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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Sports
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1995-03-16, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 16 MARS 1995 \tLËMEUTE \t40 ans plus tard Suspendu, le Rocket ratera les séries éliminatoires ! Le troisième d'une série de cinq reportages, page 9 Pas si manchot que ça ! Pages 2 à 5 Kirk Muller et Vincent Dam-phousse expriment leur joie après que Patrice Brisebois eut marque de la pointe.C'était le 1er des huit buts des Glorieux.PHOTO OENlS COUPVJUE ta PfMSC Le plus grand Solde \u2022 \u2022 \u2022 du plus grand magasin.AU 1355 DES LAURENTIDES, LAVAL 210418$ Ut OBERSON À LIQUIDER 2000 poires de ski 2500 bottes de ski Vêtements 40 à 60% de rabais LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD116 MARS 1995 RESULTATS PENGUINS - CANADIEN HOCKEY HIER DANS LA LNH Pittsburgh 5, Canadien 8 Philadelphie 4, NY Rangers 3 Anaheim 5, Calgary 0 Toronto vs San José, 22h30 MARDI DANS LA LNH NY Isianders 4V Hartford 6 Ottawa 2, New Jersey 4 Buffak) 2, Floride 1ProL Los Angeles 2, Détroit 5 Vancouver 3, Winnipeg 3 St.Louis 5, Edmonton 6 HIER DANS LA LHJMQ Chicoutimi 3, Beauport 2 Halifax 6, Victoriaville 7 MARDI DANS LA LHJMQ Shawinigan 7, Chicoutimi 9 Sherbrooke 5, Granby 2 Laval 6, St-Jean 4 St-Hyacinthe 2f VaWOr 3 A LA TE'.E AUJOURD'HUI 12 h, 14 h 30, 19 h 50 et 22 h Basketball de la NCAA : Les éliminatoires, CBS 19 h 30 Hockey de la LNH : Pittsburgh vs Québec, TQS Début ce soir de la folie du basketball universitaire américain Pages 11 et 13 La LNH aux JO que probable plus 1998 Presse Canadienne TORONTO ¦ Les chances de voir les Joueurs de la Ligue nationale de hockey participer aux leux olympiques de 1998 sont de plus en plus grandes à la suite d'une réunion tenue en Suisse.Les personnes réunies étaient le président du Comité international olympique, Juan Antonio Sainaranch, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, le directeur exécutif de l'Association des joueurs de la LNH ( AJLNH ), Bob Goodenow, et le président de la Fédération internationale de hockey ( FIH ), René Fasel.C'était la première fois que les dirigeants des trois organismes se rencontraient dans le but d'en venir à une entente afin d'élaborer une pause de deux semaines dans le calendrier de la saison régulière de la LNH.Cette pause permettrait aux joueurs de représenter leur pays à Nagano au lapon en 1988.Il y eu peu d'indications concernant les résultats de la rencontre, si ce n'est un bref communiqué de Bettman.« 11 reste encore plusieurs questions sans réponses avant de dire que nous avons une entente définitive, écrit Bettman.Nous prendrons notre décision finale vers le milieu de juillet.» jusqu'à hier, l'AJLNH avait été tenue à l'écart des discussions entre la LNH et la FIH.En septembre dernier, la LNH et la FIH avait signé une entente pouvant permettre aux joueurs de la LNH de participer aux Jeux olympiques.Mais cet accord devait cependant être valider par l'AJLNH, ce qui n'a pas encore été fait.ce Nos gros canons se sont levés Demers aurait même accepté une victoire de 12-11 PIERRE LADOUCEUR ¦ « Je voulais que nos gros canons se lèvent debout et c'est ce qu'ils ont fait ce soir », affirmait Jacques Demersaprès le match d'hier.«c On a besoin de la production de nos meilleurs joueurs pour gagner.D'ailleurs, on a subi un seul revers à nos quatre dernières sorties parce que ces gars-là ont commencé à produire.« Ce soir, les Vincent Dam-phousse, Kirk Muller, Brian Bellows, Mark Recchi et Mathieu Schneider ont tous contribué à notre attaque.« Dans le cas de Schneider, je l'ai jumelé à Patrice Brise-bois qui joue son meilleur hockey depuis un certain temps.On lui donne de 27 à 30 minutes de temps de glace et il répond bien à notre confiance », a expliqué Demers.Reste que c'est un match difficile pour les entraîneurs ! « J'aurais pris une victoire de 12-11 ce soir.On a eu droit à du jeu ouvert.Cela a certes fait plaisir aux partisans.«c Normalement ce n'est pas le genre de match qu'on voudrait jouer contre les Penguins qui ont une force de frappe exceptionnelle.D'ailleurs, on a voulu refermer notre jeu en troisième période », a souligné Demers.Puis l'entraîneur du Canadien a lancé des fleurs méritées à certaines vedettes de la rencontre.« Jaromir Jagr est.le meilleur joueur de la LNH.À toutes les fois qu'il touche à la rondelle, je suis nerveux.Mais Benoit Brunet a fait un excellent travail à ses dépens.« Quant au jeune Bure, il était soulagé d'avoir inscrit son premier but.Les joueurs étaient heureux pour lui et la foule a bien réagi à son endroit », de dire Demers.Interrogé à savoir si Patrick Roy serait son gardien à Boston, Demers n'a pas voulu répondre.La nuit lui portera sûrement conseil.Recchi : « incroyable de voir aller Jagr » ¦ « C'est incroyable de voir aller Jaromir Jagr sur une patinoire », disait son ancien coéquipier Mark Recchi à l'issue de la rencontre.« C'est sûrement le gars le plus difficile à arrêter pour les défenseurs dans la LNH ».« À son arrivée à Pittsburgh, on voyait qu'il avait du talent.Mais je ne croyais jamais qu'il deviendrait aussi dominant.Lorsqu'il a son erre d'aller, il est dévastateur.De plus, il a amélioré son jeu de passes », a ajouté Recchi.« Quant à nous, on n'a pas un joueur aussi dominant au sein de notre équipe.D'ailleurs ce soir, on a eu sept marqueurs différents.C'est à l'image du Canadien.On doit avoir un effort complet pour gagner nos matches.«c On avait travaillé fort lors des dernières rencontres et la rondelle ne rentrait pas dans le filet.On savait bien que cela finirait par débloquer, c'était une question de temps.«Pour plusieurs, c'est un piano qu'on vient de leur enlever sur les épaules », a-t-il conclu.D'ailleurs le gardien Patrick Roy a adondé dans le même sens en disant que le Canadien avait besoin de ce genre de match.Roy qui n'a pas connu son meilleur match était tout de même souriant lorsqu'il a dit «c qu'il aurait même pris une victoire de 18-17 ».« On avait besoin de ces deux points au classement.Quant à moi, je ne bougeais pas bien dans mon filet.J'aimerais pouvoir avoir la chance de reprendre le jeu sur le revers de Jagr », a-t-il soutenu.PL.et R.K.Johnston : « J'imagine que les amateurs ont apprécié le spectacle » ¦ Eddie Johnston est un ancien gardien de but.Il sait fort bien qu'il y aura des soirées de ce genre pour les gardiens.« C'est rare qu'on peut enfiler cinq buts contre un Patrick Roy.Il n'a pas souvent ce genre de soirée.Mais nos gardiens ont également connu une soirée difficile.J'imagine que les amateurs ont apprécié le spectacle », de dire l'entraîneur des Penguins.« Mais il semble toujours se produire quelque chose lorsqu'on s'amène au Forum de Montréal.De fait, les Penguins encaissaient un dixième revers de suite à Montréal où ils n'ont pas gagné depuis octobre 1988.Puis Johnston s'est attardé sur le Canadien plutôt que de parler de son équipe.«c Cette équipe-là joue du bon hockey.Us ont obtenu 30 lancers et plus dans chacun de leurs quatre derniers matches.En travaillant de la sorte, ils seront difficiles à vaincre en deuxième moitié de saison.« Quant à moi, je suis heureux de ne pas avoir à les af- fronter lors des prochains matches.On se reverra seulement une fois avant la fin de la saison régulière.C'est suffisant », de déclarer Johnston.Immédiatement après le match, les Penguins prenaient la route pour Québec où ils affrontent les Nordiques ce soir.« C'est à cause du match à Québec que j'ai retiré Wreg-gett du filet.Il a connu un début de match laborieux.Il était inutile de le laisser dans le filet avec ce match en vue », a prétendu Johnston.P.L.et R.K.Muller : « Il ne faut pas ralentir » ¦ « Je me sens mieux dans tous les domaines.Je suis plus confiant et ce but a certes été bon pour mon moral », d'affirmer le capitaine Kirk Muller qui avait été blanchi à ses dix matches précédents.« Mais il ne faut pas ralentir notre rythme.Il faut continuer à pousser la machine à fond.On doit être régulier dans nos efforts match après match ».« J'espère que cette rencontre va nous permettre de sortir de notre léthargie », a pour sa part déclaré Matthieu Schnei- der, auteur de deux buts et une passe et choisi première étoile du match.« Nous avons bien entrepris la deuxième moitié de la saison.Ce match prouve qu'il y a du leadership dans cette équipe.Nous avons démontré beaucoup de détermination après avoir perdu, lundi, à Pittsburgh.Il y a beaucoup de caractère au sein de cette équipe et nous venons de le prouver dans cette saison un peu folle », a-t-il ajouté.Vincent Damphousse était lui aussi très soulagé de la performance de l'équipe.« Ca fait vraiment du bien de marquer autant de buts.On jouait bien depuis quatre matches », a dit Damphousse, qui a amassé quatre passes.« Pour faire les séries, nous devons marquer des buts et, ce soir, tous les joueurs clés ont contribué à la victoire.Je pense que ce match a enlevé pas mal de pression aux joueurs.Il y a en qui vont mieux respirer.On s'en va dans la bonne direction.» P.L.et PC LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD116 MARS 1995 PENGUINS - CANADIEN ANALYSE À domicile* pas de problème Les tortues blanches ont battu les gazelles noires presque facilement RONALD KING ¦ Les plus beaux buts, les plus belles attaques, bref, le spectacle a été fourni par les Pen-guins surtout mais le Canadien a gagné la partie et l'a fait presque facilement.Les tortues blanches ont battu les gazelles noires 8-5, croyez-le ou non.Les p'tits gars de Jacques De-mers jouent mieux depuis quelque temps, c'est certain, et tant qu'ils sont au Forum, pas de problème.Ils ont perdu une seule fois en 18 sorties dans ce qu'on appelle le Temple du hockey.L'exploit du Canadien, hier, a été de ne pas avoir paniqué devant les attaques-éclairs de laromir Jagr et des Penguins, d'avoir répliqué coup pour coup et, pour une fois, de l'avoir « mis dedans » à leur tour, comme leur demande leur coach.Aidé par le gardien Ken VVregget, les Bien-aimés ont SOMMAIRE MERCREDI PITTSBURCH S CANADIEN 8 Première Période 1 PITTSBURGH.Robitaille 14 (Straka.Jennings).4:55 2 CANADIEN.Bnsebois 4 (Damphousse.Muller).10:31 3 CANADIEN.Schneider 2 (Bnsebois).12:41 4 PITTSBURGH.Jagr 18 (Straka.Leroux).17:34 5 CANADIEN.Recchi 8 (Damphousse.Schnder).18:46 (an) Pénalités \u2014 Hudson Pgh (trébucher) 8:43.Bellows Can (obstruction) 9:12.Sandstrom Pgh (cingler) 1343.Damphousse Can (trébucher) 13:56.McEachern Pgh (retenir) 18:02.Deuxième Période 6 CANADIEN.Keane 7 (Damphousse.Brunet).1:41 7 CANADIEN.Schneider 3 (Muller).3:13 8.PITTSBURGH.Jagr 19 (Mullen.U.Samuelsson).9:46 (an) 9.CANADIEN.Bellows 6 (Bnsebois) .11:22 10.PITTSBURGH.McEachern 10 (Hudson.Jennings).16:36 Pénalités \u2014 Tamer Pgh.Stevenson Can (battu) 255.Brunet Can (bâton élevé) 7.52.Fogarty Can (retenir) 1310.Jennings Pgh.Brisebois Can (rudesse) 18:54.Troisième Période 11.CANADIEN.Muller 6 (Recchi.Damphousse).3:30 (an) 12 PITTSBURGH.Francis 7 (Murphy.Robitaille).7:43 13 CANADIEN.Bure 1 (Bellows).15:33 Pénalités \u2014 .Hudson Pgh (bâton eleve) 3 01.Brisebois Can (mauvaise conduite) 4 22.Schneider Can (retenir) 9 36.Tirs au but PITTSBURGH 12 9 11\u201432 CANADIEN 119 6\u201426 Gardiens PITTSBURGH.Wrigget (13-8) Young .(13-10.L.0-3-0) CANADIEN Roy .(G.8-9-4) Buts et avantages numériques PITTSBURGH:.1-5 CANADIEN.2-4 Arbitre: Bill McCreary; Juges de lignes: Gérard Gauthier.Pierre Racicot Assistance \u2014 16.953 réalisé leur meilleure performance offensive de 1995.Même Kirk Muller, le capitaine tant malmené, a compté un but, son premier en dix parties.Valeri Bure a marqué son premier but dans la LNH, il était fou raide et la foule lui a offert une belle ovation.La victoire d'hier ressemble un peu à la défaite de 7-0 encaissée aux mains des Flyers, défaite qui avait semé l'émoi dans l'équipe du Canadien.Les huit buts d'hier pourraient en effet redonner confiance à ceux qui avaient le moral trop bas.Un fait indéniable : au cours des trois derniers matchs, on ne s'est pas ennuyé au parties du Canadien.Minutes terrifiantes Les premières minutes du match ont été terrifiantes pour la foule du Forum.Les Penguins passaient tellement vite autour des Bien-aimés qu'ils auraient pu mener 3-0 après cinq minutes de jeu.Le fameux jagr valait à lui seul le prix du billet, même dans le sièges rouges à 55 $.Il a d'ailleurs réalisé la plus belle action individuelle du match en deuxième période, un but qui ressemblait à celui de lundi à Pittsburgh, si vous vous rappelez.Mais il n'y a pas que lui dans cette équipe, il y a aussi Robitaille, Francis, Straka, Cullen et Mullen, Sandstrom, McEachern.En début de match, Mathieu Schneider, qui devait se racheter en attaque plus tard, a commis une suite d'erreurs mais il a permis seulement un but.Et puis les Rouges, avec des gestes laborieux, ont compté un beau petit but, et puis un autre, et puis les Penguins ne paraissaient plus aussi infaillibles.Comme des champions En deuxième période, le Canadien a compté deux buts rapides pour prendre une avance de 5-2.Ils ressemblaient tout à coup à des champions, capables de tenir tête aux Penguins et de prendre le dessus.C'est bien pour dire.Comment une équipe aussi ordinaire peut battre presque facilement une formation aussi puissante tient du mystère.En deuxième période, nous avons également eu droit à ce que le hockey de la LNH offre de pire : deux gros tarlas, Stevenson et Tamer, qui se tirent le chandail et essaient de se donner des taloches.Une scène absurde et ridicule.Laissez la place à Jagr, s.v.p ! Ce soir, le Canadien jouera à Boston.Il finira peut-être un jour par remporter un belle victoire à l'étranger.NOS TROIS ETOILES * Mathieu SCHNEIDER ?* Jaromir JAGR ic Vincent * * DAMPHOUSSE PHOTO DENIS COURVILLE.LA PRESSE Turner Stevenson a rencontré un mur en la personne de KJell Samuelsson dans la zone des Penguins en première période.Pierre Ladouceur À l'image de Schneider e match s'est joué à l'image de Mathieu Schneider, tout en énergie de part et d'autre.Schneider était d'ailleurs sur la patinoire pour les cinq buts inscrits en première période et il a eu son mot à dire dans chacun d'eux.Tantôt pris en zone offensive pour concéder un surnombre à l'adversaire et ensuite agressif en attaque pour permettre aux siens de sortir de leur léthargie, Schneider était omniprésent.C'est un style échevelé, un style qui peut donner des ulcères aux entraîneurs, mais c'est également un style qui soulève les foules.Pour cet affrontement avec les Penguins, Jacques Demers a décidé très tôt que Schneider avait des chances d'aider la cause des siens avec ce style de jeu.Il l'a même encouragé en lui donnant Patrice Brisebois comme partenaire à la ligne bleue.Chapeau à Demers ! Il faut être fait fort pour regarder son équipe jouer un match ouvert avec les Penguins.Habituellement, les Penguins l'emportent dans ce genre de rencontre.Pour les vain-cre dans pareilles circonstances, les vedettes offensives de votre équipe ont avantage à connaître un gros match.C'a été le cas de Vincent Damphousse, auteur de trois passes.Il y a des passes qui ne veulent rien dire, mais dans le cas de Damphousse, elles ont eu un effet direct sur les buts de Patrice Brisebois, Mark Recchi et Mike Keane.Après deux périodes, même s'il avait marqué un but et que le Canadien menait par la marque de 6-4, Mark Recchi se retrouvait avec une fiche de -3.Heureusement qu'il a fourni une passe sur le but de Kirk Muller en début de troisième période.* * * Qui est le meilleur joueur de la LNH depuis le début de la saison ?Les votes seraient partagés entre Jaromir Jagr, Joe Sakic et Eric Lindros.Mais il n'y a aucun doute que Jagr est le plus électrisant du groupe.Il vaut le prix d'entrée à lui seul.* > 4 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD116 MARS 1995 PENGUINS - CANADIEN Les Bruins aussi sont hués Vincent Riendeau : « il n'y a pas de raison de paniquer.» RONALD KING ¦ Le Canadien affronte ce soir à Boston une équipe qui a du plomb dans l'aile, elle aussi.Samedi dernier au vénérable Garden, les Bruins ont quitté leur patinoire sous les huées, battus 2-0 par les Panthers de la Floride, perdants pour un troisième match de suite, la pire séquence de Tannée pour les hommes en noir.Pas d'attaque et pas de mises-en-échec, nous disent les confrères de Boston et il nous semble avoir entendu ce refrain quelque part.Canadien et Bruins, donc, deux clubs fragiles, s'affrontent ce soir mais s'il faut croire le gardien Vincent Riendeau, qu'on pourrait voir apparaître devant le but, son équipe n'est pas prête à organiser un putsch.« Nous avons perdu 3-2, 3-1 et 2-0.Il n'y a pas de raison de paniquer.Il manquait un petit quelque chose chaque fois, les unités spéciales ont un peu moins bien joué.Rien de grave et les entraîneurs n'ont pas fait de vagues.» Les Bruins ont eu droit à un congé de quatre jours avant d'accueillir leurs vieux rivaux de Montréal.Et Mats Naslund ( trois buts, trois passes en 10 matchs ) aura changé de chandail quand les deux clubs se feront face.« Naslund nous aide pas mal, dit Riendeau.Il voit bien le jeu.Il joue présentement avec Oates et Smolinski.Quant à Neely, qui forme maintenant un trio avec Josef Stumpcl et Mariusz Czerkows-ki, il a raté seulement deux parties, il saute plusieurs entraînements pour reposer son genou mais il n'a toujours pas de difficulté à compter des buts.» ( Le gros homme en a déjà 14 et Smolinski 10.) Si l'attaque des Bruins est en panne, le jeune gardien Blaine Lâcher ne faiblit pas.Il a joué pendant les quatre derniers matchs de son club et on s'attend à ce qu'il soit au repos ce soir.« Lâcher est un grand gardien qui ne bouge pas pour rien, dit Riendeau.« C'est une rareté, il est passe du hockey universitaire à la Ligue nationale et il est sûr de lui comme un vétéran.Il est même très confiant, c'est sa force.Il joue toujours bien, on ne peut rien lui reprocher pendant les trois défaites.» Enfin, les rumeurs d'échange, lancées par Harry Sinden lui-même, nont pas eu de suite.Le d.g.le plus rusé de la LNH avait l'oeil sur Chris Che-lios, Jeremy Roenick et Steve Smith du Chicago mais les négociations n'ont rien donné.« Sinden a embauché Mats Naslund et les rumeurs ont disparu.Les joueurs ont cessé de s'inquiéter », nous assure Vincent Riendeau.Le match de ce soir aura un petit côté historique, puisque Canadien et Bruins s'affronteront pour la dernière fois dans le vieux Garden de Boston.Sortez vos mouchoirs.PHOTO AP Mats Naslund a amassé trois buts et trois passes en dix matches depuis qu'il s'est joint aux Bruins de Boston.ce J'aimerais démontrer ce dont je suis capable » Markus Naslund connaît moins de succès que son copain Forsberg Presse Canadienne ¦ Les carrières des Suédois Markus Naslund et Peter Forsberg empruntent des directions opposées depuis que les deux joueurs ont quitté leur pays.Celle de Naslund tarde à prendre son envol alors que celle de Forsberg progresse normalement.Comme Forsberg, Naslund est âgé de 21 ans.Avec le club MoDo, ils formaient l'un des meilleurs duos du championnat suédois.Us ont été repêchés la même année en 1991, Forsberg au sixième rang par les Flyers de Philadelphie, Naslund au 16e rang par les Pen-guins de Pittsburgh.Trois ans plus tard, l'un vise le titre de recrue de l'année tandis que l'autre n'est toujours pas titulaire d'un poste.« le ne joue pas souvent, constate Naslund.Les Pen-guins comptent plusieurs joueurs de talent.En fait, nous misons sur les meilleurs attaquants de la ligue.Et comme eux, je suis un joueur offensif.C'est pourquoi l'entraîneur préfère me rayer de la formation plutôt que de me faire jouer dans le quatrième trio.« l'aimerais démontrer à la direction ce dont je suis capable.Mais c'est difficile », admet le blondinet patineur natif de Bonassund.Pas de regrets Forsberg a du succès à Québec même s'il est venu à la Ligue nationale un an après son compatriote.« fe ne regrette pas ma décision.À 20 ans, j'avais besoin d'un changement.le voulais passer à autre chose.)e crois toujours avoir fait le bon choix », soutient Naslund, qui a été limité jusqu'ici à deux buts et deux passes en 13 matches.La saison dernière, il a récolté quatre buts et sept passes en 71 rencontres.Naslund explique ses problèmes par un mauvais départ.Le Suédois admet qu'il ne s'attendait pas à retrouver un niveau de jeu aussi relevé de ce côté-ci de l'Atlantique.« La ligue est meilleure que je ne l'avais imaginée.C'est très difficile de percer.À mes débuts, je me suis mis beaucoup de pression, surtout lorsque l'entraîneur m'a fait jouer avec Joe Mullen et Ron Francis.l'ai alors très mal joué et progressivement, mon temps de glace a diminué.» Par comparaison, Forsberg et Mikael Renberg, un autre Suédois, ont bien joué à leur arrivée dans la LNH.L'attaquant des Nordiques a déjà amassé 14 points, tandis que Renberg a récolté 38 buts l'an dernier à sa première campagne dans le circuit Bettman.« Ils ont eu de bons départs.C'est la clé de leurs succès », fait valoir Naslund, qui a l'impression de repartir à zéro.Cet été, Naslund a prévenu son ami des difficultés de jouer dans la LNH.Il lui a dit de bien se préparer.Faut croire que Forsberg a compris le message.Des conseils Naslund et Forsberg se téléphonent chaque semaine.Us parlent de tout, sauf de hockey.« C'est un grand joueur, dit Naslund au sujet du numéro 21 des Nordiques.le pense aussi que le but qu'il a marqué contre le Canada aux Jeux olympiques de Lillehammer lui a donné confiance.» Ce soir, les deux Suédois se retrouveront sur la glace du Colisée.On peut penser que Forsberg aura quelques mots d'encouragement pour son ami.BLOC-NOTES ¦ « On arrive au Québec en première place et on veut quitter dans la même position, disait Luc Robitaille hier matin.On a deux gros matches.Le Canadien joue beaucoup mieux depuis quelques rencontres et ils ont joué un match solide à Pittsburgh ».L'entraîneur Eddie Johnston s'est entretenu avec Robitaille en matinée.Il voulait savoir si son as ailier gauche serait en mesure de jouer contre le Canadien.Robitaille a subi une légère blessure au genou gauche contre le Tricolore à Pittsburgh, mais il se sentait apte à jouer au Forum.* * * Comment expliquer les succès des Penguins ?« Nous avons trois bons trios et Eddie fohnston fait confiance à tous ses joueurs.De plus, on a trois gars en défense qui sont solides.Les adversaires n'aiment pas tellement jouer contre les Samuelsson », de dire Robitaille.* * * Il faut apporter une précision sur les bulletins remis aux joueurs du Canadien dans notre édition d'hier.Les notes de A à C ont été données à titre d'évaluation interne.Il ne s'agissait certes pas d'une comparaison avec les autres joueurs étoiles de la LNH.D'ailleurs, il fallait bien lire dans la préambule que le Canadien n'avait pas passé avec succès son examen de première session.* * * Serge Savard a annoncé, hier, que le Canadien avait conclu une nouvelle entente avec le défenseur Jean-Jacques Daigneault pour les saisons 1995, 1995-96 et 1996-97.* * * Peler Popovic est toujours le seul blessé dans le camp du Canadien tandis que les absents sont nombreux chez les Penguins : Tom Barrasso, Kevin Slevens, Peler Ta-glianelli et Chris Joseph.Paul DiPietro, Pierre Sévigny et Ed Ronan ont été laissés de côté chez le Canadien tandis que Greg Hawgood et Markus Naslund subissaient le même sort chez les Penguins.P.L. LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD116 MARS 1995 5 Benoit Brunet, la trouvaille de l'année LW aubaine chez le Canadien, le meilleur rapport qualité-prix, la passe du frère François pour Serge Savard, c'est Benoît Brunet.Brunet a été, et de loin, le meilleur joueur du Canadien dans cette première moitié de saison qui a pris fin par une autre défaite de la Flanelle.Et il gagne 375 000$ par année.Je sais que c'est au moins 300 000$ de plus que la très grande majorité des lecteurs de cette chronique mais dans le monde du hockey, 375 000$, c'est la famine.Brunet a rapporté plus que Vincent Damphousse qui lui, gagne 2,5 millions par saison.Plus que Mark Recchi qui empoche 2 525 000$.Plus que Muller à 1,7 million.Plus, en fait, que Patrick et son 3,5 millions.et des peanuts.En fait, Brunet est la plus belle trouvaille de l'année chez le Canadien.Tellement qu'il s'impose maintenant comme joueur de centre principal de î équipe.11 est le seul qui méritait une note généreuse pour la première moitié de saison.Tous les autres, sans exception, auraient dû être jugés plus sévèrement par les chroniqueurs de hockey attachés à la couverture du Canadien.Et ça inclus mon ami Pierre Ladouceur.O l'ai enseigné pendant neuf ans.Le latin et le grec sont fort différents du hockey, mais quand arrivait le temps de noter les travaux et les examens des étudiants, fallait trouver des critères qui étaient justes pour tous.Comme au hockey.Petit problème ¦ Comment Marcel Aubut peut-il convaincre les gouvernements d'investir dans un nouveau Colisée quand il y a 2000 sièges vides dans le poulailler actuel?Heureusement pour Me Aubut, les politiciens québécois connaissent les Villageois.Us savent que les Nordiques vendent leurs billets de saison à des particuliers et que la mauvaise humeur qui a suivi le lock-out a des effets plus dévastateurs chez le simple citoyen qui paye ses tickets que chez Bell Canada qui a un programme d'achat géré par des administrateurs.Mais en admettant qu'on comprend que Québec, c'est Québec et que c'est une mentalité de petite ville de province, ça fait quand même drôle de voir que les Villageois étaient beaucoup plus nombreux à encourager les équipes honteuses des dernières années que ces superbes Bleus qui font l'envie de plusieurs villes en Amérique.Sont quand même pas tous masos.En fin de compte, il y avait une valeur absolue qu'il fallait trouver.Une version latine était plus ou moins réussie, plus ou moins exacte, plus ou moins rendue dans un bon français.Quand bien même toute la classe aurait été poche, ça ne voulait pas dire qu'il fallait donner de bonnes notes à ceux qui étaient moins mauvais.Un contresens demeurait un contre-sens.C'est pour cela que j'ai grincé des dents en lisant les notes décernées par Ladouceur hier dans le cahier des sports.Soyons logiques.Le Canadien a joué pour une moyenne de 42 p.cent en première demie.Or, tous les joueurs ont reçu des notes de A à C.Minute! Comment une équipe peut-elle jouer pour 45 p.cent et tous ses joueurs obtenir une note de 70 p.cent et plus?Mettons qu'on donne un A à Benoît Brunet.Mais alors, que mérite Jaromir lagr?Et Joe Sakic?Et Wendel Clark?Et un A à Mike Keane?Alors que Kcane, s'il a connu un regain de vie depuis deux semaines, n'a que rarement montré une combativité digne de sa réputation.Et tous ces «B» attribués à Yves Racine, à Vincent Damphousse, à Brian Savage ou à Ron Tugnutt.O «C'est mon bulletin qui les a mis en confiance», me glisse Ladouceur pendant que le Canadien est en train de massacrer les Penguins en deuxième.Peut-être, peut-être pas.Mais chose certaine, il s'est passé quelque chose au sein de cette équipe depuis une dizaine de jours.Steve Shutt, un des assistants de Jacques Deniers et un membre du Temple de la Renommée, me disait avant le match d'hier: «Les événements qui ont secoué l'équipe ont eu un effet bénéfique.On peut sentir que les joueurs se sont regroupés, l'en fais une prédiction, cette équipe va être difficile à battre dans les prochaines séries éliminatoires», de dire Shutt.Mais vont-ils participer aux séries?Ben oui! Mario Lemieux Suffit de consulter les stastistiques et le calendrier de la deuxième moitié de la saison.Le Canadien a disputé 10 matchs au Forum et 14 à l'étranger.Pas besoin d'un cours classique pour savoir qu'en deuxième moitié, ce sera le contraire.Mieux encore, Serge Savard s'est arrangé pour que sept des neuf derniers matchs de la saison soient ¦ Mario Lemieux revient au jeu dimanche à Pittsburgh.Avant de s'exciter, précisons qu'il s'agit d'un match d'anciens au profit d'une oeuvre de charité.Pour l'instant, Mario consacre ses énergies à jouer au golf.Un confrère de Pittsburgh se demandait hier si Lemieux aimait encore le hockey : « Parfois, on se dit que si Mario aimait autant le hockey que le golf, il serait au Forum ce soir», de dire ce confrère.Mais comment savoir?Comment émettre le moindre petit jugement sur l'état de santé de Lemieux?Ceux qui ont dû s'arrêter à cause d'un mal de dos, seront les premiers à défendre le grand Mario.Mais puisqu'il est payé près de 6 millions par année par les Penguins, Lemieux pourrait donner un peu de son temps et de son attention au sport qui l'a enrichi.Ce n'est pas le cas.Déjà, Lemieux a prévenu les journalistes de Pittsburgh qu'il ne ferait aucun joués au Forum.Et les deux matchs à l'extérieur sont prévus à Buffalo.et à Québec.Si la tendance se maintient comme le dirait Simon Durivage, le Canadien devrait terminer la saison en force en profitant de l'avantage de la patinoire.Et arriver frais et dispos pour les séries.commentaire ni avant ni après le match.C'est gentil pour les partisans des Penguins.O Les dirigeants de Radio-Canada.Charles Ohayon, directeur de la programmation et Jean-Pierre Paiement, directeur des sports, sont en contact étroit avec Claude Brochu, président des Expos.Encore hier, ils se faisaient expliquer par Brochu les conséquences des décisions rendues par les tribunaux de travail américains.La Société veut bien aider les Expos et donner satisfaction aux amateurs de baseball, mais on aimerait avoir une certaine assurance «de qualité» quant au calibre de jeu des matchs présentés à la SRC.C'est le même phénomène aux réseaux RDS et TQS.À Quat re-Saisons.Daniel Asselin est moins nerveux puisque les premiers matchs présentés à TQS le seront au plus tôt en juin.Mario alme-t-ll le hockey ? 6 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD116 MARS 1995 PENGUINS - NORDIQUES, CE SOIR AU CAMP DES EXPOS Le 16 retiré ! Michel Goulet sera honoré par Vorganisation des Fleurdelisés Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Une carrière de 16 saisons dans les rangs professionnels et de 16 tours du chapeau dans la LNH mérite detre soulignée de façon particulière le 16 du mois pour l'ex-numéro 16 des Nordiques, Michel Goulet.Le chiffre évoque quand même un triste souvenir pour Goulet.C'est en effet le 16 mars 1994 que sa carrière a pris fin de façon abrupte dans un coin de patinoire du Forum de Montréal.La fête de ce soir au Colisée lors du match contre les Pen-guins, au cours de laquelle l'organisation des Fleurdelisés retirera son chandail, a lieu exactement un an après la sérieuse blessure qu'il a subie à la tête avec les Blackhawks de Chicago.«c Si j'avais su, j'aurais plutôt choisi le numéro 35, lance Goulet à la blague.Cet accident n'aurait jamais eu lieu parce qu'il n'y a pas 35 jours dans un mois.» Et tant qu'à rêver, peut-être aurait-il joué 35 ans dans les rangs professionnels et réussi 35 tours du chapeau.Plus sérieusement, Goulet admet que l'épreuve qui l'a frappé a été dure à vivre.« La dernière année n'a pas été facile.C'est presque un miracle si l'accident n'a pas laissé de séquelles.C'est ce que les médecins m'ont dit après mon réveil du coma.Les membres de mon entourage ont eu la frousse surtout mon épouse Andrée », raconte-t-il.Il y a un an donc, Goulet était loin de penser que les Nordiques l'honoreraient de la sorte quelques mois seulement après qu'il eut annoncé sa re-taite.« Je ne réalise pas encore l'ampleur de la fête qu'on a organisée, avoue-t-il.Le téléphone ne dérougit pas.L'intérêt des médias est grand.Il est vrai que retirer le numéro d'un joueur n'est pas une cho- se qui arrive fréquemment.« Je serai sûrement nerveux demain ( aujourd'hui ) quand je verrai mon chandail accroché près de ceux des Jean Béli-veau, Marc Tardif et Jean-Claude Tremblay.C'est en grande partie grâce à ces athlètes s'il y a du hockey à Québec », affirme-t-il.« Les Nordiques ont dû apprécier ce que j'ai accompli (945 points en 813 matchs) au cours des 11 saisons que j'ai passées avec eux », ajoute-t-il humblement.Le dur choc à la tète n'a pas effacé les nombreux souvenirs qu'un des meilleurs ailiers gauches de l'histoire a accumulés au fil de sa carrière chez les professionnels qui a commencé en 1978-1979 avec les Bulls de Birmingham, dans la défunte Association mondiale.Dire qu'on le trouvait trop lent à l'époque où il était dans les rangs juniors avec les Remparts de Québec.« Ce sera un sentiment particulier de voir son chandail être hissé a plafond du Colisée, mais ce ne sera pas comparable avec le sentiment de jouer, de gagner la Coupe Canada deux fois, de prendre part à la finale de la coupe Stanley avec les Blackhawks ou d'obtenir plus de 500 buts dans la Ligue nationale.« Il n'y a pas de meilleur moment pour un joueur que lorsqu'il est en uniforme, re-prend-t-il.Quand on commence ou on termine une carrière, on ne pense pas aux honneurs individuels ou aux marques d'affection comme celle des Nordiques.» Entouré de son épouse Andrée, une Charlesbourgeoise, et de ses trois enfants Dominique, Vincent et Nicolas, le patineur de Péribonka qui n'a aucun regret prendra la parole au cours de la cérémonie qui durera une quinzaine de minutes.LNH LeClair de Lïndros.Xssociated /Vos Y/.U YORK ¦ |ohn LeClair acompte alors qu'il ne restait que 3:38àlaren-contre pour donner une victoire de 4-3aux Flyers de Philadelphie contre les Rangers de NewYork.Ce gain, leur cinquième consécutif, permet aux Flyers de rejoindre les Rangers au premier rang de la division Atlantique.Ils ont deux parties de plus à disputer.LeClair a déjoué le gardien Mike Richter à l'aide d'un tir frappé décoché du cercle de mise en jeu gauche.La ligne Eric Lindros-Mikael Renberg-LeClair a encore été la bougie d'allumage des Flyers, récoltant sept points dont trois buts.Les Flyers menaient déjà 3-0 à 4:20 de la première période, comptant trois buts en 1.20.Renberg, Anatoli Semenov et Eric Lindros ont déjoué Mike Richter.PHOTO AP Chris Malinoski trébuche au-dessus de Marc Criffin.des Expos, après avoir complété le double-jeu.Les Twins l'ont emporté 6-1.Une journée difficile Les Expos perdent quatre joueurs et le match Presse Canadienne WEST PALM BEACH ¦ Felipe Alou savait que ce serait sans doute une journée difficile quand quatre gars, deux de l'État de New York, deux du New Jersey, l'ont interpellé dans le stationnement du stade pour lui offrir leurs services.« Ces gars-là savaient peut-être des choses, a dit Felipe Alou.Nous avons perdu les services de trois lanceurs aujourd'hui.De toute façon, je n'ai pas pris de chance.On ne sait jamais.|e leur ai donné l'adresse du camp d'entraînement à Lantana.» Ce fut en effet une journée difficile pour les Expos qui ont perdu les services de trois lanceurs et du joueur de premier but Craig Cooper et qui se sont inclinés 6-1 contre les Twins du Minnesota.Jorge Ojeda s'est étiré des muscles aux côtes, tout comme l'avait fait Jeff Fassero l'an dernier, le Vénézuélien Ramon Garcia, sur qui les Expos comptaient, a mal au coude, et JatKeeler, qui est originaire des Pays-Bas, s'est blessé à l'épaule.Cooper s'est blessé à une cuisse.Pour Alou, c'était facile de résumer la journée : « Nous n'avons rien fait au bâton, rien au monticule et rien en défensive.« Pardon, je dois dire que notre partant Lincoln Mikkel-sen a quand même bien fait.» Alou doit composer avec une nouvelle formation.Les joueurs latins nouvellement ar-riv?s ont changé toutes les données.« Nous avons une toute nou- velle équipe, a dit le gérant.Nous avons retourné au camp des ligues mineures bien de nos jeunes joueurs.Aujourd'hui, nous avons utilisé quatre nouveaux-venus.Maintenant, j'ai l'intention de faire jouer Raul Tovar et Sergio Cai-ro.» Mikkelsen a lancé pendant quatre manches, accordant cinq coups sûrs et deux points.Ils ont été produits par un triple de Pat Wright dans la droite.Marc Griffin a plongé pour capter la balle, mais l'a ratée.Les Twins ont marqué trois autres points en septième contre le jeune Jim Rusworth.Deux de ces points ont été produits par Greg Hunter.Rushworth a cédé trois coups sûrs au cours de cette manche, a donné un but sur balles, commis un mauvais lancer et atteint Cory Schaffer à la tête.Ce dernier est resté étendu au sol pendant de longs moments.Bono Boyne-wiez a accordé le dernier point des Twins en neuvième.« Nous sommes à court de lanceurs présentement et nous devons faire appel à ces jeunes du camp des ligues mineures, a expliqué Joe Kerrigan, instructeur des lanceurs.Ces gars-là ne sont que du niveau A et ils n'ont pas encore eu l'occasion de lancer dans des matches.On leur en demande beaucoup.« Mais nous n'avons pas le choix.Nos lanceurs latins ne sont pas encore prêts.Ils viennent d'arriver et ils doivent lancer lors des exercices au bâton avant d'être utilisés dans des matches.Mais à compter de demain, les choses devraient changer.» BASEBALL EN BREF Oison opte pour les indians ¦ Greg Oison a rejeté une offre de son ancienne équipe, les Orioles de Baltimore, pour signer un contrat avec l'organisation des Indiens de Cleveland.Oison, le meneur chez les Orioles au chapitre des victoires sauvegardées en carrière, tente un retour au jeu après s'être déchiré un tendon au coude droit en 1993.Il s'est exercé avec les Orioles, il y a deux semaines, et on lui avait offert un contrat des ligues mineures ou Ce continuer de pratiquer avec l'équipe jusqu'à ce que son fcras reprenne des forces.Strawberry: sentence reportée ¦ La sentence à l'endroit de l'ancienne vedette du baseball.Darryl Strawberry, qui s'était reconnu coupable sur une accusation d'évasion fiscale, a été reportée au 24 avril.Strawberry avait plaidé coupable devant un juge de la Cour fédérale de White Plains le 9 février.Il avait accepte une sentence de trois mois de prison qui devait lui être officiellement signifiée hier. LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUD116 MARS 1995 7 JEUX PANAMÉRICAINS AU BOUT DU FIL Les Québécois représentent fort bien le Canada CUV ROBILLARD de la Presse Canadienne MAR DEL PL AT A.Argentine ¦ Chez les filles, l'équipe canadienne de tir à l'arc aux (eux pa-naméricains est composée de trois jeunes Québécoises, et Sylvie Plante a été la meilleure» hier, avec une huitième place au 70 mètres (289 points), puis une septième au 60 mètres (304).«C'a bien été pour un début à l'extérieur», a dit l'athlète de Ste-Foy.Mais la plus ravie semblait Véronic Dufour, une Sague-néenne établie à Montréal, qui s'est classée I2e et 9e.«Je suis très satisfaite parce que j'ai réussi les mêmes scores (281 et 303) qu'à la fin de la dernière saison.» La dernière Québécoise, Caroline Labrecque, de Cap Rouge, était insatisfaite de ses performances, surtout au 60 mètres, où elle n'a amassé que 294 points pour une 16e place.Elle a pris le 10e rang avec 285 points sur 70 m.L'entraîneur Pascal Colmaire s'est dit très fier d'elles compte tenu de leur jeune âge.Dufour et Labrecque n'ont en effet que 19 ans, tandis que Plante a 24 ans.David bat Goliath leannot Robitaille n'en revenait pas d'avoir remporté une médaille d'argent au tir à l'arc, et encore moins que le Canada ait réussi un doublé sur la distance de 90 mètres, puisque La victoire est allée à l'Ontarien Rob Rusnov, avec 290 points, huit de plus que son coéquipier.Rusnov a aussi gagné l'épreuve de 70 mètres avec 316 points, tandis que Robitaille reculait au 16e rang sur 24 (290).Robitaille avoue qu'il n'a pas suffisamment de contrôle sur ses nerfs pour lutter avec les meilleurs, un facteur qui.ne se contrôle pas.11 est néanmoins fier de sa 68e place à des championnats du monde (sur quelque 250 participants), sa meil- Beaucoup trop fortes ¦ Les Canadiennes ont accaparé les quatre premières positions du tournoi de badminton des |eux panaméricains mais, à moins d'un changement, aucune ne gagnera la médaille de bronze! En principe, Milaine Cloutier et Robbyn Hermitage devraient recevoir une médaille de bronze après avoir été battues en demi-finale par Si-An Deng (11-5, 11-6) et Denyse Julien (11-0.11-3), qui se disputeront aujourd'hui la médaille d'or.Mais un règlement des Jeux interdit de remettre trois médail- les à des athlètes d'un même pays! «Je suis satisfaite de m'être rendue jusque là, mais je trouve la réglementation ridicule», a déclaré Cloutier, qui vient de Granby mais vit à Calgary, pour profiter du centre national d'entraînement, tout comme Julien, qui est de Rouyn.Julien n'est pas vraiment surprise de la domination des Canadiennes: «On pensait qu'on avait des chances d'être toutes les quatre en demi-finales», a-t-elle confié.leure performance à vie.Fier aussi de sa médaille d'argent remportée hier.Quand il a commencé à mal tirer au début de la deuxième ronde, il s'est laissé abattre: «Ce matin je ne me posais pas de question, mais cet après-midi, j'ai essayé de composer avec tout ça.», a-t-il raconté en faisant allusion au facteur vent qui l'a beaucoup préoccupé.O Roxane Forget a gagné une médaille d'argent au taekwon-do mais la jeune femme dé Crabtree, près de Joliette, était déçue de ne pas avoir gagné l'or.Elle a été battue à son quatrième match par Eliana Maria Pantoja Morales, du Venezuela.Carol-Ann Alie est toujours première après six des 10 courses de planche à voile de classe Mistral.Elle est talonnée par l'Américaine Lanee Butler, qui a gagné deux courses et terminé quatre fois troisième, alors que la Québécoise a aussi gagné deux fois mais fini quatre fois deuxième.Les Québécois Alain Boucher et Mark Osterman se retrouvent pour leur part en troisième place après quatre courses dans la classe Lightning, en compagnie de Peter Hall.Simon Roy a remporté une troisième victoire facile en rac-quetball, 15-5, 15-4 contre un Péruvien.O Louise Miechowsky, de Hud-son, à l'ouest de Montréal, faisait partie de l'équipe de dressage qui a procuré une médaille de bronze au Canada.WSki Quand tout va mal.¦HHH PHOTO REUTER Guylaine Cloutier Une cure de shopping ¦ T'as beau avoir prévu les pires scénarios, t'as beau te répéter «c'est pas grave, Guylaine, t'en as vu d'autres», quand le corps est tout croche.Bon, le virus me colle après.Je suis en cure d'amaigrissement depuis mon arrivée; je mange même si je n'ai pas faim, puis le coeur me lève.Et la tête me fend, des épaules en montant, au point où c'est un supplice de mettre mon casque de bain.«C'est pas grave, Guylaine», me suis-je encore répété ce soir (mercredi), mais j'ai dû me contenter d'une autre médaille d'argent.Le monde de la délégation crie de joie, mais moi, j'enrage.J'avais promis de briser mes deux records personnels ici (!m09,7l au 100m brasse et 2m29 au 200), mais j'ai fait un 2m32,44 lundi et ce soir (mercredi) un 1 m 10,44.J'enrage.Ce qui n'arrange rien, c'est que mon chrono des qualifica-tipns de ce matin, lmlO,35, m'aurait donné la médaille d'or si j'avais eu la force de le répéter en soirée! joutez à mes malheurs que j'ai raté le relais par un centième de seconde.Quand ça va mal.|e sais bien que je n'ai rien à me reprocher, mais en natation, on passe des mois à préparer une performance et j'étais prête comme jamais quand je me suis amenée ici.Mais il y a pire, le pauvre John Cleveland par exemple, un brasseur qui a raté son record personnel par huit ou neuf secondes.11 se souviendra longtemps de la nourriture panaméricaine.s'il s'en sort! Je ne sais pas où John ira chercher du réconfort, mais moi, j'ai trouvé.Dans les grands moments de crise, je me rue sur les magasins.Nathalie Lambert est prévenue: demain, shopping et seulement shopping! TENNIS Lareau et Rusedski en Russie : l'un gagne, l'autre perd MATHIAS BRUNET ¦ Sébastien Lareau a eu du mal à passer en quart de finale tandis que Greg Rusedski a perdu au premier tour contre un adversaire sur le déclin, hier au tournoi de tennis de Saint-Pétersbourg, en Russie.Après avoir battu la veille le 27e joueur mondial, Slava Dosedel, la deuxième plus importante victoire de sa carrière, Lareau a peiné contre Alex Antonisch, 157e mondial.Le tennisman de Boucherville a difficilement vaincu son rival, déjà classé au 40e rang, 2-6,6-4 et 7-5.« Jai joué mon pire set de l'année lors de la première manche, a dit Lareau, 99e au monde, joint hier à sa chambre d'hôtel en Russie.Tout allait mal, il a brisé mon service deux fois.Les réflexes n'étaient pas là.J'ai mis un set et demi à me retrouver.Tout était tellement plus facile contre Dosedel la vrille.Antonisch a bien joué, il m'a surpris avec un style en service-volée.11 servait fort.Dans la deuxième manche, j'ai sauvé sept balles de bris.J'ai retrouvé mon rythme au troisième set, je l'ai finalement brisé à 5-5.C'est le fun de savoir que je peux gagner même si je joue super mal.Ça veut dire que je suis plus fort mentalement.» Lareau affrontera demain le vainqueur du match opposant Alexander Volkov (25e mondial) à Kenneth Carl-sen (80e mondial).«J'ai battu Carlsen la semaine dernière à Copenhague, mais je n'ai jamais affronté Volkov», a dit Lareau.En double, le jeune homme âgé de 21 ans a connu moins de succès.En équipe avec Henrik-Jan Davids, il a perdu dès la première ronde, mardi, 6-3 et 6-4, contre la paire composée de Libor Pi-mek et John Ireland.Rusedski défait Rusedski a perdu 6-4, 3-6 et 6-2 contre Andrei Cherkasov, même pas classé parmi les 200 meilleurs au monde même s'il était 13e mondial en 1991.Défait en qualifications.Cherkasov participe au tournoi en raison d'un forfait.Le tennisman de Pointe-Claire ne semblait pas trop abattu.«Je n'ai pas joué mon meilleur match mais ces choses-là arrivent.Thomas Muster a aussi perdu au premier tour contre un joueur qui n'est même pas classé.Je suis un peu déçu, mais il n'y a rien que je puisse faire.Il a bien joué, je trouvais le terrain un peu trop lent et inégal.La balle rebondissait parfois rapidement, parfois plus lentement.Comme je ne participe pas au double, je profiterai de quelques jours d'entraînement.» Rusedski s'envolera ensuite vers l'Asie pour participer aux tournois de Tokyo, Séoul et Flong Kong.Il y connaît habituellement beaucoup de succès.« En Asie, les surfaces sont rapides et je m'y sens bien.La plupart des joueurs s'adaptent moins facilement aux longs voyages, aux différences culturelles.» LA PRESSE.MONTRÉAL.PHOTO AP Le Fançais Luc Alphand et l'Américaine Picabo Street se font la bise après leur victoire lors des dernières descentes de la Coupe du monde.Bien assis dans son salon.Tomba s'adjuge la Coupe du monde Reuter BORMIO, Italie B Alberto Tomba ne fait jamais rien comme les autres : c'est sans sortir de chez lui qu'il s'est adjugé hier sa première Coupe du monde de ski alpin en laissant Marc Girardelli perdre ses illusions dans la dernière descente de la saison à Bormio.Pour espérer empêcher l'Italien de brandir enfin le globe de cristal, le Luxembourgeois devait s'imposer dans cette descente.Mais Luc Alphand l'en a empêché, remportant et l'épreuve de Bormio et la Coupe du monde de la spécialité reine du ski alpin, une première pour un Français depuis 18 ans.Jean-Claude Killy avait été le dernier Français à enlever ce titre en 1967.Double vainqueur cette saison à Kitzbùhel, Alphand a ainsi conclu en beauté sa saison de réhabilitation, après des années de blessures et de déceptions.Il a devancé sur le fil l'Italien Kris-tian Ghedina, à qui le titre semblait promis mais qui a terminé seulement sixième à Bormio.'C'est revenu tout d'un coup.Je ne m'y attendais vraiment pas.le suis vraiment heureux4, a déclaré Alphand, vainqueur avec 29 centièmes d'avance sur l'Américain A.).Kitt et 42 centièmes sur le Norvégien Lasse Kjus.Mais les tifosi en ont tout de même eu pour leur argent grâce à Tomba, sacré in abstentia.Avec 350 points d'avance sur le Slovène )ure Kosir et 380 sur Girardelli, décevant 17e hier, le Bolognais ne peut plus être battu.Street confirme Tomba, qui ne prend pas part aux épreuves de vitesse, a remporté 10 des 14 courses qu'il a disputées cette saison.Il a assisté à son sacre devant sa télévision à Bologne.4Si les règles étaient différentes, j'aurais gagné quelques coupes de plus4, a-t-il déclaré à la télévision.'Si vous allez chez Pirmin Zur-briggen, chez Girardelli ou chez Paul Accola, vous verrez les coupes qu'ils m'ont volées4, a ajouté la Bomba, qui viendra fêter son titre sur les pistes de Bormio ce week-end.Tomba avait terminé deuxième derrière Zurbriggen en 1988, Girardelli en 1991 et Accola en 1992.Il avait à plusieurs reprises critiqué les règlements favorisant les skieurs complets au détriment des spécialistes.L'Américaine Picabo Street a confirmé pour sa part sa mainmise sur la descente féminine en s'adjugeant son cinquième succès consécutif dans la discipline reine du ski alpin, son sixième d'une saison parfaite.Déjà certaine d'enlever la Coupe du monde de la spécialité, Street a dévalé la piste du Stelvio en 1:38,41, reléguant à neuf centièmes la Russe Warwara Ze-lenskaja, dauphine de l'Américaine pour la troisième fois consécutive.L'Italienne Barbara Merlin a pris la troisième place en 1:38,71.La championne olympique Katja Seizinger, qui n'a pas remporté une victoire cette saison, a dû se contenter de la cinquième place et a sérieusement émoussé ses chances d'enlever le classement général de la Coupe du monde.Sa grande rivale Vreni Schneider, tenante du titre, a en effet forcé sa nature pour prendre une belle neuvième place dans cette descente, qui lui permet de contenir l'Allemande à 19 points.COMBINÉ NORDIQUE Le Japon toujours champion Agence France Presse THUNDER BAY ¦ Les Japonais ont conservé leur suprématie collective sur le combiné nordique en remportant la médaille d'or de l'épreuve par équipes lors des Championnats du monde de ski nordique, à l'issue de la course de fond ( relais 4x5 km ) disputée mercredi à Thunder Bay ( Ontario ).Les relayeurs japonais, grâce à l'important avantage pris dans le concours de saut la veille ( qui leur donnait 5 min 05 sec d'avance sur la Suisse ), ont su contrôler la situation pour distancer finalement les Norvégiens - qui leur ont repris plus de trois minutes - de 2 min 54 sec et les Suisses de 5 min 21 sec.Le lapon, champion olympique en 1992 et 1994, champion du monde en 1993, s'est ainsi racheté de son échec dans l'épreuve individuelle au cours de laquelle Kenji Ogiwara et Ta-kano Kono, respectivement premier et deuxième du concours de saut, n'ont pu ensuite accrocher le podium.L'avance de l'équipe nip-pone sur la formation norvégienne, la plus rapide du lot ( Haldor Skor et Knut Tore Apeland meilleurs temps ), était trop importante ( 6 min 06 sec ).De plus, les Japonais avaient réfléchi sur leur échec individuel, survenu cinq jours plus tôt, et notamment s'étaient mieux préparés aux conditions climatiques assez douces qui régnent actuellement sur Thunder Bay.RI SOUVENIRS Jean Séguin « Le jugement de Campbell est stupide.Il est maintenant considéré comme Vennemi public Numéro 1 de tous les amateurs de hockey du Québec.» \u2014Montréal-Matin 17 mars 1955 Photo PC Le Canadien Curtis Metz-ger traverse le fil d'arrivée, dernier mais heureux.?Jean Séguin, un ancien de Radio-Canada, était chroniqueur sportif au Montréal-Matin en 1955.Il avait alors été l'un des plus farouches défenseurs du Rocket, n'hésitant pas a critiquer Clarence Campbell et les magnats du hockey qui l'avaient nommé président de la Ligue nationale.¦ « Clarence Campbell ne comprenait sûrement pas qu'en suspendant Richard, il privait le peuple canadien-français de son plus grand héros, de son Dieu.Pour nous, c'était comme si on venait de nous arracher un morceau de notre ventre, une part de notre chair.« Les réactions ont été très vives, parfois violentes.Je travaillais au journal ces soirs-là.Quand Campbell a annoncé sa décision, nous avons reçu plusieurs appels le menaçant, le me souviens même avoir été témoin de menaces de mort.Tout le monde était convaincu que la peine était trop sévère.Même le maire Drapeau avait exprimé sa déception.« On a parlé d'un complot, fomenté par les propriétaires des équipes américaines, dont Campbell était ni plus ni moins la marionnette.C'est vrai que le Canadien et ses vedettes francophones suscitaient l'envie des Norris, Patrick et autres magnats du hockey.En suspendant Richard, tout le monde savait qu'on frappait l'équipe directement au coeur.Si on voulait nuire au Canadien, c'était la bonne façon d'y arriver.« Ce que personne n'avait toutefois prévu, pas même les sup-porteurs fanatiques que nous étions tous, c'est ce qui allait se passer au cours du match suivant.« Dans toute cette histoire, il y a une chose que m'a toujours frappé : Maurice lui-même n'a jamais réalisé à quel point il était un symbole pour tout le peuple canadien-français.Il a toujours rejeté les interprétations pol: ques de l'émeute.«c Pourtant, croyez-moi, si v avait fait le référendum quelques jours après la suspension de Richard, le 'oui' l'aurait largement emporté ! » JEUD116 MARS 1995 9 î\tl;£_meute \t40 ans plus tard ¦ Peu d'événements liés au sport ont autant retenu l'attention des médias montréalais que l'émeute du 17 mars 1955 au Forum.II y a quarante ans aujourd'hui, Clarence Campbell suspendait Maurice Richard pour les trois derniers matchs de la saison ainsi que pour toute la durée des séries éliminatoires.La Presse publie le troisième d'une série de cinq reportages qui vous font de revivre ces événements dramatiques et historiques.Textes et recherches Michel Marois et André Trudelle DEMAIN : UNE ÉMEUTE SANS PRÉCÉDENT PHOTOTHÈQUE La Presse Alors que Kenny Rcardon et Maurice Richard semblaient soucieux, Hal Laycoe était tout sourire en quittant le bureau de Clarence Campbell.Le président de la LNH avait été aussi clément envers le joueur des Bruins qu'il avait été sévère envers le Rocket.Le Rocket banni par Campbell f « Victime d'une nouvelle injustice, la pire celle-là, Maurice Richard ne jouera plus cette saison » M Le jugement de Clarence Campbell » tombe le 16 mars et il est implacable.Personne n'avait prévu que Maurice Richard serait suspendu pour toute la durée des séries éliminatoires.¦ « Maurice Richard ne jouera plus cette saison.C'est ce que Clarence Campbell a annoncé cet après-midi.Le compteur le plus prolifique de l'histoire du hockey, victime d'une autre injustice, ne pourra reprendre sa carrière avant le mois d'octobre prochain.Le président de la ligue Nationale, dans une décision surprise, a dit, en effet, qu'il avait suspendu le Rocket pour le reste de la présente saison régulière et pour les séries éliminatoires.» « La réunion a commencé à dix heures précises et les principaux témoins ont quitté les bureaux trois heures et trente minutes plus tard.Il appert que ce fut la réunion la plus longue dans l'histoire de la ligue.» « Le public sportif montréalais en général était furieux quand il a été mis au courant de la nouvelle.[.] La décision de Campbell a peut-être été bien accueillie à Détroit, à Boston ou à Toronto, mais elle ne l'a pas été à Montréal où Campbell est déjà fort impopulaire.« [.] Les sportifs montréalais ont rapidement réagi.Les employés de la ligue Nationale ont reçu un grand nombre d'appels télé- phoniques et certains sportifs auraient même menacé d'attenter à la vie de Campbell.Un d'entre eux aurait même déclaré qu'il ferait installer une bombe dans les bureaux du président ! D'autres personnes ont mentionné qu'elles protesteraient avec plus de vigueur ce soir alors que le Canadien recevra la visite des Red Wings de Détroit.« L'assistant-chef de la police de Montréal désignera tout probablement une équipe spéciale de constatées pour la joute de ce soir.Il a aussi ajouté que Campbell ne recevrait aucune protection spéciale, à moins qu'il n'en fasse la demande.On a conseillé à Campbell de ne pas assister à la joute de ce soir.» \u2014Jacques Beauchamp, Montréal-Matin Réactions : colère chei les francophones, satisfaction chez les anglophones ¦ « Nous croyons, monsieur le président, qu'au nom de l'ordre et de la discipline vous avez rendu un mauvais service au sentiment de justice qu'on est en droit d'attendre d'un si haut officiel.Votre sincérité a dépassé les bornes et ses effets atteignent un Richard dont les prouesses passées méritaient un meilleur sort, ses effets portent un coup dur aux coéquipiers du Rocket.Les effets de votre implacabilité, monsieur le président, atteignent les plus fidèles partisans du hockey en plein coeur ; vous ne les avez pas épargnés, vous les avez méprisés.Nous vous plaignons, monsieur le président, de ne pouvoir secouer le joug des Norris et Norris, potentats d'un sport qu'ils voudraient américani-er.« Qu'attendez-vous, monsieur Campbell our donner votre démission ?L'opinion publique, qui depuis longtemps vous a suspendu, réclame votre départ immédiat d'un poste pour lequel vous n'avez pas l'envergure qui convient.Vous vous retranchez depuis trop longtemps derrière des mots que vous ne connaissez pas : autorité, justice, ordre, discipline.Ces idéologies sont mal servies par la rancoeur personnelle qui anime vos décisions.Avec une certaine nostalgie de vos états de service dans l'armée, vous apportez dans vos jugements sur le hockey l'intransigeance qui convenait contre les espions du pays, les criminels de guerre et les traîtres à la nation.Votre souverain mépris de l'opinion publique, des sentiments de la foule qui fait vivre le hockey, vous a attiré les réactions populaires qui, malheureusement, dépassent les cadres d'une attitude sportive et dont les conséquences seront votre responsabilité personnelle.De grâce, rendez votre dernier jugement : suspendez-vous vous-même.» \u2014Gerry Gosselin, Le Devoir ¦ « Campbell est venu aussi près qu'il était possible de pendre le Rocket.On ne peut s'attendre à ce que les amateurs de Montréal le croient, mais le hockey professionnel y gagnera avec le temps.Ce qui est arrivé à Richard servira de leçon et tous s'en souviendront.» \u2014M Ut Dunnell.Toronto Daily Star ¦ « Ce n'est pas la première escarmouche de Richard avec les officiels et il s'en est tiré pendant des années.Cette fois, nous croyons qu'il a été traité de la meilleure façon possible par le président Campbell.Des joueurs de baseball et de football ont été suspendus pour la vie pour des attaques similaires sur des officiels.Richard aurait pu subir le même sort.» \u2014Gordie Hunter, Calgary Herald ¦ « Clarence Campbell a corrigé toutes ses erreurs passées en suspendant Maurice Richard: Il a remis le Rocket à sa place et a en même temps haussé le prestige de la LNH et de sa direction à un sommet sans précédent.» \u2014Pete Masscy, Mediçine Hat News SOUVENIRS Devant le président MAURICE RICHARD «qgp collaboration spéciale f~ 'M u lendemain mm mm de ma bagar-# re avec Laycoe, de W retour à Montréal wk par train, j'appris A que je devais me présenter devant le président Clarence Campbell, de la Ligue Nationale, dont les bureaux étaient situés dans l'édifice Sun Life.Deux membres de l'organisation du Canadien m'accompagnaient : l'entraîneur Dick Irvin et Kenny Reardon, ancien défenseur du club, devenu directeur.En attendant d'être introduit chez le président, je faisais les cent pas dans le corridor où un ou deux photographes et deux ou trois journalistes attendaient également.À trois matches de la fin de la saison, le Canadien devançait de deux points les Red Wings au premier rang et j'occupais moi-même la première place chez les compteurs du circuit avec 74 points.Je me disais : « On va te suspendre pour les trois derniers matches et peut-être pour quelques parties la saison prochaine.» Puis, la porte du bureau de Campbell s'ouvrit et Irvin, Reardon et moi entrèrent.Ma comparution fut de courte durée.La sentence m'assomma : suspension non seulement pour les trois derniers matchs mais pour la durée des séries éliminatoires.Je n'en revenais pas.Le coup me fit aussi mal que celui que Laycoe m'avait asséné.Avant de laisser tomber son verdict - encore aujourd'hui je crois qu'il lui avait été dicté par les propriétaires des autres équipes - M.Campbell me rappela que quelques semaines auparavant ( NDLR - Plus exactement le 29 décembre précédent ) j'avais été impliqué dans une bataille à Toronto, avec Bob Bailey, des Leafs, et qu'à cette occasion j'avais frappé le juge de lignes George Hayes.En réalité, j'avais l'un de mes gants de hockey à la main et j'en avais frappé l'officiel pour qu'il s'écarte et me laisse m'approcher de Bailey.Ce geste m'avait valu une amende de 250 $, ce qui représentait une jolie somme à une époque où les salaires des joueurs étaient très bas.La remontrance servie, le président m'annonça ma longue suspension, l'en étais estomaque Mais j'étais loin de me douter des événements qui allaient suivre. 10 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUD116 MARS 1995 SOCCER Europe: les monstres sacrés en demi-finales AFP PARIS ¦ Les demi-finales de la Ligue des champions opposeront d'une part les tenants du titre du Milan AC au Paris SG, vainqueur du FC Barcelone ( 2-ï ), et, d'autre part, l'Ajax d'Amsterdam au Bayern de Munich, deux «c monstres sacrés » de la compétition dans les années 70.Mercredi soir, au Parc des Princes, les champions de France ont confirmé leur match nul ( 1-1 ) du « Camp Nou » et affirmé leur supériorité sur les Catalans de Johan Cruijff, qui avaient pourtant pris l'avantage par Bakero en début de seconde période ( 49 ).Nullement découragés par cinq tirs sur la barre transver- MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 8 10 12 HORIZONTALEMENT 1 Assumer.2 De l'âne - Projets.3 Devant une fenêtre -Peu satisfaisante.4 Réservoir - Compartiment servant au lestage et à l'équilibrage d'un navire.5 Rassemble en faisant du scandale - Règles.6 Détendue - Se met entre parenthèses après un mot ou une expression.7 Conjugaison - Traverse Paris \u2022 Vaste étendue couverte de dunes.8 Rejeter.9 Se dit d'un corps gras qui a contracté une odeur forte - De très près - Possessif.10 Partie molle du pain -Clisses.11 Dormir dehors - Reconnaissance.12 Avachies - Machin.VERTICALEMENT 1 Blaser - Cuivre.2 Considérer - Réunion d'objets.3 Enfreindre - Pousse (quelqu'un) à agir.4 Qui ont la voix rauque -Bolet.5 S'inscrit en faux - Qui ne peut pas nous brûler - Préposition.1532 6 Protège un doigt - Sur laquelle on a appelé la protection de Dieu \u2022 Droit.7 Grand empire - Pour écrire.8 Affluent du Danube -Développé.9 Luettes - Chamois.10 Métis - Guère.11 Pour prendre du poisson - Sommet d'un mur.12 Patrie de Valéry -Comme une belle matinée.SOLUTION AU PROCHAIN NUMERO 123456789 10 II 12 sale et les poteaux, les Parisiens ont égalisé par Ral ( 73 ) et Guérin ( 83 ).Les Milanais ont, eux, aisément conservé leurs deux buts d'avance ( 2-0 ) au stade de la Luz à Lisbonne, face à Benfica (CM)).L'Ajax d'Amsterdam et le Bayern de Munich, qui se partagèrent six succès consécutifs entre 1971 et 1976, s'affronte* ront dans l'autre demi-finale.Si les Néerlandais, toujours invaincus cette saison dans la compétition continentale, se sont qualifiés facilement ( 3-0 ) aux dépens des Croates de Hadjuk Split, avec notamment un doublé de leur défenseur Franck de Boer, les Bavarois ont causé la surprise en se qualifiant à Goteborg, grâce à un nul 2 à 2.Tenus en échec à l'aller ( 0-0 ), les champions d'Allemagne ont surmonté le handicap de nombreuses absences et surtout l'exclusion de leur gardien Scheuer après seulement vingt minutes de jeu.PHOTO AP L'attaquant Nwankwo Kanu, de l'Ajax d'Amsterdam, a commis une faute sur le gardien Tnci Cabric.de l'Hajduk Split.mais son équipe a remporté le match 3-0.Violence, drogue et corruption Le soccer anglais à Vheure des scandales ARNAUD DAVID Agence France-Presse 1531 SOLUTION DU DERNIER NUMERO LONDRES ¦ Cet été, le football anglais rêvait de présenter au Monde son nouveau visage, rajeuni et séduisant.A l'automne il lui a fallu déchanter, abondonner les pages sportives pour celles des faits divers.Ces quatre derniers mois n'ont été qu'une longue succession de scandales : violence, drogue et corruption.Depuis trois saisons, l'Angleterre du football a tenté de rompre en douceur avec ses habitudes.D'importants chefs d'entreprise, tels que Jack Wal-ker, le président de Blackburn, ancien capitaine d'industrie, lohn Hall, le richissime patron de Newcastle ou Alan Sugar, le directeur d'Amstrad et de Tottenham, ont pris les rênes des grands clubs insufflant un nouvel état d'esprit.La police a semblé prendre la mesure du hooliganisme.Les stades ont été rénovés et la grande messe païenne du samedi, s'est peu à peu transformée en gentil spectacle familial.Pour compléter ce tableau idyllique, les managers des équipes les plus huppées, influencés par « la réussite » d'Eric Cantona à Manchester United, n'ont pas hésité à aller faire « leur marché » aux Etats-Unis en juillet parmi les bonnes formations de la Coupe du monde.L'Allemand luergen Klinsmann, les Roumains « Ginga » Popescu et Mie Du-mitrescu, le petit américain Cobby Jones, le Nigérian Daniel Amokachi, le Belge Philippe Albert, le Suisse Marc Hottiger et le Néerlandais Brian Roy, ont ainsi été conviés à venir apporter leur touche d'exotisme et de talent.En septembre, le petit monde du ballon rond pouvait donc se réjouir : son produit était attrayant, les spectateurs se précipitaient aux guichets.Et puis.le 9 novembre dernier l'affaire Grobbelaar éclatait, et faisait apparaître une première lézarde dans la façade ravalée du football anglais.Le dessus de l'iceberg En raison de la personnalité du gardien de Southampton, de son caractère fantasque, hors norme, le public a pu longtemps croire que les accusations de corruption portés par le journal « The Sun » contre le Zimbabwéen, même si elles s'avéraient justifiées, ne révéleraient qu'un cas isolé.L'interpellation mardi de John Fashanu, la star d'Aston Villa, et de Hans Segers, le gardien de Wimbledon, permet de penser que d'autres joueurs ont été tentés par l'argent des organisations de paris d'Extrême-Orient.Les personnes interpellées mardi ont été libérées, hier, après avoir passé la nuit derrière les barreaux.Ainsi que l'affirmait en novembre Peter Velappan, le secrétaire général de la Confédération asiatique de football ( AFC ).le cas Grobbelaar pourrait ne constituer « que la partie visible de l'iceberg ».Un journaliste malaisien a d'ailleurs prétendu mardi soir posséder les noms de six footballeurs anglais célèbres, ayant accepté les offres de ces syndicats clandestins de parieurs.Quelles que soient les conclusions de l'enquête de police sur des matches truqués, la formidable image dont jouissait le football anglais, a été définitivement spoliée.La saison 94-95 restera comme celle de tous les scandales et Grobbelaar n'est pas le seul responsable.Des confessions de Paul Merson, avouant qu'il était alcoolique et cocaïnomane, aux exactions de Dennis Wise condamné à trois mois de prison pour avoir attaqué un chauffeur de taxi, des malversations financières de George Graham, le manager d'Arsenal, au geste de dément de Cantona agressant un spectateur, en passant par les scènes de chaos provoquées par les supporters anglais à Dublin, tous les acteurs de ce grand théâtre populaire qu'est le football, n'auront défrayé cet hiver que le mauvais côté de la chronique.L'Angleterre du football souhaitait gommer cette année une partie de ses particularismes pour s'aligner sur d'autres modèles européens.A l'heure où la France déballe les dessous peu reluisants de l'affaire Valenciennes-Marseille, où l'Italie ne sait comment mater la violence de ses tifosi, l'Angleterre n'a malheureusement rien à envier, ni rien à démontrer au Vieux Continent. __LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUD116 MARS 1995_VI LE CHAMPIONNAT DE BASKETBALL DE LA NCAA 64 équipes rêvent de Seattle.Pas moins de 48 matches seront disputés au cours des quatre prochains jours robert bucuay ¦ Voici venue cette époque de Tannée où il fait particulièrement bon être jeune et sauter haut.Le tournoi de basket de la NCAA démarre ce midi ( CBS ) et s'échelonne sur trois week-ends, jusqu'à la grande finale, le lundi 3 avril, 21 h, à Seattle.La première ronde est toujours la plus émouvante : 48 matches en quatre jours, tout le monde joue aujourd'hui ou demain, les vainqueurs continuent samedi et dimanche, deux matches en trois jours, pas vraiment le temps de se remettre de ses premières émotions ni de soigner ses entorses.C'est en début de tournoi qu'explosent les surprises, que des inconnus accèdent à la célébrité, que des fins de matches vous clouent à votre Roche-Bobois.Des 64 équipes au tableau, 29 y ont accédé grâce à leur victoire en tournoi de conférence et 35 ont été invitées après supputations, comparaisons et autres opérations la plupart scientifiques réalisées par le comité de sélection.Le comité y a goûté encore cette année.Plusieurs de ses choix n'ont pas plu aux experts des réseaux de télé, notamment ceux de Manhattan et Santa Clara aux dépens de George Washington et Georgia Tech, qui ont été qualifiés de « ridicules » par le grand Billy Packer lui-même ( CBS et CNN ).Les grands réseaux américains ont consacré une heure de reportage au « sélection show » de dimanche.CBS, qui a payé 215 millions pour les droits du tournoi, a fait une heure en direct, commentaires, analyses, prédictions.Le fait saillant du show fut la réaction de l'entraîneur de George Washington, Mike larvis, dont l'équipe n'a pas été admise malgré deux victoires aux dépens du très puissant U Mass.larvis s'est comporté comme un monsieur.Entouré de ses joueurs, il a expliqué que son club avait été favorisé par une décision semblable il y a deux ans.qu'il acceptait et comprenait la position du comité ; il a souhaité aux jeunes de Manhattan de connaître les mêmes joies que ses joueurs à lui il y a deux ans.Un monsieur, vous dis-je.UCIA part favori UCLA a terminé la saison au premier rang du classement national et tentera de remporter un Ile titre.A l'époque, souvenez-vous, les Bruins de John Wooden avaient dominé 10 fois en 12 ans grâce surtout à des centres de l'envergure de Lew Alcindor et Bill Walton.L'édition actuelle s'appuie sur du jeu plus collectif, un « starting five » dont chaque unité compte ; deux ailiers, les frères OBannon, capables de remplir le panier, Ed surtout, de passer, d'attraper des rebonds et de tenir leur bout en défense ; un centre de 7', George Zidek, très actif ; deux gardes capables de réussir les trois points, Tony Bayley et surtout Tyus Edney, un sorcier.Les trois autres favoris régionaux.é.iiii.1 'mm ~\u2014\u2014 Kansas ( Midwest ), Wake Forest ( Est ) et Kentucky ( Sud-est ) ne se rendront pas nécessairement au Final Four.Wake à cause d'une attaque qui fonctionne par à-coups, Kentucky à cause de l'absence d'un leader, Kansas parce que les boys ratent la moitié de leurs lancers francs.On dit de ce tournoi qu'il sera l'un des plus surprenants des 25 dernières années.Une « longue shot » : Indiana.Jeunes et beaux Tous les ans, le tournoi de la NCAA nous permet d'assister à trois ou quatre performances qui nous réconcilient avec le sport.Voici une liste des jeunesses qui risquent de nous éblouir cette année : Adonal Foyle, un centre de 6*10\" de Colgate ; un gars actif, enthousiaste ; il compte des points, attrape des rebonds, bloque des lancers ; son seul défaut, il manque d'expérience.Un joueur d'avenir.Joe Smith, un centre de 6' 10\" de Ma-ryland ; un phénomène, d'une agileté inimaginable pour sa grandeur ; à sa deuxième année, un joueur complet, intimidant, partout sur le plancher.Malik Rose, un centre de 6*7\" de Drexel ; le joueur le plus grand de son équipe ! Compense sa petite taille par un enthousiasme et un sens du jeu peu communs.Allen Iverson, un garde de 6'1\" de Georgetown ; à sa première année et déjà un joueur d'impact ; peut changer le cours d'un match par un exploit magique.ou une gaffe épouvantable.Spectaculaire.Alan Henderson, ailier de 6*9\" d'In-diana ; un joueur complet, toujours au centre de l'action.S'il connaît un bon tournoi, les Hoosiers peuvent créer une très, très grande surprise.Greg Ostertag, centre de 7'2\" de Kansas ; intimidant, en défense surtout.Shawn Respert, garde de Michigan State.Un meneur de jeu comme on en voit peu ; passeur émérite.Erik Dampier, centre de 6'11\", Mis-sissipi State.Attaque, défense, un centre qui s'est imposé dès sa deuxième année.Ryan Minor, ailier de 6*7\" d'Oklaho-ma ; une machine à compter des points.Si ça se met à « tomber » de la ligne des 3 points, « tout peut arriver ».Bryant Reeves, centre de 7' d'Okla-homa State, surnommé Big Country ; des gros bras, un torse immense, l'air de sortir de l'étable.Lawrence Moten, un garde de 6'5\" de Syracuse ; s'il connaît un bon tournoi, les Orangemen pourraient causer des surprises.Kerry Kittles.garde de 6'5\" de Villa-nova, junior ; il a joué du basket spectaculaire le week-end dernier pour permettre à son club d'arracher le championnat du Big East.Michael Jordan à 20 ans.Randolph Childress, garde de Wake Forest : 37 points en finale contre North Carolina, dont les deux derniers avec 4,6 secondes à faire en prolongation dans la victoire de 82-80.Pas de nerfs.m Coach » Quelques entraîneurs ont marqué le basket par leur personnalité ou par leurs succès, ou les deux.Le tournoi de cette année en accueillera une jolie brochette.Judd Heatcote quitte Michigan State après 19 saisons ; il s'est fait un nom lors de la finale de conférence de 1979, un match mémorable qui opposait ses Spartans à Indiana State.et Larry Bird.Magic Johnson avait joué un grand match mais on s'était aussi souvenu de la stratégie mise de l'avant par Heatcote pour empêcher Bird de compter 50 points.\u2022 John Thompson, 23 saisons à Georgetown.U participe à son 20e tournoi et ne comptez surtout pas ses Hoyas pour battus malgré une saison ordinaire.Georgetown pourrait causer des surprises dans une région ( Southeast ) pas très relevée et dans un bas de tableau où seuls North Carolina et Michigan State représentent une opposition vraiment supérieure « sur papier ».Bobby Knight, 24 saisons à Indiana.Un tournoi très spécial pour ce mauvais garnement.Son fils jouera son dernier match dans le maillot écarlate, l'équipe a peu de chances de dépasser la deuxième ronde ( Missouri et UCLA ) et Bobby vieillit, comme nous tous.Un spécialiste des surprises.Denny Crum, 24 saisons à Louisville.U réussit toujours à immiscer ses Cardi-nals parmi les meilleurs quand personne ne les attend vraiment.Norm Stewart, 28 saisons à Missouri.Son équipe n'a jamais connu de succès vraiment éclatants lors du tournoi.Jim Phelan, 41 saisons à Mount St.Mary's, à sa première présence au tournoi.Le vénérable entraîneur a reçu de nombreuses offres d'équipes professionnelles et d'universités plus prestigieuses sans jamais vouloir quitter sa campagne du Maryland.Un monsieur.Dean Smith, 34 saisons à North Carolina ; 826 victoires, 30e présence au tournoi, une légende.Géographie Pour ceux qui aiment bien savoir de quelle planète viennent leurs extra-terrestres, voici la position géographique des universités dont le nom de nous fournit aucun indice à cet effet.Bail State : Muncie.Maryland ; Colgate : Hamilton.N.Y.; Drexel : Philadelphie, Pennsylvanie ; Gonzaga : Spo-kane, Washington ; Mount St.Mary's : Emmitsburg, Maryland ; Murray State : Murray, Kentucky ; Nicholls State : Thibodaux, Louisiane ; Old Dominion : Norfolk, Virginie ; Purdue : West La-fayettte.Indiana ; St.Peters : Jersey City, N.J.; Temple : Philadelphie ; Tu-lane : N.Orléans ; Villanova, Villano-va, Pennsylvanie ; Wake Forest : Winston-Salem, Caroline du Nord ; Weber State : Ogden, Utah ; Xavier : Cincinnati, Ohio.LE TABLEAU DU TOURNOI EN PAGE 13 12 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUD116 MARS 1995 RÉSULTATS SPORTIFS GOLF ¦ Michel Dubreuil,\\e professionnel du nouveau club de golf International 2000, à Saint-Bernard de Lacolle, était tout sourire, hier, en annonçant qu'au moins neuf des 18 trous du parcours seront ouverts au public dès demain.Il en coûtera 15$ pour jouer 9 trous, 25$ pour 18 trous.¦ Le Club de Sherbrooke et l'université Bishop présentent un gala de boxe demain au Centre sportif John H.Price.Douze combats sont à l'affiche.La soirée débute à 19h.Le prix des billets: 5$ et 7$.Informations au 822-9667.PATINAGE ARTISTIQUE ¦ Le Canada disputera pour la première fois le Trophée Triglav, une compétition pour espoirs qui aura lieu cette année du 23 au 27 mars en Slovénie.Quatre patineurs représenteront le Canada, soit Daniel Bellemare, 15 ans, de Longueuil, Douglas Bourque, 14 ans, d'Alberta, Annie Bellemare, 15 ans, de St-Eustache et Marie Andrée Rioux, 14 ans, de Neufchâtel.FOOTBALL a Le quart Steve Young et le demi défensif Deion Sanders sont au nombre des joueurs des 49ers de San Francisco que les matches d'après-saison ont enrichi de 90 0C0$.Ces matches ont rapporté 20,-3 millions, une recette record.Chacun des 49ers a touché 80 000$ pour la.conquête du Super BowL.Globalement, les vainqueurs ont reçu quatre millions.Young et Sanders ont touché une somme additionnelle de 10 000$ pour leur participation au Pro Bowl.Chacun des joueurs des Chargers de San Diego ont reçu 64 000$.Quatre d'entre eux encaisseront de plus un chèque de 20 000$ pour avoir contribué à la victoire de la Ligue américaine au Pro Bowl.Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont refusé hier d'égaler l'offre de 4,5$ millions pour trois ans que les Bears de Chicago avaient offert la semaine dernière à l'ailier Michael Timpson.Timpson, un choix de quatrième ronde en 1989, avait capté 74 passes Tan dernier pour des gains de 941 verges.Il a aussi inscrit trois touchés.En carrière, Timpson a attrapé 172 passes pour des gains de 2 472 verges et huit touchés.Il a fait partie de la formation débutante 25 fois dont 14 l'an dernier.À Ottawa, un juge a décidé que la vente des Rough Riders à un homme d'affaires de Chicago était dans les meilleurs intérêts des créditeurs de l'équipe.Les Rough Riders sont techniquement en faillite et cette décision du juge pave la voie à l'acquisition de l'équipe par Horn Chett, qui offre 14 cents pour chaque dollar aux quelque 300 créditeurs de l'équipe.La dette des Riders s'élève à 1,4 million.Selon l'entente, Chen déboursera 1,25 million de dollars, dont 350 000$ iront à la ligue.La somme restante (900 000$) sera divisée entre les créditeurs.ATHLÉTISME Le Kenyan Paul Kipkoech, ancien champion du monde du 10 mètres, est mort à l'hôpital à l'âge de 33 ans, ont annoncé des responsables de l'athlétisme kenyan.La cause du décès n'a pas été précisée.Kipkoech, qui avait enlevé son titre en 1987 à Rome, est décédé dans le bourg rural de Kapsabei, près de son village natal dans la Rift Valley.Il était marié et avait sept enfants.Kipkoech avait abandonné l'athlétisme eu 1988 après avoir dénoncé les abus en vigueur dans l'athlétisme kenyan.Il avait protesté après qu'un dirigeant eut fait main basse sur une voiture qu'il avait gagnée au cours d'une rencontre.L'an dernier, Kipkoech avait tenté un retour dans des courses sur route mais, faute de succès, était retourné dans sa ferme faire pousser du mais.Par ailleurs, la ville de Mexico a renoncé à organiser les championnats du monde 1997 d'athlétisme en raison des difficultés financières que traverse actuellement le Mexique.VOILE ¦ De retour en France, Philippe Brian cl.l'architecte du voilier Fran-ce-3, éliminé de la Coupe de l'America, a estimé que son bateau n'était pas aussi mauvais qu'on avait bien voulu le dire.«A ceux qui disent que mon bateau n'était pas bon, je réponds que sur l'eau il a été moins bon de un pour cent seulement par rapport à ses conçurent^ directs», a-t-il dit.AUTOMOBILE ¦ Après sa victoire à Miami, Jacques Villeneuve prendra part ce week-end en Australie à la deuxième épreuve du Championnat PPG Indycar.La course sera retransmise en direct au réseau TVA, samedi à compter de 22h55.TENNIS ¦ L'Américain Pete Sampras, classé numéro un mondial, a confirmé sa participation aux Internationaux de tennis du Canada qui auront lieu du 22 au 30 juillet, au stade de tennis (arry.Le nom de Sampras s'ajoute à celui de son grand rival, son compatriote André Agassi, qui avait déjà confirmé sa présence.Hockey LNH MERCREDI NY RANGERS S Première Période 1 PHILADELPHIE.Renberg 13 (Lmdros.Galley).3:00 (an) 2 PHILADELPHIE.Semenov 4 (Hailor.Dineen).3:39 3 PHILADELPHIE.Lmdros 13 (Renberg).4:20 (an) Pénalités \u2014 Matteau NYR (coude) 149.Kocur NYR (bâton élevé) 3 55.Haller Pria.M Messier NYR (battu) 5 31.Antoski Pha.Kypreos NYR (battu) 7 39.Lmdros Pha (cingler) 1042.Kovalev NYR (obstruction) 12:39.Dykhuis Pha (rudesse) 17:36 Deuxième Période 4 NY RANGERS.M.Mess»er H .2 52(dn) 5 NY RANGERS.Featherstone 1 (Nedved.Noonan).10 29 6.NY RANGERS.Leetch 3 14 00 Pénalité» \u2014 Nedved NYR (trébucher) 2.07.Yushkovich Pha (bâton eleve) 3 33.Bnnd Amour Pna (accrocher) 11 44.Desjardins Pha (accrocher) 1921.Troisième Période 7.PHILADELPHIE.LeClair 14 (Lindros.Renberg).1622 Penaiitès \u2014 Kovalev NYR (accrocher) 8 27.Lindros Pha (accrocher) 10 36.Tirs au but PHILADELPHIE .12 4 6\u201422 NY RANGERS.8 20 6\u201434 Gardiens PHILADELPHIE.Roussel (G 6-4-0) NY RANGERS: Richter.(P.9-10-2) Buts et avantages numériques PHILADELPHIE:.2-5 NY RANGERS .0-6 Arbitre \u2014 Don Koharski Juges de lignes \u2014 Kev.r» Cotlms.Jean Monn Assistance \u2014 18.200.LH JM 0 MERCREDI CHICOUTIMI S BEAUPORT 2 PROLONGATION Premiers période Bea^pcn.Martm Etfier 1 (OazèECôteP) 0.24 Bssuport.Jean-Yves Leroux 19 (DaxéE CrtownardM ) I329(an) Ptw.ci ¦ speccucd î>3 a mm* Bea 9 07.Gro'eau O 1133.Laco^ûe Cr»i l254.Becard Bea 17 33.Deuxième pèroée :* :-¦ - ' anSrc s 22 Hockey sur table LIGUE DE HOCKEY STRAT-O-MATIC PROVINCIALE LABATT Semaine no 26 14 mars 1995 CONFÉRENCE CAGE AUX SPORTS BOUCHERVILLE Division NORD-EST MJ G P H BP SC H» BuffaJo 54 31 15 6193127 70 Pr.sburgh.50 30 15 5188 156 65 MontrtJ .48 26 14 8 158 117 60 Boston 54 23 28 3146174 49 Québec 52 19 27 6 145 156 44 Hartford 56 14 39 3139205 31 OttM 42 3 37 2 84212 8 Division ATLANTIQUE SU G P H BP BC Pu New Jersey.54 36 16 2 239133 74 ISlandersNV 52 28 18 6 157 137 62 Floride.54 27 23 4 150 147 58 Rangers NY 54 25 23 6 179 168 56 PMmM»t.56 23 27 6169179 52 Wes^ngton 50 23 25 2162 155 a TaTpaBj, 55 21 31 4132182 46 CONFÉRENCE GALERIE D'ARTS DENIS GAGNON Division CENTRALE MJ G P N BP BC P» Oeret 54 37 9 8 250 143 82 St Le- :> 56 29 22 5 161 145 63 Dallas 52 2 5 2 2 5 174 1 58 55 Toronto .52 19 25 8 165165 46 \"m: 52 1P 29 7 127 150 29 W.nrvpeg 48 15 27 6154193 36 Division PACIFIQUE MJ G P N BP BC P» Calgary 54 36 14 4194142 71 LoaAngBfaa 54 n :2 51951a 55 San José 54 23 26 5 158 176 51 Vancouver 56 22 29 6 172 192 50 Ednooion 52 22 26 4149159 a Anane-m 56 18 30 8 137171 44 (GroteauS-LacornbaP.)_ 1958 (an) PéneJrtét - Mdntyre Bea 147.Boy* Cni 346.Lacomôe O majet/e 5 39.Coté Bea ra.eure 539 Spaccuco Bea 1101.La-combe Cnt 1?38.Coté Bea 14 36 Sra* O 1710.Bécard Bea 17.10.Bety Cn.majeure 1915.Montrerai Bea majeure 1915.Tremblay Bea 19 23 Crucoutem.Alan ^ayeiire 1 (Lacom&eP.LojiunA.) C52.in Fc.t tauderàata Qoitt* cfu Monl*fu0 \u2022 26/18 _ P/Nuageux KeyWost ~.\u2022\"MJarrti AUJ 26/22 AUJ 27/10 P/Nuageux .P/Nuageux Acapulco\tP/Nuageux\t11/4 Barbade\tEnsoleillé\t8/3 Cancun\tNuageux\t29/23 La Havane\tAverses\t13/8 Montego Bay\tP/Nuageux\t17/6 Nassau\tEnsoleillé\t17/8 je serai guen.Donnez à la Fondation Charles-Bruneau 256-0404 "]
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