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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-10-03, Collections de BAnQ.

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[" Joncs dianïants\\ HomnM ou f#nwiM Or10K oH170$ rfMi49$ Spécial 134$ le roy 139, rue ST-HUBERT MONTRÉAL.MARDI 3 OCTOBRE 1995 111e ANNÉE No 339 64 PAGES, 4 CAHIERS Hes-de-la-Madeieine 1 $ 60* Taxes en sus Météo Ensoleillé avec quelques nuages max 191 min 8 page S16 Carbo poursuit sa carrière à Dallas page S 3 Monde Réprobation internationale après le deuxième essai nucléaire français page B3 Le référendum poursuit Charlebois page A16 Index Annonces classées - immobilier\tC12et C13 - marchandises\tC13et C14 \u2022 emplois\tC14 \u2022 automobile\tC15et C16 - propositions d'affaires\t Arts et spectacles\tA16 à A20 - Louise couslneau\tA18 - télè-horalres\tA18 \u2022cinè-horaires\tA20 Bandes dessinées\tCl 5 Bridge\tC16 Décès\tC17 Économie\tCI à C12 .Claude Plcher\tC3 Éditorial\tB2 Êtes-vous observateur?C12\t Feuilleton\tC13 Horoscope\tC14 Le monde\tB6 et B7 Loteries\tA19 Mots croisés\tC14 Mot mystère\tC13 Oolnlons\tB3 politiwe B1.\tB4.RS et R« Tabloïd Sports\t - Rêjean Tremblay\tS5 11 v»l 1.PLAISIR DE VOYAGER 0.J.Simpson: un verdict en un temps record d'après AFP, AP et PC LOS ANGELES Après moins de quatre heures de délibérations, les jurés du procès d'O.J.Simpson, accusé de double meurtre, sont revenus dans la salle d'audience hier confirmer qu'ils étaient parvenus à un verdict, une décision extraordinairement rapide pour un procès qui a duré plus de huit mois.La décision des jurés \u2014 huit femmes noires et deux blanches, âgées de 23 à 72 ans, un Noir de 44 ans et un hispanique de 33 ans, séquestrés depuis le 11 janvier \u2014 ne sera toutefois connue qu'aujourd'hui, à 13 h (heure de Montréal, ou 10 h, heure de Los Angeles), a indiqué le juge Lance Ito.Le document contenant le verdict, glissé dans une enveloppe scellée, a été placé en lieu sûr pour la nuit.Au retour des 10 femmes et deux hommes du jury dans la salle, à 14h55, l'ancienne vedette noire de football américain s'est levée et les a regardés.Aucun des jurés ne lui a rendu son regard.C'est alors que le juge Ito a annoncé la saisissante nouvelle.Il a indiqué que son greffier lui avait dit que le jury en était venu à une décision.\u2014 C'est exact ?a-t-il demandé.\u2014 Oui, lui a répondu, à la surprise de la salle d'audience plongée dans le silence, la présidente du jury qui semblait elle-même un peu ébranlée.Le juge, qui discutait avec des visiteurs, a lui aussi semblé surpris lorsque les sonneries annonçant le verdict ont retenti dans la salle d'audience.Les avocats des deux parties ont semblé VOIR VERDICT EN A2 ¦ Le dieu des stades était devenu le prisonnier 4013970.Page C 20 Psychiatre radié pour sept ans LILIANNE LACROIX loupable d'avoir eu des relations sexuelles avec une patiente qu'il traitait notamment pour réaction anxio-dépressive sévère et troubles de la personnalité, le psychiatre Pierre La-pointe a été radié la semaine dernière pour une période de sept ans par le comité du discipline du Collège des médecins.Le médecin de 58 ans, qui pratiquerait maintenant à Rivière-du-Loup, devra en outre payer une amende de 3 000 dollars.En novembre 83, la patiente se présente à l'urgence de l'hôpital Charles-Lemoyne, sur la rive sud de Montréal, en compagnie d'une amie.La patiente est en état de panique, en pleurs et a des idées suicidaires.Elle ne mange presque plus et éprouve des difficultés à dormir.Elle rencontre alors le docteur .La-pointe, qui décide de l'hospitaliser et devient son thérapeute.Son diagnostic, qui n'est pas contesté: réaction anxio-dépressive sévère.La patiente demeurera hospitalisée jusqu'à la mi-juin et sera éventuellement réadmise à trois reprises à l'hôpital.Neuf jours après avoir été hospitalisée pour la première fois et après que le docteur Lapointe se fut permis quelques familiarités, la patiente a des relations sexuelles avec son médecin.Les relations, qui ont lieu en moyenne deux fois par semaine, dureront jusqu'en septembre 1985.Ces relations avaient lieu au domicile de la patiente ou à l'hôpital, durant le temps consacré à la rencontre thérapeutique.Le docteur Lapointe s'assurait alors que la porte de la pièce où avait lieu la « séance de thérapie » était bien verrouillée.Il y appuyait le dossier d'une chaise.Il utilisait un condom qu'il se gardait bien de jeter à la poubelle, préférant l'enrober dans un papier mouchoir glissé dans sa poche.Lors de l'audition, la patiente avouait «être tombée en amour avec l'intimé, elle qui n'avait personne d'autre dans sa vie ».Malheureusement pour le médecin, la patiente parle de sa relation à son amie, une avocate, VOIR PSYCHIATRE DES SUCCÈS À LA QUEUE LEU LEU photo dénis courvm!£.u Presse S'il a troqué les couvre-chefs farfelus pour des cheveux, et ses lunettes délirantes pour un simple complet-veston rouge vif (!), El ton John n'a pas changé sur le fond: H compose toujours des chansons qui se transforment en autant de hits.Hier soir au Forum de Montréal (Il y sera de nouveau ce solr)t II les a Justement tous Interprétés, ses hits, sans aucune Interruption pendant près de deux heures, devant 15 000 fans ravis, et appuyé par ses cinq solides musiciens.Le sixième, le bassiste Bob Blrch, reposait toujours à l'hôpital, les deux Jambes brisées par un camion qui l'a heurté, samedi, au centre-ville de Montréal.Mais, « the show must go on! » A lire en page A16 Dès l'hiver dernier, Ottawa orchestrait la campagne des gens d'affaires fédéralistes Plusieurs d'entre eux ont reçu des subventions ou des contrats MARIO FONTAINE e gouvernement fédéral avait commencé à identifier, dès l'hiver dernier, un certain nombre de barons de l'industrie susceptibles de porter le flambeau fédéraliste durant la campagne référendaire.Parmi eux figure le président de Bombardier, Laurent Beaudoin, ainsi que ceux de Goodyear et de Firestone.C'est ce qu'indique un document secret dont La Presse a obtenu copie.Produit par le ministère canadien de l'Industrie, le document a été remis à Opération Unité, le groupe de travail mis sur pied par le gouvernement Chrétien pour taire échec au camp du OUI.Parmi les gens et les compagnies cités, plusieurs ont reçu de généreuses subventions ou de plantureux contrats du gouvernement fédéral.Essentiellement, cette étude volumineuse décortique chacun des 20 plus importants secteurs de l'économie.Elle en décrit les grandes lignes, en souligne quelques points majeurs.Elle explique l'impact \u2014 presque toujours négatif, parfois neutre \u2014 qu'aurait selon elle la souveraineté sur chaque secteur et sur les principales firmes qui les composent.On y fait aussi état des « leviers » qui peuvent être utilisés pour vanter les mérites du fédéralisme dans chaque segment particulier d'activité.C'est parmi ces leviers qu'on retrouve les dirigeants d'entreprises, dont M.Beaudoin.On sait que le président de Canadair, une filiale de Bombardier, a été très actif jusqu'à présent dans sa défense du Canada.Il remontera au front à nouveau ce midi, devant la Chambre de commerce de Montréal.S'il faut en croire la recherche fédérale, la souveraineté pourrait amener les géants de l'aéronautique à consolider et à restructurer leurs activités en dehors du Québec.Cependant, lit-on aussi, la stabilité, la performance et la réputation des manufacturiers dans ce secteur sont plus importantes aux yeux des clients que l'endroit où sont situées leurs usines.La plupart des grands fabricants en aéronautique sont étrangers et éviteront de se mêler au débat, souligne ce texte li- vré en mars dernier.Bombardier venait tout juste, alors, de recevoir une subvention de 170 millions du gouvernement fédéral pour la restructuration de son usine de Downsview, en Ontario.SNC-Lavalin L'étude se penche de la même façon sur bon nombre de compagnies dans des secteurs aussi diversifiés que l'automobile, la défense, la pétrochimie, les services de télécommunications, etc.Elle tient pour acquis, dans ses conclusions sectorielles, qu'un Québec souverain serait exclu de l'Accord de libre-échange nord américain, ainsi que du Pacte canado-américain de l'au- VOIR OTTAWA EN A2 S'il est reconnu coupable, OJ.Simpson risque une peine allant de 15 ans à la perpétuité.L'escouade d'élite: du mou dans la gâchette, dit Ménard MARCEL LAROCHE n dépit de la formation d'une super escouade d'enquêteurs de la SQ et de la CUM, le ministre Serge Ménard, de la Sécurité publique, a été forcé d'admettre que les policiers ont été déjoués lors du dernier épisode de la guerre des motards.Ne pouvant fournir aucune explication sur l'échec de la police qui aurait dû, selon lui, avoir les motards à l'oeil lors de l'attentat de dimanche soir au repaire des Rock Machine situé à l'angle des rues Huron et Bordeaux, le ministre s'est dit heureux de constater qu'il n'y avait eu aucune perte de vie.Pendant que les Rock Machine s'affairaient hier à évaluer les dommages importants subis à leur forteresse en béton, le ministre Ménard a affirmé que la super escouade formée il y a une semaine était déjà au travail pour fi ci iicr lu guerre eu ire bandes rivales de motards.Procédant hier après-midi à l'hôtel de ville de Saint-Laurent au lancement de la campagne provinciale de prévention des incendies, le ministre a surtout été confronté aux journalistes qui l'ont assailli de questions sur le dossier des motards.Malgré certaines informations voulant que la formation de l'escouade soit compromise, M.Ménard a réaffirmé que des policiers de la SQ et de la CUM avaient bel et bien été assignés lundi dernier à leurs nouvelles tâches, qu'ils étaient déjà au travail mais qu'il restait à leur trouver des locaux communs, ce qui devrait être fait dès demain.L'enquête policière a révélé jusqu'à présent que les Hells An-gels pouvaient facilement compter sur l'aide de motards venus de l'Ontario et des États-Unis, tandis que le clan adverse des Rock Machine avait également des appuis de taille.« Bien que l'on ne puisse pas VOIR ESCOUADE ¦ Les motards fréquentent peu leurs repaires.Page A 3 OUI ?NON G RÉFÉRENDUM 95 ¦ Débat: Chrétien sert de pion au OUI.Page B1 m il faut que nous restions un peuple, dit Parizeau.Page B1 m Parizeau dit n'importe quoi, selon Johnson.Page B1 m Québec a en main les éléments d'une proposition de partenariat Page B 4 ¦ Surrey n'achète plus d'obligations du Québec.page b s Floride Montréal >Fort lauderdale à partir de JL JCi ML 11 VOLS ALLi É Bit I liiA RETOUR Départs du 7 septembre an 14 décembre Montréal ?Orlando à partir de 329$ Départs du 7 septembre au 14 décembre wrttinntal te fltPQBlbWM m aiewet é* la réurgjea.ttitofr tf* royal tont noiuét, cowttcmémem m 5*!ïiB vaaa omtmts «im it A2 » ¦ ,.*kk r%S**9*.« LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 3 OCTOBRE1995 Demain dans Z
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