La presse, 20 mars 1994, Cahier A
[" Le cadavre dans le placard cahier B Les thérapies douces au centre d'accueil cahier C Réjean Tremblay rencontre Jacques Demers pages S10 et SU Ottawa va légaliser la culture du chanvre indien cilles paquin MONTRÉAL, DIMANCHE 20 MARS 1994 110e ANNÉE N° 148 Extérieur de la ville de 56 PAGES, 4 CAHIERS Québec (Région est): 65 cents Abitibi-Témiscamingue: 55 cents À domicile par porteurs: 60 cents Miami : 1.50 S US\tiles-de-la-Madeleine: 1 $\tRoutes motorisées: 70 cents Taxes en sus La colère gronde Bromont Les ouvriers de Hyundai ont le sentiment d'avoir été bernés £ric clément rande stupeur chez les employés de Hyundai à Bromont, presque tous en congé forcé depuis cinq mois, depuis qu'ils ont appris leur licenciement vendredi, à la suite de la suspension des activités du con-tructeur coréen en Estrie.Depuis octobre, seule une trentaine d'employés, des mécaniciens et des employés de bureau, travaillaient encore à l'usine.Ils ont été licenciés vendredi après- midi après avoir reçu une enveloppe leur apprenant la nouvelle.Les 841 autres, mis à pied en octobre, ont trouvé la lettre de Hyundai dans leur courrier.Quant aux cadres de l'entreprise, ils n'auraient appris la nouvelle de la fermeture de l'usine que mercredi, une nouvelle venue directement de Corée et de Toronto.La colère grondait donc, hier, chez la trentaine d'employés que La Presse est allée rencontrer dans la région de Granby.Tous naviguent entre l'espoir et le doute: les employés de Hyundai sont jeunes.Ils ont en moyenne de 25 à 30 ans et sont tous dotés d'une solide formation.Par contre, beaucoup n'ont plus confiance en leur employeur: «Pour moi, c'est fini, l'usine est fermée, même s'ils ont peur de dire la vérité en face», dit Stéphane Grondin.Ceux qui ont quitté leur région pour venir travailler en Estrie, soit la majorité des employés, étaient découragés, hier.Les chèques de chômage ne dureront pas.Et puis, il faut payer les hypothèques.«l'ai laissé un emploi chez Bombardier, à La Pocatière.pour venir à Bromont, car Hyundai m'avait fait des promesses de promotion, explique Clément Dumais.Ma femme avait dù laisser son emploi de secrétaire médicale.On croyait en l'avenir.Maintenant, parce que j'ai cru qu'il était VOIR BROMONT EN A 2 ¦ Le maire de Bromont exige des explications.Page A 2 A près des decenniesde prohibition.Ottawa donnera ptochainement le feu vert a lu culture du cannabis, ou chanvre indien, à des fins industrielles et commerciales.Cette mesure qui placera les fermiers canadiens sur le même pied que leurs collègues européens a été annoncée discrètement cette semaine par le ministre de la Santé, Diane Marleau.Dans une lettre a la Ligue anti-prohibitionniste du Québec dont Lu Presse a obtenue copie, Mme Marleau écrit que les règlements sur les stupéfiants accompagnant la nouvelle loi sur les drogues (C-7 ) légaliseront la culture du chanvre indien.«Une fois que le Parlement aura approuvé ce projet de loi, mon ministère aura alors l'autorité de mettre en place la structure permettant d'émettre des licences pour la culture de cannabis à faible teneur en THC», précise Mme Marleau.L'exploitation commerciale et industrielle du chanvre se pratique déjà dans plusieurs pays, notamment en France et en Espagne, où la loi la permet depuis une vingtaine d'années.Le gouvernement de Grande-Bretagne a emboîté le pas.l'an dernier, mettant ainsi fin à un siècle de prohibition totale sur son territoire.Les fermiers anglais ont maintenant accès aux subventions de la Communauté européenne visant à favoriser cette culture.Le Canadien a porte un rude coup aux espoirs des Nordiques de Quebec de participer aux séries éliminatoires en l'emportant 5-2, hier soir; au Forum.Les Nordiques ont domine au chapitre des lancers, 31 contré27, mais leur manque de fini autour du filet et l'opportunisme du Tricolore ont eu pour effet de réduire leurs chances de prendre part aux séries.Mathieu Schneider a inscrit deux buts pour le Canadien.# Voir nos informations dans le tabloid Sports, pages S 2 à S 4.« Nous sommes très satisfaits de ces mesures qui viennent enfin ajuster la loi canadienne à celles des pays européens.C'est une victoire pour le Comité québécois pour la promotion du chanvre», a déclaré l'avocat et porte-parole du groupe.Pierre Cloutier.Le chanvre est une plante remarquable, a ajouté Me Cloutier.Cette fibre naturelle sert à produire de la corde résistante et des tisus de qualité.Ces tissus sont employés pour la production de vêtements, de voiles nautiques, de draperies et de nombreux autres produits.Par ailleurs, la pulpe du chanvre pourrait avantageusement remplacer les produits forestiers dans la fabrication du papier, puisqu'elle contient 77 pour cent de cellulose, note Me Cloutier.Cela contribuerait à réduire les émissions de dioxine et à combattre la pollution atmosphérique.Cette plante indigène de l'Amérique du Nord pourrait être cultivée avec beaucoup de succès dans le sud du Québec ou de l'Ontario.L'objectif premier de ce projet de loi est effectivement d'ajuster la législation canadienne sur les stupéfiants aux conventions internationales en la matière, a confirmé hier un porte-parole du ministre.Ce faisant, le gouvernement permettra également une exploitation très contrôlée de la culture du chanvre, a-t-il souligne.On ne pourra cultiver que les variétés a faible teneur en éléments psychoactifs ( THC ).Cette même loi augmente fortement les amendes pour trafic de marijuana.( VOIR CHANVRE EN A 2 «Si nous n'avons pas un volkstaat, la Bosnie ressemblera à un pique-nique du dimanche» Propos de guerre dans un bastion de l'extrême droite afrikaner richard hétu collaboration spéciale AKASIA, Afrique du Sud 2B Des jardiniers noirs ¦ plantent des arbustes sur la pelouse d'un hôtel de ville.En Afrique du Sud, il n'y a pas de scène plus banale.Mais aujourd'hui, à Akasia, la présence de ces hommes a quelque chose d'ironique.\u2022 Tout autour de l'hôtel de ville, des barbelés surmontent les clôtures.Et dans un coin de la pelouse, des sacs de sable sont empilés.Ces moyens de protection ont été gracieusement fournis et installés la veille par des membres d'un groupe paramilitaire néo-nazi venus de Pretoria.Car la ville d'Akasia, qui se trouve à 15 km au nord de la capitale sud-africaine, est sur le pied de guerre.Ses élus blancs acceptent que les Noirs tondent leur gazon, mais ils ne veulent rien savoir de partager leur pouvoir avec eux.Aussi, ils ont toi m le mouvement des petites municipalités du Transvaal et de l'Etal libre d'Orange qui ont unilatéralement déclare leur «indépendance» de l'Afrique du Sud.étape préliminaire a la création du volkstaat l'État \u2014 dont les Afrikaners d'extreme droite révent.La caricature du Doer L'homme qui parle ain>i s appelle Louis Meynhardt.Il est président du comité exécutif du conseil municipal d'Akasia.Deux jours après la fc, MONTREAL, DIMANCHE 20 MARS 199a Euro Disney: Oncle Picsou réussit également dans la série noire LOUIS B.ROBITAILLE collaboration spéciale T out avait été dit sur le parc Euro Disney.Que c'était une scandaleuse entreprise d'abêtissement sur le plan culturel.Que les pouvoirs publics avaient donné des subventions beaucoup trop importantes.Que la maison Disney était dure en affaires, qu'elle payait des bas salaires, se spécialisait dans les emplois précaires et imposait des règlements dignes d'une secte à ses salariés.On avait tout entendu, même si finalement celte litanie de critiques avait suscité bien peu d'intérêt dans les grands médias et dans la population: tout ce qu'on savait, c'est que le plus gros chantier des quinze dernières années en région parisienne allait créer plus de 10 000 emplois directs et attirer des millions de touristes.Cependant, ni chez les responsables ni même parmi les plus féroces détracteurs, personne n'avait retenu ou examiné un seul instant cette hypothèse: que ce Disneyland européen se révèle tout bêtement une mauvaise affaire commerciale, peut-être un échec financier.Au contraire: les ennemis les plus a-charnés de Disney étaient même souvent les plus convaincus de sa rentabilité.Ils s'y opposaient justement parce que des millions de visiteurs iraient au parc, dépenseraient des fortunes en achats idiots, et occuperaient à ras bords les ridicules hôtels en carton-pàte.Disney ne pouvait pas ne pas être une usine à fabriquer des profits gigantesques, la grande machine était infaillible.Symbole absolu du capitalisme sauvage américain (avec Reader's Di-gest et Coca-Cola), Disney était à l'abri de l'erreur: elle savait comment gérer en France un chantier géant en respectant à la virgule près les devis et le calendrier, en contournant les syndicats et en tenant la mafia à distance.Ennemis et thuriféraires de Mickey en étaient convaincus: le parc numéro un ouvrirait à la date prévue \u2014 le 12 avril 1992 à 9 heures \u2014, les dix millions de visiteurs attendus dans Tannées seraient au rendez-vous, les hôtels seraient remplis en permanence, les profits allaient pleuvoir, et le second parc serait mis en chantier dans les délais prévus.Et bien sûr les banques européennes et les petits actionnaires étaient sûrs de toucher le pactole \u2014 pour peu qu'on daigne les convier au festin.Deux ans \u2014 à trois semaines près \u2014 après l'ouverture du parc, tout le monde déchante, à commencer par les innombrables partenaires européens de Mickey.Le parc est toujours aussi propre, les montagnes russes restent rutilantes et les Pirates des Caraïbes ne tombent jamais en panne; il y a même eu en moyenne les 10 millions de visiteurs annuels prévus dans les plans.Seul petit problème: Euro Disneyland perd énormément d'argent.Si les visiteurs ont été au rendez-vous, par contre les hôtels restent à moitié vides, les restaurants font moins d'affaires que prévu.et les ineffables souvenirs ne se vendent pas bien: pour l'exercice 92-93, la maison-mère a affiché \u2014 en toute sérénité d'ailleurs \u2014 des pertes de 1,2 mil-lard $.Le titre * Euro Disney que les petits porteurs avaient acheté 72 francs l'action \u2014 alors que Walt Disney US les avaient payées 10 francs en 1989 \u2014 était tombé à 27 francs en novembre dernier, après avoir atteint 164 francs un mois avant l'ouverture.Quant à la deuxième tranche du projet, qui devait comprendre des centres de congrès, des studios de cinéma, de nouveaux hôtels et un projet immobilier, elle est tout simplement enterrée.Même si elle avait beaucoup servi vers 1985 à justifier les énormes subventions publiques et les conditions très favorables faites à Disney (prix d'achat du terrain, abattements fiscaux, etc.).Les rumeurs alarmistes circulaient depuis plus d'une année, en tout cas dans les milieux financiers.Ce qui explique la baisse continuelle du titre en Bourse depuis l'ouverture du parc.Mais en novembre dernier, ce fut le choc, à la fois pour le commun des mortels et la foule des petits actionnaires: le conte de fées tournait au film-catastrophe.Michael Eisner, grand patron de Walt Disney, évoquait tranquillement l'hypothèse de la fermeture du parc.Ce qui signifiait la disparition instantanée de quelque 10 000 emplois, peut-être même la démolition des hôtels, devenus complètement inutiles.L'Etat français n'aurait plus alors qu'à fermer à la fois la gare de TGV et la station du Réseau express régional qu'il avait gracieusement offertes à Mickey.Comment avait-on pu en arriver là?Il est vrai que les grands penseurs de Disney avaient fait de grosses erreurs dans leurs projections.Les visiteurs ont été depuis le début aussi nombreux que prévu, mais effectivement ils ont moins consommé qu'on ne le croyait \u2014 en partie en raison de la grave récession qui a frappé l'Europe depuis deux ans.Et surtout: les visiteurs sont restés moins longtemps qu'on ne le pensait.On croyait que les gens viendraient passer deux ou trois jours en famille (et dans les hôtels du parc ), et iraient éventuellement faire un saut à Paris.11 s'est produit le contraire: beaucoup profitent d'un voyage à Paris pour passer une journée à Euro Disney.La bande à Mickey, qui passait pour détenir la science absolue du business était-elle en fait composée de minables?On peut se demander si au contraire ils ne viennent pas de faire preuve d'un sens des affaires encore plus étonnant.Quand on a avancé l'hypothèse de la fermeture, en novembre dernier, tout le monde s'est mis à faire des comptes.En subventions directes, Disney avait obtenu quelque 750 millions $ de l'État français, un montant que même « L'Expansion », magazine économique libéral, trouvait plutôt extravagant.Mais surtout: grâce à un montage financier particulièrement complexe, Disney USA a réussi à boucler ce gigantesque projet.sans pratiquement verser de sa poche.La plus grande partie du financement a été assurée par une soixantaine de banques françaises et européennes.En novembre dernier, on calculait que la fermeture coûterait environ 500 millions $ à Disney USA.et dix fois plus au consortium bancaire.D'ailleurs, peut-être Disney USA aurait-il été bénéficiaire puisqu'il a réussi à se faire payer depuis le début des travaux des milliards de francs en «conseils» et redevances diverses.Tout ce qu'il risquait en fait, c'était.un mauvais coup pour son image.Le désastre financier bien concret était pour les banquiers européens \u2014 qui avouent aujourd'hui avoir ouvert des lignes de crédit illimitées sur le seul nom magique de Disney.Résultat : le plan de redressement décidé en début de semaine à Paris, même s'il force la maison-mère à sortir quelque 700 millions $ d'argent frais, implique également les banques à hauteur de près de 50 pour cent : pour ne pas tout perdre, elles remettent elles aussi 700 millions $ dans la caisse et renoncent à 18 mois d'intérêts.Bref le sauvetage est financé par les indigènes eux-mêmes, qui croyaient à l'origine avoir fait main basse sur une mine d'or.Mickey était un magicien de la finance et acceptait de partager ses profits avec les Européens.Deux ans plus tard, ils découvrent qu'ils font affaire avec Oncle Picsou.Et qui leur donne une sacrée leçon de finances: même quand il perd, ce sont les autres qui payent.SUITE DE LA UNE BROMONT____ La colere gronde a Bromont bon pour l'usine d'avoir un syndicat, je suis fiché syndicaliste Alors pour retrouver un emploi.» Les employés qui souhaitaient que soit implantée une section des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) estiment que ce n'est pas une coïncidence si l'annonce de la fermeture est survenue le jour même où le syndicat a appris que le commissaire du travail avait décidé que les employés devraient voter pour ou contre la syndicalisation de Hyundai.«Ils ont su qu'on allait être accrédités et cela ne leur a pas plu, alors ils ont voulu faire porter l'odieux sur ceux qui voulaient un syndicat, dit Charles Côté.C'est dur.Moi, j'ai des enfants et il me reste six mois de chômage.» Les travailleurs disent que ce n'est pas pour le salaire qu'ils souhaitaient un syndicat, car ils conviennent qu'ils étaient très bien payés.«On voulait être respectés pour ce qu'on est, dit M.Côté.Les conditions de travail étaient épouvantables.Il ne fallait pas poser de questions.Dans l'usine, la règle c'était: diviser pour mieux régner.» Stéphane Grondin raconte qu'il avait une formation en robotique mais qu'il travaillait comme sableur parce qu'il «avait parlé de syndicat».Quant à Benoit Carrière, il dit qu'il était peintre chez MCI, à Saint-Eustache, avant d'aller à Bromont où il fut employé.comme soudeur.D'autres pensent que l'annonce de Hyundai est une pression pour obtenir le complément de l'enveloppe de 110 millions promise par les gouvernements, d'autant Ïue des élections s'en viennent au Québec: «900 emplois sur 400 000 promis, ce n'est pas négligeable, alors Hyundai va faire de la surenchère», dit Guy Gau-dprd.Pour Tony Fillion, Hyundai a abusé des subventions gouvernementales et des dons comme celui du terrain à Bromont: «En tant que Québécois, on a tenu nos promesses, mais ce n'est pas le cas des propriétaires qui nous avaient pourtant assuré que nous serions tous réembauchés.» Ces employés pro-syndicat di- sent préférer que GM, Chrysler ou Ford reprennent l'usine en main.Des cadres de Ford sont d'ailleurs venus visiter l'usine durant un week-end, il y a quelques semaines, comme Bombardier, Volkswagen et Chrysler l'avaient fait auparavant.«Une bâtisse toute neuve, des employés formés et jeunes, c'est très intéressant, dit Guy Cormier.Nous, on veut sauver l'usine, pas Hyundai.C'est Claude Ducharme (responsable des TCA au Québec) qui va sauver l'entreprise si la majorité des employés souhaite un syndicat, car lui pourra faire venir Chrysler ici.Sinon, l'usine ne rouvrira pas.» Mais pour les employés qui n'ont jamais voulu qu'un syndicat mette les pieds dans l'usine, la tournure des événements a d'autres causes.« La crise économique, les gouvernements et les pro-syndicat sont responsables de la fermeture de l'usine, estime Mme Lynda Proulx, qui travaillait au contrôle de la qualité.Des employés ont tout fait pour envenimer l'atmosphère.Il y avait deux clans parce que des jeunes employés se sont laisses monter la tète.» Mme Proulx espère que l'usine va rouvrir et serait favorable à une unité des employés pour trouver une solution rapidement.Si un grand constructeur automobile américain reprend l'usine, Mme Proulx dit qu'elle se conformera au désir de la majorité des employés quant a la création d'un syndicat.D'autant, précise-t-elle, que tous les employés de Hyundai, en Corée, sont syndiqués.?CHANVRE Ottawa va légaliser la culture du chanvre indien La Ligue antiprohibitionniste cherche a faire modifier le règlement fédéral interdisant pratiquement toute culture du chanvre depuis près de deux ans.Elle a multiplié les démarches auprès des divers ministères et obtenu des appuis importants dans sa campagne.L'ex-président de l'Union des producteurs agricoles du Québec, jacques Proulx, avait donné son aval à cette campagne, estimant qu'elle ouvrirait des marchés lucratifs à ses membres.Dans une missive au ministre de la lustice, Pierre Biais, il écrivait même que le chanvre avait un potentiel économique extraordinaire.?Demain dans La Presse Automobile Le retour des sourires ¦ Notre collaborateur Denis Duquet revient du 56* Salon de l'auto de Ceneve ou la reprise des ventes a ramené le sourire sur les visages des dirigeants des manufacturiers.Il a également remarqué que les constructeurs européens ont apprécié la prise de contrôle de Rover par BMW.Un des temps forts du salon, la consécration des fourgonnettes deja si populaires en Amérique.Par ailleurs, la chronique -auto-retro* nous ramène 41 ans en arrière avec la Chrysler Windsor De Luxe 1953.A lire demain dans le cahier Auto-economie.maire de Bromont exige des explications ÉRIC CLÉMENT ¦ Le maire de Bromont, M.Pierre Beilefleur, a demande de rencontrer la direction de Kyundai, à la suite de la décision du constructeur coréen de fermer l'usine pour une période indéterminee, afin qu'elle précise ses intentions.«On veut que Hyundai nous dise vraiment ce qu'elle a l'intention de faire», a déclaré M.Belle-fleur à La Presse, hier, lors d'une entrevue à l'hôtel de ville de Bromont.En effet, M.Beilefleur n'a pas vraiment compris les intentions de Hyundai dans la lettre qu'il a reçue, hier, du vice-président exécutif, M.S.B.Lee: «le n étais pas de bonne humeur quand je l'ai lue, dit-il.Ils se contredisent par trois fois, explique le maire, lettre en main.D'abord, ils me disent qu'ils ont décidé de «reporter indéfiniment la réouverture de l'usine».Plus loin ils parlent d'entreprendre « une étude de faisabilité au cours de la prochaine année afin d'élaborer un nouveau plan d'opéra- tion» et finalement ils concluent en affirmant que Hyundai «maintient son engagement de construire des voitures au Canada.» Insatisfait des explications données par Hyundai, d'autant que l'entreprise avait rassuré le député bloquiste local, M.Gaston Pé-loquin.mardi dernier, le maire a donc demandé un rendez-vous avec M.Lee.Une rencontre devrait avoir lieu lundi après-midi, réunion à laquelle participera le maire de Granby, M.Michel Duchesneau, et le directeur de la Corporation de développement économique régional de Granby-Bromont, M.Daniel Migneault.«Il y a un problème et je veux savoir quelles sont les solutions de Hyundai, dit M.Beilefleur.Ils ont investi un demi-milliard.L'usine a 900 personnes, jeunes, formées, entraînées.Sa situation géographique est parfaite.le veux savoir s'ils vont s'affilier à une autre entreprise, s'ils vont vendre l'usine ou continuer d'exister.Notre priorité est de remettre ces 900 personnes au travail.» Le maire ne pense pas que la décision prise par Hyundai soit une sorte de pression indirecte sur les gouvernements canadien et québécois afin d'obtenir une autre aide.«Mais je ne suis pas dans le secret des dieux», ajoute-t-il.L'usine de Hyundai apportait 40 millions en salaires dans l'économie régionale et contribuait pour 23 pour cent aux taxes perçues par la ville, soit 3 millions sur 13 millions.Aussi, une fermeture définitive de l'usine serait dramatique pour les revenus de la municipalité.«Il y aura un impact, dit M.Beilefleur.Il est trop tôt pour dire si le compte de taxes des contribuables va augmenter.Mais il va falloir comprimer les dépenses, c'est certain.» Pour 1994, Hyundai a déjà paye plus d'un million en taxes et le solde devra être réglé le 1er juillet.La Ville a actuellement une dette de 37 millions sur une valeur de 500 millions, selon M.Beilefleur, qui assure que le parc industriel est une réussite et que malgré la mauvaise nouvelle, il faut garder espoir: « Nous avons beaucoup de petits projets de création de PME employant 10, 15, voire 20 em-t ployés, dit-il.L'an dernier, nous avions 1.5 million de pieds carres disponibles dans le parc industriel.Aujourd'hui, il ne reste que 800 000 pieds carrés libres.» M.Beilefleur rappelle qu'IBM (premier employeur avec 1600 personnes).General Electric, Québécor et Mitel sont établis à Bromont et que si la situation creée par Hyundai est grave, elle n'est pas dramatique pour la Ville.Dans la petite ville estrienne, les gens étaient mitigés, hier, sur les impacts d'une fermeture définitive de l'usine Hyundai.Certains commerçants parlent d'une perte de revenus, mais ils sont minoritaires.Par contre, les fournisseurs locaux de Hyundai devraient pâtir de la fermeture.Il faut dire que la majorité des employés licenciés habitent a Granby ou dans la région et selon le propriétaire de la station-servi-ce la plus proche de l'usine Hyundai, M.lean-Luc Vallée, c'est à Granby et Cowansville que les effets vont surtout se faire sentir.La quotidienne\ta trois chiffres\t625 Tirage d hier\ta quatre chiffres\t8426 rr.i ABONNEMENT\t285-6911 Lo service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ 'Crnndes annonces 285-7070 285-7100 285-6892 ANNONCES CLASSEES lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele* Vacances, Voyage» Carrieres et professions, 285-711l\"ï 285-6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 s I\tLA PRESSE est DJDi.ee Dar la PRESSE.LTEE.7.rue Samt-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule |\tla Presse canacieme est ajtonsee à causer les informations de LA PRESSE et celles des I\tservices de la Presse Associe et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations J\tcarticulieres a la PRESSE sont egaiement reserves.\u2022 Courrier de la deuxième classe \u2014 ^\tEnregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti, f (USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.'\tRENSEIGNEMENTS 265-7272 i tr -I CODE OU JOUR 11-7 DIMANCHE I 20 MARS 1994 | VOLKSTAAT «Si nous n'avons pas un volkstaat, la Bosnie ressemblera a un pique-nique du dimanche\" pre avec l'apartheid et d'appuyer le virage démocratique proposé par le Parti national de F.W.De Kîerk.Un tiers d'entre eux seulement sont restés accrochés aux idées du passé.On les retrouve aujourd'hui au sein du Front du peuple afrikaner, une coalition de syndicats blancs, de partis politiques d'extrême droite et de groupes paramilitaires néo-nazis.Ils ont un objectif commun \u2014 un volkstaat \u2014 mais ils ne s'entendent pas sur la stratégie à adopter pour l'obtenir.Certains sont prêts à se soumettre au test électoral, mais les deux organisations les plus importantes de la coalition, le Parti conservateur de Ferdi Hart-zenberg et le groupe paramilitaire du démagogue Eugène Ter-re'Blanche (l'AWB) s'y refusent avec véhémence.Militairement, l'AWB de Ter-re'Blanche est l'organisation la plus dangereuse de l'extrême droite.Elle dit compter 80 000 membres \u2014 dont 60 000 feraient partie de ses commandos locaux \u2014 et plusieurs sympathisants au sein de l'armée et de la police sud-africaines.Avec leur emblè- me évocateur du swastika, leurs uniformes militaires et leurs armes à la hanche, les commandos de l'AWB promettent d'être aux premiers rangs de la guerre pour un voklstaat.Des propos de taverne ?Mais le professeur Lodge n'est pas convaincu de leur détermination à mettre leur vie en jeu.« le doutt; que plus de 500 membres de l'AWB soient prêts à se battre, dit-il.Us ont trop à perdre.Il ne s'agit pas d'une vaste armée de chômeurs.Ce sont des commerçants, des petits fermiers, des petits propriétaires de maison, des garagistes, des vendeurs d'assurances.Ils ont peur de l'avenir.Ils tiennent des propos belliqueux pour faire peur au monde, mais ce sont souvent des propos de taverne.» Louis Meynhardt, le conseiller municipal d'Akasia, qui a été élu sous la bannière du Parti conservateur, ne serait certainement pas d'accord avec cette analyse.Mais il reste que sa ville ne ressemble pas à un repère de rebelles endurcis.C'est plutôt une petite ville de banlieue prospère et tranquille, avec un grand centre commercial, des bungalows, des jardins et des enfants qui circulent à vélo.Une ville pas tellement différente de Brossard, à l'exception des murs élevés qui protègent chaque maison des criminels.D'ailleurs, les motifs invoqués par les élus et les citoyens de la ville pour faire partie d'un volkstaat sont souvent liés à une préoccupation commune aux banlieusards du monde entier: les taxes.Le contexte est le suivant: en vertu d'une loi récente, Akasia doit être annexee a un township noir, Soshanguve, situé à 15 km.Cela signifie deux choses.Un: le conseil municipal devra, d'ici deux mois, être composé de 50 pour cent de Noirs en attendant la tenue d'élections locales, dans 18 mois.Deux: les Blancs d'Akasia ne pourront plus seulement profiter de la main-d'oeuvre à bon marché des Noirs de Soshanguve et de leur pouvoir (relatif) d'achat, ils devront également partager leurs richesses avec eux.Non au partage Inacceptable, dit lulienne du Toit, une traductrice, quelques minutes avant le début d'une réunion de citoyens sur le sujet, tenue trois jours après la déclaration d'indépendance d'Akasia.«C'est injuste de demander aux 22 000 citoyens d'Akasia de prendre en charge les 370 000 résidants de Soshanguve», explique-t-elle.Un peu plus loin, Chris Cronje, un restaurateur, fait écho aux propos de sa concitoyenne.« Aka-dia est une ville en pleine crois- sance, dit-il.Nous ne pouvons arrêter nos projets pour investir soudainement dans les camps de squatters de Soshanguve.l'ai entendu dire que nos taxes grimperaient de 85 pour cent si le township était annexé à Akasia.» Pendant la réunion, qui se déroule dans le centre civique inachevé d'Akasia, la sombre prédic-^ tion sera répétée par un élu de la ville.Plus de 2 000 personnes sont présentes, dont une déléga-J tion de l'AWB de Lyndenburg, en uniforme et armée.La foule ne laisse planer aucun doute sur son appui au conseil municipal.«Volkstaat!» scande-t-elle à chaque nouveau détail du cauchemar que la nouvelle Afrique du Sud infligerait aux payeurs de taxes blancs.Un homme dans la foule propose de former un commando de l'AWB à Akasia pour protéger l'indépendance de la ville.Approuvé.À la fin, la foule se lève pour chanter en choeur l'hymne national sud-africain, Die Stem.«Nous mourrons pour l'Afrique du Sud», dit un passage de l'hymne.Ça reste à voir.?DEMAIN: Les jeunes lions de l'ANC Journaliste pigiste.Richard Hétu séjourne en Afrique du Sud avec I aide d'une bourse Nord-Sud octroyée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.Efî 1914 Eve la rebelle UN CAHIER MODE TOUT EN COULEURS À NE PAS MANQUER MERCREDI DANS A r» LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 20 MARS 1994 À l'heure d'une «révolution sexuelle silencieuse», les sexologues évaluent leur intervention La Presse ¦ L'Association des sexologues du Québec a tenu son congrès durant la fin de semaine à Montréal, au Château Cham-plain.Les congressistes ont abordé des questions très actuelles et souligné des tendances qui se dessinent à l'aube de l'an 2000.«Les problématiques sexuelles que rencontrent les intervenants et intervenantes sont des plus variées, souvent troublantes, nécessitant parfois une intervention d'urgence», de dire en introduction la présidente de l'association.Normande Couture.Une grande variété de thèmes a été explorée vendredi et hier.Parmi les invités plus connus du public, on signalait la présence de Diane Lemieux, coordonna-trice du regroupement des CALACS (Centres d'aide et de lutte contre les Incendie mortel dans un chalet des Bois-Francs Presse Canadienne SAINTS MARTYRS-CANADIENS » - ; ¦ Des pleurs et de l'incompréhension.Voilà tout ce qu'a laissé derrière lui l'incendie qui a complètement détruit, hier, un chalet du lac Drolet, à Saints-Martyrs-Canadiens, à 40 km au sud-est de Victoriaville, et emporté avec lui deux jeunes de la région des Bois-Francs.Dominique Baril, 19 ans et Louis Ge-nest, 17 ans, sont demeurés prisonniers du brasier.Les deux victimes participaient à une rencontre d'amis qui avaient eu lieu plus tôt en soirée et, à - l'instar de sept autres camarades, avaient \u2022 décidé de coucher au chalet.Les flammes ont été découvertes vers 5 h 30 du matin.Réveillé par des crépitements, le fils du propriétaire, Martin Le-.may, s'est rapidement pointé au chalet voisin pour donner l'alarme.«Il est arrivé en «bobettes» et a dit: vite, il y a le feu, et il est reparti aussitôt pour aller secourir ses copains.J'ai jeté un coup d'oeil par la fenêtre et j'ai vu que tout flambait», a raconté quelques heures plus tard le voisin, M.Paul Houde.Ce dernier a immédiatement contacté la Sûreté du Québec.«Des jeunes ont < sauté par les fenêtres du deuxième.Je suis sorti pour voir, mais il n'y avait rien à faire, les flammes étaient trop intenses», a ajouté M.Houde.Partis de Ham-Nord, à une vingtaine de kilomètres du lieu du sinistre, les pompiers ont mis 30 minutes à arriver, ils ont dû cheminer par des routes sinueuses et accidentées.Une quinzaine de pompiers se sont affairés à percer la glace du lac pour pouvoir arroser ce qui restait de brasier.Pendant ce temps, réfugiés dans le chalet de Paul Houde.les sept rescapés (quatre garçons et trois filles) étaient complètement dépassés par les événements.«C'était la panique, ça pleurait.Les jeunes pensaient à leurs deux amis pris à l'intérieur.Il y en avait aussi un, brûlé aux épaules, à la nuque et au dos, qui gémissait.» Tous ont été transportés à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska vers 7 h 30.Selon la police, deux sont gravement blessés, souffrant de brûlures sévères.Les cinq autres ont souffert de choc nerveux.La cause du sinistre n'a pas été établie et on doute de pouvoir un jour le faire, l'incendie ayant fait trop de ravages.L'hypothèse la plus répandue veut que les flammes aient pris naissance dans la \u2022 cheminée du bâtiment.agressions à caractère sexuel), Bernard Arcand, anthropologue à l'Université Laval, le consultant et auteur Michel Dorais, la sexologue Louise-Andrée Saul-nier et Ira Reiss.professeur de sociologie à l'université du Minnesota.Celui-ci, dans sa conférence d'ouverture, a parlé de l'apparition d'une révolution sexuelle silencieuse définie par un grand nombre de «crises» liées au domaine sexuel, dont bien sûr l'apparition du sida.Les travailleurs du sexe Selon un chercheur français, Daniel Welzer Lang, anthropologue, une évolution très importante se fait également sentir chez les prostitués hommes et femmes, désormais de plus en plus communément appelés travailleurs(euses) du sexe.Cette «nouvelle» appellation englobe non seulement les prostitués(ées) de la rue mais également les masseuses et les danseuses.Dans ses recherches menées à Lyon, en France, M.Welzer a constaté l'émergence importante d'une nouvelle catégorie de prostitués: les hommes travestis en femmes.«Il y a maintenant plus de gens prostitués qui sont à la frontière homme-femme.Cette évolution correspond à l'évolution générale des rapports hommes-femmes, dominants-dominées.» 11 croit d'ailleurs que les femmes pourraient graduellement être remplacées sur les trottoirs par les travestis.Le «tourisme sexuel» Cette recomposition de la prostitution passe également par le « tourisme sexuel», comme en Asie contre les enfants notamment, la mondialisation du commerce du sexe et la restructuration du proxénétisme.Daniel Welzer estime également que le lieu commun voulant que les prostituées femmes sont en majorité «contraintes» à faire ce qu'elles font est toujours aussi tenace.Une manière subtile, croit-il, pour la société, de continuer à leur refuser un droit de parole et la reconnaissance officielle de leur métier.«Arrêtez de dire que les prostituées souffrent toutes et ne l'ont pas choisi.11 faut avoir en tète la conception de travailleurs du sexe.Bien sûr il y a les viols, les policiers homophobes.Mais la principale insécurité des prostitués( ées ), ce n'est pas le sida, ce sont les agressions de tous les jours.Mais les conditions de vie changent et celles des prostituées changent aussi.Certains milieux religieux ne supportent pas la notion de travailleurs du sexe.11 leur faut pouvoir dire qu'il y a les bonnes et les mauvaises femmes.» Trente f»cures die Jeûne Les éleves de l'académie Lauren Hill, une école secondaire du chemin Côte-Vertu, ont mis fin hier a un jeûne de trente heures visant à recueillir des fonds pour des projets de développement dans le tiers monde.Les 180 participants verseront ainsi plus de 5000 $ à Vision Mondiale, l'organisme qui dirige ces projets.photo armand trottier.u pt L'Office des personnes handicapées met un bémol à son programme d'intégration au travail MARIE-FRANCE LÉGER ¦ L'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) invoque les compressions budgétaires du prochain exercice financier 1994-1995 pour amputer son programme de Contrat d'intégration au travail (CIT) permettant à des personnes handicapées de s'intégrer au monde du travail.En 1992-1993, le CIT se voyait octroyer 3.9 millions.Et depuis I980, 5300 handidapés ont pu accéder à un emploi grâce à ce programme.Mais à partir du 1er avril, aucune nouvelle demande ne sera acceptée à l'OPHQ.Les conseillers en main-d'oeuvre spécialisés dans l'intégration en emploi des personnes handicapées craignent que leur clientèle fasse les frais de la nouvelle politique.Le CIT subventionne, pour une pério- de déterminée, une partie du salaire de la personne handicapée afin de compenser le manque à gagner de l'employeur.Une fois la subvention utilisée, la personne handicapée conserve son emploi.Le CIT incite donc le handicapé à s'intégrer au monde du travail et donne en même temps un coup de pouce à l'employeur de façon à favoriser l'embauche.«Toutes les personnes handicapées n'ont pas besoin d'une subvention pour intégrer le marché du travail, mais pour celles qui ont des difficultés d'intégration, le CIT demeure le programme le plus adapté pour répondre à leurs besoins», expliquent les conseillers en main-d'oeuvre de L'Arrimage, dont André Patenaude et Joseph Giulione.Le programme CIT ne s'adresse pas qu'aux prestataires de l'aide sociale et de l'assurance-chômage mais à toutes les personnes reconnues comme handicapées selon la loi et dont l'intégration à l'emploi est compromise justement à cause de ce handicap.«Le CIT vise à rendre le marché de l'emploi accessible à une population moins compétitive sur le plan de l'embauche.Au-delà de l'intégration à l'emploi, c'est un moyen très efficace de sensibilisation et de promotion des capacités des personnes handicapées sur le marché du travail.» Selon ces conseillers en main-d'oeu-vre, la compression budgétaire dans le programme d'intégration en emploi de l'OPHQ va à rencontre de la position politique gouvernementale actuelle de création d'emplois.«Les moyens développés en faveur de l'exercice du droit au travail chez les personnes handicapées sont-ils des droits acquis ou sont-ils aussi fluctuants et changeants qu'un indice boursier?», s'inquiètent MM.Patenaude et Giulione.L'EXPRESS ACCIDENT MORTEL EN BEAUCE ¦\tLa route a fait un mort vendredi soir en Beauce.Un jeune homme de 19 ans de St-Zacharie, Steve Grondin, a perdu la vie lorsque son véhicule a heurté un camion, sur la route 275.La tragédie est survenue vers 19 heures.ENQUÊTE SUR UN POLICIER ¦\tUn policier de Sainte-Foy, déjà en période de probation pour voies de fait, est à nouveau l'objet d'une enquête de nature criminelle relativement à une agression sexuelle survenue dans une résidence de Beauport, dimanche soir dernier.Selon un porte-parole de la police de Québec, une enquête est en cours et des enquêteurs du secteur de Beauport doivent rencontrer un procureur de la Couronne la semaine prochaine.Les faits reprochés au policier de Sainte-Foy, âgé de 47 ans, sont relatifs à une agression sexuelle.Le porte-parole a précisé qu'il ne s'agit pas d'un viol, mais de gestes qui sont demeurés relativement superficiels.AVIS DE RECHERCHE ¦\tLes policiers de la CUM sont à la recherche de deux hommes au début de la vingtaine qui ont agressé un homme à coups de couteau le 21 janvier dernier à la sortie d'un bar de la rue Mackay, dans le centre-ville de Montréal.Les assaillants mesurent tous les deux approximativement 1,80 m ( 5f1 1 ), pèsent quelque 75 kg Portrait-robot (nr?mi?ntennS^\" des SUSpeCtS.primaient en an- glais.L'un d'eux est dans le début de la vingtaine.Il a les yeux bruns.Il portait les cheveux noirs, courts et rasés sur les côtés.Il arborait une mince moustache ainsi qu'une barbiche.Il était vêtu d'un manteau trois-quarts et de jeans.Il portait aussi de grosses bottes et était coiffé d'une casquette sport noire.Le second avait de courts cheveux blonds.11 portait quant à lui un chandail blanc et noir ainsi que des jeans.11 était coiffé d'une casquette sport noire et verte, affichant l'inscription «Miami Hurricanes».Toute personne pouvant donner des informations sur les deux agresseurs, reliés à l'événement 304, est priée de communiquer avec la section spéciale d'Info-Crime au 393-1133.ADOLESCENT DISPARU ¦\tEric Farring-ton, 14 ans, mesurant 1 m 85 et pesant 65 kg.est disparu depuis le 1er mars du 107 Eastview, à Pointe-Claire, il a les yeux et les cheveux bruns et il s'exprime en -\u2014-\u2014-\u2014 anglais.Toute Eric Farnngton personne pouvant contribuer à le retracer est priée de composer le 280-2611 ou le 280-2211.r MMMM ON S'EST FAIT UN NOM.ET UN BON ! iMMMMMrl MX-3 PRECIDIA RS \u2022 Moteur DACT 16 soupapes de 1,6 litre \u2022 Radio AM-FM stéréo à lecteur de cassettes \u2022 Direction et freins assistés \u2022 Colonne de direction inclinable \u2022 Rétroviseurs extérieurs harmonisés à télécommande électrique \u2022 Pneus radiaux toute saison RABAIS MINIMUM DE 1 500* ou.Louez à partir de .par mois pour 48 mois OU par mois pour 48 mois 626 CRONOS DX \u2022 Moteur DACT 16 soupapes de 2.0 litres \u2022 Radio AM-FM stéréo à lecteur de cassettes à inversion auto et commandes logiques et 6 haut-parleurs \u2022 Dossiers arriére rabattables 60/40 \u2022 Deux coussins gonflables \u2022 Suspension entièrement indépendante \u2022 Direction à crémaillère à assistance variable en fonction du régime.RABAIS MINIMUM DE 1 500$ \u2022 Terme 48 mois.Versement initial minimum de 2 700* pour la Prôcidia et de 2 830* pour la Cronos.Certaines conditions relatives au kilométrage s'appliquent.Transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Rabais minimum basé sur P.O.S.M.applicable sur modèles neufs 93 et 94.Offre de durée limitée, sujette à approbation du crédit.LONGUeUlCl 60, Roland-Therrien Longueuil (coin Saint-Charles) 928-2000 mrnmmmammmmm ALTIMA XE 94 \u2022 Achat-rachat 48 mois.Valeur résiduelle de 7915» garantie par N.C.F.I.Comptant 1383*.1er versement de 289$ + taxes et dépôt sécuritaire.96 000 km inclus, 7C du km excédentaire.immatriculation en sus.289 $ /mois 48 mois « S S* Voirc^sympathique concessionnaire NISSAIM MAXIMA GXE 94 * Location achat-rachat 36 mois.Valeur résiduelle 12 2151 garantie par N.C.F.I.Comptant 2 500*.1er versement de 3691 plus taxes et dépôt sécuritaire.96 000 km inclus.7C du km excédentaire, immatriculation en sus.369 $ /mois 36 mois m NISSAN 760 est, rue Saint-Charles Longueuil (coin Roland-Therrien) 442-2000 't A4* LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 20 MARS 1994 La halte-garderie : un répit pour les familles défavorisées SYLVIB LOUIS collaboration spéciale ¦ «jamais dans cent ans!» nous répondaient les mères venues au CLSC faire vacciner leur enfant et auxquelles on proposait de rencontrer un travailleur social », raconte Renée Spain, directrice générale du CLSC Centre-sud à Montréal.Et pourtant.Le quartier Centre-Sud est un des plus pauvres au pays.De nombreuses mères monoparentales y vivent de l'aide sociale, parfois seules au monde avec leur bébé, dans l'anonymat de la métropole.Comment faire d'une pierre trois coups?Répondre au manque flagrant de répit de ces mères.Prendre contact avec ces familles à haut risque avant qu'une situation ne se dégrade jusqu'au point de non-retour.Offrir un milieu stimulant, favoriser la socialisation et prévenir les retards chez les jeunes enfants de ces milieux défavorisés.Comme réponse à tous ces besoins est née, en juillet 1988.la halte-garderie du CLSC Centre-Sud.Avec sa passerelle où les petits adorent se réfugier, son toboggan et son coin cuisine, la halte-garderie accueille cinq poupons de moins de 18 mois et 15 enfants de 18 mois à 5 ans.Depuis son ouverture, elle fonctionne à plein rendement et a accueilli 1060 enfants.Les mères amènent leurs tout petits jusqu'à trois demi-journées par semaine, sur réservation ou parfois en urgence.Le service est gratuit.«(Dans la majorité des cas, les mères « oublient » même d'apporter une couche et un biberon, signale Louise Brousseau, coor-donnatrice du secteur Enfance-famille au CLSC.Elles savent que nous nous occuperons bien de leur bébé et pour elles, c'est déjà autant d'épargné pour le lendemain !» De plus, la halte-garderie a rapidement prévu une collation.«La première chose que les enfants nous demandaient, c'est: quand nous donnes-tu à manger?Certains sont littéralement affamés quand ils nous arrivent.» Côté parents Les résultats ont rapidement dépassé les attentes! Plusieurs mères du quurtier ont commencé à revivre.Louise Brousseau se souvient de cette femme de 43 ans qui, depuis la naissance de ses jumelles, alors àgees de 18 mois, n'avait bénéficié d'aucune ¦ Êt re parent, c'est passer du temps avec ses enfants, mais ce temps est souvent réduit à une peau de chagrin.Comment continuer à tisser les fils d'amour nécessaires au rôle de parent?Dans le cadre de l'Année internationale de la famille, l'UQAM présente la deuxième d'une série de cinq Grandes conférences sur la famille.La conférence, intitulée « Parents-jon-gleurs?» sera présentée vendredi, le 25 mars, à compter de 19 h 30, au 405 rue Sain-te-Catherine est au Studio-théâtre Alfred Laliberté (salle I-M400).Inf: 987-4876.Comme bien des gens du quartier Centre-Sud, Guillaume et sa maman Lucille profitent eux aussi de cette coupure dans la routine que constitue la visite à la halte-garderie du CLSC.Dans les mains d'éducatiices comme Lauiianne, les mamans savent que leur petit bout d'chou sera bien traité.\tphotomkheicravel.l»pr«* aide et n'avait jamais passé une heure sans ses filles.«Quand elle est venue confier ses filles pour la première fois, elle nous a avoué, la gorge serrée, qu'elle n'était pas capable d'aller plu?loin que le petit parc d'à côté.À son grand soulagement, nous l'avons invitée à revenir vingt minutes plus tard.La semaine suivante, elle est revenue en pleurant au bout d'une heure; elle avait fait quatre fois le tour du bloc! Progressivement, elle a réappris à vivre non plus seulement en fonction de ses bébés mais aussi pour elle-même; elle a depuis lors réintégré le marché du travail.» Une adolescente monoparentale est venue conduire son nou-veau-né de cinq jours à la halte-garderie.Une autre, qui n'avait pratiquement pas dormi depuis qu'elle était revenue de l'hôpital avec son bébé, deux mois plus tôt, a déclaré au téléphone: «Si vous ne faites pas quelque chose tout de suite, je l'étouffé!» Dix minutes plus tard, elle était à la porte avec sa petite.Pour ces parents, la halte-garderie ne fait pas seulement office de soupape de sécurité.Elle s'avère aussi un endroit douillet où les jeunes mères développent leurs compétences parentales.«Les quelques minutes qu'elles passent ici, en venant mener ou rechercher leur enfant, se révèlent des plus précieuses, explique Renée Spain.Elles bavardent avec un membre de l'équipe, un stagiaire ou encore un parent.Mine de rien, elles observent comment les autres interagissent avec les enfants.«Pourquoi parles-tu à mon fils?a un jour demandé une jeune mère a l'éduca-trice.Il n'a que cinq mois; il ne comprend rien!» C'est entre deux portes, de façon bien anodine, que se posent des questions et se dispensent des conseils essentiels.Il n'y a pas que les éducatrices a servir de modèles; ceux qu'offrent les autres mères, moins menaçants.ont également beaucoup d'impact.La fréquentation de la halte-garderie a brisé l'isolement de plusieurs femmes et stimulé l'entraide ainsi que l'échange de menus services.Si les parents participent à l'occasion aux activités de la hal-te-garderie, les responsables n'ont pas voulu oublier la mission première du projet : offrir du répit.Les parents sont cependant invités à la fête du printemps, à celles de l'Halloween et de Noél.Maintenant qu'elles connaissent la halte-garderie, plusieurs mères y conduisent leur bambin non plus seulement pour bénéficier d'un après-midi de répit mais aussi pour qu'il puisse jouer avec d'autres enfants.Les éducatrices, qui font preuve de beaucoup de respect et Jofc>quebec Tirage du 94-03-18 NUMEROS\tLOTS 148535\t50 000$ 48535\t5 000 $ 8535 535\t250 $ 25 $ 35\t5$ 148531\t1 000 $ 1485B\t100 $ 148 M\t10 $ \tTirage du 94-03-18 LOTS imis^iii\t NUMÉROS\t 122162 250 000$\t 22162\t2 500 $ 2162\t250 $ 162\t25 $ 62\t10 $ Tirages DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI TTflr\tdu 94-03-13 NVa\tau 94-03-19 3\t4 964\t4244 327\t6026 609\t4248 178\t5162 084\t6922 827\t1828 625\t8426 Tirage du 94-03-18 _3\tA\t_9\t15\t1Ê 19\t22\t30\t33\t40 44\t\t46\t50\t52 5§\t&o\t61\t63\t69 Prochain tirage : 94-03-19 T V A.LE RESEAU DES TIRAGES Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso de billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette demiere a priorité.fONDATlON DIS MALADIES DU COCUR DU gtEoic L'activité physique régulière aide à garder une tension artérielle normale.Au cœur fél.: (514) 671-1551 ou l-800-5h7-tt5b.i Téléc.: l514l 071-1464 Résultats loto-Québec bfcxjuebec GAGNANTS q u ù b e r LOTS Tirage du 94-05-19 12 13 15 37 38 42 6 6 5/6 5/6 4 6 3'6 Numéro complémentaire: 23 ventes totales: Prochain gros lot (approx.).Prochain tirage: 94-05-25 Tirage du 94-05-19 NUMEROS 041622 41622 1622 622 22 2 LOTS 100 000 1 000 250 50 10 2 S $ $ $ $ $ \t:liH'l\tTlrag* du 94-03-19\t\t 2\t\t5_\t18\t20 22\t25\t26\t29\t33 38\t40\t41\t49\t51 59\t61\t63\t65\t70 Prochain tirage: 94-05-20 $nm DHi Tirage du 94-03-19 2 7 16 21 36 39 Numéro complémentaire: 14 CACNANTS 66 0 5/6+\t0 5/6\t27 4/6 1 641 3 6 24 145 LOTS 1 000 000,00 s 20195,50$ 1 291,00$ 39,60$ 5$ MISE-TOT 2\t8\t23 41 CACNANTS\t\tLOTS 98\t\t510.20$ Ventes totales: 839 832,00$ Gros lot a chaque tirage 1 000 000.00 $ t A Tirage du 94-03-19 mUÊWhi'AL M s s fi @ e r 2' ICLtCTtO* EST e 6 s n « T CATEGORIE DE LOTS (Pour chaque selectioni 5 cartes + atout 5 cartes 4 cartes ?atout 4 cartes 3 cartes ?atout 3 cartes 2 cartes ?atout 2 S + misé gratuite LOTS 1 000 000 S 50 000 S 1000S 200 S 20$ 10$ T V A, LE RESEAU DES TIRAGES DE LOTO OUEBEC Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas dé disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité d'empathie, développent des liens exceptionnels de confiance avec les mamans.« Il arrive parfois qu'en changeant un enfant de couche ou de vêtement, l'une d'entre nous s'aperçoive qu'il porte ce qui semble être des marques de coups, raconte Louise Brousseau.Lorsque la maman vient rechercher son enfant, plutôt que de l'acculer au pied du mur et de la voir se refermer comme une huître, l'une d'entre nous s'approche d'elle et constate: Tiens, tu as l'air fatiguée et préoccupée aujourd'hui.Quelque chose ne va pas?On peut t aider?Et la plupart du temps, ces marques de sollicitude déclenchent des confidences; les mères sont soulagées de se confier et très souvent, les choses se règlent d'elles-mêmes après que des mesures de support aient été mises en place.» Côté enfants Plusieurs enfants présentent un certain retard lorsqu'ils viennent pour la première fois jouer à la halte-garderie.Certains y sont mêmes référés par le service de pédopsychiatrie ou le centre de stimulation précoce de divers hôpitaux montréalais.Un jour, une mère est arrivée en larmes; un intervenant l'avait enjointe de stimuler son enfant.Et la pauvre n'avait aucune idée de ce en quoi ça consistait! Les éducatrices de la halte-garderie établissent un plan d'inter- vention pour ces enfants, en collaboration avec les parents et l'équipe Enfance-famille du CLSC.Pas d'intervention thérapeutique mais de petits buts ponctuels comme apprendre à marcher, stimuler le langage, juguler un trop-plein d'agressivité.Les progrès tangibles encouragent le parent et le valorisent.Souvent, c'est la mère, en comparant son enfant aux petits copains de celui-ci, qui demande à l'éducatrice: «Crois-tu que Méla-nie est aussi avancée que Vincent?» Tout en douceur, les éducatrices veillent donc à ce que les enfants développent les acquis nécessaires pour entrer en garderie ou encore à la maternelle.Depuis quelques années, plusieurs halte-garderies voient le jour, notamment dans des quartiers défavorisés ou d'autres, à forte concentration d'immigrés de fraîche date.Certains CLSC accueillent dans leurs locaux ces halte-garderies mais le CLSC-Centre-Sud a été un pionnier en la matière et reste le seul au Québec à avoir intégré sa halte-gar-derie à son programme Enfance-famille.«Toute seule, à 18 ans, ce n'est pas facile d'être mère, reconnaît Sandra, mère d'un petit bonhomme de trois mois.Heureusement que je peux compter sur la halte-garderie pour me reposer.Et quand je prends mon enfant, il me semble que ça va beaucoup mieux!» Connaissez-vous une réalisation qui a eu un impact sur le vécu des familles?La Fédération des unions de familles attend avec impatience les candidatures aux différents Prix de la Famille 1994 qui seront remis en juin prochain.Des prix de la famille sont remis dans trois catégories: 1 ) Famille, personne ou organisme; 2) Municipalités; 3) Entreprises.Les prix offrent l'occasion de mettre sur la place publique les initiatives concrètes qui ont un impact positif sur la qualité de vie des familles.La date limite pour soumettre une candidature est le 18 avril.Inf: 288-5712.Le Regroupement des garderies du Montréal métropolitain présente mercredi le 23 mars une conférence sur la famille recomposée.Diane Germain, psycho-éducatrice spécialisée dans l'intervention conjugale et auteure du livre Une deuxième maison pour l'amour, tentera alors d'indiquer les étapes à franchir pour composer une nouvelle famille.Le tout se déroulera au Cégep du Vieux-Montréal, 255 Ontario est.salie 4.82-A.Coût pour les non-membres: 15$.Inf: 528-1442.La Fédération du Québec pour le planning des naissances organise une soirée bénéfice à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, le vendredi 25 mars à 19 h.Cette soirée, au coût de 50$, permettra à quatre femmes d'origines différentes de présenter les réalités de leur groupe ethno-culturel face à la maternité, la sexualité et la contraception.L.L.Un jury de Los Angeles acquitte une femme qui avait sectionné les testicules de son mari Rcuter LOS ANGELES ¦ Un jury américain a acquitté vendredi une femme inculpee de voies de fait et mutilation pour avoir sectionné aux ciseaux les testicules de son mari qui dormait dans un état éthylique.Aurélia Macias, âgée de 36 ans, avait déclaré pour sa défense avoir été victime de longues années de violence de la part de son époux, laime.Les jurés \u2014 sept femmes et cinq hommes\u2014 ont délibéré pendant trois jours avant de rendre leur verdict.L'inculpée a déclaré à la barre que son mari avait essayé de la violer alors qu'il était saoûl le 20 septembre 1993, après une soirée urrosée chez un voisin durant laquelle il avait flirté avec d'autres femmes.Il s'était effondre dans un état semi-comateux sur le lit après qu'elle se soit débattue.C'est alors qu'ejle s'était saisie d'une paire de ciseaux pour lui couper les testicules.Commentaire de l'adjoint du procureur, Larry Longo, durant les débats : «Si toute femme battue s'arro- geait le droit de sectionner les testicules de son partenaire, (.) les rues seraient bondées d'hommes castrés.» Le procès de Los Angeles rappelle celui de Lorena Bobbitt, la femme d'un ancien «marine» qui avait été acquittée après avoir sectionné le pénis de son mari avec un couteau de cuisine.Mais à la différence des Bobbitt.qui ont demandé le divorce après le verdict, le couple Macias s était réconcilie avant le procès.Le mari, grand seigneur, a déclaré au juge vivre de nouveau très heureux avec sa femme et leurs deux enfants.Santé: les femmes font plus d'efforts.mais les hommes obtiennent les meilleurs résultats Associated Press TAMPA ¦ Les femmes cherchent plus que les hommes à se protéger des maladies cardiaques mais les hommes qui s'en donnent la peine obtiennent de meilleurs résultats que leurs compagnes, selon une étude américaine.L'étude a duré 10 ans et porté sur les différentes mesures prises pour se protéger des maladies de coeur à Pawtucket.une ville de 72 000 habitants de l'État du Rhode Island.Elle montre, d'une part, que les femmes répondent mieux que les hommes aux campagnes visant une meilleure hygiène de vie, que ce soit pour arrêter de fumer, faire de l'exercice ou suivre des régimes.Mais les hommes qui s'y mettent obtiennent de meilleurs résultats.C'est dans le sport que la différence est la plus nette.Si 44 p.cent des femmes invitées à faire plus d'exercice ont fait cet effort, contre seulement 36 p.cent des hommes, 67 p.cent des hommes qui ont essayé ont poursuivi cette pratiaue, contre seulement 61 p.cent des femmes.De même, 70 p.cent des hommes et 84 p.cent des femmes ont tenté de perdre du poids.À l'arrivée, et alors que les femmes ont fait des efforts nettement plus importants, il y a peu de différence dans la réussite: 71 p.cent pour les femmes, 70 p.cent chez les hommes.Par contre, quand il s'agit de cesser de fumer, le taux de réussite est pratiquement similaire: 50 p.cent des hommes essaient et armi eux, 16 p.cent réussissent, armi les femmes, 53 p.cent tentent de s'abstenir et 15 p.cent y parviennent.pP Le sida croît à un rythme alarmant dans les communautés autochtones Presse Canadienne OTTAWA ¦ L'étendue du virus du sida dans les communautés autochtones du pays croit à un rythme alarmant, selon des statistiques du ministère de la Santé.Une étude rendue publique cette semaine par des fonctionnaires du ministère lors d'une conférence autochtone qui se déroulait à Ottawa, démontre que l'incidence annuelle du virus approche de proportions endémiques.«La situation dans les communautés autochtones rappelle celle que l'on trouvait dans la communauté gay il y a dix ans», affirme le Dr |ay Wortman, consultant sur le sida à la section des services de santé offerts aux autochones au ministère fédéral de la Santé.La population autochtone est considérée comme un groupe à haut risque en matière de sida notamment parce qu'elle ne mesure pas l'ampleur du problème et aussi en raison de l'absence de mesures de protection lors des relations sexuelles.menaaemen.INTERIEUR Un cahier spécial à ne pas manquer mercredi dans i j' 4- 'i LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 20 MARS 1994 A 5 Coon-Come problème des Cris n'est pas Hydro est plutôt de survivre en tant que peuple USA VINSSE Le problème des Cris, ce n'est pas Hydro-Québec, affirme le chef du Grand Conseil des Cris.«Notre problème c'est de pouvoir survivre en tant que peuple, d'avoir notre mot à dire sur ce qui se passe dans notre propre cour.» «Nous voulons être de véritables partenaires, a déclaré hier M.Matthew Coon-Come, au colloque sur Hydro-Québec organisé par l'Université du Québec à Montréal.On veut participer aux bénéfices découlant des richesses naturelles et stopper notre dépendance à l'assistance gouvernementale.Reste à voir si les Québécois nous le permettront.» Pour une des premières fois, sinon la première, les représentants d'Hydro-Québec, du gouvernement et des Cris étaient réu- nis à une même table pour débattre publiquement du développement d'Hydro-Québec dans le Nord.Les Cris et Hydro-Qué-bec ont des points de vue divergents, particulièrement en ce qui a trait à la Convention de la Baie lames.M.Armand Couture, président et chef d'exploitation d'Hydro-Québec, qui a participé aux négociations menant à cette entente, a parlé d'un contrat de société historique qui a amélioré les conditions de vie des autochtones, notamment au chapitre des services sociaux et de santé et des conditions sanitaires.Droits bafoués M.Coon-Come soutient que les droits des autochtones ont été bafoués dans cette entente.Cette entente représente «le dépouillement de ma nation par le biais d'un abus de pouvoir historique».Les améliorations seraient venues avec ou sans entente, a-t-il dit.De plus, le tout s'est fait trop rapidement, sans période d'adaptation suffisante, et a été destructif sur le plan social.Comment les Cris peuvent-ils à la fois se dire victimes et, en même temps, profiter pleinement des retombées découlant du développement de la baie lames?Cette question de Pierre Thompson, du village de Radisson, illustre bien l'apparente contradiction entre le message que véhicule les Cris et la réalité sur le terrain.M.Coon-Come a répliqué que les Cris étaient pris avec la baie lames, aussi bien en profiter.L'approche du Québec en matière de développement hydroélectrique en territoire cri était mauvaise et l'est toujours, a dit M.Coon-Come, parce que le gouvernement n'a pas tenu compte des Cris et des Inuit qui y vivaient.Pas d'Inult II faut souligner que les Inuit, dont un représentant devait participer au débat public, brillaient par leur absence.Ils devaient d'abord être représentés par M.Robert Lanari.Par la suite c'est M.Charlie Watt, président de la Société Makivik, qui devait venir.Finalement, M.Lanari a expliqué dans une note que M.Watt était retenu ailleurs.Aucune explication n'a été donnée quant à sa propre absence à la table.Dans le cadre d'une entente convenue entre Hydro-Québec, la Société d'énergie de la baie lames et la Société Makivik, les Inuit pourront obtenir des compensations financières de l'ordre de 555 millions sur une période de 49 ans, si le projet hydroélectrique se réalise.L'entente doit être signée a la fin du mois ou au début d'avril.Le Grand Conseil des Cris a dénoncé cette entente, la qualifiant de prématurée, dangereuse et inéquitable.M.Coon-Come s'est dit contre la signature d'une entente qui arrive alors qu'il n'y a pas de projet, mais une proposition de projet.Il craint que cette entente nuise à l'étude d'impact environnemental.M.Couture assure que l'entente n'interviendra pas dans le processus d'évaluation.Selon M.Couture, la Convention de la baie lames représente la meilleure entente qui pouvait être négociée avec les autochtones en 1975 et demeure l'une des meilleures jamais négociées au Canada et en Amérique.Toutefois elle peut être améliorée et il s'est dit prêt à regarder les changements que les Cris désirent y apporter.La francophonie à l'honneur Agence France-Presse PARIS ¦ Espace culturel mais aussi politique et économique, puisque regroupant 47 pays et communautés qui, à travers le monde ont re-vendiqué\t« l'exception culturelle» au sein du GATT, la francophonie est célébrée aujourd'hui aussi bien en France qu'en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique ou en Asie.Cette journée mondiale de la francophonie lancée en 1988, qui coïncide avec la création en 1970 à Niamey au Niger de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACTT), organisation intergouvernementale de la francophonie, ouvrira une série de manifestations, jusqu'à la fin du mois de septembre, qui marqueront «l'unité dans la diversité» de ce groupe «ayant en commun l'usage du français», qui s'était retrouvé en .octobre dernier au sommet de l'île Maurice.Les Francophones qui ont décidé «d'occuper le terrain» entre les sommets biennaux \u2014 le prochain se tiendra au Bénin en I995 \u2014 en renforçant le rôle du Conseil permanent de la francophonie (CFP), avaient adhéré à l'unanimité à la demande «d'exception culturelle» présentée par Paris pour faire échec a la domination américaine dans ce secteur.Demain, le président de la République française François Mitterrand ouvrira la dixième session du Haut Conseil de la francophonie sur le thème de l'Europe qui se tiendra pendant trois jours au siège de l'UNESCO à Paris.Les deuxièmes jeux de la Francophonie se dérouleront du 5 au 13 juillet à Paris et dans l'Essonne (banlieue sud de la capitale), les Francophofolies de la Rochelle (ouest de la France) à la mi-juillet et les Francophonies théatrales en septembre en Limousin (centre).Le Haut conseil de la francophonie se penchera notamment sur la place du français en Europe, les liens entre les organisations européennes et l'ensemble francophone, et étudiera les convergences sur les grandes questions du monde au moment où les francophones parlent d'une même voix sur ia scène internationale: environnement au sommet de Rio, conférence de Vienne sur les droits de l'homme, l'île Maurice pour l'exception culturelle.Parmi les questions qui seront posées, figurent notamment la bataille de l'audiovisuel, l'aide au développement à destination de l'Afrique et des pays du Sud après la dévaluation du Franc CFA, ainsi que l'ouverture vers l'Europe centrale et orientale.En France, à l'occasion de la journée mondiale de la francophonie, le ministre de la Culture et de la Francophonie, Jacques Toubon, en liaison avec le ministère de l'Éducation nationale, organise deux opérations pour sensibiliser les jeunes: le 25 mars, vingt-neuf quotidiens départementaux publieront un concours sous forme de «jeu de l'oie» intitulé «le voyage par le mot», consacré à la francophonie et, à partir du 26 mars, 46000 établissements scolaires recevront un jeu, «les incollables», ainsi qu'une malette pédagogique permettant la préparation d'un cours sur la francophonie.Un concours de poesie dont le premier prix sera un voyage a Paris sera également organisé sur le réseau Internet (réseau mondial de communication) par la classe globale télématique en français.Des manifestations culturelles et pédagogiques seront également organisées dans plusieurs pays, en particulier en Suisse, au Québec, au Canada, au Burkina Faso, en Argentine, au Laos et même en Chine.La chaîne de télévision française France 3, la chaîne francophone TV5 et Radio France internationale participeront à leur diffusion.Chrétien éprouve une fierté «bien canadienne» Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le premier ministre |ean Chrétien a fait connaître hier ses voeux pour souligner la lournée internationale de la francophonie, qui a lieu aujourd'hui.Dans un message sobre, M.Chrétien souligne notamment que grâce à la francophonie, «élément essentiel de la dualité linguistique», le Canada «entretient des relations privilégiées avec prés d'une centaine de pays, dont la moitié sont francophones».Rappelant brièvement la participation du Canada aux diverses activités de la francophonie, M.Chrétien ajoute: «l'éprouve une fierté bien canadienne car je constate avec intérêt que la lournée de la francophonie s'insère dans un ensemble d'activités re- liées à la Semaine nationale de la francophonie.Et j'invite tous les Canadiens et Canadiennes à y prendre part afin de partager la détermination de personnes et organismes qui ont à coeur l'avenir du Canada.» 11 conclut en disant: «Le défi véritable du Canada, ce n'est pas seulement de conserver le patrimoine de notre histoire encore jeune, mais de faire face à notre avenir commun avec imagination, dans le respect de nos différences, et par une recherche de l'excellence dans tous les domaines de notre expertise.» Le premier ministre doit assister ce soir, au Parlement, à une réception réunissant des ambassadeurs de pays francophones.En 1991, 47 États et gouvernements appartenant à la francophonie ont fixé le 20 mars comme date pour célébrer leur association.Le soldat Elvin Kyle Brown devra attendre son appel en cellule Presse Canadienne PETA WA WA ¦ Un jeune soldat du Régiment aéroporté canadien condamné à cinq ans de prison militaire pour son rôle dans le meurtre d'un adolescent somalien devra demeurer en cellule en attendant le résultat de son pourvoi en appel, a statué hier un tribunal des forces armées.Il n'aura fallu qu'une heure aux cinq officiers supérieurs formant la cour martiale pour décider qu'il serait préférable de garder le para Elvin Kyle Brown en détention en attendant le résultat de sa démarché en appel.! Au moment de sa condamnation vendredi pour homicide involontaire et torture, Brown a également été puni d'un licenciement ignominieux des Forces canadiennes.Samedi, à sa sortie de la salle d'audience, le condamné âgé de 25 ans semblait particulièrement déprimé.Il a refusé de livrer ses impressions aux journalistes, au moment de prendre place à bord d'une voiture qui l'attendait.«Il espérait pouvoir quitter les lieux à la fin de la journée, mais ça ne s'est pas déroulé comme ça» , a dit son avocat Me Patrick McCann, au sortir de la salle d'audience.«Mais je crois que, d'ici quelques jours, il se sera acclimaté à sa nouvelle existence de détenu et qu'il retrouvera son optimisme.» Plus tôt au cours de la journée, le para était revenu à la barre des témoins pour annoncer que si on lui rendait sa liberté, il occuperait un poste de paysagiste auprès de l'un de ses anciens employeurs d'Edmonton.Il manifestait également son intention d'habiter chez une tante d'Edmonton, au cas où on lui accorderait la liberté.Me McCann a également fait savoir qu'il interjeterait appel en cour d'appel militaire en invoquant deux motifs: \u2014\tson client aurait dû être jugé par un tribunal civil et non par les militaires eux-mêmes; \u2014\til a été condamné pour manquement à son devoir, un concept qui nexiste pas au-delà des institutions militaires.L'avocat a indiqué qu'il réclamerait de nouveau la remise en liberté de son client devant la chambre d'appel du tribunal militaire.Me McCann estime de plus qu'un jury civil aurait certainement acquitté le soldat des graves accusations d'homicide involontaire et coupable de torture.Le panel militaire a trouvé Brown non coupable de l'accusation de meurtre non prémédité.Le parachutiste est le premier de six soldats a comparaître en rapport avec le meurtre sordide de l'adolescent somalien Shidanc Arone commis par des casques bleus canadiens en mars dernier.Le procureur militaire de la poursuite, le lieutenant-colonel Peter Tinsley avait réclamé une peine de 15 ans d'emprisonnement.\t* Nathalie Petrowski première o Hollywood Il n'y avait pas une seule limousine.Pas de tenues de gala, de strass, de flashes, de fla-flas.Les gros canons d'Hollywood brillaient par leur absence.Peut-être n'avaient-ils pas été invités.Peut-être avaient-ils d'autres premières à leur agenda.La salle du Avco Center sur Wilshire s'est remplie lentement de techniciens et de connaissances: du monde jeune, décontracté, pas bronze, des gens de cinéma qui n'ont pas encore leur siège réserve aux Oscars.Le rideau s'est levé et c'était le film.Le film d'Yves Simoneau.Le premier film américain d'Yves Simoneau.Souvenez-vous, je vous en ai parlé l'année dernière.Nous étions au mois d'avril, Malibu n'avait pas encore brûlé, la terre n'avait pas encore tremblé et le cinéaste québécois installé ici depuis trois ans venait tout juste de terminer Mother's Boys.son premier film pour grand écran, un thriller psychologique avec lamie Lee Cur-tis, Vanessa Redgrave et Peter Gallagher.Le film raconte l'histoire d'une maman fêlée qui revient après une fugue de trois ans reprendre possession de sa petite famille.Les garçons ont grandi et papa s'est épris d une autre femme.Un drame de série B.Le film de 8 millions devait prendre l'affiche en septembre dernier.Entre-temps, la compagnie de distribution a été vendue.Retour à la case départ.La sortie a été reportée de mois en mois.Simoneau a eu le temps de réaliser une autre série pour la télé et de refuser une foule de scénarios bidons.Vendredi dernier, Mother's Boys est sorti dans 67 salles à Los Angeles et autant à New York.Le reste du pays devra attendre.Si le film marche bien, il aura droit à une sortie nationale.Autrement, vous ne le verrez jamais à Montréal.Dans les journaux, la pub annonce que Mother's Boys est le thriller le plus terrifiant de l'année.Plus terrifiant que La leçon de piano, ironise le producteur, visiblement en désaccord avec la mise en marché.Quant à Simoneau, il est persuadé que son filin va se faire assassiner par la critique.«Le personnage de la mère est trop fucké.On va écrire que je suis un macho réactionnaire qui croit que les mères ne devraient pas avoir la garde automatique de leurs enfants.» Aucun journaliste n'a été invité à la première.Le lendemain, les critiques parlent tous du dernier film de Ron Howard, une ancienne vedette de la télé devenu le spécialiste des comédies dramatiques qui font un malheur au box-office.Son dernier s'intitule The Paper.C'est Scoop avec un gros budget, une salle de rédaction spectaculaire et Glenn Close dans le rôle de Macha Gre-non.The Paper va tuer Mother's Boys avant la sortie de la première édition.Dans la salle, pourtant, les amis de Mother's Boys réagissent bien.Ils sautent au premier effet spécial et crient a la première goutte de sang.À la sortie, ils viennent tous féliciter Yves Simoneau.lui dire combien il est un metteur en scène de talent et comment son film is «so euro-pean ».Simoneau désamorce leurs compliments par des blagues.Il ne se fait pas d'illusions sur personne.«Ils ne vont quand même pas me dire que le film est pourri, re-marque-t-il.Et puis, européen ici, c'est un très mauvais signe.Européen, ça veut dire nul au box-office.» Le fait est que Mother's Boys, dans son genre, n'est pas un mauvais film.Les acteurs sont excellents, la mise en scène maîtrisée.Au début, la méchante mère est presque sympathique, ce qui.est tout à l'honneur du cinéaste.À la fin, malheureusement, elle devient plus hystérique que Glenn Close dans Attraction fatale.Elle ne fait pas bouillir de lapin, mais elle manque de tuer ses enfants, ce qui est pire.Avec un budget réduit (8 millions, ici, c'est des peanuts), Simoneau a réussi à recréer un univers visuel somptueux.C'est sa marque de commerce ici: faire avec la moitié du budget des films qui ont l'air d'avoir coûté très cher.Simoneau ne gaspille pas d'argent.Quand il entend qu'ils sont en train de retourner la fin de Wolf avec Jack Nichol-son pour la modique somme d'un million, il a honte pour ses pairs.Assis au bar du Hamlet Gar-dens devant sa bière, Simoneau se détend un peu.Quelques amis l'entourent, pas toute la famille comme à Montréal.Simoneau s'en fout.Il n'est pas ici pour briller socialement, mais pour faire son chemin dans le cinéma.Il est ici avec son numéro, son talent et son désir ardent de sortir de la mêlée.Ne le cherchez pas dans la salle, demain soir, aux Oscars.Simoneau a pour l'instant d'autres chats à fouetter.PHOTO AP M Vécoute cfe B'AsBg et au Paelflaue Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, bavarde avec le secrétaire américain du Trésor; Lloyd Bentsen, à une réception qui a eu lieu pendant la réunion des 18 ministres des Finances à la conférence sur la coopération économique Asie-Pacifique (APEC) en fin de semaine, à Honolu-lu.* Nous sommes venus ici pour écouter leurs idées, pas pour leur dicter leur façon de se conduire », a dit M.Benson.Les créanciers de Malenfant n'ont toujours pas été payés Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Quinze mois après la faillite de l'homme d'affaires Raymond Malenfant, les créanciers n'ont toujours pas touché un sou.Et le règlement final pourrait bien prendre encore quelque temps.Vendredi, les créanciers ont débattu devant la Cour supérieure, division des faillites, de la manière dont ils se partageront les 3,3 millions récupérés sur une dette totale de 32,7 millions.Si cette technicalité n'est d'aucun intérêt pour le public en général, elle est d'une importance capitale pour les créanciers, puisque selon le scénario qui sera retenu, la somme qu'ils pourront recouvrer variera de 0 à 100 du montant de leur réclamation.Trois possibilités ont été invoquées hier devant le juge René Le-tarte.Suivant le scénario qualifié de global, les créanciers seraient tous remboursés a dix cents dans le dollar.En vertu de la seconde possibilité, basée sur l'indivision, les créanciers devront réclamer individuellement à chacun des six membres de la famille Malenfant avec lesquels ils faisaient affaires.Dans cette hypothèse, tous les créanciers sont assurés de recevoir un certain montant.Enfin, en vertu du troisième scénario, qui repose sur l'article 142 de la Loi sur la faillite portant sur les sociétés, certains fournisseurs ne toucheront pas un rond, alors que d'autres seront payés intégralement, le tout dé- pendant de letablissement avec lequel ils faisaient affaires.La décision du juge Letarte devrait être rendue assez rapidement, ce dernier étant réputé pour sa célérité.Mais le syndic Pierre Poliquin n'écarte pas la possibilité que le jugement soit porté en appel, ce qui pourrait encore allonger les délais, qui, selon lui ne sont pas indus, compte tenu que l'assemblée des créanciers n'a eu lieu que le 15 mars 1993.D'autre part, le syndic n'ecarte pas la possibilité qu'une autre somme de 1 million, dégagée des surplus d'exploitation du Complexe Raycom, puisse être répartie aux créanciers, ce qui bonifierait leur remboursement.La Banque d'Amérique se prétend créancier garanti de cette somme qu'elle tente de s'approprier.Un femme à ia tête du NPD-Québec Presse Canadienne ¦ Réunis en congrès à Montréal, les membres du NPD-Qué-bec se sont élu un nouveau chef hier.locelyne Dupuis, une enseignante de Montréal, a été préférée à lean-Guy Gagnon, un ingénieur, pour diriger la formation politique.Résolumment souverainiste depuis sa scission avec le NPD fédéral en 1989, le NPD-Québec compte 300 membres.Il entend être présent dans une centaine de comtés lors des élections provinciales, comptant sur sa politique sociale-démo-crate pour gagner des appuis.Dans le cadre de son cinquième congrès, le parti a d'ailleurs adopté en fin de semaine un nouveau programme politique axé sur l'emploi et le maintien des acquis sociaux.Le NPD-Québec préconise notamment de ramener la semaine de travail à 32 heures.Le nouveau chef, Mme Dupuis, reconnaît que le NPD-Québec aura de la difficulté à se tailler une place entre libéraux et péquistes mais elle affirme que son parti a toujours sa place au Québec. A 6 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 20 MARS 1994 On s'esclaffe, le capitaine Lco Pelland doit rappeller tout le monde à l'ordre.Le procureur de la Couronne, John Bumbray, requiert contre l'accuse: « Young, un persécuté contre qui le procureur général de la province a une dent?Non, messieurs les jurés, c'est absurde.Young a commis une série deçjfi-mes, de façon continue.Il a commencé par de petits délits pour finir par Jfes drogues.Il est d'autant plus dangereux qu'il est intelligent.«Il est l'homme le plus amoral,-le plus foncièrement méchant que j'aie poursuivi devant les tribunaux.Cc.:*çyi-me de possession de narcotiques est pire que le meurtre.II est de votre devoir de débarrasser la société d'uij'.Jç! individu.» Les jurés ne mettent qu'un autre dix minutes à se ranger à son avis.Vv.On va donc imposer à lohnny line peine unique dans nos annales judiciaires.Avant que de ce faire, on lui laisse la parole.Il en a long à dire.Il déplore d'abord qu'on l'ait gardé au cachot.dë-puis six mois.Mais surtout, ii rappetle que s'il est un criminel d'habitude, if y en a d'autres qui ont des dossiers beaucoup plus volumineux que le sien et qui n'ont pas été inquiétés le moins du monde.Là-dessus, il n'a pas tout à fait tort.On aurait perdu toute trace de lohnny si Ben lauvin, qui passa de nombreuses années derrière les barreaux, n'avait écrit ses intéressantes mémoires.II consacre un chapitre entier de son livre, intitulé Les criminels que j'ai bien connus, à Johnny Young, «le roitelet dé la pègre des années quarante».Il y trace le portrait d'un solitaire: «le fus l'un des rares détenus qui avait sa confiance, qui pouvait recevoir ses confidences.» Il raconte que ses codétenus surnomment lohnny «Canada Ciment », du nom d'une cimenterie montréalaise bien connue, vu que le monsieur est plutôt dur et strict dans-ses dépenses: «lohnny n'était pas celui qui aidait souvent ses compagnons, niietui qui aurait prêté du tabac et encore moins de l'argent.» lohnny ne cherche pas à se faire des amis: là comme dans le milieu, on lui reproche jon égoismc et son âpreté au gain.~> * Une vie a l'ombre Tout son temps, il l'occupe à de£ travaux de marqueterie ou à rêver qu'il mettra sur pied une manufacture de meubles a sa libération.Mais pour cc.il devra attendre 21 longues années! L'ami de l'auteur en a lourd sur le coeur: «Il critiquait absolument tout.L'autorité, la nourriture, la durée des visites, le peu de libérations sur parole* qu'on accordait, le Pape, les politiciens, bref, toute la société était avec lui continuellement en procès.Ce qu'il critiquait le plus, pour ne pas dire chaque jour, c'était le gouvernement de l'Union nationale, Duplessis en tète, qui lui avait fait écoper une sentence de criminel d'habitude.II détestait Duplessis si intensément qu'on n'avait nientionncr son nom pour qu'il entre immédiatement en colère.» Le client n'est pas facile, on le confine de nombreuses années dans une isolation presque totale.Il ne se résigne jamais à son sort, il administre même une raclée à un gardien qui abuse de son autorité.Car il a retrouvé la forme: on l'a vu se coletailler à trois détenus à la fois et s'en sortir avec les honneurs de la guerre.lohnny passe pour un cerveau, (au.vjn rappelle qu'il était doté d'une mémoire phénoménale.Il collectionne les alma-nachs et en apprend le contenu par coeur.Rien n'a de secret pour lui, de la distance entre la terre et la lune, au poids d'une locomotive, en passant par l'âge des hommes célèbres de son temps.C'est aussi un torturé, un inquiet, et une tète dure: «Peu importe ce que fut sa vie, il fut tenace, courageux, sans jamais cesser d'espérer en un monde meilleur.» Dans les dernières années de sa vie à l'ombre, il est atteint d'une véritable boulimie: «Il mangeait pour ainsi dire tout le temps, raconte notre mémorialiste.Le voir manger une demi-douzqi-nc de fois par jour, et souvent plus, constituait tout un spectacle.Chacun de ses repas était gargantuesque.Bien qu'il s'empiffre d'un déjeuner et d'un diner qui doublaient facilement ceux d'un gros mangeur, son souper dempu-ra jusqu'à la dernière journée de sa sentence un repas monstre!»\tCl Au tournant des années 70, lohnny recouvre enfin sa liberté.Il a près d£ soixante ans, le monde a bien changé.Ses amis maffieux se sont rangés des voitures quand ils n'ont pas été expé-djés ad patres.Il met à profit ses talents d'ébéniste pour le compte d'un manufacturier de meubles, il est heureux, on le paie pour qu'il se livre à son hobby.Il mourra d'avoir trop mangé, raconte lauvin.Par un beau midi de l'été 1977, il engouffre une quantité industrielle de hot-dogs, puis monte une côte qui mène à la rue Sherbrooke.Il s'abat sur le trottoir, victime d'un infarefiis.lohnny avait un appétit immodér$3Jes biens des la terre, cela lui coûta beaucoup.\tZ DIMANCHE PROCHAIN: La tragédie du Blue Rird Le caïd ne perdait rien pour attendre La saga de Johnny Young On ne peut imaginer truand plus typique de son époque que cet ancien lutteur olympique âpre au gain, fort en bras et en gueule.Son destin le guettait un matin de septembre 1949, alors qu'il était dans la force de l'âge.Johnny Young avait tâté de tous les rackets et côtoyé les stars de son temps, celles des milieux de la politique, du music-hall comme du crime.Fut-il victime de sa cupidité, d'une loi inique, de la rancoeur du premier ministre du temps, ou des trois à la fois ?À la postérité de juger.Johnny Young au moment de sa comparution (ci-haut); le repaire de Johnny Young, au 1061 rue Saint-Denis (ci-contre): la police devait y découvrir une veritable usine d emballage de narcotiques.PHOTOS Lê Presse collaboration spéciale Connu comme ie loup blanc Ce monsieur n'est pas un inconnu pour celui qui fraye dans les milieux louches montréalais, truand ou policier.Cette armoire à glace a tâté de la lutte gréco-romaine dans sa jeunesse, ce qui lui a valu de participer à des Jeux olympiques.Rendu à la vie civile, il est .passé à la lutte professionnelle où il a connu certains succès.Avec ses économies, il achète à 27 ans un magasin d'habillement pour hommes et brasse des affaires qui lui permettent d'employer une douzaine de vendeurs.Il tient bon sept ans durant avant de devoir fermer boutique.Il lui reste ses gros bras, ses rêves de richesse et ses connaissances du système D.On ne ramasse pas l'argent à la pelle dans ces temps de crise économique, il dérive dans la marginalité et devient une figure bien connue du «Red Light» montréalais.En 1935, il est arrêté une première fois pour vol par effraction.Il a tâté de tout et connnait tout le monde.Nos moeurs électorales étant ce qu'elles étaient, les milieux de la politique et du crime entretiennent des liens parfois étroits.En 1956, le chef de l'Union nationale, Maurice Duplessis, mène une campagne qui le portera au pouvoir.On joue des coudes, son garde du corps n'est nul autre que notre Johnny.Il se dit professeur d'éducation physique.Il est en tout cas propriétaire d'un gymnase, rue Clark, qui passe pour être autant fréquenté par les mauvais garçons et les filles du quartier que par des forçats de la forme.On dit aussi qu'il dirige un bar clandestin, un «blind pig», connu de tous les noctambules de la «night life» montréalaise.Il s'agite aussi dans la mouvance de Vie Cotroni, que l'on dit être le chef de la mafia locale.Celui-ci est alors propriétaire du célèbre Faisan Doré.Azna-vour, Bourvil, Trenet s'y produisent, la garde montante de la chanson québécoise aussi.Jacques Normand, Monique Leyrac, Fernand Gignac sont alors dans la fleur de l'âge.La nuit, tous les chats sont gris: le plus célèbre cabaret du pays accueille le grand bourgeois comme le truand le plus prospère, lohnny Young y touche une paie mais on ne sait trop ce qu'il y traficote.De 1935 à 1949, en tout cas.il est arrêté à quelques reprises, pour des délits Johnny Young avait été garde du corps de Maurice Duplessis (ci-contre).Après, sa condamnation, il détestait son ex-patron «si intensément qu'on n'avait qu'à mentionner son nom pour qu'il entre immédiatement en colère écrit son codétenu Ben Jauvin dans Les criminels que j'ai bien connus.PHOTO Là Presse ques est réglée, on l'accuse aussitôt, en vertu d'un récent amendement à l'article 575 du code pénal, d'être un repris de justice, un criminel d'habitude.Cette accusation, déjà portée dans d'autres provinces canadiennes, peut entraîner une peine d'un an à vingt ou trente ans de réclusion, le tout étant laissé à la discrétion de la commission des libérations conditionnelles.Cette mesure fort particulière qui ne cessera de s'attirer des critiques, on ne l'abrogera qu'en 1977.Ce qu'il faut retenir, c'est que le procureur général de la province lui-même a signé l'autorisation permettant au procureur de la Couronne de procéder selon les stipulations du code, si Young était déclaré coupable de possession de narcotiques.Or il se trouve que le pe-mier ministre de la province en est aussi le procureur général et qu'il s'agit de l'honorable Maurice Duplessis.Un criminel d'habitude Quand son avocat l'appelle à témoigner à sa propre défense, lohnny, l'air assuré, se tient bien droit à la barre.Il se dit agent immobilier et énumère ses diverses occupations depuis 1928.Quand il rappelle avoir été le garde du corps de Duplessis, la chose a l'effet d'une bombe dans la salle d'audience.DANIEL PROULX e n'est pasd'aujour-d'hui que Montréal est une plaque tournante Ib^ J du trafic des stupéfiants 3Ê en Amérique du Nord.Dans les années 20, on compte pas moins de GUI III ^m 200 000 héroïnomanes aux Etats-Unis.Déjà, les junkies préfèrent la poudre blanche dont les trafiquants français ont le secret.La drogue venue d'Europe entre aux Etats-Unis par New York surtout, mais ces marchands de l'ombre ne dédaignent pas faire des détours, par Montréal notamment, question de brouiller les pistes.La Deuxième Guerre mondiale vient momentanément mettre fin à ce fructueux racket: les voies de communication entre l'Europe et l'Amérique sont coupées.En France, de nombreux trafiquants se recyclent dans la collaboration avec l'occupant allemand, sachant en tirer un intéressant profit.Les choses finissent par mal tourner, certains d'entre eux trouvent refuge chez nous.La guerre finie, ils reprennent contact avec les amis qu'ils ont laissés derrière eux et font le pont entre les trafiquants marseillais et américains.La fortune sourit à ces Montréalais d'adoption qui, par ricochet, arrosent la faune locale.Notre police ne se croise pas les bras.A la mi-septembre 1949, elle réussit un coup de filet qui secoue l'opinion.La prise est de taille, c'est la plus importante de l'histoire de la métropole: 32 onces d'héroïne évaluées à 80 000 $.Le scandale ne vient pas que de là mais aussi du fait que l'un des deux trafiquants arrêtés est prêtre de sont état et vicaire de l'honorable paroisse de Sain-te-Madeleine d'Outremont.Son comparse dit s'appeller Michel Sisco et être citoyen français.Il prend la fuite dans l'attente de son procès, on apprend bientôt qu'il s'appelle en réalité Antoine d'Agostino et que cet ex-caïd du milieu marseillais, devenu agent de la Gestapo, a été condamné à mort par contumace par les tribunaux de son pays.Un bonheur ne vient jamais seul, les policiers de la GRC vont, dans la foulée de ce triomphe, réussir un second coup d'éclat.Dans les jours qui suivent, ils o-pèrent de nouvelles saisies de drogue chez deux malfrats du milieu montréalais, Frank Perreault et Bill Lamy.Ils n'y trouvent pas de quoi écrire à leur mère, mais cette piste les mène au plus important dealer d'héroïne du moment, lohnny Young lui-même.Déjà, six mois plus tôt, on avait arrêté à l'aéroport de Dorval un trafiquant de Vancouver, du nom de Walter Silanpas, qui retournait chez lui avec une once d'hé-roine pure.Encore là, peu à peu, on avait remonté la filière jusqu'à Johnny.somme toute mineurs: port d'arme illégal.dommage à la propriété, voies de fait, cambriolage, etc.Peu à peu, croient les policiers, lohnny est passé à des activités plus lucratives comme la distribution d'héroïne.Jusqu'à ce qu'on le considère comme le plus important dealer de la métropole.Les succès des policiers ne s'arrêtent pas là, ils ont aussi mis la main sur un fichier qui contient les noms des principaux «dealers» d'héroïne du Québec.Les carottes de lohnny sont cuites.On n'a pas que cela à lui reprocher, on lui colle une accusation de complicité après le fait dans le meurtre des policiers Paquin et Duranlcau, tués lors de l'attaque d'une banque, en septembre 1948.On reproche à lohnny et à certains de ses amis d'avoir aidé deux des assassins à se perdre dans la nature.Moins d'un mois après son arrestation, il a d'abord à répondre de cette accusation.La procédure est expéditive, on l'envoie en prison pour quatre ans.La note est salée, mais c'est bien peu en comparaison de ce qui l'attend.Pour qui sonne le glas Dans l'après-midi du 2b septembre 1949.une demi-douzaine de policiers font irruption dans sa planque de la rue Saint-Denis.Il s'esquive par une porte dérobée, une jeune recrue part à ses trousses.Notre lutteur olympique n'a plus la forme, il se fait bientôt plaquer au sol par le policier-athlète.Une formidable surprise attend les agents fédéraux: ils découvrent 55 onces d'héroïne, soit presque le double de ce qu'ils ont saisi lors de l'arrestation de.l'abbé Taillefer et d'Agostino.Le caporal Carrière claironne sa prise: «Nous nous trouvions en présence d'une véritable usine d'emballage.Dans un angle de la pièce, il y avait un gros colis intact de 18 onces d'héroïne.C'est la matière première telle qu'elle arrive d'Italie, de Turquie ou d'ailleurs.Les trois étapes de la manipulation de cette drogue étaient étalées sous nos yeux.En plus, nous avons mis la main sur des revolvers et une mitrailleuse.» Son procès pour possession de narcotiques dans le but d'en faire le trafic n'est qu'une simple formalité.La preuve est trop lourde, l'avocat de l'inculpé n'a pas de défense à offrir, le jury ne met que dix minutes à rendre un verdict de culpabilité.Là-dessus, le magistrat le condamne à cinq ans de réclusion criminelle.Mais une mauvaise surprise attend le condamné, on crée pour sa modeste personne un précédent dans l'histoire judiciaire de la province de Québec! Maintenant que l'affaire des narcoti- LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 20 MARS 1994 A 7 Religion r.«W»: PHOTO ARMAND TROTTIER.L» Prww Célébration es l'oratoire Dès six heures hier matin, les premiers pèlerins ont commence à arriver à l'oratoire Saint-Joseph pour marquer la fête du saint patron du Canada et du temple.En après-midi, plus de 3000 personnnes ont assiste à la célébration de l'Eucharistie avec la participation de la Chorale des adultes alors qu'en soiree, c'était au tour des Petits chanteurs du mont Royal.De jeunes chrétiens fiers de leur virginité JULES BÉLIVEAU A u Canada comme aux États-Unis, de plus en plus de jeunes chrétiens fiers de leur virginité veulent annoncer aux autres jeunes «la bonne nouvelle de la chasteté».Certains affirment que la pratique de l'abstinence sexuelle avant le mariage a toutes les apparences d'une nouvelle révolution sexuelle.«La chasteté, c'est la solution de l'avenir et le seul style de vie sans risque pouvant aider les garçons et les filles à établir des relations heureuses et durables», proclame l'Alliance canadienne pour la chasteté.Ce mouvement poursuit ainsi son message: «Amis, la révolution de la chasteté est maintenant arrivée.Elle est non seulement passionnante et réaliste: ça marche!» Action Famille, un organisme créé conjointement par la Conférence des evéques catholiques du Canada et le Conseil suprême des Chevaliers de Colomb, a offert récemment de publier dans son propre bulletin, InfoAction, le contenu entier du premier numéro du bulletin The Chastity Connection de l'Alliance canadienne pour la chasteté et d'en effectuer la traduction française sous le titre Option Chasteté.L'an dernier, des jeunes filles et des jeunes hommes ont effectué une tournée appelée «Défi 93», parcourant une grande partie du Canada pour faire la promotion de la chasteté.Le groupe, qui a ainsi rencontré plus de 13 000 jeunes dans les écoles secondaires anglaises, espère reprendre cette expérience avant la fin de la présente année scolaire.Et il cherche à intéger à Défi 94 une équipe francophone pouvant aller dans les institutions scolaires françaises.Selon Rebecca Morcos, 22 ans, qui a participé à Défi 93, le message que la société envoie aujourd'hui aux jeunes est d'avoir des relations sexuelles s'ils en ont l'envie.Personne ne leur parle des conséquences possibles d'une relation sexuelle, comme une grossesse, une maladie transmise sexuellement, l'infertilité et le sida \u2014que le con-dom ne peut pas toujours prévenir, a-t-elle souligné.Pour cette jeune femme récemment diplômée de l'Université de l'Alberta.la promotion de la «sexualité sans risques» ec la distribution de condoms dans des cours d'éducation à lu sexualité sont l'équivalent de la distribution de seringues a la fin d'un cours sur les dangers des drogues.Aux États-Unis, une.campagne a laquelle participent plusieurs Églises sous le thème «L'amour vrai sait attendre» vise à convaincre au moins 500 000 jeunes a rester vierges jusqu'au mariage.Cette campagne, lancée en avril 1993, faisait partie à l'origine du programme d'éducation sexuelle de la Convention baptiste du Sud des Etats-Unis mais elle a rapidement intéressé les dirigeants de la Fédération nationale catholique des ministères auprès des jeunes, dont le siège est à Washington.Elle a recueilli a ce jour l'adhésion d'un très grand nombre de jeunes qui ont tous signé des cartes d'engagement à pratiquer la virginité.LE NOUVEAU CATÉCHISME EN VERSION ANGLAISE ¦\tPlusieurs mois après l'édition en langue française, la version anglaise du Catéchisme de l'Église catholique publiée par le Service des Éditions de la Conférence des évéques catholiques du Canada ( CECC ) sera mise en vente le 22 juin prochain.On se souvient que la sortie du «Nouveau catéchisme» en France en novembre 1992 a produit bien des remous.Les commentaires favorables et défavorables n'avaient pas tout à fait cessé de se faire entendre lorsque la CECC a lancé sa propre édition française en juin 1993.Pendant tout ce temps, chez les anglophones d'ici et d'ailleurs, on attendait patiemment la version anglaise du fameux document.Une version anglaise qui, croit-on savoir, n'était pas particulièrement facile à mettre au point puisque les théologiens britanniques et américains \u2014probablement doublés de quelques linguistes\u2014 auraient eu de nombreuses fois l'occasion de se disputer au sujet de l'emploi correct de certains mots et de certaines expressions.Il faut néanmoins reconnaître que la traduction dans n'importe quelle langue d'un ouvrage de près de 700 pages n'est pas une affaire de rien du tout.Et que cela, effectivement, ne se fait pas du jour au lendemain.L'édition anglaise du Nouveau catéchisme publiée par la CECC, tirée originalement à 50 000 exemplaires, sera offerte par le Service des éditions de la CECC à 19,95 $ l'unité (23,05$ en incluant les taxes et les frais d'expédition).Environ 53 000 exemplaires de l'édition française, offerte au même prix, ont été vendus jusqu'ici.L'ouvrage sera également disponible en librairie.LA PREMIERE FEMME VICAIRE ¦\tLa première femme devenue vicaire au Québec n'a jamais tenu à faire beaucoup de bruit autour de sa personne.Mais elle estime, sans doute avec raison, qu'elle a contribué â faire avancer la cause des femmes chez nous.C'est au début des années 70 que soeur Claire Trepanier, de la congrégation des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, est devenue vicaire de la paroisse Notre-Dame-de-Fatima de Longueuil, rappelle l'hebdomadaire Le Courrier du Sud.Cette nomination faite par l'ancien évéquo de Saint-lcan-Longueuil, Mgr Gérard-Marié Coderre, n'a pas plu a tout le monde, se sou-; vient la religieuse.Des paroissiens et aussi; des prêtres voyaient la présence d'une fem-i me dans le rôle de vicaire «d'un drôle d'oeil».Aujourd'hui, de nombreuses femmes, religieuses ou laïques, sont vicaires dans plu-! sieurs diocèses catholiques du Québec.Urt certain nombre sont même responsables de paroisse.L auteure de l'article publié dans l'hebdomadaire de la région de Longueuil, la journaliste Nathalie Gilbert, souligne que soeur i répanier, qui est retraitée depuis deux ans mais qui demeure toujours active malgré ses 71 ans, n'a jamais manqué d'audace ni de patience.«Les choses changent pour les femmes/ lui a confié la religieuse, même si parfois c'est lent.La femme est aujourd'hui beaucoup plus considérée qu'avant, je suis évidemment en faveur de l'ordination des femmes.Ça viendra, mais il faut savoir être patient.» ROMERO 94\t: ¦ La marche-célébration Romero 94, ayant pour but de commémorer l'assassinat de l'ancien archevêque de San Salvador en 1980, aura lieu jeudi soir prochain à Montréal sous le theme «Attention, zones d'espérance».L'événement débutera a 19 h par une célébration a l'église Saint-)ean-de-la-Croix ( angle Saint-Zotique et Saint-Laurent) et se poursuivra par une marche dans les rues du quartier de La Petite Patrie avant de se terminer par une fête agrementee de danses et de chants latino-américains et québécois au.centre Jean-Marie Gauvreau (911, Jean-Ta^ Ion est ).Les organisateurs de la commémoration de la mort de Mgr Oscar Romero souhaitent que cet événement attire l'attention du grand public et des dirigeants sur l'appauvrissement des gens d'ici et du Sud et sur l'oppression dont souffrent de nombreux peuples en Amérique latine et en Amérique du Nord.Les petits compagnons Chien, ou «cheuf» de famille ?OR FRANÇOIS LUBRINA collaboration spécial* L arrivée du chien dans la famille (ou «meute») humaine fut source de bien des malentendus canins.Surtout depuis que Pitou a laissé tomber nombre de ses activités professionnelles et à temps plein : chien de berger, de traineau.de chasse, de garde.Se contentant, sans trop de regrets semble-t-il, d'un simple (mais combien plus confortable!) rôle de compagnon.Finie la galère, vive la vie de pacha ! Aussi domestiqué et bichonné soit-il, ne perdez jamais de vue que votre toutou, même le plus innocent, demeure avant tout, et même dans son milieu familial adoptif, foncièrement un animal de meute.Il doit donc se placer harmonieusement dans la hiérarchie familiale.Tout en visant de préférence, et c'est très «canin», la chefferie.Cette meute reconstituée (pour utiliser un adjectif à la mode), c'est bien sûr toute sa famille humaine (chat, mère-grand et poisson rouge compris).Dès lors, toute l'existence du chien qui aura pris «patte» chez vous, sera axée sur une lutte constante, obsédante parfois, pour se placer en pôle-position dans le groupe.Souvant à votre insu.Même si cela est encore confus dans l'esprit du chiot, il existe bel et bien une hiérarchie familiale dont il s'efforcera, sa vie durant, de gravir un à un tous les échelons.Dans une meute, fut-elle familiale.il ne devrait y avoir qu'un seul chef.Peu importe que ce soit le papa ou la maman qui porte ia culotte: il n'appartient pas à Pitou de se péter les bretelles sur votre dos.Si large soit-il! Pitou devrait cependant, et en tout bien tout honneur, pouvoir s'épanouir harmonieusement et avec bonn-heur dans sa famille d'accueil.Mais tout en sentant une autorité supérieure (la vôtre) qui le dirige.Lit parental Bien sur, et c'est de bonne guerre, il essaiera en permanence, et tout comme ces enfants qui s'émancipent, de prendre le dessus.S'il sent donc la moindre faiblesse de votre part, il s'engouffrera sans scrupule dans la brèche, cherchant à vous dominer.Surtout si vous lui donnez des signaux on ne peut plus ambigus en matière d'autorité.Au moment des repas par exemple.Sachez en effet que chez les chiens, l'animal dominant (le chef de meute) se nourrit en premier.Lors du cycle de conférences organisées par le GECAF (Groupe d'étude du comportement des animaux familiers ) et la compagnie d'aliments Friskies.le Dr Gérard Muller, spécialiste du comportement animal, déclarait à propos de la hiérarchie canine: «Tout subalterne insoumis est immédiatement rappelé à l'ordre et ce devrait être le cas dans une famille: les maîtres doivent impérativement manger avant leur chien».Il ne faut pas non plus laisser le chien régenter l'organisation spatiale de la famille.Dans la meute, en effet, les chiots proches de la puberté sont repoussés vers la périphérie.Et l'animal dominant tente de contrôler les va-et vient des membres du groupe.Pour ce faire, il se placera toujours dans un lieu stratégique.À un carre- Les chiens, eux aussi, sont jaloux désespoir de cause, de pénétrer four important, la où il est incontournable: la chambre des mai-tres, le palier de l'escalier, l'entrée de la maison.C'est donc-une erreur impardonnable que de laisser votre toutou accéder de plein droit au lit parental, symbole suprême du statut d'animal dominant.Droit à la sexualite Pour éviter d'être subjugué par votre chien (à moins, bien sur, que vous soyez sado-maso.mais c'est un tout autre chapitre!), il est essentiel d'éviter, autant que faire se peut, de lui offrir toutes les occasions d'exercer ses prérogatives dans les quatre domaines suivants.Ce qu'on appelle les «quatre privilèges du chien-chef », tels que rapportés par l'hebdomadaire Lu Semaine vétérinaire .\u2022\tL'accès alimentaire: \u2014\tle chef mange le premier; \u2014\til mange quand on le regarde; \u2014\til est difficile et choisit ses morceaux ; \u2014\til mendie à table (y compris auprès des invités); \u2014\til laisse des restes ( pour les autres); \u2014\til grogne quand on approche de sa gamelle.\u2022\tLe contrôle de i'espace : \u2014\tle chef dort dans la chambre, ou pire sur le lit; Voici le sort de certains maris qui, après avoir abdiqué tout leadership, tentent courageusement et en le lit conjugal ! < D'après La vérité sur les chiens, par Volker Friegel.aux Éditions Calmann-Levy.) Cartes de souhaits Faire-part Invitations Remerciements, textes personnalisés, poésies Aquarelles, encres de Chine, textures Mangeoires d'oiseaux Nichoirs pour Merle bleu et Hirondelle bicolore Vaste choix de photos: fleurs sauvages, villes et villages Tableaux/objets: Pin noueux/pierres/racines Sur uppel: ouvert en tout temps, possibilité d'hébergement.B & B Rive nord, entre Montréal et Québec, sortie # 236 de l'autoroute #40 I iu lien puisiblc où se procurer des oeuvres signées OU'RÇf/E fT*VL.marie-imrw.Citiaite (418) 328-8154 Atelier DftKatellc enr.1160, premier r.ing .Naint-Edounrd.S.iinMYospcr-dc-Champlain (Québec) CJOX 3AO S \u2014\til grogne quand on le pousse ; \u2014\til possède son fauteuil ; \u2014\til défend sa place; \u2014\til surveille les environs de son domaine; \u2014\til contrôle les déplacements des autres.\u2022\tLe droit à la sexualité: \u2014\tle chef exprime sa sexualité en public; \u2014\til ne tolère pas celle des autres; \u2014\til peut empêcher monsieur de se mettre au lit (il existe parfois un «protocole du coucher»; \u2014\tun mâle grogne quand monsieur approche madame; \u2014\tune femelle grogne quand madame approche monsieur.\u2022\tL'influence sur le groupe: \u2014\tle chef grogne, mord, pince sans être corrigé; \u2014\til reçoit des marques de soumission (caresses); \u2014\til empêche ses «maîtres» de sortir, jouer, etc.; \u2014\til donne ses ordres : « le veux boire, sortir, jouer, etc.»; \u2014\til empêche les autres de communiquer (conversation, téléphone, etc.); \u2014\til refuse les contraintes (soins, manipulations, etc.).Embrasser madame il est bien évident que la présence d'un, ou de seulement quel-ques-uns, de ces signes comportementaux ne signifie pas pour autant que votre chien soit devenu dominant.Voire un tyran.Tout n'est qu'une question de circonstances, fréquences et intensité.Pour vous faire sourire, vous mettre en garde aussi, voici ce qu'il est malheureusement advenu à des propriétaires de chiens guère méfiants pour avoir abdiqué, peu à peu, toute autorité.Ou commis la funeste erreur d'adresser des signaux contradictoires ou équivoques à leur toutou.Les observations cliniques et véridiques qui suivent furent compilées par le Dr loel Dehasse.spécialiste belge du comportement animal : \u2022\tdes gens veulent se coucher, mais leur cocker est déjà sur le lit et grogne à leur approche.De peur d'être mordus, ils finissent par se contenter du divan ; \u2022\tun enfant se fait mordre par son briard mâle.Son père veut punir le chien et se fait mordre a son tour; \u2022\tune vieille dame revient de la clinique le bras bandé.Son teckel «profite de sa faiblesse» et la mord gravement à l'autre bras; ! \u2022\tmonsieur s'en va au travail.Son setter monte sur le lit dans lequel madame dort encore.Monsieur veut embrasser madame et se fait mordre par le chien.Ne riez pas trop et demeurez tout de même sur vos gardes: cc serait une bien fâcheuse erreur de croire en effet que.«ça n'arrive qu'aux autres»! tfggà 2 710 000 $ E\t>E STOCK % FAILLITE FAILLITE\tFAILLITE DE 65 75 % DE REDUCTION SUR LE PRIX COURANT - TOUT POUR L'ÉCLAIRAGE: LUSTRES, PLAFONNIERS, APPLIQUES MURALES.SUSPENSIONS HALOGÈNES (MURANO, ALBÂTRE.SCALINI), SPOTS SUR RAIL, APPAREILS D'ÉCLAIRAGE POUR SALLE DE BAIN ET AMÉNAGEMENT PAYSAGER.' 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spécifiquement avec l'accord des participes passés), mais qu'il avait obtenu des notes parfaites ou très satisfaisantes dans les six autres critères évalués lors de son examen.Or, un seul des cours du programme obligatoire qu'il suit actuellement a un contenu axé sur la grammaire.Les deux autres cours sont pour ainsi dire inutiles pour Sylvain puisque les résultats de son examen démontrent clairement qu'il maîtrise correctement ces notions.Pour être considéré comme un étudiant à temps plein et pouvoir ainsi profiter de prêts et bourses, il faut suivre un minimum de quatre cours.Sylvain, suspendu de son programme, ne peut choisir un quatrième cours que parmi une liste établie par le Programme de rattrapage en français écrit, un cours encore une fois peu utile pour lui.Autre chose et non la moindre, Sylvain doit débourser au moins 500$ pour ces cours de rattrapage sans qu'aucun d'entre eux ne soit crédité.Toute cette situation a rendu Sylvain furieux.Il ne lui restait, pour terminer son baccalauréat en communications, qu'un cours et un profil d'un an qui devaient débuter à la session d'hiver 94, en janvier dernier, date à laquelle il a été suspendu.Ce profil se donne La vie, maman P Si tu voyais, maman, ce qui se passe le dimanche après-midi dans le bar où je travaille pour payer mes études; alors que tu penses que j'ai la tête dans les livres, je l'ai dans la vie.Si t'avais vu cette vie-là.Savais-tu que ça n'existait pas seulement dans les films?Pour la première fois, je me suis trouvée nez à nez avec la vie.Pas la même vie que tu nous as enseignée, la petite vie douce, calme et paisible d'une famille bien.Non pas celle-là, la vie dure dans les bars pleins de boucane du centre-ville où il fait nuit même le jour.Où des gens traînent leur solitude par de beaux dimanches après-midi ensoleillés.Tu penses que je suis sagement en train de me recueillir à l'église .T pendant que des hommes aux re-2gards indiscrets font l'éloge de mes attributs physiques.Assis près du comptoir, un homme déshabillait des yeux toutes les femmes qui passaient par là.Moi y compris.Il est resté seul tout l'après-midi, aucune femme n'a succombé â son regard.Il me gênait.le n'ai rien dit, c'est à cause de toutes les bières qu'il a prises qu'il y aura du beurre sur mon pain cette semaine.Les beaux principes inculqués durant toute mon enfance sont bien loin de ce bar de Jonquière.La musique irritante semblait plus forte et la fumée de cigarette plus opaque lorsque les trois hommes assis au bar se sont mis à converser.L'un d'eux parlait d'un viol qu'il aurait bien voulu commettre s'il n'avait pas eu peur que sa femme ne l'apprenne, d'attraper des MTS ou d'avoir à payer une allocation familiale à l'éventuel rejeton.Et les deux autres fiaient.Plus ils buvaient, plus ils fiaient.|e n'ai pas crié au viol parce qu'à cause de cet homme, j'aurai du «beurre de pinottes» pour agrémenter mon pain cette semaine.Un autre a enchaîné sur la stupidité de l'État et des taxes qui Font vivre son réseau de contrebande de cigareites.Il a expliqué aux deux autres qui le regardaient, envieux, comment fonctionne un réseau.Deux de ses gros clients sont policiers qu'il disait en rigolant, ('aurais voulu saisir le téléphone et le dénoncer, mais j'ai fait un grand sourire _parce qu'à cause de son ivrogne-_ rie, je me payerai un litre de lait - -cette semaine.Si tu avais vu, maman, cet homme assis seul dans le noir sortir de l'ombre brusquement pour téléphoner à quelqu'un qu'il n'a pas nommé.Les injures pouvaient.les menaces de mort et les grossièretés aussi.Trois fois durant la soirée, il s'est levé de cette façon pour dire à quelqu'un au téléphone qu'il allait le tuer.J'ai eu peur de cet homme à l'allure faible et chétive, mais je me suis tue parce qu'à cause de lui, je paierai mon livre de français.Chantale BEAUCHER Cégep de Jonquière ¦\tL'auteur-compositeur-interprè-te Patrice Massicotte, finaliste au concours «Cégep en spectacle» en 1993, se produira au Carrefour étudiant du collège Lionel-Groulx, le vendredi 25 mars pro-cha in, a 21 h.Le spectacle, donne dans le cadre du Vendredi rock de Lionel, réunira sur scène, en plus de Massicotte, Mario Bonin et ses musiciens: Marc Chevanel-le, au clavier.Mamory Kobayaka-wa à la guitare.Etienne Guertin, à la batterie, |oel Marinier à la basse et Nancy Fortier, comme choriste.O ¦\tLa Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal (qui est à Saint-Hyacinthe) termine aujourd'hui ses journées «portes ouvertes».Profitez-en pour vous y rendre car cet événement n'a lieu que tous les quatre ans.Les amis des bêtes et tous ceux et celles qui souhaitent tout connaître sur le travail du mede-cin veterinaire seront choyés.En tout, ily aura plus de 80 kiosques.Rendez-vous au 3200 rue Si-cotte.a Saint-Hyacinthe.O ¦\tLe'comité Mordicus, composé d'étudiants de l'école des Hautes études commerciales (HEC), organise un défilé de mode, le dimanche 27 mars prochain, à 20h, au Spectrum de Montréal.Les collections printemps-été 1994 de nombreux créateurs québécois seront présentées.Ainsi, vous pourrez admirer les nouveaux vêtements créés par Gilbert Dufour, lacques Doucet, Dénommé Vinrent, Swan, Calico, et j'en passe.Les billets pour le défilé sont en vente aux HEC au coût de 13S.Il est aussi possible de s'en procurer avant le defile en payant 2S de plus.Sophie MARSOLAIS v UQAM Voyages de papier PHOTO MATHIEU CHANTEIOIS.C0U*t>0riti0n sotCHte Sylvain Martel va perdre une année scolaire à cause des règlements de l'UOAM sur les tests de français.Les tests obligatoires de français rendent Sylvain de mauvaise humeur ¦ Sylvain Martel est furieux.Et ce n'est pas parce qu'il n'est pas encore arrivé à réussir le test de français obligatoire à l'université.Sylvain Martel est en colère parce que l'Université du Québec à Montréal a des règlements concernant ce test qui vont lui faire perdre au moins une année scolaire.Ce n'est pas nouveau : tout étudiant admis à l'université doit passer un test de français et répondre à certains critères de base établis par le ministère de l'Enseignement supérieur.Cet examen consiste en un texte argumentatif de 500 mots dont le sujet est choisi parmi trois possibilités.En 1992.l'UQAM a adopté une nouvelle politique de français établissant que les étudiants ayant échoué à cet examen avaient 16 mois pour réussir à en satisfaire les exigences.C'est en janvier que ce délai se terminait pour les étudiants admis à l'UQAM en septembre 1992.Entre temps, les étudiants en situation d'échec avaient eu trois chances de reprise, et un examen de dernière chance leur a également été accordé au terme de ce délai.Sylvain Martel avait été admis en communications il y a 16 mois.Il avait échoué aux examens de français et a donc voulu se présenter à l'examen de dernière chance, chose qui lui a été refusée: sa feuille de route indique en effet qu'il est entré à l'UQAM une première fois en 1989, en histoire.Il avait dû arrêter ses études pour des raisons personnelles et il était donc revenu en 92, mais dans un autre programme.L'université considère donc que son délai de 16 mois est depuis longtemps expiré; à cause de cette politique, Sylvain a été suspendu de son programme de uniquement à chaque session d'hiver, de sorte que même s'il termine et réussit ses cours de français avant la session d'automne 94, il devra attendre janvier 95 pour poursuivre son programme de communications.11 aura donc perdu un an, pour un seul cours qui lui semble véritablement nécessaire.«C'est un coup dur pour la motivation de suivre des cours qui n'apportent pas beaucoup, qui ne sont pas crédités et surtout qui ne sont aucunement applicables à ma concentration.» Sylvain a fait des démarches pour modifier cette situation.Lorsqu'il a parlé à M.Robert Couillard, responsable de la politique de français de l'UQAM, ce dernier lui a dit que durant les deux prochaines sessions, on allait expérimenter la nouvelle réglementation sans la modifier.«|e sers en quelque sorte de cobaye; on refuse de considérer les dossiers individuellement et on impose des cours sur ce qui va bien.À quoi sert une grille de correction d'examen si elle n'est pas prise en considération?» Sylvain n'est pas le seul étudiant dans sa situation.En ce moment, 65 étudiants sont comme lui suspendus de leur programme.Bien sur, comme le dit Sylvain, il est important pour eux de remédier à leurs difficultés en français.Mais, comme Sylvain, ils aimeraient certainement pouvoir le faire en ayant tout de même l'impression de poursuivre leurs études dans leur champ d'intérêt et en ayant l'impression que leurs cours leur sont profitables.Anne BRAULT-LABBÉ Collège Maisonneuve Montréal La crainte d'ouvrir un dictionnaire et une grammaire.¦ Cette semaine, les finissants des cégeps du Quebec vont laisser de côté leur calculatrice et leur livre de physique pour plonger téte première dans l'univers de l'argumentation.On oublie les chiffres et les rapporteurs d'angles et on laisse parler les lettres ainsi que les mots.Tous les ans, à la troisième semaine du mois de mars, les étudiants du cégep désireux de s'infiltrer dans le monde universitaire doivent s'asseoir trois heures devant quelques feuilles blanches afin d'y déposer leur opinion et leur connaissance du français.L'epreuve annuelle de français écrit exige des étudiants qu'ils rédigent un texte argumentatif sur un sujet choisi parmi trois énonces et qu'ils le fassent en 500 mots, en suivant toujours les règles strictes que le programme académique leur impose.Le test annuel est sûrement la plus controversée des mesures visant à améliorer la qualité du français.Beaucoup de groupes étudiants contestent la validité d une telle évaluation alors que d'autres y voient une motivation incontournable pour stimuler l'apprentissage de la grammaire et des lois de la rédaction.Au cégep, les étudiants qui ne réussissent pas l'epreuve sont menacés de refus pour leur projet d'études supérieures.Des comparaisons.lean Couillard.superviseur de la correction au ministère de l'Éducation et professeur de français au secondaire, est bien prudent lorsqu'il entend les adultes comparer le français des jeunes à celui de leurs aînés.«Beaucoup d'adultes affirment qu'ils ont une plus grande maîtrise de la langue que les jeunes, c'est bien connu.Mais si j'avais à corriger ces mêmes adultes dans leur discours, j'aurais à les interrompre fréquemment», note-t-ii avec humour.- Il précise que beaucoup de tests ont été effectués depuis les années 50 et que les résultats moyens n'ont jamais changé, se situant toujours autour de 64 et 65 p.cent.Ces tests ont soumis les étudiants aux mêmes types de problèmes avec les mêmes niveaux de difficultés.Il n'y a donc jamais eu de baisse de moyenne depuis plus de 40 ans! Pourtant, tout le monde semble s'entendre pour crier à la catastrophe.Selon M.Couillard, ce qui fait la différence entre la qualité du français aujourd'hui et autrefois, c'est la composition de la masse etudiante.Il y a de ça quelques annees, les étudiants qui étaient moins doués ou moins intéressés par l'apprentissage scolaire délaissaient simplement les études pour s'orienter vers un travail plus pratique qu'intellectuel.Beaucoup d'entre eux ont réussi sans une grande scolarité.Cette sélection naturelle ne laissait que les étudiants motivé^ et doués sur les bancs d'école.Mais, aujourd'hui, la loi et les valeurs de notre société imposent à l'étudiant, intéressé ou non, de passer à travers un long périple scolaire.Ceux qui réussissent moins bien font baisser les moyennes et c'est la qu'arrivent les jugements sur la qualité du français chez nos jeunes.Fautes courantes D'après lean Couillard et son équipe de correcteurs, les fautes les plus fréquentes rencontrées dans les copies d'examens sont associées à la ponctuation.«C'est plus qu'une question de respiration du texte, c'est une série de lois qui régit le domaine de la ponctuation.Au ministère, on n'en exige que quelques cas mais un nombre considérable d'étudiants n'arrivent pas à bien utiliser la virgule».Les autres difficultés des étudiants résident dans l'emploi des pronoms personnels.Il arrive souvent, semble-t-il, que les jeunes rédacteurs changent le genre des pronoms personnels sans raison d'une phrase à l'autre.De plus, il est fréquent de rencontrer des phrases sans verbe ou incomplètes, ce qui est inacceptable dans un texte argumentatif.«Ce ne sont pas des notes de cours qu'on demande», prévient le superviseur des corrections.Comme il ne reste que quelques jours avant la rédaction du texte dans les cégeps du Québec, il est un peu tard pour commencer à se « « 1/ préparer si on n'a jamais ouvert une grammaire de sa vie.Mais, les différents collèges de la région offrent quand même des cours de préparation à l'épreuve.De plus, des brochures circulent afin de bien expliquer les exigences du texte argumentatif.Lors de l'examen, les étudiants ont droit à une grammaire et à un dictionnaire, ce qui peut alléger le fardeau de la préparation.Il suffit de bien comprendre comment consulter une grammaire et un dictionnaire.Pour le dictionnaire.c'est facile, au début il y a la lettre A et à la fin la iettre Z.lean Couillard.en tant qu'enseignant et correcteur, affirme que c'est tout au long de l'année que les étudiants devraient consulter les ouvrages de reférence.D'ailleurs, il a lui même écrit une grammaire analytique extrêmement facile à consulter et qui s'avère un outil presque indispensable pour un étudiant du cégep et du secondaire.Il l'a conçue en pensant à l'étudiant et aux différentes difficultés qu'il peut rencontrer.Comme il connaît bien les étudiants du Québec, on peut s'attendre à ce qu'elle soit rédigée en fonction des véritables besoins des jeunes.Une édition révisée paraîtra à l'été et elle sera disponible dans les écoles.Pour ceux qui auront à faire l'examen l'an prochain, ce serait peut être une bonne idée de la consulter.Louis MARCOUX Collège Ahuntsic 'Montréal ¦ La correspondance internationale, c'est comme un voyage sur un bout de papier.Pas très rapide, mais tellement intéressant! Si le goût vous en dit, voici un tour du monde â travers des lettres qui ont réellement été écrites.Première escale, la France.Bet-tina a 18 ans et correspond depuis cinq ans avec son ami du Québec.Elle a vécu son adolescence avec ce confident muet et lui a tout raconté de sa vie amoureuse mouvementée.Peu importe si le garçon change de nom à chaque lettre, elle lui dit tout.Ils se connaissent bien et projettent de se rencontrer.Un voyage qui pourrait concrétiser leur amitié pour le restant de leur vie.Ou en marquer la fin! De l'autre côté de la frontière, en Suisse, Tanja écrit â son ami que son pays traverse une période de chômage élevé, que les jeunes ne trouvent plus d'emplois.On compatirait, si elle ne rajoutait pas les statistiques.Six p.cent de chômage! Sans commentaire- Tout près, en Allemagne, Séverine essaie de montrer quelques mots de sa langue à son correspondant.Elle lui a même écrit une lettre entière en allemand! Pour apprendre une langue, il n'y a pas mieux.Une autre lettre d'Allemagne, cette fois-ci écrite par une jeune victime de la guerre en ex-Yougo-slavie.Parti étudier dans ce pays, il ne veut pas retourner choz lui pour se battre.Sa soeur est ép Autriche, exilée, et ses parents toujours sur place.Non loin de là, Bilge a ellç Jiussi vécu dans la peur de la guerre quand le pays voisin, 1 Irak, s'était emparé du Koweït.Aujourd'hui tout va mieux et elîcécrit comment l'industrialisation est un bien pour les paysans analphabètes et combien il est important de leur amener notre culture occidentale.La magie de la propagande!\t; L'Egypte aussi vit à l'heire des changements sociaux.On Jgssaie de séparer l'État de la religion et de restructurer le pays, iùona trouve ça un peu difficile d£ voir des fêtes religieuses dispajpitre.Surtout parce que c'était de» congés, mais aussi parce qu'elGEy tenait comme à un trésor de sçs ancêtres.Toujours en Afrique, aU,!Mali plus précisément, Tougourçé demande des conseils à son correspondant.Ça fait un certain4fcmps qu'elle est avec son amoui^jx et se demande si elle doit coucher avec.Du même coup elle demande les marques de condoms au Québec.et une boite.Au Mali il n'est pas facile de s'en procurer.En Inde, lames, un immigrant chinois converti au catholicisme (ce qui explique son nomV^dù traverser le pays pour alCef jèCu-dier à Calcutta.Il a quitt££st>n petit village de montagne mais garde contact avec le Québec, en anglais.À l'autre bout de la Tefte, en Nouvelle-Zélande, Nicola raconte à son correspondant comment elle a passé près de se nqyÉf.Sa panique, ce qui lui a passé par la tète.Son ami d'ici sera heureux de la retrouver vivante car 11 s'entend très bien avec elle et il aurait perdu une de ses bonnes amies.Amis rencontrés lors d'un voyage ou «commandes» à une agence spécialisée comme l'International Youth Service qui permet de se faire des amis dans plus de 100 pays! Si la découverte vous intéresse, n'hésitez pas, ils ont.12 ans d'expérience.IYS, PB 125, SF-20101, Turku, Finlande.Carie BERNIER-GENEST Collège Maisonneuve Montréal U JEUNE PRESSE est une initiative \u2022 ®.i du service de l'information de U PRESSE Cette page parait chaque dimanche, durant l'année scolaire.Son objectif est d'initier les adolescents à l'écriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.U choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction sous la direction de Marc Doré, adjoint au directeur de l'information.Téléphone: 285-7070 (télécopieur: 285-6808).Adresse: U JEUNE PRESSE, 7, rue, Saint-Jacques, Montréal, - H2Y1K9 .-
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