La presse, 1 novembre 1994, Cahier A
[" \u2022 MONTRÉAL.MARDI 1er NOVEMBRE 1994 111e ANNÉE 13\t62 PAGES, 4 CAHIERS\tMiami : 1,50$ US ^Éll^ Îles-de-la-Madeleine : 1 $ âé&œr Taxes en sus SSHHHMHMHEEHHBHBHHEHHH\t\t Météo ^ Pluie passagère, venteux etfi-ais min 7 / max 9 page S16 Actualités r: ) ¦ ?J fj q l Des bagages pour Haïti page A 3 Mgr Turcotte se dit surpris page A 6 Politique Ottawa renforce son éthique page P1 Monde Représailles à craindre en Bosnie page B 8 Index Annonces classées\t - immobilier\tB10 et B11 \u2022 marchandises\t811 et B12 * emplois\tB12 - automobiles\tB13 et C13 \u2022 propositions d'affaires C13 et\t C14\t Arts et spectacles\t - informations\tB4 à B6 - ciné-horaires\tB5 et B6 - télé-horaires\tB5 - radio-télévision\tB4 Bandes dessinées\tB13 Bridge\tC13 Décès\tC14 Économie\tC1 à C12 Éditorial\tB2 Ëtes-vous observateur?B10\t Feuilleton\tB11 Horoscope\tB12 Le monde\tB8 et C15 Loteries\tA15 Mot mystère\tB11 Mots croisés\tB12 et S10 Op\"!n«ons\tD7 Sj Politique\tB1 et B14 Le quartier générai de l'armée de terre de St-Hubert menacé CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA i.e comité spécial de ïa Chambre e* du Sénat sur la politique de défense a recommandé hier la fermeture du quartier général de l'armée de terre canadienne, qui est installé à Saint-Hubert, sur la Rive-Sud.Les commandements aérien, qui se trouve à Winnipeg et mari- time, à Halifax, devraient selon lui subir le même sort.Les responsabilités assumées par ces trois centres de décision, pour-suit-on, devraient être transférées au quartier général de la Defense nationale, à Ottawa.Le comité suggère de remplacer ces trois commandements par une structure fondée sur une répartition géographique et fonctionnelle.Dans chaque région, un officier serait responsable des armées de terre et de l'air ainsi que de la marine.On peut se demander ce qu'il restera à Saint-Hubert si le ministre de la Défense, David Collcnet-te, donne suite à la recommandation du comité dans le Livre blanc qu'il entend publier le mois prochain.La fermeture du commandement canadien s'ajouterait à celle du Collège militaire royal de Saint-Jean, également sur la Rive-Sud.Le comité spécial suggère par ailleurs qu'on diminue du quart (250 millions) les ressources alloués aux avions de combat et qu'on ajoute 5500 soldats à l'armée de terre.On conserverait trois escadrons opérationnels de F-18, soit un de moins, et un escadron d'entraînement.«Cette recommandation menace directement la base de Bagot- VOIR QUARTIER EN A 2 Quanti toute ta rue s'en mêle, PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Une quinzaine de personnages assuraient i animation dans un immense château construit devant un dépanneur de Saint-Jean.Sur une longueur de 44 pieds et une hauteur de 14, le château abritait quatre pièces enfumées baignant dans une atmosphère musicale inquiétante.Le mauvais temps n 'empêche pas de fêter VANN PINEAU On aurait pu s'attendre, hier soir, à voir des sorcières voler dans le ciel, à cheval sur leur balai, ou des fantômes s'amuser à faire peur aux bonnes gens.Mais, la pluie aidant, les fantômes se sont sans doute noyés dans leurs draps et le plafond nuageux, trop bas, a dû coller les sorcières au sol.Toutefois, pour les enfants qui ont défié les maquillages qui coulent et les pieds trempés par la pluie, de nombreux résidants de Montréal ont su sauver la fête de l'haîlo-ween en hébergeant chez eux sorcières, fan-tômes et revenants de toutes sortes.Sur la rue Parthenais, entre la rue Masson et l'avenue Laurier, des esprits pas si maléfiques sont même parvenus à faire bloquer la rue par un camion de pompiers afin d'attirer jeunes et moins jeunes pour leur donner des bonbons.Grâce aux bons soins d'Edna May Mackenzie, une jeune femme qui a emménagé sur la rue Parthenais un soir d'hallo-vveen, il y a 5 i ans, ia piupart des maisons se sont métamorphosées pour un soir afin d'accueillir les enfants déguisés dans une atmosphère chargée de mystère.Entre l'escalier d'Agatha, le laboratoire du Docteur Folle, l'exposition d'épouvan-tails ou les spectacles de magie, les enfants en venaient presque à perdre de vue leur principal objectif: ramasser assez de friandises pour tenir jusqu'à Noël.«Il y a quatre ans, la fête était presque morte, raconte Mme Mackenzie.Comme l'organisation de fêtes est mon métier, j'ai pris les choses en main.» Aux quelques maisons des débuts s'en sont ajoutées de nouvelles chaque année, jusqu'à ce que toute la rue s'en mêle! À l'abris des voitures, c'était l'endroit idéal pour la première halloween de Valeska Flores, un an et demi et de son frère Christian, trois ans, qui traînait derrière lui un respectable butin.Dans plusieurs maisons, l'animation était assurée par des étudiants en développement communautaire du collège Dawson qui étaient, malgré la fête, évalués ce soir-là par un professeur déguisé.en professeur.Chloé Fortier-Dev!^ a profité de son jeune âge, un an et deux semaines, pour faire la tournée des maisons hantées perchée sur le dos de son père, Richard, maquillé et arborant un magnifique nez de tissu rouge de forme indéfinissable._ VOIR TEMPS EN A 2 René Lévesque était «né pour être le premier et défendait âprement son os» DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC oins de dix ans après son accès, René Lévesque esc déjà un personnage quasi-mythique pour bon nombre de Québécois.Mais le petit homme qui faisait vibrer les foules avec ses images bien senties et son haussement d'épaules candide fut aussi un enfant surdoué mais cruel, un journaliste flamboyant mais égocentrique et.un tombeur impénitent.Lancé aujourd'hui à Québec, René Lévesque, un enfant du siècle, par Pierre Godin, restera sans doute lâ biographie définitive du fondateur du Parti québécois.Même si Corri-ne Côté Lévesque a accepté de participer au lancement, l'ouvrage est loin des «biographies autorisées», à telle enseigne que quelques proches de Lévesque \u2014 une fille qu'il n'a jamais reconnue, notamment\u2014 n'ont accepté de collaborer à la recherche qu'à la condition que leur identité soit protégée.Déjà avec son Daniel lohnson et sa fresque sur la Révolution tranquille, Pierre Godin nous avait habitués à ces portraits très humains de nos mythes politiques, des tableaux où les tics et les petites bassesses ordinaires des hommes ont autant droit de cité
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