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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-12-07, Collections de BAnQ.

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[" Pour de longs séjours en Floride L'assurance-voyage ou au au CAA Québec 286-8403 7050 JEAN\u2014TALON EST mis DIS GALERIES l'ANJOU 352-1010\t3?\tla : haute tecnnql0iie Nikon pour vos lunettes \tvu\t 4 .-.-, - MONTRÉAL.MERCREDI 7 DÉCEMBRE 1994 111e ANNÉE N° 49\t68 PAGES, 6 CAHIERS\tMiami: 1.50$ US fi îles-de-la-Madeleine : 1 $ 3\tTaxes en sua \t\t\t Météo Ciel nuageux, plus froid min -9/ max 1 page S16 Deux Montréalais habillent Jagger page El Économie Les milliards de profits des banques page D1 Girerd TûvrmitéVG& UN^mjtBE S»eu\tfëvr serfVûCO' ' (sver \"ft&ee HiHi- /* C&r c>Hi>éTfhl r Index Référendum: les fédéralistes disent non à la démarche de Parizeau Annonces classées\t \u2022 immobilier C6, C7, D10\t \u2022 marchandises\tD10, D11 - emplois D11 a D13\t \u2022 automobiles\tD13, D14 I \u2022 propositions d affaires\tD6 Arts et spectacles\t - informations\tC1 à C3 I - ciné-horaires\tC4 - télé horaires\tC2 Bandes dessinees\tD11 Bridge\tD15 Décès\tD15 Economie\tD1 à D9 Editorial\tB2 Etes-vous observateur?\tC6 Feuilleton\tD12 Horoscope\tC7 Le monde\tB8 à B10 Loteries\tA10 Mot mystere '\tC7 Mots croises\tD13 Tètes d affiche\tC5 Vivre\tE1 à E10 SPORTS\t - Réjean Tremblay\tS7 DENIS LESSARD du bureau de La Presse OUF.HF.C Les Québécois seront appelés à participer directement à la rédaction d'une loi sur la souveraineté du Québec qui serait adoptée par un «Oui» au référendum.Mais la proposition du gouvernement pé-quiste \u2014 une vaste consultation populaire \u2014 s'est tout de suite heurtée à une fin de non recevoir de la part du chef libéral Daniel (ohnson.Le gouvernement Parizeau a rendu public l'essentiel de la démarche qu'il entreprend dès maintenant jusqu'au référendum, une série de consultations régionales.Tenues essentiellement en février prochain, ces audiences publiques porteront sur un «avant projet de loi», un texte succinct qui résume en dix-sept articles le projet de souveraineté du Québec.Même la question référendaire a été rendue publique hier: «Etes vous en faveur de la loi adoptée par l'Assemblée nationale déclarant la souveraineté du Québec?» Dans un message à la population diffusé hier soir par tous les réseaux de télévision, le premier ministre Parizeau a souligné le caractère innovateur du mécanisme proposé, qui veut permettre à tous les Québécois «d'influencer directement le cours des choses».Il a souligné que le «long cheminement» du Québec depuis l'échec de Meech ne pouvait déboucher sur l'immobilisme et invité la population à «penser et faire ensemble le pays du Québec».Mais la stratégie du gouvernement péquiste, prête depuis près de six mois indique-t-on, s'est butée hier à un os sérieux; les fédéralistes québécois refusent carrément de cautionner par leur participation une consultation qui dès le départ paraît biaisée.Et dans sa réplique au message télévisé de M.Parizeau, le chef de l'Opposition, Daniel (ohnson, a clairement rejeté la démarche du gouvernement, «une mascarade, une comédie et une vaste opération de propagande».«Québec met littéralement la charrue devant les boeufs et demande à la population de définir les modalités du projet de séparation alors qu'elle n'en a pas adopté le principe.» La consultation proposée reste «un vaste conseil national du PQ», avait-il dit en matinée après qu'on lui eut soumis le projet.Dans sa démarche, le gouvernement Parizeau prévoit que les Québécois voteront sur un projet de loi dont le premier article précise que le Québec est un pays souverain.Un «Oui» au référendum signifie- VOIR REFERENDUM EN A 2 Jacques Parizeau hier à l'Assemblée nationale photo pc Autres informations en pages B1 et B 4 La démarche souverainiste :- \\.\\,vV.,v»vv,\u2022>\u2022>Vvv* k .kVv , * \u2022 ' * -1-.\"' w '.w, v \u2022 v \u2022 \\ ' -.*\u2022 v/v» ' \u2022.\u2022 » \u2022 .* \u2022 ¦ Voici la démarche qu'entend suivre le gouvernement Parizeau pour mener le Québec au statut d'État souverain, ainsi que le libellé de la question qui sera posée par voie référendaire.Le texte intégral de l'avant-projet de loi sur la souveraineté et des notes explicatives présentés à l'Assemblée nationale, hier, est publié en page B-3.La démarche La démarche que le gouvernement du Québec entend respecter comporte les étapes suivantes: 1)\tla publication de l'avant-projet de loi ; 2)\tune période d'information et de participation permettant d'améliorer le projet et de rédiger une « Déclaration de souveraineté» qui en deviendra le préambule; 3)\tla discussion du projet de loi sur la souveraineté du Québec et son adoption par l'Assemblée nationale; 4)\tl'approbation de cette loi par la population au moyen d'un référendum ; 5)\tune période de discussion avec le Canada sur les mesures transitoires à prendre notamment sur le partage des biens et des dettes ; cette période servira également à la préparation de la nouvelle constitution du Québec; 6 ) l'accession du Québec à la souveraineté.La question référendaire «Êtes-vous en faveur de la loi adoptée par l'Assemblée nationale déclarant la souveraineté du Québec.Oui ou Non?» ?Québec « gèle » tous ses budgets de dépenses au moins pour un an DENIS LESSARD du bureau de La Presse OUI M C éme si tout le monde affirme que la récession est terminée, les temps sont encore très durs pour le gouvernement du Québec, qui, pour l'année qui vient, doit «geler» à leur niveau actuel tous ses budgets de dépenses.Hier en conférence de presse, la présidente du Conseil du trésor, Pauline Marois,, a confirmé les intentions du gouvernement.Tous les budgets de dépenses sont frappés d'une «croissance zéro» pour un an, sinon trois, a-t-elle indiqué en marge d'une conférence prononcée devant 200 participants à un congrès organisé par l'École nationale d'administration publique.Pour la présidente du Conseil du trésor, la marge de manoeuvre financière est mince et le temps compte.Vers la fin de la semaine \u2014 vraisemblablement demain \u2014, le ministre des Finances Jean Campeau livrera un bilan fort alarmant de l'état des finances publiques.La décision de geler toutes les dépenses, pour un an et vraisemblablement trois si l'économie ne se redresse pas, vise à freiner une partie de l'hémorragie.«Le défi du gouvernement, soulignait Mme Marois hier, consiste à trouver le point d'équilibre entre le niveau des services et la capacité de payer des citoyens.» Ces derniers ont atteint la limite en terme de fardeau fiscal et toute hausse d'impôt entraînerait une augmentation du travail au noir et de la contrebande, a-t-elle prévenu.Pour la ministre, la croissance zéro des budgets de dépenses sera, en retour, accompagnée d'une plus grande souplesse dans la gestion des fonds alloues pour les gestionnaires du gouvernement, en autant que les objectifs ne soient pas dépassés.« L'ère des compressions et des coupures arbitraires en cours d'opération est terminée.Les enveloppes seront gelées dans les deux sens.» Mais cette liberté de gestion sera accompagnée d'une obligation de résultat, a-t-elle renchéri.Pour Mme Marois, le gel des quatre enveloppes gouvernementales \u2014 santé, éducation, aide sociale et programes gouvernementaux \u2014 signifie que l'appareil gouvernemental devra, sur son budget total de 36,3 milliards, absorber 1,4 milliard de dépenses supplémentaires \u2014 les coûts de systèmes liés à l'inflation et à la progression des employés dans les échelons.Dans certains cas, des programmes devront temporairement être VOIR GEL EN A 2 Pierre Bourque abolit le Bureau de consultation de Montréal WON LABERCE Pierre Bourque près les commissions permanentes du Conseil municipal et les conseils d'arrondissement, voilà que Pierre Bourque met la hache dans le Bureau de consultation de Montréal (BCM).L'annonce en a été faite il y a deux jours aux employés du BCM et la décision du maire doit maintenant obtenir l'aval du Conseil municipal.Interrogé par La Presse hier, M.Bourque a déclaré que le Bureau de consultation de Montréal «coûtait très cher» aux Montréalais et il a promis que son administration consulterait malgré tout davantage que ne l'a fait la précédente.«l'ai toujours fait de la consultation, a-t-il dit.Là, on va en faire de façon plus systématique et, surtout, nous allons maintenant consulter sur des sujets plus précis.» Selon lui, les Montréalais l'ont élu pour que les décisions se prennent et il compte agir vite et bien «parce qu'il ne faut pas que la consultation soit un leurre qui empêche de prendre des décisions».Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, le conseiller municipal André Lavallée, du RCM, est VOIR BOURQUE EN A 2 photo cp Le premier ministre Chrétien serre la main du président de l'Ukraine, Leonid Kuchma, à l'issue d'une réunion bilatérale tenue en marge de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, qui a pris fin hier à Budapest, en Hongrie.Eltsine accuse les É.-U.de vouloir dominer le monde d'après AFP et Reuier IIUDAPFST uvert lundi avec un vif échange, rappelant ceux de la guerre froide, entre les présidents américain et russe Bill Clinton et Boris Eltsine à propos de l'expansion de l'OTAN à l'Est, le sommet de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) s'est terminé hier sur un total fiasco.La tension entre Washington et Moscou sur l'élargissement de l'OTAN, mais surtout l'incapacité des participants de se mettre d'accord sur un document sur la Bosnie-Herzégovine, ont éclipsé les décisions qui devraient permettre à cette organisation de répondre plus efficacement aux défis de l'après-guerre froide.Après avoir évoqué lundi la menace d'une «paix froide» entre son pays et l'OTAN, le président Eltsine a carrément critiqué hier la domination américaine sur la scène politique mondiale, affirmant à la télévision russe Ostankino en faisant clairement référence à Washington : « La destinée du monde ne peut pas être décidée dans une seule capitale».Il a renchéri en accusant les États-Unis d'avoir voulu diriger à leur guise le sommet de la CSCE à Budapest, estimant que le président Clinton avait espéré transformer les deux jours de la conférence en un show américain.«Il (Clinton) voulait inaugurer et présider un petit sommet» qui aurait marqué la signature par l'Ukraine du TNP (Traité de non-prolifération nucléaire), a-t-il dit.«Si c'est ce VOIR ELTSINE EN A 2 J'AI BESOIN DE VACANCES - MULTI VOYAGES 851-6260 \u2022 J'AI BESOIN DE VACANCES - MULTI VOYAGES 858-6260 \u2022 J'AI BESOIN DE VACANCES - MULTI VOYAGES 858-6260 VANCOUVER 449* HAÏTI SPÉCIAL CARNAVAL taxes incluses en B-747 Aller simple 299 $ Dëp.le 22 dèc., ret.le 5 janv.RÉDUCTION DE 40% Nombre de sièges limité.Vol tous les lundis.TUNISIE 998* 1 299* 1 599* 1 699* i \\ Séjour 3 sem.2 repas Circuit + séjour 17 jours Tunisie ?Malte 17 jours Tunisie ?Maroc 21 jours -~- SPÉCIAUX DU SUD 1 *em ê partir Ot 2729' 769» R.DOMINICAINE Bavaro Playa Naco tout inclus Club Costa Verde tout inclus 6691 MARGARITA Marganta Village\tCTO t tout inclus D IW Bella Vista.2 repas SAINT-MARTIN Qreat Bay Hôtel Maho Beacn 6991 659s 7291 ACAPULCO Club St-Tropez tout inclus Copacabana HONDURAS Ouonta.2 repas Partenon.2 repas Crustopher.2 repas 699* 669' 699* 729» 799' \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 y 8 f VOLS SEULEMENT Alger Casablanca Tunis .Tel Aviv.Bucarest.Paris.Londres.Abidjan % y 829 $ 579 S 799 $ 989 $| 829 $ 1529 $ ° 619 $ 319 S 369 S ni*i 3s M t» o S A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 DECEMBRE 1994 Suite de la Une % 1 ;jfr RÉFÉRENDUM Référendum: les fédéralistes disent non a la démarché de Parizeau i rait la souveraineté dans les 12 mois suivant le scrutin.Toutes les familles trouveront une copie de ce texte dans leur boite à lettre d'ici quelques semaines.Entre la fin janvier et la rentrée parlementaire de la mi-mars, le gouvernement Parizeau entend tenir simultanément au moins 15 consultations régionales \u2014 une opération d'environ 2 millions de dollars, la moitié de la facture de la Commission Bélanger Cam-peau.Dans chaque commission, une brochette d'une quinzaine de citoyens en vue dans leur milieu et de députés provinciaux et fédéraux y entendront les observations des Québécois sur le projet de souveraineté.Ce sera le gouvernement qui choisira les présidents et les vice-présidents de ces forums, en consultation avec l'opposition, promettait-on hier.Une page du projet de loi est laissée vierge: les forums régionaux auront à constituer de toutes pièces un préambule faisant état des valeurs qui cimentent la ' société québécoise.En conférence de presse, M.Parizeau a clairement voulu insister sur le rôle sans précédent qu'auraient à jouer les citoyens, qui participeront aux audiences publiques.«Nous voulons faire en sorte que, pour la première fois dans notre histoire, chaque Québécois devienne en quelque sorte son propre député.Qu'il puisse Daniel Johnson influencer directement le cours des choses.» Pour Jacques Parizeau, compte tenu de l'enjeu, les Québécois auront à mettre de côté les lignes partisanes.«Je dis aux fédéralistes, venez, on va discuter.Souve-nons-nous que la souveraineté est bien plus grande qu'un parti politique, elle appartient à tout un peuple», a-t-il dit.Les souverainistes avaient surmonté leurs réticences partisanes pour participer aux étapes entourant les ententes de Meech et de Demain dans La Presse Atmosphères ¦ Vous avez envie de voir un match de soccer entouré de fervents amateurs portugais, d'une bouffe croate au son de la musique tzigane, ou encore d'un jus de papaye tout en Jasant avec un chauffeur de taxi haïtien?Tant mieux.Notre collaborateur Claude André vous propose, demain, dans le cahier Sortir, de visiter quelques cafés ethno-culturels de Montréal, histoire de s'imprégner de nouvelles atmosphères.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022\tà Montréal : Centre des donneurs de sang Montréal, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 18 h; \u2022\tà Montréal : STCUM, division Legendre, Centre de transport Legendre (entrée Chabanel et Saint-Laurent), 55, rue Legendre Est, de 9 h 30 à 16 h.Objectif : 125 donneurs; \u2022 à Laval : Service correctionnel du Canada, Collège du personnel, 5500, boul.Lévesque, de 9 h à 17 h.Objectif: donneurs; \u2022\tà Sainte-Anne-des-Plaines : Service correctionnel du Canada, Centre régional de réception (gymnase), 246, montée Gagnon, de 9 h 30 à 16 h 30.Objectif : 250 donneurs; \u2022\tà Greenfield Park : clinique du maire, centre commercial Les Galeries Taschereau, 745, boul.Taschereau, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif : 200 donneurs.La quotidienne\tà trois chiffres\t913 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t6043 [T.I ABONNEMENT\t285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi eu vendredi de 7 h à 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces 285*7070 285-7100 285-6892 ANNONCES CLASSÉES lundi su vendredi d«8h30»17h30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tait* Vacances, Voyages mt nm\u2022 i^n « 285-71171 285*6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 49-3 Lî ODE DU JOUR LES ANNONCES CLASSÉES Charlottetown qu'ils désapprouvaient, a-t-il rappelé.Réactions prévisibles hier: les centrales syndicales jugeaient intéressante l'avenue proposée par Québec.D'autres groupes fédéralistes \u2014 le Conseil du patronat et la Chambre de commerce du Québec \u2014 n'attendaient que le signal de Daniel lohnson pour critiquer ouvertement la démarche proposée.Dévoilant son jeu hier, le gouvernement Parizeau ne fut pas avare de précisions.Hormis le moment du scrutin, tous les éléments de sa stratégie sont désormais connus; jusqu'à la question que l'on souhaite poser au référendum.Entre la fin janvier et la mi-mars 1995, les commissions régionales entendront les Québécois sur l'avant-projet de loi et re- cevront les suggestions pour un préambule à la constitution québécoise.D'autres forums identiques, pour les anglophones, les jeunes ou les autochtones, sont aussi considérés.Québec espérait y retrouver des députés libéraux fédéraux et des libéraux provinciaux, mais il paraissait clair hier qu'hormis les membres du PQ et du Bloc québécois, aucun élu fédéraliste ne voudrait, de sa présence, cautionner le processus.Quant à l'avant projet de loi, on y retrouve toutes les indications susceptibles de rassurer la population.L'article deux rappelle que le gouvernement du Québec « est autorise à conclure.un accord consacrant le maintien d'une association économique entre le Québec et le Canada».Le texte dit aussi que les Québécois pourraient conserver la citoyenneté canadienne, que le dollar canadien servirait de monnaie au Québec.Le gouvernement québécois serait «autorisé» à demander l'admission du Québec à l'Organisation des Nations unies et «prendrait les mesures requises » pour rester membre de l'Otan, du Gatt, de l'Alena et même du Commonwealth.Toutes les lois canadiennes s'appliquant au Québec demeureraient en vigueur jusqu'à ce qu'elles soient amendées ou abrogées par l'Assemblée nationale.Toujours pour ne pas alerter les gens, Québec précise que «les pensions et suppléments payables aux personnes âgées continueraient d'être payés» par Québec, selon les mêmes barèmes.Québec s'engage à accorder la priorité aux fonctionnaires fédéraux lorsqu'il reprendra sous son aile les responsabilités d'Ottawa sur son territoire.Les cogitations des commissions régionales feront l'objet d'un rapport préparé par une «commission nationale» où siégeront les présidents des forums régionaux.Ce rapport sera soumis à la Commission parlementaire des institutions le printemps prochain.Ce sera cette commission qui aura à approuver un projet de loi définitif.Soumis par la suite à l'Assemblée nationale pour adoption, le texte sera ensuite au centre de la campagne référendaire et nécessitera ultime-ment l'aval d'une majorité de Québécois pour avoir force de loi.?ELTSINE Eltsine accuse les E.-U.de vouloir dominer le monde qu'il voulait, il n'a pas réussi et n'en est pas sorti victorieux.» La Russie s'est aussi opposée aux pays occidentaux sur la crise bosniaque.Les 52 chefs d'État et de gouvernement ont échoué sur le dossier Bosnie en ne parvenant pas à s'entendre sur un appel au cessez-le-feu à Bihac, «zone de sécurité» musulmane assiégée par les Serbes.La présence des présidents américain, russe et français ainsi que celle du chancelier allemand devait symboliser la volonté politique de «muscler» la CSCE, selon l'expression de Bill Clinton.Cela n'a pas été ressenti pen- dant le sommet.Le chancelier Kohi s'est déclaré «insatisfait» des résultats, tout en plaidant pour plus de patience.L'administration Clinton, essayant de minimiser la portée du différend à propos de l'OTAN, se faisait fort de convaincre les Russes qu'ils n'ont rien à craindre de l'élargissement de l'OTAN.Clinton et Eltsine n'ont fait qu'échanger quelques paroles très brèves après la cérémonie sur l'entrée en vigueur du traité START sur la réduction des armes nucléaires stratégiques, mais ils n'ont pas eu d'entretiens.Qualifiés de source américaine de «plutôt durs et directs», les propos d'Eltsine devant le 9e sommet de la CSCE sont interprétés de deux manières dans l'entourage de Clinton.C'est en partie le produit de la politique intérieure russe, affirmait un très haut responsable américain.Selon lui, le président russe s'adressait à son opposition nationaliste, qui l'accuse d'être trop conciliant vis-à-vis de Washington.Mais d'autres officiels américains s'avouaient surpris, affirmant que les États-Unis avaient bien pris soin ces dernières semaines d'expliquer aux Russes ce qu'ils avaient en tête pour l'OTAN.Le fiasco a ébranlé la crédibilité de l'organisation de 53 pays entre Vancouver et Vladivostok, mais le sommet a tout de même renforcé son rôle de prévention et de gestion des crises.La réunion a été ainsi l'occasion de dégager un accord sur le BOURQUE Pierre Bourque abolit le Bureau de consultation de Montréal quant à lui catastrophé et commence à penser que même lérôme Choquette n'aurait pas agi ainsi.«C'est choquant de constater que tant d'années d'efforts sont ainsi balayées du revers de la main.J'ai l'impression qu'on revient à l'ère Drapeau, où tout se décidait derrière des portes closes.» M.Lavallée ne fait pas mystère que les mécanismes de consultation mis en place par le Rassemblement des citoyens de Montréal souffraient quelques ratés, mais pas le Bureau de consultation de Montréal.«le regarde ça aller et je suis choqué, outré même, a-t-il ajouté.Notre prétention, c'était de permettre à tous les citoyens concernés d'émettre leurs opinions sur le développement de leur quartier (.) Aujourd'hui, comme outil démocratique entre les élections, il ne reste plus que la période de questions du public au Conseil municipal.Et tout ce travail détruit en seulement un mois!» Le président déchu du BCM, M.Luc Ouimet, se plie à la décision prise par le maire Bourque mais la juge déplorable.Expert en consultation \u2014 il était au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement avant de joindre le BCM \u2014 M.Ouimet ne croit pas qu'on puisse prendre pareille décision unique- ment pour des questions budgétaires.«On pouvait espérer que le dernier mécanisme de consultation publique allait être épargné, a-t-il déclaré à La Presse, l'ai aidé à bâtir la crédibilité du BCM et je suis fier de ce que nous avons fait en cinq ans d'existence.» En fait, M.Ouimet est tellement fier qu'il a dit tout de go au maire «être aussi fier du travail accompli par le BCM que vous pouvez l'être du vôtre au jardin botanique».Cela dit, il constate seulement que les Montréalais n'ont maintenant plus de forum où s'exprimer et, en bout de ligne, c'est à eux de juger.Comme en toute bonne démocratie.Bon an mal an, le BCM avait un budget de 400000 $ et l'équivalent de 3,6 employés, dont un président à temps plein.Les commissaires nommés par le BCM pour mener les consultations n'étaient ni des élus ni des fonctionnaires municipaux.Pour l'essentiel, ils étaient des Montréalais représentatifs de tous les secteurs d'activité et leur mandat durait le temps de la consultation qu'ils devaient mener.C'étaient, comme se plaît d'ailleurs à le dire M.Ouimet, des experts en consultation au service de la démocratie.La devise du BCM, Pouvoir d'intervenir, indique bien la mission que l'administration Doré-Fainstat lui confiait en 1989: permettre aux individus, aux groupes de citoyens ainsi qu'aux promoteurs de faire entendre leur point de vue, devenant ainsi, ultimement, des artisans du développement de Montréal.Au cours des cinq dernières années, le BCM a tenu des audiences publiques sur au moins neuf projets d'importance.Les dernières, et les plus controversées, avaient été tenues pour étudier un projet présenté par la Société canadienne d'hypothèques et de logement pour le redéveloppement de deux terrains dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.L'année dernière, le BCM a tenu des séances de consultation pour le redéveloppement des terrains du Marché métropolitain (marché central), l'implantation d'une bibliothèque dans le quartier Rivière-des-Prairies et le redéveloppement des terrains du centre Paul-Sauvé.En 1992, le BCM prêtait ses oreilles au projet du gouvernement du Québec de déménager l'Hôtel-Dieu du centre-ville vers le quartier Rivière-des-Prairies, avec le résultat que l'on sait.En 1991, c'était sur la gestion intégrée des déchets solides et des matières récupérables et en 1990, pour le plan de mise en valeur du mont Royal et pour une maison de la culture dans Pointe-aux-Trembles.Ironie du sort, son premier mandat, le BCM l'a obtenu en 1989 pour la tenue d'audiences publiques sur «l'aménagement futur du site Miron».Justement là où le nouveau maire de Montréal veut aménager un très grand parc, à qui il a déjà donné le nom de parc Saint-Michel.?principe de l'envoi d'une force multinationale de la CSCE au Na-gorny Karabakh, région de TAzerbaïdjan à majorité arménienne.Cet accord, longtemps combattu par la Russie, avait été présenté par les diplomates commme l'un des succès clés du sommet.Une autre pièce maîtresse résultant de la réunion de Budapest, aux yeux des diplomates: le «Code de conduite sur les aspects politico-militaires de la sécurité», qui fixe les normes d'un contrôle démocratique et politique des forces armées dans une action en dehors et à l'intérieur d'un État.Les militaires, selon ce texte, ne doivent notamment pas être utilisés contre des manifestants pacifiques et des minorités.Autre décision: le changement de nom de la CSCE en Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui paraît symbolique mais qui reflète la volonté des membres de prendre un nouveau départ et de rendre l'institution plus opérationnelle.Les diplomates de la CSCE se sentent victimes d'un malentendu.«Nous ne sommes pas des pompiers, nous faisons de la prévention du feu», a souligné l'un d'eux.La prévention a totalement échoué dans l'ex-Yougoslavie.Mais les neuf missions de la CSCE, dont six dans des Républiques ex-soviétiques (Estonie, Lettonie, Ukraine, Moldova, Geor-gie, Tadjikistan), seront poursuivies.?GEL Ouebec *gele- tous ses budgets de dépenses au moins pour un an mis au neutre, a-t-elle indiqué, en refusant toutefois de donner des exemples.La ministre a été réticente à ventiler la facture pour chaque responsabilité du gouvernement.Bien qu'à la Santé, on parle de 350 à 400 millions, le scénario avancé par Mme Marois est moins pessimiste.«11 y a des hypotyèses: 200 millions pour la Santé et les Services sociaux, 150 millions pour l'Éducation.|e suis très prudente.» Elle a aussi indiqué que le gel forcerait des compressions de dépenses de l'ordre de 100 millions au budget de la Régie de l'assurance maladie du Québec.?LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule la Presse Canadienne est autonsée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des I services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.\u2022 Envois de publication canadienne \u2014 I Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.^ RENSEIGNEMENTS 285-7272\t' MERCREDI 7 DECEMBRE 1994 | 285-7111 Il y a 25 ans, les Rolling Stones chantaient à Altamont la fin de l'innocence du rock PAUL ROY ¦ Quelle est la distance entre Montréal et Altamont?Hier soir, 25 ans.)our pour jour.C'est en effet le 6 décembre 1969, au Altamont Speedway, une piste de courses de stock cars au sud de San Francisco, qu'un étudiant de 18 ans, Mere-dith Hunter, s'était fait poignarder à mort par un Hell's Angel, aux pieds d'un Mick Jagger chantant UnderMy Thumb.Au total, le «spectacle» d'Altamont avait produit quatre morts (un par noyade et deux victimes de chauffards) et quelques centaines de blessés.Hier soir \u2014 comme la veille d'ailleurs \u2014, personne ne s'est fait poignarder au Stade olympique de Montréal, où Mick Jagger et les Rolling Stones poursuivaient leur tournée Voodoo Lounge.Pas la moindre petite bagarre.«Avec les Rolling Stones, on a un bon profil de clientèle», a expliqué hier à La Presse Daniel Lcgros, vice-président aux opérations à la Régie des installations olympiques (RIO).«Les gens sont plus âgés et ils ne viennent pas pour casser la baraque.» Quant aux Hell's Angels, M.lagger, dit-on, ne fait plus affaires avec eux.Au fait, à Altamont, ils avaient été embauchés pour assurer la sécurité.Hier, au Stade, pas moins de 700 personnes étaient affectées à la sécurité des 40 000 spectateurs.À l'entrée et dans les estrades, 365 ouvreurs, placiers et agents de sécurité de la RIO; au parterre, 200 agents de l'agence Excel embauchée par la RIO; J- Mick Jagger jette un regard effaré sur spectateur armé d'un revolver non de San Francisco, où trois autres pour protéger la scène, l'arrière-scène et les loges, une centaine d'armoires à glace embauchées par le promoteur Donald K.Donald.Cinq infirmiers de la RIO et 35 médecins et infirmiers de la compagnie Promed étaient sur place pour dispenser les premiers soins.Si ces dispositifs n'avaient pas suffi, les policiers du poste 52 auraient également pu intervenir.Le concert d'Altamont était y gardiens* Qui viennent de poignarder à mo t II y a 25 ans hier, au Altamont Speedway, perdu gratuit.Quelque 300 000 jeunes s'y étaient pointés.Les Rolling Stones avaient offert 500$ de bière à une centaine de Hell's Angels pour protéger la scène.Le moins que l'on puisse dire, c'est que les motards avaient pris leur rôle au sérieux.Imbibés de LSD, ils avaient semé la terreur dans la foule, administrant des raclées bien senties à quiconque les regardait dans les yeux \u2014 quelques centaines de personnes, dit-on.PHOTO ASSOCIATED P*t5S Pourquoi Meredith Hunter avait-il sur lui un revolver (non chargé)?Il n'a guère eu le temps de s'expliquer.Que le temps de dire, avant de mourir : «le ne voulais pas tirer».Pour plusieurs, Altamont, tues mois à peine après 'oodstock, a marqué la fin de l'innocence du rock.Mais hier, au Stade olympique, à défaut d'innocence, on était loin d'Altamont.Vingt-cinq ans bien comptés.quelqi Wood! LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 7 DECEMBRE 1994 \u2022 A3 Viol collectif : examen gynécologique incomplet YVES BOISVERT CIIICOUTIMI ¦ Au procès des deux jeunes Français accusés d'agression sexuelle aux dépens d'une Chicoutimienne de 17 ans, le docteur Lorraine Richard a dit avoir fait un examen gynécologique bien incomplet de la plaignante, deux jours et demi après l'événement.Olivier Calvosa, un enseignant de lycée de 26 ans, et son frère Gaétan, un étudiant en médecine de 19 ans, sont accusés d'avoir agressé sexuellement l'adolescente, dans la nuit du 17 août 1994.Ils s'étaient rencontrés dans un bar de Chi-coutimi et les deux Français, avec leurs trois camarades de voyage, lui avaient offert de la reconduire chez elle.Hier, lors de la deuxième journée du procès, le docteur Richard, 32 ans, a expliqué au juge Louis-Charles Fournier qu'elle fait partie de la liste de femmes-médecins qui sont chargées de s'occuper des victimes d'agression sexuelle dans la région de Chicoutimi.Interrogée par l'avocat du ministère public, Mc Paul Roy, le docteur Richard a dit qu'elle a été informée vers 23 heures, le 18 août, d'un «viol collectif».La présumée victime s'était présentée à l'urgence de l'Hôpital de Chicoutimi dans la soirée, à la recommandation de ses proches.Lorsque interrogée par Mc Roy, le docteur Richard a laissé entendre qu'il n'y avait pas lieu de prendre rendez-vous immédiatement pour faire des prélèvements, vu le temps passé depuis l'événement (environ 40 heures).Ce n'est donc que le lendemain après-midi, vers 15h30, que le docteur Richard a reçu la jeune plaignante.Le médecin a dit au juge Fournier qu'elle a constaté d'abord, sur la patiente, un bleu tirant sur le jaunâtre autour de l'oeil droit, une petite lacération sur la lèvre supérieure, une autre dans la bouche, ainsi qu'une marque sur le bras gauche.Pour ce qui est de l'examen gynécologique, il fut très difficile à pratiquer, a-t-elle dit.Il était en effet impossible d'introduire le spéculum, car la patiente a témoigné d'une trop grande douleur au vagin, compatible avec la thèse du viol.« De telles douleurs ne sont pas normales pour quelqu'un qui a déjà eu des relations sexuelles», a dit le docteur Richard.La plaignante, de fait, n'était pas vierge.Ces douleurs n'étaient pas simulées, estime le médecin, car elles étaient accompagnées d'une nette contraction musculaire.Les muscles de l'intérieur des cuisses étaient aussi endoloris, comme l'a révélé la palpation.Le médecin a noté de plus une rougeur au niveau de la vulve.Elle a cependant admis, en contre-interrogatoire, que cela n'est absolument pas concluant.Un simple vêtement trop serré peut en être la cause.D'autre part, aucune lésion n'a été remarquée sur les organes génitaux ou à proximité.Malgré les douleurs de la patiente, le docteur Richard a néanmoins pu faire un examen avec le doigt.Le spéculum permet au médecin de voir si la patiente porte des lésions vaginales.Le médecin s'en sert également pour faire divers prélèvement de tissus et de sécrétions.S'il y a des spermatozoïdes, on peut les recueillir à l'aide de cet appareil.Contre-interrogatoire difficile En contre-interrogatoire, le docteur Richard, qui n'a que quatre ans d'expérience et qui n'en était qu'à son troisième examen d'une victime alléguée d'agression sexuelle, a connu des moments difficiles.Contre-interrogée par Me Serge Goulet, l'avocat d'Olivier Calvosa, elle a d'abord admis qu'il existe des spéculum très petits, qui auraient pu, dans ce cas-ci, lui être utiles.Elle n'en possède pas à sa clinique.Il semble d'autre part que même si la patiente s'était présentée à l'urgence de l'Hôpital de Chicoutimi dans la soirée, le protocole ici veut que seule une des fem-mes-médecins sur la liste de garde effectue l'examen.En outre, en réponse aux questions de l'avocat de Gaétan, Mc Michel Roberge, elle a déclaré que même si les 48 heures de «vie» des spermatozoïdes sont écoulées, il est possible d'en recueillir qui sont «morts» bien après \u2014et effectuer des tests d'ADN sur cette base.Elle a aussi reconnu que des prélèvements sont possibles, même quand le spéculum n'est pas utilisable.On injecte un liquide dans le vagin de la patiente, et on le recueille ensuite, chargé de sécrétions, et s'il y a lieu, de spermatozoïdes.Quand Mc Roberge lui a demandé si elle aurait pu, à l'aide d'une seringue, injecter du liquide et recueillir des prélèvements ( peut-être des spermatozoïdes), le médecin a répondu: «Je n'y ai pas pensé.» La défense a tenté de minimiser l'importance des douleurs de la plaignante, posant des questions sur une possible «simulation».La douleur semblait bien franche, a dit le médecin.Le médecin a déclaré que, normalement, une telle douleur est causée par des lésions intérieures, mais vu l'impossibilité pour elle d'introduire son spéculum, elle ne sait pas si la plaignante en avait.Finalement, Mc Roberge a tenté de faire dire qu'il aurait été normal pour une victime de trois viols d'avoir, non seulement des rougeurs au niveau de la vulve, mais carrément des lésions, bien visibles celles-là.Le médecin a répondu que l'ab- sence de lacérations (à l'anus aussi) ne signifie pas l'absence de viol.Le policier Guy Deschênes, 3b ans, de la Sûreté municipale de Chicoutimi, a été celui qui a recueilli la première déclaration de la plaignante, le 20 août.Les amis et les proches de l'adolescente l'avaient convaincue de porter plainte.La jeune fille lui a donné un bout de papier sur lequel était indiqué le nom et l'adresse d'Olivier Calvosa, à Brindas (banlieue de Lyon), que lui avait remis l'accusé dans la soirée.L'adresse était la bonne.Le jeune homme avait aussi donné tout l'itinéraire que lui et ses quatre camarades entendaient suivre avec le père Gaston Gonnard, à partir de Chicoutimi.Le policier a noté comme heure de l'agression collective «4h du matin».Or, à 3 h 29, la plaignante tentait de joindre son ex-chum et, à 3h 30, elle appelait un autre ami pour en parler.L'événement, selon cette version donnée au policier Deschênes, aurait duré «30 à 45 minutes» et se serait déroulé sur le plancher de la camionnette.Dans la lettre à son ex-chum, elle le situe sur une banquette dépliée.D'autre part, le serveur Daniel Ga-gnon, 29 ans, a dit qu'Olivier Calvosa est sorti du bar Pile ou Face en état d'ébriété avancé.L'ex-chum de la plaignante, qui a repris sa liaison avec elle au mois de septembre, a dit qu'il l'a trouvée dans tous ses états, dans la nuit du 18 août.Avec un ami, il s'était rendu chez elle, mais elle n'était pas là.Il a conversé avec sa mère, jusqu'à ce qu'elle arrive.Ils sont allés dans sa chambre.Elle pleurait et tremblait dans un coin de sa chambre, et refusait qu'on la touche.Graduellement, elle a pris du mieux, et dès le week-end suivant elle est sortie en ville avec lui.La Couronne n'a plus que deux témoins à faire entendre.Polytechnique: la douleur s'atténue mais nul n'oublie ÉRIC CLÉMENT ¦ Les familles et les amis des 14 victimes de la tragédie de l'École Polytechnique, de même qu'environ 200 étudiants, se sont rassemblés, hier à 11 h, pour rendre hommage aux 13 étudiantes et à l'employée assassinées le 6 décembre 1989 par Marc Lépine.Serrés les uns contre les autres, autant par l'émotion que par le vent glacial, près du mur de l'établissement où sont gravés sur une plaque les noms des 14 femmes, anonymes et proches se sont souvenus du drame qui continue d'être très présent dans les mémoires.Des gerbes de fleurs ont été déposées par des proches, des amies des victimes et par Dominique Anglade, qui représente l'Association des étudiants de Polytechnique.Le directeur de l'école, M.André Bazergui, très ému, a également déposé une gerbe.Il a ensuite réclamé une minute de silence aux personnes rassemblées, tout comme cela se faisait au même moment dans les locaux de Polytechnique.Les familles endeuillées se tenaient ensemble, s'étreignant mutuellement dans le souvenir des disparues.L'émotion était d'autant plus grande que les parents de l'une d'entre elles, Barbara Klucznik, étaient venus spécialement de Pologne pour l'occasion.Invités par l'école pour leur premier voyage au Canada, le père et la mère de Barbara étaient très ébranlés de se retrouver sur les lieux où leur fille, alors étudiante en sciences infirmières à l'Université de Montréal, est décédée il y a cinq ans.Ils ont été réconfortés par les autres parents des victimes, de même que par le directeur de l'école.L'heure n'était pas aux discours et à l'indignation que la tragédie a fait naître, mais au recueillement et au partage d'une douleur commune.Toutefois, Catherine Bergeron, dont la soeur Geneviève a été abattue par Marc Lépine, a rappelé aux quelques journalistes présents qu'il était important «de se rappeler cette chose-là», «même si la douleur s'est un peu dissipée».«Il faut se arrivé, a dit ans.Lépine ments réels, particulier l'arme qui a vente libre à rappeler pourquoi cela est l'étudiante en droit de 24 était poussé par des senti-» Mmc Bergeron trouve en qu'il est «ridicule» que tué sa soeur soit encore en Montréal.Le couple disparu : un cauchemar pour les enfants Depuis le début de la semaine, Michèle Blouin passe ses journees au téléphone, dans l'espoir de retrouver son père rice.PHOTO MiCMCL GRAVEL, U Preste ¦ Plus les jours passent, plus l'inquiétude s'empare des enfants de Maurice Blouin et d'Orize Nadeau-Rousseau, dont on est sans nouvelle depuis qu'ils ont pris la route de la Floride, le 17 novembre.Hier, ils n'étaient toujours pas arrivés.«On ne sait plus quoi penser, a confié à La Presse la fille de M.Blouin, Michèle.Tout ce que j'espère, c'est avoir des nouvelles au plus vite, qu'on en finisse avec ce cauchemar.» Les 11 enfants de Mmc Nadeau-Rous-seau sont tout aussi inquiets: «Maman n'est pas capable de dormir ailleurs que dans son lit, raconte sa fille Ginette.Vous comprenez qu'on pense à toutes sortes d'affaires.» Maurice Blouin, 70 ans, de Saint-Adol-phe-d'Howard, dans les Laurentides, et Onze Nadeau-Rousseau, 71 ans, de Québec, passent tous leurs hivers dans un parc de maisons mobiles de Hallandale, en Floride.Ils sont devenus de «bons amis» à force de s'y fréquenter en bons voisins.« Elle lui faisait du sucre à la crème.il lui rendait des petits services»* raconte la fille de Mmc Rousseau, Ginette.Cette année, Mmc Nadeau-Rousseau devait s'y rendre en avion, mais elle a retardé son départ pour demeurer au chevet de sa soeur malade.M.Blouin lui a alors offert de la conduire à bord de sa toute nouvelle Ford Escort.«Ça faisait mon affaire qu'il se fasse accompagner de Mmc Rousseau, parce que j'étais inquiète à l'idée de le voir partir seul, poursuit Michèle Blouin.|e me disais: le voyage va être moins long comme ça.» Le 17 novembre au matin, les deux amis quittent Bois-des-Filions, où habite Francine Rousseau, fille de Mme Nadeau-Rousseau.La familiale blanche est plutôt chargée.Ils traversent la frontière à 8 h, aux douanes de Champlain.C'est à cet endroit qu'on perd leur trace.Quel itinéraire ont-ils choisi?Se sont-ils arrêtés?Et si oui, où?Les policiers n'en ont pas la moindre idée.L'enquête a été amorcée par la police de Québec, qui a transmis à tous les corps policiers des États-Unis et du Canada le signalement des deux disparus.M.Blouin est un menuisier à la retraite.Il semble en excellente santé et ne parait pas ses 70 ans, dit sa fille Michèle.Très sociable, il joue de l'accordéon et a-nime régulièrement les soirées cîjji centre communautaire du parc de maisons mobiles où il passe ses hivers depuis quatres ans.Quant à Mmc Rousseau, elle souffre d'arthrose, ce qui fait qu'elle éprouve une certaine difficulté à marcher de longues distances.Auraient-ils pu décider spontanément de s'arrêter en chemin ou de visiter d'autres États américains?Leurs enfants croient que c'est impossible, puisqu'ils avaient prévu se rendre à Hallendale en trois ou quatre jours et téléphoner au Québec dès leur arrivée.En outre, des vérifications ont été faites dans les comptes bancaires de M.Blouin et de sa compagne de voyage: aucune transaction n'a été enregistrée depuis le 17 novembre.Et leurs cartes de crédit n'ont pas été utilisées.S'ils avaient voulu bifurquer vers d'autres États, ils auraient dû survivre avec les quelques chèques de voyage que M.Blouin avait sur lui.«C'est possible qu'ils soient partis sans donner signe de vie à leurs familles.Mais ça commence à faire longtemps», indique le porte-parole de la police de Québec, |ean Mainguy.«On pense à toutes les hypothèses, conclut Michèle Blouin.Dps moins graves aux pires.»\t\\ ï 4 \u20224 i L'EXPRESS DU MATIIM MISTRAL RENONCE À SON ENQUETE ¦\tLors d'une très brève apparition en Cour du Québec, au palais de justice de Montréal, l'écrivain Christian Mistral, de son vrai nom Christian Roy, accusé de voies de fait contre son ex-compagne, a renoncé hier à la tenue de son enquête préliminaire, pour être cité automatiquement à son procès.Les témoignages entendus lors de l'enquête sur sa remise en liberté (qui lui a été refusée), tenue le 30 novembre, sont toujours frappés d'une ordonnance de non-publication, ce qui nous empêche de révéler les circonstances de l'incident.Détenu depuis son arrestation, il y a huit jours, le jeune homme de 30 ans se prépare vraisemblablement à plaider coupable.Il doit revenir en cour vendredi.CARTE-MÉTRO EN SOLDE ¦\tUne carte de métro qu'un étudiant originaire du Cameroun, David Tsafack, étudiant à l'Université du Québec à Montréal, voulait solder à bon prix lui avait valu une visite \u2014 sans mandat de perquisition \u2014 de deux détectives du Service de police de la CUM.L'affaire n'était pas réellement illégale, mais l'intervention policière fut sans commune mesure avec la gravité des faits.Les sergents-détectives Yves Demers et Normand Prévost du SPCUM, ont donc contrevenu à l'article 6 du Code de déontologie policière du Québec pour avoir abusé de leur autorité en l'arrêtant, en le fouillant, en visitant son loge-ment, etc.Les deux policiers n'avaient aucun antécédant.Le Comité de déontologie policière, présidé par Me Claude Groleau assisté de Michel Proulx et Hedy Taylor, a donc recommandé qu'ils soient suspendus sans solde durant deux oui trois jours.OPÉRATION CLIENT ¦\tL'opération Client, mise en oeuvre par la police de la CUM dans le quartier de la Petite-Patrie (district 43), a donné lieu ces derniers jours à l'interpelîation de 50 personnes, dont 44 clients et six prostituées, tous accusés de sollicitation.Cette opération, qui doit se poursuivre «tant que les femmes ne pourront circuler dans la rue sans être importunées», est menee conjointement avec Tandem Montréal et un groupe de citoyennes de la rue Saint-Denis.On tient à redonner à la population du secteur l'usage paisible de la rue.DES BÉNÉVOLES POUR NEZ ROUGE.¦\tIl ne reste plus que deux jours avant le début de l'Opération Nez rouge Montréal 1994.L'objectif cette année est d'effectuer plus de 7000 transports dans la région montréalaise.Pour aider cet organisme à atteindre son objectif, on sollicite la participation de plus de 3500 bénévoles.Il est encore temps de s'inscrire.Pour ce faire, il faut compléter un formulaire Offre de Services bénévoles 1994, qu'on trouve dans les postes de police de la CUM ou auprès des concessionnaires automobiles de l'île de Montréal.Du 8 au 31 décembre, un seul numéro à retenir: le 849-1011.MÉDIATION CHEZ SPAR ¦\tLa Commission des normes du travail a nommé un médiateur dans le conflit opposant depuis plus d'un mois Spar Aérospariale, de Sainte-Anne-de-Bellevue, à ses 185 employés de bureau et techniciens.Le médiateur Fernand Mat-teau doit convoquer une série de rencontres de conciliation qui auront lieu au cours des prochains jours avec les représentants des deux parties.Les syndiqués, membres des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), ont jusqu'à maintenant rejeté les deux propositions soumises par l'employeur pour le renouvellement du contrat de travail.CHEZ MA COUSINE EVELYN ¦\tLe ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, s'associe à ses collègues de Sainte-Marie/Saint-Jacques, André Boulerice, et de Mercier, Robert Perreault, afin de soutenir le projet Chez ma cousine Evelyn, qui offrira neuf places pour personnes itinérantes, toxicomanes et sidéens.Aux dires de MM.Rochon, Boulerice et Perreault, ce projet arrive à point nommé, d'autant plus que le centre-ville de Montréal compte un nombre grandissant de personnes itinérantes, toxicomanes actives, non intéressées à utiliser des services de désintoxication ou de réadaptation, et de victimes du sida.Il devient dangereux et inhumain de les laisser dans la rue.Chez ma cousine Evelyn existe comme organisme communautaire incorporé depuis 1989 et est né pour chapeauter l'une des premières familles d'accueil du CSS Ville-Marie, devant recevoir des personnes atteinte du sida.Comme le précise le ministre Rochon, ce projet se réalise sur une base expérimentale d'une durée de deux ans.Il servira à développer l'expertise et à vérifier si le modèle choisi répond bien aux besoins de la clientèle cible.J\t/ Les familles et amis des 14 jeunes femmes massacrées à l'École Polytechnique, le 6 décembre 1989, ont marqué le cinquième anniversaire de ce douloureux événement, hier, lors d'une cérémonie commémorative empreinte de sérénité et de sobriété, à l'extérieur et à l'intérieur de l'établissement.\tphotopc fifc. LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI 7 DÉCEMBRE 1994 Un don pour M mâ m ?Tout au long du mois de décembre, le Centre des femmes de Montréal, situé au 3585 Saint-Urbain, demande a la population de faire don de jouets, de denrées alimentaires ou d'argent pour venir en aide aux familles défavorisées.Quelque 2000 d'entre elles ont profité de ces dons l'an dernier.Pour communiquer avec le Centre, faites le 842-1066.* * # Alternative-Centregens, organisme situé au 1912 chemin de Chambly à Longueuil, organise vendredi la féte des bénévoles.On apprécierait recevoir des dons en nourriture ou en espèces pour distribuer aux plus démunis.?On a donné le coup d'envoi hier à la septième campagne des paniers de Noél de l'Association des pompiers de Montréal.L'objectif: distribuer plus de 2200 paniers de victuailles, le 21 décembre prochain.Plus de 1600 pompiers solliciteront les dons aux coins des rues de Montréal, au cours des prochains jours.Le public peut également apporter argent, denrées non périssables et jouets à l'une ou l'autre des 36 casernes de pompiers de Montréal.Tous les profits de la collecte sont remis à la Saint-Vincent-de-Paul.?La Parentèle de Laval (662-9835), situé au 410 rue de Chartres à Laval, tiendra samedi une féte de Noél pour enfants et parents bénéficiaires de la halte-garderie.La population est invitée à faire don de jouets en bonne condition.* * * La campagne La Moisson, vaste collecte de denrées organisée dans le réseau des succursales de la Société des alcools du Québec, a été prolongée d'une semaine de façon à ce que les plus démunis puissent bénéficier des meilleurs résultats possible.Ainsi, les vivres pourront s'accumuler jusqu'au dimanche 11 décembre dans chacune des succursales.?Un cocktail de Noél aura lieu lundi, 12 décembre, au World Trade Centerln-forum Montréal, au 380 Ouest Saint-Antoine (2e étage), entre I7h30 et 19h30.Pour participer à cet événement à raison de 20 dollars, il suffit de réserver auprès de Réginald Godin au 849-1999.De plus, des dons de nourriture peuvent être déposés dans la boite-cadeau, près du kiosque de renseignements, ruelle des Fortifications, au Centre de commerce mondial.Chauffage radiant: la Régie du bâtiment satisfaite du rapport Delage PIERRE GINGRAS ¦ La Régie du bâtiment du Que-bec est satisfaite du rapport du commissaire aux incendies du Québec, Me Cyrille Delage, au sujet des sinistres mettant en cause des pellicules chauffantes, car elle y voit notamment un appui sans équivoque à l'imposition du moratoire sur l'installation de ces produits.La Régie se dit heureuse de ses propres décisions dans la saga des pellicules radiantes, décisions très difficiles, prises dans l'intérêt du public, avant que l'Association canadienne de normalisation (ACNOR) ne décide elle-même de rappeler certains produits défectueux.Comme le recommande le rapport Delage, l'organisme gouvernemental avait d'ailleurs prolongé son moratoire jusqu'au moment où de nouvelles normes de certification seront émises et après que des tests auront démontrés hors de tout doute que les nouveaux produits mis sur le marché sont sûrs.La Régie a aussi demandé au Conseil canadien des normes que les organismes de certification comme l'ACNOR puisse retirer un produit du marché dès que la sécurité du public est en cause.Dans le cas des pellicules radiantes, l'ACNOR a attendu que certains lots précis soient affectés par des défaillances avant d'émettre un avis de rappel.Par ailleurs, les chiffres de la Régie indiquent que 1500 propriétaires ont modifié leur système de chauffage depuis l'interdit du 14 septembre qui frappait les produits Flexwatt de 20 watts et plus, ainsi que les pellicules Safe-T-Flex Mk4 et Mk5 ed 22 watts.Selon les dernières estimations, de 2500 à 3000 foyers étaient susceptibles d'être affectés par cet ordre de débranchement.Le chauffage par pellicules radiantes n'est guère répandu au Québec en comparaison des installations conventionelles.On croit qu'environ 9000 résidences sont dotés de ce type de chauffage, en incluant les pellicules frappées par les deux interdits de la Régie et les 5000 propriétés chauffées avec des pellicules norvégiennes ESWA qui sont toujours considérées sures aux yeux de la régie, lus-qu'à maintenant 71 incidents ont été rapportés au sujet des pellicules radiantes, dont 26 incendies, la plupart survenus l'hiver dernier.LE MBA POUR CADRES DE L'UQAM L'entrepreneurshlp est au cœur de ce programme d'un an, unique au Canada.L'étudiant développe ses qualités de gestionnaire par l'étude de cas concrets et le travail en équipe, ce qui lui permet d'élaborer de nouvelles stratégies dans le contexte de la fluctuation et de la mondialisation des marchés.Conditions d'admission Baccalauréat ou maîtrise ou expérience professionnelle exceptionnelle et expérience comme cadre, plus autres critères Début des cours : Avril 1995 Rensbcnements Pierre D'Aragon, professeur, directeur du programme MBA pour cadres.Écoles des sciences de la gestion, Département des sciences administratives, Université du Québec à Montréal, C.P.6192, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 4R2, TÉL :(514)987-7704,TÉLÉC.:(514)987-3084 \u2022\t ¦\t \tg |:r.M \t \ti \u2022 * « Notre entreprise est à la recherche de l'excellence.Pour continuer d'évoluer dans ce sens, on ne doit Jamais arrêter d'apprendre.Le MBA pour cadres de l'UQAM est une étape qui m'a aidé à cristalliser mes désirs de succès.» Luc Desjardins Président et chef de la direction SUPREMEX Inc.«i ÉcoU des scitncts d# la gestion Université du Québmc à Montréal ram P R E a ENTE 3 VUIlI I ORCHESTRE SYMPHONIQUE lAiri I DE MONTREAL charles dutoit LES CONCERTS GALA Alexander Lazarev, chef .Elisabeth Leonskaja, piano Korndorfi Epilogue Liszt: Concerto pour piano no 2 Tchaïkovski: Symphonie no 5 Les mercredi et jeudi, 7 et 8 décembre 1994, à 20h00 Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts v Billets: 9,75 $ à 37,50 $ en vente à lt>SM: 842-9951.la PDA: 842-2112 et le Réseau Admission: 790-1245 (taxes et redevance PDA en sus) , Un programme $CÛ££Ût!! Symphonia Hydro prête à répondre aux pannes rapidement : que faire en attendant JEAN-PAUL SOULIÉ ¦ Hydro-Québec prépare son hiver et celui de ses abonnés.Les pannes de courant sont plus graves en hiver qu'en été, plus fréquentes et souvent plus longues aussi.Première manoeuvre baptisée «proactive» \u2014ne cherchez pas dans le dictionnaire, ça n'existe pas \u2014 Hydro entend être prête à répondre aux besoins immédiatement.Tout est prêt pour donner des explications à la clientèle, d'abord, et en même temps pour envoyer les équipes de dépannage sur les lieux.Hydro-Québec avait convoqué hier les représentants des médias à une conférence-échange.But de l'opération, remettre aux journalistes les numéros de téléphone des responsables des communications dont les médias vont relayer les informations sur l'état du réseau de distribution au moment des pannes.Et du côté des responsables des communications d'Hy- dro-Québec, prendre note des besoins des médias, des meilleurs moyens de leur permettre de diffuser l'information, d'informer le public.Dans les conférences spécialisées que suivent les cadres d'Hydro, on appelle ça un «interface», un terme emprunté à l'informatique.Panne : quoi faire?Panne générale dans votre quartier: il faut aviser HydroQuébec en donnant les détails.Panne dans un seul logement: changer les fusibles ou repérer les disjoncteurs.Dans chaque cas, il est recommandé de débrancher le plus possible d'appareils électriques avant de remettre le courant.11 faut toujours choisir les fusibles du calibre approprié.En cas de panne prolongée, garder le contact par radio à transistor ou radio de voiture: la plupart des stations radiophoniques diffusent régulièrement les informations diffusées par Hydro-Québec sur la panne en cours.Baisser les thermostats, débrancher tous les appareils électriques, sauf le réfrigérateur, le congélateur et une ou deux lampes pour constater le retour du courant.Il faut aussi protéger les aliments, en gardant réfrigérateur et congélateur fermés, ou en plaçant les aliments entre deux fenêtres en cas de panne prolongée.En cas d'évacuation de la maison en hiver, fermer la valve d'entrée d'eau, ouvrir tous les robinets.Si le courant revient partout, sauf chez vous, avertissez Hydro-Québec.Quand le courant est revenu, rebranchez progressivement les appareils.Evitez la surcharge, en rebranchant tous les appareils, ce qui pourrait créer une nouvelle panne.Hydro-Québec prévient qu'elle doit exécuter certains travaux d'entretien ou de réparation qui nécessitent parfois des interruptions du courant.Le Père Noël français menacé d'une coupure de téléphone : trop cherrant AFP PARIS ¦ Le Père Noël risque de voir son téléphone coupé, si le tribunal de Paris accepte une requête en ce sens de la Fédération des Familles de France (FFF).La FFF, qui juge la facture de ces appels beaucoup trop élevée, a assigné en justice des journaux d'annonces gratuits et une société d'Aix-en-Provence, pour laquelle ils font de la publicité.Les magnétophones de cette société, la SBC, répondent au téléphone avec la voix «du Père Noél», sur trente lignes simultanément, pour une durée maximale de 20 minutes et une facture de 52 francs (10 dollars), partagée avec la compagnie de télécommunication France-Télécom.L'avocat de la FFF a estimé lundi qu'il s'agissait là d'une «escroquerie» et souligné que ce genre de publicité est interdite lorsqu'elle s'adresse aux mineurs.Celui de la défense a rétorqué qu'il y avait la possibilité de gagner des cadeaux \u2014un tous les mille appels\u2014 «d'une valeur d'environ 300 francs» (57 dollars).Il n'y a pas si longtemps, le service public des postes et télécommunications organisaient eux-mêmes en France les appels téléphoniques au Père Noél et son courrier, a-t-il fait remarquer.Et « Mon Dieu, si un enfant a téléphoné au Père Noél, il a rêvé cinq minutes», a-t-il ajouté, en affirmant qu'il s'agissait là d'un «débat moral et non juridique».Le jugement en urgence de cette affaire doit être rendu aujourd'hui.A Une affaire en or Voici la Lincoln MARK VIII édition «90e anniversaire» et une offre exceptionnelle de Circuit Mercury < ¦ VK Pour célébrer le 90e anniversaire de Ford, Circuit Mercury offre sans frais les emblèmes plaqués en or.Un programme global de satisfaction de la clientèle destiné exclusivement aux propriétaire* Lincoln.?La carte ptroottrui'We «UENOAOEMEN tOEMENT LINCOLN.?\tLe centre Lincoln et le service de illoanntfc Lincoln 24 heures sur 24 ?\tLa garantie Lincoln 48 mob/80 000 km \u2022\tMoteur V8 de 4.6 litres dévelopant 260 chevaux \u2022\t2 sacs go^blcr.\u2022\tSystème antiblocage aux 4 roues (ABS) \u2022\twant gainé de cuir \u2022\tJantes en liuminium chromés type directionnel \u2022\tClimatisateur n'utilisant pas de CFC \u2022\tChaîne stéréo JBL \u2022\tAntenne* commande électrique \u2022\tSystème d'alarme \u2022\tChauffe-moteur I immersion \u2022\tDirection* crémaillére à assistance variable en fonction de la vitesse \u2022\tTélécommande Mnn\\lrir rt.tm CuHu'r rl i|rt CmnititUM *\u2022¦»*»% ÛUAl Itl ?(JClttif ( Q» r. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 DÉCEMBRE 1994 30 70 DE RABAIS sur une sélection de chaînes en or 18 carats Colliers et bracelets en or italien; du grand style, de grande qualité.Bracelets en solde à partir de 262,50 $ Chaînes en solde à partir de 455,00$ Boucles d'oreilles en forme de noeud, en solde à 87,50$ Le Conseil des commissaires de la CEPGM tient illégalement des séances à huis clos MICHÈLE OUIMET BIRKS 1240, SQUARE PHILLIPS, 397-2511 (Renstignez-vous sur le rabais de stationnement accordc par Blrks Square Phillips) CENTRE FAIRVIEW POINTE-CLAIRE, 697-5180 CENTRE ROCKLAND, 341-5426 \u2022 CARREFOUR LAVAL, 688-3431 MAIL CHAMPLAIN, BROSSARD, 465-3350 \u2022 PROMENADES ST-BRUNO, 461-0011 ¦ La Commission des écoles protestantes du Grand Montréal ( CEPGM ) fonctionne dans l'illégalité depuis des années en tenant une partie des séances de son Conseil des commissaires à huis clos.Une fois par mois, les commissaires se réunissent, discutent et adoptent, derrière des portes closes, des dossiers importants comme l'allocation de contrats, la nomination de cadres supérieurs, l'achat d'équipement, etc.Des décisions, parfois controversées, sont prises en l'absence de tout débat public.La CEPGM a toujours fonctionné ainsi même si la présidente du syndicat des enseignants, Ruth Rosenfield, des parents et certains commissaires, comme Louise Mainville, ont essayé de contester.La CEPGM est la deuxième plus importante commission scolaire au Québec après la CECM.Elle possède 96 écoles fréquentées par 32 000 élèves, dont 42 p.cent sont inscrits au secteur français, et elle gère un budget de 190 millions.À la CECM, par exemple, le huis clos est exceptionnel.Tous les dossiers sont discutés ouvertement par les commissaires qui tiennent des séances publiques deux fois par mois.Mais Allan Butler, le président de la CEPGM, résiste.« On a toujours fonctionné comme ça, tranche-t-il.Il n'est pas question que ces séances deviennent publiques ou qu'un journaliste y assiste.» Pourtant, l'article 167 de la loi 107 est clair: «Les séances du conseil des commissaires sont publiques ; toutefois, le conseil peut décréter le huis clos pour étudier tout sujet qui peut causer un préjudice à une personne.» « Les séances doivent être publiques.C'est la règle, précise l'avocat de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Alain Guimont.Le huis clos, c'est l'exception.» « Lorsque la loi précise que les séances du conseil sont publiques, ça inclut non seulement le vote mais aussi les délibérations », ajoute de son côté Me Côme Dupont, avocat à la direction des affaires juridiques du ministère de l'Éducation.Un juge de la Cour supérieure, )ohn Bishop, a d'ailleurs indiqué clairement, dans un jugement rendu en octobre 1991, que le huis clos doit être utilisé dans des cas très précis.À cette époque, le conseil des commissaires de la CEPGM avait décidé de fermer une école, West Hill, lors d'une séance à huis clos.Cette décision très controversée a été contestée par le syndicat des enseignants qui a déposé une demande d'injonction.«L'article 167 de la loi 107 permet à une commission scolai- re de tenir une séance à huis clos pour étudier un sujet qui peut porter préjudice à une personne, écrit le juge Bishop.Un enseignant accusé d'abus sexuel sur un enfant constitue un bon exemple.(.) Dans le cas présent, la commission scolaire n'avait pas le droit de prendre cette décision à huis clos.(.) La décision est donc illégale.» « Toutes les commissions scolaires savent qu'elles ne peuvent Eas siéger à huis clos, affirme >avid Daoust, le directeur général de l'Association québécoise des commissions scolaires qui regroupe les 18 commissions scolaires de la province dont la CEPGM.Et elles savent ça depuis longtemps.On leur a d'ailleurs envoyé un avis juridique qui expliquait tout cela très clairement.» À la CEPGM, les séances du Conseil des commissaires se déroulent de façon très particulière, pour ne pas dire étonnante.Une première réunion, à huis clos, a lieu à 16 h 00, au quatrième étage de l'édifice central.Tous les commissaires sont présents ainsi que les fonctionnaires qui sont disponibles pour expliquer les détails d'un dossier à l'étude.Les commissaires délibèrent et votent en bonne et due forme.* A 19 h 30, c'est la séance publique, qui a eu lieu en bas, au rez-de-chaussée.Toutes les résolutions adoptées à huis clos sont regroupées dans un point à l'ordre du jour intitulé « Recom- t» m.V i'i i\" V' M g?«r p.« Ci r> S Nos deux sacs gonflables serie ne gonfler 1 feront p t facture.as 11995$ SL199 $/mois, location de 36 mois.Paiements basés sur la Saturn SL 1995 avec radio AM/FM stéréo, deux sacs gonflables, banquette arrière divisée rabattable, essuie-glace à balayage intermittent.Incluant : transport (400$), préparation, frais d'acquisition (350$).Excluant : immatriculation, assurance, taxes.Premier paiement: 199$, versement initial: 1949$, dépôt de garantie remboursable : 300 $ et taxes exigibles à la signature du contrat.Kilométrage limité à 24 000 km par année ; 5$ du kilomètre excédentaire.Coût net de la location : 10 796 $.Option d'achat : 6 569 $.Autres options et versements initiaux disponibles.*PDSF.Les concessionnaires sont libres de fixer un autre prix.SCI 239 $/mois, location de 36 mois.Paiements basés sur la Saturn SCI 1995 avec radio-cassette AM/FM stéréo, deux sacs gonflables, banquette arrière divisée rabattable, essuie-glace à balayage intermittent.Incluant : transport (400$), préparation, frais d'acquisition (350$).Excluant : immatriculation, assurance, taxes.Premier paiement: 239$, versement initial: 1785$, dépôt de garantie remboursable : 300 $ et taxes exigibles à la signature du contrat.Kilométrage limité à 24 000 km par année ; 5$ du kilomètre excédentaire.Coût net de la location : 13400 $.Option d'achat : 8456$.Autres options et versements initiaux disponibles.*PDSF.Les concessionnaires sont libres de fixer un autre prix.SATURN.Pour faire tout autrement.BOURASSA SATURN SAAB ISUZU Laval 385-9191 SATURN SAAB ISUZU DE BLAINVILLE Blamville 437-6317 LAPRAIRIE SATURN ISUZU La Prairie 6598994 GRAVEL SATURN SAAB ISUZU Montréal 861-2000 HOCHELAGA SATURN ISUZU Montréal 251-1552 DÉCARIE SATURN SAAB ISUZU Montréal 483-5555 MONDIAL SATURN SAAB ISUZU Montréal 385-7222 WEST-ISLAND SATURN SAAB ISUZU Roxboro 684-3161 GRENIER SATURN SAAB ISUZU Terrebonne 964-1374 SATURN ISUZU SOREL-TRACY- Tracy 746-1227 I I mandations du Conseil des commissaires en séance à huis clos ».Lorsque ce point est abordé, le vice-président, George Vathila-kis, lit, en anglais seulement, les résolutions déjà adoptées et les commissaires votent de nouveau.Il n'y a pas de discussion et aucun document n'est déposé.Les quelques personnes du public qui se sont déplacées pour assister aux séances ne comprennent d'ailleurs à peu près rien.C'est le directeur général, le secrétaire et le président qui décident des sujets qui seront débattus à huis clos.« Lorsqu'un dossier est délicat ( sensitive), nous décidons de le débattre à huis clos », explique Allan Butler.« Les séances publiques sont très expéditives, affirme l'ex-commissaire Louise Mainville.On déplore la situation mais personne n'ouvre la bouche.Il y a un bâillonnement énorme.C'est fondamentalement injuste et anti-démocratique.» McGill doit suspendre son enquête sur le Dr sergent YANN PINEAU ¦ L'enquête sur les activités académiques et professionnelles de feu le docteur Justine Sergent est suspendue jusqu'à ce qu'un jugement soit rendu sur le fond du litige qui oppose l'université McGill à la succession du docteur Sergent.Ainsi en a décidé le juge Pierre Viau de la Cour Supérieure, hier, au Palais de justice de Montréal.L'avocat Casper Bloom avait été mandaté en avril dernier par McGill pour mener une enquête à la suite du suicide de lustine Sergent et de son mari.Le Dr Sergent s'était suicidée le 10 avril, désespérée par les ennuis qu'elle connaissait depuis près de deux ans en marge de ses recherches en neuropsychologie.Elle avait notamment été visée par une lettre anonyme dans laquelle on affirmait que la chercheuse de 44 ans avait commis une fraude scientifique.«Cela n'est qu'une première étape, a déclaré Me Claude-Ar-mand Sheppard, l'avocat de la succession du Dr Sergent dans cette affaire.Il est intéressant de voir que l'on se rend compte de l'importance de la proteenon posthume de la réputation des gens.Il est très satisfaisant d'avoir eu un jugement détaillé.» Les avocats de McGill, Me La-zar Sarna, et de Casper Bloom, Me Bernard Roy, se sont refusés à émettre le moindre commentaire, hier.Dans son jugement d'une dizaine de pages, le juge Pierre Viau estime que « le report ( de l'enquête ) ne causerait aucun préjudice apparent ni à McGill ni à Me Bloom ».Ce dernier devait en principe remettre son rapport au principal de McGill, Bernard Shapiro, au plus tard le 31 décembre 1994.À l'inverse, le juge Viau indique que « si le rapport était déposé comme prévu et que la réputation du Dr Sergent devait en souffrir.le préjudice serait vraiment irréparable et ne saurait être adéquatement, voire même possiblement, compensé par des dommages-intérêts ».Le juge Viau a également émis des commentaires concernant les allégations du requérant, représenté par Me Sheppard, sur le manque d'équité de la procédure d'enquête et le manque d'indépendance de Me Bloom.Le juge écrit que ces allégations «sont certainement sérieuses.et méritent amplement d'être examinées par une cour de justice.rien ici n'apparaît vexatoire ni frivole ».La succession du Dr Sergent estime en effet que ses intérêts ne sont pas considérés dans le processus d'enquête mené par Me Bloom et qu'elle n'est pas tenue informée des progrès de l'investigation.De plus, la succession émet des doutes sur l'indépendance de Me Bloom face à l'université McGill.Enfin, le juge Viau a abordé la question du visiteur, discrètement soulevée par McGill et référant à l'enquête comme à une affaire d'administration interne.Comme le rapportait La Presse la semaine dernière, la charte de McGill prévoit qu'une personne appelée le visiteur, en l'occurrence le gouverneur général, surveille les activités de l'université.Me Lazar Sarna, l'avocat de McGill, avait alors évoqué l'éventualité de se soustraire aux lois du Québec en portant le Htige devant le gouverneur général.Au premier examen, le juge Viau « ne vois pas en quoi cette surveillance ( du visiteur ) permettrait d'exclure ou de diminuer les pouvoirs d'une cour de justice ou d'un juge face à une enquête comme celle que mène Me Bloom ».Le procès sur le fond de cette affaire devrait avoir lieu cet hiver.La succession du Dr Sergent demande entre autres qu'on remplace Me Bloom par une personne «entièrement indépendante des parties en cause ».F LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 DÉCEMBRE 1994 Vous n'aurez jamais negoae d'aussi belles courbes.ii Ai a ¦ \\ ft «i V.\u2022 .5 * jv ¦ rw \u2022 * 6LS f> 4 > -V II., ir » \u2022 4 V s r;! ff 8 ' T: L'Altima XE Prix spécial à partir de 16990 Suivez mon regard : des lignes racées, un habitacle spacieux, un design novateur qui lui a valu le prestigieux Prix I.D.de la revue International Design Magazine.Oui, PAltima XE 1994 fait tourner bien des têtes.Aucune route, aucune courbe ne résiste à son puissant moteur de 150 chevaux, à sa suspension indépendante aux 4 roues et à ses barres stabilisatrices à l'avant et à l'arrière.Et ce n'est pas tout : cette superbe berline bénéficie de 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financement de 48 mois.Votre^Tiipathique concessionnaire NISSAN Les gens avisés lisent toujours les petits caractères et bouclent leur ceinture de sécurité.'Prix spécial pour une Altima XE 1994 avec transmission manuelle.Taxes, transport et préparation en sus \u2022\u2022Sujet à l'approbation du crédit par NCR Pour tous les détails, voyez votre concessionnaire Nissan participant ou composez le 1 800 387-0122 (entre 8 h et 19 h HL) LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 7 DECEMBRE 1994 Collection or 18 et /acier ou tout acier uM49ae.GRAND PALAIS.du WeUMand! 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