La presse, 1 avril 1995, C. Cinéma
[" CAHIER Montréal, samedi l*' avril 1995 inema ou le rebifth de IViarion Brando Le psy et sa femme ( Faye Dunaway et Manon Brando ) dans Don Juan DeMarco à laffiche dès vendredi.Cet original est un Américain surgi pratiquement de nulle part.Il s'appelle leremy Leven.Sans qu'on l'ait vu venir, il nous piopose aujourd'hui un Don Juan dépoussiéré, rajeuni, en excellent état de fonctionner.Après Molière, Goethe et Mozart, il propose une version de cet éternel séducteur qui risque de faire date.Tout comme Dracula, le mythe se porte bien et vit maintenant en Amérique.Il s'appelle Don |uan DeMarco.11 a les traits de lohnny.Depp, prétend être né au Mexique, avoir baisé 1502 femmes \u2014 la majorité d'entre elles, soit 1500, faisant partie d'un harem d'Arabie \u2014 et avoir perdu le goût de vivre depuis qu'il a essuyé un échec dans sa quête amoureu- SUITE A LA PAGE C 2 ¦ 1 Théâtre du CHANCE CE SOIR ZOh -lOOO tolllets encore disponililes IPtvr Billets en vente au Forum de Montréal, au Spectrum.^ aux comptoirs Admission C2 LA PRESSE, MUiiTRÉAL, SAMEDI 1«r AVRIL 1995 L'APPÂT Pas des enfants de choeur, les jeunes de cette fin de siècle ! HUGUETTE ROBERGE L'inspecteur John Mackey ( Chrlstopher Plummer ) traque Dolores Claibome ( Kathy Bâtes ).soupçonnée de meurtre.La vérité fait mentir les apparences LUC PERREAULT ¦ Depuis Misery, I*horreur chez Ste-phen King peut surgir d'une réalité banale et n'obéir qu'à des motivations psychologiques classiques.Ce changement de cap était important chez un auteur pour qui le surnature! était jusqu'alors considéré comme une marque de commerce.Dolores Claiborne s'inscrit résolument dans cette tendance classique.Le titre à lui seul symbolise par sa banalité le côté terre à terre de i'anti-hérome qui prête son nom au film.Rien en effet ne saurait distinguer ce personnage si ce n'est son physique plutôt ingrat et le fait que.pour la deuxième fois, elle est soupçonnée d*un meurtre.La séquence d'ouverture prend d'ailleurs le spectateur à témoin d'une scène capitale ( dont les omissions paraissent incidemment, après coup, relever de la malice ).On y voit Vera Do-nogan, la vieille dame que Dolores torche et bichonne depuis plus de vingt ans, roulant au bas d'un escalier.Hélas pour elle, le moment précis où Dolores brandit un rouleau à pâte en marbre au-dessus de la moribonde coïncide avec la tournée du facteur.Pour le détective |ohn Mackey ( Christopher IMummer ), chargé de cette affaire, ces détails troublants suffisent à établir la culpabilité de Dolores.A partir de telles prémisses, on devine facilement la suite.Le film va s'acharner à faire mentir les apparences en faisant apparaître la vérité.Ce ne sera pas nécessairement un accouchement facile.Dolores Claibome relève en ce sens de la démarche psychanalytique.Il s'agit de mettre en marche un processus qui tient de la catharsis et dont Tcffet se rapproche d'une guéri-son.-Au terme d'un long cheminement, on aura compris de quel bois au juste cette Dolores se chauffe.D'une meurtrière en puissance, on aura vu surgir DOLORES CLAIBORNE une Cendrillon dévouée puis une mère généreuse qui aura tout sacrifié pour sa fille.Selena, la fille en question, interprétée par (ennifer lason Leigh, paraît tout aussi énigmatique que la mère.Cette journaliste qui a réussi dans sa carrière semble pourtant traîner une vieille et profonde blessure.En revenant dans la petite île du Maine de son enfance qu'elle avait fui depuis plusieurs années, tout un passé bravement refoulé va ainsi remonter à la surface.En dehors du jeu des deux comédiennes, le travail le plus intéressant consiste en ces va-et-vient entre le présent et le passé.Au moment où Selena et Dolores reviennent dans la maison familiale délabrée, abandonnée depuis des années, des fantômes du passé surgissent tout à coup.Ce ne sont pas des esprits mais de simples souvenirs.Quand Dolores observe sa fille, elle revoit à travers elle, littéralement, l'homme qui fut son mari et les scènes pénibles que cette famille a vécues.Le physique si particulier de Kathy Bâtes la condamne presque à ce genre de personnages extrêmes dans lesquels, il faut bien le reconnaître, elle excelle.Elle tenait dans Misery le rôle de la chipie.Cette fois, elle a droit au rôle tout aussi ingrat du bouc émissaire.Le vrai vilain serait plutôt le mari décédé ( assassiné ?), loe St.George ( David Stra-thairn ).un alcoolique violent et vicieux.Mats il ne faut pas révéler le fin fond de cette intrigue qui ne manque pas de rebondissements.Mentionnons simplement qu'en traitant, dans le contexte d'un suspense psycholoqique, de la violence conjugale jumelée à l'alcoolisme et à l'inceste, Dolores Claiborne pose de vraies questions que le cinéma américain a de plus en plus tendance à esquiver.Et c'est tout à l'honneur de Taylor Hackford d'avoir su concentrer son récit autour de la lente redécouverte mutuelle d'une m^re et de sa fille, plusieurs années après le traumatisme qui a provoqué leur éloi-gnement.Si fantastique il y a dans ce film, il tient dans la manière dont on s'y est pris pour faire coïncider les deux époques qui servent de temps au récit.Hackford réussit avec brio dans un môme plan et dans le même décor ( parfois avec tout le paysage qui l'accompagne ) à passer de Tun à l'autre.Ces passages relèvent à certains moments du tour de force.Pour la scène clé où St.George passe de vie à trépas, on a recouru aux effets spéciaux pour recréer une éclipse de soleil.Le résultat, comme on peut s'en douter, est dramatique.Un détail toutefois m'a fait tiquer: pour faire sentir le passage du temps, à force de multiplier les couches de maquillage sur les acteurs ( sauf dans le cas de lennifcr |ason Leigh pour laquelle ce problème ne se posait pas ), on arrive parfois à les rendre méconnaissables.Le problème se pose en particulier pour ludy Partitt ( qui incarne Vera Dono-van ), la moribonde du début qui se métamorphose rétrospectivement en grande dame anglaise.Vax failli ne pas saisir que c'était non seulement le même personnage mais la même actrice.Signalons en terminant que le film a été tourné en Nouvelle-Ecosse.DOLORES CLAIBORNE.de Taylor Hackford.en v.f.aux Borri 4, Carrefour du Nord 4, Chateau-j;uay 1, Saintc-Therëse 8, Langelicr 4, Laval 2000 « l« Longucuil I.Place Lasalle II et Tcrrebonne 2.En v.o.aux Versailles 5, Brossard 2.Galeries Laval I, Place Alexis-Nihon I.Place Lasalle 5, Plaza C6-le-dcs-Neiges 6 ei Pointe-Claire 5.¦ Avec L'Appât, qui prend enfin l'affiche, Bertrand Tavernier prouve que, non seulement il est possible de faire sur écran une dénonciation intellectuellement honnête de la violence, mais qu'il peut en résulter un film tout aussi poignant, et efficace, qu'une démonstration high tech à la Oliver Stone.De certains films \u2014 L*Appât et Nous étions guerriers, par exemple \u2014 on ne dit pas qu'ils sont de « beaux » films.On ne peut les recommander sans réserve à la ronde, comme on l'a fait pour des oeuvres comme La Leçon de piano ou Farinelli.Pour cause.On n'en sort pas ébloui, ni enchanté, et encore moins édifié, mais plutôt bouleversé, en état de choc, sonné comme sous l'effet d'un direct de Mike Tyson.Fort, poignant, dérangeant, l'Appât est un film sur l'érosion des valeurs chez les jeunes qui, sous ce que Tavernier appelle « la dictature du pognon et de la pub ».ont subi un lessivage en règle du cerveau et de la conscience.Tiré d'un fait divers qui a passionné la France entière en 1984.il nous permet de suivre, dans leur tragique dérive, trois jeunes au seuil de la vingtaine, une fille et ses deux copains, qui n'ont rien du stéréotype « tueur né ».De grand ados, qui ressemblent trop à ceux que nous connaissons pour nous laisser indifférents.Enfants de la désinformation, Nathalie ( Marie Gillain ), Éric ( Olivier Si-truk ) et Bruno ( Bruno Puzlu ) vivent, comme l'a constaté l'auteur et sa scénariste ( Colo Tavernier, son ex-femme ), dans un monde virtuel, dont l'argent est le code.Ils vivent, non pas dans la vraie vie, mais « dans les images de la vie», rêvant d'aller ouvrir des boutiques de prêt-à-porter aux États-Unis, où tout leur paraît plus beau et plus facile.Mats où trouver l'argent du voyage et du fonds de commerce?justement, il ont conçu un plan infaillible.Croient-ils.Nathalie, petite amie d'Éric, visage d'ange et corps de vahiné, n'aura aucun mal à draguer de riches playboys.Invitée à leurs appartements, elle en déverrouillera la porte d'entrée, pour qu'Éric et Bruno, qui le suit comme un chien fidèle, interviennent, juste avant que la belle ne soit forcée de satisfaire ces salauds, pour les n neutraliser », quitte à les assommer un peu, et les soulager de leur superflu : montres Piaget, briquets DuPont, stylos Mont-Blanc, sans oublier, le contenu de leurs poches et coffres-forts.Mais parfois, l'imprévu arrive, les choses tournent au pire, et le spectateur a froid dans le dos.Dans L*Appât, la violence est présente, et pleinement justifiée, mais Tavernier Ta voulue le moins visible possible.On l'entend, et on l'imagine, plutôt qu'on la voit.Il a eu raison.Sa mise en scène est d'autant plus efficace que nous, dans la salle, ne pouvons banaliser ce que nous avons imaginé.Ça ne rend pas pour autant certaines scènes moins insupportables.Sa caméra colle aux personnages, dont elle épie les moindres réactions.Malgré quelques expressions d'argot, les dialogues (Colo Tavernier) sont d'une justesse criante.Comme le jeu des trois interprètes principaux, Marie Gillain ( fantastique de candeur.criminelle ! ), Olivier Sitruk et Bruno Puzlu, tous admirablement diriges.Tout au long du film, on ne cesse pas un instant de croire à leurs personnages.Ils vivent.et se détruisent devant nous, impuissants.Dur, dur ! L'APPÂT, de Bertrand Tavernier, au Complexe Dtisjardins 1.et Carrefour Laval 2.Dans le film de Bertrand Tavernier.les personnages principaux sont de grands ados, qui ressemblent trop à ceux que nous connaissons pour nous laisser indifférents.Enfants de la désinformation, ils vivent comme Ta constaté l'auteur et sa scénariste ( Colo Tavernier, son ex-femme ), dans un monde virtuel, dont l'argent est le code, lis vivent, non pas dans la vraie vie.mais « dans les images de la vie ».Le rebîrth de Brando.SUITE DE LA PAGE G 1 se.On nous le présente au moment où il s'apprête à mettre fin à ses jours.L'homme qui va le resca- des malades mentaux, a les traits d'un acteur qui est lui-même reconnu comme l'un des plus grands Don juan de notre époque.On aura reconnu Mar-lon Brando.Leven a réussi un exploit rare : pour son premier film produit par Hollywood, on Ta laissé diriger pendant huit semaines l'acteur le plus capricieux jamais vu, un homme qui, au dire de son biographe Peter Manso, a brisé la carrière d'un nombre incalculable de réalisateurs, de producteurs et de directeurs de studio qui eurent le malheur de travailler avec lui.joint au téléphone dans sa grange du Connectî-cut où il a écrit le scénario de son film, le réalisateur de 53 ans me faisait part des difficultés qu'il a eues en travaillant avec la super-star.« Avec lui, me dit-il, il y a eu des batailles, parfois de bonnes, d'autres fois moins bonnes.C'est un homme très soupçonneux.C'est aussi un enfant dans un corps d'homme, un enfant effarouché.Mais on peut arriver èi le convaincre.Il est accessible et, ce qui ne gâche rien, très brillant.» Sans s'étaler sur Tâpreté de leurs luttes, Leven ajoute : « Avec Marlon, le plus difficile n'était pas de l'amener sur le plateau mais, une fois sur le plateau, de lui faire dire les lignes de son dialogue.Dans le cas de lohnny Depp, c'était le contraire : il avait un trac terrible avant, mais, une fois sur place, tout était facile.C'est un grand talent.Ouant à Paye Dunaway \u2014 qui joue la femme du psy \u2014c'est une perfectionniste.Tous les trois, ce sont des professionnels.Ils ont fait ce qu'ils avaient à faire.» Le réalisateur avoue bien humblement qu'il n'avait pas Brando en tète en écrivant le personnage du Dr jack Mickler.Sa seule obsession était de réaliser lui-même son scénario.Il en avait déjà vendu deux, dont l'un, Creator, fut ensuite publié sous forme de roman.( 11 dit avoir encore une demi-douzaine de scénarios qui dorment dans ses tiroirs.) Deux studios étaient intéressés à acheter Don luan DcMarco mais sans pouvoir lui garantir qu'il le réaliserait lui-môme.On lui a même offert de gros montants, précise-t-il, pour laisser réaliser le film par quelqu'un d'autre.Finalement.New Line lui a proposé un contrat du type « pay and play » : non seulement lui achetait-on son scénario mais on acceptait qu'il le tourne lui-même.Tout s'est ensuite enchaîné comme par enchantement.Francis Ford Coppola s'est entiché du scénario au point de vouloir le produire.Contacté pour le rôle de Don |uan, lohnny Depp a accepté mais à une condition : que Brando joue le Dr Mickler.L'instant d'après, se rappelle Leven, Brando se retrouvait dans son salon.Son objectif était de faire un film sur l'amour et sa dimension romantique, un film destiné aussi bien aux « vieux » de sa génération qui ont perdu \\à foi en l'amour ( mais qui ne détesteraient pas revivre une passion ) qu'aux jeunes qui y croient encore.Le personnage de Don |uan lui paraissait le héros idéal pour aborder tous ces thèmes.Il dit s'être inspiré du Don Juan de Byron, après en avoir gommé les longues digressions à caractère politique.Par ailleurs, sa formation de psychothérapeute lui évitait de longues recherches dans le milieu médical.Mais il s'empresse d'ajouter que, tout au iong de sa carrière, iî n'a jamais rencontré un patient qui se serait pris pour Don luan.Le défi, convient-il, était de proposer une version de Don luan qui renouvellerait le mythe tout en se conformant à la réalité actuelle.Le mythe n'a d'intérêt, selon lui, que réinventé.D'où ce Don luan à forte connotation féministe.« La raison, dit-il, pourquoi je l'ai appelé Don luan DeMarco, c'est qu'il est en partie américanisé.C'est un Don luan assimilé, dans les veines de qui coule du sang en partie italien, espagnol, mexicain et finalement américain.» Pour des yeux exercés, ce Don |uan passera pour pas très orthodoxe.Il n'a rien en effet du personnage macho que l'histoire nous a transmis.Au contraire, fait observer Leven, ce n'est même pas un vrai séducteur.S'il séduit 1 500 femmes dans le harem du sultan d'Arabie, c'est par erreur, par accident.« Dans un sens, explique-t-il, c'est un Don |uan libéré.Il correspond à une vision de notre siècle, à l'idée que l'on se fait d'un homme du 20^ siècle, après que le féminisme soit parvenu à imposer sa nouvelle façon d'entrevoir ce que doit être un homme.Le fait d'être un Don |uan aujourd'hui, ce n'est pas un sujet sur lequel on peut s'étendre en bonne compagnie.» Leven avoue être très préoccupé par la question morale.11 risque une comparaison entre sa génération, celle des baby-boomers, et celle de ses enfants.« Au collège, dans mon temps, les garçons et les filles dormaient dans des dortoirs séparés mais, le samedi, c'était le frec for aïL Les relations sexuelles précoces ne posaient pas problème.Tandis que dans les collèges actuels \u2014 j'ai quatre enfants qui les fréquentent \u2014 les gars et les filles vivent maintenant sur le même plancher et partagent les même salles de bain.Mais c'est très mal vu qu'ils dorment ensemble.L'Amérique est devenue encore plus puritaine que je ne croyais.» Et de «citer les difficultés qu'il a eues avec son film auprès des auditoires cibles.Certains passages où la nudité était affichée ont obtenu des notations négatives.« Le plan d'ensemble du harem dans lequel Don luan découvre d'un coup d'oeil toutes les filles à poil était trois fois plus long dans la version originale.En fait, il durait huit secondes mais la réponse du public était très négative jusqu'à ce qu'on l'ait raccourci à cinq secondes.» Une réaction toutefois l'a agréablement surpris : son film plaît non seulement aux femmes ( pour lesquelles il semble avoir été fait sur mesure ) mais également aux hommes.Et, qui plus est, c'est un film qui, selon son auteur, peut contribuer à changer le spectateur qui l'aura vu de même que le personnage de Brando sort transformé pour le mieux ( sexuellement et autrement ) par son contact avec Don luan DeMarco.« l'aime cette idée que le cinéma change le monde, soutient Leven.C'est important de continuer à changer et à grandir », conclut ce psy devenu cinéaste.' k Don Juan colle à la peau de Johnny Depp BPI LOSASGELES ¦ La serveuse du minable café de West Hollywood venait 06 £iî^S^r line Avsiêftê n'nëiifs Hvên bacon sous le menton de lohnny Depp, lorsque son téléphone cellulaire sonna.C'était feremy Leven, le scénariste et réalisateur de la comédie romantique Don luan DeMarco, qui voulait savoir si l'acteur désirait voir les séquences tournées la veille.« Non, merci », répondit Depp.Et pour cause.Les fans de l'ex-idole des adolescents retiennent peut-être leur souffle dans l'attente de sa prochaine apparition au grand écran, mais aujourd'hui, rien ne pourrait convaincre l'acteur de regarder son image sur la pellicule.La seule fois que l'acteur a osé visionner des séquences de son premier film, Nightma-re on Elm Street, il s'est senti mal.Et depuis, il refuse obstinément de les voir.Ce qui n'empêche que les cinéphiles seront bientôt en mesure d'apprécier l'interprétation, par l'acteur de 31 ans, d'un résidant du quartier new-yorkais de Queens convaincu qu'il n'est autre que le légendaire Don |uan.Le mélange de machisme, de charme et de sexualité exhibé par Depp dans ce film ne manquera pas de surprendre ceux qui s'étaient habitués aux performances adroites mais puériles de l'acteur dans Wfiat's Eating Gilbert Crape et Ed Wood, C'est Depp qui avait proposé que l'on offre à Marlon Brando le rôle de |ack Miller, le psychiatre brûlé chargé de convaincre DeMarco qu'il est fou.Mais le fait que c'était lui qui avait proposé Brando ne lui rendait pas moins énervante la pensée de jouer devant lui.« Nous connaissions tous le mythe, mais jouer avec lui.» En fait, cela fut beaucoup moins intimidant qu'il ne l'avait pensé.« |e me suis immédiatement senti parfaitement à l'aide en sa présence.» À l'instar de son rôle titre dans Ed Wood, le personnage de Don luan DeMarco attirait Depp par son sens quelque peu anachronique de la chevalerie.« Ed Wood est l'un de ces types des années 40 qui étaient de véritables gentlemen, pleins de charme et loyaux envers les leurs, explique-t-il, et Don luan était lui aussi très chevaleresque.Ces gars-là n'existent plus.Aujourd'hui, Johnny Depp Incame Don Juan DeMarco.tout le monde veut être dans le vent et être accepté partout.» Depp explique qu'il a créé son personnage, qui porte un masque, des pantalons de suède et une chemise dë cûrsuifë dans une bonne Darfie du film, en s'inspirant de rôles joués par Errol Flynn, Ricardo Montalban ei Fernando Lamas.Sa propre nature chevaleresque, ainsi que sa timidité naturelle, lui ont rendu les nombreuses scènes d'amour du film un peu difficiles, avoue-t-il.Par exemple, dans une scène filmée dans le hall art déco d'une gare de Los Angeles, il devait pénétrer dans un harem où se trouvaient 250 femmes plus ou moins déshabillées.Un autre problème auquel Depp a eu à faire face a été causé par les tatouages qui lui recouvrent le corps.Cela explique pourquoi il ne se déshabille pas autant que les 250 femmes du harem.Tatoué et non rasé, vêtu de jeans souillés de peinture et d'une veste de cuir, Depp est le type parfait du mauvais garçon chic, et même un peu du Don luan classique.Parmi ses anciennes flammes, on compte Sherilyn Fenn, lennifcr Grey et Winona Ryder.Sa dernière amie est le mannequin Kate Moss.Mais Depp se considère parfois encore comme l'adolescent de 17 ans de Miraraar, en Floride.« |e n'étais pas le f;arçon le plus populaire à l'école, se rappcUe-t-il.e voulais que l'on m'accepte, mais je ne savais pas comment me faire accepter comme j'étais.» Depp arriva il y a dix ans à Los Angeles avec son groupe, The Kids, Mais personne ne semblait vouloir les enregistrer, et c'est alors que son ami, Nicolas Cage, lui suggéra de tenter de devenir acteur.Il le présenta à son agent et celui-ci l'envoya voir le réalisateur Wes Craven, qui tournait alors son nouveau film d'horreur, Nightmare on Elm Street, Il joua ensuite dans Platoon, d'Oliver Stone, mais la plupart de ses scènes furent coupées.Il était découragé lorsqu'on lui proposa de se joindre à la distribution d'une nouvelle série de Fox intitulée 21 lutnp Street, qui.du jour au lendemain, fit de lui une vedette.Puis vinrent Cry-Baby, de lohn Waters, Edward Scissorhands, Ben-ny and lohn et Gilbert Grape.Il projette maintenant de tourner un film dramatique réalise par |im larmusch.« Il faut jouer des rôles qui vous stimulent, et c'est la possibilité que vous fassiez une bêtise qui est captivante », dit-il. Le repos du bâtisseur Ne cherchez pas Rock Demers : il est à Valcourt liesse Canadienne \\\\LCOVKT ¦ Lorsqu'il n'est pas dans ses bureaux des Productions de La Fcie à Montréal et qu'il souhaite se détendre tout en prenant un peu de repos, ne cherchez pas Rock Demers ailleurs qu'à sa maison de campagne de Valcourt.sa région d'adoption.Car il n'y a pas, de Paris à Beijing, de Santa Barbara à Calcutta, d'endroit sur terre où il se trouve plus heureux, à cultiver ses fleurs et son potager, et à apprendre le nom des oiseaux qui le visitent.Mais le très célèbre producteur, le père des Contes pour tous, qui sont désormais connus ù travers le monde, le déplore : chaque journée, chaque semaine, chaque mois n'est pas assez long pour lui permettre de réaliser tous ses projets.Mais, quand on a comme lui l'étoffe d'un bâtisseur, une réputation qu'il n'a jamais désavouée depuis les 40 années qu'il oeuvre dans le domaine du cinéma québécois, il n'est pas aisé de ralentir son rythme de vie.Des projets Il a particite à plusieurs projets depuis le milieu des années 50 : des ciné-clubs, la fondation de la revue Images, le Festival international des films de Montréal, la Cinémathèque québécoise, la compagnie de distribution Faroun.la mise sur pied de l'Institut québécois du cinéma puis, finalement, des Productions de La Fête, sans compter les nombreuses associations qu'il a présidées et les comités multiples sur lesquels il a siégé.Un impressionnant parcours de carrière dont le seul dénominateur commun est le cinéma.Car Rock Demers est un mordu du septième art depuis que, tout jeune, alors qu'il sortait pour la première fois de sa campagne de Sainte-Cécile de Lévrar, près de Bécancour, pour une visite à Montréal, il découvrait un univers tout à fait nouveau, à travers la comédie américaine « Any get your gun ».Rock Demers L'amour du cinéma « le suis tombé amoureux du cinéma tout de suite et je ne m'en suis jamais remis.Par la suite, pendant mon adolescence, j'allais voir au moins un film par semaine, souvent du cinéma américain et à l'occasion du cinéma français, l'étais mis en contact avec tout un univers que j'ai voulu, par ines différentes implications, contribuer à faire connaître.» Et lorsqu'il se trouve de la graine de bâtisseur dans la famille -son grand-pcre a fondé le village ou il est né et son père, un artiste dans l'âme, a constitué un important troupeau en val\u2014 difficile de ne pas aussi s'imposer dans le domaine que Ton a choisi.« l'ai eu une enfance très pauvre, mais très heureuse, très chaleureuse.Et à mon sens, lorsque l'on est témoin de beaucoup de tendresse et d'affection, c'est ce qui nous donne l'énergie pour faire des choses et pour tirer le meilleur parti de nous-mème.en dehors de la compétition, « le me suis bâti moi-même, niais il me fallait donner beaucoup parce que j'ai beaucoup reçu, j'ai beaucoup reçu de la vie, et j'ai aussi beaucoup reçu des enfants avec lesquels j'ai eu des contacts fantastiques.Car j'ai toujours été ému et touché par le potentiel d'un être humain en devenir, par ce qui fait que celui-ci se réalise ou pas.en raison d'un certain nombre li'opportunités.Et ce sont ces expériences que j'ai vécues avec les enfants qui.aujourd'hui, m'inspirent et me guident.» Réalisateur un jour Rock Demers aurait pu être réalisateur.Il n'écarte pas cependant l'idée de réaliser un film à fin de ses jours, juste pour le plaisir, mais il considère que l'esprit créateur présent en clia-cun peut se manifester de bien des façons.« Le producteur, chez nous, est un rouage essentiel qui peut apporter autant et peut-être plus, dans ce rôle, avec le regard extérieur qu'il porte sur les projets et pour moi.c'est aussi une manière de créer.D'ailleurs, l'auteur individuel n'existe pas dans l'oeuvre cinématographique.C'est une oeuvre collective qui a besoin d'un scénariste, d'un réalisateur et d'un producteur auxquels se greffe toute l'équipe.» Il participe d'ailleurs toujours de près a l'écriture des scénarios.Mais le producteur nourrit aussi un autre rêve : ralentir le train d'enfer qui est le sien, tout particulièrement depuis deux ou trois ans, pour se consacrer davantage aux êtres qui lui sont chers: son épouse Viviane, sa mère de 90 ans, son fils et ses deux petttc-filles.» f LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 1er AVRIL 1995 G O L D E \"J'ai adore .FARINKLL!»' un personnage bouleversant à la voix extcpiionncllc! l>ne iragcdîe insoupçonnée et une grande histoire d'amour: Ix's scènes d'alcôve et de nudité sont magnifiques et troublantes.Je le reverrais encore et encorcî Ir.irKtni- < \u2022riiii.ildi, < Jit* nonitiiir.Quand La musique S'Incarne Dans La Chair.« Ol s ARRKTKHV I K l'OlVOlR DE S.\\ VOIX ?ALLIANCE LE DAUPHIN W9-FiLM|DESJARDINSM9FiLM|CARflEF0URLAVAl:ws-aM|iR0iS^lVIEF(ES375-3277 -'-iiiÉli LOLIIA L[yR OFPRAIl SA CHAIR FRAICHE CES m VIE Bruno S ÂT UN fillVI CJE RTRANd TaVERNÎER ton! collette .muRid LE FILM QUI FRÔLE LE BON GOÛT SANS JAMAIS Y TOMBER ! NOUVEL ELYSEE 288-i857|CARREF0UR LA^LMS-fiLMlBOUCHERVILLE W9-WM VERSION Onit-INALE ANOLAISE LE FAUBOURG 9^9^i.m|carreF0URLAVALW9-pii-m ALLIANCK '\"LES ACTEURS Sof^jtKJtis j EXTRAORDINAIRES^ 7/';^ TAVERNIER OBTIENT i UNE NOTE PARFAITE, MARIE GILLAIN , EST RENVERSANTE I'* v Meilleur R Scénario PULP FICTION ANS * FICTION PDLiPEUSB CENTRE-VILLE 8i9-SL\"|GÂLERi£SUVAL8W5-nLM|STE-THERESE979-4444|TR0lS-RIVIEfiES 375-3277 Jussi en vtMSiorvflriginale anglaise LE FAUBOURG.LACOBDAiRE 7.POINTE-CLAIRE.CÔTE DES NEIGES.CHÂTEAUGUAY.CENTRE LAVAL.CARneroUR ANGRiGNON.DORVAL \"UNE VIRTUOSITÉ DE TOUS LES ' INSTANTS ET QUELLE PUISSANCE TRAGIQUE CHEZ MARIE I \" \"UN TRÈS BON POLAR AVEC DES ACTEURS PRODIGIEUX DE VÉRITÉ: BRAVO TAVERNIER ! 105,7 fm I ALLIANCE desjardins m9-film|carREF0UR LA^ALsjs-fiui Ba&ilatre 1 * ® 12330 bout.Le Carretouf *\u2022 6.13 ANS * Sophia Loren Marcello Mostroi Juiia Roberts Tirn Robbins Kim Bosinger Stepnen Rea Lauren Bocoli un lim Oo Robert Altman DESJAR0INSM9-RLM Prêt - à - Porter g VTlAUMUl Meilleure actrice de soutien Di&nne Wiest U NOuv[AU[iiHD[ Woody ÂlUN A L'AFFICHE EN VERSION FRANÇAISE ET VERSION ORIGINALE ANGLAISE CENTRE-ViLLEfl^-FiLH « Marlon Brando Johnny Depp FÂYê Dunaway « COMME AUCUN FILM NT EST R\\R\\ŒNU DEPUIS DES ANNEES, DON JUM DeMÂRCO EST UN FILM \\MMENT ENCHANTEUR QUI VOUS DONNE, PLUS QUE TOUS LES AUTRES, LE GOÛT DE \\T\\TŒ ! » Mit.lA', H)sANlîLLhN DRÔLE JUSQU'À L'Hl'SIÉRIE, SÉDLTSANT ET FOLLEMENT L\\LVGINATIF.Vous sauterez en l'air et vous afficherez votre plus beau sourire en sortant ! » nm; n, sas ir-ancisco PauDi'iT r.\\ii franc RD COPPOU, FEliD FUjCHS, PmiCK PALAIER Ecrit fT ri^é m je&emï^1:even ALLIANCE N N à l'affiche à compter du 7 avril EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE ET EN VERSION FRANÇAISE! « CE N'EST PAS LE FILM D'UNE GÉNÉRATION, CES f i.E FILM D'UNt ÉPOQUE ! .IAUR£NT SAULM1!R.VOIR ^¦^apRÈsis MiNUTEsrj'ÉTAis SURIT CUL r»\"r: RICHARD .KWRTINEAU.irfRf DES BRANCHES' VOIR « DE U DRÔLERIE AU PATHÉTIQUE, LE FILM EXPLORE TOUS LES REGISTRES AVEC BONHEUR.UN MUS F! » \u2022 ODILETREMBUVIINTELIOENCHEfl.lE DEVOIR « CEHE RÉVOLUTION A POUR NOM ELDORADO'.'> .lUC TERREAUIT iCISEmilE SEMORi u PRESSE « ELDORADO A TOUT POUR PLMRE ! « .v- .N.ATHALIEl'[TR0WSKHICÔ\\OCUSTEEXTRAORDISAIREi «C'EST LE SEPTIEME CIEL! LE BONHEUR TOTAL D'UN FILM EVENEMENT SUPERBE, VÉRITABLEMENT UNIQUE.D'UNE VÉRITÉ BOULEVERSANTE.PUISSAN F, iUMINEUX ET PRODIGIEUSEMENT BRANCHÉ.».¦ riERREHE ROV iR!rRiS[\\TASTE DU PEUriE' L\\ TRIEUSE DE SHER6RlXi« LNE PRODUCTIO.N ' .' CITÉ-AMÉRIQUE UN FILM DE.CHARLES BINAMÉ m.PASCME BUSSIÈRES ROBERT BROUlLLEriE JAMES mi^DNIAN NUCR\\ LIMONCHIK PASCALE MONTPrnT ISABH RfOIER ET CLVUDELAMOTHE mjm) I05.7fm es ALLIANCE \t\t\t IBERRI MÎ-FILMl\tLE DAUPHIN M^FiLM\t|B0UCHERVILLE\"9WC4\tDORVAL \tUAIS0NDyClNEHA»i^7S3\t\tST-JEROME *3^5*M \"v I V yv F I 1.69 835728 C4 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 1«r AVRIL 1995 En primeur \u2022 Dans Tank CIrf, la guerrière solitaire Rebecca Buck (Lori Petty) trimballe son anarchie à bord d'un tank datant de la Deuxième Guerre mondiale.Grâce à cet engin antique mais néanmoins redoutable, ia jeune rebelle entend lutter contre un exécrable dirigeant d'entreprise qui a pris le contrôle absolu sur toutes les réserves d'eau potable du monde.L'APPÂT Film français ( 1995 ) de Bcrïrantl Taver-nier.Scénario : Bertrand Tavemier.C.Tavernicr O'Hagan.d'après le livre de Morgan Sportës.Images : Alain Chu* iluart.Montage : Luce Grunenwaldt.Musique : Philippe Maim.Avec Marie Oil-liiin.Olivier itiruk.Bruno Putzulu, Richard tWrry.Philippe Duclos.115 mi-luiies.Complexe Desiardins.Carrefour l^val.¦ Drame de moeurs.Nathalie est la petite amie d'Éric.Ils vivent avec leur copain Bruno et rêvent de partir pour les États- * Unis afin d'y ouvrir une chaîne de boutiques de prct-à-porter.Selon les plans d'Éric, il faudrait dix millions de francs au \u2022trio pour démarrer en affaires, .d'où l'idée de braquer quelques célibataires fortunés appâtés ^ par les charmes de Nathalie.' Mais devant la résistance d'une des victimes, les deux garçons se transforment en assassins.Un second meurtre met la police sur les traces du trio.IF ÇQURAGF D'UN CON ( Tommy Boy ) Film américain ( 1995 ) de Peter Segal.Scénario : Bonnie Tumcr.Terry Tumer.Kred Wolf.Images : Victor |.Kcmper.Montage: William Kerr.Musique: David Newman.Avec Chris Farlcy, David Spade.Rob Low, Brian Dcnnehy.Bo Derek.93 minutes.VERSION ORIGI-NALI: : Centre Faion, Angrignon.Laval, Famous-Playcrs-8.Greenficld Park.Plaza Côte-dc\\-Neiges.VERSION TRANÇAISE ; Le Parisien.Angrignon, Versailles.Lovnl, Chiiteauguay» Ste-Thérèse.Terrcbonne.¦ Comédie.Apres de longues années de labeur, Tommy Cal-lahan parvient enfin à obtenir son diplôme d'étude universitaire, avec une moyenne néanmoins assez faible.Mais pour cela, il aura fallu que ce jeune homme un peu simplet recommence inlassablement les mêmes cours.Quand même fier de son fils unique.Big Tom envisage de lui confier la direction de sa manufacture, surtout que le futur retraité vient de se remarier avec la belle Beverly et voudrait bien se consacrer entièrement à elle.Entre temps.Tommy découvre que sa nouvelle belle-mcre fomente une prise de contrôle de la compagnie.Il entreprend alors de sauver l'entreprise familiale avec l'aide d'un jeune cadre récalcitrant.DOLORES ClARBONE Film américain ( 1995 ) de Taylor Hack-ford.Seenîirio: Tony Gilroy.d'après la nouvelle de Stephen King.Images: Gabriel Beristain.Montage: Marck Wnmer.Musique: Danny Elfman.Avec Kathy Bâtes, lennifcr fason Leigh David Stra-thairn.Christopher Plummer |ohn C.Rehiy.Eric Bogosian.Hl minutes.VERSION FRANÇAISE : Berri.Carrefour du Nord, Ste-Thtfrèse, Langclier, Longueuil.Laval 2000.Place LaSalle.¦ Drame policier.Dolores travaillait depuis 40 ans comme femme de ménage pour la riche Vera Donovan jusqu'au jour où cette dernière fut retrouvée morte dans des circonstances suspectes.L'inspecteur qui mène l'enquête est le même qui, 20 ans plus tôt, tenta sans succès de prouver que Dolores avait provoqué la mort apparemment accidentelle de son mari.Or.le policier est persuadé que Vera a, elle aussi, été victime d'un faux accident.Pendant que l'inspecteur m/ne son enquête, Dolores reçoit la visite de sa fille Selena qu'elle n'a pas revue depuis des années.La jeune fille tentera de découvrir la vérité.KILUNC ZOÉ Film américain ( 1994) de Roger Avary.Scénario : R.Avary.Images: Tom Rich-mond.Montage : Kathryn Himoff.Musi-c^ue : Tomnndandv.Avec Eric StoItz.|u-lic Delpy, Icun-Hugues Anginde.Gary Kemp, Bruce Kamsiiv.96 minutes.VERSION FRANÇAISE : Berri.Brossard.Ctiftteauguay.¦ Drame policier.Zcd, un jeune Américain fort habile à percer les coffres-forts, arrive à Paris où il projette de cambrioler une banque avec son ami Eric.Mais avant de retrouver ce dernier, Zed passe quelques heures en compagnie de Zoc, une jeune prostituée.La veille du délit, Eric, Zed et leurs complices se défoncent a grands renforts de drogues et d'alcool.L'opération a lieu le lendemain et se transforme vite en carnage.une scène de Né pour être libre.Excédée par les mauvais coups de son fils.Margaret oblige ce dernier à venir travailler avec elle dans son laboratoire après l'école.Le garçon se prend alors de sympathie pour le gorille Katie qui sait communiquer par signes.Ainsi.Rick ( Wil Horneff ) s'oppose à ce que le grand singe soit retourné à son ancien propriétaire.lA MACHINE INFERNALE ( The Manglcr ) Film américain ( I9*)'5 ) de Tohc Hoo-pcr.Scénario : 1.Hoopcr.Stcphon Brooks.Peler Welbeek.d'après la nouvelle de Slephen King.Iniapes : Amnon Salomon.Montage: David Hciiner.Musique : BurrinKion Pheloung.Avec Robert Lnglund.Tcd Levine, Daniel Mat-mor.leremy Crulchicy.106 minutes.VFRSÎON ORIGINALt : Place Alcxis-Nihon.Galeries Laval.Lacordairc.Pointe Claire.VERSION FRANÇAIS!: : Berri.Carrefour du Nord.Bouchcrvil-le.Chatcauguay.Slc-Thérése.Galeries Laval.Langelicr.Place Lasallc.Terre-bonne.¦ Drame d'horreur.Le vieux William Gartiey est propriétaire d'une blanchisserie industrielle équipée d'une gigantesque et très ancienne essoreuse à vapeur.Le tyranniquc vieillard impose à ses employés un rythme de travail infernal, jusqu'au jour où une travailleuse est broyée vive par l'essoreuse.L'inspecteur de police Hunton tente alors de mettre un terme aux activités de la blanchisserie, mais la fortune de Gartiey lui permet de corrompre les autorités locales afin de rester en affaires.En poursuivant son enquête, Hunton découvre que l'essoreuse géante est animée d'une vie propre.NÉ POUR ÊTRE LIBRE ( Boni to Be Wiid ) Film américain ( 1995 ) de |ohn Gray.Scénario : lohn Bun/el.Paul Young.Images: Donald M.Morgan.Montage: Maryann Brandon.Musique : Mark Snow.Avec Wil Homcff.Helen Shaver.lohn C.McGinley.Peter BoyIe.106 minutes.VFRSION ORiGiNALt: Centre Eaton.Angrignon, Famous-PIaycrs-8.Laval.Déearie.Lacordaire, VtRSiON FRANÇAISE : Berri.Brossard.Carrefour du Nord.Chdtcauj^uay.Boucher-ville.Ste-Thbré\\c.Galenc% ûival.Langelicr, Place Lasalle.Terrcbonne.¦ Comédie.Mère de famille divorcée, Margaret néglige depuis quelque temps son fils adolescent Rick, car elle est complètement absorbée par son travail de recherche en zoologie.Excédée par les mauvais coups que multiplie son fils.Margaret oblige ce dernier à venir travailler avec elle dans son laboratoire après Técole.Le garçon se prend alors de sympathie pour un gorille qui sait communiquer par signes.Ainsi, Rick s*oppose à ce que le grand singe soit retourne à son ancien propriétaire qui veut l'exhiber dans une foire.L'adolescent décide de tout mettre en oeuvre pour que son nouvel ami primate recouvre sa liberté.STALKED Film canadien ( 1994 ) de Douglas |ack-son.Sccnarit» : Craig llamann, M
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