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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-02-27, Collections de BAnQ.

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[" POURQUOI?ie et mort cTun périodique page B3 Montréal, dimanche 27 février 1994 médtenne ctateurs.»n Gatoriette mes télèspe ansf orinee e Fanny Lauzier et Vincent Bilodeau animent Uvrofolfe SONIA SARFATI collaboration spéciale Bilodeau, qui coanime l'émission avec Fanny Lauzier.Pour cela, il fallait un concept.Pierre Olivier avait sa petite idée là-dessus.Une idée qui avait, entre autres choses, germé d'une anecdote.«Un de mes amis, médecin, a cinq enfants», raconte le concepteur et scénariste de Livrofolic.«Il s'inquiétait du fait qu'aucun d'entre eux ne montrait d'intérét pour la lecture, jusqu'au jour où une de ses filles a commencé à lire un roman.Heureux, il est allé lui en acheter vingt-cinq!» Éteignant avec un grand seau d'eau la petite flamme qui venait de s'allumer! Pierre Olivier imaginait donc une émission qui amènerait les jeunes à s'intéresser aux livres, sans tordage de bras, sans imposer quoi que ce soit.Le tout, dans un style qui ne soit surtout pas condescendant.l'époque, n'était pas encore publié) télévisuel.Très télévisuel, même.«Je ne voulais pas mettre des gens autour d'une table et les faire parler de livres en présence de caméras, indique M.Olivier.Ce n'est pas ça, une émission de télévision.» lean-Louis Roux, Robert Brouillette) est auparavant présentée par «l'auteur» lui-même.En cette occasion, Elisabeth Chouvalidzé est devenue Colette, David La Haye a réalisé un rêve en interprétant Emile Nelligan et Linda Roy s'est muée en Gabrielle Roy.D'ailleurs, c'est par cette passion, et le désir qu'il a de la partager, qu'il définit son rôle.ou plutôt sa participation ( « |e ne joue pas un rôle, c'est vraiment moi » ) à Livrofolie.« Il y a peu de choses que j'aime autant que de faire découvrir un livre à quelqu'un, indique-t-il.Surtout lorsque cette personne vous revient un jour, en vous disant à quel point elle a aimé cette lecture.» fermera immédiatement à un livre destiné aux 10 ans.» Du moins, en public.La notion d'âge a donc été évacuée de l'émission, laissant plus de place aux impressions personnelles (les livres reçoivent alors les cotes « super », « moyen » ou «bof»).Eduquer?Non! Titiller la curiosité.Bref, en une demi-heure, chaque émission présente une dizaine de livres.Tout en mettant l'accent sur l'un d'entre eux: le fameux «classique».Pourquoi?«Parce que je suis convaincu qu'il faut que les jeunes sachent que le monde n'est pas né d'hier», répond Pierre Olivier.OLe proverbial «jamais deux sans trois» ne se confirme pas toujours dans le domaine des séries télévisées.Il vient toutefois de se vérifier dans le cas Livrofolic: une troisième série ( les épisodes 40 à 52 ) de cette émission littéraire destinée aux jeunes sera tournée cet été et diffusée, à partir de l'automne, à Canal Famille.Plusieurs, autant chez les jeunes que chez leurs parents et enseignants, se réjouiront de cette nouvelle.Et ce n'est pas ça, Livro folie.Produite par l'ACPAV et diffusée depuis 1992 à Canal Famille, l'émission se présente en six volets bâtis autour d'un theme (de l'aventure à la satire, en passant par l'argent, les animaux, l'horreur.nommez-le il y est probablement).Suivent la petite histoire du classique abordé, une interview avec une personnalité connue des jeunes ( histoire de connaître la place que le livre occupe dans sa vie), un documentaire concernant la vie des livres et une chronique dans laquelle s'expriment de jeunes critiques.C'est ce qui lui est arrivé.à grande échelle, lors du dernier Salon du livre de Montréal.Où il a rencontré des centaines de jeunes, en compagnie de Fanny « Lauzier.Brièvement abordé par les deux animateurs et par le biais d'un vox pop mené auprès de jeunes, ce thème est ensuite illustré par une scène extraite d'un texte classique (du Petit Prince à Cyrano de Bergerac, de Vingt mille lieues sous les mers aux Misérables).Car Livro folie \u2014qui a remporté cet automne le prix de la meilleure émission jeunesse aux Grands-Prix de la Communauté de la Télévision Francophone\u2014, c'est le livre rendu vivant.Le livre devenu copain plutôt que matière à examen.«Le livre faisant partie de la vie, et non simplement du décor», indique Vincent « Dans les premières émissions, nos «critiques» donnaient leur appréciation et indiquaient à quel groupe d'âge le roman était, selon eux, destiné», explique le réalisateur André Guérard.« Mais nous nous sommes rapidement rendus compte que ce n'était pas la bonne méthode: à 10 ans, on lit des romans pour adolescents mais à 12 ans, on se Fanny qui fait elle-même partie des convertis de Livrofolie.En ce sens que sa participation à l'émission lui a permis d'apprécier davantage les livres qui, auparavant, rimaient avec.devoirs.« Mais, outre le classique, nous faisons tout un éventail de propositions.Pas pour éduquer mais pour titiller la curiosité», insiste Vincent Bilodeau, un passionné de lecture depuis sa plus tendre enfance.Six volets sur un même thème Un concept à la Pennac, quoi! Un Comme un roman (qui, à Cette scène (jouée par des comédiens tels Pascale Bussières SUITE A LA PAGE B4 B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 FÉVRIER 1994 Opinions Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et editeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef A votre tour L humanité est plongée dans une crise spirituelle et morale JACQUES VENNE En constatant l'ampleur des problèmes économiques, politiques, ; sociaux et religieux qui nous assaillent, peut-il y avoir encore de l'espoir pour l'humanité de se sortir du bourbier dans lequel elle se débat?Des origines à nos jours, la société a toujours basé ses actions sur la protection de la famille et sur son développement.Cela ne se faisait pas toujours har- monieusement, mais les conditions de vie s'amélioraient.Des valeurs éthiques et morales progressaient péniblement.Tout cela s'est effondré avec la venue de l'industrialisation, du capitalisme, du concept de la libre-entreprise et de la glorification de la productivité et du profit à outrance.Au cours des ans, l'humanité a eu des hauts et des bas.Mais, jamais elle n'a autant plongé dans un si grand désarroi et une si grande désintégration de ses valeurs spirituelles et morales.L'égoïsme est devenu roi.Avec l'arrivée de l'ère industrielle et du capitalisme, l'humanité a été plongée dans une crise spirituelle et morale qui remet en question toutes ses valeurs traditionnelles.C'est une révolution culturelle totale qui plonge l'humanité dans un esclavage encore plus vicieux que l'ancien.L'humanité est assaillie sur deux fronts: l'industrialisation et le capitalisme.En effet, les machines envahissent tous les secteurs de fabrications de biens.Les machines sont plus efficaces et plus rapides que la main-d'oeuvre humaine, mais sont très énergivores.Pour obtenir les investissements requis à l'achat, à l'installation et pour l'opération des machines, les anglo-saxons ont élaboré un système qu'on appelle le capitalisme.La philosophie et les valeurs qui ont .servi de base à l'édification de ce système sont celles de la famille puritaine dans laquelle le père avait droit de vie ou de mort sur les membres de sa famille et sur ceux qui travaillaient pour elle.Ainsi, une entreprise capitaliste a une direction toute puissante.Cette direction se compose du propriétaire et des actionnaires.Les cadres sont l'équivalent de la famille et les travailleurs sont les esclaves de l'entreprise.Une entreprise opérationnelle doit produire au régime maximun des machines, afin d'avoir une production maximum au prix minimum et une vente au profit maximum.Ceci entraîne une utilisation abusive de la main-d'oeuvre humaine et néces- Jacques Venne site l'élargissement du nombre de travailleurs pour fournir le débit des machines.D'où l'apparition du travail féminin avec toutes ses séquelles.On les énumérera plus loin.Il nous faut maintenant ouvrir une parenthèse pour parler de l'outil dont se sont équipé les travailleurs pour se protéger contre les abus du système capitaliste et de l'industrialisation.Les travailleurs ont inventé le syndicalisme.Celui-ci a permis des adoucissements des conditions de travail pour ses membres, mais il a négligé les travailleurs non-syndiqués, laissant des injustices non redressées qui ont occasionné des perturbations sociales inacceptables.Les femmes, sentant le besoin de se défendre contre les effets d'une société habituée à la domination masculine lancèrent le féminisme.Un des résultats négatifs des luttes des féministes, combiné à l'industrialisation et au capitalisme, est la destruction de la famille, comme cellule de base de la société humaine, ainsi que des valeurs traditionnelles qui favorisaient la formation de familles stables.L 'auteur est un architecte retrai te.Voici une liste sommaire des problèmes engendrés par l'industrialisation, le capitalisme inhumain et le féminisme: 1-\tdéification de la jouissance sexuelle et de l'individualisme égoïste; 2-\tapparition de la pauvreté et de l'errance chez les jeunes, consommation de drogue et d'alcool et formation de gangs; 3-\tviolence, sous toutes ses formes, commise contre les femmes, les enfants et les ainés; 4-\taccroissement du décrochage scolaire.5-\tabus des droits individuels, sans contrainte, préconisés aux dépends des droits collectifs; Peut-on faire marche arrière?Si oui.comment?On peut s'en sortir seulement si on réintègre dans notre existence la notion d'un amour de soi égal à celui des autres.Cela implique une refonte totale de notre vision des choses, la remise en question des valeurs qui contrôlent nos actions et celles de la société.Cela implique aussi l'humanisation de la justice et des lois.Dure, dure, la vie à Montréal.ROBERT DAVIDSON Deux semaines après que les policiers eurent retrouvé un homme à moitié gelé sur un flanc du Mont Royal, l'Hôtel de ville de Montréal trouvait dans ses priorités d'accorder une subvention de 100 000 S à l'organisme Le Tour de l'île inc.Alors que le centre-ville de Montréal n'arrive plus que très difficilement à assurer sa croissance.l'Hôtel de ville de Montréal propose une série de nouvelles mesures oui rendront encore plus difficile, et aius cher, le stationne- ment automobile dans cette zone névralgique pour notre économie.Bien sur, l'Hôtel de ville va s'évertuer a promouvoir le cyclisme urbain et l'usage des transports en commun.Comme si on allait se servir de son vélo pour aller s'acheter un téléviseur; comme si on avait l'obligation stricte de se sentir en sécurité et tout à fait à l'aise dans l'autobus et dans le métro.Avec un chauffeur qu'on a payé 72 000 S.l'an dernier, M.|ean Doré peut bien se faire le champion du vélo et de la STCUM.Peut-être que les tètes dirigeantes du RCM (dont sa toute nouvelle prési- dente, l'ancienne directrice du Tour de l'île) ne se sont pas rendu compte que Montréal est une métropole, avec des autos?Peut-être que le rêve le plus cher du RCM est de transformer nos rues en un vaste réseau de pistes cyclables et de voies réservées aux autobus, et de déménager le centre-ville à Cho-medey ou à Pont Viau?La vie serait tellement plus sereine, comme ça.Et enfin, ce seraient les banlieusards, qui ne commettraient plus le crime de venir travailler à Montréal, qui paieraient pour les fameuses et onéreuses infrastructures que nos idylles tiennent tant en horreur.« \u2022 Comme si on allait se servir de son vélo pour aller s'acheter un téléviseur.» Une météo alarmiste peut faire fuir les skieurs.Vedettes de la météo télévisée ¦ D'abord, bravo!, pour le courage de Fernand C.Magnan, qui n'hésite pas à prendre la plume (La Presse, 2 février 1994) pour rappeler une certaine forme de modération à quelques vedettes de la météo télévisée.En tant que citoyen d'Orford et skieur, si je considérais uniquement mon «je» et mon «moi», il est bien évident que, moins il y a d'achalandage sur les pistes, plus je skie librement.Mais en égoïste! Or voilà: personne à Orford, cela veut dire aussi personne à Magog et très peu dans les restaurants, aux spectacles et dans nos hôtels! Cela devient un désastre sur le plan humain (chômage) et économique, à cause des faillites nombreuses.Enfin, vu de Paris où je dirige l'Office du tourisme du Québec, je souscris entièrement aux propos de Fernand C.Magnan, car je vis quotidiennement les efforts du ministère, de la Délégation générale du Québec et de tous nos professionnels du tourisme, qui tentent, par tous les moyens, d'inciter le plus grand nombre de Français possible à «vivre» un hiver merveilleux chez nous.Hiver non pas de l'Arctique, de la misère, de l'agonie, mais dans la belle neige, au soleil, au froid sec et avec mille et une activités différentes.|e vous en prie, mesdames et messieurs de la météo, même si vous êtes devenus vedettes, faites un acte d'humilité, réfléchissez et tournez-vous la langue sept fois avant de dire n'importe quoi! Gilles HOUDE Directeur, Office du tourisme du Québec à Paris Indignation ! ¦ le ne peux décrire le sentiment que j'éprouve, à la lecture de l'article de Nathalie Pétrowski, paru dans La Presse du 8 janvier dernier.Voilà que des détenus pourront ouvrir leur propre entreprise et l'opérer à partir de leur cellule.De plus, il y a quelques mois, on annonçait que des chômeurs pourront obtenir des subventions de plusieurs milliers de dollars pour ouvrir leur entreprise.Des subsides sont aussi accordés à des jeunes de moins de 30 ans pour ouvrir leur PME.Mon mari et moi sommes des travailleurs à salaire moyen, dont le gouvernement coupe et gèle les revenus, depuis plusieurs années.Nous aimerions ouvrir notre propre entreprise.Or, nous n'avons pas d'argent et nous ne pouvons pas compter sur un prêt bancaire pour nous aider.C'est dommage.Mais, que voulez-vous, nous ne sommes pas chômeurs, nous avons plus de 30 ans et nous ne sommes pas prisonniers, non plus.Après avoir suivi un cours de 330 heures sur le lancement d'une entreprise, après avoir monté un plan d'affaires comptant plus de 60 pages, nous sommes obligés de regarder passer le train, encore une fois, sans pouvoir y monter.Vous voulez savoir le sentiment que j'éprouve?Eh bien!, c'est de l'indignation ! Sylvie LAFOREST Le Gardeur Vous êtes pas «tannés» de.¦ À ceux qui détiennent le et les pouvoirs et à nous tous, citoyens.Des morts, des blessés, des viols, des famines.Qu'attendez-vous pour agir?Les médias nous «bombardent» sans arrêt d'images intolérables de l'ex-Yougoslavie et d'ailleurs.Si, dans les années 30 et 40, on pouvait invoquer l'ignorance pour justifier l'indifférence, aujourd'hui, quelles raisons justifient la poursuite de ces atrocités?Des civils sont exécutés ou bombardés par des factions ennemies.Des êtres humains, humains comme nous, sont considérés comme des vulgaires pions, leurs droits les plus élémentaires sont bafoués.Que ce soit en Bosnie, en Somalie, en Afrique du Sud, en Amérique centrale ou en Chine, ce sont tous des pays qui ne respectent pas les droits de l'homme, qui laissent mourir leurs «ci- toyens», qui les torturent, qui les violent, qui les assassinent et s'en tirent sans conséquence.Pourquoi?Évidemment, ces pays ne représentent rien économiquement.Alors.Les êtres humains, leurs vies, leur intégrité physique et psychique, leurs sentiments ne sont, bien sur, pas «rentables».Ils ne «valent» rien.Nous tous qui savons ce qui se passe, comment pouvons-nous nous regarder dans un miroir?Comment pouvons-nous nous respecter?Pourquoi ne réa-gissons-nous pas?Pourtant, en principe.nous vivons dans un pays démocratique où la parole du peuple, les pressions sociales, la solidarité peuvent changer bien des choses.Que direz-vous à vos enfants et à vos petits-enfants, lorsqu'ils vous demanderont: «Toi, qu'as-tu fait?» H.LEGENDRE Honneur convoité pour Céline Dion ¦ L'édition du 5 février dernier du journal La Presse titre de la façon suivante en «une»: 84 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 FÉVRIER 1994 4 .Ç ' 10 *\u2022\u2022 la vie des livres ?\" \u2022 \u2022\u2022 \" \u2022\u2022\t- - -X v < \u2022 Woodstock, 1969.Musique et politique.Les Jeunes de ce temps-là se nourrissaient i ces deux mamelles qui leur instillaient le goût d'une révolution qu'ils eussent été bien en peine de définir un peu clairement.Jean-François, Pierre-Paul, Jacques, leur jeunesse, leurs amours et la Révolution À lire avant de perdre la mémoire KtfGINALD MARTBL ¦ Dans un roman court, ça va; dans un roman de trois cent cinquante pages, les longueurs, les complaisances ou les niaiseries, ça ne se pardonne pas.Est-ce qu'il y a un peu ou beaucoup de ces vilaines choses dans Ostende, le .«t LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE dernier roman de M.François Gravel?Peut-être bien, mais je.n'ai rien vu.Encore une fois cet écrivain me fait le coup: il m'accroche dès la première ligne, me tient en alerte pendant des heures et puis c'est fini et c'est bien dommage.La première ligne, elle va ainsi : #r Vingt-deux novembre 1963.Une balle de fusil, tirée (.)» Cinq lignes plus loin, on saura que le narrateur et personnage est un écolier de septième année et qu'il habite la banlieue.C'est daté, situé, presque habité.Le lecteur est déjà complice de |ean-François, qui est né en 1951 et qui va nous raconter sa vie.Une vie qui n'a rien d'exceptionnel.Ce serait plutôt le contraire puisque Ostende, un peu comme le Maryse de Mme Francine Noél, est le roman d'apprentissage de toute une génération.Rappelons-nous.si nous étions là.John F.Kennedy, donc, et ensuite le Che, |imi Hendrix, Al-lende, Mao et enfin John Lennon, chacun représentant une étape de la vie des personnages.(Ostende, ça vient d'une vieille chanson de Ferré.) Musique et politique.Les jeunes de ce temps-là se nourrissaient à ces deux mamelles, qui leur instillaient le goût d'une révolution qu'ils eussent été bien en peine de définir un peu clairement.Il n'en fallait pas tant pour s'y mettre, à la révolution.D'abord, se détacher de la famille: « Comment prendre au sérieux un révolutionnaire qui se fait servir une collation par sa mère?»; ensuite, militer.Quand l'amour s'en mêle La première condition n'est pas la plus facile.Les parents sont après tout assez tolérants.Selon eux, rien n'empêche de faire la révolution dans les sous-sols de la banlieue petite-bourgeoise.Ils ne comprennent pas que Jean-François et ses amis depuis toujours, ses voisins lacques et Pierre-Paul, veuillent s'installer en ville.Ils se résigneront, évidemment.Les amis louent un appartement, ils mangent de la fondue suisse et boivent des cruchons de Ben Af-nam dans des verres à moutarde.La révolution peut commencer.Vous connaissez la suite, moi aussi.Ben oui, les filles s'en mêlent.L'amour, c'est palpable \u2014 et comment! Très vite, l'amitié en prend un coup: on a beau jurer qu'on n'a pas du tout l'exécrable esprit de possession des ainés, quand on surprend sa copine qui entre presque nue dans la chambre d'un colocataire, rien ne va plus.Voilà une contradiction que nos bâtisseurs de lendemains qui chantent n'auront pas su résoudre.Reste la révolution, à laquelle les trois garçons restent fidèles.Fidèles oui, mais dans la tête plus que dans l'action.Il ne faut pas leur en vouloir: quand les scissions idéologiques empêchent toute action concertée, il n'est pas si facile de mobiliser les masses exploitées.Et puis d'autre part, quand on se rend compte que le mariage n'a au fond que l'importance qu'on lui donne; que la paternité n'est pas per se une décision ou un état réactionnaires; que les enfants c'est bien gentil après tout et qu'ils auraient un milieu de vie plus sain dans un bungalow de la banlieue; bref, quand le réalisme rattrape l'idéalisme et le dépasse, on fait comme papa-maman et on se range.Une nostalgie souriante Au départ, quand ils écoutaient le grand Léo, les trois mômes se demandaient «rs# ça vaut la peine de vivre sa vie».Oui, non, peut-être.Si c'est non, et qu'on veille prouver que la vie est absurde, il y a bien sûr le suicide; mais l'absurdité se prouve mieux encore en la vivant, la vie.Alors ce sera oui, si seulement on réussit à abattre «/a dictature de la norme».Cinq ans ou quinze ans plus tard, l'échec est patent.La vie, pourtant, n'a pas été ennuyeuse du tout.La preuve: cette époque réveille chez ceux qui l'ont vécue une incurable nostalgie, sans épargner M.Gravel lui-même.Heureusement, il a la nostalgie souriante.Et l'ironie mordante.Un petit exemple, pour le plaisir.« Nous nous sentons tellement généreux, ce soir-là, que nous sommes prêts à pardonner à l'huma- r*ANÇOJ$ OftAVEl Vf y \\ mmr$it '5< .«fij > S \u2022 hlll(.LE PATRIMOINE MILITAIRE CANADIEN\t\t D'hier à aujourd'hui Tome t > yC*» s .-y-\" \u2022 1000-1754\t\t t.*' > '\t?|î À i\\ 1 w\t4 .«.\\ .\\*f\tI \\ 1: /t :\t M .\t: m: 4 ^ \u2022 ft # » .* » > i\t[il Arts et spectacles Smoking, No Smoking et Bleu raflent huit des 18 Césars Jff AN-MICHEL COMTE de l'Associated Press PARIS ¦ Les professionnels du cinéma français n'ont pas récompensé le succès populaire: les 14 millions de spectateurs des Visiteurs ne leur ont fait ni chaud ni froid et c'est au double film Smoking, No Smoking qu'ils ont accordé leurs suffrages, hier soir à Paris, lors de la 19e Nuit des Césars.Smoking, No Smoking a obtenu cinq récompenses: meilleur film, meilleur réalisateur (Alain Resnais), meilleur acteur ( Pierre Arditi ), meilleur scénario et meilleur décor.Déjà récompensé par le prix Louis-Delluc, le double film d'Alain Resnais raconte une série de scènes illustrant, sur cinq jours, cinq semaines, cinq ans, les conséquences sur le destin de choix anodins.Les deux films sont joués par deux acteurs \u2014 Pierre Arditi et Sabine Azé-ma \u2014 qui interprètent neuf personnages.Le grand perdant de la soirée est donc le film de )ean-Marie Poiré, Les Visiteurs, et ses deux acteurs principaux, Christian Clavier et )ean Reno, battus par Pierre Arditi.Seule consolation, le César du meilleur second rôle féminin pour Valérie Lemercier (qui était attendu).Chez les hommes, pas de surprise non plus pour le meilleur second rôle, avec Fabrice Luchini pour Tout ça pour ça.Derrière Smoking, No Smoking, le film de Krzysztof Kies-lowski.Bleu, a remporté trois Césars, dont celui très envié \u2014 et très applaudi par la salle parisienne du Théâtre des Champs-Elysees \u2014 de la meilleure actrice pour juliette Binoche, plus deux Césars techniques (montage et son ).Deux Césars techniques aussi (costumes et photo) pour Germinal, l'autre grand perdant de la soirée, qui partait pourtant avec 12 nominations.Là aussi, les professionnels ont montré qu'ils n'étaient pas en phase avec le public, qui est venu en masse voir ce film, surtout en province (six millions de spectateurs).Une des surprises a été le score de Un, deux, trois soleil, avec deux Césars ( musique et jeune espoir masculin ).Pas de surprise en revanche pour le César du meilleur film étranger qui revient à l'une des deux Palmes d'Or de Cannes, La Leçon de piano de la Néo-Zélan-daise )ane Campion.Plus courte que les précédentes (moins de deux heures), et pour la première fois télédiffusée sur Canal Plus, cette 19e Nuit des Césars a aussi été l'une des plus sages et l'une des moins drôles.Présidée par Gérard Depardieu et animée successivement par Clémentine Célarié et Fabrice Germinal avec ses 12 nominations, et Les Visiteurs avec ses 14 millions de spectateurs, obtiennent les miettes C'est Kim Basinger (a droite) et son mari Alec Baldwin qui ont remis hier soir à Paris, lors de la 19e Nuit des Césars, le prix de la meilleure actrice à Juliette Binoche pour son rôle dans Bleu.PHOTO AP Le palmarès de la 19e Nuit des Césars Associated Press PARIS M Voici le palmarès de la 19e Nuit des Césars: \u2022\tmeilleur film français: Smoking , No Smoking f d'Alain Resnais; \u2022\tmeilleur acteur: Pierre Arditi pour Smoking, No Smoking; \u2022\tmeilleure actrice: Juliette Binoche pour Bleu; \u2022\tmeilleur acteur dans un second rôle: Fabrice Luchini pour Tout ça pour ça; \u2022\tmeilleure actrice dans un second rôle: Valérie Lemercier pour Les Visiteurs; \u2022\tmeilleur réalisateur: Alain Resnais pour Smokingf No Smoking; \u2022\tjeune espoir masculin : Olivier Martinez pour Un, deux, trois, soleil; m jeune espoir féminin: Va-léria Bruni-Tedeschi pour Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel; \u2022\tmeilleure première oeuvre de fiction: L'Odeur de la papaye verte, de Tran Anh Hung; \u2022\tmeilleur film étranger : La Leçon de piano, de Jane Campion (Nouvelle-Zélande); \u2022\tmeilleure photo: Yves Angelo pour Germinal; \u2022\tmeilleur scénario original ou adaptation : Jean-Pierre Ba-cri et Agnès )aoui pour Smoking, No Smoking; \u2022\tmeilleure musique de film: Khaled pour Un, deux, trois, soleil; \u2022\tmeilleur son : Jean-Claude Laureux et William Flageollet pour Bleu ; m meilleur décor: Jacques Saulnier pour Smoking, No Smoking; \u2022\tmeilleur montage: Jacques Witta pour Bleu; \u2022\tmeilleurs costumes: Syvie Gautrelet, Caroline de Vivaise et Bernadette Villard pour Germinal; + meilleur court métrage: Gueule d'atmosphère, d'Olivier Peray ; \u2022\tCésar d'honneur: Jean Carmet.Luchini, la soirée était présentée devant un décor d'austère hôtel baptisé «César 94» et n'a donné lieu qu'à peu de moments d'humour: le temps pressait, et il fallait rendre les traditionnels hommages aux disparus (dont Fellini) et aux présents (un César d'honneur pour lean Carmet).Seul moment d'émotion: Ju- liette Binoche, très applaudie, qui en désignant son César \u2014 le premier de sa carrière\u2014 a dit: «Le plus dur ce n'est pas ça, car ça c'est un grand cadeau, un joli cadeau, c'est de continuer».Et, dans une soirée où l'on s'est félicité de la «victoire» sur les Américains dans le cadre du GATT («Il ne faut pas se faire bouffer.Vous avez gagné», a dit lacqueline Bisset), les ministres lacques Toubon et Alain Cari-gnon ont été apostrophés par lean-Pierre Bacri, co-César (avec Agnès laoui) du meilleur scénario pour Smoking, No Smoking.qui a défendu les intermittents et techniciens du spectacle en difficulté et l'indépendance de Canal-Plus.Ce premier livre s'arrête en 1754, cinq ans avant la bataille des plaines d'Abraham.Un deuxième tome doit paraître dans quelques mois.Il racontera, toujours sous la plume de René Chartrand, la conquête de la Nouvelle-France et l'évolution du patrimoine militaire canadien jusqu'en 1871.La série comprend également un troisième tome oui est écrit par Serge Bernier, 1 historien en chef de la section française du Service historique de la Défense nationale.M.Bernier enchaînera avec l'histoire militaire de 1871 à nos jours.Ce troisième livre doit paraître à la fin de l'été.L'historien québécois, Marcel Trudel a apporté son expertise pour la révision des trois livres, qui sont publiés simultanément dans les deux langues officielles.Cette importante contribution à l'histoire du Canada est un projet conjoint de Communication M.C.Stratégiques, de Montréal, et du Service historique du Ministère de la défense nationale du Canada.La conception et la réalisation de ces livres sont de Art Global.LE PATRIMOINE MILITAIRE CANAOIEN D'HIER A AUJOURD'HUI.TOME 1.1000-17S4.René Chartrand Art Global.Montréal, 1993 239 pages, illustre en couleurs CLAUDE CINGRAS ¦ Falstaff est très certainement le spectacle le plus mortellement ennuyeux que l'Opéra de Montréal nous ait donné en quinze ans d'existence.L'accomplissement \u2014 si j'ose dire\u2014 est d'autant plus extraordinaire que le dernier ouvrage de Verdi doit, par son sujet, amuser et qu'il doit, par sa musique, pétiller.Le rideau se lève à 20h.J'ai ri pour la première fois à 2lh08 très exactement, encore que très peu, lorsque Falstaff déguisé en «séducteur», large chapeau coloré à l'avenant, vient faire sa cour à Alice Ford.)e n'ai pas ri une seule fois par la suite.En fait, j'ai dû regarder une bonne partie du spectacle debout, pour ne pas tomber de sommeil.Le public de la première, hier soir, salle Wilfrid-Pelletier, semblait s'ennuyer lui aussi.Les applaudissements furent très modérés après les deux premiers actes.À la toute fin, une ovation accueillit les participants, sans doute parce que la fugue finale à dix voix fut assez brillamment chantée.Falstaff n'est pas un opéra facile: il est dépourvu de ces grands airs qui font passer la rampe aux scénarios les plus insipides et, précisément, contient une intrigue qu'il faut absolument connaître pour apprécier le spectacle.Or.l'Opéra de Montréal n'aide pas du tout ici le spectateur qui a pourtant déboursé jusqu'à 75 $ pour passer une bonne soirée.D'une part, les surtitres étaient hier soir tellement flous qu'on Ouatre interprètes de Falstaff : I s'arrachait les yeux pour les lire, sans jamais y parvenir vraiment, avec le résultat que le spectateur ordinaire ne comprenait à peu près rien à ce qui se disait la.D'autre part, le metteur en scène n'a apporté à son travail aucune idée susceptible de mettre en évidence le texîe et les situations.En conséquence, les chanteurs.laissés à eux-mêmes, ne jouent même pas mal : ils ne jouent pas du tout.Des éclairages presque toujours sombres complètent la grisaille, à laquelle contribue abondamment la direction morne du chef invité Christian Badea.Le titulaire du rôle-titre, Timo- thy Noble, n'est même pas gros et a plutôt l'air d'un agent d'assurances avec ses lunettes.S'il fait entendre une voix solide, il manque de la rondeur scénique qu'on attend du personnage.De la distribution entière, une seule voix à signaler: Kattyleen Brett.La scénographie?Rien d'Important.l'en parlerai demain. LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 27 FÉVRIER 1994 Corinne Côté-Lévesque témoigne mouvante Corinne Côté-Lévesque.Dans la longue préface qu'elle vient d'écrire pour la réédition des mémoires de René Lévesque \u2014Attendez que je me rappelle, aux éditions Québec-Amérique \u2014 elle brosse SON portrait de l'homme qu'elle a aimé le plus au monde.Pour revenir à l'état d'esprit dans lequel était René Lévesque lorsqu'il a écrit ses mémoires en 1985, elle part d'une phrase de Françoise Giroux dans Le Bon plaisir \u2014 «On a beaucoup écrit sur ce que les hommes ont fait du Pouvoir mais très peu sur ce que le Pouvoir a fait aux hommes», enchaînant qu'«ll se sentait fragile, profondément désemparé, brisé après une longue agonie politique et psychologique.Il jetait sur lui-même un regard lucide mais pour la première fois il doutait de lui.» «|e pense que je ne serais probablement plus capable de refaire Point de mire », lui avait-il confié.Elle dit: «)e pense à lui comme \"l'homme révolté \" de Camus, pour qui la morale confortable n'existait pas.C'était tout le contraire d'un dogmatique et d'un gestionnaire politique.Différent, certes il l'était.Le voir comme un poète égaré en politique serait plus juste.» Corinne Côté-Lévesque dit qu'elle le trouvait envoûtant.Elle n'était pas la seule! Alors, elle aborde aussi la délicate question des aventures extra-conjugales de René Lévesque.Mais sur ce chapitre, elle est aussi secrète qu'il le fut.Elle ne nie pas qu'il préférait de loin la compagnie des femmes à celle des hommes, «mais pas seulement, comme on l'a prétendu, dans un but de séduction ».Enfin, vous verrez tout ça, la préface fait six pages.Autre nouveauté apportée à la réédition, une amélioration : la chronologie de la vie de René Lévesque mise en parallèle avec les grands événements historiques et politiques de la scene nationale et internationale par le politicologue Iules-Pascal Venne.Ça sera utile pour suivre la télésérie de Roger Cardinal avec Denis Bouchard livre en mains.LA BEAUCE OUBLIEE ¦ Parlant de télésérie, Clément Perron, le scénariste pour René Lévesque, a commencé à travailler sur un nouveau projet de téléroman qui intéresse Radio-Canada pour 95, en fait c'est un projet qu'il caresse, dit-il, depuis 40 ans: «Vous savez moi, je suis Beauceron et je connais bien l'histoire du développement de la Beauce.Alors j'écris, avec l'aide de ma fille encore, comme pour la recherche sur René Lévesque, une grande saga familiale cette fois.C'est une histoire qui s'étend sur plusieurs générations de colons, des défricheurs, pendant la \"conquête des hautes terres\".C'est toute l'époque de la ruée vers le pays de l'amiante: Thetford Mines, l'ai refait leur parcours à pied moi-même, avant mon embolie cérébrale bien sûr.On n'avait pas encore de routes au 19e siècle, c'était un peu comme au Far West.» À suivre.GRANDS JEUX D'ETE ¦ Denis Bouchard n'est pas encore sorti de la peau de son personnage de René Lévesque.«Pas tant que je n'aurai pas terminé la post-synchronisa-tion de la série, dit-il.Après: repos.Il faudra bien que je m'en détache.Puis je vais très probablement faire de la mise en scène avec Dominic Champagne.Un projet des plus stimulants si on a le OK.Il s'agit de la nouvelle production du Grand jeu de Nuit pour l'été: l'histoire de l'humanité en 75 minutes! C'est excitant comme projet, non?Évidemment, ça sera totalement différent de Terre promise/Terra promes-sa, mais c'est un show qui sera aussi universel que son thème, donc qui pourra aussi être présenté en tournée.» Pour en savoir davantage, j'ai appelé André Viens, le concepteur, directeur artistique et metteur en scene du Grand jeu de Nuit et directeur du Théâtre sans Fil.Surprise! Il me dit: «Appelle donc le président.Normand Latourel-le.Moi, je ne m'occupe plus du Grand leu de Nuit.Seulement du Théâtre sans Fil qui, d'ailleurs, part demain pour présenter Le Seigneur des an-neaux au Festival international des Arts de Bogota, en Colombie.Puis il y a la production de Bilbo le Hobbit, qui s'en va en Californie et a Taiwan, puis leu de Rêve, qui est toujours en tournee au Québec.Il faut aussi préparer le nouveau spectacle de salle pour l'été 95! Henriette Major a commencé à travailler sur les textes.On part des légendes fantastiques écossaises et nous allons travailler en atelier ici, fcn équipe ave* trois marion- Corinne Côté-Lévesque nettistes écossais qui arriveront bientôt.» Ouf.Et bien sur, j'ai joint Normand Latourelle, le président du Théâtre sans Fil.Pas bavard: «|e regrette, dit-il, mais il est encore trop tôt pour parler du prochain Grand leu de Nuit.Nous n'en sommes qu'au montage financier.Ça sera une production de trois millions qui prendra 18 mois.Si je trouve le financement, la nouvelle production sera présentée à Montréal, mais je ne peux pas encore vous dire exactement ou en ville, et puis en tournee aux États-Unis.» Pas bavard.Mais j'imagine bien le Grand leu de Nuit dans le Vieux-Port ou Place Berri.En tout cas, le Théâtre sans Fil ne manque pas de pain sur la planche.À suivre.CHERCHEURS D'OR RECHERCHÉS ¦ Espéranza a besoin de figurants de 20 à 70 ans pour peupler son « Cooper Town » ! le vous ai longuement parlé du tournage de ce film d'époque, qui met en vedettes George Corraface et Sandrine llolt.dans ma chronique de dimanche dernier.Eh bien le réalisateur René Manzorest en plein casting.Macha Grenon a décroché le rôle de Laura, la belle aventurière; Aubert Pal-lascio, le rôle de Paul Bel-Air, le père de Corraface; Randy Quade jouera Whip, l'associé du père jusqu'à sa mort et ensuite du fils, Charles Bel-Air, qu'il accompagnera dans la grande aventure de la recherche de l'or du lac sacré Espe-ranza.On a vu Randy Ouade dans Midnight Express, The Ap-prenticeship of Duddy Kra-vitz, The Last Détail (avec |ack Nicholson ), Major League 2 et, prochainement, dans The Paper de Ron Howard, avec Glenn Close, Robert Duval et Michael Keaton.D'autres rôles importants ont été attribués à des acteurs canadiens comme |ohn Dunn-Hill (le méchant O'Malley), Linda Smith (tenancière du saloon ) et Billy Merasti (dans le rôle du fils spirituel du chef de la tribu qui garde le secret du lac Esperanza ).René Manzor, le jeune réalisateur français, veut que tous ses personnages soient vraisemblablement sortis de l'époque de la ruée vers l'or au Yu-kon, et il cherche de vrais autochtones pour figurer dans son film (Gilles Carie ne les a quand même pas tous pris pour son film en France!), également plusieurs femmes pour remplir le saloon et le bordel de Cooper Town, des hommes pour jouer les aventuriers, mineurs.chercheurs d'or, prospecteurs, etc.Alors, si vous croyez avoir la tète de l'emploi, appelez vite au bureau de casting d'Andréa Kenyon, au (514) 948-2000 ou mieux, rendez-vous au bureau avec photo, du lundi au vendredi, au 7537, rue Saint-Denis, près de lean-Talon.En fait, René Manzor a besoin de figurants pour les trois prochains mois car il tournera deux films de la série de six aventures nordiques Taies of the Wild (en français et en anglais).Super Écran et First Choice sont maintenant impliqués dans cette coproduction franco-québécoise.Le film suivant que tournera Manzor jusqu'en mai s'intitule Chasseurs de loups.chasseurs d'or < Wolves & Gold Hunters ), d'après lames-Oliver Cur-wood.l'y reviendrai.MME DUTOiT?NON: KRAVIS! ¦ Un petit potin pour terminer?l'ai lu dans le New York Observer que la brillante et belle économiste Marie-Josée Drouin, épouse du maestro Charles Dutoit depuis 10 ans, a divorcé et n'a pas tardé à refaire sa vie.Elle vient d'épouser le richissime financier Henry Kravis, de New York (RGR Nabisco).Sur ce, boir dimanche.Les uns et les autres Stephen Frears «Tu fais beaucoup de répétitions?» F un côté, l'Américain Robert Altman (vingt-cinq films, trente ans de carrière).De l'autre, l'Anglais Stephen Frears, qui, après avoir connu une première expérience malheureuse avec un studio hollywoodien ( Héros malgré lui), a retrouvé la gloire grâce à The Snapper.Une rencontre organisée par le magazine Studio.Steph«n Frears \u2014 Comment choisis-tu tes acteurs?Robert Altman \u2014 Quand je fais mon casting, une fois que j'ai décidé qui allait jouer tel rôle, je leur demande de faire un essai.Et si cet essai correspond à ce que j'avais imagine, c'est que ça ne va pas.l'attends d'un acteur qu'il me fasse découvrir autre chose que ce que j'avais imaginé, sinon j'ai peur de m'ennuyer.Et d'ennuyer le public par la suite.Stephen Frears \u2014 |e comprends très bien ce que tu veux dire car, moi aussi, j'ai souvent cette attitude, je fais souvent, par exemple, des films sur des univers qui me sont totalement inconnus: les Irlandais, les «Ça dépend des acteurs.» Américains, les Pakistanais.Quand je fais mon casting, je vois défiler devant moi tous ces gens qui me racontent leur vie et d'une certaine façon, ils remplissent ainsi, les morceaux du puzzle que j'ai en téte.Et puis, un jour, je me retrouve face à l'un d'eux et je me dis: «Tiens, c'est lui que je cherche.».Ce que je trouve vraiment incroyable chez les acteurs, c'est de voir à quel point ils connaissent mieux leur personnage que moi.Et ils n'hésitent pas à défendre leur personnage, souvent avec énormément de courage.Robert Altman \u2014 Je ne connais aucune profession plus courageuse que celle d'acteur.Ils passent leur temps à se mettre à nu.Stephen Frears \u2014 Alors que nous, nous cachons derrière la caméra.Robert Altman \u2014 Absolument.Nous, personne ne nous voit à l'écran.Et si le film est une catastrophe, on peut aller se cacher, aux Bahamas ou je ne sais où, et se faire oublier.Mais pour eux.c'est impossible.Stephen Frears \u2014 Et puis, les critiques du public sont souvent très cruelles et très personnelles: «Qu'est-ce qu'il est moche! Tu as vu son nez?Regarde comme il marche bizarrement!» Il faut du courage pour endurer ça.Tu fais beaucoup de répétitions?Robert ABtman \u2014 Ça dépend des acteurs.La pire situation que j'ai connue, c'était sur McCabe et Mrs Miller.D'un côté, il y avait Warren Beatty, qui ne commence vraiment à jouer qu'à partir de la quatrième prise.Il aime bien «prendre la température de l'eau».Seulement voilà, en face de lui, il y avait Julie Christie, qui est vraiment excellente à la première prise.Après, elle devient moins bonne, parce qu'elle commence à s'ennuyer.Stephen Frears \u2014 Qu'est-ce que tu as fait?Robert Altman \u2014 Des compromis.De toute façon, le travail d'un metteur en scène est toujours dépendant de la manière dont fonctionnent les acteurs.L'affaire Pélican, un navet?Mlckey Rourke mm M v ne veux plus travailler avec la \"«P vieille garde d'Hollywood.|e préfère les jeunes réalisateurs venus de la pub, à cause de leur vision et de leur sens de l image.le n'ai aucun respect pour la profession d'acteur.Ce n'est pas grave parce que je ne suis plus aussi rogne qu'avant.Repartir à zéro est un défi qui me plait.l'éprouvé a nouveau du plaisir en tant qu'être \u2022\u2022 humain.Pas en tant qu'acteur.» Premiere LES MOTS RÉDUIRE À SA PLUS SIMPLE EXPRESSION \u2014 Réduire aux plus petites proportions possibles; rapetisser, résumer à l'extrême.Le Robert note qu'il s'agit a l'origine de l'expression mathématique la plus simple d'une fraction, d'un rapport; mais cette valeur originelle n'est pas conservée, et expression est compris dans son sens général.Pop-corn mm m'\"*: Mona Lisa \u2022 Voici peut-être enfin la vérité sur le sourire énigmatique de Mona Lisa : ce n'est pas un sourire, c'est l'expression d'une femme qui n'a plus de dents! Telle est du moins la conclusion à laquelle en est arrivé le docteur loseph Borkowski, un dentiste, après avoir examiné une photo agrandie de la célèbre toile de Léonard de Vinci.La femme qui posa pour l'artiste n'avait pas de dents de devant, dit-il, si bien que ses lèvres étaient tournées vers l'intérieur, créant le «sourire» qui fait l'admiration du monde depuis des siècles.¦\tDenzel Washington déjeunait dans un restaurant de Los Angeles où deux autres clients assis à une table voisine discutaient de son dernier film.L'affaire Pélican.«Un navet!», affirma le premier.«C'était si mauvais, renchérit le second, que j'ai failli demander qu'on me rembourse mon billet!» L'acteur se leva et.sortant un billet de 20 dollars de sa poche, le leur tendit en disant: «|e pense que cela couvrira vos frais!» H Tout porte à croire que ce sera Gloria Este fa n qui incarnera Eva Peron dans le nouveau film d'OliverStone, Evita.Ma-donna tente par tous les moyens d'obte-nir le rôle, mais Stone affirme qu'il n'en est absolument pas question.¦\tTatum O'Neal s'est présentée à une séance de lecture de poèmes, à New York, accompagnée d'un homme qu'elle présenta sous le simple nom d'Oliver.Après avoir entendu en baillant d'ennui des poèmes parlant d'arbres en fleurs et d'amours innocentes, Oliver se leva soudain et se mit à déclamer l'une de ses oeuvres, qui aurait pu provenir tout droit d'une revue pornographique.L'auditoire écouta dans un embarras visible, et lorsque ce fut fini, l'ex-femme de lohn MeEnroe et Oliver partirent.main dans la main.¦\tCharlotte de Turckheim dans Ma journée à moi!: «Ça marche pas le régime, regarde y'a que les grosses qui en font !» ¦\tLe divorce le plus amical de Hollywood, celui de Peter Jennings et Kati Marton, pourrait prendre une tournure beaucoup plus amère avant même que les documents ne soient signés.On croit savoir en effet que l'animateur du réseau ABC a quitté son appartement de Central Park pour partager celui de la ravissante réalisatrice de Day One, Katherine Freed.¦\tComme lulie, son personnage de Montparnasse-Pondiehéry, qui décide de retourner à l'école pour passer son bac, Miou-Miou suit régulièrement des cours à la Sorbonne.¦\tGarth Brooks enregistre actuellement un nouveau vidéo où abondent les danseuses nues, mais malheureusement, nous ne le verrons pas.Il est destiné exclusivement au marché européen.Il semble que le chanteur country ait décidé de préserver la chasteté de son image, du moins pour son public nord-américain.¦\tElton lohn a très peu apprécié d'avoir été prié par l'Association polonaise des chauves de l'autoriser à orner ses affiches Denzel Washington dans L affaire Pélican.publicitaires de sa photo.Le chanteur, qui s'est acheté l'an dernier une moumoute de 30 000 dollars, a refusé sèchement ce douteux honneur.¦\tLes Rita Mitsouko avaient déjà signé une chanson pour Les amants du Pont-Neuf.Cette fois, dans Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes.Catherine Ringer prête sa voix à losiane Balasko popur la chanson Le temps du muguet.¦\tlack Nicholson a fait don d'un terrain de 60 acres situé dans les collines de Hollywood à un organisme voué à la conservation de la nature.Cette propriété, qui vaudrait quelque neuf millions de dollars, deviendra une réserve de chevreuils.¦\tIl fallut à Warren Beatty bien des «arguments» pour convaincre Katharine Hep-burn de paraître dans son nouveau film.Love Affair.Avant que la grande dame daigne enfin accepter, Beatty a dû lui promettre la jolie somme de 700 000 dollars pour deux journées à peine de travail.¦\tlaqueline Onas* sis a failli se faire tuer, l'autre soir à New York, lorsqu'un taxi brûla un feu rouge alors qu'elle traversait la rue.lackie, qui était tout de noir vêtue, fit un saut en arrière à la dernière seconde.Maintenant, elle porte toujours une ècharpe blanche lorsqu'elle se déplace à pied le soir.¦\tAu lieu de donner quelques dollars en pourboire, Bruce Willis préfère désormais distribuer des billets de loterie, dont la valeur peut aller jusqu'à 100 dollars.¦\tSophia Loren a été trempée jusqu'aux os lorsqu'une bombe à eau lancée d'un balcon est tombée à coté d'elle, alors qu'elle déambulait dans une rue de Genève.L'actrice, qui portait un manteau de fourrure, est convaincue qu'elle a été la cible de défenseurs des droits des animaux.Elle a confié à des amis qu'elle porterait encore des vêtements de fourrure, mais qu'elle les dissimulerait désormais sous un imperméable.¦\tClaude Berri a demandé à des musiciens et à des paroliers de réfléchir à une éventuelle version comédie musicale de son film Germinal.¦\tSouffrant d'un sérieux torticolis.Ma-donna est allée voir un spécialiste, qui l'a avisée qu'elle avait contracté la «maladie du téléphone», une affection dont sont victimes les gens qui utilisent trop fréquemment le téléphone cellulaire de leur voiture- Sources : AP.AFP.Star.Examiner.Globe Avez-vous le sens de l'humour?ommes et femmes insistent beaucoup sur le sens de l'humour lorsqu'ils recherchent un partenaire.Voici un petit test de Star pour voir oû vous vous situez.Répondez par Vrai ou Faux.1.\tl'ai souvent du mal à savoir si les gens sont sérieux ou s'ils me font marcher.2.\tMême si je trouve une blaque très drôle, je suis incapable de la raconter à mon tour.3.\tVraiment, je ne vois pas pourquoi les gens trouvent Yvon Deschamps, |ean-Marc Parent et Daniel Lemire si drôles.4.\t|e trouve les gens de la radio grossiers et rarement drôles.5.\tLe poil à gratter, c'est bon pour les imbéciles.* 6.\t|e déteste le Premier avril.7.\t|e n'ai jamais joué de tour et je n'en jouerai jamais.8.\tSi mon pantalon se déchirait et que mon patron en faisait des gorges chaudes, je m'estimerais victime de harcèlement sexuel.9.\tOn croit généralement que je suis trop sérieuse.10.\t|e vois rouge lorsqu'on se moque de moi.I I.On doit souvent m'expliquer les blagues.12.|e ne m'asseois jamais dans les premières rangées lorsque je vais voir un comédien/ de peur qu'il me demande de monter sur scène.INTERPRÉTATION De 9 à 12 Vrai \u2014 San blague, vous n'entendez vraiment pas à rire.Essayez de vous souvenir: quelle est la dernière fois que vous avez ri aux larmes.N'oubliez pas que le rire, c'est la santé.De 5 à 8 Vrai \u2014 Non seulement entendez-vous à rire, mais vous n'hésitez pas à jouer aussi des tours.Vous n'hésitez pas à rire de vos propres travers.Lorsque vous êtes là, on s'attend à avoir du plaisir.De 0 à 4 Vrai \u2014 Vous êtes prêt à tout pour un éclat de rire, même si vous devez être le didon de la farce.Il vous arrive d'aller trop Join, mais vous le faites d'411 tel coeur qu'on ne vous en tient jamais rigueur. LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 27 FEVRIER 1994 B 9 CINEMA ACE VENTURA MÈNE L'ENOUÉTE Berri (2): 12h, 17h, 19h, 21 h; jeu.: 12h, 17h, 21 h30.Carrefour du Nord (51.Ven.: 19h30, 21h50; du sam.au jeu.: 12h50, 14h20, 16h10.19 h 30.21 h 50.Carrefour Joliette (2>.Du sam.au jeu.: 13h45, 16h10, 19h15; ven.: 19h15.Cinéma 6 Bouchervilte (6).Ou sam.au jeu.: 13h, 1Sh, 17h; ven : 19h.Dernier spectacle sam.: minuit.Cinéma Chiteauguav (5).Du sam au jeu.: 13 h.15h.17h.19h15.21h30; ven.: 19h15.21h30.Dernier soectacle ven., sam.: 23h40.langelier : 13h40.16h15.19h, 21 h35.Langelier (1): 18H45, 21h15.Dernier spectacle ven., sam.: 23h45.Ptaza Repentigny (6).Du sam.au jeu : 14h.16h30, 19h.21h30: ven.: 19 h.21 h 30.Dernier spectacle ven., sam.: 23h45.Terrebonne (2): 18h45, 21 h 15.Dernier spectacle ven.sam.: 23h45.BARAKA Palace (6): 13h15, 15h15.17h15, 19h15, 21h15.BEETHOVEN 2 (v \u2022 ) Plaza Côte-des-Neiges (2): 13h45.Pointe-Claire (6): 14 h; dim.: 13 h 30.BEETHOVEN 2 : 16h 10, 19h05, 21 h25.Cinéma Chat-geauguav : 13h45.16h30.19h, 21h30.Famoos 8 (3): 12h.14h20.16h40,19h.21 h30.Plaza COte-ôes-Nei-ges (1h 13h30.16h05.19h, h25.GREEDY Ptace Alexis Nlhon (1).Sam.: 19h; dln.: 18h.Pta-za COf-dit Nlgt» (4).Sam.: I9h; dim.: 18h.Pointe-Claire (1).Sam.: 19 h; dim.: 18 h.HEAT OF THE NIGHT L Amour: 11 h.14h, 17h, 20h.IMAX - AVEffTURIERS DU SAVOIR et LA FORCE DU SOLEIL Vieux-Port de Montrée»: 15h4S.17h30,19h15.IMAX - THE DtSCOVERERS et ECHOES OF THE SUN Vieux-Port de Montréal: 11 h45.IMAX - TÎTANICA Vieux-Port de Montréal: 9h45, 13h30, 20h45 (en français).INTERSECTION Centre Eaton (3>: 12h10,14h25,16h40,19h25, 21 h30.Dernier spectacle ven., sam.: 23h35.IN THE NAME OF THE FATHER Cinéma Pine (4): 20h; sam : 18h45, 21h35; dim.: 20h.Decarie dfc 19h, 21 h30, sam .dim.: 13h30, 16h 15.19h, 21 h30.Faubourg (2): 13h10.15h55, 19h, 21h35.Laval (11): 12h45, 15h30.18h10.21 h05.Pointe-Claire (6h I6h05.18h40.21H15; dim.15h20.20h15.INVASION OF THE BODY SNATCHERS Centre Eaton (6h 12h35, 14h4 5, 17h, 19h20, 21 h 15.Dernier spectacle ven., sam.: 23h25.JURASSIC PARK Palace (5): 13h15,16h.LATCHO DROM Impérial: 12h4S, 14h55,17h05,19h20.21 h35.LEÇON DE PIANO (LA) Dauphin (2): 13h45, 16h15, 19h, 21H30; lun.: 16h15.19h, 21 h30.Laval (3).13h10, 15h50, 18h40, 21 h20.Parisien (6): 13h10, 15h50.18h30, 21h20.LISTE SCHINDLER (LA) Brossard (3): I2h30,16H15,20h.Carrefour Laval (6): 12h50,16h 30, 20h10.Cinéma 6 Boucherville (2).Du sam.au jeu.: 13h, 16h45, 20h30; ven.: 20h30.Complexe Deslardins (1): 12h45,16h30, 20h20 Dauphin (1): 12h45.16h30, 20h15.MADAME DOUBTFIRE Berri (5): 14h, 16H30,19h.21 h30.Carrefour Joliette (3).Ou sam.au jeu.: 13h35.16h05.19hOS, 21 h30; ven.: 19h05, 21H30.Cinéma Chateau-guaY BERRI.BOOCHEfMUi.TERttBONNE.STE-THÉP^E.Mqésoc du Cinéma SHERBROOKE et Carrefour du Nord ST-JÉBÔMF I I .1 ' Il I- S S II Y **\t« \u2022\tI' I I * I ' '\t' \"W :ili Hisney pt'Ut ullrr st rhahilltr:\t* .|-,KliM.r iU I' \\(rii|iiv i|iii h.iiuiH' ImiiI .^I^IVTV^A \"V ' ' I li I il m U I .ni ich.ippir a pm \u2022 f y I\\| f^ /\\ 1- i-fiqurilt'tommiTCMli1'.W W ^^^ T Ifl iiuruilltux nuilv pour ¦ \u2022' I* ¦\u2022 ¦ m I^^J t-ait.mK de imis .U!»V -M\u2014^-M.^^^ -i.^ \u2014 I ihiim Hl.iinh.ii il * »\t¦ ¦\t-\u2014- - - ¦¦ .roi kv\\i ni \\niMKt \\i ' i'Mkic k cik \\m>i?i Kwr i version Irançaise de PHILADELPHIA mmï OFFREZ LE CADEAU IDÉAL ! ccmiFicnTS cnnenux en vente dans tous noscinémas Liyne d'intorm.ilitin FAMOUS HLAYt H S tifi6 0111 de 11hOtl o ?PhOO Ces horaires couvrent la période du 28 février au 3 mars PARISIEN 480 Sie-Cathnrine O ?866-3856 CHAQUE MERCREDI: Rec«v«i un maïs éclaté gratuit l'achat d'un billet d'admission.Cette offre estvalide pour un temp* limité au cinéma PARISIEN seulement OERMINAL (13«) DOlBV Tout le» sotrs 8 35 v»f>-4ani^Jim-m«f.j«u 1 30-5 00 lun-mtr 5 00 OMQRF.SUR LA NEKÎC DOLBY Info F>»m 80Ô-0111 AU FIL OE L'HORIZON DOLBY Info Film 11 ROCINANTE DOLBY Info F»lm 866-0111 \"X\" DOLBY Info Film 866-0111 LES MOUVEMENTS DU DES** (1>) DOLBV 1 00-3 10-5 10-7 20-0 40 PROFK.BAS (SAC) DOLBY 12 10-2 304 40-7 1 (M 30 UN-OEUX-TRCHS SOLEIL (1» DOLBY 12 45-3 00-5 15-7 25-9 35 LA LEÇON DE PIANO (13*) OOLBY 1 10-3 50-6 30-9 20 MON AAME MAX (O) OOLBY 12 20-2 40-4 50-7 OO-0 20 LOEWS 954 Sic Catherine O ?861-7437 ON DEADLY OROUNO (18*) DOLBY 12 05-2 20-4 40-6 55-9 25 THE PIANO (13*) DOLBY 1 30-4 006 30-9 05 MY FATMER.THE HERO (O) DOLBY 12 50-2 50-4 55-7 10-9 20 THE SNAPPER(O) DOLBY 12 202 35-4 50-7 05-9 15 SIX DEOREES OF SEPARATION (O) DOLBY 12 30-2 45-5 05-7 20-9 35 FAMOUS PLAYERS 8 ?& boul.HymusanglpSt Jean (Pointe Claire) 697-8095 JURASSIC PARK (O) OOcBY Tout «t jour« 12 00-2 40 DEATH WISH V (SAC) DOLBY Tous le» jour» 2 40-4 45-7 00-9 10 MY FATHER.THE HERO (O) DOLBY Tous un jour» 12 30-5 20-7 20-9 20 OETAWAY (18*) DOLBY Tou* >M jours 12 00-2 20-4 40-7 00-9 30 ON DEADLY OROUNO (18*) DOLBY Tousiesjoufs 12 00-2 20-4 40-7 OC-9 25 ACE VENTURA PET DETECTIVE (O) DOLBY Tous I«s jours 12 25-2 35-4 45-7 05-9 15 THE PIANO (13*) OOLBY Tous '«s sot 6 50-9 30 ERNEST RIDES AOAIN (O) DOLBY Tous im jours 1210-2 20-4 30 BLANK CHECK (O) DOLBY TOUS Ajouts 12 30-2 40-4 50-7 10-9 15 BLUE CHIPS (O) DOLBY Tous jours 1205-2 25-4 45-7 05-9» CENTRE EATON 705 S te-Catherine O ?(K 985-5730 ACE VENTURA:PET DETECTIVE (O) OOLBY 1215-2 30-4 45-7 00-9 10 BLUE CHIPS (O) DOLBY 12 20-2 35-4 50-7 05-9 25 INTERSECTION (O) DOLBY 12 10-2 25-4 40-7 25-9 X NAKED (18*) DOLBY 12 30-3 15-6 25-9 05 BLANK CHECK (O) DOLBY 12 40-240-4 55-7 15-9 20 INVASION OF THE BOOY SNATCHERS (13*) DOLBY 12 35-2 45-5 00-7 20-915 IMPERIAL TU Y* & t430 (ileiiry ¦¦¦#% ^ 288-7102 LATCHO DROM (O) THX DOLBY 1245-2 55-6 05-7 20-9 35 PALACE 698 Ste-Cntherine O 866 6991 DEATHWtSHV (SAC) DOLBY 1 30-330-5 30-730-9 30 RE MAINS OF THE OAY (O) OOLBY 1 05-3 45-6 309 15 ERNEST ROESAOAJN(O)OOLBY 1 10-3 10-5 10-7 10-0 10| FUGITIVE^ELICAN BRIE F (13») OOLBY Tous m sors 1 004 30 COLD SWEAT (18*) OOLBY *frv*jrv«wri«J 7 00* 2C m»r 920 JURASS4C PARK (O) DOLBY Tous Im jours 1 20-4 00 BARAKA (O) OOLBY 1 15.3 15.5 ij-7 15-9 15 GREENFIELOPARK 519hotil Taschereau 671-6129 ON DEADLY OROUNO (18*) Tous Im socs 6 45-9 00 d*rvlun-m»r-rT»f^tu 1 30-4 00 BLANK CHECK (O) Tous *« SO*S 7 15* 15 «Jrrvlur>-fn®r-m»rteu 1 15-3 15-5 15 BLUE CHIPS (O) Tous »s sors 705-9 30 VERSAILLES\t Place Versailles\t353-7880 ON DEADLY OROUNO (18^) DOLBY\t Tous I«S jours 12 20-2 35-4 45-7 00-9 15 BLUE CHIPS (O) OOLBY 1 00-4 00-7 05* 25 BLANK CHECK (O) DOLBY Tous»» jours 12 30-2 40-4 40-7 00-905 PROFIL BAS (SAC) OOLBY 1215-2 30-4 50-710-9 30 ROCK'N NONNE 2 (O) DOLBY Tout les jours 2 50-7 05-920 ! ERNEST RIDES AGAW (O) OOLBY 12 505 00 MY FATHER.THE HERO (O) OOLBY Tous tos jours 12 45-2 4S-4 56-7 10-9 10 LAVAL 1600 Le Cnrbusier NOLTESHAQ /HEfiS/OA/O.AAfGLÂJSF/ A PARAMOUKT COMMUNICATIONS COMPANY ntnnMneiNinHMMwnciwa «UKSKUIOO'vid -W V-T- CENTRE EATON StKlIlwrilw 0*0\tFAMOUS PLAYERS W 1\tGREENFIELOPARK i» t.>«» IjrhrifJii \" wC '\tVERSAILLES \\ Vljer J ¦ j CINEMA DU PARC144 4470 Ait Ou P»»C\tCENTRE LAVAL - .lliOO CO'buM»! W\tCARRE FOUR 5 OE L ESTRIE «.?\tASTRE 327-5001 boul LjKOrdMT* * CINEMA DU PARC 3575 ave.du Parc DORVAL 260 ave Dorval 'mmmsemmm 844-9470 eeffil.LANGÉUER.CARPtfOJR U*/AL BOUCffWUE.CHATEAUGUAY.JSS&OH*.S7WHÉRËE.te* ST-JÉPÔME.CqpHol DfilMMOf\u20acVll£.lrpé CBF 690 Montréal i I "]
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