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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actualités
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1994-09-13, Collections de BAnQ.

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[" L'EXPRESS DELIT DE FUITE MORTEL ¦\tLors d'un accident survenu dimanche vers 21 h 55 sur la route 221 à Saint-Rémi de Napierville, un chauffard a heurté mortellement un cycliste qui circulait en direction de Montréal.Le chauffard ne s'est pas arrêté et a pris la fuite en direction de la métropole.Le véhicule suspect, lourdement endommagé sur le coin avant droit, est une Oldsmobile Calais 1986 de couleur grise.Toute information à ce sujet peut être transmise à la police de Saint-Rémi au 454-3922.MEURTRE DU SQUARE SAINT-LOUIS ¦\tLa police de la CUM a révélé hier l'identité de la victime du meurtre du square Saint-Louis, survenu vers 21 h samedi soir.11 s'agit de Patrick Robillard, 25 ans, résidant de la rue Masson, dans le quartier Rose-mont, à Montréal.Selon le lieutenant-détective Claude Lachapelle, de la section des homicides de la CUM, Robillard aurait été attaqué par trois hommes blancs pour quelques dollars, alors qu'il traversait le petit parc de la rue Saint-Denis.La victime aurait résisté à ses agresseurs et l'un d'eux lui aurait alors asséné un coup de couteau dans l'abdomen.Robillard a subi des perforations à la rate et aux intestins; il a succombé à ses blessures à l'hôpital Saint-Luc, dimanche matin.L'enquête a été confiée aux sergents-détectives Roger Pilon et Guy Préfontaine et ceux-ci n'avaient pas encore mis la main au collet des suspects, hier soir.TRAVAUX SUR LA 40 ¦\tTransports Québec désire aviser les usagers de l'autoroute 40, direction ouest, entre le pont de l'île aux Tourtes et l'echangeur A-40/A-540, qu'il entreprendra demain, 14 septembre, la phase 1 des travaux.Durant cette phase qui devrait se terminer vers le 1er octobre, l'entrepreneur procédera à la réparation de la surface de roulement.Selon un horaire harmonisé avec celui du chantier du pont de l'île aux Tourtes, les travaux exigeront la fermeture d'une ou deux voies sur les trois existantes, sur des tronçons successifs d'environ 2,5 kilomètres.Fermeture d'une voie du lundi au jeudi entre 14 h et 17 h 30 et le vendredi entre midi et 17 h 30.Fermeture de deux voies du lundi au jeudi entre 6 h 30 et 14 h et le vendredi entre 6h30 et midi.En dehors de ces heures de travaux, toutes les balises seront retirées et il n'y aura aucune entrave à la circulation.FESTIVAL DE LA LITTÉRATURE ¦\tDu 23 au 30 septembre se tiendra le premier festival de la littérature, organisé par l'Union des écrivains québécois.Grâce au soutien financier du Conseil des arts de la communauté urbaine de Montréal et à la collaboration de nombreuses institutions culturelles, plusieurs activités sont prévues tout au long de cette semaine de festivités littéraires.On pourra, entre autres, assister à trois spectacles-lectures mettant en scène des écrivains mais aussi des artistes d'autres disciplines autour des thèmes suivants: la danse et la littérature, l'érotisme et l'étranger.«J'AI MON MOT À DIRE h ¦\tDepuis trois semaines maintenant, une pétition intitulée l'ai mon mot à dire circule dans toutes les succursales de la Société des alcools du Québec pour demander au gouvernement l'arrêt immédiat de tout processus de privatisation et la tenue d'un débat public sur la SAQ.Le syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ a lancé cette pétition, «parce que la SAQ appartient à tous les Québécois, qu'ils ont donc leur mot à dire et parce que l'étude du professeur Léo-Paul Lauzon démontre, chiffres à l'appui, que la privatisation amènerait soit une hausse des prix, soit une hausse d'impôts».D'autant plus que l'on sait maintenant avec la privatisation de l'Alberta que c'est effectivement ce qui se produit.Déjà 25 000 personnes ont signé la pétition! CAHIER Montréal, mardi 13 septembre 19949 Éditorial Monde Arts et spectacles J?Coupable d'utilisation négligente de son arme, un «bon policier» est libéré sous conditions ANDRÉ CÉDILOT l'auto des jeunes suspects, au risque de leur vie.Etant donné le passé irréprochable de M.Ménard, tant sur le plan social que professionnel, le magistrat a toutefois jugé opportun de ne pas se montrer trop sévère envers lui.«Vous êtes un bon policier et je ne vois pas la raison pour laquelle on vous priverait de votre gagne-pain.La société ne gagnerait rien à se priver de vos services pour une erreur de jugement», a-t-il dit.Tard le soir du 6 novembre, le sergent Ménard, qui était seul à bord de son véhicule (il supervisait le travail de patrouilleurs), avait surpris trois jeunes qui prenaient place dans une auto volée, sur la 13e Avenue, à Rosemont.Au moment où il s'approchait, l'auto est partie en trombe.Pris de panique \u2014 il pensait que l'auto allait reculer sur lui, a-t-il expliqué dans un rapport interne \u2014 le sergent Ménard a saisi son revolver et fait feu à six reprises.D'après l'enquête, quatre balles ont touché la voiture en fuite, trois d'entre elles ayant transpercé la lunette arrière et l'appui-tète du siège du conducteur, blessant celui-ci à la tête et à une épaule.Un cinquième projectile a abouti dans la boîte d'un camion stationné en bordure de la rue, tandis que le dernier s'est perdu dans la nature.La victime, Ramon Morales, alors âgé de 18 ans, s'en était tirée avec des blessures sans gravité.Néammoins, il avait dû passer deux jours à l'hôpital Maisonneu-ve-Rosemont pour y subir une opération à la tête.Morales et ses deux complices d'âge mineur avaient été arrêtés à cet hôpital, après y avoir été conduits par un chauffeur de taxi.Quant à l'auto, elle avait été retrouvée à quelque trois kilomètres des lieux du vol.À la suite de cet incident, le sergent Ménard avait subi un violent choc nerveux.Mis en accusation le 4 mars 1994 par le procureur-chef du district judiciaire de Valleyfield, Jean-Pierre Proulx, il a comparu discrètement au palais de justice de Montréal à la fin du même mois.Le juge Lagacé a rendu sentence le 17 juin dernier, après que le policier eut reconnu sa culpabilité.Par hasard Toutes ces procédures seraient passées inaperçues si La Presse n'avait assisté par hasard, il y a quelques jours, à l'enquête préliminaire de Morales, qui fait face à des accusations de vol et recel d'une voiture.Ses deux complices ont déjà été condamnés devant le Tribunal de la jeunesse.Depuis le 23 mai, le sergent Ménard se recycle en suivant des cours sur le maniement des armes à feu à l'Académie nationale d'entraînement.Si l'on en croit son avocat, Me Giuseppe Battista, il y apprend notamment à mieux contrôler ses réactions dans les situations de stress.11 a six mois pour obtenir un certificat de réussite, lequel devra être déposé au greffe de la cour.PHOTO JEAN GOUPIL.I* Presse Le drame s'est déroulé tôt hier matin au restaurant Le roi Georges du 395, rue Saint-Jacques, à Saint-Pierre, dans le sud ouest de Montréal.Un client est abattu après s'être interposé entre une serveuse et trois jeunes voleurs MARCEL LAROCHE ¦ Pour avoir voulu protéger la vie d'une serveuse séquestrée par des voleurs dans un restaurant de Saint-Pierre, un client a été abattu de trois coups de feu tôt hier matin.La victime, Marcel Dufour, 58 ans, était le seul client attablé au Roi Georges, 395, rue Saint-|acques à Saint-Pierre, dans le sud-ouest de la métropole, hier vers 4 h 45.La serveuse a aperçu du coin de l'oeil une camionnette à l'allure suspecte se garer prés du commerce.Pressentant un vol, elle a tenté de verrouiller la porte du restaurant.Mais un des bandits l'a prise de vitesse, l'a saisie à la gorge et lui a braqué une arme de poing au visage.Pendant que le voleur forçait la serveuse à se diriger vers la caisse, deux complices, dont l'un était armé d'une carabine de chasse, se sont introduits à leur tour dans le restaurant.Menaçant la femme de leurs armes, les trois voleurs, décrits comme trois jeunes Noirs, ont exigé qu'elle ouvre le tiroir-caisse.C'est alors que Marcel Dufour s'est levé de table.A l'un des voleurs qui tenait la serveuse à la gorge, il aurait crié de la laisser tranquille et se serait emparé d'un sucrier.Aucunement intimidés par l'intervention intempestive du client, les trois bandits lui auraient plutôt conseillé de se mêler de ses affaires.Puis l'un d'eux s'est avancé vers Dufour et l'a abattu de trois projectiles, dont un l'a touché à l'estomac.Et comme si rien ne s'était passé, les voleurs ont fait main basse sur 200$ à 300$.Us ont pris la fuite à bord de leur camionnettte, qui avait été volée dimanche soir, laissant derrière eux l'homme agonisant et la serveuse hystérique.Malgré son transport rapide à l'hôpital, Marcel Dufour n'a pu survivre à ses blessures: son décès a été constaté moins d'une heure après le drame.11 s'agit du 39e meurtre cette année sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Une enquête a aussitôt été amorcée par les sergents-détectives Serge Côté et André Dupuis, sous la supervision du lieutenant-détective Claude Lachapelle, de la section des homicides de la CUM.Les recherches entreprises dans le sud-ouest de la métropole ont conduit à la découverte du véhicule utilisé par les assassins, une fourgonnette Nissan Quest 1994 abandonnée à LaSalle.Le véhicule avait été volé dimanche soir à un résidant de LaSalle, qui a subi des blessures en voulant résister aux voleurs.Mécanicien de son métier et opérateur de machinerie lourde pour la firme de et opéi le pour la fin camionnage Garfield, Marcel Dufour faisait partie de la clientèle régulière du restaurant Le roi Georges, situé tout près de son lieu de travail.Le quinquagénaire, qui vivait seul dans un appartement de la rue (ean-Ta-lonf à Repentigny, avait l'habitude de déjeuner au restaurant avant d'entreprendre sa journée de travail, à 6 h 30.ÉRIC TROTTIER et YANN PINEAU ¦ Une mère et ses deux enfants ont été découverts sans vie hier, à Mascouche, dans une voiture dont le pot d'échappement avait été relié à l'habitacle.Le père de famille, Gaétan Quirion, un travailleur de la construction qui rentrait du travail, a découvert les corps vers 17h45, dans le garage de la nouvelle résidence du couple, au 1951, rue Char-trand.Sa femme.Lise Doyon, 31 ans, s'était semble-t-il enfermée avec ses enfants dans la Jeep familiale stationnée dans le garage.Le moteur tournait encore au moment de la découverte.Mme Doyon et sa fille de deux ans, Manon, étaient déjà mortes.Le petit \\Marc, trois mois et demi, respirait encore péniblement.Son père l'a sorti du vé- hicule pour tenter de le ranimer, mais en vain.«Quand les premiers policiers sont arrivés, le garçon était étendu sur le gazon ; la mère et la fille gisaient sur les sièges avant du véhicule.La femme et les enfants ont été transportés à l'hôpital où leur mort a été constatée», a expliqué le sergent Michel Thériault, de la police de Mascouche.Qu'est-ce qui a poussé une mère de famille apparemment sans problème à poser un geste aussi brutal et définitif?Les policiers et le mari n'ont pas tardé à obtenir d'explications en découvrant plus tard, dans la maison, une lettre rédigée par Mme Doyon.Cette lettre fait surtout état d'une grande dépression.Selon nos informations, les Quirion-Doyon n'avaient pas de problèmes pécuniaires, «n'envisageaient pas le divorce et n'étaient pas connus des services policiers (pour des affaires de violence conjugale, par exemple).La famille avait emménagé dans sa nouvelle maison au début de l'été.Les voisins, qui ne les connaissaient pas beaucoup, les appréciaient toutefois déjà.«On se parlait souvent, (amais je n'aurais pensé qu'un tel drame se produirait dans cette famille.Us avaient l'air tellement heureux», a raconté, encore sous le choc, une voisine, Josée Vallières, dont la fille de trois ans était rapidement devenue l'amie de la petite Manon.Un autre voisin, Sylvain Palombo, était du même avis: «|e ne comprends pas.Ça avait l'air d'une famille sans problème.» Les trois corps ont été transportés à la morgue.Les policiers de Mascouche ont longuement parlé au pfre et devraient compléter leur enquête aujourd'hui.Thérapeute condamné à 18 mois de prison pour avoir agressé trois patientes V LUCIE CÔTÉ_ \u2022 _ » Un «psychothérapeute» mont->, réalais qui s'était reconnu coupa-vble, en février dernier, d'avoir agressé sexuellement trois de ses ; patientes, a été condamné hier à 18 mois d'emprisonnement.Les agressions commises par Ser-Ige Goudrau, âgé de 52 ans, se sont étalées sur plus de deux ans, entre le 1er juillet 1989 et le 31 juillet 1991.Les trois patientes étaient parentes et toutes trois avaient été victimes d'inceste dans leur enfance.« Il faut dénoncer avec vigueur ce genre de comportement et imposer une sentence exemplaire qui montre que la société ne le tolère pas», a déclaré le juge Céline Pelletier, de la Cour du Québec, chambre criminelle et pénale.Une période de probation de deux ans s'ajoute à la peine d'emprisonnement et l'accusé n'a plus le droit de «s'adonner à des thérapies individuelles et de couple».Serge Goudrau n'a pas de formation réelle en psychothérapie.En ! fait, c'est un autodidacte.«Sa formation professionnelle n'était pas assez solide et il en est venu à confondre ses besoins et ceux de ses clientes», a constaté le juge, qui a imposé la peine demandée par le procureur de la Couronne, Me |osée Michaud, tout en tenant compte du passé de Goudrau.Ayant lui-même été agressé étant enfant, il a éprouvé des difficultés d'apprentissage et a développé une dépendance à l'alcool.Les victimes de Goudrau avaient d'abord entrepris une thérapie fa-j miliale avec le psychothérapeute spécialiste de la «bioénergie», qui s'est changée en thérapies individuelles.I Les trois femmes ont été agressées au cours de leurs séances avec le thérapeute qui, par ailleurs, empruntait de l'argent à l'une et acceptait que l'autre fasse le ménage chez lui.I Après avoir établi un climat de confiance avec ses patientes, Goudrau leur demandait notamment de se dévêtir, en leur soulignant l'importance de s'abandonner et en leur disant de ne pas avoir honte de ! leur corps.XI utilisait aussi un vibromasseur pour stimuler leurs ! parties génitales.Enfin, à deux re-j prises, il a reçu chez lui une des ! trois femmes pour avoir avec elle ; des relations sexuelles complètes.«Ses gestes ont eu des répercussions sérieuses pour les victimes.Elles étaient vulnérables; elles se sont retrouvées après dans un état de désarroi assez remarquable», a noté le juge, qui a insisté sur les cir-! constances aggravantes du crime ; de Serge Goudrau.I Le thérapeute se trouvait en situation d'autorité et a profité du climat de confiance qu'il a réussi à établir avec ses victimes, des femmes fragiles.I C'est par l'entremise de leur soeur que deux des trois femmes ont réalisé ce qui se passait.«Humiliation, déception, colère et révolte habitèrent les victimes», a souligné le juge.Par la suite, l'accusé s'est quelque peu racheté en ne cachant pas à ses autres clients les accusations qui pesaient sur lui, en assumant la responsabilité de ses gestes et en payant un certain temps la thérapie que l'une de ses victimes a suivie P après avoir été agressée par lui.Mascouche, en entraînant une mère de famille se suicide ses deux enfants dans la mort ¦ Accusé d'utilisation négligente d'une arme à feu pour avoir déchargé son revolver en direction de trois jeunes voleurs d'auto (l'un d'eux avait été blessé par des fragments de projectile), un policier de la CUM a bénéficié de la clémence du juge en chef adjoint de la Cour du Québec Yves Lagacé.Tenant compte de l'avis des avocats, le juge a libéré sous conditions le sergent \u2022 Mario Ménard, 43 ans, ce qui signifie ! qu'il n'a pas de casier judiciaire.Par contre, il lui est interdit de posséder une arme à feu durant un an.M.Ménard doit aussi se soumettre à des cours sur le maniement des armes à feu et à une probation d'un an.Entre-temps, comme il n'a plus le droit de porter son revolver, la direction du SPCUM l'a affecté à des tâches administratives.En rendant sa décision, le juge Lagacé ô reproché au sergent Ménard d'avoir manqué de jugement en «mitraillant» B 1m LA PRESSE.MONTREAL.MARD113 SEPTEMBRE 1994 Editorial Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et editeur Claude Masson Marcel Desjardins editeur adjoint directeur de I informaticn Alain Dubuc éditorialiste en chef Et maintenant.le référendum Il n'y aura pas d'apocalypse.L'élection d'un gouvernement majoritaire du Parti québécois, devenu lui aussi un parti traditionnel, était prévisible depuis deux ans.mais plus particulièrement depuis le premier Jour de l'interminable campagne électorale.Le besoin inné de l'alternance, inscrit dans la peau : et dans la tête des Québécois, a fait son oeuvre.Les marchés -financiers sont maintenant immunisés contre toute réaction ^émotive excessive qui nuirait à leurs propres rendements.Le premier gouvernement Parizeau voudra se montrer bon et responsable.Il a tellement promis qu'il devra livrer la marchandise, il a fait miroiter de grands espoirs, sinon de grandes Illusions, chez tous les groupes d'âges et de personnes: Il devra combler les attentes suscitées.Le gouvernement Parizeau sera forcé d'agir rapidement, parce qu'il devra faire la preuve et convaincre les Québécois qu'il serait capable de gérer seul les affaires de l'État, qu'un ; seul gouvernement supérieur suffirait, qu'un Québec souve-: raln pourrait s'administrer comme un véritable pays.Tout un contrat en perspective.La moindre faiblesse, le moindre échec *:;dans la gouverne de l'État sera suffisant pour qu'une majorité \u2022de Québécois veuille le maintien de deux paliers de gouverne-; ment, afin d'être mieux protégé contre les abus ou les erreurs - de l'un des deux gouvernements.Trop fort ne casse pas lorsque la stabilité économique, sociale et politique sont en cause.Surtout que, quoi que fasse le PQ, le chemin de son ambition souverainiste suscitera Inévitablement une grande in- certitude, au cours de la prochaine année.Le résultat d'hier est déjà symptomatlque de cette Inquiétude.Le PQ n'a pas obtenu le balayage qu'il souhaitait, récoltant moins de 50 p.cent du vote.La grande difficulté du nouveau gouvernement québécois sera de réussir, avant la tenue du référendum et, donc, dès la première année de son mandat, la quadrature du cercle- 1) tout donner ce qu'il a promis; 2) maintenir saines et même améliorer les finances publiques afin de démontrer ses qualités de gestionnaire,- 3) commencer à annuler le déficit opérationnel du budget du Québec, dont l'élimination complète est promise en deux ans, tout en réduisant la dette à long terme C'est en gagnant sur les trois fronts en même temps que le PQ prouverait sa crédibilité, son efficacité, sa capacité de réaliser « l'autre façon de gouverner ».S'il devait réussir ce tour du chapeau, le Parti québécois se présentera à l'électorat en espérant gagner le référendum.Car, qu'on le veuille ou non, la campagne pré-référendaire est maintenant engagée.Toutes les déclarations, tous les gestes posés par le gouvernement Parizeau seront analysés sous la lorgnette référendaire.Y compris le discours d'acceptation du nouveau premier ministre, hier soir.Avec le Parti québécois au pouvoir, à Québec, et le Bloc québécois comme Opposition officielle, à Ottawa, les souverainistes ont entre leurs mains les leviers requis pour arriver à leurs fins.À moins que le gouvernement fédéral accepte de négocier les multiples chevauchements de juridictions et d'accorder au Québec ou à toutes les provinces des pouvoirs exclusifs depuis longtemps réclamés, PQ et Bloc tenteront de faire la preuve, à leur façon, de l'échec du fédéralisme et du statu quo qui en découle.Mais qui défendra, justement, l'option canadienne ?A partir de quelle plate-forme homogène, acceptable aussi bien au Parti libéral du Canada, de Jean Chrétien, au Reform Party, de Preston Mannlng, au Parti conservateur, de Jean Charest, au Nouveau parti démocratique, d'un futur chef encore inconnu, qu'aux fédéralistes québécois représentés par le Parti libéral du Québec, l'Action démocratique ou nullement représentés par les formations actuelles mais fortement majoritaires au Québec ?Qui défendra le fédéralisme auprès des Québécois ?Jean Chrétien ?André Ouellet ?Paul Martin ?Jean Charest ?Preston Mannlng ?Daniel Johnson ?Robert Bourassa ?Brian Mulro-ney?Mario Dumont?Les gens d'affaires qui se sont brûlés avec les ententes de Meech et de Charlottetown ?Les porte-parole acceptables et acceptés ne sont pas évidents.La présentation d'un « front commun » fédéraliste cohérent ne sera pas facile.Loin de là.Mais la performance de Daniel Johnson, hier, donnera à ceiul-c! l'allant voulu pour représenter l'option fédéraliste.« Voulez-vous faire du Québec un pays souverain ?» Tous les sondages avant et durant la campagne électorale donnent une nette majorité en faveur du NON.Partis légitimes, appuyés par une majorité de Québécois, le Bloc et le Parti Québécois réunis se serviront abondamment de leur pouvoir pour faire pencher la balance en faveur du oui.La véritable Joute ne fait que commencer.Claude masson la victoire Malgré les manifestations de joie bien légitimes des vainqueurs de l'élection d'hier soir, il est bien clair que la victoire des troupes de M.Jacques Parizeau n'a aucune commune mesure avec la victoire qui avait mené René Lévesque au pouvoir, en 1976.Pas de liesse populaire, hier soir, pas de 5 danse dans les rues, pas de foule pour remplir spontanément le centre Paul-Sis\t£ Sauvé.Cette sobriété, amplifiée par l'ab- sence d'un leader charismatique, s'expli-ft H que surtout parce que la victoire du PQ $H£|§WL\\ m n'est pas cel,e du rêve et d'un Possible M grand soir.Le 12 septembre, les Québécois Jm ne voulaient pas changer le monde, lis l^l^H voulaient plus prosaïquement changer de wb ^.¦¦ gouvernement.La question du sens d'un vote se pose à chaque scrutin.Mais jamais, dans l'histoire du Québec, l'Interprétation à donner aux résultats d'une élection ne sera aussi essentielle que cette année.La campagne électorale s'est, en effet, déroulée à deux niveaux, à la fois processus traditionnel d'alternance, et répétition générale sur la souveraineté du Québec.Cette équivoque colorera nécessairement la nature réelle du mandat du gouvernement que formera, dans quelques Jours, M.Jacques Parizeau.La Presse, comme bien d'autres, a pu constater, au fil de cette campagne, que le choix que feraient les Québécois portait d'abord et avant tout sur le changement de gouvernement et que, par conséquent, le mandat qu'obtiendrait M.Parizeau serait celui de bien gouverner.Nous le disions avant et pendant la campagne électorale.Les résultats d'hier permettront de le répéter après.La seule interprétation non contestable que nous pouvons tirer de cette élection à partir des résultats d'hier soir, c'est que les Québécois, en très grand nombre, ont voulu remplacer le gouvernement du Parti libéral par un gouvernement du Parti québécois pour que ce dernier fasse mieux.ils ont, par le choix des candidats péquistes qu'ils ont envoyés à l'Assemblée nationale, permis à M.Parizeau de former un gouvernement fort et compétent, ils lui ont, par contre, adjoint une opposition forte et aguerrie.Les chiffres, encore incomplets, montrent en effet que nous ne sommes en présence ni d'un plébiscite, ni même d'un balayage.Le nombre de sièges accordés au PQ, sous la barre des 80, indique un certain équilibre régional dans les appuis aux libéraux.Mais surtout, le pourcentage de voix recueillies par le Parti québécois, 45 p.cent au moment d'écrire ces lignes, contre 44 p.cent pour les libéraux, dénote une victoire très serrée, qui ne permet absolument pas d'entrevoir une victoire naturelle des troupes souverainistes, lors du référendum.On dit souvent que le meilleur de tous les sondages électoraux, ce sont les élections, avec leur échantillon qui ne permet aucune erreur statistique.Mais parce qu'elles demandent aux citoyens, anonymes, d'exprimer toute la complexité de leur pensée, de leurs émotions et de leurs convictions par une seule croix, les élections disent pour qui votent les gens, mais jamais pourquoi.Tout au cours de la campagne, nous avons pu voir que le taux d'insatisfaction face à un gouvernement épuisé par la récession et les échecs constitutionnels, a Joué un rôle dominant, tout comme la recherche de solutions du problème qui hante les citoyens, l'emploi.Ces considérations ont mené un grand nombre de Québécois à abandonner des libéraux exsangues au profit du Parti québécois.Ce déplacement du vote explique ces résultats et, du même coup, nous éclaire sur le référendum, en nous rappelant que l'appui à l'option souverainiste est nettement inférieur à cet appui de 46 p.cent au Parti québécois.Bien sûr, M.Parizeau a été clair sur son option, tout au cours de cette campagne, et n'a pas caché son intention d'enclencher le processus d'accession à la souveraineté.Il pourra également se prévaloir de sa majorité parlementaire pour amorcer des discussions avec Ottawa ou déclarer en notre nom la volonté du Québec d'accéder à la souveraineté sans contrevenir le moins du monde aux règles parlementaires de notre démocratie.Mais il consacrera alors le porte-à-faux entre la volonté populaire et la volonté de son parti.Notre démocratie n'est pas seulement faite de règles.Elle repose aussi sur des principes et sur le sens commun.Le nouveau gouvernement a notamment une obligation morale de refléter les voeux de la population qui l'a porté au pouvoir.Et c'est cela qui, avant tout, devra déterminer le mandat du prochain gouvernement.C'est pourquoi les premières réactions des vainqueurs, et surtout celles du futur premier ministre, Jacques Parizeau, revêtaient tant d'Importance pour entrevoir le sens qu'il donne au mandat que lui ont confié les électeurs.Sans doute ébranlé par les résultats plus serrés qu'il n'avait prévu, M.Parizeau a réagi avec sobriété et sans triomphalisme.En offrant une trêve à ses adversaires, en promettant d'être le premier ministre de tous les Québécois.M.Parizeau a fait preuve d'un sens de l'État qui l'honore et qui lui permettra sans doute de Jouir de la lune de miel que l'on réserve d'habitude à une nouvelle équipe.«\t*\tAlain dubuc Décision loufoque ( telles que le suicide ), qui représentent 80 p.cent des décès attri-buables aux armes à feu au pays.La loi ne devrait pas avoir pour effet de punir les chasseurs, autochtones et agriculteurs qui respectent la loi.Les chasseurs et autres usagers responsables d'armes à feu ne devraient pas se sentir menacés ou victimes de représailles à la suite de demandes de contrôles plus rigoureux des armes à feu.Ils savent de première main que les armes à feu sont un produit de consommation qui est en soi dangereux et qu'il faut les manipuler avec soin.Nous devrons par contre contester les déclarations et les hypothèses de certains usagers d'armes à feu responsables et de leurs clubs, voulant que les armes à feu dont ils ont la possession légale r.e soient PAS couramment utilisées dans le cadre de crimes et que la majorité des armes à feu en cause dans les crimes entrent au pays en contrebande des E.-U.ou sont vendues dans les rues de nos villes.Tirons les choses au clair : les criminels n'optent pas forcément pour les armes à feu de contrebande et illégales ! Il faut, cependant, insister sur le fait que nous manquons de données fiables.Les armes à feu qui entrent au pays en contrebande via les Etats-Unis semblent surtout poser un problème aux villes limitrophes du côté canadien, dans les crimes mettant en cause la drogue et dans le crime organisé.Les E.-U.ne disposent pas de règlements efficaces relatifs au contrôle des vendeurs et des acheteurs d'armes à feu.Il faut absolument assurer un contrôle plus rigoureux à nos frontières et exercer des pressions de concert avec d'autres pays qui, eux aussi, doivent composer avec les conséquences de Tincapacité du gouvernement américain de mettre en oeuvre des contrôles efficaces.Il faut donc accorder la priorité à une meilleure interdiction d'armes à feu illégales à la frontière !\tr Le Rapport annuel sur les armes à feu réalisé par la GRC, paru au début du mois de juin dernier, prouve encore une fois que la disponibilité des armes à feu au pays croît à un rythme alarmant.Selon le rapport, 55 300 armes à autorisation restreinte, dont les armes de poing et les armes semi-automatiques, ont été enregistrées pour la première fois en 1993.La majorité de ces armes étaient neuves.Les armes de poing représentaient 90 p.cent des armes enregistrées aux fins de la loi.Les armes de poing ne sont pas utilisées pour la chasse ou pour fins de contrôle des animaux nuisibles.Étant conçues pour qu'elles puissent être faciles à porter et à dissimuler, les armes de poing constituent une menace spéciale pour la sécurité publique.C'est inquiétant de lire dans le rapport de la GRC que du nombre total d'armes à feu volées l'an dernier ( 3 800 ), près de 2 000 étaient des armes à autorisation restreinte, dont la majorité étaient des armes de poing.Il s'ensuit que nous avons lieu de nous préoccuper du fait que la majorité des 3 800 armes volées, qui ont été acquises de façon légale à l'origine, se retrouvent dans les mains des criminels.Les décès dus aux armes à feu ( si on exclut les suicides et les accidents ) ont connu une hausse considérable, en 1991 et en 1992.Ainsi, il y a eu 270 homicides, en 1991, et 245, en 1992.À titre comparatif, la moyenne annuelle pour les cinq années précédentes s'établit à 191 homicides.Qui plus est, en 1991-92, les armes de poing étaient en cause dans 52 p.cent de tous les homicides, soit presque le double du chiffre relatif'à la période précédente de cinq ans.Plus de 40 p.cent des femmes tuées par leur conjoint, chaque année, sont tuées par balle.Une étude de la violence domestique menée récemment par le ministère de la Justice a révélé que la majorité des personnes sont tuées par une balle provenant d'une carabine ou d'un fusil de chasse ( 80 p.cent ), et que la majorité de ces armes à feu avaient été enregistrées aux fins de la loi lorsque le coup de feu fut tiré ( 78 p.cent ).Au cours des quinze dernières années, la plupart des meurtres mettant en cause une arme à feu ont été commis à l'aide d'une carabine ou d'un fusil de chasse, qui sont tous les deux classés comme des armes à feu à autorisation non restreinte et qui ne sont pas enregistrées.Les armes à feu sont en cause dans près de 9 000 vols par année, soit environ le tiers de tous les vols.Quoique nous ne disposions pas de suffisamment de données, il semblerait que bon nombre de ces armes à feu étaient enregistrées aux fins de la loi.Les restrictions imposées sur la possession d'armes à feu et les ressources affectées à leur contrôle au pays ne correspondent pas à la menace que posent les armes à feu.Le défi que devra relever le ministre de la Justice, l'honorable Allan Rock, consistera à trouver le juste milieu entre le besoin de protéger la population et les intérêts des usagers d'armes à feu qui respectent la loi.Ces derniers et leurs clubs ?fédéra-tions peuvent apporter une contribution importante à la solution s'ils le veulent ! ¦ En août dernier, nous nous sommes rendus aux « Fêtes gourmandes », dans l'île Notre-Dame.Voici les péripéties de l'« expédition » pleine de surprises que nous avons vécue.Notre trajet : pont Jacques-Car-tier, île Sainte-Hélène, puis île Notre-Dame.Un voyage de quelques minutes, comme dans le passé, croyions-nous.Oh que non ! La vie n'est pas aussi simple avec les brillants administrateurs de la ville de Montréal.À quelques mètres de notre objectif, on nous informe, très peu poliment d'ailleurs, qu'on doit rebrousser chemin ( pour des raisons obscures reliées au stationnement du casino ), c'est-à-dire, croyez-le ou non, reprendre le pont Jacques-Cartier jusqu'à la Rive-sud.puis la 132 ouest jusqu'au pont Champlain ( ou Victoria ), puis l'autoroute Bona-venture ( bonne aventure en effet ), puis le pont de la Concorde et finalement l'île Notre-Dame.Incroyable mais vrai, il n'y avait pas d'autre façon d'accéder aux Fêtes gourmandes.C'était à nous en couper l'appétit ! Le plus incroyable de toute cette absurdité, c'est qu'on a gentiment fait ce détour d'une vingtaine de kilomètres et que, heureusement, nous avons grandement apprécié les Fêtes gourmandes.Je crois cependant que les touristes n'apprécient guère ce genre de décision loufoque.Emile-J.THERIEN président.Conseil canadien de la sécurité Jacques LABELLE Longueuil Armes à feu : juste milieu recherché ¦ La Prerse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet.son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit : La boite aux lettres, La Presse.7, rue Saint-Jacques, Montréal.H2YIK9.¦ Le Conseil canadien de la sécurité croit fermement qu'une loi efficace sur le contrôle des armes à feu doit avoir pour objectif de s'attaquer aux questions de saaté publique ON fournir is FRANCE \u2022 Mitterrand-mandat ¦!Le président François Mitterrand a affirmé hier à la télévision qu'il entendait partir au terme normal de son mandat, en mai 1995, et qu'il exercerait d'ici là pleinement ses fonctions, y compris en minière de politique européenne.Dans une interview de 90 minutes à France-2, qui visait à répliquer aux critiques sur sa jeMnesse et aux incertitudes sur sa santé, Mitterrand, 77 ans, n'a pas caché qu'il souffrait d'un cancer de la prostate, pour lequel il a été opéré à deux reprises, et qu'il pourrait être amené à démissionner ert cas d'aggravation de son état.Mais il a affirmé sa volonté de «dire son mot» sur les grandes affaires, et notamment en ntatière européenne, estimant qu'il «ne faut pas réduire les Douze à un noyau dur».Mais l'essentiel de son propos était dç répliquer aux critiques sur ses liens de jeunesse avec l'extrème-droite et Vichy.AFRIQUE DU SUD \\ferwoerd déboulonné Le déboulonnage d'une statue d'Hen-drtk Verwoerd, «fondateur» de l'apartheid, a provoqué une tempête en Afrique du Sud où droite et -extrême-droite redoutent de voir les symboles de l'ancien pouvoir blanc mis au rebut par l'ANC (Congrès national africain).La statue du premier ministre assassiné en 1966 trônait devant un bâtiment à son nom abritant, à Bloemfontein, le siège de la province de l'État libre d'Orange, aujourd'hui dirigée par l'ANC.Vendredi, sous les acclamations, une grue est venue retirer ses 1600 kilos de son piédestal.La plaque portant les lettres d'or « H F Verwoerd » a été supprimée.Quand la statue s'est retrouvée à terre, la foule a dansé autour d'elle.Certains n'ont pas hésité à sauter par-dessus.La mesure a suscité un tollé dans les partis d'extrême-droite et l'inquiétude du Parti national de Frederik de Klerk.RWANDA Kigali-sabotages ?9 Des actes de sabotage pourraient être commis à Kigali par des «éléments infiltrés» fidèles aux anciennes autorités, a estimé hier le général Guy Tousignant, commandant de la Mission de l'ONU au Rwanda ( MINUAR).Une mine a explosé la semaine dernière dans un secteur «où elle n'aurait pas dû être», sur une route du sud-est de la ville, a rappelé le général en conférence de presse.Interrogé sur d'éventuelles incursions depuis le Zaïre de soldats des anciennes forces armées ou de miliciens, le général a estimé que les «incidents» étaient «trop peu nombreux» pour en conclure à des opérations réellement organisées.Des coups de feu sont cependant tirés depuis la région de Bukavu, au Zaïre, en direction du Rwanda.«Ce qui est sur, c'est que ce ne sont pas nos soldats qui tirent eux-mêmes», a ajouté le général.INDE-CHINE Liens renforcés ¦ Le premier ministre indien P.V.Nara-simha Rao et le général Chi Haotian, ministre chinois de la Défense, ont déclaré hier, au cours d'un entretien à Delhi, qu'ils étaient décidés à développer les relations entre les deux pays voisins.Chi est le premier ministre chinois de la Défense à visiter l'Inde en plus de 20 ans.Un différend territorial portant sur 128000km2 dans une région inhabitée de l'Himalaya oppose les deux pays, provoquant un conflit bref mais meurtrier
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