La presse, 12 septembre 1995, B. Politique
[" Montréal, mardi 12 septembre 1995 \u2022 olitique Éditorial Opinions Arts et Spectacles L'EXPRESS POLITIQUE LE NON FAIT DE U PUB ¦ Les Québécois pour le NON lancent à compter d'aujourd'hui une vaste campagne publicitaire à la radio et dans les journaux, a appris hier la Presse Canadienne.Le thème de cette campagne sera « On a raison de dire Non » et, en anglais, « The only answer is No ».La campagne durera environ trois semaines, soit jusqu'à l'adoption du décret référendaire.Une somme d'environ 200 000 $ sera consacrée à cette campagne.Le thème de la « séparation » sera utilisé à fond par les forces fédéralistes.Dans les affiches, le mot « séparation » est graphiquement présenté en deux bouts, pour mieux illustrer sa signification.D'après PC BERTRAND ATTEND LE RÉFÉRENDUM ¦ L'avocat Guy Bertrand n'a pas l'intention de se représenter, dans l'immédiat, devant les tribunaux pour empêcher une éventuelle déclaration de souveraineté, qualifiée vendredi « d'illégale » par le juge Robert Lesage, mais n'exclut pas de poursuivre le combat juridique après un OUI au référendum.« Le référendum s'inscrit dans une démarche démocratique.C'est purement une consultation, un gros sondage », lance Me Bertrand, qui ne s'objecte pas à la tenue de la consultation populaire.Les choses évolueraient cependant considérablement, selon lui, si le gouvernement déclarait unilatéralement la souveraineté au lendemain d'un OUI faiblement majoritaire.« Si la menace dont je faisais état est exécutée, le nouveau juge sera saisi non pas d'une menace mais d'un vol des droits.Et là, il y a des recours qui vont de l'injonction à l'action en nullité et aux dommages.Chaque Québécois aurait droit à des dommages pour se faire voler le Canada », explique-t-il.D'après PC L'AFFAIRE DIONNE-MARSOLAIS ¦ Le député libéral de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, s'inquiète que le procureur général ait laissé tomber, faute de preuve, une poursuite contre Mme Rita Dionne-Marsolais alors qu'elle agissait, en 1992, à titre de représentante officielle du Parti québécois.Une accusation avait été portée contre Mme Dionne-Marsolais pour publicité illégale en période référendaire le 24 novembre 1993, à la suite d'une présumée infraction qui se serait déroulée pendant la consultation populaire sur l'Accord de Charlottetown, en octobre 1992.M.Paradis a demandé hier au premier ministre Jacques Parizeau si ce dernier ou quelqu'un de son entourage était « intervenu directement ou indirectement » pour que cesse la poursuite contre Mme Dionne-Marsolais qui, entretemps, est devenue ministre dans le gouvernement.« )e n'ai jamais entendu parler de cette affaire-là », a répliqué le premier ministre qui était interrogé à l'Assemblée nationale.D'après PC LES CENT ÉLÈVENT IA VOIX ¦ Le Groupe des Cent, qui représente 400 jeunes fédéralistes, critique la Déclaration de souveraineté, la jugeant passéiste et inspirée d'un « nationalisme victimisant ».Ces représentants de jeunes professionnels, entrepreneurs et universitaires de 25 à 35 ans ne cachent Cas leurs convictions fédéralistes, e porte-parole du Groupe des Cent, M.Marc-André Blanchard, estime que le projet souverainiste relève d'une autre époque et que la Déclaration de souveraineté en est la preuve.« Ce nationalisme victimisant ne nous ressemble pas.De plus, il occulte tous les progrès que nous avons accomplis dans le cadre de la fédération canadienne », opine M.Blanchard.Les problèmes auxquels nous faisons face aujourd'hui, comme le chômage, le décrochage scolaire et l'endettement des gouvernements, n'ont pas été créés par notre appartenance à la fédération canadienne.U est clair qu'ils ne seront pas résolus par la séparation du Québec.» D'apits PC MPI BIRON PARLE DE COALITION ¦ Que le OUI ou le NON l'emporte au prochain référendum sur la souveraineté, un gouvernement de coalition nationale devrait être formé au Québec au lendemain de la consultation référendaire, estime l'ex-ministre péquiste, Rodrigue Biron et co-président du Réseau solidarité pour l'économie du Québec ( RESPEQ ).« Si c'est OUI, je ne veux pas que ça soit une catastrophe.le veux que ça marche », lance M.Biron.Même si le NON gagne, Rodrigue Biron est d'avis qu'un gouvernement de coalition nationale serait aussi nécessaire.« On est en temps de guerre contre la pauvreté et le sous-emploi.Si on se tire dedans, on n'y arrivera pas ».D après PC Autres informations, page B8 Un NON romprait avec l'Histoire, dit Parizeau Le premier ministre confirme la tenue du référendum le 30 octobre CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ans un discours de près d'une heure où il a indiqué que le référendum aurait bel et bien lieu le 30 octobre, le premier ministre Jacques Parizeau a présenté la souveraineté du Québec comme « la suite logique de son Histoire », tandis que le choix opposé, le NON, signifierait « la rupture avec ce que nous sommes et ce que nous avons toujours voulu devenir ».De la bataille des Plaines d'Abraham au rapport Du-rham, de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique à Louis-Joseph Papineau, d'Honoré Mercier à Robert Bourassa, en passant par les lean Lesage, Daniel Johnson, le père, et René Lévesque, le premier ministre s'est appliqué à présenter l'histoire du Québec comme une longue quête, celle de « la reconnaissance de ce que nous sommes et la quête de l'égalité avec les autres peuples ».M.Parizeau, qui inaugurait le débat sur la question référendaire, a pris la parole non seulement devant les membres de l'Assemblée nationale, mais aussi devant un groupe de parlementaires de l'Assemblée nationale française et son vice-président, Pierre-André Wilt-zer, en visite au Québec.Appuyant sur « l'arrogance fédérale face au Québec », dont il dit qu'elle croît avec l'usage, M.Parizeau a indiqué que le projet de loi sur l'avenir PHOTOPC Un OUI s'inscrirait dans la suite logique de l'histoire du Québec, a soutenu hier Jacques Parizeau.du Québec de même que la question qui sera soumise au Québécois « prennent le relais de 400 ans d'histoire et, en particulier, de plus de 30 ans de tentatives déterminées mais infructueuses de trouver une juste place pour le Québec au sein du Canada ».« Il est aussi l'aboutissement d'un parcours vieux de cinq ans, amorcé par le refus de l'accord du lac Meech et marqué par le NON au référendum sur l'accord de Charlottetown », soutient-il.S'il était encore raisonnable d'espérer un renouvellement de la constitution canadienne, en 1980, voter NON en 1995 en espérant faire progresser l'autonomie du Québec tient de l'aveuglement, estime M.Parizeau.«En 1980, les Québécois ont été trompés ; en 1995, ils se piégeraient eux-mêmes.Quel serait le jugement de l'histoire ?» Tout au long de son exposé, le premier ministre s'est efforcé d'isoler le chef libéral Daniel Johnson de la lignée des personnalités politiques qui se sont battues pour le Québec, fédéralistes comme souverainistes.Se présentant lui-même comme un héritier du Parti libéral, tout comme le jeune chef de l'Action démocratique Mario Dumont, M.Parizeau suggère que la vision que Daniel Johnson a du Canada, donc du Québec, est la même que celle de MM.Chrétien, Roy Romanow et Clyde Wells.« Je compatis aujourd'hui avec les parlementaires du camp du NON, qui sont forcés dans les circonstances à se plier à la volonté de M.Jean Chrétien dans la définition de leurs discours et de leurs stratégies.La semaine qui a suivi le congrès des jeunes libéraux le mois dernier a malheureusement bien montré qui était le lieutenant de qui dans les forces du NON.Je compatis avec les militants fédéralistes du Québec, forcés par les événements et par leurs leaders à donner un chèque en blanc à M.Chrétien pour ce qui se passerait si le NON l'emportait », déplore-t-il.Pour le chef péquiste, la véritable rupture dans l'histoire du Québec, ce serait « cautionner la vision unitaire de Jean Chrétien ».« Le programme de l'après-non, soutient-il, il a été défini vendredi matin par Clyde Wells : « La seule offre sur la table, c'est que le Québec demeure une province contre les autres.» « Bref, le NON est le camp de la chicane, inutile et continuelle », insiste-t-il.De son côté, la député de Marguerite-Bourgeoys, Liza Frulla, qui donnait la réplique pour le Parti libéral, a lancé une mise en garde contre l'interprétation de l'histoire « pour se donner des argu-mens ».Soutenant que l'option du camp du NON véhicule « des valeurs positives et justes », Mme Frulla rappelle qu'aux deux peuples fondateurs se sont greffés des milliers de gens issus des communautés culturelles qui, «comme moi, sont Canadiens et passionnément Québécois, et qui représentent ce que nos ancêtres nous ont légué en choisissant le Canada comme terre d'accueil et d'ouverture ».La député souligne que le projet de loi sur l'avenir du Québec ne donne aucune garantie que réussissent les négociations avec le reste du Cana-da quant à l'offre de partenariat.Elle présente ainsi la différence des deux options qui s'opposent, le OUI et le NON : « Pour ceux d'en face, le rêve précède l'avoir ; pour nous, c'est de faire évoluer l'avoir pour améliorer l'être.» L'offre au Canada anglais ne sera pas connue avant le référendum Un comité prépare en coulisses une proposition de traité du bureau de La Presse QUÉBEC LW offre qu'entend faire le gouvernement du Québec au Canada anglais dans l'éventualité d'un OUI au référendum ne sera pas complètement connue avant le référendum a indiqué hier le premier ministre Jacques Parizeau.Un comité d'une demi-douzaine de hauts fonctionnaires s'affaire en coulisses, depuis l'été, à accoucher d'une proposition de traité \u2014 commercial et économique\u2014 entre le Canada et un Québec souverain.D'après nos sources, le petit comité travaillant sous la responsabilité directe du premier fonctionnaire, Louis Bernard, est, dans les faits, piloté par Cari Grenier, sous-ministre adjoint aux Affaires internationales, prêté depuis l'été au Conseil exécutif, l'équivalent du ministère du premier ministre.Le groupe prépare depuis déjà plusieurs semaines la position du gouvernement du Québec au lendemain d'un OUI au référendum.Déjà, « une série de papiers » existent, selon les renseignements obtenus.À un moment, le groupe a compté une quinzaine de personnes, mais comme plusieurs mandats précis sont terminés, l'effectif a diminué, indiquait-on récemment.Hier, le premier ministre Parizeau a indiqué que les propositions ne seraient pas rendues publiques avant le vote du 30 octobre.« Un bon nombre d'éléments sont contenus à la fois dans l'entente entre les trois partis politiques et dans le projet de loi.Je pense qu'avant le référendum nous n'allons pas présenter le projet complet.U y a des choses qui sont sur la table, on attendra de voir comment la situation évolue », a dit M.Parizeau qui n'exclut toutefois pas que Québec puisse « enrichir » ce « canevas» mis sur la table la semaine dernière.Selon Daniel Johnson, le chef libéral, Jacques Parizeau parle de mécanismes hypothétiques entre le Canada et un éventuel Québec souverain, qui ne figurent même pas dans les propositions faites jusqu'ici par Québec.Bien que le premier ministre Parizeau en parle comme d'une réalité, un tel traité n'existe pas, martèle le chef libéral.Car en coulisses dans le camp du NON, on admet être un peu embêté par une question référendaire délibérément rassurante \u2014 on y parle d'entente déjà conclue, de projet de loi et même du Canada.Ironique, Jacques Parizeau a souligné qu'un comité de règlement des différends auquel il a fait référence existait déjà sous le gouvernement libéral \u2014 lors de la guerre commerciale avec l'Ontario, au début de 1994.Sur la double citoyenneté, le projet du gouvernement prévoit que les Québécois pourraient demeurer citoyens canadiens.M.Parizeau prévoit qu'Ottawa « ne pourrait refuser la double citoyenneté à ses meilleurs amis, aux anglophones de l'Ouest de Montréal ».Bien que « les grandes lignes » du projet de Québec soient déjà dans le projet de loi, le comité de hauts fonctionnaires a le mandat « d'articuler une proposition » touchant notamment : \u2022 Un projet de traité commercial avec le Canada anglais.\u2022 Des scénarios si le Québec est accepté dans le cadre de l'ALENA par la règle de la « succession des États » \u2014 le scénario idéal pour Québec\u2014 ou si, au contraire, il doit enclencher un processus « d'accession » formelle à l'ALENA.Dans ce dernier cas, on prévoit déjà que l'un des membres pourrait demander une réouverture de l'accord.\u2022 Une position québécoise pour entreprendre les discussions avec le Canada anglais sur le partage de la dette publique \u2014 les études faites au Québec, qui tiennent compte de la disparité des immobilisations fédérales à travers le pays, évaluent à 17 ou 18 p.cent la part québécoise d'une dette nationale de 580 milliards.Au Canada anglais, l'évaluation frôle plus souvent 24 p.cent.Le paiement de sa part de dette par un pays qui fait sécession est dans l'ordre des choses, mais n'est pas une obligation légale stricte.Des ententes de partage de dette existent déjà, entre l'Inde et le Pakistan, illustrait-t-on.\u2022 Des suggestions sur une forme de participation du Québec dans les décisions touchant le dollar canadien.Ce ne sera pas une « monnaie commune », le Québec utilisera tout simplement la devise canadienne, insistait-on encore récemment à Québec.La préparation de tels scénarios « tombe sous le sens, ce serait irresponsable de ne pas se préparer » se contente-t-on de dire dans l'orbite du groupe de hauts fonctionnaires.Toutefois, il paraît clair que l'on ne prévoit pas que ces travaux soient rendus publics avant le référendum du 30 octobre.Certains hauts fonctionnaires soulignent cependant à La Presse que la décision appartiendra au gouvernement Parizeau, et « qu'il n'est pas impossible » que le tout soit rendu public.Selon un membre du gouvernement, avec le texte d'un projet de loi, l'entente entre le PQ, le Bloc québécois et l'Action démocratique, et même le préambule, il y aura « probablement assez de papiers sur la table » pour toute la durée de la campagne référendaire.Un oui : « Un billet aller seulement pour la séparation », selon Chrétien SUZANNE DANSEREAU de la Presse Canadienne PHOTOPC Jean Chrétien TORONTO f ils disent OUI à la question référendaire du gouvernement Parizeau, les Québécois auront entre les mains « un billet aller seulement » pour la séparation, a déclaré hier le premier ministre du Canada, M.lean Chrétien.De passage à Toronto, où il prononçait un discours devant le forum national sur les relations internationales du Canada, M.Chrétien a qualifié la question référendaire posée par le gouvernement péquiste de « pas très claire » et insinué que les leaders souverainistes qui l'ont rédigée étaient malhonnêtes.Il a aussi prédit que ce référendum \u2014 dont il refuse pour l'instant de contester la tenue \u2014 sera sûrement le dernier.Les leaders souverainistes « n'ont pas voulu poser la question très honnêtement, ils ne veulent pas dire exactement quelle est la démarche, a estimé hier M.Chrétien.Pour moi, c'est clair : c'est un billet aller seulement pour la séparation ».Le premier ministre a indiqué que sa « tâche » dans la prochaine campagne référendaire serait de rappeler aux Québécois qu'il n'y a pas de comprommis possible entre le billet aller simple et le fait de rester au Canada, « le meilleur pays au monde ».«le dis aux Québécois : vous savez ce que je vous offre et c'est le Canada.Des millions de gens voudraient notre citoyenneté ».C'était la première fois que M.Chrétien livrait ses commentaires au dépôt de la question référendaire à l'assemblée nationale du Québec, jeudi dernier, et au jugement Lesage sur la constitutionnalité du futur référendum québécois, rendu public le lendemain.Quand on lui a demandé s'il essaierait, dans cette campagne référendaire, de proposer un comprommis constitutionnel pour répondre à certaines aspirations traditionnelles exprimées par les divers gouvernements québécois -droit de veto, société distincte, etc.M.Chrétien a clairement fait savoir qu'il n'en était pas question.« La société distincte ?On est distinct, pas besoin de l'écrire dans la constitution », a-t-il répliqué.Chrétien joue la carte internationale CHANTAI.HÉBERT .du bureau de La Presse OTTAWA F ici au référendum du 30 octobre, les Québécois verront plus souvent le premier ministre Jean Chrétien en compagnie de chefs d'État étrangers qu'aux côtés de ses alliés du camp du NON.C'est que le gouvernement fédéral fait le pari que la personnalité internationale du Canada constitue un de ses principaux atouts auprès des Québécois.Il a entrepris de jouer beaucoup cette carte pendant la partie référendaire qui s'amorce.Déjà, parallèlement au calendrier souverainiste, le premier ministre Jean Chrétien participe presque systématiquement ces jours-ci à des événements à saveur plus internationale que référendaire.La semaine dernière, pendant que le camp du OUI procédait à Québec au dévoilement en grande pompe de la déclaration de souveraineté commandée par le gouvernement Parizeau, lean Chrétien était à quelques kilomètres de l'événement, à l'aéroport Jean-Lesage, pour accueillir un contingent de Casques bleus en provenance d'ex-Yougoslavie.Hier, un forum paragouvernemental sur les affaires internationales à Toronto a servi de décor à sa première apparition depuis le dépôt de la question référendaire par le gouvernement Parizeau et à ses commentaires sur la question.Aux yeux de certains, c'est là qu'il faut voir la vraie publicité subliminale d'Ottawa plutôt que dans les multiples vignettes télévisées d'intérêt public produites par le gouvernement du Canada.Selon Claude Gauthier, de la maison CROP, ce genre de stratégie touche en effet une corde sensible des Québécois.Elle joue sur leur sentiment d'appartenance au Canada.« Les Québécois font une distinction entre le Canada et le système fédéral, explique-t-il.Us ont ten-dance, même parmi les souverainistes, à embellir l'image du Canada.» Dans cet esprit, l'idée de cadrer le premier ministre dans des activité* qui accentuent la personnalité internationale du Canada constitue, à son avis, une stratégie prometteuse pour le camp fédéraliste.« Cela encourage les gens à se sentir fiers d'appartenir au Canada », affirme le sondeur.Le fait que le premier ministre, tout comme le ministre des Affaires étrangères.André Ouellet, soient du Québec ajoute encore au message fédéral.Ce faisant, Ottawa risque peu de se faire accuser d'empiéter sur les compétences du Québec.La direction des affaires internationales arrive en queue de liste des activités actuellement assurées par Ottawa et que les Québécois voudraient voir rapatriées par Québec.Mise à l'épreuve au fil de tournées asiatiques et sud-americaines depuis un an, cette approche a finalement l'avantage de placer Jean Chrétien au-dessus de la mêlée parlementaire tout en lui assurant une niche prestigieuse dans la couverture médiatique. b2 LA PRESSE.MONTRÉAL, MARD112 SEPTEMBRE 1995 ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Maison éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Des coups de toge dans l'eau La constitution du Canada ne prévoit pas le départ d'une province.SI on ne l'amende pas pour reconnaître le droit à la sécession, la souveraineté du Québec devient inconstitutionnelle et Illégale.Cette conclusion, à laquelle en est arrivé le Juge Robert Lesage.de la Cour supérieure, en étudiant la demande d'Injonction de l'avocat Guy Bertrand, n'a rien de nouveau, tous les juristes, même ceux qui sont proches du courant souverainiste, sont arrivés à la même conclusion.Mais, avant les éclats médiatiques de Me Guy Bertrand, l'« Illégalité » de la souveraineté n'avait Jamais fait les manchettes.Cette question était restée, jusqu'ici, une affaire de spécialistes pour la bonne raison qu'il existe un très fort consensus voulant que ce soit là un faux débat Les forces fédéralistes s'entendent en effet avec les souverainistes pour reconnaître la valeur démocratique de l'exercice référendaire et souhaiter que l'avenir du Québec repose sur le choix du peuple plutôt que sur des considérations techniques.Mais, hélas !.cette trêve a été rompue par Me Bertrand, qui a décrit la démarche péqulste comme « un véritable coup d'État parlementaire et constitutionnel, une fraude à la Constitution canadienne et un détournement de pouvoirs qui auront pour conséquence de violer et de nier les droits et libertés du demandeur et ceux de tous les contribuables québécois ».Le Juge Lesage n'a pas accordé l'injonction que Me Bertrand réclamait, mais a rendu un Jugement déclaratolre qui donne raison à l'avocat sur plusieurs points.Selon ce Jugement, le projet de loi numéro 1, la Loi sur l'avenir du Québec, qui per- met à l'Assemblée nationale du Québec de proclamer la souveraineté sans recourir aux amendements constitutionnels, constitue une menace grave aux droits et libertés.Pourquoi ?Parce que le PQ promet un régime anti-démocratique ?Non.Parce que si le Québec devenait souverain sans respecter la Constitution, il y aurait une rupture de l'ordre Juridique où la Constitution cesserait de s'appliquer, tout comme la Charte des droits qui en fait partie, il y aurait donc un vide où.pendant un certain temps, les Québécois ne seraient pas protégés par la Charte et où leurs droits seraient donc menacés.C'est le prototype du raisonnement technique et légaliste, qui, entre autres, ne tient pas compte du fait qu'un Québec indépendant resterait un État de droit, avec une charte qui protégerait les droits comme celle du Canada.La principale contribution de ce Jugement est d'Illustrer les limites du droit et de rappeler que l'approche constitutionnelle a la fâcheuse tendance à nous mener nulle part Ce sont des coups de toge dans l'eau.Il suffit de prendre le problème à l'envers pour voir où mènerait une approche respectueuse de la constitution.Après la victoire d'un oui.le Québec devrait demander au reste du Canada d'accepter un amendement à la Constitution pour permettre sa sécession, il faudrait pour cela l'assentiment de toutes les législatures provinciales, du Parlement canadien et du Sénat l Cette démarche, qui nous rappelle tous des souvenirs, risquerait ne nous mener au chaos.L'existence de cette évidente Impasse a mené le gouvernement Parizeau à opter pour une démarche où le processus ne serait pas soumis au bon vouloir constitutionnel canadien, en proposant en fait dans leur projet de loi une déclaration unilatérale d'Indépendance.Ce choix est compréhensible, mais II comporte aussi de nombreux écuells, dont le Jugement ne parle pas, mais qui sont beaucoup plus pertinents pour le débat référendaire.Les souverainistes, et leurs Juristes, comptent contourner la contrainte du droit constitutionnel en se réclamant de ce que dit le droit international sur la reconnaissance d'un nouvel État.Ces mécanismes de reconnaissance, comme le note dans la page d'à côté le professeur Jean-Pierre Derrlennlc, ne sont cependant ni simples ni automatiques.Une autre vole de con-tournement consiste à miser sur le fait que le Canada, face à l'expression de la volonté des Québécois, accepterait le principe de l'autodétermination et en conséquence éliminerait les obstacles techniques qui la rendraient impossible.Ces deux avenues, qui permettraient à un Québec après une victoire du oui d'éviter les Impasses de la constitution canadienne, quittent toutes deux le terrain du légalisme.La capacité du Québec d'obtenir une reconnaissance ne reposerait pas sur le droit canadien, mais sur les rapports de force politiques et sur la légitimité de la victoire référendaire.Dans cet environnement, l'ampleur de la victoire des forces du oui revêtirait une Importance capitale, une victoire à 50 pour cent des voix plus une.à laquelle s'accrochent les souverainistes, qui reviennent à cet égard au légalisme strict, rendrait le succès de leur démarche hautement hypothétique.L'accession à la souveraineté pose des problèmes réels, mais il n'est pas évident que ce sont ceux auxquels l'avocat Bertrand et le Juge Lesage ont accordé leur attention.Le faux débat déclenché par Me Bertrand nous rappelle surtout que si la politique est l'art du possible, le droit constitutionnel, surtout au Canada, reste l'art de rendre les choses Impossibles.Alain DUBUC Ml t Cul-de-sac Les constructeurs québécois de routes sont dans un cul-de-sac.Il ne leur reste pas beaucoup de chemin à parcourir ici et ils ne disposent pas du carburant financier nécessaire pour explorer les avenues que seraient les marchés internationaux.C'est le déprimant constat qui ressort du xxe congrès mondial de la route, tenu à Montréal la semaine dernière.De prime abord, on ne peut s'empêcher de sourire devant ce qui ressemble à beaucoup de prétention quand on regarde le pitoyable état des routes au Québec.Surtout lorsqu'il suffit de franchir la frontière pour observer que.dans les États limitrophes, avec des conditions climatiques semblables aux nôtres, les Américains circulent sur un réseau dont la qualité fait pâlir d'envie les automobilistes québécois.En particulier au terme d'un été misérable au cours duquel le moindre déplacement prenait des allures de course à obstacles entre les chantiers de réparations sur la plupart des grands axes, comment, dans ce cas.prétendre exporter son « know how ».alors qu'on n'est même pas capable de construire des routes qui ne requièrent pas qu'on les refasse sans cesse ?Ce jugement sommaire, mais bien compréhensible de la part de voyageurs excédés, appelle cependant des nuances.Il n'y a pas de recette magique expliquant le bon état des routes aux États-Unis.Ni, sans doute, de compétence exceptionnelle chez les ingénieurs et les constructeurs américains.La différence se situe, de toute évidence et depuis longtemps, dans la préoccupation des autorités d'Investir, dès le départ, les fonds nécessaires pour construire des routes de première qualité.Et.par la suite, d'en prévenir la détérioration par un programme d'entretien adéquat qui évite de devoir se lancer dans des réparations majeures à tous les cinq ou dix ans.comme on le fait ici.Ce n'est pas d'hier que les contrats de voirie font partie de notre folklore politique.Pendant longtemps, l'unique critère important n'était pas la qualité des travaux mais le I ICI UC3 VUICJ Cl iiwiiiuic ut uci ituv.iaii ça a vi luyci pwui des dons aux caisses électorales.On voit les résultats de cette pratique qui n'a pas mené seulement les constructeurs dans un cul-de-sac.Mais aussi tous les automobilistes québécois.Et tout Indique qu'on n'est pas prêt d'en sortir.Pierre gravel DROfTS RÉSERVÉS La boîte aux lettres Autocar Connaisseur : des faits inexacts ¦ Permettez-moi de recourir à vos colonnes pour répondre à la lettre de Madame France Nadeau que vous avez publiée dans votre édition du 16 août et qui m'attaquait personnellement, ainsi que Autocar Connaisseur Inc., l'entreprise que je dirige.Les faits allégués dans cette lettre sont inexacts.Il est important que la vérité soit rétablie.Le 17 juillet 1995, Madame France Nadeau s'est présentée au siège social de notre entreprise et a garé sa voiture devant la porte du garage, rendant difficile et dangereux le mouvement des autocars, mouvement particulièrement important à cette heure de pointe.Madame Nadeau s'est enquise à la réception de la procédure de réclamation de bagages.Elle alléguait avoir oublié un bagage qu'elle avait placé dans le porte-bagages intérieur d'un autocar ayant effectué, la veille, le trajet Mirabel-Montréal.Elle avait omis de prendre son bagage à l'arrêt du centre-ville, rue de la Gauchetière, avant que l'autocar poursuive son trajet avec le tiers de ses passagers vers sa destination finale.La préposée lui a demandé poliment de s'asseoir et d'attendre un court moment puisque les réceptionnistes, qui traitent ces problèmes, étaient déjà au téléphone.Elle a néanmoins commencé à s'occuper de son cas.Madame Nadeau, impatiente et nerveuse, voulait être servie immédiatement.Refusant d'attendre qu'une réceptionniste se libère, elle s'est précipitée dans le sillage de la préposée dans la zone de contrôles des opérations, zone interdite au pubKc.Priée par le répartiteur de quitter les lieux et de retourner à la réception, elle s'est i agitée et s'est mise à gesticuler et à crier, devant témoins.Le répartiteur, qui avait parlé à Madame Nadeau au téléphone le môme jour, lui a confirmé qu'après enquête, on ne trouvait aucune trace de son bagage.Arrivant sur les lieux, j'ai aimablement demandé à Madame Nadeau de quitter la zone des opérations et de venir me joindre dans mon bureau afin aue la discussion puisse être reprise dans le calme et la sérénité.Madame Nadeau a refusé mes propositions, s'est mise à m'invectiver, ainsi que le répartiteur, et a décrier notre entreprise.Elle s'est assise dans le siège du répartiteur, s'est appropriée son appareil téléphonique pour, disait-elle, appeler la police.Elle a refusé de quitter le siège et de laisser l'appareil, malgré ma suggestion d'utiliser un autre appareil téléphonique afin de permettre au répartiteur de poursuivre ses opérations.Madame Nadeau a refusé et à multiplié les insultes à mon égard.Afin de maintenir l'opération de l'entreprise, j'ai proposé de recourir à la police et j'ai repris l'appareil téléphonique, essentiel au travail du répartiteur.Madame Nadeau s'est levée, a auitté la salle sans déposer de réclamation pour son bagage, en menaçant de porter l'affaire devant les médias, pour me nuire ainsi qu'à mon entreprise.Le comportement de Madame Nadeau, ce 17 juillet et par la suite, est inexplicable et inacceptable.Elle a perturbé, pendant près d'une heure, les opérations de l'importante entreprise de service public que constitue Autocar Connaisseur, provoquant des retards d'autocars et rendant les opérations de répartition et le trafic dans et à proximité du garage difficiles et dangereux.Depuis, Madame Nadeau utilise et abuse même de son statut de journaliste pour mener une campagne de dcni- grement contre ma personne et l'entreprise que je dirige.Les faits qu'elle allègue sont sans fondement.Ni le répartiteur, ni moi-même ni aucun autre employé n'a menacé ou insulté Madame Nadeau ou fait preuve d'impolitesse ou de grossièreté à son endroit.L'incident s'est produit devant plusieurs témoins qui le confirment.L'attitude de Madame Nadeau est surprenante et contradictoire.Elle allègue avoir perdu un bagage ayant un contenu important.À ce jour, elle ne nous a pas fourni de description du bagage ou de son contenu.Aucune réclamation ne semble avoir été faite auprès d'un assureur ou de la police, et ce, plusieurs semaines après l'événement.Nous n'avons aucune preuve ni de la présence du bagage dans un de nos autocars ( il n'a jamais été sous notre garde ), ni de ce qu'il contenait.Madame Nadeau, seule responsable de sa perte, n'a pris, à notre connaissance, aucun moyen pour le retrouver ou être indemnisée.Tout en reconnaissant la qualité et la ponctualité du service que nous offrons entre Montréal et ses aéroports, Madame Nadeau s'emploie avec acharnement et sans raison à nous discréditer et à semer un doute dans l'esprit du public et des autorités aéroportuaires.Depuis 1992-1993, Autocar Connaisseur Inc.exploite sa liaison avec les aéroports de Doryal et Mirabel.Nous recevons de multiples témoignages de satisfaction des usagers, des compagnies aériennes et des dirigeants des aéroport > de Montréal.Nous recevons très peu de plaintes.Celles ci sont néanmoins toujours traitées avec le maximum d'attention pour satisfaire notre clientèle.On comprend mal le comportement et les mobiles de Madame Nadeau.Plutôt que de s'en prendre à elle- même pour l'oubli de son bagage et d'utiliser les recours à sa disposition, elle mène une opération médiatique sans commune mesure avec l'événement lui-même, où les faussetés et les contradictions côtoient les attaques personnelles et les insinuations.Est-ce le fruit d'une obstination aveugle ou d'un besoin de publicité 7 Lorenzo CALCE président.Autocar Connaisseur Inc.Coalition arc-en-ciel ou entièrement bleue ?¦ Malgré les déclarations oniriques de Bernard Landry concernant l'entente du 12 juin 1995 entre messieurs Parizeau, Bouchard et Dumont ( le plus jeune des vieux politiciens ) et que l'on qualifie de coalition arc-en-ciel, je doute fort qu'on puisse parler de ce phénomène.le pense plutôt que cette entente ressemble à une coalition bleue ; du bleu foncé au bleu poudre, puisqu'il manque plusieurs couleurs ( 6 ) à l'arc-en-ciel.Ën effet, parlons-en de cette \u20ac union sacrée ».D'abord, le PQ en tête, suivi de sa succursale fédérale, le BQ, complétée par un chef de parti famélique avec des assises et des idées plutôt floues, forment une drôle de Sainte Trinité.Combien le BQ et l'ADQ apportent-ils d'adhérents supplémentaires au profit du PQ puisque l'on retrouve les mêmes gens au sein des trois formations en présence ?De plus, on accorde à l'ADQ une importance nettement exagérée par rapport à son poids politique réel.Que l'on se rappelle le sabordage de l'Union nationale par son chef d'alors, monsieur Rodrigue Biron.Combien de membres de la défunte Union nationa- > le l'ont suivi ?Pratiquement aucun h Monsieur Dumont devrait y réfléchie* «J On verra encore dans la présente campagne les mêmes personnes nous servir les mêmes lubies, sans donner ^1 les vrais arguments qui convaincront la population d'accepter l'illusion séparatiste.Une constante demeure, inéluctable, depuis 15 ans : NON, 60 %; Oui, 40 % Adrien DROLET Charlesbourg Les Québécois : un peuple ?¦ Québécois, la « prochaine fois » s'en vient.Ne la ratez pas, cette prochaine fois, dont parlait René Lévesque, un soir de mai 1980.On essaiera de vous diviser, en vous lançant à la figure le mot «séparatis- | se», alors qu'il s'agit bien du cont,n^-BJ re : ce qu'on veut, c'est un partenariat j d'égal à égal.Certains libéraux fédéraux font semblant de ne rien comprendre à cela.Mon cousin non plus, qui veut s'ouvrir un compte en Ontario, et qui passe ses hivers en Floride.Mais les autres, vous tous qui avez encore un minimum de dignité, et de fierté, n'oubliez pas aue la vraie question, le jour du scrutin, ce sera la suivante : les Québécois forment-ils un peuple ?La réponse pour moi est : OUI.Et si nous en sommes devenus un, c'est bien malgré le gouvernement fédéral.Vous n'en êtes pas convaincus ?Fermez la télé, arrêtez même de lire les journaux s'il le faut et plongez tout de suite dans notre histoire, le vous conseille : 1837, 1840, 1867 et surtout les trente-cinq dernières années.Georges AUBIN L'Assomption Lysiane Gagnon LA PRESSE.MONTRÉAL.MARD112 SEPTEMBRE 1995 Opinions Le droit international admet la sécession, mais il ne la facilite pas JEAN-PIERRE DERRIENNBC L'auteur est professeur de science politique à l'Université Laval et auteur de Nationalisme et Démocratie, aux Éditions du Boréal, 1995.ans un texte publié pendant la semaine du 14 août, mon collègue Jean-Maurice Arbour et cinq autres juristes se prononcent sur la légalité du processus d'accession du Québec à la souveraineté.Leur avis a deux conclusions principales.La première est que le droit international traite l'émergence d'un nouvel État comme « une question de fait », une « situation que la reconnaissance par d'importants États de la communauté internationale viendrait confirmer ».La deuxième est que l'existence au Québec d'un parti indépendantiste légal et le comportement des différents acteurs canadiens, lors du référendum de 1980, ont eu pour résultat «la cristallisation d'une convention constitutionnelle reconnaissant le droit à l'autodétermination du peuple québécois ».Je discuterai de ces deux opinions, en commençant par la seconde.Il est vrai que certaines des règles de notre constitution n'appartiennent pas au droit écrit, énoncé à un moment précis par une autorité compétente, mais sont des conventions, qui se sont formées progressivement par un consensus au&ur d'une pratique.Que la pratique politique canadienne depuis 25«ans puisse avoir pour conséquence la reconnaissance d'un droit de sécession pour le Québec, cela ne me les règles.Le professeur Arbour et ses amis pensent-ils que tous ceux qui n'ont pas protesté contre la tenue du référendum de 1980 ont par conséquent l'obligation d'accepter n'importe quelle méthode de sécession plus ou moins improvisée ?Ce serait une utilisation étrange de la notion de convention constitutionnelle, ('opinerais plutôt que, si c'est le précédent de 1980 qui fonde la légitimité de la démarche de 1995, celle-ci devrait respecter les mêmes principes : la séparation par consentement mutuel était la façon d'agir la plus correcte envers nos concitoyens canadiens ; le double référendum était la meilleure façon de protéger les droits et les intérêts des Québécois eux-mêmes.Si l'existence de la convention défendue par mon collègue est un jour confirmée par un juge, j'en prendrai argument contre la légitimité de la présente démarche de sécession.Encadrement juridique Mais le point le plus important du texte du professeur Arbour et de ses amis est de nous garantir que le droit international permet d'encadrer juridiquement l'accession du Québec à l'indépendance, j'ai quelques précisions à y ajouter.Une fois de plus, des indépendantistes évoquent le rapport de 1992 sur l'intégrité territoriale du Québec rédigé par cinq experts internationaux ( Franck, Higgins, Pellet, Shaw et Tomuschat ).sans tenir compte de ce que ceux-ci ont écrit.Je rappelle quelles sont leurs conclusions.Le droit à l'autodétermination appartient à tous les peuples, mais n'entraîne un droit de sécession que pour ceux qui sont dans une situation coloniale, ment du Canada.Les groupes minoritaires dans un Québec indépendant n'auraient pas le droit de s'en séparer, mais ils pourraient le faire, eux aussi, soit par la force soit par consentement.Aucune autorité intellectuelle n'est incontestable.Le professeur Arbour et ses amis ont le droit d'être en désaccord avec les cinq experts internationaux.Mais ils devraient nous expliquer en quoi et pour quelles raisons, plutôt que de tenter de capter une part de leur autorité en les citant sur un point de détail, alors qu'ils les contredisent sur l'essentiel.Si par malheur.nous vivons un jour un conflit grave ayant pour enjeu le démembrement du Canada ou celui du Québec, il est très probable que les gouvernements et les opinions publiques des pays occidentaux adopteront face à ce conflit une attitude qui sera très proche de l'opinion des cinq experts qui ont été consultés en 1992, et très éloignée de celle du professeur Arbour et de ses amis.Question de fait Pour le droit international, l'émergence d'un nouvel État est une question de fait.Bien sûr.Donc ce n'est pas « un processus régi par ce droit ».Le droit international ne recommande ni ne codifie aucun processus d'accession à l'indépendance ; il se contente d'en tirer les conséquences.Le droit dit seulement : « La sécession n'est pas un droit ; si vous voulez créer un nouvel État, débrouillez-vous ; battez-vous ou arrangez-vous à l'amiable ; quand les batailles et les discussions seront terminées, je viendrai en constater le résultat.» semble pas une ¦¦¦¦¦ opinion absurde.Mais il reste une difficulté majeure.Le conflit qui risque de nous opposer ne porte pas sur la _ question de savoir si, en principe, le Québec pourrait être un État indépendant, mais sur le caractère acceptable ou non de la procédure qu'on veut utiliser en 1995 pour aboutir à ce résultat.Et, sur ce point, la convention chère au professeur Arbour n'est guère utile et risque même de se retourner contre son argumentation.Le Parti québécois a pratiqué successivement trois procédures différentes d'accession à l'indépendance.Celle qui a été essayée, en 1973, était de décider l'indépendance par une élection parlementaire.Celle qui a été essayée, en 1980, était d'en décider par consentement mutuel avec le reste du Canada, après une négociation amorcée par un référendum et conclue par un second référendum.La procédure de 1995 reste floue au moment où j'écris, mais il semble qu'il s'agira d'une déclaration unilatérale d'indépendance, autorisée par un référendum et mise en oeuvre après un délai encore indéterminé, qui serait consacré à des négociations aux modalités et aux enjeux encore obscurs.En changeant les règles du jeu avant chaque partie, les dirigeants nationalistes ont rendu impossible l'émergence d'un consensus sur Ce n'est pas parce que la procédure était mauvaise que le projet de 1980 a échoué, mais parce que la majorité des Québécois n'en a pas voulu ce qui n'est pas le cas des Québécois.Le droit international ne donne donc pas au Québec le droit de devenir indépendant, mais il n'interdit pas non plus qu'il le devienne.Pour les mêmes raisons, si le Québec est un jour indépendant, le droit international ne donnera à aucun groupe le droit de s'en séparer, mais n'interdira à personne de le faire.l'ajoute quelques explications.Dans leur texte, le professeur Arbour et ses amis ne tiennent pas compte de la distinction entre « autodétermination » et « sécession ».Le droit à l'autodétermination, c'est le droit d'être les citoyens libres d'un pays libre.Les peuples colonisés étaient des sujets qui n'avaient pas les mêmes droits que les citoyens des métropoles.C'est pourquoi leur autodétermination impliquait, soit la création d'un nouvel État, soit l'accession à la pleine citoyenneté par l'intégration à la métropole.Les Québécois sont citoyens canadiens et leur autodétermination est, de ce fait, réalisée.Ils n'ont donc pas de droit de sécession.Le Québec pourrait devenir un État indépendant, non pas en exerçant un droit qui n'existe pas, mais soit par la force soit avec le consente- L'action diplomatique d'États importants pourrait-elle faciliter la sécession ?L'expérience internationale des dernières années suggère fortement une réponse négative, le rappelle rapidement deux exemples.La sécession des États baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie, pouvait s'appuyer sur un dossier juridique très solide, puisque leur rattachement de force à l'URSS, en 1939, n'avait jamais été reconnu par certains gouvernements, dont celui des États-Unis.Us proclament leur indépendance au début de 1990.Us tiennent au début de I99l des référendums qui donnent des résultats écrasants ( de 70 % à 90 % ) en faveur de l'indépendance.Us n'obtiennent leur reconnaissance internationale qu'en septembre 1991, après que l'État soviétique ait été complètement paralysé par la tentative de putsch qui a eu lieu au mois d'août, et alors que la Russie, la république la plus puissante de la fédération, 'êclare accepter l'indépendance des autres républiques.La Slovénie et la Croatie déclarent leur indépendance, en juin 1991, après des référendums tenus en décembre 90 et en mai 91 qui ont donné des résultats de plus de 90 % en faveur de l'indépendance.Elles sont reconnues en premier par l'Allemagne, en décembre 1991, alors que l'Etat fédéral yougoslave est en pleine décomposition, que le gouvernement slovène contrôle effectivement son propre territoire depuis six mois et que la Croatie est en guerre.De nombreuses voix, notamment à Paris, reprochent aux Allemands d'avoir agi prématurément.Il est clair que la société internationale a un parti pris très net contre les sécessions et ne reconnaît qu'avec réticence les nouveaux États.Le Canada a, dans le monde, une réputation bien meilleure que celles qu'avaient l'URSS ou la Yougoslavie.Donc, dès la minute où le gouvernement canadien déclarera que le Québec est devenu indépendant, la reconnaissance diplomatique de celui-ci par n'importe quel pays et son admission à l'ONU seront de simples formalités.Mais, tant que le Canada déclarera que la souveraineté du Québec n'est pas encore faite, qu'une série de questions concernant le statut des Amérindiens ou les frontières restent à régler, et que c'est encore la souveraineté canadienne qui s'exerce de Hull à Gaspé, aucun État ne reconnaîtra le Québec.Les sympathies de quelques politiciens français pour le nationalisme québécois permettent de prévoir des bonnes paroles en provenance de Paris.Mais une reconnaissance diplomatique qui viendrait assez tôt pour exercer une pression sur le gouvernement fédéral est très improbable.Les déclarations courageusement ambiguës qui ont été faites à Monsieur Parizeau, lors de sa visite en France l'hiver der-¦¦¦¦¦¦¦ nier, n'ont rien coûté à leurs auteurs.Il est évident que le Québec, quand il sera souverain, sera reconnu par la _ France.La question intéressante à poser à Paris aurait été : « Reconnaitrez-vous notre indépendance même si le Canada s'y oppose ?» Si quelqu'un a posé cette question, on lui a sans doute répondu : « Cher ami, ne posez pas de question ambarrassante.Nous serions obligés de vous faire une réponse désagréable.» Il n'y a donc presque rien à attendre du droit international pour notre problème.La sécession n'est pas un droit ; elle se réalise par la force ou par consentement mutuel.Presque personne, parmi nous, n'est prêt à utiliser la force.Donc, si la sécession a lieu, ce sera avec le consentement des Québécois fédéralistes et des autres Canadiens.Ce consentement, aucune règle juridique ne les oblige à le donner.S'ils le refusent, ni le droit international ni aucune reconnaissance diplomatique ne pourra être utilisé pour tenter de surmonter leur refus.Un des mérites de René Léves-que a été d'adopter une procédure qui reconnaissait ce fait et l'acceptait comme juste.Ce n'est pas parce que la procédure était mauvaise que le projet de 1980 a échoué, mais parce que la majorité des Québécois n'en a pas voulu.On a commis une grave erreur en changeant ensuite de procédure.Jean-Luc Pépin : un homme nommé courage SOLANGE CHAPUT-ROLLAND Aujourd'hui à la retraite, l'ou-teure a été, notamment, sénatrice et elle a siégé comme commissaire à la Commission Pépin-Ro-barts.Je viens d'apprendre le décès de l'Honorable )ean-Luc Pépin, ancien ministre sous Pierre Trudeau et ancien coprésident de la Commission qui portait son nom, à la fin des années 70.le ressens un choc profond au rappel de cet homme qui avait le coeur à l'ouvrage et l'ouvrage à coeur.Il a mené avec John Ro-barts une lutte quotidienne, pendant deux ans et plus, pour tenir ensemble huit commissaires et une centaines de recherchistes, d'historiens, d'analystes et de poli-ticologues de toutes les régions du pays.Il était tenace, savait où il voulait nous conduire et il fut l'instrument de recommandations dont nous avons tous raison d'être fiers.En son honneur, quelqu'un s'avisera peut-être de les relire.Le rapport Pepin-Robarts est toujours d'attaque, de compréhension et de générosité envers tous et toutes au Canada.Le départ de (ean-Luc Pépin est d'une grande tristesse.le prie les membres de sa famille d'accepter que la mienne épaule la leur.lean-Luc Pépin, ce fut un honneur de servir avec vous.Photographie de Mme Solange Chaput-Rolland et de M.Jean-Luc Pépin, en 1977.au début des travaux de la Commission Pepin-Robarts.r ¦  Réflexions sur la « question »d ) La question référendaire est-elle claire ?Est-elle ambiguë ?C'est la question .sur la question, celle que tout le monde se pose ces jours-ci.Les partisans fédéralistes la trouvent perverse, les partisans souverainistes la trouvent lumineuse ; les~, deux camps exagèrent, mais tout cela est de bonne^* guerre.* * * Pour ma part, je dirais que la question, peut-être pas limpide aujourd'hui, le deviendra rapidement de par la simple dynamique de la campagne réfé-^* rendaire, et qu'au bout du compte, les électeurs voteront sur le fond de la question, c'est-à-dire pour ou contre l'indépendance du Québec.Ce qui ne veut pas dire que les auteurs de la question n'ont pas essayé de brouiller les choses.L'irruption d'un projet de partenariat qui n'est qu'une proposition à sens unique et totalement hypothétique, constitue une tactique de diversion caractérisée : c'est faire croire aux gens que la souveraineté se fera sans heurt ni rupture.C'est le sirop dans lequel on a enrobé la pilule, remballage-cadeau destiné à jeter de la poudre aux yeux.C'est si vrai que même les leaders souverainistes n'ont jamais parlé d'autre chose, à propos de l'inclusion du projet de partenariat dans le libellé de la question, que de «c virage » et de « stratégie ».Ce changement de dernière minute ne venait pas d'un changement d'objectif, en effet, mais de la nécessité stratégique de convaincre les électeurs récalcitrants que souveraineté et union canadienne iront de pair ou se suivront de peu.Pour ce faire, on a réduit au maximum la référence à la souveraineté \u2014 un seul mot dans un texte de 43 mots \u2014 et allongé au maximum le volet concernant le projet de partenariat ( ce second volet compte 12 mots), en plus de faire référence à un projet de loi tactiquement rebaptisé «c projet de loi sur l'avenir du Québec », histoire de ne pas ramener une seconde fois à l'esprit de l'électeur le concept de souveraineté.( La première version du projet de loi portait nommément sur la « souveraineté ».) Même si ce genre de détail n'aura guère d'importance au bout du compte et ne valait pas la guérilla que les libéraux ont entreprise là-dessus, on a raison de signaler l'absence du mot « pays », ne serait-ce que parce que ce serait une formulation plus logique, plus française, et que cela équilibrerait mieux la phrase.( Lisez le texte à haute voix, vous verrez.) L'intention gouvernementale est transparente.Il s'agit de passer en douce sur le concept de souveraineté pour mettre l'accent sur la belle union pan-canadienne qui continuerait d'être maintenue.On joue également sur l'attrait du changement en accolant à cet hypothétique partenariat un adjectif positif \u2014 « nouveau ».L'inclusion du mot « après » a aussi une utilité tactique : une lecture rapide pourrait laisser croire que la souveraineté ne sera pas proclamée avant la conclusion du nouveau partenariat.donc, qu'il n'y aura pas de divorce avant qu'une nouvelle forme d'union n'ait été conclue.C'est une équivoque que le premier ministre Parizeau, avec une honnête franchise, a commencé à dissiper le jour-même du dépôt de la question, mais le fait est qu'un électeur pourrait s'y laisser prendre, s'il n'avait que quelques minutes de réflexion avant de mettre son « x » sur un bulletin de vote.La référence insistante ( presque 20 mots ) à un « projet de loi » et à « l'entente du 12 juin » pourrait également laisser croire à un lecteur mal renseigné que ce partenariat a déjà fait l'objet d'une loi ( donc qu'il est réalité ), de même que d'une entente dûment signée avec le reste du Canada.Dernière astuce \u2014 classique, celle-là \u2014, l'utilisation du mot « souverain », qui est, comme le montrent tous les sondages depuis 25 ans, la désignation la plus équivoque et la plus rassurante.Le concept d'« indépendance » aurait certainement été plus clair, mais il y a belle lurette que les indépendantistes ne l'utilisent plus.Le mot « sécession » aurait été techniquement correct, mais on ne va quand même pas reprocher au gouvernement de ne pas être masochiste.Il reste troublant, cependant, d'entendre Lucien Bouchard dire à Washington que son but est la « séparation » du Québec ( histoire d'être «c bien clair » et de se faire « bien comprendre », disait-il ensuite aux reporters ).et de le voir, sitôt rentré au pays, remiser le mot tabou au placard, comme si seuls les Québécois n'avaient pas droit à la clarté.Vers la même époque, M.Parizeau lui aussi utilisait le mot « séparation » devant un auditoire de gens d'affaires étrangers réunis à Montréal.mais lui non plus ne parle jamais de « séparation » devant ses électeurs du Québec.* * * De telles astuces font que cette question est du genre à pouvoir faire monter le OUI de quelques points dans un sondage \u2014 autrement dit, quand les gens sont interrogés à brûle-pourpoint.Mais après 35 heures de débat en Chambre et une campagne référendaire d'un mois, les électeurs verront bien qu'ils doivent voter sur la souveraineté, et la perspective de la rupture se précisera.C'est ce qui s'est produit il y a 15 ans, alors que les architectes du référendum de 1980, René Léves-que et Claude Morin.avaient essayé d'enrober l'idée d'indépendance du projet rassurant ( et encore là, non garanti ) d'une association économique.La question de 1980 était beaucoup plus tortueuse et alambiquée.On affirmait que la souveraineté se ferait « en même temps » que l'association.Plus encore, on ne demandait qu'« un mandat pour négocier », en promettant que rien ne changerait avant un second référendum ! Mais l'écran de fumée s'est vite dissipé, et les électeurs, pas si bêtes, ont fini par voter sur le fond, encore qu'il soit bien possible qu'une partie de l'électorat ait pris la question au pied de la lettre et voté oui à la demande d'un « mandat » qui.en fait, ne menait qu'à l'exploration des possibilités d'une sorte de fédéralisme renouvelé.* * * Jacques Parizeau \u2014 et c'est tout a son crédit \u2014 n'a jamais voulu utiliser de tels stratagèmes.Sa question à lui aurait ete plus directe et n'aurait porte que sur la souveraineté.C'est le piétinement de l'option dans les sondages \u2014 et les pressions des Bouchard et des Dumont \u2014 qui a mené à l'inclusion de la notion de partenariat et.partant, à l'obscurcissement du libelle.Mais ce clair-obscur sera vite dissipé. Montréal.mardi 12 septembre 1995 B4 Spectacles t PHOTO LUC-SIMON PERREAULT.L3 Presse Roger Sylvain, directeur d'Hebdo-Vedettes : « Oui va parler de Mimi D'Estée.de Mia Ridez, de la Poune.?» Hebdo-Vedettes ferme ses portes « Ce qui meurt avec Hebdo, c'est une autre façon de faire les journaux de vedettes » SUZANNE COLPRON Après 12 ans et quelque 600 numéros sur les Michèle Richard, Mario Pelchat et Poune du Québec, Hebdo-Vedettes ferme ses portes.La hausse du coût du papier et la forte concurrence des magazines auront eu raison de cet hebdomadaire artisanal réalisé par une poignée de journalistes et de photographes dans des conditions difficiles à imaginer.« Ce qui meurt avec Hebdo, c'est une autre façon de faire les journaux de vedettes, lance son directeur et principal artisan, Roger Sylvain.Nous étions tous pigistes ; personne n'a jamais signé de contrat.Ici, il ne fallait pas que ça coûte cher et il fallait couper le plus possible.» Les augmentations de salaire?Les six employés de la maison ignoraient ces mots.Non seulement les journalistes tapaient-ils leurs articles sur des machines à écrire mais ils faisaient aussi leurs maquettes.Ils débusquaient la nouvelle, épiaient les artistes, prenaient des photos, rédigeaient des papiers.Il n'y avait ni graphistes ni metteurs en page.Hebdo-Vedettes, qui a vu le jour en mars 1985, au lendemain de la guerre des hebdos artistiques, au Québec, disparaîtra définitivement dans deux semaines.Il reste encore deux numéros à venir.Deux numéros pour dire adieu.Le tirage, qui a atteint un sommet de 30000 copies, n'était plus que de 6000 exemplaires ces derniers temps.Il faut dire que le marché des artistes, disputé par Écho-Vedettes, Allo-Vedettes, 7 jours.Le Lundi et Dernière heure, est aussi très convoité par la télévision.Il n'y a jamais eu autant d'émissions de variétés au petit écran.Cela dit, le directeur du journal, Roger Sylvain, est un peu amer.« Toute bonne chose a une fin et rien n'est éternel, dit-il.Il faut savoir tourner les pages.Mais quand on veut tuer un produit, on n'agit pas autrement.» Hebdo-Vedettes appartient depuis cinq ans au même propriétaire que son principal concurrent, Écho-Vedettes, tiré à 100 000 exemplaires par se- maine.Ces deux journaux sont la propriété des Magazines Publicor, une division du groupe Québécor de Pierre Péladeau.Or, Hebdo-Vedettes est imprimé sur du papier de faible qualité ; il comprend 32 pages et il est vendu 1,99 $.Le second, réalisé par du personnel syndiqué, est imprimé sur du papier glacé aux couleurs vives.Il renferme 56 pages, un télé-horaire gratuit et il coûte moins cher que le premier : 1,62$ au lieu de 1,99$.« C'est comme si on avait donné un couteau à Hebdo-Vedettes et une mitraillette à Êcho-Vedettcs et qu'on leur avait dit Battez vous maintenant ! », explique Roger Sylvain.Hebdo-Vedettes n'était pas de taille.La guerre des journaux de vedettes était perdue d'avance.« Québécor ne s'est jamais préoccupé de notre sort », affirme Roger Sylvain.La fermeture n'était qu'une question de temps ; des rumeurs circulaient depuis déjà un an.Le directeur d'Écho-Vedettes, Marc Chatelle, s'en désole.« Toute fermeture d'un journal, quel qu'il soit, est malheureuse, dit-il.Des gens que je connais bien vont se retrouver sur le chômage.La fermeture d'Hebdo-Vedettes, c'est comme la perte d'un ami.» Roger Sylvain, de son côté, n'est pas inquiet.Il a fait plusieurs bons coups à la tête d9Hebdo-Vedettes et ses concurrents ne sont pas sans le savoir.Même Michèle Richard, qui lui en a beaucoup voulu d'avoir parlé à l'époque de son lissage du cou ( ! ), lui a accordé une primeur dans le plus récent numéro, présentement en kiosque.Roger Sylvain a aussi obtenu en exclusivité des photos de Miss Météo TVA, Colettte Proven-cher, et de son bébé.Au fond, ce qui embête M.Sylvain c'est de perdre de vue les vedettes vieillissantes.« Nous autres, on parlait souvent des artistes dont on ne parle pas ailleurs.Ce monde là, les Mia Ridez, Mimi D'Estée, la Poune, Jean Gri-maldi, qui va en parler maintenant ?, demande-t-il.Nous étions les seuls à nous en occuper.» Extravaganza au Musée Juste pour rire : pas si « pire » que ça.JOCSLYNE LE PAGE n s'attendait au pire.C'est ce que les affiches de l'exposition Extravaganza ouverte aux journalistes hier soir annoncent.Mais ça n'est pas si « pire » que ça, surtout pour ceux qui ont déjà goûté aux extravagances des Monty Python et de Divine, le célèbre travesti qui a donné, avant de mourir du sida, les scènes les plus excentriques du ci-némoche.Les deux sont d'ailleurs honorés par l'exposition théâtrale présentée au Musée, de même que Le chien andalou de Dali et Bunuel dont l'extrait de l'oeil taillé au rasoir \u2014 que tous les étudiants en cinéma connaissent \u2014 a fait crier une ou deux spectatrices.Il y a bien cet intestin dans lequel on entre et duquel on sort par l'anus, après avoir marché sur un plancher mou et frôlé cet étron humain qui scandalise ceux qui ont perdu leur àme d'enfant.C'est là qu'on peut voir les pires extraits des films « gore » présentés en version miniature dans de tout petits écrans pratiqués dans les alvéoles intestinales ou sur des écrans télé, ces films tellement, tellement exagérés dans l'innommable, qu'ils en perdent toute réalité.Extravaganza propose en fait un voyage dans l'histoire du cinéma en retenant surtout ce que d'autres laissent habituellement de côté : les folies, les excès, les extravagances, le mauvais goût, les monstres.Et pour rendre l'aventure attrayante, le Musée a imaginé une mise en scène assez baroque qui rappelle celle des maisons des horreurs dans les anciennes foires et qui tente de redonner aux spectateurs les effets que les Jacques w.Lina, v.-p.de cogeco Radio-Télévision SUZANNE COLPRON lelui qui occupait jusqu'à itout récemment le poste de directeur de la programmation du réseau TVA vient d'être nommé vice-président radio de Cogeco Radio-Télévision.Jacques W.Lina assumera aussi la fonction de directeur des stations de radio CFGL FM ( Laval ) et CJMF FM ( Québec ).« |e reviens à mes anciennes amours, la radio, a-t-il déclaré hier.Cogeco est une entreprise qui m'intéresse beaucoup.Mon objectif est de faire de CFGL FM la station adulte numéro 1 au Québec.» M.Lina a rappelé qu'avant d'occuper le poste de directeur de la programmation du réseau TVA, de juin 1994 à septembre 1995.et celui de chef de l'exploitation d'une station de télé payante au Maroc, il avait travaillé pendant 23 ans pour Télé- Un voyage dans le gros intestin.scènes elles-mêmes provoquent.Parfois, même les odeurs y sont.Et les comédiens, qui servent de guides, ne sont pas toujours là où l'on pense.Ce n'est pas un spectacle d'ailleurs pour les petits enfants ; ils ont, eux, vraiment peur.Mais la contre-histoire choisie par le Musée \u2014 Gilles Carie, Robert Gravel et Danièle Roy \u2014 s'enchaine assez bien.On passe aisément de la foire à l'antre des monstres et à la cage de la momie, au chemin de fer et au cours de Parodie 101, puis on regarde assis dans les vrais sièges d'un avion écrasé suspendu dans le vide, des scènes d'écrasement jusqu'à ce que.Et c'est le voyage dans le gros intestin duquel on se voit sortir dans des grands miroirs où d'autres extraits de cinéma sont projetés.Installés par la suite dans un vrai petit cinéma un peu vieillot, on se tape dix extraits parmi les plus extravagants qui soient.C'est là que la Grande bouffe des Monty Python chavire littéralement les coeurs.On termine le voyage en faisant soi-même du cinéma à la manière d'Elvis Gratton, le film culte de Pierre Falardeau.PHOTO CHRISTIAN CUAY.L3 Presse Le Musée semble avoir retenu les critiques au sujet de son Histoire drôle, la première exposition qu'il a présentée et à laquelle on reprochait sa froideur.Il a mis, en effet, de l'interaction dans Extravaganza, et quelques pétards qui éclatent ça et là.On en perd un peu son cinéma.de vue.S'il fallait donner un conseil à ceux qui n'ont pas de problèmes avec leur phase anale et qui ont l'intention de voir Extravanza, c'est d'y aller en gang, de jouer le jeu.Et de laisser les moins de sept ans à la maison.Télévision Pas de Price is ri g ht pour TVA et Pierre Lalonde LOUIS! COUSINEAU média.Il a présidé les Éditions Télémédia \u2014 il a notamment lancé Elle Québec \u2014 et dirigé CKAC et Radio-Cité, l'ancienne station FM de Télémédia.Depuis, Radio-Cité a été vendue et elle occupe la première place des stations de radio adulte dans les sondages, devant CFGL FM.M.Lina a indiqué qu'il est à l'origine des changements de Radio-Cité.Il veut maintenant faire de CFGL la station numéro 1 et gagner la guerre des cotes d'écoute.Cogeco Radio-Télévision est une filiale de Cogeco et exploite présentement cinq stations de radio et quatre stations de télévision à Sherbrooke et à Trois-Ri-vières.Par l'entremise de ses filiales, Cogeco dessert 440 000 abonnés de la télédistribution dans cinq provinces canadiennes.L'entreprise publie également 30 journaux hebdomadaires au Québec et en Ontario.terre Lalonde devait être l'incarnation québécoise du célèbre Bob Barker dans la nouvelle adaptation du quiz The Price is right dont le début était annoncé pour le 21 octobre au réseau TVA.On ne saura jamais si le suave animateur, qui a les cheveux blancs comme Bob Barker, aurait réussi à faire décoller le quiz.Car l'émission Le Juste prix n'entrera pas en ondes.Raison invoquée par TVA : « Les producteurs, la maison Coscient, n'ont pas réussi à trouver assez de commandites pour rendre l'émission financièrement viable ».On se souvient que l'an dernier, Coscient avait lancé une adaptation de The Price is right au réseau Quatre Saisons.Sans succès.Non seulement l'animateur avait-il l'air de dormir debout, mais en plus les prix étaient minables.Pas de Cad illacs mais des Hyundais.Ce qui est carrément moins excitant.Quant aux divans boudinés offerts aux heureux gagnants, ils étaient qualité vente de garage.L'émission s'intitulait Misez juste.Pierre Lalonde a confirmé la nouvelle, que le producteur lui a communiquée hier matin.Mais selon lui, la raison officielle invoquée par TVA diffère de celle que lui a donnée Coscient.« Nous avions des bons commanditaires comme La Baie et Chrysler.Il s'agirait plutôt d'une mésentente entre Coscient et TVA.» M.Lalonde, qui est rentré à Montréal il y a quelques mois après son aventure dans le câble en Floride, est déçu de l'annulation de l'émission.« Tout le monde était content de me voir animer ce jeu.Les agences étaient contentes de me voir là.l'avais fait quatre ou cinq répétitions et tout baignait dans l'huile.» Découragé ?Pas du tout.« le viens de gagner un trophée de golf au Whitlock de Hudson.Si ça continue, je vais bien être champion de ski » ! M.Lalonde affirme que le Les fans de Pierre Lalonde pourront le voir Ici et là à la télévision quand II lancera son nouveau disque.Il fera aussi des spectacles et des festivals.Aucun autre poste d'animateur à la télé en vue pour l'instant producteur croit que Le Juste prix pourrait être en ondes l'année prochaine.Les fans du chanteur-animateur pourront le voir ici et là à la télé quand il lancera son nouveau disque.Il fera aussi des spectacles et des festivals.Aucun autre poste d'animateur à la télé en vue pour l'instant.Jean tournoyer à Bon Matin ¦ L'émission Bon matin de Radio-Canada animée par Suzanne Lévesque a un nouvel animateur de revue de presse.Il s'agit de l'ex-ministre Jean Cournoyer qui a commencé hier matin.M.Cournoyer n'a pas abandonné son émission radiophonique quotidienne à CKAC pour autant.La saison dernière, c'était Claudine Bourbonnais qui faisait la revue de presse.Elle est passée à RDI.Quant à Dany Laferrière, il est devenu chroniqueur des arts et spectacles en remplacement de Johane Despins, qui vient de donner naissance à des jumeaux.Mme Despins prend un long congé de maternité qui pourrait durer une partie de l'hiver.À son retour, M.Laferrière retournera probablement en Floride.Huit canaux débrouillés ce matin chez Vidéotron ¦ À compter de ce matin, Vidéotron débrouille huit canaux afin d'attirer la clientèle.Pendant trois semaines, ils seront gratuits et accessibles à tous.Pas besoin de vidéoway pour voir.Tous des canaux anglophones.Quatre d'entre eux n'étaient pas accessibles auparavant.Il s'agit de Showcase, une chaîne qui diffuse des films, des séries télévisées, des films étrangers et une dizaine d'heures par semaine de films et de séries en français, avec sous-titres anglais.On trouvera également Bravo, spécialisée dans les opéras, les concerts, la danse et le théâtre.Ces deux chaînes sont canadiennes.Vidéotron remettra aussi à l'affiche la chaîne américaine Arts & Entertainment et TV Ontario, la chaîne anglophone.Les quatre autres canaux débrouillés étaient déjà accessibles aux abonnés avec vidéoway.Il s'agit de Discovery Channel, Life Network, Fox et CNN.Vous pourrez donc suivre à CNN l'interminable procès d'O.J.Simpson, si le coeur vous en dit.Gratuit et accessible jusqu'au 2 octobre, donc.Après, il vous faudra le vidéoway, donc payer 9,94 $ par mois pour quatre canaux.Vidéotron offrira toutefois une nouvelle option : les huit canaux pour le prix de quatre, mais vous n'aurez plus accès aux jeux et à la télématique.Cette offre devrait calmer les téléspectateurs anglophones que les jeux ennuient, et qui veulent autant de choix de canaux que chez CF Cable.Premiers chiffres : Radio-Canada jubile ¦ Quel réseau a attiré le plus de monde le lundi de la Fête du travail, avec son show de la rentrée ?Radio-Canada avec son Que le meilleur gagne spécial a eu 954 000 spectateurs.TVA 562 000 et Télévision Quatre Saisons 402 000.Les chiffres sont de la maison Niel-sen.Impossible de savoir la moyenne des nouveaux talk shows.Mais jeudi dernier, L'Écuyer a eu 862 000 spectateurs, Gregory Charles 411 000 et Guy A.Lepage 332 000 ce soir-là.Patrice L'Ecuyer a battu Claire Lamarche qui a fait 502 000 a la même heure ce premier jeudi de la saison.Le spécial Oscars de L'Enfer c'est nous autres de Julie Snyder a légèrement dépassé La Poule aux oeufs d'or mercredi dernier.827 000 pour fulie, 797 000 pour La Poule.Même si elle est végétarienne, Julie doit être contente d'avoir battu La Poule. LA PRESSE.MONTRÉAL.MARD112 SEPTEMBRE 1995 B5 Musique Quatre oeuvres de Bartok et quatre changements à rosM CLAUM e premier concert public du réseau CBC, jeudi soir, 19 h 30.Pol-lack Hall de luni-versité McGill, sera consacré à Bartok et marquera le 50e anniversaire de sa mort.On y entendra la Sonate pour deux pianos et percussions, le troisième Quatuor à cordes, ainsi que la Sonate et la Suite op.14 pour piano.Marc-André Hamelin jouera ces deux oeuvres.Dans le troisième Quatuor, la violoniste Andrée Azar se joindra aux membres de l'Ensemble Proteus, soit le violoniste Yehonatan Berick, Tal-tiste Douglas McNabney et le violoncelliste Antonio Lysy.Dans la Sonate pour deux pianos et percussions, qui terminera le programme, on entendra Bruce Mathcr, sa femme Pierrette LePage, Louis Charbon-neau et son ex-élève Pierre Bé-luse.On rappelle au public que, cette saison, un prix d'admission sera exige à ces concerts : 10 $ par personne, 7 $ pour les étudiants et les gens du « troisième ftge ».MARM ET MEROHN A L'OSH ¦ Cette saison encore, l'Orchestre Symphonique de Montréal ouvre sa saison avec un programme de la série « Air Canada », laauelle porte désormais le nom de « Concerts populaires Air-Canada ».Ce premier concert de la 62« saison, mardi et mercredi prochains, 19 h 30, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, sera dirigé par fac-ques Lacombe et sera consacré à la musique popularisée par le cinéma.Le programme a cependant été presque entièrement modifié.Des six oeuvres annoncées dans la brochure de saison de rOSM, il n'en subsiste que deux : l'Adagietto de la cinquième Symphonie de Mahler et Touverture-fantaisie Roméo et Juliette, de Tchalkovsky.On s'est rendu compte après coup que l'ouverture de Rossini entendue dans Clockwork Orange n*est pas celle de L'Italiana in Algeri mais celle de La Gazza ladra.La Gazza remplacera donc VItaliana au concert.Les autres modifications sont dues à des raisons moins précises.L'Adagio de Barber sera remplacé par L'Apprenti sorcier, de Du-kas, et le pianiste Marc-André Hamelin, d'abord annoncé dans le Concerto K.467 de Mozart Marc-André Hamelin : Bartok Jeudi soir.rosM la semaine prochaine.( le EMra Madigan ) et la Rhap-sody in Elue de Gershwin, l'est maintenant dans les Variations symphoniques de Franck et la Rhapsodie sur un thème de Paga-nini de Rachmaninov.UVOINTE ET L'OSM ¦ C'est à la mi-novembre, les 10 et 11, au Forum, qu'aura lieu le concert du fantaisiste Jean Lapointe et de l'OSM dont 11 a été question dans cette chronique récemment.lacques Lacombe sera au pupitre.Détails du programme à venir plus tard.UN WEEK-END D'OPÉRA ¦ L'Opéra de Montréal ouvre sa 16e saison samedi soir.20 h, salle Wilfrid-Pclletier, avec Fe-dora, drame vériste d'Umberto Giordano.Diana Soviero interprétera le rôle-titre.C'est également avec un opéra, Wozzeck, d'Alban Berg, que le Nouvel Ensemble Moderne entreprend sa septième saison dimanche soir, 20 h, au Monument-National.Desmond Byme et Douglas MacNaughton alterneront dans le rôle-titre.Nous publierons samedi un article de présentation sur ces deux oeuvres.Le prochain week-end en sera un d'opéra.Dimanche après-midi, 15 h 30, à l'église Erskine and American, la série Début ouvrira sa 17^ saison avec une version concert, abrégée, de La Traviata, de Verdi, chantée par les Montréalais Gianna Corbisiero, Gordon Gietz et Pierre Lorieau.Au piano : Paul Stewart.Admission gratuite.¦ La compagnie théâtrale de musique ancienne La Nef ouvre sa saison vendredi soir, 20 h 30, au Monument-National, avec Le Chant d'Éole, annoncé comme « un voyage mythique au royaume du vent ».Conception, mise en scène et direction musicale de Claire Gignac, contralto et instrumentiste.DAiBOro TROIS FOIS ¦ Le pianiste français Michel Dalberto, dont le récital Schubert ouvrira la 47e saison de Pro Musica lundi, 20 h.salle Maisonneuve de la PdA, sera interviewé par Georges Nichol-son le lendemain, mardi, à 16 h 30, à la salle Clara-Lichtenstein de McGill ( 555 ouest, Sherbrooke ), et donnera une mas-ter-class au même endroit le même jour, à 18 h 30.LE QUATUOR MORENCY ¦ Le Quatuor à cordes Morency donnera trois concerts cette saison à la salle Pierre-Mercure de rUQAM.Le 4 décembre, il jouera le troisième Quatuor du Montréalais Brian Cherney, le 15e de Chostakovitch et le Quintette pour clarinette de Mozart avec André Moisan.Le programme du 4 mars comprend le Quintette op.89 de Fauré avec le pianiste Stéphane Lemelin.le Quatuor de Ravel et une création d'Isabelle Panneton.Enfin, le 29 avril, on entendra le Quatuor D.94 de Schubert, le Quatuor op.67 de Brahms et le Quatuor de François Morel.lA CHAKUE DU BON-PASTEUR ¦ La Chapelle historique du Bon-Pasteur ouvre sa saison le jeudi 21 septembre.20 h, avec un programme Geminiani de l'Orchestre Baroque de Montréal.La programmation 1995-96 de la Chapelle s'ouvre par un concert « hors-série » du populaire Ensemble Romulo Larrea ce dimanche, 20 h.ALUUIFNST ; IN MEMORIAM ¦ Un concert à la mémoire du haute-contre Allan Fast, décédé le 26 mai.a lieu samedi soir, 20 h, Redpath Hall de McGill.Programme : Bach, Handel, Victoria, Schubert, Massenet, etc.Nombreux participants, dont Valérie Kinslow.soprano, lohn Grew, organiste.Sylvain Berge-ron, luthiste, Betsy MacMillan, gambiste.et le Choeur du Studio de Musique ancienne.En bref COCKTAIL BEATIES ¦ La chanteuse Nicole Martin et Lee Abbott rendent hommage aux Beatles dans le volume six de leur série Ce soir on danse^ qui paraîtra le 19 septembre.L'album se retrouvera sur les marchés canadien-anglais et international au cours des prochains mois.En anglais, il s'intitulera Dancing on Abbey Road.Il contient quatre medieys des plus grands succès des Beatles, Cocktail Liverpool, Cocktail Yoko, Cocktail Fab Four et Cocktail Apple.L'équipe Martin Abbott lancera ensuite un disque de Noèl en anglais, Danciri with Santa, BOX NORD-AMÉRICAIN ¦ La comédie de travestis To Wong Foo, Thanks for Everything ! Julie Newmar a eu la cote d'amour des cinéphiles nord-américains au cours du week-end.La production mettant en vedette Patrick Swayze et Wesley Snipes a produit des recettes supérieures à neuf millions de dollars.Voici la liste des cinq films les plus populaires sur le continent au cours du week-end et les recettes de chacun : 1.To Wong Foo, Thanks for Everything ! Julie Newmar, 9,1 millions ; 2.Dangerous Minds, 4 millions ; 3.Mortal Kombat, 3,4 millions ; 4.The Prophecy, 2,8 millions ; 5.Desperado, 2,7 millions.COUECnVE SOUL PLATINE ¦ L'album éponyme du groupe Collective Soul, son second, suit les traces du premier.Collective Soid vient de recevoir la certification platine aux États-Unis, c'est-à-dire plus d*un million de copies vendues.Le groupe termine une tournée avec Handsome Boy, TAG et Rusty.On parle d'une tournée européenne pour octobre.JANE FONDA A PÉKIN ¦ |ane Fonda, qui était la semaine dernière à Pékin pour la 4e Conférence de TONU sur les femmes, estime que les gouvernements devraient utiliser davantage les médias, notamment dans le tiers-monde, pour changer les attitudes envers les femmes et promouvoir le planning familial.Les séries télévisées et les feuilletons radiophoniques qui parlent de la régulation des naissances sont liés à la hausse de 58 p.cent de la contraception au Kenya et à celle de 33 p.cent de l'utilisation des services de planning familial au Mexique, a-t-elle souligné.Elle est intervenue dans une conférence sur le rôle des médias, et à cette occasion n'a pas été seulement présentée comme l'actrice que l'on connaît mais comme « la femme de Ted Tumer », le fondateur et patron de CNN.UN TOIT POUR SCHONBERG.¦ Nuria Schonberg.fille du .compositeur viennois Arnold \u2022 Schonberg, a accusé, dans une interview au quotidien la Stampa, la Southern Califomia University de Los Angeles de chasser les archives consacrées à son père pour des motifs financiers et idéologiques.Le compositeur Arnold Schonberg avait abandonné le judaïsme pour le protestantisme à l'âge de 27 ans puis s'éuit reconverti en 1933.Depuis 1973.la Southern Califomia University de Los Angeles abrite les quelque trente mille documents aue Nuria Schonberg a réussi à réunir sur la vie et l'oeuvre de son père.L'université californienne l'a cependant récemment informée n'être plus en mesure de conserver les lettres, meubles, jeux, dessins ou partitions ayant appartenu au compositeur, a déclaré Nuria Schonberg* La tournée des champions McDonald's 1995 avec EIMS STOÏKO Pas moins de 20 champions olympiques, mondiaux et miionaux au programme Mettant en ve4ctte : EMs Sloflio dcax fols champion éu monde, médaillé d'argent am Oljinpiques, champion national canadien MUMle Kican Calla Vrbanski et Rocky Marrai Steven Cousins Elizabetb Manley Jozef Sahovcik ARTISTES INVITÉS Barbara VnderbiH et Paul Martini DIRECTION ET MISE EN SCÈNE Kandy Cardneret l'scbi Keszler Foitr chaque btllrt vendu, 1.^0 $ sera \\trsi aux Œinre» de binifaisaoce ponr enfants Ronald McDonald SlHie-Lynn Boume et Victor Kraatz Surya Bonaly Oksana Gritscbuk & Evgeny Piatov PbiUppe fandeïoro Radka Kovariltora et René \\ototnv Marina Klimora et Sergei Pimomarenkt» Maia l'sora etAiexander ZbuHn HSÈEJÏSfe Canadian jMcDon^s Forum de Montréal Le mardi 26 septembre à 19h30 Billets:25$ et 45$ (Billets VIP 'or' en venu aux guichets) Billets disponibles aux guichets du Forum ou sur te Réseau Admission.Sur cane de crédit: composer le (514) 790-124s.Frais de sentce en sus.Une présentation lanàmarkMarco.UUIDt HORAIKL CINLPLtX ODtON *¦ ^ S_CINEMAS ' 1M ECRAN GEANT' FAMOUS PLAYPRS = J QUALITE DU SON! 4, 99 EN MATINÉE !:^f'èvre du mardi i ^ Tni|«Twmr2 304 X LA CLOCHC CT L-ftlOT fSFCCUa) (O) DOLBY dtfn 1 X TO WONO FOO (O) DOLBY Tout m ton 7 054 X (JtfTvmar 1 454 05 LAST OF THC OOOMCN (O) DOLBY Tout Itt tort 7 004 40 tfvTvmar 3 054 25 MO M KVK) ARTHUfra COURT lO) DOLBY «m 1 20-3 30-5 15 VSmiOBfTY (13*) OOLBY Tout iMtovt 715-940 MATTRC OC L'CLUSIONB (W*) DOLBY Tout tM ton 7 00-0 X ftCNTALfTC OANOCREUSC (O) DOLBY dm 1 15-3 30-5 40-7 50-9 50 Tout l*t ton 7 S04 SO UMC M THC WATCR (O) DOLBY Tout IM lourt 1 30-3 40 APOLL013 (O) DOLBY Tout IM ton 6 30-9 10 LORO OF LLUSIONS (16*) OOLBY Tout tM ton 7 2O-S40 POCAHOIfTASV.F.(0)OOLBVTou«lM|Ourt1 10-3 106 00 LE LAC MAOIQUC (O) DOLBY Tout m lourt 1 35-3 45 POCAHONTAS (O) DOLBY Tout m fOurt 1 0S3 00-5 05 OPERATION DUMBO (Q) DOLBY Oim 1 354 10 V»m>OOITC(11*)OOLBVToutmton 7 15-9 35 DANOCROUS MNOS (O) DOLBY ToutiMfOua 110-3 10-510-7 10-920 SURLAROUTCOCMAOMONtO) DOLBV TOM m ton 6 45-0 20 AMAZMO PANOA AOVCNTURC (0| DOLBV m 400 BOMETHVM TOTALK ABOVT (O) OOLBV ToMiMMn 7 264X UBTC HOma.(13*) OOLBV Tout lot fOurv 1 00-3 50-4 40-7 064 OO LAHAMC(1>*)D0LBY Tout IM Mun 1 30-3 30-5 30-7 36-0 46 THC T« THAT BBIOB (13*) OOLBV Tout Iw lOurt 1 504 30-7 00-9 15 LA CLOCHE CT L'VMOT (SPCCIAL) (O) dm 1 X MENTALITE OANOCREUSC (O) oolby Tout tM ton 7 05-915 mar-4n»r 2 0O4 15 «m 4 15 SOMETHMO TO TALK ABOUT (O) OOLBV Tout Kt ton 7 2S-0 50 POCAHONTAS (O) DOLBY anf^wy-w» 1 OO) 00^ 00 SUR LA ROUTE DC MAOVON (Ol OOLBV 7 004 40 POCAHONTAS V.F.(01 OOLBV ttnww-fTwr 1 15-3 15-6 15 MArTNC0CL-RJ.USIONS(H*)DOLBV 730445 AI6AZM0 PANDA AOVCNTURC (O) DOLBV rw-nw 1 564 10 «m4 10 V«mK)BfTY(13*)OOLBYToualwton 7 30-OX OANOCROUB USIOB (0| DOLBY d«21» 71»-9:15 Eic.lai3aapt- 2«>_ 4:X 4:30 9 15 COUNTRVUFE(v«.LE FAUBOURG 849FILM IfciO 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(v.o.anglatae) \u2022 Sam.Dmi.Mar.Mer: VM-320 - 5:15 \u2022 7 15 - 9 15 Ven.Lun .Jeu 7 15- 9:15 APOLLO 13 (v.o anglaisa) (G) * 6 45 \u2022 9:20 BABE (v.o.anolaiaa) (G) * Sam Otm .Mar, Mar.1:40 - 3:40 Van.Lun.Jau.: Aucune representatKxi LE CINt-PARC ST^USTACHC EST Ol/VERT VENDREDI.SAMEDI.OlfMANCHC CT MARDI.CINE-PARC ST-EUSTACHE Route 1S (ftoitie 20 ouesl) ^ 47?6BbO DERNIERS GUERRIERS (LES) (v.trsnçsiae) (O) 2eHlm: ACCES INTERDIT Van.Sam .Otm.et Mar.__ FOLLE EXCURSKM DU t (33 (33 33r 33 Q5> (33 as A&E BRAVO CANAL D DISC.FOX FOX(Ont) MP NW RDI RDS CÂBLE : A & E s ARTS AND ENTERTAINMENT - CANAL D = ARTS ET DIVERTISSEMENT - DISC.= DISCOVERY - MP ¦ MUSIQUE PLUS - NW s NEWSWORLD - RDI s RÉSEAU DE L'INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS - SE s SUPER ÉCRAN - TMN s THE MOVIE NETWORK -TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 «TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV SPECTACLES 1ATRESSE, MONTREAL.MARD112 SEPTEMBRE 1995 B7 Salles de répertoire BAISER DE LA MORT ( LE ) Paradis : 20 h 05.BONS BAISERS DE FRANCE Paradis : 22 h 10.CHUTE LIBRE Paradis : 18 h.CRUMB cinéma de Paris : 21 h 30.ENCUSHMAN WHO WENT UP A HILL BUT CAME DOWN A MOUNTAIN ( tt)6 ) Cinéma de Paris : 14 h 45.\u2022HICH SIERRA conservatoire d'art cinématographique : 20 h 30.JLC/JLC cinéma Parallèle : 18 h, 19 h 30,21 h.MARÉE ROUGE Paradis : 20 h.MONDE ( LE ) ANIMÉ DE MICHEL TREMBLAY : LES 3 MONTRÉAL DE MICHEL TREMBLAY/ FRANÇOISE DUROCHER WAÎTRESS Cinéma ONF : 18 h 30.MONDE ( LE ) ANIMÉ DE MICHEL TREMBLAY: PARLEZ-NOUS D'AMOUR Cinéma ONF : 20 h 30.OUBLIONS PARIS Paradis : 20 h 05.PENDANT TON SOMMEIL Paradis : 22 h 10.rtOB ROY.V.F.Paradis : 22 h 10.SPIKE & MIKE'S SICK & TWISTED FESTIVAL OF ANIMATION 2 Cinéma de Paris : 17 h.19 h 15.T1BETAN BOOK OF THE DEAD ( THE ) Cinéma ONF : 18 h 45, 20 h 45.TROUBLE-FÊTE < LES ) Paradis : 18 h.VILLAGE DES DAMNÉS OLE ) Paradis : 18 h.Théâtre théâtre st-denis 2 Le Bourgeois aentllhommexc.de Molière.Avec Benoit Brlere.Du mar.au sam.: 20 h.théâtre jean-duceppe ( Place des Arts) Suzanne ou Les désarrois amoureux 11.de Pierre-Yves Lemleux.Mise en scène de Monique Duceppe : 20 h.espace GO ( 4890.St-Laurent ) Bureautopsie.de Michel Nadeau : 20 h.Variétés OU Al DES BRUMES ( 4481, St-Denis ) Bob Walsn et Bllly Cralg : 21 h.BALATTOU ( 4372, St-Laurent ) soirée DJ tropicale : 21 h.BIDDLES Trio Bernard Prlmeau : de 19 h 30 à minuit CLEO'S ( 4062A, St-Laurent ) Trio de Pierre Beluse : des 21 h.cosmodôme ( 2150, Autoroute des Laurentldes.Laval ) La route des étoiles.Du mar.au dlm., de 10 h a 18 h.Moisson d'Emmys pour NYPD Blue et Frasier Les Emmys se répartissent comme suit : NBC ( 28 ), CBS ( 19 ), HBO (15) et ABC ( 6 ) Agence France-Presse PASADENA M Les séries télévisées NYPD Blue ( ABC ) et Frasier ( NBC ) ont respectivement remporté les Emmys des meilleures séries dramatique et comique à Pasadena ( Californie ).Frasier, qui a reçu cinq Emmys, avait déjà obtenu celui de meilleure série comique la saison passée.La série dramatique ER ( NBC ) tournée dans une salle d'urgence d'un hôpital de Chicago a égalé un record pour le nombre d'Emmy Awards de la saison télévisée 1994-1995 en remportant trois Emmys.ER, qui avait déjà reçu cinq Emmys samedi soir, a égalé le record de huit Emmys, soit un record partagé avec Hill Street Blues pour le plus grand nombre de prix en une saison pour une nouvelle série.Hill Street Blues ( NBC ), une série dramatique à thème policier, avait établi le record de huit Emmys en 1981.Les Emmys décernés à ER dimanche ont récompensé la mise en scène, le scénario et la meilleure actrice secondaire dans le genre dramatique ( Julianna Margulies ).L'Emmy du meilleur acteur comique est revenu pour la deuxième saison consécutive à Kelsey Grammer pour son rôle de psychiatre, efficace pour ses patients, mais n'arrivant pas à résoudre ses problèmes personnels dans Frasier.L'Emmy de meilleur acteur dramatique a été décerné à Mandy Patinkin ( Chicago Hope \u2014 CBS ).Les actrices Candice Bergen et Kathy Baker ont respectivement remporté les Emmys de meilleures actrices dans le genre comique ( Murphy Brown \u2014 CBS ) et dans le genre dramatique ( Picket Fences \u2014 CBS ).Candice Bergen avait précédemment gagné cet Emmy en 1989, 1990, 1992 et 1994.Les Emmys décernés par The Academy of Télévision Art and Sciences ont été répartis entre les chaînes de la façon suivante : NBC ( 28 Emmys ), CBS ( 19 ), HBO ( 15) et ABC (6).* * * Voici les principaux Emmys \u2022 Meilleure série dramatique : NYPD Blue ( ABC ) \u2022 Meilleure série comique : Frasier ( NBC ) \u2022 Meilleur acteur ( dramatique ) : Mandy Patinkin ( Chicago Hope \u2014 CBS ) \u2022 Meilleure actrice ( dramatique ) : Kathy Baker ( Picket Fences \u2014 CBS ) \u2022 Meilleur acteur ( comique ) : Kelsey Grammer ( Frasier \u2014 NBC) \u2022 Meilleure actrice ( comique ) : Candice Bergen ( Murphy Brown \u2014 CBS ).\u2022 Meilleur acteur secondaire (dramatique): Ray Walston ( Picket Fences \u2014 CBS ) e> Meilleure actrice secondaire ( dramatique ) : Julianna Margulies ( ER \u2014 NBC ) \u2022 Meilleur acteur secondaire ( comique ) : David Hyde Pierce ( Frasier \u2014 NBC ) e> Meilleure actrice secondaire ( comique ) : Chris tine Baranski ( Cybill \u2014 CBS ).Candice Bergen a remporté l'Emmy de la meilleures actrice dans le genre comique ( Murphy Brown \u2014 CBS ) ; elle a déjà gagné cet Emmy en 1989.1990.1992 et 1994.cm AVIS PUBLIC Canada Avis public CRTC 1995-148.Le CRTC a été saisi des demandes suivantes : 4.MONTRÉAL (Québec).Demande (950147900) présentée par la SRC en vue de modifier la licence de CBF-FM Montréal, en ajoutant une condition de licence permettant à la titulaire d'utiliser un canal du système d'exploitation multiplexe de communications secondaires (EMCS).afin de distribuer un service commercial d'émissions haïtiennes en au moins trois langues (français, anglais et créole).EXAMEN DE LA DEMANDE : 1400 est, bout.Renê-Lévesque, Montréal (Québec) et 1500.av.Bronson, Ottawa (Ontario).5.MONTREAL (Québec).Demande (950777300) présentée par COMMUNICATION DU VERSANT NORD (CISM FM) INC., C.P.6128.succursale Centre-Ville.Montréal (Québec) H3C 3J7, en vue de modifier la licence de CISM-FM Montréal, en ajoutant une condition de licence permettant à la titulaire d'utiliser un canal du système d'exploitation multiplexe de communications secondaires (EMCS), afin de distribuer la programmation de Radio Moyen-Orient (9015-2018 Québec Inc.) à raison de 168 heures par semaine.EXAMEN DE LA DEMANDE : CISM-FM, 2332, boul.Edouard-Montpetit, bureau C- 1509, Montréal (Québec).6.MONTRÉAL (Québec).Demande (951277300) présentée par le CONSORTIUM DE TÉLÉVISION QUÉBEC CANADA INC.en vue de modifier la condition de licence no 3 qui vise à réduire le montant de dépenses dans les émissions canadiennes (sept.95-août 96) de 4 684 000$ à 3 712 000$.La réduction servirait à subventionner l'achat de décodeurs.EXAMEN DE LA DEMANDE : 1755 est, boul.René-Lévesque, Bureau 101, Montréal (Québec).7.MONTRÉAL ET ÎLES-DE-LA-MADELEINE (Québec).Demande (950223800) présentée par la SRC en vue de modifier la licence de CBMT Montréal, en augmentant la puissance apparente rayonnée de son émetteur CBMYT îles-de-la-Madeleine.de 2 900 à 3 200 watts.EXAMEN DE LA DEMANDE : Bureau de poste.Cap-aux-Meules (Québec).8.MONTRÉAL ET ILES-DE-LA-MADE-LEINE (Québec).Demande (950222000) présentée par la SRC en vue de modifier la licence de CBFT Montréal, en augmentant la puissance apparente rayonnée de son émetteur CBIMT Iles-de-1a-Madeleine, de 2 800 à 3 900 watts.EXAMEN DE LA DEMANDE : Bureau de poste.Cap-aux-Meules (Québec).Le texte complet de cette demande est disponible en communiquant avec la salle d'examen du CRTC.Édifice central, Les Terrasses de la Chaudière, 1, promenade du Portage, Pièce 201.Hull (Québec) J8X 4B1, (819) 997-2429 ; et au bureau du CRTC à Montréal : Place Montréal Trust.1800.av.McGiii Collège.Bureau 1920.Montréal (Québec) H3A 3J6.(514) 283-6607.Les interventions écrites doivent parvenir au Secrétaire général.CRTC, Ottawa (Ontario) K1A 0N2 et preuve qu'une copie conforme a été envoyée au requérant le ou avant le 3 octobre 1995.Pour de plus amples renseignements sur le processus d'intervention, communiquez avec les Affaires publiques du CRTC à Hull au (819) 997-0313.fax (819) 994-0218.ATS (819) 994-0423.1+1 Conseil de la radiodiffusion et des Canadien Radto-teievislon and télécommunications canadiennes Télécommunications Commission Vous avez rendez-vous avec les grands de ce monde.ar semaine, \u2022 ENRICHISSANT Ne manquez pas \"Biography\" à 20h, du lundi au vendredi, durant le Maxi Débrouillage gratuit de Vidéotron, du 12 septembre au 2 octobre, à la position 39.ce soir Greaory reçoit: cha bâcla Patrick Norman Louise Mari eau Annie Pelletier B8 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARD112 SEPTEMBRE 1995 Le président de l'Assemblée nationale française joue de prudence à Québec \u2014 DENIS LESSARD m ] du bureau de La Prit sdk QUÉBEC tre -i ble dli oui ,» mil tre viv fin» de I son ge Où î le 1 tre.uni 1 foi EU sio my ten *e sor am néi dei 1 tro qu' la nei pn des ¦ L'un des politiciens français les plus sympathiques à la souveraineté du Québec, Philippe Séguin, le président de l'Assemblée nationale, a joué de prudence hier et n'a rien dit qui puisse être interprété comme une ingérence dans le débat constitutionnel canadien.« Il est toujours possible, fût-ce provisoirement, d'arrimer les canons » a lancé hier, ironique, M.Séguin, lors d'un toast à son premier dîner officiel d'une visite de deux jours à Québec et Montréal.Lors du passage de Jacques Parizeau à Paris en février dernier, l'ambassadeur du Canada, Benoît Bouchard, avait qualifié M.Séguin de « loose cannon » \u2014 littéralement, un canon qui tire dans tous les sens \u2014 afin d'atténuer des déclarations prévisibles en faveur de la souveraineté.Cette remarque, « pour diplomatique qu'elle fût, était peu flatteuse », a relevé hier M.Séguin.Son passage au Québec \u2014 il sera aujourd'hui à l'Assemblée nationale et assistera au match des Expos au Stade ce soir \u2014 a poussé l'opposition libérale à soulever, en Chambre, le débat autour des essais nucléaires français en Océa-nie, critiqués à travers le monde.Agacé par les questions du député libéral Robert Benoit ( Orford ), devant un parterre de dignitaires Français, M.Parizeau a rappelé qu'à la fin des années 1970, le gouvernement péquiste avait décrété un moratoire sur l'énergie nucléaire.« Nous ne participons pas à la mouvance nucléaire », a-t-il résumé en prévenant qu'il n'avait pas l'intention de « condamner un gouvernement ami ».« Les forces de nos convictions et de l'exemple suffisent », a-t-il dit.En soirée, Philippe Séguin soutenait que ces propos de Jacques Parizeau sur les essais nucléaires étaient « ceux d'un ami de la France ».Quatrième personnage politique de la République française \u2014 il fait môme partie des éventuels « présidentiables » \u2014, M.Séguin est l'un des hommes de confiance du président Jacques Chirac.Il a joué de prudence hier soir et s'est contenté d'indiquer en cette veille de référendum que « quoi que décident les Québécois, nous sommes et serons toujours à leurs côtés ».Jacques Parizeau s'est dit satisfait de cette traditionnelle « non ingérence non indifférence » française à l'égard de la souveraineté du Québec.« Une fois connus les résultats du référendum, nous souhaitons que la france soit à nos côtés pour que ce choix soit reconnu », a dit M.Parizeau.Plus tôt, à la sortie du 1080, rue Des Braves, la résidence de M.Parizeau, le politicien français avait déjà annoncé ses couleurs : « le référendum est un problèmes québécois, c'est aux Québécois de le régler ».Quelle que soit leur décision, les Québécois « verront la France à leurs côtés » Immédiatement ?« Les choses se verront, c'est aux Québécois de décider et je refuse de m'immiscer dans leur décision », a soutenu M.Séguin.Son passage au Québec à la toute veille de la campagne référendaire ne lui parait pas inconvenant.Il coïncide avec une session annuelle de la Commission interparlementaire franco-québécoise.« Si on devait s'abstenir de se rendre dans un pays démocratique chaque fois qu'il est en débat, on ne se rendrait nulle part », de lancer M.Séguin avant de rappeler que Jacques Parizeau était passé en France à la toute veille de la dernière campagne présidentielle française.Martin prédit une baisse des taux d'intérêt après un NON MARIO FONTAINE ¦ Après Daniel Johnson, c'était au tour du ministre canadien des Finances d'affirmer, hier, qu'un OUI au référendum fera grimper les taux d'intérêts.Mais Paul Martin est allé encore plus loin que le chef du camp du NON, en prédisant une baisse des taux advenant le rejet de l'option souverainiste.D'une part, a fait valoir M.Martin, la tendance mondiale va dans le sens d'une baisse.D'autre part, le Canada est bien en selle quant à sa productivité, sa compétitivité et sa maîtrise de l'inflation.« Si vous avez cela, et au Canada nous en sommes là, on peut s'attendre certainement à une baisse des taux d'intérêt », soutient le ministre.Mais à la condition, selon lui, que le NON l'emporte.Car, d'expliquer M.Martin, l'incertitude politique mène à des taux élevés.« C'est assez facile de dire que lorsqu'on parle de diviser un pays en deux, ça crée de l'incertitude », a-t-il déclaré.De sorte qu'il fait sienne la prédiction de Daniel Johnson d'une hausse des taux hypothécaires et des prêts personnels advenant la victoire du OUI.À l'instar de M.Johnson, Paul Martin se défend de brandir des arguments de peur.Dire la vérité, ce n'est pas une campagne de peur, allègue le plus riche ministre du cabinet Chrétien.Sans l'actuelle incertitude politique, dit-il, les taux devraient baisser puisque les gouvernements fédéral et provinciaux sont en train d'assainir les finances publiques.Le chef du PLQ n'était pas allé aussi loin avant-hier, évitant de prédire une diminution du loyer de l'argent en cas de victoire du camp fédéraliste.M.Johnson s'est contenté d'en annoncer la hausse en cas de victoire du OUI, ce qui a tout de même fait bondir hier le vice-premier ministre du Québec, Bernard Landry.Cette déclaration est « absurde économiquement et malveillante politiquement », a soutenu le ministre péquiste.Il a rappelé que les Québécois ont voté NON, en 1980, ce qui n'a pas empêché les taux d'intérêt de grimper jusqu'à 23 p.cent par la suite.Par ailleurs l'ex-ministre canadien des Finances, Michael Wilson, avait annoncé une flambée des taux d'intérêt en cas de rejet de l'entente de Charlotte-town.Les Canadiens ont voté NON au référendum de 1992, mais l'apocalypse annoncée ne s'est pas matérialisée.De grandes attentes C'est à l'issue d'un déjeuner avec une quarantaine de membres du Conseil du patronat du Québec que le ministre Martin a abordé la question des taux d'intérêt.Les membres corporatifs du CPQ pensent eux aussi qu'un OUI poussera les taux d'intérêt à la hausse, et d'une importante façon, a rappelé le président du CPQ, Ghislain Dufour.Le lobby patronal a profité de sa rencontre annuelle avec le ministre pour lui faire part de ses préoccupations dans d'autres domaines.Le CPQ s'inquiète par exemple de l'ampleur du déficit fédéral, en dépit des efforts de réduction entrepris par M.Martin.Celui-ci s'est dit confiant d'atteindre ses objectifs de réduction annoncés lors du budget de février dernier.Alors que les libéraux de Jean Chrétien ont promis d'abolir la TPS durant la dernière campagne électorale, les patrons ont indiqué à Paul Martin qu'ils ne souhaitent pas voir cette taxe remplacée par une autre.Les entreprises ont consacré trop d'argent et d'efforts à implanter la TPS pour qu'on leur demande de recommencer à neuf, explique M.Dufour.Les questions des surplus à la caisse d'assurance-chômage et de la non-déductibilité des taxes sur la masse salariale et sur le capital ont également été abordées lors #4n s.a# a tnm 11 n ri n #\u2022 \u2014 /Ia /lai ¦ w \\%A¦ ¦ \u2014 Un endroit chaleureux à vmtety rue Sainte-Catherine O.À notre Boutique London Fog, vous 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