La presse, 14 mai 1995, Cahier A
[" Les écrivains et la souveraineté Si.bémol cahier Livres Des outils qui peuvent estropier cahier Santé 1 ] 640 |\t\t¦ * \t1923343743 g\t 5 1316 183639 SELECT i 10175, PAPINEAU Mîl 381-3987 1 MONTRÉAL.DIMANCHE 14 MA11995 111e ANNÉE N° 201 52 PAGES.4 CAHIERS Édition provinciale 60* Extérieur de la ville Boniour! La personnalité de la semaine - ¦ m Léon Courville page 612 m.Météo Ensoleillé avec quelques nuages max 21 / min 13 page $16 Annonces classées - immobilier C9àC12 \u2022 marchandises C12et C13 - emplois C13 - automobiles C13àC15 \u2022 propositions d'affaires C15 Arts et spectacles - informations B8à B11 - cinémas-répertoire B11 - télé horaires B10 Additions croisées C12 Bridge C15 Deces C15 Ecologie et environnement A8 Étes-vous observateur?C9 Feuilleton C11 Horoscope C10 Les jeux C6 Les petits compagnons A8 Le monde A6 Loteries A4 ¦ Mot mystère C10 Opinions B2 Santé C1 aC5 Sports Maurice Richard - Réjean Tremblay S7 \"§5 Québécoise victime des Orangistes dans une ville ontarienne GILLES PAOUÏM Lorsque lohanne Harvey a accroché un grand drapeau du Québec à la fenêtre de la chambre de son fils Samuel, l'automne dernier, sa maison est devenue une véritable cible pour les francophobes d'Owen Sound, en Ontario.Après six mois de haine, de vandalisme et de crainte, elle a décidé cette semaine de quitter l'Ontario.« je ne veux plus vivre ici, il y a des gens qui nous détestent et nous persécutent.l'ai peur qu'ils s'attaquent à mes enfants la prochaine fois.» Quelques semaines après son arrivée à Owen Sound, des inconnus ont lancé des oeufs sur sa maison et sa voiture avant d'écrire avec des excréments « Frogs go home» sur une des fenêtres.Us sont revenus plusieurs fois par la suite pour commettre d'autres actes de vandalisme.Originaire de Montréal, lohanne Harvey, 32 ans, s'est installée à Owen Sound, à 180 km à l'ouest de Toronto, sur le bord de la baie Géorgienne, en octobre dernier.Elle a déménagé ici pour trouver VOIR VICTIME EN A 2 «J'avais un peu peur des aiguilles» Patrick, 9 ans, a donné de son propre sang avant d'être opéré à coeur ouvert VANN PINEAU WT La veille de son opération à coeur ouvert, Patrick Mai-sonneuve, 9 ans, a eu du mal à s'endormir dans sa chambre de l'hôpital Sainte-Justine.Bien sûr, il était un peu nerveux à cause de l'opération, mais ce n'était pas le plus gros problème.«Les infirmières parlaient fort dans la pièce d'à côté, ra-conte Patrick.Je pense qu'elles jouaient aux cartes.C'est pour ça que j'ai eu de la misère à m'endormir!» Le lendemain matin, jour de l'opération, Patrick a rapidement trou- photo robert majlloux Lê Presse vé le sommeil : «On Patrick Maisonneuve, m a mis un masque g sur le visage et j'ai respiré du gaz.Je me suis endormi pendant qu'on me chantait une chanson.» Dix jours plus tard, Patrick a oublié la chanson et il se remet de l'opération à une vitesse qui surprend sa mère.Le petit trou qu'il avait dans le coeur ( une communication inter-auriculaire) a été réparé et les aiguilles des infirmières ne sont plus qu'un mauvais souvenir.Des aiguilles, il en a vu! Patrick est en effet l'un des deux pre- miers enfants à avoir fait un don de sang autologue avant de subir une intervention chirurgicale.Grâce à un nouveau programme offert par l'hôpital Sainte-Justine, Patrick a donné de son sang à cinq reprises dans les jours qui ont précédé l'opération et a ainsi pu compter sur son propre sang pour des transfusions pratiquées lors de l'intervention.«C'est le médecin qui nous a conseillé de profiter du programme de don de sang autologue, explique Sylvie Maisonneuve, la mère de Patrick.Au début, je voulais faire un don dirigé, mais l'hôpital était réticent.Le don autologue est donc apparu comme étant la solution la plus sûre pour Patrick.Comme c'était son sang, il ne risquait pas d'être infecté par un éventuel virus.» Comme la Croix-Rouge, plusieurs hôpitaux refusent les dons dirigés (d'un parent à un autre parent ) pour des raisons à la fois médicales et éthiques.La Croix-Rouge refuse également d'accepter les dons autologues dans certaines situations, notamment dans le cas de patients cardiaques VOIR AIGUILLES EN A 2 LE COBRA, C'EST SUPER TRIPANT \u2022Super écoeurant! Super tripant! Super cooll* Ces épithètes témoignent (pour qui comprend ce langage) du succès remporté hier auprès de centaines déjeunes de 12 à 18 ans par le Cobra, la nouvelle attraction du parc de La Ronde.Ce manège de conception suisse, qui a nécessité un investissement de six millions de la Société paramunicipale du parc des îles, est constitué d'un chariot de six rangées de quatre personnes qui gravit d'abord doucement une pente avant de se lancer sur un rail s entortillant sur lui-même, source de sensations \u2022 super écœurantes » pour dire le moins.Depuis hier, La Ronde est ouverte dès 10 h le week-end jusqu'au 30 mai, puis elle le sera tous les jours du 30 mai au 4 septembre.# À lire en page A3 Les Noirs américains victimes d'une certaine paranoïa RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK fi es Noirs américains, pas 1 i L plus que leurs compatriotes blancs, ne sont entièrement à l'abri d'une certaine paranoïa leur faisant croire qu'ils sont victimes d'une conspiration gouvernementale ayant pour but de les assujettir.L'actualité américaine fournit au moins deux illustrations du phénomène: la sortie d'un nouveau film sur les Black Panthers, le groupe révolutionnaire noir des années 1960; et la «réconciliation» entre la veuve de Malcom X, le leader noir assassiné en 1965 et celui qu'elle a accusé d'être responsable de sa mort, Louis Farrakhan, leader de la Nation de l'islam et porte-parole du nationalisme noir pur et dur._ La Presse à [NEW YORK La paranoïa d'un certain nombre de Noirs est plus difficile à critiquer que celle des Blancs d'extrême droite.Les Noirs ont vraiment souffert aux États-Unis.Ils ont été esclaves et citoyens de deuxième classe pendant des siècles.Quand certains d'entre eux proclament que le gouvernement américain est en guerre contre eux, ils ont au moins un grand pan de l'histoire sur lequel s'appuyer.Mais il suffit d'écouter les discours d'un Farrakhan pour prendre la mesure de cette paranoïa.Le leader de la Nation de l'islam a les mêmes ennemis que les Blancs de l'extrême droite.11 a déjà accusé les juifs d'avoir dominé le commerce des esclaves, qualifié le judaïsme de «religion des bas-fonds» et encensé Hitler.Farrakhan et ses admirateurs vouent aussi une haine viscérale au FBI.La perfidie du FBI La perfidie du FBI est un des thèmes les plus importants du film sur les Black Panthers, intitulé «Panther» et réalisé par deux représentants importants du cinéma noir américain, Melvin Van Peebles et son fils, Mario.Le film couvre la période allant de 1966 à 1968, au cours de laquelle Huey P.Newton et Bobby Scale mirent sur pied les Black Panthers, à Oakland.11 montre la sauvagerie policière qui a motivé les deux hommes à former le groupe, à recruter des membres et à s'armer pour protéger les membres de leur communauté.À l'époque, la loi californienne permettait de brandir des armes en public.Les Panthers ont été impliqués dans plusieurs fusillades avec la police.Us avaient une aura révolutionnaire et la gauche bien pensante les trouvait chics dans leur veste de cuir noire.Le film raconte aussi l'obsses-sion de f.Edgar Hoover, le directeur du FBI, à leur égard et ses tactiques souvent révoltantes pour les neutraliser.Mais il passe sous silence les aspects moins héroïques des Panthers: leurs conflits internes, qui se sont souvent soldés par la mort de membres; leurs abus sexuels; leur misogynie; leur violence physique.Le révisionnisme historique des Van Peebles atteint cependant son comble quand les réalisateurs expliquent la cause de la défaite des Panthers.Le film finit en effet sur un accord conclu entre le FBI et la mafia pour inonder les ghettos de drogues afin de détruire les Noirs et les Panthers.Une thèse risible.L'accusation d'une veuve Mais dans un pays où les communautés noires ont été ravagées par l'héroïne et ensuite par le crack, il ne faut pas sous-estimer l'attrait de cette théorie auprès de certains Noirs.Dans la salle où j'ai vu le film, composée en majo- rite de Noirs, les gens ont applaudi chaleureusement la fin du film.Farrakhan a suscité la même réaction, le samedi 6 mai dernier, au célèbre théâtre Apollo de Harlem, lors de sa «réconciliation» avec la veuve de Malcom X, Betty Shabazz.L'événement suivait un autre épisode douteux de l'histoire du FBI.Mais avant d'aller plus loin, il faut reculer dans le temps.En 1965, au moment de la mort de Malcom X, Farrakhan était le bras droit d'Elijah Muhammad, le premier leader de la Nation de l'islam.Le groupe rejetait le rêve intégrationniste de Martin Luther King.Selon Muhammad, dans une société fondamentalement raciste, les Noirs devaient rompre avec les Blancs, abandonner leurs noms d'esclaves et embrasser la religion musulmane de leurs ancêtres africains.Malcom X a été le porte-parole le plus célèbre du groupe avant de VOIR PARANOÏA EN A 2 nonacei 4 1Sm anniversaire Omts tout f Qiièbme 9555, Henri-Bourassa est Montréal H1E 1P8 494-2400 sans frais: 1-800-NORACEL POUR LA VIE UN POINT C'EST TOUT! i \\ À 2 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 14 MA11995 La sortie d un grand artiste LOUIS-BERNARD ROBIT AILLE collaboration spéciale ercredi prochain à 11 h, jour de la passation des pouvoirs à Jacques Chirac, François Mitterrand quittera définitivement l'Elysée après 14 années de présidence.Cela constitue déjà un exploit.De tous les présidents français de l'histoire, Mitterrand aura été le seul à rester aussi longtemps au sommet de l'État, et sans interruption.Sur ce plan au moins, il bat même le général de Gaulle, arrivé en mai 1958 et démissionnaire en mars 1969.Ce n'est pas tout à fait un hasard.Celui qui, atteint depuis de très longs mois d'un cancer de la prostate, se retire aujourd'hui dans son appartement parisien ou sa propriété de Latché aura été, quoi qu'on dise plus tard de son bilan, un grand virtuose du pouvoir et de la politique.« L'intelligence est la chose du monde la mieux partagée, confiait-il apparemment à son conseiller lacques Attali.Ce qui est rare, c'est la volonté.» La volonté qui dure, voulait-il dire.Or, si Mitterrand a tenu pendant 14 ans à l'Elysée, c'est que pour lui, à la limite, 14 ans ne représentaient pas grand-chose.D'autres diraient: il suffit d'avoir des nerfs.Et Mitterrand en avait comme personne.Les échecs spectaculaires ne le gênaient pas, les «affaires», même scandaleuses, ne l'embarrassaient pas.Il n'était accablé ni par les défaites électorales les plus accablantes, ni par les sondages d'opinion les plus démoralisants.Le fait de s'être opposé si longtemps à de Gaulle, d'être né à la politique à peu près à son époque \u2014 en 1943 \u2014, de lui avoir survécu puis succédé a depuis longtemps donné à Mitterrand l'une de ses rares envies déraisonnables: être l'égal du Grand Homme, du Maître, de celui qui fait l'histoire.Hélas, n'est pas de Gaulle \u2014 ou Churchill \u2014 oui veut.Dans le Point d'hier, le politologue Alain Duhamel le remet courtoisement à sa juste place: «Avec tous ses défauts, le président sortant aura été un homme d'État.De Gaulle, lui, a été un grand homme».Comme il n'y avait eu avant lui que trois autres présidents-monarques de la Ve République, François Mitterrand, une fois évacué de Gaulle, se situe sans doute au premier rang pour la qualité: Georges Pompidou était solide mais sans beaucoup de souffle ou d'inspiration et Giscard d'Estaing, finalement, s'est révélé un peu inconsistant.Malgré ses innombrables virages tactiques, surtout en politique intérieure, Mitterrand aura été manifestement fidèle à certaines idées-force \u2014 et pas nécessairement celles pour lesquelles des gens l'avaient élu en mai 1981.La fidélité à l'OTAN.La construction européenne.La méfiance (alors) vis-à-vis du danger soviétique.L'amitié franco-allemande.Une' certaine tendance à infléchir en faveur d'Israël la politique arabe de la France.Pour le reste, on discutera longtemps pour savoir si, sous le couvert de mettre enfin la gauche au pouvoir en France, il n'a pas d'abord utilisé la gauche pour arriver au pouvoir et n'a pas été le plus grand fossoyeur de cette gauche: ni les sociaux-démocrates allemands ni même les travaillistes britanniques n'ont laissé les lieux dans un tel état en perdant le pouvoir.Ce qui reste incomparable cependant chez lui, c'est cette façon magistrale qu'il a eue de chercher le pouvoir pendant des dizaines d'années, puis de le gérer, sinon en gagnant toujours, du moins en tuant l'adversaire; de tou-jouurs savoir rebondir quand on le croyait mort.Et aujourd'hui, alors que les deux dernières années ont été souvent sinistres ou funèbres, de réussir sa sortie en grand artiste tragique, prenant presque le bon peuple à témoin de la mauvaise qualité du spectacle politique et des autres acteurs, comme si lui-même, finalement, avait été victime de la médiocrité ambiante plutôt que res- ponsable de celle-ci.Eh! oui.la gauche est en ruines, je leur avais dit pourtant, s'ils m'avaient écouté, au moins moi, je gagne mes élections! Eh! oui, le Front national est à 15 pour cent, c'est bien affreux et c'aurait été pire si je n'avais pas été là ! Eh ! oui, il y a eu des scandales politico-financiers à répétition, mais que voulez-vous, c'est la nature humaine, elle est mauvaise et d'ailleurs j'ai toujours été pessimiste.Un autre que Mitterrand aurait peut-être quitté le pouvoir \u2014 plus tôt d'ailleurs \u2014 la queue entre les jambes, ayant été désavoué de façon humiliante par l'électorat qui, en mars 1993, accordait moins de 25 pour cent à ceux qui avaient fait sa politique.Lui-même aurait pu se sentir un peu honteux d'avoir laissé son parti et la gauche dans un si piteux état.Les tribulations de son plus vieil ami, Roger-Patrice Pelât, se servant dans les caisses de l'État et pris la main dans le sac: inculpé, puis mort d'une crise cardiaque.Le suicide, le 1er mai 93 de Pierre Bérégovoy, victime de cette atmosphère de fin de règne.Celui, dans son propre bureau de l'Elysée, d'un autre collaborateur tombé en disgrâce, François de Grossouvre.Les révélations \u2014 encouragées par l'intéressé \u2014 sur le passé pétainiste du jeune Mitterrand et ses racines d'extrème-droite.Il y avait de quoi faire une sortie funèbre à la Nixon.Mitterrand, lui, à 78 ans, s'est composé un masque de cire de vieux doge vénitien, littéraire, cultivé, cynique, assassin, revenu de tout sauf de la contemplation du pouvoir, de la tragédie de l'histoire, de la mort.En mars 93, on pouvait penser qu'avec la ruse tenace qui le caractérise, Mitterrand allait utiliser les deux annés et le pouvoir qui lui restaient pour aider ses amis politiques, ou en tout cas nuire à la droite.Il n'en a rien été.Puis, on a pensé qu'au moins il essaierait de laisser une dernière fois sa trace sur les événements en nuisant à tel candidat détesté (Chirac par exemple) ou en soutenant tel autre (Barre, Balladur).Peut-être d'ailleurs a-t-il un moment jonglé avec ces idées.Mais, comme toujours, en attendant l'occasion de frapper un coup, en utilisant l'événement.Finalement, l'événement ne s'est jamais présenté.Mitterrand n'aura occupé ses deux dernières années de présidence à rien, sinon à durer jusqu'à la dernière minute, à rester là, imprévisible et redouté.Pour finalement, hier soir, partager la tribune d'honneur du Parc des Princes avec Jacques Chirac pour une finale de football.Avec cet air, toujours, d'avoir organisé les événements, de les avoir souhaités, alors que tout simpe-ment il «attendait de voir» et «laissait le temps au temps».En plus d'avoir assuré la continuité de l'État en France \u2014 ni plus ni moins que Pompidou ou Giscard \u2014 Mitterrand aura surtout réussi un magnifique auto-portrait, tout en nuances et en contre-jours.Il peut partir satisfait.Salut l'artiste! Demain dans La Presse Suite de la Une VICTIME Ouebecoise victime des Orangistes dans une ville ontarienne du travail et permettre à Valérie, 9 ans et Samuel, 8 ans, de suivre des cours de français.Us vivaient auparavant chez sa mère, à Pike River, plus au nord.«Nous habitions à Owen Sound depuis trois semaines lorsque nos problèmes ont commencé.Comme nous étions à la veille de l'halloween, je n'ai pas compris tout de suite qu'on voulait nous chasser de la ville», dit Mme Harvey.Mais les manifestations d'hostilité n'ont pas cessé depuis lors, même si la famille connaît parfois des périodes de répit.Rien ne se produit pendant un certain temps, puis ça recommence.Us étendent de l'huile sur les murs, lancent des oeufs sur la façade de la maison ou s'attaquent aux chats et au chien des Harvey.La haine a atteint un seuil intolérable il y a deux semaines lorsque (ohanne Harvey a retrouvé son chat Napoléon, agonisant au milieu d'une flaque de sang, devant la porte de la demeure familiale.Ces gestes hargneux ont un effet déplorable sur la petite Valérie et sur son frère Samuel, déplore Mme Harvey.Les deux enfants s'étaient d'abord facilement intégrés à l'école du quartier, mais ils ont changé d'attitude récemment.Us disent de plus en plus souvent qu'ils détestent les Anglais maintenant, dit-elle.Le maire d'Owen Sound, Stew Taylor, soutient que ces incidents constituent des cas isolés, mais il reconnaît qu'il y a des éléments francophobes susceptibles d'accomplir de tels gestes dans sa ville.Dans une entrevue accordée à un quotidien torontois, M.Ste-wart a affirmé qu'Owen Sound était le reflet des petites villes on- tariennes.Les francophones de cette région en savent quelque chose puisqu'ils ont livré de longues batailles pour obtenir quelques écoles de langue française.Un porte-parole de la police municipale a déclaré hier qu'il était très difficile de retrouver les auteurs de ces actes de vandalisme.Les policiers semblent croire que ces incidents sont de peu d'importance et ne manifestent guère d'empressement lorsque Mme Harvey porte plainte.Un enquêteur s'est toutefois rendu chez les Harvey vendredi, après la parution d'un article dans le journal local.Un premier témoin a téléphoné à Mme Harvey pour lui dire qu'il avait vu un homme dans la trentaine s'éloigner de la maison au pas de course un soir.Un petit groupe d'étudiants et d'amis de Mme Harvey viennent maintenant monter la garde près de sa maison.Plusieurs autres lui ont téléphoné pour la réconforter et lui dire qu'ils n'étaient pas tous racistes à Owen Sound.johanne Harvey sait très bien que tous les citoyens de sa ville d'adoption ne partagent pas les sentiments de haine de la poignée d'extrémistes qui harcèlent sa famille, mais elle en a assez.Elle veut revenir au Québec, peut-être dans l'Outaouais, le plus rapidement possible.Elle a vécu à Aylmer, sur la rive québécoise de la rivière des Ou-tauouais, il y a quelques années.ELIe y compte encore des amis et des connaissances et aimerait bien y retourner.Le président du Mouvement impératif français, lean-Paul Per-rcault, lui a d'ailleurs téléphoné samedi pour lui offrir l'appui de cet organisme de défense du français, dit Mme Harvey.Il ne lui reste maintenant qu'à trouver l'argent nécessaire pour louer un camion et elle pourra revenir «vivre parmi ceux qui l'aiment», comme lui disait jadis son père.?Automobile Les accessoires : une amélioration économique ¦ Pour bon nombre de consommateurs, la voiture n'a qu'une raison d'être, celle de les transporter du point A au point B.Mais, constate notre collaborateur Denis Duquet, il existe aussi une foule de passionnés pour qui la voiture est un élément d'agrément de conduite, voire de fierté.Souvent insatisfaits de leur voiture, ils en améliorent le rendement ou I apparence par le biais d'accessoires.Pour sa part.Jacques Cagnon consacre sa chronique -Auto-rétro* à une Hudson Hornet 1951.A lire dans le cahier Auto-Economie de lundi.AIGUILLES - J avais un peu peur des aiguilles» ou d'enfants qui pèsent moins de 30 kg.C'est pour répondre aux besoins de ces derniers que l'hôpital Sainte-Justine a mis sur pied son programme de dons autolo-gues, tout comme l'a fait l'Institut de cardiologie de Montréal l'an dernier.«Dans le cas de Patrick, nous avons prélevé cinq échantillons de 200 cm3 sur une période de 24 jours avant l'opération, a indiqué le docteur Heather Hume, responsable de la banque de sang de Sainte-Justine.Comme les enfants ont des veines plus petites que les adultes, nous utilisons un personnel infirmier expert pour les prises de sang.En plus du fait que les aiguilles sont relativement grosses, il y a un aspect psychologique important à considérer.» Pour Patrick, ce sont les deux premières prises qui ont été difficiles: « l'avais un peu peur des aiguilles», dit-il.Mais Patrick a su prendre son courage à deux mains avant la troisième prise et a subi les autres épreuves de son séjour hospitalier avec courage.Lors de l'opération, qui a duré un peu moins de trois heures, Patrick a reçu la totalité du sang 'qu'il avait donné.Si, à cause d'un imprévu, il avait eu besoin de sang supplémentaire, les médecins auraient alors été obligés de lui donner du sang provenant d'un donneur anonyme.La quantité de sang donnée par le patient avant une opération est en effet limitée puisque le sang est périmé au bout de 35 jours.Pour le docteur Hume, le risque de contamination est maintenant très minime quand on utilise le sang d'un donneur anonyme: «Les dons autologues sont plus sûrs, mais j'ai très confiance en la Croix-Rouge», dit-elle.Aujourd'hui, Patrick va bien.Même s'il ne rêve déjà que d'aller jouer dehors avec sa petite soeur Mariepier ou avec ses amis, sa mère assure qu'il sera en convalescence pour encore environ six semaines.Courage, Patrick! ?Le service (Question^foB^Beu du jour Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour : Le ministre de la Santé Jean Rochon affirme que les services à la population seront de meilleure qualité avec la fermeture de neuf hôpitaux et l'implantation du virage ambulatoire.Êtes-vous du même avis?Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.La quotidienne\ta trois chiffres\t149 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t4715 PARANOÏA Les Noirs américains victimes d'une certaine paranoïa s'en détacher avec fracas, dénonçant le style et les idées de Mu-hammad.Il a été tué peu après à Harlem.L'an dernier, à la télévision new-yorkaise, Mme Shabazz a accusé Farrakhan d'avoir orchestré l'assassinat de son mari.L'accusation n'était pas neuve, mais venant de la veuve d'un personnage dont le prestige n'a cessé de grandir chez les Noirs, elle faisait mal.Une ovation Non pas que Farrakhan ait perdu tout son ascendant au sein de sa communauté.Lui-même ou ses porte-parole ont toujours été accueillis avec chaleur par les jeunes Noirs sur les campus universitaires.Et dans les rues des quartiers noirs, les cassettes de ses discours se vendent aussi bien que les posters et les t-shirts de Malcom X.Mais l'establishment noir s'est toujours tenu à une certaine distance de lui.Cet hiver, cependant, le FBI lui a donné une chance unique de redorer son blason en accusant une des filles de Malcom X, Qubilah Shabazz, 34 ans, d'avoir comploté avec un ancien camarade de classe pour assassiner Farrakhan.L'accusation reposait sur l'enregistrement de conversations téléphoniques entre Qubilah et ce camarade, Michael Fitzpatrick, un Blanc.La première réaction de Farrakhan a été de dénoncer le FBI et le gouvernement pour cette autre manoeuvre visant à «diviser» les Noirs.La suite de l'histoire Ta très bien fait paraître.Le public a en effet appris que Fitzpatrick était un informateur du FBI, mêlé à des histoires de drogue.Avec un tel personnage comme témoin principal, le gouvernement a décidé de laisser tomber ses accusations.La soirée du 6 mai au théâtre Apollo avait pour but d'amasser des fonds pour aider Qubilah Shabazz à payer ses frais d'avocat.L'establishment de Harlem était là pour assister à la «réconciliation» entre Farrakhan et la veuve de Malcom X.Il y avait des pasteurs, dont le révérend Calvin O.Butts, des politiciens, dont Charles Rangel, et même des vedettes de l'extérieur, dont Mike Wallace, un des animateurs du magazine télévisé «60 Minutes».La sincérité de la «réconciliation» n'a certes pas convaincu tout le monde.Mais le triomphe de Farrakhan était incontestable.« Des membres de la Nation de l'islam étaient impliqués dans l'assassinat de Malcom, a-t-il admis au cours de son discours.Nous ne pouvons pas nier notre rôle.Mais nous ne pouvons pas permettre au vrai coupable de nous diviser davantage.Le gouvernement des États-Unis est la force externe qui nous divise.» Farrakhan a eu droit à une ovation.?rr.i i i ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi su vtndredi dt 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tété* Vacances, Voyagtt Carrières tt profttsions, nominations 285-71ÎT^ Les patients des hôpitaux menacés ont peur 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i i ÉRIC CLÉMENT l i i LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Samt-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des | services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ¦ particulières à LA PRESSE sont également réservés « Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12818-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 ! -1 i DIMANCHE I 14 MAI 1995 | I I I 19-7 CODE DU JOUR LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 ¦ Les patients qui fréquentent les hôpitaux menacés de fermeture, en vertu du plan de rationalisation de la Régie régionale de la santé et des services sociaux, ne doivent pas paniquer, car chaque cas sera étudié en temps et lieu.C'est l'assurance qu'ont donnée les cadres de la RRSSS de Montréal-Centre lors d'une rencontre dans les bureaux de Lâ Presse.Il faut dire que dès l'annonce de la probable fermeture des hôpitaux Reine-Elizabeth, Général de La-chine, Sainte-|eanne d'Arc, Red-dy Mémorial, Bellechasse, des centres de réadaptation Villa Me-dica et Catherine Booth, du centre hospitalier de Saint-Laurent et de la clinique privée Guy-La-porte, les téléphonistes de ces établissements ont reçu des centaines d'appels marqués par l'inquiétude.«Ne paniquez pas madame, disait Rolande Desjardins, téléphoniste à Sainte-|eanne d'Arc, vendredi.L'hôpital ne ferme pas tout de suite.Non, madame, votre dossier est toujours là.|e vous dis madame qu'il ne faut pas paniquer.» Il demeure que, pour l'instant, il n'est pas possible de savoir où seront transférés Iqr.dossiers mais aussi les malades ou les habitués (environ 40 000 personnes) des hôpitaux qui fermeront.D'abord, parce que la liste des fermetures n'est pas encore adoptée définitivement.«Aucun hôpital n'est actuellement fermé», tiennent à dire toutes les téléphonistes d'hôpitaux montréalais! La liste des fermetures ne sera connue qu'en juillet, à la suite de l'étude finale des recommandations de la régie par les services du ministre de la Santé |ean Rochon.D'autre part, la réorganisation des services hospitaliers ne se fera que progressivement.La régie a planifié son projet de telle sorte que l'organisation des services soit basée sur les besoins réels de la population de la région.Elle assure que dès l'adoption du projet, l'accessibilité des divers services hospitaliers sera maintenue.C'est seulement le 15 février 1996 que les patients verront se transformer le paysage hospitalier, si le projet de la régie est adopté tel quel.Alors que fermeraient les centres hospitaliers de Saint-Laurent, Sainte-Jeanne d'Arc, Général de Lachine et Rei-ne-Elizabeth.et que Saint-Michel serait converti en hôpital de soins de longue durée, plusieurs mesures seraient immédiatement mises en oeuvre: 1 \u2022 La première sera d'instaurer des lits d'hébergement pour personnes âgées.Il y aura ouverture de 192 lits à Saint-Michel, de 124 lits au centre hospitalier de La-Salle et de 116 lits au centre hospitalier Champlain de Verdun.\u2022 La seconde mesure sera de mettre en place entre 50 et 60 p.cent des services dits de première ligne.Cela concerne notamment les soins et services en CLSC.\u2022 La régie implantera en même temps le quart du réseau de services intégrés en santé mentale.«On veut permettre que les hôpitaux prennent un grand virage, dit M.Conrad Sauvé, président du CA de la RRSSS de Montréal-Centre.En tant qu'immobilisations, on prévoit la création de quatre centres ambulatoires dans quatre hôpitaux qui pourront augmenter leurs volumes.La question est de savoir ensuite comment on peut supporter le suivi à domicile dans les CLSC.» Le gros volet de la réorganisation repose sur des réseaux interactifs de services (santé physique, mentale, déficiences physiques ou intellectuelles, services aux personnes âgées) qui doivent permettre un meilleur accès de la population, et ce à un coût moindre.Par exemple, pour le réseau interactif de services erv santé physi- que, il y aura une liaison systématique entre les hôpitaux, les CLSC et les cliniques privées qui permettra d'avoir des soins sans rendez-vous de 7 h à 23 h, sept jours par semaine.Le CLSC, par contre, fournira un guichet unique d'accès aux services de longue durée, en tout temps.Chaque fois qu'un médecin envisagera le transfert d'un patient à domicile, le cas de cette personne sera rigoureusement évalué, assure la Régie.Le patient devra avoir obtenu un diagnostic clinique stable et consentir librement à quitter l'hôpital.« Prenons le cas de la chirurgie d'un jour, explique Louis Côté, directeur des relations avec la communauté, à la RRSSS.Un des critères importants est la capacité psychosociale de la personne lorsqu'elle sort de l'hôpital après une chirurgie d'un jour.Est-elle seule?A-t-elle de t'aide?A-t-on établi un plan de soins à domicile pour elle?Il faut mettre en place un système de manière urgente car il y a plus de 60 000 chirurgies d'un jour à Montréal par année.En atteignant 100 p.cent de la ca-pacité, on aurait seulement 11000 chirurgies supplémentaires.Donc, il ne manque plus qu'à mettre en place les services dans les CLSC.» LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 14 MA11995 \u2022 A 3 Rizzuto : Vaillancourt prépare sa sortie éric clément ¦ Le chef d'Option Laval, Jean Rizzuto, estime que le maire de cette ville, Gilles Vaillancourt, s'est servi de son ex-conseiller en communication, Michel Fré-chette, pour annoncer son départ de la mairie.Pour M.Rizzuto, il n'y a pas de doute, la lettre de Michel Fréchette, publiée .hier dans La Presse et qui conseille au maire de quitter son poste sans pour au-, tant laisser la place au chef d'Option La-, val, a été téléguidée par M.Vaillancourt.«Le maire Vaillancourt veut se faire oublier de Laval et se sert de son ami M.Fréchette pour annoncer son départ, a expliqué, hier après-midi, M.Rizzuto.Même si Michel Fréchette n'est plus le communicateur du maire depuis mars, il est toujours dans le décor.» Lorsque Michel Fréchette recommande que le maire ne soit plus président du Conseil de développement régional de Laval ou même président du comité exécutif, Jean Rizzuto interprète cette déclaration comme le signe qu'«on prépare l'après-Vaillancourt ».Le chef d'Option Laval affirme que, «finalement», la sortie de Michel Fréchette arrange bien ses affaires.« Il nous met dos à dos mais M.Fréchette n'est pas lavallois, dit Jean Rizzuto.Il n'a pas à dire où se trouve la bonne voie ni à dire que c'est le même monde qui fait Laval.Il y a beaucoup de nouveau monde dans Option Laval.» Le conseiller indépendant de Laval, Maurice Clermont, partage, quant à lui, l'opinion de M.Fréchette sur la nécessité d'amener du sang neuf à l'hôtel de ville, «pour le peuple», dit-il.M.Clermont affirme que la population lavalloise doit mettre un terme à la mainmise d'une no-menklatura des affaires qui contrôle, selon lui, la mairie depuis trop longtemps.«Cela fait quatorze ans que je dis qu'il faut changer la façon de diriger Laval, explique l'ancien épicier, âgé de 51 ans.Aussi longtemps que le gouvernement ne passera pas une loi pour arrêter les campagnes d'un million ou un million et demi de dollars à chaque élection, avec seulement Y establishment de Laval, les hommes d'affaires qui fournissent dans des caisses occultes, ce ne sera pas nécessairement le maire qui mènera mais Y establishment qui dit pour qui voter.» «Ce n'est pas pour rien s'il y a une enquête aujourd'hui à Laval», ajoute M.Clermont.M.Clermont, qui s'est lancé dans la politique en 1981, ne croit pas que M.Fréchette soit bien placé pour créer un parti: «il a été communicateur à Laval de 1972 à 1995, il était là avec l'équipe Paiement et l'équipe Vaillancourt et cela lui a pris tout ce temps pour s'apercevoir que c'est le même monde qui fait Laval.Si on veut du renouveau, Fréchette n'est pas le vrai gars pour fonder un parti.S'il y a une troisième force, je serai un des premiers partants.Mais une force pour le peuple, pas pour Y establishment.Car si on crée un troisième parti juste pour faire la même chose qu'actuellement, ce n'est pas la peine.» Le maire Gilles Vaillancourt «était sur sa pelouse» hier après-midi, nous a-t-on dit lors d'un appel à sa résidence, et il n'a pas souhaité réagir aux commentaires de Michel Fréchette.PHOTO MICHEL LANCLOIS.collaboration spécule La corvée du mont noyai Plus de 500 bénévoles ont par-ticipé hier à la sixième Corvée du mont Royal, un événement envi-ronnemental annuel organisé par le Centre de la montagne pour nettoyer les sous-bois du plus grand parc de la ville.Le maire Pierre Bourque (ci-haut) a donné un coup de pouce à plusieurs des volontaires qui ont recueilli quelque 300 sacs pendant la journée.Aujourd'hui, les amis de la montagne pourront retourner devant le Grand Chalet pour voir les oeuvres de Normand Toupin (ci-dessous), un artiste qui a réalisé des sculptures avec des objets récupérés dans le parc.PHOTO ARMAND TROTT1ER.La Presse Debout, brassés de tous côtés, les utilisateurs du Cobra n'ont qu'un désir, à l'arrivée.remettre ça.Le Cobra, c'est super tripant ! PHOTO ARMAND TROTTIER.La Presse éric clément ¦ Les adolescents sont unanimes: le Cobra, le nouveau manège du parc d'attractions de La Ronde, sur l'île Notre-Dame, est «super tripant, super écoeurant»! Des milliers de jeunes de 12 à 18 ans ont envahi La Ronde, hier, lors de l'ouverture du parc récréatif, et presque tous se dirigeaient vers le Cobra.Malgré une attente qui pouvait durer près de trois heures, ils ont trouvé l'expérience du serpentin jaune vif fort excitante.« L'attente est un peu longue mais c'est super hot9 disaient de concert Geneviève Desrosiers et Valérie Betty, de Brossard.On va revenir.» «C'est super écoeurant.Ça vaut la peine d'attendre.On va refaire la file», disait Nancy Laurier de Sabre-vois, accompagnée d'une dizaine d'amies.«C'est super cool », lançait Jona-than Poirier, de Sainte-Hyacinthe.Le manège de conception suisse, qui a nécessité un investissement de six millions de dollars de la part de la Société paramunicipale du parc des îles, emporte 24 personnes à la fois, en position debout, toutes solidement harnachées au niveau du ventre.Le chariot de six rangées de quatre personnes grimpe d'abord doucement le long d'une pente avant de se lancer pour une minute de sensations fortes sur un rail s'entortillant sur lui-même.Avec une pointe à 77 km/h, des courbes serrées et une boucle verticale de 360 degrés, mieux vaut avoir le ventre vide, même si, hier, personne ne ressentait de malaise ou d'étourdissement en sortant du Cobra.Les adolescents ont le coeur bien accroché, nous assurent les organisateurs.C'est vrai qu'ils en redemandent.«Ça ne dure pas assez longtemps, il n'y a pas assez de tournants et il faudrait au moins une autre boucle de 360 degrés, s'exclamaient Geneviève Bouchard, de Lorraine, et ses amies montréalaises.Mais on va revenir, c'est sûr, même si on a attendu deux heures et demie.» Hier, un seul chariot fonctionnait à la fois, car le manège est en rodage mais, d'ici l'ouverture quotidienne de La Ronde, le 30 mai, tout sera en place pour deux ou trois chariots en même temps, ce qui permettra d'avoir une cadence de 1200 passagers par heure.Les autres nouvelles attractions étaient moins fréquentées, hier, notamment le Volcanozor et son cinéma simulateur, où l'attente était inférieure à une heure.Quelque 15 000 personnes ont franchi les portes de La Ronde, pour la première journée d'activités, soit un bon résultat, selon Mme Micheline Giard, porte-parole de la Société du parc des îles.Il faut dire que La Ronde a lancé un abonnement pour tout l'été, sept jours sur sept, pour 49,14$ plus taxes, que l'on peut se procurer seulement jusqu'au lundi 22 mai.Déjà, 18 000 personnes s'en sont procuré.Sinon, l'entrée «passe-par-tout» coûte un peu plus de 18,87 $ plus taxes.La Ronde sera ouverte des 10 h les fins de semaine jusqu'au 30 mai puis tous les jours du 30 mai au 4 septembre, sauf les 5 et 12 juin et du 28 août au 1er septembre.Assassinée on pleine ruo Devant de nombreux témoins, une femme de 35 ans a été poignardée à plusieurs reprises hier, vers 17h40, par son ex-conjoint âgé de 42 ans.Manon Hamel allait alors commencer son quart de travail à la brasserie Réal Masse, aux Promenades Montarville, à Boucherville.Son décès a été constate à l'hôpital Pierre-Boucher vers 18h30.Le suspect s'est enfui en voiture, emportant avec lui l'arme du crime.L'auto a été retrouvée quelques heures plus tard à Sainte-Julie.En fin de soirée, les policiers ignoraient encore si le fils de la victime et du suspect, âgé de six ans et demi, se trouvait avec son père.photo syivain cauvrcau eouabontton «m* -,-i-i' Les corps des deux jeunes Mohawks disparus repêchés lucie côté ¦ Des plongeurs volontaires de la communauté autochtone de Kanesatake ont repêché hier, dans le lac des Deux-Montagnes, les corps de deux des leurs, Kirk Lessard, âgé de 24 ans et Dany Nelson, 26 ans.La petite chaloupe à moteur ou se trouvaient les deux victimes et un troisième jeune homme \u2014 lason Gabriel, 23 ans, qui a réussi à regagner la berge à la nage \u2014 a chaviré mercredi, vers 22 h 30.Selon la Sûreté du Québec, le trio avait déjà fait l'aller-retour Oka-Hudson sur le lac situé au nord de Montréal et y retournait au moment de l'accident.Gabriel a trouvé refuge chez un résidant de Hudson, où sa mère est venue le chercher.La Sûreté du Québec a été prévenue de l'incident seulement vers minuit trente et n'a su que jeudi matin qu'un troisième homme accompagnait les deux noyés.Les policiers n'ont d'ailleurs toujours pas parlé au survivant du drame, lason Gabriel, qui était déjà sorti indemne d'un premier accident sur le lac, il y a deux ans.Son camion s'était enfoncé dans les glaces.Un jeune Amérindien avait perdu la vie dans cet accident.Il faut dire que Gabriel, condamné en mars 1993 à deux ans moins un jour de prison pour voies de fait et vol qynlific.était déjà recherché avant l'incident de mercredi.Sa libération conditionnelle a été révoquée et un mandat d'arrestation a été émis contre lui parce qu'il n'a pas respecté les conditions de sa mise en liberté.Par personnes interposées, le jeune Amérindien a néanmoins indiqué aux policiers où, dans l'immense nappe d'eau, ils devaient concentrer leurs recherches pour récupéréer les cadavres de ses compagnons.Vers 11 h 30, hier, les plongeurs ont d'abord retrouvé, flottant entre deux eaux, le corps de Dany Nelson, à environ un kilomètre à l'ouest de la marina d'Hudson, là où la chaloupe avait chaviré.Des vêtements appartenant aux victimes avaient déjà été repéchés dans le secteur.Le corps a été ramené de l'autre côté du lac, à Oka, au quai Saint-Pierre, où des Mohawks ont tenu les journalistes à distance, tout en permettant aux badauds de s'approcher.En début d'après-midi, les plongeurs de la Sûreté du Québec se sont joints aux recherches, auxquelles participaient déjà les membres de la patrouile nautique de la SQ.Mais ce sont encore les plongeurs volontaires qui ont repéré la deuxième victime.Kirk Lessard, vers 17 h 20.Les deux corps ont été transportés à la morgue de Montréal, rue Parthenais.Une autopsie sera pratiquée pour déterminer les causes exactes des (décès.L'EXPRESS DU MATIN PHOTO BERNARD BRAUlT L* Presse La carrière d'un des hauts lieux du cinéma québécois, l'Elysée, qui avait fermé ses portes avant de revivre sous le nom de Nouvel Elysée, a définitivement pris fin.Le pic du démolisseur le rasera d'ici peu, laissant un trou béant angle Milton et Clark, juste au nord de Sherbrooke.ÉCRASEMENT DANS CHARLEVOIX ¦ Un homme d'affaires de Sept-lies, qui s'était envolé vers 8h, a péri hier après-midi dans l'écrasement de son avion, un Cessna 206.L'appareil que pilotait Paul Noël, 55 ans, s'est écrasé à flanc de montagne, à environ trois kilomètres du centre de ski le Massif, à Petite rivière Saint-François, dans la région de Charlevoix.À cet endroit, la montagne est encore couverte d'une épaisse couche de neige.Des militaires, membres de Ressources sauvetage, ont reçu à 14 h 05 le signal de détresse qui se déclenche automatiquement lors d'un impact au sol.Avec des parachutistes à son bord, un avion Hercule, stationné à l'aéroport de Ba-gotville, est parti à la recherche de l'appareil, repéré à 16h 03.Leurs premières constatations permettent aux policiers de la Sûreté du Québec de croire à un accident.Du brouillard avait été signalé en matinée dans la région.ACCIDENT MORTEL ¦ Un jeune homme de 26 ans, Bruno Larocque, résidant de Saint-André-Avellin, en Outaouais, a perdu la vie à Masson, à l'est de Gatineau, tôt hier matin.Le conducteur, qui se trouvait seul à bord de sa voiture \u2014 complètement détruite dans l'accident \u2014 se serait probablement endormi.Vers 6 h 30, son véhicule a quitté la route 148 et heurté un ponceau.en face du 1917, chemin de Montréal.La police de Gatineau poursuit son enquête pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.EJECTION MORTELLE ¦ Un jeune homme de Mansonville.dans les Cantons de l'est, a péri au volant de la camionnette de son père, sur la route 243, à 2h 30 samedi.Martin Pouliot, âgé de 18 ans, aurait heurté un ponceau de ciment après avoir perdu la maîtrise de son véhicule.Sous la force de l'impact, il a été éjecté de la camionnette.Son décès a été constaté sur place.ATTAQUE D'UN CAMION POSTAL ¦ La police de la Communauté urbaine de Montréal recherche un homme d'une trentaine d'années qui a attaqué un employé de la Société ca-nadienne des postes le 31 mars dernier, vers 9 h 35.Au volant de son camion des Messageries prioritaires, l'employé se trouvait au centre-ville, près de l'intersection des rues Cathcart et Union.En voyant s'approcher un homme vêtu d'un ancien blouson en nylon de la Société des postes, l'employé a cru qu'il s'agissait d'un collègue venu prendre sa relève.Mais une fois dans le camion, le suspect a brandi un pistolet et sommé sa victime de s'étendre sur le plancher.La victime a plutôt choisi de résister à l'attaque et a pourchassé son agresseur qui a fait feu en sa direction, avant de s'enfuir en empruntant la rue Union vers le sud.S'exprimant en français, le suspect, de race blanche, mesure environ Im70 (5'7») et pèse68kg(150lbs).SUSPECT RECHERCHE ¦ La police de la Communauté urbaine de Montréal recherche un homme de 30 ans soupçonné d'une tentative de meurtre commise rue Docteur-Pen-field, le 14 avril dernier.Le suspect, un homme de race blanche, aux cheveux bruns courts, mesurant environ Im80 (60) et pesant 77 kg (170 Ibs), a accompagné chez elle sa victime, rencontrée dans un bar gay de la rue Sainte-Catherine.Le suspect a alors poignarde â plusieurs reprises l'autre homme dans le dos, l'a ligoté avec le cable de la télévision, avant de s'enfuir en emportant quatre montres et de l'argent.Toute personne possédant des informations au sujet du suspect peut téléphoner aux numéros suivants: 280-2525 ou 280-2777.L'information sera traitée ?vec discrétion. A4 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 14 MA11995 Dans les maisons : ****** attention au CCP et aux poussières respirables CJUtOfcJE TMIRJUIPKJUf_ ¦ Si vous fermez la porte de votre chambre pour la nuit, il ne serait pas étonnant que le taux de CO* dépasse au matin la norme fédérale acceptable, qui est elle même moins exigeante que la norme américaine de confort.L'excès de CO* et la surabondance de poussières respirables sont les deux polluants intérieurs pointés dans une récente étude effectuée par Hydro-Québec, et présentée cette semaine au colloque sur la qualité de l'air à l'intérieur des édifices, tenu par l'Université Concordia.L'étude, coordonnée par l'in-génieur-chercheur Denis Parent, visait à trouver un équilibre entre l'étanchéité des maisons, souhaitable pour économiser l'énergie, et la qualité de l'air à l'intérieur.L'idée consistait aussi à mettre au point une stratégie de ventilation qui compromette le moins possible l'efficacité énergétique.Fait intéressant, la relation n'est pas très directe entre l'étanchéité et le taux de polluants intérieurs.La présence de gens qui fument, par exemple, de même que l'habitude ou non d'ouvrir régulièrement les fenêtres, a une influence prédominante.Les chercheurs ont mesuré dans trente maisons, pendant une semaine d'hiver, les paramètres suivants : le CO2.l'humidité relative, le gaz radon.la formal-déhyde ( qui se dégage de certains matériaux ), les composés organiques volatils ( dans les parfums, solvants, protecteurs à bottes.) et les poussières en suspension.Parallèlement à ces mesures, ils ont évalué le taux de changement d'air dans la maison, grâce à la méthode du perfluocarbo-ne : des petites capsules émettent ce gaz témoin dans différentes pièces, et des capteurs quantifient sa présence partout dans la maison.La plupart des polluants cités étaient en petite quantité.Mais le taux de CO2 et les particules respirables en suspension sont nettement à surveiller.Suivant les normes canadiennes, le taux de CO2 ne doit pas dépasser 3500 ppm, mais les professionnels utilisent surtout la norme de confort émise par l'association américaine A SHRAE, qui est de 1000 ppm.« En Europe, des études ont même signalé un inconfort à 650 ppm », affirme M.Parent.Or les capteurs détectent assez fréquemment le matin un taux supérieur à 3500 ppm dans une chambre à coucher fermée.Si, au contraire, la porte a été laissée ouverte, le CO2 a diffusé partout et le taux n'est plus que de 1000 ou 1200.Quant au taux de poussières respirables en suspension, c'est dans les maisons de fumeurs qu'il dépasse le plus la norme.« Le débit de changement d'air doit être ajusté en fonction des fumeurs », soutient M.Parent.Enfin, le taux de formaldéhy-de nécessiterait dans certaines maisons une ventilation accrue dans les saisons de transition ( moins froides ).Le service InfoBref Bell Le téléphone le plus lu.Le quotidien le plus écouté! Service rapide GRATUIT* accessible 24 heures sur 24, 7 jours par ^ semaine, à l'aide d'un téléphone à clavier.Pour entendre le contenu de ces différentes rubriques, composez le 875-2355.Puis, au ^ son de la voix, composez le code à trois chiffres correspondant à la rubrique choisie.Pour sortir rapidement de l'une de ces rubriques, faites le 33 puis, au son de la 0t V voix, appuyez sur le 9.Vous pourrez alors Cl Jê W choisir une autre rubrique.\u2022 Dans la zone it appel locale seulement \u2022 Nouvelles en bref MLa Une: .110 ^ Nouvelles locales : .120 Nouvelles sportives : .130 Nouvelles économiques:.140 Nouvelles nationales et internationales:.150 Arts et spectacles:.160 I En primeur:.170 0 \u2022 Editoriaux.210 Question du jour.220 I \u2022 Info-Affaires Bell V À surveiller cette semaine ! .311 Causeries et conférences d'affaires : .321 Perfectionnement en gestion :.331 Finance et comptabilité :.341 \u2022|^^ Marketing, communication, r^^^.vente et service à la clientèle:.351 * Production, qualité, environnement et technologie: .361 Ressources humaines et formation : 371 Informatique: .381 \u2022 Questions d'affaires MatPH^r Réponses d'affaires 5 choix de chroniques disponibles :.410 > Résultats de la loterie 6/49:.411 Lotto Super 7:.412 Select 42: .413 Banco: .414 La Quotidienne:.415 \u2022 Bulletins météorologiques d'Environnement Canada Région de Montréal: .421 Prévisions à long terme (Montréal): 422 Estrie, Québec, Laurentides.423 Villes canadiennes:.424 Villes américaines:.425 Plaisanciers (Montréal):.426 \u2022 Produits et services de Bell.520 \u2022 Services de La Presse Service des abonnements :.610 Annonces classées : .620 Publicité:.630 Rédaction:.640 Information sur les concours:.650 Renseignements généraux :.660 A \u2022 infoarts Bell À surveiller cette semaine:.710 Danse:.720 Musique et art lyrique: .730 Théâtre:.740 Variétés et humour:.750 l xpositions et musées:.760 Service personnalisé (accès direct) .770 NOUVEAU NOUVIAU Le Gazonvillois, le rebelle et Fernande! onjour ! Bienvenue chez Brico en gros ! » La dame à l'entrée avait l'air vraiment contente de me voir.Mais je n'allais pas être désarçonne par si peu.La p'tite bonjour avait beau être une experte, ses bonjours n'étaient que de vulgaires bonjours payés.Et puis j'étais venu ici de reculons, déterminé à garder intact mon mépris pour les magasins à grande surface.Un mépris gros comme un entre* pôt.J'ai un gros faible pour les petits commerces.Il m'arrive de rêver que mes samedis matin à Gazonville ressemblent davantage à ceux d'un villageois français des années 30 qu'à ceux d'un banlieusard nord-américain.À bonne heure, j'enfourche ma bicyclette pour aller acheter des fruits et des légumes au marché ( « Salut m'sieur Pratte ! Hé, vous qui adorez les asperges, faut que vous en preniez ce matin, on vient de les casser ! » ).Puis je visite le boucher ( « Bonjour le jeune ! Tes escaloppes sont prêtes ! » ), le boulanger ( « Six croissants, comme d'habitude?Et comment vont les enfants ?» ).Tiens, n'est-ce pas Fernandel qui sort du bistrot ?Les petits magasins de mes rêves, ce sont ceux où le propriétaire vous connaît.Où vos dépenses, plutôt que d'enrichir quelques gros bonnets, vont faire vivre un voisin.Où vous êtes un client, et non une poche à dollars, une poche à remplir pour mieux la vider.C'est pourquoi chaque fois que je le peux, je fais mes achats dans un petit commerce de Gazonville.En quête d'un rêve.D'une époque révolue.Car ici, cette espèce-là de boutique a pratiquement disparu.D'abord parce que les petits tombent comme des mouches, écrasés par les Gros-sabot-dépôt en tous genres.Et puis ceux qui restent.le pense à ce magasin de jouets, où le propriétaire est toujours au téléphone, et ne vous fait même pas un signe de la tète quand vous rentrez ; on se croirait dans un hôpital.|e pense à cette papeterie où chaque requête de la part du client est accueillie par des bougonnements ; on se croirait dans un bureau de poste.\u2022 J'ai eu besoin récemment d'un loquet d'un type particulier pour mettre en sécurité les trésors cachés dans mon cabanon, l'ai d'abord rendu visite à la quincaillerie de Gazonville.le n'ai vu là qu'un seul modèle de loquet qui aurait fait mon affaire.Et le prix m'a paru exorbitant.C'est ce qui m'a amené chez Brico en gros.« Bonjour, bienvenue chez Brico en gros ! » Cet après-midi-là, je ne rencon- ISS trai pas un employé oui ne me* dit pas « Bonjour ! ».Juste bonjour.Ou un sourire.Pas l'encombrant « Est-ce que je peux vous aider ?» ( traduction simultanée : «c Est-ce que je peux vous faire acheter quelque chose ?» ) qui vous force à répondre : « Non merci, je fais juste regarder » ( traduction simultanée : «c Fous-moi la paix, si j'ai besoin de quelque chose, je te sonnerai ! » ).Juste un « bonjour », qui vous permet de sauter sur l'individu si vous cherchez de l'aide, ou sinon de le laisser passer.Bonjours et sourires ont presque réussi à créer, dans cet immense entrepôt, un climat de petit magasin.Avec en prime des prix hors pair et une variété inimaginable.l'ai trouvé un loquet, de meilleure qualité et beaucoup moins cher.Et je suis sorti de là, à la fois heureux de ma découverte, et catastrophé : « Pas un petit commerce ne va survivre à cette concurrence-là ».Adieu Fernandel.m Faut-il donc toujours que le gros triomphe ?Cette idée révoltait le petit rebelle en moi.« Pratte, il faut que tu prennes la défense des petits commerces dans ta petite chronique ! cria-t-il de toutes ses forces dans mon for intérieur.\u2014 Pourquoi ?intervint le Gazonvillois en moi.\u2014 Parce qu'ils sont petits.Et parce que petit, c'est mieux.\u2014 Pourquoi ?\u2014 Euh.» Le rebelle en moi s'en fut chercher une réponse dans un livre mythe des années 70, Small h beautifuL de E.F.Schumacher.Il ne sortit de cette lecture qu'à moitié satisfait.Il est certain que Shumacher n'aurait pas aimé les Brico en gros et autres Bebelles'r'us de ce monde, avec leurs barbecues et leurs G.I.Joe empilés jusqu'au plafond.Mais en même temps, quant à la taille des organisations humaines, Schumacher n'était pas doctrinaire.Contrairement à ce que le titre du livre a pu laisser croire, il prêchait la modération, le peu beaucoup plus que le petit : « Il n'existe pas de réponse unique.Les différents desseins de l'homme requièrent un grand nombre de structures différentes, des petites aussi bien que des grandes (.)».Ce qui compte dans le fond, en conclut le petit rebelle, ce n'est pas tellement la taille d'un magasin, c'est sa philosophie, son comportement.Qu'il soit de Lilliput ou de Brobdin-gnag, un vendeur est là pour vendre.Il peut le faire de deux façons : en respectant son client, ou en cherchant à le tromper.La première attitude est rare, aussi bien dans les grands magasins que dans les petits; ceux qui l'adoptent, quelle que soit leur taille, méritent qu'on achète chez eux.Mais Schumacher dit aussi : « Nous sommes aujourd'hui victimes d'une idolâtrie quasi universelle du gigantisme.Il est donc nécessaire d'insister sur les vertus de la petitesse.» Voilà, se dit le rebelle en moi, le piège qui nous guette : l'idolâtrie.On n'a qu'à voir la réaction des Gazonvillois lorsqu'ils entrent dans un magasin à grande surface la première fois.Les yeux ecarquillés.la bouche béante, ils sont médusés par l'immensité de ces cathédrales de la consommation : « K'garde ca, chérie, y'ont touttte ! Pis c'est ben moins cher ! » Mais justement, dans les Wal Capharnaum de ce monde, y'ont pas toujours touttte.Et touttte n'est pas toujours moins cher.Et touttte est parfois bien difficile à trouver.Les employés par exemple : «c Y'a quelqu'un ?! ?\u2014.qu'un.qu'un .un .un .un .» Dans certains magasins géants, le seul bonjour qu'on vous adresse cache une carte de crédit : \u2014 C'est gratuit.\u2014 J'suis pas intéressé.\u2014 Ça ne vous engage absolument à rien ! \u2014 Peut-être mais ça ne m'intéresse pas.\u2014 Vous pouvez accumuler des points Air Miles ! \u2014 Gniiiirriinr ! » Et est-ce pour mieux subjuguer les fidèles que les grands prêtres des grandes surfaces accrochent plein de produits 20 pieds dans les airs ?« R'garde, chérie, la belle toilette.I 357 $ ! \u2014 Ou ça ?\u2014 À côté des baignoires, la ! \u2014 Ha vois pas.\u2014 Oui, oui.regarde, suspendue au plafond ! » \u2022 Pendant que le Gazonvillois en moi admirait cette divine toilette à 1 357 $, le petit rebelle en moi s'inquiétait.Lorsque la folie des grandeurs nous prend, se disait-il, on oublie facilement les « vertus de la petitesse ».Par exemple qu'une rue bourrée de petits commerces contribue bien plus a la santé sociale et culturelle d'une ville qu'un entrepôt.Que le patron, comme les baignoires, est plus accessible dans un petit magasin que dans un gros.Que le chemin vers la puissance mené souvent à l'arrogance et au mépris.Que dans un monde de dinosaures, l'être humain finit inévitablement écrasé.Mais le Gazonvillois en moi interrompit ces sages réflexions : « Suffit la philosophie, le rebelle ! Ici, y'ont toutttte ! Pi c'est ben moins cher ! » 0 II NUMÉROS 572504 72504 2504 504 04 572501 5725H 5721 Tirage du 95-05-12 LOTS 50 000$ 5000$ 250$ 25$ 5$ 1 000$ 100$ 10$ NUMÉROS 687076 87076 7076 076 76 Tirage du 95-05-12 LOTS 250 000 $ 2 500$ 250$ 25$ 10$ DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Tirages fTlT>\tdu 95-05-07 \tau 95-05-15 3\t4 986\t4386 565\t9563 857\t5601 597\t8169 083\t0704 983\t0207 149\t4715 Tirage du 95-05-12 \tA\t3.\t2.\t18 19\t2fi\tSI\t35\t42 46\t42\tSI\tSS\t52 fia\t6S\tfiZ\t68\tê2 Prochain tirage : 95-05-1S T V A.LE RESEAU DE$ TIRAGES Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso de billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette ËBËB ! EËBft RÉ S || LTAT $ loto-québtc Tirage du 95-05-15 1 9 23 34 37 43 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 3/6 u t b LOTS Numéro complémentaire: Ventes totales: Prochain gros lot (approx.): Prochain tirage: 95-05-17 Egtra Tirage du 95-05-15 NUMEROS 295907 95907 5907 907 07 7 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 95-05-15 2_\t11\t14\t16\t21 21\t11\t36\t12\t38 39\t43\t51\t52\t53 54\t55\t58\t65\t66 s u m: i Tirage du 95-05-15 GAGNANTS 5 13 16 18 36 39 Numéro complémentaire: 8 6/6 5/6+ S/6 4/6 3/6 0 0 26 1 200 18 840 LOTS 1 000 000.00 $ 17 042.50 $ 1 092,40 $ 44,20$ 5$ MISE-TOT 24 31\t33 42 GAGNANTS\tLOTS 58\t862.00$ Ventes totales: 694 920,00 S Gros lot a chaque tirage: 1 000 000,00 $ SUPER fj0\t\t \t\u2022\ttra.Super 7 Tirage du 95-05-12 Tirage du vendredi 8 19 34 35 43 44 47 Numéro complémentaire GAGNANTS NUMÉROS 241596 41596 1596 596 LOTS 100 000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ LOTS 2 500 000.00 $ 76111,10$ 5 699,80 $ 158,10$ 10$ 10$ \u2022 u hé; .; « .«In ¦ juj lÀ Ml î parrjcipjnQn gnuire (5 sélections) ventes totales: 4109 624,00 S Prochain gros lot (approx.): 4 000 000,00 $ Prochain tirage: 95-05-19 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 1/74 0 1 18 1 504 33 268 31 179 5/7 281 635 T VA.LE RESEAU DES TIRAGES DE»LOTO QUEBEC Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.'¦ ¦ ' 4 Hydro-Québec, Cris et écologistes s'entendent ANDRÉ NOËL ¦ Le Grand Conseil des Cris et des groupes écologistes ont retiré une plainte qu'ils avaient déposée à la Commission des droits de la personne contre Hydro-Québec à propos de sa politique de sécurité.Les Cris et d'autres groupes, comme Greenpeace, avaient déposé une plainte après avoir pris connaissance d'un document d'Hydro-Québec qui proposait de restructurer les services de sécurité de la société d'État afin d'améliorer les informations sur des menaces terroristes.Les Indiens et les écologistes s'étaient senti visés parce que le document faisait allusion à l'opposition de divers groupes a la construction de barrages et de lignes de transports.À cette époque, les plaignants formaient une coalition contre la construction du barrage sur la Grande rivière de la Baleine.Hydro-Québec reconnaît maintenant que les termes de son document étaient mal choisis.Dans une entente, conclue avec les groupes, la société d'État « admet que des passages laissaient entendre que les autochtones et des groupes d'opposition à ses projets pouvaient, dans certaines circonstances, constituer une menace à la sûreté de ses installations ».« Hydro-Québec admet que ses propos étaient vexatoircs et ont offensé les plaignants, mais précise que telle n'était pas son intention et s'engage à ne plus faire emploi de tels propos.Hydro-Québec confirme que la Sûreté d'Hydro-Québec n'a l'intention de se livrer à aucune activité d'identification, de fichage ou de renseignement relativement aux plaignants ou aux mouvements que représentent les plaignants. LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 14 MA11995 A 5 Rae dévoile un programme électoral basé sur des principes d'équité et de générosité t'rvsH- Canadienne TORONTO ¦ Le premier ministre néo-démocrate de l'Ontario a dévoilé hier un programme électoral qui ne fait pas de promesses aux Onta-riens, mais qui engagera l'équipe qui le défend à gouverner \u2014si elle est reportée au pouvoir\u2014 selon des principes d'équité, de justice et de générosité.«Contrairement aux libéraux et aux conservateurs, nous ne promettons pas de faire l'impossible et nous ne nous joindrons pas à la course affolée de la droite politique», dit le document, rendu public dans un comté populaire de Toronto.Ce «livre vert» \u2014couleur du NPD\u2014 est très sobre: il comporte 13 pages et se contente de présenter un bilan des réalisations du gouvernement Rae, le premier gouvernement «socialiste» qu'ait connu l'Ontario.Intitulé Le bon choix pour l'Ontario, le document admet d'entrée de jeu que le NPD a dû prendre des décisions impopulaires.« Mais gouverner n'est pas un concours de popularité.Gouverner, c'est faire ce qui est juste et équitable pour les Ontariens», explique-MI.Le document fait valoir que le NPD a pris le pouvoir en pleine récession, mais que maintenant la province affiche une reprise économique.Selon ce document, le NPD a soutenu des entreprises, parce qu'il croit que le gouvernement a un rôle à jouer dans la croissance économique et la création d'emplois; il a aidé à créer 60 000 emplois avec son programme Bou- i PHOTO CP Le premier ministre Bob Rae a fait campagne hier à Toronto.Sur cette photo, il est en compagnie de la candidate Frances Lankin.lot-Ontario; il a créé des logements à prix abordables; il a instauré l'équité en emploi et une charte de l'environnement ; il fera la lutte pour obtenir un «traitement équitable» d'Ottawa; il a sauvé 40 000 emplois avec le contrat social et va maintenir l'assurance-santé; il s'engage à ce qu'il n'y ait pas de ticket modérateur et il va éliminer le déficit de fonctionnement d'ici 1997.Une politique de générosité En rendant public le document, le premier ministre Rae en a profité pour donner sa vision de ce que devrait être la politique.«Pour moi, la politique doit faire appel à nos sentiments les plus nobles, aux anges qui vivent en nous, à notre générosité et notre esprit de solidarité.En ce sens, oui, nous sommes très différents des deux autres partis politiques».M.Rae accuse ses adversaires politiques d'avoir viré à droite en prônant de nouvelles compressions importantes dans les dépenses publiques.Alors que les libéraux et les conservateurs s'attaquent, par exemple, aux assistés sociaux \u2014 ils veulent couper respectivement un et deux milliards de dollars dans les bénéfices\u2014 le NPD, lui, croit que «les gens qui sont sur l'aide sociale le sont parce qu'ils n'ont pas d'emploi», a expliqué M.Rae.Selon lui, «on ne peut pas couper l et 2 milliards dans l'aide sociale sans qu'il y ait des effets très néfastes sur la population \u2014et des pressions financières additionnelles sur les services de santé et services sociaux ».Désespoir Certains observateurs estimaient hier qu'en décidant à la dernière minute de publier ce document et en choisissant de le faire un samedi \u2014ce qui diminue sa portée médiatique\u2014 le NPD agit par désespoir.Le parti, qui partait dernier à 21 p.cent dans les sondages lors du déclenchement des élections voilà deux semaines, a vu sa cote baisser à 17 p.cent selon le dernier sondage de Environntcs paru jeudi.Toujours selon ce sondage, les libéraux sont à 52 p.cent et les conservateurs, à 26 p.cent.Apparemment, il n'était pas prévu que le NPD présente un programme électoral écrit.Mais la semaine dernière, les libéraux ont publié le leur \u2014un livre rouge de 82 pages contenant une foule d'engagements très spécifiques et chiffrés\u2014 tandis que les conservateurs ont dévoilé depuis longtemps leur «révolution du bon sens».À la veille d'un débat télévisé prévu jeudi, le NPD ne voulait pas se faire accuser de ne pas avoir «son document», dit-on.Bernard Valcourt élu chef du Parti conservateur du Nouveau-Brunswick au premier tour de scrutin Presse Canadienne h Rt DERICTON ¦ Il a suffi d'un tour de scrutin hier pour que l'ancien ministre du cabinet Mulroney, Bernard Valcourt, devienne le nouveau chef du Parti conservateur du Nouveau-Brunswick, face à deux adversaires peu connus.Il devient ainsi le premier francophone à occuper ce poste dans l'histoire de ce parti au Nouveau-Brunswick, pourtant la seule province officiellement bilingue au Canada.Il hérite d'un Parti conservateur qui n'a récolté que six sièges sur les 58 que compte l'as- semblée législative et qui est profondément divisé sur la question linguistique.Le parti tire également de l'arrière dans les sondages, face au populaire premier ministre libéral.Frank McKenna.Bernard Valcourt a aisément distancé ses deux adversaires, obtenant l'appui de 944 délégués contre 416 pour Scott MacGregor et 47 pour lohn Hazen.Il a réservé ses premières flèches au premier ministre Frank McKenna.« Il peut croire qu'il y a des sièges sûrs pour son parti.Oublie ça Frank, il n'y a pas de siè- ges sûrs», a-t-il lancé sous les applaudissements.Bernard Valcourt, avocat à Ed-munston, était une étoile montante dans le cabinet Mulroney en 1989, jusqu'à ce qu'il ait un accident de motocyclette, alors qu'il conduisait en état d'ébriété.Il avait frôlé la mort, avait perdu toute vision dans son oeil droit, et avait été éjecté du cabinet conservateur après avoir plaidé coupable à l'accusation de conduite avec facultés affaiblies.Après avoir récupéré sous l'oeil vigilant du premier ministre, il était rapidement revenu au cabi- DANS LE CADRE DE initiez un enfant a ('horticulture GRATUITEMENT ! Aucun achat requis net, recevant même des portefeuilles encore plus importants.Mais sa réputation de placer les intérêts du fédéral avant ceux du Nouveau-Brunswick lui avait valu les critiques de Frank McKenna, premier ministre libéral depuis 1987.Il fut l'un des très nombreux politiciens envoyés au chômage après les élections fédérales de 1993, qui avait vu le rejet massif des conservateurs.Hier, il n'a fait aucune mention de son passé politique au cours d'un discours enflammé contenant quelques flèches pour Frank McKenna.Il est reconnu comme un politicien de la vieille école qui sait comment fonctionne le sytème.Ses organisateurs l'ont démontré hier.Alors que les deux autres candidats faisaient leur entrée au son des cornemuses, l'équipe Valcourt a choisi une chanson populaire.La GRC sévit contre un ex-officier Pierre Laberge a témoigné devant la Commission sur la souveraineté GILLES PAOUIN ¦ Le commandant de la GRC au Québec, Mike Thivierge, a discrètement adopté des sanctions contre un ancien officier pour l'exclure de l'Association des vétérans parce qu'il a osé critiquer ses maîtres politiques devant la Commission de Montréal sur l'avenir du Québec.Connu et respecté de tous ses collègues après 31 ans de service au sein de la gendarmerie et du Service canadien de renseignement de sécurité, Pierre Laberge est subitement devenu, çn février dernier, un pestiféré.Les dirigeants de la GRC et du SCRS ont inscrit son nom sur leur liste noire quelques jours après la présentation de son mémoire devant la Commission.Le commandant Thivierge et le directeur du SCRS à Montréal, Normand Chamber-land, n'ont guère apprécié que l'ex-officier mettent ses concitoyens en garde contre de nouveaux coups bas d'Ottawa à l'approche du référendum.Laberge a aussi irrité ses anciens collègues en rappelant que plusieurs agents avaient participé a des opérations illégales, notamment au début des années 70, en raison des pressions exercées par les autorités politiques fédérales du temps.Les dirigeants des deux services fédéraux lui ont interdit l'accès à l'édifice de la GRC, au 4225 bout.Dorchester à West-mount, et à celui du SCRS, au 715 de la rue Peel, à Montréal.Ils excluaient ainsi Laberge des activités de l'Association des anciens de la GRC étant donné que les rencontres se tiennent habituellement dans ces locaux.Plutôt que d'intervenir en faveur de M.Laberge, l'Association a publié la directive de M.Thivierge dans son bulletin interne.Le président |ean-Guy Dansereau a conseillé à M.Laberge de ne plus se présenter aux réunions.Piqué au vif par ces sanctions «arbitraires», M.Laberge a déclaré hier qu'il avait l'intention de les contester.«Le commandant de la GRC me traite comme un criminel et m'interdit l'accès à un immeuble public parce que j'ai utilisé mon droit de parole dans une assemblée démocratique», a dit M.Laberge.Il s'étonne que la GRC lui reproche sa participation à un forum public alors que la mission des forces policières est de protéger les droits des citoyens.Il est également inquiétant de voir l'Association des anciens baisser les bras devant l'exclusion injustifiée de l'un de ses membres, dit Laberge.Visiblement agacé par les questions de La Presse, le pré- Pierre Laberge sident Dansereau a soutenu hier que l'exclusion de M.Laberge était une affaire de régie interne.Plus déterminé, le commandant Thivierge a reconnu qu'il avait décidé d'interdire l'accès à l'immeuble de la GRC a Pierre Laberge au lendemain de son témoignage devant la Commission de Montréal sur l'avenir du Québec.II a ajouté qu'il s'agissait d'une question de confiance et de sécurité.«Tout le monde a le droit d'exprimer ses opinions politiques, mais moi je suis responsable d'un service policier et je ne peux laisser tout le monde circuler dans l'immeuble», a dît M.Thivierge.Certains membres de l'Association des anciens avaient demandé aux dirigeants de se pencher sur le cas de M.Laberge.« En raison de la nature de son témoignage devant la Commission sur la souveraineté, songeons-nous à l'expulser de nos rangs?», a dit lohn Du-guay lors de l'assemblée tenue quelques semaines après sa comparution.Hier, M.Duguay a affirmé qu'il ne voulait pas expulser son collègue pour autant.lugeant plutôt délicat de sévir eux-mêmes contre leur ancien camarade, les dirigeants de l'Association ont finalement décidé de laisser le commandant de la GRC et son collègue du SCRS, agir à leur place en lui interdisant l'accès aux deux immeubles.Pierre Laberge ne peut donc assister aux réunions de l'Association même si le groupe n'a jamais adopté de mesure disciplinaire à son endroit.Il constate aujourd'hui qu'il n'y a pas de place pour la dissidence politique au sein de l'amicale des anciens de la GRC ou du SCRS.Ironiquement, les dirigeants des deux services viennent ainsi confirmer une des critiques formulées par M.Laberge à leur sujet en février dernier.«Les services secrets deviennent rapidement des appareils anti-démocratiques», disait alors l'ancien espion.Dans le cadre des 20 jours du jardinage, initiez un enfant au jardinage en l'amenant à une jardinerie participante.Il y recevra gratuitement un jeune plant ou une bouture et un contenant de 8,8 litres de un produit PREMIER.Une présentation de \u2022Pour recevoir ce* prime», l'enfant doit être OQ6 de 1 2 ans et moins et erre accompogne d'un adulte.Limite de 300 socs de PRO-M1X par jordmerie et de 500 plants ou boutures.GRATUIT !.«>'.< r.||j 3.«il M .««.»# »«\u2022\u2022:-*\u2022\u2022»
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.