations, s'adressait aux journalistes, hier, à Ottawa.PHOTO REUTER Des membres du Congrès américain supplient Ottawa de ne pas abaisser taxes sur le tabac ¦ Des membres démocrates du Congrès américain supplient Ottawa de garder les taxes élevées sur le tabac, afin de ne pas nuire à leur propre bataille contre le tabagisme aux États-Unis.«Nous sommes informés que votre gouvernement envisage la baisse des taxes sur les produits du tabac au Canada, en réponse à un problème de contrebande et à une campagne agressive de la part des compagnies de tabac», écrivent les membres du Congrès, dans une lettre adressée au premier ministre Jean Chrétien.«Nous vous encourageons fortement à ne pas céder.Un effort important se manifeste aux États-Unis, et au Congrès, pour augmenter de façon substantielle les taxes cette année, afin de réduire la consommation de tabac dans notre pays, de créer de nouveaux revenus pour la réforme du programme de la santé, et d'amener nos taxes à un niveau semblable au vôtre.«La campagne qui se déroule ici pour augmenter les taxes repose de façon importante sur l'expérience modèle du Canada.Nous croyons que nous pouvons augmenter les taxes de façon substantielle.Si nous réussissons, nous croyons que le problème de la contrebande sera atténué et peut-être même éliminé.» Dans son budget pour 1995 présenté au Congrès hier, le président Bill Clinton propose une nouvelle taxe de 75 cents sur chaque paquet de 20 cigarettes, qui coûte actuellement 1,75 dollar américain en moyenne.'M.Clinton veut utiliser ces nouveaux revenus pour l'aider à financer un système universel d'assurance maladie.Certains membres du Congrès voudraient que l'augmentation soit plutôt de deux dollars.La lettre envoyée à M.Chrétien est signée par les représentants Michael Andrews (Texas), Mike Synar (Oklahoma), Henry Wax-man et Pete Stard (Californie) et Richard Durbin (iilinois).Elle a été transmise à La Presse par la Société canadienne du cancer.Le président de la Société, le Docteur (acques Cantin, chirurgien oncologiste à l'Hôtel-Dieu de Montréal, a répété, au cours d'un bref entretien, que les gouvernements s'apprêtaient à commettre une grave erreur en baissant les taxes sur le tabac.«Il y a une relation directe entre le prix et la consommation de tabac, a-t-il dit.C'est manifeste chez les jeunes, qui ont moins d'argent que les adultes.Il a été prouvé qu'un jeune qui n'a pas commencé à fumer avant l'âge de 21 ans, ne fumera jamais dans 95 p.cent des cas.«Le gouvernement qui baisse les taxes sur le tabac n'est pas un bon gouvernement, surtout quand une autre solution s'offre à nous: la taxe à l'exportation.le comprends qu'il y a un risque de perdre des emplois si les compagnies déménagent, mais un moment donné, il faut faire un choix entre quelques centaines d'emplois et la santé de milliers de personnes.» Le Dr Cantin craint une action unilatérale du gouvernement québécois.Si le prix des cigarettes devient plus bas au Québec que dans le reste du pays, on assistera à des mouvements de contrebande vers les autres provinces, notamment vers l'Ontario.Le premier ministre de l'Ontario, Bob Rae, a d'ailleurs évoqué cette possibilité.«Nous connaissons la priorité du gouvernement du Québec, mais réduire le prix unilatéralement aura des effets sur toutes les provinces et sur tout le Canada», a-t-il déclaré hier.Le Québec pourrait n'être qu'une pièce dans un vaste jeu de domino, pour le lobby du tabac.C'est ici que la contrebande a frappé le plus, notamment grâce au dynamisme du crime organisé et de ses réseaux de distribution.Au cours d'un entretien la semaine dernière, un porte-parole de RJR-Macdonald (les cigarettes Export A), avait expliqué qu'il préférait une baisse générale des taxes au Canada, mais qu'une baisse plus importante au Québec finirait par convaincre l'Ontario de suivre l'exemple.Cette stratégie a été expliquée de façon encore plus explicite par Sylvain Beaulne, porte-parole du MATRAC \u2014ce mouvement de propriétaires de dépanneurs qui a lancé une vaste campagne de relations publiques en vendant des cigarettes de contrebande pour accentuer les pressions sur les gouvernements.«Notre stratégie, avait dit M.Beaulne à La Presse, c'est d'exercer assez de pressions sur le gou-vernement du Québec pour l'obliger à abolir l'impôt provincial sur le tabac.Ce qu'on croit, c'est qu'il y aura ensuite un mouvement de contrebande du Québec vers l'Ontario, qui obligera le gouvernement ontarien à faire pression sur le gouvernement fédéral et à planifier une baisse générale des taxes.» Une fois les taxes abaissées au Canada, les multinationales du tabac auront beau jeu pour décourager les autorités américaines d'augmenter leurs taxes.Elles pourront leur faire comprendre les risques de contrebande en citant l'exemple canadien.sans compter les risques de crise politique.Si vous dtvtz Hludrt plue longtemps pour imprimer, il vous fsut uns Silsntwritsr\"* SupsrScripf\" 610.La SuperScript 610 de NEC est la seule imprimante laser qui commence à imprimer la seconde même où vous appuyez sur \"Prmt.\" Et la seule imprimante laser qui imprime la première page jusqu'à trois fois plus vite que les imprimantes laser ordinaires La SuperScript 610 a une façon d'imprimer complètement nouvelle.En fait, c'est la seule imprimante laser personnelle qui puisse interfacer directement avec Windows-\" Elle évolue donc avec votre PC.et son rendement progresse avec celui de ce dernier.La SuperScript 610 transmet môme à l'écran un compte rendu de la situation.Plus besoin de 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Prison Inc.Vous venez d'écoper d'une peine à perpétuité pour meurtre prémédité?Le temps vous paraît long et l'avenir bouché?Vous n'arrivez plus a payer vos cigarettes avec le salaire de misère que vous gagnez à gosser du bois?Ne désespérez pas.Vous pourrez bientôt augmenter nos revenus et partir votre propre PME avec la bénédiction du Système correctionnel du Canada.Ce n'est pas du délire, c'est écrit dans la loi.Article 112 et 113 du Règlement de la Loi sur le système correctionnel canadien.Les objectifs ont été clairement énoncés par le commissaire : « Donner aux détenus qui ont des besoins criminogènes identifiés et qui requièrent une augmentation de leur employa-bilité l'occasion d'acquérir des compétences en affaires par la mise sur pied et l'exploitation de commerces rentables».Vous avez bien lu.Désormais les détenus canadiens seront moins des détenus que des businessmen même si bon nombre l'étaient déjà avec leurs réseaux de voitures volées et leurs commerces de dope prospères.Cette fois-ci pourtant, obligation d'oeuvrer dans la légalité et de nouer des relations «positives» avec la collectivité.Moyennant un supplément pour le chauffage et l'électricité qu'ils devront défrayer, les détenus pourront à même leurs cellules brancher un fax ou un téléphone, recevoir et entreposer les produits de leur choix et entretenir des liens privilégiés avec leurs clients, fournisseurs et employés.Si l'exploitation de l'entreprise nécessite l'affectation d'un endroit précis dans l'établissement pénitenciaire parce que la cellule du détenu est, par exemple, trop encombrée de télés volées, le directeur imposera des frais de location de 25 p.cent des recettes brutes de l'entreprise.Avant, on croyait à la réhabilitation des détenus par l'art, la lecture ou l'éducation.Maintenant, la réhabilitation est une business et le détenu, un pdg.Le programme devrait entrer en vigueur d'ici neuf mois après à une ronde exhaustive de consultations.De Kamloops BC jusqu'à Sainte-Anne des Plaines, une nouvelle génération d'entrepreneurs canadiens verra bientôt le jour dans nos prisons.Ils ne porteront certes pas le complet-cravate du businessman mais auront intérêt à troquer le blues pour le sens des affaires.Si le client ne paie pas assez vite pour services rendus, l'entrepreneur-détenu pourra mettre à ses trousses ses amis fraîchement libérés.Et si le client insatisfait retourne la marchandise, l'entrepreneur-détenu n'aura qu'à déduire les pertes de son compte d'électricité.Quatre catégories d'entreprises pourront être administrées par les détenus: les entreprises individuelles, les sociétés de personnes, les sociétés par actions et les coopératives.Un détenu déjà propriétaire d'un dépanneur, d'une manufacture de T-shirts ou d'un sex-shop avant sa détention continuera à les gérer comme si de rien n'était, après.Dans le cas du sex-shop.on imagine qu'il pourra demander à inspecter la marchandise dans sa cellule.Advenant certains défauts de fabrication, il ne lui restera plus qu'à liquider son mauvais stock en dedans.Si le détenu n'a jamais eu d'entreprise, mais qu'il est équipé d'un ordinateur personnel, il pourra devenir le dactylographe officiel du pénitencier et taper CV, thèses de doctorat, rapports de police et poèmes sans fautes de frappe ni pâtés.Faute d'ordinateur, le détenu pourra se rabattre sur le petit magot caché dans le faux plafond de son ancien condo pour se lancer en affaires et aspirer à devenir l'entrepreneur de la semaine.Il y en a qui disent que le système carcéral canadien est le meilleur au monde.Ils ne savent pas de quoi ils parlent.Nulle part ailleurs fait-on preuve d'une aussi grande détermination à créer des problèmes et à les déguiser en solutions.Imaginez un instant la passe que les plus futés vont se payer au nom de la libre entreprise et les trésors de surveillance qu'il faudra déployer pour les neutraliser.Brasser des affaires en attendant de recouvrer sa liberté est certes plus stimulant que de faire des mots croisés.Mais entre vous et moi.je crois que le projet est un prétexte.La vraie raison, c'est que les pénitenciers cherchent un moyen de sauver de l'argent sur le compte d'électricité.\t> A 6 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 8 FÉVRIER 1994 Syndiqués en iock-out du Journal de Montréal arrêtés au retour d'une manifestation à Comwall BRUNO BISSON ¦ Deux syndiqués en lock-out du Journal de Montréal ont été arrêtés hier matin, au retour d'une manifestation tenue à Cornwall, où la police municipale a fait remorquer 20 véhicules pour permettre la sortie des exemplaires du quotidien qui y sont imprimés.Les deux arrestations se sont produites au retour vers Montréal, sur la route 20, dans la région de Vaudreuil, où une caravane de véhicules appartenant aux manifestants aurait sciemment retardé les camions de livraison du quotidien.Gilles Moreau, un pressier, et François Rivet, un typographe, arrêtés à hauteur de Côteau-du-Lac par la Sûreté du Québec, prés de Vaudreuil, ont été accusés de méfait.Ils devront comparaître ultérieurement au palais de justice de Valleyfield pour répondre de cette accusation, somme toute mineure.Selon un porte-parole syndical, M.Réal Asselin, les moyens de pression mis en oeuvre au cours de la nuit auraient sérieusement retardé la livraison du tournai de Montréal en kiosque, au cours de la matinée d'hier.Un porte-parole du quotidien, M.Jean-François Lebrun, a pour sa part affirmé à La Presse, hier, que les retards ont été assez limités dans la banlieue de Montréal, tandis que le restant de la distribution se serait déroulé normalement.Après qu'on se fut rendu compte de l'importance de la manifestation qui se déroulait à Cornwall, une deuxième presse, actionnée par des cadres, aurait été mise en marche au siège social du quotidien, rue Frontenac, a noté M.Lebrun.Rappelons aue depuis l'automne dernier, 3o5 employés syndiqués du journal sont en lock-out, soit les pressiers, les typographes, les travailleurs du département de l'expédition et les encarteurs du tournai de Montréal.Depuis le lock-out des pressiers, survenu en octobre, la plus grande partie du tirage quotidien de quelques 300000 exemplaires est imprimée à Cornwall, en Ontario, ce qui a permis au journal de contourner la loi anti-scab du Québec.I I T Après des mois d'enlisement, les différents syndicats en lock-out semblent avoir engagé leurs moyens de pression dans une toute nouvelle phase, beaucoup plus agressive, dimanche.Ainsi, plus de 100 syndiqués ont perturbé, en après-midi, une assemblée pé-quiste d'investiture dans le comté de lacques Parizeau (L'Assomption), à laquelle assistait un vice-président du groupe Québécor, M.Daniel Payer, qui est aussi candidat à l'investiture dans un autre comté provincial.Quelques heures plus tard, vers 23 h 30, environ 200 syndiqués se sont regroupés autour de l'imprimerie du groupe Québécor où le journal est imprimé à Cornwall.Les manifestants ont ainsi bloqué les rues Campbell, Loyalist et Co-peland, bloquant tout accès aux bâtiments de Québécor.La Sûreté municipale de Cornwall a demandé l'assistance de la police provinciale ontarienne et de la Gendarmerie royale afin de s'assurer que l'immeuble n'était pas menacé.Des manifestants ont coupé des parties de clôture en u-tilisant des cisailles et, selon des témoins, auraient aussi tenté de pénétrer dans l'immeuble, ce que 7 Comparez les prix de nos dernières | ACCORD 1993 BERLINE LX AUTOMATIQUE P.D.S.F.19 245$ PRIX RÉDUIT À COUPE EXR SPECIAL EDITION AUTOMATIQUE INTÉRIEUR CUIR 15 651m &ÏÏSSÏÏ$ 21 450$* BERLINE EX 5 VITESSES P.D.S.F.20 545 $ 4 £ ÛKflS* PRIX RÉDUIT À 10 99U BERLINE EXR SPÉCIAL ÉDITION AUTOMATIQUE.INTÉRIEUR CUIR P.D.S.F.27 695 $ OO QKftt* PRIX REDUIT A LC wUU COUPÉ EXR 5 VITESSES P.D.S.F.22 745 $ \u2022« A 4Cf|$* PRIX RÉDUIT À 19 4911 BERLINE EXR 5 VITESSES P.D.S.F, 24 085 $ -SA PRIX RÉDUIT À I 9 4 9 U BERLINE EX AUTOMATIQUE MODÈLE DE DÉMONSTRATION P.D.S.F.21 495 § PRIX RÉDUIT A mo i ma i iun 17 950$* BERLINE EXR AUTOMATIQUE MODÈLE DE DÉMONSTRATION P.D.S.F.25 035 $ PRIX RÉDUIT À blhai iun 19 950$* FINANCEMENT BANCAIRE À TAUX RÉDUIT DISPONIBLE \u2022T.T.P.EN SUS.^\t700, BOUL.LABELLE WÊ^^ DE ^feHHpBHHBV\tB LAI N VILLE m^m\tAutoroute des Laurentides (sortie 25) i Dlainvillew 435-1122 875-1920 ?les porte-parole syndicaux ont nié.La Sûreté municipale a dû faire appel à des dépanneuses, pour débloquer les trois rues où les manifestants s'étaient regroupés.Pas moins de 20 voitures et camions ont ainsi été remorqués mais la police n'a procédé à aucune arrestation.Les camions de Québécor ont aussi été retardés sur la route 20 en direction de Montréal par des véhicules roulant volontairement à vitesse réduite, ce qui a incité la Sûreté du Québec à procéder à deux arrestations.Un porte-parole syndical a affirmé hier que les syndiqués ont l'intention de talonner le candidat potentiel du Parti québécois, M.Payer, et d'accentuer leur visibilité pour forcer l'employeur à présenter de nouvelles offres.AIDER LE MONDE MOT À MOT CODE L'autonomie grâce à l'alphabétisation dans le monde en développement Pour renseignements, composer le V800-661-2633 Le président de la FTQ presse Québec de régler la crise de la construction Clément Codbout ne précise toutefois pas ce que pourraient faire les syndicats our seulement f29.95 par mois, comprenant 30 minutes gratuites d'appels locaux par mois.Demandez les détails.Certificat-cadeau de s25 t- Technophone par IMOKIA il/fr\tojj m- s Abonnez-vous au réseau Cantel avant le 28 février 199-1 et vous recevrez un certificat-cadeati Radio Shack de *25 avec les compliments de Cantel.(Certificat-cadeau échangeable contre de la marchandise dans les trois mois suivant la date d'émission chez Radio Shack ou un détaillant participant.Ne peut pas être échangé contre de l'argent comptant, fcxpire le 28 février 1994.) 1QQ95 Récepteur ondes courtes portatif qui vous met à l'écoute du monde entier.Mémoire de 45 stations pour svntoni-sation rapide de stations.20-213 HftVSi Liste de fréquences En plus de donner la liste des fréquences en usage au Québec, ce répertoire est rempli de renseignements utiles sur les balayeurs d'ondes.20-8001 I rn .inonrt'» au uv JWU«r I , fc , FL X , 0%V flTiflfl I U92S Un SRG à 40 canaux est un excellent compagnon de voyage.Capte aussi la V&tt radiométéo.21-1551 Expire le 13 février 1994 \tSS À à\t r\t\t\u2022\u2022\u2022i-INTERXaiMCANAOALTÉE\t \t\tH* ^fl IfiÉg , '_\u2022 _ ¦\t® it-.wa L'endroit totalement branché DEMANDEZ LA VÔTRE! l'ne 'Mile d«- crédit Radio Shack vous permet de faire vos achats sans tarder Nous mdiqu» ns les pnx de drLul rrt-ls sans les Ll\\»-s plicables N'ous rejetons toute responsabilité relative aux erreurs phot«graphiques ou typographiques Le magasin ou détaillant Radio Shack le plus proche est dans les pages oianches f IA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 8 FÉVRIER 1994 L'OFFRE S'APPLIQUE AUSSI AUX Aerostar Ford Tempo Festiva Mercury Tracer Ford Mustang Ford Taurus Mercury Sable Ford Thunderbird Mercury Cougar \u2022 Lincoln Mark VIII Ford Crown Victoria \u2022 Ford Ranger Mercury\t\u2022 Ford Econolme Grand Marquis \u2022 Ford Bronco Lincoln Tovvn Car \u2022 Ford Serie F Lincoln Continental Mercury Topaz Composez le 1 800 561-FORD pour en savoir plus sur tous les véhicules Ford.Ford du Canada.Commanditaire officiel de lequipe olympique canadienne 1994 F A8__LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 8 FEVRIER 1994 La descente aux enfers d'un homme qui se bat pour voir sa fille YVES BOISVERT ¦ 1! y a cinq ans.Constant Gau-dreault gagnait bien sa vie comme avocat spécialisé dans les relations de travail.Il se promenait en ville avec une voiture de luxe et un téléphone cellulaire.Cette nuit, il a couché à Parvenais.Ce séjour en prison n'est que la plus récente étape de la chute de Constant Gaudreault.Depuis quatre ans, petit à petit, il a tout perdu: sa maison, sa voiture, son titre d'avocat.Surtout \u2014 et tout part de là \u2014 il a perdu la garde, puis même le droit de visiter sa fille de neuf ans.Constant Gaudreault est au fond du tonneau, et des fois on jurerait qu'il l'a fait exprès.Il n'a raté aucune occasion de se rendre antipathique aux juges devant qui il plaidait pour obtenir la garde de son enfant.Et Dieu sait qu'il en a rencontrés! L'homme de 44 ans a passé plusieurs mois à harceler son ex-fem-me.Il a multiplié les procédures judiciaires.Il s'est mis à dos la magistrature en ne respectant pas les interdictions de communiquer avec son ex-femme.Et il en a payé le prix.Plus que le juste prix, selon lui.Même s'il n'est pas accusé de violence ou de menaces à l'endroit de son exfemme.ni de mauvais traite- ments à l'égard de son enfant, il n'a pu voir sa fillette depuis deux ans.Qui plus est.il a purgé 10 jours d'emprisonnement préventif en 1989.et deux mois en 1990, pour des infractions mineures, parce que son comportement inspirait la méfiance aux juges.Et sa tendance à la confrontation n'a rien fait pour aider sa cause.Toutes les accusations criminelles contre Gaudreault ont été déposées en marge de son dossier de divorce et de garde d'enfant.À l'automne 1989, le ministère public déposait contre lui trois accusations criminelles pour avoir contrevenu à une ordonnance dans son jugement de divorce en communiquant avec son-femme.Le procédé est inusité: normalement, les manquements à des ordonances civiles peuvent donner lieu à des accusations d'outrage au tribunal, pas à des accusations criminelles.Gaudreault a purgé 10 jours de détention préventive, le juge Rhéal Brunet, de la Cour du Québec à Longueuil l'estimant dangereux.11 est vrai que son ex-femme avait peur de Gaudreault, qu'elle jugeait instable psychologiquement.Mais il est vrai aussi qu'il n'y avait pas d'accusaiton de violence physique ou verbale.Gaudreault a plaidé coupable à ces accusations et a été libéré.Mais avec ce dossier criminel.le Barreau décidait de le radier.11 n'a pas réussi à se faire réadmettre depuis, et n'a plus de gagne-pain.L'année suivante, Gaudreault entre plusieurs fois en communication avec sa femme.En juin, il l'intercepte dans un centre commercial et.avec un langage menaçant, lui dit qu'ils doivent régler leurs problèmes eux-mêmes, sans avocats.Son ex-femme porte plainte pour menaces.Le juge Gérard Girouard, de la Cour du Québec, le déclare «extrêmement dangereux» et lui refuse une mise en liberté sous caution.Il passera deux mois en prison en attente de son procès, à l'été 1990.Il s'avoue finalement coupable le 13 septembre 1990 devant le juge Denys Dionne, et recouvre sa liberté le lendemain.Gaudreault n'a pas encore perdu son droit de visiter l'enfant.Les choses se sont un peu calmées, et pendant les neuf premiers mois de 1991, il peut voir son enfant.Il entre plusieurs fois en contact avec son ex-femme, malgré l'ordonnance du juge Dionne.Mais après de nouveaux accrochages entre Gaudreault et son ex-femme, elle porte plainte contre lui et il est accusé au criminel d'avoir manqué 24 fois à l'ordonnance du juge Dionne.Gaudreault, toutefois, est in- trouvable a ce moment, et le dossier ne peut procéder.Il perd alors, en décembre 1991, le droit de voir sa fille.Finalement, il se signale aux autorités et, malgré son absence prolongée, obtient une mise en liberté sous caution.En même temps qu'il conteste la perte de son droit de visite de toutes les manières imaginables, il obtient de la Cour d'appel la permission de remettre en question son plaidoyer de culpabilité de 1989.En effet, il prétend que la Couronne ne pouvait pas l'accuser au criminel pour avoir violé une ordonnance civile.Si ce dossier criminel tombe, ceux qui suivent tomberont aussi, pense-t-il.Aussi, hier, quand il s'est à nouveau retrouvé devant le juge Gérard Girouard, pour ses 24 accusations de manquement à l'ordonnance du juge Dionne et une accusation de harcèlement téléphonique, il a tenté de faire remettre le tout une fois de plus, en attendant que la Cour d'appel se prononce sur son dossier de 1989.Le juge a refusé sa demande et le procès a commencé.L'ex-femme a témoigné et a raconté comment Gaudreault avait insisté pour entrer en contact avec elle.Après ce témoignage, le juge a insisté pour que la Couronne (Me Pierre Labelle) présente une demande pour suspendre en plein procès la liberté de Gaudreault.Après avoir hésité.Me Labelle a fait cette demande, que le juge a accueillie bien entendu.Même si aucun incident ne s'est produit depuis décembre 1991.même si Gaudreault n'a pas tenté d'entrer en contact avec son ex-femme depuis deux ans.et même s'il n'y a pas d'allégation de violence physique ou verbale, le juge Girouard a envoyé Gaudreault aux cellules.L'ex-femme de Gaudreault a encore peur de lui, et le juge Girouard le considère encore dangereux.Constant Gaudreault ne comprend pas.Il maintient qu'il ne ferait pas de mal à une mouche, et qu'il tente seulement de reconstruire sa vie, de retrouver Une agression machette: un ÉRIC TROTTIEH ¦ La police de la CUM a arrêté hier un adolescent de 15 ans soupçonné d'avoir agressé à coups de machette un jeune d'une bande rivale, au métro Sauvé, jeudi dernier.Le voyou, considéré comme le chef de la bande Original Gangsters, sera accusé aujourd'hui de \"Meilleure nouvelle voiture sport\" en 1994.- Association des journalistes automobile du Canada \u2022 // // Meilleure voiture d'occasion\" en 1994.- Association canadienne des automobilistes * * Parmi les 10 meilleures voitures\" en 1994.- Car and Driver, janvier 1994 Acura, première selon l'indice de performance automobile J.D.Power en 1991,1992 et 1993.\u2022 - 1993 U.S.Vehicle Performance Study \"Un assemblage et une finition exceptionnels.Les matériaux sont de première qualité et tellement supérieurs que tous les designers de General Motors devraient être enfermés pendant une semaine dans une nouvelle Integra.\" - Automobile Magazine, août 1993 \"Ces moteurs couronnent une foule d'autres améliorations.qui assurent la victoire de l'Integra contre toutes les autres dans sa catégorie.tant pour leur réalisation globale que pour leur avant-gardisme et le plaisir extrême qu'on en tire.\" - The Financial Post, 15 juillet 1993 // .l'Integra s'imposera dans sa catégorie.C'est le bonheur pour Acura.L'Integra est agréable à conduire et ses caractéristiques sportives la distinguent des autres.\" - Motor Trend, août 1993 tt Voici donc clairement notre opinion: la toute nouvelle Integra est une meilleure voiture sur toute la ligne, et quelle personnalité!\" - Car and Driver, août 1993 Quand on u a, on l'a! INTEGRA 1994 ACURA IIS VOTTURTS CONSTRUITE Df MAIN DC MAÎTRI ' flj^C A»ou4ticn Ji\" luurTuli>U*N AuliwobiU' du CjiuJ.i '\tM.irqu»' JifXNv df I Avoiutum l JiuJifnno d»- Automohhslr» ACURA RIVE-SUD 820, boul.TdhchenMu, Greenfield Park Tél.: 443-6553 ACURA GABRIEL 4648, boul.St.-Jean N., Dollard-des-Ormeaux Tél.: b%-7777 LES GALERIES ACURA 7100, boul.Métropolitain H., Anjou Tél.: 354-8811 PRESTIGE ACURA 3700, Autoroute 440,0., Laval Tél.: 745-1234 LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon O., Montréal Tél.: 340-1344 ACURA PLUS 255, boul.Seigneurie, Blainville Tél.: 435-4455 - MARCEL, mon prince, mon héros, mon rambo, mon voyou, ce soir, achète du lait en rentrant.Ta Rita.son droit de pratique et, un jour de revoir son enfant.Ce matin, Gaudreault reviendra.menottes aux poignets, devant le juge Girouard, pour fixer la date de la suite de son procès.S'il veut «se refaire», Gaudreault, qui vit maintenant de l'Aide sociale, a toute une pente à remonter.Il est embourbé ans la procédure \u2014 pour ses droits de garde, son dossier criminel et pour son dossier au Barreau.Ses causes, qu'il a nourries, semblent maintenant le dépasser, au point qu'elles occupent toute sa vie.Et on se demande comment il se sortira de cette spirale judiciaire où il s'est enfoncé.a coups de jeune arrêté tentative de meurtre, devant uo juge du Tribunal de la jeunesse.Les Original Gangsters, dont la plupart des membres proviennent de l'école secondaire Lu-cien-Pagé, dans le nord de la métropole, s'étaient montrés particulièrement actifs dans différentes stations de métro, jeudi dernier, à la fin des classes.« A la station Jarry, vers 16 h, ils avaient attaqué au couteau un au-, tre jeune, pour lui voler son manteau de cuir et son porte-monnaie.Puis, quelques minutes plus tard, ils se sont rendus au métro Sauvé, où ils ont rencontré le membre d'une bande rivale.Une altercation a éclaté; le suspect de 15 ans a soudainement sorti une machette et asséné plusieurs coups dans le dos de la victime, qui a été grièvement blessée à l'omoplate.Aidés de leurs confrères de l'escouade des gangs de rues du district 1 de la police de la CUM, les sergents-detectives Roger Gran-ger et Claude L'Ecuyer n'avaient pas mis de temps à mettre la main au collet de trois suspects mineurs, vendredi.Accuses de complicité, ils doivent comparaître à nouveau aujourd'hui devant le tribunal pour leur enquête sous caution, en même temps que leur «chef» de 15\tans, qui sera inculpé de tentative de meurtre.Par ailleurs, la police a appréhendé hier plusieurs suspects d'origine vietnamienne impliqués dans la violente bagarre survenue dimanche après-midi au Complexe Desjardins, pendant la fête du Têt.Mais les enquêteurs ont dû les relâcher devant le refus de témoigner des deux victimes.Sherbrooke: un drapeau nazi fort malvenu Presse Canadienne SHERBROOKE ¦ Un drapeau nazi tapisse la vitrine d'un commerce au centre-ville de Sherbrooke depuis quelques jours, ce qui n'est pas sans provoquer des remous.Le personnel de la boutique So-lid Rock, sise au 189, rue King Ouest, a en effet accroché dans la vitrine un immense drapeau rouge arborant une croix gammée et une croix pattee, emblème de l'armée allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale.Mise au fait de cette affaire hier, la directrice de la Commission des droits de la personne, Suzanne Valéry, s'est dit choquée de voir un pareil symbole déployé devant les yeux des passants.D'autant plus que, de l'aveu même du propriétaire, Sylvain Meunier, sa clientèle se compose en bonne partie d'adolescents de 16\tà 18 ans.Selon Mme Valéry, la loi interdit toute forme d'incitation à la discrimination et elle se demande pourquoi un commerce affiche un drapeau nazi.«C'est presque un encouragement à la violence, a-t-elle plaidé, le ne trouve pas ça normal qu'il y ait une demande pour ce genre d'articles.» Elle réunit ce midi les membres du Comité de vigilance et d'action avant d'intervenir publiquement dans ce dossier.Cet organisme est né au moment où des membres de groupes racistes envisageaient de se rassembler à Sherbrooke en 1992.Pour sa part, M.Meunier ne semble pas voir ce qu'il y a de mal à faire la promotion de ses articles.«Je vante le stock que j'ai à vendre, a-t-il expliqué, l'essaie d'exploiter mon commerce honnêtement.» Il a reçu le drapeau controversé la semaine dernière et s'est empressé de l'accrocher dans la vitrine.Or il se défend bien de prôner quelque idéologie que ce soit.« Avant ça.a-t-il ajouté, j'avais un drapeau mohawk.Ça veut pas dire que je suis pro-mohawk.» Il invite même les gens choqués à lui faire part de leurs commentaires.«Si il y en a que ça frustre, a-t-il lancé, ils n'ont qu'à venir nous en parler.» mÊÊMÊÊÊÊÊmmMÊÊmmmmÊM 3 LIGNES D'AMOUR Publie/ votre mot doux le 14 février dans la rubrique Saint-Valent in des annonces classées de Lu Presse.-7111 1800361-5013 Jusqu au 10février H m ,Wmmmmmml m Taxes en sus.n i LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 8 FEVRIER 1994 La caisse populaire des REER Fonds de placement.Desjardins L'incroyable force de la coopération trouvé à la caisse populaire Desjardins une gamme de Fonds qui m offre l'occasion de diversifier mes placements et d'obtenir de très bons rendements.Que ce soit le Fonds Desjardins Actions, le Fonds Desjardins Hypothèques, le Fonds Desjardins Équilibre ou tout autre Fonds Desjardins, ma caisse populaire peut m'offrir un Fonds qui correspond exactement aux objectifs financiers que je me suis fixés.20,5 % 12,7 % 10,1 % 3 ans S ans * Les taux de rendement indiqués constituent le rendement total annuel composé réel au.* / décem - bre IWj.Ofi troui ira dis renseignements importants sur les Fonds Desjardins dois le prospectus Rendement annuel composé du RKER Fonds simplifié.Il est important de le lire attenta ement avant dïnvtstir.Pour en obtenir un exempkiire.^sjardins Équilibre au 31 décembre 1993.s'adressera votre (disse Desjardins participante.Les Fonds Desjardins sont nvdus seulement la où l autorité comfK'tente a accordé son usa.\\euille: noUr t/ue les parts de ces fonds déplacement sont offtrfespar Us Vnices d investissement Jrustco Desjardins inc.f iliale de Fiducie Desjardms me.Files ne sont fkis assurées par la Re;je de l as surance ilepots du (Juebec.la Société dassurance-iiiffôts du Canada ou un autre.fonds(rublic d assurance-dépôts et elles ne sont fusgarantiespar la caisse ou tout autre institution du Moui ement Desjardins, lu râleur de ces parts est soumise aux fluctuations du marché.Les taux de rendement ituiiqués constituent le rendement total annuel composé réel compte tenu des t ariations dans la valeur des fwrts et du réinvestissement de toutes les distributions (et ne tient pas compte des commissions de souscription et de rachat.des frais depLicement ni des frais optionnels payables par un porteur de titres, qui auraient pour effet de réduire le rendement).Le rendement passé ne donne pas forcément une indication du rendement futur.Passez à une caisse populaire Desjardins participante, nos conseillers ont tous les détails.La caisse populaire Desjardins La messaqene VOX-TEL Montréal En publiant une petite annonce sous la rubnque Compagnes et compagnons, La Presse vous offre un service gratuit de boite vocale pour enregistrer votre annonce vocale et écouter vos messages.\t-\u2014 ^aUu'tf Les utilisateurs de boîtes vocales reçoivent en moyenne 20 messa^s dans les jours suivant la publication.En rédigeant une petite annonce soignée et originale, certains reçoivent jusqu'à 60 messages.\"-\u2014\u2014 _A/û^/ 0 Pas de frais cachés reliés à l'utilisation de votre boîte vocale.Si l'amour a un prix, c'est celui de votre annoncepubliée dans La Presse, un point c'est toutl{ compagnes- )\u2014 compagnons Annonces classées 285-7111 A 10 LA PRESSE.MONTREAL, MARDI 8 FÉVRIER 1994 De nouvelles tensions dans le monde des courses de chevaux MNDRÉ NOËL ¦ De nouvelles tensions surgissent dans le monde des courses de chevaux, qui était pourtant uni comme les doigts de la main pour expulser André Marier, l'ancien propriétaire de l'hippodrome Blue Bonnets.L'élection des représentants à la nouvelle Société de promotion de l'industrie des courses de chevaux (SPICC), le 8 janvier, a fait des mécontents.Des propriétaires de chevaux se sont présentés à La Presse la semaine dernière.Selon eux, environ le tiers des personnes qui ont participé à l'élection ont l'impression d'avoir été flouées.Ils ont demandé de taire leur nom, pour l'instant.La SPICC est cette nouvelle société à but non lucratif, qui a été créée par décret par le ministre de l'Agriculture, Yvon Picotte.Elle est installée dans les locaux de la défunte Commission des courses de chevaux, et jouit d'une subvention importante.Dans des mémoires présentés au conseil des ministres, M.Picotte indique que le gouvernement s'engage à verser 13 millions de dollars par année à l'industrie des courses, dont la promotion relève dorénavant de la SPICC.M.Picotte a aussi décidé que cinq des neuf membres du conseil d'administration de la SPICC seraient choisis par les associations de trot et amble.L'élection s'est déroulée le 8 janvier au Turf de Blue Bonnets au cours d'une assemblée res- treinte des administrateurs de seulement trois associations: l'Association du Trot et Amble du Québec (ATAQ), le Jockey Club et la Société des propriétaires et éleveurs de chevaux Stan-darbred du Québec (SPECSQ).Ces deux dernières associations sont dirigées par un même homme, Lucien Paiement, l'ancien maire de Lavel.Les membres des associations n'ont pas été convoqués, et encore moins des membres d'autres associations qui auraient pu être intéressés à participer à la SPICC.De surcroît, même pas tous les membres des conseils d'administration om participé à l'assemblée: on en comptait une trentaine sur 50.Treize administrateurs, absents, ont voté par télécopieur dans les jours qui ont précédé l'assemblée.Ils ont fait leur choix sans savoir qui serait candidat.La plupart des votes par télécopieur ont été recueillis par M.Paiement.Le choix des délégués a la SPICC se faisait parmi la liste des membres des conseils d'administration des trois associations.Le jockey Club, qui compte 45 membres, avait presque autant de représentants que l'ATAQ, qui compte 1 200 membres, soit une vingtaine chacun.La SPECSQ, qui compte 247 membres, avait droit à 12 voix.Le mode d'élection a été décidé sans opposition.Mais l'attention des participants avait été distraite par la distribution des mémoires du ministre Yvon Picotte.À la fin de l'assemblée, cinq ou six per- Depôt d \"épargne-retraite Dépôt a terme de retraite avec privilège de retrait Dépôt à terme de retraite sans privilège de retrait Fonds de bons du Trésor canadien RoyFund me Fonds marche monétaire RoyFund Fonds marché monétaire (dollars US) RoyFund Fonds hypothécaire RoyFund Fonds d'obligations RoyFund Fonds de dividendes RoyFund Fonds international de revenu RoyFund sonnes ont exprimé leur mécontentement.«On nous avait promis que la SPICC agirait de façon démocratique et transparente; on s'aperçoit maintenant qu'on s'est moqué de nous», affirme un propriétaire de chevaux, sous le sceau de la confidentialité.Les cinq représentants élus sont Guy Brissette (le président de l'ATAQ ) et quatre administrateurs du jockey Club ou de la SPECSQ: Lucien Paiement, Gilles Blondeau, Marcel Marcoux et René Bouthillier.«Le processus électoral a été proposé et adopté sans opposition, a dit M.Paiement, hier.Personne ne s'est opposé à ce que des votes s'expriment par fax.Personne n'a soulevé cette idée de tenir des assemblées générales, plutôt qu'une réunion des administrateurs.«Il y a toujours des mécontents: c'est normal, a ajouté M; Paiement.Les gens dont la candidature n'est pas retenue ne soni pas contents.mais c'est la démocratie.» Le président de la SPICC, Gilbert L'Heureux, a dit qu'il savait qu'il y avait du mécontentement, mais, selon lui, cela n'est pas si grave.« Je dois respecter le mode de scrutin que les électeurs ont choisi », a-t-il dit.\t?La nomination des représentants élus devrait normalement être annoncée par M.Picotte d'ici quelques semaines, a ajouté Nf.L'Heureux.Il faudra aussi choisir un représentant des courses Thcf roughbred (courses au galop), e* des représentants du public.*m Un policier de Québec qui a tué un dépanneur est déféré au Comité de déontologie Presse Canadienne QUEBEC I Le Comité de déontologie policière tentera au cours des prochains jours d'établir si l'agent Mario Cusson, de la police de Québec, a agi avec imprudence et manqué de discernement lorsqu'il a abattu par erreur le propriétaire d'un dépanneur en 1991.Les audiences du Comité ont débuté hier à Sainte-Foy et devraient se poursuivre pendant deux semaines.Le 8 juin 1991, Laurent Tremblay s'est rendu vers 3 h à son dépanneur du boulevard Saint-|ac-ques, a Neufchàtel.Il avait été avisé par la compagnie Les Alarmes de la Capitale que le système de vol de son commerce venait d'être déclenché.M.Tremblay était sur les lieux avant les policiers, arrivés eux à 3 h 26.Parvenu à l'arrière de l'édifice, l'agent Cusson a vu un homme armé.Croyant avoir affaire au voleur, il a tiré, tuant le propriétaire du dépanneur.L'enquête du coroner Trahan, menée en septembre de la même année, a conclu que le policier avait de bonnes raisons de croire que sa vie était en danger.11 soulignait du même coup les dangers courus par les commerçants qui s arment pour se défendre des voleurs.C'est la veuve de la victime, Mmc Blanche Gagnon, et ses enfants qui, insatisfaits des résultats de cette enquête, ont porté plainte au commissaire à la déontologie policière.Le procureur du commissaire, Mc Pierre Gourdeau, entend d£ montrer au Comité de déontolo*-gie l'imprudence et le manque de discernement de l'agent Cusson.Il a toutefois connu un premier revers hier, alors qu'il voulait mettre en preuve le long délai mis par les policiers pour répondre à la plainte.La défense a objecté avec succès que la citation à comparaitre portait uniquement sur les gestes du policier Cusson, et non sur l'administration du service de police de Québec.\u2022 La défense, représentée par M* Robert Deblois, tentera quant à elle de démontrer que Laurent Tremblay a commis un geste imprudent en s'armant et en décidant d'inspecter les lieux avant l'arrivée des policiers, et que le policier a agi en état de légitime défense.Les audiences sont présidées par M° Claude Groleau, assisté de deux membres, l'un représentant les policiers, Marcel Vermette.et l'autre le grand public, Louis-Marie Pilote.Lorena Bobbitt reçoit.un couperet miniature en plastique dans son volumineux courrier Agence France-Presse MANASSAS, Virginie ¦ Lorena Bobbitt, la jeune femme ayant coupé le pénis de son mari, acquittée le mois dernier à l'issue d'un procès très médiatisé, reçoit un volumineux courrier, lettres d'encouragement, cartes, chèques, messages religieux, déclarations haineuses, et même des gadgets dont un couperet miniature en plastique.L'administrateur du tribunal du Comté Prince William en Virginie, M.Robert Marsh a qualifié d'« incroyable » la quantité de courrier reçue par la jeune femme.Certains plis sont adressés avec la simple mention «Lorena Bobbitt, Manassas, Va».Manas: sas est la ville où est situé le siège administratif du Prince William County.M.Marsh a précisé que le courrier a commencé à parvenir au tribunal peu après l'ouverture du j procès, et qu'il continue d'arriver sporadiquement de tous les États?Unis et de nombreux pays étrangers.\t; | Lorena Bobbitt est actuelle* ment en observation dans un hoî pital psychiatrique.Fonds équilibré\tRoyFund Actions Ltée\tFonds canadien\tREER autogéré\tREER-matique1 RoyFund\tde croissance RoyFund\tActions en direct 15 options pour un REER plus performant Plus de choix.Tout le monde n'a pas le même âge, les mêmes revenus ni les mêmes objectifs de retraite.C'est pourquoi il existe plusieurs types d'instruments REER qu'on peut combiner pour répondre parfaitement à votre situation à vous.A la Banque Royale, vous trouverez, sous un même toit, l'éventail complet de tous les types de REER.Certains vous apportent une sécurité totale, d'autres comportent une petite part de risque mais peuvent être plus payants.Dépôt à tenue de retraite de 5 ans sans privilège de retrait rendements pour votre REER.En bout de ligne, ça peut se traduire par des dizaines de milliers de dollars de plus pour votre retraite.Plus de sécurité.La Banque Royale compte plus de clients REER que toute autre institution financière au pays.Ça représente un actif très imposant qui devient un élément supplémentaire de protection pour vous.Et tous les avantages sous un même toit A la Banque Royale, vous trouverez tout ce que vous recherchez pour votre REER : le choix des options, la compétence des spécialistes et la sécurité.Venez nous voir, vous êtes au bon endroit.Informez-vous sans frais : Montréal : 987-8000 En province : 1 800 363-3967 » Evitez la cohue des REER.Vos contributions additionnelles 1993 sont acceptées par téléphone - pour dépôts à terme seulement.Du lundi au vendredi de 8 h a 20 h, le samedi de 9 h a 15 h Marque depo*x de la Banque Royale du Canada Marque de commerce de la banque Roy aie du Canada ?\\i\u2022 taux d'intérêt mentionne en date du .11 janvier IW4.est annuel et peut être modifie san* préavis.Communique/ a\\ec la succursale de la Banque Royale la plu* pre> pour connaître le taux courant.Plus de spécialistes.Ce n est pas tout d'avoir les outils, il faut savoir quoi en faire.Depuis longtemps, la compétence des spécialistes de la Banque Royale est reconnue.Pour vous, c est un atout majeur.Vous êtes assuré d'obtenir les conseils éclairés qui vous permettront d'obtenir les meilleurs Avec vous depuis 1869 BANQUE ROYALE LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 8 FÉVRIER 1994_ A 11 » ! 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