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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-06-14, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER I .« Presse Montréal, mercredi 14 juin 1995 \u2022 Éditorial Opinions ni mSÊm L'EXPRESS POLITIQUE PAS DE SANCTIONS POUR 1ACHANŒ ¦ Le député péquiste de Bellechasse, Claude Lachance, s'est expliqué et a présenté ses excuses, hier soir, devant ses collègues, pour avoir traité le ministre de l'Education Jean Garon de « menteur », la semaine dernière en pleine Assemblée nationale.L'incident est maintenant clos, à la satisfaction de tous, semble-t-il, et le député ne subira pas de sanctions.Il a eu plus de veine que son ex-collègue Jean Filion ( Montmorency ), qui s'est attiré les foudres de la direction du parti pour s'être abstenu de voter en faveur du budget Campeau.M.Filion a quitté le caucus, lundi dernier, pour siéger dorénavant comme député indépendant.M.Lachance a expliqué qu'il était allé trop loin à l'endroit de son collègue et qu'il regrettait ses paroles.« l'ai l'intention d'expliquer ce qui m'a amené à faire une telle sortie que je qualifierais d'intempestive et d'assez irrégulière, a dit M.Lachance aux journalistes avant d'aller faire face à ses pairs.« le pense que mes collègues seront compréhensifs et je ne m'attends pas à des sanctions.le leur dirai aussi que je ne suis peut-être pas un exemple à suivre.Comme j'ai la réputation d'être un député discret, ça pourrait jouer en ma faveur.Le premier ministre Parizeau n'a pu assister à la réunion et l'autre personne concernée dans cet incident, le ministre Garon, est arrivé au tout dernier instant et s'est esquivé à la vue de la presse.D'après PC PARIZEAU À LONDRES ¦ La décision définitive n'est pas encore arrêtée, mais le premier ministre Jacques Parizeau considère sérieusement la possibilité de se rendre à Londres, du 5 au 7 juillet prochains, pour un rassemblement des anciens de la prestigieuse London Se h ool of Economies.Le premier ministre y a obtenu un doctorat en économie en 1955.Ce rassemblement vise à marquer le centième anniversaire de l'institution.Pour l'heure cette incursion à Londres reste strictement privée.Un moment condidéré, un face à face avec le premier ministre britannique |ohn Major est désormais écarté, indiquait-on hier.M.Parizeau ne se rendra pas non plus en France à cette occasion, précisait-on dans son entourage.Denis Lessard DES EXEMPTIONS POUR LES VOYAGEURS ¦ Depuis hier, les exemptions de droits et taxes pour ceux qui rentrent de voyage à l'étranger sont augmentées, ce qui arrive à point à la veille des vacances estivales.Elles passent, pour une absence de 24 heures, de 20 $ à 50 $ et, pour 48 heures, de 100 $ à 200 $.Après sept jours d'absence, Revenu Canada autorise l'entrée de 500 $ de marchandises au lieu de 300 $ et la règle interdisant de se prévaloir de cette exemption plus d'une fois par année est supprimée.Ces mesures «c visent principalement à faciliter le mouvement des voyageurs à la frontière tout en permettant à nos services de consacrer plus de temps à la lutte anticontrebande », a expliqué hier le ministre du Revenu, David Anderson.« Nous voulons une frontière que les voyageurs honnêtes pourront traverser sans tracasseries mais qui constituera en même temps un rempart contre le passage des criminels et des terroristes ainsi que contre le traffic des armes, des drogues et des explosifs ».Gilles gauthier LE NPD SOIGNE SES PLAIES ¦ C'était le dernier déjeuner des 52 néodémocrates défaits à l'élection ontarienne de la semaine dernière.Pas de flaflas, seulement des sandwiches et des fruits frais pour le premier ministre Bob Rae, ses ministres et ses députés, 69 en tout, qui passeront à l'histoire comme le premier gouvernement néodémocrate à l'est du Manitoba.Bob Rae tiendra une autre réunion du caucus la semaine prochaine avec ses 16 collègues qui ont résisté à la vague conservatrice.Hier, des larmes et des rires fusaient, entrecoupés d'accolades.Quelques ministres ont lancé des avertissements au sujet de «c l'esprit mesquin » qu'ils perçoivent derrière la victoire des conservateurs.Mais quand tout a été terminé, la défaite ne semblait pas si pire.Un sujet demeurait tabou : l'avenir de Bob Rae.D'après PC Autres informations, B5 à B8 Bégin va de l'avant avec sa réforme L'article excluant les récidivistes de l'aide juridique est retiré CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ien déterminé à faire adopter avant les vacances d'été sa réforme de l'aide juridique, le ministre de la Justice, Paul Bégin, consent à retirer du projet de loi 87 l'article 410 jugé inconstitutionnel par le professeur Henri Brun et qui a pour effet de priver les récidivistes du recours à un avocat du réseau public.Du même coup, le retrait de l'article le plus controversé du projet de réforme enlève quelques irritants comme l'important pouvoir discrétionnaire accordé aux directeurs généraux des services juridiques, lequel aurait consisté à déterminer qui des personnes ayant déjà eu recours à l'aide était dans une situation où elle pouvait y avoir ou pas accès à nouveau.Le ministre, qui a fait part de cette modification dans le corpus d'une conférence de presse portant sur la présentation d'un plan d'action interministériel contre les agressions à caractère sexuel, a également annoncé qu'il retirait certaines limitations d'accès à l'aide juridique dans des cas où les justiciables admissibles auraient besoin de consulter un avocat pour faire face à des instances administratives, par exemple dans le cas de révision d'une demande d'assistance sociale.Une telle instance ne constitue pas à proprement parler un tribunal.r h HNMjM Paul Bégin Ces deux modifications importantes signifient dans chaque cas un coût supplémentaire pouvant varier de 200 000 $ à 300 000 $, ce qui revient à dire qu'ils coûteront grosso modo un demi-million à la réforme, dont l'un des principaux objectifs est d'épargner 18 millions.Le ministre Bégin, qui estimait pouvoir réduire de 4 millions, la première année, les coûts de l'aide juridique dans son budget de 102 millions, ne pourra plus anticiper que des économies de 3,5 millions.La conformité constitutionnelle aux Chartes des droits de l'article 410, le pouvoir discrétionnaire par trop arbitraire décerné aux directeurs généraux et l'exclusion au recours de ceux qui sont aux prises avec des instances administratives, étaient les trois éléments qui soulevaient le plus d'objections dans les groupes de pression, dont le Barreau du Québec.Le Barreau avait même demandé à Me Henri Brun, professeur de droit constitutionnel à l'Université Laval, d'analyser le projet de loi 87.Il devait conclure, la semaine dernière, que le projet n'était pas conforme aux chartes québécoise et canadienne des droits, pour ce qui est de cet article 4,10, qu'il jugeait « d'ores et déjà inconstitutionnel ».Cet avis de réminent constitutionna-liste avait même amené le premier ministre Parizeau à affirmer, en Chambre, que son gouvernement ne légiférerait sûrement pas à rencontre des dispositions de la Charte québécoise.Après l'étape de l'adoption de principe en chambre, le projet de loi retournera en commission parlementaire, pour y être étudié article par article.Par ailleurs, le ministre Bégin a ordonné des recherches dans les hautes sphères de son ministère pour savoir comment une lettre que lui adressait le 6 juin la ministre de la Sécurité du revenu, Jeanne Blackburn, s'est retrouvée entre les mains du Parti libéral.En effet, le critique de l'opposition en matière de justice, le député Thomas ).Mulcair ( Chomedey ), a fait dépôt en chambre d'une copie de cette lettre faisant part des préoccupations d'organismes membres de la Conférence permanente sur la sécurité du revenu.Ces organismes réclamaient le maintien de la couverture actuelle des services juridiques, le décret d'un moratoire sur l'adoption du projet de loi 87, et l'institution d'une commission parlementaire à laquelle il serait soumis.Invitée à s'expliquer, la ministre Blackburn a déclaré qu'elle n'avait que transmis au ministre de la justice les préoccupations des membres de la Conférence et qu'elles ne les avaient pas endossées.La semaine dernière, les libéraux avaient également interrogé le ministre relativement à une lettre personnelle du député péquiste Denis Perron, délégué général de la Côte nord, qui faisait connaître son total désaccord avec le projet de loi 87.On croit toutefois que cette dernière, dont copie avait été envoyée à un commettant du député de Duplessis, a pu émaner de cette provenance.Mais un ministre n'aime pas que son courrier se ramasse entre les mains d'adversaires politiques et des vérifications sont faites.Il faut préciser, quant à la lettre de Mme Blackburn, qu'elle était aussi entre les mains de la Ligue des droits et libertés, qui l'a télécopiée à La Presse, le 12 juin.PHOTO LUC-SIMON PERRAULT.La Presse Parizeau au banquet tfe ta Saint-Jean Le premier ministre Parizeau a participé hier au banquet organisé par la Société Saint-Jean-Baptlste, à l'occasion de la Fête nationale des Que bécols.Le chef de l'opposition, Daniel Johnson, y était aussi.L'événement avait lieu au chalet du mont Royal.Nos Informations en page B7.Le PLQ a opté pour l'immobilisme, selon Page La proposition des souverainistes pourrait rallier des libéraux, d'après l'ex-ministre DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC e parti des Jean Lesage, Robert Bourassa et Claude Ryan paraît avoir opté pour « l'immobilisme intellectuel » en refusant catégoriquement de rendre publique sa position constitutionnelle avant le référendum sur la souveraineté du Québec, déplore l'ancien ministre libéral, Michel ragé.Dans un entretien avec La Presse, hier, l'ancien ministre de l'Éducation sous Robert Bourassa ne cache pas, devant l'attitude du PLQ dans le débat constitutionnel, qu'il ne reconnaît guère le parti dont il a toujours été membre.Sans détour, M.Page dit croire que la proposition constitutionnelle faite conjointement par le gouvernement péquiste, le Bloc québécois et l'Action démocratique est susceptible de rallier des gens au sein du PLQ.Il se garde de dire s'il l'appuiera toutefois, mettant surtout en relief sa déception de voir, pour l'heure, le PLQ muet dans ce débat.« Le Parti libéral du Québec a toujours été un véhicule d'idées, d'opinions, de réflexions et de propositions.Ce parti bien enraciné au Québec a toujours été très actif intellectuellement.Avec la Révolution tranquille et M.Lesage, (.) avec M.Bourassa, dans le premier mandat, puis avec M.Ryan avec le Libre beige, il y avait une saine émulation au sein du parti », rappelle M.Page.Cette vitalité s'est maintenue aussi sous le deuxième mandat de Robert Bourassa.« Le rapport Allaire n'avait pas été adopté dans un enthousiasme sans analyse, il était appuyé par la très grande majorité des membres », ajoute l'ex-ministre.« Ensuite, il y a eu Charlottetown.Et là tout d'un coup, le Parti libéral du Québec décide de s'abstenir, se confine à un immobilisme intellectuel qui ne témoigne pas du début d'un commencement de dynamisme », selon l'ancien gros canon M.hûl de l'équipe de Robert MICnei équipe Bourassa.Page Les militants libéraux sont toujours aussi convaincus et déterminés, soutient-il toutefois.« Il y a toujours une très bonne base militante, mais vous savez que dans notre parti nos leaders ont toujours joué un rôle déterminant.Cela a été démontré de M.Lesage à Bourassa », d'observer celui qui fut député libéral de Portneuf, sans interruption, de 1973 à 1992.Comme « citoyen et comme membre du Parti libéral, on aurait été en droit de s'attendre à une démarche de réflexion et d'analyse.Si le PLQ ne pouvait pas proposer d'alternative à la proposition du trio souverainiste, il aurait au moins pu se pencher sur la façon de réagir, comme parti, dans l'éventualité d'un OUI, ou d'un refus de la démarche ( souverainiste ) proposée », ajoute M.Page qui se défend bien de vouloir refaire de la politique.Il est loin de renier le PLQ toutefois: « Je suis toujours membre du PLQ \u2014 il était vu encore récemment à des allocutions publiques de Daniel lohnson.«Ce parti a une continuité et une longévité démontrées, mais on est bien loin de l'enthousiasme sincèrement ressenti par les militants le jour du congrès de mars 1991, quand le rapport Allaire avait été accepté », soutient Michel Page.Après que la coalition souverainiste eut rendu publique sa proposition de nouvel arrangement constitutionnel avec le Canada anglais, le chef de l'opposition, Daniel lohnson, a expliqué que son parti n'avait pas l'intention de rendre publique de contre-proposition constitutionnelle.C'est la position du gouvernement qui aura à être jugée au référendum, a-t-il fait valoir.Dans le caucus et dans le parti, certains ne cachent pas qu'ils souhaiteraient voir le PLQ y aller de ses propo-sitions de renouvellement constitutionnel, dans leurs grandes lignes tout au moins.Avec bien des nuances, Georges Farrah et le vice-président du PLQ, Denis Therrien, ont indiqué ces derniers mois qu'ils souhaitaient voir leur parti fournir à tout le moins ses grandes orientations constitutionnelles avant le référendum.Une tournée de sondeurs réalisée par La Presse, hier, indiquait que pour ces spécialistes de l'opinion publique, l'entente des trois leaders souverainistes mettrait beaucoup de pression sur le camp fédéraliste pour accoucher d'une solution de rechange.Longtemps vice-présidente du Parti libéral du Québec, associée aux nationalistes qui avaient produit le rapport Allaire, Mme Diane Viau abonde dans le même sens.Ironique, elle se dit heureuse de voir désormais Jacques Parizeau et Lucien Bouchard adhérer à « une forme de fédéralisme renouvelé » avec l'entente de cette semaine.Mario Dumont « reste un libéral dans l'âme », souligne-t-elle \u2014 comme lui elle avait failli franchir le Rubicon en août 1992, mais elle s'était ralliée, convaincue qu'il valait mieux travailler à l'intérieur des structures existantes du PLQ.Mme Viau avait ainsi appuyé l'entente de Charlottetown de 1992.«Daniel Johnson pensait faire mieux en évacuant les nationalistes du PLQ, lan-ce-t-elle.« Or on attend toujours et, pour l'instant, c'est clair que c'est ( Jean ) Chrétien qui call les shots.».Quant à l'ancien ministre Page, il avait eu dans le passé des prises de position très nationalistes.Il était très clairement un supporter du rapport Allaire.Peu après sa démission, qui a suivi de peu le référendum de 1992, il avait dit retenir la souveraineté comme une voie « intéressante ».Il a quitté la présidence de Donohue à l'été 1994.Le printemps dernier, il devenait associé de Rodrigue Biron, un ancien ministre péquiste, dans une société spécialisée dans le financement d'entreprises.Tout récemment le gouvernement Parizeau le nommait à la présidence du conseil d'administration de Radio-Québec.À l'ouverture d'un nouveau compte, la Banque Nationale offre aux nouveaux abonnés de La Presse une économie de 40% sur un abonnement.La Près- Vous n'avez qu'à composer le (514) 394-5555 ou à vous présenter en succursale.abonnement de 13 semaines.Wu lundi au dimanche, payé à l'avance.Une économie substantielle sur le j.\\ix en magasin* B2 ÉDITORIAL la Paul Desmarais président du conseil d'administration .MONTRÉAL.MERCRED114 JUIN 1995 Roger D.Landry président et éditeur Claude Massor éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef L'envers de la discrimination positive Les conservateurs ontarlens ont beaucoup profité, lors de leur victoire électorale, de leur promesse de mettre fin à la politique néo-démocrate qui force les entreprises à réserver des emplois pour les minorités, les femmes et les handicapés.Les électeurs ont été sensibles au fait que ce favoritisme se pratique toujours au détriment d'autrui, sans pour autant apporter un remède infaillible à la discrimination que Ion veut combattre.Aux États-Unis aussi la discrimination positive se fait attaquer.La Cour suprême vient de définir des limites très strictes à son application.Plusieurs juges, dont Clarence Thomas, le seul Noir, ont indiqué qu'ils sont prêts à abolir toute discrimination positive, estimant qu'elle stigmatise les minorités comme étant inférieures.En Californie, enfin, il y a une initiative populaire pour interdire la discrimination positive.Compte tenu de l'importance de cet État pour les élections présidentielles, la discrimination positive devient, du coup, un des thèmes de la prochaine campagne.En Ontario, la discrimination positive était d'autant plus odieuse qu'elle était en grande partie arbitraire, allant jusqu'à prescrire la composition du personnel des entreprises, son but n'était pas de redresser des torts que la société avait fait subir à certains de ses membres, mais d'Imposer un égalltarisme à outrance.Aux États-Unis, en revanche, la discrimination positive est mieux fondée, car elle cherche à remédier aux torts subis par les Noirs pendant des siècles d'esclavage et de discrimination.Elle est conçue comme un moyen de mettre en oeuvre la loi de 1964 sur les droits civiques, qui interdit la discrimination.En effet, l'apartheid de fait, qui existait dans une grande partie des États-Unis, était tellement ancré dans les moeurs qu'il était nécessaire de lui faire contre-poids.C'est cette politique qui est aujourd'hui remise en question.Du reste, l'initiative californienne reprend la loi de 1964 mot à mot et assimile simplement un traitement préférentiel à n'Importe quelle autre forme de discrimination.Deux phénomènes ont rendu la discrimination positive impopulaire aux États-Unis.Elle est très difficile à mettre en vigueur sans établir des quotas, car les entreprises veulent savoir ce qu'on attend d'elles pour pouvoir s'y conformer avec le moins de chichi possible.Les patrons veulent aussi pouvoir expliquer, comme les universités du reste, pourquoi ils suivent une politique qui pourrait à l'occasion nuire à leur efficacité.La seconde embûche est le besoin qu'ont les politiciens d'étaler des résultats favorables en public.Une politique, qui devrait donner des chances égales à tous, tend ainsi à assurer la réussite des uns sans égard pour l'intérêt de l'ensemble de la minorité qu'on veut aider.La Cour suprême veut mieux encadrer la discrimination posi- tive pour éviter les abus et les injustices.Elle exige du gouvernement une distinction stricte entre les programmes légitimes, dont le but est de remédier à une discrimination dans le passé, et ceux qui découlent de notions illégitimes d'Infériorité raciale ou qui sont simplement motivées par une politique raciale.Cette distinction est importante dans une société démocratique dont les principes fondamentaux consistent à protéger les droits individuels et non à réserver des traitements différents pour les divers groupes qui la composent.Aux États-Unis, ce sont surtout les Noirs qui peuvent réclamer un droit à la discrimination positive.Au canada, et dans une bien moindre mesure, ce sont les Canadiens français.Le cas des autochtones est différent, étant donné qu'ils ont généralement un statut Juridique différent des autres citoyens.La discrimination positive est nécessaire dans nos sociétés, mais il faut insister pour qu'elle soit temporaire.SI elle ne parvient pas à réparer les Injustices du passé dans un temps restreint, elle n'est qu'un privilège qui crée de nouvelles injustices.Elle ne doit donc pas, par exemple, simplement augmenter le nombre de Noirs qui sont admis dans les meilleures universités, mais faire partie d'un ensemble de mesures qui améliorent la qualité de l'éducation primaire et secondaire dans les ghettos noirs et dans tous les autres quartiers pauvres.Si elle est véritablement positive, elle doit faire le moins de discrimination possible.Frédéric WACNIÈRE Encore la police ! SI il faut en croire leur directeur, les policiers de Lon-gueuil sont « pourris et corrompus ».À des degrés divers.Il y a ceux qui forment une « bande organisée, une association de malfaiteurs » et les autres qui ne valent guère mieux puisqu'ils ferment les yeux sur ces agissements criminels afin de « faire partie du gang ».C'est du moins ce qu'affirme un mémo qui, en principe, aurait dû rester interne mais qui, affiché au babillard dans les divers postes de police, est devenu public après 7^^H9fe -\u2014i que le syndicat des policiers se fut empressé de le divulguer pour le dénoncer.Et il y a de quoi.Ce sont là, en effet, des accusations graves qui ne font pas que salir la réputation de 177 policiers.Elles risquent aussi de saboter la confiance des résidants de la quatrième ville en importance au Québec.Une situation qui rappelle le climat de méfiance qui s'est instauré, en septembre 1994, à Chambly, après la spectaculaire Intervention de la SO, qui a tourné en queue de poisson.Dans le cas de Longueuil, on peut imaginer que cette nouvelle crise s'inscrit dans le contexte des relations ardues, depuis longtemps, entre la ville et ses policiers syndiqués.Déjà, en février 1994, l'administration en avait donné une démonstration en décidant unilatéralement de prélever 350 $ par semaine sur le chèque de paie des policiers pour récupérer une augmentation de salaire Jugée rétroactivement abusive par le Tribunal du travail.Le problème, cette fois, pourrait bien n'être que le résultat de l'exaspération d'un cadre face à des syndiqués qui lui font la vie dure.Ce qui ne le justifie pas de proférer, sans nuances ni explications, des accusations aussi dévastatrices â l'endroit de tout le monde.Tout ce qu'on sait de façon certaine, c'est que, depuis septembre 1993, quatre policiers véreux ou indisciplinés ont été congédiés et qu'à chaque occasion, le syndicat a déposé un grief pour les défendre.Ce n'est pas un motif bien convaincant pour en conclure que tous leurs collègues sont du même acabit.Si les autorités disposent de preuves pour étayer ces propos, elles doivent en faire état dans les plus brefs délais de façon à ce que les citoyens sachent à quoi s'en tenir.Si ce n'est pas le cas, ils sauront au moins qu'ils ont raison de s'inquiéter.Mais du Jugement de leur directeur de police.Pierre gravel ne peur que ^eu^ëm- \u2022v\"A-
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