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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 1994
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-08-24, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal, mercredi 24 août 1994 Chantai Hébert «S: 'Zlk Les manoeuvres solitaires de Martin La « guerre économique mondiale », vous connaissiez ?Moi non plus, du moins pas jusqu'à tard lundi soir, quand la radio m a relayé mon ministre fédéral des Finances occupé à sonner vigoureusement le tocsin.L'appel aux drapeaux de Paul Martin m a prise complètement au dépourvu pendant que je roulais à vive allure entre Ottawa et Montréal.Fal-lait-il rebrousser chemin en quête d'éventuels bunkers fédéraux, ou poursuivre bravement ma route, au risque de me retrouver au beau milieu du champ de bataille ?Car cette guerre se déroule actuellement, sous votre nez et le mien, ici même au Québec.Et pour la gagner, a expliqué le haut-commandant des Finances canadiennes aux électeurs de Chateauguay avant-hier soir, il faut absolument s'enrôler avec les libéraux le 12 septembre.Paul Martin nie catégoriquement être venu au Québec pour faire la chasse aux « séparatistes ».Ce n'est pas au désir du PQ de convaincre les Québécois que M.Martin veut s'en prendre ; c'est plutôt les inconnues de son programme économique qu'il voue aux gémonies.Mais, dans le feu de l'action, le ministre des Finances aurait-il oublié de consulter le lieutenant Québécois de >n e< Cnose certaine, son message est à contresens des signaux rassurants que le gouvernement canadien tente d'envoyer aux investisseurs étrangers depuis le début de la campagne.A Hong-Kong, le mois dernier, le va de Daniel Johnson en minimisant Tes son gouvernement înant qi , André Ouellet ?ig-Konc, ministre des Affaires étrangères avait même porté un dur coup à la stratégie conséquences économiques de l'élection éventuelle du PQ.Appelé à commenter l'intervention de m.Ouellet, le premier ministre Jean Chrétien avait penché sans hésitation du côté du dollar canadien et de son ministre.En jetant, à ce moment-ci, lourdement son poids de ministre des Finances dans la balance québécoise, Paul Martin menace l'équilibre de la stratégie de son propre gouvernement.Car, dans les faits, c est le ministre des Finances, davantage que tous ses collègues y compris le premier ministre, qui sert de phare aux milieux d'affaires.Or, à tort ou à raison, parce que les sondages font état d'un rejet de la souveraineté dans l'opinion publique, les investisseurs s en inquiètent moins ces jours-ci.Le programme économique du PQ, par contre, leur inspire des doutes.Ironiquement, ces inquiétudes ne sont pas sans rappeler celles qu'inspirait aux mêmes milieux, l'automne dernier, le fameux « livre rouge » des libçraux fédéraux.A la guerre comme à la guerre, Paul Martin entretient aujourcfhui au sujet du PO les mêmes doutes qu'il a travaillé à dissiper l'an dernier, au sujet de son propre parti.Si le ministre fédéral des Finances peut invoquer la guerre sainte économique pour faire campagne pour les libéraux au Québec, qu en sera-t-il dans les autres provinces canadiennes ?Verra-t-on, plus tard cette année ou au tournant de l'an prochain, les ténors économiques du gouvernement Chrétien combattre les socialistes de Bob Rae en Ontario ou ceux de Mi-chael Harcourt en Colombie-Britannique ?Si, comme le soutient M.Martin, il faut voter libéral au Québec pour gagner « la guerre économique mondiale », ne faut-il pas, suivant la même logique, éviter à tout prix la réélection du NPD dans deux provinces qui sont les joyaux de la couronne économique canadienne ?S'il faut en croire le bureau du premier ministre à Ottawa, Paul Martin n'est pas en mission d'éclaireur au Québec, ces jours-ci.Son rôle se résume à celui de franc-tireur.Le ton de son intervention est tout de même embarrassant pour ses collègues québécois, à qui elle donne l'allure a ['objecteurs de conscience, et gênante pour son patron, dont une partie de l'opinion canadienne s'étonne déjà qu'il ne se soit pas lancé en croisade électorale contre le t elle est inquiétante pour Daniel Johnson, qui peut maintenant craindre qu'inspirés par la fougue du ministre, les Wells, Filmon et McKenna de ce monde ne s'enrôlent à leur tour sous les drapeaux des élections québécoises à la faveur du conseil ae guerre estival des premiers ministres provinciaux, la semaine jyochaine.Le PQ garantirait des prêts aux nouvelles sociétés Parlzeau engage les institutions financières à soutenir ce programme de 300 millions CI LUIS NORMAND SAINT-DAMIEN-DE-BELLECHASSE Le chef du Parti québécois s'est engagé hier à mettre de l'avant un plan pour lancer de nouvelles entreprises dont les mises de fonds initiales proviendraient d'institutions financières sous forme de prêts garantis par le gouvernement jusqu'à un f>lafona de 300 millions pour l'ensemble de 'opération.Le programme ayant une durée de deux ans, pour le moment, Jacques Parizeau estime qu'il permettrait à quelque 10000 projets d accoucher, ce qui se traduirait par 'émergence d'autant de PME et par la création de 30 000 emplois environ.Il s'agit d'une formule qui, dit-on, n'existe nulle part ailleurs et qui permet à quelqu'un qui croit avoir une idée valable ae la mettre à profit même s'il n'a pas un radis pour sa mise de fonds, donc qui ne serait pas en mesure de susciter même une lueur d'encouragement dans l'oeil de son gérant de banque ou de caisse populaire.i La garantie qu'apporte le gouvernement, jusqu'à concurrence de 50 000 $ par entre-rise dans les secteurs de pointe ou manu-àcturiers, et jusqu'à 25 000 $ par entreprise dans d'autres secteurs, change le portrait puisque qu'une institution financière ne considère plus le dossier avec indifférence ou inquiétude, mais avec intérêt, soutient-on.Cet engagement apparaîtra particulièrement intéressant aux jeunes entrepreneurs qui, à la fin de leurs études universitaires ou autres, ont souvent accumulé des dettes de 10 000 $ à 20 000 $, parfois plus, et qui ne sont alors pas en mesure d obtenir un prêt d'une institution bancaire.Le plan pé-quiste comporte en fait un volet spécial pour ces jeunes gens en vertu duquel le gouvernement appliquerait au remboursement du prêt étudiant découlant du régime Une dégustation à Montmagny.de prêts et bourses, une remise annuelle équivalente à 5 p.cent de la masse salariale de la nouvelle entreprise.« Ça lève un obstacle majeur pour des étudiants qui sortent des études sans capacité d'emprunter », a souligné le député de photo pc Gouin, André Boisclair, qui, comme le vice-président du parti, Bernard Landry, et le candidat péquiste dans Bellechasse, Claude Lachance, accompagnait M.Parizeau.Selon la proposition de Jacques Parizeau, l'institution prêteuse assume l'immobilisa- tion de son argent durant les trois premières années de vie de la PME ainsi créée, puisque non seulement aucune mise de fonds ne serait exigée de l'entrepreneur en herbe, mais aucun remboursement, ni du capital ni des intérêts durant cette période.Le capital et les intérêts seront exigés progressivement au cours de la quatrième et de la cinquième année.Au cours des trois premières années du programme, le prêt consenti est garanti à 100 p.cent, mais « il n'y a aucune garantie de rendement pour les institutions financières », souligne M.Parizeau.\t'.*.Le chef péquiste a insisté sur la nécessité de faire en sorte qu'il soit exigé des nouvelles entreprises « un minimum de paperasserie », afin d'éliminer les lourdeurs administratives.Le gouvernement fournira sur demande un service de parrainage de chaque projet, par une personne-ressource.M.Parizeau a aussi insisté sur le fait que ce régime fonctionnera d'une manière décentralisée, pour que les décisions soient prises dans les régions.Les modalités du programme annoncé restent à être établies avec les institutions financières.Jacques Partizeau a précisé avoir soumis ce plan au Mouvement Desjardins et à trois banques.Il a également indiqué que la SDI, sous un gouvernement péquiste, sera appelée à modifier largement son fonctionnement,, qui devra lui-aussi être plus sensible aux régions.« On va recentrer l'action de la SDI vers les PME », a déclaré Bernard Landry .Invité à commenter la déclaration du ministre fédéral Paul Martin à l'effet que la stratégie économique du Parti québécois allait «faire couler le Québec », Jacques Parizeau a répondu par une boutade rappelant que « ce même monsieurs Martin, lorsqu'il briguait la direction du Parti libéral du Canada, disait le plus grand bien du virage technologique proposé par le PQ dans le cadre de son programme « Bâtir le Québec ».Portrait de Saint-Henri - Sainte-Anne La « fille du coin » et le « bon docteur » BRUNO BISSON i le résultat d'une élection ne tenait qu'à la popularité des candidats, le nouveau comté de Saint-Henri-Saint-Anne, dans le sud-ouest de Montréal, pourrait se retrouver avec deux députés élus pour des raisons fort différentes.Mais les électeurs de ce comté, considéré comme un des plus pauvres du Québec, n'ont pas besoin de deux députés.Juste un, mais tout un.« Une femme de chez nous », clament sur Dresque tous les poteaux de téléphone de Saint-Henri à Pointe-Saint-Charles, les pancartes de la candidate libérale et député sortante, Nicole Loiselle, 40 ans, élue en 1989 par une mince majorité contre Francine Lalonde, une candidate vedette du Parti québécois.Si le nouveau candidat vedette péquiste de cette année, Réjean Thomas, 39 ans, ne peut prétendre à la même distinction, il n'est quand même pas le type même du candidat parachuté.Perçu comme le « bon docteur » des sidéens, auprès desquels il a ¦ 1 1 ¦» 1 travaillé pendant des années à la clinique L'Actuel \u2014 qu'il a co-fondée \u2014 M.Thomas est issu au milieu communautaire.Or, dans un comté qui a vu naître le premier véritable CLSC \u2014 la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles, une véritable institution \u2014 où s'est développée la plus grande concentration de coopératives d'habitation au Canada et la toute première clinique juridique communautaire, qui devint plus tard le modèle de l'Aide juridique québécoise, les politiciens ne doivent pas regarder les gens de haut, mais à ras-du-sol.« Les gens ont l'impression que les politiciens Tes ont laissés tomber », dit sans détour le Dr Thomas, qui ne se dissimule pas et joue à fond le cane du médecin qui sait écouter.11 a même donné des consultations imprévues auprès d'électeurs qui, spontanément, lui parlent de petites douleurs ici, d'élancements là, et ae gros gros poids qu'ils ont sur le coeur.RéJean Thomas Dans ce comté, derrière une porte sur quatre, les candidats se trouvent en présence d'une famille monoparentale.Le revenu moyen des familles du comté est de 33 p.cent inférieur à la moyenne du Québec.Le taux de décrochage scolaire, déjà élevé au Québec avec une moyenne de 36 p.cent, atteint ici des sommets hallucinants à 50 ou 70 p.cent, selon qu'il s'agit des filles ou des gars.Même si le comté a voté non au référendum sur Charlottetown, à 55 p.cent en 1992, M.Thomas ne peut rien prendre pour acquis, y compris l'intérêt aes électeurs d'un fief péquiste comme St-Henri où, dit-il, « le vote n'a pas sorti, en 1989 ».De plus, presque 30 p.cent de la population du comté est soit anglophone ou al-lophone ce qui, de l'aveu meme du docteur Thomas, ne lui facilite pas les choses.Née dans « la Pointe » qu'elle a quitté à 31 ans, son adversaire libérale, Nicole Loiselle, a reçu en héritage de son père Nicole Loiselle Gérard, un nom qui signifie encore beaucoup pour des milliers d'électeurs qui ont côtoyé le paternel durant plus de 40 ans de vie politique active, comme conseiller municipal, puis comme député fédéral, de Saint-Henri, jusqu'à sa retraite, en 1979.Samedi, au parc Saint-Gabriel dans « la Pointe », Mme Loiselle a pris un bain de foule durant la fête champêtre organisée pour les 75 ans d'une Caisse populaire locale.Ils étaient très nombreux à demander des nouvelles de son père, très peu à refuser de prendre les dépliants que leur tendaient les adjoints de la candidate, et en-core plus rares ceux qui ne la reconnaissaient pas d'emblée.Comme son adversaire, Mme Loiselle ne fait pas de promesse, et met de l'avant ces réalisations, dont 29 millions pour relancer l'économie du sud-ouest et 20 millions pour solutionner, encore que bien imparfaitement, les problèmes de logement du comté.Quant à lui, le Dr Thomas a mis de MARGUERITE BOURGEOYS POPULATION <%)\t\t ¦francophone\tanglophone\tallophone i 72,2\t16,0\t11,8 1 ÉLECTIONS 1989 (%)\t\t £ PLQ\tpo\tautres 45,2\t42,6\t12,1 RÉFÉRENDUM 1992 (%)\t\t.'rf^vl^ ; oui\tnon\t.45,2\t54,8\t\u2022 ¥ % /.s ?Xsw: REVENU MOYEN DES FAMILLES v \u2022 m ¦ ii| nu POPULATION SOUS LE 9E1^L DE LA PAUVRETÉ (%) ! QUÉBEC\tSTHENRI- STEANNE \u2022 \u2022\t 19,0\t37,1\ttourc#« : PIERRE OBOtWUy Nu(|iyN ^mt^(ticCaitr*imjmjr\\Ç)Ojf LMPmsss l'avant trois priorités qui lui valent, assu-re-t-il, une sympathie presque immédiate des gens du troisième âge (18 p.cent de la population a plus de 65 ans ), généralement plus frileux devant l'option fondamentale du PQ : les soins de santé, l'éducation et la formation professionnelle.Les « éclaireurs » prévoient tout, sauf.l'imprévisible DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC n ne peut jamais tout prévoir.Mais les responsables de la campagne électorale des deux chefs, libéral et péquiste, mettent tout en oeuvre pour éviter les bavures qui sont parfois .inévitables.Un chef d'entreprise qui fait une déclaration à l'emporte-pièce embarrassante pour le chef de parti qui le visite, des affiches illégales qu'on est appelé à commenter .les campagnes de Jacques Parizeau et de Daniel Johnson ont toutes deux eu leur part d'imprévus.Chaque fois, ces événements inattendus ont eu plus de répercussions dans les médias que la nouvelle planifiée par les organisateurs cette journée-là.Tant chez les libéraux que chez les pé-quistes, la tournée des chefs s'appuie sur des « éclaireurs » \u2014 souvent appelés « ad-vances » \u2014 chargés de vérifier sur place, quelques heures à l'avance, les problèmes qui peuvent survenir.Lés éclaireurs peuvent modifier le p&V- cours d'un chef pour éviter, par exemple, qu'il ne se heurte à une manifestation, prévenir qu'un groupe entend soulever une question précise et permettre par conséquent que le chef obtienne à l'avance des données qui lui seront utiles.Par contre, ils ne peuvent pas remplir une salle un peu dégarnie, un problème qu'une organisation, aussi bien rodée soit-elle, aura inévitablement à affronter un jour.* On ne peut pas tout contrôler, il faut aussi déléguer, faire confiance à nos organisateurs locaux », explique John Parisella, responsable de la campagne libérale.Toutefois, si Daniel Jonnson s'est retrouvé entouré d'affiches unilingues anglaises en fin de semaine, dans son propre comté, « c'est aue l'organisation n'avait pas mis tous les éléments dans le collimateur », souligne M.Parisella.Informée à temps de cette situation, l'organisation libérale aurait modifié l'itinéraire du chef, remarque-t-on.D'autres problèmes sont moins prévisibles, surtout en dehors des « lieux contrôlés » comme les conférences de presse et les assemblées partisanes.Quand, par exemple, le chef d'un parti se rend Visiter une usine.Personne alors n'est à l'abri d'une sortie intempestive.Pour Pierre Boileau, organisateur de la campagne péquiste, rien ne permet de prévoir qu'un chef d'entreprise critiquera ou-vernement la thèse du politicien dont il vient de serrer la main.La mésaventure vient d'arriver à Jacques Parizeau qui, selon sa propre expression a eu « l'air un peu fou » après avoir été critiqué par l'homme d'affaires Placide Poulin.Le président d'Acrylica à Sainte-Marie de Beauce avait, durant la visite du chef péquiste, fait une profession de foi fédéraliste et souligné que l'organisation du PQ avait insisté pour s'inviter, ce que nie catégoriquement l'organisation péquiste.Avant d'aiguiller leur chef vers une entreprise, libéraux comme péquistes demandent à leurs bénévoles locaux un tableau relativement complet de l'industrie, de ses points forts, des relations de travail.Mais on ne choisit pas un endroit en fonction des opinions politiques des dirigeants, signale toutefois M.Boileau.Au début de la campagne, M.Johnson s'était trouvé lui aussi dans 4ne situation identique, quand Oscar Wyatt, le multimillionnaire texan qui achetait Kemtec de Montréal, avait affiché sa parfaite indifférence au débat national québécois et son ignorance totale de la politique québécoise, alors qu'on attendait de lui une bénédiction du fédéralisme et des politiques économiques du gouvernement.« Dans une campagne électorale où'tu as 30 journalistes qui suivent un chef et cherchent le faux pas, c'est difficile à prévoir ».reconnaît, amusé, Pierre Boileau.Au début de la campagne, ces à-côtés totalement imprévus avaient davantage tendance à masquer l'annonce du jour, le mes-sage qu'un parti politique tente quotidiennement de faire passer dans les médias.Plus récemment, la situation s'est améliorée, et tout en relevant les pelures de bananes, les reportages font davantage état des interventions des chefs, note M.Boileau.M.Parisella est un peu plus amer.Selon lui, les médias devraient faire une sérieuse autocritique après la campagne, tant furent exagérés les incidents à^parcours anodins. LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 24 AOÛT 1994 Roger D.Landry président et editeur Paul Desmarais président du conseil d administration Marcel Desjardins directeur c2e I informaticr Claude Masson editeur adioint Alain Dubuc editonaliste en chef mais un spectacle d'«impro des assemblées contradictoires d'antan dont la télévision essaye, depuis trente ans, de prendre le relais.En raison des imprévus qu'il comporte, ce type d'exercice a toujours été périlleux pour les politiciens et on peut comprendre les chefs de partis de vouloir limiter les risques en fixant eux-mêmes les règles du jeu.Ce qui est plus difficile à admettre, par contre, c'est que les réseaux de télévision les laissent faire en se pliant à leurs exigences.Exactement comme ils céderaient aux caprices d'une vedette qu'ils tiendraient mordicus à présenter dans un de leur show.C'est là le problème.La diffusion d'un débat télévisé a pris une telle importance en termes de cotes d'écoute qu'on en est rendu à avoir l'impression que les chefs politiques font une faveur aux téléspectateurs en acceptant d'y participer.D'où les interminables négociations préalables dont le seul enjeu consiste à faire disparaître tous les prétextes qu'un des protagonistes pourrait invoquer pour se défiler.C'est ainsi qu'on en arrive à faire jouer à des journalistes expérimentés le rôle de simples faire-valoir face à des politiciens auxquels ils se contenteront de fournir un point de départ pour le baratin de leur choix.Sans pouvoir revenir à la charge avec une sous-question.À moins d'insister sur un sujet déjà abordé par un de leurs collègues.Sans non plus avoir la possibilité de s'écarter des grands thèmes acceptés à l'avance par les invités.Il va de soi qu'un débat n'est pas une conférence de presse et que le mandat des journalistes consiste surtout à lancer la dis- cussion entre les deux leaders.Mais on peut se demander en vertu de quel principe il appartient à ces derniers de décider à l'avance des thèmes qui méritent d'être abordés.Et du même coup d'écarter toute possibilité pour les représentants des médias de relancer un sujet qui, dans le feu de l'action, prendrait une importance qu'on n'avait pas prévue.Les partis disposent déjà de temps d'antenne gratuit pour présenter leur programme en mettant l'accent sur les aspects qu'ils estiment les plus fondamentaux.Là, M.Parizeau a toute la liberté de ne pas vouloir parler du coût de la souveraineté.Ou M.Johnson de ne pas s'attarder au bilan de l'administration libérale à laquelle il a été associé.Mais dans le cadre d'un débat, ce ne devrait pas être à eux de déterminer l'importance relative de chaque thème ni le nombre de questions auxquelles auront droit les journalistes.Ce sont les diffuseurs, seuls, qui auraient dû définir le format exact de l'émission en fonction de leur jugement éditorial sur les enjeux de la campagne.Libre ensuite aux partis d'accepter ou de refuser la formule proposée.Quitte ensuite à assumer devant les électeurs les conséquences de leur décision.On a malheureusement encore une fois raté une belle occasion d'assister à un vrai débat.Reste à souhaiter que le show qu'on nous prépare ne sera pas aseptisé au point de tuer définitivement le peu d'intérêt que cette campagne suscite jusqu'à maintenant.Après tout, même avec des politiciens en vedette, un spectacle d'impro, ça doit pouvoir au moins être drôle.Ptorra Gravai Quoi qu'en disent les communiqués officiels, il n'y aura pas, lundi prochain, de débat des chefs à la télévision.Ou si peu.En tout cas certainement pas une véritable émission d'information où Daniel Johnson et Jacques Parizeau s'affronteraient ouvertement après avoir été poussés dans É leurs derniers retranchements par des journalistes aguerris ayant toute la marge de manoeuvre nécessaire pour faire correctement \u2022 On aura plutôt droit à une représentation spéciale de la Ligue nationale d'improvisation où les deux vedettes devront rivaliser d'astuce pour faire semblant de répondre de façon satisfaisante à des questions simples sur des thèmes connus d'avance.La seule différence, c est que le public n'aura pas de cartons de couleur pour déterminer le gagnant mais des bulletins de vote à déposer dans les urnes le 12 septembre prochain.Un verdict qui sera d'ailleurs largement influencé par les commentaires des journaux du lendemain qui subiront, dans les heures qui suivent, la pressions des représentants des partis pour annoncer en manchette que leur chef est le grand vainqueur.Le spectacle ne sera pas dénué d'intérêt dans la mesure où on pourra comparer ia performance des deux rivaux et leur habileté à esquiver les rares pelures de bananes que les journalistes auront réussi à placer sur leur chemin.Mais on sera loin Les «colocs VS//V£.'WV/TftT/ON Il y a cinq ans, voulant dégonfler le budget de l'aide sociale, le gouvernement libéral avait eu l'idée d'amputer d'une centaine de dollars les chèques des prestataires qui profitent des «économies d'échelle* en partageant leur logement.La mesure a permis d'épargner pas loin de 140 millions par an.ÉMais ces économies ont un prix.Et d'après le Protecteur du citoyen, Daniel Jacoby.il est trop élevé.L'avis d'une quarantaine de pages qui constitue probablement la dernière sortie publique de M.Jacoby ne contient pas de grandes révélations.Mais, chiffres à l'appui, il décortique une politique qui pénalise les assistés sociaux qui tentent de faire un brin mieux avec le peu qu'ils ont.Le document de M.Jacoby permet de constater, par exemple, que cette mesure est appliquée sans discernement, comme si tous les colocataires du monde constituaient des partenaires de vie et faisaient épicerie commune.Il souligne aussi qu elle touche un des groupes les plus vulnérables de la société \u2014 les familles monoparentales\u2014 qui doivent, par définition, payer davantage pour un logement adéquat.Et qu'elle constitue une véritable prime à l'isolement, laquelle comporte un coût social évident, quoique impossible à chiffrer.M.Jacoby s'intéresse surtout à l'aspect économique de cette politique, et ne s'attarde pas sur son caractère le plus ignoble: des méthodes de contrôle dignes d'un État policier.Pour .permettre à ses agents de bien jouer leur rôle, le gouvernement les a dotés de pouvoirs spéciaux, notamment celui d'interroger médecins, propriétaires et même curés afin de savoir qui vit avec qui, depuis combien de temps, sur quelle base, etc.Tenter de diminuer le coût d'un programme qui, en plus de gruger le budget de l'État, crée un syndrome malsain de dépendance, c'est une chose.Mais la ponction imposée aux colocataires constitue une mesure de courte portée, qui fait globalement beaucoup plus de mal que de bien.Le document de M.Jacoby a été mis en circulation à quelques semaines d'un scrutin provincial, et ce n'est pas un hasard.Souhaitons qu'il lance un débat qui ira au-delà de la critique et permettra d'envisager de véritables réformes de notre système d'aide sociale.Des réformes qui tenteraient de réduire les coûts de la pauvreté en s'attaquant à la pauvreté, et non aux pauvres.Agnès GRUDA mmm DROITS RESERVES pour l'avenir les intervenants situés sur la ligne de front.La maîn-d oeuvre L'avenir économique est aussi fonction de la qualité de la main-d'œuvre sans laquelle on ne peut correctement lire le marché à développer, s'ajuster à l'innovation et la mettre en application.Le déclin des secteurs primaire et secondaire à basse technologie et l'importance accrue du tertiaire confirment que la compétitivité du Québec dépend de moins en moins de l'extraction, de la transformation et de l'exportation de ses ressources naturelles.(.) Les régions qui comptaient sur ces ressources rencontrent aujourd'hui de graves problèmes de diversification économique.Dans cette optique, une main-d'oeuvre qualifiée est mieux en mesure de s'adapter aux nouvelles conditions du marché du travail.La formation dispensée au sein des entreprises, surtout celles qui réussissent, exportent et sont rentables, permet de recycler les travailleurs, de les affecter à de nouvelles tâches et de revoir l'organisation du travail.Or, le secteur privé québécois dépense deux fois moins pour la formation que la moyenne canadienne, cinq fois moins que les États-Unis et quatorze fois moins que l'Allemagne.Il s'agit d'une situation qui risque de placer à la longue la population du Québec en concurrence seulement avec des pays où la main-d'œuvre est moins bien rémunérée.Les conséquences d'un tel choix sont facilement prévisibles sur la qualité de vie.(.) A cet égard, les politiques de formation de la main-d'œuvre doivent pouvoir répondre aux besoins identifiés par le milieu et favoriser une souplesse d'application comme une ouverture à l'expérimentation.Troisièmement, il est faux de croire qu'un abaissement des normes en matière de conditions de travail et de couverture sociale influence de façon positive le développement économique et la création d'emploi.Ce serait plutôt le contraire.C'est du moins ce que confir- me la première étude systématique de vingt années de déréglementation et de privatisation dans les pays de l'OCDE (OCDE, Employment Outlook, juillet 1994).Ainsi, l'Angleterre dont les normes de travail sont les plus faibles de tous les pays de l'OCDE \u2014y compris des pays tels le Portugal, l'Irlande et la Grèce\u2014 a moins bien réussi depuis vingt ans que le Danemark, l'Autriche et même la Belgique, trois pays qui, contrairement à une image répandue, ont conservé et même accru leur niveau de protection sociale.Solidarité Dans la conjoncture présente, une politique de plein emploi ne peut d'aucune façon faire l'économie de la consolidation des réseaux locaux et interrégionaux de solidarité.Il est impératif que tous les citoyens s'associent aux objectifs du développement et puissent en tirer partie.Cette solidarité implique que les intervenants puissent accepter les objectifs de concurrence, de plein emploi et de redistribution des bénéfices au sein de la collectivité.11 ne saurait y avoir de responsabilisation individuelle sans solidarité collective, il ne saurait y avoir de développement économique durable sans redistribution et solidarité, il ne saurait y avoir de croissance viable dans un monde où les activités économiques ont tendance à se regrouper dans quelques pôles de développement.Il importe donc de se soucier de la dimension spatiale de la croissance économique.En somme, les objectifs de développement durable et de création d'emploi impliquent l'adoption d'un nouveau modèle de développement à multiples volets.D'abord, nous devons miser sur le renforcement des synergies locales et régionales, source d'un développement du bas vers le haut.Cela est inévitablement accompagné de disparités économiques interrégionales grandissantes, d'où le besoin de péréquation interrégionale.Ensuite, il nous faut mettre en place des mesures visant à atteindre un niveau plus acceptable d'équité intergé- nérationnelle, mesures dont profiteraient en tout premier lieu les jeunes.L'action ainsi coordonnée des municipalités, MRC, entreprises, syndicats, travailleurs, groupes communautaires et du pouvoir politique en faveur du développement de la capacité concurrentielle des secteurs où les régions profitent d'un avantage nous apparaît essentielle à la santé économique du Québec.Dans cette optique, le Québec possède deux atouts importants par rapport aux autres espaces économiques du Canada : la mobilité des individus est moins grande au Québec qu'ailleurs au Canada à cause de la langue, et la société y est relativement plus homogène.Pour ces raisons, le Québec peut rapidement s'ajuster aux nouveaux déterminants du développement économique et adopter le modèle qui favorise une prospérité locale et une harmonisation des politiques en fonction d'objectifs collectivement partagés.Ces dimensions, pour fondamentales qu'elles sont, ne touchent pas à tous les aspects des problèmes qui affectent le Québec.(.) elles permettent, lorsque ainsi articulées, de réhabiliter une vision du développement ayant pour point d'ancrage la responsabilisation sociale des citoyens et la recherche d'un consensus collectivement défini sur les objectifs et les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre.À notre avis, il s'agit là d'une trajectoire que la population du Québec oeut adopter avec oélérité et avantage.Bien sur, un tel choix nécessitera des aménagements complémentaires, notamment dans la recherche d'une plus grande équité par l'inclusion sociale des citoyens et citoyennes du Québec.Sous cet angle, des mécanismes inédits sont à préciser.Nous pensons, entre autres, au partage consenti du travail et des revenus.à la réduction volontaire du temps de travail, à la valorisation du travail social, à des politiques fiscales et monétaires mieux adaptées, à une redéfinition des politiques de soutien du revenu, etc.(.) Bien que, théoriquement, ces défis puissent être relevés dans le cadre du système politique actuel, ils ne sauront être atteints, pensons-nous, au sein d'un régime qui ne favorise pas la décentralisation des lieux de prise de décision.Dans le cadre canadien actuel, une telle décentralisation ne semble pas à l'ordre du jour, ce qui rendra très difficile la concrétisation de ces défis au Québec.Aussi, pensons-nous que l'approche privilégiée par le Parti libéral du Québec risque de conduire le Québec vers le modèle des idéologues du laisser-faire.Quant au cadre québécois que projette de créer le Parti québécois par la souveraineté, il devra comprendre beaucoup plus qu'un projet de décentralisation en faveur des municipalités pour favoriser la réalisation des défis que nous avons identifiés.Surtout, il devra chercher à favoriser l'établissement d'un consensus, en quelque sorte la mise en forme d'un nouveau pacte social.Parler d'emploi, de plein emploi, miser sur l'emploi, faire de l'emploi la solution miracle nécessite, dans la conjoncture actuelle, une vision sociétale complexe.Ainsi, importe-t-il que les principaux partis politiques qui débattent de cette question ouvrent clairement leur jeu et expliquent comment ils entendent lier ou non l'emploi avec la solidarité et la recherche de l'équité.(FIN) Le Groupe de réflexion sur les institutions et la citoyenneté (GRIC) Claude Barîteau, Université Laval ; Gary Caldwell, chercheur indépendant; Yolande Cohen, Université du Québec à Montréal ; Pierre Fortin, Université du Québec à Montréal ; Guy Laforest, Université Laval; Daniel La-touche.INRS-Urbanisation ; Alain-G.Gaçnon, Université McGill; Chantai Maillé, Université Concordia; Pierre-Paul Proulx.Université de Montréal; François Rocher.Carleton University; Daniel Salée, Université Concordia; Yves Vaillancourt, Université du Québec à Montréal.fi 11 est possible d'identifier un certain nombre de conditions qui nous paraissent essentielles à l'établissement d'une société préoccupée d'équité, de solidarité et d'emploi dans le contexte d'une économie mondiale.Trois éléments nous semblent particulièrement déterminants dans la poursuite de cet objectif: innovation, formation de la main-d'oeuvre et réseaux de solidarité locaux et collectifs.- La théorie économique nous apprend que les entreprises et les régions qui réussissent à percer les marchés sont celles qui peuvent être concurrentielles.La création de nouveaux produits et services et leur diffusion impliquent la mise en oeuvre de nouveaux procédés et de nouveaux modes d'organisation.En ce sens, l'innovation implique un effort soutenu dans des activités de recherche et de développement.(.) .À cet égard, le Québec et le Canada font piètre figure si on les compare à d'autres pays comme le lapon, l'Allemagne et les États-Unis.En fait, parmi les membres du G7, seule l'Italie affiche des dépenses de R & D en pourcentage du produit intérieur brut inférieures au Canada.Or, il existe une corrélation étroite entre ces activités et le taux de productivité.Les emplois dans les secteurs à haute technologie et à haute valeur ajoutée présentent un taux de rémunération nettement plus élevé.Par ailleurs, la recherche en elle-même n'est pas suffisante.Encore faut-il que les résultats obtenus soient diffusés et qu'il existe des réseaux locaux et régionaux capables de les diffuser rapidement.De la même manière, la présence dans des réseaux interrégionaux du internationaux permet d'être sensibilisé à des technologies qui ne sont pas actuellement disponibles au Québec.Enfin, le processus d'innovation exige une structure souple et décentralisée permettant aux milieux de pouvoir compter sur un savoir-faire répondant aux besoins spécifiques identifiés par Montréal, mercredi 24 août 1994 B 3 t Le FIS exige la libération de ses dirigeants comme préalable à tout dialogue d'après AFP BONN Le Front islamique du salut (FIS-dissous) à l'étranger a répondu hier aux ouvertures du président Liamine Zéroual en réclamant une nouvelle fois la libération de ses dirigeants emprisonnés, comme préalable à tout dialogue.«Le FIS n'a pas l'intention d'entamer des négociations de l'intérieur de la prison», a déclaré à Bonn une source proche du FIS à l'étranger.Selon cette source, le FIS demande que ses chefs soient libérés pour pouvoir se réunir librement avec les cadres du mouvement, «ceux qui sont dans la clandestinité, ceux qui sont en exil, ceux de la branche militaire et de la branche politique».Soulignant qu'aucun dialogue n'aura lieu avant la libération des dirigeants emprisonnés, le FIS réclame sa légalisation et une «négociation sérieuse en toute liberté et en toute clarté devant la presse».Dimanche, le chef de l'État algérien avait reçu les dirigeants de cinq partis politiques favorables à une participation du FIS au dialogue avec le pouvoir et les avait encouragés à «aller rencontrer les dirigeants de la formation dissoute en prison», notamment Abassi Madani et Ali Belhadj, pour les convaincre de s'associer au dialogue en cours.M.Zéroual avait cependant posé des conditions à cette ouverture, demandant aux dirigeants du FIS d'« adhérer publiquement» aux «constantes de l'Algérie», c'est-à-dire condamner la violence, respecter la Constitution, le pluralisme politique et l'alternance au pouvoir.« Toutes ces conditions ont déjà été maintes fois bafouées par la junte militaire», a déclaré la source proche du FIS: «C'est le pouvoir militaire qui a refusé l'alternance du pouvoir, éliminé la démocratie et bafoué d'une manière flagrante la constitution.Nous répétons que cette junte est illégitime, qu'elle n'a pas le droit de poser de conditions.» À propos de la condamnation de la violence, «le FIS réaffirme que la violence» a été initiée par la «junte militaire».«Nous pensons que la résistance du peuple est légitime.Le président doit ordonner l'arrêt de la vioience de l'État pour rétablir la stabilité», a ajouté cette source.«Il n'y a aucun intérêt à aller rencontrer les dirigeants du FIS en prison», estimait entre-temps le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN, ancien parti unique), Abdelhammid Mehri, dans un article à paraître aujourd'hui dans l'organe de son parti, El Moudjahid.«Le président Zéroual nous a encouragés à aller rencontrer les dirigeants du FIS en prison.Nous lui avons répondu qu'il n'y avait aucun intérêt à cela tant que le pouvoir détient seul la décision d'associer ou d'exclure le FIS du dialogue entre le pouvoir et l'opposition»,écrit Mehri.Mehri écrit d'autre part que «nous avons l'impression que la nouvelle manche de dialogue ressemble, hélas, à celles qui l'ont précédée, et qu'elle conduira aux mêmes résultats si elle se poursuit dans la même direction».Le président élu Ernesto Zedillo salue des partisans, lundi à Mexico.PHOTO RtUTB?^ REPÈRES ?Somalie L'avenir de l'ONUSOM en question d'après AFP NAIROBI ¦ La mort de sept Casques bleus indiens, lundi, dans une embuscade tendue par des So-maliens, relance le débat sur le maintien de troupes de l'ONU dans ce pays où aucune solution politique n'est en vue.Le nouvel émissaire de l'ONU en Somalie, M.Victor Gbeho, a lancé la semaine dernière un appel aux chefs de clans, leur demandant de travailler à la mise en place d'un gouvernement.Une fois de plus, mais en vain, l'ONU les a avertis des limites de la patience des bailleurs de fonds, qui ont investi en pure perte des millions de dollars dans l'intervention en Somalie.À Delhi, un porte-parole du ministère de la Défense a exprimé la «vive préoccupation» de son gouvernement après la mort des sept soldats, mais l'opposition indienne demandait hier le retrait des troupes servant sous la bannière de l'ONU en Somalie.Vijay Kumar Malhotra, du B|P, principal parti d'opposition, a réclamé que les 5000 Casques bleus indien soient rapatriés.Il a été suivi par des représentants du parti centriste janata Dal et du Parti communiste (CPI, marxiste).Selon M.E.Balanandan, du CPI, les soldats indiens n'auraient jamais dû être envoyés en Somalie.«Cela a été fait pour servir les desseins américains», a-t-il dit.Le secrétaire général de l'ONU, M.Boutros Boutros-Ghali, s'était inquiété la semaine dernière de l'insécurité en Somalie et de l'absence de progrès dans le processus de réconciliation nationale, qui a peu de chances d'aboutir d'ici à mars prochain, date prévue de fin de mission pour l'ONU-SOM-II.M.Boutros-Ghali avait recommandé que la force soit di-minuée immédiatement de 1500 hommes et réduite ultérieurement à 15000 soldats.Outre les sept tués, huit Casques bleus indiens ont été blessés après être tombés dans une embuscade dans le village de Burleego, dans le centre de la Somalie Les enquêteurs de l'Opération de l'ONU en Somalie (JONUSOM-II) «tentent de sa- voir qui est responsable de cette attaque qui a été si soigneusement préparée», a déclaré hier Huntley Anderson, porte-parole de l'ONUSOM à Nairobi.Selon le commandant Rick McDonald, porte-parole militaire à Mogadiscio, au moins trois des assaillants ont été tués et trois arrêtés, mais l'ONUSOM n'a encore déterminé ni leur identité ni leur appartenance clanique.Les contingents indien et pakistanais sont les plus importants de l'ONUSOM-II, force quasi entièrement asiatique et africaine depuis que les pays occidentaux se sont retirés de Somalie, dans la foulée des Américains, en mars dernier.Arrivés en Somalie en décembre 1992 pour secourir les victimes de la famine aggravée par la guerre civile, les Américains sont partis détestés et amers, après avoir combattu les Somaliens et perdu une vingtaine d'hommes.Depuis mai 1993, 106 Casques bleus étrangers ont été tués en Somalie, l'intervention étrangère ayant basculé dans l'affrontement armé avec les miliciens après juin 1993, lorsque 24 Casques bleus pakistanais avaient été tués à Mogadiscio par les hommes du général Mohamed Farah Aldid.Depuis avril, sept Népalais, un Zimbabwéen et deux Ma-laisiens avaient déjà été tués dans des affrontements avec des Somaliens, pendant qu'enlèvements et actes de banditisme se multipliaient.«L'attaque de lundi est incompréhensible», selon le commandant McDonald.Les camions attaqués servaient à réparer les routes, a-t-il souligné, et étaient escortés par .trois véhicules de l'ONUSOM avec à leur bord environ 35 Casques bleus indiens.Le convoi a été pris sous le feu de lance-roquettes, mortiers et armes légères.Sept soldats indiens ont été tués et neuf blessés, dont trois grièvement, tandis qu'au moins trois Somaliens ont péri dans la bataille, qui a duré plusieurs heu- Le dialogue entre factions somaliennes avait été remis sur les rails en mars, lorsque le général Aldid et son principal rival, Ali Mahdi Mohamed, avaient signé à Nairobi un «accord de réconciliation nationale».Mais de reports en annula-tions, le processus est en panne, et rien ne semble avoir atténué les rivalités pour la conquête du pouvoir, laissé vacant par la chute du dictateur Mo-hai 1991.» La victoire d'Ernesto Zedillo paraît largement confirmée d'après AFP et AP MEXICO La victoire d'Ernesto Zedillo, candidat du parti au pouvoir à l'élection présidentielle au Mexique, paraissait irréversible hier, après dépouillement de près du tiers des suffrages.Après le décompte de 65,4 p.cent des bulletins hier midi, Zedillo arrivait largement en tète avec 49,03 p.cent des voix, contre 28,42 p.cent pour le conservateur Diego Fernandez, du Parti d'action nationale (PAN), et 16,46 p.cent pour Cuauhtemoc Carde-nas, du Parti de la révolution démocratique ( PRD, gauche).Ce dernier a contesté la victoire du candidat du PRI, jugeant qu'une «fraude colossale a été commise», même si des porte-parole des 82000 observateurs mexicains et internationaux ont estimé que le scrutin s'était bien déroulé dans l'ensemble.Devant 20000 partisans réunis lundi sur la principale place de Mexico, Cardenas avait encouragé ses partisans à manifester et appelé à des manifestations nationales.Mais la situation était calme hier en milieu de journée.«La lutte, mes camarades, ne fait que commencer.Nous n'allons pas avoir six nouvelles années d'intimidation!» avait-il lancé.À cette harangue, les partisans brandissaient des drapeaux blancs frappés d'un poing rouge en criant: «La démocratie maintenant!» À Washington, pourtant, le secrétariat d'Etat américain réitérait la confiance exprimée la veille par la Maison-Blanche en estimant que l'élection de dimanche «apparaît comme la plus libre et la plus honnête de l'histoire moderne du Mexique, malgré quelques problèmes et cas de fraude isolés».L'administration était toujours hier en contact avec le groupe d'observateurs américains, dont la fondation Carter, qui ont sur- % iillllll Ii/i^iw 1g \\ pii y au 23îoût,m sur 50,8 % dès bulletins \\ : ï de vote défroulllés \\ % \\ 4 Parti Révolutionnaire Part endredi matin devant trois juges du plus haut tribunal au Québec.\u2022 \"Me Claude Carignan, l'avocat de M.Dumont, a plaidé que la requête de son client soulève des questions de droit importantes, car l'article 423 de la loi électorale du Québec, sur le temps d'émission gratuit, n'a pas fait l'objet d'une décision judiciaire à ce^our.Me Gérald R.Tremblay, arvocat de Daniel (ohnson, et Me Marc-André Blanchard, avocat des médias, ont répliqué que cet article esjrparfaitement clair et qu'il n'a p&à-besoin de faire l'objet d'un ju-gè&ent pour être interprété.\"l'article prévoit que lorsqu'un diffuseur décide de donner du temps d'émission gratuitement à un chef, il doit en donner équita-btément à tous les chefs des partis représentés à l'Assemblée nationale (l'ADQ l'est).Un autre article de la loi spécifie toutefois que lés-émissions de nouvelles, de coTTimentaires ou d'affaires publi-.ques ne sont pas soumises à cette rèftle, qui vise en fait la publicité -élçetorale.-En effet, de plaider Me Tremblay, le débat n'est pas une émission «mise à la disposition» des chefs: ils ne peuvent en faire ce qu'ils veulent ; ils sont soumis aux questions des journalistes présents et au format décidé, souligne l'avocat.PHOTO REUTCT comgrtÊcM cfe Moins de trois semaines avant les élections du 12 septembre, le premier ministre Daniel Johnson a fait un arrêt; hier; à Terrebonne, au nord de Montréal.Lors d'une courte pause, les commentaires de sa femme Suzanne ont semblé le réjouir.Lucien Bouchard essaie de rassurer les fonctionnaires fédéraux de l'Outaouais «Un État québécois aura avantage à leur faire une place dans sa bureaucratie », dit-il PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTAWA ¦ Les fonctionnaires fédéraux de l'Outaouais n'ont pas à craindre l'accession du Québec à la souveraineté, dit le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard.Un éventuel État québécois aura avantage à leur faire une place dans sa bureaucratie.argue-t-il.« Un Québec souverain aura besoin de l'expertise des gens de l'Outaouais qui travaillent maintenant au niveau fédérai.Ce sont des.gens compétents, bilingues, qui'ont une vue plus experte des responsabilités fédérales qui seront transférées au Québec», dit-il.Lucien Bouchard a poursuivi sa tournée électorale en faveur du Parti québécois dans la région de l'Outaouais.hier.Il a notamment fait un arrêt dans le comté de Hull, ou la fonction publique fédérale procure plus de 25 p.cent des emplois.C'est pourquoi il a voulu se faire rassurant.Le Parti québécois mise davantage sur la popularité de son candidat Michel Légère que sur sa thèse souverainiste pour tenter de remporter une première victoire elçctorale dans La circonscription dd Hull.Maire db la ville de Hull de I98l a 1991, Michel Légère est une figure très connue dans ce comté.Lucien Bouchard sait très bien que la thèse souverainiste n'est pas populaire dans la région de l'Ouatouais, qui compte cinq cir- PHOTOCP Légère, candidat du Parti québé-Hirtl, le chef du Bloc québécois, lltés de cet ami «de longue date*.conscriptions électorales sur le plan provincial.Au référendum d'octobre 1992, la région s'est prononcée à plus de 55 p.cent en faveur de l'accordée Charlotte-town.Main-d'oeuvre: entente peu probable avant les élections DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ 11 est peu probable qu'une entente fédérale-provinciale sur la formation de la main-d'oeuvre puisse être conclue avant les élections du 12 septembre, a indiqué hier le ministre de l'Emploi, Serge Marcil.Les deux parties ne sont toutefois «pas tellement loin d'un accord», les choses ayant progressé depuis juin, souligne-t-il.Le ministre fédéral Lloyd Axworthy est cependant plongé dans son vaste projet de réforme de l'ensemble des programmes sociaux \u2014 toute entente avec Québec devra tenir compte de ce projet, explique M.Marcil.Une entente rapide reste toujours possible, mais le ministre avouait hier à La Presse qu'il ne se fait pas trop d'illusions sur la rapidité des discussions avec le fédéral, surtout en cette période de vacances.Plusieurs reportages sur l'intervention d'André Bourbeau, dans le comté de Chàteauguay, lundi, laissaient croire qu'une entente était imminente avec Ottawa en matière de formation de la main-d'oeuvre.Hier M.Bourbeau niait vigoureusement avoir affiché autant d'optimisme.Sa seule intervention fut de rappeler que, compte tenu des finances publiques, Ottawa ne pourrait faire autrement que d'aller dans le sens de la volonté de Québec de sabrer dans les chevauchements de programmes, d'expliquer hier M.Bourbeau.Quant à M.Marcil, il souligne que le Québec n'a aucun intérêt à accepter une entente qui ne serait pas satisfaisante, même en période électorale.«C'est bien beau de rapatrier les pouvoirs, mais cela ne donnera rien si on n'a pas les budgets correspondants».Le fédéral dépense environ 900 millions de dollars par année, au Québec, dans des programmes de formation de la main-d'oeuvre de toutes farines.Au Point, la semaine dernière, le premier ministre (ohnson a soutenu qu'une entente rapide avec Ottawa aurait été possible, si le Québec avait consenti à «signer à rabais» ce qui lui était inacceptable.En revanche, d'indiquer M.Marcil, Ottawa et Québec se sont entendus depuis plusieurs semaines pour entreprendre une vaste enquête afin de connaître les attentes des 25 000 entreprises québécoises en matière de formation.Les deux gouvernements ont con-venu de dégager environ 800 000$ pour ce coup de sonde, une décision adoptée dès juin, par le conseil des ministres à Québec.L'idée avait d'abord été lancée par l'Association des manufacturiers du Québec, qui souhaitait être mandatée pour réaliser l'enquête.Mais la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre a rapidement souligné que ce genre de travail relevait de son mandat, ont expliqué d'autres sources, hier.Les anglophones de l'Estrie redoutent la victoire du PO Presse Canadienne «11 faut reconnaître que le Bloc québécois n'a pas fait élire de députés dans l'Outaouais.Ce n'est pas une région acquise aux souverainistes», a-t-il dit.Devant la presse locale, au bureau de campagne de M.Légère, M.Bouchard s'est ainsi davantage appliqué à souligner les qualités du candidat \u2014 « un ami de longue date, dont on ne peut dire que du bien », dit-il \u2014 qu'à vendre le projet de souveraineté que partagent le Parti québécois et le Bloc québécois.Il a notamment rappelé que l'élection provinciale n'était pas une campagne référendaire.«11 s'agit d'élire un gouvernement à Québec.Et la région doit avoir une voix au sein du prochain gouvernement», a-t-il dit.Mais pour se faire rassurant, M.Bouchard a ajouté qu'un éventuel Québec souverain devra embaucher les fonctionnaires fédéraux de la région.«C'est un engagement du Parti québécois.Ce n'est une promesse pour faire plaisir.Un Etat québécois aura besoin des fonctionnaires de la région.» Dans cette région comme ailleurs au Québec, l'emploi est en tète de liste des préoccupations des électeurs.Mais pour une majorité d'entre eux, comme ils l'ont exprimé lors de plusieurs scrutins, le maintien du lien fédéral semble le meilleur gage de stabilité économique.SHERBROOKE ¦ L'éventuelle élection d'un gouvernement du Parti québécois inquiète la communauté anglophone de l'Estrie, au point que quel-ques-uns de ses membres n'hésitent pas à comparer le chef péquiste Jacques Parizeau à Adolf Hitler.Le candidat du PQ dans Saint-François, René Turcotte, n'a pas eu la vie facile, hier, alors qu'il rencontrait une trentaine d'anglophones à Lennoxville, près de Sherbrooke, même s'il avait lui-même suggéré à la communauté anglophone d'organiser cet échange.Une équipe de journalistes du réseau anglais de Radio-Canada \u2014 qui doit diffuser demain ou vendredi un reportage sur Saint-François, à l'émission News-Watch \u2014 était sur place.Les questions adressées à M.Turcotte ont porté sur le sort que réserverait un gouvernement péquiste à la communauté anglophone, notamment au chapitre de l'éducation et de l'économie.La plus grande inquiétude a été manifestée à l'égard d'une éventuelle séparation du Québec.«Bien sur que nous nous dirigeons vers cette option; c'est le premier point de notre programme politique», a lancé M.Turcotte.« Vous dites que ce sera une catastrophe et vous me citez des noms de personnes qui prédisent effectivement une catastrophe.Moi, je vous cite d'autres noms de personnes qui prétendent qu'au contraire, ce ne sera pas catastrophique.Vous me posez des questions, je vous donne des réponses.Même si vous ne les aimez pas, elles ont au moins le mérite d'être claires.» Les réponses du candidat péquiste n'ont pas semblé plaire à tous les participants.Quelques-uns ont quitté la salle avant la fin de la rencontre.Bien que serrés, les échanges ont été cordiaux, les anglophones réservant même quelques applaudissements à leur invité, jusqu'à ce que deux personnes comparent le chef du PQ, (acques Parizeau, à Adolf Hitler.M.Turcotte s'est alors tourné vers la caméra de NewsWatch, demandant de capter cette intervention sur pellicule, avant de tourner le dos à son interlocuteur.Une autre remarque du genre devait mettre fin à la rencontre.Le candidat péquiste a simplement indiqué qu'il avait la conviction que ces propos n'illustraient pas ce que ressent la communauté anglophone de l'Estrie.Les femmes réclament une loi sur l'équité salariale Presse Canadienne ¦ Profitant de la campagne électorale, une coalition de syndicats et de groupes de femmes revient à la charge avec sa demande de faire adopter une loi en faveur de l'équité salariale.Cette fois, c'est aux candidats qu'elle s'adresse, et non seulement aux chefs de parti.La Coalition en faveur de l'équité salariale, qui affirme représenter 400 000 femmes et autant d'hommes, a procédé de façon inusitée, en faisant parvenir, à chacun des 125 candidats du Parti québécois et du Parti libéral, un dépliant muni d'un coupon-réponse.Le candidat doit remplir et signer cet engagement «à ce que l'Assemblée nationale adopte la loi sur l'équité salariale et ce dès la première session».Les 250 dépliants oift été postés la semaine dernière et, jusqu'à maintenant, seulement deux candidats ont répondu.La porte-parole de la coalition.Mme Thérèse Ste-Marie, insiste pour obtenir non seulement l'adoption d'une loi, mais aussi sa mise en vigueur dès la première session.Des candidats péquistes ont déjà promis qu'un gouvernement du PQ «proposera l'adoption d'une loi pro-active en matière d'équité salariale».Néanmoins, la coalition réclame un échéancier précis et tient à ce que la loi s'applique à tous les employeurs, des secteurs public et privé.Chez les libéraux, M.Daniel (ohnson, à l'époque où il était président du Conseil du trésor, avait tardé à octroyer des fonds pour une enquête de la Commission des droits de la personne sur un dossier d'équité salariale dans le secteur public, se rappelle Mme Raymonde Leblanc, de la C5N, membre de la coalition. LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 24 AOUT 1994 B 5 __ÉLECTIONS94 ***___ L'OLF se penche sur les affiches d'Hudson Les affiches anglaises rencontrées par Johnson sont « des cas évidents d'infraction » DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Les affiches unilingues anglaises que le chef libéral Daniel Johnson a croisées sur son chemin à Hudson, dans son propre comté, sont des cas évidents d'infraction a la loi, estime le président de l'Office de la langue française, Jean-Claude Rondeau.À l'office, on reconnaît sans détour que les affiches en anglais seulement de cette petite localité très anglophone ont fait l'objet de quelques plaintes.Même la voiture de pompiers, sur laquelle on avait oublié de traduire « Rescue » et « Fire department », n'est pas une inconnue pour l'Office de la langue.Toutefois, questionné sur des cas précis, l'organisme a toujours comme attitude officielle de refuser de confirmer qu'une plainte a pu être déposée, explique-t-on.En fin de semaine, le chef libéral, Daniel Johnson, s'est retrouvé un peu dans l'eau chaude.Arpentant les rues d'Hudson accompagné de la meute des journalistes, il a été confronté aux affiches de quelques commerces qui, contrairement à la loi, étaient rédigées en anglais uniquement.Impatienté par le tir nourri des questions de la presse, M.Johnson a alors soutenu qu'il avait autre chose à faire que de déposer des plaintes sur la langue d'affichage, évoquant la « guérilla linguistique » de son adversaire pé-quiste qui, il y a cinq ans, relevait systématiquement toute dérogation à la loi sur la langue d'affichage.Mais même si Daniel Johnson n'a pas porté plainte, les infractions portées à la connaissance de l'Office de la langue française auront des conséquences.« La visite du premier ministre a attiré l'attention sur une réalité.Pour nous, après, cela suit son cours.Un conseiller \u2014 de l'office \u2014 se rend sur place et la municipalité devra se conformer à ses directives », explique M.Rondeau.Il décline carrément, c'était prévisible, l'invitation à commenter le refus de M.Johnson de porter plainte, une attitude vertement critiquée par le chef péquiste Jacques Parizeau.Ayant pris connaissance des reportages, M.Rondeau s'est dit d'avis que les affiches constituaient des cas évidents d'infraction à la loi 101.L'article 58, amendé par la loi 86 l'an dernier, prévoit qu'un commerçant peut utiliser l'anglais à la condition que le français soit toujours présent et prédominant sur le* message anglais.L'article 24 prévoit qu'une-municipalité reconnue comme « bilingue » \u2014~ Hudson l'est \u2014 en vertu de l'article 113 de la\" loi, peut afficher à la fois en français et en anglais.Or sur la voiture de pompiers, propriété de la ville, le français était absent.Pour M.Rondeau, toutefois, Hudson « n'est pas pas une municipalité qui se carac-\" térise par des problèmes quant à la langue d'affichage ».D'autres villes, comme West-mount ou Montréal-Ouest, par exemple, pré-, sentent des problèmes bien plus fréquents, à cause des panneaux routiers, entre autres.« On ne nous a jamais présenté la ville d'Hudson comme étant particulièrement pro-; blématiaue.Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de plaintes », note M.Rondeau.Paul Martin Martin prêt à aider d'autres candidats MARIO FONTAINE ¦ Le ministre canadien des Finances, Paul Martin, ne croit pas indisposer les Québécois en intervenant directement dans la campagne électorale comme il l'a fait lundi soir dans Châteauguay.Au contraire, il est même prêt à aider d'autres candidats libéraux d'ici au 12 septembre si on fait appel à ses services.« Je suis libéral au fédéral, mais je suis aussi membre du Parti libéral du Québec.Si un ami me demande d'intervenir dans son comté, je n'hésiterai pas une seconde », a expliqué hier M.Martin.Son chef, le premier ministre Chrétien, a décidé quant à lui de ne pas se mêler de la joute électorale québécoise.Il n'a pas interdit à ses ministres de participer à la bataille, mais il ne les y a pas encouragés non plus.Plusieurs ministres fédéraux se sont de fait impliqués indirectement dans la campagne jusqu'à présent, en participant à de nombreuses annonces de projets dans le cadre du programme tripartite sur les infrastructures.Rares toutefois sont ceux qui, comme Paul Martin, ont carrément pris part à des assemblées partisanes.M.Martin en était à sa quatrière apparition dans la campagne lundi soir.Auparavant, il avait déjà donné un coup de main aux candidats libéraux Nicole Loiselle ( Saint-Henri-Sainte-Anne ), Liza Frulla ( Mar-guerite-Bourgeois ) et François Oui-met ( Marquette ).Trois comtés qui recoupent sa circonscription fédérale de LaSalle-Émard.Au dire du ministre, il n'est pas question de stratégie concertée dans ces apparitions mais plutôt de bon voisinage.« Je suis chez moi dans ces comtés.Ce sont mes électeurs, ce sont des amis qui veulent les représenter à l'Assemblée nationale.Je suis intéressé à les voir gagner, et s'ils me demandent de m'impli-quer à nouveau d'ici au jour du vote, je le ferai avec plaisir », a déclaré hier M.Martin dans une entrevue à La Presse.Quant au comté de Châteauguay, il se situe juste en face de LaSalle-Émard, de l'autre côté du fleuve.Et le candidat libéral, Jean-Marc Fournies est un ami personnel de Paul Martin.Il était notamment son directeur des opérations pour le Québec lors de la course au leadership libéral que M.Martin a perdue au profit de Jean Chrétien.D'où sa présence à l'ouverture de son comité électoral avant-hier soir.Comme Kim Campbell Dans sa brève allocution, le ministre fédéral des Finances s'en est pris à la vision économique de Jacques Parizeau, à qui il a reproché de vouloir appliquer une politique interventionniste d'il y a 20 ans.On n'a plus les moyens d'augmenter les taxes et les dépenses, plaide M.Martin.Celui-ci estime en outre que la guerre économique est mondiale et que le Québec serait mieux avisé de conquérir les marchés internationaux que de se chamailler avec les autres provinces.De toute façon le grand argentier canadien croit encore en une victoire possible du Parti libéral du Québec, en dépit des sondages successifs qui accordent une confortable majorité de sièges au PQ.Premièrement, dit-il, la campagne vient à peine de trouver son rythme de croisière et la dynamique pro-libé-rale s'accentuera après le débat des chefs, car Paul Martin ne doute pas un instant que c'est Daniel Johnson qui en sortira vainqueur.Il établit en outre un parallèle entre la campagne menée par le Parti québécois actuellement et celle des conservateurs l'automne dernier.« Comme le PQ, Kim Campbell a multiplié les gaffes au début.Pourtant elle se maintenait dans les sondages.Moi je me demandais : mais quand va-t-elle se mettre à dégringoler.Quand c'est venu, c'est venu tout à coup, et fort.La même chose va arriver à Jacques}Parizeau », prédit Paul Martin.Une candidate méconnaissable PHOTO PIERRE McCANN La Presse La candidate péqulste Céline Slgnorl, dans le comté de Blalnvllle, est méconnaissable sur une affiche placée à l'entrée de l'autoroute 600 en direction de Lorraine, depuis le passage d'un loustic muni d'une cannette de peinture.Tout près, l'affiche du candidat libéral Mario Massie a aussi été peinturlurée, mais dans un style passablement différent Notes de campagne Johnson invite la jeunesse à rejeter « l'aventure séparatiste » ANDRÉ PÉPIN VAL-DAVID ¦ Le chef libéral, Daniel Johnson, a lancé hier soir un appel à la jeunesse québécoise, lui demandant de rejete*g|3'aventure séparatiste » pour sws&rer une place sur le marché du travail.« Dans quelques mois, ceux qui sont aux études auront besoin d'un emploi.Avec le Parti québécois, ce serait une éternelle commission parlementaire oui se déplacerait à travers le Quebec pour rédiger une constitution.Avec un sous-comité qui réfléchirait sur le dollar à choisir », a-t-il dit, demandant aux jeunes électeurs de réfléchir à un avenir meilleur dans une union économique solide avec le reste du Canada.Il a rappelé son engagement de permettre a 50 000 jeunes d'effectuer des stages en entreprises.« Voilà le coup de pouce que nous pouvons vous donner.Lorsqu'on vous demandera si vous avez de l'expérience, vous pourrez dire oui », a-t-il dit à l'intention des jeunes.Tout au cours de la journée hier, le discours du premier ministre a porté sur l'importance de la stabilité politique, sur la force du Canada.« La moitié de notre commerce se fait avec le reste du Canada », a-t-il rappelé, dans un discours à Val-Da-vid, dans Bertrand, où le député libéral fait la lutte à l'ancienne leader syndicale Monique Simard.L'orateur invité, l'ancien syndicaliste Normand Cheriy, a lui aussi longuement souligné l'importance de l'union économique dans la fédération canadienne.« Tout ce que j'ai accumulé dans ma vie, c'est mon fonds de pension à Canadair.Le PQ ne peut me dire si nous aurons le dollar canadien, le dollar américain, ou l'écu québécois avec dessus la face de Jacquot premier », a lancé le ministre des Transports, suggérant que les fonds de pension des travailleurs sont menacés par la perspective d'un gouvernement pé-quiste.Pour une loi sur l'équité salariale LIA LÉVSSOUE de la Presse Canadienne ¦ Profitant de la campagne électorale, une coalition de syndicats et de groupes de femmes revient à la charge avec sa demande de faire adopter une loi en faveur de l'équité salariale.Cette fois, c'est aux candidats qu'elle s'adresse, et non seulement aux chefs de parti.La Coalition en faveur de l'équité salariale, qui affirme représenter 400 000 femmes et autant d'hommes, a procédé de façon inusitée, faisant parvenir à chacun des 125 candidats du Parti québécois et du Parti libéral un dépl liant muni d'un coupon-réponse.Le camjidat doit remplir et signer cet engagement « à ce que l'Assem- blée nationale adopte la loi sur l'équité salariale et ce dès la première session ».Les 250 dépliants ont été postés la semaine dernière et, jusqu'ici, deux seuls candidats ont répondu.La porte-parole de la coalition, Mme Thérèse Ste-Marie, insiste pour obtenir une loi non seulement adoptée, mais aussi mise en vigueur dès la première session du nouveau parlement.Il faut dire que la coalition, mise sur pied en 1989, promeut cette revendication depuis des années.La coalition tient à ce que non seulement les chefs de parti, mais spécifiquement les candidats s'en-agenftn faveur d'une loi sur 'équité salariale.f- Affichage : Libman louange Johnson Le candidat indépendant Robert Libman, dans le :y-McG< ministre Daniel Johnson pour remier ont il a comté de D'Ara /-McG ee, a louangé hier le p pour l'indifférence de fait montre la semaine dernière au sujet de l'affichage unilingue anglais dans son comté de Vau-dreuil.Dans un communiqué émis depuis son bureau de comté, Libman déclare : « Même si la politique de Daniel Johnson sur l'affichage bilingue a étc longue à venir, il est réconfortant de voir qu'il s'est finalement rallié à moi contre la guérilla linguistique de la député péquiste Jeanne Blackburn.» L'ancien chef du Parti Égalité n'a pas caché sa satisfaction en notant que, ironiquement, la position du chef libéral est maintenant « le reflet virtuel » de la position qu'il n'a lui-même jamais cessé de défendre au cours des cinq dernières année en matière linguistique.DES « FAISEUX > LES LIBÉRAUX ?¦\tLes candidats qui se trouvent devant leur chef veulent généralement livrer d'impressionnantes prestations.Robert Thérien, porte-étendard libéral dans Bertrand.a sans doute voulu épater Daniel Johnson hier soir.Il a déclaré au cours d'une rencontre partisane : « Il v a deux types de politiciens : les parleux, puis les faiseux.Les péquistes sont des parleux alors que nous, les libéraux, nous sommes des faiseux ! » Plus loin dans son discours, Thérien a cru le moment venu de présenter Johnson à son auditoire.« Voici mon chef, a-t-il lancé.Je suis bien excité de vous le montrer ! » Le chef du PLQ était alors debout sur un promontoire .Et il ne semblait guère impressionné.UNE MISE EN GARDE TIRÉE PAR LES CHEVEUX ¦\tDes experts américains des relations canado-amé-ricaines affirment que la mise en carde du ministre québécois des Affaires internationales, John Ciaccia, au sujet d'une éventuelle déclaration solennelle de l'Assemblée nationale en faveur de la souveraineté était un peu tirée par les cheveux.Selon Kent Weaver, membre de l'institution de recherche Brookings, basée à Washington, le ministre Ciaccia « charrie un peu » lorsqu'il compare l'initiative dont a eu l'idée le PQ à une déclaration qu'adopterait la Chambre des communes d'Ottawa ur faire savoir que le Canada ne respecterait plus Accordée libre-echange nord-américain.« Il s\\ de deux choses différentes, a-t-il dit.La déclaration du Parti québécois porte sur l'intention de modifier un arrangement politique.» Stephen Blank, directeur des affaires canadiennes à l'Americas Society de New York, a souligné de son côté qu'une déclaration de l'Assemblée nationale en faveur de la souveraineté n'aurait aucune conséquence négative sur le commerce entre le Québec et les États-Unis.11 a expliqué que la plupart des Américains familiers avec les affaires canadiennes sont optimistes : ils sont persuadés que les Canadiens arriveront à régler leurs problèmes et que le débat auquel donne lieu la campagne électorale québécoise actuelle n'est tout simplement qu'un nouvel épisode d'un long feuilleton.R g\" DUMONT AU « VILLAGE FANTÔME » ¦\tMario Dumont, debout devant le portail de ce qui fut la boulangerie Steinberg, a indiqué hier que l'est de Montréaflui paraissait être « un village fantôme ».Le chef de l'Action démocratique du Québec déplore que « les deux grands partis ne reconnaissent pas la spécificité de l'est de Montréal et semblent le traiter en région éloignée.Dumont et le candidat de sa formation politique dans le comté de Bourget.Luc Provost.préconisent des mesures dont ils évaluent les coûts à 20 millions de dollars pour revitaliser l'Est de Montréal.Ces mesures comprendraient la création d'un budget spécifique pour l'Est à Innovatech Grand Montréal, la retenue d'une portion de la taxe de vente provinciale perçue sur tout le territoire de Montréal et le parachèvement de certains travaux routiers.Ce débours de 20 millions, a dit Dumont, « est au moins aussi pertinent que les 30 millions promis par le PQ pour une salle de concert ( à Laval ).» \u2022 LES CHEFS ¦\tLe chef du PLQ, Daniel Johnson poursuit sa campagne aujourd'hui en Estrie.s'arrêtant à Sherbrooke avant de se rendre à Upton.Le chef du PQ, Jacques Parizeau, visite un centre d'hébergement pour personnes âgées dans le nord de la métropole et une usine à Anjou.Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont fait campagne dans les comtés de Rivife-re-du-Loup et de Kamouraska-Témiscouata.JUVES BÉLIVEAU LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI 24 AOUT 1994 PUBLIREPORTAGE' Médecins en région : Québec refuse de céder devant les Carrières dans le domaine du voyage L'industrie du voyage, un monde fermé et difficilement accessible ?Depuis 1979, une institution grévistes de la faim privée a prouvé qu après une formation de 4 mois /es portes vous sont grand ouvertes.¦\tVous avez fait dos études collé-plates ou universitaires mais les emplois sont rares dans votre secteur de spécialisation ?¦\tVous avez quitté la marché du travail depuis Quelques années et vous recherchez un travail intéressant ?¦\tVous travaillez actuellement, mais vous songez 1 réorienter votre carrière ?¦\tLe domaine du voyage vous intéresse, vous n'avez pas fait d'études collégiales et vous vous demandez s'il y a des emplois intéressants pour vous ?Formation technique Sachez d'abord que, pour y accéder, il faudra acquérir une solide formation technique: rien de très difficile, mais il faut connaître la terminologie technique du voyage, la tarification, le système de réservation informatisé, etc.En plus d'une bonne formation en géographie, vous devez connaître les produits offerts aux touristes et gens d'affaires et les caractéristiques des principales destinations.L'industrie du voyage ne se limite pas aux agences de voyages.Il y a une foule d'entreprises qui offrent leurs services par l'entremise du réseau des agences de voyages et toutes ces entreprises aussi recherchent du personnel techniquement qualifié de tout âge.Avant de choisir une école, assurez-vous qu'elle est reconnue par le* employeur».Découvrez par vous-même quelle est la meilleure école.Faites votre propre sondage en demandant aux agences de voyages: Quelle est la meilleure école ?Vous allez alors découvrir que le Collège April-Fortier offre la formation professionnelle la plus reconnue.Collège April-Fortier En quelques mois, le Collège April-Fortier vous permet d'acquérir cette formation technique.Ce collège n'est pas un Cegep et, par conséquent, n'offre pas un enseignement général- le collège offre une formation professionnelle qui s'adresse d'abord et avant tout à une clientèle adulte qui recherche les outils nécessaires pour fonctionner dans le domaine du voyage.Fondé par des professionnels du voyage pour répondre aux besoins de cette industrie, le collège a la réputation d'être très branché sur les besoins de l'industrie.Le collège vous permet donc de faire la transition entre votre situation actuelle et l'industrie du voyage: une fois dans l'industrie, vous découvrirez une quantité surprenante de postes diversifiés.Ce sera alors à vous d'orienter votre carrière selon vos goûts, vos forces et vos objectifs.Vous pouvez aussi effectuer une transition graduelle en vous impliquant à tempe partiel dans le domaine tout en conservant votre emploi actuel; cette approche vous permet de bénéficier des avantages de l'industrie et d'acquérir une expérience qui sera valorisée si un jour vous aécidez de vous y impliquer à temps plein.Programme Le programme de formation d'une durée de 382 heures est suivi d'un stage d'au moins 30 heures en agence de voyages.Le programme est divisé en sept cours de telle sorte que vous pouvez le suivre à temps plein ou à temps partiel; le collège offre des cours de jour, de soir et du samedi.Service de placement En plus de répondre aux demandes provenant de l'industrie, le personnel du collège pourra vous orienter selon vos expériences passées, votre âçe, les études que vous avez déjà faites et les objectifs que vous poursuivez.Comme il 8*agit d'une industrie aux multiples ramifications avec des emplois de nature très diversifiée, le monde du voyage a besoin de personnes de tout âge, autant des diplômés universitaires que des personnes possédant une formation de niveau secondaire.Lee étudiants se retrouvent très rapidement sur le marché du travail du fiait que la direction du collège travaille en étroite collaboration et uniquement avec l'industrie du voyage; après 15 ans de réputation d'excellence, 11\tn'est pas surprenant de retrouver un grand nombre d'ex-étudiants à des postes importants dans toutes les sphères de l'industrie.Prochains cours Les prochains cours du jour débutent le 29 août et le 27 sept.Les cours du soir débutent le 12\tseptembre; ceux du samedi, le 10 septembre.Nous vous offrons aussi la possibilité de suivre le programme en anglais du 12 sept, au 23 déc.Gisèle April-Fortier Vous avez le choix de suivre les coure en français ou en anglais.Ceux qui suivent les cours en leurs examens en français s'ils désirent.Il s'agit là d'une excellente occasion de se perfectionner en anglais tout en suivant une formation spécifique.Renseignements Si vous désirez en savoir davantage, contactez le Collège April-Fortier au 878-1414 ou au 521-1600; on vous fera parvenu-une brochure explicative.Si vous le désirez, prenez rendez-vous avec un conseiller.Pour mieux connaître l'industrie et les possibilités qu'elle vous offre, le collège offre gratuitement un cours de 3 heures, mercredi: 24 août à 19h00 ou mercredi* 07 sept, à 19h00 ou vendredi: 02 sept, à 14h00.Vous aurez alors l'occasion de poser toutes les questions qui vous intéressent S.V.P.Réservez.Le collège est situé au 801 rue Sherbrooke Est (1er étage), au coin de St-Hubert, à deux minutes de la station de métro Sherbrooke (sortie Béni Est).CEORGIS LAMON ¦ La grève de la faim de deux médecins étrangers qui désirent obtenir un poste en région, en était à sa sixième journée, hier.Mais pour Slobodan Milosevic et Julie-ta Z.Petroni il n'y a pas encore de lueur d'espoir à l'horizon.Hier après-midi, assis sur le trottoir devant le bureau électoral du ministre Lucienne Robillard, sous l'oeil presque indifférent des passants, ils espéraient toujours une solution à leur situation.Ils sont un peu moins enthousiastes et physiquement ils commencent à éprouver certains malaises imputables à leur jeûne.La ville les avait évincés de leur roulotte installée dans une aire de stationnement, même s'ils avaient obtenu l'accord du propriétaire.Us se sont finalement retrouvés assis sur le béton devant le bureau de Mmc Robillard.Ils se disaient déterminés à aller jusqu'au bout de leur démarche en espérant toujours une solution rapide.Mais cette solution ne semble pas venir.Au cours d'une rencontre, le sous-ministre adjoint de la Santé et des Services sociaux, Pierre Lamarche, leur a précisé qu'il ne pouvait leur permettre d'aller en région éloignée car cela contreviendrait à la Charte des droits et libertés en les «réduisant à l'esclavage».«Nous luttons pour ne pas mourir à petit feu, expliquait Mmc Petroni, pédiatre de formation, ce n'est pas une attitude suicidaire de notre part.Notre lutte, c'est cette grève de la faim.» Pour Mme Petroni, qui se dit membre du Parti libéral depuis trois ans, le ministre Robillard est en mesure de régler le problème s'il le veut.Elle s est d'ailleurs dit très surprise du manque de compréhension de M.Lamarche.Slobodan Milosevic, lui, oui doit compter sur sa femme qui a trouvé un emploi, soutient qu'il n'a pas d'autre choix.11 trouve in-compréhensible l'attitude du sous-ministre adjoint Lamarche.«Nous désirons obtenir de véritables explications sur le refus de nous envoyer en région, disait-il.Nous allons poursuivre notre action pour obtenir des réponses plus précises.Nous sommes prêts à demeurer tout le temps en région, nous voulons servir le public.» .Hier après-midi, ils ne savaient pas encore où ils pourraient trouver un refuge puisqu'ils ne peuvent plus utiliser la roulotte qui leur avait servi d'abri.«Maintenant, on se déplace un peu partout, expliquait M.Milosevic, la nuit on couche dans une voiture.Nous allons essayer de trouver un autre endroit pour nous abriter.» Que feront-ils demain?Us n'en savent encore rien, vivant un peu comme des «itinérants» forcés.La Bosnie a faim de papier I & DES AUBAINES INCROYABLES! NOTRE MSILLEURil AU LATEX POUR L'I \u2014\u2014 coquille d'oeuf mm 3,781 semi-lustré \u2014^fc&fc^ê\u2014 satiné mat satiné blanc pur b -^^m^pour plafonds |3f®l pow bébé\" \u2022\tUne peinture sans aucun solvant \u2022\tChoix de six couleurs ajoutées à l'usine ¦ finis coquille d'oeuf et semi-lustrés Prix incroyable! lustré \u2022\tRecommandé pour cuisines et salles de bains g i^ésr\t781 latex mat pour l'intérieur \u2022\tLavable\tH ~ Des centaines de couleurs au choix ¦ \"Jf _ 1,781 Prix incroyable! mélamine\t1q96 \u2022\tÉmail coquille d'oeuf pour l'intérieur | Mr 3,781 \u2022\tRésiste aux marques; finition superodhérente ÉMAIL LUSTRÉ POUR L'INTÉRIEUR/LEXTÉRIEUR (5560) \u2022\tContient peu de M.O.V.\tm ^qz 3,781 Dégage peu d'odeur \u2022 Couvre en une couche Prix incroyable! 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ÉMAIL SEMWMÉ À BASE D'ALKYDE POUR L'EXTÉRIEUR (2000) \u2022\tNe jaunit pas \u2022 Couvre en une couche m nmx \u2022\tRésiste à la moisissure\tB Ê ^^ mm 3,781 LATEX 100% ACRYUQUE PEU LUSTRÉ 'THE OUTSIDER\" Vaste choix de couleurs pour l'extérieur Acrylique superadhérent pour parements 3,781 LATEX SATINÉ 100% ACRYUQUE POUR L'EXTÉRIEUR (5900) \u2022\tVaste choix de couleurs pour l'extérieur \u2022\tCouvre en une couche \u2022\tRésiste à la moisissure, et à l'écaillage Achat formidable! extérieurs en bois, aluminium et acier 19 IW: 3,781 LAJEX SEMI-LUSTRE 100% ACRYUQUE POUR L'EXTÉRIEUR (7000) \u2022\tVaste choix de couleurs pour l'extérieur \u2022\tCouvre en une couche\t1A96 \u2022\tRésiste à la moisissure, et à l'écaillage l^w.3,78L Achat formidable! LATEX LUSTRE 100% ACRYUQUE POUR L'EXTÉRIEUR (1200) \u2022\tVaste choix de couleurs pour l'extérieur \u2022\tCouvre en une couche\tM \u2022\tRésiste à la moisissure, et à l'écaillage pjj ^pr^ 76L the blokker: latex (8791) ou alkyde (8790) \u2022\tÉlimine les dégâts causés par le feu, la fumée, les crayons de cire, JBAN-PMUL SOU Lié ¦ Se présentant comme la seule organisation non gouvernementale (ONG) oeuvrant en Bosnie-Herzégovine, CARE et l'écrivain Pierre Vallières, au nom du Comité Solidarité Québec-Bosnie, ont demandé hier un projet d'aide humanitaire sans précédent.Il s'agit d'un programme d'aide à la liberté de la presse et de l'éducation en Bosnie assiégée.Le Projet papier vise à combler l'énorme besoin de papier journal et de toutes sortes de papiers pour les villes de Sarajevo, Tuzla, Zeni-ca, Mostar et d'ailleurs.Le seul journal encore publié à Sarajevo, Oslobodenje, manque de papier, comme toutes les écoles et tous les organismes qui voudraient faire entendre leur voix.CARE plaide pour le droit à une information indépendante, pluraliste et de qualité et son projet constitue un précédent à la fois pour CARE et pour l'aide humanitaire en général.Oslobend-je, le quotidien martyr de Sarajevo dont les presses et tout le per-sonel fonctionnent sous terre, a survécu grâce à l'aide d'organisme professionnels \u2014 Journalistes sans frontières entre autres \u2014 et poursuit son effort sans savoir si la matière première de sa survie, le papier, sera assurée pour le lendemain.CARE et le Comité Solidarité Québec-Bosnie \u2014 Pierre Vallières, indéfectible dans sa fidélité aux combats généreux change rarement sa marque de commerce \u2014 lancent un appel non seulement aux individus dont les dons seront hautement appréciés, mais aussi et surtout aux producteurs de papier d'ici, «un créneau industriel spécifique au Québec».Un vaste projet qui ferait que des ensembles industriels aussi impressionnants que les Force Canadiennes pourraient, à leur tour, coiffer un «casque bleu» de l'aide économique, sans passer par les canons.Homosexuels en instance la fumée, les crayons de cire,\t^ ~MZm.m4rm.tmm1**.le rouge à lèvres ou la graisse\tJ^ Ci© Cil VOIT© Superaubaine! vernis a luréthane Associated Press Finis: satiné-mat, semi-lustré HD^^ ou très lustré Superaubaine! 3'78L7^nl % DE RABAIS SUR CATALOGUES RECHERCHÉS DE PAPIERS PEINTS \u2022 Foite votre choix ponni 38 cm nos tufcJc^utt les pkrs rscfw cfei riRNIS uréthane lustré 1a96 base d'eau\t¦\" tbl^, \u2022 Uréthane acrylique translucide Superaubaine! ÉMAILS RÉSISTANT A LA ROUILLE \u2022 Choix de couleurs vives plus noir et blanc W96 37817tL SI vous n'êtes çxn entièrement x*rsfoit do la ouqfaè de nos produit», nous les remplacerons ou nous vous rembourserons votre argent; si vous trouvez un prwpknbos oiHoun don» le» 30 jour» après voir» ochat, rembourserons la différence; u vou» n'êtes pos satisfait de notre tg^a, nous vous i eriieWrom un bon équivolm» à 10% du montant de votre achat.Voir en moga»in pour tou» les détail».nou» vou» LU Us offre» son» en viçuaur à partir du 3 ooOt et Un n' OUVIRT U DIMANCHE \u2022Les systèmes MAO» DOS COilUURT et MM» DftS MOUPT* sont disponibles aux magasin suivante: MONTRÉAL\tLONOUIUli\tWfWttFONDS\tLAVAL 95805 boni.Décarie\t'2496 ch.Chombty\t*4911, boui.de* Soorcos\t\"3915, bouL Sonuon 737-2600 \u20226733/ rue Joon-Toton I.159-6115 * 677-3220 POfNTf-AUX-Tt£MEUS 12836, me Sherbrooke est 683-2323 \u20223415, bout.676-5511 2971, 695-1349 973-9560 VMlf LASi *1820, rue RCPCNTVONY 85, boul.ftrien 585-6412 chAtiauouat 72, bouL 692-334* OSLO ¦ Pour la première fois depuis l'autorisation des mariages entre personnes du môme sexe en Norvège il y a un an, un couple homosexuel d'Oslo a demandé le divorce, a-t-on appris auprès des services familiaux de la capitale.Ces deux conjoints ont déjà obtenu la séparation légale, premier étape avant le divorce.La loi du 1er août 1993 a fait de la Norvège le deuxième pays au monde, après le Danemark (en octobre 1989), à autoriser les mariages homosexuels.Depuis cette date, 154 couples homosexuels se sont mariés, et aucun divorce n'avait encore été prononcé.Les couples homosexuels disposent des mêmes droits que ceux accordés aux couples hétérosexuels.Seules la célébration du mariage à l'église et l'adoption d'enfants leur sont encore interdites.Au Danemark où 2810 homosexuels se sont mariés depuis l'entrée en vigueur de la loi, ^d'entre eux ont déjà divorcé.\t dora\t va\tij&Kst™ loin\tM GRANDE VENTE\t9C\t)e ANNIVERSAIR\tE ¦ 1 U M -J -i ?Moteur 4 cylindres ?Boîte manuelle 5 vitesses ?Coussins gonflables côtés conducteur et passager avant ?2 rétroviseurs extérieurs ?\tMoteur V6 de 3 litres ?Climatiseur ?Boîte automatique 4 vitesses ?\tFreins assistés avec antiblocage aux roues arrière ?Servodirection ?Groupe Décor Sport: jantes en aluminium, becquet avant, marchepieds, bandes décoratives Tempo/Topa z p I TOilli Edition Max Ranger XL 10990 ?Moteur 4 cylindres ?Boîte automatique ?Climatiseur ?Rétroviseurs à télécommande électrique ?Groupe Édition Max: peinture deux tons, porte-bagages de coffre noir, jantes en aluminium à 7 rayons ?Servofreins avec antiblocage aux roues arrière ?Servodirection ?Boîte manuelle 5 vitesses ?Radio AM/FM stéréo avec montre ?Banquette 60/40 en tissu ?Glaces teintées ?Jantes en aluminium coulé ?Pneus toutes saisons ?Pare-chocs arrière avec marchepied Venez célébrer avec nous et profitez de ces rabais ! 36GARANT1E ASSISTANCE roi ni ri Pour tout renseignement, 1 800 561-FORD PROGRAMME POUR DIPLÔMÉS : Certificat rabais de 750 $ valable pour tous les modèles neufs de voitures et de camionnettes Ford et Mercury, \\byez votre concessionnaire pour les détails.\u2022 # Chez vos concessionnaires Ford et Lincoln Mercury C itagt Il % DE RABAIS ADDITIONNEL* Choix de tenues estivales pour femme et homme Tenues couture pour femme exceptées.'Sur lat prix dé/à rédulta da 18 % i B9 % \"La plut bat prtx da détail tara réduit » la eakaa.Assortiment de robes pour femme Quantité : 50.Nos prix ord.9,99$ à 19,99$.SepersoMe Assortiment de sacs pour aspirateurs Quantité : 200.Certains modèles seulement.Nos prix ord.29,99$ à 49,99$.Superprix Chaussettes McGregor de second choix Pour homme et femme.Couleurs variées.Soperprix 199 $ la pair* s en tricot ton pour enfant Bleu ou gris.Quantité : 40.Ord.16,99$.Noire prix ord.10,19$.Sspdfsddd rc3B«3888ïS3S»'& ; >\ty: iïx^ï\u2022\u2022\u2022 rn^^mm^mûmmMmmm I\" W- \\f»f ¦m*.i ^m^m * & Jeans Boy Oob Pour femme.Quantité : 40.Nos prix ord.17,49 $ à 19,99 $.| Super solde 999 $ Choix de chemises Pour homme.Quantité : 30.Nos prix ord.9,99$ à 14,99$.Super soJcki 399 $ \u2014\u2022 \u2022 \u2022 Mpfg^w'\u2022;>' v: ¦ '\tv^â^taA: Le Centre de liquidation mode 4908, rue Jean-Talon Ouest (Enlro Dwc.irio ot Victoria, du coto Sud) Tel.: 739-6670 S DEPUIS 1978 \\ IÏAII SI C'EST UN PROBLEME DANS TA VIE, JE SUIS PRÊT À T'AIDER PAUL AQUIN ET SON PERSONNEL (514) 229-3426 TELECOPIEUR 229-788Z PAVILLON GRAND ELAN 4171.RUE ROLLAND.C.P.119 MONT-ROLLAND (QUÉBEC) JOR 1G0 il Y A UN SI i.tyïÛUL PAVIl l ON GRAND ELAN A MONT-ROLLAND *."]
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