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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1994-03-08, Collections de BAnQ.

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[" Service rapide d'analyses medicales LABORATOIRE t, MÉDICAL I BIRON 866-6146 US ANNONCES CLASSEES DE .m 285-7111 ('ut m bon no«éroM» \u2022 MONTREAL,\tMARDI 8 MARS 1994\t110e ANNEE N° 136\t60 PAGES, 4 CAHIERS\t\t\t\t\tMiami : 1.50 S US iles-de-la-Madeletne : 1 $\tsu* 9w Taxes en sus gf\t\tY .* \u2022 - '\t\t\t\t\tm ?\u201e ^ .\t\t Météo Quelques nuages et venteux max 3/min -7 page$16 Politique IRVING Essence: la réplique s'organise page B1 Monde Clinton défend son épouse page B 4 r Economie Desjardins moins rentable en 1993 page Cl Index Annonces classees\t \u2022 immobilier\tC12 a C14 \u2022 marchandises\tC14 - emplois\tC14, C15 \u2022 automobiles\tC15.C16 - propositions d affaires\tC16 Arts et spectacles\t \u2022 informations\tB5 a B8 - cme-horaires\tB8 tele-horaires\tB6 Bandes dessinees\tC15 Bridge\tC14 Deces\tC17 Economie\tC1 a C11 Editorial\tB2 Etes vous observateur?\tCI 2 Feuilleton\tC13 Horoscope\tci a Le monde\tsa, C18 Loteries \u2014 résultats\tA15 Mots croises\tC16 Mot mvstere\tC15 Politique\tA18, B1 Tabloïd SPORTS\t \u2022 Philippe Cantin\tS5 Le projet d'étendre le réseau gazier avance L entente sur les infrastructures permettrait à Gaz Métro de servir les Laurentides DENIS LESSARD du bureau de l a Presse OUI lil C Le gouvernement du Québec pourrait d'ici peu donner le feu vert à un important projet d'investissement piloté par Gaz Métropolitain et destiné à étendre le réseau gazier dans plusieurs régions du Québec.Financé à même l'entente fédérale-pro-vinciale sur les infrastructures, le projet soumis par la compagnie ajouterait jusqu'à 2000 kilomètres de gazoduc aux 5500 dont Saint-Jean Chrétien offre son dispose déjà Gaz Métropolitain, des ramifications supplémentaires destinées avant tout aux clients industriels.Il parait acquis toutefois que Ton demandera à la compagnie de réduire son appétit, tout au moins dans les débuts.La contribution réclamée des deux gouvernements est de l'ordre de 100 millions environ, a-t-on indiqué hier à La Presse.Elle serait puisée à même une enveloppe de 300 millions mise de côté dans le cadre du programme des infrastructures pour les propositions n'émanant pas des municipalités \u2014 de la même manière que Québec et Qttawa, l'automne dernier, s'engageaient a verser 80 millions pour la construction d'un centre des congrès à Québec.Des sources fiables au gouvernement ont assure hier que le projet de Gaz Métropolitain était «dans le pipeline» et que son approbation par le gouvernement Johnson ne faisait guere de doute.«La décision n'est pas prise encore mais le projet dégage une bonne impression», a-t-on dit.Dans le milieu de l'énergie, on prédit qu'il faudra que Gaz Métropolitain «détermine ses priorités» dans l'ensemble de ses projets d'expansion.Chez les hauts fonctionnaires, on soutient que le projet ne parait pas très avancé pour l'instant, n'ayant pas encore fait l'objet d'un mémoire au conseil des ministres.Gaz Métropolitain a entrepris une campagne de sensibilisation tous azimuts auprès des municipalités, des municipalités régionales de comté et plusieurs députés font l'objet de pressions de leur milieu pour obtenir le feu vert au projet.Plusieurs élus libéraux en région attendent aussi cette manne, susceptible d'entrainer des mises en chantier rapides en cette période pré-électorale.VOIR PROJET EN A 2 aide au Québec CHANTAL HÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA La décision de fermer le collège militaire royal de Saint-lean au profit d'un collège bilingue à Kingston en Ontario est «définitive», a réitéré hier le premier ministre |ean Chrétien en ajoutant néanmoins qu'Ottawa cherche activement a maintenir la vocation académique de rétablissement québécois.« Dans un pays qui a 70 000 soldats, nous ne pouvons pas avoir trois collèges militaires alors qu'il y en a trois aux États-Unis pour deux millions de soldats», a déclaré |ean Chrétien en ajoutant: «Nous avons dit au gouvernement provincial et à tous les gens que s'ils veulent garder le collège de Saint-|ean comme une institution de haut savoir au Québec, nous sommes prêts a les aider.» Le bureau du premier ministre a fait savoir que le gouvernement fédéral est actuellement saisi de propositions visant à assurer la survie du collegc mais sans plus.«Il se peut qu'il y ait d'autres institutions d'enseignement au Québec qui soient intéressées a prendre la responsabilité de cet établissement qui est important.Ce qui me semble assez clair, c'est que la Defense nationale ne gardera pas l'administration de toute l'opération.De là a dire qu'on va mettre des panneaux de bois sur toutes les fenêtres du collège Saint-lean, je crois qu'il y a une grande marge», a expliqué pour sa part le ministre au Patrimoine Michel Dupuy.Pour le Bloc québécois, le soudain intérêt du gouvernement fédéral à dénicher une nouvelle vo cation au collège militaire et flou de ses projets montrent qu'ils sont davantage le fruit des pressions qui se multiplient contre la fermeture de l'établissement que le résultat de démarches solides.«M.Chrétien est en train de s'apercevoir qu'il cause un préjudice a la communauté francophone, en particulier celle de Saint-lean.Il est en train de se ménager une porte de sortie», affirme le leader en chambre du Bloc Michel Gauthier.VOIR CHRETIEN EN A 2 PHOTO JEAN G0UP»L La Prnse Les filles de secondaire V de l ecole Louise-Trichet n'ont pas de garçons dans leurs classes.En fait, Louise-Trichet et Marguerite-de-Lajemmerais sont les deux seules ecoles publiques non mixtes de la province.Elles ne sélectionnent pas leurs éleves a l entrée et, pourtant, elles sont parmi les plus fortes de la CÉCM.Est-ce parce qu'il n'y a que des filles?L'école, c'est F affaire des le Les filles sont meilleures que les garçons à l'école.Et elles sont fortes.Très fortes.Pendant qu'elles bûchent et décrochent les premières places, les garçons en arrachent et traînent de la patte.Pourtant, en i960, les filles formaient à peine 20 p.cent de la clientèle universitaire.Aujourd'hui, elles sont partout et investissent massivement les facultés contingentées des universités.À la faculté de Droit de l'Université de Montréal, par exemple, il y avait 354 filles ( 37 p.cent ) et 565 garçons en 1975.Un 1995, la proportion s'est complètement inversée: il y a désormais 587 filles (63 p.cent) et 351 garçons.Les filles sont aussi plus présentés dans le réseau scolaire.Selon le Service régional d'admission de Montréal, 54,5 p.cent des filles de 17 ans étaient inscrites dans un cégep en septembre 1992, comparé à seulement 38,6 p.cent des garçons du même âge.L'écart est enorme et inquiète.Pourquoi les filles sont-elles si fortes et pourquoi existe-t-il un tel décalage avec les garçons qui, visiblement, sont de plus en plus évacués du système?Est-ce culturel ou génétique?Les filles sont-elles plus intelligentes que les garçons?Le cerveau a-t-il un sexe?Devra-t-on un jour adopter un programme d'accès à légalité en faveur des garçons?Notre journaliste Michéle Oui met s'est penchée sur la question.À lire en page A 5 La revanche des Barbie et des Yvette / l'éditorial de Claudette Tougas page H2 Que fera-t-elle avec Stallone ?quelques heures avant la mort du Beatle en 1980, et une sorte de «remake» inversé du Déjeuner sur l'herbe de Manet; un Mick lagger en spectacle qui se donne tellement qu'il en a le tronc tordu ; un Mo-hammad Ali, superbe, étendu sur le tapis rouge d'un escalier; un Keith Haring, nu, marqué de ses propres motifs picturaux jusque sur son pénis; un Schwarzenegger muscles bandés, en jeans blancs sur un cheval blanc, les deux offrant la même croupe.Que fera-t-elle avec Sylvester Stallone, le prochain au programme?Sarajevo Quand on est célébré comme Annie Leibovitz pour avoir photographié à peu près toutes les célébrités de la culture pop depuis 1970, qu'est-ce qu'on est allé faire récemment a Sarajevo?Sarajevo serait-il pour elle l'équivalent de la Sehindler's List pour Spielberg, une manière de se deculpabiliser et d'aller se ressourcer dans la terrible réalité des autres?«le veux être une meilleure photographe, repond Mme Leibovitz qui a accordé une entrevue a Lu Presse, le voulais faire les choses seule, me retrouver, être moi-même, l'aurais du faire ça bien avant.V0|R STALLONE EN Â2 Annie Leibovitz, 44 ans, est probablement le plus célébré des photographes américains de sa génération, hommes et femmes confondus.Aussi n'est-il pas étonnant qu'il y ait quasiment eu bousculade, hier, au Musée des beaux-arts de Montréal ou elle était de passage, à l'occasion de la présentation d'une rétrospective qui lui est consacrée.En 13 ans de travail au magazine Rolling Stone, et dix ans a Vanity Fair% Annie Leibovitz a laissé sa marque originale sur les deux dernières décennies, par vedettes interposées, qu'elle a saisies dans leur étal «sauvage» typique des années 70, et dans toute la superficialité clinquante des années 80.La marque de Leibovitz est indubitablement féminine si l'on songe a tous ces corps d'hommes qu'elle nous a livrés.Un |ohn Lennon nu et vulnérable accroche a sa femme Yoko habillée, une photo prise Annie Leibovitz: \"Je veutf que mes portraits prennent un sens social».PM0T0 PIERRE COTE La Prene I VOLS ALLER/RETOUR / g ^ T\tVOLS ALLER/RETOUR Départ 10 mars LJ fei A S\tDépart 16 mars 1 SEMAINE A PARTIR DE é&Sa JSL\tI SEMAINE A PARTIR DE Piotes hmrtees selon lo disponibilité ou moment de lo reservohon In vok de ROYAL ton! noltses.conformément aux dispositions VARA contenues dons le reniement sur les transporteurs oeriens CONSULTE?VOtRE AGE»} mm\" f A 2 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 8 MARS 1994 Demain dans La Presse La Presse à Paris ¦ Notre collaboratrice Viviane Roy est présentement a Paris pour la présentation des collections automne-hiver 94-95.Sa premiere impression: les designers tournent une page de mode importante.N essayant plus de convertir le consommateur a la mode de clocharde a prix d'or et ne jouant plus la carte «philosophe» avec un style écologique et biodégradable, les designers retrouvent enfin foi en la mode.La vraie, celle qui embellit plutôt qu'enlaidir.Autre changement radical, c'est a 30 mètres du sol, au Caroussel du Louvre, que se déroulé pour la premiere fois la semaine du prèt-a-por-ter féminin français.Les immenses tentes de plastique, dans lesquelles etaient auparavant présentes les défilés, font désormais partie du «patrimoine français».A lire demain dans le cahier VIVRE.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rou-ge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022\ta Montréal : Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de 9 h à 20 h ; \u2022\tà Montréal: organisée par la faculté de Médecine, Université McGill, Mclntyre Médical Sciences Building, Foyer, 6e étage, 3655, rue Drum-mond, de lOh à 17h30; \u2022\tâ Montréal: Cégep Ahunt-sic.Agora, 9155, rue Saint-Hubert.de lOh à I6h; \u2022\ta Candiac: organisée par la Section Croix-Rouge Candiac, avec la collaboration du Club Optimiste, Candiac Toyota, salle de montre, 185, boul.de l'Industrie, de 14h 30 à 20h 30.Nos excuses ¦ Dans un article publié le 23 décembre 1993 sous le titre «Le psychiatre Claude Saint-Laurent devra subir son procès pour agressions sexuelles, tranche la cour».La Presse a publié une photo réunissant M.Saint-Laurent et madame Denise Bombardier en indiquant que le psychiatre avait écrit un livre.«Le Mal de l'âme», en collaboration avec madame Bombardier.Or, aucun motif ne justifiait la publication de la photo de Denise Bombardier en regard du sujet traité dans l'article du 23 décembre.Nous nous excusons, auprès de madame Bombardier, de cette erreur commise de bonne foi.' \u2022 \u2022.* Insolite Bataille navale pour un rat Agence France-Presse AUCKLAND ¦ La marine de guerre néo-zé-landaisc forte de quatre unités et dont le dernier engagement naval remonte à 50 ans, s'offre depuis hier un procès en cour martiale dont le personnage central n'est autre que le rat Finnegan (40 cm), mascotte attitrée de la frégate Waikato.Pas moins de 30 témoins sont cités â comparaître au cours de la semaine pour éclaircir dans quelles conditions, le rat blanc et gris, le chef orné d'un epi poil de carotte, a été enlevé en novembre dernier dans le port australien de Sydney par un officier de la fregate néo-zélandaise Southland.Le lieutenant Glen Whiu du Southland.ravisseur présumé de Finnegan doit répondre de l'accusation de coups envers le sous-lieutenant Brendon Crawford du Waikato qui l'aurait vu faire main basse sur le rat.Apres une course poursuite pour récupérer le rat qui entretemps s'était échappé le lieutenant Whiu s'en était pris violemment au sous-lieutenant.Ce dernier a déclaré qu'il n'aurait pas hésité a mettre à l'eau un canot de sauvetage pour récupérer Finnegan en cas de nécessité.La quotidienne\ta trois chiffres\t643 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t4926 rr.ABONNEMENT\t285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces 285-7070 285-7100 285-6892 ioe ennr» ANNONCES CLASSEES lundi au vendredi de 8 H 30 a 17 h 30 Deces, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele* Vacances, Voyages Cameres et professions.285-71 lï\"\"j 285-6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 LA PRESSE est Dubliee oar LA PRESSE.LTEE.7.rue Sa-nt-Jacques.Montréal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Assooee et de Reuter Tous droits de reproduction des informations ¦ particulières à LA PRESSE sont également reserves \u2022 Courner de la deuxieme classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 h- -i | CODE 10-2 DU JOUR LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 PROJET MARDI I 8 MARS 1994 j Le projet d etendre ie reseau gazier avance Si la totalité du projet obtient la bénédiction de Québec, les retombées seront de l'ordre de 400 millions dans la province.Les travaux, qui présentent l'avantage de pouvoir être rapidement entrepris, créeront 8000 emplois sur 18 mois.Gaz Métropolitain devra aussi injecter une autre tranche de 300 millions à l'extérieur du Québec pour augmenter la capa- cité de la conduite qui amène le gaz depuis Sarnia, en Ontario.Le projet actuellement soumis étendra les ramifications du réseau de Gaz Métropolitain dans plusieurs régions, notamment les Laurentides, passant de Mont-Roland actuellement jusqu'à Mont-Laurier, et dans Charlevoix, jusqu'à Clermont.En Abitibi, le gazoduc qui se rend à Rouyn actuellement atteindrait Louvi-court en passant donc par Val-d'Or.La Beauce et le Saguenay-Lac-Saint-lean verront eux aussi le réseau gazier s'étendre pour rejoindre davantage d'industries.Gaz Métropolitain financera environ 80 p.cent du projet, dans la mesure où il sera approuvé en totalité.Si certaines portions seulement obtenaient le feu vert, sa quotepart de financement glisserait à environ 60 p.cent, expli-que-t-on.La compagnie avait mis ce projet sur la table quand, avant les Fêtes, le gouvernement fédéral avait invité le secteur privé à formuler des suggestions pour le programme d'infrastructures financé également par Ottawa, les provinces et les municipalités ( au Québec, une enveloppe totale de 1,5 milliard sur deux ans).Le projet aura à obtenir l'aval d'un comité restreint de ministres chargés d'approuver les projets soumis au «volet quatre» du programme d'infrastructures, formé du ministre des Affaires municipales, Claude Ryan, ainsi que des titulaires des Finances et du Trésor, André Bourbeau et Monique Gagnon-1 remblay.Il aura aussi a obtenir le feu vert de l'Environnement, ce qui normalement ne pose pas de problème, ces conduites n'entraînant pas de pollution visuelle et ne risquant pas de contaminer le sol.?CHRETIEN_______ Saint-Jean: Chretien offre son aide au Ouebec Au cours des derniers jours, le premier ministre du Québec, le Commissaire aux langues officielles, la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada et le chef du Parti conservateur fédéral ont tous joint leurs voix à celles de la communauté de Saint-lean et des anciens du collège militaire qui réclament son maintien.Ces pressions ont tout au moins produit un changement de ton.Au lendemain de l'annonce, le premier ministre accusait les critiques de la décision de ne pas croire en un Canada «où le français est protégé partout ».Hier, dans la foulée de reportages montrant que les droits scolaires de la communauté francophone de Kingston sont bafoués et que les services en français y sont inexistants, le premier ministre n'insistait plus sur cet aspect du dossier.Plutôt, il a reconnu que la situation du français dans cette région de l'Ontario pouvait laisser à désirer.«S'il y a nécessite d'améliorer la situation locale à Kingston, nous essaierons d'aider», a répondu le premier ministre au Bloc québécois qui lui faisait valoir la piètre qualité des services scolaires ou autres offerts en français à Kingston.Seul a venir a la rescousse de la réputation d'ouverture de la ville de Kingston, le député libéral local Peter Milliken s'est par contre insurgé contre la triste image que projette sa ville sous la loupe des médias francophones.« Il y a plusieurs organismes culturels français a Kingston: deux églises, des écoles de langue française et même l'université Queen's où on peut suivre divers cours en français», a-t-il tenu à énumérer aux Communes.?ST ALLO NE Oue fera t-elle avec Sylvester Stallone dit-elle en soupirant! Mais j'avais peur.Pas peur de la guerre; peur de briser la routine.A la longue, on finit par ne plus se sentir impliquée dans ce que l'on fait.Ça n'est plus que conceptuel.La première fois que j'y suis allée, à Sarajevo, j'avais la permission de Vanity Fair, une permission que l'on m'a ensuite retirée, puis redonnée à la condition que je dégage le magazine de toutes responsabilités.La deuxième fois, je n'ai même pas demandé la permission.|e veux faire de meilleurs portraits, je veux que mes portraits prennent un sens social.Là-bas, même quand ils savent qui je suis, ça ne dérange personne, c'est la guerre.» Annie Leibovitz appartient encore pour les deux prochaines années au magazine Vanity Fair avec lequel elle a un contrat d'exclusivité.Aimeront-ils ses por- traits des gens de Sarajevo \u2014 qui fut une grande capitale culturelle, précise-t-elle \u2014 elle ne le sait pas, mais elle a envie de voir jusqu'où on lui donnera le droit d'aller, «l'en suis venue à un point où je prends maintenant des photos en ayant conscience de le faire, et en exprimant cette conscience.Peut-être que ça ne conviendra plus au magazine.|e suis mure pour la dèche», ajoute-t-elle en riant du sort qui lui serait réservé si elle ne faisait plus que ce qu'elle voulait.«À chaque fois que je fais une photo qui n'est pas extravagante, les gens croient que j'ai les bleus ou que je fais une dépression nerveuse.» Le point La rétrospective que lui ont organisée l'International Centcr of Photography et la Smithsonian Institution a permis à Annie Leibovitz de faire le point sur son travail, de donner un sens à ce qu'elle fait, sans interruption et en workaholic.depuis plus de 20 ans.Ça lui a aussi fait voir du pays, l'exposition circulant en Europe et aux États-Unis depuis plus de deux ans.En examinant ce qu'elle a réalisé ces 20 dernières années, elle qui est entrée dans le métier au sortir de l'école et sans avoir eu le temps de réfléchir à ce qu'était la photographie, elle s'est rendu compte, par exemple, qu'elle avait toujours accordé beaucoup d'importance au corps humain, peu importe qu'il s'agisse du corps d'un homme ou de celui d'une femme.«Certaines vedettes, dit-elle, sont des objets sexuels.En photographie, le son n'est pas la pour nous aider à rendre les idées.Il faut utiliser les lignes, les formes.» Depuis cinq ans, a-joute-t-elle, elle s'intéresse en particulier aux danseurs qui savent le mieux s'exprimer, justement, avec leur corps.Elle a compris aussi, que si elle obtenait autant des stars, c'est qu'elle n'exerçait pas trop de pression sur elles, et qu'elle leur permettait souvent d'exprimer leurs propres idees.«Il faut trouver les portes psychologiques pour leur permettre de s'exprimer, dit-elle.Prenons lohn Lennon, par exemple.Au départ, j'avais la commande de le prendre lui, seul.C'est Lennon qui a insisté pour que sa femme soit présente à ses côtés dans la photo.C'est moi qui ai eu l'idée de les faire poser nus dans la position que vous connaissez, à cause de tous les bed-in qu'ils avaient fait.Mais Yoko Ono a refusé d'enlever ses jeans, alors je lui ai dit de rester habillée.Et ça a donne une bien meilleure photo que celle qui était planifiée.» Hier, Annie Leibovitz, une très grande femme plus jolie en personne que sur les photos, s'est prêtée généreusement â toutes sortes de demandes, allant jusqu'à accepter d'être photographiée en compagnie d'étudiants en photo, et photographiant ceux qui la photographiaient.La vénération dont elle fait l'objet la met mal à l'aise, dit-elle.Après tout, elle n'est qu'une photographe, pas une vedette! ?Un nouveau médicament pourrait ralentir la progession du sida, disent des chercheurs DENIIS BUECKERT Presse Canadienne OTTA WA ¦ Une compagnie de Nouvelle-Ecosse a développé un médicament dont elle affirme qu'il pourrait faire progresser considérablement le traitement du sida.Mais les personnes atteintes de la maladie accueillent la nouvelle avec circonspection.Des expériences menées en laboratoire montrent que le médicament, identifié par le code EFI3, peut tuer les cellules sanguines infectées par le virus du sida en ne causant que peu ou pas de dommages aux cellules normales, ont révélé des chercheurs en conférence de presse hier.Le médicament, dont le nom scientifique est le gammalinolé-nate de lithium, accroit aussi la résistance des cellules sanguines saines à l'infection par le virus du sida, a déclaré M.Brian Conway, chercheur à l'Hôpital général d'Ottawa.Personne ne prétend que le médicament va guérir le sida, mais on espère qu'il pourrait ralentir la progression de la maladie, surtout parce qu'il n'agit pas de la même manière que les autres traitements existants.Le nouveau médicament, portant le nom de code EF13, tue les cellules sanguines infectées par le virus du sida en ne causant que peu ou pas de dommage aux cellules normales.Source: Efamol Research-Scotia Pharmaceuticals (PC «C'est une approche radicalement différente des infections par virus», a soutenu M.Michael Winther.de la compagnie Efamol Research Scotia Pharmaceuticals, de Kentville en Nouvelle-Écosse, qui a développé le médicament.Chez les malades et au sein des organismes d'aide aux personnes atteintes du sida, la frustration s'accroit devant le peu de progrès accomplis dans la lutte contre le sida.Les médicaments actuellement employés, comme l'AZT, perdent habituellement de leur efficacité après un an ou deux.Si la nouvelle suscite l'espoir, celui-ci est temperé par le fait que 1EFI3 n'a pas encore été testé chez des humains atteints de la maladie.C'est l'etape la plus difficile dans le processus de développement de tout medicament.«C'est difficile pour la communauté de s'enthousiasmer pour quelque chose qui n'a même pas encore été testé auprès de patients», expliquait Mme Claudia Barbazon, de la Société canadienne du sida.«Il y a tellement de choses qui fonctionnent en eprouvette, mais qui ne fonctionnent pas pour les gens.» Les composés de lithium sont réputés pour leurs effets secondaires, a-t-elle ajouté, mais M.Winther a soutenu que FEF13 n'entrainc aucun effet secondaire aux doses auxquelles il serait uti- I isé.Le virus du sida est moins susceptible de développer une résistance à J'EF 13 qu'à l'AZT, parce que l'EFI3 a un mode d'action complètement différent, a souligne M.Conway.L'AZT et les autres médicaments actuellement employés perturbent la capacité du virus de se reproduire, mais l'EF 13 tue directement le virus et les cellules qu'il a infectées, a-t-il expliqué.L'EF 13 a initialement été développe comme medicament contre le cancer, et a été testé sur des êtres humains, en Grande-Breta-gne, dans cette optique.On a constate qu'il accroit considérablement la durée de la survie chez les personnes atteintes du cancer du pancréas et des tests de plus grande envergure sont présentement en cours, a indiqué M.Winther.La capacité du médicament de tuer uniquement les cellules infectées par le VIH a été confirmée dans des études indépendantes de l'Hôpital général d'Ottawa et du St.Bartholomew's Hospital a Londres.Le manufacturier du médicament a demandé au gouvernement fédéral l'autorisation de procéder a des essais cliniques.Un organisme fédéral prie Ottawa de rendre l'excision illégale Presse Canadienne Ottawa ¦ Le Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme dit que le gouvernement fédéral devrait rendre illégale la mutilation sexuelle des filles, étant donné que des immigrants pourraient être tentés d'importer cette pratique.Dans un rapport qui sera rendu public aujourd'hui, le CCCSF demande à Ottawa d'agir en ce sens, en raison de l'arrivée d'immigrants en provenance d'Afrique et d'autres régions du globe où cette pratique est chose courante.D'autres pays, dont la France, la Grande-Bretagne et la Suède, ont adopté des lois à cet effet.«Nous sommes d'avis que la mutilation sexuelle des filles est une forme de violence envers les filles et les femmes, qui viole leur droit fondamental à préserver leur intégrité physique», dit la présidente de l'organisme, Glen-da Sinims.«Le gouvernement fédéral doit prendre le leadership dans ce dossier.et s'assurer que la mutilation des organes génitaux féminins n'est pas une pratique ayant cours ici.» Ce type de mutilation est largement pratiqué sur les filles et les jeunes femmes en Afrique, en Indonésie, au Moyen-Orient, en Malaisie, en Inde et au Pakistan.On estime le nombre de femmes mutilées à 114 millions, à travers le monde.Selon les Na-tions-Unies, jusqu'à 98 p.cent des filles dans certains pays comme la Somalie seraient mutilées.Des rapports indiquent que de nombreux médecins canadiens se sont fait demander par des immigrants de pratiquer l'excision sur leur fille.D'ailleurs, plusieurs facultés de médecine ont donné comme consigne aux futurs médecins de refuser de pratiquer ce genre d'opération.L'excision consiste à trancher le clitoris.Le but recherche est de faire en sorte que la jeune fille restera vierge jusqu'à son mariage, et demeurera fidèle à son mari par la suite.Les conditions dans lesquelles l'opération est souvent pratiquée ont des conséquences néfastes sur la santé des filles: saignements abondants, infection, voire la mort.Une femme séropositive crie son grand désarroi Presse Canadienne TORONTO ¦ Une femme séropositive de la région de Toronto, infectée au cours d'une transfusion sanguine en 1982, est venue exprimer hier sa frustration à la suite de ses démêlés avec les autorités gouvernementales et la Croix-Rouge canadienne, à l'enquête fédérale sur le sang contaminé.Mme Marlene Friese, âgée de 47 ans, a déclaré que personne ne l'avait avertie qu'elle pouvait être infectée du virus du sida.Elle a indiqué que huit années se sont écoulées avant qu'elle ne découvre qu'elle était atteinte du virus mortel, à la suite d'une prise de sang demandée par une compagnie d'assurance-vie.«Pour tout le monde ici je ne suis qu'un cas parmi d'autres, a-t-elle dit.Mais moi, c'est ma vie.» Son mari, lerry, a dit pour sa part qu'il avait essayé de savoir de quelle façon son épouse avait pu attraper le sida, et découvrir ce qui avait été fait pour avertir les gens ignorant toujours qu'ils sont atteints.«Nous cherchions des réponses, a-t-il dit, et les portes se fermaient devant nous.» M.Friese a dit aux membres de la commission qu'il avait téléphoné à la Croix-Rouge après que son épouse eut découvert qu'elle était atteinte du virus, pour se faire dire par un porte-parole que c'était impossible de lui parler.Vérification faite par un avocat de la Croix-Rouge, M.Friese a admis qu'il avait intente une poursuite contre la Croix-Rouge avant de faire son appel.M.Friese a déclaré qu'il espérait que la commission prevoierait une meilleure compensation pour les gens infectés par le virus du sida via des transfusions sanguines.Pendant son témoignage.M.Friese a demandé une minute de silence pour les personnes ayant attrapé le sida à la suite d'une transfusion sanguine.Auparavant, il avait décrit sa vie avant d'apprendre que sa femme était atteinte du sida, alors qu'il vivait dans une maison et regardait jouer ses deux enfants. LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 8 MARS 1994 \u2022 A 3 Le jeune plaignant témoigne au procès du médecin séropositif accusé de l'avoir sodomisé //A\\W.VA» / YVES BOISVERT ¦ Un jeune homme est venu dire à la cour cjue le docteur Leslie Ronald Krause.qui se savait séropositif, a eu des relations anales non protégées avec lui, à l'automne de 1992, quand il avait 16 ans.Lors de la première journée du procès de Krause, ).a déclaré qu'il était en amour avec le médecin de 35 ans, qu'il avait consulté à la clinique l'Actuel et au CLSC de Pierrefonds.Ils ont eu «entre cinq et dix» relations sexuelles, la plupart du temps protégées.Mais «une couple de fois», a dit le jeune homme, Krause ne portait pas de condom.«A l'époque, ma mentalité, c'était que de mourir comme ça ou de mourir d'autre chose, ça ne me dérangeait pas.l'étais rendu très bas», a-t-il répondu à l'avocat de la défense (Ronald Picard) qui s'étonnait de ce qu'il n'ait pas fait mention de relations non protégées dans sa déclaration aux policiers.Krause est radié provisoirement de la Corporation professionnelle des médecins du Québec depuis le mois d'août 1993 pour avoir eu des relations sexuelles non protégées avec deux patients (y compris |.).Il est accusé en cour criminelle d'avoir sodomisé J.quand il était mineur (un acte criminel avant 18 ans) et d'avoir commis des attouchements sexuels sur ce jeune avec qui il avait une relation d'autorité ou de confiance.A la première journée du procès, présidé par le juge Rolande Matte, J.t qui n'en était pas à sa première expérience, a dit qu'il avait consenti à toutes les relations qu'ils avaient eu ensemble.C'est le 22 octobre 1992 que |.a consulté le docteur Krause pour la première fois.Il venait pour un examen général et craignait d'être atteint du virus du sida.Après l'examen, Krause l'a invité dans son cabinet à lui faire des confidences.|.a demandé au médecin comment il réagirait s'il lui disait qu'il était attiré par lui.Krause a répondu qu'il serait flatté.Ils se sont donné un baiser et |.a quitté.Trois semaines plus tard, se rend au CLSC de Pierrefonds, où Krause pratiquait également.Les tests révéleront que le jeune homme n'est pas séropositif.Quoi qu'il en soit, Krause commence à inviter |.chez lui, à Pierrefonds.Il lui dit de prendre prétexte d'un rendez-vous médical pour venir le rejoindre, puis ils se rendent chez lui.Ils se voient une fois par semaine, environ, et chaque fois ils font l'amour.Krause le raccompagne chez sa mère, où il demeure.|.n'étudie pas: il travaille une dizaine d'heures par semaine dans une rôtisserie.Mais le 16 décembre, après un peu plus d'un mois de fréquentation, Krause apprend à |.qu'il quitte le pays le lendemain pour dix jours.Il va rejoindre son «mari» au Danemark, dit-il.«l'étais très déçu, démoralisé», a dit 1.hier.Quoi qu'il en soit, quand Krause revient, le 27 décembre, J.est en mauvais termes avec sa mère et cherche un endroit pour déménager.Krause lui offre de venir demeurer chez lui.Autour du 1er janvier 1993, |.s'en va rester chez le médecin, et leur relation s'intensifie.Mais le 5 janvier, le «mari» de Krause arrive du Danemark et vient vivre avec lui.Il est convenu entre Krause et |.de ne rien lui dire de leur relation, qui continue à son insu pendant quelques jours.Au même moment, J.apprend que des plaintes ont été déposées à la police concernant sa situation, et il est invité à aller déposer au poste de police.Mais Krause le convainc de nier qu'il y ait quelque relation sexuelle entre eux.Les agents de la section Police-jeunesse du SPCUM le convainquent ensuite de dire la vérité.Le 27 janvier, la Direction de la protection de le jeunesse viendra sortir |.de chez le docteur Krause, et il sera placé en foyer d'accueil.Le jeune homme n'a pas dit s'il est ou non porteur du virus VIH.Le contre-interrogatoire de Me Picard, entrepris hier matin, se poursuit aujourd'hui.L'enquête préliminaire des six agents de police accusés d'avoir battu Richard Barnabé commencera le 4 juillet Presse Canadienne ¦ Les six policiers de la Communauté urbaine de Montréal accusés d'avoir battu le chauffeur de taxi Richard Barnabé au point où celui-ci se trouve depuis dans un état neuro-végétatif subiront leur enquête préliminaire, à compter du 4 juillet prochain, pendant toute la semaine.D'importantes mesures de sécurité avaient été mises en place, en matinée hier, pour la courte apparition des accusés, cinq hommes et une femme, devant le juge Guy Fortier de la Cour du Québec.Un nombre important de curieux et de journalistes ont suivi l'arrivée des policiers accusés de voies de fait ayant causé des blessures.Ils étaient accompagnés de confrères venus leur prêter main-forte.Ils ont du essuyer quelques quolibets comme: «Tiens, les braves qui arrivent.» L'affaire Barnabe, comme il est convenu de l'appeler maintenant, survenue le 14 décembre 1994.a soulevé l'indignation populaire.Richard Barnabé, un chauffeur de taxi de 39 ans, déprimé de ne pouvoir voir son fils à Noël avait cassé la fenêtre d'un presbytère pour attirer l'attention d'un prêtre qu'il rencontrait à l'occasion.Des policiers, une douzaine, se sont mis à sa poursuite en automobile quand ils ont compris que M.Barnabé s'éloignait.Il se rendait chez son frère, qui est policier de la Communauté urbaine de Montréal.M.Barnabé n'a pu atteindre la porte de la maison de son frère, les policiers l'ayant intercepté avant.Ils l'auraient présumément battu dans l'entrée extérieure de la résidence et battu à nouveau plus tard en prison.Les policiers en cause sont Karl Ander-son.24 ans, Pierre Bergeron, 40 ans, Manon Cadotte, 24 ans.André Lapointe, 30 ans.Louis Samson, 31 ans et Michel Va-deboncoeur.29 ans.Hier, un périmètre de sécurité avait été tracé et des agents de sécurité munis d'un système de communication avaient été placés sur le parcours que devaient emprunter les accusés pour se rendre à la salle d'audience.Le constable Luc Brouillette responsable du service de sécurité au palais de jus- tice s'était assuré qu'un cameraman filmerait l'ensemble de la scène pour bien s'assurer que les précautions appropriées avaient été prises.Lors de leur première comparution, le 3 février, les accusés avaient obtenu un traitement de faveur.Us avaient emprunté le corridor réservé aux juges pour sortir de la salle d'audience.Cette fois-ci, quatre policiers ont fermé la marche derrière eux et ont ainsi retardé le rythme des curieux, cameramen et photographes.Les six accusés en ont profité pour disparaître chacun par une porte différente.Deux avocats s'occuperont de la défense des six policiers, Me Sophie Bourque défendra la policière Manon Cadotte alors que Me Pierre Dupras défendra les cinq autres policiers.L'avocat de Richard Barnabé, Me Pierre Goulet, était présent au palais de justi- ce hier.Il prépare une poursuite à rencontre des policiers.Dans l'intervalle, il n ecarte pas la possibilité que des accusations criminelles plus lourdes soient portées à l'endroit des six policiers dans le cas où Richard Barnabé mourrait.«La condition de M.Barnabé est stable pour le moment.Il a toutefois perdu beaucoup de poids», a-t-il dit.Interdiction de vendre du tabac aux personnes de moins de 18 ans: peut-on se fier aux apparences?Un commerçant montréalais trouve difficile de déterminer l'âge de ses clients JEAN-PAUL SOULIE ¦ Nassir Salih vend des revues, des journaux, des bouquins, au coin de Décarie et de Notre-Dame-de-Grâce.Il vend aussi des cigarettes et du tabac.Beaucoup de cigarettes, autant qu'il peut.Mais les nouvelles dispositions de la loi, ça le dépasse.«Comment voulez-vous que je sache que tel grand gars de six pieds de haut n'a pas 18 ans?Où qu'une jeune femme qui a deux enfants n'a pas les 16 ans que je pourrais lui accorder, alors qu'elle en a près de trente?» Souvent, depuis que Nassir Salih a pris en mains ce commerce, il y a trois ans, Mohammed, qui a aujourd'hui 14 ans, le fils de son ami, est venu lui donner un coup de main.Mais Mohammed fait maintenant six pieds de haut.Quatorze ans, et il est en Secondaire III.Et comment déterminer qu'il a l'âge de décider qu'il peut fumer ou non?.Mohammed ne fume pas, évidemment.Mais les élèves de l'école toute proche, le Collège Centennial?Les étudiants arrivent en groupe, et c'est le plus grand qui demande les cigarettes.D'autres ont déjà des cigarettes, et H est Mentit pat la loi de fournir des W datebacôox ageesrfe det8 ans.M.Nassir Salih veut bien afficher l'interdiction officielle de vendre des cigarettes aux moins de dix huit ans.Mais comment va-t-il déterminer l'âge de ses clients ?\tPHOTO JEAN GOUPIL.LS Prws* ils viennent chercher des alumettes.Nassir Salih donne les alumettes à ceux qui achètent des cigarettes, mais pas à ceux qui n'achètent rien !.« La plupart des jeunes sont gentils, dit M.Salih.Mais il y en a qui sont difficiles.» Ce qui a amené le directeur du collège à venir voir les commerçants du minuscule quartier.«Pas de problèmes, dit M.Salih.Le directeur est très bien, et les étudiants aussi ».Un progrès par rapport aux relations qui prévalaient il y a quelques années entre les commerçants du quartier et les étudiants du Collège Centennial, enfants de familles riches, habitués à prehdre possession du territoire.Comme ils le font avec le parc Notre-Dame-Grâce, sa patinoire extérieure, et l'été de son terrain de baseball, sans que les résidants du quartier osent élever la moindre protestation.Un bien public est ainsi pris en otage par une institution privée.Pour M.Nassir Salih, l'interdiction de vendre des cigarettes à des mineurs est normale.Mais il proteste contre le lais-ser-aller général.Les stations-service vendent de l'essence, mais aussi des cigarettes à prix réduit.Pour un profit de 5 p.cent, ils soldent des cigarettes à 2,75$ alors'que le prix normal serait de 3$.«Il faut dénoncer la vente des cigarettes par les stations-service et par les pharmacies, clame M.Salih».L'EXPRESS DU MATIN CILLES GAGNÉ CONDAMNÉ À FAIRE UN DON « ¦ Le comédien-styliste Gilles Gagné a été condamné a faire un don de 500$ à la Croix Rouge et bénéficiera d'une libération sous cette condition.Le juge |ean-Pierre Bo-nin, de la Cour du Québec, avait donné une bonne idée de sa décision, le 21 février, quand il avait déclaré Gagné coupable d'avoir illégalement causé des lésions corporelles à deux musiciens, dans un bar, le 12 mai 1990.Gagné.53 ans.avait lancé un verre sur un haut-parleur près de l'orchestre.Des éclats de verre avaient blessé un musicien à la jambe (il a gardé une cicatrice) et un autre avait reçu des éclats dans l'oeil.Ce dernier, s'il n'en a plus de séquelles, a du être opéré à deux reprises pour se faire retirer ces éclats.BLESSE DANS UN HOLD-UP ¦ Un homme qui transportait les recettes d'un bingo paroissial a été blessé d'une balle à la jambe, hier vers 21 h 30.après avoir tenté de s'opposer à deux suspects d'environ 25 ans qui lui ordonnaient de leur remettre la malette contenant l'argent, devant le 6988.de la rue Saint-Vallier, dans le nord de Montréal.Selon la police, au moins trois coups de feu ont été tirés, mais un seul a atteint l'homme à une cuisse.On ne craint pas pour sa vie.Les suspects ont apparemment suivi leur proie après qu'il eut quitté la salle où se déroulait le bingo et l'ont agressé quand il se trouvait à peu près seul dans la rue presque déserte.Les suspects, des Blancs, ont réussi a fuir.MEURTRE D'UN PATISSIER ¦ La Sûreté du Québec enquête pour déterminer les circonstances qui ont entouré la mort d'un quinquagénaire.à Saint-Hénédine de Beauce, au sud de Québec.Georges Huberdeault, un pâtissier de 52 ans.a été abattu d'au moins quatre projectiles d une arme de petit calibre, deux à la tète et deux autres au thorax, dans sa residence du chemin Sainte-Thérèse.UN TIMBRE EN L'HONNEUR DE JEANNE SAUVÉ ¦\tAujourd'hui, fournée internationale de la femme, la Société canadienne des postes lance sur la colline du Parlement, à Ottawa, un timbre commémoratif consacré a leanne Sauvé.Le timbre de 43 cents offre une rétrospective de sa carrière, elle qui a été journaliste, députée, présidente de la Chambre des communes et la première Canadienne à porter le titre de gouverneur général.Malgré une santé chancelante, leanne Sauvé a servi admirablement son pays jusqu'à sa retraite, en 1990.Son décès est survenu le 26 janvier 1993.FUNÉRAILLES DE MGR LEMIEUX ¦\tLes funérailles de Mgr Marie-|o-seph Lemieux, ancien archevêque de la région de la Capitale nationale.auront lieu mercredi à la cathédrale d'Ottawa.Mgr Lemieux est décédé vendredi dernier à l'âge de 91 ans.Il a dirigé les destinées de l'Eglise catholique dans la région d'Ottawa de 1953 à 1956.A cette epoque, l'archidiocèse d'Ottawa comprenait aussi l'Ouest du Québec.Originaire de Québec.Mgr Lemieux a aussi exercé son ministère au lapon, de 1936 à 1941, avant d'occuper le poste d evèque de Gra-velbourg, en Saskatchewan, de 1944 à 1953.ADOLESCENTE DISPARUE ¦\tAnnie Gignac, 14 ans, est portée disparue depuis le 14 février de son domicile familial à Saint-Hubert, sur la Rive-Sud.Elle mesure lm68, pèse 59 kg, a les cheveux chatains aux épaules et les yeux pers.Elle parle français et anglais et porte trois boucles d'oreille à chaque oreille.Au moment de sa disparition, elle portait un manteau en cuir noir, une écharpe de laine brune, des jeans et des bottes du genre militaire.Pour toute information, faites le 445-7697 ou le 445-7711.ACQUISITION D'ARMES A FEU ¦ La Sûreté du Québec, qui a la responsabilité de voir à l'application de la loi fédérale sur le contrôle des armes à feu, tient à rappeler que depuis le 1er janvier, une nouvelle .disposition vise à renforcer l'utili- \u2022 sation responsable et sécuritaire des armes à feu.A cette fin, tout requérant d'autorisation d'acquisition d'armes à feu doit prouver qu'il possède les connaissances légales, ainsi que les règles de sécurité reliées à leur maniement et à leur usage.DE RABAIS sur le programme double : «Aventuriers du Savoir» et «La Force du Soleil - 3D» jusqu'au 1er avril 1994 sur présentation de cette annonce Applicable sur les ttrrfs réguliers lors de l'achat d'un (1) billet sur place Ne peut être |umelé à aucune autre offre promotionnelle.vb DEUX GAGNANT 1 Les images qui vous touchent.le cfiéma IMAX du Vieux Port, au pied du boul Sart Laurent, angle de la Commune Métro Place d'Amies Info: 498-IMAX C^nadS Les élèves de secondaire V de l'école Louise-Trichet étaient bien contentes d'apprendre que les filles sont plus fortes que les garçons.Louise-Trichet est l'une des deux seules écoles publiques non mixtes de la province.\tPH°To coupa.u pm* A 6 LA PRESSE.MONTREAL, MARDI 8 MARS 1994 MERCURY CONTINENTAL NEUVE 1994 \u2022\tToit ouvrant électrique \u2022\tSièges baquets en cuir \u2022 Chargeur de disques compacts \u2022 Roues en aluminium L \u2022 Et plusieurs autres a équipements ^ Stock #45012 Stock # 45011 50 VOITURES Dl COURTOISIK DISPONIBLES Chaque jour, jusqu'au 12 mars inclusivement, quinze abonnés chanceux de La Presse recevront une paire de billets pour assister à la pièce «RîlDROmflOUE», auTNM! Voici les chanceux d'aujourd'hui : M.Nguyen de Shawinigan Mme Biais de Trois-Rivières Ouest M.Bélisle de Saint-Mathias Mme Boivin de Blainville M.Lauzon de Saint-Antoine-des-laurentides M.Lafleur de Pointe-Claire Mme Choinière de Montréal Mme Martin de Sainte-Anne-de-Bellevue M.Razotte de Montréal M.Fierens de Sainte-Thérèse Mme Marcil de Valleyfield Mme Uhlen de Saint-Bruno Mme Comtois de Saint-Bruno M.Richard de Montréal Mme Arsenault de Montréal no 200041N00 no 200505600 no 210588B00 no 210701B28 no 210784109 no 210980108 no 212300C02 no 215555M00 no 234305R02 no 243021F00 no 272060M06 no 286527U00 no 286535C06 no 203999R00 no 210192A02 *la valeur totale des prix offerts est de 5200 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.les personnes gagnantes devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leurs billets.Pour participer, il suffit de s'abonner à Action Montréal s'est défait de Michel Pallascio afin d'éviter toute confusion dans le public JULES BELIVEAU ¦ C'est pour s'éviter des problèmes de perception dans l'opinion publique que de chef d'Action Montréal, Claude Beauchamp, a demandé et obtenu que l'ancien président de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), l'avocat Michel Pallascio.démissionne du comité provisoire de direction de son parti politique municipal.Le responsable des communications d'Action Montréal, Ivanhoe Beaulieu, a indiqué hier à La Presse que l'association entre M.Beauchamp et M.Pallascio a été de très courte durée.«M.Pallascio s'est joint au comité provisoire de direction d'Action Montréal lors de sa formation le 10 février pour en démissionner environ une semaine plus tard à la demande de M.Beauchamp», a dit M.Beaulieu.loint hier à son bureau, M.Pal- Michel Pallascio lascio à refusé de fournir la moindre information sur cette affaire, soulignant qu'il préférait laisser à M.Beauchamp ou à son équipe le soin d'expliquer ce qui s'est passé.Selon M.Beaulieu, ce n'est qu'après avoir demandé à M.Pallascio de se joindre au comité provisoire de direction de son parti pour l'aider à en rédiger les statuts et règlements que le chef d'Action Montréal se serait rendu compte que la présence dans son entourage de l'ancien président de la CECM soulevait certaines interrogations dans l'opinion publique.On se souvient que, alors qu'il était encore président de la CECM et président du Mouve- Claude Beauchamp ment scolaire confessionnel, M.Pallascio avait créé un certain émoi lorsqu'il avait recommandé que le Québec privilégie les candidats a l'immigration partageant les valeurs judéo-chrétiennes.M.Beaulieu a précisé que M.Pallascio, mais surtout M.Beau-champ.ont rapidement compris qu'« une certaine confusion s'était établie» dans l'esprit des gens entre des positions défendues autrefois par l'ancien président de la CECM notamment sur la confessionnalité scolaire et des dossiers touchant la politique municipale.«Au fond, a confie M.Beaulieu, cette espèce de confusion était d'une certaine façon préjudiciable à Action Montréal.» Le responsable des communications d'Action Montréal a paru regretter que la formation politique dirigée par M.Beauchamp ait dû se priver des services de M.Pallascio.«Cet homme, a-t-il dit, est un avocat compétent qui a déjà une expérience dans la rédaction de statuts et règlements.Il est aussi un Montréalais ayant à coeur l'avenir de sa ville et qui était prêt à y travailler.» M.Beaulieu a toutefois reconnu spontanément que la direction d'Action Montréal avait fait preuve d'une certaine candeur en croyant que la masse des électeurs pouvait dissocier les idées soutenues par l'ancien président de la CECM et son intérêt pour la politique municipale.«Nous n'avons absolument pas soupçonné que des positions défendues dans un champ d'activités sociales qui s'appelle une commission scolaire aurait une espèce de glissement sur la scène de la politique municipale, a-t-il dit.Alors dans ce sens-là, c'est vrai que c'est peut-être une forme de candeur.» TOWN CAR Signature 1994 neuve \u2022 Système antivol \u2022 Chargeur de disques compacts \u2022 Différentiel antipatinage fr Toit en vinyle «Carecraft» présidentiel! > Roues en aluminium \u2022 Sièges en cuir \u2022 Enjoliveurs d'ailes \u2022 2 coussins gonflables Et plus de 60 autres équipements Stock # 45008 MARK VIII 1994 NEUVE 40 975 \u2022 Intérieur en cuir \u2022 2 coussins gonflables \u2022 Climatiseur sans CFC \u2022 Traction assistée électroniquement \u2022 Ouverture sans clef \u2022 Suspension à air 285-691 1 SERVICE OUVERT JUSQU'A 2h30 AM Premier arrive Premier servi 6300, HENRI-BOURASSA, MONTRÉAL-NORD 325-4700 Montréal songe à privatiser l'aqueduc Le maire Doré croit qu 'on pourrait ainsi moderniser le réseau La présence de policiers en cour coûte cher a Laval JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Le maire Gilles Vaillancourt a reçu, hier soir, avec intérêt le rapport annuel du vérificateur général, tout en précisant que la gestion de la justice est responsable des coûts exorbitants au service de la police de Laval.Il a souligné que c'est le directeur de la police de Laval, |ean Marc-Aurèle, qui a demande au bureau du vérificateur interne de se pencher sur les heures de temps supplémentaire payées à certains policiers, principalement lorsqu'ils vont témoigner devant les tribunaux.M.Vaillancourt a aussi mentionné que la Ville avait déjà sensibilisé les autorités compétentes sur les coûts qu'engendrent l'attente des policiers de-vant témoigner en cour.«Nous espérons, ajoute-t-il, qu'elles répondront favorablement à nos représentatrions dans un avenir rapproché.» Pour ce qui est de l'ensemble du rapport déposé devant le conseil municipal, hier soir, M.Vaillancourt précise qu'il accueille avec beaucoup d'inté- rét les suivis qui sont effectués sur les recommandations formulées.Il considère ce document comme un guide pour l'administration, tout en étant un excellent outil de travail pour les directeurs de services.Dans la presque totalité des services municipaux, le bureau du vérificateur a noté un contrôle insuffisant de tous les aspects touchant la question monétaire; comme la facturation, la perception, les inspections, le contrôle des camions aux dépôts à neige, l'encaissement de chèques en retard.Pour revenir sur la police, le président de la Fraternité des policiers de Laval, André Na-don, attribue lui aussi à l'administration de la justice le fait que des policiers doivent attendre beaucoup lorsqu'ils se rendent au palais de justice ou en cour municipale.« Une cause judiciaire est toujours fixée en relation avec l'accusé et la disponibilité de la cour, du juge et des avocats.La policier passe en dernier, ce qui veut dire qu'il doit souvent perdre une journée de congé pour aller en cour.Nous avons aussi fait des revendications auprès du ministère de la Justice», a conclu M.Nadon.CILLES GAUTHIER ¦ La Ville de Montréal étudie la possibilité de privatiser ses installations de production et de distribution d'eau potable dans le cadre d'un projet qui permettrait également de moderniser son réseau d'aqueduc.Loin de nier l'information, le maire lean Doré a expliqué hier soir, au cours de la séance du conseil municipal, pourquoi une entente avec le secteur privé serait souhaitable.« Environ 280 kilomètres du réseau d'aqueduc, soit la distance entre Montréal et Québec, ont plus de 80 ans et nous ne pourrions le refaire au complet sans augmenter l'endettement de la Ville», a-t-il répondu au chef de l'opposition officielle, Sam Boskey.Le programme fédéral des infrastructures permettra «d'accélérer le rattrapage», mais sera loin de suffire à corriger «l'état de délabrement dans lequel se trouve le réseau à cause de la négligence de l'administration précédente».«Dans le contexte actuel de contraintes budgétaires et fiscales et dans l'environnement de la gestion à la Ville de Montréal, d'ajouter M.Doré, des équipes de travail réfléchissent sur la façon de faire face aux défis de l'avenir dans ce dossier.Les hypothèses sont sur la table, font l'objet d'un examen mais aucune n'a encore été retenue», a-t-il poursuivi.Cet examen s'inscrit dans le cadre d'une «réévaluation de toutes les actions menées par la Ville» et qui s'est traduite par les ententes avec l'UPA sur la gestion des marchés publics et avec la Chambre de commerce sur celle du stationnement.La responsable de l'ile Notre-Dame au comité exécutif, Thérèse Daviau, a encore une fois éludé les questions sur le Dinasaurium.Le conseiller indépendant Sam-my Forcillo lui demandait s'il était exact que les travaux qui doivent transformer le pavillon du Québec en Dinasaurium d'ici au 15 mai n'avançaient pas.PHOTO U Presse un enterrement die première dusse Environ 125 sympathisants de l'Association des propriétaires de bâtiments commerciaux du Quebec, présidée par Peter Sergakis, et quelques *bérets blancs» ont enterre a leur façon hier soir la surtaxe et l'adminstration actuelle, lors d'une manifestation devant l'hôtel de ville.Du stationnement.Associated Press DORMONT.Pennsylvanie ¦ La police de Dormont, dans la banlieue de Pittsburg, a passé le week-end a contrôler rue par rue les places de stationnement de cette ville de 11 000 habitants et à enlever pour les mettre en «fourrière» les chaises placées par des habitants sur les emplacements qu'ils avaient soigneusement débarrassés de la neige.De nombreux habitants de cette ville, après avoir déneigé un emplacement, y avaient placé des chaises pour le réserver.Mais, après six bagarres contre des automobilistes un peu profiteurs, la police les a fait enlever.Explication : les gens occupent ainsi 24 heures par jour une place simple- chaise ment pour pouvoir se garer quand ils le veulent.Beaucoup de gens se plaignent de n'avoir pas pu trouver d'emplacement dans leur propre rue.Les chaises enlevées ont été marquées et regroupées.Les résidents ont pu aller les chercher.Ils ont assez mal pris la chose.Pour l'un d'eux, «ce n'est pas juste pour les gens qui ont passé du temps a ôter toute celte neige». LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 8 MARS 1994 André Pratte Les pompiers de Laval ont le feu.Pas dans ma rue (2) Le patron de Longue-Pointe Chrysler Gilles Ferland était tout fier de me montrer la maquette de son nouveau garage.Un edifice de verre teinte et de briques blanches, entoure d'arbres: «On va faire quelque chose de bien !» Mais l'enthousiasme corse du vendeur d'autos a tourne au vinaigre lorsque j'ai montré du doigt un petit bloc gris, posé par le maquettiste a quelques centimétrés du garage de rêve.«Et ça, c'est la maison de Mme Di Raddo?ai-je demandé innocemment.\u2014 Elle, la! Elle, la! s est tout de suite emporte mon hôte.Si elle continue, j'te le dit, j'vas l'acheter! Qu'elle me sorte l'évaluation de sa maison, j'vas y donner!» Son jeune vice-president Marc Lavigne a eu beau essayer de le calmer, rien a faire: avant de quitter pour la fin de semaine.son manteau de vison sur le dos, le boss avait besoin de se vider le coeur : «Ça fait cinq ans qu'on travaille sur ce projet-la, j'commencc a être ecoeure! Combien de personnes j'vas faire travailler?Combien ça va faire de taxes pour la ville?Mais le monde regarde pas ça ! » Le projet chéri de M.Ferland, c'est de déménager son garage, actuellement situe a St-Leo-nard, de l'autre cote du boulevard Langelier, sur un ancien dépotoir appartenant a la Ville de Montréal.Pour l'homme d'affaires, il s'agit d'une occasion en or: un terrain pas cher, situe tout près de la bâtisse qu'il loue depuis six ans, une transaction qui lui permettra de devenir propriétaire d'un garage ultra-moderne.Pour Montréal aussi, c'est une occasion inespérée: un acheteur pour un terrain dont personne ne voulait, de nouveaux revenus fonciers de 175000$.::: De son duplex, rue Bélanger.Mme Antoinette Di Raddo regarde l'immense terrain vague qui borde sa cour.Elle imagine sans mal a quoi ressemblera le lieu quand M.Ferland y aura construit son garage: voitures a perte de vue.odeurs d'essence et de peinture, poussière, bruit, eclairage violent.«On paie très cher île taxes ici.mais on a quelque chose de spécial.Si on construit ce garage, on nous enlèvera notre qualité de vie!», affirme cette dame qui.avec quelques voisins, se bat contre le déménagement de Longue-Pointe Chrysler depuis l'automne.Comme les gens de Notre-Dame-de-Gràce qui protestent contre la construction de con-dos a Benny Farm, comme les habitants du Vieux-Montreal qui s'elèvent contre le déménagement du Festival de l'humour dans le Vieux-Port, les résidants des rues Belanger et lean-Milot ont peur.Peur de voir leur vie bouleversée, peur de voir leur confort bouscule.Aucune parole ne les rassurera, aucun compromis ne les apaisera.Au début.Mme Di Raddo avait raison d'être inquiète.Parce que ses inquiétudes étaient justifiées, et parce qu'elle s'est battue, la Ville a exige de Gilles Ferland toutes sortes de modifications a son projet.Ainsi, un talus de 30 pieds de large et de huit pieds de haut, agrémente d'arbres murs, separera le nouvel edifice des propriétés voisines.«Le garage sera invisible du secteur résidentiel.jure l'urbaniste de la Ville Martin Gaulin-Gendreau.Actuellement, les gens voient un terrain vague; lorsque le tout sera complète, ils verront une foret.» Le bruit, les odeurs, la poussière?Il suffit de se promener autour de l'actuel garage de Longue-Pointe Chrysler pour comprendre que les craintes des résidants ne sont pas fondées.Le terrain est propre, aucune odeur ne se dégage des chcmi-nees, et l'endroit est parfaitement calme.La Ville a quand même exige une etude sur le bruit, une autre sur la circulation.une autre encore sur l'éclairage, a la lumière desquelles elle pourrait exiger d'autres changements au projet.«Toutes les mesures qu'ils proposent, c'est comme nous dire qu'avant de nous couper le cou, on va nous anesthésier», rétorqué un résidant.Aveuglés par la peur, Mme Di Raddo et ses voisins ne se rendent pas compte que leur lutte a déjà porte fruit, que leur quartier sera plus beau après la construc-tion du nouveau commerce qu'aujourd'hui.Ce qui m'amène à vous parler du cardinal de Rcit.Ayant vécu au XVlleme siècle, il n'a jamais circule en Chrysler, ni habité un duplex.Mais il a écrit une phrase qui s'applique parfaitement a Vhomo proprictus d'au-jourd'hui: «De toutes les passions.la peur est celle qui affaiblit le plus le jugement.» JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Les pompiers de Laval ont le feu contre leur etat-major et demande a l'administration municipale d'intervenir rapidement pour mettre fin a la détérioration de leur qualité de vie au travail et aux «vendettas».Le président de l'Association des pompiers de Laval, Mario Prévost, a profite de l'assemblée mensuelle du conseil municipal hier soir pour déposer deux pétitions et une mise en demeure adressee a l'assistant-dirccteur de ce service municipal.Pierre Cour-ville.En premier lieu, le leader syndical des quelque 190 pompiers lavallois a fait état d'une pétition signee en 1987 \u2014à la suite de la nomination d'Alain Vaillancourt au poste d'assistant-directeur-in-terimaire du Service des incendies\u2014 dénonçant particulièrement les conditions de travail.M.Prévost a expliqué qu'il en avait informe le maire de l'époque, Claude Lefebvre, tout en lui demandant d'intervenir.En réponse a une question du maire Gilles Vaillancourt, le chef syndical a mentionne que la pétition n'avait pas été remise à M.Lefebvre, mais qu'il l'avait lue.MM.Alain et Gilles Vaillancourt sont deux frères.Dans un deuxieme temps, M.Prévost a présenté une nouvelle pétition qui est actuellement en circulaton les pompiers; 157 y ont déjà appose leur signature.Une partie du préambule de la requête se lit comme suit: «Depuis sept ans.cette malheureuse situation (détérioration de la qualité de vie au travail) n'a jamais cesse de se degrader.Bien plus, les violations de convention collective, les abus de pouvoir, les ingérences de l'administration du Service des incendies, les agissements frisant la malversation ne se sont qu'accentuées.» On mentionne aussi que cette même administration, aujourd'hui sous le regne d'Alain Vaillancourt.maintenant directeur, n'a su qu'instaurer et entretenir un climat de vengeance, de terreur et de méfiance a l'endroit du personnel.Pour ce qui est de la mise en demeure a l'endroit de M.Courvil-Ic.elle a ete émise a la suite d'une directive qu'il a emise disant qu'en l'absence d'un lieutenant, il n'y aura plus aucun officier responsable a la caserne.« Votre façon d'agir, écrit l'avocat de l'Association, est tout a fait en contravention de la convention collective et constitue une insouciance totale déréglée a l'égard de la sécurité des pompiers ainsi que des citoyens et citoyennes de Ville de Laval.» Il est aussi écrit que l'Associ- tion tiendra responsable la Ville et M.Courvillc de tout incident et ce, quelles qu'en soient la nature et la gravite, qui seront imputables a la décision du 4 mars.Le maire Vaillancourt a souligne au président du syndicat qu'il se devait de rencontrer le directeur général de la ville pour lui expliquer ses griefs.«Nous appuyons a 150 p.cent la direction générale et je pense qu'il est possible d'y trouver des ententes», a ajoute le maire.Avant de se retirer.M.Prévost a ajoute que tout le dossier serait dévoilé sur la place publique si jamais rien n'est fait pour améliorer le climat de travail des sapeurs.Au Québec, Roger St-Hilaire Le vrai visage de la vente stratégique depuis 20 ans Vendeurs, représentants, conseillers, gérants de vente.Vous voulez vendre?Vous augmenterez vos ventes, vos revenus et vous accroîtrez votre clienteie en apprenant comment conclure vos ventes, repondre aux objections, planifier votre temps.|ust:fier vos prix et prospecter QUEBEC\t24-25 MARS MONTREAL\t28-29 MARS QUEBEC\t18-19 AVRIL MONTREAL\t21-22 AVRIL COURS DE VENTE ROGER ST-HILAIRE Inscrivez-vous (418) 626-7498 rrgion dt- Qutbcc 1-800-463-7246 partout en pro*t (418) 626-626-» ttltcop'cur Visa et MasterCard acceptees Informez-vous sur nos séminaires de gerance de vente, nos 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d'en choisir les dates, d'ici le 31 mars.Pour la première de ces deux journées non payees, l'Alliance des professeurs de Montréal avait manifesté son mécontentement en cherchant à sensibiliser le public.Pour la seconde journée hier, des visites étaient faites aux députés et ministres libéraux lacques Chagnon (Éducation), Christos Sirros, André Vallerand et Violette Trépa-nier, ainsi qu'au chef de l'opposition officielle lacques Parizeau.présente LE TOUR DE L'ILE 5 juin 1994 GAGNE A Y BÉNÉVOLE I voyage pour deux en Floride offert par Des accessoires cyclistes et 5 vélos Tour de lïle offerts par VACAMCU (Amxii I Powerbook de Macintosh offert par muro/ervflfr I c cmtrr Mai tnt«>»h W INSCRIVEZ-VOUS AU (514) 847-VELO en collaboration avec VCFGL lOS.7fm v [RfiRomn y TIRÉ v y Commanditaire officiel Un Forum de la solidarité sociale samedi, en même temps que le congrès du Parti libéral Presse Canadienne ¦ LlAssemblée des évéques, la Fédération des femmes du Québec, des retraités et des gens du milieu rural se joindront aux centrales syndicales, le 12 mars, pour tenir le Forum de la solidarité sociale.Plus de 1000 représentants de groupes communautaires, syndicaux et sociaux sont attendus à ce que les parrains de l'événement désignent comme «une première dans les annales québécoises».Le 12 mars coïncide avec la tenue du congrès du Parti libéral du Québec, à quelques pas de là, au Palais des congrès de Montréal.Le Forum de la solidarité sociale se tiendra toute la journée samedi.A la toute fin, des propositions seront rédigées, traitant par exemple d'emploi, de programmes sociaux et de services pu- blics.Elle seront ensuite achemi-nees aux gouvernements fédéral et provincial, ainsi qu'à l'opposition, bref aux décideurs.Elles décriront le Quebec que ces gens veulent bâtir.Pourquoi ?Au cours d une rencontre avec la presse hier, neuf porte-parole du comité de parrainage ont expliqué les raisons qui les-motivaient à participer à ce Forum de la solidarité sociale.Pour le président de Solidarité rurale lacques Proulx, anciennement président de l'Union des producteurs agricoles, ce forum se distinguera des autres colloques et états généraux «par la solidarité qu'on va y mettre».«On a un seul grand objectif: recréer la prospérité.Ensemble, on va constituer une force incroyable.» L'idée de base est de proposer des solutions de rechange aux propositions neo-libérales des gouvernements, autant fédéral que provincial: gel des salaires des employés de l'Etat, compressions dans l'assurance-chômage, l'éducation et les soins de santé.«C'est assez», s'exclame Mme Yvette Brunei, de l'Association québécoise des droits des retraités.Même l'Assemblée des évêques se met de la partie, au nom de la lutte contre la pauvreté au Québec.« Il y a une tragédie humaine sous-jacente au phénomène de l'appauvrissement.Au-delà des statistiques, il y a des visages humains.Les classes pauvres deviennent plus pauvres et les classes moyennes subissent l'érosion de leur pouvoir d'achat.Il faut mettre l'accent sur la personne», plaidait Mgr Raymond Saint-Ge-lais, évéque du diocèse de Nicolet et porte-parole de l'Assemblée des évêques.Les organisations syndicales se battent pour l'emploi et pour le maintien des services publics.«Ce qui rend cette crise plus grave, c'est la précarisation des emplois.Il ne se crée plus d'emplois de qualité, ce sont des emplois à temps partiel et peu rémunérateurs», critiquait le président de la FTQ Clément Godbout.La vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec.Mme Françoise David, laisse entendre que ce regroupement inédit des forces sociales au Québec pourrait bien ne pas être seulement circonstanciel.«Ce sera un préludé, un coup d'envoi et il y aura beaucoup d'autres occasions de se revoir.On n'a pas le choix face à la récession.Il faut qu'on trouve autre chose; les recettes habituelles ne marchent plus.» Le Journal de Montréal cherche à suspendre l'application d'une décision arbitrale favorable à ses pressiers ¦ La Cour supérieure du Québec rendra sa décision aujourd'hui quant à une requête présentée par le Journal de Montréal, et qui vise à suspendre l'application d'une sentence arbitrale qui oblige cette entreprise à mettre fin aujourd'hui au lock-out de ses pressiers.En vertu de la sentence rendue le 14 février par un arbitre du tribunal du travail, M.François Ha-melin, la direction du tournai de- vait mettre fin aux lock-out décrétés contre les typographes et expéditeurs en septembre, et contre ses pressiers, en octobre, au terme de 20 semaines de conflit.Les deux premiers groupes de travailleurs ont conclu, au cours de la dernière semaine, des ententes de principe qui prévoient un certain nombre de départs ou de retraites anticipées ainsi qu'une réduction salariale pouvant aller jusqu'à 25 p.cent.Une offre similaire a ete présentée au syndicat des pressiers il y a une semaine, mais n'a pas été présentee aux membres.Selon un porte-parole syndical, M.Réal As-selin, le syndicat ne consent pas à revenir sur les termes des contrats individuels signés lors d'une négociation précédente, et qui ga- OFFRE EXCEPTIONNELLEMENT PROLONGÉE JUSQU'AU 11 MARS 1994INCL d'intérêt ou PREMIER VERSEMENT EN AOÛT 1994 CIVIC HATCHBACK 1994 À partir de 10 595 QUELQUES MODÈLES 19S3 ENCORE DISPONIBLES ' \\2 premiers mois d un financement de 60 mois sur approbation de crédit ^_ 700, boul.Labelle, Blainville ¦hf^r de ^^^tkkf^^^ttkêf (aut* des Laurentides, sortie 25) eeeebblainville* 435-1122/875-1920 nantissaient aux pressiers leur sécurité d'emploi jusqu'à l'âge de 65 ans.«En tant que syndicat, a dit M.Asselin, nous croyons que nous n'avons pas le droit de signer une entente assurant un minimum de départs à la retraite et des baisses de salaire de 25 p.cent, si les contrats individuels signés par l'employeur sont reconnus par un arbitre du tribunal du travail.Ces contrats, nous y tenons.» Pour sa part, le porte-parole du tournai de Montréal, M.Jean-François Lebrun, a refusé de commenter les diverses démarches que le tournai de Montréal a entreprises afin de suspendre la mise en application du jugement Hamelin.La semaine dernière, le tournai a demandé à la Cour supérieure la permission d'en appeler de cette sentence arbitrale.La cause ayant été prise en délibéré, la direction du quotidien a demandé a la Cour de suspendre l'application de la sentence en attendant la décision quant a la permission d'en appeler.V M.Lebrun n'a pas précisé si le tournai de Montréal reprendra les pressiers à son service dés ce soir advenant une décision défavorable de la Cour.Vive les Et quel retour en force! De quoi provoquer des embouteillages aux quatre coins de la ville! Vous avez bien lu, votre Labatt préférée reprendra très bientôt la place qui lui revient sur la première tablette de votre établissement licencié favori, ou encore, celle de votre réfrigérateur! Et nous mettons tout en oeuvre pour rétablir la situation dans les plus brefs délais.Merci à tous nos clients d'avoir été si patients.et impatients de nous retrouver! LA PRESSE.MONTREAL, MARDI 8 MARS 1994 A 9 Incendie criminel au Super Club Oscar: on nage en plein mystère ANDRÉ CEDILOT ¦ Pas plus que les policiers qui font enquête depuis quinze mois, le commissaire aux incendies du Québec, Cyrille Delage, n'a été capable, hier, de percer le secret entourant l'incendie d'origine criminelle qui a détruit le Super Club Oscar, dans la nuit du 17 décembre 1992, à Saint-Léonard.À voir les trous de mémoire et a entendre les réponses vagues, imprécises et même contradictoires des principaux témoins, dont limmy De Santis, Paul Cotroni et autres membres présumés de la pègre italienne de Montréal, on se serait cru aux belles heures de la CECO au milieu des années 70 ! Il ressort que les problèmes du chic cabaret Oscar ont commence en juin 1992, un an après son ouverture, à la suite du congédiement d'une serveuse, Michèle Veilleux, 24 ans, la petite amie de Paul Cotroni, fils du chef du clan calabrais, Frank Cotroni, récemment libéré de prison.Le 22 juin plus précisément, vers 21 h, des inconnus avaient lancé deux bombes incendiaires dans le hall de l'établissement.Des employés avaient limité les dégâts en maîtrisant rapidement les flammes à l'aide d'extincteurs chimiques.Quatre jours plus tard, on ne sait trop pourquoi, Paul Cotroni avait été pris à partie par un client a l'intérieur du débit de boisson.À la même époque, le gérant, Stefano Diraddo, 31 ans, affirme que Cotroni l'avait rencontré pour s'enquérir des raisons du licenciement de sa conjointe.«Elle était souvent en retard et sa caisse ne balançait pas.C'est tout», lui aurait expliqué Diraddo.Selon lui, une nuit de septembre 1992, un proche des Cotroni.limmy De Santis.58 ans, aurait aussi semé la pagaille dans l'établissement.Tout s'était réglé par l'intervention de Rosina Cotroni.A l'instar de Diraddo, le portier de rétablissement, Nino Messina, 36 ans, qui étaient présents lors de tous ces événements, s'est atti- re les foudres du commissaire Delage a cause de ses réponses ambiguës.Me lacques Dagenais, qui assistait le commissaire dans son enquête, a par ailleurs établi que Stefano Diraddo, Nino Messina et.limmy De Santis avaient été les derniers a quitter le disco-club Oscar, la nuit où celui-ci a été rasé par un incendie, le 17 décembre 1992.Les deux premiers avaient terminé leur travail vers 4 h 45, tandis que le De Santis était resté après l'heure de fermeture.jusqu'à 3 h 45 ou 4 h.«Quand on est partis, les portes étaient verrouillées, et le système d'alarme était en état de fonctionnement », assure Diraddo.Pressé de questions, il devait toutefois admettre que le téléphone était défectueux.L'alerte a été donne a 5 h 04 par une femme.À l'arrivée des pompiers, la porte arrière était grande ouverte et le rez-de-chaussée brillait à la grandeur.Un expert a déterminé que le feu avait été allumé à l'aide d'essence.¦¦¦¦¦nu Mort suspecte près ci e Ma frontière Les enquêteurs de l'escouade des crimes contre la personne de la Sûrete du Quebec ont ouvert une enquête, hier, pour eclaircir les circonstances entourant la mort d'une femme d'environ 35 ans, dont le corps a êtê trouve en bordure d'un chemin relativement peu fréquenté de la petite municipalité de Saint-Georges de Clarenceville, dans le Haut-Richelieu, près de la frontière américaine.Le corps de la femme gisait dans la neige sur le côte du Rang des Côtes.La position du corps laisse croire que la femme, dont l'identité n'était pas encore connue hier, a ete ejectee d'une voiture en marche.Selon l'agent Michel Brunet: des relations publiques de la SQ, les marques de blessures n etaient pas apparentes sur le corps de la victime mais tout porte a croire que cette derniere aurait ete assassinee.Son corps aurait ensuite ete abandonne a cet endroit.Le fait que le corps ait ete retrouve par des passants, un peu avant midi, et que le Rang des Cotes reçoive un achalandage moyen maigre son isolement relatif, incitent les policiers a croire que le corps ne devait pas se trouver la depuis très longtemps.La nature des blessures subies par la femme ne sera determinee qu'après une autopsie qui devrait etre pratiquée aujour-d hui a la direction des expertises judiciaires de Montréal.ph°to sylvain gauvreau coiuborat.on spec.aie L'enquête des sergents-détectives Michel Pilon et Yves Millet te, de la police de la CLJM, n'a permis de trouver aucune marque d'effraction.Par contre, les fils reliani le système d'alarme a la centrale de contrôle téléphonique avaient été sectionnes à l'aide d'une hache ou d'un couteau! Si l'on en croit le témoignage de Messina, De Santis était arrivé vers 22h 30.Avant de s'amener a la discotheque.il avait présumé-ment téléphone au portier pour lui demander si un certain Pierre, client assidu de la maison, était là.Appelés a témoigner, Paul Cotroni et limmy De Santis ont juré n'avoir absolumnent rien a voir avec l'incendie qui a rasé la discothèque du boulevard Robert.À preuve, ils y sont tous deux retournés plusieurs fois, même après le congédiement de Miche-le Veilleux.Cheveux blancs et vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise d'un mauve éclatant.De Santis, qui a déjà été emprisonné pour avoir refusé de témoigner devant la CECO, a nié avec énergie avoir ete a la recherche d'un certain Pierre, le soir de l'incendie, contrairement aux prétentions de Nino Messina, qu'il connaît depuis 20 ans.Il se souvient par contre d'un incident qui s'est produit au bar Oscar en septembre 1992.«Personnellement, je n'ai jamais cause de problème a cet endroit.Cette fois-la, je suis intervenu pour calmer des amis.», a relaté le témoin.Tout comme Paul Cotroni, il dit avoir déjà travaille chez Ex-potronique.dont l'entrepôt a explosé l'an passé, a Saint-Léonard.A l'issue de l'audience, leur avocat.Me Gary Martin, a vivement dénonce le commissaire Delage qu'il accuse de ne pas avoir appliqué rigoureusement les règles de procédures.Me Martin a principalement reproché au commissaire d'avoir confronté De Santis a des décla rations d'autres témoins, alors qu'il avait plus tôt ordonné l'exclusion de tous les témoins.«C'est carrement illégal», affirme le criminaliste.tout en remettant en question la tenue même de l'enquête.« Il n'y a pas un iota de preuves contre qui que ce soit.Une telle enquête ne sert qu'a salir la réputation de certains témoins.C'est digne de, .quisilions du Moyen-Âge», a conclu Me Martin, rouge de colere.Montréal.1425, Boul.René Lévesque Ouest.H3G 1T7.Tél.(514) 871 90 70.|(I|{I)M(» .\\ \\S( III U l( \u2022 l'\\Kh \u2022 I HMlKI s \u2022 (,| \\| \\ l \u2022 M.W ^ ( >l< k \u2022 IlI l I R I N Mil I S \u2022 \\\\ \\MI|M,|(I\\ .IHKMI \u2022 SI ()l I Canapé 3 places \"Caractofc Canapé 3 places \"Capri\" Labatt Lafeatt BUD LKjHT* LÉGÈRE KlftilK ilKKK Aiiûiêi*\tfa ,V
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