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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1994-09-13, Collections de BAnQ.

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[" A 2* LA PRESSE.MONTRÉAL, MARD113 SEPTEMBRE 1994 Demain dans La Presse Flash-back des années 50 ¦ Après avoir récupérer les années 70 à tord et à travers avec le look grange, les designers s'intéressent désormais à une époque plus classique, celle des années 50.C'est Christian Dior qui aurait été fier! Celui qui, en 1947, lançait sa célébré silhouette New Look.À lire demain dans le cahier Vivre.Précisions ¦ Dans La Presse de samedi, notre chroniqueur Claude Picher écrivait que le Canada, entre 1989 et 1994, était passé du quatrième au premier rang des pays industrialisés pour ce qui est de la compétitivité de son économie.L'auteur ajoutait qu'il s'agit là d'une «dégringolade») En fait, il s'est produit une malencontreuse erreur de mise en page, comme l'ont vite compris ceux qui ont poursuivi la lecture de l'article.Le texte original mentionnait bien que le Canada occupe, cette année, la 16e, et non la «1e» place.Il s'agit bel et bien là d'une magistrale dégringolade.D'autre part, une erreur s'est glissée dans un texte paru le 4 septembre dernier, relativement au décès d'une femme dans un incendie survenu au 1615, rue Jarry, le matin du 3 septembre.Contrairement à ce que nous écrivions, Mme Isa Cordato ne souffrait pas de sclérose en plaques mais plutôt d'une tumeur au cerveau.Ses enfants ont de plus affirmé que Mme Cordato n'aurait Jamais voulu mettre fin à ses jours dans de telles circonstances.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rou-gc attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022\tà Montréal : Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de 9h à 20h ; \u2022\tà Montréal: Hôpital Marie-Enfant, hall d'entrée des cliniques externes, 5200, Bélanger Est, de 9h30 à 16h.Objectif: 100 donneurs; \u2022\tà Richelieu: clubs Optimiste Saint-Mathias et Richelieu, Automobiles Ostiguy Inc., 400, boul.Richelieu, de 14h30 à 20h 30.Objectif: 125 donneurs; \u2022\tà Vaudreuil: l'Association des pompiers Dorion-Vau-dreuii, caserne des pompiers, 11, boul.Jeannotte, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif 200 donneurs.» \u2022\u2022 \u2022\u2022 Insolite Clinton rayé du Barreau Associated Press WASHINGTON ¦ Le plus célèbre avocat américain ne peut plus exercer sa profession.Heureusement pour lui, il occupe d'autres fonctions, celles de président des États-Unis.Bill Clinton, diplômé de Yale, s'est en effet vu suspen- dre sa licence d'avocat pour avoir «omis» de payer au Barreau de l'Arkansa9 les.50$ de cotisation annuelle dus depuis le 1er mars dernier.Bill Clinton, oui n'a pas plaidé depuis le début des années 80, doit simplement s'acquitter de sa cotisation, majorée d'une amende de 50$, pour voir sa licence rétablie.IT.I ABONNEMENT\t285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSlES lundi au vtndrecrt do \u2022 h 90 è 17 h M Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé* Vscancot, Voyafot PfiivÎApAa Aft aaalaaAlaaA UWnfiii vi proiotjion», Parizeau ouvre la «troisième période» CIILIS NORMAND QUÉBEC ¦ Le premier ministre élu Jacques Parizeau a engagé dès hier la démarche de son gouvernement vers la souveraineté du Québec \u2014 ou à l'«enclenchisme», pour emprunter au vocabulaire de la campagne électorale \u2014 en déclarant ouverte ce qu'il a toujours appelé la « troisième période ».Prenant la parole devant plus d'un millier de militants venus saluer cette victoire du Parti québécois, hier, au théâtre Capitol de Québec, le chef souverainiste a d'abord félicité son adversaire Daniel lohnson pour la «campagne persistante qu'il a menée».«Je lui dis : nous allons collaborer sur un certain nombre de choses qui nous paraissent essentielles», a déclaré Jacques Parizeau, félicitant aussi les candidats élus, les candidats battus et surtout le chef du Bloc Québécois, Lucien Bouchard, qui a fait campagne dans les régions.M.Parizeau s'est présenté entouré de sa femme, Lisette Lapointe, et des candidats élus de la région de Québec.Manifestement déçu, comme tous les pé-quistes réunis au Capitol, de ce que cette victoire n'ait pas pris la forme du balayage souhaité, M.Parizeau a souligné que «le Parti québécois présente (.) l'équipe la plus remarquable qu'on ait présentée depuis deux décennies».«Fin de la deuxième période!» a-t-il enfin roclamé sous des salves d'applaudissements, appelons qu'il a toujours présenté la marche vers la souveraineté comme s'étendant sur u e trois périodes (comme au hockey), la première étant l'élection des députés du Bloc québécois, en 1993, la deuxième la victoire péquiste d'hier, et la troisième, la démarche vers la souveraineté, dont il a dit qu'elle commençait «demain», c'est-à dire aujourd'hui.D'abord, (acques Parizeau veut «relever l'économie du Québec et redonner espoir à cette société, en arrêtant ce qui est en train de casser le Québec en deux».«Retrouver tous ensemble le goût de bouger, retrouver la fierté, la confiance dans l'avenir et rétablir le lien de confiance entre la population et le gouvernement.».Maintenant que les souverainistes ont retrouvé le pouvoir è Québec, comme l'a dit le remier ministre nouvellement élu, «nous ah ons poser la question qui donne à un peuple un pays».U était 23 h quand M.Parizeau a fait son entrée dans la salle, fortement acclamé par une foule qui avait déjà commencé à le réclamer, alors même que le chef libéral n'avait pas encore terminé son discours, retransmis sur écran géant.Le vieux théâtre de la capitale avait mis du temps à s'animer.En effet, les seuls moments forts, auparavant, avaient été l'annonce d'un gouvernement péquiste majoritaire, à 20 h 32, suivie du discours du vice-président du parti, Bernard Landry, et la venue, à 21 h 30 du chef du Bloc québécois, accompagné de sa femme Au-drey Best.«Le Québec doit devenir un pays normal», a lancé Lucien Bouchard, indiquant que désormais, la défense des intérêts du Québec par le Bloc québécois à Ottawa «prenait tout ion sens».Il a dit que les souverainistes avaient du pain sur la planche, c'est-à-dire qu'ils auront à «rassembler, au-delà des lignes de parti, les Québécois autour de l'idée de la souveraineté».Et il a lancé un appel à l'esprit d'ouverture* à la tolérance et à la générosité, soulevant des salves d'applaudissements.Quelque 260 représentants de 80 médias besognaient dans la salle de spectacle, dont le quarj étaient de l'étranger, principalement des Etats-Unis, de France, d'Angleterre, d'Allemagne et du Mexique.Pendant ce temps, arrivé vers 16 h 30 en après-midi, Jacques Parizeau assistait au dépouillement des résultats depuis une suite du Capitol, au dernier étage.Il a déclaré qu'on regardait «l'avenir comme un immense défi».«Nous aurons besoin d'être supportés, critiqués et suivis par la population du Québec, qui nous fait ce soir ce redoutable honneur», a-t-il indiqué.Dehors, square Youville, un écran géant avait été installé pour les auelque 10 000 personnes qu'on attendait.Vers 23 h, on en comptait plusieurs centaines, armés de parapluies.Cela rappelait juin 1890.C'était le jour de la réélection d'Honoré Mercier.D'un toit de la çôte de la Montagne, raconte l'historien Gilles Gallichan, attaché à la bibliothèque de l'Assemblée nationale, on avait projeté, sur le mur de l'immeuble abritant le journal pro-Mercier La justice, les résultats du scrutin avec photo des candidats tirées sur plaques de verre sous éclairage au gaz.Les réultats parvenaient alors par télégraphe.Si J1TK DE LA IJN M F: Vers le référendum le chef péquiste.«Tous ensemble, relevons ce Québec auquel on est tellement attachés et dans la confiance, abordons ce nouveau chapitre de notre histoire» a-t-il conclu.Soulage Visiblement soulagé par le nombre respectable des candidats libéraux qui ont été élus, Daniel Johnson n'a pas manqué de souligner le caractère serré du vote devant ses militants réunis au Mé-tropolis, à Montréal.«Même après neuf ans de pouvoir à la sortie d'une longue récession, le nombre de votes récoltés est presque aussi élevé que celui du PQ», a-t-il soutenu se disant «serein» devant le verdict des électeurs et «satisfait» de sa campagne.Il n'a laissé aucun doute sur ses intentions de rester à la barre de son parti.Pour «l'autre échéance (le référendum) le PLQ, son chef et ses militants seront au rendez-vous» a-t-il lancé.L'une des surprises de la soirée fut l'élection d'un premier député de l'Action démocratique, son chef Mario Dumoni, qui à 24 ans l'a emporté dans son comté d'origine, Rivière-du-Loup, en dépit d'un blitz des gros canons du PQ La quotidienne\tà trois chiffres\t791 Tirage d'hier\t* quatre chiffres\t9083 en faveur du candidat Harold Le-bel.«L'Action démocratique est nécessaire pour préparer l'avenir du Québec», de lancer le jeune policien hier soir dont le parti recueillait 6,6 p.cent des suffrages exprimés.Six ans et demi après être revenu à la tête du Parti québécois, Jacques Parizeau devenait hier le 26e premier ministre du Québec.Pour son parti fondé il y a 26 ans, il s'agissait d'une troisième victoire, après celles de 1976 et de 1981.Au moment d'aller sous presse, quelques candidats vedettes du Parti québécois avaient mordu la poussière.Si les Jean Campeau dans Crémazie, Louise Beaudoin dans Chambly étaient élus, en revanche, Monique Simard était battue dans Bertrand par le député libéral sortant, Robert Thé-rien.Le même sort attendait, de bien peu toutefois, le docteur Ré-n Thomas dans Saint-Henri-nte-Anne, et une candidate sur 8ui le PQ avait beaucoup misé à luébec, Diane Lavallée dans Jean Talon.La syndicaliste fut, elle aussi, devancée d'une courte tête par la libérale Margaret Delisle.lg sourira tfo fa vlctolro La représentante péquiste Rita Dionne-Marsolais, entourée de quelques-uns de ses supporters, a accueilli dans l'allégresse l'annonce de sa victoire dans Rosemont sur son adversaire libérale Nicole Thibodeau.Un peu moins de 3000 voix séparaient les deux candidates.PHOTO ROBERT NADON.Là Pressé Néanmoins, le nouveau gouvernement ne manquera pas de «ministrables», à Québec notamment; Jean Rochon est élu dans Charlesbourg, Michel Rivard dans Limoilou, Jean Garon dans Lévis.Dans la grande région de Montréal, Bernard Landry, ^ouise Harel, Rita Dionne Marso-lais, Pauline Marois et Daniel Paillé ont tous été élus.Plusieurs anciens ministres libéraux, dont le sort semblait compromis ont tiré leur épingle du jeu, Georges Farrah dans Tes Iles de la Madeleine et Monique Gagnon Tremblay dans Saint-François notamment.Dans Bourassa le candidat libéral Yvon Charbonneau l'a emporté, tout comme ses collègues Thomas Mulcair (Chomedey ) et Pierre Marsan ( Robert-Baldwin )« L'Ouest de Montréal passait totalement au rouge \u2014 avec la disparition du Parti égalité.Dans l'est de Montréal, le PQ fait deux gains, avec neuf comtés contre sept aux libéraux.Le ministre de l'Emploi, Serge Marcil a mordu la poussière dans Salaberry, tout comme sa collègue à la Santé, Lucienne Robil-lard, dans Chambly.Sous l'angle régional, les élections d'hier ne réservaient guère de surprises.Les cinq comtés de l'Outouais sont restés sous le giron libéral.Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les électeurs ont voté massivement en faveur du PQ qui reprend Roberval, où le ministre libéral Gaston Blackburn n'avait pas sollicité de nouveau mandat.Le PQ a fait de nombreux gains aux dépens des libéraux, dans l'est du Québec notamment; il l'emporte pour la première fois' dans Charlevoix et enlève Ri-mouski de même que Matane où on a élu le journaliste Matthias Rioux.Apparu en 1989, le Parti égalité a été littéralement rayé de la carte et n'a pu conserver aucun des quatre comtés qu'il avait remportés il y a cinq ans, devenus autant ^ w de proies faciles pour le Parti libéral.Transition\tX Hier on ne prévoyait aucune activité officielle pour M.Parizeau aujourd'hui ; une bonne partie de la journée se passera en réunions pour préparer la transittôd.Il est désormais acquis que l'ôn-cien secrétaire général du gouvernement sous René Lévesque^ M.Louis Bernard, reprendra du service à ce même poste, pour la première année du mandat tout au moins, indiquent des sources sûres dans l'entourage de M.Parizeau.Mercredi, M.Parizeau fera'sa première conférence de presse, elle suivra «probablement» la première réunion du caucus des nouveaux élus péquistes, indiquait-on hier.On prévoyait que la passation des pouvoirs prendrait entre dix et 15 jours.Un report de l'ouverture de la session parlementaire, prévue pour le 11 octobre, «n'est pas exclu» pré-vient-on déjà.?\u2014i 285-7111 ! 2*54916 | 245*7202 I 2S5*?Svi : 285-7265 | PIANCÉS La fItncét rétkwti Cela est de très mauvais augure pour un référendum, car dans un référendum, le découpage électoral (qui favorise toujours le PQ à cause de la majorité francopho- ne) n'existe plus.Chaque vote a un poids égal, chaque vote compte.Il n'y a pas de votes «gaspil- I LA PRESSE est publiée par la presse.ltée.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule I la Presse Canadienne est autonsée à diffuser les tnformations de LA PRESSE et celtes des I services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des Informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Envols de publication canadienne \u2014 .Contrat de vente numéro 0531650 » Port do retour garanti.(USPS003692) Champion N.Y.12919-1918.I RENSEIGNEMENTS 285-7272\t^^ i i 37-2 DU JOUR I I MARDI j 13 SEPTEMBRE 1994 | LES ANNONCES CLASSÉES I 4-X 285-7111 > lés» comme dans les comtés où presque tout le monde vote du même bord.On voit mal comment le PQ pourrait obtenir un meilleur score au référendum que dans une élection dite «ordinaire», alors aue tout jouait en sa faveur: le désir de changement de l'électorat après r.euf ans de régne libéral, le fait que l'élection n'engageait ô rien, dans la mesure où le PQ promettait de ne rien chambarder irréversiblement avant un référendum.Il est tôt jours possible, évidemment, que I* suite des événements amène de profonds bouleversements dans la population \u2014 quelques mois, c'est très long en politique et il ne faut jamais jurer de rien \u2014 mais hier soir, la cause souverainiste n'avait pas avancé d'un pouce même si un parti souverainiste venait de prendre le pouvoir.omopté pour rActl!^?6mocraU- du™«,es mois «ui que seront, dans les mois qui viennent, fort courtisés, et il est à prévoir que leur jeune chef, Mario Dumont, négociera voluptueusement la suite de sa carrière politique, alors qu'il sera sollicité à la fois par les fédéralistes et les souverainistes.Mais pour l'instant, le PADQ a plutôt l'allure d'un parking pour électeurs déprimés que d'un choix cohérent.Ce n'est pas la personnalité de son chef, encore moins la qualité de son programme, qui auront pu attirer au PADQ une telle proportion du vote.Ce qui semble évident, c'est que nombre d'électeurs, incapables de voter pour un PLQ usé par neuf ans de pouvoir, n'auront pas voulu voter pour la solution de rechange naturelle.Pourquoi?À cause de l'option souverainiste du PQ?Parce qu'ils n'aiment pas le chef péquiste?Parce qu'ils trou* vent le PQ trop «A gauche»?Quelles que soient les motivations des électeurs du PADQ, il ne s'agit pas à priori d'un réservoir de votes indépendantistes.Avec ce score, Daniel lohnson peut dormir tranquille.Non seulement aura-t-il évité à son parti le naufrage que d'aucuns prédisaient, mais il s'est retrouvé à égalité, dans la faveur populaire, avec le parti qui était supposé avoir le vent dans les voiles.Son leadership ne sera past contesté rient Gagnant dans Ibervttle, la péquiste Richard La Hlr.sujet i vive controverse pendant la campagne électorale, p été chaudement félicité par son épout*\t«>**t io«*or»0 voix .Mario Dumont, 24 ans, chef du \u2022 Parti de l'Action démocratique ne fmouvait pas perdre.Plébiscité par es éditorialistes, « couvert » {i ; fond par la presse nationale coû* -ment le comté de Rivière-du> Loup aurait-il pu aller contre la volonté de toute la province ?Partout, à Cnibougamau : comme Chicoutimi comme a 1 Montréal, de plus en plus de gens ; trouvaient ce jeune homme plein 1 d'allure, jeune, dynamique, oeaq, émouvant, et reconnaissaient dan** i ses hésitations constitutionnelle?, leurs propres doutes.Bref la province est plus ou moins tombéfc en amour avec Mario Dumont ad .cours des deux dernières semât- ; nés.A Rivière-du-Loup, bien sûr.on est flatté de tant d attention*» ; ( c'est bon pour le tourisme ).mais on est aussi persuadé de tenir en Mario Dumont un grand » homme politique qui marquera ! son temps .\u2014\tC'est notre futur premier \u2022 ministre, on en est très fier ici.\" ; C'était hier midi à Cacouna, à la porte de l'école Vents et Ma- ! rées.La dame s'impatientait : \u2014\tSi j'ai voté pour lui, quelle question monsieur ! Evident- i ment ! Puisque je vous dis quv c'est le futur premier ministre .: 1 A l'intérieur de l'école.Mark) et Marie-Claude sa compagne étaient en train de voter.En sortant Mario a adressé quelques, mots aux journalistes .\u2014\tNe me prenez pas pour un enfant de deux ans, a-t-il vivement répliqué à ma consoeur de Radio-Canada qui venait de lui demander dans quel camp il serait au référendum.Je ne vais sûrement pas me lier les mains maintenant en risquant une réponse ¦ Un futur premier ministre ?C'est bien possible.Ce jeune' homme à du Robert Bourassa dans le nez.Dans le nez et dans': cet air un peu emprunté qu'il affecte pour mieux cacher sa roublardise, et bien sûr, il a surtout* du Robert bourassa dans le flou de son option constitutionnelle .Quand Mario Dumont était petit, Cacouna était un village de.villégiature où, l'été venu, débarquaient de riches Américains, des médecins de Montréal et même des Européens, dans des superbesf villas au bord du fleuve, presque»' toutes recyclées aujourd'hui dans l'industrie touristique.Il y avait un autre Cacouna « à; l'arriéré ».C'est dans celui-là que* Mario Dumont a grandi.Ils ont été jusqu'à 21 dans la grande» maison verte flanquée de bâti-> ments de ferme, au fond d'un cul-( de-sac connu dans la paroisse comme le « rang des Dumont ».Paul-Aimé, le père cultivateur, est un opiniâtre libéral, politicailleuii de village qui s'est déjà fait battre à la mairie.Hier il s'est fait rappeler à l'ordre dans un poil de Ri^ vicre-du-Loup où il faisait un peu trop de zèle.Bref, Mario sait exactement de quoi il parle quand il parle « des vieilles façons de faire de la politique ».La campagne a été meurtrière dans ce comte paisible, facilement enlevé, en 19x9, par le ministre des Forêts Albert Côté.Deux pe-; tites villes, Rivière-du-Loup lui bourgeoise et Trois-Pistoles plus proletaire.Les villages de l'anic-re-pays plutôt péquistes.Une crosse panetière ( F.F.Soucy )f des tourbières et un gros hôpital, le 2e employeur du comté, hopitil où l'on ne voulait plus rien savoir des libéraux et de leurs coupures.Au début de la campagne, le péquiste Harold Lebel, 32 ans,.al-lait l'emporter, c'était sûr.Très impliqué dans le travail corhmuv nautaire, c'est lui qui connaissait le mieux le terrain, les genj», le pays.Au début Mario Dumont* n'était même pas dans le portrait.C'est le débat des chefs \u2014 qu'il a gagné sans y participer \u2014 q[ui l'a mis en selle.Un sondage CROP* ( celui-là était bon ), le domfai) gagnant vers la fin août.Rivière-du-Loup s'est réveillée : « Peut* être que ce ne sera pas un vote perdu .» La vague est partie de là.Les pequistes avaient pourtant fait tonner leurs gros canons, Pauline Marois, Guy Chevrette,.Lucien Bouchard et Jacques Brçiv-sard.En vain.Depuis quelques jours il élan évident qu'il n'y avait rien à fairp contre la vague de sympathie qui allait envoyer le jeune éconoiftiste de 24 ans a l'Assembléde Nationale.Comme prévu, Rivière-difr Loup est devenu, hier soir,- le comté dont le prince est presque un enfant.^\tt A6t LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD113 SEPTEMBRE 1994 *** ÉLECTIONS94 Le PQ a suscité beaucoup d'attentes LIA LÉVESQUE de la Presse Canadienne ¦ Du côté des groupes de femmes comme des commissions scolaires, on souligne les attentes suscitées par le chef péquiste Jacques Pa-rizeau en campagne électorale.Femmes La présidente de la Fédération des femmes du Québec, Mme Françoise David, note que c'est un mandat bien lourd que vient de recevoir le chef du Parti québécois.« Ils ont créé des attentes, semé de l'espoir.Les gens ne leur pardonneraient pas d'être déçus», commentait Mme David en entrevue, faisant référence è la pauvreté, à l'égalité des chances, au droit au travail.« Beaucoup de gens ont voté en se disant «il faut absolument qu'il se passe quelque chose».» Mme David applaudit spécifiquement à la victoire de certaines candidates pé-quistes: Céline Signori dans Blainville et Lyse Leduc dans Mille-Iles, deux anciennes dirigeantes de groupes de femmes (la Fédération des femmes et le Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail).La priorité la plus importante du gouvernement péquiste devra être la lutte contre la pauvreté, souhaite Mme David.Elle avertit M.Parizeau que les groupes de femmes «ne le lâcheront pas» et seront vigilantes.¦ .s .,.* .\u2022:\u2022'\u2022.\u2022 y- UitiHZ.Des équipes aguerries s'affronteront à l'Assemblée nationale Presse Canadienne la Retour à la case départ \u201e e chemin de l'indépendance pas-\" ÊÊê se par des finances publiques saines; il ne d'agit pas là d'une condition suffisante, mais d'une condition nécessaire».Cette opinion limpide, Jacques Parizeau l'a émise le 12 avril 1977, lors du dépôt de son premier budget comme ministre des Finances dans le gouvernement Lévesque.Le ministre voulait ainsi justifier le caractère conservateur de son budget, qui tranchait avec les espoirs suscités par l'élection d'un nouveau gouvernement.Au-delà de toutes les belles promesses qu'on a pu entendre au cours des sept dernières semaines, toutes les chances sont pour que, 18 ans plus tard, le même plat nous soit servi par le même homme, devenu chef du gouvernement entre-temps.Alors qu'un référendum se profile à l'horizon, les finances publiques québécoises ne sont pas saines du tout; elles sont même cancéreuses.M.Parizeau s'est engagé à éliminer le déficit des opérations courantes pour l'exercice fiscal 1996-97.Poudre aux yeux.Cet objectif n'est pas difficile à atteindre, et il est loin d'être suffisant.Le budget du ministre André Bourbeau prévoit un déficit de 4,4 milliards; or, le service de la dette du gouvernement accapare déjà plus de cinq milliards.C'est donc dire que Québec, comme Ottawa, doit créer des déficits (et donc s'endetter davantage ) juste pour payer ses intérêts.Il n'est pas certain que les prévisions du ministre Bourbeau se réalisent.Il est davantage plausible que, dans les semaines qui viennent, le nouveau gouvernement découvre avec effroi un «trou» dont il n'avait jamais soupçonné l'ampleur quand il était dans l'Opposition.Suivra une dramatique déclaration : « L'héritage de l'ancien gouvernement est pire que ce que nous pensions».Stratégie connue, et fort commode pour remettre les engagements à plus tard.?* * Le nouveau premier ministre n'a pas vraiment le choix.S'il veut augmenter ses dépenses, il doit ou bien augmenter ses revenus, ce qui revient à augmenter les impôts, ou bien emprunter.Aucune des deux voies n'est réaliste.M.Parizeau a promis de ne pas augmenter les impôts.À lui seul, le respect de cet engagement constitue un formida- ble défi.Plus probablement, le gouvernement ne résistera pas à la tentation de « faire payer les riches», c'est-à-dire, dans l'esprit de M.Parizeau, ceux qui gagnent 60000$.Mais il serait surprenant qu'il s'arrête là.11 y a en effet une limite à ce qu'on peut aller chercher de ce côté: selon les chiffres les plus récents, ces «riches» ne forment que 5,7 p.cent des contribuables, mais paient 35,6 p.cent des impôts.Un autre grand défi sera de convaincre ses propres troupes de cesser de rêver en couleurs.Des pans entiers du programme péquiste devront être mis sur les tablettes, pour ja bonne raison que le gouvernement n'aura pas les moyens de ses ambitions.M.Parizeau a bien dit, pendant la campagne, qu'il lui suffira d'emprunter pour augmenter ses dépenses, mais il est le premier à savoir que cela ne fera qu'accélérer le cancer qui ronge les finances publiques et compromet l'avenir de la société québécoise.Dans ces conditions, on voit mal comment on pourrait, sans être irresponsable, envisager d'augmenter les dépenses.* * ?Le véritable défi, en bout de ligne, ne consiste pas seulement à s'attaquer au déficit des opérations courantes.En fait, ce dernier objectif, Michael Wilson l'a atteint avec succès il y a plusieurs années, à Ottawa, mais les finances fédérales n'en continuent pas moins de se détériorer à une vitesse terrifiante (à cause, évidemment, du financement d'une dette qui n'arrête pas de grossir ).C'est qu'il y a quelque chose d'hypocrite à considérer que le paiement des intérêts ne fait pas partie des dépenses.Le retour à l'équilibre budgétaire doit forcément en tenir compte.Cela signifie, en clair, couper ailleurs Sue dans l'incompressible service de la ette.Cela veut dire rationalisation de l'appareil gouvernemental, remise en question des acquis syndicaux, coups de hache dans les abris fiscaux (incluant REA, actions accréditives et Fonds de la FTQ), suppression des subventions et contributions, tarification des services.entre autres.C'est le contraire, exactement tout le contraire, de ce que dit le programme du Parti québécois.Pourtant, en 1994 encore beaucoup plus qu'en 1977, le chemin, de l'indépendance doit passer par l'assainissement et caetera et caetera.Le défi, en effet, est de taille.Les marchés financiers torontois agréablement surpris QUÉBEC ¦ Péquistes et libéraux compteront chacun sur une solide équipe de vétérans pour s'affronter sur le parquet de l'Assemblée nationale à compter du 18 octobre.La plupart des vedettes du Parti québécois ont été élues.Non seulement les six députés qui sont en place sans interruption depuis 1976, mais aussi ceux qui détiennent leur siège depuis l'élection d'avril 1981.\u2022 De fait, aucun député sortant du Parti québécois n'a été défait.Le Parti québécois a aussi fait élire plusieurs de ses recrues vedettes comme les |ean Campeau (Crémazie), Jean Rochon (Char-lesbourg), Richard LeHir (Iber-ville), Michel Rivard (Limoilou), Daniel Paillé (Prévost), Robert Perreault (Mercier), Sylvain Si-mard (Richelieu), Rita Dionne-Marsolais (Rossmont), Louise Beaudoin ( Chambly ) et Céline Signori (Blainville).Quelques retours ont été effectués, comme celui du vice-prési-dent du PQ, Bernard Landry, de Jean-Pierre Charbonneau dans Verchères, où le docteur Camille Laurin dans Bourget.Du côté libéral, la plupart des ministres ont connu une réélection relativement facile.Au total, 32 députés libéraux membres du dernier parlement ont été réélus, dont 13 ministres.L'équipe libérale s'est aussi renforcée de quelques vedettes nouvelles.Il faut ici citer le nom des Thomas Mulcair (Chomedey), Fatima Houda-Pépin (LaPinière), François Ouimet (Marquette), Pierre Marsan ( Robert-Baldwin ) et Yvon Charbonneau (Bouras-sa).PHILIPPE DUBUISSON envoyé spécial La Presse À TORONTO ¦ La victoire plus serrée que prévu du PQ a agréablement surpris les leaders d'opinion et les marchés financiers à Toronto qui estiment que les Québécois se sont prononcés pour un changement de gouvernement et non pas en faveur de la souveraineté.« le ne suis pas malheureux devant ces résultats.C'est probablement le meilleur score que les fédéralistes pouvaient espérer dans les circonstances», a commenté à La Presse l'ancien premier ministre libéral de l'Ontario, David Pe-terson.Dès l'annonce des premiers résultats, hier, le dollar canadien était légèrement en hausse et les titres obligataires canadiens gagnaient quelques centièmes de point sur les marchés asiatiques.«Les marchés financiers accueillent favorablement ses résultats», a dit l'analyste Patti Croft du courtier Wood Gundy.\u2022.'-vil*.Sïri'.l\t\"iw»:1 y ¦ David Peterson Les politiciens, politologues et analystes financiers de la Ville Reine ont noté que le Parti québécois n'a pas obtenu 50 p.cent des suffrages dans un contexte qui lui était hautement favorable, ce qui donne à penser que l'op- tion souverainiste n'est pas aussi populaire qu'on le craignait.«Le Canada anglais va exprimer un certain soulagement devant ces résultats.Le fait que Daniel lohnson n'a pas si mal fait va aussi encourager les forces fédéralistes», a dit le politologue Ken McRoberts de l'université York.Pas comme en 1980 Toutefois, tous prédisent que le débat référendaire qui s'annonce sera acrimonieux, le Canada anglais ayant perdu patience devant les revendications du Québec et les éternelles batailles constitutionnelles.«Je ne crois pas que le Canada anglais sera impassible», dit David Peterson.Selon le politologue Ken McRoberts, la partie sera difficile pour les forces fédéralistes au Québec.«Ce n'est pas comme en 1980 où l'on pouvait vendre le fédéralisme renouvelé.II n'y a pas une grande volonté d'accomoder le Québec en 1994», dit-il.La présence des troupes souverainistes de Lucien Bouchard à Ottawa change profondément la dynamique référendaire, poursuit M.McRoberts.« Le gouvernement de (acques Parizeau sera beaucoup plus déterminé à réaliser la souveraineté que ne l'était celui de René Lévesque.De plus, avec la présence de M.Bouchard à Ottawa, les souverainistes sont mieux organisés qu'en 1980.» Pour David Peterson, il appartient au premier ministre du Canada |ean Chrétien et au chef libéral Daniel lohnson de regrouper dès maintenant les forces fédéralistes au Québec.Mais il admet que les ténors de l'option fédéraliste sont moins populaires au Québec que lors du précédent rendez-vous référendaire.«Les fédéralistes partent avec un certain retard», dit-il.Relations tendues Le président de l'Association des manufacturiers canadiens, Stephen Van Houten, craint pour sa part des relations fort tendues entre Ottawa et les provinces.«L'amvee d'un gouvernement souverainiste à Québec ne permettra pas de réaliser les réformes nécessaires pour rehausser la compétitivité de l'économie canadienne», déplore-t-il.David Peterson estime que Jacques Parizeau aura tout avantage à faire en sorte qu'il n'y ait pas de déblocage dans les dossiers de la réforme de la sécurité du revenu et autres réformes des programmes à frais partagés entre Ottawa et les provinces.« Les relations fé-dérales-provinciales seront très; difficiles jusqu'au lendemain du référendum », prévient-il.Mais le politologue Ken McRo-, berts estime que M.Parizeau: n'aura pas à chercher la confrontation.«Le Canada anglais est.plus que jamais en faveur de; l'égalité des provinces et du pouvoir absolu de la charte canadienne des droits et des libertés.De-plus, il s'opposera à toute formel de concession envers le Québec.M.Parizeau n'aura pas à chercher la confrontation, elle viendra tout naturellement.» Le milieu des affaires avait prévu l'élection du PQ LISA BINSSE ¦ L'élection majoritaire du Parti Québécois n'a suscité aucune réaction sur les marchés financiers qui avaient déjà prévu cette victoire.Le milieu des affaires, sans être surpris des résultats, exige maintenant que le nouveau gouvernement respecte ses promesses, notamment au chapitre de l'emploi.«Les marchés n'ont pas vraiment réagi, de commenter M.André Sullivan, vice-président de la Banque Nationale de Paris.Il n'y a pas eu de réactions fortes.Les gens s'attendaient à une victoire du PQ.Les laponais n'ont pas réagi non plus, à l'ouverture du marché à Tokyo.» Le dollar canadien qui a clôturé hier après-midi à 73,10 cents US est passé à 73,23 cents US en soirée, ce qui est bon signe, de dire M.Habid Haddad, cambiste à la Banque Royale.«Le marché est très calme.Il n'y a pas de souci en ce qui concerne les élections.La victoire péquiste était prévue.» M.Haddad soupçonne que les Européens vont continuer à acheter des huards ou à tout le moins ne pas les revendre.Ce résultat reflète le désir de changement des Québécois, a fait remarquer M.Peter White, président du Conseil pour l'unité ca- Ghislain Dufour, président du Conseil du patronat du Québec, a offert au nouveau gouv< .collaboration de l'organisme qu'il dirige pour trouver des solutions aux divers problèmes de nature économique.Mais cette collaboration, a-t-il rappelé, ne s'étend pas à certains dossiers, notamment à l'option constitutionnelle du gouvernement.PHOTO CP nadienne et président d'Unime-dia ( les journaux de Conrad Black au Québec).Toutefois ce n'est pas un appui à l'indépendance du Québec.Incertitude «On entre dans une période d'incertitude qui sera mauvaise si elle dure trop longtemps.Nous espérons que M.Parizeau tiendra son référendum dans dix mois comme il l'a déclaré.Si les autres provinces ne se laissent pas provoquer par MM Bouchard et Pc prises au Québec.«On espère que le nouveau zeau, le non va passer.» «le ne suis pas surpris», a déclaré M.Pierre Cléroux, vice-pré-sident Québec de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) qui regroupe 17000 petites et moyennes entre- gouvernement péquiste va suivre >.Ils ont pari coup d'emplois, de PME, de an\" ses promesses.Ils ont parlé beau- voir la fiscalité des entreprises en faveur des PME.Pour nous c'est primordial.» M.Cléroux juge important qu'en retrouve des gens du milieu des affaires dans le nouveau cabinet.Les quatre can- didats du monde des affaires \u2014¦ Daniel Paillé, Rita Dionne Marse-; lais.|ean Campeau et Richard Le Hir\u2014ont été élus.\t' \\ Du côté de l'Association des, manufacturiers du Québec, donr l'ancien directeur général était M.Le Hir, personne n'a réagi à la! victoire péquiste.Une porte-parole a expliqué que M.Le Hir' n'avait pas encore été remplacé er personne n'était en mesure de réagir aux résultats du vote.Pour sa part, M.Ghislain Du-! four, président du Conseil du patronat du Québec, a offert au nouveau gouvernement la collaboration de l'organisme qu'il dirige pour trouver des solutions: aux divers problèmes de nature économique, sociale ou culturel-' le.Mais cette collaboration, a-t-il; rappelé, ne s'étend pas à certains dossiers, notamment à l'option constitutionnelle du gouvernement, «une option que ne partage pas le CPQ ».«On veut que le PQ, dans les mois qui viennent s'occupe d'économie.La création d'emplois, l'assainissement des finances pu-, bliques et le développement économique en général devront être au centre des préoccupations de ce nouveau gouvernement.» M.Dufour a ajouté que le gouvernement doit tenir son référendum dans dix mois.«On ne peut pas garder cette question constam-' ment dans le décor.Il faut que les Québécois se prononcent.» Les francophones hors-Québec ne sont pas du tout effrayés Presse Canadienne OTTAWA ¦ La victoire du Parti québécois aux élections d'hier n'effraie nullement les francophones vivant à l'extérieur du Québec.Car à leurs yeux, les Québécois n'ont pas donné leur bénédiction au projet souverainiste du PQ même s'ils ont élu une majorité de ses candidats; ils n'ont fait que changer de gouvernement.«Il s'agit d'une élection provinciale où le peuple québécois a choisi de changer de gouvernement qui avait déjà fait deux mandats», a déclaré à la Presse Canadienne, hier, Claire Lantei-gne, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFAC )., «L'élection du PQ ne nous inquiète donc pas d'aidant plus que les sondages démontrent qu'une majorité des Québécois sont contre la séparation », a ajouté Mme Lanteigne depuis Moncton.Ce flegme dont font preuve !es francophones hors-Québec aujourd'hui contraste avec la crainte qu'ils affichaient lorsque les troupes de l'ancien premier ministre René Lévesque ont pris le pouvoir pour la première fois en novembre 1976.Inquiets de la perspective de vivre dans un pays qui serait amputé du Québec, ils avaient estimé à ce moment-là que l'élection d'un gouvernement souverainiste constituait «un sérieux avertissement » au reste du Canada.Si l'élection du PQ ne les tourmente pas, les francophones hors-Québec ont tout de même l'intention de veiller au grain durant le match référendaire, i Soupir de soulagement chez les syndicats LISA BINSSE ¦ Les quatre centrales syndicales du Québec ont réagi avec satisfaction à la victoire péquiste.«Quand on représente des travailleurs de la construction et des travailleurs de garderie, on n'est pas fâché vos autres interurbains HATEZ-VOUS LES COURS DÉBUTENT LE 14 SEPTEMBRE que vous appeliez n'importe où, n'importe quand et n'importe qui : voilà une autre façon d'épargner que vous offre le tout nouveau plan d'économie InterMax Bell.Pour en savoir plus, tournez la page ou composez le 1 800 668-BELL.PORTE D'ACIER cadre en pin 71/4 po., percé un trou, teuil en aluminium ; POIGNÉE DE PORTE ^ h AVEC SERRURE 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JL SYSTEME D'ALARME I o 565 93$ PAR MOIS \u2022\tCLIMATISEUR AUTO.\u2022\tGLACES ÉLECTRIQUES \u2022\tPORTES ÉLECTRIC, JES t VOLANT AJUSTABLE t RÉGULATEUR DE VITESSE \u2022\t2 SIÈGES ÉLECTRIQUES \u2022\tMOTEUR V-6 3.5 L t SYSTÈME D'ALARME \u2022\tSYSTÈME ANTIPATINAGE t RCUES ALUMINIUM 16\" \u2022\t2 COUSSINS GONFLEES \u2022\tTRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS.\u2022 BASÉ SUR UNE LOCATION CLEF D'OR DE 30 MOIS.VALEUR RÉSIDUELLE GARANTIE PAR CHRYSLER CANADA, s MISE DE FONDS DE 3 000 $ OU ÉCHANGE ÉQUIVALENT.25 000 KM ANNUEL INCLUS.41 DU KM EXCÉDENTAIRE.É PREMIER ET DERNIER VERSEMENTS EXIGÉS A LA LIVRAISON, TAXES EN SUS.\t§ jEdn ta ion m n -jai- ii /ni «LE CHEF DE FILE A MONTREAL» 4070, JEAN-TALON OUEST MONTRÉAL /T\\ LIGNE DIRECTE : 1-800-267-1441 NAMUR TÉL.:737-1441 LIQUIDATION CHOC ! \u2022C'est en pJe«n le temps de profiter d'offres incroyables sur tous nos modems 1994 Financement au taux de 5.9 S pour 48 mo
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