La presse, 17 mars 1995, B. Politique
[" 1 ¦% - - CAHIER Montréal, vendredi 17 mars 1995 Éditorial Opinions Économie Annonces classées L'EXPRESS POLITIQUE DE LA SOUFFRANCE DU QUÉBEC ¦ Le premier ministre Jean Chrétien a \u2022 refusé hier de se dissocier des propos d'un de ses conseillers, le politicologue Stéphane Dion, qui a déclaré à Toronto mercredi qu'il fallait faire souffrir le Québec le plus possible advenant la victoire du OUI au référendum.« Plus ça fera mal, plus l'appui à la souveraineté baissera », avait affirmé M.Dion lors d'une rencontre à laquelle participait également le président du comité du NON, Michel Bélanger.Lors de cette réunion de l'intelligentsia canadienne-anglaise, « on faisait, de dire M.Chrétien, des spéculations sur ce que je devrais faire si le OUI gagnait au Québec.On ne connaît pas la date du référendum et on ne connaît pas la question, je suis convaincu qu'il vont perdre et je ne suis pas pour perdre mon temps à parler de ça ».Gilles Gauthier SANS CSFf PLUS DE PATRONAGE ¦ C'est pour combattre le patronage que le gouvernement Chrétien a aboli le Conseil consultatif canadien sur le statut de la femme, a soutenu hier en Chambre le vice-premier ministre, Sheila Copps.Étant donné que les membres étaient choisis par le conseil des ministres, la meilleure façon d'éviter la tentation d'y nommer des amies du régime est de faire disparaître l'organisme.La secrétaire d'État à la Situation de la femme, Sheila Finestone, avait également expliqué mardi que l'intégration de tous les programmes à Condition féminine Canada, à compter du 1er avril, entraînera une rationalisation des ressources et des coûts et éliminera les dédoublements.Mme Copps n'a pas dit comment sont choisis les membres de la direction de Condition féminine Canada ni s'ils ont à répondre de leurs décisions à des personnages politiques.Gilles Gauthier NOUVEAU PRÉSIDENT À LASAAQ ¦ C'est désormais une question de jours ; la Société de l'assurance automobile du Québec aura un nouveau président.Nommé tout récemment vice-président de cet organisme, Jean-Yves Gagnon est le candidat du gouvernement Parizeau pour remplacer l'ancien député libéral et fonctionnaire de carrière, George La lande.M.Gagnon avait été nommé président de la Société immobilière du Québec sous le gouvernement Lévesque.Arrivé au pouvoir, les libéraux l'avaient envoyé à la Société des traversiers, où, l'automne dernier lui a succédé l'ancien sous-ministre des Transports, Clermont Gignac, beaucoup plus associé aux libéraux.Cette relève de la garde signifie une fin de contrat prématurée pour M.Lalande qui, au début de 1994 débutait un mandat de cinq ans.Fonctionnaire de carrière M.Lalande obtiendra d'autres responsabilités dans l'appareil public.Denis lessard PARIZEAU ET RADIO-CANADA ¦ Ministre responsable de la Culture depuis la démission forcée de Rita Dionne-Marsolais, Jacques Parizeau a dit souhaiter que les fonctions essentielles du réseau français de Radio-Canada ne soient pas touchées à la suite des sévères compressions de personnel annoncées mercredi.Mais il s'est dit incapable d'évaluer les impacts éventuels de cette décision sur la communauté artistique québécoise.Le premier ministre a expliqué qu'il s'agissait d'une « question d'administration interne de la boite ».Il a ajouté : « Quant à juger à quel endroit ce sera coupé, si c'est un peu trop, ça ne relève pas de ma juridiction et je ne peux savoir.» Philippe Cantin BHADURIA VEUT RÉINTÉGRER LE CAUCUS ¦ Le député indépendant |ag Bhaduria entend demander au premier ministre lean Chrétien sa réadmission au sein du Parti libéral du Canada, après avoir remporté en cour une dispute qui l'opposait au Conseil scolaire de Toronto.M.Bhaduria avait été congédié par le conseil scolaire pour avoir envoyé deux lettres de menaces à des cadres, en 1989.Mais la Cour d'appel de l'Ontario a avalisé mercredi la décision rendue par une commission d'arbitrage qui forçait le conseil scolaire à le réinstaller dans ses fonctions.M.Bhaduria s'était excusé auprès des membres de la Chambre des communes pour avoir écrit les lettres de menaces.Le député de la circonscription de Markham-Whitchurch-Stoufville, en Ontario, veut maintenant être réadmis dans le caucus libéral.Il avait démissionné du Parti libéral le 27 janvier 1994 pour avoir inscrit dans son curriculum vitae des diplômes dont il n'était pas détenteur.D'après PC Autres informations, page B4 La Commission de Montréal laisse carte blanche à Québec Le consensus s'établit sur la souveraineté MARIO FONTAINE La Commission de Montréal sur l'avenir du Québec souhaite l'avènement d'un Québec souverain et de langue française, mais donne pleine latitude au gouvernement Parizeau sur la façon d'y parvenir.Dans un rapport de 100 pages publié hier, la plus importante des commissions régionales évite en effet d'imposer ses recettes au gouvernement, et lui laisse carte blanche quant au contenu de la question et la date du référendum.Elle lui formule néanmoins un certain nombre de recommandations, dont la première est que*le référendum porte explicitement sur la souveraineté.Pas question donc d'emprunter une voie d'évitement en fonction des sondages, qui demeurent hostiles au projet Parizeau.Ce qui n'empêcherait pas pour autant d'ajouter un volet d'union économique avec le reste du Canada dans la question.Une question qui est loin de faire concensus, puisque pas moins de 53 libellés différents ont été proposés durant les audiences.Prudents, le président de la Commission, Marcel Masse, et les 21 commissaires se sont contentés de les reproduire dans leur rapport, sans en privilégier aucun.Une chose est sûre, fait valoir M.Masse : si les Montréalais ne sont pas tous souverainistes, rares sont les partisans du statu quo.Dans l'ensemble, les 965 mémoires et lettres reçus et les 260 intervenants entendus lors des audiences souhaitent un futur État de langue française et de culture québécoise, solidaire, respectueux de la dignité humaine et du pluralisme.Un Etat qui préserverait notamment l'identité de la communauté anglophone et garantirait ses droits historiques, de même que le droit des autochtones de se gouverner sur leurs terres dans l'intégrité du territoire québécois.La souveraineté, pourquoi ?L'unanimité règne chez les commissaires.Tous ont endossé le rapport, y compris le représentant de l'Action démocratique ainsi que les commissaires anglophones et allophones.Tous, donc, se prononcent pour un Québec souverain doté d'une nouvelle constitution.Celle-ci serait élaborée par une assemblée constituante et ratifiée par référendum, et comporterait une charte des droits et libertés.Le rapport évite de suggérer une date pour la tenue du référendum mais le président Masse n'écarte pas une consultation printannière : le gouvernement a tous les outils voulus pour informer les citoyens sur les enjeux du projet, dit-il.M.Masse croit que le gouvernement péquiste bonifierait son projet de souveraineté en tenant compte de ce que la consultation de Montréal a recueilli, et améliorerait ainsi ses chances d'obtenir une majorité de OUI.« En 1980 on demandait : pourquoi la souveraineté ?En 1995, on demande : la souveraineté, pourquoi faire ?», a expliqué l'ancien ministre conservateur, qui dé- - Marcel Masse a présenté hier le rapport de la Commission de Montréal PHOTOPC voilait son rapport au centre-ville, en présence de la plupart des commissaires.L'avant-projet de loi a permis de rassurer les gens sur le volet économique de la souveraineté, fait valoir M.Masse.Mais c'est ce qui n'y est pas qui inquiète : quelles sont les raisons positives de faire la souveraineté, comment cet outil sera-t-il utilisé ?Permettra-t-il l'avènement d'une meilleure société, la mise en place d'un projet de société porteur d'espoir ?Les absents « Si faire la souveraineté c'est changer quatre 25 cents pour un dollar, ça ne vaut pas la peine.C'est pour améliorer la société que ce projet est si nécessaire », d'expliquer Camille Laurin, qui siégeait sur la commission en tant que représentant régional de Montréal auprès du gouvernement.La ministre Louise Harel se félicitait également du contenu du rapport qui, de fait, va tout à fait dans le sens de la démarche gouvernementale.Et cela même si 21 p.cent des intervenants entendus étaient anglophones et 11,5 p.cent allophones.Deux groupes majoritairement opposés à la souveraineté en raison, disent-ils, de l'incertitude qu'entrainerait l'accession du Québec au statut d'état indépendant.Arthur Sandborn, lui-même commissaire de langue anglaise, se désolait hier de l'absence des leaders de sa communauté aux audiences publiques.Leur boycottage était une erreur, selon lui, de la même façon que Daniel Johnson et les élus libéraux auraient aussi dû se faire entendre.La statut de Montréal La grande majorité de ceux qui se sont présentés n'étaient ni pour ni contre la souveraineté, ils venaient dire dans quelle société ils veulent vivre plus tard, a expliqué de son côté le vice-président de la commission, David Levine.Pour beaucoup, c'était le statut futur de Montréal qui était au coeur de leurs préoccupations.Des moyens spécifiques doivent être consentis à la région de Montréal, conséquents à son statut et à ses responsabilités de métropole du Québec, écrit la commission, qui a pris bonne note de la volonté de décentralisation affichée dans l'avant-projet de loi sur la souveraineté.La commission n'est toutefois pas convaincue que les modalités de la décentralisation doivent être inscrites dans la future constitution du Québec.Elle recommande plutôt qu'une loi particulière soit adoptée à cet effet.Les commissaires prennent enfin pour acquis que le Québec a besoin d'un projet de société s'appuyant sur un certain nombre de valeurs fondamentales, comme la participation de tous à la vie démocratique ou la lutte contre la discrimination.L'un des énoncés est assez sibyllin : « l'égalité de toutes les personnes devant la loi, notamment celle des hommes et des femmes ».Parizeau dénonce l'idée de «faire souffrir» un Québec qui dirait Oui PHILIPPE CANTIN du bureau de La Presse QUÉBEC tupéfait, un brin écoeuré même, Jacques Parizeau a dénoncé vigoureusement, hier, l'idée de « faire souffrir » les Québécois en cas de victoire du Oui au référendum.Ce projet, évoqué mercredi à Toronto dans un colloque réunissant plusieurs intellectuels canadiens, constituerait, selon ses promoteurs, une ultime tentative pour empêcher l'indépendance avant qu'elle ne soit officiellement proclamée.Le premier ministre, conscient que son projet politique ne suscite guère d'adhésion au Canada anglais, s'est surtout insurgé contre la participation à cet exercice de trois Québécois, Michel Bélanger, Stéphane Dion et Stanley Hartt.Ce dernier, originaire de Montréal et ancien chef de cabinet de Brian Mulro-ney, a déclaré que le « devoir » de lean Chrétien serait de « faire souffrir » le Québec si les souverainistes remportaient le référendum.M.Dion, politicologue proche du Parti libéral du Québec, a affirmé que « plus ça fera mal, plus l'appui à la souveraineté baissera », une déclaration qu'il a sérieusement tempérée, lors d'un entretien téléphonique, hier.lacques Parizeau : « Des Québécois qui vont à Toronto dire que si la souveraineté l'emporte, il faudra faire souffrir les Québécois entre le moment du référendum et celui où la souveraineté deviendra effective, c'est odieux.Les Québécois n'apprécient pas beaucoup que des gens de chez eux se rendent à l'extérieur faire une opération comme celle-là.Il n'y a pas de quoi être fier.» j Dans la dépêche de la Presse cana- PMOTO PC Jacques Parizeau dienne publiée dans nos pages hier, et faisant état de ce colloque, on ne cite pas Michel Bélanger tenant de tels propos.Ce n'est pas le cas de Stéphane Dion.Vingt-quatre heures après l'événement, il explique : « l'ai dit, en anglais, que si les choses allaient mal après le référendum, le gouvernement du Parti québécois perdrait ses appuis, l'ajoute aujourd'hui que si une récession était artificiellement créée par M.Chrétien, cela se retournerait contre lui.La dépêche publiée visait davantage à faire la manchette qu'à rapporter ce qui a été exprimé ».M.Dion s'est défendu de participer au débat constitutionnel pour « faire mal aux gens».M.ParizeaKi le sait d'ailleurs fort bien, a-t-il ajouré.À son avis, le but du premier ministre est de décrire les fédéralistes comme anti-Québécois.Quant à M.Bélanger, président du comité du Non, il a été impossible de le joindre.Selon M.Parizeau, des techniciens comme Stanley Hartt et Michel Bélanger savent que la souveraineté n'entraînera pas de coût de transition.À cet effet, il a évoqué une entrevue accordée par M.Bélanger en 1991.Celui-ci affirmait que le standard de vie des Québécois ne serait pas touché négativement par la souveraineté et que seuls des « soubresauts » affecteraient l'économie.Le premier ministre juge inconcevable que ces gens demandent maintenant au gouvernement fédéral « d'inventer » des coûts de transition.« C'est quand même quelque chose dans une démocratie de chercher des moyens, que personne n'a encore trouvés, pour punir des gens, pour les faire souffrir de leur vote, a ajouté le premier ministre.C'est une vision assez particulière de la démocratie.Les intentions sont navrantes et odieuses de la part de gens, comprenons-nous bien, Michel Bélanger a été un des plus grands banquiers québécois de sa génération.La politique peut faire basculer, mais pas à ce point-là.» À l'Assemblée nationale, M.Parizeau a affirmé que Michel Bélanger et Stéphane Dion s'étaient rendus à Toronto pour demander au gouvernement fédéral de provoquer des coûts de transition après un Oui au référendum.Il a offert à Daniel Johnson de se dissocier de ces propos.Le chef libéral a répliqué : « Je vais toujours me dissocier de propos dont je ne partage pas la teneur s'ils ont été prononcés, mais je ne me dissocierai pas de propos que le premier ministre vient d'inventer ».CD.Howe réplique à Parizeau PHILIPPE CANTIN du bureau de La Presse QUÉBEC ~~ f*INfces prévisions aussi alarmiste '^fc^deviennent insignifiantes tant elles versent dans l'exagération et ouvrent la porte à une surenchère inquiétante », disait Jacques Parizeau, en janvier dernier.« Des analyses biaisées d'un vague institut à réputation internationale médiocre », ajoutait Bernard Landry, plus tôt cette semaine.Qui est la cible de ces dures attaques du premier ministre du Québec et de son adjoint ?L'Institut CD.Howe, un bureau de recherche en politique économique basé à Toronto, sans affiliation politique et sans but lucratif, et officiellement reconnu comme « organisme de charité » au plan fiscal.En clair, ça signifie qu'un don à cet Institut, qui a récolté plus d'un million et demi de dollars lors de sa levée de fonds de 1993, est déductible d'impôt.Depuis le début de 1995, l'Institut CD.Howe enrage le gouvernement du Québec avec la publication d'études analysant divers aspects de l'avant-projet de loi sur la souveraineté.La première annonce qu'une déclaration unilatérale d'indépendance entraînera une crise constitutionnelle, politique et économique d'une proportion jamais vue au Canada.La deuxième soutient que contrairement à l'assurance donnée dans l'avant-projet de loi sur la souveraineté, les Québécois ne pourront conserver la citoyenneté canadienne.La troisième prévoit une fuite de capitaux après l'accession du Québec à la souveraineté.De là la grogne du chef du gouvernement.En 1991, pourtant, M.Parizeau avait été si heureux d'une étude de CD.Howe sur l'utilisation de la monnaie canadienne par un Québec souverain, qu'il l'avait lue en se « pourléchant les babines », pour reprendre son expression.Mais depuis, le premier ministre serre les mâchoires en prenant connaissance des rapports de CD.Howe.D'autres explosions risquent de se produire le 28 mars, quand l'Institut rendra publique une étude sur les échanges commerciaux Québec-Canada, et environ un mois plus tard, avec la divulgation d'un document sur le partage de la dette.Chez CD.Howe, on ne se formalise pas de la colère du gouvernement du Québec.« Il y a trois ans, nous avons écrit que rien n'empêcherait un Que-bec indépendant d'utiliser le dollar canadien, a rappelé Angela Ferrante, vice-présidente de l'Institut, hier, lors d'un entretien téléphonique.Cela a choqué plusieurs personnes à Ottawa.De son côté, M.Parizeau s'était déclare \"ravi\".Il apparaît donc clairement qu'aux yeux du Parti québécois, nous étions alors un institut très réputé.» Mme Ferrante ajoute que CD.Howe ne fait que répondre à l'invitation de Jacques Parizeau en analysant l'avant-projet de loi sur la souveraineté.« Il a demandé aux gens des commentaires sur le sujet.Ignorer ces grands enjeux politiques, à une époque cruciale de notre histoire, serait irresponsable de notre part.» Il n'en reste pas moins que ces études, aux yeux de nombreux observateurs, ne semblent offrir qu'un côté de la médaille.Les auteurs ne sont guère reconnus pour leurs sympathies souverainistes.Stanley Hartt, par exemple, est un ancien chef de cabinet de Brian Mulroney et sous-ministre fédéral des Finances.C'est lui qui a rédigé le rapport sur la citoyenneté.Patrick Mona-han, qui a discouru sur les effets d'une déclaration unilatérale d'indépendance, est un constitutionnaliste proche de l'ancien premier ministre ontarien David Peterson, un homme croyant profondément au Canada.« L'Institut ne dicte pas à ses auteurs leurs conclusions, a affirmé Mme Ferrante.Nous embauchons des experts et exigeons une recherche approfondie.Ceux-ci soumettent leurs travaux à des collègues, qui critiquent et posent des questions.» Mme Ferrante avoue que l'Institut peut influencer le contenu des textes par le seul choix des experts retenu v « Mais nous faisons de notre mieux pour offrir une vision équilibrée des choses, a-t-elle ajouté.Par exemple, l'auteur de notre plus récente étude sur la monnaie est le même qui a choque tant de gens à Ottawa, en 1991, en affirmant qu'un Québec indépendant pourrait utiliser la monnaie canadienne.» Avant le référendum de 1992 sur l'accord constitutionnel de Charlotte-town, l'institut CD.Howe, qui existe depuis 1973 et porte le nom du célèbre ministre fédéral de l'Industrie durant la Deuxième Guerre mondiale, a publie une analyse en 15 volumes sur lés conséquences de l'entente.Plusieurs auteurs ont participé à la rédaction de chaque document, diversifiant ainsi les opinions.Ce n'est pas le cas cette année.Chaque étude est signée par une seule personne, ce qui confère à cet unique auteur un poids considérable.« Ces experts doivent justifier leurs conclusions, a dit Mme Ferrante.Je regrette que les attaques du Parti québécois ne soient pas sur la substance de leurs recherches, mais plutôt sur notre Institut.S'ils trouvent des erreurs dans nos arguments et notre raisonnement, on souhaite les entendre.Mais dès la publication de notre première étude en janvier dernier, ils s'en sont pris a notre Institut et à nos^juteurs.C'est dommage.» EDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le Mexique entre les criminels et la démocratie On pensait qu'avec sa participation à l'ALENA, le Mexique pourrait compter sur une certaine stabilité dans sa recherche d'un système politique plus démocratique pour encadrer une économie moderne et ouverte.Personne ne croyait qu'un an plus tard, le Mexique traverserait une crise où la débâcle monétaire se mêle a des complots criminels.Tout a commencé, en décembre, par une dévaluation ratée du peso, alors que le président Ernesto Zedillo venait à peine d'être assermenté.Les réactions hostiles des marchés fi-t nanciers mondiaux en ont fait une crise éco- \u2022 nomique, qui met en danger l'industrialisation \u2022 \\ du pays et l'augmentation du niveau de vie.Mais, avec l'arrestation pour meurtre du frère de l'ancien président Carlos Salinas, la crise a tourné au mélodrame politique.Enfin, la grève de la faim de deux jours de Carlos Salinas, avant son départ en exil à New York, a donné à cette crise une dimension de soap open qui tend à cacher sa gravité.Le président Ernesto Zedillo ne sort pas du même moule que ses prédécesseurs.Il y a un an, personne ne songeait à lui pour la présidence et il n'a jamais compté parmi les inconditionnels du Parti révolutionnaire institutionnel ( PRl ), qui gouverne le Mexique depuis trois quarts de siècle.Ne faisant pas partie d'un réseau serré d'obligations et d'al- légeances politiques dans l'establishment du PRl, il peut agir avec plus de liberté et prendre plus au sérieux la nécessité d'accompagner la modernisation de l'économie de la libéralisation de la vie politique.Lorsque M.Zedillo parle de réforme politique, il entend laisser un pouvoir réel à l'opposition, soit en permettant le déroulement d'élections libres et relativement propres, soit en nommant des politiciens de l'opposition à des postes importants dans son administration.Bien sûr, M.Salinas voyait aussi la nécessité pour le Mexique de mettre fin au régime du parti unique, mais il entendait, malgré tout, gouverner d'une main de fer tant au sein du pri qu'au gouvernement.Mais il semble que, parmi les membres d'un pri vieillissant, tous ne partageaient plus ce point de vue.Parmi ceux qui auraient vu la nécessité d'évoluer plus éner-giquement vers la démocratie, on aurait trouvé Luis Donaldo Colossio, pourtant le premier choix de M.Salinas pour lui succéder à la présidence, et José Francisco Ruiz Massieu, le secrétaire général du parti.Tous les deux ont été assassinés, l'année dernière.M.Raul Salinas a été accusé de complicité dans le meurtre de M.Massieu et l'on pense que Carlos Salinas aurait utilisé la présidence pour chercher à camoufler la vérité au sujet des deux meurtres.La tradition politique mexicaine veut que le nouveau président affiche une très grande indépendance à l'égard de son prédécesseur pour faire oublier le lien presque dynastique qui les lie et pour essayer de donner plus de crédibilité au rôle des * élections dans la vie politique.Mais personne n'est jamais allé aussi loin que M.Zedillo, qui ne prend pas simplement ses dis- ; tances, mais semble adopter une politique carrément contraire à celle de M.Salinas.Pour le camp Salinas du PRl, M.Zedillo est un loose canon.Le président a clairement été pris au dépourvu par la réaction à sa dévaluation bâclée du peso.Mais, avec un instinct très sur, i! a vu qu'il lui fallait aller de lavant pour remédier à la fois aux défauts du système politique et à ceux de l'économie.Il répond ainsi aux attentes de la grande majorité des Mexicains, qui ont fini par douter autant de la politique financière de Salinas que .de sa probité politique.Le président Zedillo est maintenant dans une situation bien étrange, il s'écarte de plus en plus du PRl, qui l'a porté au pouvoir, et il s'engage dans une lutte pour la démocratisation.Pour réaliser certaines réformes, il devra compter sur le soutien de l'opposition contre son propre parti.Cette situation étrange est très encourageante pour ceux qui croient dans l'émergence d'une véritable démocratie au Mexique.Mais le révisionnisme de M.zedillo, en sattaquant aux excès du PRl, ne s'en prend pas seulement à un réseau de corruption et de copinage.Il heurte aussi de front des conspirations criminelles et le trafic de la drogue, les véritables eau- * ses du sous-développement mexicain.Frédéric WACNIÈRE Silence ?Si jamais les francophones hors Québec cherchent un agent de relations publiques, ils devraient songer à la député bloquiste de Rimouski, Suzanne Tremblay.Sans elle, leur récente prise de position contre la souveraineté du Québec aurait fait beaucoup moins de vagues dans les médias.Ceux que la question intéresse savent depuis longtemps que plusieurs communautés françaises de l'Ouest et des Maritimes résistent mal au phénomène d'assimilation et sont maintenues en vie artificiellement par des subventions fédérales qui pourraient être remises en cause advenant la séparation du Québec.Quant aux groupes ayant déjà fait la démonstration de leur vitalité \u2014 les Acadiens du Nouveau-Brunswick et les Franco-Onta-riens massés près de la frontière québécoise\u2014, leur opinion est plus divisée et va d'un appui discret à la souveraineté jusqu'à une opposition à tout changement dans un régime qui ne les a pas si mal servis, jusqu'ici, ces nuances ne se reflètent peut-être pas dans cette dernière déclaration de l'organisme qui les représente, mais c'est un problème interne qu'il leur appartient de régler.Ce qui est certain, par contre, c'est que l'avenir du Québec les concerne et qu'ils ont le droit d'exprimer leur avis, unanime ou non, sur la question.Au moins au même titre que n'importe qui au Canada anglais qui s'inquiète en voyant le quart de la population s'interroger sur son appartenance à ce pays.Nier ce droit aux uns ou aux autres en leur disant de « ne pas se mêler de nos affaires », comme vient de le faire madame Tremblay, tient de l'intolérance ou de la peur.Et le fait d'accuser les minorités d'adopter cette attitude en échange de subventions fédérales témoigne d'un profond mépris ou dune incompréhension étonnante de leurs inquiétudes légitimes même si elles peuvent être discutables.On peut d'ailleurs se demander si sa réaction aurait été la même dans le cas d'un appui à la cause qu'elle défend.On ne l'a, en tout cas, pas entendu dire de se mêler de leurs affaires à une trentaine d'intellectuels français qui, en janvier dernier, lors du voyage de Jacques Parizeau à Paris, ont publiquement endossé le projet de souveraineté.Pas plus qu'en 1980, alors qu'on n'a pas fait tant de manières devant la prise de position favorable de lex-leader socialiste Michel Rocard.Pierre CRAVEL .V* 1 DROITS RÉSERVÉS La boîte aux lettres Cilles vigneault lettre à mon vieil ami Cilles Vigneault Salut, vieil ami du Sémbldre de Rimouski.¦ Comme je ne puis te rejoindre chez toi, je m'adresse à toi par ce journal.I t semaine dernière, vois-tu, on a p;ir-Ic de toi dans les journaux et à ta télé.On a surtout parlé de ton silence.Comme je ne comprends pas très bien ta reaction face au référendum qui s'en vient, et comme ma nouvelle situation de retraite de 6*5 ans nie permet de penser librement, je m'adresse à toi comme à un «maître de conscience nationale » que tu as ete.depuis les années 60.Avec toi et grâce a toi.j'ai appris à penser notre Québec comme un vrai pays.à prédire.à construire.à manger.C'est ce goût du Québec de demain que tu m'as communiqué, avec ta voix et ton coeur du lointain pays de tes ancêtres de Natashquan.l'ai presque tous tes disques et tes livres publiés depuis plus de 30 ans.Tu m'en as dédicacés bon nombre à la faveur de tes spectacles donnés à Montréal, Rivière-du-Loup, ou Rimouski ( notre commune Aima Mater étant le « Séminaire de Rimouski », avec son grand éveilleur de conscience, Ti-Georges Beaulieu, qui nous a marqués profondément ).je t'aurai applaudi en de ferventes et bruyantes ovations, couronnant maints spectacles électrisants.Et maintenant, que deviens-tu, en ces jours déterminants pour notre avenir comme Québécois ?Que signifie ton silence ?Nos adversaires ne l'in-terpreteront-ils pas comme un signe de démission de la part d'un « nationaliste » devenu subitement «< mou » ou « fatigué » ?Pourquoi soudain les esprits les plus lucides et les plus engages depuis trois décennies cesseraient-ils de poursuivre la lutte jusqu'au bout de la pleine liberté d'un peuple normal, à l'égal de tant d'autres pays qui, sans posséder autant d'atouts que nous, ont accédé à ce statut de peuple libre, depuis la dernière guerre ?j'avais fait un rêve avec toi et tous ces « éveilleurs de conscience qui nous ont nourris depuis notre collège : donner à mes enfants et à nos descendants un VRAI PAYS, dont ils seraient fiers et qu'ils continueraient de construire après nous : un pays qui nous ressemblerait, fraternel, ouvert aux autochtones, anglophones et allophones.marque par une présence française en terre nord-américaine, soucieux de ses jeunes tout autant que de ses aines, axe d'abord sur la culture, l'éducation, la famille, nourri par les racines historiques d'un petit peuple quant au nombre, mais grand par ses réalisations pjis^ees] son dynamisme, sa créa- tivité affirmée dans quantité de domaines, notamment ceux de la littérature, des arts et traditions populaires ( les « chansonniers » représentant le lieu privilégié de cette éminente créativité de notre « grand peuple » ), etc.je souhaite de tout coeur que nos poètes, nos intellectuels, nos artistes se lèvent pour proclamer haut et fort avec le grand Miron : « Un jour, j'aurai dit oui à ma naissance ( L'Homme ra-paillé ).Emmanuel RIOUX Trois-Pistoles Le silence des moutons ¦ René-Richard Cyr, qui a peur de se ramasser avec un peuple de Ti-coune.Mercure et Forestier qui renient leur passé.Vigneault, Charlebois et Filia-trault, qui n'ont rien à dire et se permettent d'accepter l'Ordre du Canada.Tremblay qui a préféré vendre ses manuscrits à Ottawa.Si on se sépare ; est-ce qu'on va les rapatrier ?Dans le temps, le nationalisme québécois, c'était payant.Mais plus maintenant.Les artistes Font compris.Avec leur instinct avant-gardiste.Quel danger de vouloir faire un pays avec des gens si peu convaincus.Quel danger de se lancer dans une telle aventure avec des artistes qui gardent le silence, qui ne savent aujourd'hui que bêler : apocalypse du lys ! Pierre VIAU Saint-Eustache Appui au sénateur Roux Monsieur le sénateur Roux, ¦ Nous avons regardé avec beaucoup d'intérêt l'émission Le Point, a la tek-vision de Radio-Canada, le mardi 7 mars dernier.Vous y avez affirme ce que beaucoup pensent tout bas.Comme vous, nous croyons que la doctrine politique de ceux de nos compatriotes francophones du Québec qui se reclament essentiellement des traditions et aspirations nationales, a de quoi inquiéter.Nous vous remercions et vous félicitons de l'avoir courageusement déclaré.Simone et Roland RAINVILLE Ottawa Le budget Martin : avancez vers l'arrière ! ¦ Comme chacun le sait, le ministre des Finances du Canada a annonce dans son dernier budget une réforme du financement des transferts aux provinces en matière de santé, d'assistance sociale et d'enseignement post-secondaire.Dans un contexte pre référendaire, ces nouvelles mesures sont utilisées par le fédéral comme preuve de souplesse et de décentralisation du fédéralisme canadien.On se sert de ces me sures pour démontrer aux Québécois que les provinces peuvent obtenir une plus grande autonomie sans nécessairement passer par des amendements constitutionnels.Traditionnellement, le Québec a toujours désiré une plus grande autonomie, notamment en matière sociale.On se souviendra que le premier ministre Jean Lesagc avait obtenu, en 1964, un droit d'« opting out » qui a permis au Québec de se retirer de 29 programmes conjoints en matière d'assurance-hospitalisation et d'enseignement professionnel.Une telle souplesse du fédéralisme canadien n'a jamais été renouvelée dep» : Le régime de i nsferts sociaux ( transfert social canadien ou T.S.C.) diffère très largement de l'« opting out » obtenu en 1964.D'une part, il ne s'agit pas ici de l'octroi d'un droit de retrait aux provinces, maîî.plutôt d'un désengagement financier du fédéral vi- sant a réduire la croissance de sa dette et a équilibrer son budget.Par ailleurs, les compensations obtenues par le Québec en 1964 en retour de son retrait de certains programmes à frais partages étaient de nature fiscale et non financière.Le maintien d'une partie importante des transferts sous forme financière permet au fédéral de garder un contrô- .le sur le respect des objectifs ou des normes nationales par les provinces.% 11 est vrai que le nouveau régime de transferts comporte plus de souplesse au chapitre de l'assistance sociale.Toutefois, les normes édictées dans la loi fédérale sur la santé continueront de s'appliquer.En outre, le gouverne-^J ment fédéral pourra, dans les faits, im-^ poser au Québec de nouvelles normes et de nouveaux objectifs constituant autant de nouvelles conditions au paiement des transferts par le fédéral.Ainsi, le Québec continuera de dépendre, année après année, du gouvernement fédéral ( et de la Cour supré- \u2022 me ) tant pour recevoir ces subsides que pour faire évaluer sa fidélité aux objectifs ou aux principes nationaux.» : Le maintien de cette dépendance\"', face au fédéral ne constitue pas un progrès pour le Québec.Le régime proposé s'inspire de l'esprit de l'accord de Charlottctown largement rejeté non.seulement au Québec mais aussi par la majorité des canadiens anglais.Marc SAUVE avocat N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des anales publiés dans ses pog/tS et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adn sser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse.7.rue Saint-lacques, Montréal, H2Y IK9. Opinions LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDRED117 MARS 1995 B3 L'indépendance n 'est pas la vraie réponse aux problèmes du Québec La société québécoise doit se libérer de ses fantasmes de pouvoir UMBERTO rASSINARI L'auteur est directeur du magazine transculturel Vice Versa, fondé à Montréal en 1983.Jf est dans le passage de Canadien français à Québécois, dans cette « libération ».théorisée par les élites intellectuelles des années 60, qu'est apparu en germe notre présent.Mais, une fois disparues les idées libertaires et socialistes, que reste-t-il de la «< que-becituile » ?Personne, ou presque, ne se souvient plus du Québec minoritaire.Le Québec ne rejette pas les différences : comment le pourrait-il ?Mais son rapport avec les autochtones, les immigrants, les marginaux n'est pas exaltant dans la vie médiatisée que nous vivons.Dans la vie vécue, par contre, la vie de tous les jours, les choses pourraient aller mieux s'il y avait seulement plus d'énergie et de courage.L'idée du Canada, comme idée dynamique, c'est-à-dire en devenir, a aussi été étranglée.L'immobilisme, perçu comme inéluctable, a fini par pénétrer profondément les esprits au point de signifier, aux yeux de beaucoup de gens, la pure et simple impossibilité de transformer la société.Avant d'être constitutionnel et technique, l'échec du Canada est pour moi une faillite politique.Faillite aussi grave, même si elle n'est pas aussi tragique, que le manque de solution pacifique à tous les conflicts violents qui ensanglantent aujourd'hui la planète.Et pourtant, la presque totalité des commentaires et des analyses qui nourrissent le débat de ces récentes années et de nos jours actuels, ne sont que des interventions sur le droit ou sur l'économie.Les auteurs s'appliquent à disserter sur des questions qui concernent le droit du Québec à se séparer de la fédération canadienne ou la faisabilité économique de l'indépendance.Tout le débat se déroule dans une atmosphère tiède et technique, même quand les scénarios évoqués sont présentés comme «< apocalyptiques ».Et pourtant, aussi froides soient ces considérations, cette démarche conduit à une séparation.Entre la naïveté et l'inconscience, les politiciens et les journalistes souverainistes répètent que le Ouébec a le droit à l'indépendance, qu'on doit la lui accorder, qu'il la mérite.Le reste du Canada doit y collaborer ainsi que l'ensemble de la communauté internationale.Ah, la force des lois ! On veut changer le monde avec la Loi au Québec, réécrire l'histoire! Mais on oublie P«esprit » des lois.Ce qui, à mes yeux, rend dangereuse cette démarche, ne tient pas à la présence de menaces actuelles contre la démocratie.Ce qui m'inquiète tient au risque que le processus nationaliste entraîne des effets pervers et imprévisibles.Que sur cette « blessure » que l'on s'efforce à tout prix de maintenir ouverte, quelqu'un puisse « travailler » davantage.En ce sens, le manque de critique et d'autocritique au Québec n'a rien de rassurant : la concentration de pouvoirs dans les mains de lacques Pari/eau fait exulter nos «< intelligences » au lieu de les préoccuper ! A une exception près, la seule, celle de Robert Lévesque qui a le courage d'écrire ce qu'il pense.Rarissime.Insupportable, tant dans son ex- Insupportable tant dans son expression, sa rhétorique que son triomphalisme, la culture du nationalisme devient dangereuse quand, de la parole, on passe aux actes.pression, sa rhétorique que son triomphalisme, la culture du nationalisme devient dangereuse quand, aux paroles, suivent les actes.Les Canadiens anglais quant a eux, s'ils n'ont plus rien des conquérants, s'ils ne méprisent plus leurs partenaires qu'ils ne considèrent plus comme des inférieurs, ils ne sont pas pour autant davantage capables de trouver les mots, ou les moyens justes.Si un comportement étonne tout d'abord, c'est bien le sentiment d'envie que certains d'entre eux éprouvent envers le Québec comme nation.Mais on le comprend : seulement des nationalistes peuvent en envier d'autres qui semblent plus heureux.Un exemple de cette attitude, c'est le comportement de journalistes comme Ray Con-logue.du Globe and Mail, ou Iid Ban-tey, de The Gazette, qui sont poussés par leur sens de la culpabilité et par la reconnaissance de la supériorité de la culture populaire québécoise sur la culture canadienne- anglaise, à pousser leurs lecteurs vers l'admission du bien-fondé du nationalisme québécois.D'autres, journalistes ou politiciens canadiens-anglais, montrent une affection douce et respectueuse envers le Québec, qui trahit l'ancien complexe de supériorité, une pointe de suffisance britannique qui maintient le Canada divisé.En effet ce qui frappe et qui devient de plus en plus insupportable dans cette affaire, c'est justement les limites des deux parties qui se ressemblent trop ( elles qui pensent être tellement différentes ! ).Ces limites met- tent en lumière le manque de maturité politique du Canada entier et la nécessité qu'il a de s'accomplir comme pays en poursuivant le rapatriement de toute sa souveraineté.Mais pour ce faire.le Québec doit faire partie du jeu.Au Canada, on doit trouver le courage, une fois pour toutes, de définir le rapport entre les deux langues-cultures.Le Québec doit proposer un équilibre inédit, créatif, non plus la guerre, inutile et perdue d'avance, mais la définition d'une fonction spécifique du français, un choix de champ, dans un contexte animé par d'autres langues dont la pertinence sociale et politique serait aussi reconnue.Et alors, peut-être, même Montréal, la grande ville étouffée ( elle n'est pas.ne peut pas être une ville française comme celles de l'Hexagone ) redeviendrait vibrante tout en étant plus libre que dans ses années d'or.Enfin, l'indépendance n'est pas la réponse aux problèmes du Québec, qu'ils soient identitaires, politiques ou économiques.Il faut se convaincre du fait que la nature atypique du rapport Canada-Québec, la « vérité effective des choses », exige une solution également atypique.Si.finalement, la société québécoise se libérait de ses fantasmes de pouvoir, de cette passion maladive de soi, qui tue toute authenticité, et engageait ses forces, ses talents, ses désirs dans la ré-invention du Canada plutôt que dans sa destruction, comme elle l'a fait ces dernières années, le défi serait alors exaltant et il vaudrait la peine de le relever.Se pourrait-il que René Lévesque se soit trompé ?r 9 CLAUDE ROCHON L'auteur est un ancien président du Mouvement national des Québécois et administrateur de la Fondation des Québécois pour le OUI.lors du référendum de 1980.Ainsi donc, René Lévesque s'illusionnait lorsqu'il prétendait, en 1976, que nous étions peut-être devenus quelque chose comme un grand peuple et lorsqu'il nous avait dit, en 1980 : « À la prochaine fois.» Ce seraient plutôt tous ces Canadiens français de service qui ont raison quand ils nous répètent que nous sommes moins capables que les autres peuples de la terre, que nous sommes moins compétents, moins débrouillards, moins courageux.C'est bien vrai, c'est Gilles Proulx qui aurait raison quand il nous traite de peureux et de parasites ?En tous cas, les journalistes et les observateurs de la scène politique ne sont guère optimistes.Oui, bien sûr, au départ, il y a 20 p.cent d'anglophones et d'allophones, dont bon nombre d'immigrants.Mais ça ne peut toujours faire que 20 p.cent de Non.pas 60 p.cent.Se pourrait-il donc que la moitié des Québécois francophones, qui forment 80 p.cent de la population, aient baissé les bras après tant d'efforts depuis plus de trois cents ans ?Car il faut bien dire que ces francophones sont essentiellement issus des quelques milliers d'hommes et de femmes résolus venus de France sur les rives du Saint-Laurent, aux XVIIe et XVIIIe siècles, dans le but de préparer à leurs descendants une vie meilleure dans un pays dont ils seraient les maîtres.Lorsque cet héritage nous a été ravi par les armes, en 1765.nous étions soixante mille et les Anglais, deux cents.À cette époque, c'était nous les Canadiens, eux, c'étaient des Anglais.Se pourrait-il donc que la moitié de ces Québécois pensent vraiment que nous sommes moins capables que les autres peuples de la terre, moins compétents, moins débrouillards, moins courageux, que nous sommes des peureux et des parasites?1 I René Lévesque fédéralistes inconditionnels et porterait ce bloc a 40 p.cent, face à un autre bloc ferme de 40 p.cent constitue, lui.de souverainistes inconditionnels.Resteraient donc, m mon analyse est juste.20 p.cent de Québécois francophones sur lesquels reporter tous nos espoirs pour 1995.En 80.ils avaient tous basculé du côte du Non.Pour plusieurs d'entre eux, voter Non, c'était un peu comme s'en laver les mains, comme s'abstenir, quoi ! À l'instar des néo-Quebécois mal à l'aise d'avoir à décider de l'avenir d'une patrie n'étant pas la leur, ils préféraient faire en sorte que les choses restassent dans le même état qu'avant le référendum, comme s'il n'y avait pas eu de référendum.Cette fois, cependant, les sondages, mis à part celui de Radio-Canada à la mi-février, nous les montrent plus indécis.Et l'impact conjugué de la rentrée de Lucien Bouchard, des commissions sur l'avenir du Québec et du budget fédéral pourrait encore les influencer.Car ils ne peuvent quand même pas ne pas réaliser que leur patrie n'est plus le Canada mais le Québec et que ce ne sont pas ceux qui veulent se donner un pays français qui restent accroches Se pourrait-il que, pour la moitié de nos compatriotes, la langue et la culture françaises soient secondaires et que continuer a rêver d'un État français soit s'accrocher au passe-?Se pourrait-il qu'ils soient resignés à renier leurs origines et à renoncer à leur _ identité ?Trêve de pessimisme ! Ce sont les Canadiens français de service dont je parlais plus haut, parce qu'ils sont très visibles à la télévision et dans les journaux, qui entretiennent ce défaitisme.Ces carriéristes sont payes par le pouvoir fédéral pour jouer ce rôle \u2014 et ils le jouent bien \u2014 et pour banaliser nos griefs.Mon sentiment, c'est qu'au fil des ans.ils ont réussi à convaincre a peu près le quart des francophones, ce qui assurerait au Non une seconde tranche de 20 p.cent de Se pourrait-il que la moitié des Québécois francophones, qui forment 80% de la population, aient baissé les bras après tant d'efforts depuis plus de 300 ans ?au passé mais bien ceux qui veulent demeurer Canadien^ malgré tout.Un simple regain de fierté et de solidarité nationale de la part de ces indécis et nous donnons naissance à ce pays, pacifiquement et en toute légitimité.Et _ sans reporter le référendum.Et sans diluer la question.Sans jouer la carte de l'étapisme ni surtout celle de la sempiternelle dernière chance où la souveraineté ferait figure de repoussoir.Si au nom de tous ceux qui nous ont précèdes et de tous ceux qui nous suivront, nous ne parvenons pas à susciter ce regain de fierté et de solidarité nationale chez nos compatriotes indécis, il faudra recommencer à baisser la tète, donner raison aux Canadiens français de service et à Gilles Proulx et nous contenter de nos p'tits pains.Théâtre : le discours « marchand » occupe trop de place La véritable question doit porter sur la place et le pouvoir de la direction artistique dans une compagnie théâtrale BRIGITTE HAENTJENS L'auteure est l'ex-directrice artistique de la Nouvelle compagnie théâtrale.Dans un débat public comme celui qui a suivi mon départ de la NCT, au milieu d'informations contradictoires et de tentatives pour ramener des questions de fond à des querelles de personnes, on finit par perdre de vue le véritable enjeu, qui est à mes yeux celui de la place et du pouvoir de la direction artistique au sein d'une compagnie théâtrale.À mon sens, la direction artistique est d'abord un travail d'artiste qui se déploie suivant une démarche organique ; c'est un travail personnel et solitaire ( ce n'est pas parce que la direction artistique travaille en équipe que la direction artistique est un travail d'équipe ) qui conjugue développement artistique et développement du public.Qui tisse des liens, des complicités, un dialogue avec les artistes autant qu'avec le public.C'est un processus continu qui a besoin de liberté et d'appui pour avancer.Qui a besoin de temps et de continuité pour se déployer.En effet, le travail de la direction artistique est loin d'être réductible à la programmation annuelle des saisons.La programmation n'est que l'aspect visible d'un travail plus profond, plus souterrain, plus continu, plus vital.La création artistique étant l'inspiration motrice d'un théâtre et, par conséquent, des gens qui y travaillent, cette inspiration devrait aussi guider l'ensemble des relations et des communications autant à l'intérieur qu'à l'extérieur.Le projet artistique devrait donc pouvoir se refléter tant sur le fonctionnement interne et sur la gestion quotidienne d'une compagnie de théâtre que sur son image publique.La direction artistique est le moteur, l'âme, la référence.C'est le coeur et la vision.Tout devrait converger dans un théâtre pour permettre au projet artistique de s'articuler et de se réaliser dans les meilleures conditions possibles.Il y a non-sens à parler de dualité entre direction administrative et direction artistique.L'administration d'un théâtre est là pour rendre viable et faisable un projet artistique et non pour le discuter.Elle est là pour endosser et appuyer par son propre dynamisme la dynamique artistique du théâtre, et non pour la freiner.11 est aussi absurde de prétendre que l'administration peut remplir une salle ou assurer un succès artistique que d'affirmer qu'une programmation est responsable d'un déficit.Actuellement, la note d'Hydro, entre autres charges fixes, a bien plus de poids sur les déficits que n'importe quel choix artistique.Quant au fameux souci d'équilibre budgétaire, qu'on se rassure, les directions artistiques sont déjà suffisamment - et de plus en plus au fur et à mesure de l'étranglement financier des théâtres -concernées par cette notion qui entrave déjà leurs choix et exerce une censure suffisante sans qu'il n'y ait besoin de personne pour les rappeler à l'ordre.Le discours dominant est devenu, depuis une dizaine d'années, un discours « marchand » ( qui s'appelle parfois discours gestionnaire, mais qui n'est en fait qu'une nouvelle version du discours comptable ) qui prétend que les théâtres se gèrent comme n'importe quelle entreprise, qu'on y fabrique des « produits » mis en marché selon les règles de la consommation de masse.Et qu'une entreprise théâtrale a surtout besoin de bons administrateurs pour contrôler la folie artistique.La « folie » a pourtant changé de secteur.Elle est de moins en moins présente dans l'art et de plus en plus dans limage de l'art.De plus, au fur et à mesure du désengagement gouvernemental dans le financement des théâtres, et de l'étranglement financier qui en a résulté, on a mis beaucoup de pression pour renforcer le pouvoir des conseils d'administration.susceptibles selon les recommandations gouvernementales d'aller chercher d'autres sources de financement.Que je sache, le financement privé des théâtres est loin d'être miraculeux.Par contre, le renforcement du pouvoir des conseils d'administration s'accompagne évidemment d'un renforcement des fonctions administratives.Et donc des structures, le principe administratif ayant généralement pour but sa propre conservation et sa propre justification.Ce renforcement des structures, au lieu de permettre - comme on le prétendait -une plus grande liberté pour l'art théâtral en assurant une continuité et une stabilité, a surtout réduit la marge de risque artistique : pendant que le travail artistique se standardise, que les budgets de production rétrécissent et que ceux de publicité augmentent, le contrôle financier et le financement demandent de plus en plus de temps, de personnel et.d'argent.L'apparition relativement récente du terme de « direction générale » reflète sans doute assez bien cette évolution parallèle à l'importance grandissante qu'on accorde au financement ( financement des structures voire financement des déficits, car pour ce qui est du théâtre lui-même, on pourrait plutôt parler de gestion de décroissance ).Ainsi donc, cela ne va plus de soi que les directions artistiques sont les directions de fait des théâtres puisqu'il faut le préciser par un autre titre ( direction artistique et générale ).Souhaite-ton que les directeurs artistiques s'occupent de plus en plus de marge de crédit ?Le théâtre est-il devenu un secteur d'activité parmi d'autres dans les compagnies théâtrales ou bien est-ce que la direction d'un théâtre est devenue une chose trop sérieuse pour être confiée aux directeurs artistiques ?Alors qu'on protège si bien - sous prétexte de non intervention - les structures et leurs conseils d'administration ( certains ont même une durée de vie surprenante dans un contexte repute si précaire ) le théâtre lui-même, comme art.comme âme, comme pulsion fondamentale, se retrouve de plus en plus isolé et vulnérable.S'il prévaut, comme à la NCT, une structure hiérarchique qui exclut la direction artistique de la tête d'une compagnie aussi importante, l'art théâtral devient une sorte de « cancer » qui doit se développer et s'imposer presqu'aux dépends de l'institution.Il relève presque du tour de force d'essayer de pratiquer un art vivant, alors que le projet artistique est loin de faire partie des priorités voire des intérêts du conseil d'administration, et qu'il se pose constamment et quotidiennement la question de la légitimité et du pouvoir de la direction artistique.Finalement, la crise vécue publiquement à la NCT est peut-être symbolique d'une crise plus générale, même si elle se vit ailleurs de façon plus discrète.Il se peut qu'il s'agisse d'une crise d'identité et de fonctionnement qui reflète la perte de sens de certaines structures.Il se peut que tout le système de création et de production, le système institutionnel en tout cas.soit figé et que cela fasse l'affaire des fonctionnaires, des gens d'affaires, des gestionnaires et d'une certaine fraction du milieu artistique.Il se peut qu'on privilégie aujourd'hui dans les théâtres la stabilité aux dépends de la vitalité, l'embourgeoisement plutôt que la contestation, la mise en marche plutôt que l'art.Il se peut aus si qu'il devienne de moins en moins possible de faire dans les institutions québécoises un travail artistique authentique, dont ne puisse rendre compte trois minutes de l'émission de Sonia Be-ne/ra.Ce sont peut être des questions de fond qu'il faudrait aborder alors qu'on feint, à la NCT, par exemple, de résoudre une crise grave par quelques bonnes intentions sans pourtant ni modifier la structure ni donner à la direction artistique la place qui lui revient. B4 LA PRESSE.MONTRÉAL VENDRED117 MARS 1995 POLITIQUE Dupuy n'est pas au courant de mises à pied à la SRC GILLES GAUTHIER du bureau de La Presse Michel Dupuy OTTAWA ¦ L'insondable ministre du Patrimoine canadien, Michel Dupuy, a soutenu hier à la Chambre des communes que Radio-Canada n'avait pas annoncé de mises à pied mardi, ce qui, d'ajouter le député de Laval-Ouest, ne signifie pas qu'il n'y en aura pas.La responsable de la télévision française, Michèle Fortin, avait évalué avant-hier les compressions à 60 millions sur un budget de 267 millions et déclaré que l'objectif, d'ici à avril 1997, était la disparition de 750 postes sur 2500.« La Société Radio-Canada, et c'est ma source, d'affirmer M.Dupuy, n'a pas annoncé de coupures et je présume qu'elle une pub compare les députés à des porcs SUZANNE DAN S E RE AU de la Presse Canadienne TORONTO ¦ Un groupe de citoyens au Canada anglais vient de lancer une campagne de publicité pour forcer les députés d'Ottawa à abandonner leur généreux régime de retraite des Communes.Et dans cette publicité pour le moins irrévérencieuse, les députes sont comparés à des porcs.La publicité s'intitule : « Don't Pig Out, Opt out » ( « Ne fais pas le porc, abstiens-toi » ).La version télé montre plusieurs cochons s'empiffrant dans une porcherie.La version radio mentionne les noms de Jean Chrétien, Shei-la Copps et Paul Martin, entrecoupés de grognements de cochons.Cette campagne de 100 000$, qui sera concentrée en Ontario où se trouvent 98 députés du gouvernement fédéral, est l'oeuvre du National Citizens Coalition, un groupe de lobby de contribuables basé à Toronto.Le président du groupe, M.David Sommerville, admet d'emblée que la publicité est dure contre les députés.« On jeté le gant », a-t-il déclaré, hier, en conférence de presse.Mais cette irrévérence est justifiée, selon lui.La coalition trouve que le régime de retraite des députés est odieusement généreux, au moment où le budget Martin demande aux Canadiens de faire des sacrifices et d'accepter des réductions de service Ce régime vient tout juste d'être réformé à la baisse, mais selon la coalition, ce n'est pas suffisant.« Tel que libellé actuellement, le régime est encore deux fois plus généreux que dans le secteur privé ; il offre encore de plus grandes protections contre l'inflation et l'âge minimum pour le recevoir est établi à 55 ans alors que les Canadiens ordinaires risquent d'avoir à attendre jusqu'à 67 ans pour percevoir leurs chèques de pension », a expliqué hier M.Sommerville.Les 2,6 millions de Sheila Pour illustrer la générosité du régime, M.Sommerville a révélé que Sheila Copps, la vice-première ministre du Canada, recevra 2,6 millions d'Ottawa lorsqu'elle se retirera de la vie politique.Le National Citizens Coalition espère pouvoir convaincre une «c dizaine ou vingtaine » de députés libéraux de refuser ce régime de pension.M.Sommerville dit avoir déjà convaincu la totalité du caucus réformiste à refuser la pension.Mais aucune démarche n'a été entreprise auprès du Bloc québécois.( En fait, le Québec est exclu de la campagne de la coalition, faute d'argent, a dit hier M.Sommerville ).La coalition enjoint les citoyens à faire pression sur leurs députés pour qu'ils refusent leur régime de pension.Hier, M.Sommerville se faisait menaçant contre ceux qui ne suivront pas la consigne : « Il y a tellement de colère dans la population contre le régime de pensions des députés que celui qui acceptera le régime risque de se faire battre lors des prochaines élections fédérales ».L'aile ontarienne de la coalition a l'intention d'utiliser la même tactique contre les députes du gouvernement provincial qui s'en vont en élections ce printemps.L'Outaouais : un rapport mardi ¦ La rédaction du rapport de la Commission régionale de l'Ou-taouais sur l'avenir du Québec va bon train et il est faux de parler de tiraillement au sein des membres, a fait savoir hier le président de cette commission, Antoine Grégoire.Le rapport d'une cinquantaine de pages devrait être rendu public mardi matin, au lieu de lundi mitin comme il Avait d'abord été p-évu.n'a pas pris de décision sur des coupures de personnel et de mises à pied.Il est tout à fait naturel que Mme Fortin, lorsqu'elle rencontre des représentants des syndicats, leur fasse part de ses préoccupations ».Le gouvernement Chrétien refuse depuis la présentation du budget Martin, le 27 février, de rendre public son plan de compressions pour la CBC et Radio-Canada.« Moi, je donne l'heure juste et la vérité que j'ai obtenues et confirmées de Radio-Canada », a poursuivi M.Dupuy, qui a ajouté qu'il y avait eu « des conversations à l'intérieur de Radio-Canada ».Le président de la société d'État, Anthony Manera, démissionnait le lendemain du budget en affirmant qu'un émissaire du ministre lui avait fait part de compressions de 350 millions au cours des trois prochaines années financières.Pour 1995-1996, le budget des différentes composantes de l'organisme ( radio, télévision, anglais, français ) s'élèvera à 1,064 milliard, une baisse de 4 p.cent, soit une quarantaine de millions de moins.M.Manera part pour des raisons personnelles, avait prétendu M.Dupuy dans un premier temps, avant de dire que le président avait bien en main des documents faisant partie du plan gouvernemental de réduction des dépenses.Au député bloquiste de Laurier-Sainte-Marie, Gilles Duceppe, qui lui demandait hier si ses déclarations signifiaient qu'il n'y aura pas de compressions à Radio-Canada l'an prochain, M.Dupuy a répondu qu'il trouvait la logique du député d'opposition très étonnante.« Ce n'est pas du tout dire la même chose que de dire qtie je n'ai pas de confirmation qu'il y a des coupures et de dire qu'il n'y aura pas de coupures », a poursuivi l'ancien ambassadeur à Paris.Ne se sentant pas d'humeur moutonne; plusieurs journalistes attendaient le mis nistre de pied ferme à l'entrée de lu Chambre, hier, après ses déclarations, mais M.Dupuy s'est dérobé par une porte.arrière de la bergerie.Prétextant san*i doute une tâche urgente.Un porte-parole du premier ministre1* s'est encore une fois réfugié derrière la version officielle.L'enveloppe annoncée ne vaut que pour l'année financière qui » débute le 1er avril prochain.Pendant ci temps, un comité parlementaire remettra son rapport sur l'avenir de Radio-Canadi Comité qui, comme tous les autres, est âï-** rigé par la majorité libérale.PHOTOPC Les membres de l'équipage de l'Estai ont célébré en compagnie de l'ambassadeur d'Espagne au Canada, M.José Luis Pardos ( deuxième à partir de la droite ).après la libération par Ottawa du chalutier espagnol.Tobin envisage un moratoire permanent sur la pêche au flétan JOËL BEI.LA VAN CE de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le ministre des Pêches et Océans, Brian Tobin, a laissé entendre hier qu'il faudra peut-être imposer un moratoire permanent sur la pêche au flétan noir ( turbot ) à la lumière des événements des derniers jours.Au moment où s'ouvraient à Bruxelles les négociations entre le Canada et l'Union européenne, M.Tobin a indiqué qu'un navire de recherche canadien, le Teleost, a quitté le port de Saint-Jean afin de vérifier la vitalité des stocks de cette espèce dans le nez et la queue des Grands Bancs.« Il faut se demander si le quota de 27 000 tonnes alloué cette année n'est pas trop élevé et ne menace pas les stocks de turbot », a déclaré M.Tobin.Deux éléments le portent à croire que cette espèce est peut-être plus menacée qu'Ottawa ne le croyait au départ : \u2022 la doublure à l'intérieur du filet qu'a utilisé l'Estai afin de maximiser ses prises de poissons, qui étaient de petite taille et incapables de se reproduire ; \u2022 les prises négligeables des navires canadiens qui ont utilisé des filets réglementaires.« Les résultats de cette recherche, qui seront présentés à la prochaine réunion de l'Organisation des pêches de l'Atlantique nord-ouest ( OPANO ), pourraient nous amener à imposer un moratoire permanent si nous voulons préserver cette espèce », a affirmé M.Tobin.Un tel moratoire pourrait coûter l'emploi de plusieurs centaines de personnes, a-t-il estimé.Au sujet des négociations, M.Tobin s'est fait avare de commentaires, hier, disant ne pas vouloir mettre en péril les pourparlers en cours qui pourraient déboucher sur une entente.«c Il ne fait nul doute que les négociations seront difficiles.Mais le Canada continue d'espérer que ce conflit sera réglé comme il se doit », a-t-il affirmé.Le ministre des Affaires étrangères, André Ouellet, s'est montré tout aussi peu loquace quant à l'allure des pourparlers.« Je n'ai aucun commentaire à faire », s'est-il borné à dire.À Bruxelles, entre-temps, des porte-parole des deux camps ont laissé entendre que les négociations ont peu progressé lors du premier face à face.« Rien n'a changé », a indiqué Jennifer Sloane, porte-parole de la mission canadienne auprès de l'Union européenne.« Nous sommes satisfaits de la reprise des négociations, mais il n'y a pas assez d'éléments pour confirmer la bonne volonté des Canadiens d'arriver à un résultat satisfaisant pour toutes les parties », a déclaré de son côté un porte-parole de la Commission européenne.Chose certaine, trois thèmes majeurs dominent les discus- sions entre le Canada et l'Union européenne : la répartition des quotas de capture du turbot, les mesures de contrôle ainsi que la constestation des Européens de la loi canadienne autorisant la marine du Canada à intervenir dans les eaux internationales afin d'empêcher la surpèche.Le Canada se dit prêt à revoir à la baisse le auota que lui a octroyé l'OPANO en janvier dans la mesure où les pêcheurs européens respectent les pratiques de pèche permettant aux stocks de turbot de se reproduire.Le conflit entre Ottawa et l'Union européenne avait débouché sur l'arraisonnement la semaine dernière d'un chalutier espagnol, l'Estai, qui péchait le turbot dans les eaux internationales, au large des Grands Bancs de Terre-Neuve.L'Estai, arraisonné au terme d'une longue poursuite, a été libéré mercredi par les autorités canadiennes contre le verse-ment d'une caution de 500 000$.Les pêcheurs espagnols sont pessimistes Presse Canadienne PHOTO AP Les pêcheurs de vigo.en Espagne, déchargeaient leurs prises hier, en attendant le retour du chalutier Estai, libéré par le gouvernement canadien.VIGO, Espagne ¦ La guerre canado-cspagnole du flétan a été jouée comme une bataille en haute mer, mais les habitants du port de Vigo situé sur la côte nord-ouest de l'Espagne sont plus inquiets au sujet des batailles qui sont livrées dans les coulisses.Et ils craignent que le Canada n'ait gagné cette ronde.Alors que le chalutier Estai prenait la mer hier en route vers Vigo, des représentants de l'industrie espagnole de la pêche se posaient des questions sur les perspectives de nouveaux tiraillements au sujet des parts qui leur reviendraient éventuellement sur les prises annuelles de flétan dans le nez et la aueue du Grand Banc de Terre-Neuve.Les premiers pourparlers ont commencé à Bruxelles hier.Une réunion spéciale de l'Organisation des pèches de l'Atlantique du Nord-Ouest est prévue le 22 mars.La reprise des négociations a soulevé l'ire du président d'un groupe représentant les pêcheurs professionnels off-shore.José Manuel Muni/ a déclaré que l'Union européenne ne devrait s'asseoir avec les négociateurs canadiens jusqu'à ce que le Canada admette que s*« saisie du Estai - qui péchait à l'extérieur de la juridiction canadienne - était illégale.« Nous craignons que cela ne crée un précédent pour la pèche dans les eaux internationales », a soutenu M.Muniz.La coopérative locale des propriétaires de chalutiers a insisté sur le fait que les officiels de l'UE devraient refuser de négocier jusqu'à ce qu'Ottawa n'abroge la loi qui permet au Canada d'arrêter des navires étrangers à l'extérieur de la limite des 200 milles.Cette loi a été adoptée en mai dernier.« Nous allons exercer des pressions sur eux ( les officiels de l'UE ) », a lancé lose Antonio Suarez-Llanos, le directeur adjoint de la coopérative.« Nous croyons que nous sommes dans notre droit parce que la situation n'a pas changé.La loi pourrait être utilisée de nouveau n'importe quand.» M.Muniz n'était pas optimiste.« |e crois qu'ils vont s'asseoir.Et dès qu'ils se seront assis pour renégocier l'accord, le Canada aura obtenu ce qu'il veut », a-t-il admis amèrement.La crainte ici est que la base d'un appel a déjà été conclue, un appel qui verrait une réduction de la quantité de flétan que les chalutiers espagnols et portugais peuvent pêcher dans les eaux en litige.i Déficit : Kim Campbell ignorait ce que savait son entourage.Presse Canadienne 11 \u2022 >;i OTTAWA ¦ Si Kim Campbell ignorait l'ampleur du déficit fédéral à ve- : nir pendant la campagne électorale de 1993, l'entourage de l'ex-., première ministre, lui, la connaissait.Des documents internes, obtenus en vertu de la Loi d'accès à l'information, montrent que l'alerte avait été donnée au mi- ' nistère des Finances au sujet de l'ampleur du prochain déficit-avant même que Mme Campbell-ne prête serment.Des fonctionnaires savaienf* que le déficit serait d'environ 5* milliards plus élevé que prévu, pour la dernière année au pouvoir des conservateurs.Mme Campbell a, à plusieurs reprises nié qu'il existait un chiffre preli-.minaire pendant la campagne électorale de 1993.« le n'ai pas de boule de cristal », avait répliqué Mme Campbell lors du désormais fameux échange avec le leader du Bloc québécois Lucien Bouchard, pendant le débat télévisé des chefs.Alors que M.Bouchard revenait à la charge à plusieurs reprises auprès de Mme Campbell pour qu'elle révèle le montant du déficit prévu pour l'année fi- .nancière ayant pris fin le 31 ' mars 1993, Mme Campbell a soutenu que le chiffre ne serait pas disponible avant les élections du 25 octobre, parce que le Vérificateur général n'avait pas achevé sa vérification des comptes publics.Mais les documents internes indiquent que le sous-ministre des Finances, M.David Dodge, avait rencontré le Vérificateur général, M.Denis Desautels, 14 Surs avant l'assermentation de me Campbell comme première ministre, en juin 1993, pour des modifications comptables.M.Desautels exigeait des modifications comptables de 3,3 milliards et menaçait de joindre ses réserves aux états financiers du gouvernement.Une ventilation préparée en juillet 1993 et portant la mention «secret» prévenait les fonctionnaires de s'attendre à un déficit pouvant atteindre 40,5 milliards pour l'exercice financier 1992-93, au lieu des 35,5 milliards prévus dans le budget d'avril de cette année.Moins d'un mois après le scrutin de 1993, le ministre des 1 i nances Paul Martin annonçait que le déficit pour l'année attei-^.gnait effectivement 40,5 milliards.Les modifications réclamées par M.Desautels comportaient une provision de 800 millions pour pertes sur prêts à l'étranger, des ajustements au régime de retraite de la fonction publique de 1.2 milliard et une dépréciation de la valeur d'actifs de sociétés d'État de 1,3 milliard.N'eut été de ces changements, le déficit n'aurait pas été très éloigné du montant prévu.Les documents révèlent aussi que M.Desautels avait tenté d'obtenir la plupart des modifications comptables au cours des années précédentes, mais en vain.Parizeau à court d'arguments?¦ Le premier ministre du Nou-veau-Brunswick, Frank McKen na, estime que son homologue Jacques Parizeau commence i être à court d'arguments pour convaincre les Québécois de voter en faveur de l'indépendance.M.McKenna a prédit hier que l'électorat québécois se rira des avertissements de M.Parizeau et rejettera le projet de souveraineté présenté par le gouvernement lors du référendum prévu pour cette année.Plus tôt cette semaine.M.Parizeau a laissé entendre que les contribuables du Québec devront s'attendre à une hausse d'impôts s'ils n'entérinent pas le projet de souveraineté concocii par son gouvernement Montréal, vendredi 17 mars 1995 B5 nomie L'aluminerie Alouette ne sera pas agrandie Le comité de propriétaires du consortium en est venu à la conclusion que le moment n'était pas propice à l'agrandissement de l'usine de Sept-îles s* USA BINSSE La deuxième phase de l'aluminerie Alouette est reportée aux calendes grecques.Même si le prix de l'aluminium le permet, les propriétaires jugent que le moment n'est pas propice ;i l'agrandissement de l'usine de Sept-Iles.Cette décision, qui signifie que le consortium perd la caution de cinq millions de dollars, ii été prise par le comité des propriétaires à Montréal.Elle a été transmise aux employés hier et l'aluminerie a rendu la décision publique dans un communique laconique.Le ministre des Ressources naturelles François Gendron s'est refusé à tout commentaire.Il préfère d'abord prendre connaissance des raisons qui ont motive cette décision et il décidera par la suite s'il commente publiquement ou pas.Refus aussi chez Sidbec renoue avec les bénéfices idbec-Dosco (Ispat) a réalisé pour l'année 1994 un bénéfice net de 60,47 millions comparativement à une nerte de 16,-08 millions en 1993' Les ventes ont atteint 690 millions en regard de 593 millions l'année précédente.Le profit enregistré par Sid-bec-Dosco (Ispat) comprend celui réalisé jusqu'à la transaction survenue le 17 août 1994, au moment de la privatisation, et ceux inscrits jusqu'au 31 décembre dernier.Aux termes du régime de participation aux bénéfices, chaque employé recevra en moyenne une somme de 1300$, établie en fonction d'un pourcentage de la masse salariale et proportionnellement au salaire de chaque employé.En faisant part de la nouvelle, le président du Conseil d'administration, Lakshmi N.Mittal.s'est dit heureux des résultats encourageants de l'entreprise et ;i indiqué que les perspectives pour l'année 1995 étaient excellentes.En effet, le carnet de commandes est bien garni et les prix demeurent fermes.En outre, on a approuvé en septembre dernier la remise en service du module I de l'usine de réduction directe du complexe de Contrecoeur au coût de 15 millions.Le redémarrage de ce centre de production, prévu pour le mois d'avril cette année, amènera une augmentation de la capacité de production du préreduit de 600 000 tonnes l'an, réduisant ainsi de façon importante le coût d'achat des ferrailles dont les prix se maintiennent à des niveaux très élevés.: sssi.jïïe.!\"s2: .'35.ij \u2014 .- MONTREAL 2094,30 (+5,35) (+0.25%) TORONTO 4225.62 (+6.78) (+0.16%) NEW YORK 4069,15 (+30.78) (+0.76%) MEXIQUE 1589.58 (-22.15) (-1.40%) DOLLAR 70.77 ; (-0.06') ( - 1.40 S) Hydro-Québec qui veut d'abord être avisée officiellement que le consortium n'exercera pas l'option d'achat de 395 mégawatts additionnels prévue au contrat à partage de risques qui la lie ;i l'aluminerie.Après s'être adresse au premier ministre Parizeau, le consortium a obtenu que la prise de décision soit reportée de 90 jours, moyennant un dépôt de cinq millions verse par trois des cinq propriétaires.En vertu du contrat secret liant l'aluminerie à Hydro-Québec, les propriétaires devaient prendre leur décision au plus tard le 31 décembre.Hydro-Québec a refusé de prolonger le délai au 31 mars.Le gouvernement, lui, a accepté moyennent une caution qui aurait été remboursée si les propriétaires avaient choisi d'agrandir l'usine, doublant sa capacité actuelle de 215 000 tonnes.L'agrandissement de l'usine, reporté une première fois en 1992 à cause notamment des prix de l'aluminium fortement déprimés, aurait nécessité un investissement de 1.1 à 1,4 milliard de dollars.M.Gilles Blouin.vice-président aux ressources humaines, a déclaré hier que tous les propriétaires avaient exprimé l'intention de revoir leur décision a un moment jugé plus approprié.Si le consortium était aile de l'avant avec la deuxième phase, il aurait bénéficié des mêmes conditions avantageuses du contrat initial.Le jour où les propriétaires décideront que le moment est arrivé pour agrandir l'usine, ces conditions ne s'appliqueront plus.Tout sera donc à renégocier.Cinq partenaires Les cinq partenaires sont la firme allemande VAW, la Société générale de financement du Québec ( SGF ), la firme autrichienne Austria Metall, la société néerlandaise Hoogovens et Kobe-Marubeni, deux firmes nippones.Trois des cinq entreprises jugent le projet inopportun, VAW, Austria Metall et Hoogovens.VAW avait déjà annoncé son intention de ne pas participer au projet.La maison-mère d'Austria Metall, un autre co-propriétaire.est en faillite technique.Hoogovens, cependant, a dégagé cette année des profits nets alors qu'elle affichait des pertes l'an dernier.Ses revenus ont grimpe de 9,8 p.cent.La SGF et les firmes Kobe-Marubeni étaient prêtes à aller de l'avant.Il fallait un minimum de trois entreprises pour lancer le projet.Ce contrat a des incidences sur le projet de barrage à Sainte-Marguerite.SM3, dont la nécessité est déjà contestée, devient carrément inutile sans cet agran dissement.selon le Mouvement Au Courant, par ailleurs très heureux que la deuxième phase n'aille pas de l'avant.Alouette est une des treize entreprises qui bénéficient de tarifs d'électricité préférentiels qui ont provoqué un manque à gagner de 300 millions en 1994 à Hydro-Québec.L'aluminerie a eu inaugurée en 1992.DOSSIER La pyrolyse sous vide, une technologie québécoise qui se taille une place en Europe DENISE PROULX collaboration spéciale Tandis qu'au Québec, l'heure de la recréation se poursuit, de son cote l'Europe cherche des solutions pour disposer de ses rejets, dont le coût d'enfouissement se situe en règle générale a 250 $ la tonne.Pressés d'agir à la suite de l'annonce de la fermeture de toutes les décharges publiques' d'ici le fin de 1997, particulièrement en France, des industriels s'intéressent à un procédé d'élimination par pyrolyse sous vide mis au point par des chercheurs de l'Université Laval et dont la commercialisation est assurée par la société québécoise Pyrovac International.Selon André Laforge de KPMG.à la lumière de l'attention manifestée par les Suisses, les Hollandais, les Français et bientôt les Belges, les prévisions de revenus en redevances de commercialisation et d'opération de Pyrovac International pourraient atteindre huit millions de dollars annuellement dans 10 ans.La technologie de la pyrolyse sous vide consiste en une décomposition thermique de la matière.Elle se fraie un chemin dans les officines européennes parce qu'elle comporte de nombreux avantages économiques.Pour se doter d'une usine mobile PETROLE (+0.0S,$.18,20$ d'élimination des déchets par pyrolyse ( qui peut avaler 80 000 tonnes de rejets par année ), il faut prévoir un investissement de 22,5 millions de dollars canadiens.La construction d'un incinérateur de même capacité exige près de 170 millions de dollars canadiens.Un rapport des pays de l'OCDE révélait en 1990 que le mode de vie moderne des sociétés membres de l'organisation génère en moyenne neuf milliards de tonnes de déchets par année.Une vraie mine d'or pour les groupes industriels qui font dans la gestion des rejets.« Devant un tel potentiel économique, de grandes sociétés actives dans le domaine de l'incinération, comme la Lyonnaise des eaux en France et Faus-ter Weeler aux États-Unis, ne lésinent pas devant les pressions politiques pour ralentir l'adoption d'une législation qui supporterait la mise en place de technologies nouvelles, à la fois moins coûteuses et moins contestées par les environ-nementalistes », affirme Christian Roy, président de Pyrovac International qui sillonne l'Europe depuis l'automne dernier pour faire connaître la technologie québécoise.Son prix aidant, la pyrolyse sous vide séduit les maires des Communes européennes car elle apparaît de plus en plus comme un moyen efficace et financièrement acceptable pour éliminer les déchets et traiter les sols contaminés.« Notre avantage se situe dans la capacité de payer des citoyens », explique Roy alors qu'il rentre tout juste d'un autre voyage d'affaires en Suisse au cours duquel il a tenu des discussions avec le groupe industriel Yverdon.Commercialiser les résidus Contrairement à l'incinération qui brûle tout et ne produit que des cendres, le procédé de pyrolyse sous vide permet de récupérer séparément des huiles lourdes, du verre, du métal, des gaz, de l'eau et des madères inertes.Certains de ces résidus peuvent être achetés par des cimenteries ou d'autres types d'usine pour combler une partie PYROVAC INTERNATIONAL Prévisions de revenus en redevances 1996-2006 1996 1998 2000 2002 2006 REVENUS ($ can) REDEVANCES DE COMMERCIALISATION Territoriales 15% usine clé en main (fabrication) opérations (basé sur 2$/tonne) DÉPENSES Coût de démarrage opération, marketing, etc.REVENUS NETS (Projection pour 35 usines vendues en 10 ans) 125, 625,000 625,000 625,000 875,000 MM 2M 2M 2,2M - 630,000 1,260 M L9M 1.2M 975,000 1,1M U 220 M 1,5 M 1,075M 1,250M 2,155M 2.665M 3,475M ?de leurs besoins en énergie tandis que d'autres reprennent carrément le cycle de production des matériaux.« Tout peut être réutilisé sauf le verre qui est trop friable », soutient Christian Roy.À titre d'exemple, le ministère des Transports du Québec étudie sérieusement la possibilité de mélanger au bitume des huiles lourdes récupérées de la combustion des pneus par pyrolyse sous vide et ainsi créer une nouvelle génération d'asphalte « élastique » qui résisterait mieux aux variations de température et au poids des camions.Or.le procédé de la pyrolyse sous vide se vend mal au Québec.Christian Roy estime que le contexte législatif en est la principale cause.« Les municipalités ne boudent pas la pyrolyse sous vide.Mais avec un coût d'enfouissement de 18 à 30 S la tonne et une réglementation environnementale qui n'interdit pas l'élimination à ce prix, rien ne favorise les nouvelles technologies.À cause de cette déficience, on est en train de devenir le dépotoir du Nord-Est américain » accuse-t-il.Deux seuls projets industriels s'intéressent à la pyrolyse sous vide.L'un liant Hydro-Québec, l'IREQ et Pyrovac oui prévoit la construction d'une usine de transformation de la biomasse en produits industriels.L'autre où Pyrovac s'est associée avec la firme AES de Chi-coutirai, qui projette l'utilisation de cette technologie pour la décontamination des sols.L'Europe « Pyrovac International détient un procède qui est porteur d'avenir », déclare sans retenue André Laforge de KPMG.C'est aussi ce qu'ont compris certains industriels européens qui ohé Infographie La Presse sitent pas à acheter des droits exclusifs d'utilisation de certains créneaux pour tout le territoire de la CEE.Ainsi, la firme hollandaise Ecotecnick signait récemment une entente pour une licence d'exploitation territoriale ( l'Europe de l'Ouest ) d'usines de pyrolyse sous vide dans les domaines de la décontamination des sols, des boues de stations d'épuration municipales et des boues pétrolières.Aux redevances qui en découleront, Pyrovac International récoltera 15 p.cent en droit d'exploitation, calculé en supplément du coût de construction de chacune des unités.En Suisse, la firme Alycon de Lausanne vient de se réserver trois licences de fabrication d'usines pour toute l'Europe, servant notamment dans les domaines des déchets domestiques, des résidus du broyage des carcasses de véhicules et de la biomasse.Pour s'assurer que la technologie est utilisée selon les bonnes spécifications, un système de contrôle annuel sera de plus effectué par l'Institut Pyrovac, une branche siamoise de Pyrovac International.« On conserve ainsi la recherche et le développement de cette technologie au Québec.Ce que nos chercheurs trouveront sera directement transféré à Pyrovac International.Cette façon de faire amènera plusieurs contrats » prédit André Laforge.Pyrovac International doit toutefois s'armer de patience avant de crier fortune.Ce n'est pas avant trois ans que Christian Roy et son équipe pourront empocher les retombées véritables de leurs ventes.« Ça prend trois ans pour mettre une usine en oeuvre.Et c'est uniquement a ce moment-là que les surplus se comptabiliseront.Ce qui importe aujourd'hui, c'est de répondre à l'intérêt du marché» conclut, optimiste.Chris-dan Roi Paul Tellier 1 CN: des bénéfices de 245 millions jugés trop minces RICHARD DUPAUL Le Canadien National enregistre pour l'exercice 1994 un bénéfice de 245 millions, le plus élevé depuis 1988, mais son président-directeur général, M Paul Tellier, estime que le transporteur ferroviaire doit faire mieux.« Il reste beaucoup à taire avant d'atteindre la rentabilité durable ( .) Il nous faudrait un profit de 400 a 450 millions, bon an mal an, pour rembourser nos dettes et s'autofinancer ».a déclare hier M.Tel lier lors d'une interview par téléphone à La Presse.Maigre une vilaine grippe et la menace d'une grève à l'horizon, le pdg semblait dans une grande forme alors qu'il se dit quand même très satisfait des résultats du CN a l'aube de sa privatisation.« Notre bilan est positif et notre productivité accrue démontre qu'on s'en-va dans la bonne direction », a dit M.Tellier.Le CN, rappelons-le, avait essuyé une perte de 79 millions en 1993 et de 1,5 milliard en 1992.M.Tellier attribue la performance de l'an dernier a la reprise de l'économie et aux mesures prises par la direction pour réduire les coûts.Depuis janvier 1993, le CN a élimine 8000 postes et 5000 autres seront abolis d'ici la fin de 1995.de sorte que le transporteur aura retranche le tiers de ses effectifs en trois ans De plus, le CN investit dans la technologie, ce qui contribue à réduire les coûts, dit-il.Par exemple, on termine actuellement l'implantion d'un nouveau système d'information de 100 millions.Le ratio d'exploitation du CN, soit les dépenses divisées par les revenus, continue de s'améliorer.Il est passé de 97 p.cent en 1993 à 90 p.cent l'an dernier.L'objectif est de réduire les coûts d'encore 100 millions en 1995, ce qui amènera le ratio à 85 p.cent, ce qui est plus proche de la performance des chemins de fer américains, note M Tellier.Les compressions a venir ne devraient pas trop affecter le siège social du CN a Montréal, qui compte envi ron 2000 employés, dit M.Tellier sur ton rassurant « Le gros des coupures a deja ete fait ».dit le pdg qui n'offre cependant aucune garantie.Les autres mesures de rationalisation toucheront surtout les voies ferrées, principalement dans les Maritimes et en Ontario, dit-il.Les revenus du CN ont atteint 4.2 milliards l'an dernier et la dette a long terme a légèrement augmente pour atteindre 2.45 milliards.Selon M.Tellier.le CN est en « bonne position » et sa privatisation, annoncée dans le dernier budget fédéral, devient maintenant « une option valable ».dit-il En ce qui touche les relations de travail houleuses, M.Tellier s'est conten-t e de dire que I e s négociations se poursuivent.Des progrès auraient même ete realises, indique t-il Quelque 20 000 employés syndiques du CN sont pour la plupart sans contrat de travail depuis décembre 1992 f _^_ Michel Girard B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED117 MARS 1995 L'économie continue de progresser malgré les taux d'intérêt élevés MAURICE JANNARD ¦ Propulsée par le commerce international et l éclatante performance du secteur manufacturier, l'économie canadienne réussit à annuler les effets du niveau élevé des taux d'intérêt et continue, depuis le de but de l'année, de progresser à un rythme modéré.Statistique Canada a annonce hier que l'indicateur avancé avait augmenté de 0,5 p.cent au cours de février dernier.Cet indice mesure dix variables économiques plus susceptibles de montrer la tendance réelle de l'activité future.L'indicateur avancé comprend notamment les données sur la construction de logements, le marché boursier, l'emploi et le comportement de l'économie américaine.Les données dévoilées par l'agence fédérale indiquent que la croissance se poursuivra au cours des prochains mois.Les nouvelles commandes et les heures de travail ont augmenté dans les entreprises.En revanche, les secteurs lies au loyer de l'argent ont reculé le mois dernier, tels le logement et les marchés boursiers.« Nous continuerons d'avoir une bonne croissance d'ici l'été mais il ne faut pas s'attendre à maintenir le rythme de progrès de 1994».a affirmé à La Presse M.Robert Normand, économiste au Mouvement Desjardins.Ce dernier précise que les perspectives sont faibles dans le secteur financier et dans le logement alors que la hausse des taux d'intérêt aura toujours des repercus sions au cours des prochains mois Indicateur principal Principal indicateur composite 174.0 158.0+H FMAMJJ ASONDlJ F fév.94 1994 jan.95 1995 fév.95 162,2 172,5 \u2014\u2014~* 173,4 Source: Statistique Canada -PC Expéditions des manufacturiers Expéditions totales de l'Industrie manufacturière.(Désaisonnalisé) milliards $ 26,6 milliards J FMAMJJ ASONDlJ Pour sa part, l'économiste Michel Doucet, de la maison de courtage Lévesque Beau bien Geoffrion, note que le taux d'utilisation de capacité dans le secteur de la fabrication a atteint 85,3 p.cent à la fin de 1994, un record.La moyenne historique se situe à 80,1 p.cent.Celui-ci pense que la Banque du Canada pourrait être tentée de resserrer la politique monétaire dans les prochains mois.« De plus, le bond de 3 p.cent Source: Statistique Canada -PC dans les livraisons manufacturières laisse voir que certains secteurs industriels surchauffent en raison de la faiblesse du dollar canadien et cela pourrait se traduire par des hausses de prix en bout de ligne ».a-t-il expliqué.Les prix des produits industriels ont augmenté de plus de 9 p.cent depuis les 12 derniers mois et cela devrait se manifester d'une façon quelconque dans les biens de consommation.Depuis un an, les livraisons manufacturières se sont accrues de 33 p.cent en Ontario et de 23 p.cent au Québec, le secteur automobile expliquant une bonne part de la hausse.Le représentant de Desjardins prévoit comme beaucoup d'autres spécialistes que la Réserve fédérale ( banque centrale américaine ) procédera à d'autres hausses des taux d'intérêt d'ici la fin du printemps.« La seconde moitié de l'année va être plus difficile », a dit celui-ci.En 1994, le PIB a progressé de 4,5 p.cent au Canada et cette année, la croissance sera inférieure à 4 p.cent avec un net ralentissement en fin d'année, dans la foulée du freinage aux États-Unis.Le Mouvement Desjardins a mis au point un indice précurseur pour l'économie du Québec et en janvier ce dernier s'est accru de 0,3 p.cent.« L'économie devrait donc poursuivre sa croissance durant les prochains mois sans toutefois accélérer son rythme », mentionnent ses économistes.Les indices de l'habitation et des marchés financiers ont diminué au Québec depuis un an tandis que ceux de la consommation, de l'emploi et du secteur extérieur augmentent.Dans les deux derniers cas, la hausse dépasse 5 p.cent.Par exemple, en janvier et février le Québec a créé 30 000 emplois.En 1994, la province a ajouté 70 000 nouveaux postes.Les ventes au détail ont crû de b,b p.cent au Québec l'an passé et on s'attend à une hausse de 4,9 p cent cette année.Guerre commerciale du sucre: le Canada hausse le ton avec les États-Unis Presse Canadienne OTTAWA i ¦ Une autre note discordante viendra assombrir les relations Canada-E.-U.aujourd'hui alois que le Canada hausse le ton dans sa guerre commerciale sur le sucre.WESTMIN RESOURCES LIMITED WIS DE CONVOCATION \\ L'ASSl MB! i i EXTRAORDINAIRE \\(H Si lis PAR LESPRJ si NTES VVISÉS qu'une assemblée extraordinaire des porteurs d'actions privik-gfçcs de catégorie B.série 1 (Les actions privilégiées série I) de West min Resources Limited (Westmin) aura lieu a l'hôtel Hyatl Regency, 555 Burrard Street.Vancouver (Colombie-Britannique), à 10 h (heure locale) le mercredi 19 avril 1995 aux fins d'étudier une fusion de Westmin et de Westmin In-vestments Inc.filiale indirecte détende en propriété exclusive par Bfescade Resources Inc.L'assemblée extraordinaire aura lieu dans le cadre de rassemblée annuelle des porteurs d'actions ordinaires de Westmin.La fusion proposée est entièrement décrite dans la note d'information postée à tous les actionnaires de Westmin.> compris les porteurs d'actions privilégiées série I.Tout porteur d'actions privilégiées série 1 qui ne peut assister lui-même à l'assemblée extraordinaire est prié de remplir et de Mener le formulaire de procuration inclus avec la note d'information.Dftté a Vancouver (Colombie-Britannique) le 17 mars 1995.M NOM DUCONSI II IJ.K.MchniKht Si i r, taire Revenu Canada annoncera qu'il y a du vrai dans les allégations selon lesquelles du sucre pas cher et subventionné \u2014 provenant en grande partie des États-Unis \u2014 est en train d'être écoulé à bas prix sur le marche intérieur, ont soutenu hier des sources proches du gouvernement et de l'industrie.En conséquence.Revenu Canada ouvrira une enquête qui pourrait amener le Canada â imposer des droits compensatoires de façon à rendre plus onéreux au Canada le sucre importe.Le Canada a deja eu recours a des droits anti-dumping par le passe dans le cas d'importations de bière, de pommes et d'acier des États-Unis et d'Europe.Les exportations de sucre améri- Avis de dividendes Le 22 février 1995, le conseil d'administration de Bell Canada a déclaré les dividendes suivants : \u2022 payable le 1* juin 1995 aux détenteurs enregistrés à la fermeture des bureaux le 1\" mai 1995: -dividende No 34 de quarante-huit cents et cinq dixièmes (48,5c) par action privilégiée de catégorie A, série 8, à dividende cumulatif de 1,94 S, rachetable au gré de la Société ou du porteur.\u2022 payable le 15 mai 1995 aux détenteurs enregistrés à la fermeture des bureaux le 13 avril .M995 : \u2022 ^dividende No 27 de qua rante-six cents et cinq dixièmes (46,5c) par action privilégiée de catégorie A.série 10, à dividende cumulatif à taux ajustable, rachetable au gré de la Société ou du porteur.\u2022 payable le 30 avril 1995 aux détenteurs enregistrés à la fermeture des bureaux le 30 mars 1995: -dividende No 25 de sept mille neuf cent soixante-deux dollars et cinquante-cents (7 962,50 $) par action privilégiée de catégorie A, série 12 perpétuelle, à dividende cumulatif à taux ajustable, rachetable.losef ).Fridman Secrétaire de la Société Canadien Pacifique Limitée AVIS DE DIVIDENDE A une réunion du conseil d'administration tenue aujourd'hui, un dividende trimestriel de huit cents (8c) CAN par action sur les actions ordinaires en circulation a été déclaré.Il est payable le 28 avril 1995 aux détenteurs inscrits à la fermeture des registres le 27 mars 1995 Par ordre du conseil.Le Vice-président et secrétaire.D.J.Deegan Calgary.le 13 mars 1995.cain vers le Canada représentent environ 23 pour cent de la consommation canadienne de sucre.L'enquête portera aussi sur les importations de sucre du Danemark, d'Allemagne, de Hollande, de Grande-Bretagne et de Corée.Les droits seront imposés seulement si l'enquête détermine que le sucre importé fait l'objet de subventions déloyales et qu'il est écoule au Canada à un prix moindre que celui en vigueur dans le pays d'origine.Mais même le fait que Revenu Canada soit en train d'enquêter constitue une victoire pour les producteurs de sucre canadiens, qui ont demandé au ministère d'enquêter sur les allégations de dumping.L'action entreprise par le Canada sera la deuxième volée tirée au cours de la guerre du sucre.Les États-Unis ont été les premiers à tirer en imposant de nouvelles restrictions sur les importations de sucre cette année.Les raffineurs canadiens estiment que les nouvelles restrictions entraîneront une perte de production de 150 000 tonnes de sucre raffine au Canada, d'une valeur estimée à environ 135 millions $ d'exportations.lusqu'a 2400 emplois canadiens dans le secteur de raffinage du sucre et de production d'articles contenant du sucre sont en jeu, soutiennent les représentants de l'industrie sucrière.Au moment où les nouvelles restrictions américaines ont été proposées, l'Institut canadien du sucre avait déclaré que le Canada ne répondrait pas par la force.« La stratégie commerciale américaine consistant a bloquer unilatéralement nos exportations de sucre tout en continuant â déverser leurs produits au Canada aura des conséquences désastreuses », avait affirme en décembre Mme Sandra Marsden, la présidente de l'institut.Revenu Canada consacrera jus* qu'à 90 jours à son étude visant à déterminer si du sucre bon marché fait l'objet de dumping au Canada.Le ministère évaluera ensuite s'il y a eu dumping et, si tel est le cas, imposera des droits temporaires sur le sucre' écoulé â bas prix.Le Tribunal canadien de commerce international déciderait ensuite si les droits devraient devenir permanents.Les droits seraient ensuite maintenus jusqu'à ce qu'une solution soit négociée avec les pays contrevenants.La CSST enregistre un surplus d'opérations de 125,6 millions Assurance vie Desjardins-Laurentienne AVIS D'ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ANNUELLE ET SPÉCIALE Avis est par les présentes donné que rassemblée générale annuelle do l'actionnaire \u2022 : des porteurs de polices avec participation de Assurance vie Desjardins-Laurentienne (la 'Compagnie*) se tiendra au Palais des Congres de Montréal, le samedi Ier avril 1995.à 14 h 15.Le but de cette assemblée générale annuelle est : d'approuver les procés-verbaux des dernières assemblées générales annuelles et spéciales de 1 Assurance-vie Desjardins inc.et de La Laurentienne Vie inc.; de recevoir les états financiers pour l'exercice terminé le 31 décembre 1994.ainsi que le rapport des vérificateurs; de ratifier le règlement modifiant l'article 42 du Règlement général numéro 1 de la Compagnie et ayant pour effet de modifier la date de l'assemblée générale annueile; d'adopter ta règlements 1995-1 (nouveau Règlement général) et 1995-2 f nouveau Règlement d'emprunt).d'élire les administrateurs; de nommer les vérificateurs: et - de discuter toutes autres questions qui pourront être soumises à l'assemblée.Avis est également donné qu'une assemblée générale spéciale de la Compagnie se tiendra au Palais des Congrès de Montréal, le samedi 1er avril 1995.immédiatement à b suite de rassemblée générale annuelle, aux fins d'approuver ta convention visant la fusion entre la Compagnie et /Etcma-Vie Compagnie d'assurance.L StCKnAKi Gille* Juneau Iai>.W 17 maiN l^ '.Preste Canadienne ¦ Après quatre ans de déficits consécutifs, la CSST a enregistré l'an dernier un surplus d'opérations de 125,6 millions.En 1993, l'organisme avait essuyé un déficit de 122,8 millions.Ce résultat positif est le fruit d'importants efforts de redressement mis de l'avant au cours des dernières années à la CSST, et qui ont notamment permis de réduire la période moyenne d'indemnisation en favorisant une réadaptation rapide des accidentés.De 1990 à 1993, la CSST a accuse des déficits totalisant 1,8 milliard, soit une moyenne annuelle de 458,2 millions.La dette actuarielle de la CSST était, à la fin de 1993, de 3,5 milliards.Au 31 décembre 1994, cette dette actuarielle a pu être abaissée à 3,3 milliards.Cette diminution a été rendue possible en partie grâce à l'utilisation du surplus d'opérations enregistré en 1994.La CSST a également procède à une réduction de son passif actuariel pour un montant de 70,9 millions, compte tenu d'une révision à la baisse de ses engagements futurs prévus.(oint, hier, par La Presse Canadienne, le président de la CSST, Pierre Shedleur.a expliqué aue le succès des programmes de réadaptation était à l'origine de la diminution des engagements futurs de l'organisme.En réadaptant un plus grand nombre de travailleurs accidentés, la CSST abaisse d'autant le versement de ses indemnisations futures En 1992.il fallait 600 jours avant qu'un travailleur accidenté n'amorce sa réadaptation, comparativement à jours aujourd'hui.En réduisant sa dette actuarielle, le niveau de capitalisation de la CSST s'est accru de 55,5 pour cent ( 1993 ) à 58,3 pour cent ( 1994 ).Hausse des revenus Les résultats positifs de l'année 1994 s'expliquent également par une hausse des revenus de la CSST.Ceux-ci ont en effet augmenté de 110 millions, pour atteindre 1,6 milliard.Les prestations versées par la CSST l'an dernier ont atteint 1,2 milliard, soit sensiblement le même niveau qu'en 1993.M.Shedleur a précisé qu'il était trop tôt pour dire si la CSST, compte tenu des bons résultats enregistrés en 1994, pourra abaisser son taux de cotisation moyen l'an prochain.Cette décision est prise chaque année au mois de mai.L'an dernier, le taux de cotisation moyen avait déjà été abaissé de 2,75$ des 100$ de masse salariale, à 2,60 $, soit une diminution de 5,5 pour cent.M.Shedleur espère, d'autre part, que le gouvernement du Québec donnera suite ce printemps, ou au plus tard cet automne, au projet de « déjudiciarisation » du processus de règlement des litiges.Alors qu'il faut parfois cinq ans, présentement, pour en arriver à une décision finale dans le cas d'un litige, la CSST voudrait ramener ce délai à un maximun d'un an.Beaucoup de satisfaction Réagissant à la publication des résultats financiers de la CSST, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a dit accueillir, pour sa part, « avec beaucoup de satisfaction » la performance de l'organisme.«t Après les déficits des dernières années, a fait valoir le président du CPQ, Ghislain Dufour, la machine semble maintenant sous contrôle et il faut s'en réjAuir ».L'étau.d'intérêt epuis un an, les taux d'intérêt hypothécaires ont bondi d'environ trois points de pourcentage.C'est dramatique.tant peur les propriétaires qui doivent renouveler leurs hypothèques que pour le marché immobilier.La progression des taux est d'autant plus catastrophique qu'il s'agit de taux réels puisqu'il n'y a pas d'inflation.Par rapport à février 1994, moment ou les taux ont touche leur creux des 30 dernières années, le terme d'une hypothèque d'un an fermé est passé de 5,75 à 9.25 p.cent, ce qui représente une hausse de 60 p.cent.Le terme de cinq ans a grimpé un peu moins, passant de 7,25 à 9,88 p.cent.Ce qui représente tout de même une hausse de 36 p.cent.Voici l'effet désastreux sur nos paiements mensuels hypothécaires des hausses de taux d'intérêt subies depuis un an.Supposons une hypothèque de 100 000 $, amortie sur 25 ans.À 5,75 p.cent, comme c'était le cas il y a un an pour le terme d'un an, l'emprunteur devait verser 625$ par mois ( capital et intérêts ).Aujourd'hui, le même emprunteur doit verser 844 $ par mois.Les paiements augmentent ainsi de 35 p.cent.L'emprunteur qui, l'an dernier à pareille date, a préféré opter pour un terme d'un an à 5,75 p.cent au lieu d'opter pour un terme de cinq ans à 7,25 p.cent, verra ses paiments mensuels passer de 625 $ à quelque 885 $, pour une hausse de 41 p.cent.Si notre emprunteur avait opté l'an dernier pour le terme de cinq ans à 7,25 p.cent, il paierait au-joud'hui 715$ par mois, soit 170$ de moins! La forte hausse des taux d'intérêt met â l'heure actuelle des milliers de propriétaires de maisons dans le trouble.Je pense notamment aux gens qui sont surendettés soit à cause d'une hypothèque , trop grosse, d'un emprunt d'auto trop élevé, d'un solde de cartes de crédit près de la limite.C'est littéralement la panique chez les familles qui ne disposent d'aucune marge de manoeuvre financière ou presque.Lundi dernier, une jeune mère de famille m'a appelé en catastrophe pour me demander ce qu'il va arriver de la maison qu'ils ont acquise il y a à peine un an.Ses versements hypothécaires actuels : 900 $ par mois.Au renouvellement, dans quelques semaines, les fameux paiements grimperont à quelque 1200$ par mois.«Que va-t-il nous arriver?Mon mari gagne 60 000 $ par année.Mais on arrive tout juste a boucler notre budget.On ne peut pas payer 300 $ par mois de plus pour la maison.La banque va-t-elle nous mettre à la porte?Mon mari va-t-il se faire saisir son salaire?Allons-nous perdre tous nos biens?On a mis notre maison en vente.mais personne ne s'est montré intéressé.» l'as de panique ! Vous n'allez pas vous retrouver dans la rue demain matin.Il faut savoir que votre « banquier ».que ce soit une banque, une caisse, une société de fiducie ou une compagnie d'assuranee-vie, ne souhaite absolument pas prendre possession de votre maison pour cause de défaut de paiement.Sachez que votre banquier a tout « intérêt » a vous aider à régler votre problème financier.Avant de lui faire part de vos problèmes de surendettement, essayez donc de voir s'il vous serait possible de couper â quelque part dans vo^ dépenses de consommation courante ( habillement, loisirs, restaurants, nourriture, transport ( voiture luxueuse?), etc.).Bref, il faut tenter de refaire le budget familial ! * Deuxième étape : si vous avez des dettes a gauche et à droite, il y aurait peut-être lieu d'aller voir votre banquier et effectuer ce qu'on appelle une « consolidation de dettes ».Cela pourrait vous permettre de régler une fois pour toutes vos soldes de cartes de crédit, d'obtenir un taux d'emprunt plus raisonnable et surtout de mettre de l'ordre dans vos dettes.Trosième étape : la renégociation de l'hypothèque.Il existe diverses façons de réduire le montant de ses versements hypothécaires lorsqu'on est carrément étouffé.Un : rallonger, si l'on peut, la période d'amortissement de l'hypothèque.Deux : si on est pris avec une deuxième hypothèque ( dont le taux est plus élevé ), il faudrait essayer de la rembourser en négociant une augmentation de l'hypothèque de premier rang.Trois : il faut aller rencontrer son banquier et tenter de conclure un arrangement qui vous permettrait durant une certaine période de bénéficier d'un délai de.plein paiement.Quatre : pris à la gorge, il est toujours possible d'essayer de vendre sa propriété.Si après toutes ces démarches, vous êtes toujours dans le trouble, eh bien ! dites-vous que vous bénéficiez d'un délai assez long avant de perdre votre propriété.Un délai d'environ un an î Voici les étapes qu'une banque suit habituelle ment avant de prendre possession d'une propriété pour défaut de paiement.1- Après deux mois de retard dans vos versements mensuels, la banque vous enverra un premier avis de paiement en retard et on vous invitera à venir vous expliquer.2- Après trois mois de retard, on vous fera parvenir un avis, par lettre recommandée : on vous mettra en demeure de régler vos paiements en retard.3- Au quatrième mois, la banque transférera votre dossier entre les mains de ses avocats et à partir de ce moment-là, on enclenchera la procédure de prise de possession de la propriété pour défaut de paiements.4- Il peut se passer de six à huit mois de « proce- \u201e durite » avant que vous soyez obligés de déguerpir de la maison.Vous « saisissez » maintenant pourquoi les ban- .quiers n'ont absolument pas intérêt à vous refuser la négociation d'un arrangement financier Vous voulez acheter ?Voici une brochette de conseils qui vous évitera bien des problèmes financiers : a ) Investissez comme mise de fonds au moins 25 p.cent du prix d'achat.Vous disposerez ainsi d'une marge de manoeuvre relativement importante en cas de forte hausse de taux intérêt.b ) Plus la mise de fonds est petite ( minimum 5 p.cent ), plus on sera financièrement vulnérable aux fluctuations à la hausse des taux d'intérêt.En-deça de 25 p.cent de mise de fonds, le banquier va' exiger que l'emprunt soit assuré par la SCHL ( Société canadienne d'hypothèque et de logement | Cette assurance n'est pas gratuite, loin de là.On Z parle d'une prime qui peut dépasser les 2000 $ dans le cas d'une hypothèque de 100 000 $ et pluv c ) Pour ne pas craquer sous le poids des dettes et surtout ne pas travailler uniquement vue de rembourser son hypothèque, il ne faudrait pas que le montant de vos paiements mensuels occasionne^ par la maison ( prêt hypothécaire ( capital et intérêts ), chauffage, taxes foncières ) dépasse 30 p.cent du revenu net de la famille.Les institutions bancaires parlent également d'un rapport 30-32 p.cent mais.des revenus bruts de la famille.Si vous voulez « vivre ».optez pour les 30 p.cent du revenu.net ! Pour toutes questions touchant vos finances personnelU \\.veuillez nées ôi rard.7 rue Stjacaucs.Montréal.tlZY IK9.écrire à : LÀ PKLSSL'.Finances personnelles.À/S Michel Gi Par ailleurs, tous les matins de la semaine.Michel < rard présente une chronique économique dans le cadre de l'émis uon Bonjour^iontréal.de CKAC. LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDRED117 MARS 1995 fi7 Écono-flashes HQ FINAUSTE DU EDISON ANJUO ¦L'Edison Electric Institute, de Washington, a choisi HydroQuébec à titre de finaliste dans la section internationale du Edison Award pour 1995.L'institut a voulu ainsi souligner la qualité de la recherche et du développement, ainsi que les nombreuses percées technologiques d'Hydro-Qiicbec, qui consacre prés de 2 pour cent de ses revenus à la recherche et au développement.Les autres finalistes sont Electricité de France et Iberdrola S.A., d'Espagne.L'Edison Electric Institute a été fondé en 1933 et regroupe la majorité des compagnies privées de production et de distribution d'électricité aux États-Unis.FOim DEMANDE D'AOER ¦ L'année 1994 a été excellente pour les acheteurs d'acier, si l'on en juge par l'augmentation de 18 p.cent enregistrée dans la consommation de ce produit.La demande intérieure, qui est allée en augmentant, a été dominée cette fois encore par le secteur de l'automobile, les livraisons s'étant accrues de 17,5 p.cent au cours du quatrième trimestre.Comme en témoignent les livraisons faites aux industries de première transformation et de fabrication de matériaux de construction, ainsi qu'aux secteurs des pièces fabriquées à la presse, des emboutis peu profonds et des revêtements, l'activité dans les domaines liés à la construction a fait un bond de 22 p.cent par rapport au dernier trimestre de 1993.Les livraisons destinées aux autres marchés ont légèrement diminué en comparaison des niveaux très élevés atteints au cours du quatrième trimestre de l'année précédente.MONTEREY SE PROTÈGE ¦ La compagnie Textiles Monterey s'est placée hier sous la protection de la loi contre ses créanciers, cette mesure s'avé-rant nécessaire à la suite d'un déficit de fonds de roulement entraîné par une accumulation de pertes d'exploitation au cours des dernières années.Monterey a reçu l'appui de ses banquiers et principaux fournisseurs dans cette démarche.Le nombre de commandes à livrer étant encore important, Ten-treprise prévoit poursuivre ses opérations de façon habituelle.Monterey est active dans l'industrie du textile depuis 1985 et compte environ 400 employés à ses usines de Drummondville et Saint-Iean-sur-Richelieu.BIONAIRE.PETIT PROFIT ¦ Le chiffre d'affaires de Bionaire.pour la période de dix mois terminée le 31 décembre, a atteint 69,1 millions, ce qui représente un bénéfice net de 90 000$ ou un cent l'action.Lors de l'exercice précédent, le chiffre d'affaires s'établissait à 73,2 millions et le bénéfice net à 3,4 millions ou 25 cents l'action.CONTRAT POUR PRIMA EN AFRIQUE ¦ Prima Télématic vient de signer une entente exclusive avec la société tunisienne S2i ( Société d'industrie informatique ) pour la distribution de son système d'audiomessagerie Prima Message 5,0.Selon le président de Prima, François Rainville, la Tunisie représente un marché potentiel de 50 millions dans le domaine de la téléphonie interactive et l'accord avec S2i donne à son entreprise une longueur d'avance sur ses concurrents.PWA : REGROUPEMENT DES AOIONS ¦ Le conseil d'administration de la PWA Corporation a approuvé la consolidation des actions ordinaires et des actions sans droit de vote de la PWA dans une proportion de une pour 20.Les détenteurs d'actions ordinaires et d'actions sans droit de vote de la PWA recevront un nouveau titre pour chaque tranche de 20 actions qu'ils détiennent à la date de référence.La valeur des bons de souscription rachctables sera automatiquement redressée pour tenir compte de ce regroupement.Le regroupement proposé est sous réserve de l'approbation des bourses et des détenteurs d'actions ordinaires de la PWA à l'assemblée générale annuelle et extraordinaire qui sera tenue le 4 mai à Calgary.Outre le regroupement, la Société demandera aux actionnaires d'approuver un changement de raison sociale de PWA Corporation à Canadian Airlines Corporation.POSTES CHAUSSE DU 1ER AVRIL ¦ La Société canadienne des postes rappelé que les diverses augmentations des prix de la Poste-publications subventionnée entreront en vigueur le 1er avril.Les ajustements tarifaires touchent les hebdomadaires admissibles de petites villes canadiennes ( hausse moyenne de 10 p.cent ), les périodiques canadiens ( 5 p.cent en moyenne ) et les livres de bibliothèques ( 5 p.cent en moyenne ).Les hebdomadaires canadiens admissibles continueront de profiter de la distribution gratuite d'un nombre maximal de 2^00 exemplaires par numéro à l'intérieur d'un rayon de 65 km du lieu de publication.BMN : HAUSSE DU BÉNÉFICE ¦ Le constructeur automobile allemand Bayerische Motoren Werke ( BMW ) déclare une hausse de 35 p.cent de son bénéfice net qui, en 1994, atteint 697 millions de marks ( environ 700 milions CAN ).En 1993, BMW avait été le seul constructeur automobile allemand à avoir enregistré un réî^ultat p0 ::9 0.14 l.:5 125 039 009 '4X 14.» 123 1.17 0.20 OM 0:9 92! OJS 0.80 1.06 104 011 011 049 043 Ca 097 015 013 OW 119 Cl C'J ;:5 319 2 43 3 10 C45 045 039 025 S 47 045 O07 0C7 040 049 &0e 575 0,01 ex 335 3X 065 Oih 1.50 145 022 029 125 095 C28 024 C2I 025 061 ei2 015 015 0.75 075 049 036 0 49 0 45 1» vx 0 73 073 OM 5'4 017 0:7 017 017 OSS 0.50 1.95 143 027 0:7 31'-; :i 015 019 :x c«-c:3 324-3.34 en 043+OC3 C.75-OC5 225 C35-CM C4îi-O06 :4;*f:7 033-9.91 045-on 013 220*520 031-201 C20-r9J2 02c-091 ::i-:y 26;-: 35 C.1S-3.C1 0.90 tOlC C60 1.5Û-019 025t101 \u2022.* 343 :.49i-:.C3 014 9X-CX 3.3:-::> 213-3.U 043 Oiû-329 cî4-;m ::x i?4t:46 Cl-:-;.:» V:5-315 C39tCX ux 1.17-C.36 C.^3 05-CCl 1.C4-C37 011 oc c,:7-o:i 0i4 010 0:» 3rv+OC5 130-0.19 C45 C.^-:39 045 C37-C91 0,49-9:5 6.x+312 cn-rc» 3» 365 rO a 1.45+0.05 020 1.11+033 C2I +094 025 0.61+011 015 ers eJ4-9.14 045 ix 0:9-c» 014 117-0.03 0'7 059 IW-rOîS :.:7*c:5 HVM La bourse en bref MONTRÉAL Volume: Jeudi 14428 Mercredi 11192 Indices Ue Montréal: $4.9215 $cx0«I5 $0S6ir $o.22-:£ $0 2353 $0 9611 $00489 $0.$4C7 $09559 $3.6121 $coe$8i $0 0559 $oooc:k $2 2446 , $0,0003121 $1,0161 $00463 $0.1 ICI $1.3711 $o.câf: $C X3C4 ^ »o;59i I $02961 l $3.CCtS9 ?-4 I t nus ACTIFS rAtem Vortïl Teneiaf Ba'Xv Oflt i'-night ph Kv^c*^\"^ i Irtr rn Lsric min i ncv 161173 757500 42:7» 3451» 170)44 161100 Hxn 133X0 13:500 125 2» C23 049 151 019 120 029 OX :2ï 124 020 032 117 01; 1J7 s14 025 C23 ni+033 176 ?346 o:o-c:i 037*0:5 1J5+CJ0 817 no+OM 029+093 C 25-159 32» +0n Haut Marché IXXM) 2097.74 Marché b8nctire(XC6) Hydroçartx.Te$ Mif.ei et Métaui Produits forestiers ftefisd'equfperrents Serves publies Faita saHtami: 61$ Côt Vif.2085,13 2094.30 ^5i5 2521.19 t2,12 1S59.36 -i03 2627.02 -14^7 2709.65 4lS9 2047.96 i27,62 1937i4 -2,47 \tJeudi\tMercredi Actions trans.\t406\t416 Gains\t155\t195 Pertes\t121\t98 Inchangées\t130\t123 Hauts 95\t11\t12 Bas 95\t4\t8 Valeurs !\u2022« piuti activet:^\t\t Valeurs\tVolune\tClôt Var.\t120QC53\t7H sïib.AicinAimuri\t1133C37\t MaenlanBMel\tmvt\tm itit AbitM^.Acpts\tses 500\t UiclnB\t446873\tif« mb.Junlora ^Minea et pètrofea:\t\t Valeurs\tVolume\tCI6t Var.OiiefltRei\t273500\t.175 -.015 TtominRes.\t182 650\t1.W *.15 EipL\t125900\t.12 m.Mispec Ret.\t»000\t Cdc$olOt$ts\t93900\t» itib.NKVV YORK Voluma: Jeudi Mercredi Indicée Dow Jof>ea; 336 686 330 309 505 640 Haut Ba$ Clôt Vr 30 Industrielles 4095.70 4021.77 4065.15 t30,7l 20Trrsport$ 15ê7.77 1562.15 15W.32t10,K 15Sef^-.po5.189^ 186,92 111,11 ?0;6 65 Composes 1365,68 1342,78 1357^6 ^IM Faite aatiiaima^ Actions trant.Gains Pertes Inchangées Hauts 95 Bas 95 Jeudi Mercredi 2 948 2 953 1390 770 788 106 23 1009 1117 827 Valeur! lea pNia iKtivea:\t\t\t Valeurs\tVolume\tClôt\tVar.TeietMeiAdi\t6 108000\t269\t RJRNibdeo\t$031900\t5S\t-'A EMCCcfp.\t44n600\t16\t\u2022H COBBÉfi\t8185 s»\t32S\t MefirkiCo\t3388 S80\t4r^\t.S aowfwi ne\t3382000\t5(H\t GenWctn\t3r6980\tm\t IBM\t^ 2845790\t8ri\t4l^ T(3RONTO Vohima: Jeudi Mercredi btdtcea de Toronto: 67 374 54132 HjL-t 226.32 258,15 4229,25 TSE 35 TSE IX TSE 2^3 AuTiferes Les f .narKiers Mhnes et Métaui PétroiesetGaz InduitneHes FaKa aaHtama: Sas C'ôt Var.22i78 22586 ^38 256.65 257,57 ^C.08 4208,01 4225.62 -6.78 S:215S -104.0 3239.98 -^71 3951,56 +24.90 4119,19 -2.34 2796.31 t26.24 I Jeudi Mercredi Actions trans.\t1066\t1059 .Gains\t389\t426 Pertes\t354\t304 Inchangées\t325\t329 Hauts 95\t23\t24 Bas 95\t28\t18 Valeur! les plua actives: Valeurs\tVolume\tCiôt.\tVar.GaMatfTe:^\t1R33250\t6^4\t linaCoïp.\t15693:3\t12\t Abïîibi-PHce\t)C4::25\tMh\titib BracM\t?96?X\t2i3\t\u2022x: Nort^effl Teteoffl.\t85922)\t53'9\t MNias et pétroles:\t\t\t Valeurs\tVolume\tCldt\tVar.McTjcn Ftt!\t1136600\t\tittb.\t996633\t.145\t0C5 \t927 950\t2.10\tr.i: \t845700\t4,10\t BarricàGoid\t7890(7\t33\t NASU\tAU\t\t Volume:\t\t\t Jeudi\t340\t154\t700 Mercredi\t335\t505\t100 tndicea MASOAa\t\t\t CcfTposrte IftdJStnelies Banques AisurarKes Frf^xes Transports Telecom, HjJt 809 36 788» 771.91 1017.05 93560 692 ^5 1&i58 Bis 807,49 785 31 no.i4 101268 932.96 688.92 163.30 80934 788 S4 773.?8 1017.C5 93553 69225 164 58 Vi'.\u20221.96 -:48 \u2022251 M.40 Fatta aaManta: \tJeudi\tMercredi Acbons trana.\t5119\t5116 Gains\t1770\t1692 Pertes\t1552\t1575 Inchangées\t1797\t1851 Hauts 95\t155\t153 Bas 95\t87\t78 hKNcaa StaiHlard A Poor'a: 400lndiaMn 20 Transports 40Servpue.40fnances 5XCorpo$a Haut 589 14 390.21 159 82 46.14 495,74 46\u20ac,1i Bas 584 24 385 64 158 63 45 73 491.78 461M Dot 58883 38983 159,72 46.12 495,41 4êi32 Var.^^7 «36! .C75 ^.U 453 ^36 B 14 LA PRESSE, MONTREAL.VENDREDI 17 MARS 1995 '^MARCHANDISES ET SERVICES O 1 OFFRES D'EMPLOI (Tous les postes annonces sont ouverts également aux femmes et aux hommes).220 ANIMAUX 233 CANICHE Royol.noir, enr., môle.2 i ans, obéissance, un vrai champion.383-1077.CHATOIE Cornlsh Rex mâle noir, * mois, enr., vaccine, 252-4707.CHEVAUX d'equltatlon o vendre.A VOlll (SU) 641 - 9419.CHIOTS croisés Rottwelier Labrador, 100 S Ch.1-819-423-5379.CHIOTS dolmatien, 7 sem., voc-cires, visite médicale.646-7360.CHIOTS moles Bichons Mortels 8 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