La presse, 31 octobre 1995, Cahier A
[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE t «CONCORD.SUIS» I ¦ IMJOIITKRlf le roy 7139, rueST-HUBERT MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 112e ANNÉE No 12 68 PAGES.4 CAHIERS ïles-de-la-Madeieine 1 $ Floride 1.60 $ us 60* Taxes en sus UN CAHIER DE 22 PAGES TOUS LES RESULTATS UNE CARTE COULEUR DES COMTES OUI: NON: 9 Notre sondage CROP du 26 octobre accordait 51 % des voix au NON après répartition DENIS LESSARD Les Québécois ont parlé: ils ont donne une très courte victoire au NON, un verdict qui scinde carrément le Québec en deux camps de force presque égale'et est susceptible de donner un véritable électrochoc au Canada anglais.Après quelques heures de suspense, hier, le NON l'a emporté à l'arraché: le camp fédéraliste a obtenu 50,6 p.cent des voix contre 49,4 p.cent pour les souverainistes, mais les Québécois ont fracassé tous les records de participation \u2014 94 p.cent des gsns ont voté, neuf points de plus qu'en 1985.Même s'il demandait un mandat pour carrément réaliser la souveraineté du Québec, le gouvernement Parizeau a échappé de justesse la victoire.Visiblement amer, le chef du OUI, Jacques Parizeau a lancé un pavé dans la mare hier en soutenant devant ses troupes que son option avait été «battue par l'argent, et le vote ethnique».À plusieurs reprises il a martelé que les francophones avaient voté à bO p.cent en faveur de la souveraineté.Lucien Bouchard, dont le ton avait été beaucoup plus conciliant, se dissociera publiquement ces déclarations, dès aujourd'hui à Ottawa, a-t-on appris hier soir.Les Québécois n'ont pas fait mentir les sondeurs qui, tous, prévoyaient un résultat très chaud.Avec un vote si serré, ils ont donné tout un casse-tête aux politiciens, et mis une pression sans précèdent sur le Canada anglais et le gouvernement fédéral pour obtenir des changements constitutionnels susceptibles de satisfaire le Québec.Ce sont 53 498 voix sur près de cinq millions qui ont fait la différence et ont privé le gouvernement Parizeau du mandat qu'il réclamait de réaliser la souveraineté du Québec.Chez les électeurs francophones, le OUI a dominé clairement avec près de 60 p.cent des voix.Le camp sou- VOIR NON EN A2 Index Annonces classées - immobilier\tC16et C17 \u2022 marchandises\tC17 - emplois\tC17etC18 \u2022 automobile\tC18âC20 \u2022 propositions a affaires\tC20 Arts et spectacles\tC13àC15 - horaires-spectacles\tC15 - tèlè-horalres\tC14 Bridge\tC20 Décès\tC21 Économie\tC1 à C12 Éditorial\tB2 Êtes-vous observateur?C16\t Feuilleton\tC19 Horoscope\tC18 Le monde\tB3 et A19 Loteries\tA17 Météo\tS16 Mots croisés\tC20 et S10 Mot mystère\tCI 8 Opinions\tB3 6 21924 96765 1 PHOTO PIERRE McCANN.La PrVSSC Réunis hier soir au Métropolis.rue Sainte-Catherine, au centre-ville de Montréal, des partisans du NON ont accueilli leur victoire, très serrée, et confirmée seulement à 22 h 20.en agitant autant lunif olie que le fleurdelisé.Des OUI déçus font du grabuge; le bureau de Johnson est incendié BRUNO BISSOIM.ANDRÉ CED ILOT et MARC THIBODEAU LW escouade antiémeutes de la police de la CUM en a eu plein les bras hier soir, sur la rue Sainte-Catherine, avec quelques centaines de partisans déçus du OUI qui avaient pris pour cible la discothèque Métropolis, lieu de ralliement des partisans du NON.Vers 1 h 45, toutefois, après au moins une vingtaine d'arrestations, les policiers semblaient déterminés à en finir avec les quelque 200 manifestants, des jeunes de moins de 25 ans pour la plupart, qui venaient d'al- lumer un feu sous une pancarte du OUI, au coin de Sainte-Catherine et de Bullion, et de renverser et vandaliser des voitures stationnées.Les agents, casqués et munis de matraques, ont alors avancé sur la foule; on comptait à ce moment deux policiers par manifestant.Au moment de mettre sous presse, un agent venait d'être blessé par un projectile.Au même moment, un incendie criminel était combattu par les pompiers de Vau-dreuil au bureau du chef du camp du NON, Daniel Johnson.Bien que la situation n'ait jamais paru hors de contrôle, comme lors des deux der- nières conquêtes de la Coupe Stanley par le Canadien de Montréal, la police de la CUM a été tenue en haleine aussitôt après le dénouement du suspense référendaire.Au plus fort des débordements, des vitrines volaient en éclats dans l'ouest, au Faubourg Sainte-Catherine, pendant que plus à l'est, autour du Métropolis et du bar Les Foufounes électriques, partisans du OUI et du NON se narguaient et allaient jusqu'aux coups.Les policiers ont commencé à refouler des manifestants autour du Métropolis à partir de 22 h 45.Une bagarre venait d'éclater, là VOIR GRABUGE EN A2 Lysiane Gagnon Le purgatoire algré la frustration d'avoir raté la victoire par une marge aussi mince qu'une feuille de papier de soie, le Camp du OUI peut trouver moult sujets de réjouissance dans le résultat d'hier.D'abord et avant tout, les souverainistes n'auront pas à gérer une victoire à l'arrachée.Mieux vaut perdre par 50.5 que de gagner par 50.5.Compte tenu de la confusion de la question référendaire et compte tenu du discours équivoque de sa campagne, le camp du OUI, s'il avait gagné, se serait retrouvé dans la position d'un syndicat s'embarquant dans une grève longue et houleuse avec 51 p.cent des voix.Inévitablement, une fois le « party » fini et les militants retombés sur terre, la déception aurait été énorme et l'appui aurait commencé à s'effriter \u2014 d'autant plus qu'une proportion considérable de partisans du OUI, comme l'ont montré tous les sondages, croyaient voter pour une semi-souveraineté qui aurait laissé le Québec bien enraciné au coeur du Canada.Avec une défaite qui est vraiment une victoire morale \u2014 extraordinaire d'ailleurs, puisque la marge est absolument minime \u2014 les souverainistes échappent à la responsabilité et au devoir de gérance.Us restent porteurs du rêve et pourront toujours évoquer la Terre promise ratée de justesse.Par ailleurs, le gouvernement Parizeau est en selle pour au moins trois ans, peut-être quatre.Le premier ministre Chrétien aura beau essayer de donner suite aux vagues promesses qu'il a imprudemment lancées dans la panique d'une fin de campagne ratée, il est assez évident que rien de ce qui pourrait émaner du Canada anglais ne pourra satisfaire le gouvernement Parizeau.Mini-décentralisation, reconnaissance de principe de la « société distincte ».en quoi ce mini-Meech pourrait-il contenter un gouvernement qui voulait la souveraineté pleine et entière et qui vient tout juste de rallier presque la moitié de l'électorat et plus de la moitié des francophones?Bref, comme le premier ministre Parizeau l'a claironné hier soir, le gouvernement québécois restera sur un pied de guerre, tout entier préoccupé de la prochaine échéance qu'il se promet à la première occasion (un troisième référendum?Une élection référendaire?), otage des centrales syndicales qui l'ont appuyé dans sa lutte politique, incapable de s'occuper sérieusement des problèmes les plus pressants \u2014 notamment le relèvement du système scolaire et le redressement des finances publiques.Nous entrons \u2014 et Dieu sait quand nous en sortirons \u2014 dans une ère d'affrontement perpétuel et de bouderie militante.Le Canada deviendra à peu près ingouvernable, et les chefs fédéralistes vont payer cher pour cette VOIR PURGATOIRE EN A2 .untréal ?Fort lauderdale à partir de Petit Prix vois au£* - neroim 199$ Josqu'au 15 décembre We w woqiem #f u Montréal > Orlando à partir de 268$ m les vtts tfa ROYAL sont noitsés.Jusqu'au 15 décembre âoi d»iliHunt VARA C0«!MttfS A2 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 Demain dans La Presse À poil en hiver! ¦ Après ia flambée environnementaliste, après les ravages occasionnés par une larmoyante Brigitte Bardot, l'industrie de la fourrure reprend du poil de la bête! À preuve, l'exportation canadienne des manteaux de fourrure a fait un bond en 1994 pour une deuxième année consécutive, atteignant 83,5 millions de dollars.Dans le cahier Mode de demain, Viviane Roy dresse un aperçu des nouvelles tendances dans le domaine.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: ?à Montréal: Centre des don-neurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 9 h à 20 h; ?à Montréal: Collège de Maisonneuve, 3800, rue Sherbrooke Est, de 9 h 30 à 16 h.Objectif: 225 donneurs;% ?à Drummondville: Associa- tion de bienfaisance des policiers municipaux et les Chevaliers de Colomb, manège militaire, 250, rue Saint-Louis, de 10 h 30 à 20 h 30.Objectif: 475 donneurs; ?à La Plaine: collecte de l'halloween parrainée par les Chevaliers de Colomb ei la municipalité, école du Boisé, 1260, rue Rodrigue, de 14 h 30 à 20 h.Objectif: 100 donneurs.InfoBrefheW Vous voulez vous faire entendre?Répondez a la question du jour.Pour foire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.La victoire du NON va-t-elie inciter le gouvernement fédéral ;i accepter les demandes «traditionnelles» du Québec?Au lendemain du référendum, pensez-vous que les Québécois vont se ralliera la majorité?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 47 % Non: 53 % MAISON D'ACCUEIL POUR FEMMES EN DIFICUiTE Le Chaînon, c'est aussi la liberté Depuis 60 ans Tél.: 845-0151 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tels* Vacances, Voyages Carrières et protestions, nominations ¦y* \u2014i 285-7111 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 LA PRESSE est publiée oar LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-JacQues.Montréal H2Y 1K9 Seule Ja Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des \u2022services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés « Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(U6P60O3692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 265-7272 I \u201ei^«rarâT \"-1 i i i L2 00442 CODE DU JOUR 44-2 Québec va glisser dans la torpeur DENIS LESSARD ¦ Le NON d'hier plongera le gouvernement du Québec dans la torpeur pendant quelques jours.Mais d'ici décembre, il faut s'attendre à ce que le gouvernement Parizeau y aille de nombreuses initiatives pour faire oublier sa défaite crève-coeur d'hier.Contrairement à ce qui était prévu dans le cas d'un OUI, on ne se pressera pas pour reprendre les travaux à l'Assemblée nationale.Avec un OUI, la Chambre était convoquée dès cette semaine ; avec un NON, certains spéculaient seulement sur une convocation juste avant le 15 novembre pour permettre au gouvernement de faire adopter ses projets de loi sans obtenir l'aval de l'opposition en décembre.Une réunion du comité des priorités, l'état-major au centre de toutes les décisions gouvernementales, était prévue dès ce matin dans l'éventualité d'un Suite de lu Une La quotidienne\tà trois chiffres\t869 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t0208 OUI, mais devant le NON, elle paraissait moins nécessaire.Demain, mercredi, le Conseil des ministres doit tenir sa réunion habituelle, à Québec.Une chose paraissait claire, lacques Parizeau entend rester aux affaires même si, pour beaucoup, c'est l'entrée en scène de Lucien Bouchard qui fut déterminante dans la remontée souverainiste.La déclaration d'hier du chef du OUI qui a imputé sa défaite «à l'argent et au vote ethnique » est susceptible de faire des vagues pendant longtemps et de soulever un tollé même dans les rangs souverainistes.Le remaniement du Conseil des ministres, annoncé comme très important, aura lieu assez rapidement pour permettre au gouvernement Parizeau d'offrir une impression de renouveau après la tourmente référendaire.On ne prévoit guère de départs chez les élus.Chez les conseillers de M.Parizeau, certains voudront partir, le chef de cabinet Jean Royer, notamment.Environ le tiers du personnel des cabinets politiques des ministres s'était donné le référendum comme balise avant de réorienter sa carrière.Des compressions budgétaires draconiennes sont inévitables, mais plusieurs stratèges s'activaient sur les projets « d'annonces » de programmes nouveaux et d'initiatives destinées à assurer la relance du gouvernement après sa défaite sur le front constitutionnel.Sur le plan constitutionnel, deux ministres, Guy Chevrette et Bernard Landry ont, à l'interne, proposé que Québec « exige » désormais des rapatriements de pouvoirs d'Ottawa.Une série de déclarations rassurantes étaient prévues dans l'éventualité d'un OUI.Les scénarios étaient passablement plus vagues hier si les Québécois refusaient la proposition du gouvernement.Les stratèges du gouvernement péquiste ne se cachaient pas pour prédire quelques jours de vacances pour tout le monde dans l'éventualité d'un NON.Daniel Johnson, quel que soit le résultat, devait donner une conférence de presse, cet après-midi à Québec.Daniel Johnson éprouvera des problèmes à assurer son leadership avec une aussi courte victoire fédéraliste.On estimait dans les rangs du PLQ qre le seuil psychologique était de 55 pour cent pour que M.lohnson puisse voguer sans remous vers la prochaine élection.Le chef du NON est déterminé à demeurer aux commandes du PLQ même si les résultats lui sont moins favorables que ne le laissaient voir les sondages en début de campagne.Même victorieux, Daniel lohnson restera fort conscient qu'il ne devient pas pour autant le porte-parole de l'ensemble de la population et ne se lancera pas dans un dialogue avec le gouvernement fédéral pour donner l'illusion qu'il négocie au-dessus de la tête du gouvernement élu.En Chambre» s'il faut en croire les stratèges, l'opposition libérale se fera plutôt conciliante, désireuse \u2014 officiellement du moins \u2014 de sortir le débat des ornières constitutionnelles.PURGATOIRE La purgatoire demi-victoire.M.Chrétien a déjà perdu une grande partie de sa crédibilité au Canada anglais, pour avoir sous-estime la force du camp du OUI et il va se trouver pris entre l'arbre et l'écorce, incapable de satisfaire le Québec sans s'aliéner de larges pans du reste du pays.Au Canada anglais, l'exaspération va vite atteindre des sommets: ce « presque-OUI » sera interprété comme une volonté de séparation.Quant au leader du camp du NON, Daniel Johnson, il fera face à des lendemains houleux.Ce camp-là était parti avec des chances de gagner à 60 p.cent.À peine un mois plus tard, il réussit à peine à se traîner, genoux à terre, au fil d'arrivée.Cet invraisemblable revirement ne s'explique pas seulement par l'« effet Bouchard ».C'est une victoire qui n'en est pas une et une défaite qui n'en est pas une.Aussi bien 'lire que nous sommes au purgatoire.Ni le ciel ni l'enfer.Seulement l'attente, insoutenable.?CRABUCE_ Des OUI déçu?font du grabuge; Se bureau de Jotmtoet est Incendié où se faisaient face une quinzaine de partisans déçus du OUI et quelque 200 tenants du NON qui n'avaient pu trouver une place au Métropolis.Tout au long de la soirée, des tenants du OU! et du NON s'étaient toisés devant l'établissement, obligeant la police à intervenir à quelques reprises.Désirant à tout prix éviter d'autres confrontations entre des adversaires référendaires échau-és \u2014 surtout à mesure que des jeunes quittaient le Palais des congrès, où les partisans du OUI étaient réunis \u2014 les policiers de l'anti-émeute ont alors entrepris de bloquer les accès à la rue Sainte-Catherine.Mais vers 23 h, au coin du boulevard Saint-Laurent, des manifestants ont néanmoins réussi à se retrouver face-à-facc.Leur confrontation s'est toutefois limitée à du « poussailiage » et à des duels de pancartes, pendant qu'un camp criait « Canada » et que l'autre scandait « Québec ».Une demi-heure plus tard, après le discours du premier ministre lacques Parizeau, environ un millier de partisans du OUI ont convergé à leur tour vers l'intersection Sainte-Catherine et Saint-Laurent, au milieu toutefois d'un impressionnant déploiement policier.Dans les minutes qui ont suivi, des marcheurs ont tenté de déjouer les policiers en remontant vers l'ouest, sur Sainte-Catherine, mais ces derniers avaient eu le temps de faire bloc autour du Métropolis, empêchant la réunion des manifestants des camps opposés.La tension demeurait toutefois vive et la nervosité des policiers était manifeste.400 policiers Les rues de Montréal étaient demeurées calmes jusqu'à ce que la victoire de justesse du NON SÊm ml ?ma/m aval photo Christian CUAY.Là Presse Peu après leur sortie du Palais des congrès, è la suite de l'annonce de la défaite du oui.des militants en colère ont brûlé un passeport canadien.soit confirmée.Mais les 400 policiers de la CUM mobilisés dans le cadre du référendum demeuraient sur le qui-vive, sachant que plus le résultat était serré, plus le risque était grand que les choses dégénèrent dans la rue.À 21 h 25, le Service de police de la CUM annonçait que le Palais des congrès de Montréal, lieu de ralliement du OUI, était déjà rempli à pleine capacité.Les souverainistes commençaient alors à se masser à l'extérieur, où un écran géant avait été installé.La police prêtait aussi une attention particulière au quartier Rénéral du NON, la discothèque létropolis, rue Sainte-Catherine, remplie elle aussi.On a d'ailleurs empêché l'accès à ce secteur à partir de 21 h 45, pour éviter les attroupements sur le trottoir.Un peu plus à l'ouest sur Sainte-Catherine, coin de la Montagne, des agents de sécurité montaient nerveusement la garde devant les boutiques Le Château, Ogilvy et Gap.La direction du SPCUM avait élaboré divers scénarios en prévision de cette soirée, mais elle prévoyait qu'un NON victorieux était plus susceptible de susciter des débordements.En un tel cas, elle appréhendait que les « symboles fédéraux » \u2014 bureaux de poste, édifices du gouvernement fédéral, banques \u2014 soient l'objet de vandalisme.Avant la clôture du vote, des « engueulades » ont éclaté dans des bureaux de scrutin du West Island, mais à l'arrivée des policiers, les belligérants s'étaient déjà dispersés.Dans le parc Pro-vencher, à Saint-Léonard, une bagarre a impliqué vers 21 h une cinquantaine de jeunes, sans faire de blessés graves.Mais hormis ces quelques cas, de même que l'incendie d'un camion par deux jeunes, sur le boulevard Henri-Bourassa, dans le nord de la Ville, et des « attaques aux oeufs» d'autobus de la STCUM, à Westmount et Saint-Léonard \u2014 qui semblaient plus reliées à l'Halloween qu'au référendum \u2014 tout se déroulait normalement.?MARDI 31 OCTOBRE 1995 | Le NON de Justesse verainiste avait aussi une nette avance dans la plupart des régions au Québec, mais n'a pu obtenir les appuis dont il avait besoin dans la région névralgique de Montréal.Devant ce score serré, le chef du NON, Daniel lohnson, se voulait rassemble;;r.« Je ne peux ni'empêcher de penser aux centaines de milliers de citoyens qui ressentent ce soir tristesse et déception.On peut comprendre, quelle déception pourrait nous attendre si notre rêve ne pouvait continuer?» a-t-il dit devant les militants du NON massés au Métropolis.Il a demandé aux siens de respecter le choix des Québécois souverainistes « avec ouverture et sensibilité » car « les échecs répétés du processus constitutionnel ont dû peser lourd dans leur choix ».« Ce soir, il n'y a qu'un gagnant, le peuple », a dit de son côté le premier ministre Chrétien, soutenant « comprendre la volonté de changement » exprimée par les Québécois.L'heure de la réconciliation a sonné, a-t-il affirmé, soulignant au gouvernement Parizeau « que la population du Québec souhaite que l'on travaille ensemble ».Déçu du résultat, lacques Parizeau était plus mordant.« C'est raté, mais pas de beaucoup, par quelque dizaines de milliers de voix.Dans des cas comme ça, qu'est-ce qu'on fait ?On se crache dans les mains et on recommence », a lancé le chef du OUI.« On était si proche du pays, c'est retardé un peu.pas longtemps.On n'attendra pas 15 ans cette fois-ià! » a-t-il prévenu, soulignant que 60 p.cent des francophones avaient opté pour la souveraineté.Pour Lucien Bouchard, les fédéralistes « n'ont pas déraciné le projet souverainiste.Il y a encore de l'espoir car la prochaine fois sera la bonne, et cette prochaine fois pourrait venir plus rapidement qu'on le pense », a-t-il déclaré.Participation record Première nouvelle en début de soirée, le taux de participation sans précédent au Que-bec.Plus de 94 p.cent des électeurs avaient tenu à inscrire leur voix à ce scrutin historique, fracassant le record de 85,6 p.cent atteint au référendum du 20 mat 1980.Les stratèges du OUI prédisaient qu'une forte participation les avantageait; en privé, en début de soirée, ils admettaient que le vote serait extrêmement serré.Dans les circonscriptions, la plupart des ministres péquistes ont obtenu des majorités pour le OUI, hormis Jean Campeau dans Crémazie et Marcel Landry dans Bonaventu-re.Hier soir, Radio-Canada ne put déclare un vainqueur avant 22 h 20, tant le résultat était serré.En tout début de soirée, le OUI montrait les dents alors qu'on dépouillait les boites de l'est du Québec où l'option souverainiste faisait un meilleur score qu'en 1980.largement au-dessus des 50 p.cent.Mais à mesure qu'entraient les boites des comtés de Montréal et de l'Outaouais, l'avance du OUI s'effritait et, à 21 h 35, avec 67 p.cent des voix compilées, le NON a pris la tête pour ne plus l'abandonner jusqu'à la fin de la soirée.Le OUI a fait passablement mieux que les 45 p.cent obtenus par le PQ aux élections de septembre dernier et rejoint les 49 p.cent obtenus par le Bloc québécois aux élections de 1993.Dans la plupart des régions du Québec, le OUI a terminé en meilleure position qu'en 1980, sauf en Estrie, dans l'ouest de Montréal et dans l'Outaouais.Dans les comtés qui ont plus de 30 p.cent de représentants des communautés ethniques, le OUI n'a fait que des gains marginaux \u2014 65 p.cent des voix dans ces comtés étaient encore acquises au NON, à peu près le même score qu'en 1980.Ces circonscriptions avaient voté libéral à 62 p.cent en 1994.?0065385000014 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 A3 En \\ref JOIE ÉPHÉMÈRE POUR LES RÉFORMISTES ¦ L'absence de tous les députés bloquâtes hier aux Communes a permis aux réformistes de poser les premières questions.Ils ont ainsi eu l'impression, pour une journée, de former l'opposition officielle, une position que voudrait bien détenir leur chef.Preston Manning a tenté de savoir ce qu'Ottawa ferait au lendemain du vote, peu importe le résultat.La vice-première ministre Sheila Copps n'a pas apprécié que le chef réformiste ne tienne pas la victoire du NON pour acquise dans ses questions.À sa sortie, elle l'a accusé d'avoir une attitude «c destructrice » à l'endroit du Canada.Elle s'est montrée plus disposée à répondre aux journalistes qui l'interrogeaient sur les lendemains d'un NON.« Espérons que l'esprit de changement exprimé par les Canadiens qui se sont rendus par milliers a Montréal soit le début d'un consensus pour reconnaître le fait que le Québec est une société distincte », a-t-elle répondu.DES EFFETS EN BELGIQUE ¦ Le référendum sur la souveraineté du Québec donne des idées aux autonomistes francophones de la Wallonie, pour qui un succès du OUI renforcerait leur position en Belgique.« Si les Québécois votent pour l'indépendance, ce sera un exemple d'un peuple francophone qui se libère et cela pourrait provoquer une dynamique similaire en Wallonie », a déclaré hier Maurice Le beau, président du Mouvement wallon pour le retour à la France.Ce mouvement souhaite que la Wallonie fasse sécession du reste de la Belgique et s'intègre dans la communauté française.José Happart, parlementaire socialiste européen et ancien maire des Fourons, une enclave francophone en pays flamand, se trouve au Québec pour suivre le déroulement du scrutin.« M.Happart n'est pas ur indépendantiste mais un autonomiste.Toutefois, il soutient le Oui au Québec », a déclaré son porte-parole.CHRÉTIEN A VOTÉ TÔT ¦ Le premier ministre Jean Chrétien a accompli son devoir de citoyen en allant voter vers l Oh 15 hier à l'école Sainte-Marie de Sainte-Flore, en Mauricie.Sous bonne escorte, le premier ministre et son épouse, Mme Aline Chaîné, sont arrivés quelques minutes seulement après l'ouverture du bureau de scrutin.Après avoir serré plusieurs mains, le premier ministre, qui paraissait calme, s'est rapidement dirigé derrière l'isoloir.Pendant que sa femme exerçait à son tour son droit de vote quelques minutes plus tard, M.Chrétien a voulu saluer le personnel du bureau ' de scrutin.Une responsable de ce bureau lui a discrètement mais promptement fait savoir que le personnel ne pouvait pas être dérangé.Moins de dix minutes après leur arrivée, M.Chrétien et Mme Chaîné s'engouffraient dans leur limousine.Les nombreux journalistes qui s'étaient déplacés pour l'occasion n'ont eu droit à aucun commentaire.MULRONEY A VOTÉ.NON ¦ Brian Mulroney a voté dans le comté de Westmount, hier en début de journée, et s'est dit confiant que le Canada allait l'emporter.« C'est un secret.mais j'ai évidemment voté NON », a déclaré l'ex-premier ministre du Canada à sa sortie du bureau de scrutin.M.Mulroney a qualifié la campagne référendaire de « difficile ».Il s'est dit fier de la performance du chef conservateur Jean Charest, son ex-ministre du Sport amateur .M 95 & Le gouvernement Chrétien pris entre deux feux line analyse de CHANTALHÉBERT ¦ Le gouvernement du premier ministre Jean Chrétien se réveille ce matin confronté avec une donne politique qu'il n'a pas vue venir dans ses pires cauchemars.Alors qu'il avait calculé évacuer complètement la question nationale juste à temps pour la mi-mandat, il se retrouve aujourd'hui pris à gouverner jusqu'à la prochaine élection dans un carcan de fabrication québécoise.Derrière la victoire à l'arrachée du NON se profile en effet une crise larvée sur le front du Québec.Le dossier constitutionnel, que Jean Chrétien s'était juré de reléguer au deuxième plan, revient sur le tapis.Le premier ministre l'a implicitement reconnu lors de sa brève intervention hier soir.Soulagé sur le coup, le reste du Canada trouvera très rapidement que le vote d'hier à des lendemains de veille en- combrants.Il se retrouve plus que jamais avec le couteau du Québec sur la gorge.Avec trois ans de mandat devant lui et son principal allié le Bloc québécois bien en place au Parlement, le gouvernement du Parti québécois aura beau jeu d'influencer, voire même de déjouer les règles du jeu canadien.Avec toutes ces considérations en tête, le premier ministre Jean Chrétien a rappelé dès hier soir aux Canadiens l'engagement d'apporter un changement qu'il a pris pendant le sprint final de le campagne référendaire.Dès ce matin, le cabinet fédéral au grand complet se réunit.Ses délibérations se prolongeront toute la journée.Avant même qu'il n'ait fait le point, les failles qui résultent des secousses du tremblement de terre référendaire d'hier sont évidentes.Déficit oblige, l'assainissement des finances publiques est appelé à figurer au premier plan des activités du gouvernement fédéral d'ici la prochaine élection.Mais Ottawa devra plus que jamais élaborer ses objectifs en regardanî constamment par-dessus son épaule du côté du Québec.Cela fait des tenants d'un Canada central fort, qui composent une aile importante au sein même du caucus libéral fédéral, les premiers perdants du vote serré d'hier.Pour arriver à ses fins budgétaires, le gouvernement Chrétien devra en effet pousser encore plus loin sur la voie de la décentralisation.Pour les concilier avec ses nouveaux impératifs sur le front de l'unité canadienne, il devra relâcher ses rênes sur les grands programmes nationaux.Ce faisant, il devra enterrer une bonne partie de son propre credo.Mise d'office sous le boisseau par Jean Chrétien, la question constitutionnelle va refaire surface.Avec un rendez-vous constitutionnel inscrit d'avance au calendrier pour 1997, Ottawa peut, soit attendre une offensive péquis-te sur ce front ou prendre les devants.S'il retient cette dernière solution, il devra y investir une bonne dose de son énergie.Surtout qu'il n'y a dans le reste du Canada ni consensus ni appétit pour ce genre de débat.Depuis deux ans, la lune de miel de Jean Chrétien bat tous les records de longévité.Mais le résultat catastrophique \u2014 du point de vue canadien \u2014 du vote d'hier va rendre plus difficiles les relations entre le premier ministre et son électorat du reste du Canada.Tout au moins, la confiance absolue de ce dernier à l'égard de son jugement en matière d'unité canadienne sera ébranlée.D'humeur plus grinçante, l'opinion canadienne tolérera de plus en plus difficilement la présence du Bloc québécois comme opposition officielle.Aux Communes comme dans tout le reste, lé gouvernement Chrétien se retrouvera pris entre deux feux, entre un Canada excédé et un Québec dont le vote d'hier laisse la main sur la porte.Le premier ministre du Canada Jean Chrétien s'est adressé à la nation, hier sur les ondes de la société Radio-Canada, après la mince victoire du NON.Ottawa tend la main au gouvernement Parizeau CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA ¦ Le premier ministre Jean Chrétien a demandé hier soir au gouvernement Parizeau de « tourner la page » et de joindre ses efforts à ceux du gouvernement du Canada pour « travailler ensemble » afin de « répondre aux besoins réels et pressants des citoyens du Québec ».Ces priorités « tournent autour de l'emploi et de la croissance économique », a-t-il ajouté dans un discours préparé à l'avance et lu sans émotion, presque sur un ton de désarroi.M.Chrétien a aussi demandé au Canada anglais d'apporter sa collaboration « pour garder notre pays uni.En particulier, cela comprend la reconnaissance du caractère distinct de la société québécoise ».« Aux Canadiens et Canadiens qui ont manifesté leur attachement au Québec, nous avons tous promis que le Canada changerait.Vous avez demandé aux Québécois de ne pas laisser tomber le Canada.Vous avez été entendus.Maintenant, c'est à vous de ne pas les laisser tomber ».« Nous avons du pain sur la planche.Il est temps de nous remettre au travail », a déclaré le premier ministre après avoir soutenu que «c les Québécois et Québécoises ont réaffirmé la valeur de tout ce que nous avons bâti ensemble ».M.Chrétien a attendu que les Du-mont, Bouchard, Manning, Parizeau, Johnson et Charest aient prononcé leurs allocutions avant de prendre la parole, de son bureau du Parlement, à minuit.Selon lui, « la population du Québec souhaite que nous travaillions ensemble, elle veut que nous poursuivions dans la voie du changement, ensemble ».« À mes concitoyens et concitoyennes du Québec qui ont appuyé le OUI, je dis que je comprends votre profonde volonté de changement », a-t-il poursuivi.« Pour la deuxième fois en 15 ans.nous venons de traverser une période très difficile dans une atmosphère très émotive.Il nous faut maintenant envisager des solutions innovatrices pour ne plus jamais retomber dans pareille crise existentielle ».M.Chrétien réunit ses députés tôt ce matin, puis convie ses ministres à une séance du cabinet qui doit durer toute la journée et qui devait porter sur la planification des gestes que devait poser le gouvernement au cours des semaines et des mois qui viennent.On devait y parler notamment de la réforme des programmes sociaux, notamment de la sécurité de la vieillesse et de l'assuran-ce-chômage.On peut présumer que l'ordre du jour sera modifié.Le Bloc avait fait savoir la semaine dernière que, perd ou gagne, ses députés, y compris M.Bouchard, seraient en Chambre aujourd'hui.Le chef du Parti réformiste, Preston Manning a pour sa part assuré les Québécois et Québécoises qui ont voté OUI qu'il ne néglige- rait pas «les raisons de ce choix».« Nous vous tendons la main et nous vous invitons à vous joindre à tous ceux et celles qui veulent efectuer de vrais changements au Québec ainsi qu'à l'extérieur du Québec pour bâtir un mei-leur Canada ».M.Manning a ajouté : « Le Canada a été confronté ce soir à une demande de changement sans précédent et il ne s'agit pas tellement d'une victoire pour le NON que d'un sursis qu'il faudra utiliser avec sagesse si nous voulons que le Canada et le Québec évitent la paralysie ».Il a ajouté que « la marge très faible en faveur du NON devrait servir d'appel au réveil pour nous tous et en particulier pour le premier ministre et les fédéralistes traditionalistes.Le fédéralisme doit à tout prix changer au cours des jours qui viennent.Les changements doivent être réels et non cosmétiques et destinés à répondre aux préoccupations économiques, sociales et culturelles réelles ».T O M M\t\t\u2022 Y \t\t H 1 L F\t1 G [\tE R La plus grande sélection.LES AILES DE LA MODE A4 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 UUÙI J5 Pierre Foglia Parizeau blâme l'argent et le vote ethnique Presque.st-ce la présence de quelques autobus sur l'immense plancher du Palais des congrès où le camp du OUI tenait sa soirée référendaire ?On se rait cru dans un garage.\u2014 Le nouveau pays va naître dans un garage, a lancé un i onfrère.\u2014 C est pas pire que dans une ctable, a blagué un autre.Sur leur estrade, les confrères de CBC Toronto étaient plus tendus.Les premiers résultats, oh combien partiels, ont été salués par une foule jeune et exubérante.« C'est toujours comme ça.disait un vieux de la vieille, les premières 15 minutes sont pour nous.On hante.Puis Montréal rentre.El on déchante » Cette fois l'illusion aura duré plus longtemps -Dans l'enclos de presse, les personnalités du OUI se croisaient les doigts.Monique Vé-/ina, ex-ministre conservatrice, se refusait à une dernière prédiction : « Dans des élections normales, je vous dirais qui va l'emporter, * 1000 voix près.Ici.c'est impossible, le sais seulement que je retrouve le goût de la politique.Ça doit être parce que je ne suis plus dedans ! » L'auteure Denise Boucher était loin d'afficher la même erénité.« Il faut que ça passe, il faut que ça passe, je viens d'avoir 60 ans, je veux voir ça maintenant ».Son petit dernier dans les bras, l'éditeur et ex-felquiste lacques Lanctot se souvenait : En 80, j'étais en prison, j'avais suivi les résultats à la télévision, l'avais pleuré.\u2014 Vas-tu pleurer ce soir ?\u2014 Sûrement.|e pleure à rien.Imprudemment, alors que les résultats de Montréal se faisaient toujours attendre, la foule chantait maintenant le Blues de la métropole.Peu de portraits de Parizeau et Bouchard dans la foule.Beaucoup de René Lévesque.Les journalistes étrangers étaient impressionnes par l'atmosphère «< bon enfant », la bonne humeur de la foule.« On ne dirait pas une élection, pas tl'agressivité.pas d'adrénaline, on se croirait à une fête nationale, on va tirer un feu d'arti-lice et la foule va rentrer chez elle bien sagement », disait un confrère de CNN, un peu déçu, évidemment, c'est pas le Liban.El Pais.La Croix.La Stam-pa.Czech Press, le Wall Street journal.La Libre Belgique, l he Philadelphia Inquirer, Ming Pao, Daily News, moi, c'est aux Jeux olympiques que je me croyais.Le Bleu de la métropole s'est teinté de rouge quand les résultats du West Island ont commence ;i rentrei \u2014 Oh non, pas encore, pas une autre fois.La jeune femme s'était réfugiée dans les bras de son ami.À 2lh34 exactement, le NON est passe en avant.La clameur qui durait depuis une heure s'est couchée comme la vague au bout de son élan.Bernard Landry s'est mis à parler sur l'écran géant, un discours de défaite ou presque.Le silence est tombé sur le plancher.Les premières larmes >nt apparues.Marcel Masse, sur son estrade, était changé en statue de sel.Sur l'écran, Bernard Landry parlait de continuer.\u2014 No way, ont dit deux jeu nés qui sortaient Y continuera tout seul La foule s'écoulait lente nient vers la sortie.A terre, une pancarte pietinée que j'avais vue en entrant : « Rien ne peut arrêter une idée dont le temps est venu ».Faut croire que le temps n'est pas encore venu.Pas tout a fait.Comme je sortais du Palais «les congres, le vent tournait pour la seconde fois de la soirée.On parlait maintenant de victoire morale.Un stratège me confiait a l'oreille : \u2014 Finalement, j'aime mieux être à ma place qu'à la leur.Tu nous \\oK pris pour faire la souvenu ne te avec une majorité île 50j |> i en! PHILIPPE CANTIN ¦ La longue marche du Québec vers la souveraineté n'est pas terminée.Au contraire, ce projet est plus vivant que jamais, a affirmé Lucien Bouchard, hier soir, devant 4000 partisans du OUI réunis au Pp'ais des congrès de Montréal.« Gardons espoir, car la prochaine fois sera la bonne.Et cette prochaine fois pourrai! \\enir plus rapidement que l'on pense.» Accompagne à la tribune par son épouse Audrey Best, M.Bouchard a eu droit a un vibrant témoignage d'affection quand les gens ont entonné « Mon cher Lucien, c'est à ton tour.» à son arrivée.Les paroles rassembleuses de M.Bouchard ont représenté un vif contraste avec l'allocution coup de poing du premier ministre lacques Parizeau.« C'est vrai qu'on a étti battu, mais au fond, par quoi ?Par l'argent et des votes ethniques, a-t-il lancé.Des gens ont eu tellement peur que la tentation de se venger dans les mois qui viennent sera quelque chose, lamais il ne sera aussi important d'avoir à Québec ce gouvernement du Parti québécois pour nous protéger jusqu'à la prochaine fois.L'indépendance du Québec reste le ciment entre nous.Nous voulons un pays et nous l'aurons.» MM.Bouchard et Parizeau ont tous deux fait allusion au premier ministre du Canada, |ean Chrétien, mais dans des mots très différents.Lucien Bouchard : « Des gens à Ottawa pourraient penser ce soir qu'ils ont I champ libre.Mais ils doivent savoir qu'ils se trompent.Ils n'ont pas deraciné le projet souverainiste.lacques Parizeau : « Dans les prochaines semaines, on aura chacun d'entre nous le goût de mettre le poing sur la table quand ce n'est pas autre chose.Restons calmes.Résistons aux provocations.Comme disait le premier ministre du Canada, on va en manger une belle ! Vous n'avez pas idée de ce qu'ils vont nous faire baver.Résistez à ça.» M.Parizeau a divise les Québécois en deux groupes, contrairement à ce qu'avait fait Bernard Landry, deux heures plus tôt.lors d'une entrevue à la télévision.«On va parler de nous », a dit le premier ministre, à propos des francophones.« A 60 p.cent, on a voté pour.On s'est très bien bat'u et on a réussi à indiquer clairement ce que nous voulons.Dans un cas comme celui-là, qu'est-ce qu'on fait ?On se crache dans les mains et on recommence, l'aurais tellement voulu que ça passe.On était si proche du pays.C'est retardé un peu, mais pas pour longtemps.On n'attendra pas 15 ans cette fois-là.» M.Parizeau a noté que les jeunes appuyaient de plus en plus la souveraineté du Québec.Et que lorsque les jeunes pensaient ainsi, le succès était inévitable.Mario Dumont a aussi pris la parole.Il a remercié Lucien Bouchard d'avoir donné « un nouveau souffle à la fierté nationale ».D'une voix claire et ferme, le chef du Bloc québécois a réconforté la moitié des Québécois déçus des résultats.photo pc Le premier ministre Jacques Parizeau durant son discours aux militants du OUI hier soir.« Le NON l'emporte, mais le problème canadien reste entier.11 se pose même ce soir de façon exacerbée.Si les fédéralistes d'Ottawa ne se rendent pas compte que le régime fédéral canadien n'a jamais ete aussi fragile que ce soir, c'est qu'ils n'ont rien compris à ce qui vient de se passer.Nous devons nous incliner devant l'opinion de la majorité.Notre premier devoir est de nous comporter en démocrates.Nous devons accepter avec calme et dignité ce verdict.Jamais la victoire ne nous était apparue aussi proche.Cela fait mal de la voir se dérober devant nous.» À 20h20, quand les deux grands reseaux de télévision ont annonce la victoire du NON, ce n'est pas la stupeur et le choc qui ont frappe les 4000 partisans du OUI, mais la tristesse.Une lourde et profonde tristesse, de celles qui coupent les jambes et blesse l'aine.On a vu des gens pleurer, la présidente de la Commission nationale sur l'avenir du Québec Monique Vézina par exemple, mais pas avec les larmes de mai 1980.Elles étaient mieux contenues, comme si on savait que le match revanche était déjà en préparation.Pauline Marois, la présidente du Conseil du trésor, a été la première à prendre la parole devant les militants du OUI.« |e suis très émue, a-t-elle dit.Nous acceptons le résultat, si difficile soit-il.Le Québec a progressé dans cette campagne, il a fait des gains majeurs.Rien ne pourra entraver cette marche, même si elle est plus longue que prévue.» La foule a alors change de slogan : « On veut un pays » est devenu « Ce n'est qu'un début, continuons le combat ».La chanteuse Marie-Claire Séguin a suivi Mme Marois au micro et entonné une émouvante chanson qui parlait de liberté.« Ld fin du Canada actuel » Mario Dumont BRUNO BISSON photo pierre côté, u Presse Accompagné à la tribune par son épouse, Audrey Best.Lucien Bouchard a eu droit à un vibrant témoignage d'affection de la part de la foule, hier soir.Mario Dumont a aussi pris la parole.¦ Il était 22 h 30 dans les salons de l'hôtel Delta, à peine cinq minutes après que Radio-Canada eut annoncé une victoire du NON.Sous les voix discordantes des téléviseurs, on n'entendait plus que des murmures des 300 partisans du parti Action démocratique du Québec, pas démontés pour un sou, quand leur jeune chef, Mario Dumont, est arrivé.«Ce que l'Histoire va retenir de ce soir, c'est qu'on a signé la fin du Canada actuel », a-t-il lancé à ses partisans, dans son discours où ne perçait pas l'ombre d'un sentiment de défaite, et où il a relevé à maintes reprises que les gagnants de la soirée avaient promis des changements.Il n'a pas parlé longtemps, dix minutes à peine, insistant en anglais comme en français sur le fait que le Canada actuel ne se relèvera pas du résultat.«Si j'étais du côté des gagnants de ce soir, je ne fêterais pas ».Mais l'ambiance n'est jamais revenue, et malgré les chaleureux applaudissements, le party n'a pas survécu au départ du chef.Quand Mario Dumont est sorti, dix minutes plus tard, à peine, plus de la moitié de ses partisans ont suivi.À l'extérieur dans un coin du hall, un jeune homme consolait une jeune fille en la serrant contre lui.Puis, il s'est tourné vers une autre amie, juste a côté, pour lui demander si ça allait.Elle a dit qu'elle « avait un meilleur contrôle » sur elle-même.Mais quand La Presse lui a demandé un commentaire sur les résultats, elle n'a rien dit.Même son regard ne disait rien, et ne voulait rien dire.La soirée était finie.L'est de l'île de Montréal n'a pas tenu ses promesses MICHÈLE OUIMET L'Est de l'île de Montréal n'a pas tenu ses promesses.Le Parti québécois s'attendait à ce que l'Est, majoritairement francophone, vote massivement pour le OUI, mais les résultats ont plutôt montré une lutte extrêmement serrée où le NON a finalement dominé avec une mince avance, récoltant 52,5 p.cent des voix.Par contre, l'Ouest de l'île a massivement voté NON : 78,3 p.cent des électeurs ont en effet appuyé cette option.Montréal-Est MONTRÉAL-EST Outremont Mont-} St-Laurent Royal Westmounfl St-Louis D'Arcy- Notré-^/éfcrtenri Jacquet-Cartier */T ^ Marquette ' f Vargue Bourg* un! L'île de Montréal compte 30 circonscriptions : 23 ont voté NON et sept seulement OUI.L'île est de moins en moins découpée en deux : l'Ouest est toujours aussi rouge mais l'Est, traditionnellement bleu, est maintenant traversé par une frange de circonscriptions qui ont vote NON hier.En 1994, elles ont d'ailleurs élu des députes libéraux, certains avec de confortables majorités.Ces comtés rouges, dans une mer bleue, sont situées à Montréal-Nord et Saint-Léonard, où vit une importante population haïtienne et italienne.Les majorités obtenues par le NON dans l'Est varient de 75 p.cent ( |eanne-Mance ) à 56 p.cent ( Bourassa ).Le vote de Montréal est déterminant avec le poids de ses allo-phones qui se rangdjt en bloc du cote du NON.sauf que cette Source: Bureau des Elections fois-ci, les francophones aussi ont fait la différence en donnant un appui mitigé au OUI.Les deux circonscriptions les plus fancophones de l'île.Poin-te-aux-Trembles ( 90,5 p.cent de francophones ) et Hochelaga-Maisonneuve ( 89,4 p.cent de francophones ) ont donné un appui timide au OUI.Hochelaga-Maisonneuve, la circonscription de la ministre de l'emploi, Louise Marc!, a récolté la plus forte majorité de l'île en faveur du OUI avec seulement 65,2 p.cent des votes.Dans Pointe-aux-Trembles, le comté du pequiste Michel Bourdon, le OUI a recueilli 61,2 p.cent des voix.Mercier, la circonscription de Robert Perreault, un fief pequiste que le poète Gérald Godin a arraché à Robert Bof«rassa en 1976, a vote OUI dan' une pro- Fabienne Sallin - (PC) Montréal-Ouest portion de 62,5 p.cent, un score décevant pour les souverainistes.L'Ouest, par contre, n'a pas ménagé ses appuis au NON.Dans Jacques-Cartier et D'Arcy-McGee, où le pourcentage d'anglophones est le plus important, la balance a fortement pesé en faveur du NON.Dans D'Arcy-McGee, des gens votaient avec leur passeport canadien en main.Le plus important pourcentage pour le NON a été obtenu dans D'Arcy-McGee : 96,7 p.cent des électeurs ont rejeté la souveraineté.lacques-Cartier ( 91 p^cent ).Mont-Royal ( 86.7 p.cen?>.Nel- Source: Bureau des Élections ligan (81,9 p.cent), Robert-Baldwin ( 88,7 p.cent ), Saint-Laurent ( 82,4 p.cent ), West-mount-Saint-Louis ( 86,3 p.cent ) et Notre-Dame-de-Grâce ( 86,6 p.cent ), des comtés qui ont une importante population anglophone et allophone, ont toutes donné des grosses majorités au NON.Verdun ( 59, 1 p.cent ), Saint-Henri-Sainte-Anne ( 53 p.cent) et Marquette (61,1 p.cent ) sont les seules circonscriptions de l'Ouest de l'île qui ont donné un appui plus timide au NCW.Le OUI est en avanc^Fpartout Fabienne Sallin - (PC) au Québec sauf en Estrie, dans l'Est et dans l'Ouest de Montréal.Seulement deux comtés qui ont des ministres n'ont pas voté OUI, soit Crémazie, dans le nord de Montréal, la circonscription du ministre des Finances, Jean Campeau, et Bonaventure, dans la région de Québec, celle du ministre de l'Agriculture, Marcel Landry.|ean Campeau avait travaillé fort pour arracher cette circonscription en 1994.Hier, il a dû accepter la défaite : le NON a gagné en récoltant 51.7 p.cerjjt des voix.i LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 \u2022 A5 H £ F £ [j 1 A !) tl J photo robert skinner.La Presse Le chef du camp du NON.M.n*nlel Johnson, salue ses partisans après avoir voté.hier.Johnson s'engage à élargir la coalition en faveur du changement à l'intérieur du Canada CILLES NORMAND ¦ « CANADA ! CANADA ! CANADA ! » C'est par ces cris que Daniel lohnson, le chef du camp du NON.a été accueilli par une foule délirante d'enthousiasme, hier, au Métropolis.M.lohnson, s'adressant à « tous les Québécois », pour indiquer sur le ton de la dignité que les résultats serrés de ce référendum invitaient à prendre en compte le désir de changement d'une vaste majorité de Québécois, dont le nombre, a-t-il laissé entendre.Hausse celui de ceux qui ont rejeté le projet de la souveraineté présenté par le gouvernement Parizeau.« Dans ce moment important de l'histoire du Québec, je tiens à m'adresser à tous les Québécois.Dans un résultat d'autant plus serré, il est important d'assurer la réconciliation de tous nos concitoyens », a-t-i! d'abord déclaré.« La décision, après 200 années de vie démocratique exemplaire, sera comme d'habitude acceptée par tous les Québécois, dans la dignité et la sérénité que requiert le processus démocratique dont nous pouvons continuer à être fiers », a ajouté M.lohnson, cependant qu'à l'extérieur de cette boîte de la rue Sainte-Catherine, où plus de 1000 personnes étaient entassées, une contre-manifestation de partisans du OUI fermait la sortie à quiconque et nécessitait la présence de la police.« Je ne peux m'empêcher de penser à ces centaines de concitoyens qui éprouvent une déception », a noté M.Johnson, ajoutant que l'« on peut comprendre quelle déception pourrait nous atteindre si notre rêve ne pou- vait continuer ».Daniel lohnson, adoptant une attitude magnanime, a selon toute apparence gagné des galons comme leader du Parti libéral du Québec, par l'issue de cette lutte qu'il a livrée avec acharnement, constance et, surtout en début de campagne, comme s'il était seul, appuyé au premier chef de sa femme, Suzanne Mardi.Il a été aidé à mi-chemin par le chef progressiste conservateur, |ean Charest, mais c'est pour ainsi dire à la toute fin que le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, est apparu à l'avant-scène.Et au Mctropolils, |ean Charest comme Daniel lohnson ont insisté sur le fait que cette victoire fédéraliste ne devait pas être interprétée comme une victoire du statu quo, que des changements étaient nécessaires et attendus.« Ce soir, c'est vers tous nos concitoyens dont le rêve ne se réalise pas que nous devons porter notre attention.En respectant leur choix », a mentionna Daniel lohnson, qui tiendra une conférence de presse demain après-midi, dans la capitale.« Il est évident que pour beaucoup de nos concitoyens, a reconnu M.lohnson, malgré les progrès que nous avons connus comme société, que les échecs constitutionnels des dernières années ont dû peser lourd dans leur choix.» Aussi, lui et M.Charest, se sont-ils engagés hier à se mettre « au service de la volonté de changement des Québécois ».M.lohnson, appuyant sur ce qu'il a appelé «cette réticence des Québécois à tourner le dos à l'expérience canadienne», a indiqué que l'on pouvait être fier PHOTOS PIERRE McCANN.La Presse Les partisans du NON ont eu chaud.Ce n'est que lorsque Radio-Canada a.sur le tard, annoncé la victoire de leur camp qu'ils ont pu laisser éclater leur joie.de cette bataille « à l'appui de ce qui pouvait être le meilleur gage de succès et de progrès dans l'avenir ».« Tous ceux qui ont voté NON ont la responsabilité d'élargir la coalition en faveur du changement et des espoirs que nous pouvons anticiper à l'intérieur du Canada.Pa.:e que nous savons que nous avons parlé de changement dans le camp du NON, que nous avons signalé autour de nous que les choses doivent évoluer, doivent changer », a insisté M.lohnson, qui s'est dit soucieux d'« améliorer le Canada et son fonctionne- ment pour qu'il réponde aux préoccupations des citoyens du Québec et du Canada ».M.lohnson a mis du temps à se présenter sur la scène du Métropolis.Il a d'abord attendu qu'aient lieu les discours des trois ténors du camp du OUI, le premier ministre lacques Parizeau, le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, et le chef de l'ADQ, Mario Dumont, avant de se prononcer.En soirée, le millier de partisans réunis dans ce cabaret ont attendu dans un calme relatif l'évolution du dépouillement du scrutin, ralentis par l'avance éphémère du OUI, mais ragaillardis par des résultats provenant des comtés de l'Ouest de Montréal qui votaient massivement en faveur du NON.Après les discours des chefs, on a invité les occupants à rester à l'intérieur du Métropolis, la sortie étant bloquée par une manifestation de partisans du OUI.Il était impossible, de l'intérieur, de savoir ce qui se passait, sinon que l'escouade technique de la police de la CUM était sur place et qu'il ne fallait pas sortir.Daniel lohnson donnera une conférence de presse à Québec cet après-midi.De quoi donner des infarctus aux coeurs les plus solides ! MARIO FONTAINE ¦ Les maisons de sondage avaient prévu un Québec cassé en deux, et c'est exactement ce qui s'est produit.Les camps du OUI et du NON ont en effet mené une guerre de tranchée hier, et si le NON l'a emporté, c'est par une microscopique majorité.Le tout premier résultat du référendum avait d'ailleurs donné le ton de toute la soirée électorale : le OUI menait dans Ungava avec 50,5 p.cent des suffrages après le dépouillement de la première section de vote, le NON le talonnait à 49,5 p.cent.Dans l'ensemble, on peut dire que le OUI a fait des gains un peu partout au Québec par rapport au référendum de 1980, sauf dans le centre et l'ouest de Montréal.Les gains souverainistes faits en région n'étaient toutefois pas suffisants pour donner aux Parizeau et Bouchard un coussin leur permettant de respirer à l'aise.Et c'est cette incapacité à passer la barre du 60 p.cent dans plusieurs comtés en province qui leur a finalement coûté la victoire.Tout de même, d'entrée de jeu, on sentait qu'il n'y aurait pas, cette fois, un écart de vingt points entre les deux options.En 1980, lors du premier référendum sur la souveraineté, le NON l'avait en effet emporté avec 59,6 %.Le premier résultat final fut celui des Îles-de-la-Madeleine, à cause du décalage horaire qui fait en sorte que les bureaux de vote ferment leurs portes une heure plus tôt.Le OUI l'a emporté avec 58.1 p.cent des suffrages aux iles, alors qu'il n'en avait obtenu que 45,8 p.cent en 1980.Pourtant la circonscription est l'une des rares de l'Est du Québec à avoir élu un libéral aux dernières élections.Cette tendance, on l'a très vite retrouvée au Saguenay-Lic-Saint-Iean.pas une grosse surprise compte tenu du passé sou- verainiste de cette région.Pas de surprise non plus dans l'Outaouais, où, tel que prévu, le NON a largement dominé.Le premier résultat fut celui de Gatineau, aux trois quarts fédéraliste.La tendance allait se poursuivre dans ce sens le long de la frontière ontarienne.Les premiers résultats du comté baromètre de Saint-lean donnaient une légère avance au OUI.Francophone à 94 p.cent, les électeurs de la circonscription voulaient peut-être indiquer qu'une majorité de francophones appuyaient le OUI dans l'ensemble du Québec.Les chiffres ne sont pas encore compilés à cet égard, mais d'une façon sommaire on peut dire que six francophones sur dix ont appuyé la souveraineté hier.i Plus les résultats entraient, plus c'était serré.Lorsque la moitié des bulletins furent dépouillés, le OUI recueillait 50,32 p.cent des suffrages et le NON 49,67 p.cent.Aux deux tiers de l'opération, le NON prenait une microscopique avance pour la première fois de la soirée.Et il allait la garder.Fait à signaler, les chefs n'ont pas tous rempli leurs missions.Saint-Maurice, le comté de |ean Chrétien, a voté OUI, de même que la circonscription de Jean Charest ( Sherbrooke ).Les leaders souverainistes, en revanche, ont réussi à convaincre leurs propres électeurs.On a aussi vu une dichotomie entre comtés riches et comtés pauvres.Par exemple Westmount-Saint-Louis, le comté le plus riche du Québec ( revenu familial moyen de 89 950 $ ) a massivement appuyé le NON, alors que le OUI l'a emporté dans le plus pauvre, celui de Ho-chelaga-Maisonneuve ( 30 780 $ de revenu familial moyen ).Comme si les électeurs s'étaient polari sé autour de leurs leaders : les patrons de la grande entreprise avaient massivement appuyé le fédéralisme durant la campagne, alors que les chefs syndicaux se prononçaient pour le OUI.* Le reste du Canada pousse un grand soupir de soulagement ¦ Les francophones hors Québec ont poussé un soupir de soulagement en constatant la victoire du NON.Cependant, a noté le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne, M.lacques Michaud, les gouvernements fédéral et provinciaux doivent «< entendre le cri des Québécois » et repondent par des changements réels.Pour ses membres, il espère que ce sera l'occasion d'apporter des correctifs et, entre autres, d'enchâsser des mécanismes pour forcer les provinces à respecter leurs responsabilités constitution-nelles envers leurs minorités linguistiques.Le chef national de l'Assemblée des premières nations, M.Ovide Mercredi, était ravi de voir un résultat aussi serré.« Ceci est la réalisation d'un rêve impossible », a-t-il confié.« Si le premier ministre Chrétien se satisfait de changements non constitutionnels, ce sera insatisfaisant pour nous et pour les souverainistes.Donc, nous croyons que le premier ministre doit présenter une proposition de réforme majeure.le ne parle pas de quelques ac-comodements constitutionnels mais de modifications réelles », a-t-il dit, allant jusqu'à citer les idées de l'Action démocratique de Mario Dumont.La vice-présidente de l'Alliance de la fonction publique du Canada, Mme Ny-cole Turmcl, a lu dans les résultats du vote un rejet des projets de réiormes sociales du gouvernement fédéral.Ralph Klein, premier ministre de l'Albert a : «C'est un vote pour le changement et l'Alberta aussi veut du changement.Nous voulons diminuer les chevauchements, réduire la taille de l'État fédéral.Aux Ouebecois qui ont vote NON.je dis : \"Merci pour votre confiance en notre habilite de faire marcher le Canada\".Aux Québécois qui ont dit OUI, je dis : \"Nous vous avons entendu, nous allons travailler avec vous\".^Toutefois, le premier ministre albertain a estimé qu'à l'heure actuelle, des changements constitutionnels n'étaient pas dans les cartes.«c Trouvons des façons de faire des changements sans avoir recours pour l'instant à des amendements constitutionnels », a-t-il suggéré.La communauté des affaires de l'Ontario a poussé un soupir de soulagement devant les résultats d'hier.Ted McColIum, président de la Chambre de commerce de l'Ontario, a déploré que le vote ait été si serré, mais il s'est tout de même réjoui.« Cela veut dire que les entreprises québécoises et les entreprises ontarien-nes vont pouvoir continuer à faire des affaires ensemble, de province à province - sans douanes, sans tarifs », s'est-il exclamé.« Nous sommes des partenaires importants.» M.McColIum a toutefois exhorté les leaders politiques du Canada a régler le problème constitutionnel.« Il faut moins de rhétorique et plus d'action », a-t-il estimé.Entre-temps, a-t-il ajouté, « il faudra minimiser l'incertitude politique » et rassurer les marchés.Catherine Swift, présidente de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes, a prédit que le résultat, aussi mince soit-il.aurait un impact positif sur l'économie canadienne.« C'est un résultat meilleur pour les marchés financiers, cela augure bien pour une baisse des taux d'intérêt.C'est mieux pour les marches financiers et pour les gens d'affaires «C'est mieux qu'un Oui.mais un Non avec une margA plus grande aurait été préférable ».a-t-3lle estime « OUF ! mon passeport est encore bon» PAUL ROY ¦ « Si la tendan ce se main tient.» À 22h20, hier, le Métropolis a explosé.«c Mon passeport flambant neuf est encore bon ! » s'est écrié Constant Gi-rolamo.Il venait d'apprendre que le NON l'avait emporté.\u2014 Avez-vous eu peur ?\u2014 Peur ?Un peu, oui ! Dans la salle, un bon millier de personnes dansaient, sautaient, agitaient des drapeaux, criaient.Mathieu Rector exultait.Le garçon de 18 ans n'avait pas attendu les rabais de Canadien pour voler au secours du Canada.Dès le mois dernier, il avait quitte sa Nouvel le-Ecosse pour se pointer à Montréal.« le voulais être ici », disait-il simplement.La foule, compacte et fébrile, avait explose une première fois à 21 h 34 quand le NON, \u2022 qui traînait de la patte depuis le début de la soirée, a devancé pour la première fois le OUI : 50,06 pour cent à 49,94 pour cent.Pas de quoi écrire à sa mère, mais pour la foule, c'était comme la première victoire de Mario Tremblay, l'autre soir, après les cinq défaites consécutives de lacques Demers.Yanick Deschênes n'avait jamais eu aussi peur.« Depuis une semaine, j'étais dans un état de panique.le pensais que j'allais perdre mon pays.» L'étudiant en droit de 24 ans et président des jeunes conservateurs du Québec tenait toutefois à préciser : « Ce n'est pas une victoire, c'est 50-50.Et le dernier chapitra commence demain.» Ben Boujja, un cuisinier d'origine marocaine de 46 ans, a soufflé.« l'ai deux enfants, 14 et 16 ans, et c'est pour eux que je voulais que le NON l'emporte, l'avais peur des secousses qu'aurait entraînées un OUI.» Des gouttes de sueur perlaient sur les visages peints de drapeaux du Canada et du Québec d'Alexandre Préfontaine, David Cloutier et Alexandre Benoit.Les trois adolescents de 18 ans de Brossard se congratulaient mutuellement.« Mes parents s'apprêtent à partir pour Toronto, disait David.Us en ont assez des chicanes.Moi, si le OUI avait gagné, je serais parti aussi.Là, je reste.» Parmi les drapeaux, quelques pancartes, dont celle, toute petite, de Larry et Dianne Cross : « Vancouver Island, we love Québec.» Le couple est arrivé à Montréal samedi, au lendemain de la grosse manif des Canadiens pour le NON « Vendredi, nous n'avons pu partir, disait Larry.Alors, ça nous a coûté 400 S chacun.» \u2014 Pourquoi ?\u2014 Parce qu'il y a des « red-necks » au Canada, mais il y a aussi des gens comme nous, qui vont travailler tous les matins, qui payent des taxes, qui tiennent au Canada et qui aiment le Québec.Alors nous voulons le dire aux Québécois.\u2014 C'est votre première visite?\u2014 Pas du tout, nous sommes venus plusieurs fois.On ne s'entend plus.Dans la foule, on scande maintenant : « Canada ! Canada ! » Voilà Daniel lohnson, suivi de lean Charest.Patrick Laper-le, qui étudie à Vancouver et qui est rentre pour voter NON, tente de s'en approcher.Peine perdue.lohn Stetos, 21 ans, se dit soulagé.Lui aussi a eu peur, «c Cette fois, dit-il, j'espère que c'est fini, que c'est le dernier référendum et que le Québec et le Canada vont pouvoir s'entendre.» Tania Parisella, elle, s'attendait à une victoire plus décisive.Fille de lohn Parisella, un des principaux stratèges du camp du NON, Tania, 22 ans, elle-même coprésidente du comité du NON à l'université Concordia.se laissait tout de même aller à quelques libations.Dehors, rien ne va plus.L'antiémeute tente de contrôler une foule hostile.On ne peut plus sortir du .Métropolis.Tom Papas n'est pas inquiet.Pour lui.la vraie menace s'est évanouie.Propriétaire d'un restaurant.M.Papas explique « Un OUI is/not «jood for business.» T ^ A6 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 Fête ratée au Colisée ANDRÉ BELLE MARE de la Presse Canadienne QUÉBEC ¦ L'organis2ition du OUI avait prévu une grande fête hier soir à Québec en louant le Colisée de 15 300 places et tout semblait réuni pour une belle veillée entre souverainistes qui croyaient tenir au bout de leurs doigts le pays qu'ils désirent depuis longtemps.Des artistes attendaient d'entrer en scène le moment propice mais dès que le déroulement du vote favorisait graduellement les fédéralistes a partir de 21 h 30 environ, le bel enthousiasme du début s'est estompé de minute en minute, le silence a grandi et quand Bernard Derome a annoncé à 22 h 20 la victoire du camp du NON, le Colisée s'est vidé des trois quarts en peu de temps.Depuis 18 h 30.les sympathisants et militants souverainistes ont afflué vers l'amphithéâtre des anciens Nordiques et ils étaient quelque 8000 dans les gradins et sur le plancher à manifester bruyamment quand les premiers résultats (ceux de l'Est du Québec) ont démontré une bonne majorité en faveur de la souveraineté.Dans l'esprit de plusieurs, iîs y voyaient là une tendance qui semblait assez forte pour assurer la réalisation de leur rêve.Les cris, le slogan « On veut un pays » n'ont presque pas cessé durant une heure.Après ces moments intenses et d'espoir, l'inquiétude s'est installée lorsque le grand écran montrait le pourcentage des suffrages au Oui fondre régulièrement.;i!)'jùi sis La région de Québec vote OUI de justesse Québec GILLES TOUPIN Source: Bureau des Elections Fabienne Sallin - (PC) QUEBEC ¦ La vague de fond annoncée par le camp du OUI dans la région de la Vieille Capitale n'a pas déferlé hier, malgré que la majorité de ses électeurs ait appuyé le OUI.Dix comtés du grand Québec sur onze, peuplés à plus de 95 p.cent par des électeurs francophones, ont appuyé le OUI à un peu plus de 50 p.ont.Les organisateurs du OUI dans la région espéraient obtenir au moins 60 p.cent des voix afin de contribuer, avec les régions, à contrebalancer le fort vote en faveur du NON exprimé dans la région de Montréal.Le rêve pour beaucoup d'habitants de la région de faire de Québec la capitale d'un pays, avec ce que cela entraîne d'élans et de retombées économiques, a certainement été l'un des facteurs oui a favorisé ici la victoire du OUI, aussi mince soit-elle.Lors du référendum de 1980, l'ensemble de ces comtés, sauf Louis-Hébert, avait voté en faveur du NON.Cette fois, c'est l'inverse qui se produit avec un seul comté dans le camp du NON, celui de Jean-Talon.M.Michel Lessard, coprésident du OUI pour la région, avait prédit la semaitie dernière la victoire du OUI dans tous les comtés du grand Québec.Le comté de lean-Talon, remporté lors des élections provinciales de l'année dernière par la candidate du Parti libéral Mar-garet Delisle, est resté fiuèle en majorité à l'option de sa représentante à l'Assemblée nationale.C'est dans les derniers jours de la campagne référendaire que le camp du NON, qui ne cachait pas un retard de quatre à cinq points sur le OUI, a remonté la pente pour gruger plusieurs points aux souverainistes.L'effort du camp du NON, notam-ment, auprès des 70 000 fonctionnaires fédéraux en poste au Québec, et à qui le camp du OUI promettait de maintenir leurs emplois dans un Québec souverain, a vraisemblablement porté fruit.Mais, comme l'a souligné à La Presse Michel Lessard, aussi président du conseil central de la CSN à Québec, « l'important est que la région de Québec ait maintenu le OUI au dessus de la barre des 50 p.cent.Ce sont les régions qui ont été les plus convaincantes et qui ont fait le travail.Seulement, il est clair, dans ce résultat, que le Québec des régions s'oppose à Montréal.Je ne sais pas quelle sorte de clivage cela risque de faire.C'est inquiétant et il y a là des enjeux importants à analyser ».Dans l'ensemble, ce sont les comtés les plus défavorisés à Québec qui ont appuyé avec le plus de force le camp du OU1, tel le comté de Taschereau de la basse-ville de Québec, où se trouvent la plupart des assistés sociaux et des groupes défavorisés de la ville.C'est dans une discothèque relativement exiguë de la banlieue de Québec que le camp du NON a célébré hier sa victoire.En revanche, au Colisée de Québec, rempli de quelque 10 000 partisans du OUI, la soirée s'est terminée dans le calme alors qu'elle avait commencé dans la plus grande exubérance, surtout lorsque les premiers résultats favorables au OUI sont apparus sur grand écran en début de soirée.En bref Les dépouillements judiciaires pourraient faire la différence Presse Canadienne QUEBEC ¦ Devant des résultats aussi serrés, soit une marge d'à peine 45 000 voix en faveur du NON, les 84 000 bulletins rejetés, soit 1,8% du total des suffrages exprimés, revêtent une importance capitale et il appartient maintenant aux deux présidents des comités nationaux d'exiger des dépouillements judiciaires.L'article 41 de la Loi sur la consultation populaire, a-t-on expliqué, hier soir, au Cabinet du directeur général des élections du Québec, précise d'ailleurs la procédure à suivre dans un tel cas.La loi stipule que cette éventuelle demande d'un camp ou l'autre doit être faite devant le Conseil du référendum « qui a juridiction exclusive pour l'entendre ».Les requérants ont 15 jours pour présenter leur demande d'un nouveau dépouillement des votes devant un juge qui peut être limitée à une ou plusieurs circonscriptions électorales.Le Conseil du référendum, toutefois, peut refuser de procéder à un nouveau dépouillement s'il juge que les faits allégués par l'un au l'autre des requérants « sont susceptibles de changer le résultat global de la consultation populaire ».Puisque dans ce cas-ci, il est évident que le Comité du OUI pourrait récupérer les dizièmes de points dont il a besoin pour transformer une défaite excessivement serrée en victoire, il est fort probable que les organisateurs de son camp dans les différentes circonscriptions où des bulletins ont été rejetés analyseront la situation à la lumière de ce que prévoit la loi.Une fois que le Conseil du référendum a reçu une demande de nouveau dépouillement, ce dernier doit se faire dans chaque circonscription électorale visée « comme si le référendum avait été une élection ».Le Conseil du référendum est composé de trois juges de la Cour du Québec, dont le président est désigné par le juge en chef de cette cour.Hier soir, cependant, le bureau du Directeur général des élections du Québec, M.Pierre F.Côté, ne connaissait pas encore le total des bulletins rejetés dans les bureaux de scrutin du Québec.M.Côté pourra effectivement le connaître aujourd'hui après que ses repré-sentants dans les circonscriptions auront procédé au recensement des votes.PHOTO ROBERT SKINNER.U Presse Journée historique, participation record En raison de ses enjeux, le référendum d'hier a suscité un très vif Intérêt dans la population, intérêt qui s'est traduit par une participation record des électeurs.Cette participation a même atteint la barre des 94 pour cent En matinée déjà, les votants devaient faire la queue avant de pouvoir pénétrer dans les bureaux de scrutin.Selon l'UPA, un vote pour le changement Charest n'a pas « livré » sa région Estrie ¦ Le président de T'Union des producteurs agricoles estime qu'avec des résultats référendaires aussi serrés, les dirigeants politiques, particulièrement ceux du gouvernement fédéral, doivent entendre le message de la population québécoise et proposer une réforme majeure de nos institutions et du cadre fédéral.« Avec près de 50 % des voies favorables à la souveraineté, le gouvernement d'Ottawa devra proposer des mesures et des programmes adaptés au Québec, notamment en matière agricole », a souligné Laurent Pellerin.Celui-ci a rappelé que depuis nombre d'années, soit 10 ou 15 ans.le milieu agricole québécois obtient, parfois laborieusement, des actions adaptées à sa spécificité Mentionnant que les résultats du processus démocratique doivent être respectés, M.Pel- lerin a également indiqué que son organisation prenait acte du vote majoritairement exprimé en régions en faveur du projet souverainiste.En terminant, M.Pellerin s'est dit assuré que les producteurs et productrices agricoles se comporteront, comme ils l'ont toujours fait, en partenaires responsables, en consolidant leurs liens d'affaires.Quant à l'organisation qui les regroupe, M.Pellerin a mentionné que l'UPA verra à continuer à revendiquer sa juste part des dépenses auprès du gouvernement fédéral.L'Union des producteurs agricoles, a-t-il ajouté, verra également à ce que les positions de négociation du gouvernement fédéral continuent de respecter les spécificités de l'agriculture du Québec.ANDftÉ PÉPIN Un électeur meurt d'un infarctus MARC THIBODEAU ¦ Un homme de 57 ans, Bruno Marchand, est décédé d'un infarctus hier, vers 13 h 30.au moment où il s'apprêtait à voter au bureau de scrutin du collège Ahuntsic.au 9055, rue Saint-Hubert, dans le nord de l'île de Montréal.Selon le lieutenant Raymond Beauchamp.du poste I, le quinquagénaire venait de s'enregistrer auprès des scrutateurs lorsqu'il a été foudroyé.« Il venait d'être invite a s'avancer vers l'urne », a noté le policier.Les ambulanciers d'Urgences Santé ont été appelés de toute urgence par le personnel du bureau de scrutin, mais toutes les ten-tativf^ de réanimation se sont avérées vaines.Le défaès a été - onnté BUT place J9 présence de la femme de la victinw SHERBROOKE ¦ C'est sur le qui-vive, le souffle coupé, que les partisans des deux camps ont suivi la soirée référendaire en Estrie.Même dans le comté de Sherbrooke, le château fort du chef conservateur Jean Charest, le OUI menait en fin de soirée.Jean Charest n'a pas «c livré sa région », comme plusieurs l'avaient prévu, au début de l'affrontement.Rien n'était encore définitivement tranché en fin de soirée, à l'exception des comtés de Bro-me-Missisquoi et de Orford, où le NON menait plus à l'aise.Les partisans, les yeux rivés aux écrans dans leurs locaux respectifs, ne célébraient pas.On surveillait l'écran comme on surveille un moniteur cardiaque.Une autre vedette du NON en Estrie, l'ancienne ministre Monique Gagnon-Tremblay, assistait à une percée du OUI dans sa circonscription de Saint-François.Dans Saint-François, le OUI l'emportait par une dizaine de voix seulement.Émue, Mme Gagnon-Tremblay a rappelé l'importance de changements profonds au Canada : « Le premier ministre canadien doit réunir le plus rapidement ses homologues des provinces pour entreprendre des discussions, pour des changements administratifs rapides ».Les sondages locaux avaient prédit une chaude lutte en Estrie, prédisant même une victoire du OUI dans ce&deux circonscriptions.I' Source: Bureau des Élections Le OUI l'a également remporté dans le comté de lohnson, traditionnellement nationaliste, où se trouve la municipalité de Val-court et la chaîne de montage Bombardier.Même le très libéral comté de Richmond, représenté à l'Assemblée nationale par Yvon Vallière, a basculé dans le camp du OUI, tout comme Shef-ford.Les ténors du NON, au cours des derniers jours de cette dure bataille, ont littéralement ratissé la région.Le chef du OUI, M.lacques Parizcau.conscient du charisme de |ean Charest, y est même venu, à la toute dernière minute, vendredi soir dernier.Les partisans du OUI, quelques heures après la grande manifestation canadienne de Njbntréal, Fabienne Sallin - (PC) avaient paradé tapageusement dans les rues de Sherbrooke.La région de l'Estrie, dans sa partie la plus francophone, a suivi la tendance, malgré la forte avance du NON, en début de campagne.Les appels pressants lancé par Jean Charest et, plus tard, par l'homme d'affaires Laurent Beaudoin, n'auront donc pas vraiment fait une différence.Les partisans du OUI, en fin de soirée, montraient un gain de plus de 10 p.cent sur 1980.Malgré les gains du OUI à Sherbrooke même, le grand gagnant de cette course folle sera le chef conservateur Jean Charest qui aura profité d'une visibilité inattendue pour un chef qui doit reconstruire une formation nationale en sérieuse difficulté.PARIZEAU VISIBLEMENT NERVEUX ¦ Se disant confiant de remporter la victoire, le premier ministre québécois lacques Parizeau s'est rendu voter à Outremont hier, à l'ouverture des bureaux de vote.Le chef du OUI était visiblement nerveux en cette journée historique, aboutissement d'un mois de campagne intensive et de près d'un an de préparatifs stratégiques.En arrivant au bureau de vote, M.Parizeau s'est dirigé dans l'isoloir en oubliant de prendre son bulletin de vote et s'est présenté aux journalistes en se tenant devant la boîte de scrutin, ne permettant pas aux photographes de prendre le traditionnel cliché de fin de campagne.GINCR'.CH CONTRE LE BILINGUISME ¦ Le président de la Chambre des représentants aux États-Unis, Newt Gingrich, estime que le référendum sur la souveraineté du Québec constitue un avertissement pour tous les Américains à propos des divisions que peut entraîner le bilinguisme.«c Permettre au bilinguisme de progresser est très dangereux », a déclaré hier Newt Gingrich lors d'un forum sur la technologie et les affaires.« Nous devrions insister pour que l'anglais soit la langue commune.C'est ce qui nous unit.» M.Gingrich appuie la loi qui ferait de l'anglais la langue officielle des Etats-Unis, actuellement devant le Congrès.Il croit également que tous les jeunes Américains devraient apprendre l'anglais et que l'enseignement des langues étrangères à l'école devrait être secondaire.UN EXEMPLE EN ESPAGNE ¦ Avant même que ses résultats ne soient connus, le référendum sur l'indépendance du Québec est devenu un exemple pour les régionalistes espagnols.En Espagne, où les tensions entre les mouvements régionaux et le gouvernement national demeurent vivaces, cinq siècles après l'unification du pays, les responsables du Pays basque et de la Catalogne ont été prompts à se comparer à la « Belle Province ».« Le référendum prouve que dans des pays où la démocratie fonctionne bien, elle \u2014 la question de l'indépendance \u2014 peut être soulevée de façon pacifique », a déclaré hier jordi Pujol, chef du gouvernement local de la Catalogne, dont la coalition Union et Convergence pèse sur la politique nationale par le jeu des alliances.S'OCCUPER DE L'ÉCONOMIE ¦ Le président-directeur général de l'Association des manufacturiers du Québec a émis hier la déclaration suivante à l'issue du dévoilement des résultats référendaires : «c Les questions constitutionnelles ont monopolisé l'agenda des gouvernements fédéral et du Québec : il est temps maintenant de s'occuper de l'économie.Le Canada stagne économiquement à cause de ses déficits publics ».M.Ponton a ajouté que le gouvernement fédéral doit sans délai accepter de rapatrier au Québec toutes les mesures relatives à la formation de la main-d'oeuvre.« Il existe un consensus sur ce point au Québec et il est temps pour le fédéral de réaliser son engagement.» Et il a formulé le voeu que le gouvernement Parizeau collabore de bonne foi avec le gouvernement fédéral dans tous les dossiers qui affectent industrie du Québec.APPEL À LA TOLÉRANCE ¦ Après avoir noté que les résultats du référendum sont « déchirants », le chef du Conseil des Montagnais du Lac-Saint-fean, Rémi Kurpness, a dit hier soir avoir le goût de lancer «c à tous les peuples, aux peuples des Premières nations et au peuple québécois », un appel à la tolérance.M.Kurpness a souligné que la nécessité d'aménagements constitutionnels « pour les Premières nations, pour le peuple québécois et aussi pour les autres provinces » ne fait aucun doute.Et il a souhaité que des négociations constitutionnelles soient amorcées le plus tôt possible.CONFIANCE DANS LE FÉDÉRALISME ¦ « La démocratie a parlé ; les Québécoises et Québécois veulent continuer à se développer et à prospérer au sein du Canada, comme ils l'ont toujours fait », a déclaré hier soir Pierre Côté, président du Conseil québécois des gens d'affaires pour le Canada.« Les Québécois ont affirmé leur confiance dans la capacité du fédéralisme canadien de se moderniser dans le sens des intérêts traditionnels du Québec, a poursuivi M.Côté.t LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 A7 1 i £ F £ il E « Maintenant commence la grande guérison » Les leaders de la communauté anglo-québécoise sont soulagés, mais l'Inquiétude persiste MA»! E-CLAUDE LOWTIE ¦ Impossible de dire à quelle heure le grand soupir est finalement tombé à la soirée référendaire organisée par Alliance Québec, au théâtre Centaur.Il était peut-être 22h00 ou 22hl5.La tension est tombée doucement.Les mâchoires se sont déserrées.Personne ne s'est mis à fêter, seulement à discuter de façon un peu plus relax.« II n'y a pas de raison de célébrer ce soir », a déclare Michael Hame-lin, président du lobby anglophone, «c Demain nous ne serons plus des OUI et des NON mais tous des Québécois et des Canadiens, et nous avons vu les visages des gens du OUI à la télévision.Ce sont nos compatriotes.On a de bonnes raisons d'être soulagés, mais c'est tout.Maintenant commence la grande guérison.» Plus tard durant la soirée, il ajoutera que cette guérison sera difficile si elle s'amorce sur le même ton que le discours de M.Parizeau.« Son discours m'a déçu.Beaucoup, a-t-il laissé tomber.C'est à lui de nous réunir, de nous rassembler, de nous aider à refaire les ponts.Il faut tellement recommencer tous ensemble.» Toute la salle, remplie d'une cinquantaine de leaders de la communauté anglophone québécoise, parlait sur le même ton que M.Hamelin.« En tant que partisan je suis soulage.Mais en tant qu'être humain, je suis désolé, le ressens beaucoup de sympathie », a commenté Gordon Campbell, ancien prêtre anglican.Selon Gary Caldwell, sociologue et agriculteur, les résultats sont peut-être les meilleurs que le Québec aurait pu espérer, précisément parce que ce n'est pas une victoire forte du NON.«c Le Canada va enfin être obligé de fah ; face aux conséquences du rapatriement de 1982 qui a mis le Canada sur le chemin de la ruine.Maintenant au moins il y a de l'espoir pour le Canada.Et le Québec a besoin du Canada sinon il est trop vulnérable face aux États-Unis, et c'est ça la raison d'être du Canada depuis le début de son histoire : faire face aux États-Unis », explique M.Caldwell.Le sociologue ne veut pas dire comment il a voté.« l'étais tellement fâché qu'on me force à faire un choix aussi déchirant que je me réserve au moins le droit de pouvoir garder mon choix pour moi », dit-il.Henderson est inquiet «c C'est sûr que personne ici n'a envie de célébrer », a ajouté Edward Figlarz.Keith Henderson, leader du Parti égalité, n'avait pas non plus envie de faire la fête.« C'est sûr que je suis content que le NON ait gagné.Mais je suis très inquiet, a-t-il expliqué.)e crains que les gens du OUI blâment les anglophones et les allophones et qu'ils nous fassent la vie dure, en renforçant la loi 101 par exemple.Et puis je suis inquiet parce que j'ai entendu les gens du OUI dire qu'ils avaient l'intention de continuer leur marche vers la séparation.Et je suis aussi inquiet parce que ce référendum a divisé la population.Et il faudra beaucoup de temps pour faire disparaître ces divisions.le ne suis pas joyeux.» Pascual Delgado, consultant expert en relations interculturelles, croit quant à lui que les résultats du référendum auront au moins l'avantage de forcer des changements au sein de la fédération.« Au moins comme ça le message du Québec a été entendu et le fédéralisme a quand même un peu de marge de manoeuvre », explique-t-il.Il croit ce- pendant que les résultats du vote vont forcer les Québécois et les Canadiens ;> se poser de sérieuses questions sur l'avenir des relations interculturelles, entre le Québec et le reste du pays, et aussi a l'intérieur du Québec.« Les gens vont blâmer les minorités pour la défaite.La tâche qui nous attend va être difficile », dit-il.Barbara Bastian est elle aussi très soulagée et dormira enfin en paix même si elle est fâchée contre les politiciens.Selon elle, ce sont eux qui se sont emparés de cette question et l'ont montée en épingle alors que les Québécois, il n'y a pas si longtemps, avaient d'autres chats à fouetter.« Tout ça, toute cette division, à mon avis, c'est très artificiel.Mais ça aurait été une telle erreur de se séparer.Le Canada a besoin du Québec.Les Canadiens sont blah.Les Québécois, eux, sont ceux qui apportent tout le oumpf à ce pays ».Bourque lance un appel à la réconciliation CLAUDE-V.MARSOLAIS ¦ Le maire de Montréal, Pierre Bourque, a interprété hier soir le vote serré en faveur du NON comme un appel au changement.«Le changement, i»-t-il dit, doit venir d'Ottawa vers Québec mais aussi de Québec vers Montréal ».Le maire, qui part ce matin vers l'Asie, a félicité les porte-parole des deux camps qui ont su faire {>reuve de sobriété dans eurs propos et ont fait en sorte que les discussions prennent un caractère constructif.Dans un appel au calme dirigé envers ses concitoyens, M.Bourque les a invités à accepter avec sérénité le résultat référendaire.« J'invite les Montréalais et les Montréalaises à se tendre la main mutuellement.Au-delà des choix politiques difficiles et souvent déchirants, nous avons une société à bâtir et à développer.C'est tous ensemble, unis et solidaires, que nous pourrons assumer cette importante responsabilité.» Il a indiqué que de légères échaufourées devant le Métropolis avaient été rapidement maîtrisées par le service de la police.Le maire a signalé à la presse présente à l'hôtel de ville qu'il allait faire une tournée des rues de Montréal pour bien s'assurer que tout se déroulait dans l'ordre.« Nous avons établi avec le directeur de la police, M.Duchesneau, notre stratégie afin d'éviter des perturbations ».Par ailleurs, le maire a minimisé les conséquences du vote référendaire sur les retombées de son voyage.« J'aurai sûrement à répondre à des questions de la part de mes hôtes japonais qui comme vous le savez dominent l'économie mondiale.Mais comme notre délégation comprend à la fois des représentants des gouvernements fédéral et provincial, nous allons faire en sorte de réaliser des retombées intéressantes pour la ville de Montréal.» photos Christian CUAY.La Presse La soirée référendaire a été calme dans les bars de la métropole.Ci-dessus, attablés chez Ma-gnan.deux partisans du NON, Michel Hamel et Gaétan Brunette.« Le canada, c'est le pays qui a le meilleur niveau de vie au monde ».a souligné M.Hamel.Ci-contre, Viviane Coutu.installée au bar Porté disparu : « J'ai voté OUI parce que le système fonctionne mal ».« Ce score serré va permettre des changements » Dans les bars, francophones et anglophones s'entendent sur une chose : le Canada devra changer ÉRIC CLÉMENT ¦ S'il y avait un sentiment partagé par les anglophones et les francophones de Montréal qui ont passé la soirée référendaire dans les bars de la métropole, hier soir, c'était bien que le Canada allait changer à la suite du résultat serré du scrutin.« Si le Québec n'obtient rien, je crois que la prochaine fois sera la bonne », lançait Ariel Santana, un Montréalais d'origine chilienne qui avait choisi le Peel's Pub de la rue Sainte-Catherine pour connaître l'issue du vote.« On pensait que ce serait serré, a ajouté son ami Kent Chan.le suis vraiment très content.C'est bon pour l'économie canadienne.» Au Peel's Pub, les clients, majoritairement anglophones, étaient debout avec leur bière à la main et criaient tant et plus lorsque le NON a franchi la barre des 50,3 %.Mais tout le monde n'était pas heureux.« |e suis triste et je trouve que ce n'est pas le moment de fêter.» Assis seul à sa table, Ken MacLaggan, de Deep River, en Ontario, fait grise mine, même s'il n'a pas voté : « Je suis venu en train juste ce soir, dit-il dans un bon français.l'aurais préféré que le NON gagne par beaucoup plus.Le Québec est maintenant coupé en deux et les problèmes ( constitutionnels ) vont continuer.» « Tout le monde veut des changements au Canada, et je pense que ce score serré va per- mettre un changement, a expliqué Hugh Fraser.C'est le Québec qui va le permettre.» Mais son ami Norbert Al-tenstad était amer : «c le suis content que le NON ait gagné mais le Québec n'a pas le droit de décider de l'avenir du pays, a-t-il dit.C'est incroyable que quelques milliers d'électeurs aient failli décider de l'avenir de 27 millions de Canadiens.» «c C'est la démocratie », a fait observer M.Fraser.« Ce n'est pas la démocratie quand 0,5 p.cent des Québécois divisent le Canada », a rajouté M.Al-tenstad.Des larmes Quittant le Peel's Pub, La Presse a constaté que les bars du centre-ville ont été rapidement désertés, une fois les résultats définitifs connus.Au Grand Café, rue Saint-Denis, il ne restait plus que quelques personnes attablées alors que 99 % des bulletins avaient été dépouillés.Les yeux remplis de larmes, Valérie Ascah, de Brossard, était effondrée près de ses deux amis, France et Christian : « Pour moi, c'était maintenant ou jamais car on a dépensé assez d'argent pour ça.Maintenant, on doit s'attaquer aux problèmes économiques.Mais c'est sûr qu'il va y avoir du remaniement quelque part.Le fédéral n'aura pas le choix.» «c (e suis déçue, tellement déçue, disait France Mansour, de Boucherville.Le résultat montre que les Québécois ont peur.Us n'ont pas de couilles.» Pour Christian Poulin, de Brossard, « les fédéralistes vont marcher sur des oeufs » car selon lui, le Canada anglais n'aura pas de choix : il devra permettre l'inclusion du Québec dans la constitution après lui avoir donne les pouvoirs qu'il réclame.« Sinon, le Québec se séparera, cette fois.» Pierre Maheux a voté OUI.Pourtant, il n'est pas déçu : « Je suis plutôt indifférent, dit-il.Mais je pense qu'il y aura des changements.» Finalement, Abdel Mahmoud, d'origine algérienne, n'a pas voté : « II me manquait un an », dit-il.Il est déçu « pour ses amis québécois » : « Cela me fait de la peine pour eux et j'espère le bien du Québec mais je suis quand même content du résultat.» Le OUI domine sur la Rive-Sud La circonscription de Saint-Jean perd son titre de « baromètre » Montérégie-Rive-Sud YVES BOISWERT ¦ La circonscription de Saint-Jean a perdu son titre de « baromètre » en votant à 56,6 % pour le OUI, à l'image de la plupart des comté de la Rive-Sud.En effet, pour la deuxièmement fois seulement depuis 1867, Saint-Iean n'a pas voté dans le sens de la majorité.Elle a voté dans le sens de la région, cependant.Cinq des 18 circonscriptions de la Rive-Sud et de la Montéré-gie ont voté majoritairement pour le NON : Laporte (61 % ), le comté de l'ancien ministre libéral André Bourbeau, de même que le comté du chef de l'Opposition Daniel lohnson, Vau-dreuil, (61 %), ainsi que Châ-teauguay (52%), La Pinicre ( 67 % ) et Beauharnois-Hunting-don ( 53,7 % ).Pour le reste, la Rive-Sud et la Montéregie sont majoritairement pour le OUI.En 1980, seulement trois circonscriptions avaient obtenu une majorité de OUI : Taillon ( l'ancien comté de René Léves-que ), Marguerite-d'Youville, et 5 km Longueuil Taillon ^ Marie-Victorin Laporte Zone agrandie Verchères Marguerite- St-Hyacinthe.d'Youville \\ Lj ./ BorduasV~V ~ Vachon Salaberry-Soulange 1 La Prairie \u2022 .Chambly lf,P!nlère Ibervill.St-Jean Chateauguay Beauharnois-Huntington É.-U.20 km Source: Pureau des Elections Marie-Victorin.La majorité pour le OUI a grimpé d'une demi-douzaine de points dans ces circonscriptions.Les souverainistes ont également remporté la bataille de Chambly-îa circonscription de la ministtfc péquiste Louise Beau- Fabienne Sallin - (PC) douin ou l'on a choisi le OUI à 56%.Le revirement a ete total dans Laprairie ( 6C,2 % ), Verchères ( 66,9 % ) et Richelieu ( 62,5 % ), qui ont viré au OUI à plus de 60 %, alors que le NON l'avait emporte m 1980.La couronne nord a viré au oui excepté Argenteuil et Chomedey Laval YVES BOISVERT ¦ La « couronne nord » de l'île de Montréal a fortement viré au bleu, hier, et seule la circonscription de Chomedey, dans Laval, a penché fortement en faveur du NON.L'ancienne circonscription de Claude Ryan, leader du NON en 1980, Argenteuil, a opté pour le NON à 50,2 % selon les derniers chiffres disponibles au moment de mettre sous presse.Dans les autres circonscriptions de la banlieue nord de Montréal, le OUI a tout raflé et a fait des gains spectaculaires.Laval avait majoritairement voté pour le NON en 1980.Cette année, toutes les circonscriptions ont opté pour le OUI, sauf Chomedey, où le NON a fait 72 % ( contre 73,6 % en 1980 ).Fabre, avec 52 % ( 44 % en 1980), Laval-des-Rapides, le comté de Serge M en a ni.avec 52,6 % ( 47,4 % en 1980 ), Mille-îles, avec 51,2 % ( 48 % en 1980), et Vimont, avec 51 % ( 47,7 ont tous voté OUI hier.Source: Bureau des Élections Même chose pour les sept circonscriptions des Laurentides ( sauf dans Argenteuil, ou le OUI et le NON sont nez à nez ), qui ont voté avec une forte majoriR pour le OUI, jusqu'à 63 % dans Blainville La victoire du OUI est encore plus forte dans Lanaudière : les six circonscriptions ont vu le OUI l'emporter à plus de 60 %.Fabienne Sallin -\u2022 (PC) Dans Masson, le OUI a atteint 71 X.L'Assomption, la circonscription du premier ministre lacqucs Pari/eau a opté à 63.7 X pour le OUI En 1980, l'Assomption (31,1%), Masson (55%) et Ter-rebonne ( 52,1 I ) avaient été parmi les rares circonscriptions québécoises à\\voter majoritairement OUI.< 1 A8« LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 Uni Jj Voici les résultats du référendum d'hier dans chaque circonscription du Québec.Après le nom de chaque comté, vous trouverez le nombre de bureaux de scrutin dont les votes avaient été compilés au moment de mettre sous presse.Si l'espace est libre, les résultats sont complets.Pour vous permettre de mieux analyser ces résultats, La Presse a cru bon d'y ajouter les résultats des élections de 1994, les données relatives à la langue maternelle des Québécois et les résultats du référendum du 20 mai 1980, redistribués en fonction du nouveau découpage de la carte électorale.Les pourcentages ont été arrondis à une décimale près.Sources : Presse Canadienne Directeur général des élections du Ouébcc Pierre Drouilly, professeur de sociologie ( UOAM ) X » « r » a ¦ f RÉFÉRENDUM\t\t30/10/95\t\tÉLECTION 12/09/94\t\t\tRÉFÉRENDUM 20/05/80\t\tLANGUE 1991 1\t\t\t-9 COMTÉS (Bureaux de scrutin)\tOUI\t% NON\tREJETÉS 1\tPQ\tPLQ\tADO-AUTRES\tOUI\tNON\tFrançais\tAnglais\tAutres\t» \u2022 4 i 4 B.-St-Laurent-Gaspésie-C.-Nord\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t* \u2022 \u2022 Bonaventure\t12914(48,4%)\t13761 (51,6%)\t411 (1,5%)\t12411 (52,5%)\t10105 (42,8%)\t1105 (4,7%)\t7917 (33,9%)\t15424(66.1%)\t84,8%\t13,1%\t2,0% 1\t# f Duplessis\t20741 (62,7%)\t12319 (37,3%)\t366(1,1%)\t15788 (60,0%)\t10525 (40,0%)\t\u2014\t17850 (54,7%)\t14779 (45,3%)\t81,1%\t9,7%\t9,2%\tl i i Gaspé\t15186(58,5%)\t10771 (41,5%)\t410(1,6%)\t11410(53,4%)\t8033 (37,6%)\t1930 (9,0%)\t9811 (40,8%)\t14215(59,2%)\t90,0%\t9,9%\t0,2% 1\t Iles-de-la-Madeleine\t5478(58,1%)\t3946 (41,9%)\t134(1,4%)\t3639 (40,0%)\t5455 (60,0%)\t-\t3405 (45,8%)\t4033 (54,2%)\t94,0%\t5,9%\t0,2%\tl i Kamouraska-Témiscouata\t15632 (52,7%)\t14055 (47,3%)\t451 (1,5%)\t9987(41,1%)\t10373 (42,7%)\t3940(16,2%)\t12411 (43,8%)\t15224(56,2%)\t99,5%\t0,4%\t0,1%\t1 \u2022 Matane\t15511 (62,3%)\t9381 (37,7%)\t329 (1,3%)\t11625 (54,6%)\t7395 (34,8%)\t2270(10,6%)\t10643 (47,2%)\t11926(52,8%)\t99.1%\t0,7%\t0,2%\t1 \u2022 Matapédia\t17294 (64,3%)\t9600 (35,7%)\t383 (1,4%) 1\t12826 (58,5%)\t9107(41,5%)\t\u2014\t11952(49,7%)\t12103 (50,3%)\t99,3%\t0,5%\t0,2%\ti Rimouski\t22292 (63,7%)\t12684 (36,3%)\t280 (0,8%) 1\tÎ4926 (51,4%)\t12299 (42,4%)\t1783 (63)\t14931 (52,5%)\t13483(47,5%)\t99,2%\t0,5%\t0,3% 1\t Rivière-du-Loup\t14561 (54,6%)\t12114 (45,4%)\t401 (1,5%) 1\t6608 (273)\t4226 (17,4%)\t13461 (55,4%)\t10117(43,5%)\t13148(56,5%)\t99,5%\t0,4%\t0,1%\t Saguenay\t23037 (73,3%)\t8386 (26,7%)\t604(1,9%) 1\t14439 (57,4%)\t7435 (29,6%)\t3264(13,0%)\t15500(60,5%)\t10123(39.5%)\t95.0%\t0,8%\t4,2% 1\t Saguenay-Lac-Saint-Jean\t\t\t\t\t\t*\t\t\t\t\t\t Chicoutimi\t29262 (68,7%)\t13348(31,3%)\t369 (0,9%) |\t22025 (63,5%)\t9021 (26,0%)\t3610(10,5%)\t19980 (58,5%)\t14170 (41,5%)\t98,7%\t0,7%\t0,6% 1\t Dubuc\t22850 (70,3%)\t9651 (29,7%)\t326(1,0%) 1\t16759 (63,5%)\t7142 (27,0%)\t2490 (9,5%)\t13347 (53,4%)\t11666(46,6%)\t98,7%\t1,1%\t0,2%\t Jonquière\t28385 (71,0%)\t11584 (29,0%)\t705(1,7%)\t22598 (69,4%)\t8703 (26,7%)\t1248(3,9%)\t22058 (60,7%)\t14258 (39,3%)\t98,6%\t1,0%\t0,4%\t Lac-Saint-Jean\t25858 (73,0%)\t9541 (27,0%)\t340(1,0%)\t20743 (71,7%)\t7269 (25,1%)\t931 (33)\t17674 (57,6%)\t13700 (42,4%)\t99,5%\t0,5%\t0,2%\ti \u2022 Roberval\t25194(65,0%)\t13541 (35,0%)\t305 (0,8%)\t18281 (60,1%)\t11226(36,9%)\t923 (3,0%)\t16088 (50,7%)\t15672 (49,3%)\t98.8%\t0,3%\t0,9%\t Québec\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Charlesbourg\t23346 (53,2%)\t20534 (46,8%)\t745(1,7%)\t17908 (47,0%)\t10413 (27,3%)\t9769 (25,7%)\t16780 (47,1%)\t18876 (52,9%)\t97,9%\t1,1%\t1.0%\t Charlevoix 1\t15702(56,6%)\t12029 (43,4%)\t381 (1,4%) |\t12091 (52,6%)\t8986 (39.1%)\t1995 (8,3%)\t10244 (42,4%)\t139% (57,6%)\t99.5%\t0,4%\t0.1%\t Chauveau\t28574 (54,5%)\t23855 (45,5%)\t1091 (2,0%) |\t20106 (46,5%)\t13787 (31,9%)\t9304 (21,6%)\t15044 (46,6%)\t17254 (53,4%)\t96,1%\t3,1%\t0,8% 1\t Jean-Talon\t14921 (48,0%)\t16158 (52,0%)\t495(1,6%) 1\t12204 (43,8%)\t12229 (43,9%)\t3424(12,3%)\t118% (41,2%)\t16974 (58,8%)\t92.1%\t4,6%\t3,3% 1\t La Peltrie\t26381 (54,7%)\t21844 (45,3%)\t843(1,7%) 1\t20475 (49,3%)\t11906(28,6%)\t9179 (22,1%)\t12859 (49,9%)\t12903 (50,1%)\t97,3%\t1,6%\t1,1%\t Limoilou\t21109(51,9%)\t19566 (48,1%)\t881 (2,1%)\t15092 (44,4%)\t10608 (313)\t8279 (24,4%)\t19301 (46,3%)\t22380 (53,7%)\t97,3%\t1,0%\t1.7%\t Louis-Hébert\t20292 (53,3%)\t17790 (46,7%)\t431 (1,1%) |\t12905(39,4%)\t7833 (23,9%)\t12040(36,7%)\t17952 (53,0%)\t15945 (47,0%)\t93,3%\t3,1%\t3,6% 1\t Montmorency\t28350 (57,5%)\t20914 (42,5%)\t728(1,5%)\t22734 (55,7%)\t9666 (23,7%)\t8386 (20,6%)\t16211 (49,9%)\t16293 (50,1%)\t98,7%\t0,8%\t0,5% 1\t Portneuf\t19304 (54,3%)\t16235 (45,7%)\t662(1,8%)\t14256 (47,9%)\t10480 (35,2%)\t5038 (19,9%)\t12068(41,7%)\t16852 (58,3%)\t98,6%\t1,1%\t0,3%\t Taschereau\t17234 (58,9%)\t12038 (41,1%)\t687 (2,3%) 1\t12308 (51,9%)\t6525 (27,5%)\t4899 (20,6%)\t13654 (46,9%)\t15455(53,1%)\t93,8%\t2,5%\t3,7%\t Vanier\t25117(55,2%)\t20354 (44,8%)\t989 (2,1%)\t18257 (49,5%)\t9458 (25,6%)\t9171 (24,9%)\t16313(50,5%)\t15973 (49,5%)\t97.3%\t1,1%\t1.6%\t Chaud i c re-A p pa 1 ac h es\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t | Beauce-Nord\t12733 (44,6%)\t15794 (55,4%) |\t450(1,6%) |\t10691 (45,5%)\t10752 (45,8%) 1\t2026 (8,7%)\t9518 (40,1%)\t14197(59,9%)\t99,3%\t0.6:.\t0,1% 1\t | Beauce-Sud\t15365 (42,5%)\t20813(57,5%)\t626(1,7%)\t12958 (44,6%)\t13122 (45,2%)\t2966(10,2%)\t12212 (43,0%)\t16157(57,0%)\t99,2%\t0,7%\t03 1\tt i | Bellechasse\t12425 (47,2%)\t13927 (52,9%)\t386 (1,4%) |\t10570 (46,6%)\t8258 (56,4%)\t3865 (17,0%)\t9261 (38,9%)\t14575(61,1%)\t99,1%\t0,7%\t0,2%\tI M \u2022 \u2022 | Chutes-de-la-Chaudière\t29456 (60,1%)\t19587 (39,9%)\t531 (1,1%) |\t21091 (51,8%)\t9220 (22,6%)\t10403 (25,6%)\t13502(52,5%)\t12226 (47,5%)\t98,3%\t1.1%\t0.6% |\t | Frontenac\t17044 (53,0%)\t15112(47,0%)\t324(1,0%) 1\t12580 (44,4%)\t14916 (52,7%)\t813 (2,9%)\t15166(48,4%)\t16179(51.6%)\t98,4%\t1,3%\t0,3% 1\t | Lévis\t19811 (56,6%)\t15210(43,4%)\t634(1,8%)\t20988 (72,3%)\t8061 (27,7%)\t\u2014\t12751 (47,5%)\t14101 (52,5%)\t98,8%\t0,8%\t0,4%\tt | Lotbinière\t13263 (50,1%)\t13205 (49,9%)\t441 (1,6%)\t10398 (45,6%)\t10115(44,3%)\t2308 (10,1%)\t8733 (37,1%)\t14792 (62,9%)\t98,4%\t1,0%\t0,5% 1\ti \u2022 | Montmagny-L'Islet\t12289 (44,6%)\t15273 (55,4%)\t566 (2,0%)\t9484 (40,7%)\t10339 (44,3%)\t3486(15,0%)\t10052 (38,1%)\t16348(61,9%)\t99,4%\t0.6^\t0,1% 1\t¦ i | Mauricie-Bois-Francs\t\t\t\u2022\t\t\t\t\t\t\t1\t\t\u2022 è i | Arthabaska\t22235 (56,3%)\t17225 (43,7%)\t712 (1,8%)\t20567(61,6%)\t11451 (34,2%)\t1404 (43)\t12836 (40,7%)\t18669 (59,3%)\t99.1%\t0.5\t0,4% |\ti | Champlain\t24534 (60,6%)\t15978(39,4%)\t511(13)\t14929 (42,3%)\t10943 (31,0%)\t9456 (26,7%)\t14549 (44,0%)\t18544 (56.0%)\t98,6%\t0,9%\t0,4% 1\t J Drummond\t24866 (57,7%)\t18267 (42,4%)\t753(1,7%)\t16625 (46,5%)\t11859(553)\t7236 (20,3%)\t14919 (43,7%)\t19257 (56,3%)\t98,4%\t1,2%\t0,5% 1\ti \u2022 J Laviolette\t17356 (57,0%)\t13094(43,0%)\t537 (1,7%)\t16670 (63,5%)\t7458 (28,4%)\t2106 (8,1%)\t12324 (43,3%)\t16132(56,7%)\t94,2%\t1,2%\t4,7%\t» | Maskinongé\t22504 (57,1%)\t16914 (42,9%)\t1 667 (1,7%)\t16047 (47,6%)\t13128 (38,9%)\t| 4568(13,5%)\t10260 (36,6%)\t17759 (63,4%)\t98,6%\t0,9%\t0,6% 1\t1 1 1 | Nicolet-Yamaska\t16992 (56,4%)\t13114(43,6%)\t| 470(1,5%)\t13427(50,1%)\t12520 (46,8%)\t1 840(3,1%)\t9708 (36,7%)\t16753 (63.3%)\t98,3%\t0.6%\t1.1% 1\ti 1 | Saint-Maurice\t17779 (56,0%)\t13973 (44,0%)\t| 639 (2,0%)\t| 13202(47,4%)\t11065 (39,7%)\t1 3598(12,9%)\t12929 (45,6%)\t15408(54,4%)\t98,7%\t0,9%\t0,4% 1\tt | Trois-Rivières\t19331 (55,6%)\t15450(44,4%)\t736 (2,1%)\t1 12607 (43,2%)\t11998(41,2%)\t1 4548(15,6%)\t12995 (41,0%)\t18736 (59,0%)\t97,3%\t1,6%\t1.1%\ti \u2022 [ Estrie\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\ti f | Brome-Missisquoi\t13476 (38,6%)\t21425 (61,4%)\t497 (1,4%)\t1 8972 (29,8%)\t18402(61,1%)\t1 2734 (9,1%)\t7022 (26,0%)\t20012(74,0%)\t70,9%\t26,3%\t2,7% 1\t1 1 | Johnson\t17507 (54,4%)\t14670 (45,6%)\t538 (1,6%)\t| 13247 (49,8%)\t12001 (45,1%)\t1362 (5,1%)\t10146 (39,1%)\t15771 (60,9%)\t95,9%\t3,5%\t0,6%\t1 1 | Mégantic-Compton\t13042 (47,3%)\t14535 (52,7%)\t390(1,4%)\t1 10051 (42,4%)\t12799 (54,0%)\t875 (3,6%)\t8584(35,1%)\t15852 (64,9%)\t92,0%\t7,6%\t0,4%\t Orford\t20773 (47,3%)\t23130(52,7%)\t655 (1,5%)\t15295 (40,9*)\t19082 (51,1%)\t| 2989 (8,0%)\t9930 (53,6%)\t19594 (66,4%)\t87,4*\t11.8%\t0,7%\t j Richmond\t15719(53,2%)\t13856 (46,9%)\t| 352(1,2%)\t10045 (38,7%)\t14106 (54,3%)\t1837 (7,0%)\t10261 (40,2%)\t15285(59,8%)\t95,9%\t5,3%\t0,7%\t | Saint-François\t19211 (50,0%)\t19203 (50,0%)\t1 770 (2,0%)\t13245(41,3%)\t15865 (49,5%)\t| 2952 (9,2%)\t12084(41,8%)\t16817(58,2%)\t88,8%\t9.4%\t1,8%\t1 Shefford\t23986 (52,4%)\t21782 (47,6%)\t840(1,8%)\t15959(42,2%)\t17282 (45,7%)\t4565(12,1%)\t11539(34.5%)\t21871 (65,5%)\t94,4%\t4.4%\t1.1%\t¦ 1 -< | Sherbrooke\t19826(53,3%)\t17385 (46,7%)\t705(1,9%)\t14733 (47,3%)\t13342(42,8%)\t| 3066 (9,9%)\t12960 (43,2%)\t17040 (56.8%)\t91,9%\t4,5%\t3,6%\ti [ Montérégie-Rive-Sud\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t | Beauharnois-Huntingdon\t16821 (46,3%)\t19537 (53,7%)\t| 585 (1,6%)\t13513(42,1%)\t16355 (51,8%)\t1930(6,1%)\t9063 (29,3%)\t21825(70,7%)\t80,4%\t17,2%\t2.4%\t | Borduas\t18864 (58,3%)\t13470(41,7%)\t579(1,8%)\t1 15461 (55,8%)\t10651 (38,5%)\t1574(5,7%)\t9966 (46,4%)\t11504(53.6%)\t92,0%\t6,2%\t1,8%\t\u20224 | Chambly\t25241 (54,9%)\t20734(45,1%)\t722(1,5%)\t| 19800 (48,9%)\t19395 (47,9%)\t1329(3,2%)\t12378 (41,8%)\t17222 (583)\t87,9%\t9,4%\t2,7%\t1 | 1 | Châteauguay\t18473 (47.7%)\t20216 (52,3%)\t406(1,0%)\t| 15504 (45,6%)\t17426 (51,3%)\t1 1047 (3,1%)\t10741 (36,8%)\t18485 (63.2%)\t72,9%\t22,2%\t4.9%\tF1 * fIbervilie\t23400(56,3%)\t18178 (43,7%)\t872 (2,1%)\t15604 (43,4%)\t14140 (39,3%)\t1 6199(17,3%)\t12732(38.4%)\t20412(61,6%)\t95,3%\t3,4%\t1,4%\t | La Pinière\t14006 (33,1%)\t28261 (66,9%)\t379 (0,9%)\t1 12195 (34,4%)\t22252 (62,7%)\t1054 (2,9%)\t10089 (37,2%)\t17014 (62,8%)\t62.0%\t15,4%\t22.6%\tI | Laporte\t17447(41,0%)\t25141 (59,0%)\t| 801 (1,8%)\t1 14068 (38,4%)\t21162(57,8%)\t1388(3,8%)\t12044 (33,1%)\t24567 (66,9%)\t69.6%\t22.4%\t8,1%\ti i j La Prairie\t30007 (60,1%)\t19919(39,9%)\t1 708(1,4%)\t| 23164(55,3*)\t14720 (35,2%)\t1 3967 (9,5%)\t11096 (46,3%)\t12852(53,7%)\t89,6%\t6.5%\t4,1%\ti 1 Marguerite-D'YouvilIe\t23778 (59,0%)\t16520 (41,0%)\t1 693(1,7%)\t19995 (58.0%)\t13089(38,0%)\t1376 (4,0%)\t12817(52,7%)\t115% (47,3%)\t95.5%\t2,4%\t2,1%\ti i i | Marie-Victorin\t22731 (60,5%)\t14814(39,5%)\t1 1137(2,9%)\t1 17611 (563)\t10221 (32,6%)\t3508(113)\t19088 (53,3%)\t16739 (46,7%)\t88,9%\t3,4%\t7,7%\ti i i | Richelieu\t22490 (62,3%)\t13593 (37,7%)\tj 654(1,8%)\t1 17186(55,1%)\t12441 (39,9%)\t1570(5,0%)\t15677 (48,4%)\t16728(51,6%)\t98,4%\t0,9%\t0,7%\t | Saint-Hyacinthe\t22938 (55,3%)\t18552 (44,7%)\t676(1,6%)\t| 15988(44,9%)\t148% (41,9%)\t| 4690(13,2%)\t13155(39,5%)\t20165 (60,5%)\t98,5%\t0,6%\t0.8%\t | Saint-Jean\t254% (56.0%)\t20025 (44,0%)\t847 (1,8%)\t15680(43,8%)\t15148(42,3%)\t1 4979(13,9%)\t12874 (40,0%)\t19538 (60,0%)\t93.8%\t4,4%\t1,8%\t | Salaberry-Soulanges\t26068(57,1%)\t19614 (42.9%)\t1 900(1,9%)\t1 19448 (48,3%)\t18439 (45,8%)\t| 2991 (5,9%)\t15305(41.9%)\t21228 (58.1%)\t95,6%\t3,5%\t0.9%\t | Taillon\t28453 (60,8%)\t18366 (39,2%)\t| 366(1,8%)\t1 23315 (61,0%)\t13321 (34,9%)\t1590(4,1%)\t16854 (54,0%)\t14356 (46.00\t90.8)\t5,0%\t6,1%\t | Vachon\t21374 ( 56,6%)\t16384 (43,4%)\t| 873 (2,3%)\t| 15685(48,9%)\t12154(37,9%)\t1 4260(13,2%)\t10144 (46.6%)\t11601 (53,4%)\t82.6%\t10,1%\t7.3%\t | Vaudreuil\t18856 (39,3%)\t29104 (60,7%)\t626(1,3%)\t15742(37,7%)\t24849 (59,5%)\t| 1170 (2,8%)\t9966 (34.7%)\t18747 (65.3%)\t70.8%\t25.2%\t4,0%\t j Ve^hères (,\t22477 (66,9%)\tl 11118(33,1%)\t| 701 (2,0%)\t| 16508 (57,8%)\t8177 (29,0%)\t1 A 3742(133)\t10402 (49,7%)\t^ 10507 (50,3%)\t98.0%\t1,2%\t0,8fc\t LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 OUI: 49,4 % NON: 50,6 % Participation: 94 % Saguenay-Lac-Saint-Jean OUI: 69,5 % NON: 30,5 % Nord-Ouest 4)UI: 55,8 % NON: 44.2 % Mauricie Bois-Francs OUI: 57,2 % NON: 42,8 % 5 Québec OUI: 54,4 % NON: 45,6 % Outaouais OUI: 27,5 % : 72,5 % Lanaudière OUI: 65,4 % y NON: 34,6 % UureaHdesf OUI: 58,2 % NON: 41,8% lontérégie OUI: 53,7 % NON: 46,3 % Estrie OUI: 49,6 % NON: 50,4 % Chaudière Appalaches OUI: 50,7 % NON: 49,3 % Infographie /.a Presse RÉFÉRENDUM 30/10/95\t\t\t\tÉLECTION 12/09/94\t\t\tRÉFÉRENDUM 20/05/80\t\tLANGUE 1991\t\t COMTÉS (Bureaux de scrutin)\tOUI\tNON\tREJETÉS\tPQ\tPLQ\tADO-AUTRES\tOUI\tNON\tFrançais\tAnglais\tAutres Laurentides\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Argenteuil\t21475 (49,8%)\t21637 (50,2%)\t485(1,1%)\t13470(37,6*)\t15272(42,6%)\t7116(19,8%)\t9566 (32.3%)\t19655(67,7%)\t83,5%\t14.81\t1,7% Bertrand\t19867 (53,8%)\t17080(46,2%)\t453 (1,2%)\t14412 (45,2%)\t14558 (45,6%)\t2945 (9,2%)\t8810 (40.6%)\t12894 (59,4%)\t91,4%\t6,6%\t1,9% Blainvillc\t25132 (63,0%)\t13585 (37,0%)\t581 (1,6%)\t15273 (51,4%)\t9460 (31,8%)\t4980(16,8%)\t8627 (49,7%)\t8742 (50,3%)\t93,4%\t5,7;,\t2,9% Deux-Montagnes\t29831 (58,9%)\t20780 (41,1%)\t1068 (2,1%)\t20742 (48,3%)\t15053 (35,1%)\t7114(16,6%)\t12406(41,7%)\t17355 (58,3%)\t89,4%\t8.7%\t2,0% Groulx\t22143 (56,7%)\t16879 (43,3%)\t782 (2,0%)\t15027 (46,1%)\t12390 (38,0%)\t5173 (15,9%)\t9933 (43,7%)\t12781 (56,3%)\t87,9%\t6,4%\t5,7% Labelle\t21053 (64,4%)\t11631 (35,6%)\t485 (1,5%)\t17638 (65,8%)\t8494(31,7%)\t682 (2,5%)\t12411 (52,7%)\t11136(47,3%)\t97,2%\t2.1%\t0,7% Prévost\t26097 (62,4%)\t15746(37,6%)\t1001 (2,3%)\t17425 (50,5%)\t13315(38,6%)\t3751 (10,9%)\t12562 (45,5%)\t15065(54,5%)\t97,2%\t1,7%\t1,1% Lanaudière\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Berthier\t25884 (62,9%)\t15251 (37,1%)\t723 (1,7%)\t19206 (55,7%)\t12990 (36,3%)\t3593(10,0%)\t10924 (38,7%)\t17282 (61,3%)\t96,1%\tl.U\t2.8% Joliette\t25096 (63,9%)\t14194 (36,1%)\t744(1,9%)\t21900(64,7%)\t8712(25,7%)\t3232 (9,6%)\t13509(44,5%)\t16855 (55,5%)\t98,5%\t0.8%\t0,7% L'Assomption\t29095 (63,7%)\t16614 (36,3%)\t487(1,1%)\t21809 (56,0%)\t10817 (27,8%)\t6291 (16.2)\t13532(51,1%)\t12970(48.9%)\t97,2%\t1.3%\t1,5% Masson\t28636(71,0%)\t11683 (29,0%)\t813(2,0%)\t21481 (64,2%)\t6999 (20,9%)\t4994(14,9%)\t10115(55,0%)\t8268 (45.0%)\t95,7%\t2.6%\t1,8% Rousseau 175/176\t24147(64,1%)\t13514(35,9%)\t629 ( 1,6%)\t16532 (53,9%)\t9833 (32,0%)\t4332(14,1%)\t9170 (41,8%)\t12745 (58,2%)\t93,7%\t4,4%\t1,8% Terrebonne\t26046 (67,3%)\t12659 (32,7%)\t831 (2,1%)\t19671 (60,4%)\t8227 (25,3%)\t4674(14,3%)\t9192 (52,1%)\t8460 (47,9%)\t96,1%\t1 (w\t2,0% Laval\t\t\t\t\t-\t\t\t\t\t\t Chomedey\t11273 (27,3%)\t29988 (72,7%)\t5450 ( 11,7%)\t3239 (24,2%)\t25885 (67,7%)\t3109 (8,1%)\t8648 (26,4%)\t24124 (73,6%)\t50,6%\t15,3%\t34,1% Fabre\t23546(51,3%)\t22341 (48,7%)\t905 ( 1,9%)\t17679 (44,3%)\t16570 (41,5%)\t5661 (14,2%)\t12483 (43,9%)\t15952(56,1%)\t84.7%\t7,2%\t8,1% Laval-des-Rapides\t19035 (52.6%)\t17146(47,4%)\t751 (2,0!,)\t14179 (46,9%)\t12446 (41,1%)\t3639(12,0%)\t15511 (47,4%)\t17206 (52,6%)\t84.4%\t3,5%\t12,1% Mille-Iles\t22668(51,6%)\t21231 (48,4%)\t819(1,8%)\t17337 (45,7%)\t15966 (42,1%)\t4654(123)\t17252 (48,0%)\t18719 (52.0%)\t87,2%\t3,1%\t9,7% Vimont\t24519(50,0%)\t24475 (50,0%)\t841 (1,7%)\t18985 (44,9%)\t18857 (44,6%)\t4461 (10,5%)\t12089 (47,7%)\t13263 (52,5%)\t85.0%\t3,9%\t11,0% Montréal-Est\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Anjou\t15419(49,5%)\t15722(50,5%)\t522(1,6%)\t12453 (46,6%)\t11697 (43,8%)\t2576 (9,6%)\t12092 (45,9%)\t14272 (54,1%)\t81,3*\t5,0%\t13,7% Bourassa\t13063 (43,3%)\t17084 (56,7%)\t639 (2,1%)\t10423 (40.1%)\t12963 (49,9%)\t2588(10,0%)\t13374(42,6%)\t18028 (57,4%)\t72.2%\t4.1%\t23.7% Bourget\t17260 (53,7%)\t14857 (46,3%)\t750 (2,3%)\t12669 (45,4%)\t11687 (41,9%)\t3545(12,7%)\t14684 (46,6%)\t16830 (55,4%)\t86,4%\t5,8%\t9,8% Crémazie\t17120 (48,7%)\t18041 (51,3%)\t799 (2,2%)\t14482 (46,8%)\t14053 (45,4%)\t2413 (7,8%)\t14842 (43.5%)\t19267 (56,5%)\t73,1%\t5.9%\t15,0;, Gouin\t21854 (57,8%)\t15977(42,2%)\t805 (2,1%)\t17305 (56,4%)\t10944 (35,7%)\t2423 (7,9%)\t18599 (46.7%)\t21267 (53,3%)\t77.4%\t5.5%\t19,1% Hochelaga-Maisonneuve\t18511 (65,5%)\t9759 (34,5%)\t660 (2,3%)\t14858 (64,8%)\t6039 (26,3%)\t2040 (8,9%)\t15505 (50.5%)\t15190(49,5%)\t89,41,\t3,3%\t7,3% Jeanne-Mance\t8654 (24,7%)\t26449 (75,3%)\t719(2,0%)\t6534 (22,8%)\t21294 (74,2%)\t862 (3%)\t11106 (32,7%)\t22832 (67,3%)\t49.1%\t6,2%\t44,6% LaFontaine\t17779 (40,3%)\t26373 (59,7%)\t766(1,7%)\t12862(34,6%)\t20698 (55,7%)\t3621 (9,7%)\t8467 (48,8%)\t8891 (51,2%)\t65.5%\t5,1%\t29,5% Laurier-Dorion\t15384(37,2%)\t25921 (62,8%)\t1552 (3,6%)\t11592(34,7%)\t18522 (55,5%)\t3238 (9,8%)\t14621 (33,0%)\t29649 (67,0%)\t45,6%\t7,8%\t46,6% Mercier\t24687 (62,6%)\t14744 (37,4%)\t803 (2,0%)\t17523 (56,5%)\t9479 (30,6%)\t4024(12,9%)\t17544 (49,3%)\t18058 (50,7%)\t72,6%\t8,0%\t19,5% Pointe-aux-Trembles\t21425 (60,9%)\t13768(39,1%)\t550(1,5%)\t15999(55,8%)\t9965 (33,5%)\t3790(12,7%)\t14078 (49,8%)\t14177 (50,2%)\t90,5%\t3,3%\t6,2% Rosemont\t18814(53,6%)\t16282 (46,4%)\t758(2,1'?)\t14736 (49,2%)\t12236 (40,9%)\t2947 (9,9%)\t14607 (44,1%)\t15672 (55,9%)\t78,9%\t4,7%\t16,4% Sainte-Marie-St-Iacques\t23879 (58,7%)\t16832 (41,3%)\t987 (2,4%)\t16723 (54,7%)\t10061 (32,9%)\t3772(12,4%)\t18308 (50,6%)\t17909 (49.4%)\t77,7%\t7.3?\t15,0% Sauvé\t11870(40,6%)\t17372 (59,4%)\t710(2,4%)\t9264 (37,1%)\t13447(53,8%)\t2259 (9,1%)\t13215(44,2%)\t16682 (55.8%)\t73,0%\t4,4%\t22,6% Viau\t'0746(31,3%)\t23620 (68,7%)\t681 (1,9%)\t8463 (29,8%)\t17946 (63,2%)\t1991 (7,0%)\t11681 (32,8%)\t23885 (67,2%)\t54,6%\t4,3%\t41,1% Viger\t10982 (32,1%)\t23207 (67,9%)\t666(1,9%)\t8529 (29,2%)\t18743 (64,3%)\t1893 (6,5%)\t10159(31,1%)\t22481 (68,9%)\t61,2%\t6,5%\t31,3% Montréal-Ouest\t\t\t\t\t\t\t\t\ti\t\t Acadie\t9167 (22,0%)\t32423 (78,0%)\t725(1,7%)\t6736 (20,0%)\t24793 (73,7%)\t2110(6,3%)\t9410 (26,4%)\t26205 (73,6%)\t47,1%\t10,2!\t42,7% D'Arcy-McGee\t1401 (3,6%)\t37228 (96,4%)\t741 (1,9%)\t1084 (3,3%)\t21325(65,4%)\t10213(31,3%)\t1457 (3,9%)\t35662 (96,1%)\t14,9%\t54,4%\t30.7% Jacques-Cartier\t4016 n%>\t40689 (91,0%)\t409 (0,9%)\t3441 (8.8%)\t32839 (83,7%)\t2977 (7,5%)\t3595 (9,8%)\t32999 (90,2%)\t26,1%\t60,1%\t13,8% Marguerite-Bourgeoys\t10157 (27,0%)\t27517(73,0%)\t2194 (5,5%)\t7850 (23.0%)\t24046 (70,3%)\t2290 (6,7%)\t9638 (25,9%)\t27576 (74,1%)\t46.2%\t31,2%\t22.5% Marquette\t13627(38,5%)\t21739(61,5%)\t482(1,3%)\t11046 (36,3%)\t16774 (55,0%)\t2646 (8,7%)\t11517(32,5%)\t23874 (67,5%)\t64,0%\t24,9%\t11.0 \u2022 Mont-Royal\t5059(13,5%)\t32355 (86,5%)\t908 (2.4%)\t3727(13,1%)\t22827 (80,4%)\t1835 (6,5%)\t5741 (15,1%)\t32261 (84.9*)\t30,3%\t27,9%\t41,7% Nelligan\t9441 (18,2%)\t42498 (81,8%)\t775 (1,5%)\t8010(18,3%)\t33804 (77,2%)\t1997 (4,5%)\t6394(21,5%)\t23321 (78,5%)\t41,9%\t40,5%\t17,5% Notre-Dame-de-Grâce\t4855(13,4%)\t31305 (86,6%)\t864 (2,3%)\t3755 (12,6%)\t21716(73,1%)\t4245 (14,3)\t4566(12,4%)\t32168 (87,6%)\t24,7%\t51,8%\t23,4% Outremont 178/180\t13362(34,6%)\t25269 (65,4%)\t649(1,7%)\t9818(31,5%)\t19346 (62,1%)\t1985 (6,4%)\t12971 (35,5%)\t28159(68,5%)\t51,6%\t18,5%\t29,9% Robert-Baldwin\t4772(11,0%)\t38430 (89,0%)\t485(1,1%)\t3541 (9,8%)\t29865 (83,0%)\t2584 (7,2%)\t4368(13,9%)\t26972 (86,1%)\t28,6%\t46,0%\t25,3% Saint-Henri-Sainte-Anne\t17104(46,9%)\t19373 (53,1%)\t910(2,4%)\t14299 (45,9%)\t14940 (48.0%)\t1911(6,1%)\t14557(39,1%)\t22661 (60,9%)\t72,2%\t16,0%\t11,8% Saint-Laurent\t7213(17,1%)\t34856 (82,9%)\t965 (2,2%)\t5602(16,7%)\t25711 (76,7%)\t2194 (6,6%)\t7930(21,7%)\t28628 (78,3%)\t38,7%\t21.5%\t39.9% Verdun\t16269 (40,3%)\t24062 (59,7%)\t683(1,7%)\t11963 (35.5%)\t18392 (54,6%)\t3261 (9,9%)\t12350 (32,2%)\t25980 (67,8%)\t68,8;,\t23.4%\t7,8; Westmount-Saint-Louis\t6995 (\"5%)\t38180 (84,5%)\t746(1,6%)\t4378(13.1%)\t26478 (79,2%)\t2577 (7,7%)\t6077(15,3%)\t33545 (84,7%)\t33,3%\t40.5%\t26.2% Outaouais\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Chapleau\t14354 (27,5%)\t37788 (72,5%)\t895(1,7%)\t12564 (31,6%)\t25181 (633)\t2043 (5,2%)\t9262 (30.5%)\t21137 (69,5%)\t90,9%\t6,3%\t2,8% Gatineau\t10873 (30,2%)\t25153 (69,8%)\t357(1,0%)\t9363 (32,0%)\t19046 (65,1%)\t868(2,9%)\t7287 (30,4%)\t16716 (69,6%)\t79,8%\t16.3%\t3.9% Huit\t12394 (30,3%)\t28553(69,7%)\t683(1,6%)\t13947 (41,1%)\t19184 (56,6%)\t785 (2,3%)\t10531 (33,2%)\t21173 (66,8%)\t85,3%\t7,1%\t7,6% Papineau\t12371 (36,5%)\t21561 (63,5%)\t282 (0,8%)\t11703 (41,6%)\t15084(53,7%)\t1317(4,7%)\t6746 (32,6%)\t13946 (67,4%)\t89,3%\t9.9%\t0.8! Pomiac\t4484(12,7%;\t3C\">?0 (87,3%)\t446(1,2%)\t4184(14,5%)\t23066 (803)\t1518(5,3%)\t3644(14.7%)\t21082 (85,3%)\t54,5%\t41.3%\t4.2% Nord-Ouest\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Abitibi-Est\t16447 (57,9%)\t11980(42,1%)\t511 (1,8%)\t12514(54,5%)\t8397 (37,2%)\t1885 (8,3%)\t9476 (45,51)\t11331 (54,5%)\t93.8%\t3,1%\t3.1% Abitibi-Ouest\t17969 (61,8%)\t11093 (383)\t418(1,4%)\t17591 (74,4%)\t5993 (25,6%)\t\u2014\t11225 (46.9%)\t12703 (53,1%)\t98,2%\t0.9%\t0.9% Rouyn-Noranda-fémis.\t20555 (54,4%)\t17249 (45,6%)\t512(1,3%)\t18160(58.6%)\t10788 (34,8%)\t2030 (6.6%)\t12856 (45.4%)\t16792 (56.6%)\t95.1%\t5.8%\t1.2% Ungjva\t9187 U'6.9%)\t10396 (53,1%)\t31#(1,«)\t7276 (54.2%)\t5371340,0%)\t779 (5.8%)\t10743 £4,3%)\t9036 (45,7%)\t56.2%\t^ 3,6%\t40.2^ A 10 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 - ÉRENDUM 95 $Ç La guerre des sondages n'a fait que des gagnants Les principales maisons de sondage ont bel et bien annoncé un résultat serré MARIO FONTAINE ¦ En un sens, le référendum d'hier n'a fait que des perdants chez les Québécois.Mais du côté des sondeurs, il n'a fait que des gagnants.Les principales maisons avaient annoncé une égalité entre les camps du OUI et du NON, elles n'auraient pu être mieux servies.Som, Crop et Léger & Léger sont en effet aussi méritoires les uns que les autres, ayant prédit-presque à la décimale près le résultat final.Compte tenu des marges H'erreur, on ne pouvait mieux faire.Aux points, le SOM effectué du 22 au 25 octobre est tombé pile.49,5 p.cent pour le OUI et 55,5 p.cent pour le NON, une précision jamais vue auparavant.De quoi porter aux nues la firme de la Vieille capitale.Le Crop pris du 19 au 23 octobre et publié dans La Presse la semaine dernière est presque aussi précis, avec un écart d'à peine quatre dizièmes de point.Le Léger & Léger effectué du 23 au 26 octobre le talonne littéralement, à six dizièmes de point de SOM.Cette précision dans les résultats des trois grandes maisons est d'autant plus remarquable que cette quasi-égalité s'est manifestée seulement dans le dernier droit de la campagne.Car si Sondages référendaires Résultats bruts Après répartition Pondération des indécis1 réaliste2 \tN\tNon\tOui\tDiscrets\tNon\tOui\tNon\tOui Léger & Léger (20/10)\t1005\tL 42,2\t45,8\t-12'° J\t49,8\t50,2 .v .- ¦ .\u2022 .\u2022 ¦.» \u2022,¦\t51,2\t48,8 Crop (23/10)\t1072\t42,2\t44,5\t13,3\t51,0\t49,0\t\\ 52,2 \\ y.,\\ \u2022> .\u2022 \u2022 .'.*¦* iV» ¦'\t47,8 Angus Reid (25/10)\t1029\t40,0\t44,0\t16,0\t48,0\t52,01\t52,0\t48,0 Som (25/10)\t1115\t40,0\t46,0\t14,0\t50,5\t49,5\t50,5\t49,5 Léger & Léger (28/10)\t1003\t41,4\t46,8\t11,8\t50,0\t50,0\t50,2\t49,8 1 La méthode de répartition varie selon les maisons de sondage 2 Selon le sociologue Pierre Drouilly, qui accorde 25 % des indécis au OUI et 75 % au NON on les regarde dans leur ensemble, les 23 enquêtes d'opinion réalisées entre le dépôt de la question référendaire et le vote d'hier ont en effet indiqué une lente mais constante remontée de l'option souverainiste, avec un déclin parallèle de son pendant fédéraliste.Rien de spectaculaire dans ces variations, toutefois.On parle ici d'un tassement de plus ou moins cinq points pour le NON, et d'un gain parfois un peu plus important pour le OUI.Mais toutes les maisons n'ont pas fait état des mêmes changements, loin de là.Soulagement à Washington Presse Canadienne WASHINGTON ¦ La Maison-Blanche et le département d'État ont poussé un soupir de soulagement collectif hier soir.C'est du moins l'opinion de M.Jonathan Doe, un consultant américain qui s'est occupé des affaires canadiennes au département du Commerce pendant des années avant de quitter le gouvernement, il y a quelques mois.M.Doh a déclaré qu'il était encore en contact avec ses anciens collègues du département d'État, et qu'il connaissait donc leur état d'esprit.Il a expliqué que les États-Unis avaient toujours évité de s'immiscer dans le débat sur la souveraineté du Québec parce qu'il s'agissait d'uue question de politique interne.Mais récemment, cette question était passée dans le domaine de la politique étrangère pour les États-Unis, et le département d'État et la Maison-Blanche avaient dû faire des commentaires.Le résultat du référendum signifie que cette question redeviendra une question de politique interne canadienne.Il a affirmé que l'administration américaine ne se sentira pas tenue de commenter la victoire serrée du NON, alors qu'elle au- rait dû préparer une réaction pour une victoire du OUI.M.William Merkin, un consultant qui avait participé à la négociation de l'accord de libre-échange dans le camp du gouvernement américain, a affirmé que la victoire fédéraliste permettra aux deux pays de revenir à une situation « normale » au niveau du commerce international.Il a expliqué qu'au cours des dernières semaines, le Canada et les États-Unis avaient mis la pédale douce en fait de conflits commerciaux.Ces conflits, qui mijotaient, pourraient donc refaire surface.Paris prend acte du NON et réaffirme sa fidélité au Québec MICHEL DOLBEC de la Presse Canadienne PARIS ¦ À peine connue la mince victoire du NON, Paris s'est empressé de prendre acte du choix des Québécois tout en réaffirmant sa fidélité au Québec.« La France prend acte du résultat de cette consultation, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.Elle entend tout naturellement confirmer et développer les relations directes et privilégiées qui l'unissent au Québec, partenaire essentiel du monde francophone.» Le Quai d'Orsay a ajouté que la visite que le premier ministre Alain Juppé effectuera l'an prochain au Québec sera « l'illustration de cette fidélité aux liens tissés par l'histoire ».À Paris, il était 4 h 20 du matin lorsque la victoire du NON a été annoncée.La nouvelle a été accueillie dans un silence de mort à la Délégation générale du Québec.Près d'un millier de Québécois vivant ou séjournant dans la capitale française, des étudiants pour une large part» souverainistes en majorité, attirés par tout le tapage médiatique fait ces derniers jours autour du référendum, s'étaient massés à la Délégation pour regarder la soirée référendaire de Radio-Cana-da diffusée en direct sur TV5-Europe.Les salons de la délégation, rue Pergolèse, étaient bourrés à craquer, au point où il était impossible d'y circuler.Environ 200 personnes avaient préféré suivre la soirée en plein air dans la cour intérieure, où il faisait plus frais.Les « Québéco-pari-siens » ont eux aussi suivi la lutte serrée entre le OUI et le NON en retenant leur souffle, ou en se rongeant les ongles.Us ont frissonné, tout en sachant que cela ne voulait rien dire, quand les premiers résultats, donnant une forte avance à la souveraineté, se sont affichés à l'écran.Mais pour le reste, ils n'ont guère eu l'occasion de s'emballer tant la bataille était chaude.L'incrédulité aura en fait été ici le sentiment dominant.« C'est incroyable ! », est le commentaire le plus fréquemment entendu pendant la nuit.La délégation s'est rapidement vidée dans les minutes qui ont suivi le moment où le camp fédéraliste a été déclaré gagnant.« Moi, je rentre plus jamais au Québec », a laissé tomber en sortant une toute jeune femme aux yeux rougis.D'autres étaient moins tranchants.Et plus philosophes.« C'est décevant.C'est pas le meilleur scénario.Mais ça nous donne un levier pour négocier quelques chose en attendant la prochaine fois, qui sera la bonne.Mais Chrétien devra comprendre qu'il vient de se passer quelque chose », a dit pour sa part un étudiant.Aucune personnalité politique française importante ne s'était déplacée à la Délégation.Le délégué général Claude Roquet devait en revanche en recevoir quelques-unes à sa résidence de 1 Avenue Foch ce matin pour le petit-déjeuner.L'influent président de l'Assemblée nationale, le pro-souverainiste Philippe Séguin, devait y assister.Un Torontois coincé entre la gigue et la complainte CÉRALD LEBLANC envoyé spécial La Presse à TORONTO m Bill est arrivé vers 20 h 30, avec son béret à pompon et sa chemise à carreaux, surtout avec l'instrument écossais des grandes occasions, la cornemuse.Il m'a raconté que Français et Écossais étaient destinés à s'entendre jusqu'à ce que les Anglais, toujours eux, ne n'interposent.Bill était prêt à toute éventua-lié : une complainte pour un OUI et une gigue pour un NON.N'en pouvant plus de voir la balance osciller, il a improvisé une sorte d'ode à l'indécision.Un unifolié gênant Et une autre convive, une brave dame qui avait aimé un journaliste de La Presse, dont elle avait oublié le nom, ne savait plus quoi faire de son unifolié géant, s'en draper dans l'amertume ou le hisser en triomphe.Tout ça au coeur du coeur du Canada, au centre-ville de Toronto, au Pub |ack Russel, belle bourgeoise victorienne construite par le secrétaire général du fcanada en \\effi et ayant abrité un premier ministre de l'Ontario, lieu de rendez-vous de la faune de Queen's Park, qui avait organisé un party du référendum.Branché sur le réseau News-world de la CBC, la quarantaine de convives référendaires retenait son souffle, se disant tantôt qu'on l'avait échappé belle et tantôt qu'on avait hélas oublié de préparer un plan B pour une victoire du OUI, que Jean Chrétien avait écarté comme purement chimérique.\u2022 La faute à Pi Rentré tard dans la course, le Canada l'a poursuivi jusqu'à la toute première minute.Hier matin tous les quotidiens étaient encore en pleine campagne, avec force drapeaux à la UNE et même un éditorial du Globe and Mail disant que tout ce qui arrivait était la faute à Pierre Elliott Trudeau.Dans le magazine culturel, même le terrible Mordecai avait de bons mots pour la province qu'il a tant dénigrée.On voyait encore des uni/oliés plantés à travers les paquets de cigarette chez le dépanneur, tout comme Léger & Léger, par exemple, accordait 43,8 p.cent au OUI et 42,9 p.cent au NON dans son sondage du 8 septembre.Presque deux mois plus tard, le OUI n'avait monté selon elle que de trois points et le NON baissé de 1,5 point.Dans l'ensemble, par rapport au Jack Russel Bar, où le drapeau du Canada côtoyait cependant les sorcières et tètes de mort de l'Halloween.On sentait cependant que la danse des drapeaux n'arrivait plus à couvrir la colère de la famille canadienne devant l'enfant gâtée du Québec.Quelques chroniqueurs, du terrible Toronto Sun mais aussi du Star, laissaient présager le pire pour le Québec bien-aimé si jamais il ne votait pas du bon bord.La prison pour les Bleu Poudre Et une grande gueule des tribunes téléphoniques, comme celles de chez-nous, suppliait l'animateur de lancer une offensive nationale pour l'arrestation et l'emprisonnement des Bleu Poudre, pour crime de lèse-majesté.Au Jack Russel Pub, Bob Hu-get, ex-député néo-démocrate de Sarnia, me disait que le test serait ce matin.« Verra-t-on encore une parade de drapeaux canadiens devant l'hôtel de ville de Toronto, au Square Phillipps, pour réclamer des changements pouvant satisfaire les aspirations légitimes du QuéÇ^c ?Infographie La Presse au référendum de 1980, les maisons de sondage ont fait preuve d'une grande prudence.On est loin, ici, des prédictions farfelues d'un IQOP, qui annonçait une victoire du OUI à une semaine du scrutin.C'est finalement le NON qui l'avait emporté, avec 59,6 p.cent des voix.IQOP a depuis fermé ses portes.De fait, les techniques de sondage se sont beaucoup raffinées depuis ce temps.Grâce aux prises de données directement sur ordinateur, mais aussi au raffinement mis à décortiquer les indécis.Avec des questions de relance, des résultats divers qu'on croise en fonction de l'âge, de la langue, de la scolarité, du revenu et du lieu de résidence de la personne interrogée, on peut désormais déduire avec une certaine justesse comment elle devrait voter.Mais cela reste aléatoire et ce sont les 12, 13, 14 p.cent d'indécis ou de discrets qui ont donné des ulcères aux sondeurs jusqu'à la dernière minute, eux qui ne savaient pas être tombés si juste.Leur réputation se construit en effet beaucoup sur la précision de leurs prédictions, lesquelles dépendent en bout de ligne de gens qui ne veulent rien leur révéler ! D'où le soin apporté à élaborer des grilles de pondération.Chacun a la sienne et, ei plus, ces grilles peuvent varier d'un sondage à l'autre.Beaucoup de travail, en somme, pour un revenu modeste.Car contrairement à ce qu'on pourrait croire, aucune des grandes maisons tire plus de cinq p.cent de ses revenus des sondages politiques.Ceux-ci leur procurent en revanche une notoriété propre à leur amener d'autres clients.Vous prendrez vite 8980 o o AGENTS AUTORISÉS Chomedey Boutique Cellulaire Tél.: (514) 686-6959 Métro Com Canada Te! :(514)687-4000 Dollard-des Ormeaux C.T.M.Banlieue Ouest Tél.: (514) 626-8888 follette Boutique du Téléphone enr.Tél.: (514) 752-5030 Lafontaine Cosap Tél.(514)431-5122 Laval Audiocom Laval inc.Tél.: (514) 681-8340 Centre du Téléphone Mobile-Auteuil Tél.: (514) 628-9366 Longueuil Ceilcom Rive-Sud Tél.: (514) 463-7777 Triacomm Tél.: (514) 928-2244 Montréal A8CO Télécom Tél.: (514) 389-8900 Autocell inc.Tél.: (514) 257-9292 C.B.C.I.Télécom Tél.: (514) 748-5224 Carrefour Angrignon Tél.: (514) 363-6610 Communication Idéale Montréal-Est Tél.: (514) 645-4455 Locatel Itée Tél.: (514) 593-5555 L LA PRESSE.MONTRÉAL MARDI 51 OCTOBRE 1995 \u2022 A 11 - RÉFÉRENDUM 95 j£ Qui-vive chez tes cambistes TÉLÉPHOTO PC un cambiste d'une banque canadienne à Toronto agite un fleurdelysé pendant que se déroule l'Invraisemblable match des chiffres du OUI et du NON à la télé.i le pli TAXES EN SUS Offre combinée avec un abonnement de 49,95 S/mois* incluant : \u2022 Appels de durée illimitée le soir et le week-end.\" 30 minutes d'appels locaux par mois.\u2022 Aucuns frais d'activation.\u2022 Tout autre appel local à seulement 55 c la minute.\u2022Offre disponible jusqu'au 31 décembre, 1995.Contrat minimum de 12 mois.Sous réserve de l'approbation de crédit.Taxes, frais d'interurbain, frais d'abonnés itinérants et options additionnelles en sus.L'appareil peut différer du modèle illustré.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Disponible chez les agents participants.Bell Mobilité Location CE.Tél.: (514) 891-0008 Télécentre Québec Tél.: (514) 485-5222 Rosemère Centre du Téléphone Mobile Tél.: (514) 979-3838 Shawinigan Reynolds Radio inc.Tél.: (819) 539-1992 Sherbrooke Audiotec Tél.: (819) 562-9262 Gobeil et Filles inc.Tél.: (819) 563-0406 Ste-Agathe-des-Monts Autoradios C.V.L.inc.Tél.: (819) 326-2006 St-Eustache Communications J.D.Tél.: (514) 974-7444 St-Hyacinthe Info-Comm Tél.: (514) 778-1911 Terrebonne Galeries Est Tél.: (514) 942-8686 Tracy Radio Michel inc.Tél.: (514) 746-7777 Verdun Citécell Tél.: (514) 762-2000 Ville Mercier Distribution Réjean Mailloux inc.Tél.: (514) 951-0446 Ville St-Laurent j.G.Communication Tél.: (514) 956-8885 Lazer Auto Tél.: (514) 334-4785 Satisfaction modérée du côté de Wall Street RICHARD MÉTU collaboration spéciale NEW YORK ¦ Les marchés financiers américains devraient accueillir avec un enthousiasme plutôt modéré la victoire du NON, selon les représentants de Wall Street qui ont suivi le reportage en direct du vote référendaire du Québec hier soir au consulat canadien de New York.« Même après la victoire du NON, les investisseurs continueront à jeter un regard critique sur le Québec, a déclaré Dean Dolan, de la firme de courtage Bear Stearn, de New York.Le verdict est beaucoup trop serré pour penser que la question de l'avenir de la province au sein du Canada ne reviendra pas sur le tapis à court terme.» Même s'il a prédit une « une augmentation marginale » du dollar canadien, John Krcy, de la banque privée Barclays, a également soutenu qu'une certaine nervosité continuerait de planer sur les marchés financiers américains au lendemain du référendum québécois.« La question québécoise ne disparaîtra pas, a-t-il déclaré.Et si l'on ajoute le point d'interrogation que constitue le prochain budget canadien, les investisseurs resteront sur leurs gardes au cours des prochains mois.» Dylan McKenzie, un cambiste de Chicago, a pour sa part adopté une attitude plutôt calme quant à la réaction des marchés de change aujourd'hui.m Je ne prévois pas de grands changements, a-t-il dit Le dollar canadien devrait rester à peu près au même niveau qu'au cours des derniers jours» alors que le marché attendra de voir ce qui arrivera sur le plan politique.« Malheureusement, a ajouté McKenzie, si le NON l'avait emporté par une marge plus élevée, le dollar aurait rebondi de façon plus vigoureuse.» Sous le couvert de l'anonymat, un courtier travaillant pour une maison importante de Wall Street a pour sa part prédit que les marchés financiers réagiraient de façon « favorable » au vote québécois, bien que cette réaction serait « tempérée par la victoire très mince du NON ».« Les questions fiscales continueront également à préoccuper les investisseurs qui s'intéressent au Québec, a-t-il dit.Il n'y a pas que le référendum qui compte.» Environ 250 personnes ont assisté à la retransmission en direct du reportage référendaire de Radio-Canada hier soir au consulat canadien de New York.La plupart d'entre eux étaient des Canadiens anglophones étudiant ou travaillant à New York.Us ont accueilli avec des applaudissements les toutes premières indications de la victoire du NON.Une salle à part avait été aménagée pour les Québécois souhaitant suivre le reportage de Radio-Canada en français.Avant Bernard Derome et Jean-François Lépine, ils ont eu droit à une demi-heure de la Petite vie.Pendant ce temps, leurs compatriotes d'expression anglaise regardaient un reportage sur le référendum de 1980.LA JOURNEE 76 DU DOLLAR CANADIEN (en cents US) 10:30 12:00 13: Le dollar bondit sur l'avance du NON PAUL DURIVAGE ¦ Le dollar canadien a bondi de près de trois cents hier soir, alors que les opérateurs révisaient leurs point de vue sur le marché, d'abord à la baisse, mais ensuite fortement à la hausse tandis que le NON marquait son avance sur le OUI.Le dollar canadien, qui avait perdu près de deux cents américains au cours des deux dernières semaines, cotait plus de 75 cents US en fin de soirée sur le marché interbancaire poursuivi par les cambistes, comparé à 73,58 cents à la fermeture du marché officiel hier après-midi.Il avait d'abord glissé momentanément sous les 72 cents à l'ouverture des affaires sur le marché asiatique, aussitôt révélé le contenu d'une première boîte de scrutin qui donnait la majorité au OUI.Le dollar devait cependant se refaire une popularité au fur et à mesure que progressait le NON.Les bons du Trésor de 90 jours, servant de base au calcul hebdomadaire du taux d'escompte, étaient par ailleurs en baisse de près d'un point et demie de pourcentage au même moment, suggérant une possible réduction de même ampleur du taux directeur cet après-midi.Les préoccupations renaissantes des investisseurs concernant l'état des finances publiques pourraient cependant modifier ces chiffres, considérant le peu de marge de manoeuvre laissé au gouvernement fédéral par les électeurs québécois.« Le marché a réagi positivement, mais ce n'était pas la fête attendue avec un résultat plus décisif, a commenté Avery Shen-feld, économiste de CIBC Wood Gundy en entrevue à l'agence de presse financière Dow Jones qui prolongea son service jusqu'à tard hier soir.Le marché récupère les pertes de la semaine dernière, mais il n'y a pas de signe qu'il veut aller plus loin ».Le marché de nuit était anormalement animé hier, la plupart des banques et des grandes firmes de courtage ayant gardé leurs opérateurs en poste, non seulement dans les salles de change canadiennes mais également dans leurs bureaux de trésorerie à l'étranger le cas échéant.À Toronto, certaines firmes ont même réservé des chambres d'hôtel pour leurs cambistes sujets à passer une nuit blanche.Le dollar avait de même connu des heures mouvementées sur le marché officiel nord-améri- cain dans la Journée hier, alors que les Québécois se pressaient encore aux urnes.La devise a oscillé entre un sommet de 74,1 et un bas de 72,96 cents US» une fourchette anormalement grande.Selon Pierre Ghazi, directeur des marchés monétaires à la Banque de Montréal, les investisseurs encore sur la brèche ont voulu couvrir des positions à découvert devenues trop risquées.Les volumes étaient généralement faibles mais le marché peu liquide, de sorte qu'il suffisait de peu pour débalancer le huard.La Banque du Canada, qui disposait d'une réserve en devises étrangères de 16 milliards pour protéger sa devise, est intervenue sur le marché monétaire à deux occasions pour empêcher les taux courts de partir à la hausse.Les marchés boursiers canadiens, fermés à l'heure habituelle, ont pour leur part ignoré les conséquences d'une éventuelle victoire du camp du OUI.L'indice boursier, l'indice composé TSE-300 de la Bourse de Toronto a clôturé en hausse de 44,57 points à 4379,76 points, surpassant, fait rare, la bonne performance du Dow Jones des industrielles de la Bourse de New York (+14,82 à 4756,56 ).Premières réactions positives du marché obligataire MIVILLE TREMBLAY ¦ Le marché obligataire a réagi positivement à la très mince victoire du NON, hier soir.À 22 h 30, peu après que Radio-Canada eut prédit une majorité de NON, la valeur des obligations à long terme ( 30 ans ) était en hausse de 1,6 p.cent depuis la fin de l'après-midi.« Les gens sont plutôt soulagés », a déclaré le chef négociateur d'une grande salle de marché de Toronto.Mais le caractère très serré du résultat empêchera la disparition complète de la prime de risque associée à l'incertitude politique.Cela limitera la force du ralley des valeurs canadiennes, estime ce négociateur.Hier soir, on n'a pas réagi au ton batailleur du discours du premier ministre Jacques Parizeau, quoique des investisseurs du Canada anglais ont appelé des courtiers montréalais pour obtenir leur interprétation.On s'en est bien gardé, a dit l'un deux.« Les marchés sont soulagés, mais déçus que la question n'a pas été réglée», a affirmé M.Selig Sechzer, vice-président d'Alliance Capital, un important gestionnaire de portefeuille de New York.11 pense que les leaders politiques québécois et canadiens doivent comprendre que les Québécois veulent des changements et que les Canadiens veulent conserver leur pays.Un négociateur de Montréal souligne que le ministre des Finances Paul Martin aura maintenant plus de difficulté à poursuivre la réduction de} dépenses publiques dans ce nouveau contexte.Il ajoute que le prochain budget ontarien va, par voie de comparaison, accroître la pression sur le ministre des Finances du Québec, M.Jean Cam-peau.Un peu avant 21 h, lorsque l'avance du OUI s'est effritée, le marché obligataire canadien a pris son envol, enregistrant un gain de 3 p.cent en valeur sur les titres de 30 ans.Une prise de profits a réduit cette progression.Certains opérateurs rapportaient des transactions nombreuses, mais de taille modeste.L'écart qui sépare les obligations canadiennes des obligations américaines de 10 ans, une mesure du risque qui sépare les emprunteurs, s'est resserré à 154 points de base, contre 170 points à 17 h, rapporte un courtier américain.( 100 points de base 1 p.cent ) L'écart sur les obligations à long terme du Québec et du Canada s'est resserré de 20 points de base à 74 points.Le volume échangé était modeste.Bien des investisseurs canadiens ont poussé un soupir de soulagement, car « très peu de gens avaient un plan B », affirme un autre négociateur canadien.Malgré les sondages, beaucoup d'investisseurs canadiens « ont nié la probablité d'un NON ».M.Warren A.Keyser, gestionnaire de portefeuille obligataire pour Fiduciary Trust, de New York, a déclaré en fin d'après-midi qu'il gageait sur un NON serré.« Je serai content si c'est NON.Si c'est OUI.je serai triste, mais je vais attendre pour évaluer la situation.Il ^t peu probabjc que je négocie ce soir.» A12 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 31 OCTOBRE 1995 H réf 5 a £ a u ii ùi us photo robert skinner.La Presse À circonstances exceptionnelles, couverture exceptionnelle : le réseau de télévision américain ABC a consacré hier soir de longues minutes au Québec.Pour l'occasion, le reporter vedette Peter Jennings a fait un topo du haut du mont Royal.un suspense à l'avantage de Bernard Télévision LOUISE COUSINEAU ¦ lia fallu attendre jusqu'à 22 h 20 pour que Bernard De-rome nous annonce l'issue du référendum.La soirée s'est donc en un sens arrêtée là à toutes les télévisions, puisque c'est maintenant M.Derome qui a le privilège insigne d'annoncer que les jeux sont faits.La plus longue soirée électorale de notre vie, peut-être.Pensez-y : à 22 h, on n'était pas encore fixé, Bernard n'avait pas prononcé LA phrase.Le suspense n'a jamais été aussi grand de mémoire de chroniqueur de télévision.Au référendum de 80, le sort avait été réglé en 50 minutes.Pas du côté où j'avais voté, alors j'aime mieux le suspense .Comme toujours, Radio-Canada a une machine qui bat tout le monde.Les comtés sont clairement identifiés en rouge ou bleu, et Bernard nous personnifie le comté.À Sorel, on est chez M.Simard.Saint-Iean n'est pas toujours le comté baromètre : rappelez-vous en 36.Michel Bélanger, grand patron du NON, a été interviewé depuis le Métropolis juste au moment où pour la première fois de la soirée, le NON prenait le devant.Grands cris de joie chez les NON.M.Bélanger s'exclame : « C'est la première fois que je suis aussi bien reçu à Radio-Canada ! » À TVA, le chef de la CSN Gérald Larose a dit : « À partir de 47 % de OUÏ, le Canada a un immense problème.» À Radio-Québec, le studio était d'abord bruyant comme un party.Peu à peu, les bruits se sont calmés.Les NON ne sont jamais aussi excités que les OUI.À chacun sa sorte de plaisir.La radio montréalaise a bien tenu le coup SUZANNE COLPRON ¦ La radio montréalaise s'est bien tirée d'affaires hier lors de la soirée référendaire.CBF, CKAC et CKVL ont mis en onde des émissions spéciales sur le référendum du Québec.La radio de Radio-Canada a tenu le coup toute la soirée et toute la nuit jusqu'au matin.Les journalistes, en poste dans les régions et à Montréal, ont rendu compte des résultats avec rapidité.Mais il a fallu attendre 22 h 20 pour entendre la petite phrase tant attendue : « «Si la tendance se maintient, Radio-Canada prévoit la victoire du NON.»» Et cela après le dépouillement de 93 % des bulletins .Les réactions enthousiastes ont immédiatement suivi au Métropolis où s'étaient réunis les partisans du NON.Pendant ce temps, les gens du OUI se résignaient en silence au Palais des congrès.Il ne semblait y avoir aucune manifestation d'émotion dans la foule.« «Nous sommes déçus, mais nous acceptons le résultat, a déclaré la ministre Pauline Marois en prenant la parole.Nous avons fait des progrès.Rien, désormais, ne pourra entraver notre marche même si elle est un peu plus longue que prévue.» À l'hôtel Delta, Mario Du-mont a été le premier des trois chefs du OUI à parler publiquement.Il a mentionné qu'il avait gagné son pari dans sa circonscription où une majorité de citoyens a opté pour le projet souverainiste.Tout comme la radio de Radio-Canada, CKAC avait des journalistes dans toutes les régions du Québec grâce à ses stations affiliées.Un journaliste était en poste à New York e; un autre à Paris.À Montréal, CKAC avait eu la bonne idée d'envoyer un journaliste au Medley, ce bar qui a ouvert ses portes dans l'ancien Vieux Munich et où les Colocs lançaient hier soir leur nouvel album dans le cadre d'un spectacle des artistes pour la souveraineté.CKVL, de son côté, a mis en ondes une émission spéciale animée par André Arthur et Pierre Pascau.Plusieurs invités se sont suivis au micro tandis que les animateurs donnaient les résultats du vote.Le scrutin est resté serré durant toute la soirée.Le OUI a pris la vedette pendant les 90 premières minutes du dépouillement avant de basculer sous la barre des 50 %.À 21 h 35, le OUI récoltait 49,9 % des voix, tandis que le NON atteignait, pour la première fois, 50,1 %.Le NON a poursuivi sa remontée en grignotant petit à petit l'avance du OUI pour se fixer à 50,6 %.À Radio-Canada, l'animateur Michel Lacombe a commenté et analysé la soirée avec ses invités.Les communautés ne veulent pas être tenues responsables de la défaite du OUI PIERRE CINGRAS ¦ Le Congrès juif du Canada a été outré par les propos du premier ministre Jacques Parizeau, qui attribue la victoire du NON « à l'argent et au vote ethnique ».« C'est un discours xénophobe qui frise le racisme, un discours qui menace notre démocratie, a fait savoir Jack ledwab, le directeur général du Confrès juif du Canada.M.Parizeau a toujours dit qu'un Québécois égalait un vote et que nous étions tous égaux.Il vient de se contredire d'éclatante façon.C'est faire honte à la mémoire et aux principes de René Lévesque.» Les communautés culturelles ne veulent pas, en effet, porter le blâme du camp souverainiste pour la défaite du OUI et souhaitent une rapide réconciliation entre les tenants des deux options.Président du Congrès national des Italo-Canadiens, Nick Pierni indique que les résultats référendaires le laissent un peu per- plexe.Ce partage presque à parts égales du vote était justement ce qu'il appréhendait le plus.« C'est inquiétant, dit-il.J'espère que les communautés culturelles ne seront pas accusées par les gens du OUI de leur avoir avoir volé un pays.Nous avons, nous aussi, exprimé notre opinion qui se trouve à être la voix de la majorité.Nous croyoans toutefois que les lendemains seront sereins.» Selon M.Pierni, les résultats démontrent cependant plus que jamais « qu'il faut travailler à refaire cette confédération car ça ne marche pas actuellement ».La communauté italienne, qui compte 230 000 membres au Québec, dont 185 000 à Montréal, a fait front commun au cours de la campagne avec les congrès juif et hellénique pour dénoncer ce qu'elle considérait comme des écarts de langage du comité du OUI à l'endroit des communautés culturelles.Le Congrès national des Italo-Qué-becois n'a jamais fait de secret de ses allégeances.Selon M.Pierni, c'est 85 % de la communauté italienne qui a voté NON.Au Congrès juif canadien, on fait valoir que môme si la marge est très mince, c'est le NON qui est victorieux.« La majorité des Québécois veulent continuer à rester dans le Canada et préfère un système gouvernemental fédéral », dit Reisa Teitlebaum, présidente du chapitre québécois du congrès.La communauté juive compte 100 000 membres à Montréal Chez les 80 000 Québécois d'origine grecque vivant à Montréal, le résultat constitue un message sans équivoque à Ottawa.« Le vote indique que le Québec a un immense besoin de changement, même s'il est évident que les gens ne veulent pas se séparer, confie Sotiris Anty-pas, président du Congrès hellénique du Québec.Le reste du Canada ne pourra pas ignorer Sue 50 % des Québécois veulent u changement.» Il insiste toutefois pour mentionner que peu importent les résultats, les Québécois de toutes origines devront demain « tra- vailler ensemble pour le bien-être du Québec, pour son essor écomique, pour la paix sociale ».À ceux qui voudraient tenir les communautés culturellles en grande partie responsable de la défaite du OUI, M.Antypas fait valoir «c qu'il y a beaucoup plus de Québécois francophones qui ont voté NON que de membres des communautés culturelles.Jasmire Polifort, présidente du conseil d'administration du Bureau de la communauté chrétienne haïtienne de Montréal, estime que les résultats, et surtout les taux de participation, démontrent que la démocratie est en excellente santé au Québec.Les 50 000 Montréalais d'origine haïtienne ne forment pas un groupe monolithique au point de vue politique, dit-elle.«c On peut se demander, aujourd'hui, comment il se fait que le message souverainiste ne passe pas chez les commauntés culurelles », dit-elle.Il n'en reste pas moins que demain, tous les Québécois devront marcher main dans la main ».photo Christian cuay.La Presse Les Colocs étaient vraiment déchaînés hier soir.Beaucoup de leurs invités aussi.Un lancement qui aurait pu être historique.ALAIN BRUNEI ¦ « Si c'est OUI.on jouera très longtemps.Si c'est NON, on va jouer longtemps pareil ! ! !» a clamé Dédé Fortin, leader des Colocs.Ça aurait pu être un lancement de disque .historique.Comme au Palais des congrès et au Métropolis, les réseaux de télé et de radio étaient présents au Medley, où se sont retrouvés nombre de partisans du OUI issus du milieu des variétés et de la chanson québécoise.Plusieurs artistes ont fait acte de présence ; plus de 2 000 personnes avaient rempli le Medley à craquer.Et les Colocs furent dé-chai-nés.Aux allures heavy bastringue, mêlant blues, rock et fanfare déglinguée ( une section de vents donnait une nouvelle couleur à la formation ), Dédé Fortin et ses collègues ont viré le Medley à l'envers .pour un moment.On a évidemment livré sur scène un condensé d'Atrocetomi-que , nouvel album des Colocs.Le guitariste Mike Sawatzky, un Cri originaire de Saskatoon, a même eu le loisir d'interpréter Luvlagirl, une chanson en .anglais.« On va leur montrer qu'on reste ouvert », a lancé Dédé For- tin en guise d'introduction \u2014 chaudement applaudie, on le devine bien.À compter de 20 h, l'auditoire des Colocs s'est branché sur les émissions spéciales, retransmises sur écran géant.Est-il besoin que chaque résultat partiel en faveur du OUI générait des ovations monstres ! Surchauffée d'entrée, la salle a perdu un peu de sa ferveur initiale lorsque le NON a pris une légère avance.Et l'enthousiasme a carrément chuté .À 22 h 20, lorsque Bernard Derome a annoncé la victoire du NON ( « Si la tendance se maintient.»), les réactions ont été timides dans la salle.Quelques cris de désespoir, isolés, ont été remarqués .des inconnus sont montés sur les planches pour intervenir avant d'être évincés.On pouvait alors entendre La Bitte à Tibi, de Raoul Du-guay .Un pays coloooooonisé, à li-bé-rcr.Dédé Fortin, assis entre deux « sets », a déclaré : « le ne suis pas nationaleux, mais je ne trou-vais pas la raison pour dire NON.Ce n'est pas un rêve illégitime.» Toujours selon Fortin, le choix du 30 octobre, c'était quitte ou double.Idem pour son entourage : « Lorsque nous avons envisagé faire ce lancement, nous avions deux autres dates au choix.Le 31 octobre, cela aurait été noyé par l'effet de la veille.Le 6 novembre, lendemain du Gala de l'ADISQ.l'effet aurait été le même.Dédé était pour le OUI et il s'est dit que ce serait un genre de porte-bonheur », a expliqué Raymond Paquin, manager des Colocs.« Quand la décision a été prise de faire ce lancement, le NON était en avance de 10 points.On s'était dit ça serait plate, qu'on allait perdre.Autant fêter .» a ajouté Ian Tremblay, grand patron de l'étiquette BMG-Québec, qui endosse le nouvel album des Colocs.Marc Déry, chanteur de Zébu-Ion, était aussi présent : «c Les gars du bu mi sont assez proches des Colocs.C'était une excellente idée que de faire un lancement le soir du référendum.le me suis laissé prendre par le jeu.l'aime ça.» C'était, bien sûr, avant l'issue du vote .La rock star Éric Lapointe portait un veston sur lequel était cousu le fleurdelisé.« Y a pas beaucoup d'occasions de porter ce veston : au Forum lors de la soirée des AS, puis ce soir.C'est assez dur de passer inaperçu », a-t-il blagué, avant d'ajouter qu'il militait déjà pour le Parti québécois à l'âge de 17 ans.« Depuis lors, je n'ai jamais arrêté de rêver à ça.» Richard Séguin, qui vient de lancer l'album D'Instinct, se sentait hier «c rempli d'énergie ».« le suis allé voter avec ma blonde et ma fille.Mayou a 18 ans, elle a baigné là-dedans depuis toujours, elle a participé avec nous à cette grande marche.Un feeling ben spécial », a-t-il raconté.Un peu plus tard à la télé, Séguin a scandé, sous un tonnerre d'applaudissements : « On ne veut plus d'un Québec distinct, mais bien un Québec souverain .» Paul Piché, qui n'est pas resté toute la soirée au Medley, paraissait songeur.« Il est trop tôt pour s énerver, on va attendre le résultat final.» a-t-il dit.« le suis allé voter ce matin, chez moi à La Minerve.le suis allé au bar, j'ai rencontré du monde et on n'a pas eu de chicane comme ce fut parfois le cas.C'était plus serein .» La chanteuse Marie-Denise Pelletier s'était aussi pointée au Medley.« le suis née nationaliste ! En 1976, j'avais 16 ans et j'étais allée au Centre Paul-Sauvé.Il y a une couple de mois, je n'y croyais plus, le suis donc très surprise de cette effervescence.Une nouvelle génération a poussé, elle fera la différence.» Le premier référendum branché de l'histoire du Québec MARIE-ANDRÉE AMIOT et ANDRÉ BÉLANGER collaboration spéciale ¦ L'émotion allait dans tous les sens hier soir sur l'autoroute électronique.Un peu de soulagement, beaucoup d'anticipation, mais surtout, de la consternation chez les internautes.C'est que les adeptes de l'Internet se sont toujours montrés éminemment favorables à l'option du Parti québécois.Plus de 75% des internautes avaient en effet vote OUI dans le cadre de deux référendums realises sur l'Internet.Un manifeste pour le OUI créé par le journaliste (ean-Hugues Roy avait réuni plus de 110 signature Les initiatives en faveur du I )UI ont été tellement nombreu-sei qu'on a cessé depuis belle lu-iette de les compter.Par ailleurs.Lies tenants 4i NON se sont fafa beaucoup fais discrets.C'est que les partisans de l'option fédéralistes se sont fait « carrément » ramasser par les internautes favorables au OUI.Les amateurs de hockey ont pu délaisser les conférences d'idées aux sujets généraux, telles mtl.gênerai ou soc.culture.quebee, puisque ces dernières ont été inondées de messages sur la question référendaire.Même son de cloche chez les serveurs commerciaux comme CompuServe ou eWorld où le sens des questions portait davantage sur les raisons profondes qui ont poussé les Québécois à vouloir se dissocier du Canada.« Ça rappelait le What does Québec want des années 60», faisait remarquer un adepte de eWorld, qui a patiemment et diligemment répondu à toutes les questions formulées par les membres venant du inonde entier, r Par ailleurs, la présence cana- dienne a été beaucoup plus importante, voire envahissante dans les conférences à saveur référendaire.Et ce sont les internautes souverainistes qui ont littéralement pris d'assaut les sites de l'Internet.Un groupe d'Ottawa a même décidé de recenser tous les Québécois ayant une adresse sur l'Internet.Pascal Gosselin, un internaute invétéré, avait posté un message dans la conférence rec.aviation.owning qui s'adresse, comme l'indique son nom, aux amateurs d'aviation.Dimanche encore, il recevait un message d'amitié d'un illustre inconnu.La réaction ne s'est pas fait attendre et certains|ryessages ont parfois frisé l'insultr.Mais quelques messages ont été plutôt surprenants.Un envoi de John Edwards, de North Vancouver, encourageait les Québécois à voter OUI, histoire de jeter le gouvernement de Jean Chrétien à terre et d'en finir une fois pour toutes avec un gouvernement fédéral central.D'autres internautes ont traité de la question des rabais offerts par les compagnies de téléphone et les compagnies aériennes.Un exemple : « Les compagnies qui se sont livrées à ces manoeuvres sont passibles d'une amende allant jusqu'à 10 000 S imposée par le Bureau des élections générales du Québec ( sic ) en plus peut-être d'une autre amende du CRTC dans le cas des compagnies de télécommunications, car elles ont ete averties ce matin .Elles semblent s'en fouter royalement.OÙ EST LA DÉMOCRATIE LÀ-DEDANS ?/?JE VEUX MES RABAIS ! ! » * Mais tout ne filait pas toujours doux dans le ciel cybernau-tique en ces derniers jours de la campagne, et il y a eu quelques invectives.Une en particulier d'un homme d'Alberta, qui s'appelle Warmonger, et qui s'est lancé dans une attaque à fond de train des francophones navigant sur le Net.Là aussi, les réactions n'ont pas tardé.La soirée référendaire virtuelle s'est révélée fort intéressante et a suscité beaucoup d'intérêt.À Radio-Québec, où on recevait le courrier électronique des internautes, les commentaires ont commencé dès 15 h.Vers 20 h 30, on y allait à raison de dix messages à la minute venant de partout.Quelques-uns s'interrogeaient sur les conséquences d'un vote en faveur du OUI : « L'esprit de la démocratie souf-flera-t-il suffisamment fort pour que les partisans d'un QUI ou d'un NON respectent le ix de la majorité ?» s'est demandé un internaute.Un autre citait une déclaration sur les ondes de CNN de Newt Gingrich, une figure de proue du Parti républicain américain.Selon le politicien, le message du Québec indique clairement que les USA devraient cesser d'enseigner dans une autre langue que l'anglais.« Bonne chance », a conclu le messager.Par ailleurs, trois sites sur le World Wide Web étaient en compétition pour présenter les résultats du référendum québécois du 30 octobre : celui de Radio-Québec, celui du Réseau de l'Information de la Société Radio-Canada et celui de l'émission Radionet « uminunii .it ion-.MONTRÉAL 5496, rue NottfrOome Est (514) 254 5454 2360, ru* Notre-Dame Ouest (514) 983-1666 770, rue Notre-Dam« Ouest (514) 875-9512 1247.av du Collège McGill (514) 871-1871 BROSSARD 7005.boul Totchereau.bur.150 (514) 926-31 1 1 DRUMMONDVUlf 1 565, boul Lerrwre (819) 478-0851 Également offert chez les détaillants suivants : GAT1NEAU 360, boul Moloney Ouest, bur.1 (819) 663-8580 GftANftY 99, rue Bouchard (514) 777-6612 XXJfTTf 517, rue St-Charles Borromée Nord (514) 755 5000 LAVAI 379.boul.Curé-lobelle (514) 622-0303 1696, boul des laurentides (514) 629-6060 3364, boul SamKMortin Ouest (514) 682 2640 REPENT1GNY 1 10.boul Industriel (514) 581-4666 ST HUBERT 3399, boul.Tascheceou (514) 676-3963 ST-JE ROME 1 16, boul.du Carrefour (514) 438-3543 ST LAURENT 6315, ch.Côtfrde-liesse, bur.102 (514) 738-3833 LA CABINE TELEPHONIQUE v 'Temps d antenr^ toc* supplémentaire 65« ta minute Frais dmterurbejn [Rnnomn TIRE F FUTURE SHOP friper o* i/ÉUKfttOfom ST LEONARD 5954, boul Métropolitain Es! 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il y a une espèce de facilite Naturelle a parler de tout avec franchise.» \u2022 Y compris de lutte anti-terrorisme, à un moment où les attentats qui seraient liés à la crise en Algérie ont fait sept morts et plus de 180 blessés en trois mois en France.Mais si Major et Chirac ont annoncé un « renforcement » de leur coopération contre le terrorisme, et contre la drogue, ils , Er-win Rasinger.Des plaintes en justice sont déposées dans une centaine de cas.« Les chances d'être indemnisé pour les victimes d'erreurs médicales sont quasiment nulles.C'est une situation inadmissible », estime M.Rasinger cité hier par le Kurier.Le 13 octobre, un retraité de 63 ans devait subir une intervention urologique bénigne à l'hôpital général de Vienne ( AKH ).À la suite d'une série de négligences de la part du personnel hospitalier, il a été confondu avec un autre patient de 80 ans souffrant d'un cancer de la prostate et nécessitant une ablation des testicules.« Cet incident tragique est dû au non-respect des mesures de contrôle élémentaires », a déclaré le conseiller municipal de Vienne pour la santé publique, Sepp Rieder.Dommages et intérêts Selon M.Rieder, la victime est arrivée en salle d'opération avec la fiche médicale d'un autre patient.En outre, le médecin anesthésiste a retiré du poignet du patient le bracelet en plastique portant son nom, le rendant ainsi non identifiable pour le chirurgien.Un avocat viennois, Me Vik-tor Pickl, spécialisé dans les dossiers d'erreurs médicales, a annoncé qu'il allait entamer au plus tôt des négociations avec l'hôpital général de Vienne pour obtenir des dommages et intérêts pour son client désormais privé de testicules.Aucune somme n'est avancée dans la presse, car l'état de santé de la victime de cette erreur tragique devra être pris en considération.Le retraité, dont l'identité est tenue secrète à la demande de sa famille, a en effet souffert récemment d'une attaque cérébrale et a des difficultés d'élocution.Cet arrangement à l'amiable avec l'hôpital AKH éviterait une procédure judiciaire qui généralement dure des années, le puissant lobby des médecins cherchant toujours à protéger un confrère accusé de négligence devant un tribunal.£k ne ANNIVERSAIRE CHEZ 00 CAMÉRAS SIMON ZOOM 38-115 EFFET ANTI-YEUX ROUGES MODE GROS PLAN 7 CONTRÔLES PERFECTIONNÉS 359 95$ Canon AVEC 1MI MM \u2022 6 modes d'exposition programmés \u2022 exposition automatique avec priorite à la vitesse ou a l'ouverture \u2022 mode manuel \u2022 focus automatique ou manuel 563 AVEC 35-30 MM INCLUANT TRÉPIED GRATUIT VALEUR DE 69.95 $ surprtsdfrtstto) de fênoonct Canon ELAN C-.uioii | SYSTÈME .WHISPER DRIVE» TRANSPORT SILENCIEUX OU FILM 10 MODES D'EXPOSITION 7 FONCTIONS PERSONNALISEES FLASH AUTOZOOM MULTI-FONCTION IN-CORPORÉ AVEC EFFET ANTI-YEUX ROUGES BOITIER canon CH EOS £k MISE AU POINT AUTOMATIQUE A HAUTE VITESSE SUR 5 CAPTEURS.DANS UNE GRANDE ZONE 8 MODES DE RÉGLAGE AUTOMATIQUE DE L EXPOSITION TEMPS DE POSE DE 1 / 1000 S SYSTEME PERFECTIONNE D'AVANCE DE FILM «WHISPER DRIVE» 899* BOÎTIER INCLUANT TRÉPIED GRATUIT VALEUR DE 69.95 $ sur prtsentsbon de l'annonce inc.GRANDE SÉLECTION DE LENTILLES EN MAGASIN POUR TOUTE CAMÉRA CANON Canon GRANDE SÉLECTION DE VIDÉOS CAMÉRAS Canon PLUSIEURS SPECIAUX PHOTO-VIDEO EN MAGASIN CAMÉRAS SIMON i Vend du matériel photographique depuis 65 ans >tW*l I^ÉJ 11, rue St-Antôirre ouest 861-5401 m Échanges acceptés et ^ty'nd/au vend.9 h a 18 h.\\^/ L-^-J commandes téléphoniques Samedi 9 h à 17 h.PLACE O ARMES 8 MM OU HI-8 VENEZ NOUS VOIR POUR UNE DÉMONSTRA TION QUANTITE LIMITEE PRIX VALIDES JUSQU'AU II NOV.95 DES PRIX PAS EPEURANTS ! 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l'Inde, ont indiqué les autorités locales.Deux cents policiers ainsi que des plongeurs ont été envoyés sur le Heu de la catastrophe qui s'est produite dimanche soir à une dizaine de kilomètres de Patna, capitale du Bihar, a indiqué Ganga Prasad Dohare, chef de la police de cet État du nord de l'Inde.«< Nous n'avons pas encore de chiffres exacts, mais nous estimons que le bilan dépassera 70 morts », a-t-il déclaré, en précisant que la majorité des victimes étaient des femmes et des enfants.Le responsable a ajouté que l'embarcation avait une capacité de 40 passagers mais en transportait au moins le double.PRÊTRE CHERCHE GYNÉCOLOGUE B Un jeune prêtre catholique s'est adressé au célèbre gynécologue italien Severino Antinori afin d'avoir un fils de sa compagne, âgée de 34 ans, par fécondation artificielle, a révélé lundi ce gynécologue.Le prêtre, dont le nom n'a pas été précisé, est âgé de 37 ans.Il est curé dans une paroisse d'un bourg de la Toscane.«< Croissez et multipliez-vous, est-il écrit dans le Nouveau Testament, or rien n'est précisé sur comment se multiplier», a répondu le prêtre au gynécoloque surpris de son attitude à l'égard de la fécondation artificielle.Le prêtre avait contacté le gynécoloque il y a une semaine pour trouver un donneur, pensant être stérile.Après une visite de contrôle, le docteur Antinori avait pu constater que le prêtre était simplement atteint d'une pathologie qui l'empêche d'éjaculer.Le docteur Antinori est connu dans le monde entier pour avoir permis à des femmes de plus 60 ans d'avoir des enfants HARCÈLEMENT FENDANT LA CONFESSION ¦ Un procureur grec a engagé hier des poursuites contre un pope de la région athénienne accusé par douze femmes de les avoir harcelées sexuellement alors qu'elles se confessaient, a indiqué une source judiciaire.L'archimandrite Porphyros Paparoupas, de l'église Aghia Triada de Pétroupolis, dans la banlieue d'Athènes, a rétorqué en portant plainte pour calomnie contre six de ses accusatrices.Les plaignantes ont indiqué devant la télévision que le prélat leur poussait la tête contre ses organes génitaux au moment où il les bénissait.Le métropolite d'At-tique ( la région d'Athènes ), Mgr Pantélcimon, a ouvert une enquête et ordonné l'éloignement du pope jusqu'au résultat de l'instruction.Hier soir, deux groupes opposés réunissant plusieurs centaines de fidèles se sont invectives devant l'église Aghia Triada, les uns exprimant leur colère contre l'archimandrite, les autres les qualifiant de « sycophantes » ( ndlr : délateurs ).COLUMBIA : LES EXPÉRIENCES SE POURSUIVENT ¦ Les astronautes de Columbia ont consacré le 10e jour de leur mission à la réalisation d'expériences en laboratoire.Tout va pour le mieux a résumé Bob Castle, un responsable des opérations de la mission.« |e pense que l'équipage est dans le rythme pour leur journée de travail.Les astronautes sont à la fois reposés et durs à la tâche », a-t-il dit en se félicitant du nombre « très mineur » de problèmes rencontrés jusqu'ici.La navette Columbia et ses sept astronautes doivent se poser dimanche, au centre spatial Kennedy, 16 jours après leur décollage.15 % de rabais sur le prix d'achat de vos abat-jour avec cette annonce.EXCLUSIVITES ET FABRICATION SUR MESURE APPORTEZ VOS LAMPES POUR UN AJUSTEMENT PARFAIT LE PLUS GRAND CHOIX D'A BAT- JOUR AU CANADA 4875, Jean-Talon O., Mtl (près Décarie) Tél.: (514) 344-8555 Cetje offre est valide jusqu'à décembre 1995.à ***** m Panasonic Panasonic RQSW10Y \u2022 auto-inversion à la lecture \u2022 système XBS, accentuation des graves \u2022 résistant à l'eau Panasonic SC-CH52 \u2022 chaîne stéréo télécommandée \u2022 lecteur à carrousel 3 disques \u2022 platine à double cassettes \u2022 auto-inversion à la lecture \u2022 G A O O \u2022 écran ultra-plat \u2022 télécommande multi-marque \u2022 haut-parleur «Dôme» \u2022 2 entrées A/V Panasonic FV-4551K \u2022 4 têtes, haute fidélité \u2022 télécommande multi-marque \u2022 réglage automatique de tous les canaux \u2022 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